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23/11/2010

Ch. 29.4e - Le matériel cérébral de l'intelligence humaine.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch. 29.4e - Le matériel cérébral de l'Intelligence.

 

Au lecteur qui me suit encore, je vais me hasarder maintenant à lui livrer mes cogitations (mot un tantinet péjoratif qui me rappelle cependant le « cogito ergo sum » de Descartes)

Le mot réel désigne ce qui existe vraiment par rapport à l'irréel qui lui serait illusoire parce qu'il appartient à l'inexplicable, provenant de l'illusion qui découle de l'amalgame de deux mondes incompatibles (la terre en trois dimensions ou quatre si l'on y ajoute le temps et l'univers en une seule sous-jacente : les forces ou e = énergie ).

Notre réel est constitué des événements qui nous font prendre conscience de notre existence.  Poser un crayon sur sa pointe est un acte humain qui a deux sens : celui qui résulte de l'acte physique et l'autre, intentionnel, qui déclenche une réflexion, en me situant dans l'espace, dans le but de coucher des signes sur un support « papier » pour capter une réflexion que je tiens à garder, relire, transmettre ... ou détruire ...

Cette démarche est le résultat d'une action qui a fait démarrer un processus de pensée raisonnée provoqué par une recherche intellectuelle sur le sens de l'existence de l'être intelligent que nous sommes devenus.

C'est une des péripéties de l'histoire des êtres vivants comme le fut celle des dinosaures ? La pérennité de notre espèce est certes aussi fragile et aléatoire.

A ce propos, il est intéressant de parler ici de ce que j'appelle le grand « SI » :

Si un astéroïde énorme n'était pas tombé sur la terre, il y a environ soixante millions d'années, provoquant le nuage opaque qui plongea celle-ci dans  la quasi-obscurité et le froid, les dinosaures et la végétation primaire qui les nourrissait auraient continué à évoluer dans leur démesure, poursuivant une évolution antérieure de cent cinquante millions d'années et nous ne serions pas là.

 

Voilà ce que disent deux grands scientifiques, Gordon Kane et Christian de Duve :

 

« Les dinosaures nous donnent une bonne raison de ne pas prendre au sérieux les arguments anthropiques non minimaux qui impliquent que tout dans la nature fut conçu pour la vie humaine. La Terre était un endroit idéal pour eux ; leur espèce fut dominante pendant près de cent cinquante millions d'années, soit presque trois fois plus longtemps que les mammifères et cent fois plus que l'espèce humaine.  Sans le hasard d'un astéroïde tombé voilà soixante millions d'années, peut-être leur espèce régnerait-elle encore sur la surface de la Terre.  Tout argument censé débrouiller les mystères de l'univers devrait s'appliquer aussi bien à l'univers d'il y a cent millions d'années qu'à celui d'aujourd'hui.  Si l'univers a été conçu exclusivement pour l'Homme, c'est que quelqu'un a dû se tromper. En effet, pourquoi ne pas imaginer que l'espèce humaine soit anéantie du jour au lendemain par une collision avec un astéroïde ou même par l'expulsion de la Terre hors du système solaire, du fait de l'attraction gravitationnelle d'une étoile ou d'une planète de passage. ». (Gordon Kane dans « Super-symétrie »  page 232)

 

« On sait depuis longtemps par les restes fossiles qu'une catastrophe planétaire a dû se produire il y a environ 65 millions d'années, provoquant l'extinction des dinosaures et de nombreuses autres espèces vivantes.  En 1978, deux physiciens américains, Luis Alvarez et son fils Walter, trouvèrent des indices dont ils déduisirent que la chute d'un gros astéroïde était le phénomène responsable de ce cataclysme. Cette hypothèse a depuis été amplement confirmée et le point d'impact a même été localisé, en un endroit dénommé aujourd'hui Chicxulub dans la péninsule de Yucatan, au Mexique. Ce cas est fréquemment cité comme exemplaire de la portée considérable des effets que des circonstances environnementales fortuites peuvent exercer sur l'évolution biologique.  N'était un énorme boulet tombé du ciel, les dinosaures en seraient peut-être toujours à parcourir la terre, les mammifères mèneraient une existence précaire à l'ombre des grands reptiles et nous ne serions pas là pour le constater. »

D'autre part, nul n'ignore que  la fin de notre monde  est inéluctable dans un million ou deux d'années, quand notre soleil s'effondrera sur lui-même pour devenir ce qu'on nomme, faute de mieux, un trou noir, entraînant avec lui toutes ses planètes et nous par conséquent (Christian de Duve, prix Nobel de médecine, dans « A l'écoute du vivant » page 215).

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Tiré du dictionnaire du ciel et des étoiles de Trinh Xuan Thuan, pages 234 à 237 (édition août 2009)

De temps à autres, il arrive que des influences gravitationnelles, fassent dévier les astéroïdes de leurs orbites … et entrent en collision avec la terre … Il y a 65 millions d’années les dinosaures régnaient en maître sur la terre … un astéroïde énorme d’une taille de 15 kilomètres (une montagne), d’une masse de 10.000 milliards de tonnes, se fracassa sur la terre, avec la force explosive de 1 milliard de mégatonnes de TNT, soir environ mille fois la puissance réunie de tous les arsenaux nucléaires de la planète … Il s’ensuivit un raz de marée haut de plusieurs centaines de mètres qui déferla sur la Caraïbe, ravageant Cuba, la Floride, et la côte du Mexique. Le fantastique impact projeta en l’air plus de 100.000 milliards de tonnes de pierre vaporisée dont 1% restèrent suspendues dans l’air des mois durant, sous forme d’une très fine poussière. … Les vents répartirent cette poussière tout autour du globe, bloquant la lumière et la chaleur du soleil pendant plusieurs années en une longue nuit hivernale … Les trois quart des espèces vivantes disparurent, dinosaures inclus … Seuls survécurent les petites espèces dont les petits mammifères qui, sans prédateurs, proliférèrent jusqu’à l’homme dans une nature qui se modifia … Ce scénario meurtrier est le meilleur à notre disposition pour expliquer la brutale disparition des dinosaures … La croûte terrestre ne contient normalement pas d'iridium, alors qu'il est présent non seulement près du lieu de l’impact, mais répandu sur toute la terre, preuve de l'origine extra-terrestre du phénomène.

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Qu'est-ce que notre réel ?   Il n'a de sens que  situé dans l'espace et dans le temps.

Hors de ce contexte-là, il n'existe pas.  Nous devons en tenir compte dans une réflexion plus poussée dans laquelle nous ignorerions le réel : il n'existerait pas hors de l'espace-temps. On pourrait en déduire logiquement que le réel (le nôtre) est alors illusoire dans ce contexte général.

Partant de ce postulat, nous pourrions avancer que notre évolution dans le contexte espace-temps a deux dimensions : 1. une dimension fixe et immuable qui serait  fondamentale et réelle (exister) dans notre individualité et 2. une dimension évolutive qui serait du domaine de « l'illusoire » dans l'absolu parce que nous appartiendrions à un mécanisme aléatoire d'espace et de temps dépendant  de « forces » qui sont sous-jacentes et régissent tout l'univers (ou un univers-bourgeon dans l'hypothèse d'un univers-total).

L'absolu milite en faveur de l'unification.  A partir du moment où on s'en tient à la formule d'Einstein, il n'y a pas d'autre alternative : une force (ou une énergie fondamentale) est non seulement le moteur du « Tout » mais sa seule raison dans une conception unifiée ... et logique ...

Cette théorie donne à l'espace-temps une dimension différente de celle que notre intelligence conçoit et perçoit parce que cette dimension est située dans un contexte général  de "forces" qui les produisent.

Le temps, l'espace et la matière sont donc les produits de cette force ou énergie qui ne cessent de se manifester dans un "Tout" que génère ces forces dans un mouvement perpétuel : dans un tel contexte, le néant statique est inconcevable ... !

Il est donc souhaitable qu'on fasse l'effort intellectuel de s'en débarrasser, et de tenter la restructuration des données que l'on va traiter non plus dans leur contexte habituel mais dans un contexte ex-anthropique et hors espace-temps.

L'hypothèse la plus valable reste que l'infini n'existe pas dans l'absolu.  Si nous supposons qu'il existe, c'est parce que nous nous trouvons dans ce contexte de limite et d'origine, ce qui nous amène à penser qu'en dehors de lui, on ne peut trouver que l'infini soumis lui aussi à l'espace et au temps, alors que c'est impossible. Einstein l'avait bien compris lui qui inventa le concept d'espace-temps qui unifie les deux données en une « force » (e = mc²)

Probablement qu'il s'agit là d'anthropomorphisme, d'une erreur de l'homme confiné dans son univers étroit.  Nous devons donc nous écarter de ces notions d'infini pour nous en tenir aux éléments d'un environnement que nous allons tenter d'approfondir.

Cependant, avant d'entreprendre cette démarche, je tiens à évoquer dans le prochain billet l'importance de Darwin, dont on a célébré l'anniversaire des deux cents ans de naissance, il y a deux ans, qui bouleversa toutes les théories sur les origines des espèces et de l'homme ainsi que sur leur évolution.

 

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02/11/2010

Ch. 29.3b - Nous situer dans l'Espace-Temps

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 29.3b - Nous situer dans l'Espace-Temps ...

 

Notre  regard de « petit homme » se porte au loin, bien au loin, là où il n'y a plus rien, en cherchant à prolonger ce qu'on appelle, faute de mieux, l'infini.  Nos tempes font mal de l'effort de nos yeux qui s'ouvrent démesurément.  Nous cherchons vainement le bout, la fin du vide qui s'est creusé devant nous... mais nous savons que nous hurlerons toujours « et après... ! » sans fin, sans trêve,...infiniment... et ce sera pareil, si nos yeux se portent au loin ... autour de nous ... dans l'infini qui nous entoure ...

 

Ce concept de l'infini nous trouble, nous inquiète et nous laisse rêveur. La langue  française a exprimé ainsi ce qui est sans limite, sans origine, sans fin, ce que notre entendement ne peut accepter.

 

Notre  intelligence de « petit homme » admet difficilement et ne comprend pas que l'espace et le temps soient sans limite.  Notre logique, tributaire du contexte de l'espace et du temps, est déboussolée. En fait, nous sommes confrontés à deux logiques qui s'opposent : l'une découlant de l'espace et du temps dont nous dépendons, l'autre dictée par l'absolu d'une logique imposée par notre raison.

 

Cette raison ne peut qu'accepter des évidences : l'infini est illimité dans tous les sens et l'espace et le temps ne sont possibles que dans une logique évolutive avec une origine, mais qu'y avait-il avant ? ... La seule réponse possible c'est qu'il n'y avait sans doute pas d'origine et donc pas « d'avant » ...

 

La plupart des hommes et Descartes en particulier, voyaient dans ces concepts créés par l'intelligence humaine, une preuve de l'existence de Dieu ou d'un « Autre » supérieur et omnipotent qui lui serait l'origine de la création, n'aurait pas d'avant et occuperait tout l'espace.

 

L'infini est un mot mystérieux qui interpelle le poète-rêveur que je serai toujours.  La combinaison des signes, les hasards de l'étymologie, du graphisme et de sa construction sonore lui sont apparus comme magiques, profonds, lents et majestueux.

 

Il le prononce les yeux au lointain, avec respect.  Il le dit sans bruit parce qu'il est prédestiné, dirait-on, construit très court, compact, simple, fondamental...

 

Harmonieux, il est composé de six lettres en nombre décroissant :

Trois « I »                                             )   3   (

Deux « N »                            )   2   (      6 lettres     IN  FI  NI

Un « F »                 )   1   (

 

Il commence et se termine par un "I" qui est lui-même précédé ou suivi de la même consonne "N" pour bien indiquer le sens du mouvement d'éloignement vers l'infini de son centre FI, la très belle consonne grecque dont le tracé permet de figurer symboliquement  la contradiction qui existe entre le fini et l'infini.  En effet,  quand on écrit « FI » en grec, on trace d'abord une boucle « finie » que l'on abandonne dès qu'on a atteint l'intersection du tracé,  pour la traverser ensuite, en la faisant repartir en droite qui pourrait être infinie.

 

Je tiens à me servir du hasard de la construction graphique  du mot « infini » pour introduire une démonstration qui permet de mieux comprendre (ou réaliser) une situation dans l'espace quand on fait abstraction de notre condition d'être vivant doté d'un cerveau intelligent cependant conditionné par ce que son environnement de terrien lui révèle et lui impose.

 

 

Si  nous nous efforçons de faire abstraction de notre condition de « terrien pensant », qui est subordonné à son état d'ensemble de cellules évoluées jusqu'au cerveau intelligent, ... et que nous abandonnons cette condition, ... nous nous situons dans l'espace comme une entité quelconque ... d'où peuvent partir linéairement, de part et d'autre, un ensemble d'autres entités juxtaposées pour former dans cet espace une suite infinie, avec une propriété  de vitesse  infinie ...  Nous aurions ainsi imaginé (ou créé) un infini « linéaire », doué d'une vitesse infinie, projeté dans l'espace, à partir d'une entité que j'ai voulue.

 

C'est la démonstration de ce qui est fondamental : le temps dépend de l'espace et l'espace dépend du temps et les deux sont infinis (notre cerveau de terrien ne peut pas admettre cela). Pourtant,  dans l'absolu du raisonnement, il n'est pas possible de le concevoir autrement : il n'y a pas d'autres alternatives ... C'est le principe de  la grande unification, au départ duquel  tout s'édifie ...

 

Cette construction est en totale contradiction avec notre logique cérébrale de terrien qui, elle, est confrontée aux impératifs de son environnement soumis à une règle de début et de fin d'existence et d'espace ... Cette contradiction entre deux évidences ont amené Einstein, les scientifiques et les penseurs à définir une  nouvelle donnée de base : l'espace-temps.


Afin d'affiner mon raisonnement,  je reprends ma réflexion, la poussant plus loin, en imaginant une juxtaposition sur le même plan de droites infinies accolées les unes aux autres sans espace entre elles pour obtenir une surface circulaire infinie, partie de l'origine que j'avais située en pensée dans l'espace, qui s'éloignerait de cette origine à une vitesse infinie.

 

Et, supposons  maintenant que je déplace mon plan circulaire infini d'une manière volumétrique dans l'espace, ... c'est-à-dire que  j'imaginerais un ensemble d'autres plans infinis étroitement juxtaposés au premier de manière telle que l'ensemble produise, de part et d'autre de l'origine, une explosion volumétrique imaginaire infinie dans l'espace-temps.

 

L'origine que j'aurais imaginée et située sera devenue le centre d'un univers-personnel que je viens de créer dans l'espace et que mon cerveau vient de concevoir. ... C'est donc une démarche qui s'inscrit dans le temps et dans l'espace et l'un ne peut être dissocié de l'autre.

 

J'espère que mon fidèle lecteur aura compris comme moi l'importance de cette démonstration qui (me semble-t-il) fait bien comprendre que l'infini du temps est nécessairement lié à l'infini de l'espace quand on le considère dans l'absolu de la raison. qui veut partir d'une origine unique en mouvement perpétuel : une force permanente

 

Cette explosion volumétrique imaginaire existe parce que j'ai créé artificiellement moi-même, pour mieux faire comprendre le mécanisme, une origine à un moment précis dans le temps.

 

C'est ici qu'on rencontre toute la complexité d'un système que notre entendement comprend difficilement pour la simple raison qu'elle contrarie  une logique de « terrien » qui le vérifie à chaque instant de son quotidien : il y a un début et une fin à tout.

 

Mais dans l'absolu, il faut accepter une évidence : l'univers-total (Si on accepte la théorie de l'univers-bourgeon) ou l'univers tout court sont soumis à la loi fondamentale dite de l'espace-temps qui unifie l'espace et le temps. Il n'y a pas d'autre alternative que cette unification et nos physiciens l'ont suffisamment  prouvé.

 

En résumé, comme l'affirme Einstein qui a créé ce concept unifié d'espace-temps, celui-ci n'existe que relativement à l'observateur qui s'y trouve situé (en l’occurrence l'origine artificielle que j'ai imaginée dans l'espace).  La matière ne serait, et nous par conséquent, que le résultat d'un mécanisme général que nous essayons de comprendre.  (voir  partie 1 :  E = mc²)

 

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Laissons aux théoriciens le soin de débattre des contradictions et même des aberrations ou « paradoxes » que leurs calculs théoriques provoquent ( illustré entre autres par l'exemple célèbre des jumeaux de Langevin,  l'un voyageant dans l'espace à une vitesse proche de celle de la lumière retrouvant son frère, resté sur terre, plus vieux que lui ou celui du train  dans un tunnel de même longueur avec des observateurs dans le train ou en dehors de celui-ci et qui ont des visions différentes de la fin du train  ... etc.) pour accepter des évidences :

1. Tout ce qui est, évolue et obéit à la loi des échanges d'énergie (E = mc²) ou de la grande unification

2.  le néant n'existe pas puisqu'il est sans devenir.

3. Seul existe l'univers-total en perpétuel mouvement depuis toujours.

 

Je vais me permettre maintenant d'introduire la suite logique de cette unification qui ne fait qu'un de l'espace et du temps, pour évoquer une autre dimension qui serait fondamentale et serait la « force essentielle » (l'espace-temps n'étant qu'accessoire). .

 

Ceci pour me permettre, plus loin, de développer ce  que j'appellerai  «la théorie de l'Univers-Illusion » dans lequel nous orbitons, microcosme-terrien infime d'une planète solaire dans un Univers-bourgeon, produit par un Univers-total.

 

La simple évocation de cette « construction » ne peut que nous donner le « tournis » et nous révéler l'insignifiance de notre individualité ...

 

Je reconnais que cette théorie n'est nullement évidente et ne sera jamais prouvée parce qu'en dehors de notre champ exploratoire ...  Nous qui avons déjà tant de mal à comprendre et explorer l' « Univers-bourgeon immense » qui nous contient nous-mêmes si minuscules, sur la « croûte »  d'un  « déchet de petit soleil » ...

 

Les arguments de défense de cette théorie seraient sa simplicité et son évidence qui militeraient pour sa vraisemblance parce que répondant à une suite logique d’arguments :

1 Une force fondamentale existerait ... qui serait unique et permanente ... qui sous-tendraient des mouvements en sens divers ... Il n'est pas concevable qu'il existe quoi que ce soit de statique (puisque négation du mouvement) ... seul le mouvement existe ...  Cette force fondamentale ne peut être personnifiée dans le Dieu des croyants ... parce que cette force ne serait ni pensée ni esprit, uniquement « énergie »...  La pensée et l'intelligence viendraient « accidentellement » et « fortuitement » au cours d'un stade ultérieur qui produirait la matière et la vie ... (aussi humiliant que ce soit pour nous, l'intelligence serait un produit accidentel de l'évolution du cerveau humain ... je ne cesserai d'argumenter cette théorie dans « mon carnet »)

2 Dans l'absolu de la pensée, hors du contexte terrien, le « néant » est impossible, comme l'est aussi  l'absence de « mouvement » ... La force (énergie), génératrice d'actions, est la seule logique ...

3 La force (énergie) étant la raison et le moteur de l'univers, ... il est logique qu'elle crée du mouvement ... et que ce mouvement crée des mondes divers, multiples et variés, cependant toujours en expansion, ... de là des univers aussi multiples que différents ...

4. Ces mondes divers obéissent à un mécanisme de début, d'expansion et de fin ... C'est ainsi qu'une force sur terre génèrera la  «cellule-vie » originelle qui se multipliera, s'associera,  grandira et se développera ...  vieillira et mourra ....elle en aura généré d'autres qui évolueront, disparaîtront, muteront, ou régneront ...

5. Cette théorie qui laisserait la place à des mécanismes non contrôlés par notre univers-bourgeon, apporterait une réponse au fameux dilemme d'Einstein qui, pendant plus de trente ans,  s'évertua à combiner électromagnétisme et relativité générale en une seule théorie (ce qui se vérifiait aux échelles de l'infiniment petit ne l'était plus aux échelles de l'espace) afin de décrire les quatre forces fondamentales (champ électromagnétique, champs des forces nucléaires faibles et fortes et champ gravitationnel) grâce à une même théorie quantique. °tiré de « La magie du cosmos » de Brian Greene - p.393 à 397°

 

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