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22/02/2015

Complément à mon appel du 12 février

L’appel que j’ai rédigé le 12 février, dans ma chambre de clinique, était très dithyrambique … c’était une manière de garder du moral pour des problèmes cardiaques et que physiquement, je n'allais pas bien du tout ...  Aussi je demande à ceux qui m’ont lu, d’excuser certains excès euphoriques, parfois incontrôlés …

Que devient l’espèce humaine qui n’a pas voulu abandonner son atavisme d’animal … ?

Ces occupants de la planète ont  développé l’intelligence pour survivre dans des conditions à la limite de l’extinction … Cette faculté les a amenés à dominer toutes les espèces et à saturer leur espace vital  …

La plupart restent accrochés aux prescrits de leurs croyances qui favorisent, dans un but d’accroissement étatique et de domination, la puissance du nombre d’un territoire autonome, tel qu’il est actuellement représenté à l’ONU

J’ai toujours été enthousiasmé par la théorie de  Christian de Duve, qui préconise d’utiliser l’intelligence de l’homo, faculté que lui permet  son évolution … Dans cet esprit, Le célèbre Prix Nobel, suggère de développer  un nouveau pouvoir que l’humain créerait à partir des enseignements du passé ...

Ce nouveau pouvoir, gérerait le maintien de la population mondiale dans les limites d’occupation que notre planète pourrait tolérer 

Il est évident que, dans un premier temps, il faudra tenir compte de la masse réticente au système qui resterait, en quelques sortes, « parquée » sur l’espace terrien jusqu’à sa conversion au nouveau pouvoir …

Cependant, les terriens « parqués » rejoindront rapidement le paradis de paix et de solidarité que le nouveau pouvoir aura créé, car  son espace sera devenu « l’enfer », avec les guerres et les asservissement, que les plus pessimistes des prévisionnistes prévoient, avec paroxysme dans une centaines d’années …

Il est incontestable que l’espèce humaine atteindra dans peu de temps le plafond des moyens dont elle dispose sur la planète  … (espace disponible, épuisement des ressources fossiles, etc. …)  

Le « nouveau pouvoir », omnipotent et désintéressé, deviendra le nouvel ONU … Il sera doté de tous les moyens de contrôle de l’évolution et des agissements des humains restés sous le régime naturel du plus fort éliminant ou isolant le plus faible

Cette humanité de la dernière chance ne sera possible qu’à condition d’abandonner le « libre arbitre » auquel beaucoup de "bien nantis" tiennent … L’individu deviendra dépendant d'un « comité des sages » qui gérera le maintien de la population mondiale dans les limites que notre planète pourra tolérer

Une balance des entrées et sorties (les naissances et les décès) devra être surveillée pour tenir compte du nombre d’individu que la planète pourra supporter … en prévoyant des possibilités d’augmenter ce nombre en fonction des découvertes de la science et de l’ingénierie  …

Les croyances, elles aussi, devront s’adapter à ces nouvelles donnes … Un grand espoir est né avec l’avènement du pape François et de son probable successeur Mgr Pietro Parolin, tous deux formés dans le creuset de la misère des pays sous-développés …

Ces deux « idéalistes désintéressés » auront la tâche difficile d’adapter leurs dogmes et leurs enseignements à ces contraintes difficiles …

Il est incontestable que les descendants de l’homo sapiens ont proliféré de manière telle qu’ils ont saturé la planète … la rendant invivable à court ou moyen terme  …

La loi du plus fort, déviée par le développement de l’intelligence et de la créativité, conduira, tôt ou tard, l’espèce humaine à sa perte, mettant même en danger l’existence de son environnement  …

Il n’est pas trop tard mis il est temps disait feu le professeur de Duve et, déjà, Paul-Henri Spaak au sortir de la dernière guerre …

 

Un grand-père qui veut sauver sa descendance et notre humanité avec ses beautés mais aussi ses horreurs …

 

 

 

09/12/2011

CH. 00.08 - Confiance dans l'avenir, voeux d'espoir 2012

En cette fin d’année, un octogénaire en pleine forme, tient à vous adresser des vœux dynamiques d’espoir dans l’avenir, à contre-courant d’un pessimisme ambiant.

Il est  indéniable que les temps sont moroses et que nous terminons une année de nouvelles décevantes qui ne permettent pas d’augurer un avenir meilleur sur notre planète …

Aussi, en cette période d’échange de civilités de fin d’année je tiens à relayer les messages positifs de confiance dans l’avenir, à condition d'écouter les sages de notre temps …

Héritiers des civilisations judéo-chrétiennes qui restent les guides du monde évolué,  il est important que nous écoutions nos savants «lucides et éclairés» qui sont les mieux placés pour nous indiquer les comportements à venir …

Or, parmi eux, s’il est un « sage » particulièrement compétent, c’est sans conteste Christian de Duve, le célèbre professeur émérite de l’université catholique de Louvain-la-Neuve et de l’université Rockefeller de New York, prix Nobel de médecine 1974 (physiologie), qui ne cesse dans ses ouvrages publiés et interventions de faire appel à toutes les forces vives du monde afin qu’elles modifient fondamentalement leur comportement qui  reste dicté par le négativisme d’un laisser-aller ambiant fataliste, sans se préoccuper de l’avenir de leur descendance …

Christian de Duve, dans ses écrits, nous rappelle que les premiers humanoïdes, suite à des évolutions nouvelles ou accidents géologiques, avaient modifié leur comportement dans ou hors de leur milieu naturel, la forêt équatoriale, les poussant à une solidarité de petites bandes, en adoptant d'autres comportements pour s'aligner sur de nouvelles conditions d'existence … Fragilisé par leur anatomie de primate arboricole, ils ont, dans un premier temps, privilégié la bipédie qui libérait les bras et les mains pour emporter les restes chapardés aux fauves, et ensuite, pour se défendre et pour créer les premiers  outils primitifs en se servant des roches, silex,  branches et os qu’ils trouvaient abondamment dans leur nouvel habitat …  L’habileté manuelle s’ensuivit, suscitant et développant l’ingéniosité et l’intelligence, facultés en puissance chez tous les êtres vivants qui les utilisent et les adaptent selon les besoins …

Ce fut cette organisation solidaire de groupe qui suscita la rivalité entre voisins pour s’approprier les meilleures zones de chasse ou de cueillette, … développant chez nos ancêtres la concurrence entre les bandes, les tribus et plus tard, les états-nations, avec élimination des plus faibles dans des conflits guerriers …

Les plus performants ont optimisé leurs facultés intellectuelles, ce qui leur a permis d’améliorer leurs conditions d’existence et de proliférer jusqu’à menacer leur propre biotope …  (Suivant l’ONU,  nous avons atteint 7 milliards fin octobre 2011 et peut-être, en 2050, serons-nous 10 milliards, ce qui est le point de saturation de notre espèce ) …  Nous avons domestiqué et épuisé la planète à notre profit,  … manipulant des forces nucléaires que nous ne maîtrisons pas totalement…

Nos descendants, s’ils ne réagissent pas, vont aux devant des pires catastrophes, dont la plus grave est l’affrontement entre les « groupes » en vue d’exterminer les plus faibles, succombant toujours aux « tares génétiques de rivalité héritées du passé » …  Les deux dernières guerres mondiales en furent les conséquences … Les plus âgés d’entre nous portent encore dans leurs corps et dans leurs âmes les traces douloureuses de la dernière de ces confrontations …

Ces souvenirs nous rendent frileusement craintifs …  Nous sommes tentés de « rentrer dans notre coquille » dans un réflexe qui se généralise … Ce pessimisme ambiant est la source coupable d’inaction et d’immobilisme …  qui risque de nous conduire, dans le futur, « au chacun pour soi » avec des affrontements exterminateurs …

Aussi devient-il urgent d’agir positivement en s’élevant avec vigueur contre tout courant attentiste de facilité,  totalement négatif et surtout NUISIBLE … Il y va de l’avenir de notre descendance …

Avec réalisme, nous devons constater que nous approchons de ce point de saturation   La plupart des enfants qui viennent au monde maintenant, avec l’allongement de la vie,  connaîtront 2100 et ... 2200 pour la plupart de leurs descendants directs ... 

RÉPÉTONS-LE AVEC INSISTANCE  :  Les prochaines générations seront confrontées à des problèmes de saturation de l’espace planétaire et devront s'organiser en conséquence ou s'entretuer …

Suivant les projections de l’ONU, la population mondiale pourrait dépasser les 10 milliards en 2030, atteignant ainsi son point de saturation … avec, "peut-être", une chute de la courbe due à des facteurs éco-épidémiologiques, climatiques ou socio-économico-politiques, ramenant cette population mondiale à un peu plus de 9 milliards vers 2050 … IL EST DONC URGENT DE S'ORGANISER EN CONSEQUENCE ...  (Voir les perspectives démographiques mondiales sur internet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Prospective_d%C3%A9mographique 

Quoiqu’il en soit, ce plafond obsédera notre descendance … Un déséquilibre entre les régions prolifiques du monde et les autres se produira immanquablement … avec toutes les conséquences dramatiques d’un « chacun pour soi » privilégiant les plus forts et les plus « riches » … les autres s’exterminant naturellement par épuisement des ressources et des moyens ou par conflits armés …

NOUS SOMMES DONC RESPONSABLES DE CET AVENIR PEU ENGAGEANT … Ne pas agir est COUPABLE … Nous devons dès maintenant tenir un langage positif en militant en faveur d’actions,  telles celles que mène Christian de Duve, cet éminent savant, nonagénaire éclairé, maître renommé d’une discipline qui, avant tout,  se préoccupe de maintenir ou améliorer LA VIE dans la complexité de notre entité physique dont, rappelons-le, la raison d'exister est la quête  d’un bonheur individuel qui ne peut être que collectif, l’un n’allant pas sans l’autre …

Cet avenir heureux de l’espèce humaine est conditionné par des changements de comportements « à contre courant » de l’égoïsme ambiant du « chacun pour soi » … La tâche est gigantesque et semble insurmontable, tellement l’égoïsme reste à la base de la société actuelle … Cependant des signes positifs de solidarité au niveau mondial se profilent avec les grands regroupements internationaux qui tentent de s’élever au-dessus des intérêts locaux, … timides prémices d’un mouvement mondial de répartition des produits de la Terre …

D’autre part, il devient essentiel de contrôler la prolifération dangereuse de notre espèce et de mener des actions de soutien en faveur de ceux qui prônent des solutions de régulation de son expansion …

L'archevêque de Belgique, Monseigneur Léonard, dans ses interventions publiques prend des positions plus avancées et plus réalistes que Benoît XVI, pourtant son ami de longue date ... (cf. sa confrontation télévisée du 25 décembre avec Ch. de Duve) ... Il est indispensable pour l'avenir de l'espèce que les leaders religieux qui restent la conscience du monde et les principaux moteurs de sa morale, adaptent leur enseignement sur les donnes réalistes avancées par les scientifiques ...

Il n’est pas trop tard, mais il est temps » disait déjà Paul-Henri Spaak dans son fameux discours de la peur en 1948, quand nous étions menacés des pires catastrophes, avec l’affrontement entre les deux blocs idéologiques de l’époque …

Dans ce contexte, je tiens à promouvoir l’essentiel du message du Professeur en le diffusant sur internet, comme je le fais déjà depuis quelques temps, par un "copiez-collez" de l'appel de son message que je transmets régulièrement (voir mes publications précédentes) ...  Souhaitons que les petites « gouttes » de cette initiative grossissent en « sources » pour devenir «des ruisseaux, des rivières et des fleuves » de mobilisation des parents et grands-parents, inquiets de l'avenir de leur descendance … « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait déjà Confucius … 

Notre monde futur sera meilleur ou disparaîtra … Il faut prévoir une société allant dans le sens de la solidarité par nécessité …  On peut aussi espérer que les progrès sociologiques et scientifiques de l’humanité seront tels que cette nécessité va pousser les grands meneurs idéalistes, comme le président Obama, à trouver les moyens de promouvoir un comportement des individus vers une plus grande solidarité planétaire.

Pendant que j'écris ces lignes, mes petits-enfants s'ébattent autour de moi ... L'angoisse m'étreint à la pensée de l'avenir qui pourrait les attendre si nous laissons aller les choses ... et des reproches qu'ils seraient en droit de nous faire de ne pas avoir agi à temps ...

Dès maintenant, il est donc important de mener toute action positive en faveur de ceux qui comme le célèbre prix Nobel préconisent un programme révolutionnaire de modification de nos comportements sociaux et religieux … quitte à s’en prendre à des institutions établies et à des concepts qui les uns comme les autres s’en tiennent au « croissez et multipliez-vous » des écritures …

Pour terminer, je recommande à ceux qui me lisent de se procurer l’intéressant dernier  livre de Christian de Duve qui expose le problème et nous met face à nos responsablités de lutter contre un grégarisme atavique ... : un petit ouvrage de 92 pages, écrit dans un style clair à portée de tous intitulé :

« De Jésus à Jésus en passant par Darwin » qui vient de paraître chez Odile Jacob au prix de 9,45 euros …

et pour ceux qui voudraient pousser davantage leur investigation, je conseille ses autres ouvrages, chez le même éditeur : Génétique du péché originel. Le poids du passé sur l’avenir de la vie (2009, nouvelle édition 2010) - Singularités.  Jalons sur les chemins de la vie (2005) – A l’écoute du vivant (2002)

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Voir aussi au chapitre précédent un exposé complet des raisons de modifier nos comportements : " Ch. 00.07 - L'avenir de notre descendance est en danger" (cliquez sur le titre au début de la colonne de droite)

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UNE NOTE DE CIEL BLEU POUR TERMINER

  

SOUHAITS

 

Notre ciel fut soleil

Pour un printemps précoce

 Et nos cœurs en éveil,

 Comme un beau jour de noce.

 

 Le ciel est toujours beau,

 Lutinant les nuages,

 Qui sont pourtant moins sages,

 Ils versent beaucoup d’eau.

   

Ne soyons pas moroses,

 Ne gâtons pas les choses :

  

Que ce ciel soit pour vous

 Aussi beau que le temps,

 Vos matins, des printemps

 Vos midis, étés doux,

 L’automne de vos soirs,

 Porteur de vos espoirs.

 

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30/08/2011

Ch. 00.06 - Prolifération future de l'homo : équilibre ou saturation de l'habitat ?

Rapport récent de l’Ined-Onu France et rappel des conclusions du professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine …

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Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence.

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances.

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A LA SUITE DE LA PARUTION, EN JUILLET-AOÛT 2011, DU RAPPORT DE GILLES PISON DANS LE N° 480 DE « POPULATION ET SOCIÉTÉ », (bulletin mensuel d’information de l’Institut National d’études démographiques – INED-ONU France) PRÉSENTANT UN TABLEAU A JOUR DE LA POPULATION MONDIALE QUI VA FRÖLER LE SEUIL DES 7 MILLIARDS A LA FIN 2011, POUR ATTEINDRE LE POINT DE SATURATION DE 9 Á10 MILLIARDS A LA FIN DU SIÈCLE,IL EST INDISPENSABLE DE FAIRE ETAT DE CETTE ÉTUDE, DE LA COMMENTER ET D’ENVISAGER LES SOLUTIONS POUR S’ADAPTER A CETTE SITUATION …

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Avant cela, comme je le fais, chaque semaine, je tiens plus que jamais, à relayer l' appel angoissé du professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, lancé dans les colonnes du journal la Libre Belgique, ce 20 février 2011 en appui de celui du 21 mars 2010 et de son dernier livre, pour une prise de conscience par les autorités de notre planète du danger que représente la prolifération de l'espèce humaine ... en péril d'autodestruction ...

Aussi, je suggère à ceux qui me font l'honneur de me lire, de profiter de l'ampleur d'audience que constitue les blogs de la « Libre » pour provoquer un effet « boule de neige » en transmettant le message par un simple « copier-coller » de l'appel du professeur, reproduit ci-dessous :

« Bandeaux » que le professeur de Duve a mis en exergue dans son livre «Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie »

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

 

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

 

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient leur enseignement dans un sens plus conforme aux réalités futures afin d'éviter « une sélection naturelle » par le massacre des plus faibles ...

PRÉOCCUPONS-NOUS DE L'AVENIR DE NOTRE DESCENDANCE... ELLE EST EN GRAND DANGER ... !!!

Il n'est pas trop tard, mais il est temps ... disait déjà Paul-Henri Spaak à la tribune des Nations-Unies, le 28 septembre 1948, en terminant son fameux « discours de la peur » devant les risques d'une guerre mondiale entre l'Est et l'Ouest qui aurait entraîné une extermination d'une partie de l'humanité.

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Voir aussi l'article du journal La Libre Belgique, de  Agathe Mahuet mis en ligne le 1 mars, intitulé « Population mondiale : la régulation ou l'explosion »  donnant l'essentiel d'un rapport de l'ONU, insistant sur la nécessité de réduire les niveaux de fécondité ... lien ci-après  http://www.lalibre.be/actu/international/article/64...

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POUR ÉVITER TOUTE ÉQUIVOQUE QUANT AUX CONVICTIONS PHILISOPHIQUES

 DE L’AUTEUR DE CE BLOG, ON EN TROUVERA L’ESPRIT DANS LES

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les douze années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

 À avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion,

dont voici la synthèse :

« Être … exister …»,  est l’expression lapidaire incontournable d’un mécanisme fondamental, qui est permanent et perpétuel dans l’Univers, Einstein l’ayant succinctement résumé dans sa formule « E=mc² » … exister dans un mouvement éternel est la fonction de la matière dans l’univers-total …  qui a produit un bourgeon, notre univers qui éclatera pour disparaître en fin d’existence … il a produit la vie, phénomène aléatoire, sur une planète partiellement éteinte,  la Terre, détachée de son étoile en évolution, le Soleil,  … la vie a produit, entre autres, l’homme et l’intelligence … qui ont produit la pensée … la pensée à  produit le raisonnement et la connaissance … Finalement, ces entités intelligentes, en bout de chaîne de la sélection, sont devenues capables de manipuler cette matière dont ils proviennent, les exposant au danger de s’en prendre à des forces fondamentales qu’ils ne maîtriseront peut-être jamais totalement … : Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, Fukushima …

Développement de cette hypothèse cliquez à droite sur : 29.01 à 29.09

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Publication régulière deux fois par mois, 

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation

de sujets traités dans l’ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l’obtenir immédiatement

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Ch.00.06  -  Prolifération future de l’Homo : équilibre ou saturation de l’habitat ?

L’étude de Gilles Pison signale que la population mondiale va atteindre les 7 milliards d’habitants d’ici peu … qu’elle a été multipliée par sept au cours des deux derniers siècles et devrait continuer à croître jusqu’à atteindre 9 à 10 milliards à la fin du XXIe siècle …

La Libre Belgique du 19 août, qui signale cette étude, publie un graphique de la croissance de la population mondiale de 1800 à 2050 … Cette courbe douce entre 1800 et 1900, s’infléchit ensuite fortement vers le haut (2 Mia en 1930, 3 Mia en 1960,4 Mia en 1974, 5 Mia  en 1987, 6 Mia en 1999, 7 Mia en 2011, et par projection 8 Mia en 2025 et 10 Mia en 2050)

Le statisticien, cependant, croit que se produira un phénomène de décélération de la croissance par diminution de la fécondité (2.5 par femme aujourd’hui dans le monde contre le double en 1950) … Il reconnaît la disparité des chiffres selon les régions du monde  … L’Afrique subsaharienne, une partie des pays de la péninsule arabique, et les régions allant de l’Afghanistan jusqu’au nord de l’Inde en passant par le Pakistan garderaient une natalité dangereuse pour l’équilibre démographique de la planète …

 L‘un des grands changements à venir est le formidable accroissement  de la population de l’Afrique (Afrique du Nord comprise) qui quadruplerait  d’ici un siècle (800 millions en 2000, 3,6 milliards en 2100) malgré le sida …  L’Afrique du Sud du Sahara passerait de 600 millions en 2000 à environ 3,4 milliards en 2100 …

Quant à la Chine qui est actuellement le plus peuplé du monde avec 1,3 milliards d’habitants, elle serait rattrapée par l’Inde (1,2 milliards) qui passerait en tête vers 2020 … (politique de natalité moins restrictive)

ANALYSE DES DONNÉES.

Superficies (en milliers de km² - surface sans les lacs et cours d’eau)  Ci-après les principaux, tirés d’un classement global …

1. Russie 17.098 … 2. Canada 9.971 … 3. USA 9.629 … 4. Chine 9.561 … 5. Brésil 8.515 … 6. Australie 7.741 … (Les 27 de l’Union européenne 4.333) … 7. Inde 3.287 … 8. Argentine 2.780 … 9. Kazakhstan 2.725 … 10. Soudan 2.506 …  11. Algérie 2.382 … 12. Congo (rép) 2.345 …  13. Arabie Saoudite 2.150 … 14. Mexique 1.958 … 15. Indonésie 1.905 … 16. Libye 1.760 … 17. Iran 1.648 … 18. Mongolie 1.564 … 19. Pérou 1.285 … 20. Tchad 1.284 … 21. Niger 1.267 … 22. Angola 1247 … 23. Mali 1.240 … 24. Afrique du Sud 1.221 …  29. Égypte 1.001 … 47. France (métropolitaine) 552 …(Belgique 31 … Pays-Bas 42 … Suisse 41 … Allemagne 357 … Italie 301 … Espagne 506 … Grèce 132 … Portugal 92 … Pologne 313 … Israël 22 …) MONDE 136.137

Populations en 2011 (en millions)   Les trente pays les plus peuplés …

1. Chine 1.331,4 … 2. Inde 1.241,3 … (Les 27 de l’Union européenne 502,2) … 3. USA 306.8 … 4. Indonésie 243,3 …  5. Brésil 191,5 … 6. Pakistan 180,8 … 7. Nigéria 162,3 … 8. Bengladesh 150,7 … 9. Russie 142,8 … 10. Japon 128,1 … 11. Mexique 114,8 … 12. Philippines 95,7 … 13. Viet Nam 87,9 … 14. Éthiopie 87,1 …  15. Égypte 82,6 … 16. Allemagne 81,8 … 17. Iran 77,9 … 18. Turquie 74 … 19. Thaîlande 69.5  … 20. Congo (Rep.) 67.8 … 21. France 65.3 … 22. Royaume Uni 62.7 … 23. Italie 60.8 … 24. Birmanie 54 … 25. Afrique du Sud 50,5 … 26. Corée du Sud 49 … 27.Colombie 46,9 … 28. Tanzanie 46,2 … 29. Espagne 46.2 … 30. Ukraine 45.7 (Belgique 11 … Pays-Bas 16,7 … Suisse 7,9 … Israël 7,9 …) MONDE 6.987

Populations  en 2.050 (en millions) Projection Les trente pays les plus peuplés en 2050 …

1. Inde 1.692 …2. Chine 1.313 … (Les 27 de l’union Européenne 513) 3. Nigéria 433  … 4. USA 423 … 5. Pakistan 314 … 6. Indonésie 309… 7. Bengladesh 226 … 8. Brésil 223 … 9. Éthiopie 174 … 10. Philippines 150… 11. Congo (Rep.) 149 … 12. Mexique 144 … 13. Tanzanie 138 … 14. Russie 126 … 15. Égypte 123 … 16. Viet Nam 109 … 17. Ouganda 106 … 18. Iran 100 … 19. Kenya 97 … 20. Japon 95 … 21. Turquie 95 … 22. Soudan 91 … 23. Irak 83 … 24. Afghanistan 76 … 25. Royaume Uni 76 … 26. France 72 … 27. Thaïlande 71 … 28. Birmanie 71 … 29. Allemagne 69 … 30. Italie 62 … (Belgique 13 … Pays-Bas 18 … Suisse 9 … Israël 11 …) MONDE 9.587

Accroissement naturel en % (Taux de natalité moins taux de mortalité)  Les trente pays les plus significatifs dans un classement global de tous les pays,  le premier chiffre donnant leur place  dans ce classement …

1. Niger 3,6 … 2. Ouganda 3.4 … 3. Burundi 3.2 … 6. Burkina Faso 3,1 … 12. Irak 3,0 … 16. Madagascar 2,8 … 31. Éthiopie 2,7 … 37. Congo 2.5 … 45. Côte d’Ivoire 2,3 … 59. Pakistan 2,1 … 69. Bolivie 1,9 … 87. Équateur 1,6 … 95. Inde 1,5 … 98. Algérie 1,5 … 101. Mexique 1,4 … 114. Indonésie 1,3 … 115. Maroc 1,3 …  119. Colombie 1,2 …  MONDE 1,2 … 146. Brésil 0,9 … 173. Chine 0.5 … 175. USA 0.5 … 186. France 0,4 … 192. Royaume-Uni 0.4 … 203. Suisse 0,2 … (Les 27 de l’Union européenne 0,1) …  217. Autriche 0.0 … 227. Italie -0,1 … 232. Russie -0,2 … 235. Allemagne -0.2 … 239. Ukraine -0,4 … 241. Bulgarie -0,5 …  (Belgique 0,4 …Pays-Bas 0,3 … Suisse -0,2 … Japon -0.1 … Espagne 0,3 … Australie  0,8 …)

Indice de jeunesse (Proportion de moins de 15 ans en %) :  Les trente pays les plus significatifs dans un classement global de tous les pays,  le premier chiffre donnant leur place  dans ce classement …

1. Niger 49 … 4. Angola 47 … 8. Congo (Rep) 46 … 11. Burkina Faso 45 … 18. Éthiopie 44 … 22. Sénégal 44 … 25. Irak 43 … 29. Madagascar 43 … 42. Côte d’Ivoire 41 … 51. Ghana 38 … 56. Jordanie 37 … 65. Bolivie 36 … 79. Inde 33 … 110. Indonésie 28 … (MONDE 27) … 123. Turquie 26 … 133. Brésil 25 … 144. Tunisie 24 … 161. Thaïlande 21 … 169. USA 20 … 180. France (Métrop.) 18 … 191. Royaume uni 17 ... 200. Chine 17 … 202. Canada 16 …  (Les 27 de l’Union Européenne 16) … 214. Espagne 15 … 216. Russie 15 … 218. Pologne 15 … 228. Italie 14 … 231. Qatar 14 … 232. Allemagne 13 … 233. Japon 13 … (Belgique 17 … Pays-Bas 18 … Suisse 15 … )

Indice de vieillissement (Proportion de 65 ans ou plus en %) : Les trente pays les plus significatifs dans un classement global de tous les pays,  le premier chiffre donnant leur place  dans ce classement …

1. Japon 23 … 2. Allemagne 21 … 4. Grèce 19 … 5. Suède 18 … (Les 27 de l’Union Européenne 17) … 14. Belgique 17 … 15. Espagne 17 … 18. France (Métrop.)17 … 28. Pays-Bas 15 … 44. Pologne 14 … 52. USA 13 … 56. Russie 13 … 57. Cuba  12 … 66. Irlande 11 … 74. Israël 10 … 77. Albanie 9 … 81. Chine 9 … (MONDE 8) … 96. Brésil 7 … 101. Tunisie 7 … 119. Mexique 6 … 122. Indonésie 6 … 135. Égypte 5 … 136. Inde 5 … 137. Iran 5 … 160. Pakistan 4 … 187. Nigéria 3 … 211. Palestine (territoires) …217. Kenya 3 … 225. Afghanistan 2 … 229. Niger 2 … 236. Émirats arabes unis 1 … (Suisse 17 … Grèce 19 … Italie 20 … Portugal 18 … Australie 14 …)

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POPULATION MONDIALE

 

 

LIBELLÉS (entre parenthèses, les populations  de plus de 25 millions d'individus - Sont exclus de la superficie les lacs et cours d'eau)

Superf. en millions de km²

Population en millions d'individus

% Natalité pour 1000 hab.

% Mortalité pour 1000 hab.

Population 2050 en millions

Revenu Nal brut $ par hab. en 2009

             

AFRIQUE (Algérie 36 - Égypte 82,6 - Soudan 44,6 - Nigéria 162,3 - Éthiopie 87,1 - Kenya 41,6 - Tanzanie 46,2 - Maroc 32,3 - Afrique du Sud 50,5)

30.312

1.051

36

12

2.300

2.720

             

AMÉRIQUE (Canada 34,5 - USA 311,7 - Mexique 114,8 -  Argentine 40,5 - Brésil 196,7 - Colombie 46,9 - Pérou 29,4 - Venezuela 29,3)

42.321

942

16

7

1.216

22.870

             

ASIE (Arabie Saoudite 27,9 - Irak 32,7 - Turquie 74 - Afghanistan 32,4 -Bengladesh 150,7 - Inde 1.241,3 - Iran 77,9 - Népal 30,5 - Ouzbékistan 28,5 - Pakistan 176,9 - Indonésie 238,7 - Malaisie 28,9 - Birmanie 54 - Philippines 95,7 - Thaïlande 69,5 - Viet Nam 87,9 -Chine 1.345,9 - Corée du Sud 49 - Corée du Nord 24,5 - Japon 128,1 - Taiwan 23,2)

31.877

4.216

18

7

5.284

6.350

             

EUROPE (Allemagne 81,8 - France metrop. 63,3 - Royaume-Uni 62,7 - Pologne 38,2 - Russie 142,8 - Ukraine 45,7 - Espagne 46,2 - Italie 60,8 )

23.061

 

740


11

11

725

26.390

             

OCÉANIE (Australie 22,7)

8.564

37

18

7

62

27.470

             

SUPERFICIES, POPULATIONS  ET STATISTIQUES MONDIALES (TOTAUX)

136.137

6.987

20

8

9.587

10.270

 

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L’analyse attentive de ces données officielles établies par le statisticien Gilles Pison  nous amène aux considérations suivantes :

1. La population mondiales va atteindre immanquablement le seuil de saturation planétaire pour la fin du siècle que le professeur Christian de Duve et les démographes les plus sérieux situent aux environs de la dizaine de milliards d’individus …

2. Le démographe Gilles Pison, dans les commentaires préliminaires de son étude, présente une vision future de l’avenir démographique de la planète, sous un jour optimiste  en prévoyant un ajustement naturel de la fertilité par le phénomène résultant de la saturation du milieu … : de nombreux observateurs l’ont constaté dans la nature et par expérimentation en laboratoire …

3. Ce mécanisme est d’ailleurs un des moteurs essentiels de l’évolution … Cette adaptation se réalise, soit par migration avec adaptation à un autre biotope, soit par mutation comme l’herbivore devenant carnivore … Cependant ces phénomènes demandent des centaines de milliers d’années pour se réaliser … et l’équilibre par infertilité dans l’expérimentation en laboratoire ne se réalise que douloureusement et progressivement par l’élimination des plus faibles

4. L’hypothèse du professeur Christian de Duve est plus proche de cette vision … : elle est largement développée dans son bouquin, « Génétique du péché originel, le poids du passé sur l’avenir de la vie », dont je reprends l’essentiel de la théorie en début de mes publications et de celle-ci en particulier, depuis de nombreux mois …  

5. L’éminent professeur, dans la quatrième partie de son livre,  « Les défis du futur », tire les leçons du passé pour préparer l’avenir …  en présentant un choix de diverses options que l’humanité pourrait prendre ou décider … (Je n’en ai repris que les grandes lignes, tout en conseillant à mes lecteurs de se procurer le livre, afin de bien se pénétrer de considérations, aussi sages qu’autorisées d’un des plus grands savants-philosophes de notre époque) …

6. Première option : ne rien faire : Si on ne fait rien, l’humanité va au désastre … L’extinction de l’humanité, si elle a lieu,  ne sera pas due à son échec, mais à son succès … (puisque le développement de l’intelligence humaine a permis de trouver des solutions aux problèmes de son environnement et de s’y adapter en se développant) … Une espèce surhumaine pourrait-elle succéder à l’espèce humaine ? … (L’histoire de l’humanité pourrait-elle se répéter … par paliers avec des cerveaux plus performants … Il y aurait cependant de nombreux problèmes : volume de la tête contenant le cerveau, limité par le canal génital féminin, à moins celui-ci ne s’adapte ou que la naissance prématurée en augmentant la période d’éducation postnatale ne soit une solution …

Il  resterait à la vie jusqu’à 5 milliards d’années (même 1,5 milliards pour les plus pessimistes, prévoyant des cataclysmes), plus que la totalité de son passé, avant que la terre ne devienne incapable de l’héberger, le soleil étant arrivé à son terme d’existence …  Que pourrait-il se passer dans un cerveau encore plus développé que le cerveau humain ? … (Le cerveau de Lucy avait un volume de 400 cm³, le nôtre 1350 cm³) Nos forêts de neurones, surdimensionnées, approcheront-elles plus intimement  cette « ultime réalité » comme l’appelle le professeur … peut-être conclue-t’ il, seront-elles  plus près de comprendre le mystère de la conscience en tant que pont vers cette « Réalité » …

Avec le développement de l’intelligence, l’humanité a atteint un point où elle n’est plus l’esclave de la sélection naturelle … puisqu’elle peut la contrôler et la diriger … Nous sommes les maîtres de  notre propre sort … Nous ne sommes plus les jouets d’une sélection naturelle aveugle, comme les autres êtres vivants, car nous disposons de moyens intellectuels permettant de comprendre la nature, y compris la nôtre, de disposer de la capacité pratique de changer le cours des événements par nos actes, et, enfin, de prendre conscience de la responsabilité morale des effets que ces actes auront sur le sort de l’humanité …

7. Deuxième option : améliorer nos gènes : (appelé au XIXe siècle « eugénisme ») L’eugénisme  (sélection des porteurs de bons gènes et exterminations des  autres) est devenu un mot honni …

Le  clonage ouvre la voie vers l’évolution dirigée … A quoi peut servir le clonage ? … (Il peut être reproducteur, thérapeutique et ingénierique) … Le premier clonage, ou copie conforme, fut la brebis « Dolly » … depuis on a cloné des souris, des rats, des vaches, des porcs, des chevaux, des chats, et des chiens …  En réalité, il s’agit d’un groupe d’organisme dérivés d’une manière asexuée d’un ancêtre unique … Les bactéries donnent typiquement des clones … La méthode est simple, mais délicate … on prend un ovocyte ou oocyte non fécondé (cellule sexuelle féminine qui murit dans l’ovaire pour produire l’ovule qui fusionnera avec le spermatozoïde) et on en retire le noyau pour le remplacer par le noyau d’un cellule différente (peau, foie …) après implantation dans une femelle, il se développera un individu normal identique au donneur du noyau, comme un jumeau identique …

Le clonage « reproducteur » sert à perpétuer une lignée animale de valeur … Le clonage thérapeutique consiste à « stocker » des cellules réparatrices de tissus du donneur, avec l’avantage  de ne pas être rejetées immunologiquement par l’hôte …Le clonage ingéniérique : les noyaux transplantés sont soumis à une modification génétique préalable (les fameux OGM) permettant de nombreuses applications industrielles pour augmenter la productivité, la défense contre les agressions ou l’amélioration de la qualité …

Le clonage humain provoque des débats éthiques passionnés est prohibé par la plupart  des législatures du monde  … quant au clonage « thérapeutique » humain, il est autorisé dans de nombreux pays (mais pas aux USA) … La question reste pertinente et débattue : est-il moralement raisonnable de choisir les « qualités » de sa future progéniture afin d’éviter la terrible loterie que constitue la fécondation où des millions de futurs individus résultant d’une seule éjaculation, aux qualités aussi disparates qu’incongrues, concourent dans une seule émission de spermes à la sélection des qualités et défauts des futures individualités ? … Il faut souligner les dangers d’une sélection arbitraire qui risque d’être mal orientée (allusion au nazisme entre autre …)

Quoiqu’il arrive, l’humanité ne sera pas sauvée par le clonage … conclue le célèbre généticien … parce qu’il ne voit pas qui pourrait bénéficier de l’amélioration et comment on pourrait changer plus de 6 milliards d’individus …

 8. Troisième option : recâbler le cerveau : Le câblage du cerveau est un phénomène épigénique … (l’épigénisme désigne une nouvelle forme de génétique portant sur des traits héréditaires qui ne sont pas encodés dans des séquences d’ADN, mais accompagnent celui-ci) …

Le hasard offre un large éventail de connexions possibles parmi lesquels un petit nombre est sélectionné par l’usage(d’où le nom de « darwinisme neuronal » donné pat Edelman, l’auteur de la théorie dont s’inspire le professeur) … Ce processus épigénétique  a des implications  d’une importance capitale ; le cerveau humain est façonné en grande partie par les stimulations auxquelles il est exposé durant les premières années qui suivent la naissance, peut-être même déjà avant celle-ci, dans le sein maternel … Le processus se poursuit durant toute la vie, par l’éducation, l’apprentissage et l’entraînement.  Même un vieux cerveau peut acquérir de nouvelles connexions … Mais les premières années sont cruciales … Les enfants privés de contact avec d’autres humains pendant les premières années de la vie sont définitivement retardés psychologiquement …

L’éducation commence au berceau …  d’où l’importance des éducateurs, parents et enseignants … Mais grand écueil : comment inculquer à ceux-ci une morale nouvelle plus altruiste qu’ils n’ont pas acquise dans leur propre enfance ? … L’éminent professeur se réfère aux grands moralistes du passé (le Christ, Bouddha ou Gandhi) et les actuels idéalistes en déplorant qu’aucun n’ait fait « boule de neige » dans le fond de leur message d’amour … cependant il conclue par ce message d’espoir : aiguillonnées par une vision de plus en plus lucide du désastre qui nous attend si nous ne changeons pas de cours, les initiatives futures pourraient rencontrer davantage de succès ….

Aussi affirme-t’ il que les dirigeants politiques et surtout religieux sont particulièrement bien placés pour propager les recommandations dont le monde a besoin …  Ce sont eux, plus que n’importe qui d’autre, qui ont le pouvoir de propager les changements épigénétiques nécessaires pour sauver le monde

9.Quatrième option : faire appel aux religions : Les Églises sont exceptionnellement qualifiées pour aider à sauver l’humanité … (grâce au pouvoir qu’elles exercent dans l’éducation des « masses » jeunes et adultes) … Les religions sont fondées sur des croyances, non sur la pensée rationnelle … … De nombreuses religions prétendent détenir la seule vérité … (Les aspects pervers des croyances résultent du sentiment de certitude qu’elles inspirent et celui de convertir ceux qui pensent autrement) … Les  doctrines religieuses ont un impact majeur sur les directives éthiques …  (avortement , homosexualité, euthanasie, recherches sur les cellules-souches …) … L’espoir d’une vie future risque d’entraver les efforts en faveur de la vie actuelle … (Mériter une hypothétique vie future de bonheur par privations, souffrances, épreuves, martyre même) …

Devons-nous abandonner toute religion ? … (Pour le professeur, il serait improductif et même dangereux de combattre les religions qui, dans un sursaut de défense, tomberaient davantage dans des excès d’intolérance ce qui serait encore plus dangereux) … Les Églises sont engagées dans de nombreuses activités bénéfiques …  (Elles jouent un rôle majeur dans l’éducation, les soins de santé, les œuvres sociales, les secours aux handicapé, l’assistance aux personnes désavantagées et d’autres entreprises charitables, surtout dans le Tiers-Monde, d’autre part, elles offrent un décor approprié pour la réflexion, la méditation et la contemplation, ainsi que pour des activité collectives telles que des enseignements, des exhortations morales, des célébrations joyeuses, de douloureuses cérémonies d’adieux et d’autres occasions de se réunir en groupe d’une profonde signification humaine … et l’éminent professeur de continuer : ce cadre mérite d’être conservé, même si e contenu  des manifestations qui s’y déroulent  évoluent en fonction des avancées des sociétés.  Il n’hésite pas à s’impliquer personnellement en terminant : « Comme je puis en témoigner d’expérience personnelle, un service funèbre dans une jolie église, au son, admirable chanté, du « In paradisium » de Fauré, conserve toute sa beauté poignante même s’il n’y a aucun paradis pour accueillir la défunte aimée » ) … 

Que devons-nous faire ? ( A cette interrogation, le professeur répond qu’il appartient au religions de faire le plus grand sacrifice, en se soumettant aux découvertes incontestées de la science dans tous les domaines de la connaissance qu’elle illumine … Cela implique une profonde et pénible remise en question … et ne plus accepter sans critique des affirmations dénuées de fondements ou fondées sur des textes écrits, il y a plusieurs millénaires … Cette remise en question pourrait déboucher sur une réponse nouvelle et plus satisfaisante sur ce que le célèbre savant souligne, à la suite de Darwin et Einstein, avec empathie et vénération comme « l’ultime réalité » )

(Il affirme qu’) une éthique sans doctrine est possible (On peut suivre les recommandations de Jésus, sans croire qu’il est le fils de Dieu, ainsi que de tous ce qui entoure sa croyance : sa mort, sa résurrection, son ascension, où les bons parmi nous le retrouveront pour l’éternité dans un ciel « au-dessus de nous ») … De même il est possible d’obéir aux préceptes de Bouddha sans croire à sa réincarnation à chaque génération dans le corps d’un enfant … et de se déclarer disciple de Moïse et Mahomet sans leur accorder le privilège d’un autorité de droit divin …

Le Prix Nobel de médecine conclue cet important chapitre par le constat que « Le dialogue entre religion et science est souhaitable mais difficile »  … Dans ce domaine, le compromis est impossible : la religion doit céder … Vient alors dans cet esprit, une référence aux travaux de l’Académie pontificale des Sciences qui réunit au cœur du Vatican quelque quatre-vingts membre, choisis dans toutes les disciplines et parties du monde, sans distinction de de nationalité, de sexe ou même dans une certaine mesure, d’opinion philosophique (on y trouve des protestants, des juifs, des musulmans et parfois des adeptes d’autres religions, mais surtout un nombre appréciable d’agnostiques et d’incroyants … Avant son pontificat, le pape actuel en faisait partie …  Il semble que l’influence de ce cette Académie Pontificale sur le magistère de l’Église n’est pas aussi significative qu’on aurait pu le supposer, cependant commente le professeur « il se passe plus de choses en coulisse qu’on ne le soupçonne » … et beaucoup de croyants sincères admettent que les soi-disant « articles de la foi » doivent être pris avec un « grain de sel » et que de nombreuses règles éthiques édictées par l’Église doivent être interprétées comme de pieuses recommandations

Conclusions  : Les religions, par leur influence, et les sciences, par  leurs connaissances, doivent collaborer d’urgence à la sauvegarde de l’humanité

10. Cinquième option : protéger l’environnement : La protection de l’environnement est un souci tout récent pour l’humanité … (Le professeur, né en 1917, a vécu la plus grande partie de son existence dans le siècle précédent et a bien connu les périodes difficiles ou fastes de ce siècle marqué d’abord par la pire misère des classes « laborieuses », la plus atroce des guerres et ensuite l’opulence et le gaspillage  Lentement  des voix s’élevèrent pour dénoncer les excès de l’exploitation humaine et défendre l’environnement

L’écologie commence à entrer dans le quotidien de l’humain … on s’inquiète de l’effet de serre et on cherche à combattre les émissions de co² … L’écologie est devenue source de graves controverses … (les mesures à prendre touchent des populations industrialisées qui devront modifier leurs habitudes et diminuer leur confort) …

Pour ou contre l’énergie nucléaire ? … le débat est ouvert (vulnérabilité, contrôle difficile d’une  énergie gigantesque, fondamentale … (référence à Tchernobyl et autres explosions nucléaires subies par l’humanité depuis 1945)…

Une découverte en recherche fondamentale a ouvert la voie à des applications pratiques révolutionnaires … (outil biotechnologique microbien capable de s’attaquer au cancer et à de nombreux insectes nuisibles, de se défendre contre des moisissures ou des virus pathogènes et même à des plantes pour leur inoculer certaines facultés nouvelles … )

OGM : un sigle qui déchaîne les passions par la crainte  de contaminer d’autre espèces et provoquer un effet de chaine … L’objection majeure utilisée par la propagande anti-OGM a été que le le caractère génétique implanté pourrait être transmis à des variétés sauvages voisines et les « contaminer » … Le professeur s’élève avec vigueur contre cette appréhension, prétendant que de tous temps (10.000 ans), empiriquement, on a modifié par croisement et manipulations physiques des êtres vivants pour en produire des auxiliaires domestiques, végétaux et animaux, qui sont tellement éloignés de leur aspect ancestral (exemple parmi tant d’autres, les roses que nous offrons avec leur ancêtre la fleur de l’églantier et les animaux domestiques de concours, canaris bossus ou les difformes « blancs-bleus belges) … Il termine son plaidoyer en soutenant les écologistes tout en leur demandant de se débarrasser de leur frange extrémiste, irrationnelle et démagogique pour s’allier aux scientifiques honnêtes et compétents

11. Sixième option : donner leur chance aux femmes : Apparemment, plusieurs traits humains défavorables retenus par la sélection naturelle sont associés en grande partie au caractère mâle … La combativité est principalement un caractère mâle …  (guerres, domination, esclavage … ) Chez les animaux, combat pour la femelle avec la soumission de celle-ci au plus fort, favorisant la sélection naturelle, moteur essentiel de l’évolution … Chez les humains, se battre a presque toujours été une affaire d’homme …

Les femelles, surtout chez les mammifères sont programmées de manière à prendre soin des petits … (Leur instinct les pousse à se sacrifier pour eux)  Les femmes, chez les humains, prolongent cet attachement avec une nourrice, une grand-mère, une sœur, une garde ou autre remplaçante …

Dans la plupart des civilisations, les femmes sont traitées comme inférieures aux hommes …  cette option sociétale fut largement renforcée par la tradition biblique du judaïsme orthodoxe, de l’Église catholique et de l’Islam, même si cette discrimination est déguisée en « respect » … Amalgame par plusieurs religions entre sexe, péché et féminité … Ce n’est pas Adam, mais bien Ève qui a mangé d’abord le fruit défendu … C’est à une femme que nous devons notre malédiction génétique … En accord avec cette tradition, il  y a beaucoup plus d’homme que de femmes dans les professions dirigeantes, que ce soient les affaires, la politique, les sciences ou les arts … le monde humain est encore en grande partie un monde d’hommes … mais remarque le savant, il n’est pas certain que les femmes dirigeraient mieux le monde … elles méritent cependant qu’on leur donne une chance d’essayer … le problème est de savoir comment elles peuvent conquérir le pouvoir sans se conduire comme des hommes …

L’ascension sociale des femmes dans le monde actuel est un phénomène encourageant … d’autant plus qu’il se fait en grande partie avec la collaboration des hommes

12. septième option : contrôler l’expansion de la population : Nous sommes top nombreux sur terre …  C’est l’évidence … et tout concoure à aggraver ce constat : allongement de la durée de vie par le confort matériel et les  performances médicales qui combattent la mortalité …

La crise prévue par Malthus, il y a deux siècles, vient d’éclater … S’il est une action que l’humanité doit entreprendre à l’encontre de ses propres propensions génétiques, c’est bien de limiter sa population … Ce cri d’alarme avait déjà été lancé par de nombreux précurseurs, et de nombreux moyens contraceptifs efficaces et accessibles furent mis au point par les chercheurs dont la « célèbre » pilule, en 1951 … Ce qui est regrettable déplore Christian de Duve, c’est que Rome par la voix du pape Benoît XVI a réitéré solennellement, en octobre 2008, sa condamnation inflexible de la limitation volontaire des naissances par des moyens autres que l’absence de rapports sexuels durant la période fertile du cycle féminin …

Cela est infiniment regrettable poursuit le généticien, on aurait aimé voir le chef spirituel de plus d’un milliard d’êtres humains prendre l’initiative dans une circonstance aussi critique pour déclarer moralement justifié, sinon recommandable et même obligatoire de s’opposer à l’augmentation de la population par tous les moyens raisonnables compatibles avec la santé et la dignité humaines … Il nous reste, remarque-t-il, à suivre ce précepte en dépit de l’interdiction papale, que d’ailleurs peu de fidèles respectent, avec, souvent, l’approbation des autorités religieuses locales ….

La réduction du nombre des vivants (par élimination du surnombre, comme dans la chasse pour les animaux, pratiqué par les Nazis) n’est pas tolérable sur le plan humain …mais est cependant remplacée par les guerres, les génocides qui continuent à sévir dans divers endroits de la planète … On frémit à l’idée de ce que l’avenir nous réserve … et plutôt que ces extrêmes c’est  plutôt, avec la famine et les épidémies, un partie du cauchemar que nous réserve la sélection naturelle si nous n’agissons pas à son encontre

D’une manière ou d’une autre, on doit réduire la natalité :  En technicien des fonctions animales et humaines, le professeur passe en revue les différents moyens de continuer à jouir des fonctions sexuelles, nécessaire à l’épanouissement du couple, tout en maîtrisant la fécondité … : la stérilisation volontaire (ligature des trompes et vasectomie) … L’abstinence de rapports sexuels n’est concevable que pour ceux qui font du célibat une condition du sacerdoce ou de la vie religieuse … Cependant, avec les scandales récents de pédophilie, on sait que ce choix du célibat n’est pas toujours innocent et peut avoir des aspects pervers … L’homosexualité est une autre forme de sexualité sans reproduction, mais ne se commande pas … le monde d’aujourd’hui est plus tolérant à son égard … Il reste que les procédés les plus efficaces et les plus performants restent la contraception  et aussi précocement que possible, l’interruption volontaire de grossesse et sa formule préventive la « pilule du lendemain » …

Le remarquable prix Nobel, va plus loin, au risque de choquer dans une société qui a toujours placé l’enfant au centre de ses préoccupations : la limitation des naissances doit être encouragée, et son contraire sanctionné, par des mesures financières et fiscales   Il suggère la limitation du nombre d’enfant par couple qui ne devrait pas dépasser deux, pour maintenir la population mondiale dans des limites acceptables, en distribuant gratuitement, préservatifs, stérilets, diaphragmes, pilules et autres moyens contraceptifs … et aussi en favorisant la stérilisation volontaire …

En ce qui concerne la Chine et sa politique d’un enfant par foyer, pratiquée depuis de nombreuses années où on a remarqué une diminution inquiétante du nombre de filles, par avortement préférentiel … le professeur note que les cyniques souligneront  que cette situation devrait favoriser une réduction de la natalité …

Il conclue le chapitre en laissant à des autorités plus compétentes le soin d’examiner les difficultés qui se présentent et de leur trouver une solution éventuelle, n’hésitant pas à modifier certaines de ses propositions, qui ne sont pas plus que des esquisses de buts à poursuivre … Il revient à ceux et à celles qui sont investis de cette autorités de peser faits et arguments et de prendre leurs responsabilités, en adoptant comme guide Malthus, plus d’actualité aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été.

Conclusion finale sous forme d’envoi : Deux messages presque contradictoires se dégagent de l’examen de l’état du monde que le professeur a tenté de faire dans son livre … L’un nous enseigne que notre perte et celle d’une bonne partie du monde vivant sont inscrites dans nos gènes … L’autre nous dit que nous possédons le pouvoir unique d’utiliser la raison pour échapper à cette fatalité …

Un problème majeur auquel nous sommes confrontés est que nous avons affaire à deux échelles de temps fort différentes … En tant qu’être humain, nous vivons dans des limites imposées par notre propre longévité et celle de nos proches (qui atteint difficilement la dizaine de décades) … En revanche, les perspectives sur lesquelles devraient s’appuyer nos actions se comptent le plus souvent en siècles, sinon en millénaires ou plus …

Notre impuissance individuelle est grande … aussi, le professeur de Duve insiste sur la force de l’engagement collectif, sous l’égide, notamment, des dirigeants politiques et, surtout, religieux … (voir aussi ce qu’il dit à ce sujet dans les chapitres précédents sur l’importance des religions qui devraient adapter leur message … et le rôle altruiste de la femme …)

Il termine en trouvant des sources d’espoir dans le mouvement qui se dessine autour du réchauffement climatique … Le monde commence à s’émouvoir … Certaines mesures commencent à être adoptées, au niveau national et international … Plus impressionnant, les humains commencent à agir ponctuellement, chacun dans sa petite sphère, pour économiser l’énergie, réduire les émissions de CO2, diminuer les gaspillages, soit s’imposer un petit peu d’inconfort personnel pour un bien commun éloigné … Ce n’est qu’un exemple … les masses peuvent se mobiliser … Si les dirigeants du monde pouvaient s’impliquer plus activement dans le lutte pour la sauvegarde de l’humanité et du monde vivant, les menaces qui pèsent sur l’avenir de la planète pourrait encore être détournée avant qu’il ne soit trop tard

Ce vœu fervent est son mot de la fin .

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Je tiens aussi, comme je le fais chaque fois, à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous(Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ».

L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes.

Afin de bien documenter cet appel, voir ci-après un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00...

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08/09/2010

Relais d'un appel du Professeur Christian de Duve pour sauver la planète

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Il n’est pas trop tard, mais il est temps »

Paul-Henri Spaak aux Nations Unies en 1947

et le Prix Nobel, Christian de Duve, maintenant.

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Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité

que maudire l’obscurité (Confucius)

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SECOND RELAIS D’UN APPEL SOLENNEL

du professeur Christian de Duve,

prix NOBEL de science en 1974,

recueilli par le journaliste-scientifique

Guy Duplat.


 

A ce stade de mes mémoires, je tiens à donner au texte qui va suivre toute l’importance qu’il mérite en raison de sa signification profonde d’avertissement pour l’humanité qui non seulement manipule dangereusement les forces sous-jacentes de la matière, mais aussi ne contrôle pas la prolifération de sa population.

 

J’ai toujours eu la plus grande considération et plus grande admiration pour le professeur Christian de Duve, prix Nobel de science de 1974, que je considère comme mon principal maître à penser avec Paul Damblon, vulgarisateur érudit, penseur athée et musicien ainsi que Jean d’Ormesson, de l’Académie Française dont le livre « Presque rien sur presque tout » est le compagnon de mes nuits pensives.

 

Aussi, c’est avec la plus grande attention et le plus grand respect que j’ai lu l’entretien qui vient d’être publié dans le journal « La libre Belgique » entre l’éminent professeur et le journaliste-scientifique Guy Duplat dont j’ai toujours admiré la justesse érudite des propos et l’étendue de la culture qu’elle soit scientifique ou artistique

 

Avant de donner la relation la plus complète possible de cet entretien, je tiens à évoquer cette journée d’hommage recueilli que nous avons consacrée, avec nos compagnons de voyage de l’époque, à Hiroshima et Nagasaki, les deux villes anéanties par un bombardement atomique, il y a 75 ans, apportant ainsi plus de poids à l’avertissement solennel du professeur quant aux dangers que courent la planète.

 

Unanimement, nos compagnons de l’époque et nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé historique de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et de record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la déferlante napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, donneurs de leçons que nous étions, provoquant les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.

 

Enfin, en réveillant tristement ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous las, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous las, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous las, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

 

Christian de Duve, ce grand scientifique humaniste, mon maître à penser, a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique : « Génétique du péché originel » dans lequel il lance un appel solennel à l’humanité, l’avertissant que si nous ne changions pas fondamentalement nos sociétés en généralisant une limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irions vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu.

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation qui va engendrer des «événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste … »

 

Au cours de son interview le savant Prix Nobel, reprendra la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son fameux « discours de la peur » en 1947  : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps ».

 

J’avais dix-huit ans et je l’entends encore terminer son discours de cette voix de tribun qui caractérisait ses interventions ; Plus que jamais l’appel de ce visionnaire doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque.

 

Si on consulte l’abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6.793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

Comme dit le journaliste Guy Duplat, nous allons droit dans le mur …

 

Réalisant l’évolution du sentiment écologique dans nos sociétés, notre prix Nobel nous met en garde des excès d’actions anticapitalistes ou altermondialistes et constate d’autre part que l’action des dirigeants politiques ou religieux est limitée dans leur horizon et leurs moyens, leurs vues à court terme se limitant au résultat des prochaines élections. Or il faudrait une vision à 50,100 ou même 500 ans …

 

Par ailleurs, les dirigeants religieux sont « enfermés dans des carcans doctrinaux et idéologiques qui les empêchent de prôner des mesures qui seraient pourtant nécessaires même si elles sont contraires à leurs croyances ou à leurs traditions ». Avec un brin d’ironie, le professeur de Duve fera remarquer que les autorités religieuses sont traditionnellement peu préoccupées de l’avenir de ce monde-ci … : même si on a une vie difficile, elle ne sera que meilleure au ciel …

 

A la remarque du journaliste concernant un troisième obstacle : nos gènes, le savant répond qu’il est majeur … « la sélection naturelle nous a donné des gènes utiles pour la survie et la perpétuation de l’espèce choisis il y a 100.000 ou 200.000 ans quand les hommes étaient des petites bandes  ces gènes favorisent le chacun pour soi collectif, car l’égoïsme de groupe est plus rentable que l’égoïsme individuel. Cela va de pair avec une agressivité intergroupe et le sens de la bagarre … aujourd’hui, elle existe entre groupes liés par des intérêts économiques ou linguistiques … »

 

Le journaliste scientifique évoque alors ce que certains appellent en parlant de notre époque  « l’Antropocène » pour montrer que pour la première fois, l’homme joue un rôle déterminant dans la survie de la terre. Le grand savant surenchérira en proclamant quesi on laisse faire la nature, cela ira de mal en pis … «  La sélection naturelle n’envisage jamais l’avenir, elle avance au jour le jour, en fonction des conditions immédiates ».

 

A la question la science peut-elle nous sauver  … ? Le professeur de Duve répond : « Elle doit aider, je défends l’idée qu’il est bon et juste de savoir. Plus on comprend l’univers et la vie, plus on peut prendre des décisions sages … les OGM, le nucléaire, sont des applications de la science sujettes à discussions et à ce niveau, une régulation est nécessaire. »

 

Quant au rapport entre la science et l’art, le magistral scientifique précise qu’il n’est pas un grand humaniste … qu’il écoutait la musique en travaillant … mais qu’ensuite il a acheté un piano d’occasion qu’il a remplacé par un neuf quand il a reçu le prix Franqui … qu’il avait une épouse artiste qui l’a initié à l’art comme lui à la musique … L’art et la science vont souvent de pair et il cite quelques grands scientifiques qui sont aussi peintres, sculpteurs et peintre de talent et des prix Nobel tel Jacques Monod, aussi violoncelliste, le neurologue Jerry Edelman, violoniste de concert, le chimiste Manfred Eigen, pianiste de concert, le biologiste André Lwoff, peintre dont d’ailleurs le professeur possède un tableau.

 

Penseur et philosophe, ce scientifique écrivain aura cette phrase importante : « Les arts et la science sont des facettes différentes pour appréhender ce que j’ai appelé l’ultime réalité (précisant qu’il n’aimait pas employer le mot Dieu), qui a une face visible étudiée par la science et une face plus émotionnelle approchée par les arts. »

 

Quant à l’éthique, les scientifiques ne peuvent pas s’en détourner, Les considérations éthiques sont pour eux, particulièrement contraignantes car ils sont face à des applications qui peuvent être très importantes sur le plan économique, politique ou culturel. Mais là aussi, cela bouge. »

 

Le journaliste-scientifique Guy Duplat termine son entretien en demandant au professeur de Duve : « Quel message voudriez-vous transmettre aux jeunes ? ».


Il répond « l’avenir est entre leurs mains. Il faut juste le regarder pour en tirer des leçons pour l’avenir … Tachez de faire mieux que nous et de ne pas répéter les erreurs de vos parents … » … parlant de la Belgique il s’avouera triste de voir comment, en politique, le passionnel l’emporte sur le rationnel … et il terminera en avouant qu’il avait plus confiance dans les femmes que dans les hommes pour construite cet avenir qu’il espère, sera sage. »

 

Je terminerai cet important message qui nous met en face de nos responsabilités devant les dangers qui menacent l’humanité dans un avenir plus proche qu’on ne le croit, étant donné l’accroissement exponentiel du descendant de l’homo sapiens qui déjà maintenant sature la planète, en insistant sur ce cri d’alarme du grand savant qui tente de réveiller non seulement les consciences, mais aussi l’instinct de conservation qui devrait nous avertir d’un danger évident tellement proche de nous.

 

Nos responsables et nos dirigeants devraient agir efficacement pour trouver des solutions adéquates à la limitation des populations de notre globe qui sera difficile à mettre en place tant que les religieux qui sont les principaux moteurs de l’humanité ne comprendront pas l’urgence d’adapter leur enseignement ou doctrine à la nécessité de CONTRÔLER LES NAISSANCES.

 

Il est donc urgent qu’un colloque des principaux moralisateurs de notre planète soit mis en place pour trouver un compromis d’éthique qui serait en accord avec leur doctrine.

 

Incontestablement, nous atteignons le point de saturation de notre habitat ... Les nombreux cataclysmes qui se déclenchent actuellement dans différentes régions de notre planète en sont les conséquences ...


Comme dit Guy Duplat, nous allons droit dans le mur

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07/09/2010

2ème relais d'un appel du Prof. de Duve pour sauver la planète.

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Il n’est pas trop tard, mais il est temps »

Paul-Henri Spaak aux Nations Unies en 1947

et le Prix Nobel, Christian de Duve, maintenant.

_

Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité

que maudire l’obscurité (Confucius)

-

SECOND RELAIS D’UN APPEL SOLENNEL

du professeur Christian de Duve,

prix NOBEL de science en 1974,

recueilli par le journaliste-scientifique

Guy Duplat.


 

A ce stade de mes mémoires, je tiens à donner au texte qui va suivre toute l’importance qu’il mérite en raison de sa signification profonde d’avertissement pour l’humanité qui non seulement manipule dangereusement les forces sous-jacentes de la matière, mais aussi ne contrôle pas la prolifération de sa population.

 

J’ai toujours eu la plus grande considération et plus grande admiration pour le professeur Christian de Duve, prix Nobel de science de 1974, que je considère comme mon principal maître à penser avec Paul Damblon, vulgarisateur érudit, penseur athée et musicien ainsi que Jean d’Ormesson, de l’Académie Française dont le livre « Presque rien sur presque tout » est le compagnon de mes nuits pensives.

 

Aussi, c’est avec la plus grande attention et le plus grand respect que j’ai lu l’entretien qui vient d’être publié dans le journal « La libre Belgique » entre l’éminent professeur et le journaliste-scientifique Guy Duplat dont j’ai toujours admiré la justesse érudite des propos et l’étendue de la culture qu’elle soit scientifique ou artistique

 

Avant de donner la relation la plus complète possible de cet entretien, je tiens à évoquer cette journée d’hommage recueilli que nous avons consacrée, avec nos compagnons de voyage de l’époque, à Hiroshima et Nagasaki, les deux villes anéanties par un bombardement atomique, il y a 75 ans, apportant ainsi plus de poids à l’avertissement solennel du professeur quant aux dangers que courent la planète.

 

Unanimement, nos compagnons de l’époque et nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé historique de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et de record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la déferlante napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, donneurs de leçons que nous étions, provoquant les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.

 

Enfin, en réveillant tristement ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous las, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous las, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous las, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

 

Christian de Duve, ce grand scientifique humaniste, mon maître à penser, a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique : « Génétique du péché originel » dans lequel il lance un appel solennel à l’humanité, l’avertissant que si nous ne changions pas fondamentalement nos sociétés en généralisant une limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irions vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu.

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation qui va engendrer des «événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste … »

 

Au cours de son interview le savant Prix Nobel, reprendra la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son fameux « discours de la peur » en 1947  : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps ».

 

J’avais dix-huit ans et je l’entends encore terminer son discours de cette voix de tribun qui caractérisait ses interventions ; Plus que jamais l’appel de ce visionnaire doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque.

 

Si on consulte l’abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6.793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

Comme dit le journaliste Guy Duplat, nous allons droit dans le mur …

 

Réalisant l’évolution du sentiment écologique dans nos sociétés, notre prix Nobel nous met en garde des excès d’actions anticapitalistes ou altermondialistes et constate d’autre part que l’action des dirigeants politiques ou religieux est limitée dans leur horizon et leurs moyens, leurs vues à court terme se limitant au résultat des prochaines élections. Or il faudrait une vision à 50,100 ou même 500 ans …

 

Par ailleurs, les dirigeants religieux sont « enfermés dans des carcans doctrinaux et idéologiques qui les empêchent de prôner des mesures qui seraient pourtant nécessaires même si elles sont contraires à leurs croyances ou à leurs traditions ». Avec un brin d’ironie, le professeur de Duve fera remarquer que les autorités religieuses sont traditionnellement peu préoccupées de l’avenir de ce monde-ci … : même si on a une vie difficile, elle ne sera que meilleure au ciel …

 

A la remarque du journaliste concernant un troisième obstacle : nos gènes, le savant répond qu’il est majeur … « la sélection naturelle nous a donné des gènes utiles pour la survie et la perpétuation de l’espèce choisis il y a 100.000 ou 200.000 ans quand les hommes étaient des petites bandes  ces gènes favorisent le chacun pour soi collectif, car l’égoïsme de groupe est plus rentable que l’égoïsme individuel. Cela va de pair avec une agressivité intergroupe et le sens de la bagarre … aujourd’hui, elle existe entre groupes liés par des intérêts économiques ou linguistiques … »

 

Le journaliste scientifique évoque alors ce que certains appellent en parlant de notre époque  « l’Antropocène » pour montrer que pour la première fois, l’homme joue un rôle déterminant dans la survie de la terre. Le grand savant surenchérira en proclamant quesi on laisse faire la nature, cela ira de mal en pis … «  La sélection naturelle n’envisage jamais l’avenir, elle avance au jour le jour, en fonction des conditions immédiates ».

 

A la question la science peut-elle nous sauver  … ? Le professeur de Duve répond : « Elle doit aider, je défends l’idée qu’il est bon et juste de savoir. Plus on comprend l’univers et la vie, plus on peut prendre des décisions sages … les OGM, le nucléaire, sont des applications de la science sujettes à discussions et à ce niveau, une régulation est nécessaire. »

 

Quant au rapport entre la science et l’art, le magistral scientifique précise qu’il n’est pas un grand humaniste … qu’il écoutait la musique en travaillant … mais qu’ensuite il a acheté un piano d’occasion qu’il a remplacé par un neuf quand il a reçu le prix Franqui … qu’il avait une épouse artiste qui l’a initié à l’art comme lui à la musique … L’art et la science vont souvent de pair et il cite quelques grands scientifiques qui sont aussi peintres, sculpteurs et peintre de talent et des prix Nobel tel Jacques Monod, aussi violoncelliste, le neurologue Jerry Edelman, violoniste de concert, le chimiste Manfred Eigen, pianiste de concert, le biologiste André Lwoff, peintre dont d’ailleurs le professeur possède un tableau.

 

Penseur et philosophe, ce scientifique écrivain aura cette phrase importante : « Les arts et la science sont des facettes différentes pour appréhender ce que j’ai appelé l’ultime réalité (précisant qu’il n’aimait pas employer le mot Dieu), qui a une face visible étudiée par la science et une face plus émotionnelle approchée par les arts. »

 

Quant à l’éthique, les scientifiques ne peuvent pas s’en détourner, Les considérations éthiques sont pour eux, particulièrement contraignantes car ils sont face à des applications qui peuvent être très importantes sur le plan économique, politique ou culturel. Mais là aussi, cela bouge. »

 

Le journaliste-scientifique Guy Duplat termine son entretien en demandant au professeur de Duve : « Quel message voudriez-vous transmettre aux jeunes ? ».


Il répond « l’avenir est entre leurs mains. Il faut juste le regarder pour en tirer des leçons pour l’avenir … Tachez de faire mieux que nous et de ne pas répéter les erreurs de vos parents … » … parlant de la Belgique il s’avouera triste de voir comment, en politique, le passionnel l’emporte sur le rationnel … et il terminera en avouant qu’il avait plus confiance dans les femmes que dans les hommes pour construite cet avenir qu’il espère, sera sage. »

 

Je terminerai cet important message qui nous met en face de nos responsabilités devant les dangers qui menacent l’humanité dans un avenir plus proche qu’on ne le croit, étant donné l’accroissement exponentiel du descendant de l’homo sapiens qui déjà maintenant sature la planète, en insistant sur ce cri d’alarme du grand savant qui tente de réveiller non seulement les consciences, mais aussi l’instinct de conservation qui devrait nous avertir d’un danger évident tellement proche de nous.

 

Nos responsables et nos dirigeants devraient agir efficacement pour trouver des solutions adéquates à la limitation des populations de notre globe qui sera difficile à mettre en place tant que les religieux qui sont les principaux moteurs de l’humanité ne comprendront pas l’urgence d’adapter leur enseignement ou doctrine à la nécessité de CONTRÔLER LES NAISSANCES.

 

Il est donc urgent qu’un colloque des principaux moralisateurs de notre planète soit mis en place pour trouver un compromis d’éthique qui serait en accord avec leur doctrine.

 

Incontestablement, nous atteignons le point de saturation de notre habitat ... Les nombreux cataclysmes qui se déclenchent actuellement dans différentes régions de notre planète en sont les conséquences ...


Comme dit Guy Duplat, nous allons droit dans le mur

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10/08/2010

Relais d'un appel du Professeur Christian de Duve

 

 

 

« Il n’est pas trop tard, mais il est temps »

Paul-Henri Spaak aux Nations Unies en 1947

et le Prix Nobel, Christian de Duve, maintenant.

_

Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité

que maudire l’obscurité (Confucius)

-

RELAIS D’UN APPEL SOLENNEL

du professeur Christian de Duve

recueilli par le journaliste-scientifique

Guy Duplat.

_

 

A ce stade de mes mémoires qui relate notre voyage au Japon, je tiens à donner au texte qui va suivre toute l’importance qu’il mérite en raison de sa signification profonde d’avertissement pour l’humanité qui non seulement manipule dangereusement les forces sous-jacentes de la matière, mais aussi ne contrôle pas la prolifération de sa population.

 

J’ai toujours eu la plus grande considération et plus grande admiration pour le professeur Christian de Duve, prix Nobel de science de 1974, que je considère comme mon principal maître à penser avec Paul Damblon, vulgarisateur érudit, penseur athée et musicien ainsi que Jean d’Ormesson, de l’Académie Française dont le livre « Presque rien sur presque tout » est le compagnon de mes nuits pensives.

 

Aussi, c’est avec la plus grande attention et le plus grand respect que j’ai lu l’entretien qui vient d’être publié dans le journal « La libre Belgique » entre l’éminent professeur et le journaliste-scientifique Guy Duplat dont j’ai toujours admiré la justesse érudite des propos et l’étendue de la culture qu’elle soit scientifique ou artistique

 

Avant de donner la relation la plus complète possible de cet entretien, je tiens à évoquer cette journée d’hommage recueilli que nous avons consacrée, avec nos compagnons de voyage de l’époque, à Nagasaki, une des deux villes anéantie par un bombardement atomique comme le fut quelques jours auparavant la ville d’Hiroshima, il y a 75 ans, apportant ainsi plus de poids à l’avertissement solennel du professeur quant aux dangers que courent la planète.

 

Unanimement, nos compagnons de l’époque et nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé historique de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et de record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la déferlante napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, donneurs de leçons que nous étions, provoquant les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.

 

Enfin, en réveillant tristement ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous las, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous las, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous las, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

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Christian de Duve, ce grand scientifique humaniste, mon maître à penser, a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique : « Génétique du péché originel » dans lequel il lance un appel solennel à l’humanité, l’avertissant que si nous ne changions pas fondamentalement nos sociétés en généralisant une limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irions vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu.

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation qui va engendrer des «événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste … »

 

Au cours de son interview le savant Prix Nobel, reprendra la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son fameux « discours de la peur » en 1947  : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps ».

 

J’avais dix-huit ans et je l’entends encore terminer son discours de cette voix de tribun qui caractérisait ses interventions ; Plus que jamais l’appel de ce visionnaire doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque.

 

Si on consulte l’abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6.793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

Comme dit le journaliste Guy Duplat, nous allons droit dans le mur …

 

Réalisant l’évolution du sentiment écologique dans nos sociétés, notre prix Nobel nous met en garde des excès d’actions anticapitalistes ou altermondialistes et constate d’autre part que l’action des dirigeants politiques ou religieux est limitée dans leur horizon et leurs moyens, leurs vues à court terme se limitant au résultat des prochaines élections. Or il faudrait une vision à 50,100 ou même 500 ans …

 

Par ailleurs, les dirigeants religieux sont « enfermés dans des carcans doctrinaux et idéologiques qui les empêchent de prôner des mesures qui seraient pourtant nécessaires même si elles sont contraires à leurs croyances ou à leurs traditions ». Avec un brin d’ironie, le professeur de Duve fera remarquer que les autorités religieuses sont traditionnellement peu préoccupées de l’avenir de ce monde-ci … : même si on a une vie difficile, elle ne sera que meilleure au ciel …

 

A la remarque du journaliste concernant un troisième obstacle : nos gènes, le savant répond qu’il est majeur … « la sélection naturelle nous a donné des gènes utiles pour la survie et la perpétuation de l’espèce choisis il y a 100.000 ou 200.000 ans quand les hommes étaient des petites bandes … ces gènes favorisent le chacun pour soi collectif, car l’égoïsme de groupe est plus rentable que l’égoïsme individuel. Cela va de pair avec une agressivité intergroupe et le sens de la bagarre … aujourd’hui, elle existe entre groupes liés par des intérêts économiques ou linguistiques … »

 

Le journaliste scientifique évoque alors ce que certains appellent en parlant de notre époque  « l’Antropocène » pour montrer que pour la première fois, l’homme joue un rôle déterminant dans la survie de la terre. Le grand savant surenchérira en proclamant que si on laisse faire la nature, cela ira de mal en pis … «  La sélection naturelle n’envisage jamais l’avenir, elle avance au jour le jour, en fonction des conditions immédiates ».

 

A la question : la science peut-elle nous sauver  … ? Le professeur de Duve répond : « Elle doit aider, je défends l’idée qu’il est bon et juste de savoir. Plus on comprend l’univers et la vie, plus on peut prendre des décisions sages … les OGM, le nucléaire, sont des applications de la science sujettes à discussions et à ce niveau, une régulation est nécessaire. »

 

Quant au rapport entre la science et l’art, le magistral scientifique précise qu’il n’est pas un grand humaniste … qu’il écoutait la musique en travaillant … mais qu’ensuite il a acheté un piano d’occasion qu’il a remplacé par un neuf quand il a reçu le prix Franqui … qu’il avait une épouse artiste qui l’a initié à l’art comme lui à la musique … L’art et la science vont souvent de pair et il cite quelques grands scientifiques qui sont aussi peintres, sculpteurs et peintre de talent et des prix Nobel tel Jacques Monod, aussi violoncelliste, le neurologue Jerry Edelman, violoniste de concert, le chimiste Manfred Eigen, pianiste de concert, le biologiste André Lwoff, peintre dont d’ailleurs le professeur possède un tableau.

 

Penseur et philosophe, ce scientifique écrivain aura cette phrase importante : « Les arts et la science sont des facettes différentes pour appréhender ce que j’ai appelé l’ultime réalité (précisant qu’il n’aimait pas employer le mot Dieu), qui a une face visible étudiée par la science et une face plus émotionnelle approchée par les arts. »

 

Quant à «  l’éthique, les scientifiques ne peuvent pas s’en détourner, Les considérations éthiques sont pour eux, particulièrement contraignantes car ils sont face à des applications qui peuvent être très importantes sur le plan économique, politique ou culturel. Mais là aussi, cela bouge. »

 

Le journaliste-scientifique Guy Duplat termine son entretien en demandant au professeur de Duve : « Quel message voudriez-vous transmettre aux jeunes ? ».


Il répond « l’avenir est entre leurs mains. Il faut juste le regarder pour en tirer des leçons pour l’avenir … Tachez de faire mieux que nous et de ne pas répéter les erreurs de vos parents … » … parlant de la Belgique il s’avouera triste de voir comment, en politique, le passionnel l’emporte sur le rationnel … et il terminera en avouant qu’il avait plus confiance dans les femmes que dans les hommes pour construite cet avenir qu’il espère, sera sage. »

 

Je terminerai cet important message qui nous met en face de nos responsabilités devant les dangers qui menacent l’humanité dans un avenir plus proche qu’on ne le croit, étant donné l’accroissement exponentiel du descendant de l’homo sapiens qui déjà maintenant sature la planète, en insistant sur ce cri d’alarme du grand savant qui tente de réveiller non seulement les consciences, mais aussi l’instinct de conservation qui devrait nous avertir d’un danger évident tellement proche de nous.

 

Nos responsables et nos dirigeants devraient agir efficacement pour trouver des solutions adéquates à la limitation des populations de notre globe qui sera difficile à mettre en place tant que les religieux qui sont les principaux moteurs de l’humanité ne comprendront pas l’urgence d’adapter leur enseignement ou doctrine à la nécessité de contrôler les naissances.

 

Il est donc urgent qu’un colloque des principaux moralisateurs de notre planète soit mis en place pour trouver un compromis d’éthique qui serait en accord avec leur doctrine.

 

Incontestablement, nous atteignons le point de saturation de notre habitat ... Les nombreux cataclysmes qui se déclenchent actuellement dans différentes régions de notre planète en sont les conséquences ...


Comme dit Guy Duplat, nous allons droit dans le mur

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06/08/2010

Ch. 27 j - Hiroshima et Nagasaki, chancres de l'humanité.

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.


Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 27 j – Hiroshima et Nagasaki, chancres de l’humanité.

 

{8} Après l’accueil des familles, une prise de contact avec les proches de notre belle-fille, le mariage religieux et les festivités qui suivirent, nous avions prévu de réserver deux semaines à une visite touristique du Japon avec ceux qui nous avaient accompagnés.

 

Dans une sorte de pèlerinage, nous avons débuté ce périple par une journée d’hommage recueilli à Nagasaki, une des deux villes martyres de l’inconscience atomique l’autre étant Hiroshima, plaies béantes de la dernière guerre mondiale, qui impressionna tout le monde.

 

Unanimement, nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons pour l’avenir de notre planète.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et ce record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la folie napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, ces donneurs de leçons, qui ont provoqué les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.


Enfin, en réveillant ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter avec tristesse de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous lassés, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous lassés, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous lassés, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

 

°°°°°

 

C’était déjà un avertissement pour les « apprentis sorciers » que nous sommes devenus … Nous jouons inconsidérément avec des forces fondamentales dont l’ampleur dépasse nos moyens de contrôle …

 

Un autre appel solennel a été lancé par le professeur Christian de Duve, grand scientifique humaniste, mon maître à penser, qui a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique, intitulé « Génétique du péché originel » dans lequel il nous avertit que si nous ne changeons pas fondamentalement nos sociétés en généralisant la limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irons vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, dans un entretien qu’il a eu avec le journaliste scientifique Guy Duplat, "si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu."

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation, proclame le savant, « qui va engendrer des événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste »… »

 

Aussi, le professeur terminera sa mise en garde, en reprenant la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son « discours de la peur » en 1947 : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps »,

 

J’avais dix-huit ans et j’entends encore le tribun terminer son appel de cette voix vibrante de prétoire qui caractérisait ses interventions et me souviens des longs applaudissements qui suivirent...

 

Plus que jamais l’appel de ce visionnaire, au lendemain de la guerre, doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque qui ne fait qu’établir un constat que tout homme sensé peut faire à la lecture des dernières données statistiques de l’évolution de la population mondiale.

 

Si nous consultons l'abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6,793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

D'autre part, les plus sérieux prévisionnistes tablent sur une capacité maximale de population mondiale sur notre planète évaluée à une petite dizaine de milliards ...


Comme dit le journaliste scientifique Guy Duplat, si nous ne faisons rien, nous allons droit dans le mur …

 

 

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Aujourd'hui, le 6 août 2010, dans tous les pays du monde, ce sera la commémoration du 65 ème anniversaire du bombardement d'Hiroshima et dans trois jours, le 9 août, celui de Nagasaki

 

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