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24/10/2015

&93c Maladies cardiaques, pontages coronariens et cholestérol.

5. Maladies cardiovasculaires, pontages coronariens et cholestérol.

Les  maladies cardiovasculaires sont de six types différents :

1. La cardiopathie ischémique (maladie cardiovasculaire) - affections du muscle cardiaque – c’est de cette affection dont il sera question dans la suite du présent travail

2. Maladies et accidents vasculaires cérébraux -  AVC – thrombose  etc … (Note future)

3. Les maladies vasculaires périphériques – circulation sanguine déficiente dans les jambes 

4.  Les insuffisances cardiaques – pompage déficient provocant  un essoufflement et une enflure des jambes 

5. Le rhumatisme cardiaque -  infection  bactérienne de l’enfance, atteint les valvules du cœur et les articulations (cette affection a provoqué la mort de mon frère à 35 ans) 

6.  La cardiopathie congénitale -  anomalie constatée à la naissance. …

Les facteurs de risque de problèmes cardiaques sont l’hypertension, le tabagisme, un taux excessif de graisse (cholestérol), le diabète, la sédentarité et des infections …

Ces états provoquent successivement : 1.l’athérosesclérose, 2. les maladies coronariennes, 3. l’angine de poitrine avec douleurs thoraciques (irrigation insuffisante), 4.  l’infarctus du myocarde avec nécrose partielle du muscle, 5.  les troubles du rythme cardiaque avec parfois mort subite, 6. la nécrose d’une région du muscle cardiaque par déficience valvulaire et infection et affection cardiaque, 7. la dilatation du cœur avec essoufflement,  ce stade étant appelé insuffisance cardiaque. …

Si la circulation du sang dans le circuit cardiaque se fait difficilement, à cause d’artères obstruées, les chirurgiens du cœur réalisent la prouesse d’opérer cet organe palpitant pour « by passer » l’endroit  malade avec des veines prélevées dans la jambe du patient, … maintenant cette opération dangereuse ne se pratique que dans les cas les plus graves …

Cette  intervention, appelée pontage coronarien,  se pratique de trois manières …

1. Sur un cœur  palpitant, la partie soignée étant immobilisée avec le produit adéquat, …

2.ou en réalisant la prouesse de ne pas l’immobiliser et de travailler sur un organe totalement palpitant…

3. En l’arrêtant complètement et en le « by-passant » vers un engin sophistiqué qui remplit la fonction absente.

Le cœur dispose  de trois artères (coronaires) apportant l’oxygène à trois endroits différents du muscle cardiaque (antérieur, inférieur, latéral). … le danger de décès existe lorsque la tension tombe aux alentours de 40 (C’est ce qui m'est arrivé en juin 2014.)

Les artères du cœur  se bouchent à cause des plaques d’athéromes (amas de graisses et de cholestérol en provenance de la nourriture). …Il y a mort des cellules entourant l’endroit infarci. …

Trois étapes successives se produisent pour provoquer un infarctus :

1. La paroi de l’artère subit des micro blessures … provenant de divers facteurs (taux élevé de lipide dans le sang) – diabète – tabagisme – hypertension artérielle 

2. Le corps soignant bien les microblessures ou la paroi de l’artère épaissie  forme une « plaque » de dépôt de cholestérol et de cellules immunitaires, neutralisant les infections comme c’est le cas pour cicatriser une blessure –

3. Il peut même arriver que les plaques n’évoluent que très lentement et réduisent l’ouverture jusqu’à 50 à 70 % sans symptômes ni aggravations – pour produire un infarctus, il faut qu’un caillot de sang coagule se forme sur une plaque  en quelques heures, comme on le constate lors de la réparation d’une blessure) … ce caillot crée un infarctus. … l'athérosesclérose  peut avoir pour effet de boucher plusieurs artères du cœur  (L’intervention que j’ai subie pour y remédier a nécessité quatre pontages d’artères avec une veine prélevée sur la jambe ainsi qu’un raccordement  au cœur avec l’artère mammaire)

Le cholestérol est une substance grasse (stérol) qui se trouve dans la plupart des tissus et humeurs de l’organisme : le cerveau, le plasma sanguin (environ 1 g par litre) et la  bile provenant des aliments et synthétisée par l’organisme (foie, corticosurrénale). … Le cholestérol peut former des calculs biliaires et provoquer l’artériosclérose. … (Grand Robert). …

Contrairement à  ce que l’on croit, le mot cholestérol désigne une molécule unique. … Donc il n’y a pas de bon ou mauvais cholestérol dans deux  molécules différentes. … Il s’agit d’une molécule unique qui fait référence  aux HDL et LDL (inférieur à 115 mg/dl), transporteurs du cholestérol dans le sang. … Il s’agit donc d’une particularité de la molécule qui se comporte différemment en présence d’aliments saturés ou non …

HDL : appelé bon cholestérol – capte le cholestérol en excès dans le sang pour être éliminé par le foie – un taux élevé de cholestérol HDL protège des maladies cardiovasculaires et annule le risque de problèmes …

LDL : appelé mauvais cholestérol – Dans le sang, le cholestérol LDL se trouve en grande majorité – C’est le médecin qui juge si le taux présente un facteur de risque cardiovasculaire –

Triglicérides : essentiel des graisses du sang qui ne se trouve pas sous forme de cholestérols – il augmente après un repas copieux et arrosé, ainsi que les maladies du foie et après prise de certains médicaments …

 Le cholestérol total CT : HDL + LDL + 1/5 du taux des triglycérides  doit être inférieur à 2g/l. …

 Quelques conseils pour éviter les problèmes cardiaques :

 1. Privilégier les aliments riches en éléments mono-insaturés : Fruits à coques, olives, pistaches et vitamines et minéraux qui jouent un rôle important,

2. Préférer les légumes, les  fruits, les pâtes, le riz

3. Privilégier aussi les aliments qui sont riches en éléments polyinsaturés : saumon, maquereau, truite, noix, colza, graines de soja, lin, tournesol, maïs et leurs huiles, germes de blé, sésame …

4. Modérer sérieusement les graisses saturées qui  élèvent le taux de cholestérols beurre, fromage, viandes, lait entier et yaourt, pâtisseries, saindoux, margarine solide, huile de coco et de palme – modérer l’alcool  (1 verre par jour pour les femmes et deux pour les hommes)

6. Pratiquer des exercices physiques marche, sports modérés, massage pour garder un système circulatoire souple, bien s’oxygéner dans des lieux non pollués …

7. Diminuer les facteurs de risque : combattre l’hypercholestérolémie, tabagisme, diabète, hypertension, stress (professionnel, problèmes de couple, tour de taille élevé.) ...

L’électrocardiogramme  fournit les résultats d’un appareil qui signale une nécrose des tissus. ...  par  l’apparition du signal de dômes de l’onde électrique, alors que celle-ci est normalement en pointes graphiques. ... 

Le symptôme de cet accident est une douleur dans la poitrine. … Comme, en général, elle se situe au niveau de l’estomac, on a l’impression d’avoir mal digéré. …

C’est ce que j’ai ressenti, un matin vers six heures. … Supposant que c’était un problème de digestion, je « grimpai » à l’étage supérieur pour y boire un verre de bicarbonate de soude (remède digestif familial). … Heureusement, mon épouse s’est alarmée à me voir hagard et a appelé notre médecin qui accourut, à peine habillé, pour me faire la piqure du médicament adéquat. …

Si, je signale et insiste sur ce fait, c’est que je tiens à prévenir chacun de se méfier de douleurs d’estomac avec pâleur, sudation froide et douleurs intenses difficilement  supportables, à ne pas confondre, cependant, avec un problème de digestion désagréable mais tolérable. … Mon beau-frère et un ami sont morts parce qu’ils n’ont pas appelé un médecin qui leur aurait pratiqué les soins d’urgence en attendant une ambulance….

L’angioplastie consiste à introduire dans l’artère inguinale un ballonnet que l’on fait dilater pour élargir le passage, au moyen d’un instrument qui fait office de poire auquel il est relié par un fin tuyau. … Le ballonnet est équipé d’un stent (ressort métallique tressé) qui est placé sur le ballonnet d'abord dégonflé lors de l’introduction, … ensuite gonflé dans l’artère pour la maintenir ouverte en écrasant les dépôts graisseux. … Cette intervention de plus en plus pratiquée permet d’éviter les pontages cardiaques. (voir plus haut) … Malgré tout, il arrive souvent que l’artère se rebouche. …  La technique a bien évolué, mais ne réussit pas toujours, ce qui fut mon cas après de nombreuses tentatives sans succès. ...

Les pontage coronariens que j’ai subis : se pratiquent moins  depuis l’angioplastie. … Cette opération consiste à contourner une artère bouchée avec un greffon (veine saphène provenant de la jambe ou déviation d’une artère mammaire existant chez tous les êtres humains). …

Je subis  cette « réjouissance » à l’âge de 57 ans. …Ce fut très important, … quatre pontages avec des veines, prélevées sur la jambe et un pontage avec une de mes deux artères mammaires. … L’avantage de l’artère mammaire, si elle ne se bouche pas, c’est qu’elle tient toute la vie puisqu’il s’agit d’une artère détournée vers l’endroit à ponter. …

L’opération se passa bien, … quand je me réveillai, je croyais qu’on n’avait pas encore commencé et que l’anesthésie avait échoué. … On me détrompa et à partir de ce moment, je subis un calvaire qui dura trois mois. …

Il m’était impossible de m’étendre à cause du liquide qui remplissait mes poumons, provenant des suites des pneumothorax de ma jeunesse. … 

Pendant tout ce temps, je restai assis sur mon lit d’hôpital, ne dormant que très peu. … Je souffrais atrocement des reins, jusqu’à l’écœurement. … Dans cette position, ma colonne vertébrale déviée par la scoliose de mon enfance,  était un supplice. … Je souffrais des reins à l’extrême de ce qui est supportable … J’étais devenu hagard et livide.  …

A cela est venu s’ajouter une constipation opiniâtre, qu’à la longue de courageuses infirmières me soulagèrent, avec le doigt, en retirant morceau par morceau des blocs blanchâtres durs comme la pierre qu’elles cassaient à l’intérieur en me blessant jusqu’au sang. …

La raison de cet état venait des pneumothorax de ma jeunesse. …  C’était un procédé archaïque, consistant à comprimer le poumon une fois par semaine pour favoriser  la cicatrisation  des cavernes de la tuberculose. … Il fut abandonné depuis, grâce aux antibiotiques, permettant actuellement une guérison médicamenteuse rapide. …

Le pneumothorax, que je subissais toutes les semaines,  consistait à envoyer  de l’air entre les deux plèvres, pour immobiliser la partie du poumon présentant des cavités creusées par le bacille de Cock, … Cette intervention immobilise le poumon et facilite la cicatrisation des « cavernes », appellation imagée pour désigner les trous creusés par le bacille. …

Les cardiologues qui me soignaient, n’ayant aucune pratique de ce procédé archaïque plus du domaine des pneumologues, furent désemparés. … Les deux plèvres étaient en partie soudées et le liquide pleural était logé dans de nombreuses poches écrasant le poumon,  quand je tentais de m’allonger. … De plus, la scoliose de mon enfance ne me permettait pas de me coucher sur le dos, ce qui n’arrangeait rien. … Je dors toujours sur l’un ou l’autre côté. …

Je peux difficilement expliquer cet état de souffrance, à la limite du supportable. … Je ne sais pour quelle raison, les médecins ne prétendaient pas m’aider avec une médication calmante. … Peut-être, parce que je ne me plaignais jamais, ne voulant pas passer pour une « mauviette »

Je tentai de dominer cette souffrance en m’inspirant des fakirs et autres acteurs de foire qui arrivent à maîtriser la douleur après de longs et patients exercices d’entraînements, ce qui n’était évidemment pas ma pratique régulière. …                                  

Je rentrai chez moi dans cet état, souffrant et hagard, aussi mon épouse  alerta-t-elle mon médecin traitant : « Si, vous ne faites rien mon mari va mourir ». …

Un vieux chirurgien de l’équipe des cardiologues de Saint Jean, m’a hospitalisé. … Il a patiemment, pendant plusieurs jours, ponctionner le liquide en le remplaçant par divers antibiotiques, jusqu’à qu’il arrive  à vider définitivement les poches. …

Mes aventures cardiaques étaient loin d’être terminée. … En 2014, mon état général se dégrada, … j’étais essoufflé et ne parvenait que difficilement à atteindre mon bureau situé deux étages plus haut. … Jusqu’à ce qu’un soir je fus tellement mal,  que mon fils Benoît, des services d’urgence de la clinique Sainte Élisabeth, me conduisit, en catastrophe, à son service. … J’étais en danger de mort, ma tension frôlant les limites mortelles. …

Les cardiologues ont dû s’y reprendre en deux interventions de dix jours, la première ayant échoué, pour finalement  placer un pacemaker. …

C’est un engin sophistiqué, placé sous la peau près de l’épaule. ... Il seconde un cœur déficient en régularisant sa fonction. … Il s’agit-là d’une prouesse chirurgicale qui consiste à installer des électrodes en passant par l’artère sous-clavière pour les relier  à deux endroits dans le cœur …  ce procédé provoque artificiellement et régulièrement un choc électrique qui supplée les déficiences du cœur. …

Depuis ces époques éprouvantes, nos enfants, menés par Benoit, nous ont trouvé et installé un magnifique appartement avec tout le confort, dans une grande propriété boisée.

Nous y sommes de plus en plus heureux et je me porte mieux, de jours en jours, avec le plaisir de rédiger les textes de « Propos d’un octogénaire » dont le présent travail  fait partie. … J’ai l’ambition et la volonté de devenir centenaire parce que j'ai beaucoup de choses à dire. ... Je fais tout pour ça. …

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Référence à un site qui illustre avec passages animés toute la documentation sur les opérations du cœur :

http://www.allodocteurs.fr/maladies/coeur/infarctus-arret-cardiaque/pontage-coronarien-contourner-une-artere-bouchee_1292.html

 

08/04/2011

Ch. 29.9o - Nos moyens sensoriels : Le Goût.

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence.

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances.

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Avant d'aborder l'essentiel de mon propos de ce jour, je tiens à relayer l' appel angoissé du professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, lancé dans les colonnes du journal la Libre Belgique, ce 20 février 2011 en appui de celui du 21 mars 2010 et de son dernier livre, pour une prise de conscience par les autorités de notre planète du danger que représente la prolifération de l'espèce humaine ... en péril d'autodestruction ...

Je suggère à ceux qui me font l'honneur de me lire, de profiter de l'ampleur d'audience que constitue les blogs de la « Libre » pour provoquer un effet « boule de neige » en transmettant le message par un simple « copier-coller » de l'appel du professeur, reproduit ci-dessous :

« Bandeaux » que le professeur de Duve a mis en exergue dans son livre «Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie »

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient « leur fonds de commerce » dans un sens plus conforme aux réalités futures afin d'éviter « une sélection naturelle » par le massacre des plus faibles ...

PRÉOCCUPONS-NOUS DE L'AVENIR DE NOTRE DESCENDANCE... ELLE EST EN GRAND DANGER ... !!!

Il n'est pas trop tard, mais il est temps ... disait déjà Paul-Henri Spaak à la tribune des Nations-Unies, le 28 septembre 1948, en terminant son fameux « discours de la peur » devant les risques d'une guerre mondiale entre l'Est et l'Ouest qui aurait entraîné une extermination d'une partie de l'humanité.

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Voir aussi l'article du journal La Libre Belgique, de  Agathe Mahuet mis en ligne le 1 mars, intitulé « Population mondiale : la régulation ou l'explosion »  donnant l'essentiel d'un rapport de l'ONU, insistant sur la nécessité de réduire les niveaux de fécondité ... lien ci-après  : http://www.lalibre.be/actu/international/article/645934/p...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation

de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

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Ch. 29.9o - Nos moyens sensoriels : le goût.

Pour terminer l’étude de nos cinq sens, nous nous interrogerons sur le dernier, le goût, qui est complémentaire à l’odorat et qui n’existe pas chez les animaux marins non mammifères

Les insectes reconnaissent les goûts grâce à des récepteurs (chémorécepteurs) situés à l’intérieur des soies de leurs pattes et de leurs pièces buccales … Quant aux substances chimique, elles seront détectées par les soies olfactives dont leurs antennes son pourvues …

Chez l’homme, la réception des sensations de goût et d’odeur se localisent dans le bas du lobe frontal du cerveau, appelée la zone corticale … Quant aux cellules sensorielles spécialisées de la gustation, elles sont regroupées dans les bourgeons gustatifs (environ 4.000) localisés sur la langue (75%) et le reste sur le palais, le pharynx et même sur la partie supérieure de l’œsophage …

Longtemps, on a considéré que nous disposions de quatre types de récepteur sensoriels du goût, … celui du sucré (comme le saccharose), … du salé (comme le chlorure de sodium), … de l’amer (comme la quinine), … de l’acide (comme le citron) … A ces quatre-là est venu s’ajouter (reconnu officiellement en 1980) l’umami (traduction du japonais : savoureux ou délicieux), découvert en 1908, par le japonais Kikunae Ikeda dans un bouillon d’algues Kombu, cultivées principalement à Hokkaido dont sont aussi friands les Coréens et les Chinois … Il s’agit d’une saveur particulière que l’on trouve dans les bouillons de viandes, les fromages, les champignons, le thé vert et dans la cuisine asiatique … Les algues Kombu permettent la confection des Kimbab coréens (rouleaux d’algues séchées fourrés de riz cuit garnis de différents ingrédients) ; quant aux japonais ces algues entrent dans la préparation du dashi (bouillon d’algues et de bonites (petits poissons séchés) …

On ne peut pas parler du goût sans faire mention des substances qui l’enrichissent en soulignant certaines saveurs ou les accompagnant agréablement … certaines cependant peuvent avoir des effets néfastes sur la santé (ulcères, hypercholestérolémie, dérèglements gastro-intestinaux) …

Ainsi, certaines matières grasses sont responsables de problèmes cardiaques dus à la présence dans les artères de dépôts lipidiques, obstruant la circulation sanguine pouvant entraîner de graves accidents et même la mort … En cause les acides gras saturés … Voir ci-après un tableau des principales matières grasses avec leur composition en % … des acides gras saturés (AGS), … des mono-insaturés (AGMI) … et polyinsaturés (AGPI)… publié par le répertoire général des aliments, Lavoisier-Tec et Doc (Ed, Paris) :

Huile d’arachide (AGS 21-AGMI 47-AGPI 32) ; Huile d’olive (AGS 15-AGMI 76-AGPI 9) ; Huile de tournesol (AGS 11-AGMI 24-AGPI 65) ; Huile de maïs (AGS 13-AGMI 27-AGPI 60) ; Huile de pépin de raisin (AGS13-AGMI 16-AGPI 71) ; Huile de noix (AGS 10-AGMI 18-AGPI 72) ; Huile de colza (AGS 8- AGMI 62-AGPI 31) ; La végétaline, matière grasse de cuisson hydrogénée pour la durcir (AGS 99-AGMI 0-AGPI 0) ; Le Beurre (AGS 67-AGMI 30-AGPI 3) ; Le saindoux (AGS 50-AGMI 42-AGPI 8) ; Margarine de tournesol (AGS 18-AGMI 32-AGPI 50) ; Margarine allégée (AGS 32-AGMI 21-AGPI 43) …

Les acides gras sont des chaînes d’atomes de carbone en général de 18 liaisons … si l’acide gras n’a pas de double liaison, à l’intérieur de la chaîne, il est appelé « saturé » … par contre s’il a une double liaison, il sera appelé « mono-insaturé » et s’il comporte plusieurs doubles liaisons, il sera « polyinsaturé »

C’est l’origine animale des graisses qui les rangent dans le groupe des acides gras saturés, comme le beurre, le lait, la viande surtout de porc, les jaunes d’œufs … Ils sont responsables des problèmes cardio-vasculaires rencontrés chez les individus sédentaires ou prédisposés par hérédité …

Voici d’ailleurs une liste exemplative d’aliments avec leur teneur en cholestérol (milligrammes par 100 grammes) : Cervelle de veau (2200) ; jaune d’œuf (1560) ; rognon de mouton ou de veau (380) ; rognon de porc (365) ; foie de porc (340) ; foie de veau (314) ; foie de bœuf (265) ; beurre (260) ; ris de veau (225) ; crème (124) ; poulet (90 à 100) ; fromage (50 à 100) ; veau (84) ; merlan (77) ; bœuf (67) ; poisson (60 à 70) ;

Mais attention, comme rien n’est simple, L’hypercholestérolémie n’est pas une maladie, tout au plus une tendance à former dans les artères des athéromes (du grec athêrôma … loupe de matières graisseuse) qui compliquent l’artériosclérose ou épaississement des artères dû au vieillissement, contribuant à une obstruction des artères ou thrombose … Ces athéromes résultent d’une alimentation trop riches en acide gras insaturés (voir plus haut) … La seule façon de les équilibrer, voir les diminuer, est de se contraindre à une hygiène de vie alimentaire qui exclue les acides gras saturé et impose un minimum d’activité physiques soutenues (30 minutes par jour) pour contribuer à les dépenser … La prise de médicaments comme le clopidogrel (Plavix) associés à l’aspirine n’ont comme effet que de fluidifier le sang pour diminuer le risque de caillots obstruant, cause d’infarctus …

Je parle en connaissance de cause ayant subi deux infarctus cardiaques et un cérébral avec hémianopsie (perte totale de la moitié du champ visuel) ce qui rend la lecture particulièrement difficile, … Je dois déchiffrer les textes, mot à mot en suivant avec le doigt, comme un enfant … grâce au traitement de texte de mon portable et l’usage de la souris, l’opération est grandement facilitée … et me permet un contrôle de certains mots dont j’ai perdu l’automatisme orthographique … la vision tronquée rend aussi très difficiles les accords grammaticaux dans des textes longs …

Malgré tout, avec un peu d’ingéniosité et beaucoup de patience, je suis devenu un octogénaire performant qui exploite beaucoup ces outils merveilleux que sont devenus le traitement de textes et l’outil incroyable de collecte de données documentaires dont nous disposons avec internet … C’est dans ces conditions que je réalise le présent travail depuis une douzaine d’années …

Cet octogénaire performant l’est aussi parce qu’il s’impose une hygiène alimentaire appropriée à un problème de dépôts lipidiques dans ses artères, qu’il associe à une heure d’exercices physiques soutenus, (gymnastique, automassage et marche rapide) débutant le matin par une douche-friction glacée d’abord, la plus chaude supportable ensuite … Ce régime spartiate le gratifie d’une forme performante pour la journée …

A titre documentaire, voila ce régime alimentaire : matin (yaourt maigre, une pomme et une orange) ; midi (beaucoup de légumes cuits dans leur jus et minimum de matières grasses, volaille grillée ou poisson, une pomme de terre au micro-onde ou riz ou un peu de pâtes) ; le soir trois tranches de pain complet accompagnant un mélange passé au micro-onde pendant une minute, d’une tomate, d’une petite dizaine d’olives, d’une poignée de carotte râpée et d’un oignon frais en tige, coupé finement … Cependant, quand l’occasion se présente, je ne manque pas de profiter d’un « bon gueuleton » sans aucune retenue … C’est indispensable pour garder le corps en état de défense envers les agressions alimentaires … quelles qu’elles soient …

Les nutritionnistes et le corps médical place l’huile d’olive au sommet des matières grasses favorables au développement du bon cholestérol, aussi J’arrose le tout d’une bonne rasade (trois à quatre cuillères à soupe) d’une sauce à base d’huile d’olive que j’ai agrémentée de diverses vinaigrettes ou sauces vendues dans le commerce … C’est délicieux …

Pour ne rien vous cacher, la dernière de mes « misères », vaincue également : Depuis toujours j’ai hérité d’une hernie hiatale qui me fait ruminer la nourriture comme un bovin … Quand on est jeune ce n’est pas très gênant … mais depuis une quinzaine d’années, ça me réveillait d’aigreurs douloureuses toutes les nuits vers trois heures du matin … La « faculté » me prescrivit un médicament à prendre une demie heure avant le repas du soir … Depuis que j’ai découvert les vertus du thé vert complet (quatre sachets de thé Lipton clear green citrus qui macèrent toute la journée dans un thermo de deux litres) dont je fais ma boisson favorite, les aigreurs disparaissent presqu’instantanément s’ils leur arrivent encore de se manifester …

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Voici quelques dictons ou propos d’auteurs célèbres qui n’ont pas manqué de souligner cette faculté si précieuse qui rend la vie plus agréable et que les hommes se sont ingéniés à exploiter afin d'en sortir le maximum de raffinement pour le palais et l’esprit …

Ceux à qui le monde n’apparaît pas à leur goût, je leur conseille de ne pas tâcher de changer le monde mais de changer leur goût. (Jean Dubuffet)

La nature donne le génie ; la société, l’esprit ; les études, le goût. (Charles-Augustin Sainte-Beuve)

On le répète à l’école : « La vanité est le plat des sots. » Mais les sages aussi condescendent à y goûter de temps en temps. (Jonathan Swift)

Le style se juge comme le vin : il suffit d’avoir du goût. (Claude Aveline)

Le snobisme ne donne pas le goût mais il supplée au manque d’opinion. (Alfred Capus)

J’ai les goûts les plus simples du monde, je me contente du meilleur. (Oscar Wilde)

La meilleure odeur est celle du pain, le meilleur goût, celui du sel, le meilleur amour, celui des enfants. (Graham Greene)

Le bonheur est toujours à la portée de celui qui sait le goûter. (François de La Rochefoucauld)

Le goût est le bon sens du génie. (François René de Chateaubriand)

Ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire. (Charles Baudelaire)

Entre le bon sens et le bon goût, il y a la différence de la cause à son effet. (Jean de La Bruyère)

Le goût est l’ennemi de la créativité. (Pablo Picasso)

Le goût, c’est la mort de l’art. (Edgar Degas)

Je suis partagé entre un goût pour les faits et un goût pour l'effet.  (Louis Scutenaire)

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Je tiens aussi, comme je le fais chaque semaine, à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ».

L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes.

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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14/09/2010

Ch. 28 c - Perte de sens.

 

Récit détaillé d'un long cheminement de recherche

d'une vérité sur la motivation d'exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s'étonne pas d'un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu'il ne demande à personne de partager : il s'avoue agnostique par loyauté de pensée avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Ch. 28 c - Perte de sens !

 

{5} J’ai intitulé ce sous-chapitre : perte de sens, pour bien souligner le contexte médical dans lequel un organe que la sélection a privilégié pour assurer la pérennité des êtres vivants, perd sa fonction de plaisir physique qui est son moteur essentiel quand il est « ravalé » à un rôle d’appendice comme le nasal. Cette jouissance physique est tellement essentielle chez les êtres vivants qu’elle en est vraiment le centre …

 

Après l’infarctus sans séquelle qui m’ont amené à « déballer » les considérations du chapitre précédent, j’en vécus une autre qui mérite d’être relatée, parce que je me suis trouvé en danger, la médication qui me protégeait des accidents cardiaques ayant dû être interrompue pour éviter les hémorragies, me permettant ainsi de compléter le dossier sur la fin d’exister que j'ai ouvert plus avant dans cet ouvrage.

 

Depuis un certain temps, j’étais handicapé par des problèmes de miction difficile, tant et si bien que la faculté, en l’occurrence un spécialiste des voies urinaires que je consultai, me conseilla de pratiquer une intervention d’agrandissement de l’urètre par les voies naturelles.

 

L’intervention, bénigne en soi et indolore sous anesthésie locale, se passa très bien. Cependant, en raison des déficiences cardiovasculaires aggravées par l’angine de poitrine qui me singularisent, il est impératif que je sois en permanence sous liquéfiants sanguins pour éviter la formation de caillots susceptibles de provoquer des problèmes circulatoires coronariens.

 

Comme le curetage des voies urinaires provoquait une blessure avec saignements à cicatriser, il était nécessaire pour éviter une hémorragie dangereuse de stopper les liquéfiants sanguins me protégeant de l’infarctus.

 

Je me trouvai donc pendant une trentaine de jours sans cette protection, ce qui me replaçait dans une situation de danger semblable à celle que j’avais vécue en début d’année.

 

Aussi, l’aiguille de mon « trouillomètre » grimpait-elle, ne fût-ce qu’au souvenir de ce qui était arrivé à mon beau-père, ainsi que je l’ai évoqué plus avant, décédé d’arrêt cardiaque quelques jours après exactement la même intervention. Lui aussi avait dû interrompre son traitement cardiaque.

 

On comprendra que cela me rendait très attentif à tout signe révélateur d’un quelconque problème. …

 

{6} Ainsi fut-elle cette nuit, quelques jours après l’intervention, lorsque je fus réveillé par une douleur au creux de l’estomac, avant-coureur, me semblait-il, de l’accident redouté. J’alertai l’infirmière de garde qui me rassura après avoir procédé à un électrocardiogramme négatif.

 

Le lendemain même scénario vers trois heures du matin… et nouvel « électro» négatif…. Comme ça ne passait pas et au contraire reprenait de plus belle, j’insistai jusqu’à ce qu’une cardiologue de garde vînt m’examiner avec d’autres appareils plus sophistiqués … Résultat aussi nul à mon grand soulagement mais aussi à ma grande confusion … : on devait me prendre pour un sacré froussard !

 

Que s’était-il passé ? Je le comprendrai plus tard à la suite d’un examen appelé d’un nom incroyable que je ne peux m’empêcher de « débobiner » : oesogastroduodonoscopie (sic).

 

J’appris ainsi que cette gêne gastrique qui me rappelait les infarctus précédents, était due à l’inflammation d’une hernie stomacale, provoquant une oesophagite de reflux pour laquelle je serai soigné plus tard, défaut de famille qui faisait dire à mon père alors et à mon fils aîné en riant quand ça lui prend maintenant, qu’ils « ruminent », cette poche renvoyant à la mastication un peu de nourriture non digérée. En ce qui me concerne, ce phénomène se manifestait, au creux de la nuit, en période de digestion du repas du soir, mais pour moi sans le retour en « rumination » des bovidés.

 

Cette aventure où j’ai bien cru passer de l’autre côté comme mon beau-père, m’amène à relater et approfondir, tellement leur acuité devint pertinente, les sentiments qui m’ont habité alors et qui m’ont entraîné à des investigations, analyses et supputations d’ordre, disons… métaphysique, mais aussi psychologique.

 

{7} Psychologique d’abord, parce qu’abordant le problème si délicat dans notre contexte éducatif judéo-chrétien, si décrié de nos jours, de la pudeur excessive, conséquence d’un enseignement qui nous poussait à rejeter, comme une faute grave appelée « luxure », l’utilisation des organes sexuels en dehors de la procréation et de la fonction de miction ou de défécation.

 

Dans mes confidences, je n’ai pas manqué de relater la lente évolution de ma sexualité étouffée par ce carcan éducatif. Cependant, dans l’heure présente, l’organe tabou devenant le centre des seules préoccupations médicales de tous, tant de l’entourage hospitalier que de moi-même, force sera donc de limiter sa fonction à son seul rôle physiologique comme le nez, la bouche ou les oreilles.

 

C’est dans ce contexte bien spécifique, imposé par mon subconscient lui-même que j’abordai cette période menaçante d’outrage à ma pudeur et propice à me faire franchir les frontières si humiliantes du ridicule.

 

Aussi ce fut dans une décontraction totale que je me prêtai à subir tout ce qui se passerait quand mon bas-ventre de vieil homme et ses attributs seraient manipulés et maltraités, à tel point qu’entré dans la chambre qui m’était réservée, dévêtu pour passer la blouse humiliante dont j’ai déjà parlé et dans la tenue de notre père Adam au paradis terrestre, il ne me vint même pas à l’esprit de me couvrir d’un quelconque vêtement, pourtant à portée de main, quand une très jeune et très jolie infirmière débutante apparut, souriante, m’invitant à m’asseoir à la table pour remplir la fiche médicale.

 

Ce fut donc « nu comme un ver » que je m’installai à côté de la mignonne personne, toujours aussi souriante et aussi à l’aise que si j’étais revêtu de mon plus beau complet-veston. Je l’ai civilement reconduite jusqu’à la porte avec une petite inclinaison du buste par déférence … A ce souvenir, j’en suis encore tordu de rire…

 

Je ne m’étendrai pas sur les autres « incongruités » que ma situation imposera, tels les déplacements cocasses dans les couloirs du vase communicant que j’étais devenu, poussant une chandelle à baxter d’une main et maintenant un sac à urine de l’autre, le sac du dessus s’empressant de se vider dans celui du dessous en passant au travers de mes tissus.

 

Ou encore l’inénarrable séance du retrait d’une sonde qui avait décidé de s’implanter comme un vulgaire parasite. Les infirmières finirent par s’y mettre à trois pour « l’extraire » délicatement dans un fou-rire général qui atteint son paroxysme quand, par la suite, pris de panique, je me crus circoncis, le prépuce quasi ressoudé ayant complètement disparu….ce fut toute une histoire pour le retrouver et le reconstituer….. Bien entendu, je me chargeai de l’intervention dans la crainte de réactions « incontrôlées », si de jolies mains s’en étaient chargées, ce qui aurait tout compliqué. Quant aux "spectatrices", elle étaient pliées en quatre à voir mon air ahuri ... et mes efforts laborieux ...

 

{8} Cette péripétie médicale de mon existence, sera caractérisée aussi par le contexte psychologique de détente et de bonne forme physique qui m’amèneront à transcender les insignifiants problèmes physiques et psychiques de l’heure pour me consacrer entièrement à la réflexion profonde.

 

D’autant mieux que je profitais de l’espace confortable de la vaste chambre de coin que me permettaient mes assurances, avec de chaque côté une grande fenêtre donnant sur un parc Léopold en pleine euphorie estivale, dans l’environnement idéal d’une région toute acquise aux exigences de la communauté européenne qui y a établi son parlement et ses quartiers dans un espace luxueusement aérés et arborés. C’est dire si je me trouvais dans des conditions propices à la réflexion pour réfléchir et « philosopher ».

 

C’est ce que je ne vais pas manquer de faire au sous-chapitre suivant, intitulé : Réflexion sur la fin « d’exister » d’un être vivant … « L’au-delà » … ?

 

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