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27/07/2010

Ch. 27 g - Changer de planète !

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 27 g - Changer de planète !

 

5} Notre fils aîné, Patrick épousa Michiko en mai 1993 à Fukuoka, la ville des parents de la future épouse, située dans l’île de Kyushu. Ce sera pour nous, les occidentaux, la famille et les amis qui nous avaient accompagnés l’occasion d’un étonnant séjour et d’un dépaysement total dans une civilisation surprenante faite d’ancestrales traditions nippones et de modernisme à l’américaine.

 

Nous crûmes changer de planète tellement tout nous paraissait étrange et nous en perdions tous nos repères à tel point que nous n’osions nous éloigner de l’hôtel sans accompagnateur.

 

Comme il se devait, dés notre arrivée, nous fûmes conviés à faire la connaissance d’une famille que nous ne connaissions forcément pas.

 

En premier lieu les parents de Michiko : un militaire droit comme un i, aussi souriant que discret et son épouse, avenante et bien agréable personne, très ouverte à la culture occidentale, d’un accueil chaleureux, très frustrée de ne pouvoir communiquer avec nous : nos langues sont tellement différentes, sans racines communes, tellement éloignées de notre structure verbale qu’il est difficile d’y trouver des repères mnémoniques.

 

Ma vieille mémoire s’est échinée en vain à mémoriser et prononcer d’une manière compréhensible pour les Japonais quelques mots tirés d’un petit manuel de poche pour touristes ; ce qui me rassura, c’est que mes interlocuteurs n’en sortaient pas mieux que moi, bien que plus jeunes…

 

Il y avait aussi une grand-mère souriante déformée par l’âge et pliée en deux comme toutes les vieilles Japonaises qu’on voyait trottiner allègrement, courbées presque à angle droit, le dos cassé par les tâches ménagères traditionnellement réalisées à même le sol.

 

Et puis le couple de cousins qui avaient accepté d’être parrains-témoins de mariage, coutume shintoïste (au Japon, on suit le rite shintoïste pour le mariage et le bouddhiste pour les obsèques) ; ce parrainage est lourd de responsabilités car il impose le devoir d’assister les parrainés aussi bien moralement que physiquement et financièrement.

 

Ces cousins exploitaient à Tosu (dans l’île de Kyushu) une importante clinique dentaire très moderne dont mon épouse testa l’efficacité à la suite de la perte fortuite d’un plombage, ce qui lui permit d’apprécier le confort des soins dentaires en position couchée, pratique révolutionnaire pour l’époque.

 

A ces cousins bien affables succéderont les autres membres collatéraux, aussi aimables qu’accueillants avec cette particularité bien amusante du salut de convivialité au cours duquel nous rivalisions de courbettes de plus en plus basses, chacun s’efforçant, par civilité, d’avoir le dernier mot, créant ainsi les situations acrobatiques des plus cocasses qui s’achevaient par un grand éclat rire bien sympathique.

 

Dans les jours qui suivirent, précédant le mariage, nous avons eu l’occasion de bien nous pénétrer de l’ambiance coutumière du milieu provincial de notre future belle-fille, très traditionnel et fort éloigné de celui des grandes villes comme Tokyo.

 

Nous avons eu le privilège avec Michiko, gentille cicérone, de goûter à d’insolites et merveilleux endroits comme ce petit temple, tout près de chez elle, perdu dans sa végétation exubérante, aux senteurs délicates de jasmin, dans un bourdonnement intense de vie subtile comme si les Bouddhas du petit édifice religieux murmuraient de lancinantes prières.

 

Le soir, dans notre chambre d’hôtel, le téléviseur nous faisait assister aux matchs du championnat mondial de sumo, qui se déroulait ces jours-là.

 

D’abord surpris et plutôt réprobateurs, nous finîmes par réaliser que plus qu’un sport de compétition, il s’agissait-là d’une expression de la philosophie nippone dans ses traditions et ses lois ancestrales, manifestant en quelque sorte l’exaltation de la force simple exercée suivant un rituel, dans le respect de l’autre et dans le geste fondamental comme dans la pensée zen. Il faut comprendre ça pour comprendre le Japon.

 

Nous eûmes aussi le plaisir d’être accueillis par les parents de Michiko dans leur jolie maison, entourée d’un jardin aux arbrisseaux soigneusement taillés par le papa, amateur de ces plantes artistement modelées suivant la tradition japonaise.

 

Là encore, la longue démarche sereine du jardinier qui taille les branches, avec une patience recueillie dans l’esprit de la pensée zen et dans l’amour de formes naturelles non imposées suivant des règles géométriques comme dans nos grands jardins ou nos parcs occidentaux, fait partie de traditions ancestrales propices à l’élévation intérieure.

 

Le mariage devait avoir lieu dans une immense « maison de mariage » équipée de plusieurs étages de salles conçues à cet effet. C’est impressionnant ce souci du grandiose et de la perfection du détail bien nippon.

 

Ces établissements, très importants, permettent la célébration de plusieurs cérémonies et banquets (pratiquement un par étage) dans un luxe de détail et de raffinement exceptionnels. Cette manifestation coûte très cher (10 à 15.000 euros) et les familles économisent dès la naissance, elle comprend la cérémonie religieuse shintoïste et le banquet avec animations et spectacle. (Le prochain sous-chapitre détaillera cet événement réalisé dans la plus pure des traditions japonaises).

 

 

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23/07/2010

Ch. 27 f - Comme un biscuit de Saxe.

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch.27 f – Comme un biscuit de Saxe.


C’est intentionnellement que j’ai remonté le temps depuis celle qui vint la dernière, mon petit cristal de roche, pour aboutir à celui qui combla un si long et impatient désir qu’on ne croyait plus à sa réalisation.

 

Il était si beau, si attendu, si désiré, si sublime qu’il nous semblait tomber du ciel.

 

C’était le plus fin des biscuits de Saxe que nous avions rangé dans la vitrine de nos rêves…. un teint délicat… des cheveux d’or sombre… ondulant légèrement dans un appétit de soleil

 

Bouffée de bonheur, quand je rentrais le soir, accueilli par deux têtes bondes, l’une souriante et radieuse, l’autre qui me tendait les bras…. Ces instants étaient si précieux que j’enfermerai ces pierres rares dans l’écrin de mes souvenirs…

 

Y avoisineront ces plages de sable blanc de la mer du Nord,… fluide sur des petons de porcelaine…. avec en fond…. des vaguelettes et des cris de mouettes….

 

Il y aura aussi l’appel de la campagne avec la vie des champs et des fermes ….. la découverte de la nature qu’il se mit à aimer et les oiseaux et les insectes que je lui appris à observer….

 

Et puis, comme son grand-père, il se passionnera d’oiseaux exotiques de volières…, nous en construirons une grande dans notre courette avec abri à l’intérieur de la maison.

 

Adolescent, il aimera l’aventure et l’exotisme dans un environnement qui y était propice : ses sœurs, nos amis coréens et tous les autres que nos activités inter-culture nous amèneront à fréquenter.

 

Pour se préparer à l’existence difficile de l’aventurier, il voulut s’endurcir de la vie rude des unités militaires de para-commando avec sauts en parachute et escalades de rochers abrupts.

 

A 23 ans, il concrétisera cet appétit d’autres cieux en suivant notre amie Agnès qui retournait en Corée et lui trouva un emploi de professeur de  français.


Il y restera trois ans à peine… : Sa rage de changement, d’aventures et de sensations le poussèrent à chercher d’autres horizons.

 

Le triangle d’or, la Chine, le transsibérien et le retour en Belgique par les pays de l’Europe de l’Est à l’époque du communisme satisferont son appétit d’aventures et l’envoûteront de leur caractère insolite et dangereux … ce seront six mois d’un voyage extraordinaire dans des régions peu traversées par les occidentaux de l’époque (1989).

 

Avec des compagnons de voyage improvisés au hasard des rencontres, il traversera toute la Chine rouge en utilisant des moyens de transport aussi insolites que ces petits tortillards surchargés qui besognent péniblement dans les provinces ancestrales et qu’on aborde surtout par les fenêtres à la conquête d’une minable place en piétinant d’incroyables détritus…..

 

Avec ses compagnons, il s’est parfois trouvé entouré de braves gens qui voyaient des blancs pour la première fois et qui les regardaient de loin avec crainte comme s’ils étaient des yetis descendus des montagnes (ses compagnons étaient de robustes et grands Australiens).

 

Il ramena d’étonnantes photos de ces endroits insolites, tels ces étals de bouchers avec, pendus aux crochets, les animaux les plus incroyables figurant au menu des autochtones qui en font leur quotidien, si pas leur mets de choix (rats, souris, serpents, animaux crevés, rongeurs de toute taille, chiens, chats, rapaces,…. enfin tout ce qui court, vole, nage… à tel point que les étrangers qui sont là-bas prétendent que les Chinois mangent tout ce qui bouge….)

 

Revenu en Belgique, il lui prit la fantaisie de s’envoler pour l’Espagne pour y lancer un commerce d’antiquités en provenance de Corée et du Japon que notre amie, la coréenne Agnès devenue exportatrice de ces articles, lui procurerait.

 

Chose amusante, mais étonnante pour quelqu’un qui venait à peine de quitter le nord-est asiatique, c’est dans la pension où il se trouvait à Barcelone qu’il fit la connaissance et s’éprit d’une jeune Japonaise qu’il épousera plus tard et qui était venue y perfectionner sa connaissance de l’espagnol, langue qu’il apprenait lui-même.

 

Un jeune garçon très blond

Sorti du cœur des fées

Riait dans les étoiles

En brillant de grands yeux.

 

Ce bel enfant des villes

S’était épris des champs,

De grandes clairières

Et de vie dans les mousses.

 

Ce passionné des îles

Rêvera d’orient

De pagodes et de temples

Mais aussi d’oiseaux fauves.

 

Ce chercheur de grands ciels

Repoussant l’horizon

Trouva dans les voyages

La paix de sa raison.

 

Comme je le signalai plus avant, Benoit se lançait de plus en plus dans le parapentisme et décida d’abandonner le commerce d’antiquités asiatiques qu’il menait avec sa mère.

 

C’est ainsi que Patrick revint au pays pour continuer l’affaire. Il ramenait avec lui la jolie Japonaise à qui il avait fait une cour empressée et qu’il avait conquise sur les terres madrilènes.

 


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