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09/11/2010

Ch. 29.4a - Les Grands Initiés.

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch. 29.4 - Les Grands Initiés.

 

Monsieur Toulemonde « penseur en formation » poursuit son étude en abordant  le sujet bien délicat et tant controversé d'un élément « fondamental » à la motivation d'exister : Avons-nous une raison supérieure d'exister ?  Faut-il trouver un sens à notre existence ?

Sommes-nous autre chose qu'une cellule évoluée ?

Il est indispensable dans le contexte du milieu occidental chrétien dans lequel nous évoluons d'écouter en premier lieu :

 

LA VOIX DES GRANDS INITIES


Ils étaient grands, ils étaient forts,

Les femelles offraient leur corps.

Ils étaient les maîtres du feu,

Ils éloignaient le fauve hargneux.


 

Ils étaient chefs, ils étaient beaux,

Les femelles autour en flambeaux

Les autres à leurs pieds les craignaient,

Et couchés, ces autres attendaient.


 

Ils étaient guides, ils étaient science

Les autres en foule les suivaient

Ils apportaient la connaissance

Les autres en masse les vénéraient.


 

Ils leur ont donné Dieu

Pour supporter leurs souffrances

Ils leur ont donné Dieu

Pour combler leurs espérances

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Les plus grands savants, les plus grands penseurs croient en un être supérieur et reculent devant toute autre théorie dans laquelle l'intelligence ne serait pas fondamentale à l'action d'un « Créateur ».

 

Notre univers est-il référentiel ?  C'est-à-dire que c'est par rapport à des données connues et révélées, « des références », que nous construisons notre réel et que nous espérons un  futur après la mort ...  Par tradition religieuse,  je m'interroge,... et je cherche un semblant de réponse...

 

Pour la plupart, ce serait par rapport à des références qui nous sont, ou nous ont été édictées et transmises par les croyances que nous concevons et structurons l'espace dans lequel nous évoluons

 

Pour les théologiens, toutes nos connaissances seraient relatives à ces références révélées qui seraient une manière d'appréhender l'ensemble des connaissances universelles à peine effleurées par nous, les humains, tellement elles sont vastes et insondables.

 

Les croyants des principales religions prétendent que ces connaissances seraient transmises par des « initiés » qui seraient doués de capacités de perception particulières : ce sont ceux qu'on nommer Grands Initiés, c'est-à-dire : Bouddha, Jésus, Mahomet, Confucius, Lao-Tseu, Moïse, etc. ...

 

Cette théorie pourrait faire la part belle aux créations artistiques, littéraires et musicales, ainsi qu'aux écrits révélés qu'ils soient bibliques, coraniques, bouddhiques ou autres qui feraient partie du savoir suprême que des « Initiés » pourraient percevoir et transmettre.

 

Dans cette hypothèse, nous devrions admettre avec beaucoup d'humilité que notre monde intelligent n'est qu'une infime partie de ce tout de la connaissance, essentiellement structurée statique, éternelle et infinie en partie révélée par les « Grands Initiés »

 

L'être supérieur existerait en tant que celui qu'on a appelé Dieu, au-dessus de tout, maître de tout.  Il existerait en tant qu'infini dans lequel nous trouvons une place évolutive, dépendant  de l'espace-temps,... Ce Dieu nous attendrait dans un autre espace qui nous serait réservé après notre mort physique, dans lequel nous serait accordé le bonheur suprême que nous recherchons...

 

Cet autre espace n'aurait ni passé, ni présent, ni futur.  Il serait hors du temps.... Nous occuperions totalement cet espace ... Nous rejoindrions  Dieu dans la « béatitude de son éternité « statique ».


Toute autre hypothèse dans laquelle l'être supérieur aurait une existence propre est difficile à concevoir, car elle impliquerait une condition d'existence pareille à la nôtre qui lui permettrait d'intervenir dans notre destinée, comme  « Notre Père », « Notre Frère » ... (pour les chrétiens) ou juge suprême et permanent de nos actes pendant notre vie terrestre ... conditionnant notre vie future dans l'au-delà ... (pour tous les croyants du Livre)

 

Toutes les religions professent que c'est l'être supérieur qui est à l'origine de l'espace-temps.  Dans la genèse des croyants « du Livre », l'Être suprême ( Dieu, Jéhovah ou Allah) n'a pas de début ni de fin, il est « éternel » : il existe dans son temps éternel et occupe tout l'espace. (Dieu est partout disait-on dans mon enfance.)

 

Dieu n'a pas besoin des hommes, puisqu'IL EST TOUT ... Pourquoi l'aurait-t-Il créé dans sa complexité d'animal évolué intelligent, mais si peu responsable de son milieu, de sa destinée, de son temps... de ses capacités intellectuelles ... ?

 

D'autre part,  si Dieu est la plénitude totale, que vient faire l'homme dans cet état ? Comment justifier que « Dieu a besoin des hommes » ? Théoriquement la situation de Dieu ne nécessite rien, pas plus l'homme et son intelligence, puisque Dieu est total et surtout qu' « Il » n'a pas à être accompli : c'est un raisonnement de « créature » qui suppose que le « créateur » a besoin de Lui.

 

C'est la pensée, le raisonnement, étayés par la connaissance qui donnent un sens à notre monde, mais jusqu'à preuve du contraire à notre monde terrestre seul. Nos religions nous poussent à croire que nous sommes le centre de l'univers et qu'il n'existe que pour nous : c'est ce qu'on appelle de l'anthropocentrisme.

 

D'autre part, dans ma tentative de recherche de ma raison d'exister, je me pose aussi la question de savoir le pourquoi de ce qui est.  « Être ou ne pas être, là est la question » disait Hamlet, un crâne dans les mains.  Nous pourrions compléter et préciser : être un être intelligent inspiré ou non, là est la question !

 

C'est ce qui me pousse, à ce stade de mon cheminement dans l'inexplicable, à vouloir dépasser cet entendement.  Je voudrais transcender la matière qui m'a organisé et qui m'a fait, en me munissant d'un cerveau qui raisonne, qui pense, qui déduit, qui cherche, qui veut comprendre....  J'aimerais croire à cette « pensée », et la trouver hors de cette matière faite d'énergie qui a fabriqué mon intelligence.

 

J'aimerais m'échapper de cette prison de "l'espace-temps" pour trouver « l'Esprit » s'Il existe et entrer en relation avec lui.  Mais je sais que c'est impossible même si les grands croyants prétendent le faire : ils restent prisonniers de leur condition humaine et d'un cerveau qui fonctionne avec les seules références qui proviennent des croyances de leur milieu.

 

Si je me mets à raisonner, à penser, il m'est difficile de le faire d'une manière autre que dans un contexte de durée... Si je construis un raisonnement, il devra débuter et ensuite se poursuivre dans un contexte de temps. De même les hypothèses ne pourront être bâties que dans un contexte de situation dans l'espace.  Si nous définissons  le temps, nous ne pouvons le construire que dans l'espace.

 

Et on ne peut que les associer en «espace-temps » avec un début.  Aussi petit soit-il, l'espace a débuté et avec lui le temps. Si l'espace a débuté, il a créé un mouvement de durée, c'est-à-dire de temps.  L'espace et le temps sont progressifs : ils débutent et en principe finissent.

 

Mais alors, éternelle question : qu'y avait-il avant ?  La seule réponse  valable : rien !  Notre entendement humain devra se rendre à l'évidence.   Rien ou le néant absolu n'existe pas, si ce n'est dans notre vocabulaire....


Nous devrons dès lors admettre que quelque chose d'inexprimable existe qui occupe tout l'espace et tout le temps, que nous devons accepter sans comprendre parce qu'il ne répond à aucune de nos lois.  C'est vraisemblablement par anthropomorphisme que nous en avons fait un Dieu ou des dieux, soumis à certaines de nos lois spatio-temporelles.

 

Bien qu'une hypothèse soit permise que j'ai déjà évoquée plus haut : celle d'un univers total de connaissance totale, absolument statique. Ce serait, en quelque sorte, le Dieu de la genèse. Mais alors le temps n'existerait pas et ne pourrait exister sauf si Dieu le créait. Pourquoi le créerait-il s'Il est l'univers total de la connaissance totale et infinie ?

 

Pourquoi  « inventer » l'homme dans le temps et sa misérable intelligence ?   Pourquoi lui imposer un parcours qui dépend de sa « chance » et si peu de son mérite et de ses responsabilités ?  Pour de toute façon se retrouver dans cet espace total, cet absolu de tout que seul notre cerveau de mammifère intelligent a imaginé avec son mécanisme de pensée.

 

Dans ce cul-de-sac de mes pensées, je me suis retranché derrière la seule théorie que ma logique voulait bien admettre : L'univers (ou l'univers-total) obéit à une seule loi qui est d'ailleurs celle de tous ses composants bien définie par Einstein  (E=mc²).  L'univers c'est avant tout de l'énergie en perpétuel mouvement sans origine et sans fin.


Dans le papier suivant, je me permettrai d'aller plus loin au cœur du problème en « évoquant » le « fondamental » tout en abordant certaines théories que le penseur qui s'interroge, s'est autorisé à investiguer pour y voir plus clair ... J'effleurerai des théories qui évoquent de nouvelles dimensions : les super-cordes, les branes, le théorie M...

 

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01/06/2010

Ch. 25 a - A la recherche de l'origine des croyances

&

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 25 a - Richesse et pouvoir du milieu.

 

A ce stade de mon cheminement dans ce livre, je me sens forcé de livrer à celui qui me suit toujours le détail de l’aventure intellectuelle de recherche que j’ai entreprise en tentant, à la lumière des connaissances actuelles, de trouver la source de nos croyances et leur logique dans un débat qui se veut rationnel.

 

Pour bien se situer, rappelons d’abord la synthèse des définitions philosophiques de la conscience que nous nous sommes permis d’établir en commençant le chapitre précédent :

 

La conscience est la connaissance intuitive ou réflexive que nous avons de nous-même et de l’environnement extérieur qui nous permet de juger de notre existence et d’affirmer notre individualité.

 

Cette définition en appelle une autre, morale celle-là, que les dictionnaires ne manquent pas de souligner :

 

- sentiment par lequel l’être humain juge de la  moralité  de ses actions. (Hachette).

- Faculté qui pousse à porter un jugement de valeur sur ses propres actes. ( Larousse).

- Témoignage ou jugement secret de l’âme, qui donne l’approbation aux actions bonnes et qui fait reproche des mauvaises ; ou, autrement, mode d’émotion de l’ensemble des instincts bienveillants et désintéressés, ensemble qui porte aussi le nom de sens moral. (Littré).

- Connaissance intuitive par l’être humain de ce qui est bien et mal, et qui le pousse à porter des jugements de valeur morale sur ses propres actes ; personnalité humaine sur le plan de cette connaissance morale (Robert)

 

Les dictionnaires évoquent le « sens moral » et « la morale » qu’il serait bon aussi de bien définir ou cerner.

 

Pour Hachette, le « sens moral » sera la faculté de discerner le bien du mal en conformité avec les règles de la conduite sociale ou avec ce qui est tenu pour bon ou édifiant, quant à « la morale » ce sera l’ensemble des principes de jugement de conduite qui s’imposent à la conscience individuelle ou collective comme fondé sur les impératifs du bien ; de même que cet ensemble érigé en doctrine.

 

Quant à Littré, « la morale » est l’ensemble des règles qui doivent diriger l’activité libre de l’homme : d’une part démontrer que l’homme a des devoirs, des obligations et d’autre part les répandre.

 

Enfin pour Robert, le « sens moral » c’est la vie conforme aux préceptes de « la morale », qui est l’ensemble des règles de conduites considérées comme valables de façon absolue.

 

Notre civilisation occidentale est pénétrée de « la morale » chrétienne. Que nous le voulions ou non, notre monde moderne porte ses jugements de valeur en fonction de l’idéologie chrétienne basée sur l’altruisme actif qui devient un devoir.

 

Cependant, ce devoir des occidentaux les conduira à créer les missions chrétiennes d’évangélisation avec, dans le passé, les effets pervers des persécutions religieuses, de l’inquisition et de l’oppression dictatoriale des potentats qui se prétendaient les défenseurs de doctrines qui assuraient par ailleurs leur hégémonie.

 

En dehors de la liberté et de l’égalité, la fraternité ou la solidarité que les chrétiens appellent l’amour des autres, est un des grands principes inscrits en lettres de feu dans la charte des droits de l’homme, fruit de la révolution française de 1789 et davantage précisé et confirmé dans la déclaration universelle des Droits de l’Homme, approuvée par l’assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, ainsi que dans la Convention européenne des Droits de l’Homme du 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953.

 

Léon XIII par son encyclique « Rerum novarum », publiée en 1891, proclama le droit des travailleurs, en recommandant aux états d’édicter des lois les protégeant, à contre-courant d’un libéralisme économique en vogue à l’époque qui prônait la « libre entreprise ».

 

Ce pape « social » s’efforçait ainsi de couper l’herbe sous le pied du socialisme-communisme de l’époque qui trouvait sa clientèle électorale dans des milieux déshérités de plus en plus exploités par les profiteurs du capitalisme industriel.


Ce pape « éclairé » affirmait cependant que la propriété privée restait un fondement et un droit naturel de l’homme. Il s’élevait contre « la misère imméritée des travailleurs » et affirmait le droit de l’Eglise et de l’Etat à intervenir pour imposer la justice sociale.

 

{3} Le monde protestant, réformateur de l’église catholique romaine, divisé en ses multiples interprétations du message évangélique, fut évidemment incapable d’intervenir avec l’autorité d’une seule voix dans ce combat politico-social qui caractérisa le siècle dernier.

 

A ce stade-ci de mon étude, je me suis penché longuement sur ces courants religieux qui ont bouleversé douloureusement et fondamentalement depuis près de cinq cents ans l’histoire du monde occidental.

 

{4} L’impérialisme religieux marqua ces époques d’une l’empreinte cruelle d’intolérance et de persécution, provoquant des migrations massives de population vers des cieux plus accueillants. (L’édit de Nantes provoqua l’exode sous Louis XIV de plus de deux cent mille protestants).

 

{5} Le monde musulman quant à lui, en perte de vitesse par rapport à ces courants, restera marqué par un archaïsme qu’entretinrent leurs « puissants » des différentes époques.

 

Pour autant qu’on accepte le fait historique, Mahomet s’érigea en prophète du Dieu unique proclamé dans le Coran comme l’Unique annoncé par Abraham, Moïse et Jésus et promut l’expansionnisme musulman qui se répandit dans le bassin méditerranéen et une partie de l’Asie.

 

Ces religions plongèrent leurs racines dans le riche terreau biblique du judaïsme et s’inspirèrent de sa morale humaniste (au sens philosophique).

 

Ces trois croyances ont en commun un même messager : l’ange (ou l’archange) Gabriel (de l’hébreu : homme de Dieu). C’est lui qui explique aux juifs le sens des visions de Daniel (Livre de Daniel ch. 8.16) ; aux chrétiens, il annonce la mission de Jean-Baptiste à Zacharie (évangile de Luc ch.1.11) la naissance de Jésus à Marie (ibidem ch.1.26), et aux bergers (ibidem ch. 2.8) quant aux musulmans, c’est lui qui transmettra à Mahomet la parole de Dieu (Allah), dans la caverne d’Hira, sur le mont Hour (Le Coran II 97-98).

 

{6} Les autres philosophies ou pratiques religieuses du reste du monde (Hindouisme, Bouddhisme, Shintoïsme, Confucianisme…) prônent en général l’altruisme passif dans lequel le sentiment de solidarité s’arrête au respect et à la considération de l’autre, cette action étant essentielle à l’élévation personnelle.

 

Aucun prosélytisme pour eux. Il n’est donc pas question « d’aller enseigner les nations en les baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit » comme l’enseignent saint Paul et les Evangélistes, ni d’aller aux extrêmes comme l’extermination des infidèles que certains croyants musulmans dont le terroriste Ben Laden pensent trouver dans les sourates du Coran.

 

Qu’on le veuille ou non, les valeurs chrétiennes sont la base des principes que le monde de demain se prépare à ériger en charte fondamentale de sa moralité essentielle.

 

{7} Ces valeurs sont d’ailleurs les branches d’un arbre qui se sont nourries de la sève de la bible comme l’a également fait Mahomet et ceux qui ont écrit le Coran au septième siècle.

 

Il ne faut pas oublier qu’à l’origine, le coran fut écrit pour donner aux orientaux du bassin méditerranéen une réponse à leur besoin de divinité que ne leur apportaient pas les juifs et les chrétiens qu’ils fréquentaient.

 

Les juifs étaient renfermés sur eux-mêmes et trop exclusifs pour attirer les bédouins des déserts du Moyen-Orient et les chrétiens étaient trop enfoncés dans leurs débats théologiques « byzantins » sur la trinité pour offrir une réponse valable aux tribus nomades des déserts d’Arabie.

 

Il est intéressant de situer historiquement l’époque qui suscita Mahomet et le Coran par le rappel de quelques dates historiques qui se trouvent aux alentours des événements supposés selon la tradition islamique de la naissance (570) et de la mort du prophète (632).

 

Les Mérovingiens s’étaient partagé la Gaule : l’Austrasie (l’est de la France, la Belgique et les régions rhénanes), la Burgonde (la Bourgogne et l’Orléanais au centre de la France) et la Neustrie (nord-ouest de la France sans la Bretagne). Dagobert 1er (descendant de Clovis, juste avant l’époque des « rois fainéants » et des « maires du palais ») régna sur la Neustrie de 628 à 639 et entretint de bonnes relations avec Byzance et l’orient.

 

Les empereurs de Byzance (ex empire romain d’Orient) furent Maurice (582-602), Phocas (602-610), et Héraclius (610-641). Celui-ci combattit Kosroès II, roi des Perses qui, à l’apogée de sa puissance, avait pris Antioche en 610 et Jérusalem en 614 (Héraclius ramènera la Sainte Croix en la portant sur ses épaules jusqu’à l’église du Saint Sépulcre de Jérusalem). Les papes de ces époques étaient Boniface V (619-625) et Honorius I (615-638), ce dernier s’efforcera d’apaiser les tensions existantes dans les écoles théologiques byzantines (recherche d’un compromis entre orthodoxes et monophysites qui rejettent la nature humaine du Christ)

 

Comme Jésus et les apôtres tombèrent à point nommé dans le contexte décadent d’un empire romain usé, insatisfait de son polythéisme peu rassurant, Mahomet se pointa lui aussi au bon moment - à une époque d’un long déclin de la pensée occidentale - en plein désert dans la halte caravanière de La Mecque, lieu de rencontres des tribus bédouines depuis l’antiquité et lieu de pèlerinage polythéiste, où se développait lentement un courant monothéiste que rapportaient les caravaniers qui s’y arrêtaient et qui était vraisemblablement alimenté par les voyageurs juifs et chrétiens qui passaient et même s’installaient dans ces lieux de prière.

 

La tradition musulmane rapporte que Mahomet, orphelin de naissance, fut recueilli et élevé par un oncle qui en fit un berger puis un caravanier jusqu’à ce qu’il entrât au service de Khadîdja, une veuve riche, quinze ans plus âgée que lui, organisatrice de caravanes marchandes qu’il épousera (il avait 25 ans) et dont il aura sept enfants : trois fils, morts en bas âge et quatre filles dont la plus jeune, Fatima, assurera la descendance reconnue du prophète en épousant Ali, un cousin de celui-ci.

 

Au temps où il était l’employé de sa future épouse, Mahomet avait mission de voyager pour elle dans différentes régions de l’Arabie. C’est dans ce creuset de pensée véhiculée par le nomadisme qu’il prit conscience de la vérité d’un Dieu unique, créateur de toutes choses, omnipotent et omniscient : il se retira dans la grotte Hira du mont Hour pour y réfléchir et méditer.

 

Dans cette retraite, il eut d’abord des songes qui devinrent bien vite des visions dans lesquelles l’archange Gabriel lui apparaissait et lui révélait la « parole de Dieu » avec mission de la transmettre aux hommes.

 

Ces révélations très altruistes et égalitaires ne plurent pas aux riches de sa région qui ne tenaient pas à perdre des privilèges leur assurant confort et fortune, aussi Mahomet fut-il persécuté, ce qui le força à se réfugier en 622 (qui deviendra l’an un de l’hégire ou l’ère musulmane) avec ses disciples à Yatrib, rebaptisée plus tard Médine (la ville du prophète).

 

Pendant les dix années qui précédèrent l’hégire, fut transmise oralement à Mahomet la parole d’Allah qui ne fut que très partiellement écrite.

 

Prophétique et « incréée » (non créée par les hommes), aux dires des successeurs du « messager », elle fut une fois pour toutes « gravée dans le bronze » et imposée par Uthman (644 à 656), troisième calife (titre des dirigeants spirituels et temporels de l’Islam à partir de 632) qui chargea des sages d’écrire les cent quatorze chapitres (sourates) du Coran en les subdivisant en versets (ayats), « s’inspirant librement » de la tradition orale et écrite véhiculée alors, tout en s’empressant d’en faire détruire toutes traces précédentes afin d’éviter les contestations.

 

Suivant les études les plus sérieuses, les écrits du Coran actuel suivraient toujours mot pour mot et lettre ces « copies » d’Uthman, nommée « al-rasm al-uthmani » et il en existerait encore une copie à Istanbul et une autre à Tachkent.

 

Quant aux traces historiques des faits, suivant Universalis (Maxime Rodinsin), il apparaît que les biographies les plus anciennes du prophète dateraient du début du IX siècle, soit deux siècles après les événements et proviendraient de diverses sources écrites ou orales dont nous n’avons aucune garantie en ce qui concerne la fidélité de leur transmission.

 

En me référant aux commentaires du texte rédigé par Denise Masson dans sa traduction du Coran, édition 1980, j’apprends que vraisemblablement Mahomet ne savait pas écrire et qu’il se contentait de répéter les paroles entendues, les premiers croyants les recueillant de sa bouche et les mémorisant ou les notant avec une sorte de « steno », aide-mémoire personnel, qu’ils étaient les seuls à pouvoir déchiffrer et qui fut longtemps en usage par les récitants pour se rappeler leur contenu.

 

D’autre part, Denise Masson, définit trois étapes préparant sa rédaction définitive : 1. La récitation de mémoire 2. La fixation par écrit des textes, sur des matériaux de fortune (omoplate de chameaux, cuir etc.) 3. La réunion en un recueil des éléments épars au temps du calife Uthman.

 

Aucune certitude absolue quant à l’origine et aux auteurs de ces écrits dans ces conditions, comme pour la Bible (du moins dans sa plus importante partie) et les évangiles qui furent écrits 40 à 70 ans après les faits, ce qui est contesté par la plupart des historiens qui situent la transcription « améliorée » de la plupart des textes du nouveau testament beaucoup plus tard, au quatrième siècle.

 

Il est intéressant de souligner l’influence du « Livre » sur l’Islam en signalant que les prophètes repris dans le Coran proviennent en majorité de l'Ancien et du Nouveau Testament : Adam, Hénoch, Noé, Abraham, Loth, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Job, Moïse, Aaron, Ézéchiel, David, Salomon, Élie, Élisée, Jonas (Ancien Testament) Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus (Nouveau Testament), Hûd, Sâlith, Jethro et Mahomet (Coran).

 

{8} D’autre part, il est significatif de relever la place importante qu’occupent Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus et Marie, principaux acteurs des évangiles dans le texte coranique qui en parle abondamment et avec précisions de détail à la sourate III : Zacharie est le père de Jean-Baptiste qui baptisa Jésus au Jourdain, son épouse s’appelait Élisabeth, une cousine de Marie, mère de Jésus. Il avait 90 ans et son épouse était stérile, mais l’ange Gabriel lui annonça qu’ils auraient un enfant auquel ils devraient donner le nom de Jean, inconnu en ce temps là. Le coran raconte qu’il s’occupait de Marie et, lors de ses visites, la trouvait avec une grande quantité de nourriture envoyée par le Très-Haut - Le Coran parle aussi du père de Marie, Imran, (Joachim dans l’évangile de Jacques non reconnu par l’Église) et de Anne, la mère de Marie, alors que les quatre évangiles n’en parleront jamais. Pour le coran, ce seront des anges qui annonceront à Marie qu’elle serait la mère de Jésus, sans spécifier l’ange Gabriel.

 

En ce qui concerne l’Église catholique, il semblerait que ce serait Eusèbe de Césarée (265 à 340), évêque de Césarée, panégyriste de l’empereur romain Constantin, converti au christianisme qui, aidé de copistes, l’aurait fondée en écrivant la première « histoire de l’Eglise » et aurait même « inventé » la liste des premiers évêques de Rome, considérés par la suite comme premiers papes.

 

Peut-on admettre, dès lors, que les faits se soient passés et que les auteurs des quatre évangiles, des épîtres et des actes des apôtres aient bien existé et qu’ils aient bien été écrits, les témoignages rapportés et retrouvés étant très postérieurs aux faits ?

 

Des centaines de pages que j’ai consultées, allant de la TOB (traduction œcuménique de la Bible) aux diverses études sur Flavius Joseph (seul historien juif de l’époque), aux travaux historiques sur les évangiles, les apôtres, leurs épîtres, le christianisme, Marie et l’assomption, le célibat religieux, le Saint-esprit, et certaines encycliques, j’ai retiré le sentiment de me trouver devant un écheveau dont je ne retrouverais jamais le fil conducteur.

 

En dehors de Flavius Josèphe, seul  « historien juif »  partisan partial  du pouvoir romain qui a peut-être évoqué Jésus dans quelques phrases de son énorme apologie du judaïsme en vingt livres (son texte aurait été « complété », en commettant l’erreur qu’un juif n’aurait jamais faite, d’utiliser l’appellation de « Messie », puisqu'ils l'attendent toujours, on ne trouve pas de traces historiques valables des faits, à part quelques textes douteux vraisemblablement « ajoutés ».

 

{10} Parallèlement, je me suis penché sur Qumram, les esséniens et les travaux sur les écrits de la mer morte. Il m’en est resté finalement le sentiment que l’origine historique du christianisme était fort incertaine.

 

Début 1947, un jeune bédouin a découvert dans une grotte des pentes rocheuses de Qumram, sur la rive ouest de la mer morte, dans des jarres, des manuscrits sur des rouleaux de cuir, qui se sont révélés par la suite, être une des découvertes historiques les plus sensationnelles de notre époque.

 

Par la suite, l’exploration d’une dizaine d’autres grottes permit de mettre au jour d’autres documents ou fragments que vraisemblablement des Esséniens (secte juive du deuxième siècle avant J.-C. au premier de notre ère) avaient vraisemblablement sauvés des persécutions romaines dont ils étaient les victimes. Une douzaine de ces rouleaux étaient à peu près complets et notamment celui d’Isaïe, dans la grotte 1 qui mesure 7,34 m de long. °source : Enc. Universalis – Qumran – R.Van Eigem°

 

{11} On peut cependant en bonne logique en déduire que le christianisme pourrait y avoir trouvé ses origines littéraires, ses rédacteurs qui avaient certes connaissance de cette « bibliothèque » essénienne, l’auraient abondamment consultée, puis utilisée jusqu’à y ranger leurs propres écrits. Cette hypothèse renforcerait la version d’une origine essénienne au catholicisme ou, en tout cas, d’une connivence avec les auteurs chrétiens.

 

Suscité par mes interrogations, le sentiment d’une origine mythique à nos croyances commençait tout doucement à s’installer en mon subconscient.

 

Aussi je me suis plongé pendant des semaines sur toute la documentation que me fournissait en abondance mon « encyclopédia universalis » qui, à défaut de me satisfaire, me renvoyait à la « toile » et à sa profusion infernale et ambiguë d’informations sérieuses ou farfelues sur les croyances, religions, mythes, légendes ou autres études dans le domaine.

 

Je me suis ainsi constitué une documentation de près d’un millier de pages, amassées dans les mémoires de mon portable ou dans un dossier tellement engorgé qu’il s’affale maintenant dans le rayon où je l’ai rangé.

 

A la suite de cette «aventure intellectuelle », je vais me permettre de livrer à mon toujours si patient et sans doute compatissant lecteur, la synthèse que mes pauvres méninges se sont efforcées de construire tout en lui demandant de pardonner son orientation sans doute tendancieuse, mais loyale devant des évidences. (Voir sous-chapitre suivant).

 

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16/04/2010

Ch. 22 r2 - La Bible

&

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère à la fin de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

 

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 25 pages, deux fois par semaine.

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les pages du texte

pour en avoir un « aperçu » peuvent utiliser le curseur

qui fera défiler les repères entre petites accolades  { }

situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

suivant les repères { } situés en début de chapitre.

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(Ceux qui désirent consulter la table complète des matière et des repères cliqueront sur DOSSIER (à droite - en dessous) : TABLE DES MATIÈRES ET REPÈRES.

 

AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 

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Ch.22 r2 - La Bible

 

Pour bien cerner l'objectif de mon étude, qui est centrée sur l'analyse objective des fondements historiques de nos croyances, j'ai cru nécessaire de rechercher les origines locales de celles-ci.

 

A cet effet, j'ai repris ci-après l'essentiel de ce que les paléontologues, minéralogistes, historiens et archéologues ont découvert concernant  l'histoire des humains dans ces régions (la Palestine), berceau de nos religions.

 

Les fouilles situent au « paléolithique inférieur » la première trace de l'hominidé dans la vallée du Jourdain, il y a plus d'un million d'année et sa fréquentation des grottes à « l'acheuléen supérieur » ; l'homme de Galilée datant d'environ 140.000 ans.

 

Entre le XIe et le IXe millénaire avant J.-C. se développe la civilisation  natoufienne (sans doute nomade) en deux groupes : les ancêtres des peuples de type eurafricain (Palestine, Irak, Iran et Anatolie) et l'ancêtre des proto-méditérranéens.

 

Au  IXe millénaire av. J.-C. des peuplades néolithiques domestiquent plantes et animaux et se sédentarisent en pratiquant agriculture et élevage (outillage en os et mobilier en pierre).

 

Dès le VIIIe millénaire, la ville de Jéricho constitue une des plus anciennes cités du monde. Au VIIe millénaire, apparition de la céramique et autres formes d'artisanat.

 

Le VIe et la première moitié du Ve millénaire sont mal connus. (Peut être dû à des déplacements de population pour raisons climatiques.)

 

A la fin du Ve millénaire et le IVe, apparition de la civilisation cananéenne organisée en cités-états (osmose entre agriculteurs sédentaires et pasteurs semi-nomades). Les techniques de la métallurgie et du travail de l'ivoire arrivent du nord.  Influence de l'Égypte à travers le désert du Sinaï (utilisation du bovidé comme animal de bât pour franchir les deux cents kilomètres qui séparent la région du delta du Nil).

 

Vient alors la période cananéenne que les historiens situent du début du IIIe millénaire avant J.-C. à la fin du XXIIIe siècle avant J.-C.


Au sortir du IIIe millénaire av. J.-C. des populations semi-nomades franchissent le Jourdain et pénètrent en Palestine, provoquant l'effondrement de la structure socio-économique élevage-agriculture pour n'en revenir qu'à l'élevage.


Pendant cette période ont lieu d'intenses déplacements depuis la Mésopotamie et l'Égypte et agitation interne en prélude à l'invasion Hyksos de l'Égypte (Sémites cananéen et Amorrites de Palestine, éleveurs et marchands pilleurs nomades qui atteindront un niveau de civilisation remarquable sous l'autorité de roitelets sans cesse en guerre les uns contre les autres - on a retrouvé des vestiges de spacieuses demeures, ainsi que des poteries noires lustrées serties de décor en pâte de calcaire blanche, bijoux et armes ainsi que la création de la teinture pourpre)

 

Vers 1850 av. J.-C. Ascalon est capitale d'un royaume cananéen avec un port sur la mer méditerranée.  Le pharaon Amosis, fondateur de la XVIIIe dynastie s'empara d'Avaris, capitale des Hyksos qu'il  pourchassa jusqu'en Asie (les  Égyptiens domineront la Palestine pendant trois siècles et demi)


Âge du bronze récent - 1550 à - 1200 av.  J.-C.

 

Effondrement de la civilisation cananéenne vers  -1200 et avènement de l'âge du fer (les données archéologiques brossent un tableau radicalement différent du récit biblique sur beaucoup de points.  On n'y retrouve pas certains éléments familiers (la monarchie unie de David et Salomon par exemple, ou la guerre de David contre les Philistins)

 

A ce sujet, il est intéressant de relever quelques points de désaccord ou d'anachronisme signalés par les historiens.  Je me suis référé pour cela aux études trouvées sur le site de Wikipédia et principalement celle intitulée « La Bible dévoilée - Les nouvelles révélations de l'archéologie » qui ouvre à la controverse les assertions des israéliens, Israël Finkelstein et Asher Silberman, deux scientifiques reconnus (Bayard, 432 pages, 2002),  ouvrage qui a été suivi d'un autre sur David et Salomon « les rois sacrés de la Bible »  (Bayard 2006)  qui ont eu un grand retentissement à tel point qu'un film fut produit et diffusé sur Arte et France 2 (éditions Montparnasse - février 2006). J'ai moi-même procédé à de longues investigations dans toute la documentation que je possède et ai rassemblée depuis 50 ans.

 

J'y ai  relevé les quelques point suivants qui interpellent :

- L'histoire des Patriarches parlent de chameaux transportant des marchandises alors que leur domestication date de beaucoup plus tard.

- Selon le récit biblique,  600.000 juifs se seraient enfuis d'Égypte dont la population, à cette époque est estimée à 2.800.000 personnes.  Pareil départ (si le chiffre de 600.000 est vraisemblable) aurait dû être évoqué dans l'histoire égyptienne.

- Il n'existe pas de traces archéologiques de Moïse, ni d'allusion à son existence, en dehors du récit biblique que ce soit en Égypte ou en Palestine, alors que l'on parle abondamment des principaux notables de l'entourage des pharaons.

- Les indications données par le récit biblique permet d'estimer l'Exode aux alentours de 1450 av. J.-C. ; or à cette date la Palestine est sous le contrôle militaire égyptien avec garnisons ce qui rend impossible la conquête de Canaan par les Hébreux, ainsi que le relate la Bible.  Cette domination égyptienne ne disparaîtra que 150 ans plus tard et la première mention d'Israélites n'apparaîtra que 100 ans après sur la stèle de Mérenptah dont la date est confirmée par l'archéologie égyptienne.  D'autre part, il n'est nulle part question des Hébreux avant cette célèbre stèle ; or  il existe de nombreux écrits égyptiens (scarabées commémoratifs et correspondance diplomatique) qui décrivent Canaan.  Il est à signaler que la TOB (Traduction œcuménique de la Bible) dans ses commentaires situe prudemment cet exode vers 1200 av. J.-C.

- Les Sémites (ne pas confondre avec juif) sont originaires d'Asie occidentale : ils sont représentés avec une barbiche en pointe (Il y en a en Égypte qui servent de main-d'œuvre avec les mêmes droits que les Égyptiens -  voir le célèbre dessin relevé par Champollion montrant des ouvriers sémites fabriquant des briques et élevant des murs avec des Égyptiens. Pourquoi seraient-ils partis en si grand nombre et pourchassés alors qu'ils étaient estimés pour leur savoir-faire et nullement persécutés ?)

 

Il est fort probable que l'histoire a été inventée de toute pièce pour donner une assise valable à une religion monothéiste avec Moïse : davantage qu'un prophète, il serait le porte-parole du Dieu unique tout puissant, édictant ses lois, comme le Mahomet des musulmans..

 

Il est intéressant aussi de signaler que Moïse figure parmi les 25 prophètes de l'Islam. soit les 18 de l'Ancien Testament - Adam, Hénoch, Noé, Abraham, Loth, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Job, Moïse, Aaron, Ézéchiel, David, Salomon, Élie, Élisée, Jonas, - les 3 du Nouveau Testament (Jean-Baptiste, Zacharie et Jésus) et les quatre de l'Islam (Hûd, Sâlith,  Jethro et Mahomet).

 

En parallèle de ces constatations, il est utile de relever l'essentiel de ce qui est écrit dans la Bible au sujet de la période fondamentale des religions dites du « Livre », c'est-à-dire celle dont parle l'ancien testament des chrétiens cinq livres (la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome) sous la dénomination de « Pentateuque » ( la Torah pour les juifs) appelés aussi ceux de Moïse, considéré comme le législateur, celui qui a transmis les lois à imposer à Israël et le fondement moral de toute les religions dites du « Livre ».

 

C'est dans l'un de ces cinq livres que sont transcrits les dix commandements que Dieu aurait dictés à Moïse lors de sa rencontre au mont Sinaï pour qu'il les grava sur les « tables de la Loi ».

 

Dieu s'est   alors révélé comme étant « l'Inexprimable », « Celui que je suis », « Celui qui est » - la traduction grecque de ce passage ouvrira la porte à une interprétation d'ordre métaphysique : « Je suis l'étant ».

 

Moïse resta la-haut, pendant quarante jours « sans manger de pain ni boire de l'eau ». Cependant, à son retour, constatant que les Hébreux adoraient un veau d'or, en colère,  il brisa les tables ce qui le força à retourner au sommet du mont et y séjourner pendant quarante nouveaux jours sans manger, ni boire pour en recommencer une autre (TOB.Deutéronome.chap. 9 et 10).

 

Pour le judaïsme et dans la Bible, le décalogue (les dix commandements ou les dix paroles) sont repris dans les 613 commandements prescrits aux juifs et il en est question dans l'Exode.34.28 : « Et il écrivit sur les tables les paroles de l'alliance, les dix paroles » ainsi que dans le Deutéronome 4.13 : « Il vous a communiqué son alliance, les dix paroles ».

 

On retrouve l'énumération de ce « décalogue » à deux endroits du Pentateuque : d'une part dans l'Exode 20. versets 1 à 17, avec la particularité que ce « décalogue » comporte 13 commandements, ce qui a embarrassé certains puristes religieux, et d'autre part dans le Deutéronome 5 versets 6 à 21.

 

Ce seront ces dix commandements du Deutéronome que Flavius Joseph, l'historien du Judaïsme, reprendra succinctement au début de notre ère dans son histoire du peuple juif : « La première parole nous enseigne que Dieu est, qu'il ne faut vénérer que lui seul.  La deuxième nous commande de ne faire aucune image d'animal pour l'adorer.  La troisième de ne pas invoquer Dieu en vain .  La quatrième d'observer chaque septième jour en nous abstenant de tout travail.  La cinquième d'honorer nos parents. La sixième de nous garder du meurtre. La septième de ne point commettre d'adultère.  La huitième de ne point voler.  La neuvième de ne pas rendre de faux témoignage.  La dixième de ne rien convoiter qui appartienne à autrui.

 

Après le deuxième concile de Vatican II, (1962-1965), le pape Jean-Paul II convoqua un synode des évêques en 1985 pour réfléchir avec le recul du temps aux conséquences du concile.  Dans leur rapport, les Pères du synode demandèrent que soit rédigé un catéchisme de la doctrine catholique tant sur la foi que sur la morale qui serait un texte de référence pour les enseignants des divers pays.

 

Il actualiserait le catéchisme de Trente (1545-1563) qui avait défini la foi catholique par rapport à la « réforme » des protestants ainsi que les sacrements, le rôle du prêtre et la primauté du pape. Il est utile de signaler qu'un seul concile, celui de 1869-1870, appelé 1er concile du Vatican, décrétant le dogme de l'infaillibilité papale,  ne se tiendra avant celui de Vatican II.

 

Dans un imposant document catéchistique de référence destiné à ceux qui enseignent leurs ouailles, reprenant le maximum de références aux textes de l'Ancien et du Nouveau Testament, l'Église catholique romaine publiera un document officiel de catéchisme, dans lequel seront détaillés les dix commandements dans la deuxième section de la troisième partie intitulée : La vie dans le Christ. °voir Internet catéchisme de l'Église catholique - Intra text°

 

Pour être succinct et clair quant à l'essentiel, je reprendrai ci-après les dix commandements du cours d'éducation religieuse du l'abbé français Lucien Arène destiné aux jeunes, qui a bénéficié de la vérification de l'autorité romaine actuelle mandatée en la matière : Tu adoreras Dieu seul et l'aimeras plus que tout  - Tu ne prononceras le nom de Dieu qu'avec respect - Tu sanctifieras le jour du Seigneur (dimanche pour les chrétiens) - Tu honoreras tes parents - Tu ne tueras pas  - Tu ne feras pas d'impureté - Tu n'auras pas de désir impur volontaire - Tu ne voleras pas - Tu ne désireras pas injustement le bien des autres - Tu ne mentiras pas.

 

De la même source, voici les six commandements que l'Église de nos régions impose à ses fidèles  : Tu sanctifieras le jour du Seigneur (dimanche) et les fêtes d'obligation (Noël, naissance de J.-C. ; Pâques, sa résurrection ; Pentecôte, Esprit-Saint sur les apôtres et Ascension, élévation au ciel) - Tu assisteras au Saint Sacrifice de la Messe les dimanches et fêtes d'obligation  - Tu te confesseras au moins une fois l'an (au temps pascal, cinquante jours entre Pâques et Pentecôte)  - Tu communieras pendant le temps pascal  -  Tu jeûneras les Mercredi des Cendres et Vendredi Saint  -  Tu t'abstiendras de viande les Mercredi des Cendres et vendredis du Carême.

 

Quant au catéchisme officiel « romain », ces dix commandements, dits de l'Église, sont les suivants : le premier, assister à la messe le dimanche et les jours de fêtes liturgiques et s'abstenir de travaux empêchant la sanctification de ces jours ; le  second, l'obligation de se confesser une fois par an ; le troisième, de communier au moins une fois à Pâques ; le quatrième, au jour de pénitence fixé par l'Église s'abstenir de viande et observer le jeûne ; le cinquième, subvenir aux nécessités matérielles de l'Église selon ses possibilités, chaque conférence épiscopale pouvant établir d'autres préceptes pour leur territoire.

 

Il est intéressant de mentionner que Pâques rappelle deux événements religieux qui sont en relation l'un avec l'autre : le jour de la résurrection de J.-C. pour les chrétiens qui se situe d'après les évangiles le dimanche de la période de sept jours pendant laquelle les juifs célèbrent la commémoration de leur sortie d'Égypte, début de l'Exode.

 

Le calcul de la fête de Pâques a été décrété au concile de Nicée (325 de notre ère) de la manière suivante : Pâque tombe le premier dimanche qui suit ou coïncide avec la première pleine lune après le 21 mars (début du printemps), sans doute pour profiter de l'éclairage de la lune pendant les offices nocturnes de la semaine sainte.

 

Malheureusement, ce calcul simple devint compliqué parce que l'âge de la lune utilisé ne sera pas celui de son âge astronomique qui varie certaines années dans le calendrier (décalage d'un jour ou deux), mais bien celui de la date du 21 mars, si bien que cette date «parfois erronée » de la pleine lune peut se situer par construction au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril.

 

Ce qui est important dans la vie de nos contemporains,  c'est que cette date de la fête de Pâques conditionne la fixation de certains jours fériés importants (lundi de Pâques, lundi de Pentecôte et jeudi de l'ascension) et jours de fêtes en usage dans la plupart des pays occidentaux.

 

Il m'a paru intéressant de signaler ci-après ces jours de fêtes ou dates qui furent en usage ou le sont encore dans les traditions religieuses ou le folklore de certaines régions, qu'elles soient  mobiles ou fixes :

 

Dates mobiles : leur calcul appelé « comput », dépend de la date de Pâques  (entre crochets le nombre de jours avant ou après cette date de Pâques).

[-47]  Mardi gras - précède le début du  carême [-46] Mercredi des cendres - début du carême - période de privation et de jeune se terminant à Pâques - les prêtres marquent les fidèles au front d'une croix faite des cendres résultant de la combustion des rameaux de buis bénis du dimanche des Rameaux de l'année précédente pour leur rappeler qu'ils ne sont que poussière et qu'ils retourneront à la poussière [ -7]  Dimanche des Rameaux - procession des rameaux rappelant l'entrée de Jésus à Jérusalem - début de la semaine Sainte avec le Triduum ( le jeudi saint célébrant l'eucharistie, le vendredi saint, la mort de Jésus sur la croix et sa résurrection le dimanche de Pâques) [+1] lundi de Pâques en général férié [+36] début des trois jours de rogations qui suivent le dimanche des rogations et qui précèdent le jeudi de l'ascension marquant, avant Vatican II, une période de trois semaines pendant laquelle la célébration des mariages était interdite - dans les campagnes on bénissait les cultures en procession [+39] jeudi de l'ascension qui tombe dix jours avant la Pentecôte - Jésus monte au ciel [+49] dimanche de la Pentecôte qui tombe sept semaines après Pâques - Le Saint-Esprit descend éclairer les apôtres quant à leur mission [+50]  jour férié, dans certain pays, du lundi de la Pentecôte [+56] fête de la Trinité : trois personnes en Dieu, célébrée le dimanche qui suit la Pentecôte  - avant Vatican II, il était interdit de se marier pendant trois semaines avant cette date [+60  Fête-Dieu ou fête du Saint-Sacrement, commémore l'institution du sacrement de l'Eucharistie, appelé actuellement :  « Solennité du corps et du sang du Christ » - origine 1246 et première manifestation dans le diocèse de Liège sous l'impulsion de Julienne de Cornillon - procession publique avec l'Hostie Sainte portée en grande pompe à travers les rues.

Dates fixes : [6/1] Épiphanie - les rois mages adorent l'enfant Jésus dans la crèche  [2/2] Chandeleur :  présentation de Jésus au temple et purification de Marie (coutume juive) [25/3] Annonciation à la Vierge par l'archange Gabriel qu'elle serait la mère de Jésus  [6/8] Transfiguration - métamorphose lumineuse de Jésus révélant sa nature divine à ses diciples  [15/8]  Assomption :  Marie monte au ciel - jour férié dans certains pays [8/9] Nativité de la Vierge Marie [1/11] Toussaint - fête de tous les saints, jour férié dans certains pays  [2/11] Commémoration des fidèles défunts, appelé jour des morts [8/12] Immaculée Conception - anniversaire du dogme décrété par Pie IX en 1854 : Marie est conçue sans la faute originelle, lavée par le baptême [25/12] Noël : naissance de Jésus dans une crèche.

En revenant sur l’essentiel de ce qui est relaté dans le « Pentateuque » de la TOB et dans les études innombrables qui s’en sont suivies, je relève les faits saillants suivants :

- Moïse avait 80 ans au moment de l’Exode ; les juifs ayant erré dans le désert pendant quarante ans en sanction de leur manque de foi, il avait 120 ans, et pourtant : sa vue n’avait pas baissé et sa vitalité ne l’avait pas quittée (TOB Deutéronome 34.7) quand il est mort avant d’entrer dans la « terre promise ». Il fut cependant autorisé à contempler cette terre du haut du mont Nébo où il mourra. (TOB Deutéronome 34.1 à 7)

- Et le Deutéronome de continuer : « Plus jamais en Israël ne s’est levé un prophète comme Moïse, lui que le Seigneur connaissait face à face, lui que le seigneur avait envoyé accomplir tous ces signes et tous ces prodiges dans le pays d’Égypte devant le Pharaon, tous ses serviteurs et tout son pays, ce Moïse qui avait agi avec toute la puissance de sa main, en suscitant toute cette grande terreur, sous les yeux de tout Israël. (TOB Deutéronome 10 à 12).

- Ce Dieu « impitoyable » qui avait puni Moïse, frappa aussi les Égyptiens des « dix plaies d’Égypte » pour les forcer à laissé partir les Hébreux (Nil couleur du sang ; invasion de grenouilles ; mouches et moustiques attaquent les gens ; vermines ; peste du bétail ; furoncles aux humains ; la grêle détruit les récoltes ; des sauterelles détruisent la végétation ; ténèbres pendant trois jours ; les premiers-nés égyptiens meurent (TOB Exode 7 à 11).

 

Je ne peux pas terminer ces quelques pages sur Israël sans évoquer succinctement le long martyrologe de ce peuple persécuté depuis toujours par tous ceux qui enviaient leur richesse ou étaient gênés par leur cohésion.

 

Cette hostilité envers les Juifs et les persécutions qu’ils eurent à subir depuis que leurs religieux leur ont donné Moïse et ses lois résultent de la cohésion monolithique que cet enseignement d’un Dieu unique et suprême leur a donné qui s’opposait au paganisme polythéiste pratiqué par ceux qui les ont combattus depuis les Romains.

 

Le Christianisme et l’Islamisme issus totalement ou partiellement du même enseignement n’ont fait que prolonger ce monothéisme avec, pour l’un, la venue du Messie, une des trois personnes d’un Dieu unique et, pour l’autre, par la révélation du Coran (les lois divines) dicté par l’archange Gabriel, messager de ce même Dieu unique à Mahomet, son prophète.

 

Sous Constantin, au troisième siècle de notre ère, le christianisme supplanta les dieux. Les juifs qui ne considéraient pas Jésus comme le Messie de leurs écritures furent rejetés et honnis. Précédemment, les Romains s’étaient chargés de mater ceux de Palestine qui s’étaient révoltés en détruisant leur Temple de Jérusalem et en les dispersant.

 

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