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19/11/2010

Ch. 29.4d - L'intelligence n'est que référentielle.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch. 29.4e - L'intelligence n'est que référentielle


Toutes réflexions profondes imposent des rétroactes et synthèses afin de maintenir un canevas logique qui évite les erreurs et les mécomptes. C'est dans cet esprit, que je me livre à un survol d'idées essentielles.

L'univers est comme un cœur qui bat avec ses flux et reflux. Acceptons l'insignifiance de notre petite centaine d'années de vie en regard des milliards d'années que dure l'univers que nous connaissons et qui est lui-même insignifiant, par rapport à l'infini du temps si on l'associe à l'espace.

C'est en méditant cette évidence que nous nous mettons à douter de sa vraisemblance par  réflexe anthropocentrique.

Notre intelligence n'est que référentielle, c'est important de le souligner! C'est-à-dire que c'est par rapport à des éléments de connaissance  (des références) que nous ont transmis nos « maîtres » et notre culture que nous bâtissons notre personnalité.

Notre intelligence est un mécanisme qui enregistre un savoir dont nous héritons et qui est lui-même la conséquence de l'évolution de civilisations antérieures qui l'ont élaboré.

Notre type d'existence est basé sur un processus de sélection par élimination des moins adaptés et des plus faibles. L'espace (terrestre) étant limité, toute prolifération doit être soit  contenue par un prédateur local, soit exporté dans les limites terrestres ou éventuellement, pourquoi pas, extra terrestres pour les  humains performants.

Comment et quand survient ce prédateur, par quelle mutation ?

Ainsi que nous l'avons évoqué plus avant, par prolifération, une espèce sature à un moment donné un espace limité, d'où élimination des plus faibles, les plus forts résistent, s'adaptent et continuent à se multiplier jusqu'à nouvelle saturation.

Une mutation lente et progressive se produit : ainsi, l'herbivore digère d'abord la charogne en temps de sécheresse pour devenir ensuite carnassier.  Par mutation et  avec la patience du temps, il deviendra un carnivore performant.

La fonction crée l'organe, disait Lamarck et le milieu modifie le patrimoine génétique. Ces mutations peuvent prendre des centaines de milliers d'années, voire des millions d'années. Il faut dire, également, que les mutations importantes sont le résultat « d'accidents » rares mais aux conséquences fondamentales (la plante mutant vers l'herbivore et celui-ci vers le carnivore par passage obligé ou non dans le milieu marin).

Ces mutations longues, impitoyables et cruelles aboutissent à des nouveaux êtres vivants adaptés aux problèmes spécifiques de surpopulation. Il est à remarquer que ces phénomènes d'adaptation sont d'abord locaux, en vase clos, puis se répandent, à la faveur d'événements climatiques, sismiques, océanographiques ou autres.

C'est ainsi qu'aux transformateurs de sels minéraux, de photons et d'énergie qu'étaient les premiers unicellulaires, ont succédé les transformateurs de ceux-ci jusqu'à une algue ou un végétal marin qui a dissocié l'oxygène de l'eau et ensuite ceux qui lui ont succédé jusqu'aux transformateurs de planctons et de végétaux que sont les poissons non piscivores et les insectes marins suivis de leurs propres prédateurs et enfin les herbivores et insectes terrestres, eux-mêmes consommés et assimilés en bout de chaîne par les carnivores et insectivores.

C'est ici qu'il faut reprendre son souffle, pour conclure que nous nous trouvons devant un immense mouvement « exponentiel », parti de la naissance de « notre » univers, sorti lui-même d'un mécanisme fondamental unifié et bien exprimé par la formule d'Einstein.

Rien n'est statique et tout est en « progression » (le facteur c²)

Ce grand principe, qui a été expérimenté et prouvé par les explosions nucléaires et dans les centrales qui développent des énergies exponentielles (la radioactivité), est la preuve irréfutable de l'unification des forces (énergies), mais surtout de leur « activité exponentielle » dans le temps et l'espace.

C'est la raison pour laquelle l'élimination des déchets radioactifs est un problème sans autres solutions que de les enfuir dans les profondeurs de la croûte terrestre.

La formule d'Einstein exprime bien par l'élévation au carré du facteur  c (mis pour céléritas ou vitesse) ce mouvement exponentiel, moteur de l'Univers-Total.

Ces « vérités » de la science nous interpellent profondément, car elles ne correspondent pas à ce que nous expérimentons ou constatons dans notre vie de tous les jours dans le cadre de notre existence planétaire.

Cependant dès que nous quittons cet environnement, notre logique de « terriens » est déboussolée ... et les lois fondamentales que nous commençons à découvrir semblent appartenir à un autre monde ...

A tel point que nous devons nous rendre à l'évidence, notre « réel » ou ce que nous croyons comme tel, est illusoire ... dans le sens que nous évoluons dans un monde d'apparence et que ce nous croyons là n'est vraiment pas là comme dit Jean Guitton, un des grands penseurs catholique du vingtième siècle (décédé en 1999, à l'âge de 98 ans).

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Cantate de l'illusoire


Illusion,... illusion

Tout n'est-il qu'illusion ?

Temps et espace

Quelle est votre place ?

 

Les dieux du hasard

Ont jetés les dés,

Les dés des avatars

D'un monde organisé.

 

Cogito ergo sum

Je pense, donc je suis.

Mais aussi :

Je pense parce que je suis.

Et puis

Être ou ne pas être,

Là est la question.

 

Obsédantes mélopées

Aux frontières du réel ;

Primauté de l'être

Dans l'infini de l'existant.

 

Angoisse de l'esprit

Qui se sait seul,

Qui cherche des dieux,

Qu'il ne voit plus

Qui cherche des raisons,

De se trouver là,

 

Qui cherche son âme

Et qui ne trouve que fiel

Alors qu'il cherche le ciel.

 

°°°°°°°

 

 

21/12/2008

Illusion et Intelligence

 

 

 

Modeste Toulemonde cherche à comprendre : Partie 5 : Illusion et Intelligence.

Parties précédentes : (1) E=mc²  (2) D’où vient la vie ?  (3) Infini et Eternité  (4) Les grands initiés et le fondamental

 

A propos de l’illusion, rappelons l’énoncé du  cybernéticien Heinz von Foerster  (1911-2002) cité dans la partie 4 de mon exposé :

 

« Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau.  Ce même schéma s’applique d’ailleurs à toutes nos perceptions sensorielles. La rétine ne perçoit pas la couleur, elle est  aveugle à la qualité de la stimulation et n’est sensible qu’à sa quantité. Cela ne devrait  pas constituer une surprise, ajoute Von Foerster, car en fait il n’y a ni lumière ni couleur en soi : il y a seulement des ondes électromagnétiques.  De  même, il n’y a ni sons ni musique : seulement des variations momentanées de la pression de l’air sur nos tympans.  Il n’y a pas de chaud, pas de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d’énergie cinétique, et ainsi de suite. »

 

En réalité ce que l’on croit être là, n’est véritablement pas là

°Tiré de J.Guitton, I&G.Bogdanov – Dieu et la science – p.179/180° 

 

 

MELODIE DE L’ILLUSION.

 

Le réel est en conflit

Dans son duel de l’espace

Avec celui de son lit

Qui lui cédera sa place.

 

Le réel épris de temps

S’est bercé d’émotion

A la faveur du printemps

Qui portait son action.

 

Le réel n’est pas fidèle,

C’est l’amant aux fleurs fanées

Recueilli devant la stèle

Des passions délaissées.

 

Le réel se joue de nous,

Car il nous promet le ciel

Quand nous sommes à genoux,

Attendant son arc-en-ciel.

 

Le réel c’est l’illusion

Qui nous trompe depuis toujours

Quand on fait miroiter l’amour,

En fruit de nos évasions.

 

Le réel c’est l’illusion

Des âmes tronquées d’espoir

Qui épient dans un miroir

Leur ferveur en éclosion.

 

°°°°°°°°

 

Qu'est-ce qu'une illusion ?

 

L'interprétation erronée d'une donnée sensorielle. (Larousse) ; erreur qui semble se jouer de nos sens, les tromper. (Littré) ; erreur de perception causée par une fausse apparence (Robert) ; perception erronée due à une apparence trompeuse (Hachette).

 

Nos sens nous permettent de percevoir toutes les données de notre environnement.

 

Le crayon que je tiens dans ma main et que j’ai posé sur sa pointe existe parce que mes doigts par le toucher en perçoive la forme et le volume et que mes yeux transmettent à mon cerveau son image et en décodant la longueur d’onde exprimée en nanomètres (milliardième partie du mètres) véhiculant l’énergie particulière d’une couleur, me permet de distinguer la nuance voulue par son fabricant .

 

En effet, c’est depuis 1920 qu’on sait que la lumière est une particule qu’on a appelée photon et que la différence entre les couleurs provient de la quantité d’énergie que celui-ci véhicule.

 

Cette énergie s’exprime par une onde dont la longueur peut se mesurer en nanomètres (la milliardième partie du mètre).  Ainsi le rouge mesure 700 nanomètres et le bleu au bas de l’échelle 480.

 

Nos yeux, par l’apprentissage qui augmente les fonctions cérébrales surtout pendant les vingt à vingt-cinq premières années de la vie, sont capables de distinguer  une dizaine de millions de nuances…( sic !)

 

Cette faculté est un des avantages de l’homme civilisé qui a développé au maximum les nuances grâce à ses progrès dans la chimie des couleurs et dans le domaine des spectrographes - appareil servant à étudier la décomposition (spectre) d’un rayonnement.

 

Mais revenons-en à mon crayon, sa fonction consiste à servir d'intermédiaire par le tracé de l’écriture entre ma pensée et un support papier qui va la recevoir.

 

L'écriture est conventionnellement formée de signes imaginés par l'être humain pour traduire son langage et garder ou capter sa pensée.

 

Mon entité indépendante va créer des «textes» qui seront éventuellement transmis et qui peut-être persisteront dans le temps.

 

L’essai que j’écris, quant à lui, fait appel à des concepts immatériels de pensée qui sont purement cérébraux puisqu’ils proviennent de supputations personnelles, elle-même inspirées de notes ou connaissances antérieures.

 

Cependant sa pérennité est subordonnée à la durée d’une part de son support matériel (le papier) ou peut-être d’une volonté de divulgation plus large par reproduction (journal, revues, livres, supports magnétiques, la toile d’Internet etc.)

 

Si je me suis permis cette analyse d’un acte de création de « pensées » individuelles, c’est pour mieux remonter aux sources d’une évolution qui a amené « l’homo sapiens » à créer un savoir écrit et transmis ou conservés dans les archives, les bibliothèques et maintenant sur « la toile ».

 

Ces références éparses, mais de plus en plus accessibles permettent  d’alimenter les « nouveaux découvreurs », surtout maintenant que l’accès, le stockage et le triage en sont facilités par des outils performant à la portée des spécialistes et même d’à peu prés tout le monde.

 

Maintenant, avec réalisme, considérons ce que nous sommes et nos moyens d’exprimer l’intelligence.

 

Nous sommes un produit du cycle du carbone et rien d’autre. Nous sommes le résultat d’un processus commencé il  y a quelques millions d’années.

 

Une roche de 70 kilos a exactement le même nombre de particules qu’un homme du même poids, leur différence provient uniquement de la manière dont leurs particules sont agencées.

 

La roche est le résultat d’une évolution primaire, alors que nous sommes l’aboutissement d’un long processus biologique aux branches multiples.

 

Nos 70 kilos de particules bien agencées font de nous un être bénéficiant d’une certaine indépendance, capable seul ou collectivement de créer, d’inventer, de découvrir mais surtout de maîtriser son environnement planétaire actuellement, mais peut-être de plus en plus spatial dans le futur.

 

Ces  70 kilos de particules réalisent ces performances grâce à une intelligence contenue dans environ 1500 grammes de matière cérébrale avec l’assistance essentielle de moyens visuels, auditifs, sensitifs, tactiles, moteurs, énergétiques et autres dont est dotée l’entité humaine.

 

On pourrait supposer que cette intelligence résultant de l’aventure humaine se trouve en puissance dans chaque particule de l’univers, rejoignant en cela Teilhard de Chardin.

 

Des manifestations intelligentes peuvent donc se produire partout dans l’univers.

 

Cependant, elles ne sont sans doute pas structurées comme nous, d’où l’impossibilité de communiquer.  La complexité des combinaisons qui font ce que nous sommes, laisse peu de place à l’hypothèse d’une répétition de cet « accident ».

 

Avec beaucoup d’humilité, je m’alignerai aussi sur les conclusions du prix Nobel de médecine Christian de Duve quand il pense que nous ne sommes qu’une des innombrables possibilités de manifestations intelligentes qui existent dans l’univers (mais qui ne se réalisent qu’exceptionnellement), ces manifestations intelligentes étant toujours l’aboutissement d’un processus évolutif étroit qui mène à la vie et peut-être à l’intelligence. 

 

Peut-on concevoir une présence intelligente en dehors de l’espace-temps ?  Cette présence intelligente, forcément statique, a-t-elle sa raison d’être ?  Nos connaissances et les questions que nous nous posons, résultent de processus de réflexion inconcevables en dehors du temps et même de l’espace.

 

Si on admet l’existence d’un Dieu suprême, on le situe à l’origine de tout, voire la raison de tout : l’intelligence supérieure.  Il a la connaissance suprême. 

 

La connaissance suprême de quoi ?  La connaissance de ce que nous ignorons en dehors de l’espace-temps, à condition de découvrir tout ce qui s’y trouve.

 

Les philosophes religieux prétendront qu’il s’agit d’un état subtil qui apporte à l’être « pensée » la plénitude de la connaissance et que cet état « privilégié» nous reviendrait après notre existence temporelle,  nous replaçant dans l’espace-temps puisque ce bonheur éternel devrait être personnel, individuel, débutant depuis notre naissance et se perpétuant après notre existence terrestre. 

 

L’univers est comme un cœur qui bat avec ses flux et reflux.  Acceptons l’insignifiance de notre petite centaine d’années de vie en regard des milliards d’années que dure l’univers que nous connaissons et qui est lui-même insignifiant, par rapport à l’infini.  C’est en méditant cette évidence que nous nous mettons à douter de sa vraisemblance !  Est-ce aussi un réflexe anthropocentrique ?

 

Notre intelligence n’est que référentielle, c’est important de le souligner! 

 

Notre type d’existence est basé sur un mécanisme de sélection par élimination des moins adaptés et des plus faibles. L’espace (terrestre) étant limité, toute prolifération doit être soit  contenue par un prédateur local, soit exporté dans les limites terrestres ou éventuellement, pourquoi pas, extra terrestres pour les  humains.  

 

Comment et quand survient ce prédateur, par quelle mutation ? 

 

Ainsi que nous l’avons évoqué plus avant, par prolifération, une espèce sature à un moment donné un espace limité, d’où élimination des plus faibles, les plus forts résistent, s’adaptent et continuent à se multiplier jusqu’à nouvelle saturation. 

 

Une mutation lente et progressive se produit : l’herbivore digère d’abord la charogne en temps de sécheresse pour devenir ensuite carnassier.  Par mutation et  avec la patience du temps, il deviendra un carnivore performant.

 

La fonction crée l’organe, disait Lamarck et le milieu modifie le patrimoine génétique.  Ces mutations peuvent prendre des centaines de milliers d’années, voire des millions d’années. Il faut dire, également, que les mutations importantes sont le résultat « d’accidents » rares mais aux conséquences fondamentales (la plante mutant vers l’herbivore et celui-ci vers le carnivore par passage obligé ou non dans le milieu marin).

 

Ces mutations longues, impitoyables et cruelles aboutissent à des nouveaux êtres vivants adaptés aux problèmes spécifiques de surpopulation. Il est à remarquer que ces phénomènes d’adaptation sont d’abord locaux, en vase clos, puis se répandent, à la faveur d’événements climatiques, sismiques, océanographiques ou autres. 

 

C’est ainsi qu’aux transformateurs de sels minéraux, de photons et d’énergie qu’étaient les premiers unicellulaires, ont succédé les transformateurs de ceux-ci jusqu’à une algue ou un végétal marin qui a dissocié l’oxygène de l’eau et ensuite ceux qui lui ont succédé jusqu’aux transformateurs de planctons et de végétaux que sont les poissons non piscivores suivis de leurs propres prédateurs et enfin les herbivores terrestres, eux-mêmes consommés et assimilés en bout de chaîne par les carnivores.

 

 

Cantate de l’illusoire

(Notre part de rêves)

 

Illusion,… illusion

Tout n’est-il qu’illusion ?

Temps et espace

Quelle est votre place ?

 

Les dieux du hasard

Ont jetés les dés,

Les dés des avatars

D’un monde organisé.

 

Cogito ergo sum

Je pense, donc je suis.

Mais aussi :

Je pense parce que je suis.

Et puis

Être ou ne pas être,

Là est la question.

 

Obsédantes mélopées

Aux frontières du réel ;

Primauté de l’être

Dans l’infini de l’existant.

 

Angoisse de l’esprit

Qui se sait seul,

Qui cherche des dieux,

Qu’il ne voit plus

Qui cherche des raisons,

De se trouver là,

Qui cherche son âme

Et qui ne trouve que fiel

Alors qu’il cherche le ciel.

 

°°°°°°°

 

 

Au lecteur qui me suit encore, je vais me hasarder maintenant à lui livrer mes cogitations (mot un tantinet péjoratif qui me rappelle cependant le « cogito ergo sum » de Descartes)  :

 

Le mot réel désigne ce qui existe vraiment par rapport à l'irréel qui lui serait illusoire parce qu’il appartient à l’inexplicable, provenant de l’illusion qui découle de l’amalgame de deux mondes incompatibles.

 

Notre réel est constitué des événements qui nous font prendre conscience de notre existence.  Poser un crayon sur sa pointe est un acte humain qui a deux sens :  celui qui résulte de l’acte physique et l’autre, intentionnel, qui déclenche une réflexion, en me situant dans l’espace et dans le temps.

 

Cette démarche fait démarrer un processus de pensée raisonnée provoqué par une recherche intellectuelle sur le sens de l’existence de l’être intelligent que nous sommes devenus. 

 

Serait-ce une péripétie des êtres vivants comme le fut celle des dinosaures ?  La pérennité de notre espèce est certes aussi fragile et aléatoire. 

 

A ce propos, il est intéressant de parler ici de ce que j’appelle le grand « SI » :

Si un astéroïde énorme n’était pas tombé sur la terre, il y a environ soixante millions d’années, provoquant le nuage opaque qui plongea celle-ci dans  la quasi-obscurité et le froid, les dinosaures et la végétation primaire qui les nourrissait auraient continué à évoluer dans leur démesure, poursuivant une évolution antérieure de cent cinquante millions d’années et nous ne serions pas là.  C’est trois fois plus que la durée actuelle des mammifères et que sont à cet égard les quelques milliers d’années de l’émergence de nos ancêtres qui en proviennent ?  °tiré du livre de Gordon Kane intitulé Super-symétrie - page 232                     

 

Qu’est-ce que notre réel ?   Il n’a de sens que parce qu’il est situé dans l’espace et dans le temps.  Hors de ce contexte-là, il n’existe pas.  Nous devons en tenir compte dans une réflexion plus poussée dans laquelle nous ignorerions le réel :  il n’existerait pas hors de l’espace-temps. On pourrait en déduire logiquement que le réel est alors illusoire dans ce contexte général.

 

Partant de ce postulat, nous pourrions avancer que notre évolution dans le contexte espace-temps a deux dimensions :  une dimension fixe et immuable qui serait  fondamentale et réelle (exister) et une dimension évolutive qui serait du domaine de « l’illusoire » dans l’absolu parce que nous appartiendrions à un mécanisme de « forces » qui régit tout l’univers (ou un univers-bourgeon dans l’hypothèse d’un univers-total – voir in fine partie 1 ).

 

Cette théorie donne à l'espace-temps une dimension différente de celle que notre intelligence conçoit et perçoit parce que cette dimension est située dans un contexte d’espace qui n’a rien à voir avec le nôtre.

 

Il est donc souhaitable qu'on fasse l'effort intellectuel de s’en débarrasser, et de tenter la restructuration des données que l'on va traiter non plus dans leur contexte habituel mais dans un contexte ex-anthropique et hors espace-temps.

 

L'hypothèse la plus valable est que l'infini n'existe pas dans l’absolu.  Si nous supposons qu'il existe, c'est parce que nous nous trouvons dans ce contexte de limite et d'origine, ce qui nous amène à penser qu'en dehors de lui, on ne peut trouver que l'infini soumis lui aussi à l’espace et au temps, alors que c’est impossible. Einstein l’avait bien compris lui qui inventa le concept d’espace-temps.

 

Probablement qu'il s'agit là d’anthropomorphisme, d’une erreur de l’homme confiné dans son univers étroit.  Nous devons donc nous écarter de ces notions d'infini pour nous en tenir aux éléments de notre environnement que nous allons tenter d’approfondir.

 

Si nous cherchons le sens de l’existence, nous ne pourrons le faire qu’en utilisant l’outil de base qu’est la pensée, elle-même étant l'expression des phénomènes suscités par ce que nous appelons l'intelligence.

 

Ceci étant dit, nous sommes forcés de nous interroger sur cette faculté qui nous singularise des autres êtres vivants : le développement de l’intelligence suscitant la pensée, laquelle se prolonge dans la cohérence et la déduction pour s’épanouir dans les  créations cérébrales de l’invention et de l’imagination.

 

Afin d’en arriver à une conclusion, je crois nécessaire de procéder à une étude systématique du matériel dont nous disposons et de son fonctionnement, tout en laissant au lecteur le soin de disserter sur  la logique de son développement.

 

Je vais m’efforcer d’évoquer ce matériel en mélodies qui se succéderont dans une structure progressive en abordant les sujets suivants :

 

1. La pensée est l’aboutissement du travail cérébral de l’animal intelligent qu’est devenu l’être humain.

 

2. La cohérence (rapport logique entre des idées) est la charpente d’une réflexion intelligemment élaborée par cet être humain et la déduction en découle et lui est concomitante.

 

3. La création cérébrale  en est le produit. 

 

Elle-même exaltée par 4. le sublime qui résulte de l’élévation de la pensée construite en dehors du matériel.

 

L’ensemble de ces démarches provoquant 5. l'évolution exponentielle, résultant des actions posées dans l’infini futur de l’évolution exponentielle.

 

En guise de 6. conclusion, je me permettrai de disserter sur le sens de la pensée humaine : est-elle un mécanisme dû au développement cérébral ou est-elle le support d’un message à décrypter ?

 

 

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MELODIE DE LA PENSEE.

 

Rogue est le cri des mâles

Dans les herbes des savanes,

Long est leur chant de traque

Leur appel au gibier.

 

Un  grognement glauque

 de ventres repus

Se mêle aux voix rauques

Des chants de grâce

Aux dieux de la chasse 

 

La parole leur est venue

Pour moduler les sons.

La parole leur est venue

En si belle chanson.

 

Le mot s’est aligné

Dans son besoin de superbe

Le mot s’est aligné

Pour  la grande gloire du verbe.

 

 Du ciel, la pensée est venue

Donner au cœur ses vagues azurs.

Le rêve s’est envolé aux  nues

Pour murmurer à l’âme

Ses secrets de mélodie pure.

 

°°°°°°°°°

 

 

Définir la pensée n’est pas chose facile… !

 

Jusqu’à preuve du contraire, nous pouvons tout au plus affirmer qu’il s’agit d’une faculté propre à l’être humain, les autres êtres vivants n’en étant  pas ou à peine pourvus.  Cette faculté n’est pour eux qu’accessoire alors que chez l’homme elle est essentielle et indispensable.

 

Si nous remontons à l’australopithèque, nous retrouverons vraisemblablement l’origine d’un processus  qui a amené l’espèce humaine à développer une qualité qui lui a permis de survivre. 

 

Rappelons encore cette implacable sélection qui l’a placée devant des choix de survie successifs.  Les forêts tropicales étaient son milieu naturel.  Des bouleversements climatiques, en Afrique vraisemblablement (fracture du Rift Valley, entre autres) a placé ses descendants devant des choix de survie qui par adaptation et mutation les ont transformés en bipèdes d’abord et omnivores ensuite (principalement carnassiers-charognards).

 

Dans un processus de  sélection, la tribu d’une trentaine d’individus a réussi, là où le solitaire ou le grand troupeau ont échoué.  Contrairement aux herbivores, nos ancêtres étaient de piètres coureurs, comme les gazelles et autres antilopes et n’étaient pas protégés par un cuir de pachyderme.

 

L’extrême vulnérabilité de cet être frêle et sans défense l’a forcé à développer une faculté en puissance chez tout être vivant : l’intelligence.   Acculé, ce qui fut sa faiblesse devint sa force.  L’intelligence se développa dans le plus misérable et le plus inadapté des quadrupèdes et le sauva ; mais combien a-t-il fallu de déviations stériles pour aboutir à ce que nous sommes ?

 

Quand nous considérons n’importe quel survivant actuel de cette « implacable sélection », nous constatons que l’homme est celui qui s’est le mieux adapté en améliorant son intelligence naissante.  Les autres survivants ont développé d’autres qualités spécifiques suffisantes pour survivre mais non pas pour régner en maître, dominant ou éliminant les autres espèces, contrôlant et modifiant la planète.

 

Cette « implacable sélection » au bénéfice des facultés intelligentes, jouera aussi entre les humains par prédominance des races intellectuelles au détriment des autres qui seront asservies et dépendantes (les sous-développés de nos jours).

 

Pour mieux sensibiliser celui qui me suit, je reviens avec beaucoup d’émotion sur cette passionnante aventure des humanoïdes :

 

A la lumière des connaissances actuelles sur nos origines, nous savons que les descendants ou cousins de l’australopithèque se sont trouvés atrocement démunis et terriblement vulnérables lors du grand chambardement climatique de refroidissement qui s’est produit dont, entre autres, celui résultant de l’effondrement géologique du Rift Valley africain, il y a, parait-il,  sept millions d’années. 

 

 

Cette théorie a été mise à mal par la découverte en 2002 de de Toumaï à 2500 km. à l’ouest du Rift, dans le désert du Djourab au Tchad. Cependant, le modèle que je me suis plu à développer en m’inspirant de la théorie défendue par Yves Coppens jusqu’à la découverte de Toumaî, reste valable quant aux effets de l’isolement de petits groupes et l’apparition de la bipédie.

 

Pour logique et attachante que soit cette version contestée, à juste titre, elle n’en reste pas moins probable pour ceux du Rift et si d’autres de nos ancêtres reconnus ont vécu des histoires différentes, ils n’en n’ont pas moins subi des conditions analogues pour parvenir jusqu’à nous.

 

Mais revenons à ceux du Rift. Le biotope général s’est profondément modifié.  Aux forêts luxuriantes dans lesquelles se prélassaient nos ancêtres arboricoles, ont succédé des savanes aux herbes hautes avec quelques arbres qui ont péniblement résisté à ce brutal changement.

 

Notre ancêtre commun remonterait même à neuf millions d’années suivant le Professeur Yves Coppens, théorie qu'il a revu avec le paléoanthropologue Pascal Picq pour celle, dite buissonnante :  de nombreuses branches d’ancêtres parties dans tous les sens, évoluant indépendamment les unes des autres, la plus connue de ces branches stériles étant celle de l’homme de Neandertal.  Il serait donc vain de rechercher un chemin dans ce labyrinthe.

 

Quoi qu’il en soit, la dure loi de la sélection et la chance des survivants se sont employées à imposer un tri implacable à ce fouillis, éliminant tous ceux qui ne s’adaptaient pas, tout en favorisant les autres. 

 

Les singes et autres frugivores et herbivores étaient une proie facile pour les carnivores qui se sont multipliés pour ensuite disparaître, faute de cette nourriture facile.  Seuls ont résisté les « grands singes » cousins du chimpanzé qui se sont adaptés à de nouveaux biotopes.

 

Déjà quand ils vivaient dans les immenses forêts telles qu’il en existe encore dans les régions tropicales ou équatoriales, ils se servaient de leurs mains plus adroites pour attraper leur nourriture et pour tenir la branche à laquelle ils se pendaient. Mains et bras se sont allongés et leur queue a disparu.

 

Dans la savane « les nouveaux primates » vécurent un long calvaire d’adaptation : leur nourriture se modifia ; de frugivores-insectivores, ils devinrent charognards.  On peut supposer que c’est ce qui les força à adopter la position debout qui leur permettait de garder dans les bras, en s’enfuyant, les morceaux qu’ils chapardaient aux grands carnassiers qu’ils surveillaient en tendant le cou au-dessus des hautes herbes des savanes.

 

Que ce soit pour cette raison ou pour une autre, cette modification de la position qui fut certainement longue et difficile et la nourriture carnée apportant l’avantage d’une digestion plus rapide et une plus grande activité, fut un grand pas vers l’intelligence. 

 

La sélection favorisa ceux qui en se groupant privilégièrent la chasse par traque des proies jeunes, faibles ou malades qui procurait une alimentation moins dépendante  et plus sûre (Il ne fallait pas la disputer aux autres prédateurs).

 

Les « grands singes » n’étaient pas adaptés à la chasse : pas de crocs acérés, pas de griffes, pas de vitesse à la course…  Cet handicap fut compensé par la ruse et la solidarité, d’où émergence de l’intelligence et de l’associativité. 

 

Celui que l’on a appelé l’homo sapiens-sapiens est finalement sorti de toutes ces tentatives d’adaptation et de survie qui est la caractéristique de l’évolution des espèces. 

 

L’homo a perfectionné le seul outil que sa condition misérable lui avait laissé : l’intelligence 

 

Grâce à elle, non seulement il a conquis sa place parmi les espèces survivantes, mais les a progressivement dominées, domestiquées et transformées, contrôlées et même exterminées.  Maître de la nature, avec laquelle il joue dangereusement, il s’en prend maintenant à la matière qu’il manipule audacieusement avec tous les risques d’endommager son propre biotope.

 

L’intelligence est le support de la pensée.  L’intelligence est une faculté propre à l’être humain.  Larousse la définit ainsi : Ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle.  Quant au Petit Robert : faculté de connaître, de comprendre. La pensée est le fruit ou la production de l’intelligence.

 

On peut prétendre qu’il y a deux types de pensée : la pensée concrète et la pensée abstraite.

 

La pensée concrète serait celle qui permet de réaliser, de mettre au point, de créer des choses concrètes qui donneront aux hommes  la possibilité d’augmenter leur pouvoir sur la vie et la matière. 

 

La pensée abstraite serait l’apanage des écrivains littéraires, des penseurs et  philosophes, des  poètes, artistes.  Elle fait appel à l’imagination,  aux jeux de l’esprit sans résultat matériel concret immédiat.

 

L’homme s’est découvert cette faculté dans les cavernes quand il s’est mis à graver ou tracer le récit de ses chasses sans doute dans un but incantatoire d’appel à des forces surnaturelles pour lui.  Il a ainsi pris conscience d’événements inexplicables pour son entendement et de l’existence possible de puissances occultes qu’il a placées dans un « au-delà ».  Il a divinisé ces forces et leur a attribué des pouvoirs : c’est ainsi qu’est née la pensée religieuse.

 

Dés qu’un individu émet une pensée abstraite, produit de ses fonctions mentales, il crée un concept nouveau qui portera en lui des possibilités de développement infinies.

 

La grande question est de savoir si cette création intelligente sert à autre chose qu’éventuellement demeurer dans la mémoire des hommes. 

 

Cette pensée produit d’une intelligence développée n’est-elle que l’aboutissement des performances d’un cerveau développé ou est-elle de nature « divine », l’intelligence étant l’apanage d’un être supérieur ce qui donne un sens religieux à  l’existence :  l’être supérieur étant l’auteur et le maître de l’existence et de la connaissance. 

 

 

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