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25/02/2017

EXISTER (25 février 2017)

EXISTER  !  ?   (25 février 2017)

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---

Seront notés en couleur les commentaires complétant, confirmant ou contredisant des passages de ce travail, en remerciant ceux qui voudront bien prendre cette peine. Cliquer sur commentaires en bas juste avant les tags

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Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 25 février 2017

(Le chapitre 11 est nouveau et figure en bleu)

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LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

  1.  1.- Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

  1. 2.-Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète. 

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

  1. 3.- Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

  4.- Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.1

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète. --- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. --- D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

  1. 5.- L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

  1. 6.- Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

7.- L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant constituées de sons exprimés en tons égaux « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

8.- La sédentarité.

8.1 - Les hominiens n’avaient évolué qu’en s’associant en petites bandes, conduites par un plus fort ou plus expérimenté par l’âge. --- La découverte du feu fut un facteur essentiel de progrès tant pour l’alimentation que pour leur défense et leur confort. --- Les aliments cuits, d’abord des viandes et ensuite des végétaux leur permirent d’en améliorer le goût, de les conserver et de mieux les digérer. ---

8.2 – Ils découvrirent l’élevage en capturant de jeunes animaux et en domestiquant quelques-uns, ce qui leur fit rapidement comprendre les avantages de la sédentarité. --- Les troupeaux étaient plus facilement gardés, parqués dans des enclos de branchage. --- Ils élèveront aussi de jeunes loups qui apprendrons à rassembler les troupeaux dans les pâturages et qui devinrent de bons gardiens qui les défendaient des agresseurs. ---

8.3 – la sédentarité leur apportait beaucoup d’avantages : 1.- la domestication de nombreux animaux s’étaient améliorée par l’élevage (chèvres, moutons, vaches ou autres ruminants, animaux de bassecour et porc sauvage devenu le plus important dans l’alimentation) 2. - la culture de plantes sauvages sélectionnées.  3. - La sélection et le temps les firent mutés en viandes raffinées et en   légumes et fruits de table. ---

8.4 -  Ces anciens chasseurs, sédentarisés dans les meilleurs endroits de production et à proximité d’un cours d’eau, se regroupèrent en hameaux, en réalisant les avantages de l’associativité qui permettait de diversifier les tâches et d’augmenter le confort. --- Un « vieux » réglait les conflits et donnaient des conseils aux plus jeunes. ---

8.5 -  En grossissant, ces hameaux devinrent des villages avec tous les problèmes inhérents à l’égoïsme humain. --- Une organisation plus contraignante fut mise en place avec une hiérarchie dans le pouvoir. ---

8.6 -  D’autre part, les récalcitrants furent exclus de la communauté et forcés de vivre de rapines prélevées dans les champs et sur les troupeaux. --- ils s’associèrent en bandes belliqueuses qui s’affrontaient durement, développant leurs qualités musculaires avec un chef respecté pour sa force physique et son autorité. ---

9.- Les potentats et la monnaie.

9.1 – Ces bandes guerrières s’emparèrent du pouvoir dans les cités et imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou imposer des services. --- Ce furent les premiers impôts et les prémices de l’esclavage. ---

9.2 – Avec le temps, ces villages devinrent des villes et des états nécessitant une organisation contraignante basée, en général, sur la dictature exercée par des potentats qui ont imposé leurs lois par la force. --- L’histoire nous a rapporté que, à la tête de la plupart des états, des chefs de bande se sont imposés par les armes et se sont enrichis au détriment des populations, dites laborieuses. ---

9.3 -  Certains de ces potentats, pour mieux asseoir leur autorité, se sont arrogés une autorité de source divine. --- La plupart ont assis leur pouvoir sur la croyance en un ou des êtres supérieurs tout puissant dont ils sont l’émanation ou la représentation. ---

9.4 – Les vaincus des guerres furent souvent réduits à l’esclavage. --- Suivant Montesquieu « l’esclavage proprement dit est l’établissement d’un droit tellement propre à un autre homme, qu’il est le maître absolu de sa vie et de ses biens ». --- Il est réduit à l’état de chose dont on dispose à sa fantaisie. --- La plupart des peuples vaincus ont subi ce sort. ---

9.5 – L’exemple d’esclavagisme le plus récent de l’histoire moderne ne date pas de longtemps. --- La traite des noirs d’Afrique qui étaient vendus et considéré comme un animal domestique ne fut abolie qu’en 1865 après la victoire du général Grant sur le général Lee. --- La guerre entre les états abolitionnistes et les « esclavagistes » qui avait fait sécession, dura quatre ans. ---

9.6 -  Il est intéressant de signaler : 1.- Les abolitionnistes comptaient à l’entrée de la guerre une population de 22 millions d’habitants et leurs adversaires 9,1 millions (des fermiers ou exploitants agricoles) qui utilisaient 3,5 millions d’esclaves noirs.  2.- La victoire des abolitionnistes est due à sa puissance industrielle et à son réseau ferroviaire qui permettaient un déplacement efficace des troupes 3. Cette guerre permit aux États-Unis, origine du nom, de constituer l’état puissant qui est actuellement maître du monde 4. - Le nombre de victimes dans ce conflit (624000 tués et 500.000 blessés) est le plus important de l’histoire des États-Unis et dépasse même celui des victimes des guerres auxquelles ils avaient participé, y compris celle de 40-45.

10.– Les croyances et les religions.

10.1 – Comme dit précédemment, les hommes, dès qu’ils ont pensé valablement en cherchant le pourquoi des événements dont ils n’étaient pas maître, ont levé les yeux vers ce ciel qui conditionnait leur existence : soleil, pluie, orage, tonnerre, vent, éclairs, nuages, étoiles. ---  

10.2 -   La constatation de ces phénomènes les ont amenés à en rechercher la cause qu’ils attribuèrent à l’action de puissances extérieures. --- Ce fut d’abord le soleil qui se levait et se couchait en rythmant leur existence en jour et nuit et dont la présence apportait joie et bien-être. --- Ce fut, ensuite, la crainte et l’angoisse que leur causait l’apparition de phénomènes liés à l’action de l’eau qui tombait en pluie depuis les nuages, du vent, des éclairs accompagnés de tonnerre et aussi du grand mystère du firmament s’étendant sur leurs têtes, piqué d’innombrables étoiles. ---

10.3 - Le milieu arboricole dont il provenait en avait fait des êtres craintifs échappant,  par leur agilité et leurs membres allongés, aux fauves qui les traquaient. --- Leur migration vers des espaces peu arborés les rendit vulnérables. --- Ils devinrent, en grand nombre, une proie facile et se nourrissaient, à la sauvette, des maigres restes que leur laissaient les charognards. --- Frugivores et insectivores, ils avaient développé leurs membres avant et leurs doigts pour permettre la préhension de leur nourriture. --- Ce fut le début de l’utilisation manuelle des membres avant qui leur permettaient  de mieux tenir les restes (carcasses ou os) ou pour s’échapper d’un danger en maintenant les restes avec un bras. ---

10.4 -  Les quelques survivants de ces périodes de transition mutèrent vers des espèces plus performantes physiquement et intellectuellement pour s’imposer à leurs agresseurs. --- Ils développèrent la station debout qui libérait les mains. --- Ce furent les premières avancées permettant la création matérielle d’objet de confort, d’utilité ménagère ou de progrès. --- Cette mutation fut les prémices de celle qui aboutira aux avancées actuelles de la science et des techniques les plus sophistiquées. --- L’utilisation exclusive des mains favorisa la mutation de la fonction préhensile des membres arrières vers celle de la marche. --- La plante des pieds se rapprocha de celle des plantigrades (ours)

10.5 – L’intelligence, d’abord primaire s’affina dans la pensée et provoqua le questionnement sur l’existence et sur les forces dont ils étaient tributaires. --- La pensée s’exprima d’abord par des signes et par l’amélioration des grognements de satisfaction des primates. --- Cette réaction gutturale s’affinera en langage provoquant la mutation du larynx et du pharynx en organe de sons, chantés d’abord et ensuite exprimés par la voix en sons plus bas et  plus uniforme. ---La nécessité de communiquer perfectionna la parole diversifiée en vocabulaires de plus en plus sophistiqué pour créer un langage usuel exprimant le concret d’abord et abstrait ensuite en affinant la pensée dans l’abstraction. ---

10.6 -  L’évolution d’une société  ainsi créée et évoluée,  provoqua le regroupement en petites unités, dirigées par des anciens ou des sages, pour progresser ensuite vers des unités plus grandes : villages, villes, pays. ---

10.7 – Les opportunistes ou les exclus de la vie organisée, comme détaillé plus avant (exclusion des bourgades), s’imposèrent par la force et leurs meneurs s’arrogèrent des pouvoirs régaliens leur imposant une charge en biens ou monnaies d’échange de plus en plus lourde, ce qui conduisit les populations à l’esclavage et à la misère.

10.8 – L’histoire nous rapporte que les croyances et les religions sont nées de la nécessité intellectuelle des humains à rechercher, dans les phénomènes naturels ou spatiaux, les raisons de leur existence, qu’ils attribuaient à des forces supérieures qu’ils ne pouvaient contrôler. ---

10.9 -  Cette quête d’une réponse à cette interrogation primordiale, amena ces premiers animaux évolués, dès que la pensée devint intelligente, à rechercher ces puissances occultes dans ce qu’ils ne comprenaient pas et dans les mystères de la nature. Ce fut ainsi qu’ils implorèrent ces « puissances » de leur accorder des faveurs ou d’éloigner les dangers naturels. --- La vie en société leur avait appris que rien ne se faisant gratuitement, il fallait « offrir » en biens ou en monnaies d’échange la réalisation de ces demandes avec l’espoir de les voir « exaucées ». ---

10.10 – Les petites unités développèrent leurs échanges ce qui favorisa le progrès et incita ceux qui avaient amélioré le confort ou fait des découvertes utiles à la société, de bénéficier d’avantages particuliers qui en incitèrent d’autres à les imiter. --- C’est ainsi qu’apparurent les chercheurs et les savants qui firent école de disciples, développant ce qui fut appelé le « progrès ». ---

11.- L’esclavagisme et l’abolition.

11.1 - Le terme esclavage vient du grec médiéval « sklavini . --- Les romains désignaient cette condition par le terme « servus » qui ont donné les mots : servile, servilité, serf, service et serviteur.

11.2 – Les bandes guerrières qui s’étaient emparés du pouvoir dans les cités, imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou d’imposer des services. --- Ce furent les prémices de l’esclavage et les premiers impôts. ---

11.3 – L’esclave est un individu privé de sa liberté, ce sera un instrument économique, une chose dont le maître dispose à sa guise. --- La privation de liberté existe depuis que les « vainqueurs » ont utilisé des vaincus à leur convenance. --- Elle date de l’époque des premières sociétés humaines, quand les bandes armées se sont emparés des hameaux par la force, y ont imposé leurs lois et soumis les habitants soit à les servir et à les enrichir, soit en les obligeant à fournir une partie des fruits de leur labeur ou aussi en les privant de liberté et en disposant d’eux comme un animal domestique ou un « outil animé » comme disait Aristote. ---

11.4 -Il faut remonter loin dans l’histoire de l’homme pour retrouver des traces de cette pratique « inhumaine ». --- Ce furent vraisemblablement des « prisonnier de guerre » qui deviendront des instruments de développement économique ou de confort ménager--- De grandes réalisations nécessitèrent de gros moyens, tels l’utilisation de prisonniers-esclave. ---

11.5 – l’esclavage, d’abord des vaincus de guerres, devint ensuite une pratique pour prélever, par la force, de la main d’œuvre dans des pays voisins.  Cette utilisation forcée de l’homme fera toujours partie des mœurs humaines, qu’elle soit ouverte par l’exploitation économique des travailleurs ou qu’elle soit clandestine par un labeur forcé imposé par un maître qui les a « exportés » depuis leur pays d’origine. ---

11.6 - Il y a trois siècles, certains pays du continent américain ont prélevé de la main d’œuvre noire dans les pays côtiers de l’Afrique. --- Ge fut fait dans des conditions inhumaines, appelées « traite des nègres ». --- « la marchandise » était amassée dans les cales des bateaux de « négriers » dans lequel les plus fragiles périssaient. --- Cette « sélection » valorisait la marchandise et permettait une concurrence et un marchandage rémunérateur --- Il contribua au développement économique des régions agricoles dont les surfaces exploitables nécessitaient une main-d’œuvre importante pour être rentable. ---

11.7 - Cette pratique fut remise en question lors du développement industriel des états du nord, les « terriens » du sud restant attaché à l’utilisation de la main d’œuvre humaine. Il fallut la guerre de Sécession, l’avènement d’Abraham Lincoln, en 1865, et l’abolition de l’esclavage, date historique de « fédéralisme » qui  permit de faire naître la plus puissante nation économique de la planète. ---

11.8 –  Il existe des formes de travail forcé dite esclavage moderne : le proxénétisme (prostitution forcée) – le travail clandestin – le travail des enfants –  les enfants soldats. ---

11.9 – Cependant, il existe encore des cas d’esclavage de « prisonniers » par la force (Soudan et au Pakistan, les chrétiens vendus aux musulmans et en Mauritanie les musulmans esclaves d’autres musulmans). ---

11.10 – L’esclavage humain est aboli par toutes les grandes institutions (Convention européenne des droits de l’homme, Déclaration universelle des droits de l’homme, convention de l’ONU à Genève en 1926). ---

11.11 – En France, le premier qui affranchi les serfs en 1315, fut Louis X. /--- Après la révolution, en 1790, l’Assemblée Nationale décrètera la légalité de l’esclavage et ne la supprimera qu’en 1794, après l’insurrection d’esclaves dans les colonies. --- Napoléon Bonaparte rétablira l’esclavage en 1802, sous l’influence de divers traités. --- Il l’abolira, lors de son règne de 100 jours, en 1815, pour se concilier la Grande Bretagne. ---

11.11 – Dès que les hommes se sont rassemblés en société et ont été dominé par les plus forts, il s’est établi une hiérarchie des plus musclés ou des plus intelligents qui ont imposé leurs lois aux autres. --- Cette « masse » contrôlable et soumise aux plus forts a existé jusqu’à l’instauration de droit de vote qui lui permet de donner du pouvoir à des représentants qui sont éligibles périodiquement. --- Certains dictateur parviennent à contrôler les résultats en leur faveur. ---

11.12 – Dans le monde, l’esclavage ne fut réellement aboli qu’à partir de 1823 par le Chili. Dans les autres états, cette abolition s’échelonna jusqu’il y a peu en 1992 au Pakistan. --- Les colonies continuèrent à le pratiquer sous la forme de « travail forcé ». --- L’esclavage ne fut réellement aboli dans les grands pays qu’en 1833 en Angleterre, en 1865 aux États-Unis (guerre de sécession), en 1910 en chine (effective en 1949), en 1962 en Arabie Saoudite, en Tunisie en 1846, au Tibet en 1950, au Népal en 1926, en 1888 au Brésil,. --- Cependant ces traités ne furent que partiellement respectés et l’esclavage fut pratiqué notamment dans les pays coloniaux français sous forme clandestine  ---

11.13 - Reconnaissances officielles : 2001 en France, reconnaissance de la traite des esclaves comme crime contre l’humanité – 2004 année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de  son abolition (ONU) – 2005 journée internationale pour l’abolition de l’esclavage. ---

11.14 – Si l’esclavage sous sa forme sociale a pratiquement été supprimé à notre époque. --- Il faut cependant tenir compte des formes sociales de dépendance pratiquée par certaines classes de « bien nantis » ou d’employeurs qui exercent sur leurs subordonnés une pression telle que ceux-ci perdent leur liberté sociale. --- Ces esclaves modernes connaissent la même terreur des « patrons » qui menacent constamment leurs subordonnés non qualifiés ou clandestins qu’ils « exploitent » : la perte d’un salaire minable les terrorise et les rendent dépendant à n’importe quelles conditions. --- Ces « négriers » exigent une rentabilité maximale et des prestations non rémunérées à la limite du supportable. --- 

11.15– Il faut cependant mettre en cause notre système économique de libre échange qui force certains employeurs de nos pays et des pays sous-développés à pratiquer des prix bas pour conserver une rentabilité suffisante. ---

11.16 – D’autre part, hypocritement, nous fermons les yeux sur cette injustice permanente de nos sociétés qui contribuent à leur confort en pratiquant des prix minables au préjudice des peuples pauvres. --- Certains médias et les œuvres sociales ne cessent de nous faire prendre conscience de cet état de chose. --- Au lieu de nous plaindre de la « vie chère », nous devrions prendre conscience de cette « injustice » qui contribue au confort dans nos assiettes, nos loisirs, notre santé et l’éducation de nos enfants. --- Comme disait mon patron : « On se plaint, la gueule pleine ».

 

A SUIVRE

 

 

 

24/12/2016

EXISTER

 

EXISTER  !  ?

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---

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Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 24 décembre 2016

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LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

  1. Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

  1. Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète. 

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

  1. Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

 

  1. Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète. --- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. --- D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

  1. L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

  1. Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

  1. - L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant constituées de sons exprimés en tons égaux « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

  1. - La sédentarité.

8.1 - Les hominiens n’avaient évolué qu’en s’associant en petites bandes, conduites par un plus fort ou plus expérimenté par l’âge. --- La découverte du feu fut un facteur essentiel de progrès tant pour l’alimentation que pour leur défense et leur confort. --- Les aliments cuits, d’abord des viandes et ensuite des végétaux leur permirent d’en améliorer le goût, de les conserver et de mieux les digérer. ---

8.2 – Ils découvrirent l’élevage en capturant de jeunes animaux et en domestiquant quelques-uns, ce qui leur fit rapidement comprendre les avantages de la sédentarité. --- Les troupeaux étaient plus facilement gardés, parqués dans des enclos de branchage. --- Ils élèveront aussi de jeunes loups qui apprendrons à rassembler les troupeaux dans les pâturages et qui devinrent de bons gardiens qui les défendaient des agresseurs. ---

8.3 – la sédentarité leur apportait beaucoup d’avantages : 1.- la domestication de nombreux animaux s’étaient améliorée par l’élevage (chèvres, moutons, vaches ou autres ruminants, animaux de bassecour et porc sauvage devenu le plus important dans l’alimentation) 2. - la culture de plantes sauvages sélectionnées.  3. - La sélection et le temps les firent mutés en viandes raffinées et en   légumes et fruits de table. ---

8.4 -  Ces anciens chasseurs, sédentarisés dans les meilleurs endroits de production et à proximité d’un cours d’eau, se regroupèrent en hameaux, en réalisant les avantages de l’associativité qui permettait de diversifier les tâches et d’augmenter le confort. --- Un « vieux » réglait les conflits et donnaient des conseils aux plus jeunes. ---

8.5 -  En grossissant, ces hameaux devinrent des villages avec tous les problèmes inhérents à l’égoïsme humain. --- Une organisation plus contraignante fut mise en place avec une hiérarchie dans le pouvoir. ---

8.6 -  D’autre part, les récalcitrants furent exclus de la communauté et forcés de vivre de rapines prélevées dans les champs et sur les troupeaux. --- ils s’associèrent en bandes belliqueuses qui s’affrontaient durement, développant leurs qualités musculaires avec un chef respecté pour sa force physique  et son autorité. ---

  1. - Les potentats et la monnaie.

9.1 – Ces bandes guerrières s’emparèrent du pouvoir dans les cités et imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou imposer des services. --- Ce furent les premiers impôts et les prémices de l’esclavage. ---

9.2 – Avec le temps, ces villages devinrent des villes et des états nécessitant une organisation contraignante basée, en général, sur la dictature exercée par des potentats qui ont imposé leurs lois par la force. --- L’histoire nous a rapporté que, à la tête de la plupart des états, des chefs de bande se sont imposés par les armes et se sont enrichis au détriment des populations, dites laborieuses. ---

9.3 -  Certains de ces potentats, pour mieux asseoir leur autorité, se sont arrogés une autorité de source divine. --- La plupart ont assis leur pouvoir sur la croyance en un ou des êtres supérieurs tout puissant dont ils sont l’émanation ou la représentation. ---

9.4 – Les vaincus des guerres furent souvent réduits à l’esclavage. --- Suivant Montesquieu « l’esclavage proprement dit est l’établissement d’un droit tellement propre à un autre homme, qu’il est le maître absolu de sa vie et de ses biens ». --- Il est réduit à l’état de chose dont on dispose à sa fantaisie. --- La plupart des peuples vaincus ont subi ce sort. ---

9.5 – L’exemple d’esclavagisme le plus récent de l’histoire moderne ne date pas de longtemps. --- La traite des noirs d’Afrique qui étaient vendus et considéré comme un animal domestique ne fut abolie qu’en 1865 après la victoire du général Grant sur le général Lee. --- La guerre entre les états abolitionnistes et les « esclavagistes » qui avait fait sécession, dura quatre ans. ---

9.6 -  Il est intéressant de signaler : 1.- Les abolitionnistes comptaient à l’entrée de la guerre une population de 22 millions d’habitants et leurs adversaires 9,1 millions (des fermiers ou exploitants agricoles) qui utilisaient 3,5 millions d’esclaves noirs.  2.- La victoire des abolitionnistes est due à sa puissance industrielle et à son réseau ferroviaire qui permettaient un déplacement efficace des troupes 3. Cette guerre permit aux États-Unis, origine du nom, de constituer l’état puissant qui est actuellement maître du monde 4. - Le nombre de victimes dans ce conflit (624000 tués et 500.000 blessés) est le plus important de l’histoire des États-Unis et dépasse même celui des victimes des guerres auxquelles ils avaient participé, y compris celle de 40-45.

  1. – Les croyances et les religions.

10.1 – Comme dit précédemment, les hommes, dès qu’ils ont pensé valablement en cherchant le pourquoi des événements dont ils n’étaient pas maître, ont levé les yeux vers ce ciel qui qui conditionnait leur existence : soleil, pluie, orage, tonnerre, vent, éclairs, nuages, étoiles. ---  

10.2 -   La constatation de ces phénomènes les ont amenés à en rechercher la cause qu’ils attribuèrent à l’action de puissances extérieures. --- Ce fut d’abord le soleil qui se levait et se couchait en rythmant leur existence en jour et nui et dont la présence apportait joie et bien-être. --- Ce fut, ensuite, la crainte et l’angoisse que leur causait l’apparition de phénomènes liés à l’action de l’eau qui tombait en pluie depuis les nuages, du vent, des éclairs accompagnés de tonnerre et aussi du grand mystère du firmament s’étendant sur leurs têtes, piqué d’innombrables étoiles. ---

10.3 - Le milieu arboricole dont il provenait en avait fait des êtres craintifs échappant aux fauves qui les traquaient, par leur agilité et leurs membres allongés. --- Leur migration vers des espaces peu arborés les rendit vulnérables aux fauves qui les traquaient. --- Ils devinrent, en grand nombre, une proie facile. --- Ils se nourrissaient, à la sauvette, des maigres restes que leur laissaient les charognards. --- Frugivores et insectivores, ils avaient développé leurs membres avant et leurs doigts pour permettre la préhension de leur nourriture. --- Ce fut le début de l’utilisation manuelle des membres avant pour mieux tenir les restes (carcasses ou os) ou pour s’échapper d’un danger tout en maintenant les restes avec un bras. ---

10.4 -  Les quelques survivants de ces périodes de transition mutèrent vers des espèces plus performantes physiquement et intellectuellement pour s’imposer à leurs agresseurs. --- Ils développèrent la station debout qui libérait les mains. --- Ce furent les premières avancées permettant la création matérielle d’objet de confort, d’utilité ménagère ou de progrès. --- Cette mutation fut les prémices de celle qui aboutira aux avancées actuelles de la science et des techniques les plus sophistiquées. --- L’utilisation exclusive des mains favorisa la mutation de la fonction préhensile des membres arrières vers celle de la marche. --- La plante des pieds se rapprocha de celle des plantigrades (ours)

10.5 – L’intelligence, d’abord primaire, s’affina dans la pensée et provoqua le questionnement sur l’existence et sur les forces dont ils étaient tributaires. --- La pensée s’exprima d’abord par des signes et l’amélioration des grognements de satisfaction des primates qui s’affinèrent en langage qui provoqua la mutation du larynx et du pharynx en organe de sons modulés d’abord et ensuite exprimés par la voix. --- Ainsi naquit la parole, d’abord chantée et ensuite parlée. --- La nécessité de communiquer perfectionna la parole diversifiée en vocabulaires de plus en plus sophistiqué pour créer un langage usuel exprimant le concret d’abord et abstrait ensuite affinant la pensée dans l’abstraction. ---

10.6 -  L’évolution d’une société  ainsi créée et évoluée, avait provoqué des regroupements en petites unités, dirigées par des anciens ou des sages, pour progresser vers des unités plus grandes, villages, villes, pays. ---

10.7 – Les opportunistes ou les exclus de la vie organisée, comme détaillé plus avant (exclusion des bourgades), s’imposèrent par la force et leurs meneurs s’arrogèrent des pouvoirs régaliens leur imposant une charge en biens ou monnaies d’échange de plus en plus lourde. --- Ce qui conduisit les populations à l’esclavage et à la misère.

10.8 – L’histoire nous rapporte que les croyances et les religions sont nées de la nécessité intellectuelle des humains à rechercher, dans les phénomènes naturels ou spatiaux, les raisons de leur existence, qu’ils attribuaient à des forces supérieures qu’ils ne pouvaient contrôler. ---

10.9 -  Cette quête d’une réponse à cette interrogation primordiale, amena ces premiers animaux évolués, dès que la pensée devint intelligente, à rechercher ces puissances occultes dans ce qu’ils ne comprenaient pas et dans les mystères de la nature. Ce fut ainsi qu’ils implorèrent ces « puissances » de leur accorder des faveurs ou d’éloigner les dangers naturels. --- La vie en société leur avait appris que rien ne se faisant gratuitement, il fallait « offrir » en biens ou en monnaies d’échange ces demandes avec l’espoir de les voir « exaucées ». ---

10.10 – Les petites unités développèrent leurs échanges ce qui favorisa le progrès et incita ceux qui avaient amélioré le confort ou fait des découvertes utiles à la société, de bénéficier d’avantages particuliers qui en incitèrent d’autres à les imiter. --- C’est ainsi qu’apparurent les chercheurs et les savants qui firent école de disciples, augmentant ce qui fut appelé le « progrès ». ---

A SUIVRE

 

24/09/2016

La communication chez les êtres vivants

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

 

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. --- Les corrections ou avis suggérés, qu’ils soient ou non appliqués, seront notés en fin de texte sur deux colonnes, une pour le texte à corriger et l’autre pour la correction ou l’avis indiquant le nom ou le pseudonyme de l’intervenant. --- Ils peuvent les adresser par mail à philippemailleux@gmail.com

Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Philippe Mailleux, avenue François Folie n° 24 bte 19 à 1180 UCCLE

Tel. 02.736 43 97

 Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 24 septembre 2016

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LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

1. Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

2. Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

3. Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

 

 4. Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète.--- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. ---  D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

5. L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

6. Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

                                                                                                                                             6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

7. - L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant des sons exprimés « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

 

(A SUIVRE)

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14/01/2011

Ch. 29.9c - Nos moyens sensoriels : le toucher.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

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Ch. 29.9c - Nos moyens sensoriels : le toucher.

 

Dans mon « billet » précédent, j’ai complété mon étude en « scrutant » les brumes épaisses du passé, pour y «deviner » les mécanismes qui se sont mis en place afin d’arriver au stade actuel de l’évolution de l’homme dans son milieu terrestre …

A partir de la première cellule, ou de sa première combinaison chimique, la nature a évolué jusqu’aux premiers mammifères (les porteurs de mamelles) avec gestation d’un « petit » qu’ils nourrissent et élèvent jusqu’à l’autonomie.

Notre « mère nature », comme l’appelle certains, a inventé le quadrupède, conçu pour se déplacer rapidement sur son support naturel, le sol … De certains de ceux-ci, l’homme en a fait, par domestication, un auxiliaire indispensable a son confort et au progrès de ses conditions de vie.

Tous les organes sensoriels de ce « frère animal », puisque nous sommes aussi un mammifère, s’adapteront par sélection à des fonctions d’assistance dans nos besoins d’alimentation et de défense.

Ses « cinq sens » (Le toucher, la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe) s’adapteront à cette nécessité d’évoluer en se transformant, selon la loi fondamentale d’échange et de conservation de la matière, régissant tous les êtres vivants, énoncée par Antoine Lavoisier, en 1630… qu’il avait reprise lui-même d’Anaxagore de Clazomène (cinquième siècle avant J.-C.) vulgarisée et condensée depuis en : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme »

Une fois de plus, plongeons-nous dans les « obscurités » du passé pour y retrouver ces premiers « frères » ou « cousins » de l’homme actuel … et analyser les « portes » d’accès au monde de son environnement …

Nous remonterons très loin, à l’époque de l’East Side Story, il y a sept millions d’années (Théorie d’Yves Coppens), quand les ancêtres primates se sont retrouvés en terrains découverts et la proie des fauves … Ils se sont redressés pour surveiller leurs prédateurs ou repérer le vol des charognards au-dessus des restes abandonnés par les carnivores.

Selon Le professeur de Duve, malgré Toumaï, découvert en 2001, dans une région du Tchad, donc loin de la grande vallée du Rift, cette événement n’enlève rien à la théorie d’Yves Coppens. A part cette exception, tous les vestiges préhumains ont été trouvés dans cette vallée « cette partie du monde apparaît jusqu’à preuve du contraire comme le lieu de naissance de notre espèce, déclare le professeur page 124 de son livre »

Comme nous l’avons démontré par ailleurs, cet isolement accidentel fut la première circonstance qui favorisa l’intelligence … La suivante fut l’association en petits groupes pour s’approprier les carcasses et ensuite chasser eux-mêmes les jeunes et les bêtes blessées … Cette nourriture fraîche et abondante leur donna une meilleure santé et des loisirs qu’ils mettront à profit pour « rêver » et former les premières pensées cohérentes , … émettre des grognements de satisfaction, … et des sons, primitivement modulés en complaintes … joyeuses ou … langoureuses …

Lors du rut, ces grognements devinrent de longs rugissements amoureux avec battements des poings sur la poitrine pour séduire les femelles … et éloigner les concurrents …

Le toucher de leurs doigts se sont affinés leur permettant, à tâtons, de s’orienter la nuit ou dans les grottes … leurs doigts se sont développés et assouplis jusqu’à la dextérité actuelle des prestidigitateurs ou des musiciens …

Le toucher est le principal vecteur des facultés de reconnaissance du monde extérieur par les êtres vivants.

La somesthésie (sensibilité du corps) est l’appellation scientifique des systèmes sensoriels fondamentaux des organismes vivants … Les premiers organismes vivants les plus simples étaient déjà pourvu de capteurs se traduisant en réflexes d’absorption de matières nutritives ou de retrait au contact d’un obstacle …

La somesthésie est le premier système à être fonctionnel au cours de la vie fœtale. Le développement des différents récepteurs commence dès la 7e semaine de gestation dans la région péri-buccale, il est achevé pour l'ensemble de la surface cutanée et muqueuse à la 20e semaine, selon une progression céphalo-caudale. Les ganglions rachidiens et les faisceaux, gracile et cunéiforme, se développent à partir de la 8e semaine, le noyau cunéiforme à partir de la 9e semaine. Le système  somatosensoriel devient alors progressivement fonctionnel à partir du 3e mois de gestation.

Quels en sont les récepteurs ? ... ce sont des neurones sensitifs périphériques dont le corps cellulaire est chez l'homme situé dans les ganglions spinaux ou rachidien (noyau ovoïde situé sur la racine sensitive dorsale du nerf rachidien) ... les corps cellulaires des neurones présents dans le ganglion spinal sont ceux des neurones de sensibilité (tact, douleur, viscères, muscle et tendons) ... Le ganglion spinal relie la racine dorsale à la moelle épinière ...

Ces récepteurs spécialisés sont les suivants :

Douleur (nocirépteurs)  -  Chaleur et froid (thermocécepteurs)  -  Pression légère à la base de l'épiderme (disque de Merkel)  -  Mouvement des poils (autour des follicules pileux)  -  Pression légère, toucher discriminant, vibration de basse fréquence, localisés dans la peau glabre , surtout les lèvres, les mamelons, les  organes génitaux externes, le bout des doigts et des paupières (corpuscules de Meissner)  -  Localisé dans le tissu conjonctif  des muqueuses et de la peau glabre près des orifices comme les lèvres (corpuscule de Krause)  - Pression intense, vibrations de haute fréquence, localisés dans les tissus sous-cutanés, périostes, mésentère, tendons, ligaments, capsules articulaires (corpuscule de Pacini)  -  Pression intense et étirement, localisé dans la profondeur du derme, hypoderme et la capsule articulaire (corpuscule de Ruffini)  - Étirement des muscles  localisés dans les muscles (fuseau neuromusculaire)   -  Étirement des tendons localisés dans les tendons (fuseau neurotendineux). Les stimuli détectés par les récepteurs somesthésiques sont ensuite transmis par les nerfs dans la moelle épinière, le tronc cérébral  jusqu'au  cerveau ... qui traduit les messages en sentiments de douleur, plaisir, peur ... ou détente ...

Réception des messages somesthésiques  -  (Fonctions essentielles pour la survie des mammifères. Les signaux somesthésiques sont traités à tous les niveaux du système nerveux :  Moelle épinière (connexion avec les nerfs moteurs)  -  Substance réticulée mésencéphalique (attention lors de la détection de stimuli corporels)  -  Thalamus (premiers traitements cognitifs et distribution des informations dans le cerveau)  -  Hypothalamus (intégration des stimulis somatosensoriels dans le contrôle neuroendocrinien et hormonal)  -  Système limbique (intégration des stimulis somatosensoriels dans les émotions)  -  Cervelet (intégration des stimuli somatosensoriel dans le contrôle de l'équilibre et de la motricité)  -  Cortex cérébral (traitement conscient des informations tactiles dans l'homoncule sensitif)

Ces nombreux et différents traitements sont à l'origine des différentes sensations corporelles et de plusieurs fonctions spécialisées détectées par : Baroception,(pression artérielle)  -   Viscéroception (état des viscères)  -  Proprioception  (position des articulations et de corps)  -  Kinesthésie ( mouvement des articulations)  -  Thermoception (chaleur et froid)  -  Nociception (altération d'un tissu de l'organisme)  -  Tact  (stimulation de la peau).

 

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Je me suis plu à « débobiner » toutes ces techniques « rébarbatives » et ce langage spécialisé utilisé par les professionnels pour bien disséquer cet étonnant complexe neuronal constituant notre mécanisme psychique, et de mieux en faire ressortir l’immense complexité … qui se traduit en fin de compte par : La douleur, les réflexes de protection, le sentiment d’inconfort, les cris ou sursauts de peur ou de saisissement, les gémissements de souffrance … le désespoir, l’ennui, la crainte, la haine, l’envie et la jalousie …

Ces différentes informations que j’ai sélectionnées dans l’abondante documentation dont on dispose actuellement, démontrent à suffisance l’étonnante complexité du mécanisme neuronal de l’homme, mammifères intelligent très évolué, ayant atteint un niveau de développement de ses neurones tel qu’il devrait être capable de s’adapter harmonieusement à ses conditions d’époque et de milieu … caractérisées par des contraintes de vie sociale solidaire … de travail … d’éducation de sa progéniture… de l’organisation harmonieuse de ses loisirs … et de son plaisir … dans la perspective d’un futur à construire obligatoirement en tenant compte des limites démographiques de sa planète.

Nous sommes loin de ce schéma idyllique, tant s’en faut, aussi est-il important qu’une fois de plus on rappelle l’avertissement du Professeur de Duve, dans son livre : « Génétique du péché originel – le poids du passé sur l’avenir de la vie »

Ci-dessous bandeaux que le professeur a mis en exergue dans deux importants chapitres de son ouvrage, sorte de testament philosophique de celui qui est un des plus grands penseurs de notre époque, prix Nobel de médecine …

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L’histoire de l’humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l’humanité va au –devant d’épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l’intérieur des groupes et l’hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n’a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l’avenir. »

« Le péché originel n’est autre que la faille inscrite dans les gènes humains par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l’égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d’agir contre la sélection naturelle. »

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Pour terminer, je vais avec plaisir, livrer quelques citations de personnages célèbres, concernant le « toucher » cette faculté merveilleuse qui rend la vie de nos « frères aveugles » plus supportable.

« Les mains sur la peau touchent l'âme à vif. » Christian Bobin

« La caresse recrée l'être qu'elle caresse. » Jean-Paul Sartre

« Faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur. » Confucius

« … les vieillard ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d’une femme ou la joue d’un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort. »  Maurice Maeterlinck

« … qu’est-ce donc qu’être une couleur ? C’est le toucher de la pupille, la musique du sourd-muet, la parole des ténèbres. » Orhan Pamuk

« Souvent, toucher, effleurer même vaut mieux que parler » Erik Orsenna

« La beauté touche les sens et le beau touche l’âme » Joseph Joubert

« Le sublime touche, le beau charme » Emmanuel Kant

« On dit souvent, et d’une manière bien vague, que toutes les sensations peuvent se réduire à celles du toucher, sens général répandu dans toutes les parties où viennent aboutir les extrémités nerveuses qui sont censées rayonner du cerveau comme de leur centre unique » Maine de Biran

« Mais rien ne remplace le toucher, la palpation, la main qui passe dans les plis et replis d’un quartier comme ceux d’un velours » Jules Romains

« Le toucher des vertébrés, source de références spatiales (…) apparaît comme extrêmement subtil. A l’inverse de la vision dont la perception est d’abord synthétique, le toucher analyse, recrée les volumes à partir du déplacement de la main et des doigts, dans un couple tact-mouvement qui intègre le toucher au domaine accessible à la perception figurative. » A. Leroi-Gourhan

 

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07/01/2011

29.9b - Habileté manuelle et outil

 


Ch. 29.9b  - Habileté manuelle et outil.

 

Essayons de nous imaginer nos ancêtres, les premiers hominiens, ceux qui ont commencé à se situer ... qui ont adopté la position debout pour dominer les savanes ... mais surtout pour se servir de leurs bras pour emporter ce qu'ils chapardaient aux fauves ...

Vraisemblablement, ce fut la première étape vers l'habileté manuelle ... Les doigts des primates, assurés par le pouce, ne servaient qu'à s'agripper aux branches ... Lors de leurs déplacements au sol, ils utilisaient les quatre membres en s'appuyant à l'avant sur les poings refermés ...

La température élevée de leur biotope africain était très supportable à cause de l'épais écran de feuillage qui les protégeait des ardeurs du soleil. Aussi dès qu'ils perdirent cette protection d'arboricole, à la suite de bouleversements climatiques, les isolant dans les savanes, furent-ils contraints de modifier leur mode de locomotion pour s'adapter à une situation nouvelle qui les exposait davantage à leurs prédateurs carnivores habituels.

La position debout, courbée d'abord, droite ensuite pour dominer les hautes herbes, afin de repérer cet ennemi,  fut un facteur essentiel de leur évolution vers la bipédie ... et ... l'intelligence ...

Leurs bras et leurs poings fermés qui faisaient leurs pattes avant, devinrent, dans la position debout, des auxiliaires indispensables à leur évolution vers l'habileté manuelle. En développant leurs doigts, leurs descendants atteindront la virtuosité dont font preuve les pianistes actuels.

Les frugivores-insectivores qu'ils étaient, ne survécurent qu'en adaptant leurs estomacs à une nourriture avariée qu'ils chapardaient aux charognards, mieux armés qu'eux pour se défendre et éloigner les concurrents ...

Il est important de bien souligner cette période primordiale de l'évolution de nos ancêtres vers l'intelligence ... Ils ne furent vraisemblablement qu'un tout petit nombre à survivre dans ces conditions défavorables ...

On verra, dans la suite de mon exposé, que si nous sommes là, c'est à la faveur d'une quantité de facteurs de chance tellement minimes qu'ils frisent l'invraisemblable ...

Si nous sommes là, jusqu'à menacer les autres règnes, c'est bien parce que cette poignée d'anthropoïdes a surmonté « miraculeusement » tous les handicaps qui devaient normalement les éliminer ...

Cette période difficile d'adaptation a duré tellement longtemps qu'elle se perd dans les brumes lointaines du passé ... les trois à quatre mille ans qui ont permis à l'espèce humaine d'atteindre son apogée actuelle ne sont rien par rapport à cette longue gestation de notre race...

Rappelons le tableau du professeur de Duve, nous n'étions que deux à trois mille, il y a 500.000 ans, quand les Cro-Magnon se sont séparés des Néandertaliens qui ont disparus ... L'intelligence de nos ancêtres était pourtant déjà très développée ainsi que leur habilité manuelle ...

On imagine alors ce que Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), il y a 7 millions d'année (à l'époque de l'East Side Story de Yves Coppens) dont on a découvert le crâne fossile au Tchad en 2001 et ses descendants ont dû subir comme existence, eux qui ne furent qu'une poignée, traquée par les fauves dont ils étaient une proie facile en terrain découvert ...

Leurs seuls moyens de défense était le nombre (ils se groupaient en bande d'une trentaine), la fuite dans des contrées inhospitalières, hors des territoires de chasse des fauves, le feu quand ils le captaient ou le produisaient et les grottes inoccupées ...

Ce sont donc ces conditions difficiles qui ont fait que nous sommes là, jusqu'à devenir une menace pour tous les autres règnes et la planète elle-même ...

Ce sont ces conditions difficiles et surtout la fragilité de notre constitution d'arboricole hors de son milieu forestier, qui ont poussé nos ancêtres à développer l'habileté manuelle et l'intelligence  ... et, c'est l'habileté manuelle qui a provoqué chez l'homme le développement de son cerveau jusqu'au phénomène de mutation qui a produit l'Homo Sapiens Sapiens.

L'utilisation d'auxiliaires pour s'emparer de la nourriture est constatée chez beaucoup d'animaux qui utilisent des pierres ou des bâtons pour briser,  creuser ou même tuer, signale le professeur de Duve page 125 de son livre, « Genèse du péché originel).

Plus loin, il complète son argumentation en rapportant un exemple étonnant de début de raisonnement, décrit par Jane Goudal, pionnière de l'étude des primates : Un chimpanzé dénude une branche et l'enfonce dans une termitière pour, après quelques moments d'attente, la retirer et manger les insectes qui s'y sont agglutinés ... On se trouve devant un étonnant processus de raisonnement cérébral immédiat ne résultant vraisemblablement pas d'expériences antérieures lentement construites et transmises génétiquement...

Le professeur conclut ce passage en signalant que la création d'outils par les hominidés de l'âge de la pierre n'est rien d'autre que la continuation de cette faculté de primate, mais poussée à un degré considérablement plus grand de prévoyance et de dextérité ... cet art primitif de fabriquer des outils couvre deux millions d'années ! ... bien avant l'homo sapiens

Cette faculté d'utiliser un auxiliaire se rencontre dans tout le règne animal ... et se transmet alors par atavisme ... Il est surtout remarquable chez certains insectes ... surtout les sociaux ...

L'homme ne serait rien sans l'outil qui est un prolongement de la main et du corps, un intermédiaire d'action ... Pour le philosophe Michel Serres, l'homme est un animal déspécialisé et l'outil qui prolonge sa main le spécialise particulièrement ...

On réalise ici toute l'importance de la bipédie, pour libérer les bras qui emportent les restes chapardés aux charognards, mais aussi pour se redresser au-dessus des hautes herbes pour localiser les fauves ... (Théorie de l'East Side Story)

L'usage et le développement des mains fut la première et essentielle étape vers l'intelligence ... la fragilité de l'arboricole des forêts équatoriales fut un autre handicap qui fut compensé par l'associativité en petits groupes d'une trentaine d'individus ... ce  stade suivant autorisa la chasse des animaux jeunes ou blessés ... et une nourriture plus saine et plus digeste ...

L'outil  devint l'auxiliaire indispensable à la maîtrise de la matière ... D'abord simple bout de bois, il contribua à augmenter l'efficacité des premiers hommes en prolongeant le bras et en servant d'arme pour le protéger ... il y monta un silex éclaté qui coupait aussi la viande et taillait les peaux en bandelettes ... Il en fit ainsi une arme redoutable ... qui tranchait fort surtout quand il était taillé en biface ...

Le silex est une roche sédimentaire siliceuse très dure constituée de calcédoine presque pure ... Il devint l'auxiliaire qui créait artificiellement le feu, en le frappant sur une roche riche en fer pour produire des étincelles qui enflamme l'amadou (champignon parasite des arbres) ... Il a été utilisé dans les fusils pour provoquer l'explosion de la poudre, jusqu'au milieu du 19ème siècle et remplacé actuellement par de l'oxyde de manganèse ...

Avec la découverte du feu, d'abord en le captant lors des incendies de forêts ou des orages ... ensuite en le créant à l'aide d'un silex ... l'homme se protégea des fauves et rendit sa nourriture carnée plus digeste et plus apte à la conservation ... par cuisson ou boucanage (séchage à la fumée) ...

Voir ci-après l'essentiel de ce que j'ai retiré de Wikipédia concernant l'outil :

Beaucoup d'anthropologues considèrent que l'usage d'outils, facilité par la bipédie, a joué un rôle déterminant dans le développement de la lignée humaine.

Toutefois l'observation montre que différentes espèces d'animaux (principalement de l'ordre des primates dont font partie les humains mais aussi des oiseaux, les loutres de mer et ainsi que quelques insectes comme la fourmi couturière - (Ecophylla- ) en utilisent.

Ainsi on a pu observer des singes utiliser des bâtons pour attraper des fruits, des insectes ... ou mesurer la profondeur d'une mare pour savoir s'ils peuvent la franchir ... ou se servir de cailloux pour casser des noix ou des coquillages

Seul l'humain fabrique des outils sophistiqués, les conserve entre deux usages et les fait évoluer dans le temps. On parle parfois d'homo faber pour souligner cette caractéristique essentielle de l'homme.

Les outils pouvant être utilisés comme armes sont certainement parmi les premiers que l'Homme ait fabriqués. Outre leur importance intrinsèque pour la survie et la protection de l'espèces, ces outils ont la particularité de pouvoir être utilisés en marchant ou en courant, face à un ennemi ou à la poursuite d'une proie, donc debout, alors que les autres outils primitifs ne pouvaient être utilisés qu'en position assise ou du moins statique.

Ainsi, la station debout, la spécialisation des membres, et le développement de la main de l'Homme, sont peut-être liés à l'aptitude à la violence de ses ancêtres (ceci est une hypothèse discutée, voir par exemple la théorie de l'origine côtière de l'homme, qui constitue une autre hypothèse).

Depuis qu'ils vivent, en groupe, puis en société, les humains se sont partagés les tâches et donc spécialisés en fonction souvent de leurs aptitudes, naturelles ou acquises, ou des besoins du moment. Cette organisation a permis à l'humanité de conserver, de transmettre, et donc de faire évoluer les techniques de fabrication des outils.

Le développement de l'outil est une marque de la sédentérisation des peuples : le nomadisme impose en effet une restriction en volume, en poids et en quantité d'objets à transporter. Il est donc vraisemblable d'imaginer que le passage de chasseur-cueilleur à celui de l'agriculteur ou éleveur se soit produit dans la même période. On peut effectivement penser que l'agriculture a nécessité des outils facilement volumineux, en même temps que la sédentarité, rendant leur conservation et réutilisation possible, 'rentabilisait' leur fabrication et leur développement.

Alors que les premiers outils créés nécessitent une manipulation humaine, intervient ensuite l'énergie animale, puis des outils fonctionnant avec une énergie non animale : sans doute le moulin, à eau ou à vent.

Pour Jacques Grinenvald, la révolution carnotienne qui entraîne le basculement dans une société thermo-industrielle avec l'utilisation massive de l'énergie fossile (charbon puis pétrole) constitue un tournant décisif.

Désormais la « puissance du feu » permet l'avènement d'une machine nouvelle, construite autour d'un moteur et qui constitue une bifurcation dans l'histoire de l'outil, en permettant de s'affranchir de la force motrice de l'homme, de l'animal, des éléments naturels, et de leurs limites et caractère aléatoire.

 

 

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17/12/2010

Ch. 29.9a - L'exponentialité de l'intelligence.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l'obtenir immédiatement

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Ch. 29.9a  -  L'exponentialité de l'intelligence créatrice.

 

Arrivé à ce stade de mon cheminement dans la pensée humaine, je vais m'arrêter quelque peu à la plus performante de nos facultés mais aussi la plus dangereuse pour l'équilibre de notre planète : l'intelligence créatrice.

Elle a permis aux humains de mettre en place surtout depuis peu de temps (un petit siècle tout au plus) des avancées technologiques dont les résultats  bouleversent par leur gigantisme exponentiel, un équilibre naturel si péniblement construit sur notre terre pendant des millions d'années.

Pour rendre didactique la démonstration de l'expansion de notre espèce, depuis qu'elle a quitté son biotope naturel des forêts équatoriales, j'ai repris les données que me fournissait la page 157 du livre du Professeur de Duve « Génétique du péché originel » dans une présentation synoptique :

Époque (années)

Nombre d'individus

 

-500.000

3.000

Au cœur de l'Afrique, lorsque les Néandertaliens se sont séparés des Cro-Magnon pour aller leur propre chemin.

-200.000

10.000

L'Éve mitochondriale, Adam Y et leurs congénères entreprennent leur dernier trajet vers Homo sapiens sapiens

-10.000

De  5 à 10 millions

Éparpillés sur une bonne part du monde, lorsque les premières agglomérations humaines furent créées.

1.600

500 millions

Henri IV :  1589/1610  (France)

1.800

1 milliard

Consulat  Bonaparte-Cambacérès-Lebrun 1799/1802 (France)

1.930

2 milliards

3ème république :  Gaston Doumergue 1924/1931 ( France)

1.970

4 milliards

Pompidou  1969 /1974 (France)

2.010

6,5 milliards

Sarkozy  depuis 2007  (France)

2.050

9,1 milliards

-

 

Avant d'aborder ce sujet de la progression dangereuse de notre espèce qui va inévitablement saturer son habitat,  j'aimerais rappeler les étapes d'une évolution due autant au hasard qu'aux accidents, nous amenant à subir ce futur périlleux, cependant confortable pour nos descendants, à la condition de bien maîtriser la menace de surpopulation. (Notre planète ne peut que difficilement aller au-delà de 10 milliards d'habitants, d'après les économistes les plus optimistes)

Les paléoanthropologues se perdent en conjectures  tellement l'évolution de l'homo est   mosaïque, plurielle et buissonnante comme le prétend Pascal Picq sur la couverture de son livre « Au commencement était l'homme ».

Aussi, il m'a semblé utile de compléter mon étude par quelques données sur l'histoire de nos lointains ancêtres, qui démontrent bien ce caractère « buissonnant » de nos origines.   °liste résumée d'un tableau des hominidés tirée de Wikipédia°

LISTE DES HOMINIDÉS se subdivisant en :

a) Représentants du genre Pongo (pongo pygmaeus)

b) Représentants du genre Gorilla (Gorille)

c) Premiers hominins dont Toumaï (-7 millions d'années à -4,4 millions d'années )

d) Panina (Pan troglodytes et paniscus)

e) Hominina (4,4 millions à nos jours)

Groupe se subdivisant lui même en :

1. Kenyantropus platyops (-3,5 à -3,8 millions d'années)

2. Australopiphèques graciles dont « Lucy » et « Abel » (-4,2 à -2,6 million

d'années)

3. Australopithèques robustes  (-2,7 à 1,5 millions d'années)

4. La mosaïque de tous les représentants du genre Homo :  (en millions  d'années)

Rudolfensis (-2,4 à -1,8)

Habilis (-2,4 à -1,6)

Géorgicus, premier hors Afrique  (-1,8 à -1,2)

Ergaster (1,9 à 1)

Antecessor (-1,2 à -à  0,700)

Erectus,  premier debout  (-1 à 0,300)

Heidelbergensis (-0,600 à -0,200)

Néanderthalensis (-0,250 à -0,028)

Sapiens idaltu (-0,195 à -154)

Rhodesiensis (-0,300 à - 0,125)

Floresiensis (-0,095 à - -0,012)

Soloensis  (-  0,095 à -0,012)

Homo sapiens (-0,200 à nos jours)

 

Cette mosaïque est un buisson de branches multiples dont un mutant l'Homo sapiens est accidentellement sorti il y a 200.000 ans, a évolué et saturé son habitat jusqu'à le menacer...  Elle permet aussi de bien situer Toumaï, Lucy et Abel ...

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A propos des origines communes à l'homme et au singe, Pascal Picq a dit lors d'un entretien à la Radio Française en 2002.

L'homme ne descend pas du singe. On sait que l'évolution n'a pas procédé par grades successifs. Les singes ont évolué en même temps que nous. Ils ne sont pas plus, pas moins évolués que nous. Les chimpanzés et les bonobos sont plus proches de nous que les gorilles. En terme de famille, cela veut dire que ce sont nos frères et que les gorilles sont nos cousins. Nous, les chimpanzés, les bonobos et les hommes, avons un dernier ancêtre commun à partir duquel nous nous sommes séparés en Afrique vers 6 ou 7 millions d'années. Si on fait le bilan de ce que l'on a observé depuis 30 ans chez les chimpanzés, on s'aperçoit que tout ce que l'on avait cru voir se manifester en termes d'adaptation uniquement chez les hommes c'est à dire la bipédie, l'outil, la chasse, le partage de la nourriture, la sexualité, les systèmes sociaux, le rire, la conscience, l'empathie, la sympathie, les chimpanzés le font aussi. Donc, soit ils ont tout acquis indépendamment, soit cela vient du dernier ancêtre commun, ce qui est plus plausible. Cela veut dire que déjà dans le monde des forêts, il y a 6 à 7 millions d'années, toutes ces caractéristiques que l'on a cru propres à l'homme existaient et font partie d'un bagage ancestral commun.

Note du « modeste tout le monde » que je suis : Ce long et lent chemin de nos ancêtres à  travers toutes les branches de nos origines ne peut que confirmer le caractère hasardeux et exceptionnel de l'évolution de quelques primates, échappés par miracle, vers l'homo sapiens dont les descendants ont développé l'intelligence leur permettant de maîtriser le minéral et la vie, et de la transformer jusqu'à intervenir dans sa structure physique.  Dans le creuset de leurs « lieux » de science, par leurs découvertes, les hommes ont amélioré leur milieu, transformé leur planète et la vie, en ont découvert les secrets jusqu'à intervenir dans leur propre entité physique (médecine et chirurgie) et dans leur biotope.

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03/12/2010

Ch. 29.7 - De l'intelligence à la pensée

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch. 29.7  -  De l'intelligence à la pensée.

 

Avant de remonter aux sources de ce long processus qui a fait de nous un être intelligent, il est utile que nous analysions le centre du mécanisme cérébral qui à la suite des mutations et adaptations est devenu cet outil performant de l'intelligence humaine.

Le cerveaux est construit avec des neurones : Le système nerveux est constitué par l'assemblage d'un nombre considérable de cellules d'un type particulier appelées neurones. On estime, chez l'homme, que leur nombre est de l'ordre de 15 milliards; rien que dans le cerveau on en compterait 9 milliards. Leur corps protoplasmique est de forme irrégulièrement étoilée, mais ce qui les caractérise, surtout, c'est la présence de très nombreux prolongements. Ces prolongements, très fins, sont tous terminés par une petite arborisation. Ils sont fonctionnellement différents, et l'on doit distinguer les dendrites et l'axone. (R. Fabre et G. Rougier, Physiologie médicale, p. 377)

Tiré de « Génétique du péché originel » Christian de Duve - pages 136-138 ( Génétique du péché originel - Odile Jacob - édition améliorée février 2010)

Le cerveau est construit avec des neurones  ... Le cortex cérébral est le siège mystérieux de la conscience ... l'événement crucial de l'histoire de la conscience fut le développement du cortex cérébral, une fine structure en forme de feuillet, d'environ 2 mm d'épaisseur, qui enveloppe la totalité du cerveau chez les animaux supérieurs et les humains.  Typiquement formé de six couches superposées de neurones, le cortex est le siège de la conscience.

En deçà de cette frontière, l'assemblage complexe de centres nerveux et de fibres qui constitue le corps du cerveau et le restant du système nerveux central reçoit et traite d'innombrables signaux entrants et envoie d'innombrables ordres sortants.   La presque totalité de cette activité a lieu sans que nous en soyons conscients, réglant les battements du cœur, la tension sanguine, la digestion, les mouvements des yeux, l'équilibre et quantité d'autres phénomènes physiologiques.

Certains signaux cérébraux traversent la frontière et passent par le cortex cérébral. Ceux-là suscitent la conscience, les sentiments, les émotions, les impressions, les pensées, les rêves, les imaginations, les raisonnements, , les décisions, soit toute la gamme des phénomènes mentaux qui remplissent nos têtes.

Après cette mise au point du Professeur, analysons le processus qui a amené l'être humain à devenir intelligent ... et remontons aux sources  ...

Cela a dû commencer quand le premier primate (ou son ancêtre) s'est servi de ses pattes avant pour cueillir un fruit au lieu de le ramasser ou de l'attraper avec la gueule.

Ses descendants ont perfectionné le système en développant leurs doigts pour en faire des outils préhensiles, et puis de mutation en mutation sont devenus d'agiles escaladeurs  de grands arbres.  Ils ont développé de grands et longs bras, des mains et des doigts puissants et habiles : ils se préparaient  à devenir les ancêtres des humains.

Rappelons nos propos précédents : les grands changements climatiques dus à la fracture du Rift Valley, la désertification des forêts sahariennes et autres misères dont furent gratifiés nos ancêtres arboricoles ont complètement modifié leur biotope :  les arbres sont devenus rares et la savane s'est développée, les laissant à la merci des grands fauves. (Voir plus loin théorie contestée, mais valable en ce qui concerne le principe de l'adaptation au biotope modifié accidentellement ou progressivement)

Modification aussi des habitudes alimentaires : de frugivores ils deviennent  carnivores, disons plutôt charognards car ils furent d'abord incapables de chasser et de tuer.  Les malheureux  se contentaient des restes abandonnés par les fauves, du moins dans un premier temps ;   par la suite, les plus évolués se sont groupés en bandes d'un certain nombre d'individus, pas plus de vingt à trente pour être efficace.  Ces groupes ont commencé à chasser, les animaux blessés ou les jeunes d'abord et puis ceux qu'ils attrapaient par ruse et par traque.

Il est donc certain que ce phénomène d'associativité en petits groupes a  été essentiel à son émergence, les solitaires ont disparu ...

C'est donc ce groupe de misérables qui s'est trouvé séparé de son milieu  normal qui deviendra  l'ancêtre probable du  maître absolu de sa planète parce que les circonstances l'ont poussé à l'adaptation pour survivre.

L'ancêtre de l'homme a probablement adopté la position debout parce qu'il avait besoin de ses membres avant pour transporter les morceaux qu'il dérobait aux charognards, mieux outillés  (crocs ou becs et serres) que lui pour arracher les morceaux aux nombreux concurrents qui lui disputaient les restes. Certains auteurs pensent aussi que la position debout met davantage le corps à l'abri des rayons du soleil.

La position debout et l'utilisation des bras fut pour l'être humain le début de son évolution vers l'intelligence.  L'étape suivante fut l'association des individus pour traquer les animaux blessés.

Les bras, les mains et les doigts devinrent des auxiliaires précieux que les hommes perfectionnèrent de génération en génération.  Le développement de l'intelligence allait de pair avec l'habileté manuelle.

L'être humain était tellement fragile que ce fut vraiment par miracle qu'il put résister à un environnement aussi hostile. Il n'en fallut sans doute que quelques-uns qui se cachèrent et vécurent misérablement, adaptant leur digestion et leur organisme aux nourritures les plus diverses et les plus difficiles.  Ce long calvaire fut la meilleure école de l'homme qui n'avait que sa ruse naissante comme seule arme.

Les solitaires, même les plus forts, disparurent vraisemblablement. Seules les bandes qui s'organisèrent furent mieux armées pour affronter les aléas d'un milieu particulièrement inadapté à leur condition. Difficilement, ces bandes affrontèrent les innombrables dangers qui les environnaient et les guettaient.  Plus que jamais, l'homme utilisait ses deux bras qui devenaient les outils indispensables à sa survie.

La première manifestation intelligente de l'homme fut sans doute l'utilisation d'un auxiliaire matériel : d'abord un bout de bois pour prolonger le bras.  Comme dans toutes les évolutions de la vie, tout se passa avec lenteur, patiemment, difficilement.  Le geste fut d'abord accidentel, puis se répandit de groupe en groupe, de génération en génération.

Ces premiers balbutiements de l'intelligence furent sans doute suivis d'autres qui apportèrent à l'homme les moyens de compenser sa vulnérabilité.  Cet animal au corps fragile, sans aucune défense, sans armes ni protections naturelles, vécut un pénible et long parcours, se cachant le jour, dérobant quelques piètres nourritures la nuit.

Si je me suis étendu si longuement au risque de lasser,  c'est dans le but intentionnel de marquer et d'insister sur la longue, l'impitoyable et patiente persévérance du temps qui applique sa loi : perdre et disparaître ou gagner et subsister voire muter.

D'autre part, il est important de signaler que la théorie que je viens de développer a été remise en question par la découverte en 2002 de Toumaï (antérieur à Rift Valley) 2500 km. à l'ouest du Rift, dans le désert du Djourab au Tchad. Cependant, le modèle que je me suis plu à développer en m'inspirant de la théorie défendue par Yves Coppens reste valable quant aux effets de l'isolement de petits groupes et l'apparition de la bipédie.

Je reste donc persuadé que la théorie de Coppens est la seule valable dans les grandes lignes, les autres « hominiens » antérieurs se sont trouvés sans doute dans des conditions analogues pour adopter la bipédie et l'utilisation des mains.

Ce qu'il est surtout important de souligner c'est l'événement essentiel que fut, pour nous, cette mutation du quadrupède frugivore arboricole au bipède omnivore intelligent que nous sommes devenus.

Les survivants de ce long calvaire ne durent leur salut qu'au développement d'une adresse manuelle et une utilisation cérébrale que leur intelligence naissante rendait toujours plus efficace.

C'est  ici qu'il faut introduire l'événement le plus important qui s'est produit sur notre planète après la vie, il y a probablement plusieurs centaines de milliers d'années : l'émergence de l'intelligence raisonnée,  mais surtout de la pensée.

Cette faculté fut d'abord cérébrale, pensée en image.  Elle fut ensuite traduite en parole grâce à la précision d'un vocabulaire qui se créa dans les groupes pour transmettre des informations, mais aussi des concepts, primaires d'abord, de plus en plus évolués ensuite.   Ces « trouvailles » transmises entre individus favoriseront le dialogue et la contestation, facteurs du progrès.

Il est important aussi de souligner que l'homme est avant tout solidaire.  Si la déduction fut d'abord le fait d'un penseur qui agira seul d'une manière  raisonnée, il transmettra ensuite son savoir à des disciples, des écoles, voire maintenant à l'humanité entière par la voie des publications, les chaires des universités et même vulgarisée par transmission hertzienne ou câblée (radio-télévision-internet).

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