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10/08/2015

L' art de vivre heureux

L’ART DE VIVRE HEUREUX MALGRÉ LES VICISSITUDES DE LA VIE

CONSEILS DICTÉS PAR L’EXPÉRIENCE D’UN VIEILLARD ALERTE DE 86 ANS

 

Je pense rendre service à ceux qui comme moi n’ont pas été épargnés par la maladie et les infirmités. … Ce mauvais sort perturba mon existence dès l’enfance. … Le lecteur intéressé trouvera ci-après des suggestions de réactions positives.

Cette étude m'a été demandée par ma fille, infirmière psychiatrique à Louvain-la-Neuve, qui a choisi de se consacrer aux exilés et étrangers en souffrance psychique, afin qu'ils trouvent dans ces conseils une manière de s'adapter et de supporter leur sort.

1. S’adapter à un régime alimentaire sévère.

Éviter de lorgner l’assiette de son voisin avec envie … au contraire, trouver dans son régime les avantages gustatifs qui s’y trouvent , … s'adapter à un menu sans sauce ou sans adjuvant qui flattent le palais, … rechercher le goût d’une nourriture sans sauce ou sans sel.

A l’âge de 9 ans, en 1938,  un empoisonnement du foie m’a imposé un régime sévère. … A cette époque, l’enfant que j’étais en a souffert, lorgnant les assiettes de mes frères. … Maintenant, par discipline alimentaire, j’y ai trouvé le plaisir de goûter l’aliment sans assaisonnements, ce qui ne m’empêche pas d’être souvent un bon convive qui aime la bonne table. … Les écarts de régime « vaccinent » l’organisme en l’exposant régulièrement à ce qui lui est néfaste.

2. Endurer une maladie grave positivement.

A l’âge de 15 ans, les privations alimentaires de la guerre, si elles ont guéri le foie,  m’ont affaibli tellement que j’en  contractai  la tuberculose, maladie très grave et contagieuse à l’époque.

Trois mois au lit, avec traitement journalier de piqures intraveineuses de calcium, pratiquée par un vieux médecin qui venait tous les jours à pied. (pas de voiture en cette période de fin de guerre).

Ensuite, quatre mois de soins dans un sanatorium belge, à Buizingen (disparu depuis, la maladie se traitant maintenant à domicile avec des antibiotiques), en attendant un transfert dans un sanatorium suisse.

Dans cet établissement, j’ai connu le pneumothorax qui se pratiquait en enfonçant régulièrement dans la poitrine du patient un trocart, pour insuffler de l’air entre les deux plèvres, afin de comprimer le poumon et ainsi  favoriser la cicatrisation des « cavernes» creusées par le bacille dit de Cock.

Je fus terriblement ébranlé par ce premier contact avec le monde de la souffrance morale et pour certains physique. … J’étais très jeune et n’avais pas acquis l’équilibre dont je jouis maintenant. … Aussi, je tiens à communiquer à  ceux qui  vivent ce genre de maladie et les contraintes qui en résultent, l’optimisme dans les moments difficiles.

J’y trouvai, cependant, les avantages pour un gosse qui n’aimait pas l’étude, de disposer de grands loisirs en lecture et en bricolage que le sanatorium s’ingéniait à alimenter en matériel de toutes sortes. … Quant à moi, je reçu le cuir et les outils nécessaires pour fabriquer de la maroquinerie (portefeuille et porte-monnaie).

 

3.  S’adapter positivement à un milieu difficile et rebutant.

Mes séjours dans un « sana » belge suivi d’un autre dans les montagnes suisses, à Montana dans le Valais,  m’ont fait subir une existence pénible avec comme fond sonore les toux interminables et les expectorations des tuberculeux dans un crachoir émaillé blanc, accompagné du bruit sinistre des couvercles se rabattant qui ponctuait le long gémissement du malade.

Un des soins imposés à celui-ci, pour aider la cicatrisation des cavernes creusées par le bacille de Cock, était, à l’époque, le pneumothorax, procédé archaïque consistant à insuffler de l’air entre les deux plèvres pour comprimer le poumon .

L’appareil est constitué d’un montage de matériel de laboratoire « bricolé » de deux cornues reliées l’une à l’autre. … A la faveur du principe des vases communicants, l’eau se trouvant dans l’une passe dans l’autre, transférant entre les deux plèvres l’air qu’il contient, au moyen d’un « trocart » relié au montage par un tube en caoutchouc.

Ce fut quand je me trouvais en sanatorium suisse, que je subi  l’intervention de la section des brides occasionnées accidentellement entre les deux plèvres par le pneumothorax.

L’opération consistait à introduire deux tubes en inox pour atteindre et couper la « bride » se trouvant dans l’espace entre les deux plèvres. … Cette intervention se pratiquait à vif avec l’appui unique d’une légère piqure de morphine.

L’un des trocarts servait à couper la bride, l’autre à voir, grâce à une sorte de périscope inversé, les brides qui empêchaient la cicatrisation et de réaliser l’opération de section de celles-ci avec un fil chauffé au rouge  (intervention remarquable pour l’époque).

Par contre le pneumothorax était un procédé archaïque consistant à insuffler de l’air entre les deux plèvres pour comprimer le poumon.

Cette période de deux ans au contact d’une humanité très diversifiée fut très pénible, mais enrichissante … L’établissement qui appartenait à l’ordre missionnaire des Spiritains, pour y soigner ses prêtres et séminaristes, était important …  L’ordre y accueillait également des « civils » qui venaient de tous les horizons.

Ce séjour forcé de deux ans fut pour moi la meilleure formation à la vie et à la connaissance intellectuelle qui soit … J’y fréquentai, aimai, admirai des êtres exceptionnels … J’ai connu l’amitié profonde et sincère de celui que j’admirais et qui devint mon premier maître à penser.

Je lui dois la réussite intellectuelle et une saine philosophie qui enrichirent ma vie et me permirent de surmonter les nombreuses épreuves et surtout m’apprirent à aimer, pardonner, rechercher la grandeur et réussir l’existence.

Il est décédé, il y a peu de temps, après avoir réussi une carrière d’indépendant qui lui permettait de trouver le temps de s’occuper de troupes scoutes de jeunes infirmes et  handicapés ainsi que de conseiller les jeunes en désarroi.

4.  Combattre le découragement occasionné par une rechute de maladie grave.

J’avais 20 ans, … rentré de Suisse depuis deux ans où je complétai mon pauvre bagage intellectuel en français par des cours que me dispensais des professeurs malades. …  J’acquis les autres connaissances en autodidacte.

Après cette période de soins médicaux de trois ans, je fus contraint au chômage. … Le contrôle se faisait chaque jour à des heures et dans des bureaux différents pour contrarier les tricheurs. … Nous étions nombreux à faire une longue file.  … C’était pénible et humiliant, les passants nous regardant avec mépris. … Le chômage était avilissant à l’époque. … Maintenant, les syndicats sont parvenus à faire supprimer ce « pointage » journalier, avec l’inconvénient de faciliter la vie des tricheurs.

Nous étions forcés d’accepter les emplois que le chômage trouvait. … En ce qui me concernait, c’était ce que je recherchais.… Après quelques mois, le bureau de placement  m’en imposa un que ma culture disparate et mon jeune âge intéressait. … C’est ainsi que je trouvai un boulot d’employé dans une société française « La Soie », qui comme son nom l’indique, vendait de la soie importée de France. … Très petite, elle ne faisait pas passer d’examen médical d’embauche.

Je n’y fis pas long feu, car après quelques mois dans cette société, je me mis à cracher du sang, signe indubitable d’une rechute. …  Le poumon droite après le gauche  était attaqué. … le médecin qui me « trouait la carcasse » toutes les semaines,  fut forcé de le faire à l’autre poumon, si bien que cette réjouissance se produisit deux fois par semaine.

Le « pneumo » comme l’appelait ceux qui le subissait, ne peut se refaire après son abandon,  les plèvres se ressoudant. …  Je subi donc cette intervention par précaution, tantôt une fois, tantôt deux fois par semaine, pendant douze ans.

Le médecin m’imposa une période de convalescence de trois ans à la maison. … Cet arrêt forcé me permit de  suivre des cours du soir dans le but d’obtenir le diplôme de comptable industriel.

Avide de connaissances, j’occupai mon temps libre, devenu abondant, en «survolant» toutes les connaissances humaines. … Cette activité passionnante pour un « intellectuel curieux »  de mon genre me permit de supporter un découragement inévitable devant un avenir si compromis (faiblesse physique et curriculum vitae de primaire).

 5. Vaincre les handicaps avec obstination et optimisme et saisir sa chance.

Après quelques tentatives réussies dans d’importantes sociétés de Bruxelles, chaque fois refoulé à un examen médical angoissant, lorsque je subissais avec terreur la radioscopie imposée aux candidats par la plupart des employeurs, révélant le « pneumo ». … En me présentant après les épreuves écrites, orales et tests psychotechniques brillamment réussis, j’avais la déconvenue habituelle d’un examen médical négatif.

La chance me sourit cependant lors d’une épreuve passée devant un médecin qui ne possédait pas d’appareil radioscopique, que je parvins à distraire pendant l’auscultation au stéthoscope, qui révélerait le poumon comprimé par le pneumo. …  Ce fut la chance de ma vie, car il me délivra un certificat attestant que je n’avais jamais été atteint d’aucunes maladies graves du genre tuberculose (sic).

C’est ainsi que j’entrai dans une société pétrolière, la  Petrofina, reprise il y a quelques années par la société française Total, intéressée par mon jeune âge et la qualité de mon diplôme de comptable que j’avais réussis brillamment, grâce à mes loisirs de malade convalescent qui avait étudié les matières avec acharnement et minutie. 

Malgré la pauvreté de mon curriculum vitae, j’y fis une carrière brillante en devenant le directeur, responsable du département administratif et chef du personnel de la société de recherches du groupe le plus important de Belgique. … Cette société de chercheurs et techniciens employait un personnel de plus de cinq cents personnes …

Ce résultat ne s’obtint que par un travail acharné prouvant que j’étais le meilleur. … La médiocrité de ma formation professionnelle et la concurrence des diplômés me contraignirent à toujours me surpasser et tenter d’être le meilleur au détriment de ma santé et de mes loisirs.

 Ma  merveilleuse épouse supporta cette longue période qui encombrait mes soirées, mes week-ends et mes vacances. …

6.  Maîtriser le stress des professions à responsabilités.

Il est essentiel pour réussir une carrière de toujours veiller à dominer le stress, celui-ci résultant des décisions à prendre qui incombent à ceux qui exercent des professions à responsabilités. … C’est ce qui m’a manqué dans ma carrière au préjudice de mon équilibre physique et nerveux qui provoqua des problèmes d’obstruction des artères cardiaques.

A 47 ans, âge critique pour beaucoup, je me réveillai, très tôt au matin, avec une douleur vive et intolérable dans la région de l’estomac. … Mon épouse, à la vue de mon état affolant, appela notre médecin qui s’amena au plus vite, soupçonnant un infarctus du myocarde. … Il me fit la piqure adéquate et  appela une ambulance qui me conduisit aux soins intensifs de la clinique Saint Jean, énorme complexe universitaire de Bruxelles.

Paradoxalement, ce fut une des périodes les plus agréables de ma vie … A part les premiers moments de la crise, je n’ai jamais souffert … Au contraire, la médication euphorisante qui est administrée, place le patient dans une sorte de halo de bonheur.

On m’installa dans une toute nouvelle unité qui traitait une douzaine de patients. … Elle était confortable et agréable, avec un local vitré d’où deux infirmières avenantes et pétulantes nous surveillaient en lorgnant des appareils de contrôle  cardiaque. … Les douze devinrent vite des copains qui créèrent une ambiance joyeuse et agréable.

J’y restai un mois pour être hors de danger et renvoyé chez moi pour une convalescence de deux mois au fauteuil en chambre avec interdiction de la quitter. …  Maintenant, on reste en clinique peu de temps et la convalescence est très rapide.

Le cardiologue me conseilla un médicament euphorisant à prendre tous les jours pour dominer le stress de ma profession, il se révéla avec le temps néfaste pour la mémoire. … Je le supprimai, après une dizaine d’années, avec aucune conséquence, mon psychique ayant profité du traitement.

J’en ai acquis une philosophie de vie qui me permet d’être heureux en permanence. … Aussi, cette manière de vivre, je la transmets au plus grand nombre afin qu’ils y trouvent comme moi le vrai et authentique bonheur.

Pourtant, je ne suis pas épargné par la souffrance physique et les handicaps : épaule gauche arthritique, hanche droite douloureuse, coussinets du genou abimés, perte de la moitié de la vue, mémoire déficiente avec confusion d’orientation (prendre la droite pour la gauche) et difficulté de calcul  et de mémoire des chiffres…  

Le cardiologue me conseilla de faire de la gymnastique avec une kiné et pratiquer le jogging pour fortifier le cœur.

7.  S’adapter à une infirmité et s’efforcer d’y trouver des avantages.

Le jogging, que je pratiquais quatre fois par semaine, me permit de trouver un cœur performant. …  Je me mis à courir les 20 km de Bruxelles dont celui du 5 juin 1983,  il faisait très chaud ce jour-là. …  La veille, je m’étais assez fatigué dans le potager de ma maison de campagne.  …  Le jour même, je commis deux erreurs, l’une de me présenter  longtemps à l’avance, pour me trouver dans les premiers et l’autre de boire très peu. … La déshydratation qui s’en suivit, a fait qu’à un kilomètre de l’arrivée, je ressenti une douleur au creux de l’estomac. … Craignant l’infarctus, je me suis précipité vers une des ambulances disposées le long du parcours. … La suite fut une succession de malchances. … La clinique universitaire Saint Luc qui avait été prévue avec le personnel adéquat fut débordée par l’afflux des déshydratés par la chaleur. …  Aussi les derniers défaillants furent-ils dirigés vers Saint Pierre, autre clinique universitaire, neutre en dépit de son nom.  

Les jeunes médecins de garde de la clinique, appelée  depuis Érasme, pris de panique et trop peu nombreux, commirent une erreur d’identification. … Mon épouse et mon fils aîné qui étaient accourus se trouvèrent devant un homme nu avec mon nom épingle au pied du lit. … « Ce n’est pas mon mari » s’est écriée ma pauvre épouse d’où grand branlebas pour corriger la méprise.

On avait changé les lits, mais pas les rapports médicaux. … Si bien que je fus soigné avec le diagnostique de l’autre patient. … « Il a beaucoup de fièvre, » prétendait un jeune carabin, se fiant au rapport d’entrée qui concernait l’autre patient. …  Mon épouse, thermomètre, qu’elle m’avait placé, en main, prouvait le contraire. …  « C’est nous qui sommes médecins », répondit le jeune médecin sans l’écouter.

Par confusion de diagnostic, on me mis sur un lit de glace pour éviter un problème cardiaque provoqué par un excès de température qui ne me concernait pas. …  La nuit que je passai sur la glace et fenêtres ouvertes provoqua un infarctus du cerveau qui me fit perdre la moitié du champs visuel et de gros problèmes de mémoire.  … L’infirmité visuelle qui m’accable, appelée hémianopsie, est très handicapante. … Les yeux n’ont rien et transmettent ce qu’ils voient, l’image s’arrête à la connexion au cerveau qui ne se fait pas … 

C’est intellectuellement très handicapant, la lecture devient difficile. … Comme un enfant, je suis un texte avec les deux doigts, l’un pour signaler la fin de ligne et l’autre pour repérer le début de la suivante. … La lecture et l’écriture deviennent vite fatigantes. … La conduite d’une voiture est devenue difficile. ... Le champ visuel droit étant absent, j’éprouve des difficultés à bifurquer vers la droite. … J’eus beaucoup d’accidents, causés par des « queues de poisson » toujours dans mon droit, évidement.

L’informatique m’a sauvé. … Je peux réduire la largeur du texte à mon champs visuel gauche et repérer la ligne avec la souris … Je peux même prétendre que j’y ai trouvé l’avantage de disposer d’un temps énorme pour écrire les « Propos d’un octogénaire » que j’ai le plaisir de présenter dans les blogs de la Libre Belgique.

La reprise du travail après trois mois d’arrêt devint pénible … Ma fonction de directeur administratif et chef du personnel sur deux sites (La PetroFina ayant décidé de créer un deuxième centre de recherches à Feluy dans le Brabant wallon) devint d’autant plus difficile que ma fonction m’obligeait à me rendre deux fois par semaine sur le second site. … Le trajet en voiture devint difficile et stressant. ... Le manque de vision à droite m’empêchait d'éviter ceux qui me faisaient des "queues de poisson". ... J'ai eu beaucoup d'accrochage, toujours dans mon droit évidemment. ...

8.  Subir une intervention chirurgical importante et ses suites avec moral et courage.

J’arrêtai mon travail stressant à Fina Research à l’âge de 56 ans sans perdre mes rentées financières, la société  complétant l’intervention de la mutuelle.

J’avais le cœur abîmé. … Aussi après un arrêt de travail d’un an, je dus subir la grave opération de pontages coronariens. … Trois chirurgiens s’y employèrent pendant pratiquement une journée, l’un pour prélever la veine de la jambe et de la cuisse droite que les deux autres devaient fixer sur le cœur pour doubler ses artères déficientes. … Cette intervention délicate se pratique sur un organe arrêté, remplacé par une machinerie remplissant la fonction absente.

Au départ,  Je fus très détendu, mes expériences antérieures m’aidant et je m’endormis tout de suite sous l’effet d’une piqure calmante. … Après l’intervention, au réveil, je crus que l’anesthésie avait échoué et que j’allais la subir éveillé. … C’était cependant terminé et les infirmières me le signalèrent. … Je fus « bloqués » par des tas d’instruments dont l’un, enfoncé dans la gorge permettait aux infirmières d’aspirer les mucosités que l’organisme rejetaient. … J’étouffais à chaque intervention.  

La convalescence fut le début d’un long calvaire d’environ trois mois. … La malchance voulut que des complications se produisirent. … Des épanchements péricardiques se produisirent .

D’autre part, les pneumothorax de ma jeunesse, ayant  soudé et durci les plèvres par endroit, rendaient la ponction du liquide difficile et les praticiens n’arrivaient pas à les éliminer. … De guerre lasse, on me renvoya chez moi, espérant qu’avec le temps, tout s’arrangerait.  

Ce ne fut pas le cas, mon état empirait. … Mon médecin se précipita chez le chirurgien en s’écriant « si vous n’intervenez pas, mon client va mourir ». … Je fus hospitalisé et un vieux chirurgien, patiemment, ponctionna les poches pendant plusieurs jours, en injectant à la place des antibiotiques jusqu’à résorption quasi totale du liquide.

Cette période pénible me fit connaître une souffrance physique intolérable qui m’avait été épargnée dans mes autres problèmes de santé. … Pendant cette période quasi insupportable, Je me suis efforcé de trouver  psychiquement les moyens de l’endurer, comme le fond les fakirs et autres acteurs de foire …  N’aimant pas me faire remarquer, je suis parvenu à ne pas exprimer cet état intolérable qui me rendaient hagard (manque de sommeil, nausées permanentes et douleur intenable aux reins) ce qui suscita l’admiration de mon entourage. 

9. Maîtriser une pudeur excessive, préjudiciable à un bon équilibre social.

Par timidité et éducation religieuse pointue, j’étais d’une pudeur excessive. … Dans ma jeunesse, me déshabiller à l’internat en dortoir commun, était compliqué tellement je voulais cacher le bas-ventre.

Ce sentiment fut corrigé magistralement par des problèmes de prostate et leur intervention chirurgicale … Hospitalisé quinze jours pour un élargissement de l’urètre par voies naturelles, j’appris alors à maîtriser  ce sentiment de pudeur excessive, l’organe étant manipulé, ausculté, traité par des infirmières aguerries

Cependant, cette période qui normalement devait être très agréable, sans souffrances et confortablement installé, avec l’entourage d’un personnel hospitalier accorte et avenant, fut contrarié par l’appréhension que j’éprouvais au souvenir de l’accident cardiaque mortel survenu à mon beau-père qui venait de subir la même intervention.

Une nuit, je dérangeai même le personnel qui vint avec l’appareillage sophistiqué adéquat pour constater que je n’avais rien, si ce n’était un léger problème de digestion.

10.  Déficiences cardiaques importantes avec placement d’un pacemaker.

A 84 ans, je fus hospitalisé en urgence, en danger mortel suite à un malaise cardiaque. … Depuis quelques temps, j’éprouvais de grosses difficultés à monter les escaliers et faire le moindre effort physique .

A la clinique, je fus pris en charge par le service de cardiologie qui fit le nécessaire pour corriger une tension tellement basse qu’elle aurait pu être mortelle … Pendant les huit jours que je fus soigné, un  cardiologue spécialisé s’employa à corriger la défaillance cardiaque, en tentant par voie sous-clavière de corriger cet état. … Il y réussit brillamment et je pus retourner chez moi.

A peine rentré de dix jours, nouvelle alerte et retour en clinique pour « objectivation d’une bradycardie, dyspnée brutale au repos, rythme cardiaque descendant  à des nadirs  de 35 minutes »  … appellation médicale sophistiquée pour définir une situation dangereuse … d’où surveillance une huitaine de jours avec décision de placer un pacemaker à double chambres … j’ai retrouvé depuis un bon rythme cardiaque et une tension parfaite …

Quatre mois plus tard, je suis retourné en clinique huit jours,  pour suivi cardiaque et recherche d’une médication adéquate, mon cœur rencontrant des problèmes importants de fonctionnement …

Je me porte bien maintenant, avec le  moral du centenaire que je veux devenir. … J’ai gardé, cependant, des difficultés de me mouvoir et un manque d’équilibre.

CONSIDÉRATIONS FINALES

J’améliore tous les jours ma condition physique en m’imposant, au lever de 7 heures, une douche glacée, suivie de la plus chaude possible.  … Ce choc thermique que je pratique, depuis trente trois ans suivi  d’une séance de mise en forme d’une heure, consistant en massages vigoureux manuel et au gant de crins ainsi qu’une gymnastique mobilisant tout le corps.

Je m’astreins aussi à une promenade journalière d’une demi-heure, difficile à cause d’un équilibre instable, d’une vision tronquée et d’une hanche droite déficiente.

Je peux affirmer que malgré une vie perturbée et difficile, j’ai trouvé le bonheur profond et le plaisir de vivre. … Mes journées (trop courtes) de 8 heures non stop me permettent d’écrire et d’enrichir mes connaissances, en alternance avec du bricolage et des activités manuelles. … Cette utilisation  de mon temps m’apporte le plaisir de la découverte et de la création. … Écrire cet essai  entretient la mémoire et maintient le cerveau performant.

Je n’ai pas parlé de certaines contrariétés physiques insignifiantes de la vie. … Les plus importantes étant celles d’un traitement d’élimination de polypes dans le gros intestin sous anesthésie locale que je pouvais diriger, ainsi qu’une intervention chirurgicale, également sous anesthésie locale sans hospitalisation pour enlèvement de tissus douteux au nez (cancer bénin).

Afin de bénéficier d’une large plage de temps pour accomplir les nombreuses activités qui me donnent la joie de vivre et le bonheur, je me suis imposé une hygiène stricte et une philosophie positive.Cette discipline de vie consiste en un régime alimentaire favorisant le transit intestinal et en apport vitaminé en mangeant beaucoup de fruits, en exercices physiques dont une promenade d’une demi-heure, en douches glacées puis brulantes et enfin en une gymnastique matinale de près d’une heure et promenade d’une demi-heure.

Je termine en signalant que je compte compléter ces activités en publiant régulièrement des études que je vais entreprendre pour aider davantage ceux qui sont éprouvés par la malchance et les épreuves, subissent le découragement et qui cherchent secours.

En voici la liste non exhaustive et dans le désordre : Le bonheur ça s’apprend – apprécier les régimes alimentaires – gérer l’exclusion des maladies contagieuses – être cardiaque – la timidité – la pudeur – la vie de couple – l’éducation des enfants – les contacts sociaux – l’art d’être grands parents – le travail professionnel et les responsabilités – les loisirs - la vieillesse – l’amour et la fidélité  - subir positivement la souffrance des êtres chers et le deuil de leurs décès -

 

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27/12/2012

Ch. 00.12 - Relais de l'appel du prix Nobel Christian de Duve que j'ai adressé aux parlementaires francophones belges ... 2. Synthèse des données récentes concernant l’origine de la matière ...

Relai de l’appel du Prix Nobel de médecine pour sauver la planète

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NOS PETITS-ENFANTS SONT EN PÉRIL, SAUVONS-LES !  

EN PRENANT DÉS MAINTENANT LES MESURES QUI S’IMPOSENT.

Je me suis permis d’adresser individuellement,

ce 23 décembre au plus grand nombre 

de parlementaires et de sénateurs belges 

 le message, ci-dessous, de Christian de Duve,

prix Nobel, concernant  le problème de surpopulation

qui menace notre planète,pour qu’ils entament

une action de sensibilisation et de mobilisation,

à l’échelle locale de la Belgique francophone 

 pour la propager ensuite à l’échelle mondiale.

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Il n’est pas trop tard, mais il est temps d’agir, si nous voulons sauver notre descendance.  

JE M’ADRESSE À TOUS POUR PROPAGER CE MESSAGE DU CÉLÈBRE SAVANT.

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APPEL EN FAVEUR D’UNE ACTION POUR SAUVER LA PLANÈTE 

MENACÉE DE SURPOPULATION AUTODESTRUCTRICE .

SOS, notre descendance est en péril … 

 

Étant très préoccupé de l’avenir de ma descendance, je me sens le devoir d’agir efficacement  pour soutenir l’action du professeur de Duve en faveur d’une gestion plus équilibrée de la prolifération de notre espèce en grand danger de surpopulation autodestructrice… 

Comme dans tous les moments difficiles de son histoire, les civilisations dominantes de l’humanité se réfugient dans l’attitude de l’autruche… Adoptant une politique à courte vue, elles mettent la tête dans le sable, sans souci de l’avenir : «  après moi le déluge ! » … disait Louis XV, … dans le déluge de la révolution, son successeur, guillotiné, en perdit la tête et la royauté devint une république …

Il est indéniable que, nous, les géniteurs des générations futures, portons la lourde responsabilité vis-à-vis de notre descendance de mener un débat de fond sur le problème de surpopulation qui la menace et de prendre les mesures qui conviennent …

Les autorités de nos sociétés  doivent mobiliser le maximum de responsables politiques et religieux pour chercher des solutions à court et à long terme de limitation des naissances, en vue d’éviter l’autodestruction inévitable d’une humanité surpeuplée saturant son espace vital … 

Christian de Duve dans son dernier livre soutient que c’est par atavisme que nos ancêtres, humanoïdes arboricoles fragiles, ont privilégié l’associativité, l’union faisant la force, avec la conséquence néfaste de  provoquer la rivalité entre clans voisins … Cet instinct primaire est d’ailleurs le réel moteur de la sélection, favorisant les plus forts au détriment des autres … 

Aussi, le célèbre professeur émérite, prix Nobel de médecine, lance-t-il un appel angoissé à l’humanité intelligente et responsable pour qu’elle surmonte cet instinct atavique de domination conquérante des plus forts pour le remplacer par une solidarité planétaire  de gestion des biens et des personnes  …

Dans mon bloc et mon site depuis une douzaine d’années, J’ai l’avantage d’être suivi par un nombre sans cesse grandissant de lecteurs (journellement 100 à 150 qui lisent ou consultent 500 à 1000 pages) … Cette responsabilité médiatique de moyens divulgateurs m’entraîne à provoquer une démarche la plus large possible en m’adressant directement aux pouvoirs politiques du monde, rendus conscients du danger, pour qu’ils mettent en place des groupes d’études qui s’efforceront de trouver des solutions à ce tellement délicat problème … 

Il est d’autant plus délicat, qu’il touche  des positions religieuses partagées par l’ensemble d’une humanité qui espère toujours un au-delà de bonheur et de récompense de ses mérites, en compensation d’une existence difficile voire insupportable … 

Cet écueil est de taille et semble insurmontable, tellement les croyants de la majorité des religions prônent le « croissez et multipliez-vous » des écritures … C’est dire la difficulté qu’il y aura de trouver le compromis qui contentera tout le monde, sans porter atteinte au fond de convictions érigées souvent en valeurs dogmatiques … 

C’est la raison pour laquelle je pense que les responsables politiques représentant toutes les tendances, élus démocratiquement par leurs concitoyens, sont les seuls à être vraiment capables de se charger d’une approche constructive de ce délicat problème …

Dans cette optique, je propose de provoquer un mouvement, local d’abord, universel ensuite, mobilisant les « élus du peuple », tous partis confondus, sensibilisés à cette problématique, pour qu’ils en prennent conscience et l’étudient à l’échelle la plus large possible.

Cette action « désespérée » de la « dernière chance », prendra beaucoup de temps sans doute, tellement l’inconscience est notoire … les hommes politiques sont eux-mêmes plus préoccupés de leurs succès médiatiques actuels, en privilégiant le confort et le bien-être immédiat sans se préoccuper d’un avenir de restriction qu’ils estiment, à tord, plus hypothétique que certain… 

Le seul argument qui peut porter et qu’il faut avancer impérativement est l’avenir de notre descendance (surtout nos petits-enfants) … Si nous laissons « «aller les choses », ceux-ci connaîtront un futur « catastrophique » … : Les peuples s’entredéchireront dans des combats de possession  des biens disponibles et les progrès de la science militaire n’augurent que de lendemains apocalyptiques …

J’ai repéré sur la « toile » les coordonnées des parlementaires francophones (députés et sénateurs) auxquels j’ai adressé individuellement ce message, en espérant qu’ils feront le nécessaire pour le promouvoir et créer des groupes de réflexion qui chercheront un début de solution à cet épineux et délicat problème …

Je réalise bien l’incongruité de ma démarche dans le climat actuel et, peut-être,  la naïveté de son contenu à une époque du « chacun pour soi » … Cependant,  je n’aurai pas la conscience tranquille tant que je n’aurai pas épuisé tous les moyens à ma disposition pour propager cet angoissant message d’alerte du prix Nobel de physiologie, Christian de Duve … La physiologie est la science qui a pour objet d’étudier la vie, justement menacée par la prolifération d’une de ses plus belles réussites, …  l’être humain …

J’espère que mon action ne produira pas le même effet qu’une aiguille pénétrant un tas de saindoux dans l’indifférence de l’inertie de sa masse …  

Malgré tout, dans cet espoir, je souhaite à tout le monde une prochaine année heureuse, dans un immense esprit de solidarité, faite avant tout de clairvoyance constructive pour une humanité devenue fraternelle et solidaire devant le danger de saturation planétaire et d’autodestruction  que prépare son espèce …

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 Pour terminer, je recommande à ceux qui me lisent de se procurer l’intéressant dernier livre de Christian de Duve qui expose le problème et nous met face à nos responsabilités de lutter contre un grégarisme atavique ... : un petit ouvrage de 92 pages, écrit dans un style clair à portée de tous intitulé : « De Jésus à Jésus en passant par Darwin » qui a paru en 2011, chez Odile Jacob au prix de 9,45 euros …  (téléchargement 6,99 euros chez Amazonkindle)  et pour ceux qui voudraient pousser davantage leur investigation, je conseille ses autres ouvrages, chez le même éditeur : Génétique du péché originel : le poids du passé sur l’avenir de la vie (2009, nouvelle édition 2010) - Singularités.  Jalons sur les chemins de la vie (2005) – A l’écoute du vivant (2002).

IMPORTANT : Christian de Duve vient de publier ce 2 janvier 2013 un nouvel ouvrage  : "Sept vies en une, mémoires d'un prix Nobel" chez Odile Jacob (335 pages environs au prix de 25,90 euros) - ouvrage dans lequel il s'interroge sur l'origine et le sens de la vie, évoquant son agnostiscisme.

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A toutes fins utiles, voici mes coordonnées :

Emails : phmailleux@skynet.be

         philippemailleux@gmail.com

BLOG: http://philippemailleux.blogs.lalibre.be

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« Il n’est pas trop tard, mais il est temps … »

Paul-Henri Spaak, à la tribune des Nations Unies … déjà, directement après la guerre en 1950, lorsque les « blocs » est et ouest risquaient de s’affronter dans un conflit que les armes atomiques, pourtant primaires à l’époque, pouvaient rendre apocalyptiques.

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« Si on ne fait rien, on va droit dans le mur … »

Professeur Christian de Duve, prix Nobel de physiologie, il prône, entre autres, une limitation générale des naissances … Si on ne fait rien, continue-t-il, l’humanité pourrait disparaître et pas à très longue échéance.  Je suis ébloui par le passé que j’ai connu et effrayé par l’avenir (Entretien avec Guy Duplat, le 1er octobre 2012, paru dans La Libre Belgique)

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 Le 30 octobre 2011, nous avons atteint les 7 milliards de «Terriens »

Depuis, ce chiffre s’est alourdi de plus de 80 millions d’êtres humains … A ce rythme, nous dépasserons les 10 milliards dans 50 ans, atteignant les seuils de saturation les plus optimistes … Si nous ne freinons pas cet emballement, nos petits-enfants connaîtront les pires malheurs …

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1. Appel du Prix Nobel, Christian de Duve

 Christian de Duve a fêté ses nonante cinq ans ce mardi 2 octobre … Toujours physiquement et intellectuellement en forme, il lance un cri angoissé au monde pour qu’il réalise qu’il n’est pas trop tard, mais qu’il est temps  … 

Résumé de son entretien avec le journaliste Guy Duplat de la Libre Belgique, paru ce lundi 1er octobre 2012 :

« Malgré l’évolution des sciences, beaucoup continuent souvent à voir le monde comme on le voyait au Moyen-âge … J’appartiens à une génération privilégiée, car nous avons connu un boom des technologies …  Je me rappelle encore très bien le vol transatlantique de Lindberg en 1927 … Il est impossible (dans l’histoire) de trouver une génération qui a connu de tels changements,  mais qu’en est-il des mentalités ? … »

« C’est en matière de démographie que la cécité est la plus forte … De mon vivant,  la population mondiale aura quadruplé avec pollution de l’environnement et exploitation irresponsable des ressources naturelles … L’explosion démographique représente une menace terrifiante pour l’humanité … Si on ne fait rien, celle-ci pourrait disparaître et pas à très longue échéance … Je suis ébloui par le passé que j’ai vécu, mais effrayé par l’avenir … »

« Les gens n’ont pas appris à raisonner avec la rigueur et l’honnêteté intellectuelle qu’essaient d’observer les scientifiques, en pratiquant le doute méthodique dont parlait Descartes … Ils manquent d’objectivité et sont obnubilés par des croyances et des certitudes qui ne se fondent  sur une aucune réalité démontrable. »

« C’est vrai du Pape qui parle de « vérités révélées » et donc, non contestables et qui est pourtant suivi par 1,5 milliards de gens … C’est vrai des disciples de Mahomet, de José Bové qui lui aussi lance des « vérités » sans les démontrer, ainsi que des fondamentalistes chrétiens aux États-Unis … Imaginez que 50 % des américains ne croient pas dans la théorie de l’évolution de Darwin, dans le pays le plus développé du monde. »

« Mais, il ya plus grave.  Nous risquons d’aller vers de nouvelles guerres de religion qui pourraient embraser tout le Moyen-Orient, mais avec des armes autrement destructrices que celles des Croisés … »

« J’ai été choqué de voir comment on a immédiatement titré « Les OGM sont dangereux »  sur base d’une seule étude qui n’a même pas la caution du monde scientifique … Les auteurs de l’étude sont des adversaires déclarés des OGM … Il faut des études objectives, sans à priori … On peut rejeter un OGM et en accepter un autre … Des centaines de millions d’Américains mangent des OGM depuis des années sans qu’on ait signaler le moindre accident … En réalité, il règne une peur irrationnelle basée sur l’ignorance et parfois la malhonnêteté intellectuelle …»

 « Avec les OGM, on choisit une modification génétique rationnellement, dans un but déterminé … Est-ce un tord de remplacer le hasard par la raison ? …  La nature n’est ni bonne, ni mauvaise … elle est indifférente … On trouve une autre forme de respect de la nature dans la doctrine catholique qui voit dans la nature une œuvre voulue par Dieu, à laquelle on ne peut pas toucher, dans le contrôle des naissances, par exemple, où seule la méthode dite « naturelle » est admise … » 

 « Qui seront les éducateurs de demain, qui pousseront à cette sagesse nécessaire ? … Ce fut longtemps le rôle des religions, mais elles s’enferment dans un prosélytisme pour défendre des positions doctrinales soi-disant révélées et incontestables … J’aimerais que le pouvoir soit occupé par des sages, mais dans l’histoire, les sages, qu’ils se nomment Socrate, Jésus ou Gandhi, ont été éliminés … On ne veut pas de sages, car les solutions qu’ils apportent n’ont pas de profits immédiats alors que c’est ce que nos sociétés cherchent , entraînées par un processus de sélection naturelle dont elles sont les esclaves  … »

 « Il faudrait que les sages puissent agir sur l’éducation dès le berceau …  C’est pourquoi je mets beaucoup d’espoir dans une participation plus grande des femmes dans la société … La première éducation des enfants est en grande partie dans leurs mains et elles sont peut-être comme les autres femelles mammifères, génétiquement moins agressives que les mâles ...  

 " Avec son cerveau quatre fois plus gros que celui d’un chimpanzé, l’homme est le seul être vivant qui pourrait s’opposer à la sélection naturelle … Je suis pessimiste, au-jourd’hui, mais je veux rester, aussi, optimiste car je ne veux pas que mes petits-enfants héritent d’une catastrophe …"

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 2. Synthèse des avancées récentes concernant l'origine de la matière. 

Les scientifiques, depuis qu'ils ont découverts les lois de la nature, de la vie et de l'évolution, se sont trouvés confrontés à des mystères que certains, pour simplifier ou pour résumer l'inconnu, ont appelés Dieu ... Quand Einstein dit Dieu ne joue pas aux dés, il emploie une métaphore pour bien faire comprendre que le hasard est absent du mécanisme de fonctionnement de l'Univers ... qu'il s'agit d'un processus fondamental axé sur une occupation évolutive du temps et de l'espace ... capable de produire des phénomènes tels la vie, qui, elle, sera soumise à la contrainte évolutive, elle aussi, de l'élimination du moins adapté à son milieu au profit de celui qui l'est davantage ... assurant ainsi le progrès des espèces ...

Einstein a découvert que ce merveilleux "assemblage" de structures diverses qui constituent la matière, se sont harmonieusement formées au départ d'une loi unique dont on commence à deviner la formulation simple, à partir du Boson de Higgs (la particule de Dieu) qui occuperait le moindre espace de notre Univers, chacune de nos cellules y comprises ...

En trouvant la formule qu'il a simplifiée en "E = mc²", le grand savant énonçait déjà un des principes de la loi fondamentale de la matière ... (Voir aussi 00.10.b à droite, les énoncés A à F, qui posent question) ...

Quand Einstein disait " Ce que je veux connaître c'est la Pensée de Dieu"  le génial découvreur,  faisait allusion, peut-être, à l'hypothèse de Leibniz (1646-1716) qui avait supposé le départ de l'Univers à partir d'un processus mystérieux dont la matière serait absente ... en opposition à la théorie d'un univers global totalement matériel dont "Notre Univers" ne serait qu'un bourgeon ...

J'ai étudié l'excellent ouvrage des frères Bogdanov  (dont le titre est justement : La pensée de Dieu") ... Depuis toujours, ces deux chercheurs travaillent le pré-big-bang ...  j'y ai relevé le passage suivant concernant la théorie de Leibniz et de ceux de l'école de Göttingen : " Il peut exister un nombre plus vaste que l'Univers.  Dans ce temps imaginaire où l'harmonie préétablie prend sa source, un nombre-Univers d'une grande pureté, hors de l'espace-temps, pourrait bien contenir la complexité la plus haute que l'esprit humain puisse imaginer ... Et que la pensée de Dieu puisse concevoir "  (Il s'agit là, bien sûr, du Dieu-Science) ...

Les frères Bogdanov, eux aussi, se sentent interpellés par cette possibilité d'un pré-Univers sans matière ... Voir leur récente publication appelée justement "La pensée de Dieu" parue chez Grasset ...

En postface de cet ouvrage, Luis Gonzalez-Mestres, physicien des particules, chercheur au CNRS/IN2P3, signale que les lois de la physique des particules sont d'une précision absolument infinie  ... alors que dans le reste de l'Univers, il n'y jamais deux choses absolument identiques et que ce qui est usiné par l'homme en série, avec la plus grande précision, présente toujours une différence sans doute minime ... et il en va de même en ce qui concerne les matières finies de l'Univers et de la nature (planètes, étoiles, nuages, goutte d'eau, flocon de neige, épi de blé, épine de rosier ...)  

Ainsi, Jamais deux choses ne sont jamais parfaitement égales, sauf dans le monde des particules  ... affirmation provenant des statistiques dites de Bose-Einstein et de Fermi-Dirac avec effets physiques directs et observables concernant les fermions (électrons, les protons, les quarks ... ainsi que les bosons dont celui de Higgs-Brout-Englert)

Cette "particule de Dieu" est présente partout ... Il est important de souligner comme le font les frères Bogdanov que le champ invisible de cette particule existerait partout dans l'Univers, ... pas seulement à l'endroit où vous vous trouvez, pas seulement sous les pattes de votre chien, ou les poils de votre chat, mais aussi à l'intérieur de votre corps ... partout, même dans les atomes de votre fauteuil, comme dans ceux qui fusionnent  au cœur des étoiles les plus lointaines à des milliards d'années-lumière ...

De quoi sont constitués les atomes ... personne n'ignore qu'ils sont faits d'éléments plus petits, les particules (le proton, le neutron et l'électron) et que les particules elles-mêmes sont constituées d'éléments encore plus petits, le proton est fait de 2 quarks up et 1 quark down ... le neutron, de charge nulle, (neutre) à l'état libre se désintègre en proton, électron et antineutron, il joue un rôle fondamental dans les réactions de fission nucléaire ... quant à l'électron, il est porteur d'une charge électrique qui rendent les protons et neutrons énergisés ...  

Les célèbres chercheurs Englert, Brout et Higgs, les deux premiers indépendamment du dernier, ont par calcul découvert qu'il devait exister une particule très singulière qui devait interagir avec les autres et leur donner une masse qui les empêcherait de s'effondrer ... Cette théorie trouvée, il y a cinquante ans vient d'être confirmée par l'expérience réalisée avec le LHC (Large Hadron Collider) du Cern à Genève ...  (Comme l'espère le professeur de Duve, le comité Nobel devrait avoir la clairvoyance d'attribuer un de ses prix aux  découvreurs en vie, en ne succombant pas à un quelconque lobby anglo-saxon ! … Il semble que ce soit remis à l’année prochaine … )

Le LHC, cet engin, le plus grand du monde,  est situé à Genève et se trouve, sur les territoires de la Suisse et de la France, dans un anneau souterrain  de 26,629 kilomètres de long ... creusé à 100 mètres sous terre...  Avec ses 9.593 électroaimants supraconducteurs, il consomme autant d'électricité que la ville de Genève ... La nef de Notre Dame de Paris tiendrait dans son hall ...

Ce monstre de technologie était nécessaire pour provoquer une collision dans l’infiniment petit, entre deux particules, les protons de la famille des hadrons … ce qui permettrait de découvrir les « secrets » de la matière, dont nous ne connaissons que les manifestations « visibles », révélées par la lumière (il y aurait suivant certaines approximations 96  % de matières non révélées par la lumière, dont 21 % de matière noire et 75 % d’énergie sombre ) … 

Si je me suis permis ce long préambule, c’est dans l’intention de démontrer que cette découverte renforce mon argumentation d'un Univers-multiple, qu'il soit totalement matériel ou non   … et que les réflexions fondamentales que je me suis permis d’énoncer, ci-dessous, sont la confirmation de cet « Univers-multiple »,… le nôtre n’étant qu’un « accident » dans un « TOUT » …

La confirmation scientifique de la découverte du  Boson Brout-Englert-Higgs  ne peut qu’apporter « de l’eau au moulin » de ceux qui soutiennent la théorie d’un Univers –multiple dont nous ne serions qu’un « accident » …  Comme disait Einstein : « Tout est simple, mais pas plus simple ».

Voir ci-après ces réflexions personnelles sur ce qui est fondamental dans l’absolu de la pensée et dont les énoncés posent question :

 A.  En dehors de « l’existence », il y a la « non-existence » … Dans l’absolu de la raison, il faut admettre que la « non-existence » ou le néant est un concept qui n’existe que dans le vocabulaire de l’être intelligent  … Dans l’absolu de la raison , « être ou ne pas être » est fondamental :  on est ou on n’est pas ! … Le néant est la négation de « l’être » et n’est pas concevable …

B.  L’état statique n’existe pas …  Seul le « mouvement » est possible …   L’état statique ne peut pas se concevoir parce qu’improductif … L’Univers-total est donc en mouvement perpétuel  … Dans l’absolu, seul le mouvement est concevable …

C.  Toujours dans l’absolu de la raison, le concept de limite n’a pas de sens et ne se conçoit que dans un espace limité, seul acceptable par notre raison … Pour un observateur, l’espace ne peut être qu’infini dans tous les sens …

D.  Le vide-absolu n’existe pas non plus …  La matière occupe entièrement l’espace infini  … L’Univers-total est fait de matière en évolution éternelle … (Qu'elle soit noire ou visible) ... La matière en évolution est la substance de l’Univers-total et l’occupe totalement … Le vide-absolu  provient aussi d’une formulation  de notre entendement  … (Notre "Univers" est un accident de "l'Univers-Total")

E.  Une « force » sous-tend  le  "système"… en lui fournissant  l’énergie « cinétique », -  définition  du Grand robert : qui a le mouvement comme principe  –  indispensable à son fonctionnement … (e=mc²)

F.  La matière  occupe « dynamiquement » l’espace-total  dans un processus d’expansion suivi de rétraction de ses composants, ce qui est sa seule possibilité… provoquant un échange constant de situation à l’intérieure même de sa masse totale qui reste infinie … On peut l’appeler « le mouvement fondamental » 

G.  Nous sommes un épiphénomène qui se situe dans la dimension du temps et dans celles de l’espace   …  L’éternité et l’espace infini sont des concepts fondamentaux qui ne sont pas concevables pour l’entendement humain … qui est subordonné à une condition d’existence dans le temps et un espace de « Terriens » qui lui est propre  …

H.   Concevoir une vie éternelle après la mort suppose que cette « existence éternelle » se situe dans un espace infini de temps et de lieu différent, ce qui est inconcevable rationnellement … parce qu’en dehors du « Système » qui est fondamental et unique … Cette hypothèse relève du domaine de la croyance en « porte-à-faux » d’une réalité fondamentale …

I.   L’intelligence que l’homme a acquise avec l’évolution, lui permet de prendre conscience de son environnement, d’analyser son milieu physique, de rechercher son origine, de constater son évolution afin d’en tirer des motivations …  qu’il recherche dans son environnement et qu’il connaît mieux avec l’expérience de son passé historique et l’acquisition de ses découvertes scientifiques et spatiales, lui permettant de mieux comprendre un mécanisme dont il n’est qu’un infime et minuscule  rouage.

 J.  En supposant que cette dimension « infinie », hors de notre réel,  existe, quelles raisons pousseraient un Être Supérieur « non perfectible » puisque « parfait », à créer une existence hors de notre univers réel pour y placer une « créature » qui devrait le rejoindre en le complétant en fin de parcours  …  Si ce « Dieu » est parfait dans son essence, Il ne devrait pas être perfectible …

K.  Il faut donc admettre que le néant est un concept résultant de notre mécanisme de pensée …  Que le mouvement est fondamental, unique et essentiel … Nous participons à ce mécanisme d’occupation du temps et de l’espace … comme tout ce qui « existe » d’ailleurs … Il s’agit là d’une certitude indiscutable… vérifiée par notre propre expérience raisonnée … Il est donc important de faire abstraction des concepts d’espace et de temps infinis qui ne peuvent être explicables dans l’absolu de la raison et que notre cerveau ne peut concevoir bien qu’il fasse partie du système lui-même qui est unique et absolu …

En conclusion : Le  temps et l’espace sont des mécanismes supérieurs résultant d’une force fondamentale qui les sous-tend et les active … afin d’occuper une situation essentielle unique et primordiale dans ce qu’on pourrait nommer le TOUT … 

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 INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES :

 Le 5 juillet 2012, Réunion du CERN à Melbourne en Australie, annonçant la découverte physique du Boson Brout-Englert-Higgs.

Le monde scientifique attendait avec impatience et curiosité l’annonce des avancées significatives réalisées avec la découverte physique du Boson BEH de Brout-Englert-Higgs, les découvreurs depuis cinquante ans … La preuve physique de cette découverte importante que les trois chercheurs avaient déjà trouvée par calcul, il y a un demi siècle, permet de révolutionner les théories avancées jusqu’alors et de définir un modèle standard, unifiant  notre monde apparemment complexe et désordonné …

Ce modèle standard suggère que les quatre forces de l’Univers(une interaction nucléaire forte, une faible, une interaction électromagnétique et la gravitation) peuvent être unifiées dans une même équation, la « superforce » … Cette unification simplifie la compréhension de « notre univers » en rendant les choses plus simples, comme dit Einstein, mais pas plus simples …

Cette découverte fondamentale est aussi importante pour les physiciens que la découverte de l’ADN pour les biologiste, a dit Peter Knight, président de l’Institut britannique de physique …

il faut réaliser que cette découverte est le résultat d’une prouesse humaine des scientifiques qui sont parvenus à reconstituer un phénomène physique qui a demandé des moyens gigantesques (un tunnel de 27 km et près de 10.000 électroaimants) pour reconstituer un phénomène qui s’est produit aux premières « microsecondes » de notre univers, ce Boson ayant une durée de vie de 10 secondes exposant -22  …

 Guy Duplat de la Libre Belgique a publié, le 4 juillet, une interview du découvreur belge Englert dans laquelle le scientifique donne un aperçu, que voici, de l'essentiel de la découverte :

" Ce que nous avons introduit est l'idée d'un champ, comme une mer qui  enveloppe l'Univers entier. Dans ce champ, les particules qui forment la matière (quarks, leptons, etc,) et qui étaient sans masse, à la vitesse de la lumière, sont freinées, ont plus de difficultés à avancer, et acquièrent ainsi une masse.  C'est ce qui explique que les particules ont la masse qu'elles ont et que nous existions. On ne peut pas mesurer directement ce champ mais on peut voir les vagues qui passent sur cette mer, ce sont les les bosons, que j'appelle "scalaires" car ils n'ont pas d'orientation, pas de polarisation." (fin de citation)...  

Cette hypothèse permet aussi de réunir les forces ... Il semble, d'autre part, que cette découverte officialisée par cinq sigmas, ce qui veut dire qu'il n'y a aucun risque que ce soit du bruit de fond ou un artefact. Cinq sigmas veut dire qu'il y a 999.999 chances sur un million que ce soit la particule et seulement un risque sur un million que ce soit un bruit de fond ...

Cette découverte permettrait des avancées significatives dans la solution de problèmes non résolus comme celui de l'origine de la matière noire et de l'énergie noire qui nous entoure (nous n'expliquons que 4 % de la masse de l'Univers).  Si on montrait que ce boson est une particule élémentaire, non composite, on ouvrirait la porte peut-être à des particules nouvelles dites supersymétriques

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Afin de documenter au maximum, mes fidèles lecteurs et leur faciliter la compulsion d'un dossier très actuel et de plus en plus volumineux, avec ses tenants et aboutissants, concernant les problèmes actuels de société, j'ai constitué, ci-après, un aperçu succinct de ses divers composants ... Pour en prendre connaissance, voir dans la colonne de droite "DOSSIERS" le développement de ces différents sujets que j'ai intentionnellement isolés pour en faciliter la recherche et la lecture :  (Consultez ces dossiers complets en cliquant sur  leur numéro 00.10.b à 00.10.h en début de la colonne de droite)

00.10.b - Ce qui est fondamental dans l'absolu de la pensée ... Les énoncés qui posent question ... suivis d'un "quiz" permettant de se situer le raisonnement subconscient, environnemental et éducatif de chacun en matière de vie future, d'au delà et de croyance ... 

00.10.c - Le genre homo menace la planète ... Les forces morales du monde sont dans les mains des religieux ... Proposition de répondre à l'appel du prix Nobel, Christian de Duve, de mobiliser les forces intellectuelles vives de toutes obédiences, afin qu'elles abandonnent "l'esprit de clan" pour celui de la "solidarité" ... en s'inspirant du message, de "Celui" qui a motivé les religions dites du Livre, quand il est décanté des ajouts de ceux qui l'ont trahi 

00.10.d - Rappel de mes travaux sur ces sujets et mes réflexions et études sur la métaphysique  et la vie, dont voici un aperçu : Histoire et origine des croyances, Appolonius de Thiane, Juifs et chrétiens, la Bible, Diaspora et Israël, les apparitions de la Vierge ... ainsi que mes notes sur la métaphysique, la vie et l'existence : genèse de la formule : E=mc², la vie, infini et éternité, les initiés, cordes, branes, l'intelligence est référentielle, Darwin, inventaire des moyens de l'intelligence, pensée, cohérence et déduction, langage, intelligence créatrice, habileté manuelle, les cinq sens, l'eau, l'air et le vent, le soleil, la Terre, la vie, le feu, la lune, les étoiles, ... de même  Les plaisirs de l'existence : (l'hydromel, la bière, les vins, l'alcoolisme et ses limites, le thé, le café, les rafraîchissants et énergisants ... 

Et les études encore à venir sur : les aliments de notre ancêtre le singe et ensuite la charogne, le miel, la viande, le lait, les végétaux, les autres aliments, les agents chimiques, l'art de la cuisine, les excès et leur histoire ...  

00.10.e - Morale sexuelle des religions du Livre - La place de ce Jésus dans les religions du Livre ... Référence aux premiers chrétiens, saint Paul et les évangélistes qui ont donné à Jésus la qualité de celui qu'attendent les juifs : Le Messie ... Importance essentielle de l'empereur Constantin et du concile de Nicée dans l'orientation du monde gréco-romain vers le christianisme ... La morale sexuelle des trois religions du Livre, basée sur le récit de la Genèse fit du sexe un organe tabou qu'il fallait dissimuler ... et exacerba le sentiment de pudeur ... alors que la fonction sexuelle est uniquement organique ... Les autres religions et civilisations ne manquent pas dans leurs représentations humaines et même animales de figurer le sexe et son utilisation jusque dans les plus excessifs débordements ...

00.10.f - La position de l'Église catholique romaine reste inflexible quant à l'utilisation du sexe en dehors de l'acte de procréation  ... Elle rejette l'utilisation des moyens contraceptifs et abortifs ... La plaisir sexuel n'est toléré qu'accompagnant l'acte de fécondation ... Benoit XVI s'élève contre les nouvelles règles des USA, en matière de couvertures santé, qui permettraient aux femmes américaines d'avoir accès à toutes les formes de contraceptions autorisées par l'Agence Fédérale des produits alimentaires et médicamenteux ... 

Symposium au Vatican sur la pédophilie ecclésiales au sein de l'Église ... Rencontre pour redorer le blason de l'Église fortement terni par les scandales pédophiles provoqués par des abuseurs ecclésiastiques ... Prise de position marquante du procureur du Vatican qui déclare avec force que se rendre coupable de négligence face à un cas de pédophilie était un crime du droit canon ... 

Création en Belgique d'un tribunal arbitral pour la réparation des abus sexuels au sein de l'Église ...  Toute la publicité en sera faite pour l'introduction des dossiers ... Monseigneur Harpigny, l'évêque référendaire représentant l'Église à la commission établie pour défendre les victimes d'abus sexuel de la part d'un membre du clergé, n'a pas caché un certain désappointement face aux amalgames, ce qui lui a fait déclarer : "La pédophilie n'est évidemment pas l'homosexualité et il est aussi audacieux d'affirmer comme on l'a entendu que les homosexuels sont d'anciens enfants abusés" le prélat s'est réjoui que l'Église ait demandé pardon et qu'elle ait manifesté l'intention de promouvoir la formation affective des candidats au sacerdoce ...

La délicate question du célibat des prêtres est devenue tout naturellement d'actualité à la suite de ces événements ... en rappelant qu'il s'agit plus d'une tradition qui s'est imposée quand la célébration de la messe est devenue quotidienne, avec le respect d'une tradition de pureté remontant à l'Ancien Testament qui imposait à un célébrant le jeune des fonctions sexuelles la veille ...

00.10.g - Entretien du journaliste de la Libre Belgique, Guy Duplat avec le professeur de Duve, prix Nobel  ... et solennel avertissement : " Si nous ne faisons rien, si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle on ira vers l'extinction de l'homme, ce qui n'aurait rien d'extraordinaire puisque beaucoup d'hominidés comme Neandertal ont déjà disparu ..."

00.10.h - Enquête sur la prolifération de l'Homo : équilibre ou saturation - Rapport récent (juillet-août 2011) de l'Ined-Onu France et rappel des conclusions du professeur de Duve ... analyse des données ...  Options que l'humanité pourrait prendre, selon le professeur : 1. Ne rien faire - 2. améliorer nos gênes - 3. recabler le cerveau - 4. Faire appel aux religions - 5. Protéger l'environnement  6. Donner leur chance aux femmes - 7. Contrôler l'expansion de la population - 8. D'une manière ou d'une autre, on doit réduire la natalité - 9. Deux messages contradictoires se dégagent de l'étude : l'un nous dit que la fin de l'humanité est inscrit dans nos gènes et l'autre que nous possédons le pouvoir unique d'utiliser la raison pour échapper à cette fatalité ...

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Pour terminer et pour promouvoir l’action du Professeur de Duve, je me permets de recommander à ceux qui me font l’honneur de me lire, de soutenir l’action que je mène, depuis de nombreux mois, en faveur de son appel à un changement fondamental de nos comportements sociaux afin de préserver l’avenir de notre descendance … (Voir aussi mes chapitres précédents, 00.05 – 00.06 - 00.07  et 00.08 et 00.09 – cliquez à droite « dossiers ») 

Je suggère à ceux qui me lisent, de profiter de l'ampleur d'audience que constitue les blogs de la « Libre » pour provoquer un effet « boule de neige » en transmettant le message par un simple « copier-coller » de l'appel du professeur, reproduit ci-dessous : 

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« Bandeaux » que le professeur de Duve a mis en exergue dans son livre «Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie » (édition Odile Jacob) ... 

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. » 

 « L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit » 

 « Le succès évolutif démesuré de l’espèce humaine a été acquis au prix d’une sévère détérioration des conditions de vie sur Terre. 

 « Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. » 

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. » 

 « La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. » 

 « La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. » 

 « Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains par la sélection naturelle. » 

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. » 

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ... 

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient leur enseignement dans un sens plus conforme aux réalités futures afin  d'éviter « une sélection naturelle de groupes », ce que le professeur nomme le « péché originel génétique» par le massacre des plus vulnérables ... 

PRÉOCCUPONS-NOUS DE L'AVENIR DE NOTRE DESCENDANCE... ELLE EST EN GRAND DANGER ... !!! 

Il n'est pas trop tard, mais il est temps ... disait déjà Paul-Henri Spaak à la tribune des Nations-Unies, le 28 septembre 1948, en terminant son fameux « discours de la peur » devant les risques d'une guerre mondiale entre l'Est et l'Ouest qui aurait entraîné une extermination d'une partie de l'humanité.

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Voir aussi l'article du journal La Libre Belgique, de  Agathe Mahuet mis en ligne le 1 mars, intitulé « Population mondiale : la régulation ou l'explosion »  donnant l'essentiel d'un rapport de l'ONU, insistant sur la nécessité de réduire les niveaux de fécondité ... lien ci-après http://www.lalibre.be/actu/international/article/64...

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06/07/2012

Ch. 00.10 - Enquête-débat sur "l'existence", propos sur l'avenir de la planète et des nouvelles de la "particule de Dieu" (en fin de pages)


Mise à jour :

Arrivé à ce stade de ma démarche, suscitée par l’action du Professeur Christian de Duve, prix Nobel de Médecine, qu’il a si bien défendue dans ses écrits et synthétisée dans son dernier ouvrage : « De Jésus à Jésus en passant par Darwin », je crois nécessaire d’établir une synthèse de sa pensée, comme je la comprends et la propage et que j’ai exposée dans mes travaux précédents, en espérant ne pas la trahir et au contraire la renforcer … Je me suis permis également de complèter mes études par divers travaux personnels, en relation avec les sujets traités par l'éminent professeur.

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Avant de livrer cette synthèse-résumé de l’essentiel d’un propos sur l’avenir de l’humanité compromis  par son espèce qui sature l'espace planétaire,  je tiens à soumettre,  à mon lecteur intéressé,  une étude-débat disséquant le concept de « l’Existence », phénomène essentiel  inexplicable dans l’absolu de la raison,  dépassant notre entendement … et qui sous-tend fondamentalement le travail du célèbre professeur…

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 ENQUÊTE-DÉBAT SUR « L’EXISTENCE »

 

Avant de développer mes idées sur le sujet, j’aimerais signaler à ceux qui me font l’honneur de consulter mes écrits, que ces derniers jours (les 3 et 4 juillet 2012) se sont tenus à Melbourne des réunions et colloques du CERN entre les plus hautes sommités de la planète, au cours desquels fut annoncé une des plus importantes découvertes du siècle en ce qui concerne l’origine de notre Univers … Personne n’ignore que le plus important instrument de recherche dans la physique de notre univers, le LHC (Large Hadron Collider), est situé à Genève et couvre un anneau souterrain de 26,659 km de long à 100 mètres sous terre, consommant autant d’électricité que la ville de Genève (9593 électroaimants supraconducteurs) …La nef de Notre Dame de Paris tiendrait dans son hall … Ce gigantesque engin, le plus grand du monde, était nécessaire pour permettre de provoquer une collision dans l’infiniment petit, entre deux particules, les protons de la famille des hadrons … Il permettrait de découvrir les « secrets » de la matière, dont nous ne connaissons que les manifestations « visibles », révélées par la lumière (il y aurait suivant certaines approximations 96  % de matières non révélées par la lumière, dont 21 % de matière noire et 75 % d’énergie sombre ) … 

 Si je me suis permis ce préambule, c’est dans l’intention de démontrer que cette découverte renforce mon argumentation d’un Univers-multiple  … et que les réflexions fondamentales que je me suis permis d’énoncer, ci-dessous, (voir A à F) sont la confirmation de cet « Univers-multiple »,… le nôtre n’étant qu’un « accident » dans un « TOUT » … La confirmation scientifique de la découverte du « Boson BEH » ne peut qu’apporter « de l’eau au moulin » de ceux qui soutiennent la théorie d’un Univers –multiple dont nous serions un « accident » …  Comme disait Einstein : « Tout est simple, mais pas plus simple » … (Ajout du 5 juillet 2012)

                                                           

  Réflexions sur ce qui est fondamental dans l’absolu de la pensée

 Les énoncés suivants posent question  :


A.  En dehors de « l’existence », il y a la « non-existence » … Dans l’absolu de la raison, il faut admettre que la « non-existence » ou le néant est un concept qui n’existe que dans le vocabulaire de l’être intelligent  … Dans l’absolu de la raison , « être ou ne pas être » est fondamental :  on est ou on n’est pas ! … Le néant est la négation de « l’être » et n’est pas concevable …

B.  L’état statique n’existe pas …  Seul le « mouvement » est possible …   L’état statique ne peut pas se concevoir parce qu’improductif … L’Univers-total est donc en mouvement perpétuel  … Dans l’absolu, seul le mouvement est concevable …

C.  Toujours dans l’absolu de la raison, le concept de limite n’a pas de sens et ne se conçoit que dans un espace limité, seul acceptable par notre raison … Pour un observateur, l’espace ne peut être qu’infini dans tous les sens …

D.  Le vide-absolu n’existe pas plus …  La matière occupe entièrement l’espace infini  … L’Univers-total est fait de matière en évolution éternelle … (Qu'elle soit noire ou visible) ... La matière en évolution est la substance de l’Univers-total et l’occupe totalement … Le vide-absolu  provient aussi d’une formulation  de notre entendement  … (Notre "Univers" est un accident de "l'Univers-Total")

E.  Une « force » sous-tend  le  « système» … en lui fournissant  l’énergie « cinétique », -  définition  du Grand robert : qui a le mouvement comme principe  –  indispensable à son fonctionnement … (e=mc²)

F.  La matière  occupe « dynamiquement » l’espace-total  dans un processus d’expansion suivi de rétraction de ses composants, ce qui est sa seule possibilité… provoquant un échange constant de situation à l’intérieure même de sa masse totale qui reste infinie … On peut l’appeler « le mouvement fondamental » 

G.  Nous sommes un épiphénomène qui se situe dans la dimension du temps et dans celles de l’espace   …  L’éternité et l’espace infini sont des concepts fondamentaux qui ne sont pas concevables pour l’entendement humain … qui est subordonné à une condition d’existence dans le temps et un espace de « Terriens » qui lui est propre  …

H.   Concevoir une vie éternelle après la mort suppose que cette « existence éternelle » se situe dans un espace infini de temps et de lieu différent, ce qui est inconcevable rationnellement … parce qu’en dehors du « Système » qui est fondamental et unique … Cette hypothèse relève du domaine de la croyance en « porte-à-faux » de la réalité fondamentale …

I.   L’intelligence que l’homme a acquise avec l’évolution, lui permet de prendre conscience de son environnement, d’analyser son milieu physique, de rechercher son origine, de constater son évolution afin d’en tirer des motivations …  qu’il recherche dans son environnement et qu’il connaît mieux avec l’expérience de son passé historique et l’acquisition de ses découvertes scientifiques et spatiales, lui permettant de mieux comprendre un mécanisme dont il n’est qu’un infime et minuscule  rouage.

J.  En supposant que cette dimension « infinie », hors de notre réel,  existe, quelles raisons pousseraient un Être Supérieur « non perfectible » puisque « parfait », à créer une existence hors de notre univers réel   pour y placer une « créature » qui devrait le rejoindre en le complétant en fin de parcours  …  Si ce « Dieu » est parfait dans son essence, Il ne devrait pas être perfectible …

K.  Il faut donc admettre que le néant est un concept résultant de notre mécanisme de pensée …  Que le mouvement est fondamental, unique et essentiel … Nous participons à ce mécanisme d’occupation du temps et de l’espace … comme tout ce qui « existe » d’ailleurs … Il s’agit là d’une certitude indiscutable… vérifiée par notre propre expérience raisonnée … Il est donc important de faire abstraction des concepts d’espace et de temps infinis qui ne peuvent être explicables dans l’absolu de la raison et que notre cerveau ne peut concevoir bien qu’il fasse partie du système lui-même qui est unique et absolu …

En conclusion : Le  temps et l’espace sont des mécanismes supérieurs résultant d’une force fondamentale qui les sous-tend et les active … afin d’occuper une situation essentielle unique et primordiale dans ce qu’on pourrait nommer le TOUT … 

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Pour terminer, afin de mieux centrer la réflexion de chacun sur les éléments que lui fournissent son environnement sociétal et éducatif, je me suis permis d’établir des concepts de réflexion destinés à situer chacun dans ses convictions ou espérances afin de provoquer un éventuel débat personnel sur l’Existence … Répondre par oui (o) non (n), sans objet (-) je ne sais pas ( ?)

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1.   Notre mort « physique » est la fin de notre existence consciente et physique  … 

2.   Nous sommes un mammifère évolué qui a développé une faculté cérébrale : l’intelligence … 

3.   Il existe une trace de notre entité physique dans l’espace, après notre mort … 

4.   Nous bénéficions d’une existence consciente évolutive après notre existence physique … 

5.   Il existe une « vie » après la mort, en prolongation de celle que nous subissons  … 

6.   Cette existence future est comparable à celle que nous connaissons sur terre … 

7.   Nous sommes éternel dans cette existence future  … 

8.   Nous connaîtrons des stades croissants dans cette existence future … 

9.  Cette existence future bénéficiera  d’une qualité de vie heureuse, constante et permanente  … 

10.  Ce futur heureux sera progressif par palier … 

11.  Nous retrouverons nos proches et ceux que nous aimons ou que nous connaissons … 

12.  Nous aurons dans cet état une forme, une substance constituée de matière  … ?

13.  Nous serons des esprits sans forme ni consistance  … 

14.  Nous retrouverons dans cet état des sensations comparables à celles que nous font bénéficier nos cinq sens : la vue, le toucher, l’ouïe, le goût, l’odorat  … 

15.  Nous éprouverons des sentiments comparables à ceux que nous ressentons dans notre existence de « terriens : bonheur, félicité, amour, … 

16.  Nous serons une entité individuelle, résultant du  « meilleur » de nous-mêmes,  en récompense de notre existence terrestre  … 

17.  Nous deviendrons le concept abstrait de notre individualité, bénéficiant des caractéristiques positives résultant de notre vie terrestre … 

18.  Cette individualité abstraite bénéficiera cependant d’éléments de comparaison résultant de sa vie antérieure  … 

19.  « L’Au-delà » se conçoit dans un monde « surnaturel » situé dans un espace occupé par un être « surnaturel » que les croyants appellent Dieu (Yahvé, Allah …) à l’origine et la raison de tout …  

20. « La vie après la mort » se passe dans un « univers physique » comparable au nôtre … 

21.  « L’être surnaturel (Dieu ou Allah)» , est  en dehors du temps et le l’espace, donc sans origine et sans fin … 

 22. Le « néant »  n’existe que dans notre vocabulaire pour exprimer un état qui est impossible dans l’absolu … 

 23.  L’espace et le temps étant infinis par déduction,  « l’Univers matériel » l’occupe infiniment … 

24.  L’univers a commencé avec le « Big Bang … , le néant était alors en dehors et avant ce « Big Bang » … 

25.  L’Univers Total occupe  l’espace qu’impose son existence et la matière en évolution dans le temps est un phénomène de mouvement, essentiel à sa réalisation…

26.  L’infini de l’espace et du temps est une notion créée par le cerveau humain qui l’a construite par expérience accumulée et sélective … , le progrès et la communication entre les individus leur ont permis de construire le raisonnement collectif de la connaissance, «la science et le savoir », les rapprochant de la vérité fondamentale …  compte tenu cependant du handicap de leur imperfection qui les prive de données ou connaissances non encore acquises au stade actuel de leur évolution …

27.  Un «Être Supérieur » qui a besoin des hommes, coiffe le tout, omniscient et omnipotent, …

28.  L’homme a une « âme » destinée à rejoindre « l’Être Supérieur » après son existence terrestre, pour le compléter ou le parfaire … 

29.   Les êtres vivants ont des pouvoirs ou facultés dites « paranormales »…  Il est constaté que, pendant son existence, l’entité physique des êtres vivants, dont nous-mêmes, perçoit ou envoie des messages dans l’espace (phénomène des pigeons voyageurs, chiens pisteurs, lemmings, bancs de poissons, …transmission de pensées chez l’homme, voyance   … etc. … ) 

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Afin de me situer personnellement dans ce débat, je rappelle l’essentiel de ma position philosophique d’ancien chrétien fervent qui s’interroge sur les motivations d’exister et la valeur des croyances … Cette démarche m’a amené à une position d’agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion, dont voici la synthèse :

« Être … exister …»,  est l’expression lapidaire incontournable d’un mécanisme fondamental, qui est permanent et perpétuel dans l’Univers, Einstein l’ayant succinctement résumé dans sa formule « E=mc² » …   exister dans un mouvement éternel est la fonction de la matière dans l’univers-total …  qui a produit un bourgeon (théorie qui n’est pas partagée par tous les scientifiques), notre univers qui éclatera pour disparaître en fin d’existence … qui a provoqué la vie, phénomène aléatoire, sur une planète partiellement éteinte,  la Terre, détachée de son étoile en évolution, le Soleil,  … la vie a produit, entre autres, l’homme et l’intelligence … qui ont produit la pensée … la pensée à  produit le raisonnement et la connaissance … Finalement, ces entités intelligentes, en bout de chaîne de la sélection, sont devenues capables de manipuler cette matière dont ils proviennent, les exposant au danger de s’en prendre à des forces fondamentales qu’ils ne maîtriseront peut-être jamais totalement … : Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, Fukushima …

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Ainsi que je l’ai signalé en préambule de ma publication actuelle, je crois utile de présenter, dans les pages suivantes, une synthèse de mes propos précédents, afin d’accrocher davantage mes contemporains à une démarche que je crois essentielle, en soutien de celle du Professeur de Duve, dans le but de conscientiser  chacun aux dangers que courent leurs descendances …

Synthèse-résumé de mes propos précédents.

A.  Le genre « homo menace l’avenir de la planète.

1.  Dans quelques décennies nous atteindrons le point de saturation de l’espèce humaine sur notre planète …

2.  Soyons réalistes,  les forces morales du monde sont entre les mains des « religieux » …  La masse populaire reste attachée à ses croyances en « l’au-delà » …

3.  Beaucoup d’intellectuels s’efforcent de justifier, intellectuellement, leurs options religieuses basées sur le « croissez et multipliez-vous »… 

4.  Par conviction ou opportunisme, la plupart des dirigeants du monde se rallient à la masse religieuse qui les soutient …

5.  On rencontre une grande difficulté de faire accepter une nouvelle philosophie axée sur  la gestion mondiale des produits de la planète et sur une maîtrise de sa population … Ce qui suppose des compromis de fond avec les religions …

6.  Comme le rappelle le professeur de Duve, il faudra modifier totalement un reflexe atavique d’esprit de clan qui date des premiers humanoïdes et qui a favorisé l’expansion exponentielle de notre espèce …  la tache originelle de la rivalité entre clans est imprimée dans nos gènes par la sélection naturelle et nous devons nous en libérer … Il se réfère aux sages du passé dont Jésus quand on décante son message de ce que les évangélistes ont ajoutés pour le rendre plus crédible aux yeux de leurs contemporains …

7.   Aussi, le célèbre prix Nobel lance-t-il un appel vibrant aux « clercs et laïcs, croyant et libres-penseurs de toutes obédiences pour qu’ils cherchent ensemble, au-delà de ce qui les divise et avec le concours du plus grand nombre possible de philosophes, de moralistes, de scientifiques et d’autres penseurs unis par l’honnêteté intellectuelle, un énoncé du message de Jésus adapté aux conditions actuelles » …

8.  Ce message rendu actuel est celui de l’amour, du pardon, de la conversion de ceux qui font le mal,  de la réprobation des rejets ainsi que du dogmatisme, des exclusions et de la place secondaire réservée aux femmes …   Ce Jésus se proclame notre frère, rejetant  l’orgueil, la suffisance, l’hypocrisie et l’autoritarisme de certains dirigeants religieux qui en abusent  au nom de leurs certitudes et souvent pour leur propre bénéfice … C’est enfin et surtout  le Jésus de la paix, s’élevant contre l’hostilité entre groupe et les conflits armés …

B. Jésus dans les religions du Livre.

1.  Ce sont les premiers chrétiens et plus particulièrement Saint Paul  et les Évangélistes, qui ont donné à Jésus la qualité de celui qu’attendent les Juifs : le « Messie », l’envoyé de Dieu, mais en lui prêtant la valeur divine d’en être la deuxième personne, son fils … le Saint-Esprit ou Esprit Saint en étant la  troisième d’une «Sainte Trinité » … constituant le  « mystère » d’un Dieu en trois personnes   … 

2.  Cette notion de Trinité n’a été formulée  que progressivement à partir du premier concile de Nicée  convoqué en 325 par l’empereur Constantin pour rétablir la paix religieuse et construire l’unité d’une Église divisée par des courants contradictoires, … 

3.   Quant à Israël, (c’est-à-dire les douze tribus dont descend l’ensemble du peuple juif) il attend toujours ce Messie …   Pour les Juifs, le messie n’est qu’un « envoyé de Dieu » et ne participe pas à sa divinité … 

4.   Si l’Islam accorde à Jésus la qualité de « Messie » c’est en tant que prophète et messager parmi les cinq plus grands avec Noé,  Abraham, Moïse et Mahomet  … 

C.  Le mythe de Jésus et les croyances .

Rappel de mes études sur le sujet : 

25.a – A la recherche de l’origine des croyances …  25.b – Histoire des croyances … 25.c – Appolonius de Thiane, une hypothèse sur l’origine du christianisme … 25.d – Apparitions de la Vierge … 25.e – Les apparitions … 25.f – Christian de Duve, Paul Damblon et Jean d’Ormesson, mes maîtres à penser … 25.g – Celle qui m'a porté ... et aussi  … 22.r1 – Juifs et Chrétiens … 22.r2 – La Bible … 22.r3 – Diaspora et Israël … et encore : 04.4 – apparitions à Beauraing … et  04.3  -  Olivier Saint Hubert, curé d’un village voisin de Beauraing (le frère aîné de ma mère, dont je détiens les mémoires et écrits, qui a bien connu deux des voyantes ses paroissiennes) … Voir aussi tout le chapitre 29 reprenant mes réflexions et études sur la métaphysique et la vie …

(Cliquez dans la colonne de droite pour obtenir un ou plusieurs dossiers) … 

D.  La morale sexuelle des trois religions du Livre, basée sur le récit de la Genèse, fit du sexe un organe tabou qu’il fallait dissimuler. (Pour les références aux récits de la Bible, voir le chapitre 00.09 à droite.) 

1.   Les adeptes du « Livre » et les civilisations qui les sous-tendent,  accordent au sexe une importance démesurée en ayant créé le sentiment propre et exacerbé de la pudeur. 

2.   La place du couple dans les religions du Livre … Le premier chapitre de la Genèse raconte que Dieu créa l’homme « à son image » mâle et femelle … Il faut relever cependant qu’il y a contradiction avec le second chapitre qui dit que, Dieu voulant rompre la « solitude » de l’homme « fabriqua la femme » à partir d’une de ses côtes … 

3.   La pudeur n’existait pas au paradis terrestre, ils étaient nus sans se faire mutuellement honte … Après avoir mangé le fruit défendu, ils surent qu’ils étaient nus et ils se couvrirent d’un pagne de feuille … Dieu se chargea même de leur confectionner des tuniques de peau dont il les revêtit … 

4.   Le sentiment de pudeur qui consiste suivant le Grand Robert à éprouver  de la honte ou de la gène en faisant,  en envisageant ou étant témoin des choses de nature sexuelle,  est propre aux adeptes des religions du Livre qui l'ont exacerbé, dans ses commandements et enseignements, jusqu’à condamner ses excès et son usage en dehors de la procréation … 

5.   La fonction sexuelle est uniquement organique …  Quant à « l’union intime » ce fut l’évolution qui amena les êtres supérieurs, dans un but évident d’efficacité,  à féconder le partenaire par ce procédé de pénétration interne d’un organe dans l’autre … 

E.  Pour rester complet et actuel, voir aussi mes études, in fine de la publication précédente (Chapitre 00.09 à droite) développant les matières suivantes : 

1.   Position de l’Église catholique romaine en matière de contraception et pilule abortive … Réaction de Benoît XVI aux nouvelles règles américaines en matière de couverture santé qui permet aux femmes d’avoir accès à toutes les formes de contraception …  

2.   Symposium  au Vatican sur la pédophilie ecclésiale au sein de l’Église organisé par  les hautes autorités compétentes de l’Église … «  Se rendre coupable de négligence face à un cas de pédophilie est un crime au terme du droit canon » … 

3.    Malheureusement, ces prises de positions ne sont pas encore celles de tous les évêques du monde …  le pouvoir ecclésial effectif, en tant que successeur des apôtres, appartient aux seuls évêques  pour le territoire qu’ils administrent,  … Certains de ces évêques,  sont réticents en ce qui concerne l’obligation de dénoncer leurs « prêtres coupables »,  préférant se charger eux-mêmes discrètement de prendre les mesures sévères et radicales qui s’imposent … 

4.    Signalons les points importants suivants : Création, en Belgique, d’un tribunal arbitral pour la réparation des abus sexuels au sein de l’Église,  la  démarche étant gratuite et sans limite de délai … Il y a lieu de faire attention aux amalgames entre pédophilie et homosexualité … Nécessité de promouvoir la formation affective des candidats au sacerdoce  …Le  délicat problème de l’accès des femmes au sacerdoce …  Quant au célibat des prêtres qui s’est imposé historiquement dans la pratique journalière de la messe impliquant la consommation des « Saintes Espèces » par un célébrant « pur » qui était « a jeun » et n’avait pas eu de fonction sexuelle la veille ou les jours précédents, l’actuel pape a, dans le passé, recommandé à l’Église d’examiner la question sous un jour critique, mais positif … 

F. Essentiel de l’entretien du professeur de Duve, accordé au journal « La Libre Belgique » le 7 novembre 2011. (voir ma publication du 28/10/2011, chapitre 00.07 à droite) 

Le professeur considère Jésus comme le « sage » dont l’enseignement principal permet de lutter contre  « les tares de la sélection naturelle ». 

Il voit le monde en biologiste et non en philosophe et son guide est Darwin … Il rappelle qu'à la suite de bouleversements climatiques en Afrique, certains de nos ancêtres primates se sont trouvés isolés de leur milieu naturel, la forêt équatoriale ... 

Forcé de s'adapter à un nouveau biotope, particulièrement hostile, ils se sont constitués en petites bandes d'individus solidaires, afin d'affronter les difficultés d'une existence précaire ...  De là l'émergence d'une rivalité entre bandes pour les meilleures conditions de chasse ou de récolte …

D’autres anthropoïdes se sont, pour des raisons autres que climatiques, adaptés, eux aussi, aux exigences environnementales des nouveaux biotopes dans lesquels ils avaient migré … 

Les bandes sont devenues des clans, des états, des nations rivales ... d'autant plus puissantes que leur composante sera nombreuse ... Cette « courte vue » a conduit notre monde à la saturation de son habitat par emballement démographique  (7 milliards depuis peu) ... 

L’avenir de notre descendance dépendra donc des mesures que nous prendrons pour planifier cet accroissement … et les seules qui soient « civilisées », en dehors des guerres exterminatrices, seront celles de réguler les naissances … ce qui va à l’encontre des enseignements religieux … (le « Croissez et multipliez-vous » de la Bible, notamment  …) 

Aussi, le professeur émérite, devant le refus obstiné des hiérarchies religieuses de changer leur discours, fait appel à la base de ces organisations pour qu’elles mènent une action révolutionnaire de réforme de la morale en matière de procréation … quitte à bouleverser un enseignement dogmatique millénaire établi … 

Quant aux croyances et les espoirs d’une vie future, le sage prix Nobel, déclare ne pas partager ces croyances … « L’univers est incréé, il est … Le Dieu auquel nous nous référons est une invention de notre esprit … » 

F. Données scientifiques concernant la prolifération future de l’homo : équilibre ou saturation de l’habitat (Chapitre 00.06 - à droite) . 

Une étude de Gilles Pison (rapport 480 de « Population et société » bulletin mensuel d’information de l’Institut National d’études démographiques – INED-ONU France) présente un tableau à jour de la population mondiale qui a franchi le seuil des 7 milliards depuis peu, pour atteindre le point de saturation de 9 á 10 milliards à la fin du siècle … Aussi est-il indispensable de faire état de cette étude, de la commenter et d’envisager les solutions pour s’adapter a cette situation … 

1.  Analyse des données : (Voir les statistiques chiffrées au chapitre 00.06 ) … la courbe de croissance de la population mondiale est douce de 1800 à 1900 pour s’infléchir ensuite fortement vers le haut (2 Mia en 1930, 3 Mia en 1960,4 Mia en 1974, 5 Mia  en 1987, 6 Mia en 1999, 7 Mia en 2011, et par projection 8 Mia en 2025 et 10 Mia en 2050) … Giles Pison, cependant, croit que se produira un phénomène de décélération de la croissance par diminution de la fécondité … L‘un des grands changements à venir est le formidable accroissement  de la population de l’Afrique … Quant à la Chine qui est actuellement le plus peuplé du monde avec 1,3 milliards d’habitants, elle serait rattrapée par l’Inde (1,2 milliards) qui passerait en tête vers 2020 … (politique de natalité non restrictive) … 

2.  Le statisticien signale, cependant, qu’un mécanisme naturel, moteur essentiel de l’évolution, est en place pour réguler cette évolution par l’élimination des plus faibles 

3.  L’hypothèse du professeur Christian de Duve est plus proche de cette vision … : elle est largement développée dans son bouquin, « Génétique du péché originel, le poids du passé sur l’avenir de la vie », dont je reprends l’essentiel de la théorie en début de mes publications et de celle-ci en particulier, depuis de nombreux mois … 

4.  L’éminent professeur, dans la quatrième partie de son livre,  « Les défis du futur », tire les leçons du passé pour préparer l’avenir …  en présentant un choix de diverses options que l’humanité pourrait prendre ou décider … 

5.  Première option : ne rien faire : Si on ne fait rien, l’humanité va au désastre … L’extinction de l’humanité, si elle a lieu,  ne sera pas due à son échec, mais à son succès Une espèce surhumaine super- intelligente pourrait-elle succéder à l’espèce humaine ? …  Avec cependant, des problèmes d’adaptation du crâne, contenant un cerveau surdimensionné, limité par le canal génital féminin avec naissance prématurée et problèmes d’éducation postnatale … nos « forêts de neurones » surdimensionnées, approcheront-elles plus intimement  cette « ultime réalité » comme l’appelle le professeur … peut-être conclue-t’ il, seront-elles  plus près de comprendre le mystère de la conscience en tant que pont vers cette « Réalité » … 

6.  Deuxième option : améliorer nos gènes : (appelé au XIXe siècle « eugénisme ») L’eugénisme  (sélection des porteurs de bons gènes et exterminations des  autres) est devenu un mot honni … Le  clonage ouvre la voie vers l’évolution dirigée … avec  toutes ses dérives … Le clonage humain provoque des débats éthiques passionnés … Il est prohibé par la plupart  des législatures du monde … Quoiqu’il arrive, l’humanité ne sera pas sauvée par le clonage, conclue le célèbre généticien … parce qu’il ne voit pas qui pourrait bénéficier de l’amélioration et comment on pourrait changer plus de 7 milliards d’individus …

7.  Troisième option : recâbler le cerveau :  ce qui est possible par épigénisme (nouvelle forme de génétique portant sur des traits héréditaires qui ne sont pas encodés dans des séquences d’ADN, mais accompagnent celui-ci) … Cette transformation du cerveau comporte le risque de ne pas inculquer à celui-ci une morale plus altruiste, sauf si les initiatives futures étaient aiguillonnées par une vision plus lucide du désastre qui nous attend si nous ne devenons pas solidaires … 

8.  Quatrième option : faire appel aux religions : Les Églises sont exceptionnellement qualifiées pour aider à sauver l’humanité … (grâce au pouvoir qu’elles exercent dans l’éducation des  masses  jeunes et adultes) … Les religions sont fondées sur des croyances, non sur la pensée rationnelle … Elles jouent un rôle majeur dans l’éducation, les soins de santé, les œuvres sociales, les secours aux handicapés, l’assistance aux personnes désavantagées et aux entreprises charitables, surtout dans le Tiers-Monde, d’autre part, elles offrent un décor approprié pour la réflexion, la méditation et la contemplation, ainsi que pour des activité collectives telles que des enseignements, des exhortations morales, des célébrations joyeuses, des douloureuses cérémonies d’adieux aux défunts et d’autres occasions de se réunir en groupe, d’une profonde signification humaine … et l’éminent professeur de continuer : ce cadre mérite d’être conservé, même si le contenu  des manifestations qui s’y déroulent  évoluent en fonction des avancées des sociétés.  Il n’hésite pas à s’impliquer personnellement en terminant : « Comme je puis en témoigner d’expérience personnelle, un service funèbre dans une jolie église, au son admirablement chanté, du « In paradisium » de Fauré, conserve toute sa beauté poignante même s’il n’y a aucun paradis pour accueillir  la défunte aimée ») … 

Que devons-nous faire ?  A cette interrogation, le professeur répond qu’il appartient aux religions de faire le plus grand sacrifice, en se soumettant aux découvertes incontestées de la science dans tous les domaines de la connaissance qu’elle illumine … Cela implique une profonde et pénible remise en question … et ne plus accepter sans critique des affirmations dénuées de fondements ou fondées sur des textes écrits, il y a plusieurs millénaires … Cette remise en question pourrait déboucher sur une réponse nouvelle et plus satisfaisante sur ce que le célèbre savant souligne, à la suite de Darwin et Einstein, avec empathie et vénération comme « l’ultime réalité » 

Le Prix Nobel de médecine conclue cet important chapitre par le constat que « Le dialogue entre religion et science est souhaitable mais difficile »  … Dans ce domaine, le compromis est impossible : la religion doit céder … Vient alors dans cet esprit, une référence aux travaux de l’Académie pontificale des Sciences qui réunit au cœur du Vatican quelque quatre-vingts membre, choisis dans toutes les disciplines et parties du monde, sans distinction de nationalité, de sexe ou même dans une certaine mesure, d’opinion philosophique (on y trouve des protestants, des juifs, des musulmans et parfois des adeptes d’autres religions, mais surtout un nombre appréciable d’agnostiques et d’incroyants … Avant son pontificat, le pape actuel en faisait partie …  Il semble que l’influence de  cette Académie Pontificale sur le magistère de l’Église n’est pas aussi significative qu’on aurait pu le supposer, cependant commente le professeur « il se passe plus de choses en coulisse qu’on ne le soupçonne » … et beaucoup de croyants sincères admettent que les soi-disant « articles de la foi » doivent être pris avec un « grain de sel » et que de nombreuses règles éthiques édictées par l’Église doivent être interprétées comme de pieuses recommandations 

Conclusions : Les religions, par leur influence, et les sciences, par  leurs connaissances, doivent collaborer d’urgence à la sauvegarde de l’humanité … 

9.  Cinquième option : protéger l’environnement -  Après avoir connu les périodes difficiles du siècle dernier avec ses misères, ses guerres et puis progressivement  l’opulence et le gaspillage, ce ne fut que, lentement, des voix s’élevèrent pour dénoncer les excès de l’exploitation humaine et défendre l’environnement …  L’écologie commença à entrer dans le quotidien de l’humain … L’énergie nucléaire fut remise en question … Des découvertes dans la manipulation  biotechnologique pour s’attaquer aux maladies ou inoculer des facultés nouvelles aux plantes cultivées ont vu le jour … Le professeur s’élève contre les craintes de contaminations des espèces voisines, qui obsèdent certains … Quant aux OGM, sigle qui déchaîne les passions, le professeur s’élève avec vigueur contre cette appréhension de contamination des espèces voisines de caractères en modifiant  leurs gènes, en signalant que de tous temps, depuis au moins 10.000 ans, empiriquement , on a transformé par croisement  et manipulations physiques des êtres vivants pour en produire des auxiliaires domestique tels les blancs-bleus belges difformes, les canaris bossus ou frisés, et la rose dont la fleur n’a plus rien à voir avec son ancêtre, l’églantier  etc  … 

10.  Sixième option : donner leur chance aux femmes -  La combativité est principalement un caractère mâle  …  (guerres, domination, esclavage …) … Les femelles, surtout chez les mammifères sont programmées de manière à prendre soin des petits … (Leur instinct les pousse à se sacrifier pour eux) … Dans la plupart des civilisations, les femmes sont traitées comme inférieures aux hommes …  cette option sociétale fut largement renforcée par la tradition biblique du judaïsme orthodoxe, de l’Église catholique et de l’Islam, même si cette discrimination est déguisée en « respect » … il  y a beaucoup plus d’homme que de femmes dans les professions dirigeantes, que ce soient les affaires, la politique, les sciences ou les arts … L’ascension sociale des femmes dans le monde actuel est un phénomène encourageant … d’autant plus qu’il se fait en grande partie avec la collaboration des hommes … 

11. Septième option : Contrôler l'expansion de la population : Nous sommes trop nombreux et tout concoure à aggraver ce constat : allongement de la durée de vie par le confort matériel et les  performances médicales qui combattent la mortalité … Ce qui est regrettable déplore Christian de Duve, c’est que Rome par la voix du pape Benoît XVI a réitéré solennellement, en octobre 2008, sa condamnation inflexible de la limitation volontaire des naissances par des moyens autres que l’absence de rapports sexuels durant la période fertile du cycle féminin … Si nous n’agissons pas radicalement, on frémit à l’idée de ce que l’avenir nous réserve :  guerres, génocides … ou en dehors de ces extrêmes,  la famine et les épidémies … Au risque de choquer, le célèbre prix Nobel, recommande aux autorités d’encourager la limitation des naissances (deux par couple) et son contraire sanctionné par des mesures financières et fiscales … ces actions étant accompagnées de campagnes de sensibilisation des populations pour leur faire comprendre cette problématique … 

12.  Conclusions :  Le professeur de Duve conclue sous la forme d’envoi de deux messages, l’un que notre perte est inscrite dans nos gènes ( par la sélection naturelle qui a privilégié la rivalité entre groupes nécessitée par une solidarité de défense)  et l’autre nous dit que nous possédons le pouvoir unique d’utiliser la raison pour échapper à cette fatalité … Notre impuissance individuelle est grande … aussi, le professeur de Duve insiste sur la force de l’engagement collectif, sous l’égide, notamment, des dirigeants politiques et, surtout, religieux … (voir aussi ce qu’il dit à ce sujet dans les chapitres précédents sur l’importance des religions qui devraient adapter leur message … et le rôle altruiste de la femme …) Il termine en trouvant des sources d’espoir dans le mouvement qui se dessine autour du réchauffement climatique … Le monde commence à s’émouvoir … Certaines mesures commencent à être adoptées, au niveau national et international … Plus impressionnant, les humains commencent à agir ponctuellement, chacun dans sa petite sphère, pour économiser l’énergie, réduire les émissions de CO2, diminuer les gaspillages, soit s’imposer un petit peu d’inconfort personnel pour un bien commun éloigné … Ce n’est qu’un exemple … les masses peuvent se mobiliser … Si les dirigeants du monde pouvaient s’impliquer plus activement dans le lutte pour la sauvegarde de l’humanité et du monde vivant, les menaces qui pèsent sur l’avenir de la planète pourrait encore être détournée avant qu’il ne soit trop tard … 

Ce vœu fervent est son mot de la fin . 

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LA PARTICULE DE DIEU 

 Importante nouvelle pour ceux qui s’intéressent aux études sur le Cosmos (Mise au point du 23 septembre 2011 qui sera annulée le 24 février 2012 )

Une annonce remet en question la découverte de ce que l'on a appelé " la particule de Dieu" parce qu'à l'origine du mécanisme de l'Univers ... Des découvertes récentes présentées le 23/9/2011 lors d’un séminaire du Cern et retransmis sur Internet (http :/webcast.cern.ch) fait état des résultats d’expériences faites avec un faisceau neutrino de 730 km entre les gigantesques accélérateurs du Cern à Genève et les récepteurs souterrains de Gran Sasso en Italie, surprenant les chercheurs qui ont constaté que le trajet est parcouru par les neutrinos avec une avance de 60 nanosecondes sur les 2,4 millisecondes que la lumière met à effectuer la même distance, remettant en question le fond de la formule d’Einstein … (affaire à suivre cependant, la plupart des chercheurs restant prudents) ...

Constatation de l'erreur du 23 septembre 2011.

Site internet du 24 février 2012 de la revue « Sciences » : La revue américaine, qui cite sans les nommer des sources proches de l’expérience, annonce que ce serait une mauvaise connexion entre un GPS et un ordinateur qui serait sans doute à l’origine de l’erreur … cela évitera, entre autres, au professeur de physique Jim Al-Khalili Saltzberg, de manger son caleçon en direct, comme il l’avait promis, si la nouvelle était prouvée … Cela m'arrange, également, parce que cela m'évitera de remettre en question une bonne partie des théories que je soutiens ...

Mise à jour du 28 juin 2012

Depuis la fin de l'année dernière, les milieux scientifiques sont en émoi à l'annonce de découvertes importantes concernant la recherche du Boson de Higgs tentée par les detécteurs Atlas et GMS ...  L'accumulation des données récoltées par ces chercheurs permettent de prévoir des avancées essentielles dans le domaine ... Nous nous trouvons à l'aube d'une révolution importante dans la compréhesion de l'Univers ... Les scientifiques du Cern réunis à Melbourne présenteront les dernières avancées ce mercredi 4 juillet ... avec une liaison vidéo en duplex ... à l'occasion de la 36 ème International Conference on Higg energy Physics (ICHEP)

Le 4 juillet 2012, Intervieuw du belge Englert, co-découvreur

Les scientifiques du monde entier retiennent leur souffle : Le CERN va annoncer  une découverte importante pour la compréhension de l'Univers ... Guy Duplat de la Libre Belgique publie une interview du découvreur belge Englert dans laquelle le scientifique donne un aperçu de l'essentiel de la découverte : " Ce que nous avons introduit est l'idée d'un champ, comme une mer qui  envelotte l'Univers entier. Dans ce champ, les particules qui forment la matière (quarks, leptons, etc,) et qui étaient sans masse, à la vitesse de la lumière, sont freinées, ont plus de difficultés à avancer, et acquièrent ainsi une masse.  C'est ce qui explique que les particules ont la masse qu'elles ont et que nous existions.  On ne peut pas mesurer directement ce champ mais on peut voir "les vagues" qui passent sur cette mer, ce sont les les bosons, que j'appelle "scalaires" car ils n'ont pas d'orientation, pas de polarisation." ...  Cette hypothèse permet aussi de réunir les forces ... Il semble, d'autre part, que cette découverte officialisée par cinq sigmas, ce qui veut dire qu'il n'y a aucun risque que ce soit du bruit de fond ou un artefact.  Cinq sigmas veut dire qu'il y a 999.999 chances sur un million que ce soit la particule et seulement un risque sur un million que ce soit un bruit de fond ... Cette découverte permettrait des avancées significatives dans la solution de problèmes non résolus comme celui de l'origine de la matière noire et de l'énergie noire qui nous entoure (nous n'expliquons que 4 % de la masse de l'Univers).  Si on montrait que ce boson est une particule élémentaire, non composite, on ouvrirait la porte peut-être à des particules nouvelles dites supersymétriques. 

Le 5 juillet 2012, Réunion du CERN à Melbourne en Australie.

Le monde scientifique attendait avec impatience et curiosité l’annonce des avancées significatives réalisées avec la découverte physique du Boson BEH (Brout-Higgs-Englert, les découvreurs depuis cinquante ans) … La preuve physique de cette découverte importante que les trois chercheurs avaient déjà trouvée par calcul, il y a un demi siècle, permet de révolutionner les théories avancées jusqu’alors et de définir un modèle standard, unifiant  notre monde apparemment complexe et désordonné … Ce modèle standard suggère que les quatre forces de l’Univers(une interaction nucléaire forte, une faible, une interaction électromagnétique et la gravitation) peuvent être unifiées dans une même équation, la superforce … Cette unification simplifie la compréhension de « notre univers » en rendant les choses plus simples, comme dit Einstein, mais pas plus simples … Cette découverte fondamentale est aussi importante pour les physiciens que la découverte de l’ADN pour les biologiste, a dit Peter Knight, président de l’Institut britannique de physique … il faut réaliser que cette découverte est le résultat d’une prouesse humaine des scientifiques qui sont parvenus à reconstituer un phénomène physique qui a demandé des moyens gigantesques (un tunnel de 27 km et près de 10.000 électroaimants) pour reconstituer un phénomène qui s’est produit aux premières « microsecondes » de notre univers, ce Boson ayant une durée de vie de10 secondes exposant -22  …

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Les cinq défis qui maintenant attendent les chercheurs du LHC (suivant le journaliste scientifique Guy Duplat)

1.  Détecter le neutralino, une particule hypothétique née de la théorie « supersymétrique » …son existence expliquerait la « matière noire » (notre univers « visible » 4%, énergie noire 73 %, matière noire inconnue 23 %)

2.  Pourquoi il n’y a pas « d’antimatière » … après le « Big-Bang » on suppose qu’il y a eu autant d’antimatière que de matière qui se serait annihilée avec un infime surplus de matière, notre univers.

3.  Reconstituer au CERN la « soupe chaude et dense, appelée plasma quarks-gluons, qui prévalait dans l’univers dans les millionièmes de secondes qui ont suivis le Big-Bang.

4.  Rechercher les dimensions cachées de l’Univers … Les particules sont-elles des supercordes ? … Notre univers a-t-il dix dimensions d’espace ? … Qu’est-ce qui est à l’origine de la mystérieuse accélération de l’expansion de l’Univers que l’on enregistre actuellement ? …

5.  Pourrait-on créer des micro-trous noirs au LHC ? … probabilité faible, les micro-trous noirs, s’ils apparaissent, s’évaporeraient immédiatement … 

 

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Pour terminer et pour promouvoir l’action du Professeur de Duve, je me permets de recommander à ceux qui me font l’honneur de me lire, de soutenir l’action que je mène, depuis de nombreux mois, en faveur de son appel à un changement fondamental de nos comportements sociaux afin de préserver l’avenir de notre descendance … (Voir aussi mes chapitres précédents, 00.05 – 00.06 - 00.07  et 00.08 et 00.09 – cliquez à droite « dossiers ») 

Je suggère à ceux qui me lisent, de profiter de l'ampleur d'audience que constitue les blogs de la « Libre » pour provoquer un effet « boule de neige » en transmettant le message par un simple « copier-coller » de l'appel du professeur, reproduit ci-dessous : 

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« Bandeaux » que le professeur de Duve a mis en exergue dans son livre «Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie » (édition Odile Jacob) ... 

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. » 

 « L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit » 

 « Le succès évolutif démesuré de l’espèce humaine a été acquis au prix d’une sévère détérioration des conditions de vie sur Terre. 

 « Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. » 

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. » 

 « La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. » 

 « La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. » 

 « Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains par la sélection naturelle. » 

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. » 

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ... 

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient leur enseignement dans un sens plus conforme aux réalités futures afin  d'éviter « une sélection naturelle de groupes », ce que le professeur nomme le « péché originel génétique» par le massacre des plus vulnérables ... 

PRÉOCCUPONS-NOUS DE L'AVENIR DE NOTRE DESCENDANCE... ELLE EST EN GRAND DANGER ... !!! 

Il n'est pas trop tard, mais il est temps ... disait déjà Paul-Henri Spaak à la tribune des Nations-Unies, le 28 septembre 1948, en terminant son fameux « discours de la peur » devant les risques d'une guerre mondiale entre l'Est et l'Ouest qui aurait entraîné une extermination d'une partie de l'humanité.

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Voir aussi l'article du journal La Libre Belgique, de  Agathe Mahuet mis en ligne le 1 mars, intitulé « Population mondiale : la régulation ou l'explosion »  donnant l'essentiel d'un rapport de l'ONU, insistant sur la nécessité de réduire les niveaux de fécondité ... lien ci-après http://www.lalibre.be/actu/international/article/64... 

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Pour terminer, je recommande à ceux qui me lisent de se procurer l’intéressant dernier livre de Christian de Duve qui expose le problème et nous met face à nos responsabilités de lutter contre un grégarisme atavique ... : un petit ouvrage de 92 pages, écrit dans un style clair à portée de tous intitulé : « De Jésus à Jésus en passant par Darwin » qui vient de paraître chez Odile Jacob au prix de 9,45 euros …  et pour ceux qui voudraient pousser davantage leur investigation, je conseille ses autres ouvrages, chez le même éditeur : Génétique du péché originel : le poids du passé sur l’avenir de la vie (2009, nouvelle édition 2010) - Singularités.  Jalons sur les chemins de la vie (2005) – A l’écoute du vivant (2002).

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Pour m’atteindre : ( Tel : 02 736 43 97 )  phmailleux@skynet.be

BLOG: http://philippemailleux.blogs.lalibre.be

Avec un moteur de recherche : PROPOS D’UN OCTOGÉNAIRE 

SITE: http://phmailleux.e-monsite.com         

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12/02/2012

Ch. 00.09 - Le genre homo menace l'avenir de la planète

00.09 – Le genre homo menace l’avenir de la planète.

 

Dans quelques décennies nous atteindrons le point de saturation de l’espèce humaine sur notre planète … Il devient grand temps que les meneurs influents des organisations  morales et politiques de la Terre se livrent à  des actions de réflexion et d’interrogation sur cette situation ... et surtout qu'ils prenent conscience de l'avenir que pourrait attendre nos descendants s'ils laissent aller les choses et des reproches que ceux-ci seraient en droit de nous faire de ne pas avoir agi à temps ...

Soyons réalistes,  les forces morales du monde sont entre les mains des « religieux » … Les états, même les plus laïques comme la France, sont majoritairement « croyants » …  La masse populaire, dans le monde, reste attachée à ses croyances en « l’au-delà », dans l’espoir d’une vie future meilleure …

Il en va de même pour beaucoup d’intellectuels qui se torturent les méninges pour trouver des justifications aux options philosophiques et religieuses qu’ils soutiennent malgré de grandes difficultés d’argumentations… plus spécieuses que valables …

Même s’ils s’en défendent, les dirigeants du monde et les personnalités les plus marquantes adoptent par atavisme des comportements d’influence religieuse, que ce soit par conviction personnelle ou opportunisme  … L’exemple le plus frappant est celui des États-Unis,  tous les présidents ne manquant pas d’invoquer Dieu dans leurs discours …

Ce préambule pour démontrer la difficulté qu’il y aura de faire accepter par le monde civilisé, à défaut des autres, une nouvelle philosophie,  axée sur une gestion mondiale des produits de la planète et sur une maîtrise de sa population, comme le propose le professeur de Duve, … ce qui suppose des compromis de fond  avec les religions …

En outre, comme il le rappelle, il faudra modifier totalement un reflexe atavique d’esprit de clan qui date des premiers humanoïdes  qui a favorisé l’expansion exponentielle de notre espèce, en provoquant la compétitivité entre clans, source de conflitset la multiplication de leurs composants pour augmenter leur puissance  …

Reprenons, une fois de plus, l’essentiel des propos du grand savant …

Le professeur de Duve se réfère aux sages du passé et surtout à Jésus, celui qui est à la base de notre morale occidentale, si on la décante des ajouts que les évangélistes ont apporté pour donner à ce Jésus la qualité de « Messie » attendu par la Bible des Juifs …

Pour le professeur, la tache originelle de la rivalité entre clans est imprimée dans nos gènes par la sélection naturelle et nous devons nous en libérer.

Aussi, le célèbre prix Nobel lance-t-il un appel vibrant aux « clercs et laïcs, croyant et libres-penseurs de toutes obédiences pour qu’ils cherchent ensemble, au-delà de ce qui les divise et avec le concours du plus grand nombre possible de philosophes, de moralistes, de scientifiques et d’autres penseurs unis par l’honnêteté intellectuelle, un énoncé du message de Jésus adapté aux conditions actuelles »

En se référant aux « Guides » de l’histoire, cet appel prend une autre dimension : en  citant Jésus, Bouddha, Confucius, Lao-Tseu et les autres dont les sages de l’Inde … tout en mettant particulièrement  en avant  Jésus qui sous-tend la construction de notre civilisation occidentale chrétienne …   à condition de la débarrasser des croisades, de l’inquisition, des persécutions, du pouvoir dictatorial, de l’égoïsme des classes et du capitalisme.

C’est surtout le Jésus de l’amour : « aimez-vous les uns les autres » dit-il en s’adressant à l’humanité toute entière … C’est le Jésus du pardon « Si l’on vous frappe sur la joue gauche, présentez la droite » c'est-à-dire, ne le rendez pas, mais faites confiance à l’autre en l’amenant à  la réconciliation… C’est le Jésus des pécheurs (ceux qui font le mal) convertissez-les en les persuadant de s’améliorer …

C’est le Jésus qui s’élève contre les « marchands du temple », contre l’âpreté au gain, la poursuite égoïste du profit au détriment de ceux qui manquent du nécessaire … C’est aussi le Jésus qui réprouve les rejets, le dogmatisme, les exclusions en accueillant la Samaritaine, Marie-Madeleine, la femme adultère … C’est le Jésus qui s’élève contre la place subalterne réservée aux femmes et la notion d’impureté liée à la féminité dans la société de son époque …

C’est ce Jésus proche qui se proclame notre frère qui « en dénonçant les prêtres et les pharisiens, réprouve l’orgueil, la suffisance, l’hypocrisie et l’autoritarisme de certains dirigeants religieux, ainsi que les abus de toutes sortes que nombre d’entre eux ont commis au nom de leur certitudes et, trop souvent, pour leur propre bénéfice » …

C’est le Jésus de la paix qui désarme Pierre « celui qui vit par le glaive périra par le glaive » dira-t-il, s’élevant ainsi contre l’hostilité entre groupes … et les conflits armés …

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D’autre part, Il faut surtout rappeler que ce sont les premiers chrétiens et plus particulièrement Saint Paul  et les Évangélistes, qui ont donné à Jésus la qualité de celui qu’attendent les Juifs :  le « Messie », l’envoyé de Dieu, mais en lui prêtant la valeur divine d’en être la deuxième personne, son fils … le Saint-Esprit ou Esprit Saint en étant la  troisième d’une «Sainte Trinité » … constituant le  « mystère » d’un Dieu en trois personnes  …

Cette notion de Trinité n’a été formulée  que progressivement à partir du premier concile de Nicée  convoqué en 325 par l’empereur Constantin pour rétablir la paix religieuse et construire l’unité d’une Église divisée par des courants contradictoires, …et aussi, afin de renforcer un pouvoir que l’empereur romain voulait établir à son profit avec l’appui de certaines autorités de la nouvelle Église …

Quant à Israël, (c’est-à-dire les douze tribus dont descend l’ensemble du peuple juif) il attend toujours ce Messie qui, suivant les « Écritures », devait en être le libérateur, le rédempteur des péchés, envoyé par Dieu pour établir son royaume sur terre. … Le règne de ce « sauveur » est attendu et prévu à la fin des temps par l’ensemble des religions abrahamiques … Cependant, pour les Juifs, le messie n’est qu’un « envoyé de Dieu » et ne participe pas à sa divinité … Il faut signaler  qu’en Occident,  la haine des juifs qui a connu son paroxysme à la dernière guerre mondiale, vient surtout d’un sentiment atavique de rejet de ceux qui n’ont pas reconnu en Jésus, le messie des écritures et qui ont été jusqu’à le bafouer et le crucifier …

 Si l’Islam accorde à Jésus la qualité de « Messie » c’est en tant que prophète et messager parmi les cinq plus grands avec Noé,  Abraham, Moïse et Mahomet) … Pour les musulmans, Jésus n’est pas le fils de Dieu qui est unique suivant les révélations de  Mahomet, prophète lui-même …

Pour être complet, je me permets de rappeler que de nombreuses études existent sur ce que certains appellent le « mythe de Jésus » et les croyances Voir mes travaux sur ces sujets en consultant les chapitres suivants (voir les dossiers dans la colonne de droite sinon notez phmailleux e-monsite dans n'importe quel moteur de recherches  / ouvrir et cliquez à gauche sur le dossier recherché) : … 25.a – A la recherche de l’origine des croyances …  25.b – Histoire des croyances … 25.c – Appolonius de Thiane, une hypothèse sur l’origine du christianisme … 25.d – Apparitions de la Vierge … 25.e – Apparitions (suite) … 25.f – Christian de Duve, Paul Damblon et Jean d’Ormesson, mes maîtres à penser … 25.g - Elle m'a porté ... et aussi  … 22.r1 – Juifs et Chrétiens … 22.r2 – La Bible … 22.r3 – Diaspora et Israël … et encore : 04.4 – apparitions à Beauraing … et 04.3  -  Olivier Saint Hubert, curé d’un village voisin de Beauraing (Le frère aîné de ma mère, dont je détiens les mémoires et écrits, qui a bien connu deux des voyantes ses paroissiennes)

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Quant à la morale sexuelle stricte des trois religions de la Bible ou du Livre, la juive, la chrétienne et l’islamique,  elle est basée sur le récit de la Genèse qui fit du sexe, un organe tabou qu’il fallait dissimuler … Adam et Ève vivait nu au paradis terrestre, sans se faire « mutuellement honte » … Quand ils eurent croqué le fruit défendu, en devenant mortels ils constatèrent qu’ils étaient nus et se cachèrent …

Je vais m’autoriser à développer particulièrement ce passage de la Bible, en décrivant bien les circonstances qui ont amené les adeptes du « Livre » et les civilisations qui les sous-tendent,  à accorder au sexe une importance démesurée en créant le sentiment propre et exacerbé de la pudeur.

Je citerai, pour ce faire, les passages de la TOB (traduction oecuménique de la Bible) ouvrage reconnu par les Chrétiens et les Juifs pour l'ancien testament ...

Si on se penche sur la place du couple dans les religions du Livre, fondement de la morale occidentale et méditerranéenne, il convient de relever le passage  suivant de la Bible, qui relate la création de l’homme et de la femme, le sixième jour : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu, il le créa ; mâle et femelle il les créa … (TOB – Genèse 1. 27) » … La Bible dit que Dieu créa l’homme à son image en soulignant bien qu’il le créa à son image, celle de Dieu … D’autre part, en précisant « mâle et femelle, il les créa » la Bible se met en contradiction avec le chapitre suivant sur le paradis terrestre où Dieu voulut rompre la solitude de l’homme en « fabricant » la femme à partir d’une de ses côtes,  qu’il lui tira de ses entrailles  … Les deux chapitres ont dû être écrits par des auteurs différents à des époques différentes …

Quant au « croissez et multipliez-vous » des « Histoires Saintes » de notre jeunesse, il  vient du même passage de la Bible :   « Dieu les bénit  et leur dit : Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-là (TOB – Genèse 1.28) » …  

En ce qui concerne la création de la femme, en contradiction avec le premier chapitre, le deuxième  précisera que l’homme ne se suffisant pas des animaux que Dieu lui créait comme compagnons ou comme aides,  l’endormit,  lui prit une de ses côtes et après avoir remis les chairs à leur place (sic), il en fit une femme … et l’homme s’écria : « Voici cette fois l’os de mes os et la chair de ma chair  … (TOB –Genèse 2.23) » …

Dans le paradis terrestre, la pudeur n’existait pas :  « Tout deux étaient nus, l’homme et sa femme, sans se faire mutuellement honte … (TOB – Genèse 2.25)

On connait la suite …Dieu voulait leur bonheur au paradis terrestre, tout en leur donnant la liberté d’enfreindre sa loi de ne pas goûter au fruit défendu situé au centre du paradis … Le serpent, personnifiant le mal, parvint à convaincre Ève, la femme, d’en manger pour qu’elle soit comme les dieux « possédant la connaissance du bonheur et du malheur » …  Ève se laissa tenter et mangea le fruit … ensuite, elle en donna à son mari, Adam, qui en mangea lui aussi … et alors : « Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils surent qu’ils étaient nus, ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des pagnes » (TOB – Genèse 3.7)   Naïvement, la Bible raconte que, très paternel, Dieu se chargea lui-même « … de confectionner des tuniques de peau  dont il les revêtit » (TOB – Genèse 3.21)

Il faut s’arrêter particulièrement à ce passage des religions du Livre, car il est essentiel « Adam et Ève surent qu’ils étaient nus »  … c’est l’origine du sentiment de pudeur , propre surtout  aux mœurs occidentales et méditerranéennes …

Définition du Grand Robert  de la  Pudeur : Sentiment de honte, de gêne qu’une personne éprouve à faire, à envisager ou être témoin des choses de nature sexuelle ; disposition permanente à éprouver un tel sentiment.

Si je vais me permettre, ci-après, de développer dans les détails le processus qui a amené les êtres vivants aux mammifères,  sommet de leur évolution, c’est que je tiens à mieux en analyser le mécanisme afin de le ramener à ses justes proportions de valeurs morales.

Par simplification , l’évolution a privilégié, chez les êtres vivants supérieurs, une organisation interne à sens unique avec, par l’entrée buccale, l’ingestion de matières solides et liquides et, par l’entrée nasale, l’absorption de matières gazeuses contenues dans l’air … Ces deux fonctions alimentent  un système respiratoire et digestif dont le contenu se transforme par la voie intestinale en flux sanguin alimentaire destiné à entretenir les cellules, les développer  si nécessaire et les maintenir en vie …

Dans un premier stade, surtout aquatique, la nature a progressivement  sélectionné ce système à sens unique de fonctions d’absorption, de transformation des matières  et d’élimination  des déchets en utilisant la voie terminale anale,  non seulement pour l’élimination des déchets,  mais aussi pour la reproduction … Les femelles des poissons, de certains batraciens et animaux aquatiques utilisent cette voie anale  pour pondre leurs œufs non fécondés dans l’élément liquide de leur habitat, le mâle se chargeant ensuite  de la fécondation en projetant sa semence sur ceux-ci  … Quant aux insectes et oiseaux, ce sont eux qui les premiers, dans une union intime, ont utilisé la voie anale ... une partie intérieure du cloaque du mâle qui transmet la semence, se prolongeant légèrement dans celui de la femelle …

Tandis que les mammifères ( les porteurs de mamelles), classe à laquelle nous appartenons, ils mettent au monde des petits immatures qu’ils nourrissent à la mamelle jusqu’au stade de leur autonomie … Leurs organes excréteurs sont séparés, l’un servant à l’élimination des déchets solides par l’anus …  l’autre qui rejette les déchets liquides, étant associé, dans les deux sexes,  à celui qui est conçu pour assurer les fonctions reproductrices … les deux organes étant formés de manière à ce que l'un pénètre dans l'autre pour accomplir son rôle fécondateur ...

Si je me suis permis de développer, dans les détails , ces processus que l’évolution a mis lentement au point, c’est que je tenais à insister sur la réelle valeur de fonction organique dont les morales judéo-chrétiennes et islamiques ont faussé les manifestations en leur accordant une importance religieuse et morale exacerbée …

Comme je  viens de le démontrer ce sont les religions du Livre qui ont inventé le sentiment de pudeur, consistant  à ignorer le sexe et les seins féminins ainsi toutes les manifestations qui se rapportent à ces organes, en dehors de la procréation…  La morale des autres entités du monde qu’elle soit religieuse ou traditionnelle, ne s’est pas embarrassée de telles contraintes … le sexe n’étant couvert et dissimulé chez les plus évolués que par commodité et protection … Il suffit de se référer à leur littérature, leur sculpture, leurs arts graphiques et traditions  pour se convaincre de leur grande liberté dans le domaine qui peut aller jusqu’aux extrêmes que se permet l'imagination.

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Pour être complet et alimenter un débat qui se veut objectif et particulièrement actuel, il convient maintenant de le centrer  sur  1. la position que l’Église catholique romaine prend en matière de contraception et de pilule abortive … 2. Sur le symposium sur la pédophilie ecclésiale qui vient de se clôturer à Rome et  3. sur la création, en Belgique, d’un tribunal arbitral de réparation pour les victimes d’abus sexuels au sein de l’Église (en application le 1er février 2012) … (J’ai retiré mes informations des excellents articles du journaliste Christian Laporte dans la Libre Belgique)

1. Position de l’Église catholique romaine en matière de contraception et pilule abortive

La presse rapporte que  « le torchon brûle entre le Vatican et l’administration Obama.  En pleine campagne électorale des U.S.A.,  le pape Benoît XVI a fustigé les plans du président américain  de rembourser la contraception et la pilule abortive, appelant les catholiques à se mobiliser contre eux ».

 Ce fut devant quinze évêques américains, représentant  70 millions de fidèles, réunis pour une réunion de travail le19 janvier, que le pape a tenu des propos sévères sur les « pratiques intrinsèquement mauvaises » imposées à la  société et les « dangers » pesant sur « le don de Dieu de la vie » …

Le pape faisait référence, implicitement, aux nouvelles règles en matière de couvertures santé américaines qui, à partir du 1er août 2012,  devraient permettre aux femmes d’avoir accès  à toutes les formes de contraception approuvées par la FDA (Food and Drug Administration – en français,  Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux, organisme qui a, entre autres, le mandat d’autoriser la commercialisation des médicaments sur le territoire des États-Unis).

Les employeurs qui, sur la base de leurs croyances religieuses ne fournissent pas cette couverture devront se mettre en règle pour la date de la mise en application de la loi  (1er août 2012)… Cette couverture supplémentaire entraînera, évidemment, un surcroit de primes … C’est une des raisons pour lesquelles, l’Église s’élève avec force contre ce « sécularisme radical »  qui s’exprime dans les « sphères politiques et culturelles », en raison de « puissants courants » « de plus en plus hostiles au christianisme »

Benoît XVI regrette la position des pouvoirs qui s’efforcent de « refuser  aux catholiques et aux institutions catholiques leur droit à l’objection de conscience » …

« La séparation légitime de l’Église et de l’État ne peut signifier que l’Église reste silencieuse sur certaines question » a déclaré avec force le pape, critiquant le fait que les sociétés occidentales souhaitent limiter la religion à la sphère privée …

« Un monde de laïcs bien formés, engagés et organisés avec un fort sens critique à l’égard de la culture dominante »  est nécessaire s’est-il exclamé avec vigueur, en reprochant aux  catholiques libéraux des États-Unis de ne pas contrer un sécularisme réducteur …

L’Église américaine, qui est très engagée sur les plans sociaux et éducatifs, est  traversée par de nombreux courants dont certains défendent des réformes trop libérales pour le candidat républicains catholique Rick Santorum … Or, 54 % des catholiques américains avaient voté démocrates et Barac Obama  en 2008 …   Il devient évident que le Saint-Siège, malgré une sympathie réelle pour l’actuel président des États-Unis, trouve les républicains plus sûr en raison de leurs positions conservatrices sur le droit à la vie …

Je ne peux m’empêcher d’éprouver une réelle sympathie et beaucoup de compassion pour les papes depuis Vatican II, ainsi que pour les actuels leaders du clergé et en particulier les belges qui  sont confrontés à des dilemmes difficiles de gestion, de responsabilité morale et de foi dans le contexte actuel de la libéralisation  des mœurs et des avancées scientifiques …

Ces hommes sont généreux et sincères, ils font partie de l’élite supérieure de l’humanité … Dans le contexte actuel des découvertes scientifiques, qui sont souvent en contradiction avec les éléments de leur foi, le doute doit souvent les envahir et laisser des traces cruelles … Leur seule refuge alors reste la prière qui les élève vers celui en lequel ils continuent de croire, envers et contre tout …

2. Symposium au Vatican sur la pédophilie ecclésiale au sein de l’église.

Il vient de se terminer à Rome un important symposium  organisé par la Grégorienne (université romaine dirigée par les jésuite) et par la congrégation pour la doctrine de la foi  ou l’ancien Saint Office qui fut présidé de 1981 à 2005 par l’actuel pape, alors cardinal Ratzinger …

Cette importante rencontre de réorganisation de l’Église, à laquelle participaient les principaux grands penseurs et théologiens de sa hiérarchie, avait pour objectif de redorer le blason de l’institution fortement terni par les scandales pédophiles provoqués par des abuseurs ecclésiastiques

Il faut surtout retenir comme prise de position marquante, celle du procureur du Vatican, Monseigneur Charles Sclicluna, qui a déclaré avec force que  « se rendre coupable de négligence face à un cas de pédophilie était un crime aux termes du droit canon » … « Nous ne pouvons refuser à une victime que son cas soit examiné en justice, en nous abritant derrière des complexités techniques de la loi »

On ne peut être plus clair à Rome en insistant  sur le rôle des évêques dans la lutte contre la pédophilie et en précisant qu’ils doivent être rendus coupables aussi de l’impunité des abuseurs … …

Malheureusement, ces prises de positions ne sont pas encore celles de tous les évêques du monde   …N’oublions pas que le pouvoir ecclésial effectif, en tant que successeur des apôtres, appartient aux seuls évêques  pour le territoire qu’ils administrent,  …

Certains de ces évêques,  sont réticents en ce qui concerne l’obligation de dénoncer  leurs « prêtres coupables », un père doit-il dénoncer son fils ? disent-ils … préférant se charger eux-mêmes discrètement de prendre les mesures sévères et radicales qui s’imposent …   Il y a là un  problème évident de morale et de société quant à la réserve en matière de mœurs, à ne pas sous estimer …     

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3. Création, en Belgique, d’un tribunal arbitral pour la réparation des abus sexuels au sein de l’Église

Depuis ce mardi 7 février, en Belgique, les victimes d’abus sexuels au sein de l’Église peuvent obtenir réparation auprès d’un Tribunal arbitral … Toute la publicité sera faite pour l’introduction des dossiers,  avant le 31 octobre 2012, un site Web étant ouvert  (E-mail : info@centre-arbitrage-abus.be   Tel. 02.549.02.14, aux heures de bureau -  Site :  www.centre-arbitrage-abus.be)

La démarche est gratuite et sans limite de délai, à condition qu'il soit raisonnable … le formulaire de requête peut être téléchargé sur le site du centre et disponible auprès des associations d’aides aux victimes et dans les Maisons de Justice.

Une commission présidée par Karine Lalieux (Parti Socialiste) a mis sur pied un tribunal arbitral, totalement indépendant, pour les victimes d’abus sexuels dont les faits sont prescrits …  signalons aussi que le délai de prescription a été porté à quinze ans … et que les conditions de levée du secret professionnel et du champ d’incrimination de la pédopornographie à la consultation des sites Internet  sont d’application et traduits en lois depuis le 1er  février 2012 …

Un  Centre d’arbitrage a aussi été créé pour ouvrir la voie à différentes formes de demande de réparation qui vont de l’indemnisation financière à la demande de pardon ou à la reconnaissance des faits et d’une responsabilité morale …

Mgr Harpigny, évêque référendaire francophone à la commission Lalieux, dans un entretien avec le journaliste, Guy Duplat, se plaint de ce qu’il y a encore beaucoup de problèmes sur certains continents … et surtout ne cache pas un certain désappointement  face à des amalgames qui hantent certains esprits dans l’Église « La pédophilie n’est évidemment pas l’homosexualité et il est tout aussi audacieux d’affirmer comme on l’a entendu que les homosexuels sont d’anciens enfants abusés … »   

L’évêque de Tournai est également satisfait de l’insistance qui a été manifestée de promouvoir la formation affective des candidats au sacerdoce, mieux suivie dans celle-ci mais aussi par la suite …

Mais surtout, Mgr Harpigny s’est réjoui que l’Église ait solennellement demandé pardon lors d’une célébration  pénitentielle de haut niveau en l’église Saint-Ignace, à Rome, sous la présidence du cardinal Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques …                   

Malheureusement, dans ces milieux  très conservateurs, il n’est pas question d’évoquer  le délicat problème du célibat des prêtres et de l’accès des femmes au sacerdoce … Il semble cependant que ce serait une manière de contrer la plupart  des problèmes évoqués dans les lignes qui précèdent …

Le célibat des prêtres est une tradition qui est au cœur de beaucoup de débats théologiques … Que disent, à ce sujet, les évangiles dans un passage très délicat :  … après avoir cité les eunuques de naissance et ceux qui le sont par la volonté des hommes, Jésus, ( TOB - Mathieu 19,12), dira « il y en a qui se sont eux-mêmes rendus eunuques à cause du Royaume des cieux » et Jésus conclura « Comprenne qui peut comprendre » en laissant planer là une certaine possibilité d’interprétation quant au fond …

Historiquement, le célibat s’est imposé avec la pratique journalière de la messe impliquant la consommation des « Saintes Espèces » par un célébrant « pur », c’est-à-dire  qui n’avait pas eu de rapport sexuel la veille … l’origine de cette tradition remonterait à l’Ancien Testament … par respect d’un acte sacré, la fonction sexuelle et l’absorption de nourriture étant considérés comme une fonction animale, donc non sacrée …

Dans cette optique de « pureté »,  la célébration journalière de la messe,  imposée aux prêtres, avec abstinence sexuelle la veille ou les jours précédents, suivant la tradition hébraïque,  ne pouvait trouver d’autres solutions que dans le célibat des officiants consommant les « Saintes Espèces » …

Le concile provincial  d’Elvire, en 305, qui n’avait qu’une portée limitée à la région hispanique, décréta l’abstinence sexuelle des prêtres ainsi que le mariage avec des non chrétiens, de même qu’interdire l’étroite fréquentation des israélites et aux femmes chrétiennes d’épouser  des juifs non convertis …

Les différents conciles « œcuméniques » qui suivirent dont le très célèbre de Nicée, convoqué par l’empereur Constantin en 325, et les nombreux auteurs qualifiés qui abordèrent souvent le sujet, avaient laissé planer une certaine imprécision en ce qui concernait les prêtres mariés avant leur ordination ...  avec la seule évidence que l’état de chasteté soit bien respecté dans leur vie sacerdotale … D’après certains auteurs, le célibat obligatoire n’aurait réellement été appliqué avec rigueur qu’en 1013

Il faut signaler aussi que l’actuel pape Benoît XVI, le 9 février 1970, lors d’un mémorandum adressé aux évêques d’Allemagne, signé par 9 théologiens allemands, dont lui-même, alors cardinal Ratzinger, avait recommandé à l’Église d’examiner la question du célibat  des prêtres sous un jour critique pour l’Église latine en Allemagne et dans le monde … et la réelle nécessité de cette règle de discipline … Cette ouverture de l’actuel chef de l’Église romaine autorise tous les espoirs en de radicaux mais lents changements dans le futur …

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Importante nouvelle pour ceux qui s’intéressent aux études sur le Cosmos

Des découvertes récentes présentées le 23/9/2011 lors d’un séminaire du Cern et retransmis sur Internet (http :/webcast.cern.ch) fait état des résultats d’expériences faites avec un faisceau neutrino de 730 km entre les gigantesques accélérateurs du Cern à Genève et les récepteurs souterrains de Gran Sasso en Italie, surprenant les chercheurs qui ont constaté que le trajet est parcouru par les neutrinos avec une avance de 60 nanosecondes sur les 2,4 millisecondes que la lumière met à effectuer la même distance, remettant en question le fond de la formule d’Einstein … (affaire à suivre cependant, la plupart des chercheurs restant prudents)

MISE A JOUR :

Site internet du 24 février 2012 de la revue « Sciences » :

La revue américaine, qui cite sans les nommer des sources proches de l’expérience, annonce que ce serait une mauvaise connexion entre un GPS et un ordinateur qui serait sans doute à l’origine de l’erreur … cela évitera, entre autres, au professeur de physique Jim Al-Khalili Saltzberg, de manger son caleçon en direct, comme il l’avait promis, si la nouvelle était prouvée … Cela m'arrange, également, parce que cela m'évitera de remettre en question une bonne partie des théories que je soutiens ...

 

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Pour terminer et pour promouvoir l’action du Professeur de Duve, je me permets de recommander à ceux qui me font l’honneur de me lire, de soutenir l’action que je mène, depuis de nombreux mois, en faveur de son appel à un changement fondamental de nos comportements sociaux afin de préserver l’avenir de notre descendance … (Voir aussi mes chapitres précédents, 00.05 – 00.07  et 00.08 – cliquez à droite « dossiers »)

Je suggère à ceux qui me lisent, de profiter de l'ampleur d'audience que constitue les blogs de la « Libre » pour provoquer un effet « boule de neige » en transmettant le message par un simple « copier-coller » de l'appel du professeur, reproduit ci-dessous :

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« Bandeaux » que le professeur de Duve a mis en exergue dans son livre «Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie » (édition Odile Jacob)

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

 « L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

 « Le succès évolutif démesuré de l’espèce humaine a été acquis au prix d’une sévère détérioration des conditions de vie sur Terre.

 « Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

 « La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

 « La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

 « Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient leur enseignement dans un sens plus conforme aux réalités futures afin  d'éviter « une sélection naturelle de groupes », ce que le professeur nomme le « péché originel génétique» par le massacre des plus vulnérables ...

PRÉOCCUPONS-NOUS DE L'AVENIR DE NOTRE DESCENDANCE... ELLE EST EN GRAND DANGER ... !!!

Il n'est pas trop tard, mais il est temps ... disait déjà Paul-Henri Spaak à la tribune des Nations-Unies, le 28 septembre 1948, en terminant son fameux « discours de la peur » devant les risques d'une guerre mondiale entre l'Est et l'Ouest qui aurait entraîné une extermination d'une partie de l'humanité.

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Voir aussi l'article du journal La Libre Belgique, de  Agathe Mahuet mis en ligne le 1 mars, intitulé « Population mondiale : la régulation ou l'explosion »  donnant l'essentiel d'un rapport de l'ONU, insistant sur la nécessité de réduire les niveaux de fécondité ... lien ci-après http://www.lalibre.be/actu/international/article/64...

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Pour terminer, je recommande à ceux qui me lisent de se procurer l’intéressant dernier livre de Christian de Duve qui expose le problème et nous met face à nos responsabilités de lutter contre un grégarisme atavique ... : un petit ouvrage de 92 pages, écrit dans un style clair à portée de tous intitulé : « De Jésus à Jésus en passant par Darwin » qui vient de paraître chez Odile Jacob au prix de 9,45 euros …  et pour ceux qui voudraient pousser davantage leur investigation, je conseille ses autres ouvrages, chez le même éditeur : Génétique du péché originel : le poids du passé sur l’avenir de la vie (2009, nouvelle édition 2010) - Singularités.  Jalons sur les chemins de la vie (2005) – A l’écoute du vivant (2002).

Pour m’atteindre : ( Tel :  02 736 43 97 )  phmailleux@skynet.be
BLOG: http://philippemailleux.blogs.lalibre.be
Avec un moteur de recherche : PROPOS D’UN OCTOGÉNAIRE 
SITE: http://phmailleux.e-monsite.com         

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14/09/2010

Ch. 28 c - Perte de sens.

 

Récit détaillé d'un long cheminement de recherche

d'une vérité sur la motivation d'exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s'étonne pas d'un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu'il ne demande à personne de partager : il s'avoue agnostique par loyauté de pensée avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Ch. 28 c - Perte de sens !

 

{5} J’ai intitulé ce sous-chapitre : perte de sens, pour bien souligner le contexte médical dans lequel un organe que la sélection a privilégié pour assurer la pérennité des êtres vivants, perd sa fonction de plaisir physique qui est son moteur essentiel quand il est « ravalé » à un rôle d’appendice comme le nasal. Cette jouissance physique est tellement essentielle chez les êtres vivants qu’elle en est vraiment le centre …

 

Après l’infarctus sans séquelle qui m’ont amené à « déballer » les considérations du chapitre précédent, j’en vécus une autre qui mérite d’être relatée, parce que je me suis trouvé en danger, la médication qui me protégeait des accidents cardiaques ayant dû être interrompue pour éviter les hémorragies, me permettant ainsi de compléter le dossier sur la fin d’exister que j'ai ouvert plus avant dans cet ouvrage.

 

Depuis un certain temps, j’étais handicapé par des problèmes de miction difficile, tant et si bien que la faculté, en l’occurrence un spécialiste des voies urinaires que je consultai, me conseilla de pratiquer une intervention d’agrandissement de l’urètre par les voies naturelles.

 

L’intervention, bénigne en soi et indolore sous anesthésie locale, se passa très bien. Cependant, en raison des déficiences cardiovasculaires aggravées par l’angine de poitrine qui me singularisent, il est impératif que je sois en permanence sous liquéfiants sanguins pour éviter la formation de caillots susceptibles de provoquer des problèmes circulatoires coronariens.

 

Comme le curetage des voies urinaires provoquait une blessure avec saignements à cicatriser, il était nécessaire pour éviter une hémorragie dangereuse de stopper les liquéfiants sanguins me protégeant de l’infarctus.

 

Je me trouvai donc pendant une trentaine de jours sans cette protection, ce qui me replaçait dans une situation de danger semblable à celle que j’avais vécue en début d’année.

 

Aussi, l’aiguille de mon « trouillomètre » grimpait-elle, ne fût-ce qu’au souvenir de ce qui était arrivé à mon beau-père, ainsi que je l’ai évoqué plus avant, décédé d’arrêt cardiaque quelques jours après exactement la même intervention. Lui aussi avait dû interrompre son traitement cardiaque.

 

On comprendra que cela me rendait très attentif à tout signe révélateur d’un quelconque problème. …

 

{6} Ainsi fut-elle cette nuit, quelques jours après l’intervention, lorsque je fus réveillé par une douleur au creux de l’estomac, avant-coureur, me semblait-il, de l’accident redouté. J’alertai l’infirmière de garde qui me rassura après avoir procédé à un électrocardiogramme négatif.

 

Le lendemain même scénario vers trois heures du matin… et nouvel « électro» négatif…. Comme ça ne passait pas et au contraire reprenait de plus belle, j’insistai jusqu’à ce qu’une cardiologue de garde vînt m’examiner avec d’autres appareils plus sophistiqués … Résultat aussi nul à mon grand soulagement mais aussi à ma grande confusion … : on devait me prendre pour un sacré froussard !

 

Que s’était-il passé ? Je le comprendrai plus tard à la suite d’un examen appelé d’un nom incroyable que je ne peux m’empêcher de « débobiner » : oesogastroduodonoscopie (sic).

 

J’appris ainsi que cette gêne gastrique qui me rappelait les infarctus précédents, était due à l’inflammation d’une hernie stomacale, provoquant une oesophagite de reflux pour laquelle je serai soigné plus tard, défaut de famille qui faisait dire à mon père alors et à mon fils aîné en riant quand ça lui prend maintenant, qu’ils « ruminent », cette poche renvoyant à la mastication un peu de nourriture non digérée. En ce qui me concerne, ce phénomène se manifestait, au creux de la nuit, en période de digestion du repas du soir, mais pour moi sans le retour en « rumination » des bovidés.

 

Cette aventure où j’ai bien cru passer de l’autre côté comme mon beau-père, m’amène à relater et approfondir, tellement leur acuité devint pertinente, les sentiments qui m’ont habité alors et qui m’ont entraîné à des investigations, analyses et supputations d’ordre, disons… métaphysique, mais aussi psychologique.

 

{7} Psychologique d’abord, parce qu’abordant le problème si délicat dans notre contexte éducatif judéo-chrétien, si décrié de nos jours, de la pudeur excessive, conséquence d’un enseignement qui nous poussait à rejeter, comme une faute grave appelée « luxure », l’utilisation des organes sexuels en dehors de la procréation et de la fonction de miction ou de défécation.

 

Dans mes confidences, je n’ai pas manqué de relater la lente évolution de ma sexualité étouffée par ce carcan éducatif. Cependant, dans l’heure présente, l’organe tabou devenant le centre des seules préoccupations médicales de tous, tant de l’entourage hospitalier que de moi-même, force sera donc de limiter sa fonction à son seul rôle physiologique comme le nez, la bouche ou les oreilles.

 

C’est dans ce contexte bien spécifique, imposé par mon subconscient lui-même que j’abordai cette période menaçante d’outrage à ma pudeur et propice à me faire franchir les frontières si humiliantes du ridicule.

 

Aussi ce fut dans une décontraction totale que je me prêtai à subir tout ce qui se passerait quand mon bas-ventre de vieil homme et ses attributs seraient manipulés et maltraités, à tel point qu’entré dans la chambre qui m’était réservée, dévêtu pour passer la blouse humiliante dont j’ai déjà parlé et dans la tenue de notre père Adam au paradis terrestre, il ne me vint même pas à l’esprit de me couvrir d’un quelconque vêtement, pourtant à portée de main, quand une très jeune et très jolie infirmière débutante apparut, souriante, m’invitant à m’asseoir à la table pour remplir la fiche médicale.

 

Ce fut donc « nu comme un ver » que je m’installai à côté de la mignonne personne, toujours aussi souriante et aussi à l’aise que si j’étais revêtu de mon plus beau complet-veston. Je l’ai civilement reconduite jusqu’à la porte avec une petite inclinaison du buste par déférence … A ce souvenir, j’en suis encore tordu de rire…

 

Je ne m’étendrai pas sur les autres « incongruités » que ma situation imposera, tels les déplacements cocasses dans les couloirs du vase communicant que j’étais devenu, poussant une chandelle à baxter d’une main et maintenant un sac à urine de l’autre, le sac du dessus s’empressant de se vider dans celui du dessous en passant au travers de mes tissus.

 

Ou encore l’inénarrable séance du retrait d’une sonde qui avait décidé de s’implanter comme un vulgaire parasite. Les infirmières finirent par s’y mettre à trois pour « l’extraire » délicatement dans un fou-rire général qui atteint son paroxysme quand, par la suite, pris de panique, je me crus circoncis, le prépuce quasi ressoudé ayant complètement disparu….ce fut toute une histoire pour le retrouver et le reconstituer….. Bien entendu, je me chargeai de l’intervention dans la crainte de réactions « incontrôlées », si de jolies mains s’en étaient chargées, ce qui aurait tout compliqué. Quant aux "spectatrices", elle étaient pliées en quatre à voir mon air ahuri ... et mes efforts laborieux ...

 

{8} Cette péripétie médicale de mon existence, sera caractérisée aussi par le contexte psychologique de détente et de bonne forme physique qui m’amèneront à transcender les insignifiants problèmes physiques et psychiques de l’heure pour me consacrer entièrement à la réflexion profonde.

 

D’autant mieux que je profitais de l’espace confortable de la vaste chambre de coin que me permettaient mes assurances, avec de chaque côté une grande fenêtre donnant sur un parc Léopold en pleine euphorie estivale, dans l’environnement idéal d’une région toute acquise aux exigences de la communauté européenne qui y a établi son parlement et ses quartiers dans un espace luxueusement aérés et arborés. C’est dire si je me trouvais dans des conditions propices à la réflexion pour réfléchir et « philosopher ».

 

C’est ce que je ne vais pas manquer de faire au sous-chapitre suivant, intitulé : Réflexion sur la fin « d’exister » d’un être vivant … « L’au-delà » … ?

 

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11/12/2009

Ch. 5 - Le petit séminaire, les grenouilles et l'étang

 

 

 

RÉCIT DÉTAILLÉ D'UN LONG CHEMINEMENT

DE RECHERCHE D'UNE VÉRITÉ

SUR LA MOTIVATION D'EXISTER

ET LA VALEUR DE NOS CROYANCES.

 

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PROPOS D'UN OCTOGÉNAIRE PROVENANT

D'UN MILIEU FONCIÈREMENT CHRÉTIEN

ÉLEVÉ DANS CETTE FOI

ET EN AYANT BÉNÉFICIÉ DE

TOUS LES AVANTAGES

MAIS SUBI LES CONTRAINTES,

ET QUI A CONSACRÉ LES DIX ANNÉES

QUI VIENNENT DE S'ÉCOULER Á

S'INTERROGER SUR LES MOTIVATIONS D'EXISTER.

ET LA VALEUR DES CROYANCES.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 25 pages, deux fois par semaine.

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les pages du texte

pour en avoir un « aperçu » peuvent utiliser le curseur

qui fera défiler les repères entre petites accolades  { }

situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

suivant les repères { } mentionnés en début de chapitre.

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AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Ils ont été dictés par le souci d’apporter de l’espoir à ceux qui sont « un genou à terre » parce qu’écrasé par le malheur et même « les épaules au tapis » de la défaite et du désespoir, en leur communiquant l’enthousiasme de vivre et la valeur réconfortante du rêve qui a permis à l’auteur de ces lignes de retrouver le bonheur chaque fois qu’il l’a perdu, malgré les avatars d’une vie particulièrement douloureuse et difficile. D’autre part, cette « impudeur » des sentiments lui a cependant été imposée par la nécessité de bien développer le contexte environnemental qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 

 

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Chapitre 5 - Gentinnes, les grenouilles et l'étang.

TABLE DES REPÈRES DU CHAPITRE : {5.1} Une aventure ridicule avec une voisine me pousse, par timidité, à prétendre que je me destine au sacerdoce - Rapportée par mon frère, cette annonce me place à l’avant-scène de mon milieu très chrétien (il y a un frère prêtre de chaque côté) et me voila embarqué au petit séminaire de l’autre oncle, religieux de la congrégation des Spiritains, qui en était le supérieur - {5.2} Les premiers jours en internat furent difficile pour un petit garçon, très pudibond , ne connaissant rien de la vie et du sexe qui pour lui n’était que la source des fautes graves du sixième et neuvième commandement. - {5.3} Horaire difficile dans un établissement qui préparait à leur avenir de futurs missionnaires d’Afrique - {5.4} Évocation du drame de Kongolo où furent assassinés, le 1 janvier 1962, la plupart de mes anciens condisciples qui s’y sont retrouvés - {5.5} Histoire d’un enfant, d’une grenouille et de l’eau - {5.6} Le petit juif qui se cache parmi nous - {7} Les « résistants » et les « clandestins ».

(Ceux qui désirent consulter la table complète des "repères" cliqueront sur "Table matières, dans notes récentes, sous le calendrier) du blog.

 

 

{5.1} Petites causes, grands effets, a-t-on coutume de dire. Un événement insignifiant en soi se produisit un jour qui donnera à mon existence une orientation douloureuse et difficile.

 

Une voisine de quinze ans, Micheline, sans s’en rendre compte, par coquetterie et pour taquiner les garçons se divertit à mes dépens ; les autres, ma timidité et le contexte religieux de l’époque firent le reste.

 

La guerre, l’occupation allemande et l’absence de véhicules avaient transformé les rues de Bruxelles en grandes surfaces de jeux et de réunions.

 

Mes parents, contraints par l’exiguïté de l’appartement, avaient toléré que mon frère et moi allions jouer dans la rue avec certains jeunes du voisinage qu’ils estimaient fréquentables.

 

Aux grandes vacances de 1943, j’avais encore treize ans et me trouvais, un soir de canicule, en grand bavardage avec des jeunes plus âgés.

 

Micheline, voisine très jolie et fort entourée, faisait des coquetteries et les garçons étaient bien excités.

 

Nous avions sorti des chaises et formé un cercle. Mon frère et moi, trop jeunes, ne nous sentions pas très concernés par ce badinage.

 

En panne d’initiatives aguichantes, Micheline vint se placer derrière moi et m’enlaçant de ses jolis bras, me cala contre le dossier de la chaise sur laquelle je me trouvais campé, posa sur mon visage brûlant de confusion sa joue fraîche et parfumée pour sortir d’une voix vibrante un « mon amour » faussement passionné.

 

Les autres, pour s’amuser, embrayèrent, à ma grande confusion : j’étais écarlate et prêt à exploser. En pleine panique, la seule échappatoire qui me vint à l’esprit fut de crier : «  Je ne veux pas de ça, je veux me faire curé ! ». Il est même probable que j’ai dit « prêtre », curé étant plutôt un terme générique péjoratif utilisé par les non-croyants.

 

Voilà comment, un jour, je m’empêtrai dans un truc qu’il me fallut près d’une dizaine d’années pour en sortir et qui fut le premier jalon de ma prétendue « vocation ».

Mon frère Pierre, rapporta l’incident à la maison. Devant l’intérêt que je lisais dans les yeux de mon entourage, je ne niai pas, ne voulant surtout pas révéler la raison réelle de ma déclaration.

 

Il est important maintenant que je décrive le climat particulier dans lequel vivaient les familles croyantes de l’entre-deux-guerres afin de faire mieux comprendre l’état d’esprit dans lequel je me trouvais.

 

Dans les pays chrétiens, comme la France et la Belgique, le clergé était puissant, sans être opprimant comme par le passé.

 

Depuis l’encyclique « Rerum novarum » et le suffrage universel, les milieux chrétiens s’étaient démocratisés et le clergé, ayant compris d’où venait le vent et où se situaient les champs de recrutement, s’intéressa davantage aux économiquement faibles, aux classes laborieuses et aux petits bourgeois des professions libérales.

 

Il faut aussi rappeler qu’à cette époque, trois courants sociaux et politiques se partageaient le pays : les catholiques, les libéraux et les « rouges », socialistes et communistes.

 

Les libéraux prônaient la libre pensée et se trouvaient donc opposés aux catholiques soumis aux impératifs philosophiques de l’église romaine.

 

Les socialistes et les communistes, quant à eux, influencés par les athées Marx, Engels et Lénine voués à la lutte des classes, défendaient la liberté des populations dites laborieuses abusivement exploitées par ceux qu’on appelait alors les capitalistes.

 

En Belgique, dans la première moitié du siècle passé, le socialisme et le communisme s’étaient surtout implantés dans les régions industrielles et minières du Borinage et du Bassin liégeois.

 

Le milieu rural belge était majoritairement catholique et soumis aux impératifs cléricaux.

 

Les libéraux, minoritaires, étaient jugés infréquentables par ces groupes sociaux qui les jugeaient ennemis de l’église.

 

L’enseignement était confié par la majorité communale catholique aux maîtres issus des écoles normales chrétiennes, lesquelles, bien entendu, respectaient les diktats du clergé.

 

Ma famille, originaire des Ardennes et du Namurois, était fondamentalement catholique et cléricale.

 

Il y avait un prêtre de chaque côté : l’oncle, vedette du chapitre précédent, et un frère de mon père, avant-dernier du clan qui s’était laissé attirer, jeune gosse de douze ans, par le côté aventureux et glorieux du missionnaire d’Afrique mais aussi par le cadre romanesque de l’ancien château de Gentinnes transformé en petit séminaire, avec son bel étang.

 

Les circonstances, la guerre, ainsi que plus tard une infirmité visuelle, ont voulu que ce cher oncle ne posât jamais un seul pied dans cette Afrique de ses rêves.

 

Il fut, dés la fin de ses études, affecté à l’enseignement, dans ce qu’on appelait alors un petit séminaire. C’était là qu’on embrigadait les jeunes qu’un père propagandiste, sillonnant la Belgique, recrutait en faisant miroiter lors de conférences et projections cinématographiques, tout l’idéalisme et le merveilleux de l’aventure exotique des prêtres en missions africaines.

 

Le film, projeté en noir et blanc et muet, était habilement monté de manière à susciter dans le cœur de jeunes garçons d’une douzaine d’années, idéalistes et épris d’aventures, des vocations religieuses.

 

Il me fut donné l’occasion, à la fin de leur vie, d’avoir avec mes deux oncles des conversations qui m’ont fait conclure, sans trop me tromper, que ces deux hommes placés dans un autre contexte d’époque (l’actuelle, par exemple) auraient choisi une autre orientation.

 

Si l’oncle de Vonêche ne fut pas attiré par l’aventure de l’Afrique, il fut sans doute tenté, comme beaucoup de jeunes des milieux catholiques ruraux de son époque, par la grande considération dont ils étaient l’obj et quand ils s’engage aient dans cette voie.

 

Aussi, je tiens à manifester dans ces pages toute l’admiration, la chaleureuse estime et l’affection que je ressens pour ces deux hommes. Ils furent des modèles de courage et d’abnégation, de renoncement et de droiture.

Ils assumèrent avec dignité et respect de l’engagement un choix de jeunesse qui par la règle sacerdotale est irrévocable et qui n’aurait peut-être pas été le leur à une autre époque.

 

Tout ce qui précède me permet aussi de faire mieux comprendre le climat particulier dans lequel je baignais.

 

Mon entourage familial, issu de la très chrétienne ville de Ciney dans le Condroz namurois, accueillit avec une évidente satisfaction bien que teintée de prudence, mes intentions de vie sacerdotale.

 

Mes oncles furent consultés et m’interrogèrent. Ils me parurent assez embarrassés et beaucoup moins emballés que les autres. Je suppose qu’ils avaient perçu l’ambiguité et la fragilité de mes intentions.

 

L’oncle Paul, préfet de discipline de Gentinnes, crut bon de présenter une solution qui lui semblait la meilleure : entrer dans son collège où il pourrait m’orienter, me suivre et me conseiller.

 

Cet établissement comme je le signalai plus avant, était destiné à former des futurs missionnaires. A la demande de mon oncle, ses confrères tolérèrent trois exceptions : Jacques, un cousin, fils de la sœur aînée de mon père et deux de ses copains de Winterslag, bourgade minière de Campine d’où ils provenaient.

 

Voilà comment, un beau jour de septembre 1943, en pleine guerre, je me retrouvai avec Jacques, mon cousin, et ses deux copains à la salle d’accueil du collège où étaient reçus les « nouveaux ».

 

Une atmosphère fébrile et inquiète y régnait, faite de l’angoisse camouflée des mamans et de leurs rejetons affolés.

 

C’était la première fois, pour la plupart, qu’ils quittaient le tiède giron familial pour une parenthèse monastique d’au moins trois mois, avec toutes les contraintes physiques et morales qu’elles comportaient et qui n’étaient interrompues qu’aux vacances de Noël, Pâques et fin d’année scolaire.

 

Les pensionnaires du collège étaient logés dans de grands dortoirs : il y en avait un pour les « petits » (c’est-à-dire nous), un autre pour les « moyens » (quatrième et troisième latines) et les « grands »(secondes et rhétoriques).

 

Comme nous nous trouvions dans un couvent de religieux, il y avait ce qui est appelé « la clôture », c’est à dire des locaux interdits aux « laïcs » qui n’avaient accès qu’à la salle de réception, la salle des fêtes, le réfectoire, la chapelle et par exception, le jour de l’entrée des « petits », leur dortoir.

 

Sans crainte de frôler le ridicule et comme quoi les petites causes peuvent avoir de grands effets, je dois raconter ici que ma plus grande appréhension fut de penser que j’allais devoir me déculotter en public dans le grand dortoir des petits, pour enfiler un pyjama.

 

J’étais d’une pudeur excessive à cause du type d’éducation que j’avais reçu faisant tabou du sexe et de tout ce qui y avait trait.

 

Depuis plusieurs jours, je faisais des cauchemars et me retrouvais la nuit, en rêve, en courte chemise et sans culotte, coupable et terrorisé d’une peur physique pleine d’angoisse.

 

Avec le recul du temps, on réalise l’incroyable fossé qui sépare nos générations confrontées à deux systèmes aussi excessifs l’un que l’autre.

 

De nos jours, la libération de la pensée a donné à l’individu une grande liberté de conscience, même chez les croyants. Cette libération des esprits s’est étendue comme une tache d’huile, provoquant un emballement grave, avec comme résultante un relâchement dangereux des mœurs.

 

Par contre dans un passé qui fut celui des seniors d’aujourd’hui, régnait un rigorisme ridicule qui jetait opprobre et exclusion sur tout ce qui touchait le sexe.

 

On osait à peine en parler, les parties inférieures du corps étaient l’objet d’une pudibonderie ridicule. (De là, l’angoisse qui m’habitait à l’idée de montrer, en me dévêtant, ne fut-ce qu’un rien de bas-ventre.)

 

L’initiation sexuelle mettait éducateurs et parents dans un embarras profond et il me fut rapporté que certaines jeunes femmes de ma famille s’étaient trouvées, la veille de leur nuit de noces, absolument inconscientes de ce qui allait leur arriver.

 

En ce qui me concerne, il faut que je détaille les avatars de ma propre initiation.

 

Comme tout adolescent bien constitué, je me posais des questions sur la procréation et les rapports physiques qui devaient exister entre deux êtres de sexe opposé.

 

Mes parents dans la crainte de gaffer, me renvoyèrent à mon confesseur, le tout gentil et timide Père Joseph qui me demanda si j’avais déjà observé certains comportements des animaux de sexe opposé.

 

Je répondis avoir vu dans l’étang des grenouilles qui s’étreignaient. Le bon et si touchant Père, n’ayant vraiment aucune connaissance en zoologie, soulagé me dit : « Eh bien, c’est comme ça que ça se fait ».

 

Il ignorait vraisemblablement que chez les batraciens, comme chez les poissons « ça se fait » autrement que chez les mammifères, c’est-à-dire par projection extérieure du liquide fécondant sur les oeufs pondus par la femelle.

 

{5.2} Revenons maintenant à ce fameux premier jour de mon entrée au collège : c’est hanté d’appréhensions ridicules quant aux atteintes à ma pudeur que je découvris avec mes parents le redouté dortoir au premier étage du bâtiment principal.

 

De grandes fenêtres l’éclairaient abondamment et les lits étaient rangés de part et d’autre d’une allée centrale. Au mur, un austère crucifix et un Saint-Esprit sous forme de colombe, l’ordre s’étant voué à celui-ci.

 

Maman s’empressa de ranger mes affaires dans l’armoire étroite qui m’était attribuée parmi toutes celles qui se trouvaient alignées le long du mur.

 

Une pièce contiguë était réservée au débarbouillage matinal. On y trouvait des rangées d’armoires basses destinées à contenir nos effets de toilette et, pendant la guerre, on y tolérait quelques provisions de bouche mais pas de friandises.

 

Sur ces armoires, des cuvettes émaillées blanches qu’il fallait remplir d’eau, le soir, pour gagner du temps le matin. En hiver, par temps de gel, on devait casser la glace qui s’y était formée (on ne chauffait que les locaux scolaires, le réfectoire et les bureaux-chambres des professeurs.)

 

Aussi angoissé que les autres mais trop fier pour le montrer, je cranais pour soutenir les miens.

 

Le moment du départ fut un déchirement pour ces bambins (certains de septième avaient à peine dix ans) et c’est le cœur gros que nous nous sommes trouvés en cour de récréation avec les « anciens» qui fanfaronnaient.

 

Nous avons l’âme en mal

Du bâtiment trop grand

Un lourd cœur animal

Qui pleure et perd le sang.

 

Pauvres petits garçons

Qui sanglotent au giron

De mamans éperdues

Et tendrement émues.

 

Envoyez aux nuages

Tant de soupirs secrets,

Tout petits gars si sages

Qui ne furent pas prêts

A entrer au couvent

Pour y pleurer souvent


Voilà comment je me suis retrouvé avec une douzaine de petits diables comme moi en classe de sixième pour y apprendre principalement le latin, les maths et le français.

 

Je n’étais pas bon élève, trop dissipé, distrait et peu attentif. Les résultats s’en firent rapidement ressentir.

 

L’oncle Paul était notre professeur de français et assumait la tâche combien ingrate de préfet de discipline.

 

C’était donc lui qui morigénait ses neveux, mon cousin Jacques n’étant pas plus brillant que moi. Intègre et juste, il nous a toujours traités avec une rigueur et une fermeté scrupuleusement identiques à celles qu’il appliquait aux autres élèves.

 

Notre oncle en qualité de préfet de discipline avait eu l’idée (peut-être discutable) d’introduire le scoutisme intégral dans son établissement - tous les élèves étaient inscrits à la Fédération des Scouts Catholiques - Il poursuivait ainsi un double but : occuper les loisirs des jeunes qui lui étaient confiés et les former physiquement et d’autre part développer en eux l’idéal du service aux autres et du dévouement.

 

{5.3} Nous menions une vie quasi monastique : lever à 5 heures, gymnastique, torse nu, dehors par tous les temps – ensuite toilette dans notre bassin émaillé blanc (avec glace garantie, par temps de gel) –

 

A 6 heures, messe, prières et méditation dans la chapelle.

 

Suivait, à 7 heures, le petit-déjeuner en silence avec lecture d’une œuvre littéraire facile qu’un « lecteur » (il était juché sur un haut siège et chacun avait son tour) « chantait » consciencieusement sur le ton lancinant et barbant du recto-tono, usage courant dans les couvents.

 

De temps à autre, le Père supérieur reprenait des erreurs que des jeunes potaches évitaient difficilement.

 

Sur une petite estrade, démocratiquement, les Pères partageaient nos repas et notre discipline.

 

Pendant la guerre, menu invariable : un bol de petit lait, légèrement sucré, épaissi à la farine de seigle dans lequel nous trempions une tranche du pain bis fabriqué par les frères convers avec la mauvaise farine grise (légèrement tamisée pour en enlever mal certains déchets suris qui lui donnaient mauvais goût) à laquelle l’établissement avait droit en échange de nos timbres de ravitaillement. (timbres de rationnement distribués mensuellement par les autorités à chaque citoyen belge)

 

Après le déjeuner, à 7 heures 30, une heure de travail scolaire dans la grande salle d’étude, sous l’œil sévère d’un surveillant.

 

Nous étions ensuite astreints à une heure et demie de corvées ménagères diverses : enlever les yeux que la machine à éplucher les pommes de terre avait laissés, nettoyage des légumes, entretien des locaux, aide au jardin et corvées diverses.

 

Astucieux et courageux, les « Pères » comme on les appelait dans la région, parvenaient à fonctionner pratiquement en autarcie, assurant en quantité et qualité les besoins en nourriture d’une collectivité d’une centaine de personnes, à une époque de famine.

 

Pour atteindre cet objectif, celui qui était appelé le Père-économe avait converti une partie des dépendances du collège en locaux adéquats à ces activités complémentaires (potager, verger, porcherie, poulailler, boucherie, boulangerie, etc.) ce qui entraînait un accroissement des besoins en main- d’œuvre que les frères déjà surchargés ne pouvaient plus assurer sans cette corvée qui nous était imposée le matin.

 

Nous subissions, ensuite, deux cours d’une petite heure, ce qui nous amenait à l’arrêt de midi avec la première levée de la règle du silence pour un repas chaud que le cuisinier s’ingéniait à nous préparer avec ce que le Père-économe, débrouillard, lui fournissait. S’ensuivait alors, la première période de récréation de la journée.

 

Les cours (trois heures) et la loi du silence reprenaient à 14 heures - A 17 heures, collation frugale (une tranche de pain-maison sur laquelle on étendait une marmelade noire, appelée sirop, confectionnée avec des déchets de sucrerie).

 

Une demi-heure plus tard retour à la salle d’étude, jusque 19 heures, pour les devoirs et leçons de la journée.

 

Venait ensuite le repas du soir, en silence, avec lecture d’un ouvrage pieux comme « L’imitation de Jésus-Christ » suivi d’une période de temps libre (avec nouvelle levée de la règle du silence).

 

Nous nous retrouvions à la chapelle à 20 heures pour l’office du soir et la prière qui étaient suivis d’une rapide toilette du soir, vers 20 heures 45, devant le bassin émaillé, avec extinction des feux à 21 heures, un père-surveillant arpentant les couloirs entre les lits en disant son chapelet.

 

Ce régime sévère valait pour les jours de la semaine (du lundi au samedi compris) sauf le congé obligatoire du jeudi après-midi où une activité scoute, généralement en patrouille, remplaçait les trois heures de cours.

 

Le samedi soir, c’était le rituel hygiénique de la grande toilette hebdomadaire sous la douche qui se passait dans un local non chauffé.

Nous disposions d’une dizaine de cabines sans commandes individuelles, un préposé-surveillant se chargeant de régler la température de l’eau, son débit et sa durée d’utilisation à sa guise avec le souci de faire de nous des hommes aguerris en nous envoyant une eau presque froide.

 

Les dimanches et jours fériés étaient comme partout jour de congé et de dévotions pour lesquels nous nous devions d’être particulièrement performants, étant donné notre statut de futur prêtre.

 

Les corvées et les cours étaient remplacés par les nombreux offices religieux.

 

Ca se passait de la manière suivante : après toilette matinale et gymnastique, de 6 heures à 8 heures, messe et méditation suivi d’un retour en salle d’étude pour lectures de préférence pieuses ou édifiantes.

 

10 heures : grand-messe chantée,

11 heures : temps libre en salle de récréation ou salle d’étude pour les pensums ou travaux de rattrapage ;

12 heures : repas et à partir de 13 heures, activités scoutes (grands jeux à l’extérieur) ;

17 heures 30 : « vêpres » (cérémonie religieuse chantée) suivies d’un temps libre ;

19 heures : repas du soir suivi d’une heure de temps libre pour activités scoutes en patrouille (aux grandes occasions « feu de camp », c’est-à-dire chants et sketchs autour d’un grand feu) ;

20 heures : « salut » (cérémonie religieuse dominicale dédiée à la Vierge) suivi de la toilette habituelle du soir et du coucher à 21 heures.

 

Nos professeurs étaient très bons et très dévoués, mais nous le leur rendions très mal. Notre vie quasi monastique était trop austère et sévère pour des adolescents. Nous tentions de chasser le « cafard » qui nous accablait souvent en espiègleries pas bien méchantes cependant répréhensibles.

 

Mes pitreries avaient beaucoup de succès et j'étais souvent entouré d'une "cour" de deux ou trois copains que j'amusais beaucoup au grand dam du cher oncle qui voyait ça d'un très mauvais oeil

 

Il me réprimandait souvent et mes bulletins s'en ressentaient.  Mai c'était plus fort que moi, j'avais ça dans le sang, mes oncles paternels étaient tous des rigolos, y compris l'oncle de Gentinnes.

 

Ce fut d'ailleurs une grande déception pour moi de réaliser que le "comique" qui faisait rire tout le monde en réunion de famille, prenait l'attitude grave et sévère que lui imposait sa fonction de préfet de discipline.


Certains professeurs, bien souvent les plus gentils, devenaient vraiment nos têtes de turc. L’ascendant ou l’autorité sur les autres, on l’a ou on ne l’a pas : c’est inné.

 

C’est un don que l’oncle préfet avait reçu incontestablement, mais par contre un jeune Père, notre professeur de latin, en était totalement dépourvu.

 

Il voulait nous intéresser et s’intégrer en jouant au Prof-copain et à la longue n’y parvenant pas se mit à sévir durement. Mais rien n’y fit, il n’avait incontestablement pas la manière. C’était le Prof-martyr comme il y en a tant de nos jours.

 

Nous étions quand même bons bougres et pris de remords prenions la résolution de ménager notre victime.

 

Ca n’a jamais tenu plus d’une demi-heure ; insensiblement, comme malgré nous, le chahut sourdait presque imperceptible d’abord et puis de plus en plus fort.

 

Des qualités d’autorité naturelle et d’ascendant sur les autres, devraient être un critère impératif de sélection des enseignants, dans l’intérêt évident des deux parties : le maître et l’élève.

 

A ce propos, je me dois de raconter un incident majeur dans le contexte du lieu, de l’époque et du milieu dans lequel il s’est produit.

 

C’était l’hiver de 1943-1944, particulièrement dur et long. Une sorte d’apathie générale semblait s’installer. Le « cafard » grignotait les troupes.

 

Tous les élèves se trouvaient réunis dans la grande salle de travail pour l’étude du soir. Le Père surveillant était à son pupitre devant. Les élèves étaient installés, chacun à son banc, par ordre de classes : les petits à l’avant, les secondes et rhétos derrière.

 

On ne sait trop pour quelles raisons, soudain, les « grands » à l’arrière se mirent à faire claquer en cadence les couvercles des pupitres de leur banc. Le surveillant, interdit, cria : « Du calme, Messieurs, du calme ».

 

Rien n’y fit, bien au contraire, le vacarme gagna du terrain pour atteindre le milieu de la salle. Le surveillant, affolé, se précipita vers les chahuteurs pour tenter de les calmer.

 

Mais dès qu’il s’approchait d’une zone perturbée, les tapageurs concernés se tenaient innocemment cois, tandis que les autres tapaient de plus belle.

 

Nous, les petits, d’abord effrayés, nous y allâmes aussi, timidement d’abord et avec joie et entrain ensuite. Le pauvre Père courait d’avant en arrière, n’arrivant pas à pincer un coupable : il n’avait à sa portée que des petits anges, les deux mains le long du corps, apparemment totalement innocents.

 

Le surveillant abandonna la partie et nous nous retrouvâmes, très excités, chantant l’internationale à tue-tête.

 

Il convient de réaliser la scène dans un contexte de lieu et d’époque : une bonne soixantaine de futurs curés, hurlant à pleins poumons, en 1944, le chant des « rouges » dans un chahut épouvantable et prêts à en découdre avec qui oserait les toucher.

 

Mon oncle, préfet de discipline, se devait d’intervenir mais il était introuvable. Un autre Père tenta timidement de calmer les esprits mais en vain, il fut refoulé sous les huées, sifflets et petits projectiles divers.

 

Je n’ai jamais connu les causes de cette « révolution », s’il y en avait une. C’était peut-être une blague qui a dégénéré et ceux qui en étaient l’origine, devaient être terrorisés de la tournure que prenaient les événements déclenchés, d’autant plus que, laissés à nous-mêmes, le chambard s’enflait incroyablement et que rien ne semblait devoir l’arrêter.

 

Je me suis souvent dit que c’était comme ça que naissaient les révolutions, dans une ivresse collective plugins/blogspirit/langs/fr.js?20090525"> // // --> // --> //]]> et communicative et sans se soucier des lendemains répressifs.

 

La nôtre d’insurrection dura le temps relativement long qu’il fallut pour enfin dénicher l’oncle qu’on a trouvé en visite chez un voisin.

 

Mis au courant des événements, il a agi avec son habituelle détermination et l’assurance de son pouvoir.

 

Je réalisai alors combien l’autorité et la faculté de diriger les hommes sont l’apanage de certains et de mon cher oncle, en particulier. span> //]]>

 

En effet, pénétrant dans la salle d’étude en ébullition, comme Daniel dans la fosse aux lions, il s’avança lentement, très droit et calme.

 

Aussitôt, comme des cartes à jouer qui s’effondrent les unes sur les autres, les couvercles des pupitres des bancs se turent, abandonnant la place à un silence sinistre et angoissé.

 

Mon oncle, olympien, très maître de lui, remonta toute la salle et se plaçant sur l’estrade devant les « révolutionnaires », d’abord les toisa avec insistance mais sans colère, sûr de lui et de son autorité.

 

Nous n’avons pas pu à ce moment faire autrement que l’admirer et l’estimer. Sans se départir de son calme, il nous envoya dans les dortoirs en nous conviant à une réunion-débat, au lever du lendemain, sur le sens à donner à notre acte, la responsabilité de chacun et les sanctions qui s’imposaient.

 

Nous en reparlâmes souvent après, l’incident nous ayant bien sûr fortement marqués. Mais nous étions unanimes à mettre en exergue ses qualités de meneur d’hommes, sa droiture, sa bonté et son dévouement.

 

Il deviendra supérieur de l’établissement, transformera le petit séminaire en collège ouvert à tous, l’agrandira de nouveaux bâtiments modernes, parviendra à obtenir l’agrégation du Ministère pour l’homologation des diplômes, et après le drame de l’exécution des missionnaires de Kongolo au Congo, remuera ciel et terre, les autorités et les fidèles pour faire ériger, dans l’enceinte du collège, un mémorial-chapelle national à la mémoire des missionnaires ayant laissé leur vie, lors des événements qui, après l’indépendance, ont ensanglanté ce pauvre pays.

 

{5.4} Pour rappel, à Kongolo se trouvait une mission d’une douzaine de spiritains, confrères de ceux de Gentinnes, qui furent assassinés par une soldatesque ivre et inconsciente, le 1 janvier 1962.

 

Parmi eux, des anciens camarades du collège et surtout un copain de classe, René Tournai et un chef scout, Pierre Gilles (totemisé Ourson).

 

Il y eut cependant un survivant, échappé par miracle qui fut mon chef de patrouille duquel je parlerai plus loin.

 

Écoutez le chant des tam-tams

Au cœur d’un ciel rouge de flammes ?

Entendez-vous le chant du cher copain René,

Si courageux sous les balles des forcenés ?

Entendez-vous, aussi, le chant du chef Ourson

Bénissant ses bourreaux,

Pris de boisson, qui ne savent plus ce qu’ils font ?

 

Le ciel fauve d’Afrique en pleurs s’est tu,

Les gazelles fuyaient les hommes en rage,

Les oiseaux se cachaient dans le feuillage,

Et les mères pleuraient ceux qu’elles n’ont plus.

 

Des griffes de sang noir

Feront au ciel d’un soir

Des zébrures de rage,

Réveillant les tourments

De ces hommes déments

Revenant d’un autre âge.

 

Quoi de plus merveilleux pour un jeune garçon que de disposer le long de sa cour de récréation d’un bel et grand étang, aux nombreux coins secrets, bordé de grands arbres avec en son centre une île sur laquelle pleure un saule ?

 

Comme je l’avais signalé plus avant, les Pères ne manquaient pas de faire valoir cet avantage lorsqu’ils recrutaient. C’était, en ce qui me concerne, ce qui tempéra mes appréhensions.

Aussi, le premier jour, je ne manquai pas avec les autres nouveaux, d’y pêcher des têtards et autres alevins ainsi que d’y faire quelques tours en barque.

 

Plus tard, quand je fus bien intégré et adapté au règlement, je m’arrangeai pour tromper la vigilance des surveillants en me glissant sous le treillage qui fermait l’aire de récréation.

 

J’avais repéré un endroit de passage où la clôture était un peu relâchée et sous laquelle je parvenais à me glisser, au prix de contorsions difficiles. Il va de soi que cette action était totalement interdite et sanctionnée durement, l’étang n’étant accessible que sous surveillance.

 

{5.5} Ces incursions dangereuses et brèves me permirent cependant de découvrir une belle grenouille brunâtre, aux grands yeux tendres et doux de bovidé, qui pataugeait à grands coups de ses longues cuisses luisantes dans une sorte de petite crique discrètement camouflée.

 

Le soir, je la retrouvais et elle m’accueillait en gonflant ses bajoues. J’en avais fait une amie que j’avais introduite dans mes dédoublements dont j’avais fortement amélioré la technique, les rendant de plus en plus discrets et réels.

 

Cette faculté de rêve-éveillé me permettait de supporter une vie qui ne me convenait pas du tout. Dès que je le pouvais, à l’étude, comme au lit, je m’évadais dans mon monde avec mes amis imaginaires.

 

Une nuit d’hiver, glaciale, abyssale et longue, en plein désarroi et triste à mourir, j’appelai ma grenouille qui accourut aussitôt.

 

- Que veux-tu, descendant des hommes ?

- Connaître ton nom.

- Je suis Rana 1ère, mère de la génération de la lune rousse dans les roseaux de l’érable noir et mon époux s’appelle Rana 1er, père de la génération de la lune rousse dans les roseaux de l’érable noir.

- C’est trop compliqué, s’exclama Madoulet qui nous avait rejoints avec les autres.

- Nous nous appelons toutes Rana 1ère, et les mâles, Rana 1er , c’est une règle chez nous.

- Marrant, ç’truc-là, grommela Jim.

 

La grenouille était très gentille et nous raconta beaucoup d’histoires d’eau, bien entendu, avec tritons, épinoches, et autres habitants des étangs.

 

C’est ainsi qu’elle nous invita à vivre l’aventure impossible des « Globuleux », êtres invisibles qui vivaient dans des perles d’eau.

 

- Suivez-moi, dit-elle, en sautant dans l’eau.

- Elle est dingue, dit Pit, qu’est-ce qu’on fait ?

- On la suit, s’exclament en chœur, Madoulet et Jim, tout en se précipitant dans l’étang.

- On va se mouiller et l’eau est dégueulasse, remarquait Gros Bidon, pas du tout intéressé et qui s’assit sous un arbre, les bras autour des genoux.

 

Sans nous occuper de lui, nous suivîmes Rana 1ère dans une sorte de soupe verdâtre. Elle nous précédait, nageant élégamment tandis que, derrière elle, notre curieuse troupe barbotait maladroitement.

 

Imaginez la scène :

 

Belle des Cloaques, l’araignée, à la manière d’un poulpe, se propulsait à coups de ses huit pattes, Jim toujours opportuniste, accroché à son dos ; la guêpe et le carabe, allergiques à l’eau, ne prétendant pas se mouiller, nous suivaient à la surface, en glissant sur leurs pattes comme des hydrophiles.

 

Quant à Madoulet, le sabre entre les dents, il s’empêtrait dans ses hauts-de-chausses en nageant entre deux eaux, alors que Pit et moi, nous nous efforcions tant bien que mal, maladroits dans la vase, de ne pas nous laisser distancer.

 

Gros Bidon, sur le bord, se lamentait, en prétendant que nous allions nous noyer. Le feu follet, mystérieusement, avait disparu comme dissous dans l’eau.

 

Rana 1ère nous attendait au plus profond de l’étang, là où jaillissait une source qui bouillonnait légèrement avec beaucoup de belles bulles s’élevant à la surface comme l’encens au-dessus d’un autel.

 

L’endroit était sublime de limpidité et de transparence et les bulles s’irisaient en s’enivrant des rais du soleil.

 

Confondus d’émerveillement, nous écarquillâmes les yeux dans l’attente de la suite que Rana 1ère semblait nous réserver.

 

Sans hésiter, elle plongea dans une bulle pour s’y installer confortablement. Envoûtés et ensorcelés, nous fîmes de même.

 

Bien installés dans nos « aquanefs », nous descendîmes dans la source en traversant un monde de rêve et de cristal. Les bulles s’élevaient autour de nous en jetant des feux de diamants.

 

La descente nous conduisit dans un monde sphérique où tout, y compris nous-mêmes, n’était que bulles.

 

Pas très loin de moi, Rigolard, mon carabe marrant, qui en avait récupéré une quand il glissait à la surface, s’amusait à y faire des cumulets en se faisant glisser sur ses parois bombées.

 

Dans cet univers féerique vivaient des êtres étranges, enfermés comme nous dans leur bulle, et qui nous faisaient de grands signes de bienvenue.

 

Leur tête était une sorte de bille transparente et miroitante qui semblait toujours nous regarder, nous sourire ou nous parler.

 

Huit bras filiformes, aussi souples que des ficelles, s’agitaient en tous sens en prenant appui, tout en glissant, sur les parois de leur bulle.

 

Non loin de moi, il y en avait une qui me souriait depuis un moment. Je lui fis signe : un dialogue s’ensuivit par le truchement de je ne sais trop quel sortilège.

 

- Tu viens sans doute du dessus des eaux ? Commença-t-elle.

- Je suis un terrestre qui n’aime pas beaucoup cet élément, j’en ai assez peur.

- Tu ne dois pas avoir peur ; l’eau, c’est la vie et l’eau des sources, c’est l’âme de la vie, parce qu’elle est plus pure que le ciel bleu sans nuage.

- Mais qui êtes-vous ?

- Nous sommes des gouttes de la mémoire de l’eau.

- Des gouttes de mémoire ? Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

- L’eau est la mère de la vie. Nous sommes les gardiens des mystères de la vie. Nos ancêtres dans la lagune-utérus ont imploré le soleil pour qu’il donne la vie et la vie est entrée dans l’eau et l’eau a nourri la vie et la vie a peuplé l’eau et l’air et la terre toute entière.

- C’est une belle histoire ! As-tu un nom ?

- Nous n’avons pas de nom. Nous sommes toutes identiques, nous parlons et pensons toutes ensemble : nous sommes l’âme de l’eau.

 

La goutte s’est mise à sourire : un sourire infini, un sourire de ciel tout bleu, celui qu’il a quand le soleil se couche voluptueusement dans ses bras refermés.

 

Nous étions abasourdis : chacun de nous avait reçu le même message aussi bizarre que mystérieux. Madoulet, dans sa bulle, en était le derrière par terre. Il fut le premier à réagir :

 

- Sacrebleu ! mordieu, si je m’attendais à un truc pareil ! Qu’est-ce que c’est que ce charabia ?

- Ce sont des confrères en imaginaire, expliqua le feu follet que nous entendîmes soudain sans le voir. Nous sommes l’âme de la vie qui s’élève au-dessus des morts reposant dans les cimetières et nous dansons toutes les lunes vertes au sabbat des poètes et des conteurs d’histoires.

 

Hymne de l’eau

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Ô, toi, ma mère l’eau

Tu murmures et tu chantes

Comme le bel oiseau,

Qui coule dans les pentes

En élevant aux cieux

Un chant pour ces lieux.

 

Ô ! ma source, ô ! mon eau

De lents canards te saignent

En fendant tes ruisseaux.

Ton bleu miroir se baigne

Dans ton ciel le plus beau

Pour les petits moineaux

Qui s’y mirent et s’y penchent

Depuis les basses branches.

Tes océans miroitent tes ciels sans nuages

Tes mers accourent, toutes folles d’horizon.

De beaux galets s’enroulent, le long de tes plages

Où le sable s’écoule en un grand flot très blond.

 

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L’état de « temps de guerre » mettait souvent le collège en situation particulière et exceptionnelle. Ainsi, l’établissement de Lière, pendant flamand du nôtre, pour des raisons que j’ignore, ferma momentanément ses portes et nous envoya ses recrues.

 

On nous demanda donc de serrer les rangs et de faire place aux nouveaux venus. Notre classe, surpeuplée, devint plus bourdonnante qu’une ruche en mal d’essaimage.

 

Nos condisciples flamands étaient plutôt sympas et, très en symbiose, baragouinèrent d’abord un français approximatif pour ensuite se débrouiller très honorablement avec la si difficile « langue de Voltaire ».

 

J’ai toujours eu la plus grande considération et la plus grande admiration pour ceux qui ont cette faculté merveilleuse, moi qui me suis battu toute ma vie pour apprendre les langues, sans grands succès.

 

{5.6} Un jour, en plein trimestre, on nous demanda d’accueillir un « nouveau ». Il était secret et triste de ses grands yeux gris, des yeux d’enfant qui ne l’est plus.

 

Il parlait peu d’un langage prudent et mesuré. Il se tenait souvent seul, sans jouer, affaissé, comme écrasé par quelque chose qu’il ne pouvait révéler.

 

Je le questionnais souvent : il ne répondait pas, mais ses yeux voulaient dire ce que sa bouche taisait. Les autres se préoccupaient peu de lui : il n’intéressait personne et ne semblait pas normal.

 

Il était souvent absent des cours, on ne savait trop pourquoi. Les Pères le ménageaient et lui parlaient avec beaucoup de gentillesse comme s’il était anormal.

 

Nous n’avons jamais rien soupçonné du drame qui hantait ses nuits de cauchemars : plus tard, j’ai appris que c’était un petit juif que les pères cachaient et qui avait assisté à la mort de ses parents torturés devant lui.

 

Ô petit copain triste,

Aux yeux si bleu pervenche

Tu cherches, très au lointain

Dans la gadoue, dans la fange

Les yeux dorés de ton père,

Les yeux de ciel de ta mère

En gémissant ta plainte

D’orphelin triste.

 

Ta plainte d’orphelin triste

Qui pleure sa mère déchirée

Qui gémit son père torturé

Qui a les yeux pleins de sang

Qui a du sang plein les larmes

Qui a mal de la haine des hommes

Qui est pauvre de solitude

Qui a un cœur qui ne peut plus aimer

Qui cherche, qui cherche

L’amour qu’il craint

De ne plus trouver.

 

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{5.7} A la fin des vacances de Pâques, fin avril 1944, les autorités du collège nous font savoir qu’en raison de l’imminence d’événements graves, les cours seront suspendus jusqu’à nouvel ordre et les élèves renvoyés chez eux.

 

En effet, les alliés gagnent du terrain en Italie et la défaite allemande se précise de jour en jour. On s’attend à une opération militaire de grande envergure avec débarquement sur les côtes de la Manche.

 

Nos professeurs furent chargés d’organiser des travaux scolaires par correspondance en vue de préparer un éventuel examen de passage quand les événements le permettraient.

 

Quand les cours reprirent après la libération, en octobre, le seul d’entre nous qui, dans tout le collège, parvint à réussir l’examen de passage imposé pour accéder à l’année supérieure, fut un surdoué, venu tout droit de sa Campine avec mon cousin Jacques.

 

Les autres, dont j’étais, bien entendu, ne s’appliquèrent qu’insuffisamment, la désorganisation générale aidant, pour préparer cette épreuve, si bien que nous avons tous doublé, sauf un.

 

Il faut dire aussi qu’un arrêt scolaire de cinq mois (mai à septembre) dans des conditions exceptionnelles n’était pas de nature à nous préparer valablement.

 

Nous avons profité somptueusement de ces vacances forcées, certes moins appréciées par nos parents obligés de subir notre désœuvrement.

 

Je m’étais installé une petite table devant la fenêtre de rue de notre appartement du deuxième étage pour y bâiller sur mes ennuyeux travaux scolaires, aussi barbants que les devoirs de vacances souvent imposés aux mauvais potaches de mon espèce.

 

Aussi, crayon mordillé et rongé en bouche, j’étais davantage attentif aux mouvements de ma rue qu’aux versions latines et autres théorèmes casse-pieds.

 

Juste devant moi, à moitié camouflée par un des sorbiers qui bordaient notre rue, je pouvais observer par la fenêtre la petite échoppe du marchand de bois coupé. Spectacle assurément peu passionnant ! Et pourtant !

 

C’était auparavant un petit abri à charrette de colporteur qu’un homme d’apparence distinguée avait transformé en boutique à bois coupé pour le feu.

 

Les ménagères venaient chez lui s’approvisionner d’un peu de petits bois secs destinés à provoquer une flambée dans un combustible hétéroclite, rare et récalcitrant qu’elles avaient trouvé difficilement, aussi l’utilisait-on parcimonieusement.

 

Dans les  cabas, le petit bois pour allumer le feu avoisinait les maigres trouvailles alimentaires du jour méritées par de patientes « queues » ou « files » (on allait faire la file, comme on disait alors) chez les commerçants.

Le marchand de bois était assis dans un petit fauteuil d’osier dont il avait raccourci les pieds.

 

Des deux jambes, il encerclait un gros billot qu’il maintenait contre lui et fendait de grosses bûches en tranches fines et régulières qu’il rassemblait ensuite d’une main preste pour faire tomber sous sa serpette une pluie de bâtonnets blancs. (Plus ils étaient fins, plus l’opération était rentable pour le consommateur qui en utilisait moins)

 

La moisson blanche montait le long de ses jambes et l’envahissait jusqu’à ce que, débordé, il se relevât en s’ébrouant et en se dégageant pour former un grand tas à coup de fourche habilement maniée.

 

Moisson si blanche qui s’écoule

Comme un fleuve d’écume blanche

Que des mandarins gris contemplent,

Yeux fermés et mains dans les manches.

 

Le billot sonne et le bois chante

De longs cantiques de voix blanches

En de grands flots échevelés.

 

J’étais fasciné par cet homme étrange. Il portait souvent une sorte de gabardine dont il relevait le col. Il se coiffait d’un feutre comme un personnage de roman policier.

 

Des hommes jeunes venaient bavarder avec lui en conversations animées et mystérieuses mais sans rester longtemps.

 

Je voulais en faire un héros de la résistance et mon imagination lui attribua les plus grands mérites en l’embarquant dans les aventures les plus romanesques.

 

Je n’avais pas tort car j’appris, à la libération, qu’il était un relais de l’armée secrète que son petit commerce camouflait.

 

Nous n’étions pas loin de la caserne Dailly et de son sinistre lieu d’exécution (devenu depuis la fin de la guerre, l’enclos des fusillés).

 

Un jour, un copain de collège m’invita à passer une après-midi chez lui. Il occupait avec ses parents un appartement pas très grand.

 

Son père était un ancien aviateur de la guerre 14-18 qui revint un peu avant le repas du soir accompagné d’un homme à belle moustache, très british, qui parlait peu une langue que je ne comprenais pas et semblait inquiet.

Je ne m’en souciais que peu : nous achevions une passionnante partie de dames.

 

Quand nous passâmes à table, je le regardai plus attentivement. Ses yeux croisèrent les miens, longuement. Il y avait dans son regard tant de lassitude et de détresse que j’en frémis.

 

Il ne parlait pas, il n’a rien dit pendant tout le repas. Il avait de belles mains dont l’une tripotait nerveusement le couvert rangé le long de son assiette.

 

Son regard croisait souvent le mien : je pensai que je lui rappelais quelqu’un.

 

Son repas fut interrompu par l’arrivée de deux hommes qui repartirent précipitamment avec lui.

 

Mon camarade me confia que c’était un aviateur anglais que son père et son réseau rapatriaient en Angleterre.

 

Quand je racontai ça chez moi, mes parents me recommandèrent de n’en parler à personne.

 

L’audace de cette famille, leur courage simple frisant l’inconscience me bouleversera toujours. Je réalise aussi en frémissant au danger qu’inconsciemment j’aurais pu présenter en manquant de discrétion.

 

Maintenant quand je pense à lui, je ne peux m’empêcher de ressentir ce long désarroi de l’animal traqué qui sent la mort ou la souffrance au bout de son chemin.

 

 

Triste est ton regard affolé,

Triste est ta si longue lassitude

D’animal traqué.

 

Tu m’agresses en plein ventre

Tes yeux rongent mon âme

Du vide obsédant

Qui sépare nos existences.

 

Ton regard bleu tremble

Comme tremblent les feuilles

En mal d’orage.

 

Tes yeux murmurent la plainte

De ta chair froide et lasse

Qui appelle le silence infiniment.

 

Les « Pères » comme beaucoup de Belges de tous milieux, offraient l’asile à de nombreux clandestins que la « gestapo » traquait et recherchait.

 

C’était certes très dangereux surtout dans un environnement scolaire composé de jeunes au langage souvent imprudent, la moindre fuite compromettait le collège tout entier et exposait ses responsables aux pires sanctions ; aussi ces actions dangereuses étaient-elles soigneusement camouflées.

 

Cependant, Guy et moi, toujours fureteurs, avions trouvé étranges certaines allées et venues constatées du côté des bâtiments réservés aux activités fermières des frères.

 

Cette suspicion méritait une expédition exploratoire, ce que nous tentâmes illico en profitant de la période de corvée matinale.

 

Nous étions, à l’époque, chargés d’aider le frère-jardinier à entretenir la serre où grandissaient de mignonnes petites pousses, fragiles comme un cheveu, appelées à se fortifier pour devenir d’accortes salades ou autres choux-cabus et poireaux grassouillets.

 

Le frère, trop confiant, nous laissait souvent seuls, latitude qui nous a permis de tenter des actions de reconnaissance. Nous avons vite compris que dans les fenils se cachaient des clandestins que des « passeurs » devaient acheminer en lieux sûrs.

 

Très excités et très imprudents, nous avons tenu dans la confidence certains privilégiés auxquels nous demandions cependant le secret absolu. Quant à nous, nous nous étions ménagé un observatoire par le biais du grenier d’une remise à outils attenante d’où nous pouvions à loisir contempler nos héros.

 

 

Beau grand soldat de l’ombre

Dans le foin de ta cache

Tu gémis ton ciel sombre

Qui fait comme une tache.

 

Tache au front des soudards

Qui traquent dans les bois,

L’animal aux abois,

Qui les fuit sans retard.

 

Les dés de la bataille

Ne sont encor joués.

Dans le foin, dans la paille,

Bientôt seront jetés

En pâture au destin

Pour un cruel festin


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