Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

21/01/2011

Ch. 29.9d - Nos moyens sensoriels : La vue.

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite) créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l'obtenir immédiatement

-----

 

Nos moyens sensoriels : La vue.

 

La vue est le plus important de nos sens … C’est la fenêtre de notre merveilleuse entité organisée pour être indépendante … Elle nous procure les plus grandes joies, tellement elle est capable de transmettre à notre cerveau des signes lui permettant de décoder une infinité de sentiments ressentis à la perception de formes et de nuances qu’en se décomposant la lumière nous transmet …

La perception des formes et des couleurs est très rudimentaires chez la plupart des êtres vivants … Elle ne s’est développée qu’en raison de la nécessité … les mammifères les plus évolués eux-mêmes n’en sont que pauvrement pourvu de cette faculté que l’humain, lui, a développée avec l’évolution de son cerveau…

En réalité, les couleurs, les formes, les reliefs et les contours parviennent à notre cerveau sous la forme de photons qui proviennent de leur source, le soleil ou l’électricité, que notre œil reçoit, et que les cellules cérébrales de la vision décodent en « images avec le relief et les couleurs »

Les photons (du génitif grec photos, lumière) est la particule qui compose les ondes électromagnétiques, des ondes radio aux ondes gamma en passant par la lumière visible. … Le soleil est un émetteur de photons-lumière et de chaleur … Il rend possible la vie sur terre …

L’ombre est un phénomène résultant du placement de l’émetteur (le soleil) par rapport au récepteur (nous) … la source lumineuse est coupée par un corps quelconque qui lui fait obstacle …, et projette son « ombre » suivant son placement par rapport à cet émetteur … la forme et la taille de l’ombre dépendent géométriquement du placement des trois (l’objet, l’œil et la source lumineuse)

Les artistes-peintres en font leur principal argument de suggestion du relief … sans l’ombre et la perspective, ils ne pourraient nous « suggérer » la réalité de ce que perçoit notre œil … Les « primitifs» ont mis beaucoup de temps avant de maîtriser cette technique …

On peut finalement dire que tout est illusion … Si nous consultons nos dictionnaires, ils la définiront ainsi : … Interprétation erronée d'une donnée sensorielle. (Larousse) … Erreur qui semble se jouer de nos sens, les tromper. (Littré) … Erreur de perception causée par une fausse apparence (Robert) …Perception erronée due à une apparence trompeuse (Hachette).

Ce sont nos sens qui nous permettent de percevoir toutes les données de notre environnement.

Nous sommes un performant décodeur de signaux ondulatoires émis par rayonnement électromagnétique dont le vecteur est le photon, particule dépourvue de masse.

Le crayon que je tiens dans ma main et que j’ai posé sur sa pointe existe parce que mes doigts par le toucher en perçoivent la forme et le volume et que mes yeux transmettent à mon cerveau son image et en décodant la longueur d’onde, exprimée en nanomètres (milliardième partie du mètres), véhiculant l’énergie particulière d’une couleur, me permet de distinguer la nuance voulue par son fabricant.

C’est depuis 1920 qu’on sait que la lumière est une particule qu’on a appelée photon et que la différence entre les couleurs provient de la quantité d’énergie que ce photon véhicule.

Cette énergie s’exprime par une onde dont la longueur se mesure en nanomètres (la milliardième partie du mètre).  Ainsi le plus haut, le rouge mesure entre 625 et 740 nanomètres et le violet au bas de l’échelle entre 380 et 446.

Nos yeux, par l’apprentissage qui augmente les fonctions cérébrales surtout pendant les vingt à vingt-cinq premières années de la vie, sont capables de distinguer  des millions de nuances… (sic !) résultant des combinaisons infinies que révèlent les colorimètres …

Cette faculté est un des avantages de l’homme civilisé qui a développé au maximum les nuances grâce à ses progrès dans la chimie des couleurs et dans le domaine des spectrographes - appareil servant à étudier la décomposition (spectre) d’un rayonnement. Il est certain que les populations aux civilisations moins évoluées n’ont pas les mêmes capacités de perception et que les artistes et les professionnels des teintes en sont spécialement doués …

Dés que l’homme s’est mis à penser, il a tenté de reproduire ce que ses yeux transmettaient à son cerveau … d’abord par le dessin gravé qui reproduisait, dans un but incantatoire, les contours des êtres qu’il craignait le plus ou qui le nourrissaient …

Ces « signes » devinrent très rapidement des moyens de communication qui rappelaient par leur tracé simplifié les objets ou mouvements que l’on voulait définir …

Les cris et les grognements se transformèrent en paroles et en langage avec le développement du larynx et du pharynx pour atteindre la qualité de modulation des sons atteinte par les plus grands chanteurs et les plus douées des cantatrices.

L’écriture « alphabétique » pour reproduire ce langage, s’imposa d’elle-même par tradition, (sauf en Chine, au Japon et en Corée), avec les progrès du langage et du vocabulaire usuel, d’abord concret ensuite abstrait pour exprimer la pensée littéraire, philosophique et technique.

En Corée, sous le règne du roi Taï-Djong (au 14 ème siècle) non seulement fut utilisée l'imprimerie à caractères mobiles mais également l'alphabet coréen qui simplifiait l'enseignement de la langue et son impression en remplaçant les difficiles écritures idéographiques chinoises ou japonaises qui restèrent utilisées par les intellectuels.

On nous enseigne que c'est Gutenberg qui inventa les caractères typographiques mobiles et l'imprimerie (entre 1397 et 1400) alors qu'il est certain que les Coréens avaient fabriqué des planches gravées près de deux cents ans avant lui - ( Nous en avons détenu au début de notre commerce d'antiquités coréennes de très belles, sans doute moins anciennes) - de même que les caractères interchangeables en métal.

Les chinois et les japonais ont fait de la calligraphie un art, avec ses maîtres, ses traditions, ses rites et ses instruments de base (les quatre trésors du lettré) : l’encre et la pierre à encre, le pinceau et les supports (bambou, soie, papier artisanal …)

Les progrès de tout ce qui entoure cette faculté de l’écriture permet à mon entité indépendante de créer des «textes» qui seront éventuellement transmis et qui peut-être persisteront dans le temps.

L’essai que j’écris, quant à lui, fait appel à des concepts immatériels de pensée qui sont purement cérébraux puisqu’ils proviennent de supputations personnelles, elle-même inspirées de notes ou connaissances antérieures et qui pourront être divulguées.

Cependant leur pérennité est subordonnée à la durée d’une part de son support matériel (le papier) ou peut-être d’une volonté de divulgation plus large par reproduction (journal, revues, livres, supports magnétiques, la toile d’Internet etc.)

Ces références éparses, mais de plus en plus accessibles permettent d’alimenter les « nouveaux découvreurs », surtout maintenant que l’accès, le stockage et le triage en sont facilités par des outils performant à la portée des spécialistes et même d’à peu prés tout le monde.

A propos de l’illusion, voir, ci-après, l’énoncé du cyberneticien Heinz von Foerster (1911-2002) que Jean Guitton, Igor et Grichka Bogdanov ont reproduit dans leur livre : « Dieu et la Science – pages 179/180 » qui précise bien ce que nous venons d’énoncer :

« Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau.  Ce même schéma s’applique d’ailleurs à toutes nos perceptions sensorielles. La rétine ne perçoit pas la couleur, elle est  aveugle à la qualité de la stimulation et n’est sensible qu’à sa quantité. Cela ne devrait  pas constituer une surprise, ajoute Von Foerster, car en fait il n’y a ni lumière ni couleur en soi : il y a seulement des ondes électromagnétiques.  De  même, il n’y a ni sons ni musique : seulement des variations momentanées de la pression de l’air sur nos tympans.  Il n’y a pas de chaud, pas de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d’énergie cinétique, et ainsi de suite. »

En réalité ce que l’on croit être là, n’est véritablement pas là

-----

MELODIE DE L’ILLUSION.

 

Le réel est en conflit

Dans son duel de l’espace

Avec celui de son lit

Qui lui cédera sa place.

 

Le réel épris de temps

S’est bercé d’émotion

A la faveur du printemps

Qui portait son action.

 

Le réel n’est pas fidèle,

C’est l’amant aux fleurs fanées

Recueilli devant la stèle

Des passions délaissées.

 

Le réel se joue de nous,

Car il nous promet le ciel

Quand nous sommes à genoux,

Attendant son arc-en-ciel.

 

Le réel c’est l’illusion

Qui nous trompe depuis toujours

Quand on fait miroiter l’amour,

En fruit de nos évasions.

 

Le réel c’est l’illusion

Des âmes tronquées d’espoir

Qui épient dans un miroir

Leur ferveur en éclosion.

-----

Dans mon prochain billet, je me ferai un plaisir de livrer à ceux qui me lisent « un bouquet fantaisiste » de considérations évocatrices des joies et bonheurs que nous procurent ce sens merveilleux de la vue qui transmet à notre cerveau ce que la lumière et le soleil nous livrent à chaque instant pour le bonheur de notre âme.


L'œuvre d'art n'est pas le reflet, l'image du monde; mais elle est à l'image du monde. (Eugène Ionesco)

Nous nous promenons entre des ombres, ombre nous-mêmes pour les autres et pour nous. (Diderot)

Chacun est l'ombre de tous. (Paul Éluard)

Le jour, c'est la vie des êtres, mais la nuit, c'est la vie des choses. (Alphonse Daudet)

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière. (Edmond Rostand)

Il y a trois sortes de témoins. Celui qui a bien vu mais doute de ce qu'il a vu. Celui qui a mal vu et croit avoir bien vu.Celui qui n'a rien vu et jure avoir tout vu. (André Prévôt)

La ville permet de voir sans être vu et d'être vu sans voir. (Serge Daney)

Pour juger le monde, il faut le voir de loin et l'avoir beaucoup vu de près. (François de la Rochefoucauld)

L'infini fait autant de peur à notre vue qu'il plaît à notre âme (Madame de Staël)

La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit. (Oscar Wilde)

J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer (Michel-Ange)

J'ai pleuré parce que je n'avais pas de souliers, jusqu'au jour où j'ai vu quelqu'un qui n'avait pas de pieds. (Helen Keller)

 

-----

 

Je ne voudrais pas terminer sans me faire, une fois de plus, l’écho de l’avertissement que lance le professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, dans son livre : « Génétique du péché originel - le poids du passé sur l’avenir de la vie » en reproduisant les « bandeaux »qu’il y met en exergue …

 

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L’histoire de l’humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l’humanité va au –devant d’épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l’intérieur des groupes et l’hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n’a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l’avenir. »

« Le péché originel n’est autre que la faille inscrite dans les gènes humains par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l’égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d’agir contre la sélection naturelle. »

 

-----

 

Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l’essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l’avenir de l’humanité, d’adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d’une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète … au détriment d’un confort à rééduquer …

Solennellement et étant donné l’audience essentielle qu’elles ont sur l’humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu’elles revoient « leur fonds de commerce » dans un sens plus conforme aux réalités futures afin d’éviter « une sélection naturelle » par le massacre des plus faibles …

-----

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19/11/2010

Ch. 29.4d - L'intelligence n'est que référentielle.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 29.4e - L'intelligence n'est que référentielle


Toutes réflexions profondes imposent des rétroactes et synthèses afin de maintenir un canevas logique qui évite les erreurs et les mécomptes. C'est dans cet esprit, que je me livre à un survol d'idées essentielles.

L'univers est comme un cœur qui bat avec ses flux et reflux. Acceptons l'insignifiance de notre petite centaine d'années de vie en regard des milliards d'années que dure l'univers que nous connaissons et qui est lui-même insignifiant, par rapport à l'infini du temps si on l'associe à l'espace.

C'est en méditant cette évidence que nous nous mettons à douter de sa vraisemblance par  réflexe anthropocentrique.

Notre intelligence n'est que référentielle, c'est important de le souligner! C'est-à-dire que c'est par rapport à des éléments de connaissance  (des références) que nous ont transmis nos « maîtres » et notre culture que nous bâtissons notre personnalité.

Notre intelligence est un mécanisme qui enregistre un savoir dont nous héritons et qui est lui-même la conséquence de l'évolution de civilisations antérieures qui l'ont élaboré.

Notre type d'existence est basé sur un processus de sélection par élimination des moins adaptés et des plus faibles. L'espace (terrestre) étant limité, toute prolifération doit être soit  contenue par un prédateur local, soit exporté dans les limites terrestres ou éventuellement, pourquoi pas, extra terrestres pour les  humains performants.

Comment et quand survient ce prédateur, par quelle mutation ?

Ainsi que nous l'avons évoqué plus avant, par prolifération, une espèce sature à un moment donné un espace limité, d'où élimination des plus faibles, les plus forts résistent, s'adaptent et continuent à se multiplier jusqu'à nouvelle saturation.

Une mutation lente et progressive se produit : ainsi, l'herbivore digère d'abord la charogne en temps de sécheresse pour devenir ensuite carnassier.  Par mutation et  avec la patience du temps, il deviendra un carnivore performant.

La fonction crée l'organe, disait Lamarck et le milieu modifie le patrimoine génétique. Ces mutations peuvent prendre des centaines de milliers d'années, voire des millions d'années. Il faut dire, également, que les mutations importantes sont le résultat « d'accidents » rares mais aux conséquences fondamentales (la plante mutant vers l'herbivore et celui-ci vers le carnivore par passage obligé ou non dans le milieu marin).

Ces mutations longues, impitoyables et cruelles aboutissent à des nouveaux êtres vivants adaptés aux problèmes spécifiques de surpopulation. Il est à remarquer que ces phénomènes d'adaptation sont d'abord locaux, en vase clos, puis se répandent, à la faveur d'événements climatiques, sismiques, océanographiques ou autres.

C'est ainsi qu'aux transformateurs de sels minéraux, de photons et d'énergie qu'étaient les premiers unicellulaires, ont succédé les transformateurs de ceux-ci jusqu'à une algue ou un végétal marin qui a dissocié l'oxygène de l'eau et ensuite ceux qui lui ont succédé jusqu'aux transformateurs de planctons et de végétaux que sont les poissons non piscivores et les insectes marins suivis de leurs propres prédateurs et enfin les herbivores et insectes terrestres, eux-mêmes consommés et assimilés en bout de chaîne par les carnivores et insectivores.

C'est ici qu'il faut reprendre son souffle, pour conclure que nous nous trouvons devant un immense mouvement « exponentiel », parti de la naissance de « notre » univers, sorti lui-même d'un mécanisme fondamental unifié et bien exprimé par la formule d'Einstein.

Rien n'est statique et tout est en « progression » (le facteur c²)

Ce grand principe, qui a été expérimenté et prouvé par les explosions nucléaires et dans les centrales qui développent des énergies exponentielles (la radioactivité), est la preuve irréfutable de l'unification des forces (énergies), mais surtout de leur « activité exponentielle » dans le temps et l'espace.

C'est la raison pour laquelle l'élimination des déchets radioactifs est un problème sans autres solutions que de les enfuir dans les profondeurs de la croûte terrestre.

La formule d'Einstein exprime bien par l'élévation au carré du facteur  c (mis pour céléritas ou vitesse) ce mouvement exponentiel, moteur de l'Univers-Total.

Ces « vérités » de la science nous interpellent profondément, car elles ne correspondent pas à ce que nous expérimentons ou constatons dans notre vie de tous les jours dans le cadre de notre existence planétaire.

Cependant dès que nous quittons cet environnement, notre logique de « terriens » est déboussolée ... et les lois fondamentales que nous commençons à découvrir semblent appartenir à un autre monde ...

A tel point que nous devons nous rendre à l'évidence, notre « réel » ou ce que nous croyons comme tel, est illusoire ... dans le sens que nous évoluons dans un monde d'apparence et que ce nous croyons là n'est vraiment pas là comme dit Jean Guitton, un des grands penseurs catholique du vingtième siècle (décédé en 1999, à l'âge de 98 ans).

----

Cantate de l'illusoire


Illusion,... illusion

Tout n'est-il qu'illusion ?

Temps et espace

Quelle est votre place ?

 

Les dieux du hasard

Ont jetés les dés,

Les dés des avatars

D'un monde organisé.

 

Cogito ergo sum

Je pense, donc je suis.

Mais aussi :

Je pense parce que je suis.

Et puis

Être ou ne pas être,

Là est la question.

 

Obsédantes mélopées

Aux frontières du réel ;

Primauté de l'être

Dans l'infini de l'existant.

 

Angoisse de l'esprit

Qui se sait seul,

Qui cherche des dieux,

Qu'il ne voit plus

Qui cherche des raisons,

De se trouver là,

 

Qui cherche son âme

Et qui ne trouve que fiel

Alors qu'il cherche le ciel.

 

°°°°°°°

 

 

18/06/2010

Ch. 25 f - Mes maîtres à penser

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs. Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement


-----

 

Ch. 25 e - Les maîtres à penser et le devoir de vérité

 

Si les aléas de la vie ne m’avaient pas livré pieds et poings liés à l’implacable philosophie du comptable sec et froid, disséquant tout, penché sur ses livres de comptes où la rigueur des chiffres prédomine et où un franc ou un euro restera toujours un franc ou un euro, complice des dieux de la fortune, au service de l’enrichissement et du pouvoir par l’argent, il est probable que le poète aurait vécu dans ses nuages et ses rêves et qu’il aurait cru et aimé le Dieu d’idéal et de ciel des croyants qui lui aurait ouvert tout grand son jardin de l’irréel et de la contemplation suprême.

 

Le comptable aride et dur se meurt maintenant, mais il n’a pas étouffé le poète qui sur la fin de ses jours retrouve les envolées éthérées de ses vingt ans et son appétit du sublime des mystiques, celui qui restera toujours sentimentalement chrétien de cœur malgré ses entraves d’agnostique par loyauté de pensée.

 

Cette position ambiguë peut en surprendre plus d’un. Pourtant n’a-t-elle pas le mérite d’accepter et surtout de comprendre ceux qui restent attachés aux traditions et enseignements d’un milieu qui reste le mien !

 

J’ai beaucoup d’estime et d’affinité pour la libre pensée. Avec mon épouse, nous avons toujours été, en esprit, proches d’un de ses principaux animateurs : Paul Damblon.

 

Son livre, où je retrouve un parcours semblable au mien, est un long plaidoyer en faveur de l’agnosticisme. C’est le cri d’appel d’un scientifique vulgarisateur mais aussi d’un poète-musicien et je m’associe totalement à sa pensée quand il se définit comme agnostique avec hypothèse de travail athée.

 

Il apporte à la libre pensée un humanisme chaleureux d’idéaliste-rêveur bien qu’il s’en défende farouchement. Ses rapports avec les penseurs chrétiens actuels, sont un modèle de tolérance, de compréhension et de chaleur humaine qui me ravit.

 

Il est heureux de constater que les autres s’en inspirent, l’intolérance qui se retrouve dans un camp comme dans l’autre, se polissant des contacts qui s’établissent pour adoucir des aspérités qui les blessent si souvent et inutilement.

 

La foi est un sentiment profondément humain. Intellectuelle, elle est défendue par les plus grands penseurs, les plus grands scientifiques souvent empêtrés dans des arguments ambigus.

 

{26} J’ai lu avec le plus grand respect et la plus grande attention le livre de Christian de Duve, prix Nobel de médecine, savant émérite sorti de l’université catholique de Louvain : « A l’écoute du vivant » et surtout son chapitre 18 intitulé : « Et Dieu dans tout cela ».

 

J’ai été conquis par ses conclusions et les directives éthiques qu’il préconise pour l’homme d’aujourd’hui. Il dit en substance ce qui suit :

 

« Il faut encore des prêtres ou guides spirituels qui, en dehors de tout dogmatisme et fondamentalisme, peuvent inspirer, aider, orienter … La société a besoin de règles morales en dehors des lois naturelles où prédominent les lois aveugles de la sélection … Les lois morales évoluent avec les connaissances, les mentalités et les situations nouvelles… Cependant les enseignements du passé conservent toute leur valeur quels qu’en soient les maîtres (Moïse, Jésus-Christ, Confucius, Bouddha, Mahomet) à condition de ne pas lier cette allégeance à un dogmatisme intolérant, prosélyte et dominateur … »

 

J’ai repris intégralement le dernier paragraphe de ce chapitre essentiel, tellement les conclusions fondamentales de ce grand savant sont dictées par l’intelligence, la grandeur et une connaissance profonde de notre monde civilisé occidental :

 

« Les religions ne doivent pas être abandonnées. Elles doivent se débarrasser de leurs croyances mythiques, de leurs déclarations irrationnelles, de leurs enseignements obscurantistes, de leurs rituels magiques, de leurs prétentions abusives à une légitimité supérieure, de leurs recours au chantage moral, sans compter parfois leur appel à la violence. Dépouillées de tous ces accessoires, mais en conservant intact le sens du sacré, elles doivent être soutenues et protégées afin de continuer à nous aider à contempler le mystère, respecter des préceptes éthiques, célébrer nos fêtes, partager nos joies et nos tristesses, supporter nos épreuves. »

 

{27} Aux alentours des années 1991, j’ai lu avec intérêt et attention le livre-entretien, qui venait de paraître, des frères Bogdanov, physiciens vulgarisateurs, (accusés, à tort ou à raison, de plagiaires, ce qui n’enlève rien à la valeur de leurs écrits) avec Jean Guitton, qualifié de dernier grand penseur chrétien. ° Igor et Grichka Bogdanov – Jean Guitton - Dieu et la science – Grasset °

 

J’y ai relevé des choses intéressantes pour étayer ma réflexion :

« … nous sommes à l’orée d’une révolution de la pensée, d’une rupture épistémologique (rupture du savoir) telle que la philosophie n’en a pas connu depuis plusieurs siècles… »

 

Plus loin, les auteurs prétendent qu’à travers les voies ouvertes par la théorie quantique survient une conception nouvelle (qu’ils appelleront métaréalisme) en deçà du spiritualisme mais au-delà du matérialisme qui effacerait les frontières entre l’esprit et la matière

 

La lecture de cet ouvrage m’avait fort interpellé à une époque où je cherchais mes marques. En substance voici ce que j’y avais coché comme important :

 

« Peu avant sa mort, Bergson a légué son « testament de pensée » à quatre philosophes : Gabriel Marcel, Jacques Maritain, Vladimir Jankélévitch, et moi-même. Je serai donc le messager de son intuition : Bergson avait pressenti, plus que tout autre les grands changements conceptuels induits par la théorie quantique. A ses yeux – tout comme dans la physique quantique - la réalité n’est ni causale, ni locale : l’espace et le temps y sont des abstractions, de pures illusions…..le réel est voilé, inaccessible…Face à cette énigme, il n’existe que deux attitudes : l’une nous conduit vers l’absurde, l’autre vers le mystère : le choix ultime entre l’une ou l’autre est, au sens philosophique, la plus haute de mes décisions. » °propos de Jean Guitton dans l’avertissement - page 31 et 32 °

p>

« … Le vide absolu caractérisé par une absence totale de matière et d’énergie n’existe pas … le vide à l’état pur est une abstraction … le vide quantique est différent en ce sens qu’il est le théâtre d’un ballet incessant de particules, celles-ci apparaissant et disparaissant dans un temps extrêmement bref, inconcevable à l’échelle humaine …°tiré des propos de Grichka Bogdanov – Dieu et la science – page 50 »

 

« … une particule n’existe pas par elle-même mais uniquement à travers les effets qu’elle engendre. Cet ensemble d’effets s’appelle un « champ ». Ainsi les objets qui nous entourent ne sont autres que des ensembles de champs (champ électromagnétique, champ de gravitation, champ protonique, champ électronique) ; la réalité essentielle, fondamentale, est un ensemble de champs qui interagissent en permanence entre eux. ° propos de Igor Bogdanov - ibidem – page 114 »

 

« … rien de ce que nous pouvons percevoir n’est vraiment « réel », au sens que nous donnons habituellement à ce mot. D’une certaine manière, nous sommes plongés au cœur d’une illusion qui déploie autour de nous un cortège d’apparence, de leurres que nous identifions à la réalité … tout cela n’est qu’une immense et perpétuelle hallucination, qui recouvre la réalité d’un voile opaque. Une réalité étrange, profonde existe sous ce voile ; une réalité qui ne serait pas faite de matière, mais d’esprit ; une vaste pensée qu’après un demi-siècle de tâtonnement, la nouvelle physique commence à comprendre, invitant les rêveurs que nous sommes à éclairer d’un feu naissant la nuit de nos rêves. » °propos de Jean Guitton - ibidem – page 117°

 

{28} Un paragraphe et une conclusion de Jean Guitton sont mis en exergue par le professeur Christian de Duve, à la page 261 de son ouvrage « A l’écoute du vivant » °édition Odile Jacob – octobre 2002 ° :

 

«  Si l’esprit et la matière ont pour origine un spectre commun, il devient clair que leur dualité est une illusion, due au fait que l’on ne considère que les aspects mécaniques de la matière et la qualité intangible de l’esprit … » » ° propos de Jean Guitton – Dieu et la science – page 182 ° et le philosophe chrétien de conclure : « L’esprit et la matière forment une seule et même réalité » °ibidem page 184°

 

Dont commentaires de Ch. De Duve : «  Sous la plume d’un catholique pratiquant considéré comme un des penseurs chrétiens les plus éminents de notre époque, une telle phrase est en même temps surprenante et révélatrice. »

 

Le troisième de mes « maîtres à penser » est Jean d’Ormesson, qui dans son livre de 400 pages : « Presque rien sur presque tout » a exprimé, avec son talent d’écrivain profond, l’essentiel des questions qu’un homme intelligent se pose quand il cherche à comprendre le pourquoi de l’existence des choses et des êtres vivants.

 

Il me sert de livre de chevet que je consulte dans mes insomnies pour servir de tremplin à des réflexions passionnantes sur le pourquoi et le comment de tout.

 

Je livre, ci-après, quelques-unes de ces notes alimentant mes réflexions :

 

« Le souvenir de ce qui a disparu … il existe dans la pensée. Et il n’existe que dans la pensée … Aussi longtemps que la pensée n’avait pas apparu dans le tout, le passé ne cessait jamais de tomber dans le néant … » ° page 773°

 

« Il n’est pourtant pas acquis d’avance que le destin de l’homme soit de connaître l’univers et que le destin de l’univers soit d’être connu par l’homme … » °page 261°

 

« Les choses, dans l’univers, sont combinées de telle sorte qu’elles peuvent mener, avec autant d’évidence d’un côté et de l’autre, à deux convictions radicalement opposées : qu’un Dieu est nécessaire et qu’un Dieu est inutile. » °page 260°

 

« L’être est. Un point c’est tout. On ne peut pas en dire grand-chose. On ne peut pas en parler. On ne peut rien en dire du tout. Sauf qu’il est : il faut bien qu’il soit puisqu’il y a autre chose au lieu de rien. L’être est parce qu’il y a du temps, de l’espace, de la matière, de la vie, de la pensée et un tout. » °page 336°

 

« La pensée n’est qu’un sous-produit de la vie, qui est un sous-produit de la Terre, qui est un sous-produit de mon tout. L’ennui c’est que je suis, en un sens, le sous-produit de ce sous-produit … Il n’y a de tout que parce qu’il y a de la pensée … » °page 337°

 

« Voilà ce que je suis : un miracle. A des milliards et des milliards d’exemplaires. C’est parce qu’il est si répandu que sa qualité de miracle est si peu reconnue et à peine célébrée. Un miracle si fréquent, est-ce encore un miracle ? Mais le tout est un miracle. La vie est un miracle. Et, plus que le tout et la vie, l’homme, qui est seul à penser le miracle et à le chanter dans ses œuvres, fut-ce en le niant et en le piétinant de fureur et d’orgueil, est le miracle des miracles. » °page 365°

 

« Si une âme immortelle habite mon corps mortel, il faut qu’elle ait été introduite dans mon enveloppe charnelle au moment même où l’homme se dégageait de l’animal. Et qu’une créature mortelle donne tout à coup le jour à un être immortel. Autant dire qu’il s’agit d’une nouvelle création et de l’irruption d’un Dieu créateur et tout-puissant au sein des mécanismes de la nécessité … Si ce ferment d’éternité n’a pas été glissé en moi, je ne suis rien d’autre qu’une algue sur qui le temps a évolué » °page 367°

 

« Ma seule limite est le temps. Mon seul maître est le temps. Je ne parviendrai ni à le remonter, ni à l’arrêter, ni à le ralentir, ni à l’éviter. Je n’échapperai pas à la mort. … Je me changerai moi-même. Je découvrirai le tout et le soumettrai à mon pouvoir. Et j’inventerai un homme qui sera plus et mieux que l’homme … Il ne m’est rien d’impossible parce que je suis l’esprit … Peut-être dans quelques milliards d’années, n’y aura-t-il plus d’homme sur la surface de la Terre. Mais quelque chose d’innommable, et d’encore innomé, entre le monstre et la merveille, entre la machine et l’esprit, et qui se répandra à travers l’espace. » °page 369°

 

« Je chante, moi aussi, la gloire du tout d’où je sors. Je veux bien aller jusqu’à chanter la gloire de l’être d’où est sorti le tout. Mais c’est une gloire lointaine et abstraite. L’être règne peut-être. Mais il ne gouverne pas. Qui gouverne ? C’es t moi … » °page 370°

 

« Monologue de l’être : Tout n’existe que par moi. Je soutiens à chaque instant et l’espace et le temps et le tout et les hommes. Il y a un tout parce qu’il y a de l’être. Il y a du temps parce qu’il y a de l’être. Il y a des hommes parce qu’il y a de l’être … Dans un tout surgi de l’être et que vous ignorez et que malgré tant d’orgueil et tant de vains efforts, vous ne cesserez jamais de poursuivre et pourtant d’ignorer. Car sur presque tout, pauvres, pauvres enfants imbéciles, vous ne savez presque rien. Et sur le Tout, comme sur l’être, vous ne savez rien du tout. » °dernière page°

 

 

 

-----

 

 

{29} En appendice de mon livre, je traduirai en « symphonies » mes réflexions intimes sur le pourquoi et le comment de l’existence, en quelque sorte la somme de mes « considérations fondamentales sur l’existence », titre que je leur donnerai longtemps. J’y consignerai l’essentiel d’une démarche qui hanta toute ma vie, mais qui m’interpella durement lorsque je dus soutenir les derniers moments d’un être aussi cher que ne le fut ma mère, personne scrupuleuse très croyante, en grande crainte de la mort et « du châtiment éternel » et à qui j’ai pu imposer mes convictions métaphysiques et lui procurer ainsi une fin paisible.

 

Au crépuscule de ma vie, je tiens à laisser à ma postérité un témoignage constitué par plus de soixante années de recherches sur le sens de l’existence et la motivation d’exister.

 

J’ai dû me rendre à l’évidence, la seule qui résulte d’une analyse systématique des croyances qui ont abouti aux phénomènes de la religiosité, confrontée à sa vraisemblance fondamentale.

 

A la lumière des connaissances actuelles, aucune religion ne résiste à une analyse sérieuse, historique, scientifique ou logique.

 

Le milieu éducatif, par son contexte familial et historique, force le cloisonnement entre d’une part la raison et les évidences scientifiques et d’autre part le carcan atavique constitué par les croyances dogmatiques du milieu. Les plus grands penseurs en sont tributaires et sont forcés aux plus originales et plus spectaculaires prouesses intellectuelles pour se donner raison malgré l’évidence des arguments que les scientifiques libérés de leur contexte historique de milieu, avancent constamment.

 

Le temps et l’évolution ont « créés » la vie … la vie a créé les micro-organismes et les êtres vivants qui ont envahi la planète terre, minuscule satellite d’une minuscule étoile dans un cosmos tellement immense qu’il est incommensurable … (Nous n’en connaissons véritablement pas les limites)

 

Avec la complicité du temps, à coup d’échecs, de tâtonnements, de recommencements, la vie a perfectionné les êtres vivants en les dotant de facultés spécifiques d’adaptation à leur environnement …

 

En l’état actuel des connaissances de la science, de nombreux phénomènes ne trouvent pas d’explications valables. On doit s’en tenir à des hypothèses « pseudo-scientifiques » d’inter-connectivité entre les êtres vivants ou de codifications programmées transmissibles par les gènes.

 

La nature nous en livre de continuels exemples … comme la mémoire génétique … la simultanéité de réaction des bancs de poissons et des troupeaux … la transmission de messages collectifs ou individuels à distance dans les colonies d’insectes (fourmis, termites, abeilles, guêpes, frelons. Dans l’un comme dans l’autre, l’ensemble des individus réagit comme si l’espace – l’univers - n’était qu’un immense organisme dont ils sont un des éléments)

 

Par la sélection et le dressage, l’homme a développé chez certains animaux des facultés qui le servent : la connexion à distance du pigeon voyageur avec sa femelle … le flair du chien-pisteur qui détecte les traces même lointaines du passage d’un être vivant, à partir d’un objet qui a pris son odeur qui se maintient un certain temps et reste présente malgré la distance parcourue par « l’émetteur ».

 

Quant à l’homme, il a développé la bipédie et l’habileté manuelle qui lui a permis « d’inventer l’outil » cet auxiliaire de sa survie. L’utilisation de l’outil a suscité « l’intelligence » et la vie en société lui a fait découvrir la parole et la communication qui ont conduit à l’expérience, l’apprentissage, la transmission du savoir par la création de moyens pour en garder la trace et en faciliter la reproduction (l’écriture, le livre et maintenant le matériel informatique)

 

Sa faiblesse physique de primate l’a forcé a l’association par petits groupes de chasseurs avec des « leaders » (de l’anglais to lead : conduire) … le stade suivant fut le nomadisme avec des troupeaux d’ovins dont ils tiraient la viande, le lait, la peau et la laine, en association avec la chasse et la cueillette … pour aboutir au stade final de la sédentarisation avec les cultures, l’élevage en pâturage, l’habitation et … l’urbanisation.

 

Finalement, l’homme sédentaire s’est organisé en nation avec des chefs. Il a développé la connaissance, la pensée, la mémoire et la conscience. Il s’est créé des prêtres qui devaient conjurer le sort, intercéder auprès des « êtres supérieurs » pour qu’ils le protègent du malheur, de la souffrance et … de la mort …

 

L’évolution des civilisations en a privilégié certaines qui ont développé la connaissance à un point extrême de réalisation, leur permettant les prouesses que leurs « découvreurs » réalisent tous les jours, en les dotant des possibilités extraordinaires dont ils disposent maintenant pour jouir d’un confort de vie inégalé et disposer des moyens nécessaires pour rechercher les raisons de son existence.


 

-----