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17/12/2010

Ch. 29.9a - L'exponentialité de l'intelligence.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l'obtenir immédiatement

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Ch. 29.9a  -  L'exponentialité de l'intelligence créatrice.

 

Arrivé à ce stade de mon cheminement dans la pensée humaine, je vais m'arrêter quelque peu à la plus performante de nos facultés mais aussi la plus dangereuse pour l'équilibre de notre planète : l'intelligence créatrice.

Elle a permis aux humains de mettre en place surtout depuis peu de temps (un petit siècle tout au plus) des avancées technologiques dont les résultats  bouleversent par leur gigantisme exponentiel, un équilibre naturel si péniblement construit sur notre terre pendant des millions d'années.

Pour rendre didactique la démonstration de l'expansion de notre espèce, depuis qu'elle a quitté son biotope naturel des forêts équatoriales, j'ai repris les données que me fournissait la page 157 du livre du Professeur de Duve « Génétique du péché originel » dans une présentation synoptique :

Époque (années)

Nombre d'individus

 

-500.000

3.000

Au cœur de l'Afrique, lorsque les Néandertaliens se sont séparés des Cro-Magnon pour aller leur propre chemin.

-200.000

10.000

L'Éve mitochondriale, Adam Y et leurs congénères entreprennent leur dernier trajet vers Homo sapiens sapiens

-10.000

De  5 à 10 millions

Éparpillés sur une bonne part du monde, lorsque les premières agglomérations humaines furent créées.

1.600

500 millions

Henri IV :  1589/1610  (France)

1.800

1 milliard

Consulat  Bonaparte-Cambacérès-Lebrun 1799/1802 (France)

1.930

2 milliards

3ème république :  Gaston Doumergue 1924/1931 ( France)

1.970

4 milliards

Pompidou  1969 /1974 (France)

2.010

6,5 milliards

Sarkozy  depuis 2007  (France)

2.050

9,1 milliards

-

 

Avant d'aborder ce sujet de la progression dangereuse de notre espèce qui va inévitablement saturer son habitat,  j'aimerais rappeler les étapes d'une évolution due autant au hasard qu'aux accidents, nous amenant à subir ce futur périlleux, cependant confortable pour nos descendants, à la condition de bien maîtriser la menace de surpopulation. (Notre planète ne peut que difficilement aller au-delà de 10 milliards d'habitants, d'après les économistes les plus optimistes)

Les paléoanthropologues se perdent en conjectures  tellement l'évolution de l'homo est   mosaïque, plurielle et buissonnante comme le prétend Pascal Picq sur la couverture de son livre « Au commencement était l'homme ».

Aussi, il m'a semblé utile de compléter mon étude par quelques données sur l'histoire de nos lointains ancêtres, qui démontrent bien ce caractère « buissonnant » de nos origines.   °liste résumée d'un tableau des hominidés tirée de Wikipédia°

LISTE DES HOMINIDÉS se subdivisant en :

a) Représentants du genre Pongo (pongo pygmaeus)

b) Représentants du genre Gorilla (Gorille)

c) Premiers hominins dont Toumaï (-7 millions d'années à -4,4 millions d'années )

d) Panina (Pan troglodytes et paniscus)

e) Hominina (4,4 millions à nos jours)

Groupe se subdivisant lui même en :

1. Kenyantropus platyops (-3,5 à -3,8 millions d'années)

2. Australopiphèques graciles dont « Lucy » et « Abel » (-4,2 à -2,6 million

d'années)

3. Australopithèques robustes  (-2,7 à 1,5 millions d'années)

4. La mosaïque de tous les représentants du genre Homo :  (en millions  d'années)

Rudolfensis (-2,4 à -1,8)

Habilis (-2,4 à -1,6)

Géorgicus, premier hors Afrique  (-1,8 à -1,2)

Ergaster (1,9 à 1)

Antecessor (-1,2 à -à  0,700)

Erectus,  premier debout  (-1 à 0,300)

Heidelbergensis (-0,600 à -0,200)

Néanderthalensis (-0,250 à -0,028)

Sapiens idaltu (-0,195 à -154)

Rhodesiensis (-0,300 à - 0,125)

Floresiensis (-0,095 à - -0,012)

Soloensis  (-  0,095 à -0,012)

Homo sapiens (-0,200 à nos jours)

 

Cette mosaïque est un buisson de branches multiples dont un mutant l'Homo sapiens est accidentellement sorti il y a 200.000 ans, a évolué et saturé son habitat jusqu'à le menacer...  Elle permet aussi de bien situer Toumaï, Lucy et Abel ...

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A propos des origines communes à l'homme et au singe, Pascal Picq a dit lors d'un entretien à la Radio Française en 2002.

L'homme ne descend pas du singe. On sait que l'évolution n'a pas procédé par grades successifs. Les singes ont évolué en même temps que nous. Ils ne sont pas plus, pas moins évolués que nous. Les chimpanzés et les bonobos sont plus proches de nous que les gorilles. En terme de famille, cela veut dire que ce sont nos frères et que les gorilles sont nos cousins. Nous, les chimpanzés, les bonobos et les hommes, avons un dernier ancêtre commun à partir duquel nous nous sommes séparés en Afrique vers 6 ou 7 millions d'années. Si on fait le bilan de ce que l'on a observé depuis 30 ans chez les chimpanzés, on s'aperçoit que tout ce que l'on avait cru voir se manifester en termes d'adaptation uniquement chez les hommes c'est à dire la bipédie, l'outil, la chasse, le partage de la nourriture, la sexualité, les systèmes sociaux, le rire, la conscience, l'empathie, la sympathie, les chimpanzés le font aussi. Donc, soit ils ont tout acquis indépendamment, soit cela vient du dernier ancêtre commun, ce qui est plus plausible. Cela veut dire que déjà dans le monde des forêts, il y a 6 à 7 millions d'années, toutes ces caractéristiques que l'on a cru propres à l'homme existaient et font partie d'un bagage ancestral commun.

Note du « modeste tout le monde » que je suis : Ce long et lent chemin de nos ancêtres à  travers toutes les branches de nos origines ne peut que confirmer le caractère hasardeux et exceptionnel de l'évolution de quelques primates, échappés par miracle, vers l'homo sapiens dont les descendants ont développé l'intelligence leur permettant de maîtriser le minéral et la vie, et de la transformer jusqu'à intervenir dans sa structure physique.  Dans le creuset de leurs « lieux » de science, par leurs découvertes, les hommes ont amélioré leur milieu, transformé leur planète et la vie, en ont découvert les secrets jusqu'à intervenir dans leur propre entité physique (médecine et chirurgie) et dans leur biotope.

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30/11/2010

Ch. 29.6 - Inventaire des moyens de l'intelligence humaine.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

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Propos d'un octogénaire provenant

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Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch. 29.6   - Inventaire des moyens de l'Intelligence humaine.

 

 

Nous nous sommes situés dans l'espace, dans l'infini, ... et dans le temps ...

Nous en avons conclu à « l'unification » du « Tout » dans une force ou énergie fondamentale qui sous-tend les univers et qui est la seule possible dans une « logique qui tue », les autres étant impossibles dans l'absolu de la raison.

Dans l'absolu de la raison, il est difficilement concevable qu'il existât un «Tout statique » qui occupa tout l'espace et qui n'aurait pas d'origine ...

Cependant, les croyants pourraient y trouver  une place pour l' « Être Supérieur », mais alors pourquoi en sort-il de cet état pour créer des «univers non statiques », dans l'intention de donner un espace d'épreuves à l'âme de  l'homme au centre d'un petit déchet de petite planète dans un de ces univers ou de cet univers ... ?

Aussi, après toutes ces considérations, nous devons « retomber sur terre » pour analyser en profondeur notre histoire et notre milieu depuis que les « l'homo sapiens », ont évolué vers le savoir et se sont  dotés des moyens nécessaires à l'expression d'un raisonnement.

Cette analyse pour être complète doit remonter très loin dans le passé de nos ancêtres, les descendants  d'arboricoles qui ont  évolué et muté.

Cependant, refaire l'arbre généalogique complet de l'homme est impossible, en raison d'une période obscure dans son histoire qui se situe avant l'homme de Neandertal et celui de Cro-Magnon.

Ce passé, suivant Pascal Picq, est un écheveau énorme aux embranchements multiples, caractérisé  par le fait qu'il n'est pas singulier, mais mosaïque, pluriel et buissonnant.

L'avènement de l'homo sapiens est l'aboutissement d'un long parcours semé d'embûches que les « survivants » ont entrepris depuis qu'ils ont quitté leur forêt équatoriale, en dépit des nombreux accidents qui n'ont cessé d'interrompre son parcours.

Cette période mosaïque, plurielle et buissonnante, est tellement lointaine que ses traces  se perdent dans la « nuit des temps » et que ses vestiges n'ont que peu résisté aux accidents naturels, climatiques ou autres.

Il est certain que de nombreuses branches ont « buissonné » pour s'étioler et mourir et qu'une seule a subsisté.

Aussi, concernant cette période cruciale de l'histoire de nos origines, est-il important de laisser la parole au professeur de Duve qui aux pages 128 et 129 de son livre « Génétique du péché originel » mis à jour en février 2010,  dit en substance ceci :

Chez les organismes qui se reproduisent sexuellement, les spermatozoïdes perdent leur mitochondrie au cours de leur maturation, de sorte que ces organismes sont transmis de générations en générations exclusivement par les ovocytes de la lignée femelle.  Le séquençage comparé d'échantillons d'ADN mitochondrial humain récolté dans diverses parties du monde a permis de reconstituer cette généalogie jusqu'à une femelle ancestrale unique -  l'«Ève mitochondriale », comme on l'appelle  -  qui vécut quelque part en Afrique, il y a environ 200.000 ans.  Des études similaires sur le chromosome Y, prérogative mâle, ont conduit de la même manière à un « Adam Y » qui vivait en Afrique à peu près à la même époque.

Le professeur signale pour ceux qui serait tenté d'y voir une référence biblique, qu'elles ne se rapporte pas à un couple défini, mais bien à deux individus non spécifiés, dont on estime, sur la base de calculs théoriques, qu'ils faisaient partie d'une population initiale d'environ 5.000 membres de chaque sexe partageant le même patrimoine génétique.  Au cours du temps, toutes les lignées de même sexe, sauf une, ont été interrompues par l'absence de filles dans les lignées femelles ou de fils dans les lignées mâles, ne laissant finalement que deux lignées ininterrompues, l'une femelle et l'autre mâle, remontant à deux individus qui n'avaient probablement rien à voir l'un avec l'autre.  Adam Y ne s'est probablement jamais accouplé avec Ève mitochondriale. Selon ces découvertes, tous les êtres humains existants sont des descendants de cette  seule branche africaine. ... Les bandes de l'homo ergaster et de l'homo erectus qui se sont égaillées sur une bonne partie de l'Eurasie, il y a  1,5 million d'années,  se sont toutes éteintes depuis longtemps sans laisser de descendants actuels. ... Il est remarquable qu'après toutes ces pérégrinations l'étape finale vers l'humanité soit partie d'Afrique, son premier berceau.

Cette  « rétrogradation de l'espèce » dans notre passé, avec extinction de presque tous ceux qui auraient pu devenir nos ancêtres fut suivie d'une nouvelle expansion de quelques individus qui deviendront les ancêtres de tous les hommes vivant sur notre planète, qu'ils soient Boschimans (peuple primitif d'Afrique) ou savants de nos universités.

Cependant, cette nouvelle expansion aura sa « branche morte », les Néandertaliens et voici ce qu'en précise le professeur de Duve page 133 à 135 de l'ouvrage précité :

Nos ancêtres, les Cro-Magnons, ont été précédés des Néandertaliens et ont probablement migré hors d'Afrique avant leurs jeunes cousins, pour s'établir dans de nombreuses parties de l'Europe et du Moyen-Orient.   Ils y furent rejoints plus tard par les Cro-Magnons, avec lesquels ils ont coexisté pendant un certain temps. ... On s'accorde généralement à considérer les deux groupes comme suffisamment proches pour mériter le même nom de Homo Sapiens, tout en qualifiant les Cro-Magnon de « sapiens sapiens » ... Il n'existe pratiquement aucune indication que les Néandertaliens aient eu un art, des bijoux ou des rites, en tout cas comparable à ceux des Cro-Magnons.  Il leur est arrivé d'ensevelir leurs morts, mais avec peu d'ornements.  Leur cerveau, néanmoins, semble avoir été un peu plus  gros que celui des Cro-Magnons, mais ce n'est pas nécessairement un signe de supériorité intellectuelle ... C'est le développement de certaines régions spécifiques du néocortex qui est décisif. ... Quant à la parole, des moulages de la partie inférieure de leur crâne suggèrent que leur larynx  pourrait avoir été situé trop haut pour permettre un véritable langage, mais la question reste controversée à la suite de la découverte d'un autre os qui surmonte le larynx trouvé en Israël ... Autre question sans réponse concerne les relations qui existaient entre Néandertaliens et Cro-Magnons  ...  se sont-ils connu, ont-ils fraternisé jusqu'au croisement, sans progéniture comme c'est le cas des hybrides, tels que le mulet ... ou au contraire se sont-ils battus et même exterminés ?

 

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Si nous cherchons le sens de l'existence, nous ne pourrons le faire qu'en utilisant l'outil de base qu'est la pensée, elle-même étant l'expression des phénomènes suscités par ce que nous appelons l'intelligence.

A ce stade de mon exposé, Je crois utile d'analyser en profondeur cette faculté qui nous singularise des autres êtres vivants : le développement de l'intelligence suscitant la pensée, laquelle s'est prolongée et perfectionnée dans la cohérence et la déduction pour s'épanouir dans les  créations cérébrales de l'invention et de l'imagination.

Afin d'en arriver à une conclusion bien argumentée, je crois nécessaire de procéder à une étude systématique du matériel dont nous disposons et de son fonctionnement, tout en laissant au lecteur le soin de disserter sur  la logique de son développement.

Je vais m'efforcer d'évoquer ce matériel en mélodies qui se succéderont dans une structure progressive en abordant les thèmes suivants :

1. La pensée est l'aboutissement du travail cérébral de l'animal intelligent qu'est devenu l'être humain.

2. La cohérence (rapport logique entre des idées) est la charpente d'une réflexion intelligemment élaborée par cet être humain et la déduction en découle et lui est concomitante.

3. La création cérébrale en est le produit.

Elle-même exaltée par 4. le sublime qui résulte de l'élévation de la pensée construite en dehors du matériel.

L'ensemble de ces démarches provoquant 5. l'évolution « exponentielle », résultant des actions posées dans l'infini futur de l'évolution du savoir et de son développement.

En guise de 6. conclusion, je me permettrai de disserter sur le sens de la pensée humaine : est-elle un mécanisme dû à des fonctions cérébrales en progression performante ou est-elle le support d'un message à décrypter ?

 

 

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16/11/2010

Ch. 29.4c - De l'illusion à l'abstraction de la pensée.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Ch. 29.4c - De l'illusion à l'abstraction de la pensée.


 

A propos de l'illusion, rappelons l'énoncé du  cybernéticien Heinz von Foerster (1911-2002) cité dans la partie 4 de mon exposé :

« Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau.  Ce même schéma s'applique d'ailleurs à toutes nos perceptions sensorielles. La rétine ne perçoit pas la couleur, elle est  aveugle à la qualité de la stimulation et n'est sensible qu'à sa quantité. Cela ne devrait  pas constituer une surprise, ajoute Von Foerster, car en fait il n'y a ni lumière ni couleur en soi : il y a seulement des ondes électromagnétiques.  De  même, il n'y a ni sons ni musique : seulement des variations momentanées de la pression de l'air sur nos tympans.  Il n'y a pas de chaud, pas de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d'énergie cinétique, et ainsi de suite. »

En réalité ce que l'on croit être là, n'est véritablement pas là

°Tiré de J.Guitton, I&G.Bogdanov - Dieu et la science - p.179/180°

 

MELODIE DE L'ILLUSION.

Le réel est en conflit

Dans son duel de l'espace

Avec celui de son lit

Qui lui cédera sa place.

 

Le réel épris de temps

S'est bercé d'émotion

A la faveur du printemps

Qui portait son action.

 

Le réel n'est pas fidèle,

C'est l'amant aux fleurs fanées

Recueilli devant la stèle

Des passions délaissées.

 

Le réel se joue de nous,

Car il nous promet le ciel

Quand nous sommes à genoux,

Attendant son arc-en-ciel.


Le réel c'est l'illusion

Qui nous trompe depuis toujours

Quand on fait miroiter l'amour,

En fruit de nos évasions.

 

Le réel c'est l'illusion

Des âmes tronquées d'espoir

Qui épient dans un miroir

Leur ferveur en éclosion.


°°°°°°°°

Qu'est-ce qu'une illusion ?

L'interprétation erronée d'une donnée sensorielle. (Larousse) ; erreur qui semble se jouer de nos sens, les tromper. (Littré) ; erreur de perception causée par une fausse apparence (Robert) ; perception erronée due à une apparence trompeuse (Hachette).

Nos sens nous permettent de percevoir toutes les données de notre environnement.

Le crayon que je tiens dans ma main et que j'ai posé sur sa pointe existe parce que mes doigts par le toucher en perçoive la forme et le volume et que mes yeux envoient à mon cerveau son image et en décodant la lumière que le soleil (ou une source électrique lumineuse) transmet à mon œil en enregistrant sa longueur d'onde exprimée en nanomètres (milliardième partie du mètres) tout en véhiculant l'énergie particulière de sa couleur, ce qui me permet de distinguer la nuance voulue par son fabricant.

En effet, c'est depuis 1920 qu'on sait que la lumière est une particule qu'on a appelée photon et que la différence entre les couleurs provient de la quantité d'énergie que celui-ci véhicule.

Cette énergie s'exprime par une onde dont la longueur peut se mesurer en nanomètres (la milliardième partie du mètre).  Ainsi le rouge, au haut de cette échelle, mesure 700 nanomètres et le bleu, au bas,  480.

Nos yeux, par l'apprentissage qui augmente les fonctions cérébrales surtout pendant les vingt à vingt-cinq premières années de la vie, sont capables de distinguer  une dizaine de millions de nuances...( sic !)

Cette faculté est un des avantages de l'homme civilisé qui a développé au maximum les nuances grâce à ses progrès dans la chimie des couleurs et dans le domaine des spectrographes - appareil servant à étudier la décomposition (spectre) d'un rayonnement.

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Revenons-en à mon crayon, sa fonction consiste à servir d'intermédiaire par le tracé de l'écriture entre ma pensée et un support papier qui va la recevoir.

L'écriture est conventionnellement formée de signes imaginés par l'être humain pour traduire son langage et garder ou capter sa pensée.

Notre ancêtre des cavernes, bien repu et à l'abri des fauves, s'est mis à émettre des cris, puis des sons pour exprimer sa joie, les sons se sont modulés en chant, son cerveau, à l'aube de la pensée, s'est éclairé de la parole et  la voix sortie d'un larynx évolué s'est adaptée à la complexité du langage et du vocabulaire.

C'est la parole qui a nécessité des signes que l'homme a gravés sur des supports permanents, comme la pierre, l'écorce, les peaux de bêtes, le parchemin et le papier pour transmettre des messages  ou les conserver.

L'entité indépendante, qu'est l'être humain, va créer des «textes» qui seront éventuellement transmis et qui peut-être persisteront dans le temps.

Des bibliothèques se sont établies pour vulgariser le savoir, le garder, l'améliorer, le transmettre et depuis peu se sont complétées des moyens prodigieux  de vulgarisation par voie hertzienne et spatiale.

L'essai que j'écris, quant à lui, fait appel à des concepts immatériels de pensée qui sont purement cérébraux puisqu'ils proviennent de supputations personnelles, elle-même inspirées de notes ou connaissances antérieures.

Cependant sa pérennité est subordonnée à la durée d'une part de son support matériel (le papier) ou peut-être d'une volonté de divulgation plus large par reproduction (journal, revues, livres, supports magnétiques, la toile d'Internet etc.)

J'ai ainsi tracé l'historique d'une évolution qui a amené « l'homo sapiens » à créer un savoir écrit et transmis ou conservés dans les archives, les bibliothèques et maintenant sur « la toile ».

Ces références éparses, mais de plus en plus accessibles permettent  d'alimenter les « nouveaux découvreurs », surtout maintenant que l'accès, le stockage et le triage en sont facilités par des outils performant à la portée des spécialistes et même d'à peu prés tout le monde.

Ce long préambule pour en arriver à bien décrire le processus qui a contribué à développer une faculté cérébrale présente chez tous les êtres vivants évolués.

Cette faculté, chez  un primate a été favorisée par un accident climatique qui l'a isolé progressivement de son habitat d'arboricole et l'a forcé de s'adapter à un nouveau biotope.

Ce primate, dans des conditions de survie difficile, fut contraint :

1. à adopter la position debout pour surveiller les carnassiers dans les savanes qui s'étaient substituées aux forêts.    2. privés de son alimentation de frugivore-insectivore, à se nourrir des restes qu'il chapardait aux charognards 3. à privilégier l'association en petites bandes pour traquer le gibier jeune, malade ou affaibli.

La position debout, la nourriture carnée et l'associativité ont favorisé le développement des zones du cerveau qui traitent le raisonnement et la mémoire, elle libérait les bras et les mains pour emporter les restes disputés, favorisait  la marche, la course et la bipédie, mais surtout permettait le développement du larynx, de la voix, de la parole ... et plus tard de la pensée.

La parole s'est associée à la pensée pour produire l'intelligence qui est une faculté développée par l'homo pour s'adapter à son biotope.  Cette faculté lui a permis de dominer la matière et la vie jusqu'à se menacer lui-même par saturation du milieu.

L'intelligence est donc une faculté « animale » développée par nos ancêtres pour s'adapter et survivre.  Il est certain que dans l'histoire de "l'homo" une mutation a dû se produire chez un descendant privilégié « l'homo sapiens » dont proviennent au haut de l'échelle nos savants et au bas les bochimans (peuple chasseur-cueilleur d'Afrique).  Quant à l'homo non muté, il s'est éteint.

Entre les deux, il y a tout la gamme des autres qui font notre monde civilisé ou non avec l'explosion  exponentielle des découvertes et de la science.

L'association en « petites bandes » fut le départ des clans, peuple et nations avec des meneurs, des dictateurs et des chefs qui ont organisé la vie en société.

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Maintenant, avec réalisme, considérons ce que nous sommes et nos moyens d'exprimer l'intelligence.

Nous sommes un produit du cycle du carbone et rien d'autre. Nous sommes le résultat d'un processus commencé il  y a quelques millions d'années.

Une roche de 70 kilos a exactement le même nombre de particules qu'un homme du même poids, leur différence provient uniquement de la manière dont celles-ci sont agencées.

La roche est le résultat d'une évolution primaire, alors que nous sommes l'aboutissement d'un long processus biologique aux branches multiples.

Nos 70 kilos de particules bien agencées font de nous un être bénéficiant d'une certaine indépendance, capable seul ou collectivement de créer, d'inventer, de découvrir mais surtout de maîtriser son environnement planétaire actuellement, mais peut-être de plus en plus spatial dans le futur.

Ces  70 kilos de particules réalisent ces performances grâce à une intelligence contenue dans environ 1500 grammes de matière cérébrale avec l'assistance essentielle de moyens visuels, auditifs, sensitifs, tactiles, moteurs, énergétiques et autres dont est dotée l'entité humaine.

On pourrait supposer que cette intelligence résultant de l'aventure humaine se trouve en puissance dans chaque particule de l'univers, rejoignant en cela Teilhard de Chardin. Mais c'est une autre théorie ... !

Il est possible que des manifestations intelligentes puissent  se produire partout dans l'univers, étant donné son immensité et la multiplicité de systèmes solaires et de planètes possibles.

Cependant, ces « mondes » ne sont sans doute pas structurés comme nous, d'où l'impossibilité de communiquer.  La complexité des combinaisons qui font ce que nous sommes et les différents « avatars » qui ont menacé la vie (disparitions des dinosaures entre autres), laissent peu de place à l'hypothèse d'une répétition de cet « accident planétaire ».

D'autre part, peut-on concevoir une présence intelligente en dehors de l'espace-temps ?  Cette présence intelligente, forcément statique, a-t-elle sa raison d'être ?  Nos connaissances et les questions que nous nous posons, résultent de processus de réflexions inconcevables en dehors du temps et même de l'espace.

Si on admet l'existence d'un Dieu suprême, on le situe à l'origine de tout, voire la raison de tout : l'intelligence supérieure.  Il a la connaissance suprême.

La connaissance suprême de quoi ?  La connaissance de ce que nous ignorons en dehors de l'espace-temps, à condition de découvrir tout ce qui s'y trouve.

Cette connaissance suprême à laquelle nous accéderions devrait nous introduire dans la félicité du savoir « infini », ce qui devrait nous apporter la félicité « infinie » qui nous placerait dans des conditions de bonheur « infini »

Les philosophes religieux prétendront qu'il s'agit d'un état subtil qui apporte à l'être « pensant » la plénitude de la connaissance et que cet état « privilégié» lui reviendrait après son existence temporelle,  le replaçant dans l'espace-temps puisque ce bonheur éternel devrait être personnel, individuel, débutant depuis sa naissance et se perpétuant après son existence terrestre.

C'est le rêve anthropomorphique  de l'immortalité ? Est-il concevable que cet état soit une copie conforme de notre existence terrestre, sans la souffrance et le malheur ... ?

D'autre part quelle raison supérieure motiverait l'Être Suprême qui n'a pas besoin de nous pour être complet.

Dans le prochain « billet », je présenterai ma vision de ce que je crois fondamental pour analyser et cerner cette faculté de l'intelligence que « l'homo sapiens » a développée jusqu'à saturer et modifier son propre biotope et le mettre en danger d'anéantissement.

 

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