Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

18/02/2011

Ch. 29.9h - Les trésors de l'existence : Notre planète

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite) créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l’ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l’obtenir immédiatement

-----

 

 

 

Ch. 29.9h  -  Les trésors de l'existence : notre planète

 

LA TERRE est la surface sur laquelle l'homme, les animaux se tiennent et marchent, qu'il s'agisse de la surface terrestre, à l'état naturel ou aménagé, du sol d'une construction, d'une habitation, d'un véhicule et c'est aussi la matière qui forme la couche superficielle de la croûte terrestre, considérée dans sa surface (Grand Robert).

Données utiles : Circonférence orbitale : 924.375.700 km.  ... Vitesse orbitale moyenne : 29,783 km ... Satellite : la lune ... Rayon équatorial : 6.378,137 km ... Superficie : 510.067.420 km² ... Azote N2 : 78,084 % volume sec ...Oxygène O2 : 20,946 %  volume sec ...  Argon Ar : 0,9430  % volume sec ...  Vapeur d'eau H2O : 0,4 % volume global ...

La planète terre est constituée d'une croûte de 35 km, sous les continents, de 5 à 7 km, sous les océans et à 60 km dans la Cordillères des Andes en Argentine, alors que son sommet culmine à 6962 mètres par rapport au niveau de la mer ...  En dessous de cette croûte se trouve une partie solide en plaque, la lithosphère de 100 Km qui glisse et peut plonger jusqu'à 700 Km. dans un manteau de consistance plastique, l'asthénosphère (du grec asthenos, sans résistance) ...

Le concept d'asthénosphère apparaît à la fin des années 1960 avec la révolution de la tectonique des plaques en même temps que le concept de mésosphère ... L'asthénosphère est comprise entre la lithosphère et la mésosphère La profondeur de l'asthénosphère dépend donc directement de l'épaisseur de la lithosphère. Elle varie entre environ 100 km sous les océans (quelques km au niveau des rifts océaniques) et environ 170 km sous les continents ...

Viennent ensuite le noyau externe (2270  km. d'épaisseur) et le noyau interne ou graine (1216 km. d'épaisseur) pour trouver le centre de la terre.

Le mont Everest est le plus haut sommet à 8848 mètres d'altitude par rapport au niveau de la mer ... Le plus haut point du globe par rapport au centre de la Terre est le Chimborazo en Équateur qui culmine à 6268 mètres d'altitude par rapport au niveau de la mer ... La Terre ayant une forme ellipsoïdale avec un rayon 21 km plus important à l'équateur qu'aux pôles, la proximité avec l'équateur de Chimborazo le rend plus proche du centre de la Terre que l'Himalaya ...

La terre est la surface et le milieu de la vie qui est née dans l'eau et s'est développée dans l'eau pour se répandre ensuite hors de l'eau ...

La vie s'est créée «elle-même » un terreau dont se nourrissent les végétaux et les animaux en cycles (appelés aussi cycles du carbone) pour retourner à l'inerte organique et le développer en transformant matière et énergie, selon la loi fondamentale de l'équilibre des forces qui régit l'Univers. (E=mc²)

Ce concept fut illustré par Lavoisier, en 1789, qui reformula une phrase d'Anaxagore de Glazomènes (500-428 avt J.-C) : « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau »

La Terre est la plus massive des quatre planètes telluriques (Terre, Vénus, Mercure et Mars - tellurique vient du latin tellus : sol, solide, non gazeux comme Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) ...  Elles possèdent en général trois enveloppes concentriques (noyau, manteau et croute)  ...  Leur surface est solide et elles sont composées principalement d'éléments non volatils (roches silicatées, 97 % de la croûte terrestre) ... Les planètes telluriques sont beaucoup plus petites que les planètes gazeuses, mais ont une densité beaucoup plus élevée car elles sont composées de fers et de silicates  ...

Age et formation de la Terre : La terre ainsi que les autres  planètes du système solaire se sont formées il y a 4,467 milliards d'années à partir d'une nébuleuse solaire (masse de poussières et de gaz en forme de disque détachée du soleil en formation)  ... Initialement en fusion, la couche externe de la Terre s'est refroidie pour former une couche solide ... Plus tard, les impacts d'astéroïdes ont causé de nombreux changements sur l'environnement à la surface ...

L'activité volcanique intense de cette époque a produit une atmosphère primitive et de la vapeur d'eau condensée, mêlée à de la glace apportée par des comètes (petit corps du système solaire constitué d'un noyau de glace et de  poussière) ... Les océans et une activité chimique intense dans un milieu hautement énergétique ont produit des molécules capables de se reproduire, il y a environ 4 milliards et demi d'années ... La vie serait apparue 500.000 ans plus tard ...

L'apparition de la  photosynthèse met ensuite l'énergie solaire au service de la vie ... C'est un processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique en exploitant la lumière du Soleil ... La feuille est l'organe spécialisé dans la photosynthèse chez les plantes vertes ... A l'échelle planétaire, ce sont les algues et le phytoplancton (plancton végétal) qui produisent le plus d'oxygène, suivi des forêts ...

La couche d'ozone ou ozonosphère désigne la partie de la stratosphère contenant une quantité relativement importante d'ozone (un pour cent mille) ... A haute altitude,  elle a pour effet de d'absorber la plus grande partie du rayonnement solaire ultraviolet, dangereux pour les organismes vivants ...

L'accumulation de dioxygène (O2) dans l'atmosphère favorise la vie animale et végétale ainsi que le développement d'une couche d'ozone (O3) dans la haute atmosphère (O2 devient O3), protégeant la surface de la planète de l'agression des rayons ultraviolets (5 % de l'énergie solaire) qui « tuent » la vie ...

Sans cette couche d'ozone, la vie n'aurait été possible que dans les océans à une profondeur suffisante de la surface des eaux, les ultraviolets ne pénétrant qu'en surface.

Le rayon de la Terre est variable : en effet le globe terrestre n'est pas parfaitement sphérique et le rayon réel équatorial est supérieur d'une vingtaine de kilomètres au rayon polaire ... Effet étonnant : le Mississippi dont la source se situe près des Grands Lacs, se déverse dans le golfe du Mexique à un niveau (distance du centre du globe) plus élevé que celui de sa source ... Si on évaluait l'altitude par rapport  au centre de la Terre, l'eau s'écoulerait donc du point le plus bas vers le point le plus haut ... En réalité le niveau des mers étant toujours pris comme référence des altitudes, le raisonnement en terme d'énergie mécanique est bien valide ...

-----

La terre ... nous la possédons ...  nous la travaillons ... nous la regardons transpirer dans le soleil ... nous y enfonçons nos doigts pour la fouiller amoureusement ... nous pénétrons sa glaise pour la façonner  ...  Elle est meuble, légère, grasse, lourde, maigre, vierge, arable, humide,

Elle se laboure pour les semailles ...  elle se cultive, elle se moissonne, elle se défriche, elle se fume, elle se pâture, elle s'enclave, elle se boise ...

Son argile est un cadeau des dieux : elle est en nos maisons, elle est en nos chaumières ... elle est au feu comme au four ...  elle est sur notre table en habit de porcelaine, elle est dans nos temples en vases antiques ... elle est de céramique sur nos murs ...

 

-----

 

Le chant de la Terre.

 

Ô toi, bout d'étoile, que Phébus nous donna

Pour susciter la vie dans la mer en veillée,

Dormant dans un lagon, creuset qui façonna

Le départ du vivant en mer ensoleillée.

 

Ô doux et chaud limon, précieux nid de la vie

Accorde en tes sillons la faveur des moissons

Qui montent vers le ciel, prières en unisson

Du pain de mes enfants et la joie de ma mie.

 

O toi, douce amante, qui nous endort le soir,

Chaude des feux du ciel et toute tiède encore,

Sois notre lit d'amour, notre couche d'espoir

Dans la nuit d'étoiles d'un ciel qui se décore.

 

Ô toi, sœur de la mer, qui guette les bateaux

Avec tous les enfants et l'épouse en manteau,

Celle qui tend les bras et celle qui s'empresse

De retrouver l'absent qui attend ses caresses.

 

Ô toi, planète bleue, orgueil de l'univers,

Qui étale au soleil sa vie exubérante,

Ses beaux jardins de fleurs, ses moissons abondantes

Donne-nous le printemps, éloigne les hivers.


-----

 

Pour parfaire cette évocation de celle qui nous porte et nous nourrit, je cède la place à nos grands hommes qui n'ont pas manqué de l'évoquer.

La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres, parce qu'elle nous résiste.  L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle.  (Antoine de Saint- Exupéry)

L'homme suit les voies de la Terre, la Terre suit les voies du Ciel, le ciel suit les voies de la Voie, et la Voie suit ses propres voies.  (Lao-Tseu)

La Terre seule demeure immortelle, la mère d'où nous sortons et où nous retournons. (Émile Zola)

Il ne sert de rien à l'homme de gagner la Lune s'il vient à perdre la Terre.  (François Mauriac)

Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté (Saint Luc)

Il est dans la nature de l'homme de piétiner ce qui est à terre.  (Eschyle)

Il y a tant de choses entre le Ciel et la Terre que les poètes sont seuls à les avoir rêvées  (Friedrich Nietzsche)

La loi d'amour est dure, mais tout injuste qu'elle soit, il faut néanmoins la subir, car elle uni le Ciel et la Terre depuis l'origine des temps  (Pétrarque)

Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la Terre aurait changé (Baise Pascal)

Il n'y a aucun pays de la Terre où l'amour n'ait rendu les amants poètes. (Voltaire)

L'autre jour j'ai rêvé que je me trouvais devant les portes du paradis.  Et saint Pierre me disait : « retourne sur Terre, il n'y pas de bidonville ici » (Mère Teresa)

Comment savez-vous si la Terre n'est pas l'enfer d'une autre planète ? (Adlous Huxley)

On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres (Voltaire)

Vous oubliez que les fruits sont à tous et que la Terre n'est à personne (Jean-Jacques Rousseau)

Un souvenir heureux est peut-être sur Terre plus vrai que le bonheur (Alfred de Musset)

L'Église dit que la Terre est plate, mais j'ai vu l'ombre sur la lune et j'ai plus foi en l'ombre qu'en l'Église (Fernand de Magellan)

 

------

 

Je ne voudrais pas terminer sans me faire, une fois de plus, l'écho de l'avertissement que lance le professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, dans son livre : « Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie » en reproduisant les « bandeaux »qu'il y met en exergue ...

 

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

-----

 

Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

 

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient « leur fonds de commerce » dans un sens plus conforme aux réalités futures afin d'éviter « une sélection naturelle » par le massacre des plus faibles ...

-----

 

 

 

 

 

10/02/2009

Le Sublime

Modeste Toulemonde cherche à comprendre :  Partie 8. Le Sublime  Parties précédentes :  (1) E=mc²  (2) Doù vient la vie ?  (3) Infini et Éternité  (4)  Les grands Initiés et le fondamental (5) Illusion et intelligence  (6) Darwin – Cohérence et déduction  (7) Évolution exponentielle

 

Définition du sublime :  Ce qu’il y a de plus élevé, dans l’ordre moral, esthétique, intellectuel (Grand Robert) – Très beau, très grand, très haut placé dans l’échelle des valeurs esthétiques ou morales (Hachette) – Qui est le plus élevé, en parlant de choses morales ou intellectuelles (Larousse) – Qui s’élève à une grande hauteur intellectuelle ou morale, en parlant des personnes (Littrè)

 

Le poète qui domine toujours en moi, va profiter de ce chapitre pour donner libre cours à des débordements  dithyrambiques qu’il espère de bon aloi pour magnifier cette précieuse faculté du sublime, que l’être humain a développée en affinant sa pensée pour lui faire atteindre les sommets du lyrisme.

 

Trois éléments ont engendré la vie et sont très rares ou absents dans l’univers : l’eau, l’air et le feu qui est, quant à lui, un phénomène physique  de combustion semblable à celui du soleil.  Notre planète terre, grâce aux  fantaisies du hasard, s’est créé un mécanisme d’évolution avec des étapes dangereuses et aléatoires qui a produit la vie, jusqu’à l’homme et son intelligence créatrice.

 

-----

 

L’EAU est notre milieu originel, le principal composant de notre corps  (65%) … la vie s’en abreuve … nos ancêtres marins en proviennent … l’eau c’est la mer, les ruisseaux, la fontaine …

 

C’est le frétillement des sources et la colère des torrents … la rosée sur la fleur et la perle sur la feuille …   la pluie au visage et le chant sur les vitres … les nuages qui se traînent et ceux qui bourgeonnent  … les brumes ouatées et les embruns fantômes… les papillons de neige et les flocons de soie …  les glaciers en couteaux et les sommets azurés … la mer bordée d’horizon et l’océan écumeux 

 

C’est elle aussi qui purifie, qui rafraîchit, qui coule, qui cascade, qui sauve, qui grossit, qui bénit, qui dort, qui stagne, qui goutte, qui inonde, qui tourbillonne, qui arrose, qui abreuve, qui lave, qui asperge, qui baptise, qui dilue, qui trempe, qui immerge, qui baigne, qui guérit, qui soigne, qui barbotte, qui jaillit, qui suinte, qui affleure, qui ondule …

 

Le chant de l’eau.

 

Pureté de l’eau

 Glissant au bout des doigts

  En larmes cristallines,

 Perles d’argent des sources,

 

Eau de douceur,

Eau de fraîcheur

Caressant nos corps lourds,

Fatigués du jour,

 

Eau qui paresse,

Eau qui languit

Et  marmonne

Dans les ruisseaux,

 

Eau de grandeur,

Eau de majesté,

Mangeuse de rivages,

Qui s’effondre en torrents

Et s’enroule en lourdes vagues

De mers et d’océans,

 

Tu es notre âme,

 la source de nos vies,

la fraîcheur de nos sens,

le satin de la nuit

Et le jour qui se mire.

 

-----

 

 

L’AIR  est un fluide gazeux constituant l’atmosphère et que respirent les êtres vivants ou encore : c’est un mélange gazeux de composition constante à l’état pur (en volume et à la surface terrestre, 21 % d’oxygène, 78 % d’azote et gaz rares en très petite quantité : 1 % d’argon, hélium, krypton, néon, xénon), souvent chargé d’impureté (acide carbonique, vapeur d’eau, traces d’hydrogène et d’ozone), et dont la masse forme l’atmosphère. (Grand Robert).

 

C’est le composant dans lequel nous « baignons » bien qu’il nous soit invisible et ne soit perceptible que lorsqu’il est en mouvement - il est alors : vent, souffle, brise, tempête, ouragan, typhon, cyclone, bourrasque, rafale, tourmente, bise, bouffée …

 

Il s’élève dans les vallées ;  il fraîchit le jour brûlant ;  il murmure dans les sources ;  il siffle et mugit depuis les sommets ;  il souffle, fait rage et s’engouffre dans les vallées ;  il hurle dans les torrents ; il bruit, chuchote, murmure, frissonne et frémit dans les branches ;  il fouette, caresse le visage ; il gonfle les voiles ;  il fait tourner les girouettes ; …  il est frais, froid, doux, chaud, tiède, léger, fort, violent, impétueux, furieux …

 

Il a pour noms :  Aquilon, Zéphyr, Tramontane, Fœhn, Mistral, Sirocco, Alizés, Mousson … et bien d’autres encore …

 

 

Le chant de l’air.

 

Ô toi, subtil ami

Qui en nos corps a mit

La vie de notre sang

Palpitant en nos flancs.

 

Ô toi, souffle du soir,

Baiser des matins clairs

Qui affleure la mer

Luisante en son miroir.

 

Ô toi, chanson d’Éole

Courbant les moissons folles,

Tu t’égares dans les monts

Les crêtes et les vallons.

 

Ô toi, souffle des voiles,

Au jour et aux étoiles,

Tu pousses les vaisseaux

Suivis de grands oiseaux.

 

Ô toi, fils des gros vents,

Tempête en océan,

Tu calmes en vain tes pères,

Rugissant, en colère.

 

Ô toi, parfum des cimes,

Dans le bleu de nos ciels,

Tu es notre arc-en-ciel.

Aux dieux que nous servîmes.

 

-----



LE FEU  est un dégagement d’énergie calorifique et de lumière accompagnant la combustion vive. (Grand Robert).


Les anciens, admirant le feu, ont cru que c’était un trésor céleste que l’homme avait dérobé aux dieux   (Fénelon – Traité de l’existence de Dieu)

 

L’homme a dominé le monde quand il a maîtrisé le feu qui éloignait les fauves, éclairait les grottes, trouait la nuit, rendait les aliments digeste, protégeait du froid … c’était une puissance céleste qui, lors des orages, enflammait arbres et forêts …

 

Les anciens considéraient le feu comme une manifestation de la divinité – Une colonne de feu conduisait Moïse et lui apparut dans un buisson (le buisson ardent) … L’Esprit Saint apparut aux apôtres sous la forme de langue de feu …  L’ange exterminateur brandissait une épée de feu …

 

Il était classifié comme la quatrième force, les trois autres étant celles de distance (de gravitation, magnétiques, électromagnétiques, électrostatique) celles de contact (frottement), et celles de cohésion ou liaison (atomes, molécules, ions).  Depuis Lavoisier, on considère le feu comme un pur phénomène physique.

 

Le feu provoque la combustion qui est une réaction d’oxydoréduction produisant de la chaleur  – Il exige un comburant qui fait brûler et un combustible qui brûle – certains corps donnent une flamme d’explosion lors d’un choc, d’un changement de pression ou d’une surchauffe locale (déflagration, explosion, détonation) (Hachette).

 

Le feu calcine les corps par ignition …  Le feu brûle quand il consume, calcine, embrase, enflamme … Il est ardent, incandescent … sous le choc produit sur certains corps , il jaillit en étincelle (silex qui enflamme l’amadou) … Par le frottement de deux corps inflammables comme le bois il s’échauffe et rougit et peut produire une flamme par ventilation (procédé primitif)  


Le chant du feu.

 

Tel l’envoyé ardent,

Il s’en vint sur la terre

 Ravager les arpents,

Aux forets, faire la guerre.

 

L’homme en fit un dieu

S’inclina devant lui,

L’adora en ses lieux,

Surtout quand vint la nuit.

 

L’homme en fit un frère

Qui éloignait les fauves,

Consolait ses misères

Par sa chaleur qui sauve.

 

L’homme s’en fit l’ami,

A son ventre soumis,

Transformant ses repas

Digérés sans trépas.

 

L’homme s’est allié

A ce fils de l’enfer

Pour fabriquer l’acier

Plus dur que n’est le fer.

 

Grand sorcier d’un autre âge,

Cher ami de nos soirs

Près de l’âtre volage

Nos rêves sont espoir.

 

-----

 


LE SOLEIL est l’astre qui donne la lumière et la chaleur à la terre, et rythme la vie à  sa surface (Grand Robert)


Il est producteur d’énergie, étoile moyenne du type jaune (rayon valant environ 100 fois celui de la terre, masse valant 330.000 fois celle de la terre), masse gazeuse à peu près sphérique, autour de laquelle gravitent, sur des orbites elliptiques, plusieurs planètes parmi les quelles se trouve la terre. Température de radiation (5870 ° C), densité moyenne (1,4).  Il comprend la chromosphère, la couronne, la photosphère (épaisseur 300 km) … (Grand Robert)

 

Il est éclatant :  « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement » (La Rochefoucauld)  

 

Il est pâle, ardent, brûlant, radieux, de plomb, lourd, luisant, clair …Il darde ses rayons, il dore et empourpre les choses, il brille dans le ciel, il étincelle et s’irise le matin … il éblouit quand on veut le regarder … Il grille, rôtit, dessèche … Il mûrit les fruits … Il calcine, consume, dévore, dessèche … il frappe … il noircit … il bronze … il se couche et s’endort … Il éclaire

 

Il est dieu : Amon Râ, Apollon ou  Phébus et le père de Phaéton …

 

Le chant du soleil.

 

Ô, bel astre du jour

Hautain en son séjour 

Écoute les prières

Des vivants de la terre.

 

Ecoute-les le soir

Quand meurt l’horizon

Pleurer  de ne plus voir

L’éclat de tes rayons.

  

Écoute le matin

La coq qui te salue,

La commère aux potins,

Les enfants dans les rues.

 

Écoute les prières

Des hommes de la terre

Qui t’implorent à genoux

De laisser ton courroux.

 

Écoute la chanson

De vulcain à la forge,

Des blés murs en moisson,

Et du vin qui dégorge.

 

Ecoute encor toujours,

Ces longs refrains d’amour,

Ce chant des amoureux

Que tu rends si heureux

 

Écoute aussi le soir,

Quand alors tu t’endors

La  nuit en voile noir

Te border, tendre alors.

 

-----


 

LA TERRE est la surface sur laquelle l’homme, les animaux se tiennent et marchent,  qu’il s’agisse de la surface terrestre, à l’état naturel ou aménagé, du sol d’une construction, d’une habitation, d’un véhicule et  c’est aussi la matière qui forme la couche superficielle de la croûte terrestre, considérée dans sa surface (Grand Robert).

 

La planète terre  est constituée d’une croûte de 35 km. (sous les continents), 5 à 7 km. (sous les océans) à 60 km.(cordillères des Andes).  En dessous de cette croûte se trouve une lithosphère de 100 Km (partie solide en plaque) qui glisse et peut plonger jusqu’à 700 Km. dans un manteau de consistance plastique, l’asthénosphère  (du grec asthenos, sans résistance).

Ce concept apparaît à la fin des années 1960 avec la révolution de la tectonique des plaques en même temps que le concept de mésosphère1. L'asthénosphère est comprise entre la lithosphère et la mésosphère. La profondeur de l'asthénosphère dépend donc directement de l'épaisseur de la lithosphère. Elle varie entre environ 100 km sous les océans (quelques km au niveau des rifts océaniques) et environ 170 km sous les continents. (Wikipédia)

 

Viennent ensuite le noyau externe (2270  km. d’épaisseur) et le noyau interne ou graine (1216 km. d’épaisseur) pour trouver le centre de la terre.


La terre est la surface et le milieu de la vie qui est née dans l’eau et s'est développée dans l’eau pour se répandre hors de l’eau ... La vie s’est créée «elle-même » en cycles (appelé aussi cycles du carbone) pour retourner à l’inerte organique et le développer en transformant matière et énergie,  selon la loi fondamentale de l’équilibre des forces qui régit l’Univers. (E=mc²)

 

La terre … nous la possédons …  nous la travaillons … nous la regardons transpirer dans le soleil … nous y enfonçons nos doigts pour la fouiller amoureusement … nous pénétrons sa glaise pour la façonner   Elle est meuble, légère, grasse, lourde, maigre, vierge, arable, humide,

 

Son argile est un cadeau des dieux : elle est en nos maisons, elle est en nos chaumières … elle est au feu comme au four …  elle est sur notre table en habit de porcelaine, elle est dans nos temples en vases antiques … elle est de céramique sur nos murs …

 

Elle se laboure pour les semailles …  elle se cultive, elle se moissonne, elle se défriche, elle se fume, elle se pâture, elle s’enclave, elle se boise …


Le chant de la terre.


Ô toi, bout d’étoile, que Phébus nous donna

Pour susciter la vie dans la mer en veillée,

Dormant dans un lagon, creuset qui façonna

Le départ du vivant en mer ensoleillée.

  

Ô doux et chaud limon, précieux nid de la  vie

Accorde en tes sillons la faveur des moissons

Qui montent vers le ciel, prières en unisson

Du pain de mes enfants et la joie de ma mie.

 

O toi, douce amante, qui nous endort le soir,

Chaude des feux du ciel et toute tiède encore,

Sois notre lit d’amour, notre couche d’espoir

Dans la nuit d’étoiles au ciel que tu décores.

 

Ô toi, sœur de la mer, qui guette les bateaux

Avec tous les enfants et l’ épouse en manteau,

Celle qui tend les bras et celle qui s’empresse

De retrouver l’absent qui attend ses caresses.

 

Ô toi, planète bleue, orgueil de l’univers,

Qui étale au soleil sa vie exubérante

Ses beaux jardins de fleurs, ses moissons abondantes

Donne-nous le printemps, éloigne les hivers.

 

-----



LA VIE est le fait de vivre, propriété essentielle des êtres organisés qui évoluent de la naissance à la mort en remplissant des fonctions qui leur sont communes (Grand Robert).


La physique, la chimie (…) se touchent, parce que les mêmes lois président à leurs phénomènes.  Mais un immense intervalle les sépare de la science des corps organisés, parce qu’une énorme différence existe entre leurs lois et celles de la vie. (Bichat, Recherche physiologique vie et mort, VII, in G. Canguilhem, la connaissance de la vie, page 117)


Les êtres vivants sont extrêmement abondants ; à plus de 350.000 espèces végétales s’ajoutent plus d’un million d’espèces animales  (Andrée Tétry – Encycl. Universalis).

 

Jusqu’aux expériences de Pasteur (1860-1866), la génération spontanée était acceptée comme origine de la vie (tiré de ibidem).

 

La majorité des scientifiques contemporains semble d’accord pour trouver l’origine de la vie dans un phénomène « prébiotique » qui se serait produit dans une « soupe primitive », lors des grands bouleversements tectoniques des premiers âges de notre planète.  (Voir aussi partie 2 : La Vie).

 

Tant que nous sommes en vie ou que nous restons en vie, même si nous ne sommes plus qu’un souffle de vie, nous ne sommes pas mort … la vie nous fait exister, être, respirer, palpiter, subsister, croître, grandir … nous profitons de la vie en coulant d’heureux jours et menant joyeuse vie … nous donnons vie et l’enlevons ou l’ôtons  … nous pouvons avoir la vie dure et survivre à nos malheurs …

 

 

 Le chant de la vie.

 

J’ai vu courir l’insecte

Que la rosée humecte,

 

J’ai vu l’oiseau agile

Sous l’arbrisseau fragile,

 

J’ai vu le lapereau

Blottir son doux museau,

 

J’ai vu le tendre agneau

Taquinant les moineaux,

 

J’ai vu la fière abeille

Sur la fleur qui s’éveille,

 

J’ai vu le papillon

Au chaud dans le sillon,

 

J’ai vu le tendre faon

Dormir près d’un enfant,

 

J’ai vu le roi des cimes

Survoler les abîmes,

 

J’ai vu l’eau du ruisseau

Courir sous l’arbrisseau

J’ai vu le ciel s’ouvrir

Pour la rose fleurir

 

J’ai vu le cerf altier

S’enfuir dans les sentiers

 

J’ai vu l’aigle élégant,

L’épervier arrogant.

 

J’ai vu enfin la fleur

Nous offrant ses couleurs.

 

J’ai vu la vie partout

Dans les prés et les champs,

Dans le ciel et dans l’eau,

Au doux soleil couchant

Et quand il est fardeau,

 

J’ai vu la vie partout

Sous la pluie qui caresse,

Sous le vent qui ne cesse,

Sous l’orage rageur,

Et l’ouragan vengeur.

 

-----

 

Le poète se penche encore un peu sur la nappe d’argent qui brille en son cœur.  Il y voit tant de choses inexprimables que son âme ne peut porter tellement elles sont subtiles, tellement elles sont évanescentes … 

 

Il voudrait tant atteindre ce sublime qu’il ressent dans son esprit mais qui reste en lui, qui lui démange l’âme … qu’il n’exprimera jamais faute de mots ou de phrases  … ou de cœur …

 

C’est l’insatisfaction dans le sentiment de l’inachevé … du lointain impossible … d’un rêve inaccessible … d’un éden perdu …

 

C’est la condition des « humains » …


-----