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24/10/2015

&93c Maladies cardiaques, pontages coronariens et cholestérol.

5. Maladies cardiovasculaires, pontages coronariens et cholestérol.

Les  maladies cardiovasculaires sont de six types différents :

1. La cardiopathie ischémique (maladie cardiovasculaire) - affections du muscle cardiaque – c’est de cette affection dont il sera question dans la suite du présent travail

2. Maladies et accidents vasculaires cérébraux -  AVC – thrombose  etc … (Note future)

3. Les maladies vasculaires périphériques – circulation sanguine déficiente dans les jambes 

4.  Les insuffisances cardiaques – pompage déficient provocant  un essoufflement et une enflure des jambes 

5. Le rhumatisme cardiaque -  infection  bactérienne de l’enfance, atteint les valvules du cœur et les articulations (cette affection a provoqué la mort de mon frère à 35 ans) 

6.  La cardiopathie congénitale -  anomalie constatée à la naissance. …

Les facteurs de risque de problèmes cardiaques sont l’hypertension, le tabagisme, un taux excessif de graisse (cholestérol), le diabète, la sédentarité et des infections …

Ces états provoquent successivement : 1.l’athérosesclérose, 2. les maladies coronariennes, 3. l’angine de poitrine avec douleurs thoraciques (irrigation insuffisante), 4.  l’infarctus du myocarde avec nécrose partielle du muscle, 5.  les troubles du rythme cardiaque avec parfois mort subite, 6. la nécrose d’une région du muscle cardiaque par déficience valvulaire et infection et affection cardiaque, 7. la dilatation du cœur avec essoufflement,  ce stade étant appelé insuffisance cardiaque. …

Si la circulation du sang dans le circuit cardiaque se fait difficilement, à cause d’artères obstruées, les chirurgiens du cœur réalisent la prouesse d’opérer cet organe palpitant pour « by passer » l’endroit  malade avec des veines prélevées dans la jambe du patient, … maintenant cette opération dangereuse ne se pratique que dans les cas les plus graves …

Cette  intervention, appelée pontage coronarien,  se pratique de trois manières …

1. Sur un cœur  palpitant, la partie soignée étant immobilisée avec le produit adéquat, …

2.ou en réalisant la prouesse de ne pas l’immobiliser et de travailler sur un organe totalement palpitant…

3. En l’arrêtant complètement et en le « by-passant » vers un engin sophistiqué qui remplit la fonction absente.

Le cœur dispose  de trois artères (coronaires) apportant l’oxygène à trois endroits différents du muscle cardiaque (antérieur, inférieur, latéral). … le danger de décès existe lorsque la tension tombe aux alentours de 40 (C’est ce qui m'est arrivé en juin 2014.)

Les artères du cœur  se bouchent à cause des plaques d’athéromes (amas de graisses et de cholestérol en provenance de la nourriture). …Il y a mort des cellules entourant l’endroit infarci. …

Trois étapes successives se produisent pour provoquer un infarctus :

1. La paroi de l’artère subit des micro blessures … provenant de divers facteurs (taux élevé de lipide dans le sang) – diabète – tabagisme – hypertension artérielle 

2. Le corps soignant bien les microblessures ou la paroi de l’artère épaissie  forme une « plaque » de dépôt de cholestérol et de cellules immunitaires, neutralisant les infections comme c’est le cas pour cicatriser une blessure –

3. Il peut même arriver que les plaques n’évoluent que très lentement et réduisent l’ouverture jusqu’à 50 à 70 % sans symptômes ni aggravations – pour produire un infarctus, il faut qu’un caillot de sang coagule se forme sur une plaque  en quelques heures, comme on le constate lors de la réparation d’une blessure) … ce caillot crée un infarctus. … l'athérosesclérose  peut avoir pour effet de boucher plusieurs artères du cœur  (L’intervention que j’ai subie pour y remédier a nécessité quatre pontages d’artères avec une veine prélevée sur la jambe ainsi qu’un raccordement  au cœur avec l’artère mammaire)

Le cholestérol est une substance grasse (stérol) qui se trouve dans la plupart des tissus et humeurs de l’organisme : le cerveau, le plasma sanguin (environ 1 g par litre) et la  bile provenant des aliments et synthétisée par l’organisme (foie, corticosurrénale). … Le cholestérol peut former des calculs biliaires et provoquer l’artériosclérose. … (Grand Robert). …

Contrairement à  ce que l’on croit, le mot cholestérol désigne une molécule unique. … Donc il n’y a pas de bon ou mauvais cholestérol dans deux  molécules différentes. … Il s’agit d’une molécule unique qui fait référence  aux HDL et LDL (inférieur à 115 mg/dl), transporteurs du cholestérol dans le sang. … Il s’agit donc d’une particularité de la molécule qui se comporte différemment en présence d’aliments saturés ou non …

HDL : appelé bon cholestérol – capte le cholestérol en excès dans le sang pour être éliminé par le foie – un taux élevé de cholestérol HDL protège des maladies cardiovasculaires et annule le risque de problèmes …

LDL : appelé mauvais cholestérol – Dans le sang, le cholestérol LDL se trouve en grande majorité – C’est le médecin qui juge si le taux présente un facteur de risque cardiovasculaire –

Triglicérides : essentiel des graisses du sang qui ne se trouve pas sous forme de cholestérols – il augmente après un repas copieux et arrosé, ainsi que les maladies du foie et après prise de certains médicaments …

 Le cholestérol total CT : HDL + LDL + 1/5 du taux des triglycérides  doit être inférieur à 2g/l. …

 Quelques conseils pour éviter les problèmes cardiaques :

 1. Privilégier les aliments riches en éléments mono-insaturés : Fruits à coques, olives, pistaches et vitamines et minéraux qui jouent un rôle important,

2. Préférer les légumes, les  fruits, les pâtes, le riz

3. Privilégier aussi les aliments qui sont riches en éléments polyinsaturés : saumon, maquereau, truite, noix, colza, graines de soja, lin, tournesol, maïs et leurs huiles, germes de blé, sésame …

4. Modérer sérieusement les graisses saturées qui  élèvent le taux de cholestérols beurre, fromage, viandes, lait entier et yaourt, pâtisseries, saindoux, margarine solide, huile de coco et de palme – modérer l’alcool  (1 verre par jour pour les femmes et deux pour les hommes)

6. Pratiquer des exercices physiques marche, sports modérés, massage pour garder un système circulatoire souple, bien s’oxygéner dans des lieux non pollués …

7. Diminuer les facteurs de risque : combattre l’hypercholestérolémie, tabagisme, diabète, hypertension, stress (professionnel, problèmes de couple, tour de taille élevé.) ...

L’électrocardiogramme  fournit les résultats d’un appareil qui signale une nécrose des tissus. ...  par  l’apparition du signal de dômes de l’onde électrique, alors que celle-ci est normalement en pointes graphiques. ... 

Le symptôme de cet accident est une douleur dans la poitrine. … Comme, en général, elle se situe au niveau de l’estomac, on a l’impression d’avoir mal digéré. …

C’est ce que j’ai ressenti, un matin vers six heures. … Supposant que c’était un problème de digestion, je « grimpai » à l’étage supérieur pour y boire un verre de bicarbonate de soude (remède digestif familial). … Heureusement, mon épouse s’est alarmée à me voir hagard et a appelé notre médecin qui accourut, à peine habillé, pour me faire la piqure du médicament adéquat. …

Si, je signale et insiste sur ce fait, c’est que je tiens à prévenir chacun de se méfier de douleurs d’estomac avec pâleur, sudation froide et douleurs intenses difficilement  supportables, à ne pas confondre, cependant, avec un problème de digestion désagréable mais tolérable. … Mon beau-frère et un ami sont morts parce qu’ils n’ont pas appelé un médecin qui leur aurait pratiqué les soins d’urgence en attendant une ambulance….

L’angioplastie consiste à introduire dans l’artère inguinale un ballonnet que l’on fait dilater pour élargir le passage, au moyen d’un instrument qui fait office de poire auquel il est relié par un fin tuyau. … Le ballonnet est équipé d’un stent (ressort métallique tressé) qui est placé sur le ballonnet d'abord dégonflé lors de l’introduction, … ensuite gonflé dans l’artère pour la maintenir ouverte en écrasant les dépôts graisseux. … Cette intervention de plus en plus pratiquée permet d’éviter les pontages cardiaques. (voir plus haut) … Malgré tout, il arrive souvent que l’artère se rebouche. …  La technique a bien évolué, mais ne réussit pas toujours, ce qui fut mon cas après de nombreuses tentatives sans succès. ...

Les pontage coronariens que j’ai subis : se pratiquent moins  depuis l’angioplastie. … Cette opération consiste à contourner une artère bouchée avec un greffon (veine saphène provenant de la jambe ou déviation d’une artère mammaire existant chez tous les êtres humains). …

Je subis  cette « réjouissance » à l’âge de 57 ans. …Ce fut très important, … quatre pontages avec des veines, prélevées sur la jambe et un pontage avec une de mes deux artères mammaires. … L’avantage de l’artère mammaire, si elle ne se bouche pas, c’est qu’elle tient toute la vie puisqu’il s’agit d’une artère détournée vers l’endroit à ponter. …

L’opération se passa bien, … quand je me réveillai, je croyais qu’on n’avait pas encore commencé et que l’anesthésie avait échoué. … On me détrompa et à partir de ce moment, je subis un calvaire qui dura trois mois. …

Il m’était impossible de m’étendre à cause du liquide qui remplissait mes poumons, provenant des suites des pneumothorax de ma jeunesse. … 

Pendant tout ce temps, je restai assis sur mon lit d’hôpital, ne dormant que très peu. … Je souffrais atrocement des reins, jusqu’à l’écœurement. … Dans cette position, ma colonne vertébrale déviée par la scoliose de mon enfance,  était un supplice. … Je souffrais des reins à l’extrême de ce qui est supportable … J’étais devenu hagard et livide.  …

A cela est venu s’ajouter une constipation opiniâtre, qu’à la longue de courageuses infirmières me soulagèrent, avec le doigt, en retirant morceau par morceau des blocs blanchâtres durs comme la pierre qu’elles cassaient à l’intérieur en me blessant jusqu’au sang. …

La raison de cet état venait des pneumothorax de ma jeunesse. …  C’était un procédé archaïque, consistant à comprimer le poumon une fois par semaine pour favoriser  la cicatrisation  des cavernes de la tuberculose. … Il fut abandonné depuis, grâce aux antibiotiques, permettant actuellement une guérison médicamenteuse rapide. …

Le pneumothorax, que je subissais toutes les semaines,  consistait à envoyer  de l’air entre les deux plèvres, pour immobiliser la partie du poumon présentant des cavités creusées par le bacille de Cock, … Cette intervention immobilise le poumon et facilite la cicatrisation des « cavernes », appellation imagée pour désigner les trous creusés par le bacille. …

Les cardiologues qui me soignaient, n’ayant aucune pratique de ce procédé archaïque plus du domaine des pneumologues, furent désemparés. … Les deux plèvres étaient en partie soudées et le liquide pleural était logé dans de nombreuses poches écrasant le poumon,  quand je tentais de m’allonger. … De plus, la scoliose de mon enfance ne me permettait pas de me coucher sur le dos, ce qui n’arrangeait rien. … Je dors toujours sur l’un ou l’autre côté. …

Je peux difficilement expliquer cet état de souffrance, à la limite du supportable. … Je ne sais pour quelle raison, les médecins ne prétendaient pas m’aider avec une médication calmante. … Peut-être, parce que je ne me plaignais jamais, ne voulant pas passer pour une « mauviette »

Je tentai de dominer cette souffrance en m’inspirant des fakirs et autres acteurs de foire qui arrivent à maîtriser la douleur après de longs et patients exercices d’entraînements, ce qui n’était évidemment pas ma pratique régulière. …                                  

Je rentrai chez moi dans cet état, souffrant et hagard, aussi mon épouse  alerta-t-elle mon médecin traitant : « Si, vous ne faites rien mon mari va mourir ». …

Un vieux chirurgien de l’équipe des cardiologues de Saint Jean, m’a hospitalisé. … Il a patiemment, pendant plusieurs jours, ponctionner le liquide en le remplaçant par divers antibiotiques, jusqu’à qu’il arrive  à vider définitivement les poches. …

Mes aventures cardiaques étaient loin d’être terminée. … En 2014, mon état général se dégrada, … j’étais essoufflé et ne parvenait que difficilement à atteindre mon bureau situé deux étages plus haut. … Jusqu’à ce qu’un soir je fus tellement mal,  que mon fils Benoît, des services d’urgence de la clinique Sainte Élisabeth, me conduisit, en catastrophe, à son service. … J’étais en danger de mort, ma tension frôlant les limites mortelles. …

Les cardiologues ont dû s’y reprendre en deux interventions de dix jours, la première ayant échoué, pour finalement  placer un pacemaker. …

C’est un engin sophistiqué, placé sous la peau près de l’épaule. ... Il seconde un cœur déficient en régularisant sa fonction. … Il s’agit-là d’une prouesse chirurgicale qui consiste à installer des électrodes en passant par l’artère sous-clavière pour les relier  à deux endroits dans le cœur …  ce procédé provoque artificiellement et régulièrement un choc électrique qui supplée les déficiences du cœur. …

Depuis ces époques éprouvantes, nos enfants, menés par Benoit, nous ont trouvé et installé un magnifique appartement avec tout le confort, dans une grande propriété boisée.

Nous y sommes de plus en plus heureux et je me porte mieux, de jours en jours, avec le plaisir de rédiger les textes de « Propos d’un octogénaire » dont le présent travail  fait partie. … J’ai l’ambition et la volonté de devenir centenaire parce que j'ai beaucoup de choses à dire. ... Je fais tout pour ça. …

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Référence à un site qui illustre avec passages animés toute la documentation sur les opérations du cœur :

http://www.allodocteurs.fr/maladies/coeur/infarctus-arret-cardiaque/pontage-coronarien-contourner-une-artere-bouchee_1292.html

 

05/09/2015

Le bonheur ça s'apprend

L’art de vivre heureux malgré les vicissitudes de la vie.

Étude approfondie des sujets.

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Le bonheur ça s’apprend

 

Le Grands Robert renseigne qu’une définition ancienne se réfère à l’étymologie du mot « bonne heure » c’est-à-dire chance, événement heureux, …mais que depuis le XVème siècle il a pris le sens  de l’état de la conscience  pleinement satisfaite (Béatitude, bien-être, félicité, plaisir, prospérité, contentement, enchantement, euphorie, extase, joie, satisfaction etc..

Le bonheur est un état subtil et inconstant. … A sa naissance, le nouveau-né et la maman souffrent énormément. … Vous enfanterez dans la douleur dit l’ancien testament. … Le bébé pleure pour manifester son inconfort, c’est son seul moyen de communiquer avec le monde extérieur. … Cette souffrance-inconfort cessera quand il sera nourri ou dans les bras de sa maman. … Peut-on appeler ça le bonheur ? … il s’agit plutôt d’un sentiment furtif de satisfaction. …

L’enfant est constamment contrarié, il a cependant  des périodes de joies dans ses jeux, ou aussi lorsqu’il reçoit un cadeau et mange des friandises. … Peut-on appeler ça le bonheur ? …  il s’agit plutôt d’un sentiment furtif de satisfaction. …

Le jeune enfant et l’adolescent subissent les contraintes de leur éducation. … S’ils sont collectifs, avec  la rivalité et l’échec, les périodes de jeux sont également génératrices de beaucoup de moments  de déception, … Ils y trouvent cependant les joies de la camaraderie, de l’amitié et de l’émerveillement. … Peut-on appeler ça le bonheur ?...  il s’agit plutôt d’un sentiment furtif de satisfaction.

L’adulte, quand il est jeune, doit faire face aux contraintes de la rivalité, de l’incertitude de l’avenir et de la déception amoureuse. … Quand, à la trentaine, il atteint le confort de la sécurité et de la réussite, il ressent les aléas de l’emploi tout en se réjouissant de s’y maintenir … A la quarantaine et à la cinquantaine, il endurera la contrainte des problèmes de la famille, de l’éducation et de l’avenir de sa descendance. .. Cependant il se réjouira, si c’est le cas, de la réussite de celle-ci et de celle des siens. …  A la soixantaine et septantaine, il aura atteint l’âge de la retraite avec le  vieillissement de son état physique et les problèmes de santé y inhérents. Cependant, il se réjouira de l’abondance de ses loisirs et sa disponibilité. … A la fin de sa vie, que les progrès de la médecine rendent de plus en plus longue, Il ressentira l’angoisse d’un avenir incertain dans le temps, marqué par les infirmités de la vieillesse et le deuil des êtres chers. … Cependant, il aura le plaisir de choyer ses enfants et petits-enfants et d’atteindre la philosophie que lui a procurée une longue existence … aussi aura-t-il la lucidité, en retournant dans son passé d’en déduire, que son bonheur fut futil et artificiel et que les souvenirs qui lui en restent ont été embellis par son imagination.

Ce long préambule veut mettre en exergue, le caractère très aléatoire de l’existence de l’être vivant qui a développé un cerveau jusqu’à l’intelligence, … cette faculté lui permet de ressentir les joies et les souffrances et de les exprimer avec le langage très élaboré que la sélection des meilleurs et des plus adaptés a créée.

L’évolution du langage jusqu’à nous, fut une très longue histoire. … Il fut d’abord limité aux nécessités de notre adaptation au milieu. … Quant aux animaux, ils n’ont développé qu’une intelligence conditionnée par leur habitat et leur reproduction …

Les facultés de certains furent performantes,  (Le flair du chien, le chant des oiseaux, l’intelligence collective de certains insectes et animaux, le vol ailé et le déplacement dans les milieux marins, les performances de la vue et de l’ouïe etc.)

L’intelligence des humains fut une très longue histoire. … Les prédécesseurs de l’homo sapiens poussaient des cris comme tous les animaux évolués ou se manifestaient par certaines attitudes. … Une mutation de l’homo sapiens vers l’homo sapiens sapiens le rendit capable de penser. … La pensée évolua  vers le langage, d’abord sommaire ensuite de plus en plus élaboré …

Le langage favorisa la communication et le cerveau développa la mémoire intelligente, celle qui permet de déduire et de créer des concepts. … Quant aux autres êtres vivants, ils développèrent la mémoire génétique qui est indispensable à leur adaptation à leur milieu. …

Ce long préambule était nécessaire pour bien situer ce sentiment furtif du bonheur propre à l’homme intelligent qui ne peut s’acquérir et se développer qu’en dominant l’instinct de souffrance physique ou morale qui conditionne l’existence des êtres vivants …

Cette attitude à acquérir ne peut s’obtenir qu’en s’appliquant à adopter une attitude positive dans toutes les difficultés de la vie. … Je peux affirmer que je suis arrivé à ce « nirvana » prétendument utopique.

Je signale que ce travail me fut demandé par ma fille, infirmière psychiatrique, dont la profession est précisément l’adaptation des étrangers en souffrance mentale résultant de leur situation précaire ou de leurs difficultés à s’intégrer dans un milieu  déconcertant et souvent hostile.

Je réalise que cette démarche est d’autant plus difficile que ce groupe social subit les plus grandes difficultés morales dues à la précarité de leur situation matérielle. … Cependant, une gestion positive du psychique leur permettra d’être plus performant dans la recherche d’un emploi et d’y demeurer.

Pour conclure d’une manière imagée : Le bonheur se construit briques après briques … A la naissance  nous n’avons que les quelques briques que nous apportent nos parents, … Tout au long de la vie, nous ramassons par-ci, par là quelques briques pour bâtir l’édifice du bonheur, souvent branlant et qui se construit mal. … Nous le détruisons ou il se fait détruire par les conséquences aléatoires de la vie ou par la méchanceté des autres et ce qu’il en reste est branlant et difforme … Il arrive parfois, que découragés ou défaitistes, nous ne le reconstruisons plus et rejoignons la horde des aigris. … A la fin de notre existence, notre bonheur sera beau ou minable, branlant ou solide tel que nous l’aurons construit ou reconstruit au fil de notre vie  …

Aussi, ce travail n’a-t-il pas d’autres prétentions que de fournir les conclusions d’une étude dictée par l’expérience et la réflexion de son auteur.

 

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Les contraintes physiques.

1.  La nourriture et les régimes alimentaires

 

Le régime alimentaire est une contrainte que subissent beaucoup de monde, forcés de modifier leurs habitudes alimentaires. … Quand il est prescrit pour soigner, il ne faut pas se lamenter. … Au contraire, on doit, positivement, se documenter sur la manière de le subir avec plaisir. …

Oui, avec plaisir, …car la nourriture dépend du milieu dans lequel on évolue. … Dès l’enfance, nos éducateurs s’efforcent à nous habituer à consommer les mets de leur milieu … Certains mangent de tout, d’autres restent difficiles. …

Il est important de signaler que le choix de la nourriture est dépendant du milieu dans lequel on évolue … Ce comportement est donc très aléatoire et subjectif. …

De par le monde, les menus les plus divers et les plus rebutants existent … En voici quelques exemples :

Biscuit de guêpes (Omachi – Japon) – Œufs de fourmis (aspect riz – Laos) – Poissons séchés traités à la lessive (Lutfisk – Norvège) – Filets de hareng avariés puants (Alaska) – Embryons de canard bouilli vivant (Baut – Philippine) – Fromage avec asticots vivants (Casu Marzu – Italie) – Œufs bouillis dans de l’urine de garçon de moins de dix ans (Zong Zi Dan – Chine) viande de chat (Chine, Pérou et Suisse – transformée en boulettes et servie avec une soupe de Chat) – Soupe de scorpions (Chine – coloro)

Et j’en passe, il y en a plus de cent différents. …

Dans cette liste figure des mets considéré comme répugnants dans le monde, mais un délice pour nous. … Ainsi le steak tartare, appelé en Belgique « américain » (pourquoi ce nom) dont  personne n’ignore que les américains en  particulier ont horreur de manger de la viande crue. … les huitres, les fruits de mer et les moules ne sont dégustés qu’en France et Belgique et un peu en Hollande. … Les escargots de Bourgogne et autres ne sont appréciés qu’en France et Belgique, pourtant leur bave est dégoutante, aussi la camoufle-t-on  avec du beurre aux fines herbes … Aux alentours de la Grand place de Bruxelles, les escargots sont cuits par des marchandes ambulantes les présentant dans un bouillon de légumes et d’herbes les aromatisant. …

Cette longue démonstration référencée veut confirmer notre assertion que l’alimentation des humains dépend du milieu et  s’éduque dés la naissance. … Le bébé n’aime que le lait de sa mère. … Toutes les femelles mammifères du règne animal nourrissent leurs petits du lait qu’elles produisent. … Par la suite, elles s’efforcent d’éduquer leur progéniture à consommer une nourriture propre à leur milieu … Chez les humains, les mamans s’efforcent avec beaucoup de patience et d’amour à apprendre à leurs petits enfants « à manger de tout»

Cette alimentation  traditionnelle est souvent contrariée par les régimes imposés. … Ainsi, dans mon enfance, perturbée par une maladie du foie, je lorgnais avec envie les assiettes de mes voisins baignant dans la sauce. …

Comme je ne cesse de le répéter, pour atteindre cette aura du bonheur permanent à laquelle je suis arrivé,  il est nécessaire d’éloigner tout ce qui le contrarie, ce qui n’est pas aisé. …

Pour l’atteindre, il faut pratiquer ce que j’appelle le réflexe du positif. … Prendre l’habitude d’ignorer le négatif … et se brancher immédiatement sur les aspects positifs de la situation. … Il y en a toujours, mais il faut les mettre en évidence,  et même s’ils ne sont pas immédiats, il faut les espérer en imaginant le bonheur qu’il va nous procurer …

Certains événements de la vie sont durs et cruels, tels les souffrances graves, souvent à la limite du supportable,  des proches ou leur décès. … Le dernier chapitre s’efforcera de positiver quand même la situation en insistant sur le rôle utile de celui qui accompagne et ne sera efficace que s’il possède l’entièreté de ses moyens d’assistance. …

J’aimerais terminer ce chapitre en relatant une expérience personnelle. … Ma situation cardiaque m’imposait un régime alimentaire sans sel et sans sauce. … Je me suis efforcé  de rechercher dans la nourriture naturelle, à peu près telle qu’elle sort de l’étal des commerçants,  la saveur propre à chaque aliment avant sa préparation … Ce fut une expérience gustative passionnante et enrichissante. …

Cependant, je me délecte toujours des bons plats et me permet d’y toucher régulièrement avec plaisir. … C’est une excellente « vaccination » qui habitue l’organisme aux écarts mesurés et réguliers. … Cette « violation du régime » doit toujours se faire avec l’accord de son médecin quant à la fréquence et le contenu de l’assiette, … au début en tous cas, pour arriver à ce que l’organisme en supporte les excès. … Cette manière de gérer son « régime » me permet de répondre sans contraintes aux invitations et de les apprécier. …

 

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10/08/2015

L' art de vivre heureux

L’ART DE VIVRE HEUREUX MALGRÉ LES VICISSITUDES DE LA VIE

CONSEILS DICTÉS PAR L’EXPÉRIENCE D’UN VIEILLARD ALERTE DE 86 ANS

 

Je pense rendre service à ceux qui comme moi n’ont pas été épargnés par la maladie et les infirmités. … Ce mauvais sort perturba mon existence dès l’enfance. … Le lecteur intéressé trouvera ci-après des suggestions de réactions positives.

Cette étude m'a été demandée par ma fille, infirmière psychiatrique à Louvain-la-Neuve, qui a choisi de se consacrer aux exilés et étrangers en souffrance psychique, afin qu'ils trouvent dans ces conseils une manière de s'adapter et de supporter leur sort.

1. S’adapter à un régime alimentaire sévère.

Éviter de lorgner l’assiette de son voisin avec envie … au contraire, trouver dans son régime les avantages gustatifs qui s’y trouvent , … s'adapter à un menu sans sauce ou sans adjuvant qui flattent le palais, … rechercher le goût d’une nourriture sans sauce ou sans sel.

A l’âge de 9 ans, en 1938,  un empoisonnement du foie m’a imposé un régime sévère. … A cette époque, l’enfant que j’étais en a souffert, lorgnant les assiettes de mes frères. … Maintenant, par discipline alimentaire, j’y ai trouvé le plaisir de goûter l’aliment sans assaisonnements, ce qui ne m’empêche pas d’être souvent un bon convive qui aime la bonne table. … Les écarts de régime « vaccinent » l’organisme en l’exposant régulièrement à ce qui lui est néfaste.

2. Endurer une maladie grave positivement.

A l’âge de 15 ans, les privations alimentaires de la guerre, si elles ont guéri le foie,  m’ont affaibli tellement que j’en  contractai  la tuberculose, maladie très grave et contagieuse à l’époque.

Trois mois au lit, avec traitement journalier de piqures intraveineuses de calcium, pratiquée par un vieux médecin qui venait tous les jours à pied. (pas de voiture en cette période de fin de guerre).

Ensuite, quatre mois de soins dans un sanatorium belge, à Buizingen (disparu depuis, la maladie se traitant maintenant à domicile avec des antibiotiques), en attendant un transfert dans un sanatorium suisse.

Dans cet établissement, j’ai connu le pneumothorax qui se pratiquait en enfonçant régulièrement dans la poitrine du patient un trocart, pour insuffler de l’air entre les deux plèvres, afin de comprimer le poumon et ainsi  favoriser la cicatrisation des « cavernes» creusées par le bacille dit de Cock.

Je fus terriblement ébranlé par ce premier contact avec le monde de la souffrance morale et pour certains physique. … J’étais très jeune et n’avais pas acquis l’équilibre dont je jouis maintenant. … Aussi, je tiens à communiquer à  ceux qui  vivent ce genre de maladie et les contraintes qui en résultent, l’optimisme dans les moments difficiles.

J’y trouvai, cependant, les avantages pour un gosse qui n’aimait pas l’étude, de disposer de grands loisirs en lecture et en bricolage que le sanatorium s’ingéniait à alimenter en matériel de toutes sortes. … Quant à moi, je reçu le cuir et les outils nécessaires pour fabriquer de la maroquinerie (portefeuille et porte-monnaie).

 

3.  S’adapter positivement à un milieu difficile et rebutant.

Mes séjours dans un « sana » belge suivi d’un autre dans les montagnes suisses, à Montana dans le Valais,  m’ont fait subir une existence pénible avec comme fond sonore les toux interminables et les expectorations des tuberculeux dans un crachoir émaillé blanc, accompagné du bruit sinistre des couvercles se rabattant qui ponctuait le long gémissement du malade.

Un des soins imposés à celui-ci, pour aider la cicatrisation des cavernes creusées par le bacille de Cock, était, à l’époque, le pneumothorax, procédé archaïque consistant à insuffler de l’air entre les deux plèvres pour comprimer le poumon .

L’appareil est constitué d’un montage de matériel de laboratoire « bricolé » de deux cornues reliées l’une à l’autre. … A la faveur du principe des vases communicants, l’eau se trouvant dans l’une passe dans l’autre, transférant entre les deux plèvres l’air qu’il contient, au moyen d’un « trocart » relié au montage par un tube en caoutchouc.

Ce fut quand je me trouvais en sanatorium suisse, que je subi  l’intervention de la section des brides occasionnées accidentellement entre les deux plèvres par le pneumothorax.

L’opération consistait à introduire deux tubes en inox pour atteindre et couper la « bride » se trouvant dans l’espace entre les deux plèvres. … Cette intervention se pratiquait à vif avec l’appui unique d’une légère piqure de morphine.

L’un des trocarts servait à couper la bride, l’autre à voir, grâce à une sorte de périscope inversé, les brides qui empêchaient la cicatrisation et de réaliser l’opération de section de celles-ci avec un fil chauffé au rouge  (intervention remarquable pour l’époque).

Par contre le pneumothorax était un procédé archaïque consistant à insuffler de l’air entre les deux plèvres pour comprimer le poumon.

Cette période de deux ans au contact d’une humanité très diversifiée fut très pénible, mais enrichissante … L’établissement qui appartenait à l’ordre missionnaire des Spiritains, pour y soigner ses prêtres et séminaristes, était important …  L’ordre y accueillait également des « civils » qui venaient de tous les horizons.

Ce séjour forcé de deux ans fut pour moi la meilleure formation à la vie et à la connaissance intellectuelle qui soit … J’y fréquentai, aimai, admirai des êtres exceptionnels … J’ai connu l’amitié profonde et sincère de celui que j’admirais et qui devint mon premier maître à penser.

Je lui dois la réussite intellectuelle et une saine philosophie qui enrichirent ma vie et me permirent de surmonter les nombreuses épreuves et surtout m’apprirent à aimer, pardonner, rechercher la grandeur et réussir l’existence.

Il est décédé, il y a peu de temps, après avoir réussi une carrière d’indépendant qui lui permettait de trouver le temps de s’occuper de troupes scoutes de jeunes infirmes et  handicapés ainsi que de conseiller les jeunes en désarroi.

4.  Combattre le découragement occasionné par une rechute de maladie grave.

J’avais 20 ans, … rentré de Suisse depuis deux ans où je complétai mon pauvre bagage intellectuel en français par des cours que me dispensais des professeurs malades. …  J’acquis les autres connaissances en autodidacte.

Après cette période de soins médicaux de trois ans, je fus contraint au chômage. … Le contrôle se faisait chaque jour à des heures et dans des bureaux différents pour contrarier les tricheurs. … Nous étions nombreux à faire une longue file.  … C’était pénible et humiliant, les passants nous regardant avec mépris. … Le chômage était avilissant à l’époque. … Maintenant, les syndicats sont parvenus à faire supprimer ce « pointage » journalier, avec l’inconvénient de faciliter la vie des tricheurs.

Nous étions forcés d’accepter les emplois que le chômage trouvait. … En ce qui me concernait, c’était ce que je recherchais.… Après quelques mois, le bureau de placement  m’en imposa un que ma culture disparate et mon jeune âge intéressait. … C’est ainsi que je trouvai un boulot d’employé dans une société française « La Soie », qui comme son nom l’indique, vendait de la soie importée de France. … Très petite, elle ne faisait pas passer d’examen médical d’embauche.

Je n’y fis pas long feu, car après quelques mois dans cette société, je me mis à cracher du sang, signe indubitable d’une rechute. …  Le poumon droite après le gauche  était attaqué. … le médecin qui me « trouait la carcasse » toutes les semaines,  fut forcé de le faire à l’autre poumon, si bien que cette réjouissance se produisit deux fois par semaine.

Le « pneumo » comme l’appelait ceux qui le subissait, ne peut se refaire après son abandon,  les plèvres se ressoudant. …  Je subi donc cette intervention par précaution, tantôt une fois, tantôt deux fois par semaine, pendant douze ans.

Le médecin m’imposa une période de convalescence de trois ans à la maison. … Cet arrêt forcé me permit de  suivre des cours du soir dans le but d’obtenir le diplôme de comptable industriel.

Avide de connaissances, j’occupai mon temps libre, devenu abondant, en «survolant» toutes les connaissances humaines. … Cette activité passionnante pour un « intellectuel curieux »  de mon genre me permit de supporter un découragement inévitable devant un avenir si compromis (faiblesse physique et curriculum vitae de primaire).

 5. Vaincre les handicaps avec obstination et optimisme et saisir sa chance.

Après quelques tentatives réussies dans d’importantes sociétés de Bruxelles, chaque fois refoulé à un examen médical angoissant, lorsque je subissais avec terreur la radioscopie imposée aux candidats par la plupart des employeurs, révélant le « pneumo ». … En me présentant après les épreuves écrites, orales et tests psychotechniques brillamment réussis, j’avais la déconvenue habituelle d’un examen médical négatif.

La chance me sourit cependant lors d’une épreuve passée devant un médecin qui ne possédait pas d’appareil radioscopique, que je parvins à distraire pendant l’auscultation au stéthoscope, qui révélerait le poumon comprimé par le pneumo. …  Ce fut la chance de ma vie, car il me délivra un certificat attestant que je n’avais jamais été atteint d’aucunes maladies graves du genre tuberculose (sic).

C’est ainsi que j’entrai dans une société pétrolière, la  Petrofina, reprise il y a quelques années par la société française Total, intéressée par mon jeune âge et la qualité de mon diplôme de comptable que j’avais réussis brillamment, grâce à mes loisirs de malade convalescent qui avait étudié les matières avec acharnement et minutie. 

Malgré la pauvreté de mon curriculum vitae, j’y fis une carrière brillante en devenant le directeur, responsable du département administratif et chef du personnel de la société de recherches du groupe le plus important de Belgique. … Cette société de chercheurs et techniciens employait un personnel de plus de cinq cents personnes …

Ce résultat ne s’obtint que par un travail acharné prouvant que j’étais le meilleur. … La médiocrité de ma formation professionnelle et la concurrence des diplômés me contraignirent à toujours me surpasser et tenter d’être le meilleur au détriment de ma santé et de mes loisirs.

 Ma  merveilleuse épouse supporta cette longue période qui encombrait mes soirées, mes week-ends et mes vacances. …

6.  Maîtriser le stress des professions à responsabilités.

Il est essentiel pour réussir une carrière de toujours veiller à dominer le stress, celui-ci résultant des décisions à prendre qui incombent à ceux qui exercent des professions à responsabilités. … C’est ce qui m’a manqué dans ma carrière au préjudice de mon équilibre physique et nerveux qui provoqua des problèmes d’obstruction des artères cardiaques.

A 47 ans, âge critique pour beaucoup, je me réveillai, très tôt au matin, avec une douleur vive et intolérable dans la région de l’estomac. … Mon épouse, à la vue de mon état affolant, appela notre médecin qui s’amena au plus vite, soupçonnant un infarctus du myocarde. … Il me fit la piqure adéquate et  appela une ambulance qui me conduisit aux soins intensifs de la clinique Saint Jean, énorme complexe universitaire de Bruxelles.

Paradoxalement, ce fut une des périodes les plus agréables de ma vie … A part les premiers moments de la crise, je n’ai jamais souffert … Au contraire, la médication euphorisante qui est administrée, place le patient dans une sorte de halo de bonheur.

On m’installa dans une toute nouvelle unité qui traitait une douzaine de patients. … Elle était confortable et agréable, avec un local vitré d’où deux infirmières avenantes et pétulantes nous surveillaient en lorgnant des appareils de contrôle  cardiaque. … Les douze devinrent vite des copains qui créèrent une ambiance joyeuse et agréable.

J’y restai un mois pour être hors de danger et renvoyé chez moi pour une convalescence de deux mois au fauteuil en chambre avec interdiction de la quitter. …  Maintenant, on reste en clinique peu de temps et la convalescence est très rapide.

Le cardiologue me conseilla un médicament euphorisant à prendre tous les jours pour dominer le stress de ma profession, il se révéla avec le temps néfaste pour la mémoire. … Je le supprimai, après une dizaine d’années, avec aucune conséquence, mon psychique ayant profité du traitement.

J’en ai acquis une philosophie de vie qui me permet d’être heureux en permanence. … Aussi, cette manière de vivre, je la transmets au plus grand nombre afin qu’ils y trouvent comme moi le vrai et authentique bonheur.

Pourtant, je ne suis pas épargné par la souffrance physique et les handicaps : épaule gauche arthritique, hanche droite douloureuse, coussinets du genou abimés, perte de la moitié de la vue, mémoire déficiente avec confusion d’orientation (prendre la droite pour la gauche) et difficulté de calcul  et de mémoire des chiffres…  

Le cardiologue me conseilla de faire de la gymnastique avec une kiné et pratiquer le jogging pour fortifier le cœur.

7.  S’adapter à une infirmité et s’efforcer d’y trouver des avantages.

Le jogging, que je pratiquais quatre fois par semaine, me permit de trouver un cœur performant. …  Je me mis à courir les 20 km de Bruxelles dont celui du 5 juin 1983,  il faisait très chaud ce jour-là. …  La veille, je m’étais assez fatigué dans le potager de ma maison de campagne.  …  Le jour même, je commis deux erreurs, l’une de me présenter  longtemps à l’avance, pour me trouver dans les premiers et l’autre de boire très peu. … La déshydratation qui s’en suivit, a fait qu’à un kilomètre de l’arrivée, je ressenti une douleur au creux de l’estomac. … Craignant l’infarctus, je me suis précipité vers une des ambulances disposées le long du parcours. … La suite fut une succession de malchances. … La clinique universitaire Saint Luc qui avait été prévue avec le personnel adéquat fut débordée par l’afflux des déshydratés par la chaleur. …  Aussi les derniers défaillants furent-ils dirigés vers Saint Pierre, autre clinique universitaire, neutre en dépit de son nom.  

Les jeunes médecins de garde de la clinique, appelée  depuis Érasme, pris de panique et trop peu nombreux, commirent une erreur d’identification. … Mon épouse et mon fils aîné qui étaient accourus se trouvèrent devant un homme nu avec mon nom épingle au pied du lit. … « Ce n’est pas mon mari » s’est écriée ma pauvre épouse d’où grand branlebas pour corriger la méprise.

On avait changé les lits, mais pas les rapports médicaux. … Si bien que je fus soigné avec le diagnostique de l’autre patient. … « Il a beaucoup de fièvre, » prétendait un jeune carabin, se fiant au rapport d’entrée qui concernait l’autre patient. …  Mon épouse, thermomètre, qu’elle m’avait placé, en main, prouvait le contraire. …  « C’est nous qui sommes médecins », répondit le jeune médecin sans l’écouter.

Par confusion de diagnostic, on me mis sur un lit de glace pour éviter un problème cardiaque provoqué par un excès de température qui ne me concernait pas. …  La nuit que je passai sur la glace et fenêtres ouvertes provoqua un infarctus du cerveau qui me fit perdre la moitié du champs visuel et de gros problèmes de mémoire.  … L’infirmité visuelle qui m’accable, appelée hémianopsie, est très handicapante. … Les yeux n’ont rien et transmettent ce qu’ils voient, l’image s’arrête à la connexion au cerveau qui ne se fait pas … 

C’est intellectuellement très handicapant, la lecture devient difficile. … Comme un enfant, je suis un texte avec les deux doigts, l’un pour signaler la fin de ligne et l’autre pour repérer le début de la suivante. … La lecture et l’écriture deviennent vite fatigantes. … La conduite d’une voiture est devenue difficile. ... Le champ visuel droit étant absent, j’éprouve des difficultés à bifurquer vers la droite. … J’eus beaucoup d’accidents, causés par des « queues de poisson » toujours dans mon droit, évidement.

L’informatique m’a sauvé. … Je peux réduire la largeur du texte à mon champs visuel gauche et repérer la ligne avec la souris … Je peux même prétendre que j’y ai trouvé l’avantage de disposer d’un temps énorme pour écrire les « Propos d’un octogénaire » que j’ai le plaisir de présenter dans les blogs de la Libre Belgique.

La reprise du travail après trois mois d’arrêt devint pénible … Ma fonction de directeur administratif et chef du personnel sur deux sites (La PetroFina ayant décidé de créer un deuxième centre de recherches à Feluy dans le Brabant wallon) devint d’autant plus difficile que ma fonction m’obligeait à me rendre deux fois par semaine sur le second site. … Le trajet en voiture devint difficile et stressant. ... Le manque de vision à droite m’empêchait d'éviter ceux qui me faisaient des "queues de poisson". ... J'ai eu beaucoup d'accrochage, toujours dans mon droit évidemment. ...

8.  Subir une intervention chirurgical importante et ses suites avec moral et courage.

J’arrêtai mon travail stressant à Fina Research à l’âge de 56 ans sans perdre mes rentées financières, la société  complétant l’intervention de la mutuelle.

J’avais le cœur abîmé. … Aussi après un arrêt de travail d’un an, je dus subir la grave opération de pontages coronariens. … Trois chirurgiens s’y employèrent pendant pratiquement une journée, l’un pour prélever la veine de la jambe et de la cuisse droite que les deux autres devaient fixer sur le cœur pour doubler ses artères déficientes. … Cette intervention délicate se pratique sur un organe arrêté, remplacé par une machinerie remplissant la fonction absente.

Au départ,  Je fus très détendu, mes expériences antérieures m’aidant et je m’endormis tout de suite sous l’effet d’une piqure calmante. … Après l’intervention, au réveil, je crus que l’anesthésie avait échoué et que j’allais la subir éveillé. … C’était cependant terminé et les infirmières me le signalèrent. … Je fus « bloqués » par des tas d’instruments dont l’un, enfoncé dans la gorge permettait aux infirmières d’aspirer les mucosités que l’organisme rejetaient. … J’étouffais à chaque intervention.  

La convalescence fut le début d’un long calvaire d’environ trois mois. … La malchance voulut que des complications se produisirent. … Des épanchements péricardiques se produisirent .

D’autre part, les pneumothorax de ma jeunesse, ayant  soudé et durci les plèvres par endroit, rendaient la ponction du liquide difficile et les praticiens n’arrivaient pas à les éliminer. … De guerre lasse, on me renvoya chez moi, espérant qu’avec le temps, tout s’arrangerait.  

Ce ne fut pas le cas, mon état empirait. … Mon médecin se précipita chez le chirurgien en s’écriant « si vous n’intervenez pas, mon client va mourir ». … Je fus hospitalisé et un vieux chirurgien, patiemment, ponctionna les poches pendant plusieurs jours, en injectant à la place des antibiotiques jusqu’à résorption quasi totale du liquide.

Cette période pénible me fit connaître une souffrance physique intolérable qui m’avait été épargnée dans mes autres problèmes de santé. … Pendant cette période quasi insupportable, Je me suis efforcé de trouver  psychiquement les moyens de l’endurer, comme le fond les fakirs et autres acteurs de foire …  N’aimant pas me faire remarquer, je suis parvenu à ne pas exprimer cet état intolérable qui me rendaient hagard (manque de sommeil, nausées permanentes et douleur intenable aux reins) ce qui suscita l’admiration de mon entourage. 

9. Maîtriser une pudeur excessive, préjudiciable à un bon équilibre social.

Par timidité et éducation religieuse pointue, j’étais d’une pudeur excessive. … Dans ma jeunesse, me déshabiller à l’internat en dortoir commun, était compliqué tellement je voulais cacher le bas-ventre.

Ce sentiment fut corrigé magistralement par des problèmes de prostate et leur intervention chirurgicale … Hospitalisé quinze jours pour un élargissement de l’urètre par voies naturelles, j’appris alors à maîtriser  ce sentiment de pudeur excessive, l’organe étant manipulé, ausculté, traité par des infirmières aguerries

Cependant, cette période qui normalement devait être très agréable, sans souffrances et confortablement installé, avec l’entourage d’un personnel hospitalier accorte et avenant, fut contrarié par l’appréhension que j’éprouvais au souvenir de l’accident cardiaque mortel survenu à mon beau-père qui venait de subir la même intervention.

Une nuit, je dérangeai même le personnel qui vint avec l’appareillage sophistiqué adéquat pour constater que je n’avais rien, si ce n’était un léger problème de digestion.

10.  Déficiences cardiaques importantes avec placement d’un pacemaker.

A 84 ans, je fus hospitalisé en urgence, en danger mortel suite à un malaise cardiaque. … Depuis quelques temps, j’éprouvais de grosses difficultés à monter les escaliers et faire le moindre effort physique .

A la clinique, je fus pris en charge par le service de cardiologie qui fit le nécessaire pour corriger une tension tellement basse qu’elle aurait pu être mortelle … Pendant les huit jours que je fus soigné, un  cardiologue spécialisé s’employa à corriger la défaillance cardiaque, en tentant par voie sous-clavière de corriger cet état. … Il y réussit brillamment et je pus retourner chez moi.

A peine rentré de dix jours, nouvelle alerte et retour en clinique pour « objectivation d’une bradycardie, dyspnée brutale au repos, rythme cardiaque descendant  à des nadirs  de 35 minutes »  … appellation médicale sophistiquée pour définir une situation dangereuse … d’où surveillance une huitaine de jours avec décision de placer un pacemaker à double chambres … j’ai retrouvé depuis un bon rythme cardiaque et une tension parfaite …

Quatre mois plus tard, je suis retourné en clinique huit jours,  pour suivi cardiaque et recherche d’une médication adéquate, mon cœur rencontrant des problèmes importants de fonctionnement …

Je me porte bien maintenant, avec le  moral du centenaire que je veux devenir. … J’ai gardé, cependant, des difficultés de me mouvoir et un manque d’équilibre.

CONSIDÉRATIONS FINALES

J’améliore tous les jours ma condition physique en m’imposant, au lever de 7 heures, une douche glacée, suivie de la plus chaude possible.  … Ce choc thermique que je pratique, depuis trente trois ans suivi  d’une séance de mise en forme d’une heure, consistant en massages vigoureux manuel et au gant de crins ainsi qu’une gymnastique mobilisant tout le corps.

Je m’astreins aussi à une promenade journalière d’une demi-heure, difficile à cause d’un équilibre instable, d’une vision tronquée et d’une hanche droite déficiente.

Je peux affirmer que malgré une vie perturbée et difficile, j’ai trouvé le bonheur profond et le plaisir de vivre. … Mes journées (trop courtes) de 8 heures non stop me permettent d’écrire et d’enrichir mes connaissances, en alternance avec du bricolage et des activités manuelles. … Cette utilisation  de mon temps m’apporte le plaisir de la découverte et de la création. … Écrire cet essai  entretient la mémoire et maintient le cerveau performant.

Je n’ai pas parlé de certaines contrariétés physiques insignifiantes de la vie. … Les plus importantes étant celles d’un traitement d’élimination de polypes dans le gros intestin sous anesthésie locale que je pouvais diriger, ainsi qu’une intervention chirurgicale, également sous anesthésie locale sans hospitalisation pour enlèvement de tissus douteux au nez (cancer bénin).

Afin de bénéficier d’une large plage de temps pour accomplir les nombreuses activités qui me donnent la joie de vivre et le bonheur, je me suis imposé une hygiène stricte et une philosophie positive.Cette discipline de vie consiste en un régime alimentaire favorisant le transit intestinal et en apport vitaminé en mangeant beaucoup de fruits, en exercices physiques dont une promenade d’une demi-heure, en douches glacées puis brulantes et enfin en une gymnastique matinale de près d’une heure et promenade d’une demi-heure.

Je termine en signalant que je compte compléter ces activités en publiant régulièrement des études que je vais entreprendre pour aider davantage ceux qui sont éprouvés par la malchance et les épreuves, subissent le découragement et qui cherchent secours.

En voici la liste non exhaustive et dans le désordre : Le bonheur ça s’apprend – apprécier les régimes alimentaires – gérer l’exclusion des maladies contagieuses – être cardiaque – la timidité – la pudeur – la vie de couple – l’éducation des enfants – les contacts sociaux – l’art d’être grands parents – le travail professionnel et les responsabilités – les loisirs - la vieillesse – l’amour et la fidélité  - subir positivement la souffrance des êtres chers et le deuil de leurs décès -

 

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