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16/04/2017

1. Propos sur le bonheur

ÉTUDE SUR LE BONHEUR – ESSAI PAR

« MONSIEUR TOUT LEMONDE »

 

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---


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Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

 

ÉTUDE SUR LE BONHEUR - COMMENT LE RÉALISER ?

  1. Propos sur la définition.

.1 – Le bonheur est un sentiment furtif qui est difficile à réaliser et à obtenir. --- Il est tellement complexe et multiple qu’il est laborieusement défini par les grands dictionnaires.

 1.2 -  Si on s’en tient à son sens le plus philosophique et le plus idéalisé, il sera « l’état de la conscience pleinement satisfaite – Grand Robert » -

 1.3 – Cette définition nous amène à nous interroger sur l’état de conscience. Le terme garde une connotation religieuse et morale. --- Suivant le Grand Robert « (elle est la) connaissance intuitive par l’être humain de ce qui est bien ou mal, et qui le pousse à porter des jugements de valeur morale sur ses propres actes »

 1.4 – En ce qui concerne le bien ou le mal, il est important de préciser que ces notions sont essentielles au bonheur parce qu’elles contribuent à bien intégrer l’homme dans un milieu basé sur la solidarité de groupe. --- Toute transgression de cette règle est asociale et facteur de chaos. --- L’histoire nous rapporte le détail des supplices horribles qui sanctionnaient les contrevenants pour mieux marquer et impressionner les esprits sur la sanction cruelle appliquée devant un public terrorisé. --- Ces sanctions édictées par les potentats avaient pour but de mieux impressionner ceux qui enfreindraient ces lois. ---

 1.5 – Tout ce préambule pour bien souligner l’importance des relations humaines basées sur la solidarité qui implique une morale essentiellement altruiste. --- Tous les potentats et les « meneurs » de l’histoire ont prôné ce comportement à leur avantage. – Ils ont tous profité de la croyance en un Dieu ou des dieux sanctionnant les contrevenants, s’ils ne suivaient pas leurs lois. --- Les tables de la loi données à Moïse en sont les premières manifestations écrites. ---

 1.6 - Nos ancêtres, faute de connaissances dues à l'évolution et le savoir, ne trouvaient d'autres explication que l'existence d'un être suprême. --- Ils ne réalisaient pas l’irrationalité d’une sanction appliquée par cet être suprême à une créature qui n’a aucune responsabilité quant à son origine et que, d’autre part, il ait trouvé une action aussi farfelue que de placer celle-ci dans un déchet de soleil dans des conditions d’existence telles qu’elle manqua de peu la disparition ---

1.7-  Malheureusement, l'atavisme veut que l’homme soit un loup pour l’homme. --- Il ne fait que s’aligner sur la loi basique de l’univers qui est la sélection du plus fort au détriment du  plus faible et, en cas de saturation, de provoquer l’apparition de prédateurs. pour régulariser son expansion ---  Cette loi, essentielle dans l’Univers, résulte de son mécanisme évolutif, seule alternative à son existence, les autres étant inconcevables, puisque limitées. ---

1.8 - Nous sortons à peine de deux guerres fratricides et si nous connaissons une accalmie plus longue, elle est essentiellement due à la crainte du péril qui résulte de l’exploitation des forces nucléaires pouvant anéantir des populations entières, si pas toute l'humanité. ---

1.9 -  Bien qu’elle paraisse utopique, la solution reste une mutation de l’être humain vers un « homme nouveau » prônée par feu le professeur de Duve, prix Nobel, qui l’a bien étudiée et décrite dans un de ses livres. --- Ce grand savant prônerait une réaction de cet « homme nouveau » contre cette loi basée uniquement sur l’élimination du plus faible par le plus fort, en participant à la création d’une espèce nouvelle solidaire et altruiste qui gérerait cette expansion suicidaire.---                       
 

1.10 -  Le récent avènement du financier farfelu et incapable à la tête de la plus grande puissance du monde n’augure rien de bon quant à une solidarité mondiale basée sur l’entente entre les peuples pour réfléchir à ce problème. --- Le repli sur soi prônée par ce nouveau leader risque fort d’être communicatif, les états « riches » cherchant une autonomie profitable, en ne participant plus aux dépenses de solidarité. ---

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2 – Trente et une définitions du bonheur et propos sur le sujet par les philosophes, les penseurs, les écrivains et le commun des mortels.

2.1 - Le bonheur ne tenait peut-être qu'à l'équilibre des petites joies (comme arriver au passage piétons juste quand le bonhomme passe au vert) et des petits désagréments de la vie (comme avoir une étiquette qui gratte dans le cou).1. Quatre filles et un jean (2002) de Ann Brashares

2.2 - Nous vivons dans une société où l'égoïsme règne à outrance, où les hommes, pour atteindre leur bonheur personnel, n'hésitent pas bien souvent à provoquer le malheur de leur prochain. Journal de ma captivité (1923) de Philippe François Victor Baucq

2.3 - C'est la théorie de la capillarité, selon laquelle le bonheur de quelques-uns se répand et exerce ses effets sur le bonheur de tous.  - Ambiguïtés (2006) de Elliot Perlman

2.4 - Les gens heureux ne cherchent rien, et ne vont point avertir les autres de leur bonheur, les malheureux sont intéressants, les gens heureux sont inconnus. - Discours sur le bonheur (1779) de Emilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet

2.5 - Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme une récompense et non comme un but. - L'Alchimiste (1988) de Paulo Coelho

2.6 - Je tiens pour principes certains du bonheur qu'il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune. - Paul et Virginie (1787) de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

2.7 - Ma mère, à toi je me confie.
Des écueils d'un monde trompeur
Ecarte ma faible nacelle.
Je veux devoir tout mon bonheur
A la tendresse maternelle.

A ma mère de Alfred de Musset

2.8 - Je t'aimais. Je t'aime. Je t'aimerai. La conjugaison du bonheur !  - Olympe de Gouges (2012) de Catel Muller, dite Catel

2.9 - En permettant aux uns de duper les autres, la naïveté est un élément trop capital du bonheur humain, pour qu'on ne lui doive pas de l'indulgence. - carnets de Henry de Montherlant

2.10 - La confiance d'être aimé est le seul bonheur de la vie; mais c'est un bonheur appuyé sur une colonne de sable; en sonder l'intérieur, c'est s'exposer à la renverser absolument. Réflexions sur les passions et sur les goûts (1741) de François Joachim de Pierre, cardinal de Bernis

2.11 - Le véritable bonheur platonique est la fusion de deux esprits. - Beau parleur (2012) de Jesse Kellerman

2.12 -  Il n'y a rien de plus parfait que de trouver du bonheur à communiquer le sien. - Conférences de Notre-Dame de Paris (1835-1851) de Henri Lacordaire

2.13 - Mais le bien public est fait du bonheur de chacun. - La Peste (1947) de Albert Camus

2.14 - Ah ! Quel bonheur d'être libre, libre de la plus belle de toutes les libertés, celle de la pensée-Lettres parisiennes (1857) de Delphine Gay, dite Madame de Girardin

2.15 - On passe par différents goûts
En passant par différents âges :
Plaisir est le bonheur des fous ;
Bonheur est le plaisir des sages.

Tableau de la vie humaine de Stanislas Jean de Boufflers

2.16 -  Arrêtons de chercher le bonheur là où nous l'avons perdu - Magique étude du Bonheur (2010) de Vincent Cespedes

2.17- je préfère doucement laisser faire chaque instant
Sans me forcer sans me pousser
Je chemine de l'avant
Je n'ai jamais pris la peine de regarder derrière moi
Ma route s'en va tout droit
C'est le bonheur qui m'entraîne.

 Ma chère et tendre (2003), Itinéraire de Henri Salvador

2.18 - La vie n'a qu'un sens : y être heureux. Si la vie n'est pas synonyme de bonheur, autant ne pas vivre. - Carnets (1957), années 1930 à 1944 de Henry de Montherlant

2.19 - L'homme jouit du bonheur qu'il ressent, et la femme de celui qu'elle procure. Plaire n'est pour lui qu'un moyen de succès, tandis que pour elle, c'est le succès lui-même.   Les Liaisons dangereuses (1782) de Pierre Choderlos de Laclos

2.20 - Heureuse, elle eût été ravissante : le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard. - La Comédie humaine (1842-1852) de Honoré de Balzac

2.21 - Le bonheur est le parfum de l'âme, l'harmonie du cœur qui chante. - Les Précurseurs (1919) de Romain Rolland

2.22 - Le bonheur n'est pas un objet à posséder, c'est une qualité de pensée, un état d'âme. - Rebecca (1938) de Daphne du Maurier

2.23- Ce que nul ne partage avec nous nous est insupportable ; le bonheur lui-même nous serait douloureux à porter seuls. - Le Giaour (1813) de George Cardon, lord Byron

2.24 - Il est dur lorsque sur la terre
Dans le bonheur on a vécu
De mourir triste et solitaire
Sur les ruines d'un vieux cul.
Jadis dans une forêt vierge
Je fus planté sur le versant
Qu'un pur filet d'urine asperge
Et parfois un filet de sang.

Lamentations d'un poil de cul de femme (1854) de Jules Verne

2.25 - Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne. Nuances morales, nouvelles pensées . - (1899) de Marie Pochet Neveux, dite Marie Valyère

2.26- Le bonheur ne vaut d'être vécu que s’il est partagé. - Voyage au bout de la solitude (1997) de Jon Krakauer

2.27 - Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne. - Nuances morales, nouvelles pensées (1899) de Marie Pochet Neveux, dite Marie Valyère

2.28 - Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. - Les Plaisirs et les Jours (1896), Ephémère efficacité du chagrin de Marcel Proust

2.29 - Le bonheur tue les poètes. - Illusions perdues (1837-1843) de Honoré de Balzac 

2.30 -  On ne cherche pas le bonheur : on le trouve. - Le Jeu du roman (1995) de Louise Lambrich

2.31 -  Le bonheur est d'aimer bien plus que d'être aimé. -  Journal de voyage : de Bordeaux au Pont du Gard de Henri Beyle, dit Stendhal

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1

 

06/04/2014

Ch.00.0h - SAUVER LA PLANETE

SAUVER LA PLANÈTE

TENTATIVE DE SENSIBILISATION DE L’HUMANITÉ AU DESTIN CATASTROPHIQUE DE LA PLANÈTE SI ON NE MODIFIE PAS NOS COMPORTEMENTS SOCIAUX.

RELAI DES AVERTISSEMENTS DE FEU LE PROFESSEUR de DUVE, PRIX NOBEL DE PHYSIOLOGIE

APPEL AU PAPE FRANCOIS ET AUX AUTORITÉS POLITIQUES ET RELIGIEUSES  DU MONDE.

 

Conscient de l’importance de l’influence médiatique du pape François qui dans sa rencontre récente avec le « charismatique » Barak Obama n’a certainement pas manqué d’évoquer le problème, j’ai pris l’initiative, respectant l’ordre hiérarchique en vigueur dans l’Église catholique romaine, d’échanger un courrier dans l’intention d’atteindre les responsables de la planète pour une action de mobilisation de toutes les forces morales pour « étudier le problème », tant qu’il en est encore temps.

 

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Voir, en annexe, la lettre que j’aimerais faire parvenir au pape pour lui suggérer d’entreprendre une action de sensibilisation des autorités morales du monde à la problématique de l’avenir de la Terre en grand danger de surpopulation, entraînant une élimination des plus faibles et des populations sous-développées …

 

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1. Choix des moyens.

Réalisant que cette action sera difficilement soutenue par les leaders religieux, en raison de son caractère négatif dans le cadre de leur rivalité d’accroissement de leurs adeptes, je comprends qu’un leader, tel François 1er, puisse difficilement prendre position dans un sens qui nuirait au progrès en nombre de sa propre institution.

Aussi, faute d’interlocuteurs responsables, c’est à la base, comme le soulignait Christian de Duve, qu’il faut mener une action en profondeur…

Il est incontestable que le pape François et son « bras droit » Pietro Parolin, idéalistes réalistes sont « providentiellement » capables de lancer, par delà les leaders religieux engoncés dans leurs certitudes, un mouvement de solidarité mondiale pour sauver notre monde et l’avenir de nos enfants …

 Cependant, préoccupés prioritairement par l’avenir de leur institution « en perte de vitesse », et contestés quant au fond historique de l’origine de l’enseignement qu’ils promeuvent, ces deux nouveaux « patrons », n’ont pas d’autre alternative que de défendre leur institution et même la promouvoir …

Et comme eux, tous les leaders religieux et politiques du monde, en concurrence de recrutement, sont contraints de s’employer surtout a accroître leur nombre, tout en restant sourd aux prévisionnistes les plus optimistes qui prédisent une saturation inévitable et dangereuse de la planète par notre espèce en prolifération exponentielle constante…C’est, à la suite de ce constat, que j’ai l’audace d’entreprendre une action, la plus large possible sur le plan médiatique, de sensibilisation de l’humanité, à l’importance du danger et à son imminence, en utilisant tous les moyens à ma portée …

 

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2.  Appel à ceux qui sont conscients de l’imminence du danger

L’espèce humaine qui a développé l’intelligence et la pensée, … qui a inventé la conscience de l’individualité, … qui a dominé et transformé la matière,… qui a joué dangereusement avec des forces qu’elle maîtrise difficilement, … qui a rêvé à l’impossible, … qui a imaginé le futur et qui a inventé le bonheur et le malheur dont elle peut prendre conscience, … cette descendante des anthropoïdes devrait être capable de maîtriser son expansion en surmontant un instinct naturel atavique de rivalité de clan et d’élimination des faibles pour faire place à une politique planétaire de solidarité « universelle » …

Ce qui fut l’apanage, autrefois, des « idéalistes » et autres « rêveurs », tel Jésus de Nazareth,  devient maintenant la motivation des réalistes et de ceux qui sont conscients qu’il n’y a pas d’autres alternatives pour « sauver leurs descendants » de ce qui peut devenir la fin atroce de leur « monde »

Un vieux bonhomme, conscient du danger qui menaces ses enfants et petits-enfants, vous en conjure : … un grand mouvement doit se créer, … tel le filet d’eau qui grossit de l’apport de tout petits ruisseaux, pour former des  « rivières et des  fleuves » de nouvelles initiatives et actions que la « toile » peut susciter partout dans le monde …  

Un énorme réseau de « sauveur de notre descendance » peut ainsi se créer pour ébranler les autorités « morales » du monde, davantage rendues conscientes du danger qui menace la planète …

Ce vieux bonhomme de 84 ans vous conjure de croire en l’avenir, … l’humanité doit se réveiller de la torpeur de son bien-être  « de pain et de jeux » qui les motivent principalement mais les endort, pour soutenir ceux qui veulent sauver l’humanité en militant en faveur de cette seule chance de sauver l’espèce humaine … elle est loin d’être utopique si on s’y prend à temps et si on se résout à modifier fondamentalement nos mœurs …

La foi soulève les montagnes … Les petits ruisseaux font de grandes rivières et des fleuves qui font les mers …

La toile est un outil prodigieux, qui vient à point nommé pour favoriser une mobilisation générale de tous ceux qui sont conscients de ce danger …

Que les parents, ceux qui sont le plus immédiatement concernés par l’avenir de leurs enfants et petits-enfants, se mobilisent pour soutenir toute action qui milite en faveur de cette prise de conscience d’un danger planétaire. … pour aboutir à ceux qui ont le pouvoir de changer le monde, les religieux et les politiques, rassemblés dans un colloque mondial d’étude du problème …

Que les grands « idéalistes », souvent traités de rêveurs, se mobilisent eux aussi pour apporter le soutien de leurs adeptes et de ceux qui les suivent pour mener des actions allant dans le même sens …

Si des initiatives existent dans le monde, qu’elles se manifestent pour unir les forces ! …

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3.  Seule solution logique : maîtriser les excédents, réguler la fécondité

Quand on analyse le problème, la seule solution logique est de stopper l’accroissement  en maîtrisant les excédents et en régulant  la fécondité

La nature ne cesse de nous fournir des exemples d’espèces en surnombre s’autodétruisant dans des endroits confinés … Le phénomène a même été reproduit en laboratoire avec des souris …

Notre morale et l’éthique de l’homme civilisé ne peut se résoudre à telle extrémité.  La seule solution qui va à l’encontre de l’instinct atavique de se reproduire n’est autre qu’une politique solidaire de régulation de la fécondité …

C’est là, que nous rencontrons la difficulté majeure d’une opposition des religions et des états qui perdent leur principal moyen d’extension et de renouvellement de leurs forces vives, d’autant plus que celui-ci diminuera en raison des avancées de la science quant au prolongement de la durée de vie, qui devra tenir compte du maintien de l’équilibre entre naissances et décès …

La seule solution envisageable sera donc de modifier fondamentalement nos règles et concepts de vie en société qui devront s’adapter à cette nouvelle situation d’adaptation à l’espace vital disponible …

Une stricte régulation des naissances devra impérativement être imposée par un organisme central « mondial », gérée, par exemple, par l’ONU qui sanctionnerait et aurait les moyens de son action …

Les prévisionnistes les plus réalistes prédisent que la situation démographique actuelle conduit tout droit à la saturation de l’espace vital de l’humanité.

Aussi, faudra-t-il, en amont, tenir compte de l’incidence de l’allongement de la durée de vie, en  raison des avancées de la science et des nouvelles techniques médicales de guérisons et de prolongement de l’existence,

et en aval, pour garder une démographie contrôlée, il sera nécessaire d’assurer  l’efficacité d’un contrôle stricte du nombre de naissances assuré par un organisme supérieur omnipotent …

Une question d’éthique viendra naturellement à l’esprit  : Le futur sera-t-il celui de « l’homme éprouvette » renouvelé en fonction des besoins ? … nos descendants étant contraints de s’adapter à ces nouvelles donnes …

Quant à l’émigration vers d’autres habitats, est-elle concevable ?

 

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4. Soyons cependant optimiste : si nous nous organisons,  dès que possible, nous irons vers un monde différent mais meilleur parce que solidaire …

Il faut rester optimiste quant à cet avenir, parce qu’il apportera à l’homme une vie meilleure, organisée dans l’entente et la promotion des valeurs …

Abandonnant nos modes de vie actuels, axés sur l’égoïsme et le profit, le monde de demain devra, dans un esprit compétitif de concurrence des valeurs, privilégier une collaboration émulative

Il ne s’agira plus d’éliminer un adversaire, mais de faire prévaloir ses objectifs concurrentiels … tranché par un arbitre, en cas de contestation …

L’humanité doit s’organiser socialement en privilégiant « l’amour de l’autre », autrement dit dans un langage technique et social  :  en considérant l’autre comme un « collègue  » dans le sens social de celui qui poursuit un même objectif, c’est-à-dire  la fraternité  en vue de rendre possible la vie sur une planète saturée …

En conclusion, nous devons faire face au grand danger futur des conflits exterminateurs, pour faire de la place aux plus forts, en exterminant les faibles et les sous-développés …

Seuls, un bouleversement de nos traditions de vie en société toujours axées sur le « chacun pour soi » et le profit, peut sauver l’humanité en péril d’anéantissement dans un futur lamentable et douloureux ...

Pensons à notre descendance qui nous reprochera cette apathie …

 

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5.  Une solution : partir de la « base ».

C’est « à la base », qu’il faut en priorité agir,  auprès des « éducateurs » qui devraient, dès la maternelle, idéaliser davantage  les enfants à l’estime de l’autre … ne plus le considérer comme un adversaire, un concurrent … il est un collaborateur avec des moyens différents, même s’ils sont inférieurs …, ce qui sous-entend une saine et  loyale rivalité de moyens en fonction des capacités et ambitions de chacun …

Cependant, il est indéniable que ce sont les parents qui, les premiers, forment le caractère de leur enfant … C’est même chez eux que l’action devrait commencer, dès qu’il sort d’une conception identitaire centrée sur son « moi », instinct primitif naturel et indispensable à l’évolution des êtres vivants, favorisant la sélection des plus performants …

Il est évident que, dans nos sociétés avancées actuelles, ce sont les parents et les éducateurs qui prioritairement et essentiellement forment le cerveau de l’enfant en quête de ses « espaces » et de son entourage matériel et humain,

C’est alors que celui-ci doit considérer l’autre non plus comme un rival ou un adversaire, comportement naturel et atavique, mais en faire le complément indispensable à sa vie en société dans la quête de ses espaces et de son environnement.

Cette démarche est capitale mais sous-entend le rejet de l’instinct naturel atavique du plus fort qui écarte, élimine ou asservit le plus faible …

On peut constater  que l’enfant, dès ses premiers contacts sociaux, cherche à éliminer un adversaire, en le « tuant » …

Dès que les hommes se sont regroupés pour se défendre ou s’étendre, les guerres, les conflits armés entre bandes rivales n’ont pas eu d’autres objectifs que de « supprimer» l’adversaire … en le tuant, le diminuant physiquement ou le réduisant à l’esclavage …

Dans les jeux aussi, on résout la rivalité par l’élimination physique de l’adversaire … les jeux vidéo les plus recherchés sont ceux qui « liquident » l’adversaire en le « tuant » ou le détruisant, … Cette action est moralement malsaine, mais établie voire encouragée … elle devrait être remplacée par  l’écartement provisoire du perdant …

Les conflits quels qu’ils soient ne devraient plus aboutir à l’élimination de l’adversaire … La supériorité de l’autre doit être reconnue, dans un contexte de discipline ou d’accord tacite … Notre société doit adapter sa morale et son « modus vivendi » à cette donne essentielle, devenant même fondamentale.

 

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6.  Suggestions et références : ce qui devrait changer.

L’essentiel du message que nous a laissé le professeur de Duve, peut s’exprimer ainsi : la conception traditionnelle et atavique  de la vie en société doit être remplacée par une nouvelle attitude, privilégiant la solidarité, seule capable de sauver l’humanité de l’autodestruction

Les paroles que le professeur retient de « Jésus de Nazareth » sont pour lui essentielles : « Aimez-vous les uns, les autres » 

Ce slogan, leitmotiv du christianisme, exprime le grand mouvement de solidarité qui devrait mobiliser les êtres humains … D’autres sages ont tenu des discours analogues, axés sur la considération et le respect de nos semblables … excluant la haine et l’agressivité …

Les lois nouvelles de ce monde nouveau devraient prioritairement condamner pénalement toute transgression de cette règle.

Il faut, cependant, reconnaître que la justice des nations évoluées actuelles est devenue performante et les magistrats du troisième pouvoir, le judiciaire (les autres étant l’exécutif et le législatif) sont bien organisés et disciplinés pour appliquer une justice équitable.

Le pouvoir législateur, quant à lui, devrait dans son code déontologique prévoir l’absence de solidarité comme un manquement grave à la vie en société et le sanctionner sévèrement et efficacement…

L’indifférence sociale doit être une faute grave qui ne pourrait plus être tolérée … Des règles strictes de vie en société devraient être établies, comportant des obligations sociales pour le bien-être de tous et de chacun en particulier …

L’égoïsme est le pire des maux sociaux … Il est atavique, aussi cet instinct primitif devra-t-il être combattu vigoureusement et condamné.

L’histoire d’une humanité guerrière remplit nos manuels et sont relatés avec emphase et complaisance à la gloire du pays des enseignants … Les conflits sont montés en épingle, décrivant avec orgueil les exploits des chefs de guerre et des potentats ambitieux ce n’est que depuis peu de temps que les malheurs et les misères qui les ont accompagnés ou suivis, sont relatés prudemment

Les deux dernières guerres mondiales ont rivalisés d’horreur et de souffrances …

Cependant, il faut reconnaître que, depuis une bonne soixantaine d’années, à part quelques conflits locaux, le monde connaît une paix relative, surtout à cause de la menace atomique qui anéantirait les belligérants et probablement une bonne partie de la planète …

Il n’en reste pas moins, qu’à l’heure actuelle, on constate que notre monde est principalement malheureux, la plupart espérant un bonheur que lui promettent les croyances, en le situant après notre mort, dans un au-delà hypothétique …

En ce qui concerne les moyens mondiaux d’établir des règles, la charte des Nations Unies a bien tenté, dans l’euphorie des idéalistes de l’après-guerre, de légiférer des principes fondamentaux, qui furent jugés par la suite trop machistes … Depuis, les textes ont été modifiés dans tous les sens sous pressions politiques diverses, mais ne sont pas appliqués en réalité …

Peut-être serait-il utile que les spécialistes et les responsables  de ces institutions se rencontrent et s’efforcent de rédiger des textes cohérents des grands principes malgré les désaccords inhérents à la multiplicité philosophique et sociale des participants …

 

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7.  Conclusion : apprenons le bonheur pour un futur heureux.

Nous devrions adopter le slogan : « Apprenons le bonheur pour un futur heureux »

Apprendre le bonheur est le plus important des enseignements futurs, les maîtres et les parents doivent en faire l’essentiel de leur action éducative … ils doivent l’intégrer dans toutes leurs actions … Toutes les matières doivent être revues et rédigées dans ce sens …

Si nous cherchons à définir le bonheur et que nous nous référons au Grand Robert, il lui donnera comme premier sens datant de 1121 : chance ou événement heureux (bon et heur) … dans un deuxième sens, datant du XVème siècle, il le définira comme étant l’état de la conscience pleinement satisfaite …

C’est relever toute l’ambigüité de la situation …, aussi, Lafaye dans son dictionnaire des synonymes s’efforcera-t-il de nous fournir les précisions suivantes :

« ce qui, dans l’usage, distingue surtout le bonheur de ses synonymes, c’est la fréquence de l’emploi que l’on en fait : il peut servir à définir les autres mots de cette famille (…) Le plaisir est le bonheur d’un instant, un élément du bonheur (…) Le bien-être est le bonheur physique, sorte de bonheur qu’on goûte (…) sans avoir besoin de posséder ou de développer la sensibilité morale (…) la prospérité est le bonheur objectif ou extérieur (…) la félicité est le bonheur subjectif (…) le contentement de l’âme … (cité dans les exemples du Grand Robert) … »

D’autres mots aussi serviront à affiner une définition exhaustive du bonheur … Ainsi le mot abrupte d’ataraxie définira l’état d’une âme que rien ne trouble, sa tranquillité, c’est l’état du sage, du « philosophe » … Un autre mot tout aussi « savant », eudémonisme, aura trait à ceux qui tendent vers le bonheur, ou aspirent, goûtent, jouissent du bonheur …

Tout ce préambule pour mieux démontrer que cet état est complexe, difficilement définissable en raison de la multiplicité des raisons qui le motivent ou le produisent …

Mais surtout il est important de souligner son caractère aléatoire et fugace, dans un contexte de vie en société, en raison de l’état d’esprit égoïste et égocentriste de l’être humain, hérité de ses antécédents biologiques, le poussant à considérer l’autre comme un rival à écarter …

Quant au mot « heureux », deuxième qualificatif de notre définition, il en précisera le résultat, l’état de permanence dans lequel se trouve celui qui ressent le bonheur … On le retrouvera normalement chez les « philosophes et les sages » ; d’autre part, on trouvera dans les dictionnaires l’appellation abrupte d’ataraxie : état d’une âme que rien ne trouble. …  

Ce qui démontre bien qu’ « apprendre le bonheur » devient une démarche complexe et d’autant plus difficile qu’elle n’est pas « naturelle » au comportement humain et contraire à son instinct de sélection …

Cependant, il faut reconnaître, devant l’évidence d’une situation de conflit d’espace qui se profile pour notre espèce  que  la seule alternative possible au futur catastrophique de l’humanité s’autodétruisant que prévoient depuis longtemps déjà, les plus pessimistes des spécialistes en démographie, ne peut être qu’une organisation rationnelle des espaces disponibles …

C’est la raison pour laquelle, nos descendants devront, comme le prône le professeur de Duve, préparer, dès maintenant, notre descendance à cette nouvelle « morale », centrée sur le dérangeant et difficilement acceptable « amour de l’autre » … en donnant au mot « amour » son sens premier défini, dans le Grand Robert, comme étant la « disposition à vouloir le bien d’une entité humanisée (comme le prochain) … et à se dévouer à elle »

Il est évident que cette attitude va à l’encontre de l’instinct de l’animal humain qui, par atavisme, privilégie la rivalité, éliminatrice de l’adversaire sur un plan personnel, tout en maintenant l’esprit de clan, indispensable à sa situation d’espèce sociale …

C’est la raison pour laquelle cette révolution des mentalités, d’autant plus difficile qu’elle est contrariée par l’ambiance égocentrique de la société actuelle, favorisant l’indépendance et la contestation de l’autorité, doit être entreprise progressivement et sagement à tous les niveaux sociaux et politiques, pour, dans un premier temps aborder et étudier le problème et ses solutions et dans un second temps organiser la société pour  les appliquer …

 

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CONCLUSION FINALE

Le monde doit s’organiser dans l’harmonie du bonheur partagé SINON, il disparaîtra dans l’égoïsme et l’anarchie …

Nous devons œuvrer dans ce sens dès maintenant … pour que nos descendants ne  nous reprochent pas l’inertie de l’indifférence et d’un égoïsme coupable …

 

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« Il n’est pas trop tard, mais il est temps … »

Paul-Henri Spaak, à la tribune des Nations Unies … déjà, en 1950, directement après la guerre, lorsque les « blocs » est et ouest risquaient de s’affronter dans un conflit que les armes atomiques, pourtant primaires à l’époque, pouvaient rendre apocalyptiques.

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« Si on ne fait rien, on va droit dans le mur … »

Professeur Christian de Duve, prix Nobel de physiologie qui prône une limitation générale des naissances … Si on ne fait rien, continue-t-il, l’humanité pourrait disparaître et pas à très longue échéance.  Je suis ébloui par le passé que j’ai connu et effrayé par l’avenir (Entretien avec Guy Duplat, le 1er octobre 2012, paru dans La Libre Belgique)

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 Le 30 octobre 2011, nous avons atteint les 7 milliards de «Terriens »

Suivant l’ONU, dans une publication de 13 juin 2013, les projections de la population mondiales établissent les seuils de 8 milliards et demi en 2030, de 9 milliards et demi en 2050 et de dix milliards et demi en 2080, dépassant les limites de saturation les plus optimistes de la planète, évalués à une dizaine de milliards …

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Annexe

 

LETTRE OUVERTE D’UN OCTOGÉNAIRE INQUIET POUR L’AVENIR DE SA DESCENDANCE

AU PAPE FRANÇOIS 1er , LE « LEADER » DE LA CATHOLICITÉ

 

Très Saint Père,

En désespoir de cause, je m’adresse à vous, responsables de la catholicité dans le monde, pour soutenir l’action du regretté professeur de Duve qui depuis plusieurs années cherche à sensibiliser le monde au danger imminent de surpopulation qui le guette et que seule une contrainte générale de limitation des naissances peut solutionner …

Comme le souligne le célèbre professeur émérite, prix Nobel de physiologie (médecine) discipline qui se consacre aux phénomènes généraux suscités par la vie, si l’humanité ne change pas fondamentalement son mode de vie, elle va droit à la saturation de son espace vital, entraînant inévitablement l’élimination des plus faibles par les plus forts …

La seule solution, proclame-t-il, est de promouvoir une action mondiale de régulation des naissances qui, le reconnaît-il, ne va pas sans poser un immense problème moral au niveau de l’éthique sexuelle …

Dans ce domaine, les religions du « Livre », leaders de la pensée mondiale, dictent, au contraire, le « croissez et multipliez-vous » des écritures …

Avec votre avènement récent en tant que chef du plus radical des mouvements religieux en ce qui concerne l’éthique sexuelle, je me permets, vieil homme de 84 ans, de m’adresser directement à vous pour vous implorer de mener une « action de réflexion » sur l’avenir de l’humanité en péril d’autodestruction … Il vous appartient de créer un mouvement œcuménique mondial de réflexion sur le problème, afin d’envisager des solutions en accord avec l’éthique de chacune des confessions …

Votre Sainteté, puisque l’usage veut que l’on vous appelle ainsi, d’origine modeste, vous qui venez tout droit d’une région surpeuplée, vous qui étiez pauvre avec les pauvres, ayant connu la misère et l’angoisse des lendemains sans avenir de ceux  qui vous entouraient, vous êtes devenu l’homme providentiel qui peut rassembler le monde dans une action de changement allant dans le sens de celui que prônait le regretté prix Nobel …

La morale sexuelle de l’église romaine semble inflexible en ce qui concerne l’acte sexuel qui ne peut se réaliser qu’en raison de sa finalité … Par sélection, la nature (Dieu pour vous) a promu et même exacerbé l’appétit et le plaisir sexuel qui est cependant une raison de la stabilité du couple ... Il est utopique de croire que l’être humain ayant développé l’appétit sexuel par sélection des plus féconds, pourra limiter les naissances par la seule abstinence … Les moyens contraceptifs sont seuls envisageables et même nécessaires pour l’harmonie des foyers …

Ma famille est fondamentalement croyante … J’ai été élevé dans cet esprit et j’ai fait des études secondaires dans un petit séminaire de l’ordre des missionnaires spiritains … Une maladie grave (tuberculose) m’en a arrêté pendant trois ans… Ma destinée devint, par la suite, celle d’un chef du personnel d’une importante société pétrolière … C’est dire combien l’expérience acquise et la maturité m’ont permis de porter un jugement clair et valable sur le problème …

Ce qui me hante, jusqu’à l’obsession, c’est l’avenir de mes petits-enfants … Quand je les vois s’ébattre autour de moi, l’angoisse me prend quand je réalise l’avenir terrible qui les attend si on ne change pas « fondamentalement » la morale de notre société …

Cessons de rivaliser par anéantissement identitaire des plus faibles… Au contraire que l’émulation permette d'être performant dans l’intérêt général tout en respectant la valeur humaine de chacun  … Soyons tous solidaires de l’avenir d’une humanité en péril d’autodestruction … Ce n’est pas par vertu qu’il faut le faire, mais par nécessité … Notre descendance pourrait nous reprocher une coupable apathie …

C’est à bout de force et d’arguments que je termine cet appel en m’écriant : Il n’est pas trop tard, mais il est temps …tellement la tâche est « immense »  …. « Votre Sainteté » peut marquer l’histoire en inaugurant une ère de solidarité générale au-delà des croyances et en accord avec elles …

J’ai l’honneur d’être avec le plus profond respect, de Votre Sainteté, le très humble et dévoué serviteur.

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10/12/2010

Ch. 29.8b - L'associativité, facteur essentiel de l'intelligence

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures

 

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

 

Cliquez sur le poste pour l’obtenir immédiatement.

 

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Ch. 29.8b - L'associativité, facteur essentiel de l'intelligence.


Vivre en groupe : l'associativité est un des facteurs essentiels à l'éclosion de l'intelligence ...  La vie en groupe a ses exigences : soumission aux plus forts ou aux plus intelligents, mais aussi ses avantages : le nombre, la force des plus forts, les réalisations des plus doués.

Depuis « L'East Side Story » et les émigrations, les femelles des anthropoïdes, moins musclées et handicapées par la maternité et les soins aux jeunes, ont dû s'adapter à  un nouveau biotope découvert et dangereux en acceptant la protection de leurs congénères plus costauds ou plus intelligents.

La vie en groupe développe la communication (premières manifestations de l'intelligence) :   création de gestes significatifs,  utilisation de l'organe vocal (appel, renfort du geste, transmission de la peur, de la satisfaction, du plaisir, de la proximité du danger ...)

Les mâles dominants imposeront leur hiérarchie aux femelles et aux mâles plus jeunes ou plus faibles ... Les premières bandes ce sont créées, les premiers groupes se sont formés et  les premières tribus, les premiers clans, ... fondements essentiels et toujours actuels de nos sociétés.

Pour être cohérente, une pensée doit être le résultat d'un processus résultant de la connaissance.  Cette connaissance comporte un apprentissage antérieur aboutissant au langage, transmis ensuite par l'écriture.

De rudimentaire, celui-ci devient très élaboré afin d'exprimer des nuances qui permettront de pousser au plus loin une faculté qui s'est particulièrement développée chez l'être intellectuel : le raisonnement.

Le raisonnement doit être bien structuré pour être cohérent.  Il s'agit d'un mécanisme mis en place par l'éducation, l'instruction et l'expérience.  L'être humain a généralement besoin d'une petite vingtaine d'années pour maîtriser valablement cette faculté.

La déduction est une fonction de l'intelligence.  Le raisonnement est un processus complexe de l'intelligence qui cherche à construire par la pensée la solution à un problème posé.

La déduction déclenche le raisonnement et le raisonnement déclenche la déduction. Il s'agit d'un processus qui aboutit à une solution, elle-même perfectible : c'est ce qu'on appelle le progrès

Comment la déduction et le raisonnement se sont-ils développés dans le cerveau humain ?  On peut affirmer que les plantes ne raisonnent pas et  les animaux non plus. Ils posent cependant des actes et se comportent comme des êtres intelligents.

On pourrait dire qu'ils déduisent mécaniquement comme un ordinateur programmé : ils n'inventent pas individuellement comme l'homme. S'ils le font, c'est par accident fortuit qui peut s'inscrire dans leur mémoire génétique et celle de leurs descendants et avec la patience du temps être à la base d'une modification de comportement ou préparer une mutation.

Certains animaux placés dans des contextes particuliers ont des comportements intelligents.  Les animaux domestiques, surtout ceux qui vivent en symbiose avec l'être humain, comme le cheval, le chien et le chat ont des comportements dit intelligents : ils arrivent à déduire, à prendre des options « intelligentes » ou « embryonnairement  intelligentes ».  Tout observateur attentif du comportement des animaux domestiques a pu vérifier par lui-même ce phénomène.

Que penser de tout cela ?  Nous nous permettrons de développer une théorie en portant notre réflexion sur le long processus de développement du cerveau humain vers l'intelligence qui nous amènera à conclure que l'intelligence est un aboutissement logique du phénomène évolutif de l' « homo sapiens » placé dans son contexte environnemental.

Est-elle en puissance dans la matière comme la cellule, l'atome, les quarks et l'énergie, comme serait présente également la vie. ?  Quel mobile va la pousser à se manifester, car ce n'est pas parce qu'elle est en puissance qu'immanquablement elle va produire des effets car l'éclosion de l'intelligence est soumise à  des conditions aussi ténues et aléatoires que celles qui ont présidé à l'éclosion de la vie ? (Théorie de Theilhard de Chardin)

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Dans cette recherche des racines de l'intelligence raisonnée, et surtout de son éventuelle origine « surnaturelle », il est indispensable de remonter au plus loin dans l'histoire de « l'homo ».  En premier lieu, je me permettrai de reproduire « in extenso » l'introduction au chapitre 11, intitulé «  le façonnement de nos gènes », du livre du professeur Christian de Duve « Génétique du péché originel ».

Nous sommes, tout comme le reste du monde vivant, en grande partie les produits de la sélection naturelle.  Nos gènes sont là parce que, à un certain stade de l'évolution, ils se sont montrés utiles à la survie et à la reproduction de leurs propriétaires ou, du moins, n'étaient pas suffisamment  nocifs pour que leurs propriétaires soient éliminés. Quelque 98,5 % de ces gènes existaient dans le dernier ancêtre que nous avons en commun avec les chimpanzés et furent acquis au cours du long  chemin qui conduisit des premières formes de vie présentes sur la Terre il y a plus de 3,5 milliards d'années à la dernière bifurcation qui a séparé la branche primates des hominidés de celle des chimpanzés, il y a quelque 7 millions d'années.  Ces gènes rendent compte de toutes les propriétés que nous partageons avec les chimpanzés.  Nous devons à ce qui reste, soit, 1,5 %, ce qui nous fait spécifiquement humains.  Cela paraît peu, mais c'est encore beaucoup : un texte générique d'environ 45 millions de « lettres », un volume d'épaisseur respectable. (page 150)

J'en retiens que ce « texte générique » d'environ 45 millions de lettres, contient l'entièreté des connaissances enregistrées dans le cerveau de l'auteur des lignes qui précèdent, le Professeur Christian de Duve, mon maître à penser, qui les a accumulées en 93 ans (c'est son âge, il est né un an avant la fin de la guerre 14-18)  lui permettant de tirer les conclusions qu'il énonce dans son dernier livre (mis à jour en février 2010).

Pour en revenir au caractère hasardeux des circonstances qui fait que nous sommes là, il est important de souligner les éléments suivants mis en exergue par le professeur (repris entre guillemets) : « ... le nombre d'individus impliqués à un stade quelconque de l'hominisation a dû être très petit, ne dépassant probablement jamais quelques milliers, voire beaucoup moins. »...la probabilité d'une grande variété de mutations dans un lot aussi restreint de population en est réduite d'autant ... et sera insignifiante,  si on tient compte d'une durée de 50 millénaires  ... (page 151)

Autre fait important, signale le professeur, « la population était probablement divisée en petites bandes de quelque 30 à 50 membres, étroitement consanguins et liés par parenté.  Dans une telle situation, toute mutation favorable qui se présentait avait une bonne chance d'être exploitée efficacement, car elle se répandait rapidement au sein du groupe en fournissant à ses membres une supériorité sur ceux des autres groupes qui ne bénéficiaient pas du même avantage. » (page 151)

A ce stade de mon exposé, il est important de rappeler que le facteur essentiel de l'hominisation est le passage de la quadrupédie à  la bipédie qui libérait les bras et les mains et  développait  l'habileté manuelle ... et la création  d'auxiliaires matériels pour assister la quête de nourriture par l'utilisation d'outils de pierre de plus en plus élaborés et perfectionnés ...

La position debout, devint habituelle pour surveiller les prédateurs au-dessus des hautes herbes favorisant  le redressement du squelette jusqu'au bipède performant que nous sommes devenus. (Théorie de l'East Side Story)

« Les jambes sont devenues plus longues, les bras plus court ;  les pieds se sont adaptés à la marche, les mains à la préhension ;  la colonne vertébrale, le bassin et les épaules ont tous subi les modifications qui facilitaient la station debout et la marche correspondante ;  la position de la tête par rapport au reste du corps fut modifiée ;  les muscles, les nerfs, les vaisseaux sanguins et les viscères suivirent le squelette dans son évolution de manière à permettre de nouveaux mouvements et l'adaptation à des distributions pondérales différentes. (Professeur de Duve, « Génétique du péché originel » page 153)

«...  On rencontre ici ce qui a peut-être été un stade crucial de notre histoire, dans lequel la sélection naturelle a pu renforcer dans nos gènes deux traits qui s'y trouvaient déjà mais qui devinrent progressivement plus importants au fur et à mesure que s'améliorait le pouvoir des individus d'agir dans un but déterminé : la solidarité à l'intérieur du groupe et l'hostilité entre groupes, manifestée surtout par les mâles. » (Professeur de Duve, « Génétique du péché originel » page 154)

Le professeur signale le troisième stade de l'hominisation : la migration ... La recherche de nourriture, à la suite, peut-être, de troupeaux migrants fut probablement un facteur ... Ces groupes migrateurs rencontrèrent des climats et des milieux différents ... ce qui peut avoir provoqué une perte de pigmentation dans les régions septentrionales où les faibles rayons ultraviolets émis par un pâle soleil devenaient un atout plutôt qu'un handicap ...  (pages 154 et 155 de l'ouvrage précité).

Christian de Duve conclue cet important chapitre en posant la question métaphysique essentielle : « l'hominisation est-elle un hasard ou une nécessité ? Le sommet de l' évolution ou une étape ?

Nous n'avons pas de réponses à  ces questions, dit le professeur ... « La naissance de l'humanité fut-elle le fruit d'un concours extraordinaire de circonstances, d'une conjonction unique entre un accident génétique improbable et des conditions environnementales qui se sont trouvées par hasard convenir à la mise à profit de cet accident » (page 155) ... ou bien ne fallait-il qu'une « chiquenaude » pour déclencher un processus qui était inscrit dans les gènes ...  mais quelle a pu être cette « chiquenaude » ? ... « Si elle n'avait pas eu lieu, un autre événement aurait-il pu mettre les choses en route ? » ... « ... on est tenté de supposer que, si les événements avaient été différents, la chiquenaude nécessaire aurait néanmoins fini par être donnée, tant est impressionnant le caractère apparemment obligatoire du processus, une fois déclenché. » (page 156).

 

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