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28/01/2011

Ch. 29.9e - Les trésors de l'existence : l'eau.

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite) créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l’ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l’obtenir immédiatement

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Ch. 29.9e  -  Les trésors de l'existence : l'eau.


Après avoir évoqué les deux moyens de perception du monde extérieur que sont le toucher et la vue ... grâce auxquels  les êtres vivants prennent connaissance de la forme et de la reproduction de ce qui nous entoure par  l'image visuelle et le toucher, nous estimons qu'il est nécessaire d'en souligner l'importance ... et se laisser aller à l'enthousiasme émerveillé d'en disposer ... pour enrichir notre existence.

Ces deux facultés nous permettent de profiter de l'essentiel des satisfactions de notre courte vie ... La vue et le toucher nous situent par rapport à l'objet ... et la vue reconstitue dans le cerveau le monde extérieur en relief et en couleur ...

C'est ce qui nous permet de nous extasier sur la « beauté du monde » ... qui suscite en nous le sentiment du  sublime que nos sens livrent à notre perception cérébrale pour nous émerveiller ... et nous procurer la sensation du bonheur ...

Définition du sublime : Ce qu'il y a de plus élevé, dans l'ordre moral, esthétique, intellectuel (Grand Robert) - Très beau, très grand, très haut placé dans l'échelle des valeurs esthétiques ou morales (Hachette) - Qui est le plus élevé, en parlant de choses morales ou intellectuelles (Larousse) - Qui s'élève à une grande hauteur intellectuelle ou morale, en parlant des personnes (Littrè)

Cette précieuse faculté, le poète qui domine toujours en moi et en nous, même si nous nous en défendons, va profiter de ce chapitre pour donner libre cours à des débordements  dithyrambiques qu'il espère de bon aloi pour la magnifier, en affinant sa pensée jusqu'aux plus hauts sommets du lyrisme ...

A nos premiers géniteurs d'abord, l'eau, l'air et notre planète terre, eux qui ont engendré la vie ... avec la particularité qu'ils sont rares ou absents dans l'univers ...

A notre première mère physique d'abord, l'eau sous forme liquide : elle est sans doute très rare dans l'univers, ses conditions de liquéfaction exigeant une distance d'ensoleillement précise ... mais, c'est le milieu qui convient idéalement à la vie ...

La vie est née dans l'eau (peut-être dans des lagons tièdes) par apport des premières particules sans doute d'origine cosmique ...

La vie s'est développée dans l'eau et a créé hors de cet élément un milieu favorable à son extension sur tout le globe terrestre, c'est-à-dire, l'air, qui est maintenu dans la stratosphère par une couche d'ozone protectrice et régulatrice des retombée cosmiques ...  La terre est devenue ainsi une véritable cornue produisant la vie marine et terrestre...

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L'EAU est donc notre milieu originel, Formule chimique H2O (donc chaque molécule d'eau se compose d'un atome d'oxygène en entre deux atomes d'hydrogène) ...  C'est aussi  le principal composant de tous les organismes vivants  ... la vie s'en abreuve ... Nos ancêtres marins en proviennent ... l'eau c'est la mer, les ruisseaux, la fontaine ...

Le mot eau vient du latin aqua par passage en langue d'oc éwe, comme en Wallon, ... quant au préfixe hydro, il dérive du grec ancien  hudor ...

Le corps humain est composé à 65 % d'eau pour un adulte, à 75 % chez les nourrissons et à 94 % chez les embryons de 3 jours. Les animaux sont composés en moyenne de 60% d'eau et les végétaux à 75%. On retrouve néanmoins des extrêmes : la méduse (98%) et la graine (10%).

Le volume approximatif de toutes les réserves d'eau de la Terre est de 1 milliard 360 millions de Km³ ... dont 1 milliard 320 millions (97,2 %) dans les océans ... 25 millions dans les glaciers et calottes glaciaires ... 13 millions sont des eaux souterraines ... 250  mille se retrouvent sous forme d'eau douce dans les lacs, les mers intérieures et les fleuves ... et 13 mille sous forme de vapeur d'eau atmosphérique à un moment donné ...

Il est intéressant de signaler que le gramme a été introduit lors de la révolution française par la loi du 7 avril 1795 comme masse d'un centimètre cube d'eau à la température de 4 degré centigrade.

Un étalon en platine d'un kilogramme ainsi qu'un étalon du mètre furent déposés, le 22 juin 1799 ...  Ils devinrent ainsi les références de base du système métrique ...  On l'a appelé la triade unificatrice « décimètre-kilogramme-litre) à la base de toutes les mesures métriques  (un décimètre cube d'eau, soit le litre, étant le contenu d'un cube de dix centimètre de côté, le centimètre étant lui-même, la dixième partie du mètre qui est la quarante millième partie de la circonférence terrestre.)

La tension superficielle de l'eau ou énergie de surface est la tension qui existe à la surface de séparation de deux milieux ... c'est ce qui permet aux insectes de marcher sur l'eau  ... à la rosée de ne pas s'étaler sur les pétales des fleurs ... et explique la formation des bulles de savon ...

L'eau doit exister en abondance sous la forme de glace dans l'univers et dans d'autres galaxies parce que ses composants, l'hydrogène et l'oxygène, sont parmi les plus abondants dans l'univers ...

La distance nécessaire à maintenir une température de liquéfaction de l'eau, dépendant de son orbite autour de sa source de chaleur est tellement précise qu'il est sans doute rare de trouver les mêmes conditions dans l'Univers que celles, idéales, de notre planète terre ...

Quant à l'origine de l'eau dans l'Univers, on peut dire que l'hydrogène s'est produit très tôt dans l'Univers puisque c'est le premier atome formé  après le Big Bang ... L'oxygène, quant lui, s'est produit un peu plus tard à la suite d'une réaction de fusion thermonucléaire au sein de certaines étoiles ... Ces deux atomes se combinent au cours d'une réaction exothermique  ( qui dégage de la chaleur) pour former l'eau ...

Le point d'ébullition de l'eau, 100 degré C (appelé Celsius depuis 1948)  est élevé par rapport à un liquide de poids moléculaire égal ... Au sommet de l'Everest, l'eau bout à 68 degré C et à 100  degrés C au niveau de la mer et les eaux profondes (volcans sous-marins) peuvent atteindre des centaines de degré et rester liquide ...

C'est le frétillement des sources et la colère des torrents ... la rosée sur la fleur et la perle sur la feuille ...   la pluie au visage et le chant sur les vitres ... les nuages qui se traînent et ceux qui bourgeonnent  ... les brumes ouatées et les embruns fantômes... les papillons de neige et les flocons de soie ...  les glaciers en couteaux et les sommets azurés ... la mer bordée d'horizon et l'océan écumeux  ...

C'est elle aussi qui purifie, qui rafraîchit, qui coule, qui cascade, qui sauve, qui grossit, qui bénit, qui dort, qui stagne, qui goutte, qui inonde, qui tourbillonne, qui arrose, qui abreuve, qui lave, qui asperge, qui baptise, qui dilue, qui trempe, qui immerge, qui baigne, qui guérit, qui soigne, qui barbotte, qui jaillit, qui suinte, qui affleure, qui ondule ...

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Le chant de l'eau.

 

Pureté de l'eau

Glissant au bout des doigts

En larmes cristallines,

Perles d'argent des sources,

 

Eau de douceur,

Eau de fraîcheur

Caressant nos corps lourds,

Fatigués du jour,

 

Eau qui paresse,

Eau qui languit

Et marmonne

Dans les ruisseaux,

 

Eau de grandeur,

Eau de majesté,

Mangeuse de rivages,

Qui s'effondre en torrents

Et s'enroule en lourdes vagues

De mers et d'océans,

 

Tu es notre âme,

La source de nos vies,

La fraîcheur de nos sens,

Le satin de la nuit

Et le jour qui se mire.

 

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Et voici quelques citations « choisies » pour s'associer aux grands auteurs qui ont « joué » avec l'eau :

Il y a trois sortes d'homme politique : ceux qui troublent l'eau ; ceux qui pêchent en eau trouble ; et ceux, plus doués, qui troublent l'eau pour pêcher en eau trouble (Arthur Schnitzler, écrivain allemand ami de Sigmund Freud)

L'eau en poudre : il suffit de rajouter de l'eau pour obtenir de l'eau. (Jean Baudrillard - sociologue français)

Que vous jetiez l’océan ou un verre d'eau sur le trou d'une aiguille, il n'y passera toujours qu'une goutte d'eau. (Jules Renard)

Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard)

Verre d'eau : quantité de liquide dans lequel les autres se noient.  (Pierre Daninos)

Consommée avec modération, l'eau ne peut pas faire de mal. (Mark Twain)

A l'échelle cosmique, l'eau liquide est plus rare que l'or.  (Hubert Reeves)

Il vaut mieux mendier du pain sur terre que de l'eau en enfer.  (Saint Luc)

La vie,  comme l'eau de mer, ne s'adoucit qu'en s'élevant vers le ciel. (Alfred de Musset)

Le vin,  c'est la lumière du soleil captive dans l'eau. (Galilée)

L'ami est plus nécessaire que le feu et l'eau.  (Cicéron)

Être jardinier, c'est être comme le Bon Dieu, c'est donner vie et beauté avec de la terre, de l'eau et des graines.  (Jean Chalon)

 

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Je ne voudrais pas terminer sans me faire, une fois de plus, l'écho de l'avertissement que lance le professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, dans son livre : « Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie » en reproduisant les « bandeaux »qu'il y met en exergue ...

 

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

 

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient « leur fonds de commerce » dans un sens plus conforme aux réalités futures afin d'éviter « une sélection naturelle » par le massacre des plus faibles ...

 

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30/11/2010

Ch. 29.6 - Inventaire des moyens de l'intelligence humaine.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch. 29.6   - Inventaire des moyens de l'Intelligence humaine.

 

 

Nous nous sommes situés dans l'espace, dans l'infini, ... et dans le temps ...

Nous en avons conclu à « l'unification » du « Tout » dans une force ou énergie fondamentale qui sous-tend les univers et qui est la seule possible dans une « logique qui tue », les autres étant impossibles dans l'absolu de la raison.

Dans l'absolu de la raison, il est difficilement concevable qu'il existât un «Tout statique » qui occupa tout l'espace et qui n'aurait pas d'origine ...

Cependant, les croyants pourraient y trouver  une place pour l' « Être Supérieur », mais alors pourquoi en sort-il de cet état pour créer des «univers non statiques », dans l'intention de donner un espace d'épreuves à l'âme de  l'homme au centre d'un petit déchet de petite planète dans un de ces univers ou de cet univers ... ?

Aussi, après toutes ces considérations, nous devons « retomber sur terre » pour analyser en profondeur notre histoire et notre milieu depuis que les « l'homo sapiens », ont évolué vers le savoir et se sont  dotés des moyens nécessaires à l'expression d'un raisonnement.

Cette analyse pour être complète doit remonter très loin dans le passé de nos ancêtres, les descendants  d'arboricoles qui ont  évolué et muté.

Cependant, refaire l'arbre généalogique complet de l'homme est impossible, en raison d'une période obscure dans son histoire qui se situe avant l'homme de Neandertal et celui de Cro-Magnon.

Ce passé, suivant Pascal Picq, est un écheveau énorme aux embranchements multiples, caractérisé  par le fait qu'il n'est pas singulier, mais mosaïque, pluriel et buissonnant.

L'avènement de l'homo sapiens est l'aboutissement d'un long parcours semé d'embûches que les « survivants » ont entrepris depuis qu'ils ont quitté leur forêt équatoriale, en dépit des nombreux accidents qui n'ont cessé d'interrompre son parcours.

Cette période mosaïque, plurielle et buissonnante, est tellement lointaine que ses traces  se perdent dans la « nuit des temps » et que ses vestiges n'ont que peu résisté aux accidents naturels, climatiques ou autres.

Il est certain que de nombreuses branches ont « buissonné » pour s'étioler et mourir et qu'une seule a subsisté.

Aussi, concernant cette période cruciale de l'histoire de nos origines, est-il important de laisser la parole au professeur de Duve qui aux pages 128 et 129 de son livre « Génétique du péché originel » mis à jour en février 2010,  dit en substance ceci :

Chez les organismes qui se reproduisent sexuellement, les spermatozoïdes perdent leur mitochondrie au cours de leur maturation, de sorte que ces organismes sont transmis de générations en générations exclusivement par les ovocytes de la lignée femelle.  Le séquençage comparé d'échantillons d'ADN mitochondrial humain récolté dans diverses parties du monde a permis de reconstituer cette généalogie jusqu'à une femelle ancestrale unique -  l'«Ève mitochondriale », comme on l'appelle  -  qui vécut quelque part en Afrique, il y a environ 200.000 ans.  Des études similaires sur le chromosome Y, prérogative mâle, ont conduit de la même manière à un « Adam Y » qui vivait en Afrique à peu près à la même époque.

Le professeur signale pour ceux qui serait tenté d'y voir une référence biblique, qu'elles ne se rapporte pas à un couple défini, mais bien à deux individus non spécifiés, dont on estime, sur la base de calculs théoriques, qu'ils faisaient partie d'une population initiale d'environ 5.000 membres de chaque sexe partageant le même patrimoine génétique.  Au cours du temps, toutes les lignées de même sexe, sauf une, ont été interrompues par l'absence de filles dans les lignées femelles ou de fils dans les lignées mâles, ne laissant finalement que deux lignées ininterrompues, l'une femelle et l'autre mâle, remontant à deux individus qui n'avaient probablement rien à voir l'un avec l'autre.  Adam Y ne s'est probablement jamais accouplé avec Ève mitochondriale. Selon ces découvertes, tous les êtres humains existants sont des descendants de cette  seule branche africaine. ... Les bandes de l'homo ergaster et de l'homo erectus qui se sont égaillées sur une bonne partie de l'Eurasie, il y a  1,5 million d'années,  se sont toutes éteintes depuis longtemps sans laisser de descendants actuels. ... Il est remarquable qu'après toutes ces pérégrinations l'étape finale vers l'humanité soit partie d'Afrique, son premier berceau.

Cette  « rétrogradation de l'espèce » dans notre passé, avec extinction de presque tous ceux qui auraient pu devenir nos ancêtres fut suivie d'une nouvelle expansion de quelques individus qui deviendront les ancêtres de tous les hommes vivant sur notre planète, qu'ils soient Boschimans (peuple primitif d'Afrique) ou savants de nos universités.

Cependant, cette nouvelle expansion aura sa « branche morte », les Néandertaliens et voici ce qu'en précise le professeur de Duve page 133 à 135 de l'ouvrage précité :

Nos ancêtres, les Cro-Magnons, ont été précédés des Néandertaliens et ont probablement migré hors d'Afrique avant leurs jeunes cousins, pour s'établir dans de nombreuses parties de l'Europe et du Moyen-Orient.   Ils y furent rejoints plus tard par les Cro-Magnons, avec lesquels ils ont coexisté pendant un certain temps. ... On s'accorde généralement à considérer les deux groupes comme suffisamment proches pour mériter le même nom de Homo Sapiens, tout en qualifiant les Cro-Magnon de « sapiens sapiens » ... Il n'existe pratiquement aucune indication que les Néandertaliens aient eu un art, des bijoux ou des rites, en tout cas comparable à ceux des Cro-Magnons.  Il leur est arrivé d'ensevelir leurs morts, mais avec peu d'ornements.  Leur cerveau, néanmoins, semble avoir été un peu plus  gros que celui des Cro-Magnons, mais ce n'est pas nécessairement un signe de supériorité intellectuelle ... C'est le développement de certaines régions spécifiques du néocortex qui est décisif. ... Quant à la parole, des moulages de la partie inférieure de leur crâne suggèrent que leur larynx  pourrait avoir été situé trop haut pour permettre un véritable langage, mais la question reste controversée à la suite de la découverte d'un autre os qui surmonte le larynx trouvé en Israël ... Autre question sans réponse concerne les relations qui existaient entre Néandertaliens et Cro-Magnons  ...  se sont-ils connu, ont-ils fraternisé jusqu'au croisement, sans progéniture comme c'est le cas des hybrides, tels que le mulet ... ou au contraire se sont-ils battus et même exterminés ?

 

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Si nous cherchons le sens de l'existence, nous ne pourrons le faire qu'en utilisant l'outil de base qu'est la pensée, elle-même étant l'expression des phénomènes suscités par ce que nous appelons l'intelligence.

A ce stade de mon exposé, Je crois utile d'analyser en profondeur cette faculté qui nous singularise des autres êtres vivants : le développement de l'intelligence suscitant la pensée, laquelle s'est prolongée et perfectionnée dans la cohérence et la déduction pour s'épanouir dans les  créations cérébrales de l'invention et de l'imagination.

Afin d'en arriver à une conclusion bien argumentée, je crois nécessaire de procéder à une étude systématique du matériel dont nous disposons et de son fonctionnement, tout en laissant au lecteur le soin de disserter sur  la logique de son développement.

Je vais m'efforcer d'évoquer ce matériel en mélodies qui se succéderont dans une structure progressive en abordant les thèmes suivants :

1. La pensée est l'aboutissement du travail cérébral de l'animal intelligent qu'est devenu l'être humain.

2. La cohérence (rapport logique entre des idées) est la charpente d'une réflexion intelligemment élaborée par cet être humain et la déduction en découle et lui est concomitante.

3. La création cérébrale en est le produit.

Elle-même exaltée par 4. le sublime qui résulte de l'élévation de la pensée construite en dehors du matériel.

L'ensemble de ces démarches provoquant 5. l'évolution « exponentielle », résultant des actions posées dans l'infini futur de l'évolution du savoir et de son développement.

En guise de 6. conclusion, je me permettrai de disserter sur le sens de la pensée humaine : est-elle un mécanisme dû à des fonctions cérébrales en progression performante ou est-elle le support d'un message à décrypter ?

 

 

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10/02/2009

Le Sublime

Modeste Toulemonde cherche à comprendre :  Partie 8. Le Sublime  Parties précédentes :  (1) E=mc²  (2) Doù vient la vie ?  (3) Infini et Éternité  (4)  Les grands Initiés et le fondamental (5) Illusion et intelligence  (6) Darwin – Cohérence et déduction  (7) Évolution exponentielle

 

Définition du sublime :  Ce qu’il y a de plus élevé, dans l’ordre moral, esthétique, intellectuel (Grand Robert) – Très beau, très grand, très haut placé dans l’échelle des valeurs esthétiques ou morales (Hachette) – Qui est le plus élevé, en parlant de choses morales ou intellectuelles (Larousse) – Qui s’élève à une grande hauteur intellectuelle ou morale, en parlant des personnes (Littrè)

 

Le poète qui domine toujours en moi, va profiter de ce chapitre pour donner libre cours à des débordements  dithyrambiques qu’il espère de bon aloi pour magnifier cette précieuse faculté du sublime, que l’être humain a développée en affinant sa pensée pour lui faire atteindre les sommets du lyrisme.

 

Trois éléments ont engendré la vie et sont très rares ou absents dans l’univers : l’eau, l’air et le feu qui est, quant à lui, un phénomène physique  de combustion semblable à celui du soleil.  Notre planète terre, grâce aux  fantaisies du hasard, s’est créé un mécanisme d’évolution avec des étapes dangereuses et aléatoires qui a produit la vie, jusqu’à l’homme et son intelligence créatrice.

 

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L’EAU est notre milieu originel, le principal composant de notre corps  (65%) … la vie s’en abreuve … nos ancêtres marins en proviennent … l’eau c’est la mer, les ruisseaux, la fontaine …

 

C’est le frétillement des sources et la colère des torrents … la rosée sur la fleur et la perle sur la feuille …   la pluie au visage et le chant sur les vitres … les nuages qui se traînent et ceux qui bourgeonnent  … les brumes ouatées et les embruns fantômes… les papillons de neige et les flocons de soie …  les glaciers en couteaux et les sommets azurés … la mer bordée d’horizon et l’océan écumeux 

 

C’est elle aussi qui purifie, qui rafraîchit, qui coule, qui cascade, qui sauve, qui grossit, qui bénit, qui dort, qui stagne, qui goutte, qui inonde, qui tourbillonne, qui arrose, qui abreuve, qui lave, qui asperge, qui baptise, qui dilue, qui trempe, qui immerge, qui baigne, qui guérit, qui soigne, qui barbotte, qui jaillit, qui suinte, qui affleure, qui ondule …

 

Le chant de l’eau.

 

Pureté de l’eau

 Glissant au bout des doigts

  En larmes cristallines,

 Perles d’argent des sources,

 

Eau de douceur,

Eau de fraîcheur

Caressant nos corps lourds,

Fatigués du jour,

 

Eau qui paresse,

Eau qui languit

Et  marmonne

Dans les ruisseaux,

 

Eau de grandeur,

Eau de majesté,

Mangeuse de rivages,

Qui s’effondre en torrents

Et s’enroule en lourdes vagues

De mers et d’océans,

 

Tu es notre âme,

 la source de nos vies,

la fraîcheur de nos sens,

le satin de la nuit

Et le jour qui se mire.

 

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L’AIR  est un fluide gazeux constituant l’atmosphère et que respirent les êtres vivants ou encore : c’est un mélange gazeux de composition constante à l’état pur (en volume et à la surface terrestre, 21 % d’oxygène, 78 % d’azote et gaz rares en très petite quantité : 1 % d’argon, hélium, krypton, néon, xénon), souvent chargé d’impureté (acide carbonique, vapeur d’eau, traces d’hydrogène et d’ozone), et dont la masse forme l’atmosphère. (Grand Robert).

 

C’est le composant dans lequel nous « baignons » bien qu’il nous soit invisible et ne soit perceptible que lorsqu’il est en mouvement - il est alors : vent, souffle, brise, tempête, ouragan, typhon, cyclone, bourrasque, rafale, tourmente, bise, bouffée …

 

Il s’élève dans les vallées ;  il fraîchit le jour brûlant ;  il murmure dans les sources ;  il siffle et mugit depuis les sommets ;  il souffle, fait rage et s’engouffre dans les vallées ;  il hurle dans les torrents ; il bruit, chuchote, murmure, frissonne et frémit dans les branches ;  il fouette, caresse le visage ; il gonfle les voiles ;  il fait tourner les girouettes ; …  il est frais, froid, doux, chaud, tiède, léger, fort, violent, impétueux, furieux …

 

Il a pour noms :  Aquilon, Zéphyr, Tramontane, Fœhn, Mistral, Sirocco, Alizés, Mousson … et bien d’autres encore …

 

 

Le chant de l’air.

 

Ô toi, subtil ami

Qui en nos corps a mit

La vie de notre sang

Palpitant en nos flancs.

 

Ô toi, souffle du soir,

Baiser des matins clairs

Qui affleure la mer

Luisante en son miroir.

 

Ô toi, chanson d’Éole

Courbant les moissons folles,

Tu t’égares dans les monts

Les crêtes et les vallons.

 

Ô toi, souffle des voiles,

Au jour et aux étoiles,

Tu pousses les vaisseaux

Suivis de grands oiseaux.

 

Ô toi, fils des gros vents,

Tempête en océan,

Tu calmes en vain tes pères,

Rugissant, en colère.

 

Ô toi, parfum des cimes,

Dans le bleu de nos ciels,

Tu es notre arc-en-ciel.

Aux dieux que nous servîmes.

 

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LE FEU  est un dégagement d’énergie calorifique et de lumière accompagnant la combustion vive. (Grand Robert).


Les anciens, admirant le feu, ont cru que c’était un trésor céleste que l’homme avait dérobé aux dieux   (Fénelon – Traité de l’existence de Dieu)

 

L’homme a dominé le monde quand il a maîtrisé le feu qui éloignait les fauves, éclairait les grottes, trouait la nuit, rendait les aliments digeste, protégeait du froid … c’était une puissance céleste qui, lors des orages, enflammait arbres et forêts …

 

Les anciens considéraient le feu comme une manifestation de la divinité – Une colonne de feu conduisait Moïse et lui apparut dans un buisson (le buisson ardent) … L’Esprit Saint apparut aux apôtres sous la forme de langue de feu …  L’ange exterminateur brandissait une épée de feu …

 

Il était classifié comme la quatrième force, les trois autres étant celles de distance (de gravitation, magnétiques, électromagnétiques, électrostatique) celles de contact (frottement), et celles de cohésion ou liaison (atomes, molécules, ions).  Depuis Lavoisier, on considère le feu comme un pur phénomène physique.

 

Le feu provoque la combustion qui est une réaction d’oxydoréduction produisant de la chaleur  – Il exige un comburant qui fait brûler et un combustible qui brûle – certains corps donnent une flamme d’explosion lors d’un choc, d’un changement de pression ou d’une surchauffe locale (déflagration, explosion, détonation) (Hachette).

 

Le feu calcine les corps par ignition …  Le feu brûle quand il consume, calcine, embrase, enflamme … Il est ardent, incandescent … sous le choc produit sur certains corps , il jaillit en étincelle (silex qui enflamme l’amadou) … Par le frottement de deux corps inflammables comme le bois il s’échauffe et rougit et peut produire une flamme par ventilation (procédé primitif)  


Le chant du feu.

 

Tel l’envoyé ardent,

Il s’en vint sur la terre

 Ravager les arpents,

Aux forets, faire la guerre.

 

L’homme en fit un dieu

S’inclina devant lui,

L’adora en ses lieux,

Surtout quand vint la nuit.

 

L’homme en fit un frère

Qui éloignait les fauves,

Consolait ses misères

Par sa chaleur qui sauve.

 

L’homme s’en fit l’ami,

A son ventre soumis,

Transformant ses repas

Digérés sans trépas.

 

L’homme s’est allié

A ce fils de l’enfer

Pour fabriquer l’acier

Plus dur que n’est le fer.

 

Grand sorcier d’un autre âge,

Cher ami de nos soirs

Près de l’âtre volage

Nos rêves sont espoir.

 

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LE SOLEIL est l’astre qui donne la lumière et la chaleur à la terre, et rythme la vie à  sa surface (Grand Robert)


Il est producteur d’énergie, étoile moyenne du type jaune (rayon valant environ 100 fois celui de la terre, masse valant 330.000 fois celle de la terre), masse gazeuse à peu près sphérique, autour de laquelle gravitent, sur des orbites elliptiques, plusieurs planètes parmi les quelles se trouve la terre. Température de radiation (5870 ° C), densité moyenne (1,4).  Il comprend la chromosphère, la couronne, la photosphère (épaisseur 300 km) … (Grand Robert)

 

Il est éclatant :  « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement » (La Rochefoucauld)  

 

Il est pâle, ardent, brûlant, radieux, de plomb, lourd, luisant, clair …Il darde ses rayons, il dore et empourpre les choses, il brille dans le ciel, il étincelle et s’irise le matin … il éblouit quand on veut le regarder … Il grille, rôtit, dessèche … Il mûrit les fruits … Il calcine, consume, dévore, dessèche … il frappe … il noircit … il bronze … il se couche et s’endort … Il éclaire

 

Il est dieu : Amon Râ, Apollon ou  Phébus et le père de Phaéton …

 

Le chant du soleil.

 

Ô, bel astre du jour

Hautain en son séjour 

Écoute les prières

Des vivants de la terre.

 

Ecoute-les le soir

Quand meurt l’horizon

Pleurer  de ne plus voir

L’éclat de tes rayons.

  

Écoute le matin

La coq qui te salue,

La commère aux potins,

Les enfants dans les rues.

 

Écoute les prières

Des hommes de la terre

Qui t’implorent à genoux

De laisser ton courroux.

 

Écoute la chanson

De vulcain à la forge,

Des blés murs en moisson,

Et du vin qui dégorge.

 

Ecoute encor toujours,

Ces longs refrains d’amour,

Ce chant des amoureux

Que tu rends si heureux

 

Écoute aussi le soir,

Quand alors tu t’endors

La  nuit en voile noir

Te border, tendre alors.

 

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LA TERRE est la surface sur laquelle l’homme, les animaux se tiennent et marchent,  qu’il s’agisse de la surface terrestre, à l’état naturel ou aménagé, du sol d’une construction, d’une habitation, d’un véhicule et  c’est aussi la matière qui forme la couche superficielle de la croûte terrestre, considérée dans sa surface (Grand Robert).

 

La planète terre  est constituée d’une croûte de 35 km. (sous les continents), 5 à 7 km. (sous les océans) à 60 km.(cordillères des Andes).  En dessous de cette croûte se trouve une lithosphère de 100 Km (partie solide en plaque) qui glisse et peut plonger jusqu’à 700 Km. dans un manteau de consistance plastique, l’asthénosphère  (du grec asthenos, sans résistance).

Ce concept apparaît à la fin des années 1960 avec la révolution de la tectonique des plaques en même temps que le concept de mésosphère1. L'asthénosphère est comprise entre la lithosphère et la mésosphère. La profondeur de l'asthénosphère dépend donc directement de l'épaisseur de la lithosphère. Elle varie entre environ 100 km sous les océans (quelques km au niveau des rifts océaniques) et environ 170 km sous les continents. (Wikipédia)

 

Viennent ensuite le noyau externe (2270  km. d’épaisseur) et le noyau interne ou graine (1216 km. d’épaisseur) pour trouver le centre de la terre.


La terre est la surface et le milieu de la vie qui est née dans l’eau et s'est développée dans l’eau pour se répandre hors de l’eau ... La vie s’est créée «elle-même » en cycles (appelé aussi cycles du carbone) pour retourner à l’inerte organique et le développer en transformant matière et énergie,  selon la loi fondamentale de l’équilibre des forces qui régit l’Univers. (E=mc²)

 

La terre … nous la possédons …  nous la travaillons … nous la regardons transpirer dans le soleil … nous y enfonçons nos doigts pour la fouiller amoureusement … nous pénétrons sa glaise pour la façonner   Elle est meuble, légère, grasse, lourde, maigre, vierge, arable, humide,

 

Son argile est un cadeau des dieux : elle est en nos maisons, elle est en nos chaumières … elle est au feu comme au four …  elle est sur notre table en habit de porcelaine, elle est dans nos temples en vases antiques … elle est de céramique sur nos murs …

 

Elle se laboure pour les semailles …  elle se cultive, elle se moissonne, elle se défriche, elle se fume, elle se pâture, elle s’enclave, elle se boise …


Le chant de la terre.


Ô toi, bout d’étoile, que Phébus nous donna

Pour susciter la vie dans la mer en veillée,

Dormant dans un lagon, creuset qui façonna

Le départ du vivant en mer ensoleillée.

  

Ô doux et chaud limon, précieux nid de la  vie

Accorde en tes sillons la faveur des moissons

Qui montent vers le ciel, prières en unisson

Du pain de mes enfants et la joie de ma mie.

 

O toi, douce amante, qui nous endort le soir,

Chaude des feux du ciel et toute tiède encore,

Sois notre lit d’amour, notre couche d’espoir

Dans la nuit d’étoiles au ciel que tu décores.

 

Ô toi, sœur de la mer, qui guette les bateaux

Avec tous les enfants et l’ épouse en manteau,

Celle qui tend les bras et celle qui s’empresse

De retrouver l’absent qui attend ses caresses.

 

Ô toi, planète bleue, orgueil de l’univers,

Qui étale au soleil sa vie exubérante

Ses beaux jardins de fleurs, ses moissons abondantes

Donne-nous le printemps, éloigne les hivers.

 

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LA VIE est le fait de vivre, propriété essentielle des êtres organisés qui évoluent de la naissance à la mort en remplissant des fonctions qui leur sont communes (Grand Robert).


La physique, la chimie (…) se touchent, parce que les mêmes lois président à leurs phénomènes.  Mais un immense intervalle les sépare de la science des corps organisés, parce qu’une énorme différence existe entre leurs lois et celles de la vie. (Bichat, Recherche physiologique vie et mort, VII, in G. Canguilhem, la connaissance de la vie, page 117)


Les êtres vivants sont extrêmement abondants ; à plus de 350.000 espèces végétales s’ajoutent plus d’un million d’espèces animales  (Andrée Tétry – Encycl. Universalis).

 

Jusqu’aux expériences de Pasteur (1860-1866), la génération spontanée était acceptée comme origine de la vie (tiré de ibidem).

 

La majorité des scientifiques contemporains semble d’accord pour trouver l’origine de la vie dans un phénomène « prébiotique » qui se serait produit dans une « soupe primitive », lors des grands bouleversements tectoniques des premiers âges de notre planète.  (Voir aussi partie 2 : La Vie).

 

Tant que nous sommes en vie ou que nous restons en vie, même si nous ne sommes plus qu’un souffle de vie, nous ne sommes pas mort … la vie nous fait exister, être, respirer, palpiter, subsister, croître, grandir … nous profitons de la vie en coulant d’heureux jours et menant joyeuse vie … nous donnons vie et l’enlevons ou l’ôtons  … nous pouvons avoir la vie dure et survivre à nos malheurs …

 

 

 Le chant de la vie.

 

J’ai vu courir l’insecte

Que la rosée humecte,

 

J’ai vu l’oiseau agile

Sous l’arbrisseau fragile,

 

J’ai vu le lapereau

Blottir son doux museau,

 

J’ai vu le tendre agneau

Taquinant les moineaux,

 

J’ai vu la fière abeille

Sur la fleur qui s’éveille,

 

J’ai vu le papillon

Au chaud dans le sillon,

 

J’ai vu le tendre faon

Dormir près d’un enfant,

 

J’ai vu le roi des cimes

Survoler les abîmes,

 

J’ai vu l’eau du ruisseau

Courir sous l’arbrisseau

J’ai vu le ciel s’ouvrir

Pour la rose fleurir

 

J’ai vu le cerf altier

S’enfuir dans les sentiers

 

J’ai vu l’aigle élégant,

L’épervier arrogant.

 

J’ai vu enfin la fleur

Nous offrant ses couleurs.

 

J’ai vu la vie partout

Dans les prés et les champs,

Dans le ciel et dans l’eau,

Au doux soleil couchant

Et quand il est fardeau,

 

J’ai vu la vie partout

Sous la pluie qui caresse,

Sous le vent qui ne cesse,

Sous l’orage rageur,

Et l’ouragan vengeur.

 

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Le poète se penche encore un peu sur la nappe d’argent qui brille en son cœur.  Il y voit tant de choses inexprimables que son âme ne peut porter tellement elles sont subtiles, tellement elles sont évanescentes … 

 

Il voudrait tant atteindre ce sublime qu’il ressent dans son esprit mais qui reste en lui, qui lui démange l’âme … qu’il n’exprimera jamais faute de mots ou de phrases  … ou de cœur …

 

C’est l’insatisfaction dans le sentiment de l’inachevé … du lointain impossible … d’un rêve inaccessible … d’un éden perdu …

 

C’est la condition des « humains » …


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