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22/10/2010

Ch. 29.2a - D'où vient la vie ?

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch. 29.2a - D’où vient  la vie ?

 

HARMONIE DE LA VIE.

 

Tendre lagune bleue d’acier,

Amante alanguie de soleil,

Chatte étirée sous les baisers

De la vie qui soudain s’éveille.

 

Tiède de rayons engourdis,

Ton ventre chaud s’est alourdi,

D’atomes, cellules et mers,

Pour enivrer la terre entière.

 

Une algue bleue des océans,

Avide de ciel,  folle d’îles

Préparait un très grand moment :

L’alchimie des chlorophylles.

 

La vie a voulu la douceur,

La vie a voulu les couleurs,

La vie a voulu la chaleur,

La vie a voulu le bonheur.

 

Le soleil lui a tout donné :

 

Le vert de ses prés et ses bois

Le rouge des couchers du soir

Le jaune de ses moissons d’or

Le bleu de son beau ciel d’été

Le blanc de ses neiges éternelles

Et le noir de ses nuits profondes.

 

°°°°°°°

 

{10} La vie et l’intelligence sont  des phénomènes aléatoires peut-être uniques dans l’Univers ou très rares.  Leurs conditions d’existence sont tellement fortuites qu’elles résultent ou du hasard ou de l’intervention d’un pouvoir supérieur.

 

Les infinitésimales cellules, qui sont les constituants de notre corps et de tout les êtres vivants, évoluent instant après instant dans le temps au cours de leur existence, en obéissant à un phénomène de croissance suivi d’un retour à l’inanimé, imposé par une loi fondamentale d’échange continu. (Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme disait déjà Antoine Lavoisier fin du 18 ème siècle).

 

Il est indéniable que la vie a créé un « individu » qui a une existence propre, primaire chez les micro-organisme, ensuite évolué chez les hommes. Le Grand Robert définit le mot individu  (sens biologique) comme suit : Corps organisé vivant d’une existence propre et qui ne saurait être divisé sans être détruit.

 

Aussi l’individu prend place dans son environnement pour y avoir une existence propre pendant une durée de temps limitée.  Devenu matière organique par sa mort, il s’ajoute à la « masse  inerte » qui s’est constituée depuis les premiers unicellulaires, pour devenir lui-même le  « terreau fertile »  des existences futures.  Au cours de sa courte vie, « l’individu » ne cessera de se « nourrir » des autres êtres vivants pour subsister en rejetant les déchets qui en résultent et qui s’ajoutent à ce « terreau » fait d’un mélange de matières organiques et inorganiques.

 

La vie est un « accident » peut-être unique (ou très rare) dans l’univers. Un mécanisme évolutif s’est mis en place par « accident » sur un morceau de « soleil éteint », notre planète terre  (une planète, du grec planetes = errant) orbitant autour de sa «modeste étoile » si insignifiante parmi les milliards d’autres.

 

Nos scientifiques disent que la vie a surgi parce que se sont trouvés rassemblés par le plus grand des hasards, ou par intervention supérieure, les éléments qui lui étaient nécessaires pour démarrer, qu’elle a commencé dans l’eau avec les micro-organismes et une algue (ou un végétal primitif) qui se passaient d'oxygène et cela il y a quelques milliards d'années.

 

{11} L’évolution a poussé ce végétal a dissocier l'oxygène que contenait l'eau. L'aventure de la vie multicellulaire était lancée pour atteindre le degré de complexité que nous lui connaissons aujourd'hui.

 

Cette algue ou ce végétal a entamé ce processus de dissociation de l’oxygène de l’eau parce qu’il obéissait à une loi de poussée évolutive de la matière (rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme)  depuis le départ théorique de l’espace-temps dans « notre » univers qu’on a appelé le Big-bang ou l’explosion initiale.

 

Depuis qu’Einstein l’a exprimé dans sa formule E = mc², on sait que la matière, c’est de l’énergie en devenir et vice versa, rien n’est statique, tout évolue, tout est en mouvement dans l’univers.  Dès l’explosion initiale, il y a création d’un mouvement avec échange de matière et de force vers un autre « devenir ».

 

Sur notre planète « terre », cette poussée évolutive atteindra le paroxysme de son adaptation quand toutes les possibilités de croissance auront été atteintes dans un espace limité, probablement à la suite de grands mouvements géologiques locaux ou planétaires. Ainsi, après les unicellulaires, quand des végétaux du milieu marin se trouvèrent confinés sans possibilités de développement, ou bien ils périrent pour retrouver les stades de la matière inerte ou bien ils s’adaptèrent en se transformant, voire en mutant.

 

Cette « poussée évolutive » ne sera pas seulement due au manque d’espace vital, mais sera favorisée par une quantité de solutions d’adaptation aux multiples problèmes rencontrés dans le milieu marin d’abord, terrestre ensuite, eux-mêmes confrontés à l’explosion de la vie, processus dont le mécanisme est exponentiel.

 

Ces phénomènes ont provoqué les nouveaux règnes :   dans le milieu marin, celui des poissons transformateurs de plancton et de micro-organisme et celui des poissons piscivores transformateurs de leurs propres congénères,  et sur la terre celui des premiers "amphibiens" et ensuite, les herbivores, transformateurs de végétaux et des carnivores, transformateurs d’herbivores.

 

Quant aux origines de la vie, selon des scientifiques sérieux, elle serait apparue sur terre dans des sortes de petits lagons tièdes laissés par des mers calmes, il y a environ 3,5 à 3,8 milliards d’années. C’est dans ces creusets qu’une incroyable alchimie se serait produite : « Il se fait que, sur la terre, un événement d’une très haute improbabilité a eu lieu »  J.Monod dans « Hasard et nécessité » ou pour les croyants, intervention supérieure avec prolongement de « l’individu » dans une autre existence.

 

Cette « prévie » dans des endroits privilégiés se serait retrouvée dans les mers par accident géologique ou par le mouvement des océans.  Les mers chaudes devinrent vraisemblablement le giron des tout premiers unicellulaires. Plusieurs autres hypothèses existent.

 

On connaît la suite : aux unicellulaires ont succédé les pluricellulaires dont un végétal qui contribua à la mise en place du processus chlorophyllien.

 

L’hypothèse d’un monde dont l’origine biologique serait l’ARN (Acide ribonucléique) a la faveur des scientifiques. C’est une molécule que l’on trouve dans pratiquement tous les êtres vivants, y compris certains virus.

 

Il est admis qu’un certain nombre d’événements se sont succédés pour produire la vie : création de molécules organiques simples, ensuite formation de membranes cellulaires et aléatoirement de molécules d’ARN-enzymes capable de se dupliquer, pour être progressivement remplacées par des protéines-enzymes, et enfin l’apparition de l’ADN (Acide désoxyribonucléique), support du génome et des ribosomes constituant l’organisation actuelle des organismes vivants.

 

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07/01/2009

Darwin - Cohérence et déduction

Modeste Toulemonde cherche à comprendre : Partie 6 :  Darwin - Cohérence et Déduction.  Parties précédentes :  (1) E=mc²  (2) D’où vient la vie ?  (3) Infini et  Éternité  (4) Les grands Initiés et le fondamental  (5)  Illusion et  Intelligence.

 

Dans la partie précédente, nous avons abordé ce « long  calvaire des êtres vivants » pour en arriver à ces quelques descendants de « l’homo sapiens »  bénéficiant des avantages des «privilégiés» de civilisations avancées que nous sommes.

 

Nous avons disserté sur « la pensée ».  Comment s’est-elle laborieusement développée chez l’homme pour aboutir aux prouesses intellectuelles des grands penseurs, découvreurs et autres génies du genre humain ?

 

.Une fois de plus, nous nous sommes interrogés sur l’origine de ce processus de construction intellectuelle :  est-elle d’origine divine , « l’Être Supérieur » que révèle toutes les religions ou tout simplement une faculté dominante développée par l’être humain ?

 

Nous allons célébrer le 12 février 2009 la date anniversaire de la naissance, il y a deux cents ans, du génial Darwin.  A cette occasion, le monde intellectuel va s’interroger sur la portée de ses découvertes qui ont apporté une réponse scientifique indiscutable quant aux origines de la vie sur notre planète.

 

Darwin vécut dans un environnement scientifique privilégié :  père médecin intelligent et grand père naturaliste.  D’abord croyant, bien que d’un milieu en majorité non conformiste (père, grand-père et frère libre-penseur) il ne doutait pas de la vérité littérale de la Bible et commencera la théologie anglicane à Cambridge.

 

Cependant, ce furent les observations retirées de son célèbre voyage de cinq ans sur le « Beagle », parti pour cartographier la côte d’Amérique du sud, qui révolutionnèrent ses conceptions philosophiques.

 

Ce voyage lui permit d’étudier les fossiles et la faune de ces régions, notamment ceux des grands tatous (diminution de la taille de l’espèce, première hypothèse évolutionniste).  Ensuite en 1835, aux îles Galapagos, il constatera que plusieurs espèces présentaient des différences importantes suivant leur lieu d’habitat comme la forme du bec des pinsons adaptée à la nourriture suivant le type de graine trouvé, plus tendre ou plus dure.

 

Revenu au pays en 1836, Darwin devint une célébrité scientifique grâce surtout à son père qui rassembla les fonds lui permettant de devenir un homme de science indépendant.  Pendant cette période précédant la publication de son célèbre ouvrage « Origine des espèces », il rassembla une abondante documentation et des arguments scientifiquement probants étayant sa thèse, bouleversant celles des créationnistes majoritaires à l’époque.

 

 Les milieux religieux s’élevant avec vigueur contre ses théories, il subira avec courage leurs sarcasmes et les caricatures de la presse qui le présentaient sous la forme d’un singe. Il était cependant soutenu par les milieux scientifiques.  Tolérant, il laissera à sa propre épouse, anglicane très croyante,  la liberté de ses choix philosophiques. 

 

Darwin exposera dans l’introduction de son fameux livre « Origine des espèces », publié le 22 novembre 1859 une longue argumentation défendant sa théorie de l’évolution.  Prudent, étant donné le « tollé » que sa théorie suscitait dans les milieux croyants,  il évita d’utiliser le mot « évolution » dans son texte de présentation qu’il rédigea habilement comme suit :

 

« Comme il naît beaucoup plus d'individus de chaque espèce qu'il n'en peut survivre, et que, par conséquent, il se produit souvent une lutte pour la vie, il s'ensuit que tout être, s'il varie, même légèrement, d'une manière qui lui est profitable, dans les conditions complexes et quelquefois variables de la vie, aura une meilleure chance pour survivre et ainsi se retrouvera choisi d'une façon naturelle. En raison du principe dominant de l'hérédité, toute variété ainsi choisie aura tendance à se multiplier sous sa forme nouvelle et modifiée. »

 

A titre documentaire, voici quelques exemples d’indices morphologiques de parenté entre les espèces (extrait de Wikipédia - évolution) :

 

- Les baleines, animaux adaptés à la vie aquatique gardent une trace de leurs ancêtres quadrupèdes par la présence d'os vestigials correspondant au bassin(ceinture pelvienne) ;

- Il y a des vestiges de pattes chez certains serpents (boas);

- En observant l'aile d'un oiseau ou d'une chauve-souris, on retrouve aisément la structure osseuse du membre antérieur de tout tétrapode ;

- les défenses à croissance continue des éléphants sont en fait homologues des incisives des autres mammifères, dont l'homme ;

- les appendices masticateurs des arthropodes sont à l'origine des appendices locomoteurs réduits (il en va de même apparemment pour les Onychophores) ;

-  les membres des tétrapodes proviennent des nageoires de poissons ;

- dans le monde végétal, la présence d'une double membrane autour des plastes et la présence d'un ADN circulaire à l'intérieur de ceux ci trahissent une origine endosymbiotique procaryote.

 

Il est intéressant aussi de reproduire un exemple d’évolution à l’échelle du temps humain que des scientifiques ont permis de réaliser : le lézard Podarcis sicula. (extrait de Wikipédia - évolution)

 

Introduit en 1971 par l'équipe du professeur Eviatar Nevo sur l'île dalmate de Prod Mrcaru en mer Adriatique, le lézard Podarcis sicula connu en France sous le nom de « lézard des ruines », y a été abandonné à lui-même durant près de quatre décennies, l'accès à l'île ayant été interdit par les autorités yougoslaves, puis par les conflits liés à l'éclatement de ce pays. En 2004, une équipe scientifique dirigée par Duncan Irschick et Anthony Herrel put revenir sur l'île et découvrit que Podarcis sicula avait évolué en 36 ans, soit environ trente générations, de façon très significative. Le lézard a grandi, sa mâchoire est devenue plus puissante, et surtout il a changé de régime alimentaire : d'insectivore il est devenu herbivore, et des valves sécales sont apparues au niveau des intestins, ce qui lui permet de digérer les herbes... Cette découverte confirme, s'il en était encore besoin, que l'évolution n'est pas une théorie parmi d'autres, mais un phénomène biologique concrètement observable, et pas seulement chez les virus, les bactéries ou les espèces domestiquées.

 

Voir aussi sur la toile : TPE : la théorie de l’évolution, synthèse intelligemment construite par des élèves d’un établissement de Bordeaux, donnant une vue radiographique, spectaculaire et convaincante, de la ressemblance d’un membre antérieur de mammifères aussi différents que ne le sont l’humain, le chat, la baleine (membre inutilisé) ou la chauve-souris.

 

D’autre part, ces mêmes auteurs signalent que Darwin a choisi d’invoquer la sélection artificielle pour illustrer la puissance de la sélection en tant que force évolutive, c’est-à-dire l’élevage par les Humains. Au fil des générations, les Humains ont modifié certaines espèces en sélectionnant des géniteurs ayant  les caractères souhaités. Les plantes et les animaux dont nous nous servons pour nous nourrir n’ont que très peu de ressemblances avec leurs ancêtres sauvages. Les animaux de compagnie montrent particulièrement bien les effets de la sélection naturelle, en effet ceux-ci ayant été élevés pour des raisons plus proches de la fantaisie que de l’utilité. (Darwin lui-même consacra la première partie d’un grand livre – deux volumes publiés – non terminé, cette première partie étant consacrée à « La variation des animaux et des plantes sous l’action de la domestication »)

 

S’avançant plus loin dans ses conclusions, il développa des idées selon lesquelles chez l’homme l’esprit et les cultures ont été élaborés  par la sélection naturelle et sexuelle

 

Aujourd’hui, le darwinisme est admis par toute la communauté scientifique, même si certains détails de la sélection naturelle font encore l’objet de débats. Depuis Darwin, les découvertes en biologie moléculaire ou embryologie ont totalement corroboré les intuitions géniales de Darwin. °Guy Duplat – Libre Belgique du 27/28 décembre 2008°

 

Il y a trente ans, Jacques Monod, en écrivant  « Le hasard et la nécessité » expliquait par les dernières découvertes de la biologie moléculaire l’évolution des espèces et le rôle du hasard dans leurs transformations. °ibidem°

 

Suivant le mot de Laplace, la science n’avait pas besoin de l’hypothèse de Dieu pour expliquer la variété du vivant, y compris l’homme.  °ibidem°

 

Presque chaque jour, on peut voir une des preuves du darwinisme dans la manière avec laquelle les virus et les microbes mutant au hasard, s’adaptent pour mieux résister aux antibiotiques. °ibidem° (surtout dans les hôpitaux).

 

Teilhard de Chardin dont on ne peut douter de la foi chrétienne profonde disait à propos de la théorie de l’évolution qu’elle n’est pas un système  ou une hypothèse mais elle est  « bien plus que cela, une condition générale à la quelle doivent se plier et satisfaire désormais, pour être pensables et vrais, toutes les théories, toutes les hypothèses, tous les systèmes » (rapporté par Guy Duplat de La Libre Belgique tiré d’un entretien avec Jacques Reisse professeur émérite de l’Université libre de Bruxelles et membre de l’Académie Royale de Belgique).

 

On ne peut s’empêcher de noter l’embarras des scientifiques chrétiens et notamment de Bernard Feltz, biologiste, docteur en philosophie et doyen de la faculté de philosophie à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve qui lors d’un entretien avec Guy Duplat de la Libre Belgique plaidait  que

 « l’athéisme méthodologique de la démarche scientifique est parfaitement compatible avec une position théiste éventuelle sur le plan des significations. On peut être scientifique et croyant pour peu qu’on respecte la frontière entre le registre du savoir et celui des significations. »

 

Pour le « Monsieur Toulemonde » que je suis, qui ne s’embarrasse pas de ces subtilités « jésuitiques », les évidences multiples dont je n’ai fait qu’évoquer certains aspects, me suffisent pour affirmer  un athéisme de conviction.

 

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Nous avons vu que « l’être humain », péniblement de génération en génération, a amélioré son intelligence jusqu’à atteindre les performances de ses cerveaux les plus brillants.

 

L’intelligence a franchi des étapes longues et ardues avant de se développer et de parvenir à des niveaux insoupçonnés surtout depuis que les découvreurs n’agissent plus seuls et sont en permanence en contact les uns avec les autres par tous les moyens de transmission dont Internet et la toile.

 

Il est vraisemblable qu’un phénomène de mutation (vraisemblablement accidentel par la voie du hasard) a eu lieu, il y a peut-être plusieurs centaines de milliers d’années, apportant à l’homme en puissance la possibilité de développer son cerveau.

 

Cet accident aussi aléatoire que ne le fut la vie a donné à l’être humain existant actuellement sur notre planète, le potentiel cérébral nécessaire pour atteindre, en tous cas dans sa descendances, les plus hautes performances cérébrales.

 

Le Boshiman est un chasseur-ceuilleur qui est quasiment resté au stade primitif des premiers humanoïdes.  Transféré dans un milieu jouissant de la culture d’une civilisation avancée, il développera tôt ou tard par nécessité le potentiel d’intelligence, non utilisé dans son environnement antérieur.

 

Cette faculté semble tellement inhérente à notre entité humaine, que nous en oublions le « lent et accidentel processus d’évolution » qui a amené certains humains à développer l’outil précieux de l’intelligence dont les limites sont incommensurables.

 

Dans le chant qui suit, j’ai tenu à marquer un  temps d’arrêt pour mieux souligner cette importante faculté de cohérence et de déduction que tout homme cultivé utilise instinctivement d’une manière performante dès qu’il se trouve face à un problème quelconque, sans réaliser la prouesse cérébrale qu’il accomplit.

 

 

HARMONIE DE LA COHERENCE ET DE LA DEDUCTION.

 

Des brumes lourdes noyant ta pensée

Surgissent les timides lucioles

De tes premiers chants et de tes paroles

Que tu lançais le soir, à la veillée.

 

A la gloire des dieux que tu implores,

Tu créeras des tracés bénéfiques

Pour te garder du prédit maléfique

Qui annonçait ton destin et ta mort.

 

Tes refrains se sont alanguis au cœur

Des poètes pour bien chanter l’amour.

Ta raison, chaleureuse douce sœur

Des âmes tristes, s’est bercée de jour.

 

Du grand livre des mondes infinis

Une page de temps s’est échappée

En gémissant sa triste mélopée

D’invocations pour cœurs démunis.

 

Lancinant murmure de la logique,

Lente incantation mathématique,

Ballet des formes et projections,

Refrain de signes et des relations

 

 

°°°°°°°°°

 

 

La cohérence est par définition le rapport logique entre des idées.  Il ne suffit donc pas que l’intelligence émette des idées, crée des concepts,  il faut encore que ceux-ci provoquent un développement logique. D’où l’importance de la cohérence dans une construction qui se veut progressive.

 

Pour être cohérente, une pensée doit être le résultat d’un processus résultant de la connaissance.  Cette connaissance comporte un apprentissage antérieur aboutissant au langage, transmis ensuite par l’écriture. 

 

De rudimentaire, celui-ci devient très élaboré afin d’exprimer des nuances qui permettront de pousser au plus loin une faculté qui s’est particulièrement développée chez l’être intellectuel : le raisonnement.

 

Le raisonnement doit être bien structuré pour être cohérent.  Il s’agit d’un mécanisme mis en place par l’éducation, l’instruction et l’expérience.  L’être humain a généralement besoin d’une petite vingtaine d’années pour maîtriser valablement cette faculté.

 

La déduction est une fonction de l’intelligence.  La déduction déclenche le raisonnement et le raisonnement déclenche la déduction.  Le raisonnement est un processus complexe de l’intelligence qui cherche à construire par la pensée la solution à un problème posé.

 

Comment la déduction et le raisonnement se sont-ils développés dans le cerveau humain ?  On peut affirmer que les plantes ne raisonnent pas et  les animaux non plus. Ils posent cependant des actes et se comportent comme des êtres intelligents.

 

On pourrait dire qu’ils déduisent mécaniquement comme un ordinateur programmé : ils n’inventent pas individuellement comme l’homme. S’ils le font, c’est par accident fortuit qui peut s’inscrire dans leur mémoire génétique et celle de leurs descendants et avec la patience du temps être à la base d’une modification de comportement ou préparer une mutation.

 

Certains animaux placés dans des contextes particuliers ont des comportements intelligents.  Les animaux domestiques, surtout ceux qui vivent en symbiose avec l’être humain, comme le cheval, le chien et le chat ont des comportements dit intelligents : ils arrivent à déduire, à prendre des options « intelligentes » ou « embryonnairement  intelligentes ».  Tout observateur attentif du comportement des animaux domestiques a pu vérifier par lui-même ce phénomène.

 

Que penser de tout cela ?  Nous nous permettrons de développer une théorie en portant notre réflexion sur le long processus de développement du cerveau humain vers l’intelligence qui nous amènera à conclure que l’intelligence est un aboutissement logique du phénomène évolutif de l’ « homo sapiens » placé dans son contexte environnemental. 

 

Elle est en puissance dans la matière comme la cellule, l’atome, les quarks et l’énergie, comme est présente également la vie.  Mais ce n’est pas parce qu’elle est en puissance qu’immanquablement elle se manifestera car l’éclosion de l’intelligence est soumise à  des conditions aussi ténues que celles qui ont présidé à l’éclosion de la vie. 

 

Comment l’être humain est-il devenu intelligent ?  Essayons de remonter aux sources de ce long processus.  Cela a dû commencer quand le premier primate (ou son ancêtre) s’est servi de ses pattes avant pour cueillir un fruit au lieu de le ramasser ou de l’attraper avec la gueule. 

 

Ses descendants ont perfectionné le système en développant leurs doigts pour en faire des outils préhensiles, et puis de mutation en mutation sont devenus d’agiles escaladeurs  de grands arbres.  Ils ont développé de grands et longs bras, des mains et des doigts puissants et habiles :  ils se préparaient  à devenir les ancêtres des humains. 

 

Rappelons nos propos précédents : les grands changements climatiques dus à la fracture du Rift Valley, la désertification des forêts sahariennes et autres misères dont furent gratifiés nos ancêtres arboricoles ont complètement modifié leur biotope :  les arbres sont devenus rares et la savane s’est développée,  les laissant à la merci des grands fauves. (Voir plus loin théorie contestée)

 

Modification aussi des habitudes alimentaires : de frugivores ils deviennent  carnivores, disons plutôt charognards car ils furent d’abord incapables de chasser et de tuer.  Les malheureux  se contentaient des restes abandonnés par les fauves, du moins dans un premier temps ;   par la suite, les plus évolués se sont groupés en bandes d’un certain nombre d’individus, pas plus de vingt à trente pour être efficace.  Ces groupes ont commencé à chasser, les animaux blessés ou les jeunes d’abord  et puis ceux qu’ils attrapaient par ruse et par traque. 

 

C’est donc ce groupe de misérables qui s’est trouvé séparé de son milieu  normal qui deviendra  l’ancêtre probable du  maître absolu de sa planète parce que les circonstances l’ont poussé à l’adaptation pour survivre. 

 

L’ancêtre de l’homme a probablement adopté la position debout parce qu’il avait besoin de ses membres avant pour transporter les morceaux qu’il dérobait aux charognards, mieux outillés  (crocs ou becs et serres) que lui pour arracher les morceaux aux nombreux concurrents qui lui disputaient les restes.

 

La position debout et l’utilisation des bras fut pour l’être humain le début de son évolution vers l’intelligence.  L’étape suivante fut l’association des individus pour traquer les animaux blessés. Certains auteurs pensent aussi que la position debout met davantage le corps à l’abri des rayons du soleil.

 

Les bras, les mains et les doigts devinrent des auxiliaires précieux que les hommes perfectionnèrent de génération en génération.  Le développement de l’intelligence allait de pair avec l’habileté manuelle.

 

L’être humain était tellement fragile que ce fut vraiment par miracle qu’il put résister à un environnement aussi hostile. Il n’en fallut sans doute que quelques-uns qui se cachèrent et vécurent misérablement, adaptant leur digestion et leur organisme aux nourritures les plus diverses et les plus difficiles.  Ce long calvaire fut la meilleure école de l’homme qui n’avait que sa ruse naissante comme seule arme.

 

Les solitaires, même les plus forts, disparurent vraisemblablement.  Seules les bandes qui s’organisèrent furent mieux armées pour affronter les aléas d’un milieu particulièrement inadapté à leur condition. Difficilement, ces bandes affrontèrent les innombrables dangers qui les environnaient et les guettaient.  Plus que jamais, l’homme utilisait ses deux bras qui devenaient les outils indispensables à sa survie.

 

La première manifestation intelligente de l’homme fut sans doute l’utilisation d’un auxiliaire matériel : d’abord un bout de bois pour prolonger le bras.  Comme dans toutes les évolutions de la vie, tout se passa avec lenteur, patiemment, difficilement.  Le geste fut d’abord accidentel, puis se répandit de groupe en groupe, de génération en génération. 

 

Ces premiers balbutiements de l’intelligence furent sans doute suivis d’autres qui apportèrent à l’homme les moyens de compenser sa vulnérabilité.  Cet animal au corps fragile, sans aucune défense, sans armes ni protections naturelles, vécut un pénible et long parcours, se cachant le jour, dérobant quelques piètres nourritures la nuit.

 

Si je me suis étendu si longuement au risque de lasser,  c’est dans le but intentionnel de marquer et d’insister sur la longue, l’impitoyable et indomptable persévérance du temps grâce à laquelle nous sommes là. 

 

 

D’autre part, il est important de signaler que la théorie que je viens de développer a été mise à mal par la découverte en 2002 de Toumaï à 2500 km. à l’ouest du Rift, dans le désert du Djourab au Tchad.  Cependant, le modèle que je me suis plu à développer en m’inspirant de la théorie défendue par Yves Coppens reste valable quant aux effets de l’isolement de petits groupes et l’apparition de la bipédie.

 

Que mon patient lecteur m’excuse de ces détours et redites,  mais je tenais à souligner l’événement important que fut, pour nous, cette mutation du quadrupède frugivore arboricole au bipède omnivore intelligent que nous sommes devenus.

 

Les survivants de ce long calvaire ne durent leur salut qu’au développement d’une adresse manuelle que leur intelligence naissante rendait toujours plus efficace. 

 

C’est ici qu’il faut introduire l’événement le plus important qui s’est produit sur notre planète après la vie, il y a probablement plusieurs centaines de milliers d’années : l’émergence de l’intelligence raisonnée.

 

Cette faculté fut d’abord cérébrale, pensée en image.  Elle fut ensuite traduite en parole grâce à la précision d’un vocabulaire qui se créa dans les groupes pour transmettre des informations, mais aussi des concepts, primaires d’abord, de plus en plus évolués ensuite.   Ces « trouvailles » transmises entre individus favoriseront le dialogue et la contestation, facteurs du progrès.

 

Il est important aussi de souligner que l’homme est avant tout solidaire.  Si la déduction fut d’abord le fait d’un penseur qui agira seul d’une manière  raisonnée, il transmettra ensuite son savoir à des disciples, des écoles, voire maintenant à l’humanité entière par la voie des publications, les chaires des universités et même vulgarisée par transmission hertzienne ou câblée (radio-télévision-internet) .

 

 

 

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12/11/2008

D'où vient la vie ?

Modeste Toulemonde cherche à comprendre :

Partie 1 « E = mc² »  (voir blog précédent ci-après)

Partie 2 « D’où vient  la vie ? »

 

La vie et l’intelligence sont  des phénomènes aléatoires peut-être uniques dans l’Univers ou très rares.  Leurs conditions d’existence sont tellement fortuites qu’elles résultent ou du hasard ou de  l’intervention d’un pouvoir supérieur.

Les infinitésimales cellules, qui sont les constituants de notre corps et de tout les êtres vivants, évoluent instant après instant dans le temps au cours de leur existence, en obéissant à un phénomène de croissance suivi d’un retour à l’inanimé,  imposé par une loi fondamentale d’échange continu. (rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme disait déjà Antoine Lavoisier fin du 18 ème siècle).

Il est indéniable que la vie a créé un « individu » qui a une existence propre, primaire chez les micro-organisme, ensuite évolué chez les hommes. Le Grand Robert définit individu  (sens biologique) comme suit : Corps organisé vivant d’une existence propre et qui ne saurait être divisé sans être détruit.

Aussi l’individu prend place dans son environnement pour y avoir une existence propre pendant une durée de temps limitée.  Devenu matière organique par sa mort, il s’ajoute à la « masse  inerte » qui s’est constituée depuis les premiers unicellulaires, pour devenir lui-même le  « terreau fertile »  des existences futures.  Au cours de son existence, il ne cessera de se « nourrir » des autres êtres vivants pour subsister en rejetant les déchets qui en résultent et qui s’ajoutent à ce « terreau ».

La vie est un « accident » peut-être unique (ou très rare) dans l’univers.  Un mécanisme évolutif s’est mis en place par « accident » sur un morceau de « soleil éteint », notre planète terre  (une planète, du grec planètes = errant) orbitant autour de sa «modeste étoile » si insignifiante parmi les milliards d’autres.

Nos scientifiques disent que la vie a surgi parce que se sont trouvés rassemblés par le plus grand des hasards, ou par intervention supérieure, les éléments qui lui étaient nécessaires pour démarrer, qu’elle a commencé dans l’eau avec les micro-organismes et une algue (ou un végétal primitif) qui se passaient d'oxygène et cela il y a quelques milliards d'années.

L’évolution a poussé ce végétal a dissocier l'oxygène que contenait l'eau.  L'aventure de la vie multicellulaire était lancée pour atteindre le degré de complexité que nous lui connaissons aujourd'hui.

Cette algue ou ce végétal a entamé ce processus de dissociation de l’oxygène de l’eau parce qu’il obéissait à une loi de poussée évolutive de la matière (rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme)  depuis le départ théorique de l’espace-temps dans « notre » univers qu’on a appelé le Big-bang ou l’explosion initiale.

Depuis qu’Einstein l’a exprimé dans sa formule E = mc², on sait que la matière, c’est de l’énergie en devenir et vice versa, rien n’est statique, tout évolue, tout est en mouvement dans l’univers.  Dès l’explosion initiale, il y a création d’un mouvement avec échange de matière et de force vers un autre « devenir ».

Sur notre planète « terre », cette poussée évolutive atteindra le paroxysme de son adaptation quand toutes les possibilités de croissance auront été atteintes dans un espace limité, probablement à la suite de grands mouvements géologiques locaux ou planétaires. Ainsi, après les unicellulaires, quand des végétaux du milieu marin se trouvèrent confinés sans possibilités de développement, ou bien ils périrent pour trouver les stades de la matière inerte ou bien ils s’adaptèrent en se transformant, voire en mutant. 

Ces phénomènes ont vraisemblablement été provoqués par saturation du milieu dans lequel ils se trouvaient, restreint par des événements géologiques, ce qui a provoqué les nouveaux règnes :   dans le milieu marin, les poissons transformateurs de plancton et de micro-organisme et les poissons piscivores transformateurs de leurs propres congénères et sur la terre les herbivores, transformateurs de végétaux et les carnivores, transformateurs d’herbivores.  

Quant aux origines de la vie, selon des scientifiques sérieux, elle serait apparue sur terre dans des sortes de petits lagons tièdes laissés par des mers calmes, il y a environ 3,8 milliards d’années.  C’est dans ces creusets qu’une incroyable alchimie se serait produite : « Il se fait que, sur la terre, un événement d’une très haute improbabilité a eu lieu »  J.Monod dans « Hasard et nécessité » ou pour les croyants, intervention supérieure avec prolongement de « l’individu » dans une autre existence.

Cette « prévie » dans des endroits privilégiés se serait retrouvée dans les mers par accident géologique ou par le mouvement des océans.  Les mers chaudes devinrent vraisemblablement le giron des tout premiers unicellulaires.  On connaît la suite : aux unicellulaires ont succédé les pluricellulaires dont un végétal  qui contribua à la mise en place du processus chlorophyllien.

Si je consulte mes encyclopédies, elles m’apprennent les choses suivantes :

 L’oxygène est contenu dans l’eau (deux atomes d’hydrogène et un d’oxygène). L’air (sec) que nous respirons est formé de molécules composées de 78% d’azote, de 21% d’oxygène et d’1% de gaz rares (argon, néon, hélium, krypton, xénon).

L’évolution biologique a provoqué des processus chimiques de création de molécules telles, outre celles de l’oxygène contenu dans l’air, celles de l’ozone qui lui est complémentaire. 

L’ozone (trois atomes d’oxygène ou O3) est produit par intervention cosmique : une molécule d’oxygène (O2) se dissocie en ses deux composants, qui s’associent chacun à une autre molécule d’oxygène pour former une molécule d’ozone (O3) . L’ozone, présent dans la stratosphère (entre 10 et 50 kilomètres d’altitude), est un filtre qui nous protège des rayons ultra-violet qui tuent la vie aérienne. Cette molécule est apparue il y a 900 millions d’années avec le développement de la vie végétale marine. Personne n’ignore que l’activité humaine peut être responsable de la raréfaction de l’ozone stratosphérique et que les autorités de la planète y sont attentives.

Autre processus chimique :  la photosynthèse qui permet aux végétaux d’assimiler grâce à la lumière le gaz carbonique et de produire des glucides tout en libérant de l’oxygène.  Ce gaz carbonique ou dioxyde de carbone est rejeté en l’absence de lumière, notamment la nuit.

Ces différents phénomènes sont liés à la vie et ont contribué à son explosion en créant la cornue d’éléments divers dans laquelle s’est développé le processus chlorophyllien.  La chlorophylle (du grec chloros : vert et phyllon : feuille) est  un pigment situé dans certaines matières  (chloroplastes) des cellules végétales, pour intercepter l’énergie lumineuse et la convertir en énergie  chimique.  Son spectre  d’absorption du rayonnement lumineux (Ce sont les raies ou plages lumineuses de la lumière visibles dans l’arc-en-ciel) est le vert et c’est dans cette couleur dont la longueur d’onde est moins absorbée que la chlorophylle nous apparaît. 

Que disent encore nos documentations ?

Les êtres vivants, végétaux ou animaux et nous par conséquent sommes composés de divers éléments que nous trouvons dans notre environnement et que nous assimilons  :

l’eau :  est le principal composant de notre corps (65 % pour un adulte moyen) et est essentielle à l’existence de la plupart des êtres vivants.   Les végétaux en sont les plus importants consommateurs en l’absorbant par les racines en grande quantité et en la rejetant par évapotranspiration.

les glucides (sucres), : que l’on trouve dans :  pommes de terre, pain, blé, avoine, maïs, riz, haricots secs, fèves, lentilles, bananes, châtaignes, sucre de canne et de betterave, miel, glucose, confiture, sirops industriels 

 Les protides : d’origine animale = viandes,  poissons, œufs, lait, fromage et d’origine végétale (en  moindre concentration) = légumes secs : haricots secs, lentilles, pois chiches, fèves, graines germées, et les céréales : orge, avoine, blé, riz, pâtes.

les lipides : dont la fonction principale consiste à emmagasiner une quantité d’énergie plus de deux fois supérieure à celle d’un gramme de glucide :  en sont riches les huiles (arachide, olive, tournesol, maïs, soya, colza, noix,) le beurre, la crème fraîche, les margarines et les fruits  gras  (amandes, noix, noisettes, arachides etc.)

les sels minéraux. : ce sont des matières composites inertes formées d'éléments chimiques de base (inorganiques) que l'on retrouve abondamment dans la couche superficielle et sédimentaire de notre globe. Ils représentent 4 % de notre poids.  En dehors des oligo-éléments dont les besoins sont moindres (en grec oligo = peu), ceux dont les besoins sont grands sont : le calcium (dans le lait et les produits laitiers, le jaune d’œuf, les légumes secs) le phosphore (lait et produits laitiers, le jaune d’œuf, le pain et les légumes secs) le sodium  (sel de cuisine, charcuteries, lait, œufs, poissons, viandes, conserves, eaux minérales) le potassium  (fruits (notamment la banane), légumes secs, viandes, poissons, chocolat) le magnésium  (fruits et légumes secs, fruits de mer, chocolat) le fer  (abats surtout le foie, viandes, jaune d’œuf, fruits et légumes secs, chocolat, vin ).

Enfin, il est aussi important de signaler que le carbone est présent partout dans la matière vivante ou ses substrats d'où l'appellation de "cycle du carbone"  et d’en conclure que la composante élémentaire de la vie sur notre planète dépend  essentiellement du carbone et que la pensée intelligente qui en résulte ne se réalise et ne peut s'exprimer autrement que par cette matière qui en est le support et le moyen d'expression.

Si on étudie en profondeur ce cycle du carbone, on est frappé par le caractère très hasardeux  d'une réussite dont nous sommes l'aboutissement.

On peut supposer que d'autres supports existent dans « notre » univers ou dans « l’univers-total » (voir étude précédente : E = mc²) pour exprimer cette pensée intelligente et que nous n’en serions dès lors pas les seuls et uniques dépositaires comme l'affirment de bonne foi et de manière anthropomorphique la plupart des hommes.

Ces autres supports sont-ils possibles ?  Pourquoi pas, rien ne nous permet de prétendre le contraire.

D’autres systèmes que le nôtre, évolutifs également, vivant et se multipliant, occupant un ou des espaces, consommant et développant de l’énergie, sont possibles sinon probables. 

Pourrons-nous entrer en communication avec ces « extra terrestres » ?  Difficilement sans doute, puisque nous n’avons pas les mêmes possibilités de communication et l’handicap de la distance. 

Ont-ils quelque chose qui ressemble à nos sens ?  Probablement que non.  Si il y a quelque chose qui ressemble à la vie, qui évolue, qui occupe des espaces, qui se multiplie et qui connaît l’incroyable et miraculeuse aventure de la pensée humaine, ce « quelque chose » n’a probablement aucune possibilité de communiquer avec nous, à supposer que ses moyens le lui permettent et qu’ils soient à notre portée.

 

 

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HARMONIE DE LA VIE.

 

Tendre lagune bleue d’acier,

Amante alanguie de soleil,

Chatte étirée sous les baisers

De la vie qui soudain s’éveille.


Tiède de rayons engourdis,

Ton ventre chaud s’est alourdi,

D’atomes, cellules et mers,

Pour enivrer la terre entière.

 

Une algue bleue des océans,

Avide de ciel,  folle d’îles

Préparait un très grand moment :

L’alchimie des chlorophylles.

 

La vie a voulu la douceur,

La vie a voulu les couleurs,

La vie a voulu la chaleur,

La vie a voulu le bonheur.

 

 

Le soleil lui a tout donné :

 

Le vert de ses prés et ses bois

Le rouge des couchers du soir

Le jaune de ses moissons d’or

Le bleu de son beau ciel d’été

Le blanc de ses neiges éternelles

Et le noir de ses nuits profondes.

 

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Ceux qui voudraient approfondir ou vérifier ce « condensé » écrit par un modeste profane « Monsieur Toulemonde » pourront consulter la documentation suivante que j’ai utilisée :

 

-          Les différents sites de Wikipédia sur Internet.

-          Les sels minéraux dans  www .pratique.fr

-          Les algues dans http://aquagazel.free.fr

-          Dictionnaire encyclopédique Hachette

-          Universalis

-          L’eau dans le corps humain : http://ac-versailles.fr