Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

25/02/2017

EXISTER (25 février 2017)

EXISTER  !  ?   (25 février 2017)

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---

Seront notés en couleur les commentaires complétant, confirmant ou contredisant des passages de ce travail, en remerciant ceux qui voudront bien prendre cette peine. Cliquer sur commentaires en bas juste avant les tags

Ils peuvent les adresser aussi par mail à philippemailleux@gmail.com

Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 25 février 2017

(Le chapitre 11 est nouveau et figure en bleu)

-------

 

LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

  1.  1.- Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

  1. 2.-Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète. 

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

  1. 3.- Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

  4.- Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.1

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète. --- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. --- D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

  1. 5.- L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

  1. 6.- Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

7.- L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant constituées de sons exprimés en tons égaux « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

8.- La sédentarité.

8.1 - Les hominiens n’avaient évolué qu’en s’associant en petites bandes, conduites par un plus fort ou plus expérimenté par l’âge. --- La découverte du feu fut un facteur essentiel de progrès tant pour l’alimentation que pour leur défense et leur confort. --- Les aliments cuits, d’abord des viandes et ensuite des végétaux leur permirent d’en améliorer le goût, de les conserver et de mieux les digérer. ---

8.2 – Ils découvrirent l’élevage en capturant de jeunes animaux et en domestiquant quelques-uns, ce qui leur fit rapidement comprendre les avantages de la sédentarité. --- Les troupeaux étaient plus facilement gardés, parqués dans des enclos de branchage. --- Ils élèveront aussi de jeunes loups qui apprendrons à rassembler les troupeaux dans les pâturages et qui devinrent de bons gardiens qui les défendaient des agresseurs. ---

8.3 – la sédentarité leur apportait beaucoup d’avantages : 1.- la domestication de nombreux animaux s’étaient améliorée par l’élevage (chèvres, moutons, vaches ou autres ruminants, animaux de bassecour et porc sauvage devenu le plus important dans l’alimentation) 2. - la culture de plantes sauvages sélectionnées.  3. - La sélection et le temps les firent mutés en viandes raffinées et en   légumes et fruits de table. ---

8.4 -  Ces anciens chasseurs, sédentarisés dans les meilleurs endroits de production et à proximité d’un cours d’eau, se regroupèrent en hameaux, en réalisant les avantages de l’associativité qui permettait de diversifier les tâches et d’augmenter le confort. --- Un « vieux » réglait les conflits et donnaient des conseils aux plus jeunes. ---

8.5 -  En grossissant, ces hameaux devinrent des villages avec tous les problèmes inhérents à l’égoïsme humain. --- Une organisation plus contraignante fut mise en place avec une hiérarchie dans le pouvoir. ---

8.6 -  D’autre part, les récalcitrants furent exclus de la communauté et forcés de vivre de rapines prélevées dans les champs et sur les troupeaux. --- ils s’associèrent en bandes belliqueuses qui s’affrontaient durement, développant leurs qualités musculaires avec un chef respecté pour sa force physique et son autorité. ---

9.- Les potentats et la monnaie.

9.1 – Ces bandes guerrières s’emparèrent du pouvoir dans les cités et imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou imposer des services. --- Ce furent les premiers impôts et les prémices de l’esclavage. ---

9.2 – Avec le temps, ces villages devinrent des villes et des états nécessitant une organisation contraignante basée, en général, sur la dictature exercée par des potentats qui ont imposé leurs lois par la force. --- L’histoire nous a rapporté que, à la tête de la plupart des états, des chefs de bande se sont imposés par les armes et se sont enrichis au détriment des populations, dites laborieuses. ---

9.3 -  Certains de ces potentats, pour mieux asseoir leur autorité, se sont arrogés une autorité de source divine. --- La plupart ont assis leur pouvoir sur la croyance en un ou des êtres supérieurs tout puissant dont ils sont l’émanation ou la représentation. ---

9.4 – Les vaincus des guerres furent souvent réduits à l’esclavage. --- Suivant Montesquieu « l’esclavage proprement dit est l’établissement d’un droit tellement propre à un autre homme, qu’il est le maître absolu de sa vie et de ses biens ». --- Il est réduit à l’état de chose dont on dispose à sa fantaisie. --- La plupart des peuples vaincus ont subi ce sort. ---

9.5 – L’exemple d’esclavagisme le plus récent de l’histoire moderne ne date pas de longtemps. --- La traite des noirs d’Afrique qui étaient vendus et considéré comme un animal domestique ne fut abolie qu’en 1865 après la victoire du général Grant sur le général Lee. --- La guerre entre les états abolitionnistes et les « esclavagistes » qui avait fait sécession, dura quatre ans. ---

9.6 -  Il est intéressant de signaler : 1.- Les abolitionnistes comptaient à l’entrée de la guerre une population de 22 millions d’habitants et leurs adversaires 9,1 millions (des fermiers ou exploitants agricoles) qui utilisaient 3,5 millions d’esclaves noirs.  2.- La victoire des abolitionnistes est due à sa puissance industrielle et à son réseau ferroviaire qui permettaient un déplacement efficace des troupes 3. Cette guerre permit aux États-Unis, origine du nom, de constituer l’état puissant qui est actuellement maître du monde 4. - Le nombre de victimes dans ce conflit (624000 tués et 500.000 blessés) est le plus important de l’histoire des États-Unis et dépasse même celui des victimes des guerres auxquelles ils avaient participé, y compris celle de 40-45.

10.– Les croyances et les religions.

10.1 – Comme dit précédemment, les hommes, dès qu’ils ont pensé valablement en cherchant le pourquoi des événements dont ils n’étaient pas maître, ont levé les yeux vers ce ciel qui conditionnait leur existence : soleil, pluie, orage, tonnerre, vent, éclairs, nuages, étoiles. ---  

10.2 -   La constatation de ces phénomènes les ont amenés à en rechercher la cause qu’ils attribuèrent à l’action de puissances extérieures. --- Ce fut d’abord le soleil qui se levait et se couchait en rythmant leur existence en jour et nuit et dont la présence apportait joie et bien-être. --- Ce fut, ensuite, la crainte et l’angoisse que leur causait l’apparition de phénomènes liés à l’action de l’eau qui tombait en pluie depuis les nuages, du vent, des éclairs accompagnés de tonnerre et aussi du grand mystère du firmament s’étendant sur leurs têtes, piqué d’innombrables étoiles. ---

10.3 - Le milieu arboricole dont il provenait en avait fait des êtres craintifs échappant,  par leur agilité et leurs membres allongés, aux fauves qui les traquaient. --- Leur migration vers des espaces peu arborés les rendit vulnérables. --- Ils devinrent, en grand nombre, une proie facile et se nourrissaient, à la sauvette, des maigres restes que leur laissaient les charognards. --- Frugivores et insectivores, ils avaient développé leurs membres avant et leurs doigts pour permettre la préhension de leur nourriture. --- Ce fut le début de l’utilisation manuelle des membres avant qui leur permettaient  de mieux tenir les restes (carcasses ou os) ou pour s’échapper d’un danger en maintenant les restes avec un bras. ---

10.4 -  Les quelques survivants de ces périodes de transition mutèrent vers des espèces plus performantes physiquement et intellectuellement pour s’imposer à leurs agresseurs. --- Ils développèrent la station debout qui libérait les mains. --- Ce furent les premières avancées permettant la création matérielle d’objet de confort, d’utilité ménagère ou de progrès. --- Cette mutation fut les prémices de celle qui aboutira aux avancées actuelles de la science et des techniques les plus sophistiquées. --- L’utilisation exclusive des mains favorisa la mutation de la fonction préhensile des membres arrières vers celle de la marche. --- La plante des pieds se rapprocha de celle des plantigrades (ours)

10.5 – L’intelligence, d’abord primaire s’affina dans la pensée et provoqua le questionnement sur l’existence et sur les forces dont ils étaient tributaires. --- La pensée s’exprima d’abord par des signes et par l’amélioration des grognements de satisfaction des primates. --- Cette réaction gutturale s’affinera en langage provoquant la mutation du larynx et du pharynx en organe de sons, chantés d’abord et ensuite exprimés par la voix en sons plus bas et  plus uniforme. ---La nécessité de communiquer perfectionna la parole diversifiée en vocabulaires de plus en plus sophistiqué pour créer un langage usuel exprimant le concret d’abord et abstrait ensuite en affinant la pensée dans l’abstraction. ---

10.6 -  L’évolution d’une société  ainsi créée et évoluée,  provoqua le regroupement en petites unités, dirigées par des anciens ou des sages, pour progresser ensuite vers des unités plus grandes : villages, villes, pays. ---

10.7 – Les opportunistes ou les exclus de la vie organisée, comme détaillé plus avant (exclusion des bourgades), s’imposèrent par la force et leurs meneurs s’arrogèrent des pouvoirs régaliens leur imposant une charge en biens ou monnaies d’échange de plus en plus lourde, ce qui conduisit les populations à l’esclavage et à la misère.

10.8 – L’histoire nous rapporte que les croyances et les religions sont nées de la nécessité intellectuelle des humains à rechercher, dans les phénomènes naturels ou spatiaux, les raisons de leur existence, qu’ils attribuaient à des forces supérieures qu’ils ne pouvaient contrôler. ---

10.9 -  Cette quête d’une réponse à cette interrogation primordiale, amena ces premiers animaux évolués, dès que la pensée devint intelligente, à rechercher ces puissances occultes dans ce qu’ils ne comprenaient pas et dans les mystères de la nature. Ce fut ainsi qu’ils implorèrent ces « puissances » de leur accorder des faveurs ou d’éloigner les dangers naturels. --- La vie en société leur avait appris que rien ne se faisant gratuitement, il fallait « offrir » en biens ou en monnaies d’échange la réalisation de ces demandes avec l’espoir de les voir « exaucées ». ---

10.10 – Les petites unités développèrent leurs échanges ce qui favorisa le progrès et incita ceux qui avaient amélioré le confort ou fait des découvertes utiles à la société, de bénéficier d’avantages particuliers qui en incitèrent d’autres à les imiter. --- C’est ainsi qu’apparurent les chercheurs et les savants qui firent école de disciples, développant ce qui fut appelé le « progrès ». ---

11.- L’esclavagisme et l’abolition.

11.1 - Le terme esclavage vient du grec médiéval « sklavini . --- Les romains désignaient cette condition par le terme « servus » qui ont donné les mots : servile, servilité, serf, service et serviteur.

11.2 – Les bandes guerrières qui s’étaient emparés du pouvoir dans les cités, imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou d’imposer des services. --- Ce furent les prémices de l’esclavage et les premiers impôts. ---

11.3 – L’esclave est un individu privé de sa liberté, ce sera un instrument économique, une chose dont le maître dispose à sa guise. --- La privation de liberté existe depuis que les « vainqueurs » ont utilisé des vaincus à leur convenance. --- Elle date de l’époque des premières sociétés humaines, quand les bandes armées se sont emparés des hameaux par la force, y ont imposé leurs lois et soumis les habitants soit à les servir et à les enrichir, soit en les obligeant à fournir une partie des fruits de leur labeur ou aussi en les privant de liberté et en disposant d’eux comme un animal domestique ou un « outil animé » comme disait Aristote. ---

11.4 -Il faut remonter loin dans l’histoire de l’homme pour retrouver des traces de cette pratique « inhumaine ». --- Ce furent vraisemblablement des « prisonnier de guerre » qui deviendront des instruments de développement économique ou de confort ménager--- De grandes réalisations nécessitèrent de gros moyens, tels l’utilisation de prisonniers-esclave. ---

11.5 – l’esclavage, d’abord des vaincus de guerres, devint ensuite une pratique pour prélever, par la force, de la main d’œuvre dans des pays voisins.  Cette utilisation forcée de l’homme fera toujours partie des mœurs humaines, qu’elle soit ouverte par l’exploitation économique des travailleurs ou qu’elle soit clandestine par un labeur forcé imposé par un maître qui les a « exportés » depuis leur pays d’origine. ---

11.6 - Il y a trois siècles, certains pays du continent américain ont prélevé de la main d’œuvre noire dans les pays côtiers de l’Afrique. --- Ge fut fait dans des conditions inhumaines, appelées « traite des nègres ». --- « la marchandise » était amassée dans les cales des bateaux de « négriers » dans lequel les plus fragiles périssaient. --- Cette « sélection » valorisait la marchandise et permettait une concurrence et un marchandage rémunérateur --- Il contribua au développement économique des régions agricoles dont les surfaces exploitables nécessitaient une main-d’œuvre importante pour être rentable. ---

11.7 - Cette pratique fut remise en question lors du développement industriel des états du nord, les « terriens » du sud restant attaché à l’utilisation de la main d’œuvre humaine. Il fallut la guerre de Sécession, l’avènement d’Abraham Lincoln, en 1865, et l’abolition de l’esclavage, date historique de « fédéralisme » qui  permit de faire naître la plus puissante nation économique de la planète. ---

11.8 –  Il existe des formes de travail forcé dite esclavage moderne : le proxénétisme (prostitution forcée) – le travail clandestin – le travail des enfants –  les enfants soldats. ---

11.9 – Cependant, il existe encore des cas d’esclavage de « prisonniers » par la force (Soudan et au Pakistan, les chrétiens vendus aux musulmans et en Mauritanie les musulmans esclaves d’autres musulmans). ---

11.10 – L’esclavage humain est aboli par toutes les grandes institutions (Convention européenne des droits de l’homme, Déclaration universelle des droits de l’homme, convention de l’ONU à Genève en 1926). ---

11.11 – En France, le premier qui affranchi les serfs en 1315, fut Louis X. /--- Après la révolution, en 1790, l’Assemblée Nationale décrètera la légalité de l’esclavage et ne la supprimera qu’en 1794, après l’insurrection d’esclaves dans les colonies. --- Napoléon Bonaparte rétablira l’esclavage en 1802, sous l’influence de divers traités. --- Il l’abolira, lors de son règne de 100 jours, en 1815, pour se concilier la Grande Bretagne. ---

11.11 – Dès que les hommes se sont rassemblés en société et ont été dominé par les plus forts, il s’est établi une hiérarchie des plus musclés ou des plus intelligents qui ont imposé leurs lois aux autres. --- Cette « masse » contrôlable et soumise aux plus forts a existé jusqu’à l’instauration de droit de vote qui lui permet de donner du pouvoir à des représentants qui sont éligibles périodiquement. --- Certains dictateur parviennent à contrôler les résultats en leur faveur. ---

11.12 – Dans le monde, l’esclavage ne fut réellement aboli qu’à partir de 1823 par le Chili. Dans les autres états, cette abolition s’échelonna jusqu’il y a peu en 1992 au Pakistan. --- Les colonies continuèrent à le pratiquer sous la forme de « travail forcé ». --- L’esclavage ne fut réellement aboli dans les grands pays qu’en 1833 en Angleterre, en 1865 aux États-Unis (guerre de sécession), en 1910 en chine (effective en 1949), en 1962 en Arabie Saoudite, en Tunisie en 1846, au Tibet en 1950, au Népal en 1926, en 1888 au Brésil,. --- Cependant ces traités ne furent que partiellement respectés et l’esclavage fut pratiqué notamment dans les pays coloniaux français sous forme clandestine  ---

11.13 - Reconnaissances officielles : 2001 en France, reconnaissance de la traite des esclaves comme crime contre l’humanité – 2004 année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de  son abolition (ONU) – 2005 journée internationale pour l’abolition de l’esclavage. ---

11.14 – Si l’esclavage sous sa forme sociale a pratiquement été supprimé à notre époque. --- Il faut cependant tenir compte des formes sociales de dépendance pratiquée par certaines classes de « bien nantis » ou d’employeurs qui exercent sur leurs subordonnés une pression telle que ceux-ci perdent leur liberté sociale. --- Ces esclaves modernes connaissent la même terreur des « patrons » qui menacent constamment leurs subordonnés non qualifiés ou clandestins qu’ils « exploitent » : la perte d’un salaire minable les terrorise et les rendent dépendant à n’importe quelles conditions. --- Ces « négriers » exigent une rentabilité maximale et des prestations non rémunérées à la limite du supportable. --- 

11.15– Il faut cependant mettre en cause notre système économique de libre échange qui force certains employeurs de nos pays et des pays sous-développés à pratiquer des prix bas pour conserver une rentabilité suffisante. ---

11.16 – D’autre part, hypocritement, nous fermons les yeux sur cette injustice permanente de nos sociétés qui contribuent à leur confort en pratiquant des prix minables au préjudice des peuples pauvres. --- Certains médias et les œuvres sociales ne cessent de nous faire prendre conscience de cet état de chose. --- Au lieu de nous plaindre de la « vie chère », nous devrions prendre conscience de cette « injustice » qui contribue au confort dans nos assiettes, nos loisirs, notre santé et l’éducation de nos enfants. --- Comme disait mon patron : « On se plaint, la gueule pleine ».

 

A SUIVRE

 

 

 

24/12/2016

EXISTER

 

EXISTER  !  ?

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---

Seront notés en couleur les commentaires complétant, confirmant ou contredisant des passages de ce travail, en remerciant ceux qui voudront bien prendre cette peine. Cliquer sur commentaires en bas juste avant les tags

Ils peuvent les adresser aussi par mail à philippemailleux@gmail.com

Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 24 décembre 2016

-------

 

LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

  1. Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

  1. Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète. 

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

  1. Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

 

  1. Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète. --- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. --- D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

  1. L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

  1. Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

  1. - L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant constituées de sons exprimés en tons égaux « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

  1. - La sédentarité.

8.1 - Les hominiens n’avaient évolué qu’en s’associant en petites bandes, conduites par un plus fort ou plus expérimenté par l’âge. --- La découverte du feu fut un facteur essentiel de progrès tant pour l’alimentation que pour leur défense et leur confort. --- Les aliments cuits, d’abord des viandes et ensuite des végétaux leur permirent d’en améliorer le goût, de les conserver et de mieux les digérer. ---

8.2 – Ils découvrirent l’élevage en capturant de jeunes animaux et en domestiquant quelques-uns, ce qui leur fit rapidement comprendre les avantages de la sédentarité. --- Les troupeaux étaient plus facilement gardés, parqués dans des enclos de branchage. --- Ils élèveront aussi de jeunes loups qui apprendrons à rassembler les troupeaux dans les pâturages et qui devinrent de bons gardiens qui les défendaient des agresseurs. ---

8.3 – la sédentarité leur apportait beaucoup d’avantages : 1.- la domestication de nombreux animaux s’étaient améliorée par l’élevage (chèvres, moutons, vaches ou autres ruminants, animaux de bassecour et porc sauvage devenu le plus important dans l’alimentation) 2. - la culture de plantes sauvages sélectionnées.  3. - La sélection et le temps les firent mutés en viandes raffinées et en   légumes et fruits de table. ---

8.4 -  Ces anciens chasseurs, sédentarisés dans les meilleurs endroits de production et à proximité d’un cours d’eau, se regroupèrent en hameaux, en réalisant les avantages de l’associativité qui permettait de diversifier les tâches et d’augmenter le confort. --- Un « vieux » réglait les conflits et donnaient des conseils aux plus jeunes. ---

8.5 -  En grossissant, ces hameaux devinrent des villages avec tous les problèmes inhérents à l’égoïsme humain. --- Une organisation plus contraignante fut mise en place avec une hiérarchie dans le pouvoir. ---

8.6 -  D’autre part, les récalcitrants furent exclus de la communauté et forcés de vivre de rapines prélevées dans les champs et sur les troupeaux. --- ils s’associèrent en bandes belliqueuses qui s’affrontaient durement, développant leurs qualités musculaires avec un chef respecté pour sa force physique  et son autorité. ---

  1. - Les potentats et la monnaie.

9.1 – Ces bandes guerrières s’emparèrent du pouvoir dans les cités et imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou imposer des services. --- Ce furent les premiers impôts et les prémices de l’esclavage. ---

9.2 – Avec le temps, ces villages devinrent des villes et des états nécessitant une organisation contraignante basée, en général, sur la dictature exercée par des potentats qui ont imposé leurs lois par la force. --- L’histoire nous a rapporté que, à la tête de la plupart des états, des chefs de bande se sont imposés par les armes et se sont enrichis au détriment des populations, dites laborieuses. ---

9.3 -  Certains de ces potentats, pour mieux asseoir leur autorité, se sont arrogés une autorité de source divine. --- La plupart ont assis leur pouvoir sur la croyance en un ou des êtres supérieurs tout puissant dont ils sont l’émanation ou la représentation. ---

9.4 – Les vaincus des guerres furent souvent réduits à l’esclavage. --- Suivant Montesquieu « l’esclavage proprement dit est l’établissement d’un droit tellement propre à un autre homme, qu’il est le maître absolu de sa vie et de ses biens ». --- Il est réduit à l’état de chose dont on dispose à sa fantaisie. --- La plupart des peuples vaincus ont subi ce sort. ---

9.5 – L’exemple d’esclavagisme le plus récent de l’histoire moderne ne date pas de longtemps. --- La traite des noirs d’Afrique qui étaient vendus et considéré comme un animal domestique ne fut abolie qu’en 1865 après la victoire du général Grant sur le général Lee. --- La guerre entre les états abolitionnistes et les « esclavagistes » qui avait fait sécession, dura quatre ans. ---

9.6 -  Il est intéressant de signaler : 1.- Les abolitionnistes comptaient à l’entrée de la guerre une population de 22 millions d’habitants et leurs adversaires 9,1 millions (des fermiers ou exploitants agricoles) qui utilisaient 3,5 millions d’esclaves noirs.  2.- La victoire des abolitionnistes est due à sa puissance industrielle et à son réseau ferroviaire qui permettaient un déplacement efficace des troupes 3. Cette guerre permit aux États-Unis, origine du nom, de constituer l’état puissant qui est actuellement maître du monde 4. - Le nombre de victimes dans ce conflit (624000 tués et 500.000 blessés) est le plus important de l’histoire des États-Unis et dépasse même celui des victimes des guerres auxquelles ils avaient participé, y compris celle de 40-45.

  1. – Les croyances et les religions.

10.1 – Comme dit précédemment, les hommes, dès qu’ils ont pensé valablement en cherchant le pourquoi des événements dont ils n’étaient pas maître, ont levé les yeux vers ce ciel qui qui conditionnait leur existence : soleil, pluie, orage, tonnerre, vent, éclairs, nuages, étoiles. ---  

10.2 -   La constatation de ces phénomènes les ont amenés à en rechercher la cause qu’ils attribuèrent à l’action de puissances extérieures. --- Ce fut d’abord le soleil qui se levait et se couchait en rythmant leur existence en jour et nui et dont la présence apportait joie et bien-être. --- Ce fut, ensuite, la crainte et l’angoisse que leur causait l’apparition de phénomènes liés à l’action de l’eau qui tombait en pluie depuis les nuages, du vent, des éclairs accompagnés de tonnerre et aussi du grand mystère du firmament s’étendant sur leurs têtes, piqué d’innombrables étoiles. ---

10.3 - Le milieu arboricole dont il provenait en avait fait des êtres craintifs échappant aux fauves qui les traquaient, par leur agilité et leurs membres allongés. --- Leur migration vers des espaces peu arborés les rendit vulnérables aux fauves qui les traquaient. --- Ils devinrent, en grand nombre, une proie facile. --- Ils se nourrissaient, à la sauvette, des maigres restes que leur laissaient les charognards. --- Frugivores et insectivores, ils avaient développé leurs membres avant et leurs doigts pour permettre la préhension de leur nourriture. --- Ce fut le début de l’utilisation manuelle des membres avant pour mieux tenir les restes (carcasses ou os) ou pour s’échapper d’un danger tout en maintenant les restes avec un bras. ---

10.4 -  Les quelques survivants de ces périodes de transition mutèrent vers des espèces plus performantes physiquement et intellectuellement pour s’imposer à leurs agresseurs. --- Ils développèrent la station debout qui libérait les mains. --- Ce furent les premières avancées permettant la création matérielle d’objet de confort, d’utilité ménagère ou de progrès. --- Cette mutation fut les prémices de celle qui aboutira aux avancées actuelles de la science et des techniques les plus sophistiquées. --- L’utilisation exclusive des mains favorisa la mutation de la fonction préhensile des membres arrières vers celle de la marche. --- La plante des pieds se rapprocha de celle des plantigrades (ours)

10.5 – L’intelligence, d’abord primaire, s’affina dans la pensée et provoqua le questionnement sur l’existence et sur les forces dont ils étaient tributaires. --- La pensée s’exprima d’abord par des signes et l’amélioration des grognements de satisfaction des primates qui s’affinèrent en langage qui provoqua la mutation du larynx et du pharynx en organe de sons modulés d’abord et ensuite exprimés par la voix. --- Ainsi naquit la parole, d’abord chantée et ensuite parlée. --- La nécessité de communiquer perfectionna la parole diversifiée en vocabulaires de plus en plus sophistiqué pour créer un langage usuel exprimant le concret d’abord et abstrait ensuite affinant la pensée dans l’abstraction. ---

10.6 -  L’évolution d’une société  ainsi créée et évoluée, avait provoqué des regroupements en petites unités, dirigées par des anciens ou des sages, pour progresser vers des unités plus grandes, villages, villes, pays. ---

10.7 – Les opportunistes ou les exclus de la vie organisée, comme détaillé plus avant (exclusion des bourgades), s’imposèrent par la force et leurs meneurs s’arrogèrent des pouvoirs régaliens leur imposant une charge en biens ou monnaies d’échange de plus en plus lourde. --- Ce qui conduisit les populations à l’esclavage et à la misère.

10.8 – L’histoire nous rapporte que les croyances et les religions sont nées de la nécessité intellectuelle des humains à rechercher, dans les phénomènes naturels ou spatiaux, les raisons de leur existence, qu’ils attribuaient à des forces supérieures qu’ils ne pouvaient contrôler. ---

10.9 -  Cette quête d’une réponse à cette interrogation primordiale, amena ces premiers animaux évolués, dès que la pensée devint intelligente, à rechercher ces puissances occultes dans ce qu’ils ne comprenaient pas et dans les mystères de la nature. Ce fut ainsi qu’ils implorèrent ces « puissances » de leur accorder des faveurs ou d’éloigner les dangers naturels. --- La vie en société leur avait appris que rien ne se faisant gratuitement, il fallait « offrir » en biens ou en monnaies d’échange ces demandes avec l’espoir de les voir « exaucées ». ---

10.10 – Les petites unités développèrent leurs échanges ce qui favorisa le progrès et incita ceux qui avaient amélioré le confort ou fait des découvertes utiles à la société, de bénéficier d’avantages particuliers qui en incitèrent d’autres à les imiter. --- C’est ainsi qu’apparurent les chercheurs et les savants qui firent école de disciples, augmentant ce qui fut appelé le « progrès ». ---

A SUIVRE

 

05/09/2015

Le bonheur ça s'apprend

L’art de vivre heureux malgré les vicissitudes de la vie.

Étude approfondie des sujets.

 -

Le bonheur ça s’apprend

 

Le Grands Robert renseigne qu’une définition ancienne se réfère à l’étymologie du mot « bonne heure » c’est-à-dire chance, événement heureux, …mais que depuis le XVème siècle il a pris le sens  de l’état de la conscience  pleinement satisfaite (Béatitude, bien-être, félicité, plaisir, prospérité, contentement, enchantement, euphorie, extase, joie, satisfaction etc..

Le bonheur est un état subtil et inconstant. … A sa naissance, le nouveau-né et la maman souffrent énormément. … Vous enfanterez dans la douleur dit l’ancien testament. … Le bébé pleure pour manifester son inconfort, c’est son seul moyen de communiquer avec le monde extérieur. … Cette souffrance-inconfort cessera quand il sera nourri ou dans les bras de sa maman. … Peut-on appeler ça le bonheur ? … il s’agit plutôt d’un sentiment furtif de satisfaction. …

L’enfant est constamment contrarié, il a cependant  des périodes de joies dans ses jeux, ou aussi lorsqu’il reçoit un cadeau et mange des friandises. … Peut-on appeler ça le bonheur ? …  il s’agit plutôt d’un sentiment furtif de satisfaction. …

Le jeune enfant et l’adolescent subissent les contraintes de leur éducation. … S’ils sont collectifs, avec  la rivalité et l’échec, les périodes de jeux sont également génératrices de beaucoup de moments  de déception, … Ils y trouvent cependant les joies de la camaraderie, de l’amitié et de l’émerveillement. … Peut-on appeler ça le bonheur ?...  il s’agit plutôt d’un sentiment furtif de satisfaction.

L’adulte, quand il est jeune, doit faire face aux contraintes de la rivalité, de l’incertitude de l’avenir et de la déception amoureuse. … Quand, à la trentaine, il atteint le confort de la sécurité et de la réussite, il ressent les aléas de l’emploi tout en se réjouissant de s’y maintenir … A la quarantaine et à la cinquantaine, il endurera la contrainte des problèmes de la famille, de l’éducation et de l’avenir de sa descendance. .. Cependant il se réjouira, si c’est le cas, de la réussite de celle-ci et de celle des siens. …  A la soixantaine et septantaine, il aura atteint l’âge de la retraite avec le  vieillissement de son état physique et les problèmes de santé y inhérents. Cependant, il se réjouira de l’abondance de ses loisirs et sa disponibilité. … A la fin de sa vie, que les progrès de la médecine rendent de plus en plus longue, Il ressentira l’angoisse d’un avenir incertain dans le temps, marqué par les infirmités de la vieillesse et le deuil des êtres chers. … Cependant, il aura le plaisir de choyer ses enfants et petits-enfants et d’atteindre la philosophie que lui a procurée une longue existence … aussi aura-t-il la lucidité, en retournant dans son passé d’en déduire, que son bonheur fut futil et artificiel et que les souvenirs qui lui en restent ont été embellis par son imagination.

Ce long préambule veut mettre en exergue, le caractère très aléatoire de l’existence de l’être vivant qui a développé un cerveau jusqu’à l’intelligence, … cette faculté lui permet de ressentir les joies et les souffrances et de les exprimer avec le langage très élaboré que la sélection des meilleurs et des plus adaptés a créée.

L’évolution du langage jusqu’à nous, fut une très longue histoire. … Il fut d’abord limité aux nécessités de notre adaptation au milieu. … Quant aux animaux, ils n’ont développé qu’une intelligence conditionnée par leur habitat et leur reproduction …

Les facultés de certains furent performantes,  (Le flair du chien, le chant des oiseaux, l’intelligence collective de certains insectes et animaux, le vol ailé et le déplacement dans les milieux marins, les performances de la vue et de l’ouïe etc.)

L’intelligence des humains fut une très longue histoire. … Les prédécesseurs de l’homo sapiens poussaient des cris comme tous les animaux évolués ou se manifestaient par certaines attitudes. … Une mutation de l’homo sapiens vers l’homo sapiens sapiens le rendit capable de penser. … La pensée évolua  vers le langage, d’abord sommaire ensuite de plus en plus élaboré …

Le langage favorisa la communication et le cerveau développa la mémoire intelligente, celle qui permet de déduire et de créer des concepts. … Quant aux autres êtres vivants, ils développèrent la mémoire génétique qui est indispensable à leur adaptation à leur milieu. …

Ce long préambule était nécessaire pour bien situer ce sentiment furtif du bonheur propre à l’homme intelligent qui ne peut s’acquérir et se développer qu’en dominant l’instinct de souffrance physique ou morale qui conditionne l’existence des êtres vivants …

Cette attitude à acquérir ne peut s’obtenir qu’en s’appliquant à adopter une attitude positive dans toutes les difficultés de la vie. … Je peux affirmer que je suis arrivé à ce « nirvana » prétendument utopique.

Je signale que ce travail me fut demandé par ma fille, infirmière psychiatrique, dont la profession est précisément l’adaptation des étrangers en souffrance mentale résultant de leur situation précaire ou de leurs difficultés à s’intégrer dans un milieu  déconcertant et souvent hostile.

Je réalise que cette démarche est d’autant plus difficile que ce groupe social subit les plus grandes difficultés morales dues à la précarité de leur situation matérielle. … Cependant, une gestion positive du psychique leur permettra d’être plus performant dans la recherche d’un emploi et d’y demeurer.

Pour conclure d’une manière imagée : Le bonheur se construit briques après briques … A la naissance  nous n’avons que les quelques briques que nous apportent nos parents, … Tout au long de la vie, nous ramassons par-ci, par là quelques briques pour bâtir l’édifice du bonheur, souvent branlant et qui se construit mal. … Nous le détruisons ou il se fait détruire par les conséquences aléatoires de la vie ou par la méchanceté des autres et ce qu’il en reste est branlant et difforme … Il arrive parfois, que découragés ou défaitistes, nous ne le reconstruisons plus et rejoignons la horde des aigris. … A la fin de notre existence, notre bonheur sera beau ou minable, branlant ou solide tel que nous l’aurons construit ou reconstruit au fil de notre vie  …

Aussi, ce travail n’a-t-il pas d’autres prétentions que de fournir les conclusions d’une étude dictée par l’expérience et la réflexion de son auteur.

 

-----

 

Les contraintes physiques.

1.  La nourriture et les régimes alimentaires

 

Le régime alimentaire est une contrainte que subissent beaucoup de monde, forcés de modifier leurs habitudes alimentaires. … Quand il est prescrit pour soigner, il ne faut pas se lamenter. … Au contraire, on doit, positivement, se documenter sur la manière de le subir avec plaisir. …

Oui, avec plaisir, …car la nourriture dépend du milieu dans lequel on évolue. … Dès l’enfance, nos éducateurs s’efforcent à nous habituer à consommer les mets de leur milieu … Certains mangent de tout, d’autres restent difficiles. …

Il est important de signaler que le choix de la nourriture est dépendant du milieu dans lequel on évolue … Ce comportement est donc très aléatoire et subjectif. …

De par le monde, les menus les plus divers et les plus rebutants existent … En voici quelques exemples :

Biscuit de guêpes (Omachi – Japon) – Œufs de fourmis (aspect riz – Laos) – Poissons séchés traités à la lessive (Lutfisk – Norvège) – Filets de hareng avariés puants (Alaska) – Embryons de canard bouilli vivant (Baut – Philippine) – Fromage avec asticots vivants (Casu Marzu – Italie) – Œufs bouillis dans de l’urine de garçon de moins de dix ans (Zong Zi Dan – Chine) viande de chat (Chine, Pérou et Suisse – transformée en boulettes et servie avec une soupe de Chat) – Soupe de scorpions (Chine – coloro)

Et j’en passe, il y en a plus de cent différents. …

Dans cette liste figure des mets considéré comme répugnants dans le monde, mais un délice pour nous. … Ainsi le steak tartare, appelé en Belgique « américain » (pourquoi ce nom) dont  personne n’ignore que les américains en  particulier ont horreur de manger de la viande crue. … les huitres, les fruits de mer et les moules ne sont dégustés qu’en France et Belgique et un peu en Hollande. … Les escargots de Bourgogne et autres ne sont appréciés qu’en France et Belgique, pourtant leur bave est dégoutante, aussi la camoufle-t-on  avec du beurre aux fines herbes … Aux alentours de la Grand place de Bruxelles, les escargots sont cuits par des marchandes ambulantes les présentant dans un bouillon de légumes et d’herbes les aromatisant. …

Cette longue démonstration référencée veut confirmer notre assertion que l’alimentation des humains dépend du milieu et  s’éduque dés la naissance. … Le bébé n’aime que le lait de sa mère. … Toutes les femelles mammifères du règne animal nourrissent leurs petits du lait qu’elles produisent. … Par la suite, elles s’efforcent d’éduquer leur progéniture à consommer une nourriture propre à leur milieu … Chez les humains, les mamans s’efforcent avec beaucoup de patience et d’amour à apprendre à leurs petits enfants « à manger de tout»

Cette alimentation  traditionnelle est souvent contrariée par les régimes imposés. … Ainsi, dans mon enfance, perturbée par une maladie du foie, je lorgnais avec envie les assiettes de mes voisins baignant dans la sauce. …

Comme je ne cesse de le répéter, pour atteindre cette aura du bonheur permanent à laquelle je suis arrivé,  il est nécessaire d’éloigner tout ce qui le contrarie, ce qui n’est pas aisé. …

Pour l’atteindre, il faut pratiquer ce que j’appelle le réflexe du positif. … Prendre l’habitude d’ignorer le négatif … et se brancher immédiatement sur les aspects positifs de la situation. … Il y en a toujours, mais il faut les mettre en évidence,  et même s’ils ne sont pas immédiats, il faut les espérer en imaginant le bonheur qu’il va nous procurer …

Certains événements de la vie sont durs et cruels, tels les souffrances graves, souvent à la limite du supportable,  des proches ou leur décès. … Le dernier chapitre s’efforcera de positiver quand même la situation en insistant sur le rôle utile de celui qui accompagne et ne sera efficace que s’il possède l’entièreté de ses moyens d’assistance. …

J’aimerais terminer ce chapitre en relatant une expérience personnelle. … Ma situation cardiaque m’imposait un régime alimentaire sans sel et sans sauce. … Je me suis efforcé  de rechercher dans la nourriture naturelle, à peu près telle qu’elle sort de l’étal des commerçants,  la saveur propre à chaque aliment avant sa préparation … Ce fut une expérience gustative passionnante et enrichissante. …

Cependant, je me délecte toujours des bons plats et me permet d’y toucher régulièrement avec plaisir. … C’est une excellente « vaccination » qui habitue l’organisme aux écarts mesurés et réguliers. … Cette « violation du régime » doit toujours se faire avec l’accord de son médecin quant à la fréquence et le contenu de l’assiette, … au début en tous cas, pour arriver à ce que l’organisme en supporte les excès. … Cette manière de gérer son « régime » me permet de répondre sans contraintes aux invitations et de les apprécier. …

 

 -----

 

 

03/12/2010

Ch. 29.7 - De l'intelligence à la pensée

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 29.7  -  De l'intelligence à la pensée.

 

Avant de remonter aux sources de ce long processus qui a fait de nous un être intelligent, il est utile que nous analysions le centre du mécanisme cérébral qui à la suite des mutations et adaptations est devenu cet outil performant de l'intelligence humaine.

Le cerveaux est construit avec des neurones : Le système nerveux est constitué par l'assemblage d'un nombre considérable de cellules d'un type particulier appelées neurones. On estime, chez l'homme, que leur nombre est de l'ordre de 15 milliards; rien que dans le cerveau on en compterait 9 milliards. Leur corps protoplasmique est de forme irrégulièrement étoilée, mais ce qui les caractérise, surtout, c'est la présence de très nombreux prolongements. Ces prolongements, très fins, sont tous terminés par une petite arborisation. Ils sont fonctionnellement différents, et l'on doit distinguer les dendrites et l'axone. (R. Fabre et G. Rougier, Physiologie médicale, p. 377)

Tiré de « Génétique du péché originel » Christian de Duve - pages 136-138 ( Génétique du péché originel - Odile Jacob - édition améliorée février 2010)

Le cerveau est construit avec des neurones  ... Le cortex cérébral est le siège mystérieux de la conscience ... l'événement crucial de l'histoire de la conscience fut le développement du cortex cérébral, une fine structure en forme de feuillet, d'environ 2 mm d'épaisseur, qui enveloppe la totalité du cerveau chez les animaux supérieurs et les humains.  Typiquement formé de six couches superposées de neurones, le cortex est le siège de la conscience.

En deçà de cette frontière, l'assemblage complexe de centres nerveux et de fibres qui constitue le corps du cerveau et le restant du système nerveux central reçoit et traite d'innombrables signaux entrants et envoie d'innombrables ordres sortants.   La presque totalité de cette activité a lieu sans que nous en soyons conscients, réglant les battements du cœur, la tension sanguine, la digestion, les mouvements des yeux, l'équilibre et quantité d'autres phénomènes physiologiques.

Certains signaux cérébraux traversent la frontière et passent par le cortex cérébral. Ceux-là suscitent la conscience, les sentiments, les émotions, les impressions, les pensées, les rêves, les imaginations, les raisonnements, , les décisions, soit toute la gamme des phénomènes mentaux qui remplissent nos têtes.

Après cette mise au point du Professeur, analysons le processus qui a amené l'être humain à devenir intelligent ... et remontons aux sources  ...

Cela a dû commencer quand le premier primate (ou son ancêtre) s'est servi de ses pattes avant pour cueillir un fruit au lieu de le ramasser ou de l'attraper avec la gueule.

Ses descendants ont perfectionné le système en développant leurs doigts pour en faire des outils préhensiles, et puis de mutation en mutation sont devenus d'agiles escaladeurs  de grands arbres.  Ils ont développé de grands et longs bras, des mains et des doigts puissants et habiles : ils se préparaient  à devenir les ancêtres des humains.

Rappelons nos propos précédents : les grands changements climatiques dus à la fracture du Rift Valley, la désertification des forêts sahariennes et autres misères dont furent gratifiés nos ancêtres arboricoles ont complètement modifié leur biotope :  les arbres sont devenus rares et la savane s'est développée, les laissant à la merci des grands fauves. (Voir plus loin théorie contestée, mais valable en ce qui concerne le principe de l'adaptation au biotope modifié accidentellement ou progressivement)

Modification aussi des habitudes alimentaires : de frugivores ils deviennent  carnivores, disons plutôt charognards car ils furent d'abord incapables de chasser et de tuer.  Les malheureux  se contentaient des restes abandonnés par les fauves, du moins dans un premier temps ;   par la suite, les plus évolués se sont groupés en bandes d'un certain nombre d'individus, pas plus de vingt à trente pour être efficace.  Ces groupes ont commencé à chasser, les animaux blessés ou les jeunes d'abord et puis ceux qu'ils attrapaient par ruse et par traque.

Il est donc certain que ce phénomène d'associativité en petits groupes a  été essentiel à son émergence, les solitaires ont disparu ...

C'est donc ce groupe de misérables qui s'est trouvé séparé de son milieu  normal qui deviendra  l'ancêtre probable du  maître absolu de sa planète parce que les circonstances l'ont poussé à l'adaptation pour survivre.

L'ancêtre de l'homme a probablement adopté la position debout parce qu'il avait besoin de ses membres avant pour transporter les morceaux qu'il dérobait aux charognards, mieux outillés  (crocs ou becs et serres) que lui pour arracher les morceaux aux nombreux concurrents qui lui disputaient les restes. Certains auteurs pensent aussi que la position debout met davantage le corps à l'abri des rayons du soleil.

La position debout et l'utilisation des bras fut pour l'être humain le début de son évolution vers l'intelligence.  L'étape suivante fut l'association des individus pour traquer les animaux blessés.

Les bras, les mains et les doigts devinrent des auxiliaires précieux que les hommes perfectionnèrent de génération en génération.  Le développement de l'intelligence allait de pair avec l'habileté manuelle.

L'être humain était tellement fragile que ce fut vraiment par miracle qu'il put résister à un environnement aussi hostile. Il n'en fallut sans doute que quelques-uns qui se cachèrent et vécurent misérablement, adaptant leur digestion et leur organisme aux nourritures les plus diverses et les plus difficiles.  Ce long calvaire fut la meilleure école de l'homme qui n'avait que sa ruse naissante comme seule arme.

Les solitaires, même les plus forts, disparurent vraisemblablement. Seules les bandes qui s'organisèrent furent mieux armées pour affronter les aléas d'un milieu particulièrement inadapté à leur condition. Difficilement, ces bandes affrontèrent les innombrables dangers qui les environnaient et les guettaient.  Plus que jamais, l'homme utilisait ses deux bras qui devenaient les outils indispensables à sa survie.

La première manifestation intelligente de l'homme fut sans doute l'utilisation d'un auxiliaire matériel : d'abord un bout de bois pour prolonger le bras.  Comme dans toutes les évolutions de la vie, tout se passa avec lenteur, patiemment, difficilement.  Le geste fut d'abord accidentel, puis se répandit de groupe en groupe, de génération en génération.

Ces premiers balbutiements de l'intelligence furent sans doute suivis d'autres qui apportèrent à l'homme les moyens de compenser sa vulnérabilité.  Cet animal au corps fragile, sans aucune défense, sans armes ni protections naturelles, vécut un pénible et long parcours, se cachant le jour, dérobant quelques piètres nourritures la nuit.

Si je me suis étendu si longuement au risque de lasser,  c'est dans le but intentionnel de marquer et d'insister sur la longue, l'impitoyable et patiente persévérance du temps qui applique sa loi : perdre et disparaître ou gagner et subsister voire muter.

D'autre part, il est important de signaler que la théorie que je viens de développer a été remise en question par la découverte en 2002 de Toumaï (antérieur à Rift Valley) 2500 km. à l'ouest du Rift, dans le désert du Djourab au Tchad. Cependant, le modèle que je me suis plu à développer en m'inspirant de la théorie défendue par Yves Coppens reste valable quant aux effets de l'isolement de petits groupes et l'apparition de la bipédie.

Je reste donc persuadé que la théorie de Coppens est la seule valable dans les grandes lignes, les autres « hominiens » antérieurs se sont trouvés sans doute dans des conditions analogues pour adopter la bipédie et l'utilisation des mains.

Ce qu'il est surtout important de souligner c'est l'événement essentiel que fut, pour nous, cette mutation du quadrupède frugivore arboricole au bipède omnivore intelligent que nous sommes devenus.

Les survivants de ce long calvaire ne durent leur salut qu'au développement d'une adresse manuelle et une utilisation cérébrale que leur intelligence naissante rendait toujours plus efficace.

C'est  ici qu'il faut introduire l'événement le plus important qui s'est produit sur notre planète après la vie, il y a probablement plusieurs centaines de milliers d'années : l'émergence de l'intelligence raisonnée,  mais surtout de la pensée.

Cette faculté fut d'abord cérébrale, pensée en image.  Elle fut ensuite traduite en parole grâce à la précision d'un vocabulaire qui se créa dans les groupes pour transmettre des informations, mais aussi des concepts, primaires d'abord, de plus en plus évolués ensuite.   Ces « trouvailles » transmises entre individus favoriseront le dialogue et la contestation, facteurs du progrès.

Il est important aussi de souligner que l'homme est avant tout solidaire.  Si la déduction fut d'abord le fait d'un penseur qui agira seul d'une manière  raisonnée, il transmettra ensuite son savoir à des disciples, des écoles, voire maintenant à l'humanité entière par la voie des publications, les chaires des universités et même vulgarisée par transmission hertzienne ou câblée (radio-télévision-internet).

-----

 

 

 

16/11/2010

Ch. 29.4c - De l'illusion à l'abstraction de la pensée.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 29.4c - De l'illusion à l'abstraction de la pensée.


 

A propos de l'illusion, rappelons l'énoncé du  cybernéticien Heinz von Foerster (1911-2002) cité dans la partie 4 de mon exposé :

« Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau.  Ce même schéma s'applique d'ailleurs à toutes nos perceptions sensorielles. La rétine ne perçoit pas la couleur, elle est  aveugle à la qualité de la stimulation et n'est sensible qu'à sa quantité. Cela ne devrait  pas constituer une surprise, ajoute Von Foerster, car en fait il n'y a ni lumière ni couleur en soi : il y a seulement des ondes électromagnétiques.  De  même, il n'y a ni sons ni musique : seulement des variations momentanées de la pression de l'air sur nos tympans.  Il n'y a pas de chaud, pas de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d'énergie cinétique, et ainsi de suite. »

En réalité ce que l'on croit être là, n'est véritablement pas là

°Tiré de J.Guitton, I&G.Bogdanov - Dieu et la science - p.179/180°

 

MELODIE DE L'ILLUSION.

Le réel est en conflit

Dans son duel de l'espace

Avec celui de son lit

Qui lui cédera sa place.

 

Le réel épris de temps

S'est bercé d'émotion

A la faveur du printemps

Qui portait son action.

 

Le réel n'est pas fidèle,

C'est l'amant aux fleurs fanées

Recueilli devant la stèle

Des passions délaissées.

 

Le réel se joue de nous,

Car il nous promet le ciel

Quand nous sommes à genoux,

Attendant son arc-en-ciel.


Le réel c'est l'illusion

Qui nous trompe depuis toujours

Quand on fait miroiter l'amour,

En fruit de nos évasions.

 

Le réel c'est l'illusion

Des âmes tronquées d'espoir

Qui épient dans un miroir

Leur ferveur en éclosion.


°°°°°°°°

Qu'est-ce qu'une illusion ?

L'interprétation erronée d'une donnée sensorielle. (Larousse) ; erreur qui semble se jouer de nos sens, les tromper. (Littré) ; erreur de perception causée par une fausse apparence (Robert) ; perception erronée due à une apparence trompeuse (Hachette).

Nos sens nous permettent de percevoir toutes les données de notre environnement.

Le crayon que je tiens dans ma main et que j'ai posé sur sa pointe existe parce que mes doigts par le toucher en perçoive la forme et le volume et que mes yeux envoient à mon cerveau son image et en décodant la lumière que le soleil (ou une source électrique lumineuse) transmet à mon œil en enregistrant sa longueur d'onde exprimée en nanomètres (milliardième partie du mètres) tout en véhiculant l'énergie particulière de sa couleur, ce qui me permet de distinguer la nuance voulue par son fabricant.

En effet, c'est depuis 1920 qu'on sait que la lumière est une particule qu'on a appelée photon et que la différence entre les couleurs provient de la quantité d'énergie que celui-ci véhicule.

Cette énergie s'exprime par une onde dont la longueur peut se mesurer en nanomètres (la milliardième partie du mètre).  Ainsi le rouge, au haut de cette échelle, mesure 700 nanomètres et le bleu, au bas,  480.

Nos yeux, par l'apprentissage qui augmente les fonctions cérébrales surtout pendant les vingt à vingt-cinq premières années de la vie, sont capables de distinguer  une dizaine de millions de nuances...( sic !)

Cette faculté est un des avantages de l'homme civilisé qui a développé au maximum les nuances grâce à ses progrès dans la chimie des couleurs et dans le domaine des spectrographes - appareil servant à étudier la décomposition (spectre) d'un rayonnement.

-----

Revenons-en à mon crayon, sa fonction consiste à servir d'intermédiaire par le tracé de l'écriture entre ma pensée et un support papier qui va la recevoir.

L'écriture est conventionnellement formée de signes imaginés par l'être humain pour traduire son langage et garder ou capter sa pensée.

Notre ancêtre des cavernes, bien repu et à l'abri des fauves, s'est mis à émettre des cris, puis des sons pour exprimer sa joie, les sons se sont modulés en chant, son cerveau, à l'aube de la pensée, s'est éclairé de la parole et  la voix sortie d'un larynx évolué s'est adaptée à la complexité du langage et du vocabulaire.

C'est la parole qui a nécessité des signes que l'homme a gravés sur des supports permanents, comme la pierre, l'écorce, les peaux de bêtes, le parchemin et le papier pour transmettre des messages  ou les conserver.

L'entité indépendante, qu'est l'être humain, va créer des «textes» qui seront éventuellement transmis et qui peut-être persisteront dans le temps.

Des bibliothèques se sont établies pour vulgariser le savoir, le garder, l'améliorer, le transmettre et depuis peu se sont complétées des moyens prodigieux  de vulgarisation par voie hertzienne et spatiale.

L'essai que j'écris, quant à lui, fait appel à des concepts immatériels de pensée qui sont purement cérébraux puisqu'ils proviennent de supputations personnelles, elle-même inspirées de notes ou connaissances antérieures.

Cependant sa pérennité est subordonnée à la durée d'une part de son support matériel (le papier) ou peut-être d'une volonté de divulgation plus large par reproduction (journal, revues, livres, supports magnétiques, la toile d'Internet etc.)

J'ai ainsi tracé l'historique d'une évolution qui a amené « l'homo sapiens » à créer un savoir écrit et transmis ou conservés dans les archives, les bibliothèques et maintenant sur « la toile ».

Ces références éparses, mais de plus en plus accessibles permettent  d'alimenter les « nouveaux découvreurs », surtout maintenant que l'accès, le stockage et le triage en sont facilités par des outils performant à la portée des spécialistes et même d'à peu prés tout le monde.

Ce long préambule pour en arriver à bien décrire le processus qui a contribué à développer une faculté cérébrale présente chez tous les êtres vivants évolués.

Cette faculté, chez  un primate a été favorisée par un accident climatique qui l'a isolé progressivement de son habitat d'arboricole et l'a forcé de s'adapter à un nouveau biotope.

Ce primate, dans des conditions de survie difficile, fut contraint :

1. à adopter la position debout pour surveiller les carnassiers dans les savanes qui s'étaient substituées aux forêts.    2. privés de son alimentation de frugivore-insectivore, à se nourrir des restes qu'il chapardait aux charognards 3. à privilégier l'association en petites bandes pour traquer le gibier jeune, malade ou affaibli.

La position debout, la nourriture carnée et l'associativité ont favorisé le développement des zones du cerveau qui traitent le raisonnement et la mémoire, elle libérait les bras et les mains pour emporter les restes disputés, favorisait  la marche, la course et la bipédie, mais surtout permettait le développement du larynx, de la voix, de la parole ... et plus tard de la pensée.

La parole s'est associée à la pensée pour produire l'intelligence qui est une faculté développée par l'homo pour s'adapter à son biotope.  Cette faculté lui a permis de dominer la matière et la vie jusqu'à se menacer lui-même par saturation du milieu.

L'intelligence est donc une faculté « animale » développée par nos ancêtres pour s'adapter et survivre.  Il est certain que dans l'histoire de "l'homo" une mutation a dû se produire chez un descendant privilégié « l'homo sapiens » dont proviennent au haut de l'échelle nos savants et au bas les bochimans (peuple chasseur-cueilleur d'Afrique).  Quant à l'homo non muté, il s'est éteint.

Entre les deux, il y a tout la gamme des autres qui font notre monde civilisé ou non avec l'explosion  exponentielle des découvertes et de la science.

L'association en « petites bandes » fut le départ des clans, peuple et nations avec des meneurs, des dictateurs et des chefs qui ont organisé la vie en société.

----

Maintenant, avec réalisme, considérons ce que nous sommes et nos moyens d'exprimer l'intelligence.

Nous sommes un produit du cycle du carbone et rien d'autre. Nous sommes le résultat d'un processus commencé il  y a quelques millions d'années.

Une roche de 70 kilos a exactement le même nombre de particules qu'un homme du même poids, leur différence provient uniquement de la manière dont celles-ci sont agencées.

La roche est le résultat d'une évolution primaire, alors que nous sommes l'aboutissement d'un long processus biologique aux branches multiples.

Nos 70 kilos de particules bien agencées font de nous un être bénéficiant d'une certaine indépendance, capable seul ou collectivement de créer, d'inventer, de découvrir mais surtout de maîtriser son environnement planétaire actuellement, mais peut-être de plus en plus spatial dans le futur.

Ces  70 kilos de particules réalisent ces performances grâce à une intelligence contenue dans environ 1500 grammes de matière cérébrale avec l'assistance essentielle de moyens visuels, auditifs, sensitifs, tactiles, moteurs, énergétiques et autres dont est dotée l'entité humaine.

On pourrait supposer que cette intelligence résultant de l'aventure humaine se trouve en puissance dans chaque particule de l'univers, rejoignant en cela Teilhard de Chardin. Mais c'est une autre théorie ... !

Il est possible que des manifestations intelligentes puissent  se produire partout dans l'univers, étant donné son immensité et la multiplicité de systèmes solaires et de planètes possibles.

Cependant, ces « mondes » ne sont sans doute pas structurés comme nous, d'où l'impossibilité de communiquer.  La complexité des combinaisons qui font ce que nous sommes et les différents « avatars » qui ont menacé la vie (disparitions des dinosaures entre autres), laissent peu de place à l'hypothèse d'une répétition de cet « accident planétaire ».

D'autre part, peut-on concevoir une présence intelligente en dehors de l'espace-temps ?  Cette présence intelligente, forcément statique, a-t-elle sa raison d'être ?  Nos connaissances et les questions que nous nous posons, résultent de processus de réflexions inconcevables en dehors du temps et même de l'espace.

Si on admet l'existence d'un Dieu suprême, on le situe à l'origine de tout, voire la raison de tout : l'intelligence supérieure.  Il a la connaissance suprême.

La connaissance suprême de quoi ?  La connaissance de ce que nous ignorons en dehors de l'espace-temps, à condition de découvrir tout ce qui s'y trouve.

Cette connaissance suprême à laquelle nous accéderions devrait nous introduire dans la félicité du savoir « infini », ce qui devrait nous apporter la félicité « infinie » qui nous placerait dans des conditions de bonheur « infini »

Les philosophes religieux prétendront qu'il s'agit d'un état subtil qui apporte à l'être « pensant » la plénitude de la connaissance et que cet état « privilégié» lui reviendrait après son existence temporelle,  le replaçant dans l'espace-temps puisque ce bonheur éternel devrait être personnel, individuel, débutant depuis sa naissance et se perpétuant après son existence terrestre.

C'est le rêve anthropomorphique  de l'immortalité ? Est-il concevable que cet état soit une copie conforme de notre existence terrestre, sans la souffrance et le malheur ... ?

D'autre part quelle raison supérieure motiverait l'Être Suprême qui n'a pas besoin de nous pour être complet.

Dans le prochain « billet », je présenterai ma vision de ce que je crois fondamental pour analyser et cerner cette faculté de l'intelligence que « l'homo sapiens » a développée jusqu'à saturer et modifier son propre biotope et le mettre en danger d'anéantissement.

 

-----

 

 

 

05/11/2010

Ch. 29.3c -Univers : Fausse apparence !

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

 

Ch. 29.3c - Univers : Fausse apparence !

 

 

Maintenant, que je me suis aventuré à sortir des sentiers battus, avec une audace qui me sera peut-être reprochée, mais qui n'a que la bonne-foi comme argument de défense et un travers de « comptable » qui cherche une explication équilibrée à tout, je compte développer,  plus loin dans mon travail, une logique qui s'est imposée au raisonnement du profane qui défend la théorie que « Tout n'est qu'illusion »,  en donnant à ce terme le sens définit par Robert : « erreur de perception causée par une fausse apparence » ...

 

Pour garder une logique « qui tue » comme disait un ami, j'ai dû trouver un lien qui permettrait de faire comprendre comment une « force », élément immatériel, peut se transformer en matières préhensibles par nos sens ... c'est la raison pour laquelle j'ai donné au résultat de cette action, l'appellation d'illusion ... ou comme le définit Le Grand Robert : erreur de perception causée par une fausse apparence ... Cette théorie  pour étayer ma logique personnelle a besoin d'être développée et défendue ...ce que je compte faire plus loin ...

 

Quant à nous, les hommes, dès que l'intelligence s'est affinée, nous avons recherché une explication qui évoluera avec nos découvertes.  Quand nous étions des primitifs, nous l'avons recherchée dans les mystères de la nature et du cosmos  (feu, tonnerre, eau, ciel, soleil....)

 

Avec les bandes des savanes, nous avons trouvés des meneurs qui devinrent des chefs quand se constituèrent les tribus,  regroupées ensuite en peuples et nations, dirigés par des « Grands » tout puissants.

 

Les religions ont alimenté les penseurs qui ont inspiré des prêtres pour enseigner les autres en leur donnant l'espoir d'une vie meilleure en leur fournissant leur version de l'inexplicable.

 

Je crois qu'il faut accepter que nous ne sommes qu'un montage accidentel (la vie) qui  a développé un cerveau « intelligent » qui a conçu  l'abstrait et une logique qui le pousse à chercher la raison de son existence et les mécanismes qui l'ont amené, ainsi que ses « savants »,  à essayer d'appréhender « le Tout »

-----

 

MELODIE DE L'UNIVERS.

 

Tu fus infiniment petit,

Si petit qu'on cherche ton origine !

Si petit mais si dense

Que tu es temps et espace.

 

L'écho de ton bang

Est l'inverse de ton feu.

L'infini de ton temps

Est l'extrême de ton jour.

 

Tu es le cœur d'un monde

Qui palpite dans l'immensité.

L'immensité d'un vide

Qui sera toujours éternité.

 

Tu es le chant des êtres,

L'adversaire du néant.

Tu les as regardés naître

Sortant de ton ventre géant.

°°°°°°°°°°

 

Quand nous consultons nos encyclopédies,  nous apprenons  que l'origine de l'univers se situe à 13,7 milliards d'années de son origine suivant la mesure établie par le satellite WMAP.

 

Cette évaluation ne vaut que pour l'Univers que nous appréhendons, celui qui est à notre portée ... Il en va autrement si on accepte la théorie des univers multiples ... qui semble plus logique dans une construction où la force-énergie sous-tend un Univers-total.

 

On nous dit  que l'univers est en expansion comme un ballon qui gonfle et dont les différents points s'écartent les uns des autres d'une distance progressivement  égale, avec la particularité que seul l'espace gonfle et pas les points (voir partie 1).  Ces points, les étoiles, ont une existence propre, ce sont des "objets célestes" en rotation, qui sont composés d'hydrogène et d’hélium ... A partir de leur centre se produit une fusion nucléaire qui produit une énergie qui est rayonnée en lumière visible et en chaleur jusqu'à une certaine distance ... Leur origine est un "nuage de gaz" qui s'échauffe et s’allume pour devenir une étoile, produisant une énergie qui s'évacue sous forme de rayonnement, vents stellaires et neutrinos (particules élémentaires) ...  Suivant sa masse, l'étoile implose, en fin de vie, soit en "naine blanche", étoile à neutron ou trou noir ...

 

C'est cette « dilatation » à l'heure actuelle qui a duré 13,7 milliards d'années par rapport à nous et nous accompagne toujours.

 

Depuis Einstein, nous savons que si nous nous déplaçons dans l'espace, nous nous déplaçons également dans le temps et que le temps et l'espace n'ont de sens que par rapport à un observateur situé dans cet espace-temps (voir démonstration dans le sous-chapitre précédent.

 

Nous ne pouvons déduire qu'à partir des données vérifiées que nous connaissons ou expérimentons, le reste n'est que vérités révélées, non prouvées. Or ces vérités « révélées » ne le sont que parce que la tradition s'est installée, alimentée par des « meneurs » pour soutenir un pouvoir ... Cette tradition, forcément orale au départ, a été favorisée, justifiée ou imposée par des prêtres (les premiers intellectuels) idéalistes sincères ou agents du pouvoir.

 

Or, la science, depuis les derniers siècles, évolue et prospecte, des concepts s'établissent et se vérifient.  Les vérités d'hier sont souvent des erreurs aujourd'hui.  La connaissance humaine progresse lentement, par à-coups.  Les moyens techniques actuels sont fantastiques et le seront toujours davantage.

 

L'ignorance recule devant la connaissance.  L'intelligence de l'humanité devrait lui permettre, sauf accident, de réaliser des bonds prodigieux dans le savoir.  Cependant, l'intelligence humaine ne sera jamais capable de tout expliquer ...

 

Une  grande question restera fondamentale,  et partagera toujours les hommes,  de savoir si cette intelligence est de nature fondamentale, l'apanage d'un Dieu doué de la connaissance suprême qui en disposerait selon ses desseins, qui serait hors et indépendante de notre phénomène évolutif, hors cycle du carbone.

 

Ou tout simplement l'intelligence est-elle une faculté dominante sélectivement développée par les humains ?

 

Dans le « modèle », que j'ai défendu dans le sous-chapitre précédent, il n'y a pas de place pour une intelligence supérieure ... parce que je suis convaincu que la faculté de « l'intelligence » est l'aboutissement d'un mécanisme de sélection favorisant les plus adaptés à leur environnement, grâce aux performances résultant de la maîtrise de la matière produite par le développement particulier de leur cerveau. (Je ne cesserai d'argumenter ce point de vue dans mon étude...)


L'intelligence est un processus physiologique ... qui agit à partir de cellules nerveuses appelées neurones (leur nombre pourrait être de l'ordre de cent milliards)  ... celles-ci forment un réseau très dense de ramifications qui relient entre elles les neurones qui ont pour mission de capter des informations pour les traiter et les renvoyer vers les différents acteurs du corps humain ...

 

L'intelligence, poussée jusqu'à l'abstraction et la création,  permet la domination de la matière et sa transformation ... Elle a favorisé l'émergence d'un groupe de mammifères évolués (nous) qui occupent la planète, la modifient et la saturent, jusqu'à mettre leur propre biotope en danger.


Le célèbre professeur de Duve, pris Nobel de médecine, vient de lancer un grand cri d'alarme en recommandant aux autorités de la planète de mettre en place des mesures de limitation de la prolifération de notre espèce ... (cliquer sur dossier 00.05 - relais d'un appel du professeur de Duve ou cliquer sur le lien http://phmailleux.e-monsite.com/rubrique,appel-du-prof-ch... )

 

Dans l'intention d'être complet dans mon étude, je tiens à l'approfondir dans le prochain billet, en portant ma réflexion sur "les Grands Initiés et le fondamental" parce que j'ai beaucoup de considération et de respect pour leurs promoteurs, dont beaucoup de scientifiques qui s'efforcent de justifier leur position.

 

-----

 

08/10/2010

Ch. 29 - Symphonie de l'harmonieux, mélodie de l'existence

&

&

Réflexions métaphysiques sous la forme de confidences à un carnet de notes

 

Confident manuscrit de mes réflexions sur l'essentiel et le fondamental de tout ce qui est, je t'ai confié mes divagations métaphysiques et mes interrogations sur le pourquoi et le comment de mon existence de modeste descendant de l'homo sapiens, perdu dans la multitude de ses contemporains.

 

Cette démarche m'a  passionné et m'a fait découvrir des évidences que je me suis aventuré à développer, qui m'ont paru essentielles et qui m'ont amené à concevoir des hypothèses que j'ai pris grand plaisir à développer en prolongement de ma réflexion.

 

Recueil-intime de mes pensées, je t'autorise à t'ouvrir à d'autres qui te liront avec indulgence et, peut-être, m'apporteront aide et contradiction constructive pour mieux structurer et exprimer mes propos.

 

Cette démarche m'a conduit à me situer et m'a entraîné à me poser des questions essentielles quant à l'espace et au temps

 

Je me suis trouvé confronté alors aux terribles et inconcevables concepts pour ma petite intelligence humaine de l'infini et de l'éternité.


Inconcevable pour ma logique humaine, mais nécessaire et indispensable dans l'absolu de ma pensée.

 

Cette interrogation profonde s'est imposée à moi depuis toujours en mélodies lancinantes qui hantent en sourdine le fond de mon âme en le harcelant de questions essentielles.

Je me suis, dès lors, trouvé devant la nécessité d'établir l'inventaire de tout ce qui est à la portée de notre intelligence, et que le savoir et la sc ience nous permet de compulser et même de prolonger dans un raisonnement étayé par la logique.

 

Le lecteur qui prendra connaissance de ce carnet trouvera, entre autres, une analyse logique, basée sur l'étude de notre environnement terrestre et spatial, mais également, à la lumière des découvertes de nos « paléoarchéologues » (biochimistes, biologistes, botanistes, cytologistes etc. ...) les résultats de leur analyse des restes fossiles de notre biotope.

 

Il ne s'agit évidemment pas d'un exposé complet et détaillé de ces vastes domaines, mais d'une approche que « Monsieur Tout le monde » soumet à d'autres « Monsieur Tout le monde » qui jugeront de leur pertinence.

 

Elle a cependant l'avantage de ne s'occuper que des questions fondamentales que tout homme se pose quand il s'enhardit à investiguer des domaines tellement complexes qu'ils dépassent son entendement.

 

Je reconnais mon incompétence de profane, c'est la raison pour laquelle mon travail consiste surtout à offrir une synthèse méthodique de ce que j'ai récolté chez les plus grands scientifiques depuis une cinquantaine d'années et que j'ai noté et corrigé continuellement pour les maintenir à jour.

 

J'offre ainsi à mon lecteur « le raccourci » d'un travail long et fastidieux mais passionnant, que  les facilités de la reproduction  informatique m'ont permis de « fignoler »,  en les travaillant, les corrigeant, les améliorant, les modifiant, ou les supprimant... d'une simple manipulation de souris.

 

Le plus grand avantage que j'espère retirer de cette démarche, mais je me fais peut-être des illusions, ce serait de susciter quelques réactions constructives qui me permettraient de compléter ou corriger mon travail.

 

Pour ce faire, je soumets, à la suite de cette introduction, une tables des matières détaillées, afin « d'annoncer la couleur » et de permettre de juger de l'ampleur du travail, mais aussi de ses limites.

 

Il est évident que cette table pourra subir les modifications de son contenu qu'une mise à jour ou d'éventuelles corrections lui seront imposées.

 

-----


TABLE DES MATIÈRES ET DES REPÈRES DU CHAPITRE 29


RAPPEL : Ceux qui voudraient « naviguer » dans les 130 pages du texte peuvent utiliser le curseur qui fera défiler les repères entre petites accolades {x} situés au début de certains paragraphes et ainsi trouver rapidement un passage recherché.

Si on désire prendre connaissance d'une bonne synthèse du travail, il sera intéressant de consulter {29.112} Conclusions générales et de bons sens.

 

-----


PARTIE 1 : E=mc² {Repères 29.2 à 29.8}

{29.2} Analyse de la formule - Au-delà de 300.000 km. seconde, la matière redevient énergie {29.3} Hubble et Lemaître - âge de l'Univers = 13,7 milliards d'années depuis la mesure établies par WMAP - Taille de l'Univers en terme de mesure métrique  {29..4} Hiroshima et Nagasaki - Michael Faraday  {29.5}  Antoine Lavoisier - Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme - Loi de la conservation de la masse - Émilie de Breteuil (Madame du Chatelet)  {29.6} James Clerck Maxwell  {29.7} Structure interne de notre planète  {29.8} Univers-bourgeon - LHC - Boson de Higgs

PARTIE 2 : D'où vient la vie ? {Repères 29.9 à 29.14}

{29.10} La vie est-elle u n accident unique dans l'Univers ?   {29.11} L'algue bleue a dissocié l'oxygène de l'eau et la vie uni- et multicellulaire a démarré - Confinement et mutation - Les lagons tièdes furent-ils les girons de la vie ?  {29.12} L'importance de l'oxygène - L'ozone - La photosynthèse - Le processus chlorophyllien  {29.13} Les glucides - Les protides - Les lipides - Les sels minéraux  {29.14} Le cycle du carbone est prépondérant dans le système - Le cycle du carbone n'est peut-être pas le seul support d'un processus évolutif aboutissant à l'intelligence ?

PARTIE 3 : Infini et Éternité. {Repères 29.15 à 29.20}

{29.15} Quand le «moi» est face à son anthropocentrisme de l'infini (l'homme est-il le centre et le dieu de l'univers ?)  {29.17} Existence de Dieu - Jeux de l'esprit pour mieux cerner les concepts de situation dans l'espace - Les calculs des scientifiques n'ont de valeur que par rapport à nous  {29.18} Einstein et le concept d'Espace-temps  {29.19} L'espace et le temps n'ont de valeur que par rapport à un observateur situé dans cet "espace-temps" - Seul existe l'univers-total en perpétuel mouvement depuis toujours.

PARTIE 4 : L'Univers. {Repères 29.20 à 29.22}

{29.21} Origine de l'Univers à 13,7 milliards d'années (WMAP) - Le temps et l'espace n'ont de sens que par rapport à un observateur situé dans cet espace-temps  {29.22} L'intelligence est-elle de nature fondamentale ou une faculté dominante des humains ?

PARTIE 5 : Les Grands Initiés {Repères 29.22 à 29.26}

{29.23} L'Univers est-il référentiel ? - Les grands « Initiés » - l'Être Supérieur est-Il l'infini dans lequel nous devrions trouver une place « évolutive ou non » après notre existence terrestre ?  {29.24} Travers de l'anthropocentrisme  {29.25} Élucubrations cérébrales « gymniques » sur des mécanismes théoriques figurés par la boucle comme en informatique.

PARTIE 6 : Le Fondamental ({Repères 29.26 à 29.31}

{29.26} Énoncé du cybernéticien Heinz Von Foerster quant au mécanisme de notre perception  {29.27} Tout n'est qu'illusion - Espace-Temps -  {29.28} Rien ou le néant absolu n'existe pas, si ce n'est dans notre vocabulaire - Comment justifier que Dieu a besoin des hommes - Notre monde serait-il né d'une aberration physique ?  {29.29} Super-cordes - Branes - Cordes - Les sept dimensions recroquevillées qui s'ajoutent aux quatre connues  {29.30}  Notre univers serait-il un bourgeon de l'Univers-Total ? - La vie n'est possible que dans un univers à trois dimensions -

PARTIE 7 : illusion et Intelligence {Repères 29.31 à 29.40}

{29.31} Rappel de l'énoncé de Heinz von Foerster - Qu'est-ce qu'une illusion ?  {29.32} Nanomètres - Les couleurs et la dizaine de millions de nuances  {29.33} Les découvreurs - La roche et nous - Tout n'est-il qu'illusion ? - Ne sommes-nous que pensée « agissante » dans un mécanisme cellulaire perçu par nos sens dans le but de servir un « Dieu » qui a « besoin » de nous ? - Réflexion sur les démarches philosophico-spirituelles des croyances et religions - Intelligence  {29.33} Qu'est-ce que l'homme et ses septante kilos de matières bien agencées pour agir et penser à l'aide d'un cerveau de mille cinq cents grammes de matières ? - La « pensée » est-elle en puissance ou contenue dans chaque particule de l'univers ? - {29.34} Référence à Teilhard de Chardin et Christian de Duve  {29.35} Il est important de souligner que notre intelligence est uniquement référentielle - Notre évolution est basée sur un mécanisme de sélection par élimination des inadaptés et auto-sélection des autres  {29.36} Le besoin crée l'organe et le milieu modifie le patrimoine génétique (Lamarck) - {29.37} Je pense, donc je suis disait Descartes - Réflexions sur le « Grand Si » et référence à Gordon Kane et au professeur de Duve concernant le cataclysme qui a fait disparaître les grands sauriens  {29.39}  Deux dimensions (l'immuable et l'évolutive) - L'infini n'existe pas dans l'absolu  {29.40} Proposition d'un plan d'étude du matériel en notre possession pour analyser la faculté de l'intelligence qui nous permet de dominer et gérer notre planète -

PARTIE 8 : La pensée  {Repères 29.42 à 29.45}

{29.42} Recherche d'une définition - L'origine de la pensée - l'intelligence - Prédominance de la tribu d'une trentaine d'individus - Prédominance des races intellectuelles {29.43}  Rift Valley - Théorie « buissonnante » de Y. Coppens et P. Picq - Calvaire des nouveaux primates  {29.44} Position debout - La traque des proies faibles  {29.45} Pensée concrète et pensée abstraite - Pensée religieuse -

PARTIE 9 : Nous ou la matière intelligente {Repères 29.46 à 29.50}

{29.46} La mémoire génétique des « animaux »  {29.47} L'australopithèque d'Afars - P. Picq et Y. Coppens (évolution buissonnante) - J. Monod et Y. Prigogine (Hasard et nécessité) - Notre force est venue de notre faiblesse - Notre capacité de changer notre biotope  {29.48} Mégalopoles artificielles - L'écologie est un luxe d'occidental  {29.49}  Notre adaptation progressive à un monde artificiel - L'émigration vers d'autres habitats non terrestres est-il réalisable ?

PARTIE 10 : Darwin {Repères 29.50 à 29.54}

{29.50} Référence à Darwin et à sa théorie  {29.51} Exemples d'indices morphologiques de parenté entre les espèces  {29.52} Exemple d'évolution à l'échelle du temps humain du lézard Podarcis - L'élevage par les humains et le comportement des animaux de compagnie  {29.53}  Jacques Monod - Teilhard de Chardin - Embarras des scientifiques chrétiens - Les découvreurs n'agissent plus seuls  {29.54} Le Boshiman est un chasseur-cueilleur resté au stade des premiers humanoïdes

PARTIE 11 Cohérence et Déduction {Repères 29.55 à 29.59}

{29.55} La cohérence est le rapport logique entre des idées - Apparition du langage et de l'écriture pour traduire la pensée  {29.56}  Le raisonnement cohérent et la déduction - Quid du phénomène chez les « animaux » - Les sauvages et les domestiques  {29.57} Étude du phénomène depuis ses origines jusqu'à l'homme évolué {29.58} L'associativité - Importance des mains et du cerveau : « la fonction crée l'organe et le milieu transforme le patrimoine héréditaire » (Lamarck)  {29.59} Toumaï - Émergence de l'intelligence raisonnée -

PARTIE 12 : Évolution exponentielle. {Repères 29.60 à 29.70)

{29.60} Tableau des Hominidés  {29.61} Référence à Pascal Picq : « Les singes ont évolué en même temps que nous » et « l'évolution du genre humain et l'homme moderne »  {29.62} Principales caractéristiques des Hominidés - Quelques dates importantes de la préhistoire  {29.63} Classification classique de l'Homo habilis - Extraits du livre de Pascal Picq « Au commencement était l'homme » : des origines perdues entre des fossiles, des outils, des gènes et des langues  {29.64} Émergence des rites funéraires - Les Néandertaliens n'étaient pas des hommes très archaïques - Quid de la disparition de l'homme de Néandertal ? - Le site de Caours {29.66} Modification de notre biotope  {29.67} Variations climatiques pendant notre ère - Problèmes du refroidissement du climat et d'environnement - Espoir dans les performances des scientifiques et des techniciens - Primauté des valeurs morales d'altruisme  {29.68} Sens familial élargi - Le clan - Mondialisation des esprits - {29.69} L'écologie ne se conçoit que dans une entente universelle de restriction et de promotion des valeurs altruistes pour une solidarité universelle. - Conclusions de l'octogénaire sur la primauté des valeurs altruistes.

PARTIE 13: Le Sublime et le bonheur {Repères 29.70 à 29.88}

{29.71} A la recherche d'une définition du sublime - L'intelligence a permis à l'être humain de s'imposer dans son biotope terrien - L'homme a dépassé la fonction mécanique du cerveau - {29.72} Les découvreurs - Origine de l'abstraction - Hasard et nécessité ? - Primauté des occidentaux  {29.73} 1ère réflexion sur la qualité cérébrale du raisonnement - 2ème réflexion : les conditions de survie provoquent un « accident » de mutation - L'être humain est capable de gérer et contrôler lui-même les mutations  {29.74} Le bonheur et ses sources  {29.75} Les vedettes et les meneurs - Les motivations de l'individu - Les idéalistes  {29.76} La place prépondérante des mères - Vers une élite asexuée intellectuellement et physiquement  {29.77} Conclusions.

Digressions littéraires et poétiques sur le sublime. (Repères 29.77 à 29.88)

{29.77} Débordements dithyrambiques pour magnifier le « sublime » qui fait atteindre à l'homme les sommets du lyrisme.  {29.77} L'eau est le principal composant de notre corps  {29.78} L'air est un fluide gazeux constituant l'atmosphère que respirent les êtres vivants - {29.80}  Le feu est un dégagement d'énergie calorifique et de lumière accompagnant la combustion vive (Grand Robert)  {29.82} Le soleil est l'astre qui donne la lumière et la chaleur à la terre et rythme la vie à sa surface (ibidem)  {29.83} La terre est la surface sur laquelle les êtres vivants se tiennent et c'est aussi la matière qui forme la couche superficielle de la croûte terrestre {29.85} La vie est le fait de vivre, propriété essentielle des êtres organisés qui évoluent de la naissance à la mort en remplissant des fonctions qui leur sont communes. (Grand Robert)  {29.87} L'insatisfaction, le sentiment d'inachevé, le lointain impossible, le rêve inaccessible, l'éden perdu, c'est la condition des humains ...

PARTIE 14: Les trous noirs (Repères 29.88 à 29.92)

{29.88} Le Trou noir ou mort d'une étoile - Qu'est-ce qu'une étoile ? - Le preuve de l'existence d'un trou noir - - Les trous noirs constituent la masse/densité absolue  {29.89} Il n'existe actuellement aucune preuve physique de leur existence - Effondrement d'une étoile en effet d'entonnoir pour retrouver peut-être le monde des forces  {29.89} Quel est le sort de notre soleil ? - Le trou noir est « trahi » par le comportement de son environnement  {29.90} Trous noirs gloutons - Disque d'accrétion   {29.91} Le trou noir « supermassif » ou « galactique » qui existerait au centre de notre galaxie (Sagittarius) - La singularité  {29.92} La matière noire (conclusions de B.Greene) - L'expérience DAMA.

PARTIE 15 : Cordes, Branes, Théorie M. {Repères 29.93 à 29.106)

{29.93} Notes reprises d'un remarquable ouvrage « La magie du cosmos » de Brian Greene (auteur déjà cité)   {29.94} La vitesse de la lumière est constante, il est impossible de la rattraper  {29.95} Expériences de J.Kafele et R.Kating en 1971 (écart de temps entre les horloges au sol et celles à bord de vols commerciaux) - Expérience du faisceau laser qui traverse deux fentes pratiquées sur un morceau de pellicule surexposée prouve que la lumière est une onde - Le temps ne s'écoule pas  {29.96} Le dilemme qui contraria toujours Einstein est celui de la difficulté qu'il rencontrait à combiner électromagnétisme et relativité générale en une seule théorie (ce qui se vérifiait aux échelles de l'infiniment petit ne l'était plus aux échelles de l'espace) - Conflit entre la mécanique quantique et la relativité générale  {29.97} La théorie des cordes - La théorie M - {29.98} les p-branes - Les trois-branes et autres  {29.99} B.Greene (avec d'autres scientifiques) a sondé la matière jusqu'à un milliardième de milliardième de mètre (10-18 ) sans trouver le moindre indice de dimensions supplémentaires  {29.100} Le cosmos répond-il à un phénomène fondamental de renouvellement cyclique ? (collisions cycliques entre les « branes » à l'image d'un « big crunch » à l'échelle de notre monde cosmique - Le temps tel que nous le connaissons ne parcourrait que l'un des nombreux cycles de l'Univers, chaque big-bang serait suivi par un autre, puis par un autre  {29.101} Énumération par B.Greene des découvertes en gestation qui font bien augurer de l'avenir - Autres notes et références utiles -

PARTIE 16 : La Relativité. {Repères 29.106 à 29.112)

{29.106} La relativité et le dilemme d'Einstein -  Relativité restreinte et généralisée (Einstein)  {29.107} La vitesse de la lumière - Le temps et l'espace ont la même origine - Origine historique de l'Univers - Le satellite explorateur WMAP a permis d'affirmer que l'univers est « fini »  {29.108} Le « mur de Planck » - La découverte de Hubble en 1929  {29.109} La théorie des Super-cordes (minuscules filaments d'énergie) - Expérience du seau d'eau suspendu à une corde tordue qui tourne et comportement étonnant de la surface de l'eau qu'il contient  {29.110} Référence à Ernst Mach  {29.111} Quid de la téléportation  (reproduire un être à l'identique en le télécopiant ailleurs dans l'espace) ? - Quid aussi des voyages dans le temps ?

PARTIE 17 : Conclusions générales et de bon sens  {Repères 29.112 à 29.124}

{29.113} L'Univers ne peut être qu'organisé, ce qui exclut anarchie et désordre - Le hasard n'existe pas dans l'absolu - L'Univers est ce qu'il est ou il n'est pas et le néant est impossible - Suivant notre logique cartésienne, si il y a un big bang, il y a un big crunch avant un autre big bang  {29.114} Des découvertes récentes démontrent le contraire {29.115} Une explication serait que notre univers perceptible n'est qu'un épiphénomène-bourgeon   {29.116}  Quid de l'antimatière ? - Quid de la théorie de l'accident à la loi de l'annihilation de la matière par l'antimatière qui aurait provoqué l'Univers ? - Plus on descend dans l'infiniment petit, plus on perd trace de sa matière qui prend l'apparence de « forces »  {29.116} Le LHC du Cern à Genève et le FERMILAB de Chicago - {29.117} Matières : épiphénomène de notre Univers ?  {29.118} Référence à Theilhard de Chardin - {29.119} Conclusions personnelles et synthèse de bon sens.

 

°°°°°°°°°°°

 

 

 

 

23/04/2010

Ch. 23 a - Bonheur, souffrance et fin

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère à la fin de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.


Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui ont permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

__

 

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 25 pages, deux fois par semaine.

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les pages du texte

pour en avoir un « aperçu » peuvent utiliser le curseur

qui fera défiler les repères entre petites accolades  { }

situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

suivant les repères { } situés en début de chapitre.


(Ceux qui désirent consulter la table complète des matières et des repères

cliqueront sur DOSSIERS (à droite – La table des matières est à la fin de la liste).


----


(23 a)  BONHEUR, SOUFFRANCE ET FIN DE VIE.


{1} Bonheur et souffrance qu'on considère comme antagoniques sont pourtant intimement liés. Dès les premiers instants de son existence, l'être vivant livre un combat pour la vie qui élimine les plus faibles au profit des plus forts.

 

Cette bagarre dans un milieu hostile ne va pas sans inconfort physique subi à des degrés divers de tolérance.  C'est la « souffrance » prise dans son sens étymologique strict, du latin  sub(sous) et ferre(porter) avec le même sens que supporter qui vient de sub et portare.

 

Il semblerait que, pendant sa portée, la mère des mammifères neutralise cette réaction de « douleur »  chez son petit en l'encaissant à sa place, grâce au milieu amniotique dans lequel elle l'a placé, sollicitude qu'on ne retrouverait pas chez les ovipares et même les ovovivipares (éclosion  interne de l'œuf, comme chez la vipère).

 

Dès que l'être vivant, quel qu'il soit, pénètre dans son milieu « naturel » par sa naissance, il est environné d'agresseurs de tous genres, évolués ou si besoin en est, adaptés à coup de mutations.

 

Chez certains, surtout, semble-t-il, les êtres à sang chaud qui la subissent à des degrés extrêmes, ce combat ne va pas sans l'inconfort physique de la souffrance qui devient donc un phénomène primordial conditionnant leur existence. La souffrance physique a été inventée par la nature pour servir d'avertisseur d'atteinte à l'intégrité physique et ainsi protéger l'organe menacé.  La souffrance morale sera "inventée" par l'homme dès que son cerveau développera la conscience de son individualité suscitant l'insatisfaction résultant de l'appréciation de son sort.

 

Antinomique ou contradictoire de cet état, le bonheur, quant à lui, sera l'aboutissement d'une quête obsessionnelle de « non-souffrance », de parenthèse fugace dans notre cheminement  douloureux pour subsister dans un milieu hostile et peu propice à réaliser les aspirations que notre "intelligence" nous révèle.

 

Que sommes-nous donc, nous,  ces êtres à sang chaud, vertébrés supérieurs et mammifères évolués, de l'ordre des primates dans le sous-ordre des anthropoïdes et de la classe des  hominiens ?

 

Fragiles et vulnérables, nos petits sont portés en gestation et naissent incomplètement formés.

 

Nos ancêtres, les primates, et parmi eux ceux qui furent isolés suite à la fracture du Rift Valley ou pour d'autres raisons, se sont redressés sur les pattes arrières pour voir le danger au-dessus des savanes déboisées ou maintenir dans leurs bras la charogne qu'ils chapardaient aux prédateurs.

 

Devenue habituelle,  cette position les amènera à la marche et à la course, mais n'autorisera pas un agrandissement suffisant du bassin féminin, pour laisser passer la tête du fœtus à terme, qui avait pris de l'importance suite au grossissement du cerveau développant l'intelligence.

 

C'est, semble-t-il, ce qui a forcé nos ancêtres parturientes à mettre au monde des prématurés, compromis sans doute dangereux pour sa progéniture, alors que son cerveau  n'est pas encore complètement formé.

 

Dès la conception, nous nous trouverons à l'origine du lent processus de maturation physique et psychique de notre moi qui bénéficiera ensuite du bain de l'environnement éducatif  propre au milieu de nos géniteurs, nous permettant ainsi de construire notre personnalité. Il faudra quinze à vingt ans pour y parvenir dans notre contexte occidental.

 

Pendant cette lente « gestation », nous allons « apprendre » le bonheur....  Mais oui, le bonheur ça s'apprend, ça se cultive, c'est un art...difficile... très difficile même. Il est tellement fugace que certains ne le perçoivent jamais... et le cherchent vainement.

 

Il est tellement précieux et fragile qu'il faut le ménager, le protéger des fantaisies du destin et de la méchanceté des autres, de l'envie de ceux qui n'ont pas pu ni su le garder ou le trouver.

 

Nous le rechercherons dans un autre monde ou il serait éternel et complet, auprès d'un Dieu que nous inventerons s'Il n'existe pas.

 

L'intelligence que nous avons développée refuse désespérément que notre pensée ne soit qu'un mécanisme performant que l'évolution a patiemment mis au point en lui donnant les moyens d'être exprimée d'abord par la parole et par la suite transmise par l'écriture, le livre ou d'autres supports artificiels.

 

Nous refusons que les réalisations de l'être humain, ce descendant de l'homo sapiens, si subtiles et raffinées, si géniales dans leur complexité et leur diversité ne soient que le résultat d'un mécanisme cellulaire performant dont l'origine se situerait dans « la nuit des temps » et qui ne nous soit parvenu qu'à force d'échecs, d'erreurs, de cataclysmes,  de misères, de souffrances, de recommencements....

 

Nous n'acceptons pas que tout cela n'ait été obtenu qu'avec la patience du temps, du hasard et de la « chance » de la vie, à coup de millions et de millions d'années « d'existence » au seuil de l'anéantissement.

 

Nous avons inventé l'âme : cette image de Dieu. Celle qui, indépendante de notre corps, irait Le rejoindre dans la « plénitude céleste ».  Cette âme connaîtrait le bonheur éternel dans sa  « contemplation » du « Très Haut », alors que l'absence de cette « Béatitude » constituerait l'enfer du malheur éternel.

 

Tout ce que je viens de développer m'a hanté depuis toujours..., comme me tourmente en me harcelant l'angoisse des vivants à la pensée du destin douloureux qui les attend et qui attend ceux qu'ils aiment ... ?

 

Comment comprendre, justifier la souffrance, la séparation...et surtout : LA MORT..... ?  Et le problème métaphysique que celle-ci posera toujours :    est-elle la fin de notre existence ?

 

Dans les lignes qui suivront, je vais progressivement aborder, à la lumière de l'expérience que j'en ai, tous les aspects du bonheur et de la souffrance et de cette fin d'exister des humains, mais aussi oser certaines considérations sans doute discutables qui me sont venues à l'esprit.

 

Elles interpelleront d'autant plus qu'elles seront étayées par la relation de belles histoires vécues, sublimes, dures, héroïques ou insoutenables qui m'ont marqué l'âme au fer rouge.

 

Dans mon existence, comme chacun, j'ai été marqué par la disparition de certains proches avec lesquels  j'avais de grandes affinités.  Je leur réserverai cette première partie en témoignage de l'affection que je leur ai toujours portée.

 

Je commencerai avec bonheur par la belle histoire d'un homme que j'ai beaucoup aimé parce qu'il était simple, beau et clair comme les oiseaux, ses amis.

 

Il se penchait sur les fleurs et les roses, ses mains burinées les caressant doucement.  Il sifflotait, un éternel mégot éteint collé à la lèvre. Les fleurs le connaissaient bien et se laissaient cajoler en sirotant lentement du soleil.

 

Les oiseaux l'entouraient, vifs et graciles, surtout les mésanges qui aimaient le voir travailler : elles l'observaient d'un œil de côté, tout en guettant le fer de sa bêche qui leur dénichait de succulents vermisseaux.

 

C'était le prince des fleurs ; elles lui faisaient une cour empressée en lui offrant leurs plus belles collerettes. Penché sur leurs parterres, il leur jetait un regard attendri en ameublissant leur sol de ses doigts enfoncés tout en rangeant doucement leurs radicelles.

 

Aux chantres du ciel, il construira dans son jardin de grands palais-volières où ils s'ébattront en faisant vibrer l'azur de leurs trilles passionnés.

 

Il leur chuchotait à l'oreille de gentilles choses en glissant dans leurs barreaux-fenêtres toutes sortes de friandises : carottes, plantain, séneçon, graines de millet et pour les insectivores des petits vers de farine.

 

Il enchantait de sa présence heureuse notre écrin champêtre, nous accompagnant à toute occasion.  Nous aimions sa silhouette inclinée, se découpant à l'horizon des champs, dans une pause habituelle : coude gauche appuyé sur un genou pour soulager le dos, main droite experte et habile sarclant, nettoyant, binant cette matière merveilleuse de vie nutritive faite de terreau, d'humus, d'engrais et autres substrats que, avant lui, des jardiniers avaient patiemment et amoureusement constituée au fil du temps.

 

Tout lecteur attentif à la relation précédente de mon histoire aura bien vite compris que ce poète des fleurs et des oiseaux ne pouvait être que mon beau-père que j'aimais avec attendrissement et qui a transmis à mon épouse son amour des plantes et des beaux jardins.

 

Octogénaire depuis cinq ans, on le croyait capable de défier le temps malgré une angine de poitrine qu'il dominait sans se plaindre.  Il entra en clinique pour soigner un problème bénin de prostate et subir une intervention chirurgicale assez légère.

 

Tout se passa très bien, l'intervention fut une réussite et son séjour ne devait être que de courte durée.  Il avait retrouvé l'atmosphère de chambrée qu'il avait si bien connue pendant les huit ans que durèrent son service militaire, la guerre des tranchées de 14/18 et l'occupation de l'Allemagne.  Aussi, quand on allait le voir, l'entendait-on de loin blaguer ses compagnons de lit et d'infortune !

 

Est-ce cette excitation et cette exubérance qui brisa son cœur ?  Toujours est-il qu'il s'est endormi joyeux, la nuit du douze novembre 1977, pour ne plus se réveiller, comme s'il avait, la veille, trop fêté l'anniversaire de l'armistice.

 

Nous avons tous pleuré cette séparation qui nous sembla si cruelle et brutale.   Mais nous cultivons avec émotion sa mémoire en nous rappelant tant et tant de souvenirs attendris.

 

Les fleurs se mirent à chanter,

Les oiseaux se mirent à fleurir,

Le ciel se pâmait de couleurs,

Les champs se doraient d'été.

 

L'ombre de l'ami des fleurs

Caressa les plumes des oiseaux,

Les oiseaux se mirent à chanter

Les fleurs se mirent à rêver.

 

L'ombre de l'ami des oiseaux

S'étendit sur les jardins,

Les fleurs l'ont embrassée

Les oiseaux se sont endormis.

 

Le rêve de l'ami des fleurs

Flottera encore longtemps

Parmi les branches et les parterres,

Avant de monter très haut

Dans les nuages et dans le ciel.

 

-----

 

Il était grand, il était fort, il était beau, c'était un passionné de ciel, un frère de Mermoz et de Saint-Exupéry. Au baptême, il avait reçu le nom de Joseph, en souvenir de son oncle tué à la guerre de 1914, mais tout le monde l'appelait « Jo ». Jeune homme, il avait combattu dans la résistance et dès la libération s'était engagé dans la célèbre Royal Air Force (RAF) qui contribua si efficacement à la défaite allemande.

 

Dans son «spitfire » si réputé avion de chasse de l'époque, il se rendit célèbre dans sa région en démonstrations de cabrioles et figures aériennes, à l'insu souvent de ses supérieurs.

 

Alors que son « team » de chasse était caserné non loin de la ville de Diest, en Campine limbourgeoise, célèbre par sa bière, il s'éprit d'une bien jolie jeune fille, Lily Gemoet, qu'il épousa.

 

Durant la guerre 40-45, héroïque, cette jeune personne se distingua en servant dans la « Résistance » (groupe clandestin de lutte armée contre les Allemands).  Son frère aîné en était l'un des chefs et fut malheureusement dénoncé dans les derniers jours de l'occupation par des traîtres à leur pays, « collaborateurs » des envahisseurs, puis fusillé par l'occupant.

 

Une haine féroce s'était établie entre les deux camps, divisant les familles dans un climat de drames et outrances shakespeariennes : dénonciation, vengeance, meurtre... !

 

Son père fut emmené en captivité à Buchenwald puis à Dora, ces tristement célèbres camp de la mort d'où il ne sortira qu'amoindri et malade.  Son plus jeune frère qui n'avait alors qu'une douzaine d'années ne se remettra jamais des scènes auxquelles il assista, ni aux sévices qu'il subit lors des fréquentes fouilles que sa famille dut endurer.

 

Elle-même, héroïne d'une geste de cette époque, parvint à camoufler lors d'une perquisition, un document compromettant qu'elle avait pu arracher de sa machine à écrire.

 

Malgré la libération du pays par les troupes alliées, elle ne connaîtra pas de répit et dut s'éloigner de la région, pour échapper à la haine meurtrière qui animait certains collaborateurs.

 

Cette épopée dure, authentique et douloureuse nous fut racontée pour la première fois, il n'y a pas bien longtemps, un soir d'été, dans la petite maison en torchis de Mesnil-Eglise, berceau de mes ancêtres maternels, vieille de plusieurs siècles, qu'elle avait rachetée en mémoire de celui qui fut son héros et qui mourut accidentellement à la suite d'une mauvaise chute de vélo qui lui fracassa le crâne.

 

Ainsi va la destinée, il avait évité tous les dangers qu'encourait le pilote audacieux qu'il fut toujours.  La malchance, la fatalité : une distraction lors de la traversée d'un passage à niveau, des rails de chemin de fer qui coincent une roue avant, une chute sur la tête que n'a pu parer une main malencontreusement prisonnière d'une poche revolver qui allait le ravitailler en sucre et ce fut le drame...

 

Ma courageuse cousine, une fois de plus, releva la tête, surmonta de graves problèmes de santé qu'elle dut subir ensuite, et, sublime dans l'adversité,  fit de ce témoin de l'histoire de ma famille maternelle, la maison-souvenir de celui qui fut son héros des ciels.

 

Les liens familiaux qui existaient entre nos deux couples furent toujours privilégiés que ce soit par la grande affinité de cœur qui s'y manifestait concrétisée par le parrainage de nos enfants : la cadette chez eux et notre premier-né, Patrick, chez nous.

 

Ces sentiments partagés nous poussèrent à nous rapprocher ;  c'est ainsi que nous leur trouvâmes pas bien loin de notre « bonbonnière » une grande maison confortable que notre propriétaire venait de libérer.

 

Ce voisinage et le parrainage de nos enfants nous amenèrent à les rencontrer souvent et partager avec eux les joies des grandes fêtes de famille.

 

A ce propos, je me souviendrai toujours de la communion de ma filleule Anita pendant laquelle, au cours d'une cérémonie religieuse (le salut) de tradition à l'époque qui survenait après un repas de fête et que, pour fêter çà, j'avais bien arrosé avec mon cousin, je dus me cramponner à ma chaise d'église pour empêcher le plafond et les saints de nous basculer sur la tête.  Je regagnai voitures et logis en me demandant comment les marins s'en tiraient pour maîtriser tangage et roulis.

 

C'est dire aussi combien de moments précieux de bonheur simple nous échangeâmes dans la douceur de rencontres paisibles et dans l'ambiance tiède de nos foyers,  les deux cousins s'affrontant en joutes épiques de jeu d'échecs (j'étais toujours battu, tellement il était fort) pendant que les épouses, en parfaite harmonie de goût, d'ouverture intellectuelle et d'aspirations familiales partageaient leurs impressions.

 

Tel l'albatros, il dominait les nues,

Elle se cachait dans l'ombre de la nuit,

Quand lui défiait le soleil qui luit,

Pendant qu'il survolait les avenues.

 

Elle avait tremblé des regards cachés,

Des cris des soudards et des bruits de bottes,

Pour lui c'était l'ivresse en rase-mottes,

L'angoisse au ventre entre deux clochers.

 

Elle adorait son maquisard

Dévalant les champs et les bois,

Et rêvait de ce grand gaillard

Qui dans le ciel narguait les toits.

 

Il s'est enfui dans les nuages

Pour mieux lutiner les oiseaux,

Puis s'est réfugié dans les roseaux

De son paradis pour enfants sages

 

-----


C'était un beau dernier week-end du mois d'août 1979.  Radieux, le temps s'était endimanché et la campagne souriait aux blés d'or qu'un léger souffle de fraîcheur berçait doucement.

 

Mon beau-frère Gérard rentrait de vacances et s'était  annoncé, accompagné de son épouse et de sa fille.  Tous les ingrédients étaient donc réunis pour se mitonner une très agréable journée dans la détente d'une fin de congé qui avait permis à tout le monde de recharger les accus.

 

Gérard était particulièrement joyeux et se plaisait à taquiner mes enfants qui l'adoraient. Il les aimait beaucoup, les enfants et les jeunes dont il s'était toujours fort occupé en tant que dynamique dirigeant d'un mouvement de jeunesse.

 

Très boute-en-train, il savait animer les groupes en chantant d'une très belle voix des rengaines pour jeunes ou à la mode, en les accompagnant d'une guitare qu'il grattait agréablement.

 

En fin de journée, je ne sais trop pour quelle raison, il s'éloigna de l'endroit où nous étions tous réunis.  Ne le voyant pas revenir, je partis à sa recherche et le trouvai pensif dans la grange.

 

La porte était grande ouverte et il fixait le lointain, très loin la-bas dans les campagnes.  Discrètement, je ne me manifestai pas et me tins à l'écart.

 

Je devinais son regard devenu triste, je percevais ses épaules alourdies par je ne savais trop quelle angoisse. Il fixait le ciel comme pour le transpercer d'inassouvi.   Je crus bon d'intervenir :

 

-          Tu es triste, Gérard !

-          Mais non, mais non... Il se défila et portant son regard vers l'intérieur de la grange, il m'interrogea :

-          A quoi sert cette poutre que tu as placée pas loin de la porte ?

-          A supporter un plancher qui donnera accès à de nouvelles chambres.

 

Je n'avais pas osé insister, respectant sa pudeur.  Il était très secret et ne se confiait pas facilement.   Pourtant, dans le passé, nous avions partagé certaines confidences à une époque où, ainsi que je le racontai par ailleurs, nous profitions de la proximité qui existait entre nos lieux de travail et le club de jeunes que nous fréquentions, pour nous y rendre directement.

 

Nous arrivions ainsi beaucoup trop tôt avant l'ouverture, ce qui nous  donna l'occasion de copiner, de nous découvrir de nombreuses affinités et de devenir de vrais amis.

 

Quand, plus tard, je m'épris de sa sœur, il s'en est bien sûr réjoui, mais ne put s'empêcher de dire : « J'ai gagné un beau-frère, mais j'ai perdu un ami ».

 

Je ne sais pas pourquoi, mais il m'a semblé, ce jour-là, que son âme étouffait, qu'il éprouvait un besoin d'inaccessible et peut-être lui aussi de voler très haut comme « Jo » mon cousin l'aviateur.

 

Pourtant les dieux l'avaient comblé de l'amour le plus passionné, le plus exclusif qui soit, cet amour surdimensionné de celle qui l'a placé dans les nuages de ses rêves et que ses yeux ne cesseront de rappeler.

 

Il l'avait découverte lors de ce « fameux » voyage aux Baléares où « Eros » en pleine forme s'était déchaîné en décochant ses meilleures flèches en plein cœur de deux frères et d'une sœur innocemment partis en vacances.

 

De plus, une petite fille, intelligente, spontanée et vive comme un pinson, s'était pointée en 1961, fruit de cet amour, dans l'atmosphère lourde des problèmes qu'avait occasionnés l'indépendance du Congo.

 

Dans le « clan » de mon beau-frère, constitué d'une petite dizaine de parents et alliés sans enfant, elle sera la princesse que tous verront grandir et s'épanouir avec dévotion.

 

C'est dire qu'on ne pouvait imaginer contexte plus favorable au bonheur  que cette composante familiale, mais peut-être rêvait-il, dans cette grande solitude champêtre, pour sa femme et son enfant, aux  très grands espaces de ses idéaux de jeunesse.

 

Nous terminâmes cette journée dans une chaude ambiance de retrouvailles familiales et de particulière gaieté.

 

Le lendemain, il avait encore congé et il enfourcha sa bicyclette pour une balade, comme il le faisait depuis quelque temps.  En cours de route, pris de malaise, il se fit ramener chez lui en taxi.  Ensuite, il perdit connaissance et les médecins appelés d'urgence, après une tentative qui le ranima un peu, ne purent plus rien pour lui.

 

Lui aussi est mort sans le réaliser. On dit que c'est une belle mort.  Mais, quelle indescriptible souffrance, quel déchirement pour ses proches, surtout son épouse qui souffrira cruellement de cette absence irrémédiable, du vide de sa présence, du désarroi des premiers temps, de l'angoisse d'un souvenir  qui s'estompe, peut-être tempérée maintenant par la présence affectueuse des deux petits-enfants que sa fille lui confiera souvent.

 

Je tenais à raconter cette histoire en lui réservant la place qui lui revient dans ce livre.  C'est la si belle, mais pathétique histoire d'un amour exclusif et entier, aussi profond que l'éternité.  C'est la si grande, mais si tragique histoire d'une amante qui pleurera éternellement son Roméo.

 

Il était blond comme du soleil

Qui se couche dans les blés.

Elle aimait son sourire.

 

Elle se baignait dans ses  yeux bleus

Qui tendrement l'enveloppaient.

Elle aimait son sourire.

 

Elle se couvrait de ses fines mains

De ses longs doigts de musicien.

Elle aimait son sourire.

 

Elle écoutait chanter sa voix

Quand il l'accompagnait de sa guitare.

Elle aimait son sourire.

 

Elle aimait son sourire

Quand le soir, il l'endormait

Dans ses bras d'amant tendre,

Epris de grands espaces

Pour son cœur trop grand,

Trop grand de grand ciel bleu.

 

-----

 

21/12/2008

Illusion et Intelligence

 

 

 

Modeste Toulemonde cherche à comprendre : Partie 5 : Illusion et Intelligence.

Parties précédentes : (1) E=mc²  (2) D’où vient la vie ?  (3) Infini et Eternité  (4) Les grands initiés et le fondamental

 

A propos de l’illusion, rappelons l’énoncé du  cybernéticien Heinz von Foerster  (1911-2002) cité dans la partie 4 de mon exposé :

 

« Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau.  Ce même schéma s’applique d’ailleurs à toutes nos perceptions sensorielles. La rétine ne perçoit pas la couleur, elle est  aveugle à la qualité de la stimulation et n’est sensible qu’à sa quantité. Cela ne devrait  pas constituer une surprise, ajoute Von Foerster, car en fait il n’y a ni lumière ni couleur en soi : il y a seulement des ondes électromagnétiques.  De  même, il n’y a ni sons ni musique : seulement des variations momentanées de la pression de l’air sur nos tympans.  Il n’y a pas de chaud, pas de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d’énergie cinétique, et ainsi de suite. »

 

En réalité ce que l’on croit être là, n’est véritablement pas là

°Tiré de J.Guitton, I&G.Bogdanov – Dieu et la science – p.179/180° 

 

 

MELODIE DE L’ILLUSION.

 

Le réel est en conflit

Dans son duel de l’espace

Avec celui de son lit

Qui lui cédera sa place.

 

Le réel épris de temps

S’est bercé d’émotion

A la faveur du printemps

Qui portait son action.

 

Le réel n’est pas fidèle,

C’est l’amant aux fleurs fanées

Recueilli devant la stèle

Des passions délaissées.

 

Le réel se joue de nous,

Car il nous promet le ciel

Quand nous sommes à genoux,

Attendant son arc-en-ciel.

 

Le réel c’est l’illusion

Qui nous trompe depuis toujours

Quand on fait miroiter l’amour,

En fruit de nos évasions.

 

Le réel c’est l’illusion

Des âmes tronquées d’espoir

Qui épient dans un miroir

Leur ferveur en éclosion.

 

°°°°°°°°

 

Qu'est-ce qu'une illusion ?

 

L'interprétation erronée d'une donnée sensorielle. (Larousse) ; erreur qui semble se jouer de nos sens, les tromper. (Littré) ; erreur de perception causée par une fausse apparence (Robert) ; perception erronée due à une apparence trompeuse (Hachette).

 

Nos sens nous permettent de percevoir toutes les données de notre environnement.

 

Le crayon que je tiens dans ma main et que j’ai posé sur sa pointe existe parce que mes doigts par le toucher en perçoive la forme et le volume et que mes yeux transmettent à mon cerveau son image et en décodant la longueur d’onde exprimée en nanomètres (milliardième partie du mètres) véhiculant l’énergie particulière d’une couleur, me permet de distinguer la nuance voulue par son fabricant .

 

En effet, c’est depuis 1920 qu’on sait que la lumière est une particule qu’on a appelée photon et que la différence entre les couleurs provient de la quantité d’énergie que celui-ci véhicule.

 

Cette énergie s’exprime par une onde dont la longueur peut se mesurer en nanomètres (la milliardième partie du mètre).  Ainsi le rouge mesure 700 nanomètres et le bleu au bas de l’échelle 480.

 

Nos yeux, par l’apprentissage qui augmente les fonctions cérébrales surtout pendant les vingt à vingt-cinq premières années de la vie, sont capables de distinguer  une dizaine de millions de nuances…( sic !)

 

Cette faculté est un des avantages de l’homme civilisé qui a développé au maximum les nuances grâce à ses progrès dans la chimie des couleurs et dans le domaine des spectrographes - appareil servant à étudier la décomposition (spectre) d’un rayonnement.

 

Mais revenons-en à mon crayon, sa fonction consiste à servir d'intermédiaire par le tracé de l’écriture entre ma pensée et un support papier qui va la recevoir.

 

L'écriture est conventionnellement formée de signes imaginés par l'être humain pour traduire son langage et garder ou capter sa pensée.

 

Mon entité indépendante va créer des «textes» qui seront éventuellement transmis et qui peut-être persisteront dans le temps.

 

L’essai que j’écris, quant à lui, fait appel à des concepts immatériels de pensée qui sont purement cérébraux puisqu’ils proviennent de supputations personnelles, elle-même inspirées de notes ou connaissances antérieures.

 

Cependant sa pérennité est subordonnée à la durée d’une part de son support matériel (le papier) ou peut-être d’une volonté de divulgation plus large par reproduction (journal, revues, livres, supports magnétiques, la toile d’Internet etc.)

 

Si je me suis permis cette analyse d’un acte de création de « pensées » individuelles, c’est pour mieux remonter aux sources d’une évolution qui a amené « l’homo sapiens » à créer un savoir écrit et transmis ou conservés dans les archives, les bibliothèques et maintenant sur « la toile ».

 

Ces références éparses, mais de plus en plus accessibles permettent  d’alimenter les « nouveaux découvreurs », surtout maintenant que l’accès, le stockage et le triage en sont facilités par des outils performant à la portée des spécialistes et même d’à peu prés tout le monde.

 

Maintenant, avec réalisme, considérons ce que nous sommes et nos moyens d’exprimer l’intelligence.

 

Nous sommes un produit du cycle du carbone et rien d’autre. Nous sommes le résultat d’un processus commencé il  y a quelques millions d’années.

 

Une roche de 70 kilos a exactement le même nombre de particules qu’un homme du même poids, leur différence provient uniquement de la manière dont leurs particules sont agencées.

 

La roche est le résultat d’une évolution primaire, alors que nous sommes l’aboutissement d’un long processus biologique aux branches multiples.

 

Nos 70 kilos de particules bien agencées font de nous un être bénéficiant d’une certaine indépendance, capable seul ou collectivement de créer, d’inventer, de découvrir mais surtout de maîtriser son environnement planétaire actuellement, mais peut-être de plus en plus spatial dans le futur.

 

Ces  70 kilos de particules réalisent ces performances grâce à une intelligence contenue dans environ 1500 grammes de matière cérébrale avec l’assistance essentielle de moyens visuels, auditifs, sensitifs, tactiles, moteurs, énergétiques et autres dont est dotée l’entité humaine.

 

On pourrait supposer que cette intelligence résultant de l’aventure humaine se trouve en puissance dans chaque particule de l’univers, rejoignant en cela Teilhard de Chardin.

 

Des manifestations intelligentes peuvent donc se produire partout dans l’univers.

 

Cependant, elles ne sont sans doute pas structurées comme nous, d’où l’impossibilité de communiquer.  La complexité des combinaisons qui font ce que nous sommes, laisse peu de place à l’hypothèse d’une répétition de cet « accident ».

 

Avec beaucoup d’humilité, je m’alignerai aussi sur les conclusions du prix Nobel de médecine Christian de Duve quand il pense que nous ne sommes qu’une des innombrables possibilités de manifestations intelligentes qui existent dans l’univers (mais qui ne se réalisent qu’exceptionnellement), ces manifestations intelligentes étant toujours l’aboutissement d’un processus évolutif étroit qui mène à la vie et peut-être à l’intelligence. 

 

Peut-on concevoir une présence intelligente en dehors de l’espace-temps ?  Cette présence intelligente, forcément statique, a-t-elle sa raison d’être ?  Nos connaissances et les questions que nous nous posons, résultent de processus de réflexion inconcevables en dehors du temps et même de l’espace.

 

Si on admet l’existence d’un Dieu suprême, on le situe à l’origine de tout, voire la raison de tout : l’intelligence supérieure.  Il a la connaissance suprême. 

 

La connaissance suprême de quoi ?  La connaissance de ce que nous ignorons en dehors de l’espace-temps, à condition de découvrir tout ce qui s’y trouve.

 

Les philosophes religieux prétendront qu’il s’agit d’un état subtil qui apporte à l’être « pensée » la plénitude de la connaissance et que cet état « privilégié» nous reviendrait après notre existence temporelle,  nous replaçant dans l’espace-temps puisque ce bonheur éternel devrait être personnel, individuel, débutant depuis notre naissance et se perpétuant après notre existence terrestre. 

 

L’univers est comme un cœur qui bat avec ses flux et reflux.  Acceptons l’insignifiance de notre petite centaine d’années de vie en regard des milliards d’années que dure l’univers que nous connaissons et qui est lui-même insignifiant, par rapport à l’infini.  C’est en méditant cette évidence que nous nous mettons à douter de sa vraisemblance !  Est-ce aussi un réflexe anthropocentrique ?

 

Notre intelligence n’est que référentielle, c’est important de le souligner! 

 

Notre type d’existence est basé sur un mécanisme de sélection par élimination des moins adaptés et des plus faibles. L’espace (terrestre) étant limité, toute prolifération doit être soit  contenue par un prédateur local, soit exporté dans les limites terrestres ou éventuellement, pourquoi pas, extra terrestres pour les  humains.  

 

Comment et quand survient ce prédateur, par quelle mutation ? 

 

Ainsi que nous l’avons évoqué plus avant, par prolifération, une espèce sature à un moment donné un espace limité, d’où élimination des plus faibles, les plus forts résistent, s’adaptent et continuent à se multiplier jusqu’à nouvelle saturation. 

 

Une mutation lente et progressive se produit : l’herbivore digère d’abord la charogne en temps de sécheresse pour devenir ensuite carnassier.  Par mutation et  avec la patience du temps, il deviendra un carnivore performant.

 

La fonction crée l’organe, disait Lamarck et le milieu modifie le patrimoine génétique.  Ces mutations peuvent prendre des centaines de milliers d’années, voire des millions d’années. Il faut dire, également, que les mutations importantes sont le résultat « d’accidents » rares mais aux conséquences fondamentales (la plante mutant vers l’herbivore et celui-ci vers le carnivore par passage obligé ou non dans le milieu marin).

 

Ces mutations longues, impitoyables et cruelles aboutissent à des nouveaux êtres vivants adaptés aux problèmes spécifiques de surpopulation. Il est à remarquer que ces phénomènes d’adaptation sont d’abord locaux, en vase clos, puis se répandent, à la faveur d’événements climatiques, sismiques, océanographiques ou autres. 

 

C’est ainsi qu’aux transformateurs de sels minéraux, de photons et d’énergie qu’étaient les premiers unicellulaires, ont succédé les transformateurs de ceux-ci jusqu’à une algue ou un végétal marin qui a dissocié l’oxygène de l’eau et ensuite ceux qui lui ont succédé jusqu’aux transformateurs de planctons et de végétaux que sont les poissons non piscivores suivis de leurs propres prédateurs et enfin les herbivores terrestres, eux-mêmes consommés et assimilés en bout de chaîne par les carnivores.

 

 

Cantate de l’illusoire

(Notre part de rêves)

 

Illusion,… illusion

Tout n’est-il qu’illusion ?

Temps et espace

Quelle est votre place ?

 

Les dieux du hasard

Ont jetés les dés,

Les dés des avatars

D’un monde organisé.

 

Cogito ergo sum

Je pense, donc je suis.

Mais aussi :

Je pense parce que je suis.

Et puis

Être ou ne pas être,

Là est la question.

 

Obsédantes mélopées

Aux frontières du réel ;

Primauté de l’être

Dans l’infini de l’existant.

 

Angoisse de l’esprit

Qui se sait seul,

Qui cherche des dieux,

Qu’il ne voit plus

Qui cherche des raisons,

De se trouver là,

Qui cherche son âme

Et qui ne trouve que fiel

Alors qu’il cherche le ciel.

 

°°°°°°°

 

 

Au lecteur qui me suit encore, je vais me hasarder maintenant à lui livrer mes cogitations (mot un tantinet péjoratif qui me rappelle cependant le « cogito ergo sum » de Descartes)  :

 

Le mot réel désigne ce qui existe vraiment par rapport à l'irréel qui lui serait illusoire parce qu’il appartient à l’inexplicable, provenant de l’illusion qui découle de l’amalgame de deux mondes incompatibles.

 

Notre réel est constitué des événements qui nous font prendre conscience de notre existence.  Poser un crayon sur sa pointe est un acte humain qui a deux sens :  celui qui résulte de l’acte physique et l’autre, intentionnel, qui déclenche une réflexion, en me situant dans l’espace et dans le temps.

 

Cette démarche fait démarrer un processus de pensée raisonnée provoqué par une recherche intellectuelle sur le sens de l’existence de l’être intelligent que nous sommes devenus. 

 

Serait-ce une péripétie des êtres vivants comme le fut celle des dinosaures ?  La pérennité de notre espèce est certes aussi fragile et aléatoire. 

 

A ce propos, il est intéressant de parler ici de ce que j’appelle le grand « SI » :

Si un astéroïde énorme n’était pas tombé sur la terre, il y a environ soixante millions d’années, provoquant le nuage opaque qui plongea celle-ci dans  la quasi-obscurité et le froid, les dinosaures et la végétation primaire qui les nourrissait auraient continué à évoluer dans leur démesure, poursuivant une évolution antérieure de cent cinquante millions d’années et nous ne serions pas là.  C’est trois fois plus que la durée actuelle des mammifères et que sont à cet égard les quelques milliers d’années de l’émergence de nos ancêtres qui en proviennent ?  °tiré du livre de Gordon Kane intitulé Super-symétrie - page 232                     

 

Qu’est-ce que notre réel ?   Il n’a de sens que parce qu’il est situé dans l’espace et dans le temps.  Hors de ce contexte-là, il n’existe pas.  Nous devons en tenir compte dans une réflexion plus poussée dans laquelle nous ignorerions le réel :  il n’existerait pas hors de l’espace-temps. On pourrait en déduire logiquement que le réel est alors illusoire dans ce contexte général.

 

Partant de ce postulat, nous pourrions avancer que notre évolution dans le contexte espace-temps a deux dimensions :  une dimension fixe et immuable qui serait  fondamentale et réelle (exister) et une dimension évolutive qui serait du domaine de « l’illusoire » dans l’absolu parce que nous appartiendrions à un mécanisme de « forces » qui régit tout l’univers (ou un univers-bourgeon dans l’hypothèse d’un univers-total – voir in fine partie 1 ).

 

Cette théorie donne à l'espace-temps une dimension différente de celle que notre intelligence conçoit et perçoit parce que cette dimension est située dans un contexte d’espace qui n’a rien à voir avec le nôtre.

 

Il est donc souhaitable qu'on fasse l'effort intellectuel de s’en débarrasser, et de tenter la restructuration des données que l'on va traiter non plus dans leur contexte habituel mais dans un contexte ex-anthropique et hors espace-temps.

 

L'hypothèse la plus valable est que l'infini n'existe pas dans l’absolu.  Si nous supposons qu'il existe, c'est parce que nous nous trouvons dans ce contexte de limite et d'origine, ce qui nous amène à penser qu'en dehors de lui, on ne peut trouver que l'infini soumis lui aussi à l’espace et au temps, alors que c’est impossible. Einstein l’avait bien compris lui qui inventa le concept d’espace-temps.

 

Probablement qu'il s'agit là d’anthropomorphisme, d’une erreur de l’homme confiné dans son univers étroit.  Nous devons donc nous écarter de ces notions d'infini pour nous en tenir aux éléments de notre environnement que nous allons tenter d’approfondir.

 

Si nous cherchons le sens de l’existence, nous ne pourrons le faire qu’en utilisant l’outil de base qu’est la pensée, elle-même étant l'expression des phénomènes suscités par ce que nous appelons l'intelligence.

 

Ceci étant dit, nous sommes forcés de nous interroger sur cette faculté qui nous singularise des autres êtres vivants : le développement de l’intelligence suscitant la pensée, laquelle se prolonge dans la cohérence et la déduction pour s’épanouir dans les  créations cérébrales de l’invention et de l’imagination.

 

Afin d’en arriver à une conclusion, je crois nécessaire de procéder à une étude systématique du matériel dont nous disposons et de son fonctionnement, tout en laissant au lecteur le soin de disserter sur  la logique de son développement.

 

Je vais m’efforcer d’évoquer ce matériel en mélodies qui se succéderont dans une structure progressive en abordant les sujets suivants :

 

1. La pensée est l’aboutissement du travail cérébral de l’animal intelligent qu’est devenu l’être humain.

 

2. La cohérence (rapport logique entre des idées) est la charpente d’une réflexion intelligemment élaborée par cet être humain et la déduction en découle et lui est concomitante.

 

3. La création cérébrale  en est le produit. 

 

Elle-même exaltée par 4. le sublime qui résulte de l’élévation de la pensée construite en dehors du matériel.

 

L’ensemble de ces démarches provoquant 5. l'évolution exponentielle, résultant des actions posées dans l’infini futur de l’évolution exponentielle.

 

En guise de 6. conclusion, je me permettrai de disserter sur le sens de la pensée humaine : est-elle un mécanisme dû au développement cérébral ou est-elle le support d’un message à décrypter ?

 

 

------------------

 

 

MELODIE DE LA PENSEE.

 

Rogue est le cri des mâles

Dans les herbes des savanes,

Long est leur chant de traque

Leur appel au gibier.

 

Un  grognement glauque

 de ventres repus

Se mêle aux voix rauques

Des chants de grâce

Aux dieux de la chasse 

 

La parole leur est venue

Pour moduler les sons.

La parole leur est venue

En si belle chanson.

 

Le mot s’est aligné

Dans son besoin de superbe

Le mot s’est aligné

Pour  la grande gloire du verbe.

 

 Du ciel, la pensée est venue

Donner au cœur ses vagues azurs.

Le rêve s’est envolé aux  nues

Pour murmurer à l’âme

Ses secrets de mélodie pure.

 

°°°°°°°°°

 

 

Définir la pensée n’est pas chose facile… !

 

Jusqu’à preuve du contraire, nous pouvons tout au plus affirmer qu’il s’agit d’une faculté propre à l’être humain, les autres êtres vivants n’en étant  pas ou à peine pourvus.  Cette faculté n’est pour eux qu’accessoire alors que chez l’homme elle est essentielle et indispensable.

 

Si nous remontons à l’australopithèque, nous retrouverons vraisemblablement l’origine d’un processus  qui a amené l’espèce humaine à développer une qualité qui lui a permis de survivre. 

 

Rappelons encore cette implacable sélection qui l’a placée devant des choix de survie successifs.  Les forêts tropicales étaient son milieu naturel.  Des bouleversements climatiques, en Afrique vraisemblablement (fracture du Rift Valley, entre autres) a placé ses descendants devant des choix de survie qui par adaptation et mutation les ont transformés en bipèdes d’abord et omnivores ensuite (principalement carnassiers-charognards).

 

Dans un processus de  sélection, la tribu d’une trentaine d’individus a réussi, là où le solitaire ou le grand troupeau ont échoué.  Contrairement aux herbivores, nos ancêtres étaient de piètres coureurs, comme les gazelles et autres antilopes et n’étaient pas protégés par un cuir de pachyderme.

 

L’extrême vulnérabilité de cet être frêle et sans défense l’a forcé à développer une faculté en puissance chez tout être vivant : l’intelligence.   Acculé, ce qui fut sa faiblesse devint sa force.  L’intelligence se développa dans le plus misérable et le plus inadapté des quadrupèdes et le sauva ; mais combien a-t-il fallu de déviations stériles pour aboutir à ce que nous sommes ?

 

Quand nous considérons n’importe quel survivant actuel de cette « implacable sélection », nous constatons que l’homme est celui qui s’est le mieux adapté en améliorant son intelligence naissante.  Les autres survivants ont développé d’autres qualités spécifiques suffisantes pour survivre mais non pas pour régner en maître, dominant ou éliminant les autres espèces, contrôlant et modifiant la planète.

 

Cette « implacable sélection » au bénéfice des facultés intelligentes, jouera aussi entre les humains par prédominance des races intellectuelles au détriment des autres qui seront asservies et dépendantes (les sous-développés de nos jours).

 

Pour mieux sensibiliser celui qui me suit, je reviens avec beaucoup d’émotion sur cette passionnante aventure des humanoïdes :

 

A la lumière des connaissances actuelles sur nos origines, nous savons que les descendants ou cousins de l’australopithèque se sont trouvés atrocement démunis et terriblement vulnérables lors du grand chambardement climatique de refroidissement qui s’est produit dont, entre autres, celui résultant de l’effondrement géologique du Rift Valley africain, il y a, parait-il,  sept millions d’années. 

 

 

Cette théorie a été mise à mal par la découverte en 2002 de de Toumaï à 2500 km. à l’ouest du Rift, dans le désert du Djourab au Tchad. Cependant, le modèle que je me suis plu à développer en m’inspirant de la théorie défendue par Yves Coppens jusqu’à la découverte de Toumaî, reste valable quant aux effets de l’isolement de petits groupes et l’apparition de la bipédie.

 

Pour logique et attachante que soit cette version contestée, à juste titre, elle n’en reste pas moins probable pour ceux du Rift et si d’autres de nos ancêtres reconnus ont vécu des histoires différentes, ils n’en n’ont pas moins subi des conditions analogues pour parvenir jusqu’à nous.

 

Mais revenons à ceux du Rift. Le biotope général s’est profondément modifié.  Aux forêts luxuriantes dans lesquelles se prélassaient nos ancêtres arboricoles, ont succédé des savanes aux herbes hautes avec quelques arbres qui ont péniblement résisté à ce brutal changement.

 

Notre ancêtre commun remonterait même à neuf millions d’années suivant le Professeur Yves Coppens, théorie qu'il a revu avec le paléoanthropologue Pascal Picq pour celle, dite buissonnante :  de nombreuses branches d’ancêtres parties dans tous les sens, évoluant indépendamment les unes des autres, la plus connue de ces branches stériles étant celle de l’homme de Neandertal.  Il serait donc vain de rechercher un chemin dans ce labyrinthe.

 

Quoi qu’il en soit, la dure loi de la sélection et la chance des survivants se sont employées à imposer un tri implacable à ce fouillis, éliminant tous ceux qui ne s’adaptaient pas, tout en favorisant les autres. 

 

Les singes et autres frugivores et herbivores étaient une proie facile pour les carnivores qui se sont multipliés pour ensuite disparaître, faute de cette nourriture facile.  Seuls ont résisté les « grands singes » cousins du chimpanzé qui se sont adaptés à de nouveaux biotopes.

 

Déjà quand ils vivaient dans les immenses forêts telles qu’il en existe encore dans les régions tropicales ou équatoriales, ils se servaient de leurs mains plus adroites pour attraper leur nourriture et pour tenir la branche à laquelle ils se pendaient. Mains et bras se sont allongés et leur queue a disparu.

 

Dans la savane « les nouveaux primates » vécurent un long calvaire d’adaptation : leur nourriture se modifia ; de frugivores-insectivores, ils devinrent charognards.  On peut supposer que c’est ce qui les força à adopter la position debout qui leur permettait de garder dans les bras, en s’enfuyant, les morceaux qu’ils chapardaient aux grands carnassiers qu’ils surveillaient en tendant le cou au-dessus des hautes herbes des savanes.

 

Que ce soit pour cette raison ou pour une autre, cette modification de la position qui fut certainement longue et difficile et la nourriture carnée apportant l’avantage d’une digestion plus rapide et une plus grande activité, fut un grand pas vers l’intelligence. 

 

La sélection favorisa ceux qui en se groupant privilégièrent la chasse par traque des proies jeunes, faibles ou malades qui procurait une alimentation moins dépendante  et plus sûre (Il ne fallait pas la disputer aux autres prédateurs).

 

Les « grands singes » n’étaient pas adaptés à la chasse : pas de crocs acérés, pas de griffes, pas de vitesse à la course…  Cet handicap fut compensé par la ruse et la solidarité, d’où émergence de l’intelligence et de l’associativité. 

 

Celui que l’on a appelé l’homo sapiens-sapiens est finalement sorti de toutes ces tentatives d’adaptation et de survie qui est la caractéristique de l’évolution des espèces. 

 

L’homo a perfectionné le seul outil que sa condition misérable lui avait laissé : l’intelligence 

 

Grâce à elle, non seulement il a conquis sa place parmi les espèces survivantes, mais les a progressivement dominées, domestiquées et transformées, contrôlées et même exterminées.  Maître de la nature, avec laquelle il joue dangereusement, il s’en prend maintenant à la matière qu’il manipule audacieusement avec tous les risques d’endommager son propre biotope.

 

L’intelligence est le support de la pensée.  L’intelligence est une faculté propre à l’être humain.  Larousse la définit ainsi : Ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle.  Quant au Petit Robert : faculté de connaître, de comprendre. La pensée est le fruit ou la production de l’intelligence.

 

On peut prétendre qu’il y a deux types de pensée : la pensée concrète et la pensée abstraite.

 

La pensée concrète serait celle qui permet de réaliser, de mettre au point, de créer des choses concrètes qui donneront aux hommes  la possibilité d’augmenter leur pouvoir sur la vie et la matière. 

 

La pensée abstraite serait l’apanage des écrivains littéraires, des penseurs et  philosophes, des  poètes, artistes.  Elle fait appel à l’imagination,  aux jeux de l’esprit sans résultat matériel concret immédiat.

 

L’homme s’est découvert cette faculté dans les cavernes quand il s’est mis à graver ou tracer le récit de ses chasses sans doute dans un but incantatoire d’appel à des forces surnaturelles pour lui.  Il a ainsi pris conscience d’événements inexplicables pour son entendement et de l’existence possible de puissances occultes qu’il a placées dans un « au-delà ».  Il a divinisé ces forces et leur a attribué des pouvoirs : c’est ainsi qu’est née la pensée religieuse.

 

Dés qu’un individu émet une pensée abstraite, produit de ses fonctions mentales, il crée un concept nouveau qui portera en lui des possibilités de développement infinies.

 

La grande question est de savoir si cette création intelligente sert à autre chose qu’éventuellement demeurer dans la mémoire des hommes. 

 

Cette pensée produit d’une intelligence développée n’est-elle que l’aboutissement des performances d’un cerveau développé ou est-elle de nature « divine », l’intelligence étant l’apanage d’un être supérieur ce qui donne un sens religieux à  l’existence :  l’être supérieur étant l’auteur et le maître de l’existence et de la connaissance. 

 

 

°°°°°°°°°°