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02/07/2015

Exister (étude)

 Exister (étude)

 

Dans une approche non scientifique du sujet, les réflexions suivantes viennent à l'esprit dans une logique qui se veut  approfondie et fondamentale :

 

1.  - Exister impose le mouvement

     -  L’état statique est improductif, immobile, sans avenir  

     -  L’existence en mouvement ne peut être qu’infinie dans l’espace et dans le temps

     -  Le temps n’a pas d’origine, ni de fin, il est éternel

     -  Le temps et l’espace sont des concepts découlant de la logique humaine

     -  Le néant philosophique absolu est une notion qui définit l’absence de tout

     -  L’exploration de l’espace est devenue performante et sophistiquée

     -  Elle se fait par l’observation des photons émis par les corps célestes

     -  Les voyages interplanétaires permettent la constatation de l’espace sidéral     

 

2.  -  L’homme perçoit l’Univers par ses sens sur sa planète et dans l’espace

     -  L’Univers dans le temps et l’espace est une production de l’observation

     -  Le cerveau humain crée un Univers perçu par ses moyens cérébraux

     -  L’homme crée les lois de l’Univers selon sa perception cérébrale

     -  Les lois de l’univers sont produit par la  déduction  et l’observation 

     -  Notre Univers est probablement le « bourgeon » d’un système total

     -  L’Univers est un  phénomène fondamental perçu par nos sens

     -  La vision humaine de l’Univers est anthropomorphique

     -  L’univers et « ce qui est » sont probablement différents

     -  La réalité fondamentale échappe à l’intelligence de l'homme                                                        

 

3.  -  L’espace est une « construction » du cerveau humain

     -  Dans l’espace, l’homme perçoit son environnement par ses sens

     -  Ce sont ses sens qui construisent son environnement

     -  L’environnement spatial de l’homme est artificiellement créé par ses sens

     -  La réalité de « ce qui est » est un concept anthropomorphique

 

4.  -  Le temps et l’espace sont des concepts humains

     -  Le temps et l’espace font partie d’un ensemble de mouvements fondamentaux

     -  L’observateur humain ne peut investiguer ces mouvements

     -  Son déplacement dans l’espace est une réalisation de ses moyens physiques

     -  La réalité fondamentale est difficilement explicable par l’intelligence humaine

     -  Le temps ne peut se concevoir sans l’espace

     -  L’Univers est un des multiples phénomènes qui occupent l’espace dans le temps

     -  L’intelligence humaine ne peut préjuger de leur forme et contenu

 

5.  -. La vie et l’intelligence humaine sont un accident

     -  Il s’est produit sur une planète insignifiante            

     -  L’homme cherche à comprendre le mécanisme de son environnement  

     -  Ses moyens cérébraux sont très limités

 

6.  -   Il s’est adapté à un milieu hostile en développant ses facultés cérébrales

     -   Il  subit les dures lois de la sélection pour s’adapter

     -   Sa constitution fragile l’a poussé à développer des facultés spécifiques

     -   Ces facultés sont  la station debout, l’habilité des doigts, l’intelligence

     -   L'intelligence a produit la parole, l’écriture, le calcul

    -    Elle a développé le raisonnement, la création et l'invention

    -    La faculté d'inventer lui est venue grâce à l’imagination créatrice

     -   Elle a produit la transformation de la matière, la mécanique, la chimie

     -   L'homme a créé  la pensée artificielle avec l’informatique

     -    Le volume cervical à la gestation nécessita les naissances prématurées

     -    Patience du temps et sélection font surmonter la fragilité physique

    

7.  -   Une élite intellectuelle humaine  s’est constituée de chercheurs et de politiques

     -   Les chercheurs atteignent les sommets de la découverte

     -   Les politiques leur donnent les moyens de travailler

     -   Les autres humains les servent localement ou végètent et disparaissent

     -   La rivalité entre états est un facteur de croissance et de découverte

     -   Le regroupement des états en unités performantes améliore la prospérité

 

8.  -   Einstein a découvert les lois fondamentales de la matière

     -   Les découvreurs manipulent dangereusement la matière

     -   Ces découvertes menacent notre habitat

     -   Les pires catastrophes menacent l’humanité qui pourrait disparaître    

     -   Il est à rapprocher de celui qui provoqua l’anéantissement de la vie terrestre

     -   L’intelligence de l’homme le rend capable de détruire sa planète

     -   Proliférer est le moteur des religions et croyances

     -   Elles assurent leur hégémonie par la prolifération de leurs adeptes 

 

 

 9. -  La  prolifération incontrôlée saturera la planète                

     -  Une progression anarchique provoquera l’élimination des plus faibles

     -  La fission nucléaire est une découverte qui dépasse l'équilibre de la matière

     -  Elle peut être utilisée dans des armes menaçant la vie et la matière

     -  Cette arme peut provoquer la fin de l’humanité

      -  Seule une solution de gestion intelligente de la planète peut sauver l’humanité

      -  Le prix Nobel de physiologie, Christian de Duve, traite de la question

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Cette démonstration appelle les commentaires suivants :

 

1.  Dans l’absolu du raisonnement exister n’a pas d’autres alternatives … Rien ou le néant absolu est un concept prouvé par l’observation …Le néant absolu est un concept philosophique définissant l’inexistant …L’état statique définit l’absence de mouvement, il est donc sans avenir …Le temps est une notion  créée par le cerveau humain pour expliquer sa condition mortelle et l’évolution de la matière … Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme (Antoine Lavoisier 1743-1794) … la matière tourne en boucle … Notre planète a une durée d’existence restante d’environ un million d’années … Elle retournera dans le fondamental qu’il nous est impossible  d’investiguer … Notre exploration de l’espace ne peut se faire que par l’observation des photons émis par le soleil nous renvoyant ceux qui l’atteignent  … Ils sont émis en permanence depuis l’origine de l’Univers et sont toujours décelable dans la matière …  Ils permettent d’évaluer l’âge de l’Univers, estimé à environ 13 milliards d’années … Il devrait disparaître dans autant d'années

   

2.  L’homme perçoit l’Univers par ses sens … La vue lui  permet avec des instruments optiques et informatiques performants d’atteindre des corps révélés par les photons … On peut en conclure que le temps et l’espace sont des productions de l’observation humaine … Son cerveau de primate évolué le rend capable de raisonner et interpréter les données reçues avec un mécanisme mis en place avec ou par son évolution cérébrale … On peut en conclure que la réalité est tout autre et échappe à  notre entendement … Nous n’avons pas la possibilité de comprendre le mécanisme fondamental de l’existence et du tout spatial … C’est la raison pour laquelle, dans ses théories, Einstein ne pouvait établir de corrélations entre l’infiniment grand et l’infiniment petit … Notre Univers est vraisemblablement la production d’un tout qui est probablement régit par des lois qui dépassent notre entendement et notre compréhension …

 

3.   L’intelligence de l’homme lui a permis de constater l’espace quand il se déplace… Ses sens lui permettent  de  percevoir son environnement et d’y évoluer … Son cerveau interprète les données qu’il reçoit avec une intelligence adaptée au milieu artificiel qu’il a créé parce que construit par lui avec ses moyens de perception … La réalité est tout autre,  en dehors de notre compréhension cérébrale … Avec nos moyens physiques et intellectuels, il nous est impossible d’imaginer le fonctionnement du tout …   et même de le comprendre … Nous ne pouvons qu’admettre l’évidence de son existence …

 

4.  Le temps et l’espace sont des concepts qui ont été créés par l’animal humain avec l’évolution de son cerveau de primate … Il a développé cette faculté avec le temps et l’adaptation à un milieu hostile - … Comme les autres êtres vivants, il a échappé, par la mutation  et  le développement de facultés nouvelles, aux contraintes d’un milieu saturé … Ses facultés d’observation et de déduction lui permettent d’investiguer pour expliquer les concepts qu’ont créé ses possibilités de raisonnement … Le temps et l’espace font partie de mouvements fondamentaux que l’homme n’a pas la possibilité d’investiguer avec ses moyens physiques et scientifiques … La réalité fondamentale lui échappe et son intelligence limitée et conditionnée ne dispose d’aucunes références pour comprendre un système fondamental Il ne peut comprendre le temps sans l’espace … L’univers est sans doute un des multiples phénomènes que l’homme n’a aucune possibilité de comprendre parce qu’ils sont en dehors des concepts d’espace et du temps perçus par lui  …

 

5.  La vie  et l’intelligence humaine sont un accident qui s’est produit sur une planète insignifiante …L’homme cherche à comprendre le mécanisme de son environnement avec des moyens cérébraux très limités parce que dépendant de l’évolution de ses neurones, celles-ci sont les cellules des centres nerveux (15 milliards dont 9 pour le cerveau) avec de nombreux prolongements et  de multiples arborescences,  … Le développement du cerveau et l’utilisation des neurones sont différents suivant l’évolution des individus dépendant de leur facultés particulières et de l’entourage culturel … , et d’autre part le développement du cerveau provient de l’évolution des êtres vivants qui sont forcément conditionnés d’une manière aléatoire par un mécanisme provenant de celui-ci.

 

6.   En évoluant, « L’animal » humain a développé ses facultés pour s’adapter à un milieu hostile ... Il a subit comme tous les êtres vivants les dures lois de la sélection … La fragilité de sa constitution physique l’a forcé  à développer ses capacités cérébrales … Cet handicap n’a pu être surmonté qu’avec la patience du temps et le hasard des mutations ... Elles lui ont permis de développer un physique adapté aux besoins de son intelligence (la station debout, l’habilité des membres supérieurs, le développement du volume cervical qui a provoqué les naissances prématurées nécessitées par un crâne devenu trop volumineux pour franchir le passage utérin) … 

 

7. Les plus performant ont atteint les sommets de la découverte et constituent une  élite qui conduit le monde…  Les autres les servent localement ou bien végètent  et disparaissent … La rivalité entre les milieux locaux (les états) est un moteur de croissance … Avec le regroupement des états, ils deviennent des entités puissantes et performantes pour échapper aux handicaps de la dispersion politique (rivalité, faiblesse des moyens, orgueil national, dialogue difficile, fragilité des unions) …

 

8.  Depuis qu’Einstein a mis les physiciens sur la voie de découvertes dans le mécanisme fondamental de la constitution de la matière , de nombreux chercheur progressent remarquablement et dangereusement… Les pires catastrophes menacent l’humanité  …  Avec son intelligence, ce produit de l’évolution pourrait détruire son propre habitat … Cet événement serait à rapprocher de celui qui a anéanti la vie terrestre en détruisant la faune et la flore gigantesque d’une époque reculée  …Seuls la vie et la flore sous-terrestre ont échappé au désastre et reconstruit ce qui est notre environnement actuel

 

 9. L’habitat terrestre de l’homme est menacé de saturation, si celle-ci n’est pas contrôlée … La surpopulation humaine est un fait et ses conséquences peuvent être dramatiques … Ce seront les populations fragiles et primaires qui seront menacées d’extermination pour faire place aux autres …La politique de croissance financière et scientifique a permis d’augmenter la durée de vie ce qui n’arrange rien … Seule une solution du genre de celle que propose certains, c’est-à-dire une humanité qui s’est débarrassée de son atavisme de sélection au profit des plus forts pour faire place à une humanité solidaire qui gérerait l’utilisation de l’espace terrestre … Quels que soient nos moyens, chacun de nous a le devoir envers sa descendance de soutenir cette action

 

NOTE FINALE

 

     La planète sera sauvée ! … Les grandes puissances,  consciente du danger d’un monde ingérable, feront tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter une telle extrémité … Les grandes nations évoluées, telle que l’Europe, la Chine et la Russie s’entendront en temps voulu pour organiser le monde en mettant en place les structures nécessaires, obligatoirement imposée a l’ensemble des populations terrestres … Les religions devront s’adapter et un pouvoir international aura les moyens policiers nécessaires pour faire respecter ses décisions et neutraliser les opposants…

  

Quels qu soient ses moyens, chacun de nous a le devoir envers  sa descendance de se mobiliser pour soutenir ceux qui ont les moyens politiques de faire comprendre l'urgence de se préoccuper de l'avenir de l'humanité en péril si on ne fait rien

 

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28/09/2010

Ch. 28 f - Benoît XVI, la transition ?

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Benoît XVI, la transition ?


Benoît XVI a succédé à Jean-Paul II le 19 avril 2005. Il est le 265e pape de l'Église catholique romaine. C'est le premier pape allemand depuis près de 1000 ans.

 

Jean-Paul II, qui avait battu le record historique des nominations de cardinaux, (232 pendant son pontificat), avait eu pour but d'universaliser une Église trop italienne.  Son choix, cependant, fut surtout orienté vers des prélats traditionalistes, adoptant une politique attentiste et prudente, inquiet des avancées audacieuses de certains de ses collègues, disposés aux plus grandes ouvertures dans les réformes de l'Église romaine.

 

On comprend l'ancien pape, effrayé des courants de « réformes » que beaucoup d'homme de terrain annonçaient comme indispensables à la modernisation d'une Église trop frileuse, de là son obsession à freiner ce mouvement en nommant des cardinaux plus prudents et plus théologiens.

 

On peut accepter cette attitude des hauts responsables de l'Église, échaudés qu'ils étaient, au souvenir des erreurs de l'époque des « réformes » qui ont créés les « schismes » et les persécutions scandaleuses de l'histoire.

 

En choisissant rapidement un théologien âgé (Il avait 78 ans), ami et confident de Jean-Paul II, les cardinaux ont cherché à se donner un peu de temps en nommant un pontife dont l'espérance de vie serait limitée par l'âge avancé.

 

Cependant, bien averti d'un abcès prêt à percer, ils devaient s'attendre à ce que le successeur de Pierre soit confronté au douloureux et révoltant problème de la pédophilie qui rongeait  l'Église depuis longtemps déjà et qu'on minimisait et dissimulait coupablement.

 

Comment les plus hauts moralistes de nos sociétés ont-ils pu sacrifier l'innocence et l'avenir des victimes à la préservation de la réputation d'un système ?


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Benoît XVI est né le 16 avril 1927 à Marktl en Haute Bavière. Sa jeunesse fut studieuse et, bien entouré par une famille catholique très pratiquante, il suivit son frère aîné au séminaire.

 

Sous le régime nazi, il fut embrigadé de force, à 14 ans, dans les jeunesses hitlériennes. Pendant la dernière guerre, il fut affecté  avec ses confrères du séminaire à la DCA (défense contre avions) allemande.  A l'âge du service militaire, il sera enrôlé à la Wehrmacht., désertera quelques jours avant la reddition allemande, sera interné dans un camp de prisonnier de guerre et  libéré après six semaines pour rejoindre son séminaire.

 

Il sera ordonné prêtre avec son frère en juin 1951. Très intelligent, et grand penseur, il fut vite remarqué par sa hiérarchie et nommé professeur au séminaire de Freising. Il défendit ensuite les deux thèses nécessaires à l'obtention d'un doctorat en théologie qu'il obtint en 1957.   En 1959, à 31 ans, il occupera la chaire de théologie à l'université de Münster et puis de celle de Bonn.  De 1963 à 1966, il participera au concile Vatican II en tant que consulteur théologique pour préparer les interventions de l'archevêque de Cologne, Joseph Frings.

 

Il intervint lui-même à Vatican II en affirmant que les méthodes du St Office ne sont pas en harmonie avec les temps modernes et une source de scandale pour le monde entier, ce qui le fit considérer comme réformateur.

 

Il soutiendra à ce concile la réforme de la liturgie comme une question de vie ou de mort pour l'Église, la liturgie et principalement l'Eucharistie étant la raison de son existence.

 

Le 24 mars 1977, Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising et cardinal le 27 juin, il a cinquante ans.  C'est à cette époque qu'il rencontra Karol Wojtyla (futur Jean-Paul II) dont il deviendra conseillé et ami. Celui-ci le nommera d'ailleurs préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi.

 

Jean-Paul II fera de cette fonction un poste capital de la curie, qui sera  impopulaire car son titulaire passera pour un défenseur des conservateurs et un héritier de l'Inquisition ...

 

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Tout ce préambule, pour bien souligner le parcours d'une personnalité pour laquelle j'ai acquis la plus grande estime depuis que j'ai pris connaissance de son histoire.  C'est un intellectuel de grande envergure qui a consacré son existence à la foi chrétienne dont il est convaincu de la vérité, mais dont il mesure avec clairvoyance les faiblesses et les lacunes auxquelles il veut remédier.

 

Je mesure le drame humain de cet homme confronté depuis quelques années aux scandales d'abus sexuels sur mineurs commis par des gens d'Église. Jean-Paul II lui confia cette lourde tâche de la responsabilité de l'enquête sur les dossiers qui leur parviennent.

 

Je réalise la souffrance immense qui doit accabler ce vieil homme, contraint à prendre connaissance du détail de faits ignobles, lui qui a passé la majeure partie de son existence dans l'azur de sa foi profonde.

 

Je pense à lui, bien seul dans son bureau ou dans sa retraite de Castel Gandolfo subissant  sa vie de souverain pontife d'une Église malade.  A 83 ans, il va devoir faire face à une crise morale et structurelle qui demande une résistance physique et une vitalité que l'âge risque d'amoindrir.  Je n'ai que deux ans de moins et je mesure, moi qui suit en grande forme comme lui, le poids d'une tâche qui peut paraître insurmontable quand on est fatigué par l'âge ...

 

Ceux qui l'ont mis là, dans la précipitation, il y a cinq ans, comme des enfants peureux dans la menace d'un cataclysme, devait pourtant réaliser l'ampleur du séisme qui se préparait sous leurs pieds et qui demandait un guide en pleine forme pour le gérer.

 

Depuis toujours ce fléau de la pédophilie ronge la morale de nos sociétés.  L'Histoire ne s'en préoccupait guère, tellement l'asservissement de l'enfant à l'adulte faisait partie des mœurs de ces temps révolus.

 

La morale chrétienne dans ses sixième et neuvième commandements de Dieu proscrit la jouissance sexuelle en dehors de l'acte procréateur (commandements qui furent modifiés dans le décalogue de Moïse). Dans l'application de son enseignement, l'Église avait donc plus de raisons que d'autres de s'élever contre les pratiques de dévoyés sexuels cléricaux envers l'innocence d'une enfance ou d'une jeunesse qu'elle  avait le devoir de protéger.

 

Je fus témoin et acteur de ces époques et je suis atterré de réaliser le peu d'importance qu'on attachait à des actes, à peine honteux pour ces temps révolus,, qu'actuellement on considère, à juste titre, comme scandaleusement abjects : comme on disait dans mon passé  de croyant « qui crient vengeance au ciel »

 

Nous devons tous porter notre charge de ces « misères ».  Notre petit microcosme belge avec trois « parler »,  néerlandais, français et allemands, et la capitale de l'Europe, sommes très représentatifs d'un échantillon valable de notre société européenne.

 

Aussi ne serons-nous pas étonnés d'enregistrer l'explosion d'un séisme local dont l'épicentre se situait en dessous de nous : à savoir les agissements révoltants d'un évêque et de près de cinq cents clercs ... !

 

La lourde et impardonnable erreur de ce pape comme de tous ses prédécesseurs est de ne pas avoir voulu adapter la morale de l'Église à une réalité fondamentale de l'être humain axée sur la fonction sexuelle qui est primordiale à son épanouissement et à l'équilibre de son couple.

 

Les grands penseurs religieux devraient quitter leur « cabinet de philosophie et d'éthique »  pour aérer  leur propos dans les jardins du plaisir contrôlé et de la jouissance mentale que procure  une existence physique épanouie par une perception harmonieuse des joies que lui procurent ses sens.

Quant à la souffrance, elle sera toujours antinomique du bonheur et nous disposons maintenant de moyens chimiques et psychiques suffisants pour la contrôler ... Et pourquoi la sublimer pour en faire une vertu rédemptrice ?

 

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