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09/11/2010

Ch. 29.4a - Les Grands Initiés.

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch. 29.4 - Les Grands Initiés.

 

Monsieur Toulemonde « penseur en formation » poursuit son étude en abordant  le sujet bien délicat et tant controversé d'un élément « fondamental » à la motivation d'exister : Avons-nous une raison supérieure d'exister ?  Faut-il trouver un sens à notre existence ?

Sommes-nous autre chose qu'une cellule évoluée ?

Il est indispensable dans le contexte du milieu occidental chrétien dans lequel nous évoluons d'écouter en premier lieu :

 

LA VOIX DES GRANDS INITIES


Ils étaient grands, ils étaient forts,

Les femelles offraient leur corps.

Ils étaient les maîtres du feu,

Ils éloignaient le fauve hargneux.


 

Ils étaient chefs, ils étaient beaux,

Les femelles autour en flambeaux

Les autres à leurs pieds les craignaient,

Et couchés, ces autres attendaient.


 

Ils étaient guides, ils étaient science

Les autres en foule les suivaient

Ils apportaient la connaissance

Les autres en masse les vénéraient.


 

Ils leur ont donné Dieu

Pour supporter leurs souffrances

Ils leur ont donné Dieu

Pour combler leurs espérances

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Les plus grands savants, les plus grands penseurs croient en un être supérieur et reculent devant toute autre théorie dans laquelle l'intelligence ne serait pas fondamentale à l'action d'un « Créateur ».

 

Notre univers est-il référentiel ?  C'est-à-dire que c'est par rapport à des données connues et révélées, « des références », que nous construisons notre réel et que nous espérons un  futur après la mort ...  Par tradition religieuse,  je m'interroge,... et je cherche un semblant de réponse...

 

Pour la plupart, ce serait par rapport à des références qui nous sont, ou nous ont été édictées et transmises par les croyances que nous concevons et structurons l'espace dans lequel nous évoluons

 

Pour les théologiens, toutes nos connaissances seraient relatives à ces références révélées qui seraient une manière d'appréhender l'ensemble des connaissances universelles à peine effleurées par nous, les humains, tellement elles sont vastes et insondables.

 

Les croyants des principales religions prétendent que ces connaissances seraient transmises par des « initiés » qui seraient doués de capacités de perception particulières : ce sont ceux qu'on nommer Grands Initiés, c'est-à-dire : Bouddha, Jésus, Mahomet, Confucius, Lao-Tseu, Moïse, etc. ...

 

Cette théorie pourrait faire la part belle aux créations artistiques, littéraires et musicales, ainsi qu'aux écrits révélés qu'ils soient bibliques, coraniques, bouddhiques ou autres qui feraient partie du savoir suprême que des « Initiés » pourraient percevoir et transmettre.

 

Dans cette hypothèse, nous devrions admettre avec beaucoup d'humilité que notre monde intelligent n'est qu'une infime partie de ce tout de la connaissance, essentiellement structurée statique, éternelle et infinie en partie révélée par les « Grands Initiés »

 

L'être supérieur existerait en tant que celui qu'on a appelé Dieu, au-dessus de tout, maître de tout.  Il existerait en tant qu'infini dans lequel nous trouvons une place évolutive, dépendant  de l'espace-temps,... Ce Dieu nous attendrait dans un autre espace qui nous serait réservé après notre mort physique, dans lequel nous serait accordé le bonheur suprême que nous recherchons...

 

Cet autre espace n'aurait ni passé, ni présent, ni futur.  Il serait hors du temps.... Nous occuperions totalement cet espace ... Nous rejoindrions  Dieu dans la « béatitude de son éternité « statique ».


Toute autre hypothèse dans laquelle l'être supérieur aurait une existence propre est difficile à concevoir, car elle impliquerait une condition d'existence pareille à la nôtre qui lui permettrait d'intervenir dans notre destinée, comme  « Notre Père », « Notre Frère » ... (pour les chrétiens) ou juge suprême et permanent de nos actes pendant notre vie terrestre ... conditionnant notre vie future dans l'au-delà ... (pour tous les croyants du Livre)

 

Toutes les religions professent que c'est l'être supérieur qui est à l'origine de l'espace-temps.  Dans la genèse des croyants « du Livre », l'Être suprême ( Dieu, Jéhovah ou Allah) n'a pas de début ni de fin, il est « éternel » : il existe dans son temps éternel et occupe tout l'espace. (Dieu est partout disait-on dans mon enfance.)

 

Dieu n'a pas besoin des hommes, puisqu'IL EST TOUT ... Pourquoi l'aurait-t-Il créé dans sa complexité d'animal évolué intelligent, mais si peu responsable de son milieu, de sa destinée, de son temps... de ses capacités intellectuelles ... ?

 

D'autre part,  si Dieu est la plénitude totale, que vient faire l'homme dans cet état ? Comment justifier que « Dieu a besoin des hommes » ? Théoriquement la situation de Dieu ne nécessite rien, pas plus l'homme et son intelligence, puisque Dieu est total et surtout qu' « Il » n'a pas à être accompli : c'est un raisonnement de « créature » qui suppose que le « créateur » a besoin de Lui.

 

C'est la pensée, le raisonnement, étayés par la connaissance qui donnent un sens à notre monde, mais jusqu'à preuve du contraire à notre monde terrestre seul. Nos religions nous poussent à croire que nous sommes le centre de l'univers et qu'il n'existe que pour nous : c'est ce qu'on appelle de l'anthropocentrisme.

 

D'autre part, dans ma tentative de recherche de ma raison d'exister, je me pose aussi la question de savoir le pourquoi de ce qui est.  « Être ou ne pas être, là est la question » disait Hamlet, un crâne dans les mains.  Nous pourrions compléter et préciser : être un être intelligent inspiré ou non, là est la question !

 

C'est ce qui me pousse, à ce stade de mon cheminement dans l'inexplicable, à vouloir dépasser cet entendement.  Je voudrais transcender la matière qui m'a organisé et qui m'a fait, en me munissant d'un cerveau qui raisonne, qui pense, qui déduit, qui cherche, qui veut comprendre....  J'aimerais croire à cette « pensée », et la trouver hors de cette matière faite d'énergie qui a fabriqué mon intelligence.

 

J'aimerais m'échapper de cette prison de "l'espace-temps" pour trouver « l'Esprit » s'Il existe et entrer en relation avec lui.  Mais je sais que c'est impossible même si les grands croyants prétendent le faire : ils restent prisonniers de leur condition humaine et d'un cerveau qui fonctionne avec les seules références qui proviennent des croyances de leur milieu.

 

Si je me mets à raisonner, à penser, il m'est difficile de le faire d'une manière autre que dans un contexte de durée... Si je construis un raisonnement, il devra débuter et ensuite se poursuivre dans un contexte de temps. De même les hypothèses ne pourront être bâties que dans un contexte de situation dans l'espace.  Si nous définissons  le temps, nous ne pouvons le construire que dans l'espace.

 

Et on ne peut que les associer en «espace-temps » avec un début.  Aussi petit soit-il, l'espace a débuté et avec lui le temps. Si l'espace a débuté, il a créé un mouvement de durée, c'est-à-dire de temps.  L'espace et le temps sont progressifs : ils débutent et en principe finissent.

 

Mais alors, éternelle question : qu'y avait-il avant ?  La seule réponse  valable : rien !  Notre entendement humain devra se rendre à l'évidence.   Rien ou le néant absolu n'existe pas, si ce n'est dans notre vocabulaire....


Nous devrons dès lors admettre que quelque chose d'inexprimable existe qui occupe tout l'espace et tout le temps, que nous devons accepter sans comprendre parce qu'il ne répond à aucune de nos lois.  C'est vraisemblablement par anthropomorphisme que nous en avons fait un Dieu ou des dieux, soumis à certaines de nos lois spatio-temporelles.

 

Bien qu'une hypothèse soit permise que j'ai déjà évoquée plus haut : celle d'un univers total de connaissance totale, absolument statique. Ce serait, en quelque sorte, le Dieu de la genèse. Mais alors le temps n'existerait pas et ne pourrait exister sauf si Dieu le créait. Pourquoi le créerait-il s'Il est l'univers total de la connaissance totale et infinie ?

 

Pourquoi  « inventer » l'homme dans le temps et sa misérable intelligence ?   Pourquoi lui imposer un parcours qui dépend de sa « chance » et si peu de son mérite et de ses responsabilités ?  Pour de toute façon se retrouver dans cet espace total, cet absolu de tout que seul notre cerveau de mammifère intelligent a imaginé avec son mécanisme de pensée.

 

Dans ce cul-de-sac de mes pensées, je me suis retranché derrière la seule théorie que ma logique voulait bien admettre : L'univers (ou l'univers-total) obéit à une seule loi qui est d'ailleurs celle de tous ses composants bien définie par Einstein  (E=mc²).  L'univers c'est avant tout de l'énergie en perpétuel mouvement sans origine et sans fin.


Dans le papier suivant, je me permettrai d'aller plus loin au cœur du problème en « évoquant » le « fondamental » tout en abordant certaines théories que le penseur qui s'interroge, s'est autorisé à investiguer pour y voir plus clair ... J'effleurerai des théories qui évoquent de nouvelles dimensions : les super-cordes, les branes, le théorie M...

 

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05/11/2010

Ch. 29.3c -Univers : Fausse apparence !

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 29.3c - Univers : Fausse apparence !

 

 

Maintenant, que je me suis aventuré à sortir des sentiers battus, avec une audace qui me sera peut-être reprochée, mais qui n'a que la bonne-foi comme argument de défense et un travers de « comptable » qui cherche une explication équilibrée à tout, je compte développer,  plus loin dans mon travail, une logique qui s'est imposée au raisonnement du profane qui défend la théorie que « Tout n'est qu'illusion »,  en donnant à ce terme le sens définit par Robert : « erreur de perception causée par une fausse apparence » ...

 

Pour garder une logique « qui tue » comme disait un ami, j'ai dû trouver un lien qui permettrait de faire comprendre comment une « force », élément immatériel, peut se transformer en matières préhensibles par nos sens ... c'est la raison pour laquelle j'ai donné au résultat de cette action, l'appellation d'illusion ... ou comme le définit Le Grand Robert : erreur de perception causée par une fausse apparence ... Cette théorie  pour étayer ma logique personnelle a besoin d'être développée et défendue ...ce que je compte faire plus loin ...

 

Quant à nous, les hommes, dès que l'intelligence s'est affinée, nous avons recherché une explication qui évoluera avec nos découvertes.  Quand nous étions des primitifs, nous l'avons recherchée dans les mystères de la nature et du cosmos  (feu, tonnerre, eau, ciel, soleil....)

 

Avec les bandes des savanes, nous avons trouvés des meneurs qui devinrent des chefs quand se constituèrent les tribus,  regroupées ensuite en peuples et nations, dirigés par des « Grands » tout puissants.

 

Les religions ont alimenté les penseurs qui ont inspiré des prêtres pour enseigner les autres en leur donnant l'espoir d'une vie meilleure en leur fournissant leur version de l'inexplicable.

 

Je crois qu'il faut accepter que nous ne sommes qu'un montage accidentel (la vie) qui  a développé un cerveau « intelligent » qui a conçu  l'abstrait et une logique qui le pousse à chercher la raison de son existence et les mécanismes qui l'ont amené, ainsi que ses « savants »,  à essayer d'appréhender « le Tout »

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MELODIE DE L'UNIVERS.

 

Tu fus infiniment petit,

Si petit qu'on cherche ton origine !

Si petit mais si dense

Que tu es temps et espace.

 

L'écho de ton bang

Est l'inverse de ton feu.

L'infini de ton temps

Est l'extrême de ton jour.

 

Tu es le cœur d'un monde

Qui palpite dans l'immensité.

L'immensité d'un vide

Qui sera toujours éternité.

 

Tu es le chant des êtres,

L'adversaire du néant.

Tu les as regardés naître

Sortant de ton ventre géant.

°°°°°°°°°°

 

Quand nous consultons nos encyclopédies,  nous apprenons  que l'origine de l'univers se situe à 13,7 milliards d'années de son origine suivant la mesure établie par le satellite WMAP.

 

Cette évaluation ne vaut que pour l'Univers que nous appréhendons, celui qui est à notre portée ... Il en va autrement si on accepte la théorie des univers multiples ... qui semble plus logique dans une construction où la force-énergie sous-tend un Univers-total.

 

On nous dit  que l'univers est en expansion comme un ballon qui gonfle et dont les différents points s'écartent les uns des autres d'une distance progressivement  égale, avec la particularité que seul l'espace gonfle et pas les points (voir partie 1).  Ces points, les étoiles, ont une existence propre, ce sont des "objets célestes" en rotation, qui sont composés d'hydrogène et d’hélium ... A partir de leur centre se produit une fusion nucléaire qui produit une énergie qui est rayonnée en lumière visible et en chaleur jusqu'à une certaine distance ... Leur origine est un "nuage de gaz" qui s'échauffe et s’allume pour devenir une étoile, produisant une énergie qui s'évacue sous forme de rayonnement, vents stellaires et neutrinos (particules élémentaires) ...  Suivant sa masse, l'étoile implose, en fin de vie, soit en "naine blanche", étoile à neutron ou trou noir ...

 

C'est cette « dilatation » à l'heure actuelle qui a duré 13,7 milliards d'années par rapport à nous et nous accompagne toujours.

 

Depuis Einstein, nous savons que si nous nous déplaçons dans l'espace, nous nous déplaçons également dans le temps et que le temps et l'espace n'ont de sens que par rapport à un observateur situé dans cet espace-temps (voir démonstration dans le sous-chapitre précédent.

 

Nous ne pouvons déduire qu'à partir des données vérifiées que nous connaissons ou expérimentons, le reste n'est que vérités révélées, non prouvées. Or ces vérités « révélées » ne le sont que parce que la tradition s'est installée, alimentée par des « meneurs » pour soutenir un pouvoir ... Cette tradition, forcément orale au départ, a été favorisée, justifiée ou imposée par des prêtres (les premiers intellectuels) idéalistes sincères ou agents du pouvoir.

 

Or, la science, depuis les derniers siècles, évolue et prospecte, des concepts s'établissent et se vérifient.  Les vérités d'hier sont souvent des erreurs aujourd'hui.  La connaissance humaine progresse lentement, par à-coups.  Les moyens techniques actuels sont fantastiques et le seront toujours davantage.

 

L'ignorance recule devant la connaissance.  L'intelligence de l'humanité devrait lui permettre, sauf accident, de réaliser des bonds prodigieux dans le savoir.  Cependant, l'intelligence humaine ne sera jamais capable de tout expliquer ...

 

Une  grande question restera fondamentale,  et partagera toujours les hommes,  de savoir si cette intelligence est de nature fondamentale, l'apanage d'un Dieu doué de la connaissance suprême qui en disposerait selon ses desseins, qui serait hors et indépendante de notre phénomène évolutif, hors cycle du carbone.

 

Ou tout simplement l'intelligence est-elle une faculté dominante sélectivement développée par les humains ?

 

Dans le « modèle », que j'ai défendu dans le sous-chapitre précédent, il n'y a pas de place pour une intelligence supérieure ... parce que je suis convaincu que la faculté de « l'intelligence » est l'aboutissement d'un mécanisme de sélection favorisant les plus adaptés à leur environnement, grâce aux performances résultant de la maîtrise de la matière produite par le développement particulier de leur cerveau. (Je ne cesserai d'argumenter ce point de vue dans mon étude...)


L'intelligence est un processus physiologique ... qui agit à partir de cellules nerveuses appelées neurones (leur nombre pourrait être de l'ordre de cent milliards)  ... celles-ci forment un réseau très dense de ramifications qui relient entre elles les neurones qui ont pour mission de capter des informations pour les traiter et les renvoyer vers les différents acteurs du corps humain ...

 

L'intelligence, poussée jusqu'à l'abstraction et la création,  permet la domination de la matière et sa transformation ... Elle a favorisé l'émergence d'un groupe de mammifères évolués (nous) qui occupent la planète, la modifient et la saturent, jusqu'à mettre leur propre biotope en danger.


Le célèbre professeur de Duve, pris Nobel de médecine, vient de lancer un grand cri d'alarme en recommandant aux autorités de la planète de mettre en place des mesures de limitation de la prolifération de notre espèce ... (cliquer sur dossier 00.05 - relais d'un appel du professeur de Duve ou cliquer sur le lien http://phmailleux.e-monsite.com/rubrique,appel-du-prof-ch... )

 

Dans l'intention d'être complet dans mon étude, je tiens à l'approfondir dans le prochain billet, en portant ma réflexion sur "les Grands Initiés et le fondamental" parce que j'ai beaucoup de considération et de respect pour leurs promoteurs, dont beaucoup de scientifiques qui s'efforcent de justifier leur position.

 

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15/06/2010

Ch. 25 e - Apparitions (suite de l'étude)

&quo

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite) Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 25 e - Apparitions (suite de l'étude)

 

{23} Avant de clore cet important passage de mon travail sur les apparitions de Beauraing, il me reste à mentionner l’essentiel de ce que j’ai retiré de la lecture d’un intéressant ouvrage de plus de 700 pages (Presse de la Renaissance, Paris 2000) intitulé « Faussaires de Dieu » de la plume de Joachim Bouflet, historien, qui se consacre à la recherche et à l’étude des mentalités religieuses. Consultant auprès de postulateurs de Congrégation pour les causes des saints, il est l’auteur d’ouvrages sur les diverses figures spirituelles et sur les phénomènes mystiques. Ce livre est accepté par l’Église catholique puisqu’il a reçu, le 1er mai 2000,  le « Nihil obstat » de M. Dupuy, p.s.s. et l’imprimatur de Mgr M. Vidal, vicaire épiscopal.

 

En ce qui concerne la reconnaissance des faits par l’Église, il est intéressant de signaler ce qui suit :

- Le 9 janvier 1935, suite à une véritable épidémie d’apparitions, principalement en Belgique, le Saint –Office réagira en confiant au cardinal Van Roey, primat de Belgique, la tâche d’instruire les faits, surtout ceux de Beauraing et Banneux. Les évêques de ces lieux furent dessaisis des enquêtes et tous les livres, journaux, périodiques et pèlerinages seront prohibés (mis à l’Index).

- Ce ne sera que le 2 janvier 1942, que le Saint-Office autorisera l’évêque de Banneux à « porter un jugement sur les faits relevant de son magistère » et assez curieusement, Mgr Charue, évêque de Namur, ne recevra lui pareille autorisation pour Beauraing que le 7 décembre 1942.

- Aussi l’évêque de Liège, après avoir toléré le culte le 12 février 1942, l’autorisera pleinement et entièrement le 31 mars 1942, mais ne reconnaîtra les apparitions que le 22 août 1949. Je pense que Mgr Charue a dû le faire également pour Beauraing.

- Finalement, le grand principe, dont ne se départira pas la « Congrégation pour la Doctrine de la Foi (jadis le Saint-Office) est de laisser à l’ordinaire du lieu « in fine » le droit de prononcer un jugement qui n’engage en rien l’autorité du Saint-Siège.


Voir ci-après une énumération non exhaustive de faits et de lieux où se sont produits, à cette époque, en Belgique des phénomènes de prétendues apparitions de la Vierge Marie, toujours tirés du livre de J.Boufflet.

A partir d’août 1933, la Belgique connaît une « épidémie » d’apparitions, consécutive aux « faits mystérieux » de Beauraing et Banneux…Il ne s’écoule pas un mois sans que l’on signale çà et là une nouvelle manifestation de la Vierge :

- La localité de Rochefort, à 20 km de Beauraing, fut un des lieux qui défrayaient alors la chronique : le 23 août 1933, un garçonnet, Paul Bucher croit voir la Vierge dans une forme blanche apparue au crépuscule sur un mur. Pendant plusieurs jours, les voisins et de nombreux témoins sont en contemplation et s’agenouillent en prière jusqu’à ce que l’on constate que l’apparition disparaissait avec l’extinction d’un réverbère situé à quelque distance. Ce fait révèle l’état d’esprit dans lequel se trouvait la région à cette époque.

- Le 4 octobre 1933, c’est à Melen, non loin de Banneux, que la Vierge se serait manifestée selon ses dires à Mathieu Lovens, un ouvrier de charbonnage de 60 ans. La Vierge serait vêtue et voilée de blanc, un large ruban blanc lui ceignant la taille ; elle se présente comme l’Immaculée Conception, invite à prier et promet la guérison des malades. A partir du 20 octobre Mathieu Lovens la fit « déménager » dans le champ de son voisin, la foule lui démolissant son jardin et ses rosiers. Lovens fait dire à son apparition qu’elle fera jaillir de l’eau d’un trou qu’il devra creuser dans le champ à l’endroit que la vision lui indiquera, ce qui amènera une foule nombreuse. Au jour dit, point de prodige et disparition du voyant qu’on ne revit plus jamais.

- Le 15 octobre 1933, un garçonnet, Charles…, à Chaîneux dans le pays de Herve (Les deux localités de Melen et Chaîneux ne sont éloignées de Banneux que de quelques kilomètres)), voit la Vierge descendre du ciel et devenir de plus en plus grande, dès qu’elle « s’installe » au-dessus d’une haie. Elle demande la construction d’une chapelle près d’une source qui s’écoule près de la haie et de prier pour la conversion des pêcheurs, le tout en ressemblance flagrante avec les événements de Banneux.

- En décembre 1933, la Vierge se manifeste à Onkerzele dans le pays flamand à une pauvresse, Léonie Van Dyck, « Nieke » à laquelle elle sera supposée transmettre de graves messages. Il se produisit même un étrange phénomène de « soleil qui tourne » ou « qui danse » aux dires de certains témoins.

Ces quelques exemples permettent de douter grandement des témoignages recueillis que ce soit des « voyants » eux-mêmes autant que des témoins ou participants. Tous sont sincères et « imaginent » ce qu’ils croient voir à tel point d’ailleurs que certains seront insensibles à la douleur où même seront stigmatisés.

 

Quand je me « dédoublais »,  ma participation à des rêves dirigés était physique et je ne connaissais ni le froid, ni la douleur ou la fatigue de positions inconfortables. La pensée imaginée poussée à son paroxysme peut dominer le mental jusqu’à créer chez les humains des phénomènes corporels inhabituels et inexplicables.

 

Dans cet ordre d’idées et tiré de l’étude de J.Boufflet déjà cité, il est intéressant d’analyser le comportement de Tilmant Côme, un Namurois infirme de l’entité de Mettet, 58 ans au moment des faits, qui se rendra à Beauraing le 11 juin 1933, quelques mois après les apparitions, conduit par un voisin. (Notre oncle en fera mention dans son travail à la date du 12 juin 1933 : « J’ai appris par Madame Degeimbre la guérison et les visions de Côme Tilmant. Pendant les visions de C.Tilmant, je vois à peine les voyants tant il y a du monde »).

Pendant qu’il prie à la grotte, ce nouveau « voyant » prétend avoir vu la Vierge qui lui aurait dit « à demain ». Il n’en fallut pas davantage pour ranimer l’enthousiasme des fidèles, surtout suite au message de la Vierge qui dit être venue pour la gloire de la Belgique et pour la protéger des envahisseurs.

 

Le 15 juin 1933, le Vierge demande une chapelle et quand le visionnaire lui demande son identité, il voit se dérouler sur sa ceinture bleue « Notre-Dame de Bôring » (Beauraing prononcé en patois du coin). Son image ressemble plus à celle de Lourdes qu’à celle de Beauraing. Cependant certaines phrases qu’elle prononce sont reprises de celles de Beauraing.

 

Le 18 juin, l’apparition dira : « Montrez-vous dans le monde. Vos vœux seront exaucés » et le 25 juin : «Je serai avec vous partout. Organisez un grand pèlerinage le 5.8.33 (sic – dénotant la déformation professionnelle, technique de l’ancien contremaître pour écrire une date) jour de ma fête. Je serai ici. »

 

Le 5 août 1933, Tilmant reçoit la révélation d’un « secret » qu’il rendrait public le jour de l’assomption, soit le 15 août. Bavard, il ne pourra tenir son secret et révélera que la Vierge lui a montré le futur sanctuaire. Les pèlerins sont déçus car ils espéraient de l’inédit merveilleux. L’exaltation est à son comble et certains feront état de visions dans l’aubépine des apparitions d’une forme humaine, blanche et d’un visage…qui ne pouvait être que celui de la Vierge et, autre scénario, d’une statue colossale de la Vierge assise dans le ciel avec l’Enfant-Jésus sur le bras. C’est la folie dans l’invraisemblance collective.

 

Avec les rayons du soleil levant dans la ramure embrumée de l’arbuste cette phase de « la Vierge à l’Enfant » n’est autre que la perception visuelle faussée d’un toit voisin qui, par sa forme, a déjà abusé de la même façon certains fidèles le 3 janvier 1933. Mais beaucoup, dont un estimable prêtre, n’en démordront point : c’est bel et bien la Vierge Marie. A la faveur d’une illusion, ils ont élaboré ce qu’ils veulent voir.

 

Quant à Tilmant Côme, il prétendra le 15 août 1933, que la Vierge s’est montrée une dernière fois en lui confirmant sa mission de thaumaturge : « Je suis venue pour la dernière fois pour vous rappeler vos devoirs. Restez pour m’aider et consoler vos malades. Heureux ceux qui vous ont aidé. Priez pour les autres ».

 

Il est incontestable que dans ce cas il n’y eut jamais de miracle, même pas dans sa soi-disant guérison. S’il y a eu amélioration de sa « Spondylite osseuse », les médecins sont formels, il n’y a pas eu de modification de l’aspect des lésions vertébrales. Illuminé psychotique, Tilmant Côme s’est senti nanti d’une mission de relais des faits de Beauraing et d’un rôle de « messager adulte de la Vierge».

 

L’historien J.Bouflet signale également dans son livre le cas très curieux d’une talentueuse fille-mère, de père tchèque et de mère belge, née en 1895, espionne en 1914, et femme de foire (contorsionniste, dompteuse de lion, dessinatrice de portraits éclairs, diseuse de bonne aventure). Le 17 mai 1933, elle déclara avoir vu la Vierge sous les traits de Notre-Dame de Hal.

 

J. Bouflet cite l’auteur Herbert Thurston qui a évoqué le cas, en expliquant qu’à deux doigts de la mort, elle fut guérie grâce à l’intervention de la Vierge de Hal. Elle aurait également été stigmatisée aux mains, aux pieds et porterait des traces de la couronne d’épines sans supercherie semble-t-il.


Elle fut soupçonnée de procédés frauduleux pour soutirer de l’argent, mais après enquête judiciaire, fut lavée de tout soupçon et les experts médicaux après avoir étudié son état mental, concluront qu’elle souffrait d’un « dédoublement de la personnalité » ou d’une dissociation de l’être conscient. Ils conseilleront son isolement en clinique en raison de l’influence malsaine qu’elle pouvait avoir sur des esprits faibles.

 

Enfin, dans sa minutieuse « dissection des « visionnaires de Dieu » J.Bouflet, analyse le cas « Beauraing » en signalant certaines divergences qui apparaissent dans le groupe des voyants, tout en reconnaissant le sérieux, la sincérité et le bon équilibre mental des voyants. Ainsi, il signale leurs divergences : le 29 décembre 1932, un voyant aperçoit un cœur d’or rayonnant sur la poitrine de la Vierge, tandis qu’un autre ne peut le préciser. Le lendemain, ils seront quatre à le contempler, mais curieusement, ce ne sera pas le cas du garçon qui n’a rien vu de tel (ce qui fait supposer qu’il n’y a pas eu concertation entre eux…) Cependant le 31 décembre, il le verra à son tour, mais le lendemain il sera le seul à ne pas avoir d’apparition. L’auteur signalera aussi que certains voyants, surtout les plus jeunes n’entendent pas toujours ce que la Vierge dit aux autres. (Notre oncle n’en parle pas ou du moins ne l’a pas remarqué et n’en fera jamais mention.)

 

Il est cependant fondamental de conclure une fois de plus que les « voyants » sont absolument sincères : ils voient et entendent ce qu’ils prétendent collectivement percevoir, mais avec des « interférences » de transmission de la part du « cerveau-maître » (à mon avis, tantôt l’un ou l’autre aîné ou le garçon).

 

{24} Il est normal que le clergé local, doutant de la réalité des faits, prudent dans un premier temps, ne s’engage pas dans cette manifestation populaire de ferveur religieuse pour éviter le scandale de la révélation d’une éventuelle supercherie. Cependant, il est de bonne politique médiatique que ces autorités religieuses en profitent largement quand après de nombreuses années, il s’avère que certains faits  ne sont pas explicables dans l’état actuel des connaissances scientifiques.

 

 

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HYMNE A L’AU-DELÀ.

 

Notre âme rêve

D’immensités éternelles.

Notre âme étouffe

En son carcan de vie.

 

Notre âme pleure

Des larmes de désir.

Notre âme s’échappe

De la nuit de ses rêves.

 

Notre corps est lourd

De sa charge de souffrance.

Notre corps est mort

De son vide d’espérance.

 

Notre corps est triste

De son absence d’éternité.

Notre corps est pauvre

De son manque de félicité.

 

Notre âme est fébrile

D’un bonheur espéré.

Notre âme est belle

De son désir d’éternité.

 

Notre âme est douce

De ses rêves enchanteurs.

Notre âme est tendre

Du bleu de ses ciels.

 

Notre âme

Cherche ses dieux,

Ses Vierges et ses saints

Pour ne jamais mourir.

 

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Si les aléas de la vie ne m’avaient pas livré pieds et poings liés à l’implacable philosophie du comptable sec et froid, disséquant tout, penché sur ses livres de comptes où la rigueur des chiffres prédomine et où un franc ou un euro restera toujours un franc ou un euro, complice des dieux de la fortune, au service de l’enrichissement et du pouvoir par l’argent, il est probable que le poète aurait vécu dans ses nuages et ses rêves et qu’il aurait cru et aimé le Dieu d’idéal et de ciel des croyants qui lui aurait ouvert tout grand son jardin de l’irréel et de la contemplation suprême.

 

Le comptable aride et dur se meurt maintenant, mais il n’a pas étouffé le poète qui sur la fin de ses jours retrouve les envolées éthérées de ses vingt ans et son appétit du sublime des mystiques, celui qui restera toujours sentimentalement chrétien de cœur malgré ses entraves d’agnostique par loyauté de pensée.

 

Cette position ambiguë peut en surprendre plus d’un. Pourtant n’a-t-elle pas le mérite d’accepter et surtout de comprendre ceux qui restent attachés aux traditions et enseignements d’un milieu qui reste le sien !

 

 

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