Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

29/04/2017

&.-1- Atavisme - Les croyances et les religions ont suscités les potentats.

INTRODUCTION : Cette étude a pour ambition de défendre la théorie de l'évolution de l'espèce humaine due à l'action des potentats (du latin potentatus " pouvoir souverain"). --- Parmi les humains, ceux qui étaient physiquement les les plus forts se sont imposés par la force ou ont été suivi pour leur opportunisme ou leurs qualités intellectuelles. ---  L'objectif de cette étude est de défendre la théorie que l'aboutissement de notre monde provient de la loi du plus fort, personnalisé par le  potentat.  Ce comportement est la conséquence du grégarisme qui soumet ou élimine les plus faibles. ---                                                                                                  

&.-1- Source et origine de l'atavisme - L'espèce humaine, physiquement fragile ,fut forcée de s'unir pour affronter les dangers d'une existence précaire. --- Les croyances et les religions ont favorisé les potentats qui les assujettiront pour les "protéger" . ---

1.1- Cette étude a pour but de rechercher une réponse aux  interrogations qu'on se pose devant des évidences résultant de l'analyse de notre environnement, de la recherche de son origine ainsi que du fonctionnement de son mécanisme fondamental. --- Notre condition d'être solidaire suscita l’apparition de meneurs potentats utilisant les croyances pour asseoir leur autorité. ---

1.2- En préambule, il est essentiel d'analyser le mécanisme de l'évolution qui obéit à la loi fondamentale de tout ce qui est. ---  En tant qu'être humain, dépendant de ses conditions d'existence,  nous sommes soumis à la logique de prévoir un début et une fin à tout. --- C'est par raisonnement que nous sommes forcés d'admettre que les concepts de début et de fin de tout n'existent pas :  Dans l'absolu, donc en dehors de notre condition humaine, le début et la fin des choses sont inconcevables. ---  L'espace dans lequel nous évoluons et le temps qui le fait fonctionner n'ont pas de commencement, ni de fin : on n'est ou on n'est pas, sinon c'est  le néant ou l'immobilisme. ---

1.3- Cette subordination à ce mécanisme essentiel nous pousse aux déductions suivantes : notre ère d’existence, la planète terre, est le produit d'un mécanisme total dont les composants sont en perpétuelle évolution avec un début et une fin, sinon c'est l'absence de mouvements ou l'état statique, c'est à dire le néant. ---

1.4- Ce préambule était nécessaire pour mieux exposer le mécanisme fondamental logique, essentiel et permanent qui est à la base de l'évolution. --- On peut affirmer que ce mécanisme fondamental est le seul possible et est démontré par la raison. ---

1.5- Dans ce contexte d'évidence du mécanisme de tout ce qui est, nous devons établir les constats suivants, eux aussi primordiaux et uniques : exister suppose le mouvement de quelque chose que l'on a appelé la matière qui est en mouvement permanent et qui obéit à une seule loi possible, c'est avoir un début et une fin, sinon ce serait impossible puisque sans suite ni résultats. ---

1.6- La matière en évolution ne peut qu'obéir à un mécanisme de construction de ses éléments suivi de leur destruction (sinon il n'y aurait pas de mouvement), ce qui suppose que la matière constitue un univers unique qui fonctionne suivant sa loi de permanence, d'occupation et d'évolution. --- 

1.7- Un certains nombres de constats nous permet de déduire que toutes les "particules" de L'univers se construisent de manière permanente et forment un tissus infini en mouvement perpétuel créant une "histoire permanente" . ---

1.8- Ces constats apportent des éléments d'explication aux mécanismes qui produisent les phénomènes paranormaux acceptés par la science. ---Ces phénomènes nombreux et inexplicables existent, acceptés par des scientifiques sérieux et crédibles et ne peuvent s'expliquer que par une construction fondamentale que notre entendement ne peut admettre. --- tous les éléments de la matière vivante ou inerte ont une histoire qui peut revenir dans certains cas accidentels provocant des éléments inexplicables. ---

1.9- Nous commettons l'erreur de prétendre comprendre le "tout fondamental" avec un mécanisme humains, appelé l'intelligence, apparu fortuitement après des péripéties à la limite de la disparition totale. --- Nous sommes vraisemblablement les seuls dans l'univers à être capable de comprendre avec notre mécanisme de pensée. --- Notre évolution cahotante et chahutée ne peut que nous amener à conclure que notre intelligence et notre faculté de comprendre sont unique dans l'univers, tel que nous le concevons .

1.10- C'est sa rivalité atavique, développée par l'intelligence, qui permet à un être fragile de dominer les autres êtres vivants de sa planète. --  D'autre part, son biotope est le résultat d'un accident de la mécanique de l'univers qui permet l'eau liquide. --- Quant à la vie, c'est à la suite de circonstances fortuites dues au hasard qu'elle est apparue provoquant notre existence . --

 

A suivre dans une étude approfondie de notre histoire et de "l'histoire" qui s'est construite à partir d'un mécanisme de vie humaine produite par l'évolution des êtres vivants aboutissant à un être intelligent devenu solidaire à cause de ses conditions de précarité.

 

-o-o-o-o-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10/12/2010

Ch. 29.8b - L'associativité, facteur essentiel de l'intelligence

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

 

Publication tous les vendredis à 9 heures

 

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

 

Cliquez sur le poste pour l’obtenir immédiatement.

 

-----

 

Ch. 29.8b - L'associativité, facteur essentiel de l'intelligence.


Vivre en groupe : l'associativité est un des facteurs essentiels à l'éclosion de l'intelligence ...  La vie en groupe a ses exigences : soumission aux plus forts ou aux plus intelligents, mais aussi ses avantages : le nombre, la force des plus forts, les réalisations des plus doués.

Depuis « L'East Side Story » et les émigrations, les femelles des anthropoïdes, moins musclées et handicapées par la maternité et les soins aux jeunes, ont dû s'adapter à  un nouveau biotope découvert et dangereux en acceptant la protection de leurs congénères plus costauds ou plus intelligents.

La vie en groupe développe la communication (premières manifestations de l'intelligence) :   création de gestes significatifs,  utilisation de l'organe vocal (appel, renfort du geste, transmission de la peur, de la satisfaction, du plaisir, de la proximité du danger ...)

Les mâles dominants imposeront leur hiérarchie aux femelles et aux mâles plus jeunes ou plus faibles ... Les premières bandes ce sont créées, les premiers groupes se sont formés et  les premières tribus, les premiers clans, ... fondements essentiels et toujours actuels de nos sociétés.

Pour être cohérente, une pensée doit être le résultat d'un processus résultant de la connaissance.  Cette connaissance comporte un apprentissage antérieur aboutissant au langage, transmis ensuite par l'écriture.

De rudimentaire, celui-ci devient très élaboré afin d'exprimer des nuances qui permettront de pousser au plus loin une faculté qui s'est particulièrement développée chez l'être intellectuel : le raisonnement.

Le raisonnement doit être bien structuré pour être cohérent.  Il s'agit d'un mécanisme mis en place par l'éducation, l'instruction et l'expérience.  L'être humain a généralement besoin d'une petite vingtaine d'années pour maîtriser valablement cette faculté.

La déduction est une fonction de l'intelligence.  Le raisonnement est un processus complexe de l'intelligence qui cherche à construire par la pensée la solution à un problème posé.

La déduction déclenche le raisonnement et le raisonnement déclenche la déduction. Il s'agit d'un processus qui aboutit à une solution, elle-même perfectible : c'est ce qu'on appelle le progrès

Comment la déduction et le raisonnement se sont-ils développés dans le cerveau humain ?  On peut affirmer que les plantes ne raisonnent pas et  les animaux non plus. Ils posent cependant des actes et se comportent comme des êtres intelligents.

On pourrait dire qu'ils déduisent mécaniquement comme un ordinateur programmé : ils n'inventent pas individuellement comme l'homme. S'ils le font, c'est par accident fortuit qui peut s'inscrire dans leur mémoire génétique et celle de leurs descendants et avec la patience du temps être à la base d'une modification de comportement ou préparer une mutation.

Certains animaux placés dans des contextes particuliers ont des comportements intelligents.  Les animaux domestiques, surtout ceux qui vivent en symbiose avec l'être humain, comme le cheval, le chien et le chat ont des comportements dit intelligents : ils arrivent à déduire, à prendre des options « intelligentes » ou « embryonnairement  intelligentes ».  Tout observateur attentif du comportement des animaux domestiques a pu vérifier par lui-même ce phénomène.

Que penser de tout cela ?  Nous nous permettrons de développer une théorie en portant notre réflexion sur le long processus de développement du cerveau humain vers l'intelligence qui nous amènera à conclure que l'intelligence est un aboutissement logique du phénomène évolutif de l' « homo sapiens » placé dans son contexte environnemental.

Est-elle en puissance dans la matière comme la cellule, l'atome, les quarks et l'énergie, comme serait présente également la vie. ?  Quel mobile va la pousser à se manifester, car ce n'est pas parce qu'elle est en puissance qu'immanquablement elle va produire des effets car l'éclosion de l'intelligence est soumise à  des conditions aussi ténues et aléatoires que celles qui ont présidé à l'éclosion de la vie ? (Théorie de Theilhard de Chardin)

-----

Dans cette recherche des racines de l'intelligence raisonnée, et surtout de son éventuelle origine « surnaturelle », il est indispensable de remonter au plus loin dans l'histoire de « l'homo ».  En premier lieu, je me permettrai de reproduire « in extenso » l'introduction au chapitre 11, intitulé «  le façonnement de nos gènes », du livre du professeur Christian de Duve « Génétique du péché originel ».

Nous sommes, tout comme le reste du monde vivant, en grande partie les produits de la sélection naturelle.  Nos gènes sont là parce que, à un certain stade de l'évolution, ils se sont montrés utiles à la survie et à la reproduction de leurs propriétaires ou, du moins, n'étaient pas suffisamment  nocifs pour que leurs propriétaires soient éliminés. Quelque 98,5 % de ces gènes existaient dans le dernier ancêtre que nous avons en commun avec les chimpanzés et furent acquis au cours du long  chemin qui conduisit des premières formes de vie présentes sur la Terre il y a plus de 3,5 milliards d'années à la dernière bifurcation qui a séparé la branche primates des hominidés de celle des chimpanzés, il y a quelque 7 millions d'années.  Ces gènes rendent compte de toutes les propriétés que nous partageons avec les chimpanzés.  Nous devons à ce qui reste, soit, 1,5 %, ce qui nous fait spécifiquement humains.  Cela paraît peu, mais c'est encore beaucoup : un texte générique d'environ 45 millions de « lettres », un volume d'épaisseur respectable. (page 150)

J'en retiens que ce « texte générique » d'environ 45 millions de lettres, contient l'entièreté des connaissances enregistrées dans le cerveau de l'auteur des lignes qui précèdent, le Professeur Christian de Duve, mon maître à penser, qui les a accumulées en 93 ans (c'est son âge, il est né un an avant la fin de la guerre 14-18)  lui permettant de tirer les conclusions qu'il énonce dans son dernier livre (mis à jour en février 2010).

Pour en revenir au caractère hasardeux des circonstances qui fait que nous sommes là, il est important de souligner les éléments suivants mis en exergue par le professeur (repris entre guillemets) : « ... le nombre d'individus impliqués à un stade quelconque de l'hominisation a dû être très petit, ne dépassant probablement jamais quelques milliers, voire beaucoup moins. »...la probabilité d'une grande variété de mutations dans un lot aussi restreint de population en est réduite d'autant ... et sera insignifiante,  si on tient compte d'une durée de 50 millénaires  ... (page 151)

Autre fait important, signale le professeur, « la population était probablement divisée en petites bandes de quelque 30 à 50 membres, étroitement consanguins et liés par parenté.  Dans une telle situation, toute mutation favorable qui se présentait avait une bonne chance d'être exploitée efficacement, car elle se répandait rapidement au sein du groupe en fournissant à ses membres une supériorité sur ceux des autres groupes qui ne bénéficiaient pas du même avantage. » (page 151)

A ce stade de mon exposé, il est important de rappeler que le facteur essentiel de l'hominisation est le passage de la quadrupédie à  la bipédie qui libérait les bras et les mains et  développait  l'habileté manuelle ... et la création  d'auxiliaires matériels pour assister la quête de nourriture par l'utilisation d'outils de pierre de plus en plus élaborés et perfectionnés ...

La position debout, devint habituelle pour surveiller les prédateurs au-dessus des hautes herbes favorisant  le redressement du squelette jusqu'au bipède performant que nous sommes devenus. (Théorie de l'East Side Story)

« Les jambes sont devenues plus longues, les bras plus court ;  les pieds se sont adaptés à la marche, les mains à la préhension ;  la colonne vertébrale, le bassin et les épaules ont tous subi les modifications qui facilitaient la station debout et la marche correspondante ;  la position de la tête par rapport au reste du corps fut modifiée ;  les muscles, les nerfs, les vaisseaux sanguins et les viscères suivirent le squelette dans son évolution de manière à permettre de nouveaux mouvements et l'adaptation à des distributions pondérales différentes. (Professeur de Duve, « Génétique du péché originel » page 153)

«...  On rencontre ici ce qui a peut-être été un stade crucial de notre histoire, dans lequel la sélection naturelle a pu renforcer dans nos gènes deux traits qui s'y trouvaient déjà mais qui devinrent progressivement plus importants au fur et à mesure que s'améliorait le pouvoir des individus d'agir dans un but déterminé : la solidarité à l'intérieur du groupe et l'hostilité entre groupes, manifestée surtout par les mâles. » (Professeur de Duve, « Génétique du péché originel » page 154)

Le professeur signale le troisième stade de l'hominisation : la migration ... La recherche de nourriture, à la suite, peut-être, de troupeaux migrants fut probablement un facteur ... Ces groupes migrateurs rencontrèrent des climats et des milieux différents ... ce qui peut avoir provoqué une perte de pigmentation dans les régions septentrionales où les faibles rayons ultraviolets émis par un pâle soleil devenaient un atout plutôt qu'un handicap ...  (pages 154 et 155 de l'ouvrage précité).

Christian de Duve conclue cet important chapitre en posant la question métaphysique essentielle : « l'hominisation est-elle un hasard ou une nécessité ? Le sommet de l' évolution ou une étape ?

Nous n'avons pas de réponses à  ces questions, dit le professeur ... « La naissance de l'humanité fut-elle le fruit d'un concours extraordinaire de circonstances, d'une conjonction unique entre un accident génétique improbable et des conditions environnementales qui se sont trouvées par hasard convenir à la mise à profit de cet accident » (page 155) ... ou bien ne fallait-il qu'une « chiquenaude » pour déclencher un processus qui était inscrit dans les gènes ...  mais quelle a pu être cette « chiquenaude » ? ... « Si elle n'avait pas eu lieu, un autre événement aurait-il pu mettre les choses en route ? » ... « ... on est tenté de supposer que, si les événements avaient été différents, la chiquenaude nécessaire aurait néanmoins fini par être donnée, tant est impressionnant le caractère apparemment obligatoire du processus, une fois déclenché. » (page 156).

 

-----

 

 

 

 

01/10/2010

Ch. 28 g - L'Au-delà et conclusions.

 

Récit détaillé d'un long cheminement de recherche

d'une vérité sur la motivation d'exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s'étonne pas d'un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu'il ne demande à personne de partager : il s'avoue agnostique par loyauté de pensée avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

 

Ch. 28 g  -  L'Au-delà et conclusions

 

{16}Je voudrais conclure ce long travail de réflexions personnelles sur les motivations d'exister et la valeur de nos croyances en confiant, à ceux qui ont eu la curiosité de me suivre sans nécessairement partager ma conviction personnelle de nous trouver dans un monde mécanique sans finalité, que seule notre angoisse de la solitude face au néant de la mort justifie notre croyance en un au-delà.


Si je me suis étendu aussi longuement et aussi profondément, dans les deux chapitres précédents, sur des événements (la mort de Jean-Paul II et le drame de son successeur confronté à une des plus grandes crises de l'Église) qui ne devraient plus me concerner puisque ma position intellectuelle se situe dans l'agnosticisme, c'est que je tenais à préciser celle-ci.

 

Je rejoins le Professeur de Duve quand, dans son dernier livre, il pose les questions fondamentales pour l'être humain en s'interrogeant sur sa finalité (Qui sommes-nous ?  D'où venons-nous ?  Où allons-nous ? ) et qu'après avoir exposé ses connaissances étendues résultant d'une vie passée dans l'intimité des cellules, il conclut par l'interrogation « Et Dieu dans tous cela ? ».

 

Avec la plus grande prudence, le célèbre savant  avouera sa perplexité face à l'ampleur de la question ... il dénoncera le travers religieux de l'anthropomorphisme ... il dira : c'est l'homme qui a créé Dieu à son image ... Quant à sa position, il ne voudra pas démissionner d'une manière confortable en se réfugiant dans l'agnosticisme et refusera absolument de se définir comme athée ... A son avis, il faut « dépersonnaliser » Dieu, tout comme la nouvelle physique nous dit qu'il faut « dépersonnaliser » la matière.   Pour le professeur, il n'y a pas dans notre langage, pour désigner l'entité qui émergera ainsi, d'autre terme que celui d' «ultime réalité ». (Tiré de « A l'écoute du vivant » chapitre 18)

 

Quant à l'avenir des religions, il conclura :

 

Les religions ne doivent pas être abandonnées.  Elles doivent se débarrasser de leurs croyances mythiques, de leurs déclarations irrationnelles, de leurs enseignements obscurantistes, de leurs rituels magiques, de leurs prétentions abusives à une légitimité supérieure, de leur recours au chantage moral, sans compter parfois leurs appels à la violence.  Dépouillées de tous ces accessoires, mais en conservant intact le sens du sacré, elles doivent être soutenues et protégées afin de continuer à nous aider à contempler le mystère, respecter des préceptes éthiques, célébrer nos fêtes, partager nos joies et nos tristesses, supporter nos épreuves. (A l'écoute du vivant, page 361)

 

Dans son dernier ouvrage « Singularités, les chemins de la vie » le professeur de Duve, pose des questions essentielles : Qu'est-ce que la vie ?  Quelles en sont les caractéristiques et comment est-elle apparue ?  - (Tous les organismes vivants, animaux ou humains, descendent d'une cellule ancestrale unique. Tous utilisent le même langage et le même code génétique) Christian de Duve décrit dans ce livre les étapes de l'évolution qui fut une succession de hasards et de nécessités, de « singularités », dont il définit les différents types comme autant de balises, de jalons, qui ont tracé les chemins de la vie. (Texte de la dernière page de garde du livre)

 

La croyance en des forces supérieures à la base de notre existence aboutissant à la religiosité vient du sentiment que notre mécanique intelligente n'est pas le fait du hasard parce que sa finalité supérieure se situe au delà de notre vie terrestre.  Pour la plupart des êtres humains,  l'éducation dans le bain familial et le milieu les y conduit immanquablement.

 

Je n'ai cessé de décrire ce long cheminement personnel dans une recherche sincère de la vérité, avec des moyens intellectuels limités par une formation disparate que certains jugeront, peut-être,  peu sérieuse. Cependant celle-ci a pu être complétée et enrichie par un labeur intellectuel encyclopédique constant qui m'a contraint à toucher toutes les disciplines.

 

De plus, le « bon sens paysan » ou celui du comptable avec sa « logique qui tue » comme disait un de mes anciens patrons, peut, en se contentant d'un raisonnement simple, s'exprimer timidement et discrètement dans le concert des grands penseurs enivrés de théories savantes.

 

Aussi pour terminer ce livre, que certains qualifieront « d'erreur de vieillesse », rédigé pour ceux de mes proches qui auront la patience et l'indulgence de me lire, je tiens à avancer les conclusions suivantes autant sentimentales qu'empreintes de ce fameux « bon sens » :

 

Pendant les quatre-vingt années d'existence ... (quatre cinquième de siècle  ça compte, bon sang ...) que je viens de subir, mon cerveau s'est organisé pour penser, aussi me suis-je interrogé sur tout, emmagasinant des quantités d'expériences dans les domaines les plus divers et les plus controversés.

 

J'ai débuté ces « mémoires », il y a dix ans, avec la relation émue et chaleureuse de mon enfance chrétienne dans une famille aimante, et ensuite, sous l'œil bienveillant de mes oncles prêtres, celle de ma jeunesse dans le bain ecclésiastique d'un entourage éducatif très fervent et idéaliste.

 

{18} Des amis merveilleux m'ont initié aux valeurs supérieures de l'être humain et m'ont fait découvrir dans toutes ses expressions les plus subtiles le monde éthéré du « beau » authentique.


Ils ont poussé pour moi les barrières de leur jardin intime et m'y ont fait pénétrer.  J'y ai découvert les délicates fleurs de la pensée élevée, le bleu des ciels de l'enthousiasme, le parfum enivrant de l'idéal, le souffle puissant de la grandeur...

 

Leur foi était et est toujours belle, réconfortante de certitude, chaleureuse d'amour partagé, bâtie sur les hauteurs lointaines de l'inaccessible dans le matériau  immatériel et évanescent du rêve et de la poésie.

 

Grâce à eux, je connus les plus grands moments de ma vie dans la ferveur et la candeur de ma jeunesse, dans l'emballement d'un idéal de service et de partage avec les plus faibles....

 

{19} Ensuite, ce fut pour moi la rencontre avec  l'amour dans la dualité profonde de deux âmes complémentaires qui s'enrichissent de la découverte de l'immensité de l'autre comme une mer infinie qui recule les horizons....

 

.... avec le bonheur de marcher ensemble sur le chemin de la vie, main dans la main pour la joie, épaule contre épaule pour l'adversité, les yeux levés pour l'espoir et les mâchoires serrées pour  la souffrance....

 

.... avec la joie de partager à deux l'ouverture au savoir, au « beau », au rêve, à la poésie, à l'irréel imaginaire, à la méditation de l'âme qui élève la pensée au sublime....

 

.... pour se prolonger dans le nid du foyer et y accueillir l'avenir-enfant qui s'y installe exigeant de pérennité, guider ses pas incertains, partager son inquiétude, soutenir la marche hésitante de ses découvertes jusqu'à l'envol vers des territoires nouveaux.... faits du futur des générations en puissance....

 

Tout au long de ce long chemin, je découvris l'immense plénitude de celui qui se relève lentement, victorieux de l'adversité, quand il fut le genou à terre.

 

Merci au hasard qui m'a fait naître du « bon côté de la barrière » et m'a procuré le plaisir de m'aventurer  dans les dédales, arcanes et méandres de notre civilisation du bien-être et de la consommation pour m'y ménager, avec les miens, une place confortable et rassurante avec la complicité de ce qui fut la plus grande société belge.

 

C'est ce qui m'a autorisé le bonheur dans une existence diversifiée, colorée et sentimentale, aboutissant à l'ouverture multiculturelle, riche d'enseignement et de joies profondes.

-----------