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08/04/2011

Ch. 29.9o - Nos moyens sensoriels : Le Goût.

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence.

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances.

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Avant d'aborder l'essentiel de mon propos de ce jour, je tiens à relayer l' appel angoissé du professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, lancé dans les colonnes du journal la Libre Belgique, ce 20 février 2011 en appui de celui du 21 mars 2010 et de son dernier livre, pour une prise de conscience par les autorités de notre planète du danger que représente la prolifération de l'espèce humaine ... en péril d'autodestruction ...

Je suggère à ceux qui me font l'honneur de me lire, de profiter de l'ampleur d'audience que constitue les blogs de la « Libre » pour provoquer un effet « boule de neige » en transmettant le message par un simple « copier-coller » de l'appel du professeur, reproduit ci-dessous :

« Bandeaux » que le professeur de Duve a mis en exergue dans son livre «Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie »

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient « leur fonds de commerce » dans un sens plus conforme aux réalités futures afin d'éviter « une sélection naturelle » par le massacre des plus faibles ...

PRÉOCCUPONS-NOUS DE L'AVENIR DE NOTRE DESCENDANCE... ELLE EST EN GRAND DANGER ... !!!

Il n'est pas trop tard, mais il est temps ... disait déjà Paul-Henri Spaak à la tribune des Nations-Unies, le 28 septembre 1948, en terminant son fameux « discours de la peur » devant les risques d'une guerre mondiale entre l'Est et l'Ouest qui aurait entraîné une extermination d'une partie de l'humanité.

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Voir aussi l'article du journal La Libre Belgique, de  Agathe Mahuet mis en ligne le 1 mars, intitulé « Population mondiale : la régulation ou l'explosion »  donnant l'essentiel d'un rapport de l'ONU, insistant sur la nécessité de réduire les niveaux de fécondité ... lien ci-après  : http://www.lalibre.be/actu/international/article/645934/p...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation

de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

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Ch. 29.9o - Nos moyens sensoriels : le goût.

Pour terminer l’étude de nos cinq sens, nous nous interrogerons sur le dernier, le goût, qui est complémentaire à l’odorat et qui n’existe pas chez les animaux marins non mammifères

Les insectes reconnaissent les goûts grâce à des récepteurs (chémorécepteurs) situés à l’intérieur des soies de leurs pattes et de leurs pièces buccales … Quant aux substances chimique, elles seront détectées par les soies olfactives dont leurs antennes son pourvues …

Chez l’homme, la réception des sensations de goût et d’odeur se localisent dans le bas du lobe frontal du cerveau, appelée la zone corticale … Quant aux cellules sensorielles spécialisées de la gustation, elles sont regroupées dans les bourgeons gustatifs (environ 4.000) localisés sur la langue (75%) et le reste sur le palais, le pharynx et même sur la partie supérieure de l’œsophage …

Longtemps, on a considéré que nous disposions de quatre types de récepteur sensoriels du goût, … celui du sucré (comme le saccharose), … du salé (comme le chlorure de sodium), … de l’amer (comme la quinine), … de l’acide (comme le citron) … A ces quatre-là est venu s’ajouter (reconnu officiellement en 1980) l’umami (traduction du japonais : savoureux ou délicieux), découvert en 1908, par le japonais Kikunae Ikeda dans un bouillon d’algues Kombu, cultivées principalement à Hokkaido dont sont aussi friands les Coréens et les Chinois … Il s’agit d’une saveur particulière que l’on trouve dans les bouillons de viandes, les fromages, les champignons, le thé vert et dans la cuisine asiatique … Les algues Kombu permettent la confection des Kimbab coréens (rouleaux d’algues séchées fourrés de riz cuit garnis de différents ingrédients) ; quant aux japonais ces algues entrent dans la préparation du dashi (bouillon d’algues et de bonites (petits poissons séchés) …

On ne peut pas parler du goût sans faire mention des substances qui l’enrichissent en soulignant certaines saveurs ou les accompagnant agréablement … certaines cependant peuvent avoir des effets néfastes sur la santé (ulcères, hypercholestérolémie, dérèglements gastro-intestinaux) …

Ainsi, certaines matières grasses sont responsables de problèmes cardiaques dus à la présence dans les artères de dépôts lipidiques, obstruant la circulation sanguine pouvant entraîner de graves accidents et même la mort … En cause les acides gras saturés … Voir ci-après un tableau des principales matières grasses avec leur composition en % … des acides gras saturés (AGS), … des mono-insaturés (AGMI) … et polyinsaturés (AGPI)… publié par le répertoire général des aliments, Lavoisier-Tec et Doc (Ed, Paris) :

Huile d’arachide (AGS 21-AGMI 47-AGPI 32) ; Huile d’olive (AGS 15-AGMI 76-AGPI 9) ; Huile de tournesol (AGS 11-AGMI 24-AGPI 65) ; Huile de maïs (AGS 13-AGMI 27-AGPI 60) ; Huile de pépin de raisin (AGS13-AGMI 16-AGPI 71) ; Huile de noix (AGS 10-AGMI 18-AGPI 72) ; Huile de colza (AGS 8- AGMI 62-AGPI 31) ; La végétaline, matière grasse de cuisson hydrogénée pour la durcir (AGS 99-AGMI 0-AGPI 0) ; Le Beurre (AGS 67-AGMI 30-AGPI 3) ; Le saindoux (AGS 50-AGMI 42-AGPI 8) ; Margarine de tournesol (AGS 18-AGMI 32-AGPI 50) ; Margarine allégée (AGS 32-AGMI 21-AGPI 43) …

Les acides gras sont des chaînes d’atomes de carbone en général de 18 liaisons … si l’acide gras n’a pas de double liaison, à l’intérieur de la chaîne, il est appelé « saturé » … par contre s’il a une double liaison, il sera appelé « mono-insaturé » et s’il comporte plusieurs doubles liaisons, il sera « polyinsaturé »

C’est l’origine animale des graisses qui les rangent dans le groupe des acides gras saturés, comme le beurre, le lait, la viande surtout de porc, les jaunes d’œufs … Ils sont responsables des problèmes cardio-vasculaires rencontrés chez les individus sédentaires ou prédisposés par hérédité …

Voici d’ailleurs une liste exemplative d’aliments avec leur teneur en cholestérol (milligrammes par 100 grammes) : Cervelle de veau (2200) ; jaune d’œuf (1560) ; rognon de mouton ou de veau (380) ; rognon de porc (365) ; foie de porc (340) ; foie de veau (314) ; foie de bœuf (265) ; beurre (260) ; ris de veau (225) ; crème (124) ; poulet (90 à 100) ; fromage (50 à 100) ; veau (84) ; merlan (77) ; bœuf (67) ; poisson (60 à 70) ;

Mais attention, comme rien n’est simple, L’hypercholestérolémie n’est pas une maladie, tout au plus une tendance à former dans les artères des athéromes (du grec athêrôma … loupe de matières graisseuse) qui compliquent l’artériosclérose ou épaississement des artères dû au vieillissement, contribuant à une obstruction des artères ou thrombose … Ces athéromes résultent d’une alimentation trop riches en acide gras insaturés (voir plus haut) … La seule façon de les équilibrer, voir les diminuer, est de se contraindre à une hygiène de vie alimentaire qui exclue les acides gras saturé et impose un minimum d’activité physiques soutenues (30 minutes par jour) pour contribuer à les dépenser … La prise de médicaments comme le clopidogrel (Plavix) associés à l’aspirine n’ont comme effet que de fluidifier le sang pour diminuer le risque de caillots obstruant, cause d’infarctus …

Je parle en connaissance de cause ayant subi deux infarctus cardiaques et un cérébral avec hémianopsie (perte totale de la moitié du champ visuel) ce qui rend la lecture particulièrement difficile, … Je dois déchiffrer les textes, mot à mot en suivant avec le doigt, comme un enfant … grâce au traitement de texte de mon portable et l’usage de la souris, l’opération est grandement facilitée … et me permet un contrôle de certains mots dont j’ai perdu l’automatisme orthographique … la vision tronquée rend aussi très difficiles les accords grammaticaux dans des textes longs …

Malgré tout, avec un peu d’ingéniosité et beaucoup de patience, je suis devenu un octogénaire performant qui exploite beaucoup ces outils merveilleux que sont devenus le traitement de textes et l’outil incroyable de collecte de données documentaires dont nous disposons avec internet … C’est dans ces conditions que je réalise le présent travail depuis une douzaine d’années …

Cet octogénaire performant l’est aussi parce qu’il s’impose une hygiène alimentaire appropriée à un problème de dépôts lipidiques dans ses artères, qu’il associe à une heure d’exercices physiques soutenus, (gymnastique, automassage et marche rapide) débutant le matin par une douche-friction glacée d’abord, la plus chaude supportable ensuite … Ce régime spartiate le gratifie d’une forme performante pour la journée …

A titre documentaire, voila ce régime alimentaire : matin (yaourt maigre, une pomme et une orange) ; midi (beaucoup de légumes cuits dans leur jus et minimum de matières grasses, volaille grillée ou poisson, une pomme de terre au micro-onde ou riz ou un peu de pâtes) ; le soir trois tranches de pain complet accompagnant un mélange passé au micro-onde pendant une minute, d’une tomate, d’une petite dizaine d’olives, d’une poignée de carotte râpée et d’un oignon frais en tige, coupé finement … Cependant, quand l’occasion se présente, je ne manque pas de profiter d’un « bon gueuleton » sans aucune retenue … C’est indispensable pour garder le corps en état de défense envers les agressions alimentaires … quelles qu’elles soient …

Les nutritionnistes et le corps médical place l’huile d’olive au sommet des matières grasses favorables au développement du bon cholestérol, aussi J’arrose le tout d’une bonne rasade (trois à quatre cuillères à soupe) d’une sauce à base d’huile d’olive que j’ai agrémentée de diverses vinaigrettes ou sauces vendues dans le commerce … C’est délicieux …

Pour ne rien vous cacher, la dernière de mes « misères », vaincue également : Depuis toujours j’ai hérité d’une hernie hiatale qui me fait ruminer la nourriture comme un bovin … Quand on est jeune ce n’est pas très gênant … mais depuis une quinzaine d’années, ça me réveillait d’aigreurs douloureuses toutes les nuits vers trois heures du matin … La « faculté » me prescrivit un médicament à prendre une demie heure avant le repas du soir … Depuis que j’ai découvert les vertus du thé vert complet (quatre sachets de thé Lipton clear green citrus qui macèrent toute la journée dans un thermo de deux litres) dont je fais ma boisson favorite, les aigreurs disparaissent presqu’instantanément s’ils leur arrivent encore de se manifester …

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Voici quelques dictons ou propos d’auteurs célèbres qui n’ont pas manqué de souligner cette faculté si précieuse qui rend la vie plus agréable et que les hommes se sont ingéniés à exploiter afin d'en sortir le maximum de raffinement pour le palais et l’esprit …

Ceux à qui le monde n’apparaît pas à leur goût, je leur conseille de ne pas tâcher de changer le monde mais de changer leur goût. (Jean Dubuffet)

La nature donne le génie ; la société, l’esprit ; les études, le goût. (Charles-Augustin Sainte-Beuve)

On le répète à l’école : « La vanité est le plat des sots. » Mais les sages aussi condescendent à y goûter de temps en temps. (Jonathan Swift)

Le style se juge comme le vin : il suffit d’avoir du goût. (Claude Aveline)

Le snobisme ne donne pas le goût mais il supplée au manque d’opinion. (Alfred Capus)

J’ai les goûts les plus simples du monde, je me contente du meilleur. (Oscar Wilde)

La meilleure odeur est celle du pain, le meilleur goût, celui du sel, le meilleur amour, celui des enfants. (Graham Greene)

Le bonheur est toujours à la portée de celui qui sait le goûter. (François de La Rochefoucauld)

Le goût est le bon sens du génie. (François René de Chateaubriand)

Ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire. (Charles Baudelaire)

Entre le bon sens et le bon goût, il y a la différence de la cause à son effet. (Jean de La Bruyère)

Le goût est l’ennemi de la créativité. (Pablo Picasso)

Le goût, c’est la mort de l’art. (Edgar Degas)

Je suis partagé entre un goût pour les faits et un goût pour l'effet.  (Louis Scutenaire)

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Je tiens aussi, comme je le fais chaque semaine, à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ».

L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes.

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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09/03/2010

Ch. 22a - La Corée (LES AMIS D'AILLEURS)

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Voir à ce sujet dans « notes récentes » les appels que j’ai lancés antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

 

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 25 pages, deux fois par semaine.

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les pages du texte

pour en avoir un « aperçu » peuvent utiliser le curseur

qui fera défiler les repères entre petites accolades  { }

situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

suivant les repères { } situés en début de chapitre.

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(Ceux qui désirent consulter la table complète des "repères" cliqueront sur "Table matières, dans notes récentes, sous le calendrier)

 

 

AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Ils ont été dictés par le souci d’apporter de l’espoir à ceux qui sont « un genou à terre » parce qu’écrasé par le malheur et même « les épaules au tapis » de la défaite et du désespoir, en leur communiquant l’enthousiasme de vivre et la valeur réconfortante de l’espoir. Il a permis à l’auteur de ces lignes de retrouver le bonheur chaque fois qu’il l’a perdu, malgré les avatars d’une vie particulièrement douloureuse et difficile. Les faits sont scrupuleusement exacts et les nombreux témoins ou acteurs cités qui en ont pris connaissance, peuvent en témoigner s’ils sont encore en vie. D’autre part, cette « impudeur » des sentiments lui ont cependant été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 

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Compte-rendu détaillé des réunions inter-cultures avec l’essentiel de l’histoire de ces pays mis à jour  : {22.2} La Corée du Sud (nos amis Agnès et Michel Lee) -

 

 

Chap. 22a - LES AMIS D’AILLEURS : La Corée du Sud.

 

Mon pays est un village

Et la terre est ma patrie

Disait le poète.

 

Mon frère habite ma rue,

Mais aussi la ville voisine

Et encore bien plus loin,

Tellement loin

Que c’est trop loin

Pour y aller.

 

Cependant,

Quand j’entends le vent,

C’est son chant qu’il m’apporte,

Et la nuit,

C’est sur les mêmes étoiles

Que nos yeux vont se chercher.

 

Mon frère est si loin

Que c’est trop loin pour y aller.

 

Mais, lui, peut-être, un jour,

Il sera devant ma porte,

Fatigué du long voyage.

Mais peut-être qu’alors, en lui

Je ne verrai qu’un « étranger ».

 

 

{1} Ainsi qu’évoqué plus avant, dans le cadre d’une action d’ouverture à d’autres cultures, nous avions proposé à la paroisse de nous charger de l’organisation de réunions de quartier centrées sur l’accueil des réfugiés qui s’y établissent en leur donnant l’occasion de parler de leur pays et de leur culture.

 

La rencontre merveilleuse de Noël tombait à pic. Non seulement nous avions une première famille à faire connaître et à intégrer dans nos quartiers, mais aussi c’était une raison supplémentaire de nous en rapprocher.

 

Aussi le 28 janvier 1983, nous inaugurerons dans la salle paroissiale une rencontre « inter-culture » qui sera la première d’une série d’une petite vingtaine d’autres qui s’échelonneront tout au long des années 1983 à 1986.

 

Nous serons forcés de les interrompre à la suite d’ennuis de santé provoqués par le stress de ma profession, mais aussi d’infirmité visuelle et problèmes cérébraux me contraignant à suspendre mes activités professionnelles et faire opérer un cœur défaillant, ainsi qu’abondamment décrit par ailleurs. Malgré tous nos efforts, nous n’arriverons jamais à transmettre le flambeau, faute de relais sérieux.

 

Une feuille d’invitation attrayante intitulée : « Des habitants du quartier présentent leur pays » annonçait nos séances. Nous la distribuions dans la plupart des boîtes aux lettres de la région, tandis que la feuille paroissiale, de son côté, l’évoquait dans son édition mensuelle.

 

Il m’a semblé utile dans l’intérêt de ces pays de mettre à jour la partie historique des textes qui relatent ces rencontres en puisant aux meilleures sources : Encyclopédia Universalis, Wikipédia (après vérifications logiques), Jacques Leclerc, Encarta et les sites des ambassades. Les références de ces sources seront reprises en appendice alphabétique du livre.

 

Si cette initiative pouvait amener un regard intéressé sur ces populations malmenées, nous en serions ravis, mon épouse et moi, prolongeant dans le temps une action que nous n’avons pu continuer.

 

Cette actualisation fut un travail considérable de recherches, consultations et rédaction pour fournir la relation la plus objective, la plus complète tout en la faisant succincte, de la destinée douloureuse de ces pays que nos civilisations ont sacrifiés sur l’autel de leur confort et de leur progrès depuis toujours.

 

Il y en a d’autres dont Israël que nous avions préparé et que les circonstances évoquées plus avant ne nous ont pas per mis de présenter (Je terminerai cependant ce chapitre par une étude-plaidoyer en faveur de ce peuple, à l’origine de nos civilisations, afin de contrecarrer tant d’idées préconçues) ainsi que tous ceux d’Afrique, d’Amérique Centrale et du Sud (sauf la Bolivie et Haïti) ou d’ailleurs…..

 

Nous nous efforcerons dans ces rencontres de ne blesser personne et d’observer une neutralité politique et religieuse rigoureuse. En accord avec les autorités de la paroisse qui mettait à notre disposition son infrastructure (salle, secrétariat, feuille paroissiale mensuelle de contact…) ces rencontres devaient être une ouverture vers les autres venant « d’ailleurs » dans un grand esprit de fraternité en dehors de toute démarche de récupération religieuse.

 

Ce fut une grande aventure qui nous mobilisa tous : mon épouse prenait les contacts, rassemblait le matériel, organisait la réception de fin de séance, préparant et fournissant souvent les boissons et accompagnements du « drink », et terminait la séance avec quelques mots de clôture et d’invite à la dégustations des mets et boissons (préparations du pays concerné)  ; mes fils Patrick et Benoit s’occupaient d’organiser la salle, se chargeaient des projections (matériel loué, souvent difficile à adapter et dont l’utilisation tenait de l’aventure) ; nos filles en hôtesses souriantes et affables se chargeaient de l’accueil et faisaient équipe avec mon épouse ; quant à moi je préparais les textes, la feuille d’invitation ainsi qu’une courte introduction et animais ou suscitais les questions des débats (Patrick me remplaça quelques fois surtout lors de l’accident cérébral qui m’handicapa momentanément).

 

{2} Au programme de la première séance réservée à la Corée du Sud, terre de nos amis avec la projection de trois films, un sur le pays moderne et industrielle qu’il est devenu, un autre sur ses traditions et un troisième sur les religions qui y sont pratiquées (Chamanisme, Bouddhisme et Christianisme).

 

Avant d’en parler, je tiens à donner un bref aperçu de l’histoire tourmentée de ce peuple, brimé d’abord par ses grands voisins la Chine et le Japon et ensuite victime de l’affrontement est-ouest entre le communisme et le capitalisme qui caractérisa la seconde moitié du vingtième siècle. Nous nous garderons bien d’en toucher mot dans nos séances publiques pour éviter à nos amis des problèmes auprès de leurs autorités consulaires.

 

Aussi, maintenant que j’écris ces « mémoires », je me sens un devoir de faire justice à ce petit peuple intelligent (dont, rappelons-le, proviennent nos deux filles) qui fut toujours victime de ses grands voisins, la Chine et le Japon et qui fut sacrifié, après la guerre de 40-45, sur l’autel de l’entente américano-soviétique qui reniera les accords pris au Caire en novembre 1943, par Roosevelt, Churchill et Tchiang Kai-Chek (Chine Nationaliste) de créer enfin une Corée libre et indépendante.

 

Malheureusement les événements qui suivirent se passèrent à son détriment quand à Yalta, en février 1945, les quatre grandes puissances ( les Etats-Unis, l’Angleterre, la Russie et la Chine de Tchiang Kai-Check) décidèrent que la Corée (possession japonaise depuis 1910) serait partagée en deux zones d’occupation situées de part et d’autre du 38e parallèle, dévolues aux USA pour la partie sud et à la Russie pour la partie nord.

 

Finalement en 1948, après de nombreuses altercations et confrontations entre le bloc communiste et les pays « libres », les deux Corées se donnèrent des constitutions, sous l’appellation de République Populaire Démocratique de Corée (R.P.D.C.) d’un côté et de République de Corée de l’autre, ce qui amena les Américains et les Russes à évacuer leur zone d’occupation en 1949.

 

C’est ainsi que ce petit pays qui avait souffert depuis toujours des grands conflits internationaux fut entraîné malgré lui dans les camps opposés du communisme et du capitalisme, pour subir le paroxysme de la haine et de l’agressivité lors des douloureux affrontements de juin 1950 à juillet 1953 qui opposèrent aux pays occidentaux la Corée du Nord, armée par les Russes puis appuyée par la Chine communiste.

 

En effet, le 25 juin 1950, la Corée du Nord envahira le sud avec dix divisions de soldats équipés par les Russes en chars et avions. Le sud, avec ses huit divisions mal armées sans appui terrestre lourd, ni matériel aérien, s’écroula et se trouva rapidement envahie, au bord de la défaite.

 

Le 27 juin, l’ONU fut saisie de l’affaire et vota (sans l’URSS mais avec la Chine nationaliste de Formose, la Chine communiste de Pékin n’étant pas reconnue par les occidentaux)


Le 16 juillet, fut constituée une armée à laquelle participèrent seize nations : c’est-à-dire, outre les Sud-Coréens, les contingents australiens, belges, luxembourgeois, canadiens, colombiens, éthiopiens, français, britanniques, grecs, hollandais, néo-zélandais, philippins, sud-africains, thaïlandais et turcs plus les unités médicales danoises, indiennes et suédoises. Leur commandant était l’américain Douglas Mac Arthur.

 

Le 15 septembre, les armées de l’ONU débarquent près de Séoul, la libèrent le 28 et les Sud-coréens envahissent le nord le 30, appuyés par l’ONU le 7 octobre.

 

Les Chinois se prétendent menacés et envoient le 25 octobre une armée, dite de volontaires, forte de 850.000 hommes d’où renversement de la situation et repli des forces coalisées. Séoul est repris le 4 janvier 1951 par les communistes. Le Président américain Truman annonce que le recours à la bombe atomique est à l’étude.

 

Après une difficile contre-offensive des troupes de l’ONU et de la Corée du sud qui essuient de lourdes pertes, les coalisés reprennent Séoul le 14 mars 1951 et franchissent à nouveau le 38ème parallèle. Le général américain Mac Arthur qui commande les troupes veut continuer jusqu’en Mandchourie, mais le président Truman s’y oppose et lui enlève le commandement (Ce fut peut-être l’erreur qui empêchera la réunification de la Corée….)

 

Le conflit s’éternisera jusqu’au 27 juillet 1953, avec quelques escarmouches sur un front stabilisé au 38ème parallèle. Les pertes en vies humaines dans ce conflit furent considérables : 2.415.600 suivant l’ONU dont deux tiers de civils.

 

Finalement, les accords de Genève de 1954 couperont définitivement le pays en deux nations situées de part et d’autre du 38ème parallèle. On sait qu’actuellement, la Corée du Nord est toujours sous dictature communiste avec un « potentat » cruel, tandis que la Corée du Sud jouit des avantages de notre « système capitaliste».

 

La Corée fut toujours dominée par ses voisins chinois et japonais qui ne cessèrent de l’envahir et de se la disputer, comme la Belgique le fut par ses voisins français, hollandais et allemands. Cette similitude de situation historique fut un facteur supplémentaire d’affinité et de sensibilité nous rapprochant de nos amis coréens.

 

De tout temps, les Coréens serviront de plaque tournante assurant le relais des cultures et des techniques entre le Japon, la Chine et la Mandchourie que celles-ci proviennent des Chinois de l’époque des Hans (IVe s. av. J.C.) et ensuite des Mongols et Mandchous jusqu’au XVIIe siècle ou encore à la suite d’incursions de barbares venus par la mer.

 

Dès 1592, les Japonais s’attaqueront à la Chine en passant par la Corée mais seront repoussés grâce aux combats héroïques que leur livrèrent les Coréens aidés des Chinois. Ces incursions dont celle de 1636 qui réduisit le prince héritier coréen à la vassalité envers l’empereur nippon, permirent aux Japonais de profiter des techniques avancées de la Corée dont celle, dont ils furent les inventeurs, de l’imprimerie avec caractères mobiles.

 

Très éclectiques, les érudits coréens s’intéressèrent aux connaissances de leur voisin chinois (école Kao-tcheng-hio) et un certain nombre se convertit même au catholicisme pour mieux approcher les sciences occidentales jusqu’à ce qu’ils furent persécutés et interdits par le pouvoir japonais en 1786.

 

En 1813, la famine atteignit deux millions et demi de paysans coréens (un tiers de la population) avec soulèvement et appel à l’étranger (à la France en premier lieu) ce qui poussa le Japon qui se sentait menacé à s’isoler et conclure des traités d’amitié avec les occidentaux.

 

La Chine, le Japon et la Russie se disputèrent l’hégémonie de ce malheureux petit pays, pendant tout le 19ème siècle. Le Japon, puissant guerrier, remporta la guerre sino-japonaise de 1894-1895 et se défit des Russes lors du conflit de 1904-1905.

 

Le 29 août 1910, le peuple coréen fut envahi et brimé par les Japonais : interdiction d’association, de réunion, recensement des terres et distribution de celles dont la propriété n’avait pu être prouvée, notamment celles de l’ancienne royauté, à des colons japonais ou à des « locataires » coréens.

 

De 1937 à 1940, les Coréens furent vraiment asservis. Le mot n’est pas trop fort : les Japonais imposèrent aux écoliers coréens leur langue et leur histoire en s’efforçant de faire disparaître toute trace du passé ; livres, revues et journaux coréens furent interdits ; leur identité fut bafouée en les forçant à porter des noms japonais ; ils furent obligés de vénérer les kamis ou divinités du Shintoïsme, croyance animiste du Japon, ce qui les ulcéra profondément ; des jeunes coréens furent engagés de force dans l’armée japonaise et près de cent mille très jeunes filles des écoles secondaires durent servir de « femme à soldat » pour les militaires japonais en guerre.

 

Toutes les grandes nations qui ont « construit » l’histoire du monde, ont été un jour dominées par des bourreaux  impitoyables qui  martyrisèrent, écrasèrent, réduisirent ceux qu’ils voulaient soumettre ; toutes ces nations se sont enrichies du savoir et des biens qu’ils leur volaient pour finalement, outrecuidance suprême, transformer en pages de gloire, écrites cependant en lettres de sang, un passé de conquête réalisé à force de pillage, brimade, avilissement et esclavage de ceux qu’ils avaient vaincus.

 

Que ce soit chez nous, en Europe - depuis l’agressive Albion asservissant les nations du Dominion (un tiers du monde sous Victoria), la France napoléonienne, l’Allemagne des deux guerres mondiales, l’Espagne des Conquistadors, l’Italie des empereurs jusqu’à nos voisins bataves, oppresseurs des Indes Néerlandaises et nous-mêmes, cruels négriers, sous Léopold II, et tous les conquérants qui de tout temps, ailleurs dans le monde, se sont rendus coupables des mêmes impitoyables exactions.

 

Ce fut la raison pour laquelle, lors de notre séance du 28 janvier 1983, nous n’effleurerons pas ces sujets pénibles par souci de ménager les sensibilités politiques. Positivement, nous nous efforcerons de démontrer à un public vraiment conquis toute la richesse culturelle de ce valeureux pays, traversé d’un courant permanent de savoir et de traditions, construisant malgré les épreuves sa propre culture originale avec sa langue et son écriture.

 

Aussi l’écran de notre salle nous révéla-t-il toute la beauté naturelle d’un pays riche en paysages d’une grande finesse de lignes et de couleurs aux versants ensoleillés où des chercheurs de Ginseng (racines aux vertus médicinales et aphrodisiaques) dénichent très difficilement leur récolte. On la cultive maintenant cette racine qui épuise tellement le sol qu’il faut vingt ans de mise en jachères avant de la replanter.

 

Beauté également des paysages, la caméra s’attardant longuement sur des printemps aux collines parées d’azalées en fleurs, sur les ciels lourds de la paresse des automnes fruités et sur l’éclat des hivers tout en neige vaporeuse sur fond de métal bleu dur.

 

Révélation aussi du génie d’un peuple méconnu fécond en découvertes que s’approprieront les voisins, conquérants sans scrupules. On nous enseigne que c’est Gutenberg qui inventa les caractères typographiques mobiles et l’imprimerie (entre 1397 et 1400) alors qu’il est certain que les Coréens avaient fabriqué des planches gravées près de deux cents ans avant lui (nous en avons détenu au début de notre commerce d’antiquités coréennes de très belles, sans doute moins anciennes), de même que les caractères interchangeables en métal.

 

il est aussi prouvé que sous le règne du roi coréen Taï-Djong (au 14 ème siècle) non seulement fut utilisée l’imprimerie à caractères mobiles mais également l’alphabet coréen qui simplifiait l’enseignement de la langue et son impression en remplaçant les difficiles écritures idéographiques chinoises ou japonaises.

 

L’alphabet coréen ou Hangul, 19 consonnes et 21 voyelles, peut être considéré comme un des systèmes d’écriture les plus rationnels qui soit et qui sert à toute la population (99 %) .

 

Cette homogénéité de l’écriture utilisée, simple et rationnelle, contribua à élever le pays au rang des nations les plus alphabétisées (presque 100 %) avec le coréen comme langue véhiculaire et, dès l’age de 12 ans, l’anglais comme langue secondaire (six à sept heures par semaine, quasi au même rang que la langue nationale et les mathématiques) et, à partir du lycée (les trois dernières anées du secondaire chez nous), le choix d’une troisième langue, le chinois, le japonais, le français, l’allemand ou l’espagnol.

 

Ces langues supplémentaires seront approfondies parallèlement aux études supérieures (4 ans et un doctorat) dans des écoles privées qui foisonnent et pour lesquelles sont recrutés des autochtones étrangers. Ce sera la première activité que notre amie Agnès créera à son retour d’Europe et dans laquelle elle embrigada notre fils aîné Patrick.

 

Autre trouvaille, le céladon, cette merveille de la poterie d’art que des artisans coréens poussèrent au summum de sa perfection en glacis vert-eau et dont les Chinois jalousaient déjà la facture au début du douzième siècle. Nous en avons également vendu de très beaux pas aussi vieux, ni aussi précieux.

 

Ingéniosité aussi de cette race subtile qui inventa le chauffage par conduction en installant dans le sol des gaines en briques qui transmettaient la chaleur d’un foyer creusé en dessous, alimenté en combustible difficile à utiliser directement, comme la tourbe, le brai de houille ou autres se trouvant en abondance dans le pays.

 

Une particularité typique de ces gens, rappelant ceux du midi de la France, est la forte odeur d’ail provoquée par la consommation abondante de « Kimchi », préparation condimentaire qui accompagne tous leurs repas.

 

Il s’agit d’une mixture à base de légumes (surtout des choux-chinois passés un quart d’heure à l’eau bouillante), champignons, huîtres (elles sont aussi abondantes que les moules chez nous) et herbes diverses où l’ail domine (il y a autant de recettes que de familles, chacun trouvant la sienne en fonction des opportunités légumières du moment ou de la région).

 

Les divers composants sont tassés dans des jarres de terre cuite par couches successives des ingrédients emballés dans des feuilles de choux-chinois largement farcies de pili-pili.

 

Le tout est ensuite couvert d’un gros poids afin de bien le comprimer et enterré à ras du sol pour y subir les gelées des hivers coréens rigoureux (15 à 20 degrés en dessous de zéro).

 

Le mélange est détonant ; nous l’avons « dégusté » souvent, il accompagne admirablement la cuisine coréenne où les légumes presque crus et les lanières de viandes cuites à la flamme au travers d’un « wok » (sorte de cône métallique à petits trous) dominent. On transpire abondamment, on s’éponge, mais on ingurgite et on ingurgite sans discontinuer tous les plats, au travers d’un estomac « troué » en « s’arrosant » de rosé bien frais ou de soju apaisant (thé coréen d’orge torréfié).

 

Mes fils et mon filleul Bruno finirent par se mesurer en joutes « kimchïennes » avec notre ami coréen Michel, pourtant recordman en la matière. Pendant les cinq ans que dura le séjour de nos amis, en avons-nous apprécié de ces repas joyeux, chaleureux de grande amitié dans lesquelles nos épouses se surpassèrent en préparations et qui nous lieront tellement fort que ces ripailles mémorables rivaliseront avec nos plus chaudes retrouvailles familiales.

 

Nous terminerons cette première réunion de « quartier » en offrant des kimbabs, amuse-bouche fait de riz collant, farci de lamelles d’œufs durs, carottes et légumes verts, puis coupés en tronçons de deux à trois centimètres, après avoir été entourés de feuilles d’algue cueillies au fond de la mer par des plongeuses coréennes spécialisées.

 

Disposés en pyramide sur un plat, c’est très joli : les feuilles d’algue conservées sous vide qu’on se procure aisément maintenant, enveloppent d’un noir brillant de jolis cylindres de riz asiatique, avec en leur centre le bouquet coloré rouge et vert des légumes ainsi que le blanc et jaune des œufs durs. Accompagnés du thé soju ou de rosé, c’est très agréable à l’apéritif en « amuse-gueule ». (La mode d'en consommer s'implante chez nous depuis quelques temps).

 

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