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11/02/2011

Ch. 29.9g - Les trésors de l'existence : le soleil

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite) créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l’ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l’obtenir immédiatement

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Ch. 29.9g -  Les trésors de l'existence : le Soleil

 

LE SOLEIL est l'astre qui donne la lumière et la chaleur à la terre, et rythme la vie à sa surface (Grand Robert) (du latin Sol - en grec Hélios) : Demi-grand axe de l'orbite de la Terre : 149.597. 870 km ...  Distance du centre de la voie lactée : 2,50x1017 km ou  8700 parsec  ...  Vitesse :  217 km/sec ...  Diamètre :  1.392.000 km  ...   Surface :  6,09x1012 ...  Volume :  1,41x1018 km 3 ... Masse : 1,9891x1030 kg  ...  Température au centre : 15,1 MK - à la surface 57 81 k - à la couronne : 5 MK  ... Son rayon vaut environ 100 fois celui de la terre ...  et sa masse environ 340.000 fois celle de la terre ... densité moyenne : 1,4 ... Comprend la chromosphère, la couronne et la photosphère (épaisseur 300 km.)

Le soleil est un gros producteur d'énergie, l'étoile centrale du système solaire ... C'est une étoile moyenne du type naine jaune qui transforme dans son centre  de l'hydrogène en hélium par un processus de fusion nucléaire ...

La chaleur dégagée par le soleil augmentera au fil du temps ... A long terme, dans plusieurs centaines de millions d'années,  elle atteindra un niveau tel que la vie ne sera plus possible sur terre ... il épuisera  ses réserves d'hydrogène dans un peu plus de cinq milliards d'années ... Il s'effondrera alors sur lui-même en se transformant en naine blanche, très dense et peu lumineuse ... il se refroidira ensuite pour devenir une naine noire ...

Il fait le tour de sa galaxie en 250 millions d'années ... des changements importants de la faune et de la flore sont dus à son passage dans des nuages d'électrons  du plan galactique provoquant des périodes de glaciations ...  Il tourne sur lui-même avec une période de 27 jours terrestres   ... comme ce n'est pas un objet solide, il subit une rotation différentielle qui le fait tourner  plus rapidement à son équateur (25 jours) qu'à ses pôles (35 jours) ...

Le système solaire est situé dans la voie lactée qui est une galaxie du type spirale barrée (les bras spiraux n'émergent pas du centre de la galaxie, mais d'une bande d'étoiles traversant ce centre).  Cette galaxie est d'un diamètre d'environ 100.000 années- lumière et contient 200 milliards d'étoiles ...  La situation  de notre système planétaire est favorable à l'évolution de la vie sur terre en le situant dans une zone privilégiée de stabilité interstellaire lui évitant des collisions catastrophiques ...

Dans notre galaxie, on compte relativement peu d'étoiles distantes de moins de 10 années-lumière du Soleil, le système plus proche étant celui d'Alpha du centaure à 4,4 années-lumière ...

C'est l'énergie solaire qui rend possible la vie sur Terre par apport de chaleur et de lumière permettant la présence d'eau à l'état liquide et la photosynthèse des végétaux (phénomène qui permet aux plantes et certaines bactéries de synthétiser de la matière organique en exploitant la lumière du soleil, grâce à la chlorophylle qui est un pigment assimilateur des végétaux photosynthétiques responsable de la couleur verte des végétaux   -  la longueur d'onde la moins absorbée du rayon lumineux étant le vert, c'est sous cette couleur que la feuille nous apparait)

Il est incontestable que notre planète n'est qu'un minuscule « déchet de soleil » puisque à lui seul, le soleil représente  99,86 % de la masse totale du système solaire ... Les 0,14 % restants représente la masse des planètes dont la terre, une des plus petites ... Elles sont au nombre de huit (si on exclue Pluton que les scientifiques hésitent de qualifier de planète) : En donnant  à la terre un diamètre équatorial et une masse de 1 ... Mercure a un diamètre de 0.382 (0.06 de masse) Vénus  0,949 (0.82)... Mars 0.532  (0,11)  ...Jupiter 11,209  (317,8)  ... Saturne  9,449 (95,2) ...  Uranus 4,007  (14,6)  ...  Neptune 3,883  (17,2)  ...

Dans sa symbolique et ses mythes, le soleil représente le pouvoir et s'il disparaît, la vie aussi ( il est le donneur de vie). En général il est masculin et actif, sauf  pour les japonais pour lesquels il sera la grande déesse kami  Amaterasu, sœur de Tsukuyomi, le kami de la lune (la famille impériale japonaise se targue de descendre d'Amaterasu) ... Dans l'Égypte antique, Amon Râ ou Rê est le dieu Soleil et un des dieux le plus important  ... Le pharaon Akhénaton en fera son dieu unique sous le nom d'Aton ...  Dans le panthéon grec, Apollon (ou Phébus : celui qui brille) est le fils de Zeus et Hélios sera la personnification du dieu lui-même ...

L'histoire a conservé des traces d'événements solaires comme l'éclipse solaire de 1223 av.J.-C.  qui ont été gravés sur une table d'argile dans la cité d'Ugarit (en Syrie d'aujourd'hui) ...  Anaxagore d'Athènes (500-428 av.J.-C.) fut exilé parce qu'il prétendait que le Soleil était un corps très grands éloigné de la Terre, on prétendait alors que la Terre était plate et que le Soleil était un dieu ...  La première tentative de calcul mathématique de la distance Terre-Soleil eut lieu en 200 avt. J.-C. par Aristarque de Samos ... Claude Ptolémée déclare en 150 après J-C que la Terre est un corps stationnaires au centre de l'Univers et que le Soleil, la Lune et les autres planètes tournent autour de la Terre ... C'est en 1543 que Copernic présentera son modèle d'Univers avec le Soleil au centre et les planètes tournant autour de lui ... mais ce n'est qu'en 1644 que Descartes énoncera une théorie selon laquelle  le Soleil est une étoile parmi bien d'autres ...

 

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Il est pâle, ardent, brûlant, radieux, de plomb, lourd, luisant, clair ...Il darde ses rayons, il dore et empourpre les choses, il brille dans le ciel, il étincelle et s'irise le matin ... il éblouit quand on veut le regarder ... Il grille, rôtit, dessèche ... Il mûrit les fruits ... Il calcine, consume, dévore, dessèche ... il frappe ... il noircit ... il bronze ... il se couche et s'endort ... Il éclaire

 

Hymne au  soleil.

 

Ô, bel astre du jour

Hautain en ton séjour

Écoute les prières

Des vivants de la terre.

 

Écoute-les le soir

Quand meurt l'horizon

Pleurer de ne plus voir

L'éclat de tes rayons.

 

Écoute le matin

La coq qui te salue,

La commère aux potins,

Les enfants dans les rues.

 

Écoute les prières

Des hommes de la terre

Qui t'implorent à genoux

De laisser ton courroux.

 

Écoute la chanson

De vulcain à la forge,

Des blés murs en moisson,

Et du vin qui dégorge.

 

Écoute encor toujours,

Ces longs refrains d'amour,

Ce chant des amoureux

Que tu rends si heureux

 

Écoute aussi le soir,

Quand alors tu t'endors

La nuit en voile noir

Te border, tendre alors.

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Pour terminer cet hommage à celui qui chaque matin nous réveille de sa lumière ... qui nous réchauffe en écartant les nuages ... qui vient après l'orage et la pluie ... voici quelques belles évocations d'auteurs célèbres :


Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement  (La Rochefoucauld)

Un soleil n'éclipse pas un soleil.  Un soleil n'est jamais éclipsé que par des lunes. (Victor Hugo)

Certains peintres transforment le soleil en un point jaune ; d'autres transforment un point jaune en soleil (Pablo Picasso)

Quand je suis triste, je pense à vous, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à vous, comme en plein soleil on pense à l'ombre (Victor Hugo)

La gloire est le soleil des morts (Honoré de Balzac)

Que le soleil ne se couche pas sur votre colère (Saint Paul)

Il y a de la place au soleil pour tout le monde, surtout quand tout le monde veut rester à l'ombre (Jules Renard)

La vérité est le soleil des intelligences (Vauvenargues)

Le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil (Jean Giraudoux)

De deux choses lune, l'autre c'est le soleil (Jacques Prévert)

Le soleil couchant est souvent beau.  Seulement le crépuscule est trop près de  lui ! (Li Chang-Yi)

Le soleil est l'ombre de Dieu (Michel-Ange)

Jamais le soleil ne voit l'ombre (Léonard de Vinci)

L'espérance, c'est sortir par un beau soleil et rentrer sous la pluie (Jules Renard)

 

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Je ne voudrais pas terminer sans me faire, une fois de plus, l'écho de l'avertissement que lance le professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, dans son livre : « Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie » en reproduisant les « bandeaux »qu'il y met en exergue ...

 

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

 

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient « leur fonds de commerce » dans un sens plus conforme aux réalités futures afin d'éviter « une sélection naturelle » par le massacre des plus faibles ...

 

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24/12/2010

Noël et les croyances nées du solstice d'hiver (23 au 25 décembre)

 

 

Noël et les croyances nées du solstice d'hiver (23 au 25 décembre)

 

L'être humain a besoin de religion comme de nourriture pour donner une raison au mystère de son existence et l'espoir d'une vie meilleure après sa mort.

Dès que son intelligence lui a permis de raisonner, il a trouvé dans son environnement des « divinités » qui s'imposaient à lui comme puissantes, inexplicables, capables de lui apporter bonheur et malheur, deux notions qu'il a créées, traduites dans ses cris et installées dans sa pensée naissante.

C'est ainsi qu'il « adora » le soleil qui lui donnait sa chaleur et sa joie mais disparaissait avec la nuit, la pluie et l'orage qui incendiait. Il en fit celui qui le protégeait de tout ça, quand il revenait l'envelopper de sa lumière et de ses chauds rayons, un peu comme dans le giron maternel.

Ce fut la divinité fondamentale, celle qui lui apportait le bonheur par sa présence et le malheur dans son absence.

Avec le développement de son intelligence, il se regroupa en population avec des chefs, des conducteurs, des prêtres qui organisèrent son environnement en inventant les jours et les nuits, basés sur les levers et les couchers de ce dieu bienfaisant, ainsi que plus tard, l'année qui correspondait à la période de temps qu'il fallait à ce dieu pour se retrouver à la même place dans le ciel, en face de la même étoile (c'est l'année sidérale soit exactement 365 jours 6 heures 9 minutes et 9 secondes et demi). ° source : encyclopédia universalis - calendrier °

Il avait aussi constaté que sa clepsydre (sablier) marquait la même durée de temps entre le jour et la nuit deux fois dans l'année aux équinoxes (Latin aequus et nox = nuit égale) de printemps (21 mars) et d'automne (23 septembre) et que le jour le plus long et le jours le plus court se situaient aux solstices (latin : sol et stare= soleil arrêter) du 21 ou 22 juin et du 21ou 22 décembre.

L'aventure des nombres et du calcul permit par la suite de mesurer et codifier le temps de la manière dont nous le faisons maintenant.

Le soleil fut donc depuis toujours celui qui était le mystère, le bienfaisant, celui qui voyageait dans le ciel, qui faisait le jour et la nuit, qui venait après la pluie, qui apportait la chaleur et le bien-être...aussi l'adoraient-ils...le craignaient-ils en se réfugiant dans son ombre quand il brûlait trop fort. (Voir à ce sujet et pour les paragraphes suivants les intéressantes études de Acharia S. sur Internet).

Le soleil est la lumière du monde, il vient sur des nuages, il apparaît lentement le matin pour le bonheur du jour, il marche sur les eaux...il arrête son mouvement pendant trois jours aux environs du 22 décembre (faut-il y trouver une relation avec la mise au tombeau et la résurrection de Jésus-Christ, lui aussi après trois jours ?) pour renaître à une date qu'on peut situer au 25 décembre de notre ère, qui est celle de la naissance de Jésus et de la plupart des divinités anciennes (Bouddha, Dionysos, Bacchus, Horus, Osiris, Krishna, Mithra, Attis de Phrygie etc.). °sources - S. Acharia - déjà citées°

Les anciens croyaient que le soleil tournait autour de la terre et leur crainte était grande de le voir continuer sa course vers le sud pour disparaître à jamais, aussi c'est avec joie qu'ils célébraient son retour vers le nord à l'équinoxe d'hiver (le 25 décembre). °ibidem° (rappelons que pour eux la terre était plate, donc que le soleil disparaissait dans le néant pour «  ressusciter » après trois jours).

Le 25 décembre, célébrant l'anniversaire de la naissance de Jésus, fut fixé par le pape Libère (352-366) en 354 qui choisit ainsi le solstice d'hiver de préférence aux autres dates envisagées (6 janvier, 28 mars, 19 avril et 29 mai).  Il fut le premier à désigner Rome comme le siège apostolique.

Avant cette date « imposée » on ignorait la date réelle de la naissance de Jésus et les premiers pères de l’Église ne s’en préoccupaient guère …  Jésus a été crucifié, est mort et a ressuscité pendant la fête de la Pâque juive (sans s pour les juifs) ou Pessah  qui honorait le souvenir de la sortie d’Égypte  (Exode) et le début des « semailles » …  Les chrétiens, eux,  en ont fait une célébration de la résurrection de Jésus-Christ …

On ignore la date réelle de sa naissance et si l’âge de 33 ans est signalé comme étant celui du début de sa vie publique, ce fut pour s’aligner sur une tradition juive qui prescrivait cette date comme celle de la maturité intellectuelle de l’homme …  Jésus pouvait donc être plus jeune ou plus vieux pendant sa « vie publique ».

Le 25 décembre marquait, à Rome, depuis Aurélien (270-275) l'anniversaire du soleil invaincu (sol invictus) et la renaissance de Mithra, déesse iranienne, dont le culte était adopté par beaucoup de Romains, surtout dans les armées.  On peut supposer que le pape Libère dans le but de faciliter la christianisation des anciennes fêtes païennes, a préféré cette date, afin de promouvoir son extension à tout l'Occident latin.

La première manifestation écrite de l'appellation « Noël » date de 1112 et viendrait d'une modification phonétique du latin « natalis = naissance », le « o » remplaçant le « a » de l'ancien français « nael » et vient de la « dissimulation » des « a » de « natalis » tandis que le tréma  (1718) note la diérèse.

Il est à noter que la fixation de la date du 25 décembre du Solstice d'hiver est due à une erreur commise par l'astronome Sosigène, lors de la réforme du calendrier (appelée réforme julienne soit année de 365 jours divisée en 12 mois et un jour intercalaire ajouté tous les 4 ans, lors des années bissextiles) à l'initiative de Jules César en 46 avant Jésus-Christ, qui fixa les débuts des saisons avec un retard de un ou deux jours par rapport à la réalité.

Ce 25 décembre nous allons célébrer la fête la plus importante non seulement  de l'année mais aussi de tous les temps, depuis que les hommes sont sortis des « brumes » de leur intelligence naissante et qu'ils ont « cherché à comprendre »  la vie,  la mort et le ciel.

La position debout, devenue habituelle, les mettait en position idéale pour contempler  ce ciel immensément bleu le jour avec un soleil qui les éblouissait, les réchauffait  et les réconfortait  et qui se cachait la nuit pour faire place au x étoiles et à la lune...

Aussi, quel n'était pas leur désarroi, au solstice d'hiver, quand celui qui était un dieu pour eux s'éloignait pendant trois jours, comme s'il les abandonnait ... Ils s'agenouillaient alors, les bras tendus pour implorer son retour ... dans une primitive prière ...

Ce phénomène annuel du à la mécanique céleste, par atavisme remontant aux premiers âges, s'inscrivit dans la mémoire génétique des hommes pour honorer cette période comme une nouvelle naissance de l'humanité  ... symbolisée par la pureté idéale d'une vierge mère et de son enfant qui vient de naître, fils d'un père céleste ...

Cette période privilégiée de l'année est l'occasion d'un retour aux sources pour chacun qu'il soit croyant ou non ... porteur d'un message d'appel à l'amour entre les hommes et à  la solidarité ...

Même pendant la guerre des « tranchées » de 1914, cruelle et  impitoyable,  une trêve des armes s'étaient imposée d'elle-même,  les adversaires élevant vers le ciel des prières et des chants de paix tandis que les canons se taisaient ...

Ces sources religieuses, quelles résultent des traditions familiales ou de milieu, sont les plus respectables qui soient et ne sont pas discutables ... comme ne sont pas discutables les options philosophiques de chacun ...  Le contexte du milieu forge le subconscient jusqu'à lui imposer sa loi : il est souvent prédominant et irréversible ...

La bonne foi de la plupart des leaders religieux et des croyants est évidente et mérite le respect et la considération ... Même à l'heure actuelle les plus brillants cerveaux,  les plus grands penseurs n'échappent pas à ce constat ... et utilisent leurs facultés intellectuelles à de géniales combinaisons théologiques pour appuyer leurs convictions.

J'ai moi-même défendu, bec et ongles pendant plus de cinquante ans,  une option philosophique que je croyais défendable,  jusqu'à ce que je fusse forcé par honnêteté intellectuelle de modifier ma position.

Aussi est-il important de laisser à chacun une totale liberté de conviction, sans critiquer ou  ridiculiser celle-ci. J'écoute toujours avec respect le plus d'émissions religieuses possibles et me documente sur toutes les croyances avec  sympathie et le souci de me pénétrer de leur enseignement même si je le conteste ou ne le partage pas.

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En cette période de Noël, « de paix aux hommes de bonne volonté »  ... « d'amour du prochain » ... de justice et de solidarité ... je me permets surtout de relayer l'appel, que vient de lancer dans son dernier livre, le professeur Christian de Duve, pour l'organisation d'un monde de solidarité responsable devant les dangers de surpopulation qui menacent notre planète.

Aussi pour appuyer cette action, je vais me permettre de reproduire ci-après les « bandeaux » mis en exergue par le professeur dans deux des chapitres les plus importants de son ouvrage, « Génétique du péché originel », sorte de « testament philosophique d'un penseur »  couronné par le prix Nobel de médecine, discipline qui est la plus fondamentale à l'évolution harmonieuse de l'entité humaine.

Á l'heure où il écrivait ces lignes, « ce maître à penser » avait accumulé près d'un siècle de vie et de réflexion lui permettant d'avancer l'avis le plus autorisé qui soit . (Il est né en 1917,  un an avant la fin de la guerre de 14-18)

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

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Il n'est pas trop tard, mais il est temps disait déjà Paul-Henri Spaak,  le premier secrétaire général des Nations-Unies, un peu après l'horrible deuxième guerre ...

Il n'est pas trop tard, mais il est temps répète un des plus grands cerveaux de notre temps en recommandant à l'humanité la sagesse d'une gestion équilibrée de sa population sur notre planète.

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Note : Alors que j'achève ces lignes, ce 21 décembre, le journal La libre Belgique publie dans son édition, un article de Gabriel Racle, chroniqueur à l'express (Canada) intitulé : Noël sous le signe de Mithra.  Il y propose une intéressante analyse historique soulignant l'importance mithraïste dans  l'évolution des croyances au début de l'ère chrétienne.

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A l'occasion de la Noël et des festivités de fin d'années je tiens à renouveler l'appel que je publie toute les semaines en faveur des ONG en suggérant à ceux qui me lisent de verser une toute petite contribution en leur faveur, qui sera à peine perceptible, mais tellement utile à ces organisations courageuses qui sur place interviennent efficacement et immédiatement dans tous les fléaux qui accablent notre planète

 

Pour soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre je profite de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes.

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

 

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13/07/2010

Ch. 27 c - Le petit soleil.

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 25 d - Le petit soleil

 

Pleurer le bonheur, ça gonfle la poitrine…. c’est d’abord immense et profond…..et puis c’est infiniment doux, de la douceur des crépuscules quand ils fraîchissent la canicule….

 

J’ai caché ma faiblesse derrière une colonne du grand hall d’accueil de l’aéroport qui venait de nous faire découvrir un coin de paradis…. : vision d’une madone tenant dans ses bras une petite fille souriante et frêle qui lui caressait tendrement le visage….

 

Cette image lumineuse dans la foule bruyante et bigarrée des voyageurs, elle s’isolera, elle s’auréolera de lumière pour se graver dans mon souvenir….

 

Ce geste spontané de tendresse d’une enfant qui avait déjà été marquée dans ses quelques premiers mois d’existence par la maladie et la souffrance (une maladie mortelle aurait dû l’emporter) vers celle qui avait tant d’amour à donner, sera annonciatrice d’un courant affectif qui émanera toujours d’elle et qu’elle projettera sur son entourage.

 

Sa sœur d’abord qui en avait tellement besoin pour se rassurer. Comme je l’ai signalé plus avant, elles sont comme des jumelles qui trouvent dans l’autre des réponses aux problèmes spécifiques de leur situation, dans un environnement occidental souvent maladroit et exclusif.

 

Nombreux seront-ils ces moments de bonheur que nous ressentirons à les voir se taquiner dans une entente délicieuse ou se glisser des confidences de midinettes avec rires cascadés comme des clochettes lamaïstes mues par le vent.

 

Maintenant encore dans leur plénitude d’adulte, elles restent tributaires de leur histoire jumelée et complices de sentiments très subtils et particuliers que nous, leurs parents, percevons avec tant de tendresse et de compréhension.

 

L’aînée porte bien son nom : Béatrice l’heureuse,…. toujours souriante, toujours joyeuse…. toujours aimante….

 

Si tendre, si affectueuse que toute petite déjà, elle se réfugiait dans mes bras, pour enfouir son front dans mon cou….. ; j’osais à peine serrer contre moi cette subtile tiédeur de l’enfance pendant que deux petites mains effleuraient la mienne…, je sentais alors grimper en moi ce profond soupir du bonheur….

 

Maintenant encore, elle ne peut s’empêcher de manifester sa tendresse envers tout son entourage à la moindre occasion, avec des yeux brillants d’émotion, un sourire attendri et une spontanéité qu’elle ne peut s’empêcher de manifester en un geste de chaleureuse affection.

 

Cette aura de bonheur dont elle tentera toujours de s’environner, elle tournera à l’obsession jusqu’à vouloir la forcer chez ceux qui en ont le plus besoin : les déprimés, ceux que la vie fragilise et qui ne voient le bonheur que comme une très lointaine étoile.

 

Brillante infirmière psychiatrique, elle encourage, elle crée le meilleur environnement affectif en prodiguant son merveilleux sourire à ceux qui s’enfoncent dans le désespoir, mais surtout avec la douce, chaude et tendre lumière de ses yeux en prélude à ce bonheur qu’ils cherchent sans grand espoir….

 

C’est bien cela qu’elles nous ont apporté nos deux petits pinsons d’orient : le carillon du rire de l’une, pur comme celui des cordes de harpe et le tendre regard de l’autre, doux comme le velours d’un pétale de rose :

 

Une perle de rosée au bord d’une fleur

C’est une clochette de printemps,

Une mésange au bout d’une branche

C’est le ciel qui s’y penche.

 

Une petite fille qui tend les bras

Au cou de son papa

C’est l’azur qui environne

Et le soleil qui ronronne.

 

C’est la perle de rosée

Au bord de ses yeux.

C’est la mésange

Qui chante en son cœur.

 

Sa petite sœur au rire de cristal,

Qui cascade de cœur en cœur,

C’est le chant des sources

Et la fraîcheur des matins clairs.

 

C’est la perle de rosée

Qui s’éclaire des feux du jour,

C’est la mésange

Qui palpite

En son écrin de vert velours.

 

 

Un prince charmant sommeillait en son cœur. Elle l’avait toujours regardé de loin, de très loin parce qu’il était grand, très grand, presque dans les étoiles pour une si petite fille….

 

Elle en avait toujours rêvé….de ce copain de son frère qui la regardait parfois avec un grand, éclatant mais doux sourire et des étincelles malicieuses dans les yeux….

 

Ce qui devait arriver, arriva…. la petite fille devint une jeune et mignonne femme….et le prince charmant s’éprit d’elle….

 

Ils s’épousèrent par un des plus beaux jours de printemps. Le soleil était si heureux qu’il en inondait le ciel si fort que le bleu n’en était que plus bleu….et les arbres plus verts….et les fleurs plus fleurs….

 

Dans ce conte de fées (vrai), il y avait une jolie maisonnette tapie dans les bois et des grands hêtres…. Le frère et son ami en avaient fait un merveilleux havre d’accueil pour ceux qui allaient célébrer une union avec toute la ferveur d’un jour éclatant le bonheur….

 

C’est avec émotion que j’en revis encore les premiers moments dans l’environnement somptueux des grands hêtres…. :

 

Nous nous étions assis avec les invités sur la terrasse qui bordait la maison et goûtions la fraîcheur des frondaisons que trouait de pinceaux d’or un soleil en fête…

 

Un écureuil, après avoir rangé ses petits, nous lorgnait de temps à autre, en passant le bout du nez hors du creux où il nichait…

 

Un peu plus loin, dans un espace en clairière, cachée aux yeux de tous, une calèche attelée de deux gros chevaux attendait avec un cocher en redingote coiffé d’un haut de forme (c’était une surprise du marié à tout le monde).

 

La future mariée s’était préparée et nous apparut radieuse de soie blanche et coiffée d’une ravissante capeline….. son visage, sous la voilette, était lumineux et ses yeux légèrement embrumés d’émotion semblait atteindre la plénitude du bonheur suprême…..

 

Vinrent alors, pour moi, des instants parmi les plus précieux de mon existence :

 

La calèche apparut sous les applaudissements d’un entourage surpris et ravi, visiblement gagné par le romantisme féerique de la situation dans ce cadre idyllique, vibrant de lumières qui se jouaient d’ombres tendres ….

 

La maison de mon fils Benoit se situe dans un bois de haute futaie qui s’étend pas très loin de la petite ville de Wavre où devait se dérouler la cérémonie religieuse du mariage.

 

Ce fut donc dans ce décor de feuillage et de grands arbres que je connus des moments de bonheur qui se sont gravés profondément dans mon souvenir et que je me rappelle avec délice….

 

Je devais conduire la future mariée devant l’autel, comme c’est la tradition, on m’invita donc à prendre place dans le véhicule avec ma fille.

 

Vinrent alors ces moments précieux que je veux distiller lentement pour mieux en communiquer toute la valeur.

 

Le parfum de subtile fraîcheur des hêtres qui s’éveillent, se mêlait à la tendre tiédeur de l’humus des chemins encore chauds de la douceur d’une belle nuit de printemps.

 

J’entends le pas des chevaux qui frappe sourdement la terre battue, le grelot des colliers, une fauvette qui chante…, un merle qui siffle….

 

Mes yeux caressent le dos rond et luisant du vieux cocher, les ombres feuillues qui s’inclinent et nous saluent,… les bribes de soleil qui lutinent les branches,… et nos visages… et nos cœurs….

 

Mais surtout, il y a cette petite main de ma fille qui est posée sur mon bras et qui tremble le bonheur, il y a sa tiède présence contre moi dans le berceau de la calèche qui sublime plus encore des instants inoubliables.

 

Il y a aussi ces passants qui nous acclament quand nous traversons la petite ville au petit trop de nos chevaux… et cette place devant l’église que nous contournons dans la foule de nos amis, ravis de la poésie du moment.

 

Dans l’église qui rayonnait de tous ses vitraux ensoleillés, je confiai ma fille à son beau prince qui s’avança avec elle vers l’autel où ils allaient sacramentellement unir pour la vie leur couple merveilleux.

 

Nous avons fêté cela ensuite dans un endroit pittoresque à souhait  : un ancien moulin à eau aménagé en salles de banquet avec l’originalité de sa conception fonctionnelle transformée en plateaux d’accueil.

 

Le temps magnifique permit une réception chatoyante dans la propriété qui entourait le moulin avec quelques musiciens de jazz pour agrémenter la fête.

 

Au dessert, je me suis autorisé à sortir quelques vers dithyrambiques pour mieux encore magnifier une journée qui fut exceptionnelle aux yeux de beaucoup :

 

C’était un bel oiseau

Qui s’en venait du ciel.

Ses yeux étaient très beaux

Son teint était de miel.

 

Béatrice pour nom,

En joie comme un pinson,

Calmant de son sourire

Ceux qui craignaient le pire.

 

Tu es petit amour

Un rayon de soleil

Qui bercera toujours

Nos rêves et nos éveils.

 

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Un très grand et beau prince,

Un jour, vint à passer

A ses pieds s’est jeté,

Tremblant qu’on ne l’évince.

 

Philippe est bien son nom.

Il est fort comme atlas,

Franc, généreux et bon.

Mais qu’il a de la classe !

 

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Est-il un plus beau havre

Que ce grand nid à Wavre

Pour de beaux oisillons

Qui bien s’y blottiront ?

 

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