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16/04/2010

Ch. 22 r2 - La Bible

&

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère à la fin de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

 

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 25 pages, deux fois par semaine.

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les pages du texte

pour en avoir un « aperçu » peuvent utiliser le curseur

qui fera défiler les repères entre petites accolades  { }

situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

suivant les repères { } situés en début de chapitre.

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(Ceux qui désirent consulter la table complète des matière et des repères cliqueront sur DOSSIER (à droite - en dessous) : TABLE DES MATIÈRES ET REPÈRES.

 

AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 

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Ch.22 r2 - La Bible

 

Pour bien cerner l'objectif de mon étude, qui est centrée sur l'analyse objective des fondements historiques de nos croyances, j'ai cru nécessaire de rechercher les origines locales de celles-ci.

 

A cet effet, j'ai repris ci-après l'essentiel de ce que les paléontologues, minéralogistes, historiens et archéologues ont découvert concernant  l'histoire des humains dans ces régions (la Palestine), berceau de nos religions.

 

Les fouilles situent au « paléolithique inférieur » la première trace de l'hominidé dans la vallée du Jourdain, il y a plus d'un million d'année et sa fréquentation des grottes à « l'acheuléen supérieur » ; l'homme de Galilée datant d'environ 140.000 ans.

 

Entre le XIe et le IXe millénaire avant J.-C. se développe la civilisation  natoufienne (sans doute nomade) en deux groupes : les ancêtres des peuples de type eurafricain (Palestine, Irak, Iran et Anatolie) et l'ancêtre des proto-méditérranéens.

 

Au  IXe millénaire av. J.-C. des peuplades néolithiques domestiquent plantes et animaux et se sédentarisent en pratiquant agriculture et élevage (outillage en os et mobilier en pierre).

 

Dès le VIIIe millénaire, la ville de Jéricho constitue une des plus anciennes cités du monde. Au VIIe millénaire, apparition de la céramique et autres formes d'artisanat.

 

Le VIe et la première moitié du Ve millénaire sont mal connus. (Peut être dû à des déplacements de population pour raisons climatiques.)

 

A la fin du Ve millénaire et le IVe, apparition de la civilisation cananéenne organisée en cités-états (osmose entre agriculteurs sédentaires et pasteurs semi-nomades). Les techniques de la métallurgie et du travail de l'ivoire arrivent du nord.  Influence de l'Égypte à travers le désert du Sinaï (utilisation du bovidé comme animal de bât pour franchir les deux cents kilomètres qui séparent la région du delta du Nil).

 

Vient alors la période cananéenne que les historiens situent du début du IIIe millénaire avant J.-C. à la fin du XXIIIe siècle avant J.-C.


Au sortir du IIIe millénaire av. J.-C. des populations semi-nomades franchissent le Jourdain et pénètrent en Palestine, provoquant l'effondrement de la structure socio-économique élevage-agriculture pour n'en revenir qu'à l'élevage.


Pendant cette période ont lieu d'intenses déplacements depuis la Mésopotamie et l'Égypte et agitation interne en prélude à l'invasion Hyksos de l'Égypte (Sémites cananéen et Amorrites de Palestine, éleveurs et marchands pilleurs nomades qui atteindront un niveau de civilisation remarquable sous l'autorité de roitelets sans cesse en guerre les uns contre les autres - on a retrouvé des vestiges de spacieuses demeures, ainsi que des poteries noires lustrées serties de décor en pâte de calcaire blanche, bijoux et armes ainsi que la création de la teinture pourpre)

 

Vers 1850 av. J.-C. Ascalon est capitale d'un royaume cananéen avec un port sur la mer méditerranée.  Le pharaon Amosis, fondateur de la XVIIIe dynastie s'empara d'Avaris, capitale des Hyksos qu'il  pourchassa jusqu'en Asie (les  Égyptiens domineront la Palestine pendant trois siècles et demi)


Âge du bronze récent - 1550 à - 1200 av.  J.-C.

 

Effondrement de la civilisation cananéenne vers  -1200 et avènement de l'âge du fer (les données archéologiques brossent un tableau radicalement différent du récit biblique sur beaucoup de points.  On n'y retrouve pas certains éléments familiers (la monarchie unie de David et Salomon par exemple, ou la guerre de David contre les Philistins)

 

A ce sujet, il est intéressant de relever quelques points de désaccord ou d'anachronisme signalés par les historiens.  Je me suis référé pour cela aux études trouvées sur le site de Wikipédia et principalement celle intitulée « La Bible dévoilée - Les nouvelles révélations de l'archéologie » qui ouvre à la controverse les assertions des israéliens, Israël Finkelstein et Asher Silberman, deux scientifiques reconnus (Bayard, 432 pages, 2002),  ouvrage qui a été suivi d'un autre sur David et Salomon « les rois sacrés de la Bible »  (Bayard 2006)  qui ont eu un grand retentissement à tel point qu'un film fut produit et diffusé sur Arte et France 2 (éditions Montparnasse - février 2006). J'ai moi-même procédé à de longues investigations dans toute la documentation que je possède et ai rassemblée depuis 50 ans.

 

J'y ai  relevé les quelques point suivants qui interpellent :

- L'histoire des Patriarches parlent de chameaux transportant des marchandises alors que leur domestication date de beaucoup plus tard.

- Selon le récit biblique,  600.000 juifs se seraient enfuis d'Égypte dont la population, à cette époque est estimée à 2.800.000 personnes.  Pareil départ (si le chiffre de 600.000 est vraisemblable) aurait dû être évoqué dans l'histoire égyptienne.

- Il n'existe pas de traces archéologiques de Moïse, ni d'allusion à son existence, en dehors du récit biblique que ce soit en Égypte ou en Palestine, alors que l'on parle abondamment des principaux notables de l'entourage des pharaons.

- Les indications données par le récit biblique permet d'estimer l'Exode aux alentours de 1450 av. J.-C. ; or à cette date la Palestine est sous le contrôle militaire égyptien avec garnisons ce qui rend impossible la conquête de Canaan par les Hébreux, ainsi que le relate la Bible.  Cette domination égyptienne ne disparaîtra que 150 ans plus tard et la première mention d'Israélites n'apparaîtra que 100 ans après sur la stèle de Mérenptah dont la date est confirmée par l'archéologie égyptienne.  D'autre part, il n'est nulle part question des Hébreux avant cette célèbre stèle ; or  il existe de nombreux écrits égyptiens (scarabées commémoratifs et correspondance diplomatique) qui décrivent Canaan.  Il est à signaler que la TOB (Traduction œcuménique de la Bible) dans ses commentaires situe prudemment cet exode vers 1200 av. J.-C.

- Les Sémites (ne pas confondre avec juif) sont originaires d'Asie occidentale : ils sont représentés avec une barbiche en pointe (Il y en a en Égypte qui servent de main-d'œuvre avec les mêmes droits que les Égyptiens -  voir le célèbre dessin relevé par Champollion montrant des ouvriers sémites fabriquant des briques et élevant des murs avec des Égyptiens. Pourquoi seraient-ils partis en si grand nombre et pourchassés alors qu'ils étaient estimés pour leur savoir-faire et nullement persécutés ?)

 

Il est fort probable que l'histoire a été inventée de toute pièce pour donner une assise valable à une religion monothéiste avec Moïse : davantage qu'un prophète, il serait le porte-parole du Dieu unique tout puissant, édictant ses lois, comme le Mahomet des musulmans..

 

Il est intéressant aussi de signaler que Moïse figure parmi les 25 prophètes de l'Islam. soit les 18 de l'Ancien Testament - Adam, Hénoch, Noé, Abraham, Loth, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Job, Moïse, Aaron, Ézéchiel, David, Salomon, Élie, Élisée, Jonas, - les 3 du Nouveau Testament (Jean-Baptiste, Zacharie et Jésus) et les quatre de l'Islam (Hûd, Sâlith,  Jethro et Mahomet).

 

En parallèle de ces constatations, il est utile de relever l'essentiel de ce qui est écrit dans la Bible au sujet de la période fondamentale des religions dites du « Livre », c'est-à-dire celle dont parle l'ancien testament des chrétiens cinq livres (la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome) sous la dénomination de « Pentateuque » ( la Torah pour les juifs) appelés aussi ceux de Moïse, considéré comme le législateur, celui qui a transmis les lois à imposer à Israël et le fondement moral de toute les religions dites du « Livre ».

 

C'est dans l'un de ces cinq livres que sont transcrits les dix commandements que Dieu aurait dictés à Moïse lors de sa rencontre au mont Sinaï pour qu'il les grava sur les « tables de la Loi ».

 

Dieu s'est   alors révélé comme étant « l'Inexprimable », « Celui que je suis », « Celui qui est » - la traduction grecque de ce passage ouvrira la porte à une interprétation d'ordre métaphysique : « Je suis l'étant ».

 

Moïse resta la-haut, pendant quarante jours « sans manger de pain ni boire de l'eau ». Cependant, à son retour, constatant que les Hébreux adoraient un veau d'or, en colère,  il brisa les tables ce qui le força à retourner au sommet du mont et y séjourner pendant quarante nouveaux jours sans manger, ni boire pour en recommencer une autre (TOB.Deutéronome.chap. 9 et 10).

 

Pour le judaïsme et dans la Bible, le décalogue (les dix commandements ou les dix paroles) sont repris dans les 613 commandements prescrits aux juifs et il en est question dans l'Exode.34.28 : « Et il écrivit sur les tables les paroles de l'alliance, les dix paroles » ainsi que dans le Deutéronome 4.13 : « Il vous a communiqué son alliance, les dix paroles ».

 

On retrouve l'énumération de ce « décalogue » à deux endroits du Pentateuque : d'une part dans l'Exode 20. versets 1 à 17, avec la particularité que ce « décalogue » comporte 13 commandements, ce qui a embarrassé certains puristes religieux, et d'autre part dans le Deutéronome 5 versets 6 à 21.

 

Ce seront ces dix commandements du Deutéronome que Flavius Joseph, l'historien du Judaïsme, reprendra succinctement au début de notre ère dans son histoire du peuple juif : « La première parole nous enseigne que Dieu est, qu'il ne faut vénérer que lui seul.  La deuxième nous commande de ne faire aucune image d'animal pour l'adorer.  La troisième de ne pas invoquer Dieu en vain .  La quatrième d'observer chaque septième jour en nous abstenant de tout travail.  La cinquième d'honorer nos parents. La sixième de nous garder du meurtre. La septième de ne point commettre d'adultère.  La huitième de ne point voler.  La neuvième de ne pas rendre de faux témoignage.  La dixième de ne rien convoiter qui appartienne à autrui.

 

Après le deuxième concile de Vatican II, (1962-1965), le pape Jean-Paul II convoqua un synode des évêques en 1985 pour réfléchir avec le recul du temps aux conséquences du concile.  Dans leur rapport, les Pères du synode demandèrent que soit rédigé un catéchisme de la doctrine catholique tant sur la foi que sur la morale qui serait un texte de référence pour les enseignants des divers pays.

 

Il actualiserait le catéchisme de Trente (1545-1563) qui avait défini la foi catholique par rapport à la « réforme » des protestants ainsi que les sacrements, le rôle du prêtre et la primauté du pape. Il est utile de signaler qu'un seul concile, celui de 1869-1870, appelé 1er concile du Vatican, décrétant le dogme de l'infaillibilité papale,  ne se tiendra avant celui de Vatican II.

 

Dans un imposant document catéchistique de référence destiné à ceux qui enseignent leurs ouailles, reprenant le maximum de références aux textes de l'Ancien et du Nouveau Testament, l'Église catholique romaine publiera un document officiel de catéchisme, dans lequel seront détaillés les dix commandements dans la deuxième section de la troisième partie intitulée : La vie dans le Christ. °voir Internet catéchisme de l'Église catholique - Intra text°

 

Pour être succinct et clair quant à l'essentiel, je reprendrai ci-après les dix commandements du cours d'éducation religieuse du l'abbé français Lucien Arène destiné aux jeunes, qui a bénéficié de la vérification de l'autorité romaine actuelle mandatée en la matière : Tu adoreras Dieu seul et l'aimeras plus que tout  - Tu ne prononceras le nom de Dieu qu'avec respect - Tu sanctifieras le jour du Seigneur (dimanche pour les chrétiens) - Tu honoreras tes parents - Tu ne tueras pas  - Tu ne feras pas d'impureté - Tu n'auras pas de désir impur volontaire - Tu ne voleras pas - Tu ne désireras pas injustement le bien des autres - Tu ne mentiras pas.

 

De la même source, voici les six commandements que l'Église de nos régions impose à ses fidèles  : Tu sanctifieras le jour du Seigneur (dimanche) et les fêtes d'obligation (Noël, naissance de J.-C. ; Pâques, sa résurrection ; Pentecôte, Esprit-Saint sur les apôtres et Ascension, élévation au ciel) - Tu assisteras au Saint Sacrifice de la Messe les dimanches et fêtes d'obligation  - Tu te confesseras au moins une fois l'an (au temps pascal, cinquante jours entre Pâques et Pentecôte)  - Tu communieras pendant le temps pascal  -  Tu jeûneras les Mercredi des Cendres et Vendredi Saint  -  Tu t'abstiendras de viande les Mercredi des Cendres et vendredis du Carême.

 

Quant au catéchisme officiel « romain », ces dix commandements, dits de l'Église, sont les suivants : le premier, assister à la messe le dimanche et les jours de fêtes liturgiques et s'abstenir de travaux empêchant la sanctification de ces jours ; le  second, l'obligation de se confesser une fois par an ; le troisième, de communier au moins une fois à Pâques ; le quatrième, au jour de pénitence fixé par l'Église s'abstenir de viande et observer le jeûne ; le cinquième, subvenir aux nécessités matérielles de l'Église selon ses possibilités, chaque conférence épiscopale pouvant établir d'autres préceptes pour leur territoire.

 

Il est intéressant de mentionner que Pâques rappelle deux événements religieux qui sont en relation l'un avec l'autre : le jour de la résurrection de J.-C. pour les chrétiens qui se situe d'après les évangiles le dimanche de la période de sept jours pendant laquelle les juifs célèbrent la commémoration de leur sortie d'Égypte, début de l'Exode.

 

Le calcul de la fête de Pâques a été décrété au concile de Nicée (325 de notre ère) de la manière suivante : Pâque tombe le premier dimanche qui suit ou coïncide avec la première pleine lune après le 21 mars (début du printemps), sans doute pour profiter de l'éclairage de la lune pendant les offices nocturnes de la semaine sainte.

 

Malheureusement, ce calcul simple devint compliqué parce que l'âge de la lune utilisé ne sera pas celui de son âge astronomique qui varie certaines années dans le calendrier (décalage d'un jour ou deux), mais bien celui de la date du 21 mars, si bien que cette date «parfois erronée » de la pleine lune peut se situer par construction au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril.

 

Ce qui est important dans la vie de nos contemporains,  c'est que cette date de la fête de Pâques conditionne la fixation de certains jours fériés importants (lundi de Pâques, lundi de Pentecôte et jeudi de l'ascension) et jours de fêtes en usage dans la plupart des pays occidentaux.

 

Il m'a paru intéressant de signaler ci-après ces jours de fêtes ou dates qui furent en usage ou le sont encore dans les traditions religieuses ou le folklore de certaines régions, qu'elles soient  mobiles ou fixes :

 

Dates mobiles : leur calcul appelé « comput », dépend de la date de Pâques  (entre crochets le nombre de jours avant ou après cette date de Pâques).

[-47]  Mardi gras - précède le début du  carême [-46] Mercredi des cendres - début du carême - période de privation et de jeune se terminant à Pâques - les prêtres marquent les fidèles au front d'une croix faite des cendres résultant de la combustion des rameaux de buis bénis du dimanche des Rameaux de l'année précédente pour leur rappeler qu'ils ne sont que poussière et qu'ils retourneront à la poussière [ -7]  Dimanche des Rameaux - procession des rameaux rappelant l'entrée de Jésus à Jérusalem - début de la semaine Sainte avec le Triduum ( le jeudi saint célébrant l'eucharistie, le vendredi saint, la mort de Jésus sur la croix et sa résurrection le dimanche de Pâques) [+1] lundi de Pâques en général férié [+36] début des trois jours de rogations qui suivent le dimanche des rogations et qui précèdent le jeudi de l'ascension marquant, avant Vatican II, une période de trois semaines pendant laquelle la célébration des mariages était interdite - dans les campagnes on bénissait les cultures en procession [+39] jeudi de l'ascension qui tombe dix jours avant la Pentecôte - Jésus monte au ciel [+49] dimanche de la Pentecôte qui tombe sept semaines après Pâques - Le Saint-Esprit descend éclairer les apôtres quant à leur mission [+50]  jour férié, dans certain pays, du lundi de la Pentecôte [+56] fête de la Trinité : trois personnes en Dieu, célébrée le dimanche qui suit la Pentecôte  - avant Vatican II, il était interdit de se marier pendant trois semaines avant cette date [+60  Fête-Dieu ou fête du Saint-Sacrement, commémore l'institution du sacrement de l'Eucharistie, appelé actuellement :  « Solennité du corps et du sang du Christ » - origine 1246 et première manifestation dans le diocèse de Liège sous l'impulsion de Julienne de Cornillon - procession publique avec l'Hostie Sainte portée en grande pompe à travers les rues.

Dates fixes : [6/1] Épiphanie - les rois mages adorent l'enfant Jésus dans la crèche  [2/2] Chandeleur :  présentation de Jésus au temple et purification de Marie (coutume juive) [25/3] Annonciation à la Vierge par l'archange Gabriel qu'elle serait la mère de Jésus  [6/8] Transfiguration - métamorphose lumineuse de Jésus révélant sa nature divine à ses diciples  [15/8]  Assomption :  Marie monte au ciel - jour férié dans certains pays [8/9] Nativité de la Vierge Marie [1/11] Toussaint - fête de tous les saints, jour férié dans certains pays  [2/11] Commémoration des fidèles défunts, appelé jour des morts [8/12] Immaculée Conception - anniversaire du dogme décrété par Pie IX en 1854 : Marie est conçue sans la faute originelle, lavée par le baptême [25/12] Noël : naissance de Jésus dans une crèche.

En revenant sur l’essentiel de ce qui est relaté dans le « Pentateuque » de la TOB et dans les études innombrables qui s’en sont suivies, je relève les faits saillants suivants :

- Moïse avait 80 ans au moment de l’Exode ; les juifs ayant erré dans le désert pendant quarante ans en sanction de leur manque de foi, il avait 120 ans, et pourtant : sa vue n’avait pas baissé et sa vitalité ne l’avait pas quittée (TOB Deutéronome 34.7) quand il est mort avant d’entrer dans la « terre promise ». Il fut cependant autorisé à contempler cette terre du haut du mont Nébo où il mourra. (TOB Deutéronome 34.1 à 7)

- Et le Deutéronome de continuer : « Plus jamais en Israël ne s’est levé un prophète comme Moïse, lui que le Seigneur connaissait face à face, lui que le seigneur avait envoyé accomplir tous ces signes et tous ces prodiges dans le pays d’Égypte devant le Pharaon, tous ses serviteurs et tout son pays, ce Moïse qui avait agi avec toute la puissance de sa main, en suscitant toute cette grande terreur, sous les yeux de tout Israël. (TOB Deutéronome 10 à 12).

- Ce Dieu « impitoyable » qui avait puni Moïse, frappa aussi les Égyptiens des « dix plaies d’Égypte » pour les forcer à laissé partir les Hébreux (Nil couleur du sang ; invasion de grenouilles ; mouches et moustiques attaquent les gens ; vermines ; peste du bétail ; furoncles aux humains ; la grêle détruit les récoltes ; des sauterelles détruisent la végétation ; ténèbres pendant trois jours ; les premiers-nés égyptiens meurent (TOB Exode 7 à 11).

 

Je ne peux pas terminer ces quelques pages sur Israël sans évoquer succinctement le long martyrologe de ce peuple persécuté depuis toujours par tous ceux qui enviaient leur richesse ou étaient gênés par leur cohésion.

 

Cette hostilité envers les Juifs et les persécutions qu’ils eurent à subir depuis que leurs religieux leur ont donné Moïse et ses lois résultent de la cohésion monolithique que cet enseignement d’un Dieu unique et suprême leur a donné qui s’opposait au paganisme polythéiste pratiqué par ceux qui les ont combattus depuis les Romains.

 

Le Christianisme et l’Islamisme issus totalement ou partiellement du même enseignement n’ont fait que prolonger ce monothéisme avec, pour l’un, la venue du Messie, une des trois personnes d’un Dieu unique et, pour l’autre, par la révélation du Coran (les lois divines) dicté par l’archange Gabriel, messager de ce même Dieu unique à Mahomet, son prophète.

 

Sous Constantin, au troisième siècle de notre ère, le christianisme supplanta les dieux. Les juifs qui ne considéraient pas Jésus comme le Messie de leurs écritures furent rejetés et honnis. Précédemment, les Romains s’étaient chargés de mater ceux de Palestine qui s’étaient révoltés en détruisant leur Temple de Jérusalem et en les dispersant.

 

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13/04/2010

CH. 22 r1 - Les Juifs et les Chrétiens

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère à la fin de "Dossiers" (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

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situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

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(Ceux qui désirent consulter la table complète des "repères" cliqueront sur "Table matières, dans notes récentes, sous le calendrier)

 

AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 

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22.r1. - Israël - Les Juifs {19}

 

Peuple de Dieu,

Saint peuple du Livre,

Tu seras maudit

Par tes propres descendants.


Peuple de la Torah

S'élevant en prière

Vers ce sublime

Qui lui est révélé.


Peuple du Livre

De Moïse et ses lois

D'Abraham et Noé

Des lévites et du Temple.


Peuple des « Grands »,

Orgueil  du monde,

D'Einstein et Newton

De Marx et de Freud.


Peuple d'errance,

Chassé de ses terres,

Multitude misérable

Aux yeux de misère,

Livré à la haine

Des autres du Livre.


Peuple torturé,

Des siècles maudits,

Martyr de l'Histoire,

Toujours debout,

Toujours fidèle

A ce Dieu d'Israël

Qui a tant exigé

Mais n'a rien donné.

 

{19} Le mois suivant, en mars 1986, nous avions prévu de présenter Israël et bénéficiions de la chance de trouver en la personne du docteur Jancu un présentateur de choix, très préoccupé des problèmes inhérents à cette région artificiellement recomposée à la suite des accords entre occidentaux qui espéraient ainsi se dédouaner de leur culpabilité dans le génocide des Juifs.


Nous devrons abandonner ce projet et la poursuite de nos réunions inter-cultures pour raisons de santé et absence de relève valable.

 

Je tiens pourtant à terminer cet important chapitre sur les « amis d'ailleurs » par un exposé-étude de cet important courant de pensée qui est à l'origine de notre civilisation  « judéo-chrétienne ».

 

Notre histoire retrouve celle des juifs dans  « l'ancien testament » (l'ancien témoignage) rapporté en grande partie par transmission orale avec toutes les erreurs et manipulations qu'une telle démarche peut comporter.

 

« Le nouveau Testament »  viendra, au dire des chrétiens, apporter le message du « Messie » attendu par les Juifs.  Il sera transcrit par les « Évangélistes », Mathieu, Marc, Luc et Jean, dans les « Évangiles ».

 

Les juifs qui ne reconnurent pas le messie des chrétiens « Jésus de Nazareth » furent honnis et bannis de tous temps par les chrétiens qui leur reprochaient de l'avoir torturé et crucifié, alors qu'en fait ils ne faisaient « qu'accomplir les écritures ».

 

La civilisation occidentale « chrétienne » persécutera traditionnellement les juifs pour cette raison et pour s'emparer de « l'or » qu'ils avaient gagné en exerçant le négoce, et le prêt numéraire, activités méprisées au moyen-âge par les seigneurs.

 

Périodiquement, des persécutions  eurent lieu pour exterminer et récupérer les biens que les juifs avaient amassés.  Une haine atavique injustifiée s'installa dans les populations occidentales pour atteindre son paroxysme dans l' «Holocauste » dont le régime hitlérien se rendit coupable

 

Après les horreurs nazies, ce sera dans un premier geste de « réparation » et de justice que le 29 novembre 1947, un plan de partage de la Palestine (rejeté par les Palestiniens) sera présenté à l'ONU, apportant ainsi à la communauté israélite un territoire et sa reconnaissance en tant que nation.

 

On appellera, par la suite : « israélien », tout habitant de ce territoire quelles que soient ses convictions philosophiques de croyant ou d'athée.

 

Le 14 mai 1948, le mandat britannique sur la Palestine s'achève et l'état d'Israël est proclamé. Rappelons que la première guerre mondiale avait provoqué la fin du démembrement de l'Empire ottoman (fondé par les Turcs en 1299) et que la « Société des Nations » avait placé la Palestine sous protectorat britannique : accord secret entre les premiers ministres Sykes de Grande-Bretagne et Picot de France sur le partage de certaines possessions ottomanes ( Palestine, Syrie, Liban, Irak, Arabie) en dehors de la Turquie.


Rappelons également qu'en 1683, à son apogée, outre ces régions, cet immense empire (ottoman) comprenait les côtes de la méditerranée sans le Maroc, une partie de l'Égypte et la péninsule balkanique (Grèce, Albanie, Bulgarie, ex-Yougoslavie, et Turquie d'Europe) dont la possession ou la recherche d'influence alimentèrent les conflits et traités qui ne cesseront de défrayer l'histoire de ces régions de 1854 à 1920.


Ce conflit israélo-arabe, remporté par Israël, provoqua l'émigration de plus de 700.000 réfugiés palestiniens vers la bande de Gaza, la Cisjordanie, le Liban, la Syrie et la Jordanie

 

En 1967, eut lieu la fameuse réussite israélienne de la « guerre des  six jours ». L'Egypte, la Syrie et la Jor danie attaquent l'état hébreu qui riposte victorieusement dirigé par le célèbre général borgne Moshé Dayan (l'aviation israélienne avait préventivement attaqué, le 5 juin 1967, l'aviation égyptienne qu'elle cloua au sol détruisant 309 de leurs 340 avions) Ce fut la débâcle et la victoire écrasante d'Israël en « six jours ».

 

En 1968, Le Fatah (groupe de résistance palestinien) est la cible d'une attaque de l'armée israélienne à Karameh sans résultat utile.

 

En 1969, Yasser Arafat est nommé président du comité exécutif de l'OLP « l'Organisation de libération de la Palestine »

 

En 1970, Yasser Arafat tente de renverser en Jordanie le roi Hussein de la monarchie hachémite qui riposte violemment et fait massacrer de nombreux Palestiniens et « fedayins ».  Ce sera le « septembre noir » et la fuite de Yasser Arafat au Liban.

 

En 1972, le 4 septembre, onze athlètes israéliens sont assassinés aux Jeux Olympiques de Munich.


En 1973, le 6 octobre, guerre du Kippour. L'Égypte et la Syrie lancent une attaque par surprise du plateau du Golan et du Sinaï.  Le général Sharon parvient à couper les envahisseurs de leur ravitaillement et contraindre les égyptiens  à la reddition, les Syriens ne réussissent pas mieux alors que l'ONU pousse les belligérants à un cessez-le-feu immédiat et à des négociations de paix.  Les pays arabes augmentent le prix du pétrole et cessent leurs exportations  vers les pays qui ont soutenu Israël (Choc pétrolier de 1973).

 

En 1975, début de la guerre civile au Liban.  Le 10 novembre, l'Onu vote une résolution assimilant le sionisme à une forme de racisme, mais l'abrogera dans sa résolution du 16 décembre 1991.

 

En 1976, du 27 juin au 4 juillet, opération Entebe (47 otages juifs et israéliens capturés par un commando terroriste à bord d'un avion et fait prisonnier sont délivrés par un raid de l'armée de l'air israélienne.)

 

En 1977, le président égyptien Anouar-el-Sadate met fin à 30 ans d'hostilités avec Israël et propose une paix juste et durable et en septembre 1978, le président américain Jimmy Carter négocie les accords de paix de « camp David » avec Menahem Begin, ce qui leur vaudra le prix Nobel de la paix.


En 1981, le 6 octobre, assassinat du président Anouar-el-Sadate.


En 1987, début de « l'Intifada » guerre de pierres (jets de pierres sur l'occupant, principalement par des jeunes).

 

En 1988, Déclaration d'indépendance de la Palestine par Yasser Arafat qui se fait élire président de l'état  par le « Conseil national palestinien ».


En novembre 1989, chute du mur de Berlin et début de « l'aliyah » (acte d'émigration d'un juif en terre sainte)

 

En 1991, le 30 octobre, conférence de la paix à Madrid, parrainée par Moscou et Washington.

 

En 1993, accord d'Oslo.   Signature à la « Maison Blanche » sous l'égide de Bill Clinton d'un accord de paixCélèbre poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin.


En 1994, Yasser Arafat et l'Autorité palestinienne s'installent à Gaza.  Suite aux accords d'Oslo, Yasser Arafat, Yitzhak Rabin et Shimon Peres reçoivent le prix Nobel de la paix.

 

Le 4 novembre 1995, Yitzhak Rabin est assassiné par un extrémiste juif qui lui reproche la rétrocession des terres juives.  Il est remplacé pendant six mois par le travailliste Shimon Peres puis par un politicien de droite Benjamin Netanyaou.

 

En 1996, le Hezbollah envoie des « roquettes » sur Israël depuis le Liban sud. Riposte israélienne par « l'opération raisins de la colère » (1100 raids de l'aviation israélienne pendant 16 jours, une installation de l'ONU est touchée par les tirs israéliens)

 

En janvier 1997, l'armée israélienne quitte la ville de Hébron qui passe sous autorité palestinienne.

 

De 1994 à 2000, l'économie palestinienne et les investissements  ont augmenté d'une manière importante mais cette croissance ne profite pas au peuple à cause du coût économique et social exorbitant de la lutte contre Israël et de la corruption des dirigeants palestiniens.

 

En 1999, Ehud Barak est nommé Premier ministre.

 

Septembre 2000, seconde « Intifada ou Intifada al-Aqsa » plus violente que la précédente qui tourne rapidement à la guerre religieuse (martyrs du Jihad islamique). Le Hamas crée une infrastructure d'aide sociale qui lui permet d'apporter de l'aide à la population palestinienne et de s'assurer de son soutien.

 

De 2002 à 2005, construction d'un mur anti-terroriste de protection des territoires israéliens qui subira de nombreuses modifications sous diverses pressions (palestinienne, européennes et même la cour de justice israélienne).

 

En 2004, le 11 novembre, décès de Yasser Arafat.


En 2005, Ariel Sharon tente de décoloniser la bande de Gaza mais se heurte à l'opposition des habitants des « colonies israéliennes » qui s'y sont installés.  On tente de créer une zone tampon à Gaza avec déploiement d'une force égyptienne. Des désaccords entre les partis israéliens (le Likoud de Benyamin Netanyahou, le parti travailliste de d'Amir Peretz et le Kadima  d'Ariel Sharon) ce qui provoquera une crise du régime.


En 2006, la Knesset est dissoute et le Kadima remportera les élections de mars.  Ehud Olmer sera porté à la tête du gouvernement.  S'ensuivent de nombreuses altercations entre les activistes palestiniens et le Tsahal (Forces de défense israélienne regroupant tous les corps d'armée).

 

En 2007, Moshe Katsav, président de l'État d'Israël est accusé de viol d'une subordonnée, il démissionne et est remplacé par Shimon Pérès le 15 juillet 2007.

 

En 2008, Ehud Olmer, premier ministre, est accusé de corruption et doit démissionner.  Il continue les affaire courantes jusqu'aux élections anticipées prévues en 2009.  Le 5 novembre, raid israélien contre les tunnels de ravitaillement du Hamas et tirs le 18 décembre vers Israël et riposte sur les infrastructures du Hamas le 27 décembre, appelée "plomb fondu".

 

En 2009, incursion d'Israël dans la bande de Gaza (1300 morts du Hamas). Le 10 février, élection anticipé

 

Si je me suis permis cette longue énumération d'événements qui créèrent ce « chancre » de notre temps, c'est que je me suis efforcé de rassembler les faits les plus marquants de ce martyrologe contemporain des gens d'Israël depuis que le monde occidental voulut estomper la tache immonde des persécutions religieuses subies par les descendants de ceux que les romains, les premiers, dispersèrent et persécutèrent pendant les deux premiers siècles de notre ère.

 

Nous, les civilisations s'inspirant de la Bible, (chrétiens et musulmans)  avons ce devoir de reconnaître notre «culpabilité historique » envers les descendants d'Israël.  Nous sommes coupable du crime de la diaspora des juifs depuis les persécutions commencées par les Romains et poursuivies ensuite cruellement par le monde occidental jusqu'à nos jours, maculant nos histoires de taches immondes.  Espérons que les générations à venir ne tomberont plus dans de telles abominations.

 

Devant le mur des lamentations de Jérusalem, Jean-Paul II implora le pardon des juifs pour les crimes et les massacres que les chrétiens ont perpétré dans un passé de persécutions religieuses. On ne peut qu'être bouleversé et admiratif devant cette démarche pleine d'humilité, accomplie par un vieil homme, au dos rond, et la main tremblante qui confia sa canne d'infirme à un suivant, et écrivit sur un bout de papier une demande de pardon pour les crimes du passé qu'il glissa humblement dans une fente du mur.


Tardivement, ce monde chrétien,  dans une action du pape Benoît 16 et de notre archevêque de Belgique, s'efforce maintenant de réparer une autre faute de son passé : le silence coupable qui camouflait les agissements abominables de prêtres pédophiles.  A 16 ans, j'ai été moi-même, quand j'étais soigné en Suisse dans un établissement tenus par des religieux,  victime de tentatives d'attouchements de la part d'un prêtre allemand que j'ai pu écarter et dénoncer ce qui ne provoqua cependant aucunes suites.

 

Cet idéal de justice et de respect de la personne humaine auquel chacun rêve est-il pour demain ?  Il est impératif pour l'avenir de l'humanité que le monde que nous allons construire soit animé par des leaders religieux et politiques prêchant la paix, la tolérance, l'amour, le respect de l'enfance et le partage des moyens que nos découvreurs ont rendu surabondants et suffisants pour le bonheur matériel de toute l'humanité.


Timidement maintenant, se dessine un courant de "tolérance religieuse", en Occident, chez  les leaders des grandes religions augurant peut-être d'un changement d'attitude dans leur sectarisme outrancier.


L'analphabétisme n'est pas seul en cause car les « intellectuels » religieux sont pénétrés d'un dogmatisme irrationnel dévié de sa source et je ne peux m'empêcher de « souffrir » quand je les entends dispenser avec conviction un enseignement plus « littéraire » et « technique » que fondamental pour une réalisation harmonieuse de la personne humaine.

 

Je suis avec attention et notations toutes les émissions religieuses et laïques que nos chaînes françaises et belges dispensent abondamment et j'en retire le sentiment d'être en présence d'un immense dialogue de sourd entre des gens qui sont convaincus de leur vérité, accrochés désespérément à de «fausses vérités » ou des enseignements que leurs prédécesseurs ont de bonne foi « gravés dans le bronze » d'un dogmatisme irréversible.

 

Leur interprétation des « messages » est aussi disparate qu'irrationnelle ou invraisemblable à l'éclairage des connaissances actuelles.


A croire que le cerveau humain se compartimente, en fonction du milieu éducatif « philosophique »  dans lequel il est plongé dès sa naissance, en zone de la pensée rationnelle qui lui est autorisée et celle, irrationnelle, de la  « foi ancestrale» (celle du « charbonnier ») avec les erreurs commises et le dogmatisme qui lui sont imposés !

 

A quelles prouesses de casuistique, les théologiens et religieux, enseignants de ces milieux, doivent-ils se livrer en se tordant les méninges pour  fournir les éléments d'un discours cohérent qui tienne tant bien que mal dans le contexte actuel de la connaissance !

 

Quant à ma position, elle se confine à l'évidence, la seule qui résulte d'une analyse systématique des croyances qui ont abouti aux phénomènes de la religiosité : aucunes ne résistent à leur vraisemblance élémentaire.

 

Pour ce qui concerne Israël, il sera important de se pencher avec attendrissement et respect sur son passé et son histoire « transmise », celle qui a enchanté  notre enfance de croyants, en s'attachant à son côté épique, à son merveilleux, ses héros, ses épopées et ses malheurs...

 

Cependant, à la lumière des études historiques les plus sérieuses, il ne reste pas grand chose de tout cela, si ce n'est que bribes et morceaux.  Les scientifiques autorisés sont habilités à confirmer ou infirmer ce que la tradition nous a transmis grâce aux moyens techniques dont ils disposent en matière de datation, de reconstitution de vestiges aussi minimes soient-ils appuyés par les techniques nouvelles en informatique qui permettent des prouesses inouïes en analyse interprétative d'échantillons ou d'empreintes et traces que les fouilles archéologiques découvrent tous les jours.

 

Je continuerai cette intéressante étude en abordant dans le prochain sous-chapitre la relation commentée de ces données historiques ou pseudo-historiques, révélées par la tradition "orale", transmises de bonne foi ou dans des buts d'oppression par les "meneurs religieux" ou les potentats qui ont fait "l'Histoire"