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26/11/2010

Ch. 29.5 - Darwin, le précurseur.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch . 29.5  -  Darwin, le précurseur.


Dans la partie précédente, nous avons abordé ce « long  calvaire des êtres vivants » pour en arriver à ces quelques ultimes descendants de « l'homo sapiens »  bénéficiant des avantages des «privilégiés» de civilisations avancées que nous sommes.

Nous avons disserté sur « la pensée ».  Comment s'est-elle laborieusement développée chez l'homme pour aboutir aux prouesses intellectuelles des grands penseurs, découvreurs et autres génies du genre humain ?

Une fois de plus, nous nous sommes interrogés sur l'origine de ce processus de construction intellectuelle : est-elle d'origine divine , « l'Être Supérieur » que révèle toutes les religions ou tout simplement une faculté dominante développée par l'être humain ?

Nous avons célébré, le 12 février 2009, la date anniversaire de la naissance, il y a deux cents ans, du génial Darwin.  A cette occasion, le monde intellectuel s'est interrogé sur la portée de ses découvertes qui ont apporté une réponse scientifique indiscutable quant aux origines de l'homme.

Darwin vécut dans un environnement scientifique privilégié : père médecin intelligent et grand père naturaliste.  D'abord croyant, bien que d'un milieu en majorité non conformiste (père, grand-père et frère libre-penseur) il ne doutait pas de la vérité littérale de la Bible et commencera la théologie anglicane à Cambridge.

Cependant, ce furent les observations retirées de son célèbre voyage de cinq ans sur le « Beagle », parti pour cartographier la côte d'Amérique du sud, qui révolutionnèrent ses conceptions philosophiques.

Ce voyage lui permit d'étudier les fossiles et la faune de ces régions, notamment ceux des grands tatous (diminution de la taille de l'espèce, première hypothèse évolutionniste).  Ensuite en 1835, aux îles Galapagos, il constatera que plusieurs espèces présentaient des différences importantes suivant leur lieu d'habitat comme la forme du bec des pinsons adaptée à la nourriture suivant le type de graine trouvé, plus tendre ou plus dure.

Revenu au pays en 1836, Darwin devint une célébrité scientifique grâce surtout à son père qui rassembla les fonds lui permettant de devenir un homme de science indépendant.  Pendant cette période précédant la publication de son célèbre ouvrage « Origine des espèces », il rassembla une abondante documentation et des arguments scientifiquement probants étayant sa thèse, bouleversant celles des créationnistes majoritaires à l'époque.

Les milieux religieux s'élevant avec vigueur contre ses théories, il subira avec courage leurs sarcasmes et les caricatures de la presse qui le présentaient sous la forme d'un singe. Il était cependant soutenu par les milieux scientifiques.  Tolérant, il laissera à sa propre épouse, anglicane très croyante, la liberté de ses choix philosophiques.

Darwin exposera, dans l'introduction de son fameux livre « Origine des espèces », publié le 22 novembre 1859, une longue argumentation défendant courageusement sa théorie de l'évolution,  étant donné le « tollé » que celle-ci suscitait dans les milieux croyants. Aussi évita-t-il d'utiliser le mot « évolution » dans son texte de présentation qu'il rédigea habilement comme suit :

« Comme il naît beaucoup plus d'individus de chaque espèce qu'il n'en peut survivre, et que, par conséquent, il se produit souvent une lutte pour la vie, il s'ensuit que tout être, s'il varie, même légèrement, d'une manière qui lui est profitable, dans les conditions complexes et quelquefois variables de la vie, aura une meilleure chance pour survivre et ainsi se retrouvera choisi d'une façon naturelle. En raison du principe dominant de l'hérédité, toute variété ainsi choisie aura tendance à se multiplier sous sa forme nouvelle et modifiée. »

A titre documentaire, voici quelques exemples d'indices morphologiques de parenté entre les espèces (extrait de Wikipédia - évolution) :

- Les baleines, animaux adaptés à la vie aquatique gardent une trace de leurs ancêtres quadrupèdes par la présence d'os vestigiaux correspondant au bassin (ceinture pelvienne) ;

- Il y a des vestiges de pattes chez certains serpents (boas);

- En observant l'aile d'un oiseau ou d'une chauve-souris, on retrouve aisément la structure osseuse du membre antérieur de tout tétrapode ;

- les défenses à croissance continue des éléphants sont en fait homologues des incisives des autres mammifères, dont l'homme ;

- les appendices masticateurs des arthropodes sont à l'origine des appendices locomoteurs réduits (il en va de même apparemment pour une sorte de limace les Onychophores) ;

-  les membres des tétrapodes proviennent des nageoires de poissons ;

dans le monde végétal, la présence d'une double membrane autour des plastes et la présence d'un ADN circulaire à l'intérieur de ceux ci trahissent une origine endosymbiotique procaryote.

Il est intéressant aussi de reproduire un exemple d'évolution à l'échelle du temps humain que des scientifiques ont permis de réaliser : le lézard Podarcis sicula. (extrait de Wikipédia - évolution)

Introduit en 1971 par l'équipe du professeur Eviatar Nevo sur l'île dalmate de Prod Mrcaru en mer Adriatique, le lézard Podarcis sicula connu en France sous le nom de « lézard des ruines », y a été abandonné à lui-même durant près de quatre décennies, l'accès à l'île ayant été interdit par les autorités yougoslaves, puis par les conflits liés à l'éclatement de ce pays. En 2004, une équipe scientifique dirigée par Duncan Irschick et Anthony Herrel put revenir sur l'île et découvrit que Podarcis sicula avait évolué en 36 ans, soit environ trente générations,de façon très significative. Le lézard a grandi, sa mâchoire est devenue plus puissante, et surtout il a changé de régime alimentaire : d'insectivore il est devenu herbivore, et des valves sécales sont apparues au niveau des intestins, ce qui lui permet de digérer les herbes... Cette découverte confirme, s'il en était encore besoin, que l'évolution n'est pas une théorie parmi d'autres, mais un phénomène biologique concrètement observable, et pas seulement chez les virus, les bactéries ou les espèces domestiquées.

Voir aussi sur la toile : TPE : la théorie de l'évolution, synthèse intelligemment construite par des élèves, dans le cadre des TPE (travaux personnels encadrés) d'un établissement de Bordeaux, donnant une vue radiographique, spectaculaire et convaincante, de la ressemblance d'un membre antérieur de mammifères aussi différents que ne le sont l'humain, le chat, la baleine (membre inutilisé) ou la chauve-souris.

D'autre part, ces mêmes auteurs signalent que Darwin a choisi d'invoquer la sélection artificielle pour illustrer la puissance de la sélection en tant que force évolutive, c'est-à-dire l'élevage par les Humains. Au fil des générations, les Humains ont modifié certaines espèces en sélectionnant des géniteurs ayant  les caractères souhaités. Les plantes et les animaux dont nous nous servons pour nous nourrir n'ont que très peu de ressemblances avec leurs ancêtres sauvages. Les animaux de compagnie montrent particulièrement bien les effets de la sélection naturelle, en effet ceux-ci ayant été élevés pour des raisons plus proches de la fantaisie que de l'utilité. (Darwin lui-même consacra la première partie d'un grand livre - deux volumes publiés - non terminé, cette première partie étant consacrée à « La variation des animaux et des plantes sous l'action de la domestication »)

S'avançant plus loin dans ses conclusions, Darwin développa des idées selon lesquelles chez l'homme l'esprit et les cultures ont été élaborés par la sélection naturelle et sexuelle

Aujourd'hui, le darwinisme est admis par toute la communauté scientifique, même si certains détails de la sélection naturelle font encore l'objet de débats. Depuis Darwin, les découvertes en biologie moléculaire ou embryologie ont totalement corroboré les intuitions géniales de Darwin. °Guy Duplat - Libre Belgique du 27/28 décembre 2008°

Il y a trente ans, Jacques Monod, en écrivant  « Le hasard et la nécessité » expliquait par les dernières découvertes de la biologie moléculaire l'évolution des espèces et le rôle du hasard dans leurs transformations. °ibidem°

Suivant le mot de Laplace, la science n'avait pas besoin de l'hypothèse de Dieu pour expliquer la variété du vivant, y compris l'homme. °ibidem°

Presque chaque jour, on peut voir une des preuves du darwinisme dans la manière avec laquelle les virus et les microbes mutant au hasard, s'adaptent pour mieux résister aux antibiotiques. °ibidem° (surtout dans les hôpitaux).

Teilhard de Chardin dont on ne peut douter de la foi chrétienne profonde disait à propos de la théorie de l'évolution qu'elle n'est pas un système  ou une hypothèse mais elle est  « bien plus que cela, une condition générale à laquelle doivent se plier et satisfaire désormais, pour être pensables et vrais, toutes les théories, toutes les hypothèses, tous les systèmes » (rapporté par Guy Duplat de La Libre Belgique tiré d'un entretien avec Jacques Reisse professeur émérite de l'Université libre de Bruxelles et membre de l'Académie Royale de Belgique).

On ne peut s'empêcher de noter l'embarras des scientifiques chrétiens et notamment de Bernard Feltz, biologiste, docteur en philosophie et doyen de la faculté de philosophie à l'Université catholique de Louvain-la-Neuve qui lors d'un entretien avec Guy Duplat de la Libre Belgique plaidait que

« L'athéisme méthodologique de la démarche scientifique est parfaitement compatible avec une position théiste éventuelle sur le plan des significations. On peut être scientifique et croyant  pour peu qu'on respecte la frontière entre le registre du savoir et celui des significations. »

Pour le « Modeste Toulemonde » que je suis, qui ne s'embarrasse pas de ces subtilités « jésuitiques », les évidences multiples dont je n'ai fait qu'évoquer certains aspects, me suffisent pour adopter une position d'athéisme de réflexion.

 

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08/10/2010

Ch. 29 - Symphonie de l'harmonieux, mélodie de l'existence

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Réflexions métaphysiques sous la forme de confidences à un carnet de notes

 

Confident manuscrit de mes réflexions sur l'essentiel et le fondamental de tout ce qui est, je t'ai confié mes divagations métaphysiques et mes interrogations sur le pourquoi et le comment de mon existence de modeste descendant de l'homo sapiens, perdu dans la multitude de ses contemporains.

 

Cette démarche m'a  passionné et m'a fait découvrir des évidences que je me suis aventuré à développer, qui m'ont paru essentielles et qui m'ont amené à concevoir des hypothèses que j'ai pris grand plaisir à développer en prolongement de ma réflexion.

 

Recueil-intime de mes pensées, je t'autorise à t'ouvrir à d'autres qui te liront avec indulgence et, peut-être, m'apporteront aide et contradiction constructive pour mieux structurer et exprimer mes propos.

 

Cette démarche m'a conduit à me situer et m'a entraîné à me poser des questions essentielles quant à l'espace et au temps

 

Je me suis trouvé confronté alors aux terribles et inconcevables concepts pour ma petite intelligence humaine de l'infini et de l'éternité.


Inconcevable pour ma logique humaine, mais nécessaire et indispensable dans l'absolu de ma pensée.

 

Cette interrogation profonde s'est imposée à moi depuis toujours en mélodies lancinantes qui hantent en sourdine le fond de mon âme en le harcelant de questions essentielles.

Je me suis, dès lors, trouvé devant la nécessité d'établir l'inventaire de tout ce qui est à la portée de notre intelligence, et que le savoir et la sc ience nous permet de compulser et même de prolonger dans un raisonnement étayé par la logique.

 

Le lecteur qui prendra connaissance de ce carnet trouvera, entre autres, une analyse logique, basée sur l'étude de notre environnement terrestre et spatial, mais également, à la lumière des découvertes de nos « paléoarchéologues » (biochimistes, biologistes, botanistes, cytologistes etc. ...) les résultats de leur analyse des restes fossiles de notre biotope.

 

Il ne s'agit évidemment pas d'un exposé complet et détaillé de ces vastes domaines, mais d'une approche que « Monsieur Tout le monde » soumet à d'autres « Monsieur Tout le monde » qui jugeront de leur pertinence.

 

Elle a cependant l'avantage de ne s'occuper que des questions fondamentales que tout homme se pose quand il s'enhardit à investiguer des domaines tellement complexes qu'ils dépassent son entendement.

 

Je reconnais mon incompétence de profane, c'est la raison pour laquelle mon travail consiste surtout à offrir une synthèse méthodique de ce que j'ai récolté chez les plus grands scientifiques depuis une cinquantaine d'années et que j'ai noté et corrigé continuellement pour les maintenir à jour.

 

J'offre ainsi à mon lecteur « le raccourci » d'un travail long et fastidieux mais passionnant, que  les facilités de la reproduction  informatique m'ont permis de « fignoler »,  en les travaillant, les corrigeant, les améliorant, les modifiant, ou les supprimant... d'une simple manipulation de souris.

 

Le plus grand avantage que j'espère retirer de cette démarche, mais je me fais peut-être des illusions, ce serait de susciter quelques réactions constructives qui me permettraient de compléter ou corriger mon travail.

 

Pour ce faire, je soumets, à la suite de cette introduction, une tables des matières détaillées, afin « d'annoncer la couleur » et de permettre de juger de l'ampleur du travail, mais aussi de ses limites.

 

Il est évident que cette table pourra subir les modifications de son contenu qu'une mise à jour ou d'éventuelles corrections lui seront imposées.

 

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TABLE DES MATIÈRES ET DES REPÈRES DU CHAPITRE 29


RAPPEL : Ceux qui voudraient « naviguer » dans les 130 pages du texte peuvent utiliser le curseur qui fera défiler les repères entre petites accolades {x} situés au début de certains paragraphes et ainsi trouver rapidement un passage recherché.

Si on désire prendre connaissance d'une bonne synthèse du travail, il sera intéressant de consulter {29.112} Conclusions générales et de bons sens.

 

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PARTIE 1 : E=mc² {Repères 29.2 à 29.8}

{29.2} Analyse de la formule - Au-delà de 300.000 km. seconde, la matière redevient énergie {29.3} Hubble et Lemaître - âge de l'Univers = 13,7 milliards d'années depuis la mesure établies par WMAP - Taille de l'Univers en terme de mesure métrique  {29..4} Hiroshima et Nagasaki - Michael Faraday  {29.5}  Antoine Lavoisier - Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme - Loi de la conservation de la masse - Émilie de Breteuil (Madame du Chatelet)  {29.6} James Clerck Maxwell  {29.7} Structure interne de notre planète  {29.8} Univers-bourgeon - LHC - Boson de Higgs

PARTIE 2 : D'où vient la vie ? {Repères 29.9 à 29.14}

{29.10} La vie est-elle u n accident unique dans l'Univers ?   {29.11} L'algue bleue a dissocié l'oxygène de l'eau et la vie uni- et multicellulaire a démarré - Confinement et mutation - Les lagons tièdes furent-ils les girons de la vie ?  {29.12} L'importance de l'oxygène - L'ozone - La photosynthèse - Le processus chlorophyllien  {29.13} Les glucides - Les protides - Les lipides - Les sels minéraux  {29.14} Le cycle du carbone est prépondérant dans le système - Le cycle du carbone n'est peut-être pas le seul support d'un processus évolutif aboutissant à l'intelligence ?

PARTIE 3 : Infini et Éternité. {Repères 29.15 à 29.20}

{29.15} Quand le «moi» est face à son anthropocentrisme de l'infini (l'homme est-il le centre et le dieu de l'univers ?)  {29.17} Existence de Dieu - Jeux de l'esprit pour mieux cerner les concepts de situation dans l'espace - Les calculs des scientifiques n'ont de valeur que par rapport à nous  {29.18} Einstein et le concept d'Espace-temps  {29.19} L'espace et le temps n'ont de valeur que par rapport à un observateur situé dans cet "espace-temps" - Seul existe l'univers-total en perpétuel mouvement depuis toujours.

PARTIE 4 : L'Univers. {Repères 29.20 à 29.22}

{29.21} Origine de l'Univers à 13,7 milliards d'années (WMAP) - Le temps et l'espace n'ont de sens que par rapport à un observateur situé dans cet espace-temps  {29.22} L'intelligence est-elle de nature fondamentale ou une faculté dominante des humains ?

PARTIE 5 : Les Grands Initiés {Repères 29.22 à 29.26}

{29.23} L'Univers est-il référentiel ? - Les grands « Initiés » - l'Être Supérieur est-Il l'infini dans lequel nous devrions trouver une place « évolutive ou non » après notre existence terrestre ?  {29.24} Travers de l'anthropocentrisme  {29.25} Élucubrations cérébrales « gymniques » sur des mécanismes théoriques figurés par la boucle comme en informatique.

PARTIE 6 : Le Fondamental ({Repères 29.26 à 29.31}

{29.26} Énoncé du cybernéticien Heinz Von Foerster quant au mécanisme de notre perception  {29.27} Tout n'est qu'illusion - Espace-Temps -  {29.28} Rien ou le néant absolu n'existe pas, si ce n'est dans notre vocabulaire - Comment justifier que Dieu a besoin des hommes - Notre monde serait-il né d'une aberration physique ?  {29.29} Super-cordes - Branes - Cordes - Les sept dimensions recroquevillées qui s'ajoutent aux quatre connues  {29.30}  Notre univers serait-il un bourgeon de l'Univers-Total ? - La vie n'est possible que dans un univers à trois dimensions -

PARTIE 7 : illusion et Intelligence {Repères 29.31 à 29.40}

{29.31} Rappel de l'énoncé de Heinz von Foerster - Qu'est-ce qu'une illusion ?  {29.32} Nanomètres - Les couleurs et la dizaine de millions de nuances  {29.33} Les découvreurs - La roche et nous - Tout n'est-il qu'illusion ? - Ne sommes-nous que pensée « agissante » dans un mécanisme cellulaire perçu par nos sens dans le but de servir un « Dieu » qui a « besoin » de nous ? - Réflexion sur les démarches philosophico-spirituelles des croyances et religions - Intelligence  {29.33} Qu'est-ce que l'homme et ses septante kilos de matières bien agencées pour agir et penser à l'aide d'un cerveau de mille cinq cents grammes de matières ? - La « pensée » est-elle en puissance ou contenue dans chaque particule de l'univers ? - {29.34} Référence à Teilhard de Chardin et Christian de Duve  {29.35} Il est important de souligner que notre intelligence est uniquement référentielle - Notre évolution est basée sur un mécanisme de sélection par élimination des inadaptés et auto-sélection des autres  {29.36} Le besoin crée l'organe et le milieu modifie le patrimoine génétique (Lamarck) - {29.37} Je pense, donc je suis disait Descartes - Réflexions sur le « Grand Si » et référence à Gordon Kane et au professeur de Duve concernant le cataclysme qui a fait disparaître les grands sauriens  {29.39}  Deux dimensions (l'immuable et l'évolutive) - L'infini n'existe pas dans l'absolu  {29.40} Proposition d'un plan d'étude du matériel en notre possession pour analyser la faculté de l'intelligence qui nous permet de dominer et gérer notre planète -

PARTIE 8 : La pensée  {Repères 29.42 à 29.45}

{29.42} Recherche d'une définition - L'origine de la pensée - l'intelligence - Prédominance de la tribu d'une trentaine d'individus - Prédominance des races intellectuelles {29.43}  Rift Valley - Théorie « buissonnante » de Y. Coppens et P. Picq - Calvaire des nouveaux primates  {29.44} Position debout - La traque des proies faibles  {29.45} Pensée concrète et pensée abstraite - Pensée religieuse -

PARTIE 9 : Nous ou la matière intelligente {Repères 29.46 à 29.50}

{29.46} La mémoire génétique des « animaux »  {29.47} L'australopithèque d'Afars - P. Picq et Y. Coppens (évolution buissonnante) - J. Monod et Y. Prigogine (Hasard et nécessité) - Notre force est venue de notre faiblesse - Notre capacité de changer notre biotope  {29.48} Mégalopoles artificielles - L'écologie est un luxe d'occidental  {29.49}  Notre adaptation progressive à un monde artificiel - L'émigration vers d'autres habitats non terrestres est-il réalisable ?

PARTIE 10 : Darwin {Repères 29.50 à 29.54}

{29.50} Référence à Darwin et à sa théorie  {29.51} Exemples d'indices morphologiques de parenté entre les espèces  {29.52} Exemple d'évolution à l'échelle du temps humain du lézard Podarcis - L'élevage par les humains et le comportement des animaux de compagnie  {29.53}  Jacques Monod - Teilhard de Chardin - Embarras des scientifiques chrétiens - Les découvreurs n'agissent plus seuls  {29.54} Le Boshiman est un chasseur-cueilleur resté au stade des premiers humanoïdes

PARTIE 11 Cohérence et Déduction {Repères 29.55 à 29.59}

{29.55} La cohérence est le rapport logique entre des idées - Apparition du langage et de l'écriture pour traduire la pensée  {29.56}  Le raisonnement cohérent et la déduction - Quid du phénomène chez les « animaux » - Les sauvages et les domestiques  {29.57} Étude du phénomène depuis ses origines jusqu'à l'homme évolué {29.58} L'associativité - Importance des mains et du cerveau : « la fonction crée l'organe et le milieu transforme le patrimoine héréditaire » (Lamarck)  {29.59} Toumaï - Émergence de l'intelligence raisonnée -

PARTIE 12 : Évolution exponentielle. {Repères 29.60 à 29.70)

{29.60} Tableau des Hominidés  {29.61} Référence à Pascal Picq : « Les singes ont évolué en même temps que nous » et « l'évolution du genre humain et l'homme moderne »  {29.62} Principales caractéristiques des Hominidés - Quelques dates importantes de la préhistoire  {29.63} Classification classique de l'Homo habilis - Extraits du livre de Pascal Picq « Au commencement était l'homme » : des origines perdues entre des fossiles, des outils, des gènes et des langues  {29.64} Émergence des rites funéraires - Les Néandertaliens n'étaient pas des hommes très archaïques - Quid de la disparition de l'homme de Néandertal ? - Le site de Caours {29.66} Modification de notre biotope  {29.67} Variations climatiques pendant notre ère - Problèmes du refroidissement du climat et d'environnement - Espoir dans les performances des scientifiques et des techniciens - Primauté des valeurs morales d'altruisme  {29.68} Sens familial élargi - Le clan - Mondialisation des esprits - {29.69} L'écologie ne se conçoit que dans une entente universelle de restriction et de promotion des valeurs altruistes pour une solidarité universelle. - Conclusions de l'octogénaire sur la primauté des valeurs altruistes.

PARTIE 13: Le Sublime et le bonheur {Repères 29.70 à 29.88}

{29.71} A la recherche d'une définition du sublime - L'intelligence a permis à l'être humain de s'imposer dans son biotope terrien - L'homme a dépassé la fonction mécanique du cerveau - {29.72} Les découvreurs - Origine de l'abstraction - Hasard et nécessité ? - Primauté des occidentaux  {29.73} 1ère réflexion sur la qualité cérébrale du raisonnement - 2ème réflexion : les conditions de survie provoquent un « accident » de mutation - L'être humain est capable de gérer et contrôler lui-même les mutations  {29.74} Le bonheur et ses sources  {29.75} Les vedettes et les meneurs - Les motivations de l'individu - Les idéalistes  {29.76} La place prépondérante des mères - Vers une élite asexuée intellectuellement et physiquement  {29.77} Conclusions.

Digressions littéraires et poétiques sur le sublime. (Repères 29.77 à 29.88)

{29.77} Débordements dithyrambiques pour magnifier le « sublime » qui fait atteindre à l'homme les sommets du lyrisme.  {29.77} L'eau est le principal composant de notre corps  {29.78} L'air est un fluide gazeux constituant l'atmosphère que respirent les êtres vivants - {29.80}  Le feu est un dégagement d'énergie calorifique et de lumière accompagnant la combustion vive (Grand Robert)  {29.82} Le soleil est l'astre qui donne la lumière et la chaleur à la terre et rythme la vie à sa surface (ibidem)  {29.83} La terre est la surface sur laquelle les êtres vivants se tiennent et c'est aussi la matière qui forme la couche superficielle de la croûte terrestre {29.85} La vie est le fait de vivre, propriété essentielle des êtres organisés qui évoluent de la naissance à la mort en remplissant des fonctions qui leur sont communes. (Grand Robert)  {29.87} L'insatisfaction, le sentiment d'inachevé, le lointain impossible, le rêve inaccessible, l'éden perdu, c'est la condition des humains ...

PARTIE 14: Les trous noirs (Repères 29.88 à 29.92)

{29.88} Le Trou noir ou mort d'une étoile - Qu'est-ce qu'une étoile ? - Le preuve de l'existence d'un trou noir - - Les trous noirs constituent la masse/densité absolue  {29.89} Il n'existe actuellement aucune preuve physique de leur existence - Effondrement d'une étoile en effet d'entonnoir pour retrouver peut-être le monde des forces  {29.89} Quel est le sort de notre soleil ? - Le trou noir est « trahi » par le comportement de son environnement  {29.90} Trous noirs gloutons - Disque d'accrétion   {29.91} Le trou noir « supermassif » ou « galactique » qui existerait au centre de notre galaxie (Sagittarius) - La singularité  {29.92} La matière noire (conclusions de B.Greene) - L'expérience DAMA.

PARTIE 15 : Cordes, Branes, Théorie M. {Repères 29.93 à 29.106)

{29.93} Notes reprises d'un remarquable ouvrage « La magie du cosmos » de Brian Greene (auteur déjà cité)   {29.94} La vitesse de la lumière est constante, il est impossible de la rattraper  {29.95} Expériences de J.Kafele et R.Kating en 1971 (écart de temps entre les horloges au sol et celles à bord de vols commerciaux) - Expérience du faisceau laser qui traverse deux fentes pratiquées sur un morceau de pellicule surexposée prouve que la lumière est une onde - Le temps ne s'écoule pas  {29.96} Le dilemme qui contraria toujours Einstein est celui de la difficulté qu'il rencontrait à combiner électromagnétisme et relativité générale en une seule théorie (ce qui se vérifiait aux échelles de l'infiniment petit ne l'était plus aux échelles de l'espace) - Conflit entre la mécanique quantique et la relativité générale  {29.97} La théorie des cordes - La théorie M - {29.98} les p-branes - Les trois-branes et autres  {29.99} B.Greene (avec d'autres scientifiques) a sondé la matière jusqu'à un milliardième de milliardième de mètre (10-18 ) sans trouver le moindre indice de dimensions supplémentaires  {29.100} Le cosmos répond-il à un phénomène fondamental de renouvellement cyclique ? (collisions cycliques entre les « branes » à l'image d'un « big crunch » à l'échelle de notre monde cosmique - Le temps tel que nous le connaissons ne parcourrait que l'un des nombreux cycles de l'Univers, chaque big-bang serait suivi par un autre, puis par un autre  {29.101} Énumération par B.Greene des découvertes en gestation qui font bien augurer de l'avenir - Autres notes et références utiles -

PARTIE 16 : La Relativité. {Repères 29.106 à 29.112)

{29.106} La relativité et le dilemme d'Einstein -  Relativité restreinte et généralisée (Einstein)  {29.107} La vitesse de la lumière - Le temps et l'espace ont la même origine - Origine historique de l'Univers - Le satellite explorateur WMAP a permis d'affirmer que l'univers est « fini »  {29.108} Le « mur de Planck » - La découverte de Hubble en 1929  {29.109} La théorie des Super-cordes (minuscules filaments d'énergie) - Expérience du seau d'eau suspendu à une corde tordue qui tourne et comportement étonnant de la surface de l'eau qu'il contient  {29.110} Référence à Ernst Mach  {29.111} Quid de la téléportation  (reproduire un être à l'identique en le télécopiant ailleurs dans l'espace) ? - Quid aussi des voyages dans le temps ?

PARTIE 17 : Conclusions générales et de bon sens  {Repères 29.112 à 29.124}

{29.113} L'Univers ne peut être qu'organisé, ce qui exclut anarchie et désordre - Le hasard n'existe pas dans l'absolu - L'Univers est ce qu'il est ou il n'est pas et le néant est impossible - Suivant notre logique cartésienne, si il y a un big bang, il y a un big crunch avant un autre big bang  {29.114} Des découvertes récentes démontrent le contraire {29.115} Une explication serait que notre univers perceptible n'est qu'un épiphénomène-bourgeon   {29.116}  Quid de l'antimatière ? - Quid de la théorie de l'accident à la loi de l'annihilation de la matière par l'antimatière qui aurait provoqué l'Univers ? - Plus on descend dans l'infiniment petit, plus on perd trace de sa matière qui prend l'apparence de « forces »  {29.116} Le LHC du Cern à Genève et le FERMILAB de Chicago - {29.117} Matières : épiphénomène de notre Univers ?  {29.118} Référence à Theilhard de Chardin - {29.119} Conclusions personnelles et synthèse de bon sens.

 

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08/05/2009

Propos métaphysiques de Modeste Tout-le-monde

SYMPHONIE DE L’HARMONIEUX  -  MÉLODIE DE L’EXISTENCE.

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Propos métaphysiques  de Modeste Tout-le-monde

Poète apprenti-penseur

sous la forme de confidences à son carnet de notes.

(Réflexions fondamentales d’un octogénaire en fin de parcours)

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Confident manuscrit de mes réflexions sur l’essentiel et le fondamental de tout ce qui est, je t’ai confié mes divagations métaphysiques et mes interrogations sur le pourquoi et le comment de mon existence de modeste descendant de l’homo sapiens, perdu dans la multitude de ses contemporains.

 

Cette démarche m’a  passionné et m’a fait découvrir des évidences que je me suis aventuré à développer, qui m’ont paru essentielles et qui m’ont amené à concevoir des hypothèses que j’ai pris grand plaisir à développer en prolongement de ma réflexion.

 

Recueil-intime de mes pensées, je t’autorise à t’ouvrir à d’autres qui te liront avec indulgence et, peut-être, m’apporteront aide et contradiction constructive pour mieux structurer et exprimer mes propos.

 

Cette démarche m’a conduit à me situer et m’a entraîné à me poser des questions essentielles quant à l’espace, au temps et aux forces dont le génial Einstein a si bien condensé la formule (la simplifiant en E=mc²) pour la mettre à la portée de « Tout le monde ».

 

Je me suis trouvé confronté alors aux terribles et inconcevables concepts pour ma petite intelligence humaine de l’espace et de l’infini ainsi que du temps et de l’éternité par rapport à une logique incontestable quand je la place dans l’absolu de la raison fondamentale.

 

Inconcevable pour mon entendement humain, mais nécessaire et indispensable dans l’absolu de ma pensée.

 

Ces interrogations profondes se sont imposées à moi depuis toujours en mélodies lancinantes qui hantent en sourdine le fond de mon âme.

 

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TABLE DES MATIÈRES ET DES REPÈRES

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les 130 pages du texte peuvent utiliser  le curseur qui fera défiler les repères entre petites accolades  {xxx} situés au début de certains paragraphes et ainsi  trouver rapidemeni un passage recherché.

 

Si on désire prendre connaissance d’une bonne synthèse du travail, il sera intéressant de consulter {112} Conclusions générales et de bon sens.

PARTIE 1 :  E=mc²  {Repères 2 à 8}

{2}Analyse de la formule -  Au-delà de 300.000 km. seconde, la matière redevient énergie  -  {3}Hubble et Lemaître – âge de l’Univers = 13,7 milliards d’années  depuis la mesure établies par WMAP  - Taille de l’Univers en terme de mesure métrique  - {4}  Hiroshima et Nagasaki  -  {4}Michael Faraday  - {5} Antoine Lavoisier  -  Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme  -  Loi de la conservation de la masse  - {(5} Émilie de Breteuil (Madame du Chatelet)  - {6} James Clerck Maxwell  - {7}  Structure interne de notre planète  - {8}Univers-bourgeon  -  LHC  -  Boson de Higgs  -

 

PARTIE 2 :  D’où vient la vie ?   {Repères 9 à 14}

{10}La vie est-elle un accident unique dans l’Univers ? – {11} L’algue bleue a dissocié l’oxygène de l’eau et la vie uni- et multicellulaire a démarré -  Confinement et mutation – Les lagons tièdes furent-ils les girons de la vie ? – {12} L’importance de l’oxygène –  L’ozone  - La photosynthèse – Le processus chlorophyllien  - {13} Les glucides  -  Les protides  - Les lipides  -  Les sels minéraux  - {14} Le cycle du carbone  est prépondérant dans le système - Le cycle du carbone n’est peut-être pas le seul support d’un processus évolutif aboutissant à l’intelligence ? -  

 

PARTIE 3 :  Infini et Éternité .   {Repères 15 à  20}  

{15}Quand le «moi» est face à son anthropocentrisme de l’infini  (l’homme est-il le centre et le dieu de l’univers ?) – {17} Existence de Dieu  - Jeux de l’esprit pour mieux cerner les concepts de situation dans l’espace  -   Les calculs des scientifiques n’ont de valeur que par rapport à nous  - {18}  Einstein et le concept d’Espace-temps  -  {19} L’espace et le temps n’ont de valeur que par rapport à un observateur situé dans cet “espace-temps” - Seul existe l’univers-total en perpétuel mouvement depuis toujours.

 

PARTIE 4 :  L’Univers.  {Repères 20 à  22}

{21}Origine de l’Univers 13,7 milliards d’années (WMAP) -  Le temps et l’espace n’ont de sens que par rapport à un observateur situé dans cet espace-temps – {22} L’intelligence est-elle de nature fondamentale ou une faculté dominante des humains ?

 

PARTIE 5 : Les Grands Initiés  {Repères 22 à 26}  

{23}L’Univers est-il référentiel ? – Les grands « Initiés » - l’Être Supérieur est-Il l’infini dans lequel nous devrions trouver une place « évolutive ou non » après notre existence terrestre ? – {24} Travers de l’anthropocentrisme – {25} Élucubrations cérébrales « gymniques » sur des mécanismes théoriques figurés par la boucle comme en informatique.

 

PARTIE 6 : Le Fondamental   ({Repères 26 à 31}

{26} Énoncé du cybernéticien Heinz Von Foerster quant au mécanisme de notre perception  - {27}Tout n’est qu’illusion  -  Espace-Temps  - {28} Rien ou le néant absolu n’existe pas, si ce n’est dans notre vocabulaire  -  Comment justifier que Dieu a besoin des hommes   -   Notre monde serait-il né d’une aberration physique ?   -  {29} Super-cordes  -  Branes  -  Cordes  -  Les sept dimensions recroquevillées qui s’ajoutent aux quatre connues  - {30} Notre univers serait-il un bourgeon de l’Univers-Total ?  -  La vie n’est possible que dans un univers à trois dimensions  -

 

PARTIE 7 :  illusion et Intelligence  {Repères 31 à 40}

Illusion :   - {30}Rappel de l’énoncé de Heinz von Foerster  -  Qu’est-ce qu’une illusion ?  -  {32} Nanomètres  -  Les couleurs et la dizaine de millions de nuances  -  {33}Les découvreurs  -  La roche et nous  -  Tout n’est-il qu’illusion ? -  Ne sommes-nous que pensée « agissante » dans un mécanisme cellulaire perçu par nos sens dans le but de servir un « Dieu » qui a « besoin » de nous ? -  Réflexion sur les démarches philosophico-spirituelles des croyances et religions –

Intelligence : {33} Qu’est-ce que l’homme et ses septante kilos de matières bien agencées pour agir et penser à l’aide d’un cerveau de mille cinq cents grammes de matières ? – La « pensée » est-elle en puissance ou contenue dans chaque particule de l’univers ? – {34} Référence à Teilhard de Chardin  et Christian de Duve – {35} Il est important de souligner que notre intelligence est uniquement référentielle – Notre évolution est basée sur un mécanisme de sélection par élimination des inadaptés et auto-sélection des autres – {35} Le besoin crée l’organe et le milieu modifie le patrimoine génétique (Lamarck) -  {37}Je pense, donc je suis disait Descartes –  Réflexions sur le « Grand Si » et référence à Gordon Kane et au professeur de Duve concernant le cataclysme qui a fait disparaître les grands sauriens – {39} Deux dimensions (l’immuable et l’évolutive)  -  L’infini n’existe pas dans l’absolu   {40}Proposition d’un plan d’étude du matériel en notre possession pour analyser la faculté de l’intelligence qui nous permet de dominer et gérer notre planète   -

 

PARTIE 8 :  La pensée  {Repères 42 à 45}

{42}Recherche d’une définition  -  L’origine de la pensée  -  l’intelligence  -  Prédominance de la tribu d’une trentaine d’individus  - Prédominance des races intellectuelles  -{43}  Rift Valley  -  Théorie « buissonnante » de Y. Coppens et P. Picq   -  Calvaire des nouveaux primates  - {44} Position debout  -  La traque des proies faibles  - {45} Pensée concrète et pensée abstraite  -  Pensée religieuse  - 

 

PARTIE 9 :  Nous ou la matière intelligente   {Repères 46 à 50}

{46}La mémoire génétique des « animaux »  - {47} L’australopithèque d’Afars  -  P. Picq et Y. Coppens (évolution buissonnante)  -  J. Monod et Y. Prigogine  (Hasard et nécessité)  -  Notre force est venue de notre faiblesse  -  Notre capacité de changer notre biotope  - {48} Mégalopoles artificielles  -  L’écologie est un luxe d’occidental  - {49} Notre adaptation progressive à un monde artificiel  -   L’émigration vers d’autres habitats non terrestres est-il réalisable ?

 

PARTIE 10 :  Darwin   {Repères 50 à 54}

{50}Référence à Darwin et à sa théorie  - {51} Exemples d’indices morphologiques de parenté entre les espèces  - {52} Exemple d’évolution à l’échelle du temps humain du lézard Podarcis  -  L’élevage par les humains et le comportement des animaux de compagnie  - {53}  Jacques  Monod  -  Teilhard de Chardin  -  Embarras des scientifiques chrétiens  -  Les découvreurs n’agissent plus seuls  - {54}  Le Boshiman est un chasseur-ceuilleur resté au stade des premiers humanoïdes  - 

 

 PARTIE 11   Cohérence et Déduction  {Repères 55 à 59}

{55}La cohérence est le rapport logique entre des idées – Apparition du langage et de l’écriture pour traduire la pensée – {56}Le raisonnement cohérent et la déduction – Quid du phénomène chez les « animaux » - Les sauvages et les domestiques – {57} Étude du phénomène depuis ses origines jusqu’à l’homme évolué  -{58} L’associativité  – Importance des mains et du cerveau : « la fonction crée l’organe et le milieu transforme le patrimoine héréditaire » (Lamarck) – {59} Toumaï  -  Émergence de l’intelligence raisonnée  -

 

PARTIE 12  :  Évolution exponentielle.   {Repères  60 à 70)

{60} Tableau des Hominidés  - {61} Référence à Pascal Picq :  « Les singes ont évolué en même temps que nous »  et « l’évolution du genre humain et l’homme moderne »  - {62} Principales caractéristiques des Hominidés  -  Quelques dates importantes de la préhistoire  - {63}  Classification classique de l’Homo habilis  -  Extraits du livre de Pascal Picq « Au commencement était l’homme » :  des origines perdues entre des fossiles, des outils, des gènes et des langues  - {64} Émergence des rites funéraires  -  Les Néandertaliens n’étaient pas des hommes très archaïques  -  Quid de la disparition de l’homme de Néandertal ? -  Le site de Caours   - {66} Modification de notre biotope  - {67} Variations climatiques pendant notre ère  -  Problèmes du refroidissement du climat et d’environnement  -  Espoir dans les performances des scientifiques et des techniciens  -  Primauté des valeurs morales d’altruisme  - {68} Sens familial élargi  -  Le clan  -  Mondialisation des esprits  - {69}L’écologie ne se conçoit que dans une entente universelle de restriction  et de promotion des valeurs altruistes pour une solidarité universelle.   Conclusions de l’octogénaire sur la primauté des valeurs altruistes.

 

PARTIE 13:  Le Sublime et le bonheur   {Repères 70 à 88}

{71} A la recherche d’une définition du sublime  -  L’intelligence a permis à l’être humain de s’imposer dans son biotope terrien  - L’homme a dépassé la fonction mécanique du cerveau  -  {72}Les découvreurs  -  Origine de l’abstraction  -  Hasard et nécessité ?  -  Primauté des occidentaux  - {73} 1ère réflexion sur la qualité cérébrale du raisonnement  -  2ème réflexion :  les conditions de survie provoquent un « accident » de mutation  -  L’être humain est capable de gérer et contrôler lui-même les mutations – {74}Le bonheur et ses sources – {75} Les vedettes et les meneurs -  Les motivations de l’individu -  Les idéalistes – {76} La place prépondérante des mères  - Vers une élite asexuée intellectuellement et physiquement   - {77} Conclusions.

Digressions littéraires et poétiques sur le sublime.  (Repères 77 à 88)

{77} Débordements dithyrambiques pour magnifier le « sublime » qui fait atteindre à l’homme les sommets du lyrisme. – {77} L’eau est le principal composant de notre corps  - {78} L’air est un fluide gazeux constituant l’atmosphère que respirent les êtres vivants  - {80} Le feu est un dégagement d’énergie calorifique et de lumière accompagnant la combustion vive (Grand Robert)  - {82}  Le soleil est l’astre qui donne la lumière et la chaleur à la terre et rythme la vie à sa surface (ibidem)  - {83} La terre est la surface sur laquelle les êtres vivants se tiennent et c’est aussi la matière qui forme la couche superficielle de la croûte terrestre  - {85} La vie est le fait de vivre, propriété essentielle des êtres organisés qui évoluent de la naissance à la mort en remplissant des fonctions qui leur sont communes. (Grand Robert)  - {87} L’insatisfaction, le sentiment d’inachevé, le lointain impossible, le rêve inaccessible, l’éden perdu, c’est la condition des humains …

 

PARTIE 14 :  Les trous noirs   (Repères 88 à 92)

{88} Le Trou noir  ou  mort d’une étoile  - Qu’est-ce qu’une étoile ?  -  Le preuve de l’existence d’un trou noir  -    -    Les trous noirs constituent la masse/densité absolue – {89}Il n’existe actuellement aucune preuve physique de leur existence – Effondrement d’une étoile en effet d’entonnoir pour retrouver peut-être le monde des forces -  {89} Quel est le sort de notre soleil ? – Le trou noir est « trahi » par le comportement de son environnement  - {90}Trous noirs gloutons  -  Disque d’accrétion  - – {91} Le trou noir « supermassif » ou « galactique » qui existerait au centre de notre galaxie (Sagittarius) – La singularité – {92} La matière noire (conclusions de B.Greene) –  L’expérience DAMA.

 

PARTIE 15 : Cordes, Branes, Théorie M.  {Repères 93 à 106)  

{93}Notes reprises d’un remarquable ouvrage « La magie du cosmos » de Brian Greene (auteur déjà cité) – {94}La vitesse de la lumière est constante, il est impossible de la rattraper – {95} Expériences de J.Kafele et R.Kating en 1971 (écart de temps entre les horloges au sol et celles à bord de vols commerciaux) – Expérience du faisceau laser qui traverse deux fentes pratiquées sur un morceau de pellicule surexposée prouve que la lumière est une onde – Le temps ne s’écoule pas – {96}Le dilemme qui contraria toujours Einstein est celui de la difficulté qu’il rencontrait à combiner électromagnétisme et relativité générale en une seule théorie (ce qui se vérifiait aux échelles de l’infiniment petit ne l’était plus aux échelles de l’espace) - Conflit entre la mécanique quantique et la relativité générale – {97} La théorie des cordes – La théorie M – {98} les p-branes – Les trois-branes et autres – {99} B.Greene (avec d’autres scientifiques) a sondé la matière jusqu’à un milliardième de milliardième de mètre (10-18 ) sans trouver le moindre indice de dimensions supplémentaires – {100} Le cosmos répond-il à un phénomène fondamental de renouvellement cyclique ? (collisions cycliques entre les « branes » à l’image d’un « big crunch » à l’échelle de notre monde cosmique – Le temps tel que nous le connaissons  ne parcourrait que l’un des nombreux cycles de l’Univers, chaque big-bang serait suivi par un autre, puis par un autre – {101} Énumération par B.Greene des découvertes en gestation qui font bien augurer de l’avenir – Autres notes et références utiles  -

 

PARTIE 16   :  La Relativité.  {Repères 106 à 112)

{106}La relativité et le dilemme d’Einstein  -  Relativité restreinte et généralisée (Einstein) – {107}La vitesse de la lumière – Le temps et l’espace ont la même origine – Origine historique de l’Univers – Le satellite explorateur WMAP a permis d’affirmer que l’univers est « fini » - {108}Le « mur de Planck » - La découverte de Hubble en 1929 – {109}La théorie des Super-cordes (minuscules filaments d’énergie) – Expérience du seau d’eau suspendu à une corde tordue qui tourne et comportement étonnant de la surface de l’eau qu’il contient – {110}Référence à Ernst Mach – {111}Quid de la téléportation (reproduire un être à l’identique en le télécopiant ailleurs dans l’espace) ? – Quid aussi des voyages dans le temps ?

 

PARTIE 17 :  Conclusions générales et de bon sens  {Repères 112 à 124}

{113}L’Univers ne peut être qu’organisé, ce qui exclut anarchie et désordre -  Le hasard n’existe pas dans l’absolu – L’Univers est ce qu’il est ou il n’est pas et le néant est impossible –  Suivant notre logique cartésienne, si il y a un big bang, il y a un big crunch avant un autre big bang – {114} Des découvertes récentes démontrent le contraire – {115} Une explication serait que notre univers perceptible n’est qu’un épiphénomène-bourgeon – {116} Quid de l’antimatière ? – Quid de la théorie de l’accident à la loi de l’annihilation de la matière par l’antimatière qui aurait provoqué l’Univers ?  -   Plus on descend dans l’infiniment petit, plus on perd trace de sa matière qui prend l’apparence de « forces » - {116}Le LHC du Cern à Genève  et le FERMILAB de Chicago  -  {117}Matières : épiphénomène de notre Univers ?  - {118}  Référence à Theilhard de Chardin  - {119}  Conclusions personnelles et synthèse de bon sens.

 

 

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Modeste Tout-le-monde  cherche à comprendre.

Partie 1 : E = mc²   

            MELODIE DE LA RELATIVITE

 

  Ambiguë déraison

Quand le temps est dans l’espace,

Ô, Subtile liaison

De toutes forces en place.

 

 Trois dimensions s’effacent

Et perturbe la logique,

Quand le temps s’y prélasse

Dans les lois cosmologiques.

 

Gigantesque éclatement

D’un spasme d’astres en folies,

Histoire du firmament

Avec astres qui sourient.

 

Aubade de feux d’étoiles

En gerbe d’explosion,

Silence du temps sous voile

Avant son extension.

 

 

{2} Formule que  « Tout le monde » connaît bien depuis que les médias s’en sont emparés pour donner plus de piquant intellectuel à leur littérature.

 

Cette formule « magique » est toute simple : une équation avec un produit dont un des éléments est élevé au carré.  Cependant elle définit l’essentiel de tout … 

 

Einstein, ce fantaisiste qui nous passe la langue, a eu un jour un « éclair de génie » en découvrant une formule essentielle qui nous révèle ce que notre entendement de terrien ne voudra jamais admettre.

 

E    L’énergie  (donc quelque chose que nos sens ne peuvent saisir, mais qui fait que tout est en mouvement, que rien n’est statique, c’est-à-dire immobile)

 

=  m   c’est de la matière  (rappelons qu’elle peut être de trois sortes :  solide, liquide, gazeuse) … accélérée par c qui est la vitesse de la lumière (c étant la première lettre du mot latin céléritas qui veut dire vitesse),

 

Ce c étant lui-même accéléré par une valeur identique à lui (en mathématique algébrique on dit élevé au carré que l’on écrit c2)

                               

Donc, l’énergie qui est l’essentiel (le moteur) de l’Univers depuis qu’Einstein l’a compris, c’est de la matière (m) que nos sens peuvent percevoir par le toucher et la vue (sauf dans certains cas pour la matière gazeuse) qui est accélérée (du latin accelerare, venant lui-même de celer = rapide, donc rendu plus rapide) par le fameux facteur (c) qui se multiplie par lui-même (élévation au carré).

 

Il s’agit d’une loi spatiale qui n’a rien à voir avec nos lois terrestres.  Ce phénomène d’expansion atteint une vitesse limite de 300.000 kilomètres par seconde, c’est-à-dire celle des particules (les photons) qui composent la lumière depuis le Big Bang ou l’explosion initiale.

 

Au-delà de cette vitesse limite (300.000 km.sec.) la matière redevient énergie.

 

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{3} En principe, les photons de l’explosion initiale nous accompagnent depuis le « Big Bang » à la vitesse de la lumière, c’est ce qui a permis, en 1929 à Edwin Powell Hubble  (1889-1953) d’évaluer l’âge de l’univers à 14,7 milliards d’année (13,7 milliards d’années depuis la mesure établie par le satellite WMAP) par rapport à nous  (suivant la constante de Hubble : les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse approximative proportionnelle à leur distance). Le chanoine belge Georges Henri Lemaître (1894-1966) aurait déjà fait cette découverte deux ans avant lui.

 

Cependant les dernières avancées de la science ont permis de préciser que ces théories et ces chiffres ne seraient valables que pour les petites échelles de mesures que permettaient les moyens de l’époque.

 

A grande échelle, l’expansion de l’univers, correspondrait à un « gonflement » de l’espace avec un écartement mutuel des galaxies s’éloignant les unes des autres d’une manière égale, mais avec la particularité que la taille des composants de cet univers ne serait pas modifiée.

 

 Ce n’est  donc pas comme si on étirait une toile élastique sur laquelle on aurait dessiné des étoiles qui grossiraient avec l’étirement, mais ce serait plutôt comme si, au lieu de les dessiner, on avait collé des pièces de monnaie sur cette toile élastique et que la toile s’étendrait et non pas les pièces.

 

Ces composants (les planètes) auraient une vie propre et « s’effondreraient » sur elles-mêmes après un certain temps pour retourner dans la matière noire qui n’est pas observable mais constituerait avec l’énergie sombre l’essentiel de l’univers (matière noire 23 % ; matière ordinaire 4 % ; le reste 73 % d’énergie sombre).

 

Cependant, il est aussi important de souligner que le seul élément que l’on puisse calculer c’est le temps mis par la lumière du rayonnement fossile pour nous accompagner, soit entre 13 et 15 milliards d’année,  ce qui n’a rien à voir avec la taille de l’univers en terme de mesure métrique qui pourrait être de l’ordre de 40 à 50 milliards d’années multipliés par 300.000 km. par seconde. (Soit en kilomètres : 60 secondes x 60 minutes x 24 heures x 365 jours x 300.000 km = 9.460 milliards 800 millions de km  x 50 milliards soit 473.040 trillions ou environ 5 suivi de 23 zéros, comme il s’agit du rayon, le diamètre de l’univers devrait être du double de cette valeur.)

 

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{4} Réalisant l’énergie inouïe que l’on dégagerait en « cassant » sa formule dans un engin de destruction, Einstein, ce génial chercheur, en avertira le président Roosevelt (nous étions en 1939),  supposant modestement que s’il l’avait découvert, d’autres chercheurs (ennemis) le feraient également, (heureusement, il se trompait), aussi en secret les alliés s’empressèrent-ils  de créer une bombe à « fission nucléaire » dont la puissance de destruction serait inouïe.  On connaît la suite atroce déterminant la fin des hostilités.

 

Comment le génial Einstein en est-il venu à proclamer cette loi fondamentale de E = mc2, tellement aberrante pour l’entendement des physiciens de l’époque ?

 

Pénétrons-nous du climat scientifique qui entourait les chercheurs des années du conflit mondial  qui embrasa le monde jusqu’à son paroxysme monstrueux de la destruction d’Hiroshima (6/8/1945 – 100.000 victimes) et Nagasaki (9/8/1945 - 80.000 victimes).

 

Einstein et les chercheurs de l’époque disposaient des avancées prodigieuses de la science, cependant toujours influencées par les grandes lois proclamées par les maîtres du passé : Kepler, Galilée, Copernic et autres Newton.

 

Aussi sera-t-il intéressant de se pencher sur l’histoire de la formule :  E = mc2 

 

E,  c’est l’énergie dans l’espace et le premier qui découvrit cette notion d’énergie dans l’espace fut un modeste employé-chimiste, Michael Faraday (1791-1867) qui constata en 1812 que l’aiguille d’une boussole « perdait le nord » et se tournait dans la direction d’un câble électrique sous tension dès qu’on s’en approchait. 

 

L’aiguille aimantée était donc attirée par l’influx électrique circulant dans le câble, or à cette époque, on estimait que l’électricité ne pouvait s’échapper de son câble et y circulait comme l’eau dans un tuyau. Dès lors on se mit à concevoir que l’énergie occupait une place dans l’espace, pour plus tard admettre qu’elle occuperait tout l’espace.

 

Cette découverte amena Faraday à inventer, dès les années 1831, l’électro-aimant qui fait tourner les moteurs électriques ouvrant ainsi la voie aux applications tels les dynamos, les générateurs et les transformateurs.  Il se distingua dans tous les domaines de la chimie et de l’électricité donnant son nom à de nombreux  concepts  ou techniques (le Farad, la constante de Faraday, l’instabilité de Faraday, la cage de Faraday) et introduira les termes d’anode, de cathode, d’anion, de cation et d’ions.  Il fut le premier à affirmer que la lumière est une énergie.

  

{5} Modeste, il refusa les honneurs de l’anoblissement, la Présidence de la Royal Society et d’être enterré dans l’Abbaye de Westminster.

 

Déjà avant lui, une autre loi avait été énoncée et expérimentée par Antoine Lavoisier   (1743-1794) c’est la conservation de la matière : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » bien que cette phrase lui soit injustement attribuée, (elle daterait pour d’autres raisons d’avant Jésus-Christ et aurait été énoncée par Anaxagore de Clazomènes qui parlait de l’énergie et pas de la matière), elle résume cependant bien le principe tel que l’a déterminé Lavoisier de la façon suivante en parlant de la fermentation : « … Il faut bien connaître l’analyse et la nature du corps susceptible de fermenter, et les produits de la fermentation ; car rien ne se crée, ni dans les opérations de l’art, ni dans celles de la nature, et l’on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l’opération ; que la qualité et quantité des principes est la même, et qu’il n’y a que des changements, des modifications » .

 

Antoine Lavoisier était un avocat, bourgeois aisé, attiré par  les sciences et la chimie.  A 25 ans, il obtient la charge de « Fermier général » c’est-à-dire celle de percevoir les impôts, ce qui lui vaudra d’être guillotiné sous la « Terreur » avec les 28 fermiers généraux le 8 mai 1794.

 

Lavoisier, mathématicien par son métier de financier, cherche à donner à la science des outils mathématiques en recherchant l’équilibre, comme les comptables le font dans leur balance, entre ce qui sort et ce qui entre dans l’espace où se situe  l’expérience, ce qui le poussera à  mettre au point des outils donnant des pesées précises. Toujours obsédé par ce qu’on a appelé  « la loi de la conservation de la masse », grâce à ses gros moyens financiers,  il mit au point des appareils de pesée extrêmement précis fabriqués par les plus grands artisans, ce qui lui permit de prouver cette théorie. (Rien ne se perd, tout se transforme)

 

Autre personnage surprenant pour l’époque, tant par son esprit, son génie que la liberté de ses mœurs fut Emilie de Breteuil (1706-1749), devenue marquise du Châtelet par mariage en 1725.

 

{6} Elle eut de nombreux amants, comme le mathématicien Maupertuis, le petit neveu du cardinal de Richelieu, et le marquis de Guébiant. Elle s’initiera aux travaux d’Isaac Newton (1642-1727)  et de Leibniz  (1646-1716) ce qui l’amènera à une expérience étonnante faite avec une bille de plomb tombant sur de l’argile à des hauteurs différentes qui lui fit constater que l’écrasement provoqué correspondait au carré de la masse et non à son addition.  Cette expérience lui permit déjà d’augurer de  la fameuse formule d’Einstein (E = mc2).

 

Madame du Châtelet ne fut pas seulement la maîtresse de Voltaire pendant quinze ans mais elle fut aussi sa collaboratrice (ils traduiront ensemble « les Principia » de Newton) .  Elle mourut en couches, en 1749, à la naissance d’un enfant (qui n’a pas survécu) qu’elle eut d’un autre amant (le beau chevalier de Saint-Lambert, poète).

 

On ne peut pas non plus passer sous silence d’autres chercheurs, Pierre Curie 1859-1906) et sa femme Marie (1867-1934)  qui feront faire un pas important à la science en découvrant le radium et la radioactivité ainsi que Antoine  Henri Becquerel   (1852-1908)  et Ernest  Rutherford  (1871-1937)

 

Mais celui qui fit faire l’avancée la plus significative dans les domaines que l’on dénommera ultérieurement « relativité restreinte » et « mécanique quantique », ce fut James Clerk Maxwell  (1831-1879) :  ses contributions à la science sont considérées par certains comme aussi importantes que celle de Newton ou Einstein.

 

En 1864, il écrit : « L’accord des résultats semble montrer que la lumière et le magnétisme sont deux phénomènes de même nature et que la lumière est une perturbation électromagnétique se propageant dans l’espace suivant les lois de l’électromagnétisme. » 

 

Maxwell supposera que la propagation de la lumière nécessite un milieu (l’éther) pour support des ondes.  Einstein, plus tard, en formulant ses théories de la « relativité» démontrera que l’existence de l’éther n’était pas nécessaire.

 

Maxwell calculera avec les moyens limités de l’époque la vitesse de la lumière à 310.740.000 mètres par seconde (des mesures plus précises l’évalueront à 299.792.458 kilomètres à la seconde ou environ 300 millions de kilomètres)

 

{7} Au delà de cette vitesse cosmique, l’énergie se transforme en masse, révélant ainsi le mécanisme de l’univers qui n’a rien à voir avec celui que nous expérimentons tous les jours sur notre planète qui subit les lois de son environnement.

 

Maxwell fréquenta Lavoisier en fin de vie (il était 40 ans plus âgé que lui) avec beaucoup de considération pour le vieux savant dont l’esprit n’était plus aussi alerte.  Ont-ils dans leurs entretiens évoqué cette éventualité de libérer dans la matière une force capable de détruire une ville ou de produire une énergie gigantesque ?

 

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Conclusions :   E = mc2   

 

Cette formule révèle le mécanisme de notre univers

 

1.        Notre univers c’est de l’énergie.

2.        Notre univers c’est aussi de la matière en expansion continue (le facteur c au carré)

3.        Notre planète « terre » est un « excédent partiellement  éteint » détaché d’une étoile (soleil)

4.        La terre est constituée de roches et de sédiments résultant de l’évolution de la vie, d’une épaisseur de 35 kilomètres sous les continents, 5 à 7 km. et sous les océans et 60 km. sous certaines chaînes de montagne (cordillère des Andes), autour  d’une masse dont une partie mobile ou  en fusion de 6344 kilomètres (centre de la terre = 40.000 kilomètres divisé par 3,14 divisé par 2 = le rayon d’environ 6379 kilomètres – 35 kilomètres   = 6344  kilomètres) 

 

C’est sur cette « pelure » de 35 kilomètres que la vie s’est manifestée pour aboutir après bien des avatars à « l’homme intelligent » que nous sommes.

 

Suivant des théories avancées actuellement, notre univers ne serait qu’un univers-bourgeon qui se serait développé accidentellement et en excédent dans un univers-total dont nous ignorerions et les lois et le mécanisme.

 

Fondé en 1952 par 12 états européens, le Cern (Centre européen pour la recherche nucléaire) établi près de Genève, a construit à 100 mètres sous terre, depuis 1996, le plus grand collisionneur de Hadrons  (LHC) existant  au monde (un anneau de 27 kilomètres refroidi pendant deux ans pour obtenir  {8} -271,3° (presque le zéro absolu) qui créerait les conditions qui prévalaient dans les millièmes de secondes qui ont suivis le Big Bang  (un millier de physiciens et ingénieurs y sont employés - coût total 6,5 milliards € dont 3,76 pour la machine)

 

0n y traque le Boson de Higgs  Rappelons que les chercheurs,  l’anglais Higgs et les belges Englert et Brout, avancent une théorie suivant laquelle la découverte de cette particule permettrait de connaître la taille de notre univers et de mieux le comprendre.  Elle est tellement cachée qu’il faut un instrument de la taille de celui que l’on a construit à Genève pour la traquer (certains de ces éléments ont  la taille d’une cathédrale enfouie à 100 mètres sous terre). Cet expérience aurait dû donner des résultats en 2009 si un problème de fonctionnement n’avait pas provoqué un retard d’un an. 

 

Notre univers serait-il un univers-bourgeon, survenu accidentellement sur un univers-total beaucoup plus complexe dont nous n’imaginerions même pas les loi ?.  Cette thèse apporterait une solution au dilemme d’Einstein concernant la mise en concordance de ses théories sur la relativité restreinte et relativité générale, puisqu’il existerait d’autres lois que nous ne pouvons pas appréhender.

 

Tout cela démontre notre insignifiance.

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Ceux qui voudraient approfondir ou vérifier « ce condensé » écrit par un modeste profane « Monsieur Tout-le-monde » pourront consulter la documentation suivante :

 

-          Les différents sites de Wikipédia sur Internet

-          Le site Internet de vulgarisation sur la mission Planck (planck.fr) qui doit mesurer avec grande précision un certain rayonnement présent dans l’univers, appelé le rayonnement fossile.

-          Le site Internet Techno.Science.net

-          L’émission E = mc2  produite par ARTE (adaptation française)

-          Les articles sur le Grand Collisionneur de Guy Duplat dans la Libre Belgique

-          Le livre de Brian Greene, La Magie du cosmos  (Robert Laffont)

 

 

{9} Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre 

 

Partie 2 « D’où vient  la vie ? »

 

HARMONIE DE LA VIE.

 

Tendre lagune bleue d’acier,

Amante alanguie de soleil,

Chatte étirée sous les baisers

De la vie qui soudain s’éveille.

 

Tiède de rayons engourdis,

Ton ventre chaud s’est alourdi,

D’atomes, cellules et mers,

Pour enivrer la terre entière.

 

Une algue bleue des océans,

Avide de ciel,  folle d’îles

Préparait un très grand moment :

L’alchimie des chlorophylles.

 

La vie a voulu la douceur,

La vie a voulu les couleurs,

La vie a voulu la chaleur,

La vie a voulu le bonheur.

 

Le soleil lui a tout donné :

 

Le vert de ses prés et ses bois

Le rouge des couchers du soir

Le jaune de ses moissons d’or

Le bleu de son beau ciel d’été

Le blanc de ses neiges éternelles

Et le noir de ses nuits profondes.

 

°°°°°°°

 

{10} La vie et l’intelligence sont  des phénomènes aléatoires peut-être uniques dans l’Univers ou très rares.  Leurs conditions d’existence sont tellement fortuites qu’elles résultent ou du hasard ou de l’intervention d’un pouvoir supérieur.

 

Les infinitésimales cellules, qui sont les constituants de notre corps et de tout les êtres vivants, évoluent instant après instant dans le temps au cours de leur existence, en obéissant à un phénomène de croissance suivi d’un retour à l’inanimé,  imposé par une loi fondamentale d’échange continu. (rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme disait déjà Antoine Lavoisier fin du 18 ème siècle).

 

Il est indéniable que la vie a créé un « individu » qui a une existence propre, primaire chez les micro-organisme, ensuite évolué chez les hommes. Le Grand Robert définit individu  (sens biologique) comme suit : Corps organisé vivant d’une existence propre et qui ne saurait être divisé sans être détruit.

 

Aussi l’individu prend place dans son environnement pour y avoir une existence propre pendant une durée de temps limitée.  Devenu matière organique par sa mort, il s’ajoute à la « masse  inerte » qui s’est constituée depuis les premiers unicellulaires, pour devenir lui-même le  « terreau fertile »  des existences futures.  Au cours de son existence, il ne cessera de se « nourrir » des autres êtres vivants pour subsister en rejetant les déchets qui en résultent et qui s’ajoutent à ce « terreau » qui est un mélange de matières organiques et inorganiques.

 

La vie est un « accident » peut-être unique (ou très rare) dans l’univers.  Un mécanisme évolutif s’est mis en place par « accident » sur un morceau de « soleil éteint », notre planète terre  (une planète, du grec planetes = errant) orbitant autour de sa «modeste étoile » si insignifiante parmi les milliards d’autres.

 

Nos scientifiques disent que la vie a surgi parce que se sont trouvés rassemblés par le plus grand des hasards, ou par intervention supérieure, les éléments qui lui étaient nécessaires pour démarrer, qu’elle a commencé dans l’eau avec les micro-organismes et une algue (ou un végétal primitif) qui se passaient d'oxygène et cela il y a quelques milliards d'années.

 

{11} L’évolution a poussé ce végétal a dissocier l'oxygène que contenait l'eau.  L'aventure de la vie multicellulaire était lancée pour atteindre le degré de complexité que nous lui connaissons aujourd'hui.

 

Cette algue ou ce végétal a entamé ce processus de dissociation de l’oxygène de l’eau parce qu’il obéissait à une loi de poussée évolutive de la matière (rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme)  depuis le départ théorique de l’espace-temps dans « notre » univers qu’on a appelé le Big-bang ou l’explosion initiale.

  

Depuis qu’Einstein l’a exprimé dans sa formule E = mc², on sait que la matière, c’est de l’énergie en devenir et vice versa, rien n’est statique, tout évolue, tout est en mouvement dans l’univers.  Dès l’explosion initiale, il y a création d’un mouvement avec échange de matière et de force vers un autre « devenir ».

 

Sur notre planète « terre », cette poussée évolutive atteindra le paroxysme de son adaptation quand toutes les possibilités de croissance auront été atteintes dans un espace limité, probablement à la suite de grands mouvements géologiques locaux ou planétaires. Ainsi, après les unicellulaires, quand des végétaux du milieu marin se trouvèrent confinés sans possibilités de développement, ou bien ils périrent pour trouver les stades de la matière inerte ou bien ils s’adaptèrent en se transformant, voire en mutant. 

 

Ces phénomènes ont vraisemblablement été provoqués par saturation du milieu dans lequel ils se trouvaient, restreint par des événements géologiques, ce qui a provoqué les nouveaux règnes :   dans le milieu marin, les poissons transformateurs de plancton et de micro-organisme et les poissons piscivores transformateurs de leurs propres congénères et sur la terre les herbivores, transformateurs de végétaux et les carnivores, transformateurs d’herbivores.  

 

Quant aux origines de la vie, selon des scientifiques sérieux, elle serait apparue sur terre dans des sortes de petits lagons tièdes laissés par des mers calmes, il y a environ 3,8 milliards d’années.  C’est dans ces creusets qu’une incroyable alchimie se serait produite : « Il se fait que, sur la terre, un événement d’une très haute improbabilité a eu lieu »  J.Monod dans « Hasard et nécessité » ou pour les croyants, intervention supérieure avec prolongement de « l’individu » dans une autre existence.

 

Cette « prévie » dans des endroits privilégiés se serait retrouvée dans les mers par accident géologique ou par le mouvement des océans.  Les mers chaudes devinrent vraisemblablement le giron des tout premiers unicellulaires.  On connaît la suite : aux unicellulaires ont succédé les pluricellulaires dont un végétal  qui contribua à la mise en place du processus chlorophyllien.

 

{12} Si je consulte mes encyclopédies, elles m’apprennent les choses suivantes :

  

-          L’oxygène est contenu dans l’eau (deux atomes d’hydrogène et un d’oxygène). L’air (sec) que nous respirons est formé de molécules composées de 78% d’azote, de 21% d’oxygène et d’1% de gaz rares (argon, néon, hélium, krypton, xénon).

 

-          L’évolution biologique a provoqué des processus chimiques de création de molécules telles, outre celles de l’oxygène contenu dans l’air, celles de l’ozone qui lui est complémentaire. 

 

-          L’ozone (trois atomes d’oxygène ou O3) est produit par intervention cosmique : une molécule d’oxygène (O2) se dissocie en ses deux composants, qui s’associent chacun à une autre molécule d’oxygène pour former une molécule d’ozone (O3) . L’ozone, présent dans la stratosphère (entre 10 et 50 kilomètres d’altitude), est un filtre qui nous protège des rayons ultra-violet qui tuent la vie aérienne. Cette molécule est apparue il y a 900 millions d’années avec le développement de la vie végétale marine. Personne n’ignore que l’activité humaine peut être responsable de la raréfaction de l’ozone stratosphérique et que les autorités de la planète y sont attentives.

 

-          Autre processus chimique :  la photosynthèse qui permet aux végétaux d’assimiler grâce à la lumière le gaz carbonique et de produire des glucides tout en libérant de l’oxygène.  Ce gaz carbonique ou dioxyde de carbone est rejeté en l’absence de lumière, notamment la nuit.

 

-          Ces différents phénomènes sont liés à la vie et ont contribué à son explosion en créant la cornue d’éléments divers dans laquelle s’est développé le processus chlorophyllien.  La chlorophylle (du grec chloros : vert et phyllon : feuille) est  un pigment situé dans certaines matières  (chloroplastes) des cellules végétales, pour intercepter l’énergie lumineuse et la convertir en énergie  chimique.  Son spectre  d’absorption du rayonnement lumineux (Ce sont les raies ou plages lumineuses de la lumière visibles dans l’arc-en-ciel) est le vert et c’est dans cette couleur dont la longueur d’onde est moins absorbée que la chlorophylle nous apparaît. 

 

{13} Que disent encore nos documentations ?

 

-          Les êtres vivants, végétaux ou animaux et nous par conséquent sommes composés de divers éléments que nous trouvons dans notre environnement et que nous assimilons  :

 

l’eau :  est le principal composant de notre corps (65 % pour un adulte moyen) et est essentielle à l’existence de la plupart des êtres vivants.   Les végétaux en sont les plus importants consommateurs en l’absorbant par les racines en grande quantité et en la rejetant par évapotranspiration.

 

les glucides (sucres), : que l’on trouve dans :  pommes de terre, pain, blé, avoine, maïs, riz, haricots secs, fèves, lentilles, bananes, châtaignes, sucre de canne et de betterave, miel, glucose, confiture, sirops industriels 

 

les protéides : d’origine animale = viandes,  poissons, œufs, lait, fromage et d’origine végétale (en  moindre concentration) = légumes secs : haricots secs, lentilles, pois chiches, fèves, graines germées, et les céréales : orge, avoine, blé, riz, pâtes.

 

les lipides : dont la fonction principale consiste à emmagasiner une quantité d’énergie plus de deux fois supérieure à celle d’un gramme de glucide :  en sont riches les huiles (arachide, olive, tournesol, maïs, soya, colza, noix,) le beurre, la crème fraîche, les margarines et les fruits  gras  (amandes, noix, noisettes, arachides etc.)

 

les sels minéraux. : ce sont des matières composites inertes formées d'éléments chimiques de base (inorganiques) que l'on retrouve abondamment dans la couche superficielle et sédimentaire de notre globe. Ils représentent 4 % de notre poids.  En dehors des oligo-éléments dont les besoins sont moindres (en grec oligo = peu), ceux dont les besoins sont grands sont : le calcium (dans le lait et les produits laitiers, le jaune d’œuf, les légumes secs) le phosphore (lait et produits laitiers, le jaune d’œuf, le pain et les légumes secs) le sodium  (sel de cuisine, charcuteries, lait, œufs, poissons, viandes, conserves, eaux minérales) le potassium  (fruits (notamment la banane), légumes secs, viandes, poissons, chocolat) le magnésium  (fruits et légumes secs, fruits de mer, chocolat) le fer  (abats surtout le foie, viandes, jaune d’œuf, fruits et légumes secs, chocolat, vin ).

 

{14} Enfin, il est aussi important de signaler que le carbone est présent partout dans la matière vivante ou ses substrats d'où l'appellation de "cycle du carbone"  et d’en conclure que la composante élémentaire de la vie sur notre planète dépend  essentiellement du carbone et que la pensée intelligente qui en résulte ne se réalise et ne peut s'exprimer autrement que par cette matière qui en est le support et le moyen d'expression.

 

Si on étudie en profondeur ce cycle du carbone, on est frappé par le caractère très hasardeux  d'une réussite dont nous sommes l'aboutissement.

 

On peut supposer que d'autres supports existent dans « notre » univers ou dans « l’univers-total » (voir étude précédente : E = mc²) pour exprimer cette pensée intelligente et que nous n’en serions dès lors pas les seuls et uniques dépositaires comme l'affirment de bonne foi et de manière anthropomorphique la plupart des hommes.

 

Ces autres supports sont-ils possibles ?  Pourquoi pas, rien ne nous permet de prétendre le contraire.

 

D’autres systèmes que le nôtre, évolutifs également, vivant et se multipliant, occupant un ou des espaces, consommant et développant de l’énergie, sont possibles sinon probables. 

 

Pourrons-nous entrer en communication avec ces « extra terrestres » ?  Difficilement sans doute, puisque nous n’avons pas les mêmes possibilités de communication et l’handicap de la distance. 

 

Ont-ils quelque chose qui ressemble à nos sens ?  Probablement que non.  Si il y a quelque chose qui ressemble à la vie, qui évolue, qui occupe des espaces, qui se multiplie et qui connaît l’incroyable et miraculeuse aventure de la pensée humaine, ce « quelque chose » n’a probablement aucune possibilité de communiquer avec nous, à supposer que ses moyens le lui permettent et qu’il soit à notre portée.

 

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Ceux qui voudraient approfondir ou vérifier ce « condensé » écrit par un modeste profane « Monsieur Tout-le-monde » pourront consulter la documentation suivante que j’ai utilisée :

 

-          Les différents sites de Wikipédia sur Internet.

-          Les sels minéraux dans  www .pratique.fr

-          Les algues dans http://aquagazel.free.fr

-          Dictionnaire encyclopédique Hachette

-          Universalis

-          L’eau dans le corps humain : http://ac-versailles.fr

 

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{15} Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre

 

Partie 3 :  Infini et éternité.

 

Parties précédentes :  (1) E = mc³   et  (2) D’où vient la vie ?  (voir notes précédentes :  cliquer sur notes récentes)

Modeste Tout-le-monde est un « penseur toujours en formation »  maintenant  qu’il dispose comme chacun de tant de moyens informatiques pour comprendre ou satisfaire sa curiosité … réfléchir … et compléter son étude et son propos.

 

 E = mc² , on sort cette formule par boutade, en jouant à  « l’intello ». Modeste Tout-le-monde, a voulu comprendre ce que ça voulait dire au juste … : ce fut le sujet de son premier chapitre et ça l’a mené loin … jusqu’au … « Boson de Higgs » … qu’on espère découvrir grâce au « grand collisionneur » de Genève (LHC) inauguré le 21 octobre 2008 pour lequel on a dépensé 6,5 milliards € et qui  apporterait un peu plus de clarté sur  la grande énigme de l’univers (si on arrive à isoler ce Boson).

 

La seconde intervention allait de soi : après la matière, fille de l’énergie, la vie fille de la matière,  elle-même notre raison d’être puisqu’elle a produit la vie.

 

La vie a fait de nous un être intelligent et le développement de cette faculté nous amène à nous situer et à nous poser des questions essentielles quant à l’espace et au temps qui conditionnent notre existence.

 

{16} Nous nous trouvons alors confronté à ces terribles et inconcevables concepts pour notre petite intelligence humaine :  l’infini et l’éternité.

 

Inconcevable pour notre logique humaine, mais nécessaire et indispensable dans l’absolu de notre pensée.

 

Cette interrogation profonde s’est imposée à nous depuis toujours en mélodies lancinantes qui hantent en sourdine le fond de notre âme.

 

 

 SYMPHONIE DE L’INFINI.

 

Et après, et ensuite,

En obsédant toujours

Du tourment de la  fuite

Du temps en fin des jours.

 

 

Frisson des lointains fous,

Angoisse d’éternel

En faim d’originel

Dans l’absolu du tout.

 

La droite qui s’emballe

En quête de sa fin

Recherche le matin

De ses surfaces astrales.

 

              Les volumes s’étendent              

En grand bang glorieux

Pour la plus grande offrande

A la gloire des dieux.

 

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Mon regard de « petit homme » se porte au loin, bien au loin, là où il n’y a plus rien, en cherchant à prolonger ce qu’on appelle, faute de mieux, l’infini.  Mes tempes font mal de l’effort de mes yeux qui s’ouvrent démesurément.  Je cherche vainement le bout, la fin du vide qui s’est creusé devant moi… mais

 

{17} Je sais que j’hurlerai toujours « et après… ! »  sans fin, sans trêve,…infiniment…

 

Ce concept de l’infini me trouble, m’inquiète et me laisse rêveur.  La langue  française a exprimé ainsi ce qui est sans limite, ce que mon entendement ne peut accepter.

.

Mon intelligence de « petit homme » admet difficilement et ne comprend pas que l’espace et le temps soient sans limite.  Ma logique, tributaire du contexte de l’espace et du temps, est déboussolée. En fait, je suis confronté à deux logiques qui s’opposent :  l’une découlant de l’espace et du temps, l’autre dictée par ma raison.

 

Dans mon contexte d’espace et de temps, je refuse l’illimité parce que mon intelligence ne peut pas le concevoir :  l’illimité semble impossible.

 

Ma raison quant à elle ne peut qu’accepter des évidences : l’infini est illimité dans tous les sens et l’espace et le temps ne sont possibles que dans une logique évolutive avec une origine, mais qu’y avait-il avant  ? … 

 

La seule réponse logique c’est qu’il n’y avait sans doute pas d’origine et donc pas « d’avant ». 

 

La plupart des hommes et Descartes en particulier, voient dans ces concepts  créés  par l’intelligence humaine, une preuve de l’existence de Dieu ou d’un « Autre » supérieur et omnipotent qui lui serait l’origine de la création et n’aurait pas d’avant.

 

L’infini est un mot mystérieux qui interpelle le poète-rêveur.  La combinaison des signes, les hasards de l'étymologie, du graphisme et de sa construction sonore lui sont apparus comme magiques, profonds, lents et majestueux. 

 

Il le prononce les yeux au lointain, avec respect.  Il le dit sans bruit parce qu'il est prédestiné, dirait-on, construit très court, compact, simple, fondamental...

 

Harmonieux, il est composé de six lettres en nombre décroissant :

Trois « I »                                             )   3   (

                Deux « N »                      )   2   (      6 lettres      IN  FI  NI

                                Un « F »                 )   1   (

Il commence et se termine par un "I" qui est lui-même précédé ou suivi de la même consonne "N"

 

{18} Enfin, l’ensemble est relié en son centre par "FI», la très belle consonne grecque dont le tracé permet de figurer une symbolique significative de la contradiction qui existe entre le fini et l’infini.  En effet,  quand on écrit « fi » en grec, on trace d’abord une boucle « finie » que l’on abandonne dès qu’on a atteint l’intersection du tracé,  pour la traverser ensuite, en la faisant repartir en droite qui pourrait être infinie.

 

Je ne pouvais être mieux servi par le hasard pour introduire la démonstration d'un premier principe qui régit notre réel planétaire, en contradiction avec l'authentique réel.

 

Ce premier principe simple pour illustrer ma matérialisation de l’infini va m’amener à pousser plus loin ma démonstration.

 

Assis à ma table, songeur, j’ai posé son crayon sur sa pointe et sur une feuille de papier et j’ai obtenu un point. De ce point, je projette, en pensée, de part et d'autre, un ensemble d'autres points juxtaposés, ayant ainsi formé une droite qui est définie en géométrie comme étant infinie de part et d'autre de ce point.

 

C'est ce que je pourrais appeler l'infini linéaire projeté dans l'espace.

 

J’imagine ensuite que cette droite qui fuit de part et d'autre du point imaginaire laissé par le crayon s'enfonce dans l'infini de part et d'autre de ce point à une vitesse infinie (non limitée, toujours progressive, exprimée en mathématique par l’élévation au carré).  J’ai ainsi apporté une donnée supplémentaire à la démonstration de ce qui est, semble-il,  fondamental :  le temps dépend de l’espace et l’espace dépend du temps et les deux sont infinis. Dans l’absolu du raisonnement, il n’est pas possible de le concevoir autrement : il n’y a pas d’autres alternatives.

 

Cependant ce fait est en totale contradiction avec notre logique cérébrale qui est confrontée aux impératifs de notre environnement soumis à une règle de commencement et de fin.

 

Cette contradiction entre deux évidences ont amené Einstein, les scientifiques et les penseurs à définir une donnée nouvelle : l’espace-temps.

 

Comme un jeu, je poursuis ma réflexion plus loin en imaginant à partir de la pointe de mon crayon une juxtaposition sur le même plan de droites accolées les unes aux autres sans espace entre elles pour obtenir une surface circulaire  infinie partie de ce point, progressant à une vitesse que j’imagine s’éloigner de moi à une vitesse progressivement infinie (en progression géométrique, comme disent les mathématiciens). 

 

{19} Si, maintenant, je déplace mon plan circulaire infini dans l'espace d'une manière volumétrique, c'est-à-dire que  j’imagine un ensemble d'autres plans étroitement juxtaposés au premier de manière telle que l'ensemble produise, de part et d’autre du point,  une explosion volumétrique imaginaire infinie dans l'espace-temps, la pointe du crayon sera devenue le centre d’un univers-personnel que je viens de créer et que mon cerveau vient de concevoir suite à ma réflexion.

 

Cette explosion volumétrique imaginaire existe parce que j’ai posé mon crayon sur sa pointe, déterminant ainsi une origine à un moment précis dans le temps.

 

C’est ici qu’on rencontre toute la complexité d’un système que notre entendement comprend difficilement pour la simple raison qu’elle contrarie  une logique que nous vérifions à chaque instant de notre quotidien : il y a un début et une fin à tout.

 

Mais dans l’absolu, il faut accepter une évidence : l’univers-total, en admettant la théorie que nous sommes un univers-bourgeon  ou l’univers tout court est soumis à la loi dite de l’espace-temps qui unifie l’espace et le temps.

 

En résumé, comme l’affirme Einstein qui a créé ce concept unifié d'espace-temps, celui-ci n'existe que relativement à l'observateur qui s'y trouve situé.  La matière ne serait, et nous par conséquent, que le résultat d’un mécanisme général que nous essayons de comprendre.  (voir  partie 1 :  E = mc²)

 

Laissons aux théoriciens le soin de débattre des contradictions et même des aberrations ou « paradoxes » que leurs calculs théoriques provoquent ( illustré entre autres par l’exemple célèbre des jumeaux de Langevin , l’un voyageant dans l’espace à une vitesse proche de celle de la lumière retrouvant son frère, resté sur terre, plus vieux que lui ou celui du train  dans un tunnel de même longueur avec des observateurs dans le train ou en dehors de celui-ci et qui ont des visions différentes de la fin du train  … etc.) pour accepter deux évidences : Tout ce qui est, évolue et obéit à la loi des échanges d’énergie (E = mc²) et le néant n’existe pas puisqu’il est sans devenir.  Seul existe l’univers-total en perpétuel mouvement depuis toujours.

 

Quant à nous, les hommes, dès que l’intelligence s’est affinée, nous avons recherché une explication qui évoluera avec nos découvertes.  Quand nous étions des primitifs, nous l’avons recherchée dans les mystères de la nature et du cosmos  (feu, tonnerre, eau, ciel, soleil….)

 

Avec les bandes des savanes, nous avons trouvés des meneurs qui devinrent des chefs quand se constituèrent les tribus,  regroupées ensuite en peuples et nations, dirigés par des « Grands » tout puissants.

 

Les religions ont alimenté les penseurs qui ont inspiré des prêtres pour enseigner les autres en leur donnant l’espoir d’une vie meilleure en leur fournissant leur version de l’inexplicable.

 

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{20} Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre.

 

Partie 4 : L’Univers

 

 

 

MELODIE DE L’UNIVERS.

 

Tu fus infiniment petit,

Si petit qu’on cherche ton origine !

Si petit mais si dense

Que tu es temps et espace.

 

L’écho de ton bang

Est l’inverse de ton feu.

L’infini de ton temps

Est l’extrême de ton jour.

 

Tu es le cœur d’un monde

Qui palpite dans l’immensité.

L’immensité d’un vide

Qui sera toujours éternité.

 

Tu es le chant des êtres,

L’adversaire du néant.

Tu les as regardés naître

Sortant de ton ventre géant.

 

°°°°°°°°°°

 

{21} Quand nous consultons nos encyclopédies,  nous apprenons  que l'origine de l'univers se situe à 13,7 milliards d’années suivant la mesure établie par le satellite WMAP.

 

En prolongeant mon raisonnement à partir de mon crayon posé sur sa pointe,  je me dis que cela ne vaut que par rapport à moi et à mes frères qui se trouvent sur leur minuscule planète "terre" évoluant dans leur tout petit système solaire.

 

Où sommes-nous donc dans cet univers, nous qui sommes situés à 14/15 milliards d’années de son origine : le fameux grand bang ?  La fameuse grande explosion initiale ?

 

On nous dit  que l’univers est en expansion comme un ballon qui gonfle et dont les différents points s’écartent les uns des autres d’une distance progressivement  égale, avec la particularité que seul l’espace gonfle et pas les points (voir partie 1)

 

C’est cette « dilatation » à l’heure actuelle qui a duré 13,7 milliards d’années par rapport à nous et nous accompagne toujours.

.

Depuis Einstein, nous savons que si nous nous déplaçons dans l’espace, nous nous déplaçons également dans le temps et que le temps et l’espace n’ont de sens que par rapport à un observateur situé dans cet espace-temps

 

Nous ne pouvons déduire qu’à partir des données vérifiées que nous connaissons ou expérimentons, le reste n’est que vérités révélées, non prouvées. 

 

La science évolue et prospecte, des concepts s’établissent.  Les vérités d’hier sont souvent des erreurs aujourd’hui.  La connaissance humaine progresse lentement, par à-coups.  Les moyens techniques actuels sont fantastiques et le seront toujours davantage. 

 

{22} L’ignorance recule devant la connaissance.  L’intelligence de l’humanité devrait lui permettre, sauf accident, de réaliser des bonds prodigieux dans le savoir.  Cependant, l’intelligence humaine sera-t-elle  capable de tout expliquer ?

 

La grande question reste de savoir si cette intelligence est de nature fondamentale,  l’apanage d’un Dieu doué de la connaissance suprême qui en disposerait selon ses desseins, qui serait hors et indépendante de notre phénomène évolutif, hors cycle du carbone.

 

Ou bien sommes-nous tout simplement une faculté dominante sélectivement développée par les humains ?

 

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Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre

 

 Partie 5 : Les Grands Initiés.

 

Monsieur Toulemonde « penseur en formation » poursuit son étude en abordant  le sujet bien délicat et tant controversé d’un élément  « fondamental » à la motivation d’exister : Avons-nous une raison supérieure d’exister ?  Faut-il trouver un sens à notre existence ?

 

Sommes-nous autre chose qu’une cellule évoluée ?

 

Il est indispensable dans le contexte du milieu occidental chrétien dans lequel nous évoluons d’écouter en premier lieu :

 

 

 

LA VOIX DES GRANDS INITIES

 

Ils étaient grands, ils étaient forts,

Les femelles offraient leur corps.

Ils étaient les maîtres du feu,

Ils éloignaient le fauve hargneux.

 

Ils étaient chefs, ils étaient beaux,

Les femelles autour en flambeaux

Les autres à leurs pieds les craignaient,

Et couchés,  ces autres attendaient.

 

Ils étaient guides, ils étaient science

Les autres en foule les suivaient

Ils apportaient la connaissance

Les autres en masse les vénéraient.

 

Ils leur ont donné Dieu

Pour supporter leurs souffrances

Ils leur ont donné Dieu

Pour  combler leurs espérances

 

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{23} Notre univers est-il référentiel, c’est-à-dire que c’est par rapport à des données connues et révélées, « des références », que nous construisons notre réel ?  Par éducation religieuse,  je me pose souvent cette question,… et je cherche la réponse…

 

Ce serait par rapport à des références qui nous sont, ou nous ont été édictées et transmises que nous concevons et structurons l’espace dans lequel nous évoluons

 

Toutes nos connaissances seraient relatives à ces références qui seraient une manière d’appréhender l’ensemble des connaissances universelles à peine effleurées par nous, les humains. 

 

Ces connaissances seraient transmises par des « initiés » qui seraient doués de capacités de perception particulières : ce sont ceux qu’on nommera grands initiés, c’est-à-dire : Bouddha, Jésus, Mahomet, Confucius, Lao-Tseu, Moïse,  etc. … 

 

Cette théorie ferait la part belle aux créations artistiques, littéraires et musicales, ainsi qu’aux écrits révélés qu’ils soient bibliques, coraniques, bouddhiques ou autres qui feraient partie du savoir suprême que des « Initiés » pourraient transmettre.

 

{24} Dans cette hypothèse, nous devrions admettre avec beaucoup d’humilité que notre monde intelligent n’est qu’une infime partie de ce tout de la connaissance, essentiellement structurée statique, éternelle et infinie.

 

L’être supérieur existerait en tant que tel, soit en tant que celui qu’on a appelé Dieu, au-dessus de tout, maître de tout.  Il existerait en tant qu’infini dans lequel nous trouvons une place évolutive et en ce qui nous concerne dépendant de l’espace-temps,… à moins qu’un autre espace ne nous soit réservé après notre mort physique, dans lequel nous serait accordé le bonheur suprême que nous recherchons…

 

Cet autre espace n’aurait ni passé, ni présent, ni futur.  Il serait hors du temps.  Il n’aurait pas d’espace non plus : nous l’occuperions totalement. Nous rejoindrions Dieu dans la « béatitude de son éternité « statique ».

 

Dans ma tentative de recherche fondamentale de ma raison d’exister, je me pose la question de savoir le pourquoi de ce qui est.  « Etre ou ne pas être, là est la question » disait Hamlet, un crâne dans les mains.  Nous pourrions compléter et préciser :  être un être intelligent inspiré ou non, là est la question !

 

C’est la pensée, le raisonnement, étayés par la connaissance qui donnent un sens à notre monde, mais jusqu’à preuve du contraire à notre monde terrestre seul. Nos religions nous poussent à croire que nous sommes le centre de l’univers et qu’il n’existe que pour nous : c’est ce qu’on appelle de l’anthropocentrisme.

 

Dans ce cul-de-sac de mes pensées, je me suis retranché derrière la seule théorie que ma logique voulait bien admettre : L’univers (ou l’univers-total) obéit à une seule loi qui est d’ailleurs celle de tous ses composants bien définie par Einstein  (E=mc²).   L’univers c’est avant tout de l’énergie en perpétuel mouvement.

 

Quand je place mon crayon sur sa pointe, je pose un acte de début – donc de création de temps – mais en même temps, c’est un acte de début d’espace – du point partent des droites infinies développées dans des plan géométriques et volumétriques dont je suis le centre.   Ces actes posés supposent une origine et une volonté de créer cette origine (en l’occurrence, c’est moi qui ai décidé de placer mon crayon sur sa pointe). 

 

{25} Pour les religions, c’est l’être supérieur qui est à l’origine de l’espace-temps.  Dans la genèse des croyants « du livre » Dieu ou Allah n’a pas de début ni de fin, il est « éternel » : il existe dans son temps éternel et occupe tout l’espace. (Dieu est partout disait-on dans mon enfance.)

 

On peut aussi avancer l’hypothèse d’un Grand Concepteur qui tournerait en boucle.  (comme en informatique)

 

Notre système évolutif résulterait de l’action d’un Grands Concepteur qui en  quelque sorte tournerait en boucle éternellement, canevas des événements possibles.

 

Notre système proviendrait d’une sortie de boucle décidée par Le Grand Concepteur.

 

En cybernétique, la boucle est une suite de relations de cause à effet telle que le dernier effet réagisse sur la première cause et en informatique, la boucle peut être infinie,  la sortie de boucle créant l’événement (celui que le programme provoque).  

 

Si j’ai choisi cet exemple, c’est que, bien qu’imparfait, il est une bonne représentation de ce que je veux expliquer :  la boucle, dans mon exemple, est une droite qui ne fuit pas infiniment de part et d’autre d’un point donné, mais qui est infinie dans son recommencement puisqu’elle tourne en cercle. 

 

De plus, chaque boucle, aussi petite soit-elle, étant formée de points (en informatique de bits) qui peuvent avoir valeur d’origine, de chacun d’eux peuvent partir des droites et des volumes infinis (en informatique déclenchent, lorsqu’on le sollicite en interrompant la boucle, un programme qui permet d’atteindre le résultat recherché).  Comme en informatique la sortie de boucle créerait l’événement de l’espace-temps avec l’accident très aléatoire et momentané de la vie et de l’intelligence sur un déchet refroidi (notre terre) provenant d’une petite étoile : le soleil.

 

La boucle est infinie dans son recommencement dans l’attente d’un événement, peut être accidentel.

 

Cet événement est-il voulu par un Grand Concepteur ?

 

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Ma prospection m’a mené loin dans l’aventure, mais me pousse au cœur du problème à la lumière des connaissances actuelles tellement nombreuses et éparses qu’il est difficile de les rassembler dans un tri qui se veut rationnel et que je me suis efforcé de réunir pour tenter de cerner le « fondamental »

 

 

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{26} Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre

 

Partie 6 : Le Fondamental

 

 

MELODIE DU FONDAMENTAL.

 

Équation des matières

Dans la donne du temps.

Équilibre des forces

Dans l’harmonie des souffles.

 

Confidence de l’espace

Dans des chants d’infini.

Les dieux sont au secret

Dans l’alcôve du néant.

 

L’inéquation du réel absolu

Est la vérité de notre monde

L’inéquation des forces

Est la vérité du temps.

 

Aberration de l’univers,

Inconfort de l’impuissance :

Tout semble illusion

Que sommes-nous vraiment ?

 

°°°°°°°°

 

{27} En complément de la fin du vers, il est  intéressant de donner ici l’énoncé du cybernéticien  Heinz von Foerster (1911-2002) quant au mécanisme de notre perception : En réalité ce que l’on croit être là, n’est véritablement pas là °Tiré de J.Guitton, I&G.Bogdanov – Dieu et la science – p.179/180° :

 

« Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau.  Ce même schéma s’applique d’ailleurs à toutes nos perceptions sensorielles. La rétine ne perçoit pas la couleur, elle est  aveugle à la qualité de la stimulation et n’est sensible qu’à sa quantité. Cela ne devrait  pas constituer une surprise, ajoute Von Foerster, car en fait il n’y a ni lumière ni couleur en soi : il y a seulement des ondes électromagnétiques.  De  même, il n’y a ni sons ni musique : seulement des variations momentanées de la pression de l’air sur nos tympans.  Il n’y a pas de chaud, pas de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d’énergie cinétique, et ainsi de suite. »

 

On peut vraiment dire : « illusion, tout n’est qu’illusion,  dans le sens que son apparence n’est pas sa réalité physique.

 

C’est ce qui me pousse, à ce stade de mon cheminement dans l’inexplicable, à vouloir dépasser cet entendement.  Je voudrais  transcender la matière qui m’a organisé et qui m’a fait en me munissant d’un cerveau qui raisonne, qui pense, qui déduit, qui cherche, qui veut comprendre….  J’aimerais croire à cette « pensée », et la trouver hors de cette matière faite d’énergie qui a fabriqué mon intelligence. .. j’aimerais m’échapper de cette prison de "l’espace-temps" pour trouver « l’Esprit » s’il existe et entrer en relation avec lui.  Mais je sais que c’est impossible même si les grands croyants prétendent le faire : ils restent prisonnier de leur condition humaine et d’un cerveau qui fonctionne avec les seules références qui proviennent des croyances de leur milieu.  

 

Si je me mets à raisonner, à penser, il m’est difficile de le faire d'une manière autre que dans un contexte de durée... Si je construis un raisonnement, il devra débuter et ensuite se poursuivre dans un contexte de temps. De même les hypothèses ne pourront être bâties que dans un contexte de situation dans l’espace.  Si nous définissons  le temps, nous ne pouvons le construire que dans l'espace.

 

Et on ne peut que les associer en «espace-temps » avec un début.  Aussi petit soit-il, l'espace a débuté et avec lui le temps. Si l’espace a débuté, il a créé un mouvement de durée, c’est-à-dire de temps.  L’espace et le temps sont progressifs : ils débutent et en principe finissent.

 

{28} Mais alors, éternelle question : qu’y avait-il avant ?  La seule réponse  valable : rien !  Notre entendement humain devra se rendre à l’évidence.   Rien ou le néant absolu n’existe pas, si ce n’est dans notre vocabulaire….

 

Nous devrons dès lors admettre que quelque chose d’inexprimable existe qui occupe tout l’espace et tout le temps, que nous devons accepter sans comprendre parce qu’il ne répond à aucune de nos lois.  C’est vraisemblablement par anthropomorphisme que nous en avons fait un Dieu ou des dieux, soumis à certaines de nos lois spatio-temporelles. 

 

Bien qu’une hypothèse soit permise : celle d’un univers total de connaissance totale, absolument statique. Ce serait, en quelque sorte, le Dieu de la genèse. Mais alors le temps n’existerait pas et ne pourrait exister sauf si Dieu le créait. Mais si Dieu crée quelque chose, il « invente » le temps. Pourquoi le ferait-il s’il est l’univers total de la connaissance totale et infinie ?

 

D’autre part,  si Dieu est la plénitude totale, que vient faire l’homme dans cet état ? Comment justifier que « Dieu a besoin des hommes » ?  Théoriquement la situation de Dieu ne nécessite rien, pas plus l’homme et son intelligence, puisque Dieu est total et surtout qu’ « Il » n’a pas à être accompli : c’est un raisonnement de « créature » qui suppose que le « créateur » a besoin de lui.

 

Pourquoi  « inventer » l’homme dans le temps et sa misérable intelligence ?   Pourquoi lui imposer un parcours qui dépend de sa « chance » et si peu de son mérite et de ses responsabilités ?  Pour de toute façon se retrouver dans cet espace total, cet absolu de tout que seul notre cerveau de mammifère intelligent a imaginé avec son mécanisme de pensée.

 

La plupart des scientifiques nous affirment que notre monde est né d’une aberration physique :  il y a autant de matière que d’antimatière,  l’une annihilant l’autre ; le « Big Bang » serait la résultante d’un déséquilibre inexplicable :

 

il ne serait resté qu’un peu de matière (ne fût-ce qu’une particule d’énergie) pour lancer « notre » univers et « notre » espace-temps…. 

 

{29} Ceux qui croient à une intervention « divine » pourraient la situer alors.  Comment comprendre cependant cette soudaine « exception divine » de l’utilisation de l’espace et du temps ?  « Les desseins de Dieu sont impénétrables » seule réponse insatisfaisante des croyants !

 

Quelles qu’en soient les raisons, qu’était-elle cette fameuse microseconde ou parcelle de temps, ou cet accident de l’équilibre des forces ?  Cette théorie a-t-elle encore des défenseurs avec les nouvelles avancées dans le domaine ?  (Voir à ce sujet, la conclusion de la partie 1 – E = mc²)

 

Une autre hypothèse : l’univers total serait en perpétuel mouvement.  Il serait donc logique qu’après le Big bang, il y ait le Big crunch (c’est-à-dire l’effondrement total et l’annihilation, l’accident de la particule inexplicablement subsistante se reproduisant immanquablement dans un temps infini).  Dans l’infini, ce qui se produit se renouvellerait indéfiniment…  Le temps ne serait-il qu’un rouage d’un mécanisme universel ?

 

Cette théorie du « Big Crunch » est maintenant mise à mal  par la plupart des scientifiques qui lui préfèrent celle des «super- cordes »  qui présenterait le grand avantage de rendre compatible la théorie de la relativité d’Einstein valable aux grandes dimensions et celle des lois de la mécanique quantique pour les petites dimensions. °d’après Guy Duplat – La Libre 2/12/2005 qui conseille aussi de se référer au livre de Brian Greene (voir références dans les notes de la partie 1)°

 

L’espace serait constitué d’innombrables « branes » qui peupleraient l’univers.   Le nôtre d’univers, aussi immense soit-il, serait collé sur un de ces « branes ».  Le big-bang viendrait d’une collision entre deux « branes » provoquant une explosion d’une ampleur inouïe créant notre univers en un temps infiniment court. (A titre d’exemple si l’univers avait eu la taille de notre ADN au départ, il aurait atteint celle de la voie lactée en un milliardième de milliardième de seconde)  °ibidem°

 

Les cordes (10-33 cm.) se sont étirées d’un bout à l’autre de l’espace de notre univers pour l’occuper tout entier.  °ibidem°

 

Les particules élémentaires seraient nées des vibrations de cordes microscopiques. On parle aussi de sept dimensions (recroquevillées, invisibles) qui s’ajouteraient aux quatre connues (longueur, largeur, hauteur, temps). °ibidem°

 

{30} Avec les satellites, libérés de la stratosphère qui les rendent moins performants, on possède maintenant des données précises sur les premiers instants de l’univers en analysant la lumière que l’espace envoie aux instruments (des outils utilisant des radio-éléments venant en complément des appareils optiques).  Il semblerait que 95 % de la masse de notre univers nous soit caché dans de mystérieuses matières et énergies noires dont le vide quantique.  °ibidem°

 

Le Big-Bang n’est plus le début de tout, mais se serait produit en « bourgeon » d’un univers-total ;  ce n’est plus qu’un phénomène accidentel qui s’est produit dans le mécanisme général.  (ce qui ne fait qu’augmenter notre insignifiance).  Il nous faudrait utiliser un autre œil que le nôtre (ou un autre organe) par le truchement d’un instrument à inventer, pour « voir » ce qui s’y passe.  °ibidem°

 

Quant à la vie, comme elle n’est possible que dans un univers à trois dimensions d’espace permettant d’engendrer une physique et une chimie stables, un autre univers que le nôtre ne pourrait la porter.  °ibidem°

 

 

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Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre 

 

Partie 7  : Illusion et Intelligence.

 

A propos de l’illusion, rappelons l’énoncé du  cybernéticien Heinz von Foerster  (1911-2002) cité dans la partie 4 de mon exposé :

 

« Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau.  Ce même schéma s’applique d’ailleurs à toutes nos perceptions sensorielles. La rétine ne perçoit pas la couleur, elle est  aveugle à la qualité de la stimulation et n’est sensible qu’à sa quantité. Cela ne devrait  pas constituer une surprise, ajoute Von Foerster, car en fait il n’y a ni lumière ni couleur en soi : il y a seulement des ondes électromagnétiques.  De  même, il n’y a ni sons ni musique : seulement des variations momentanées de la pression de l’air sur nos tympans.  Il n’y a pas de chaud, pas de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d’énergie cinétique, et ainsi de suite. »

 

{31}  En réalité ce que l’on croit être là, n’est véritablement pas là

°Tiré de J.Guitton, I&G.Bogdanov – Dieu et la science – p.179/180° 

 

 

MELODIE DE L’ILLUSION.

 

Le réel est en conflit

Dans son duel de l’espace

Avec celui de son lit

Qui lui cédera sa place.

 

Le réel épris de temps

S’est bercé d’émotion

A la faveur du printemps

Qui portait son action.

 

Le réel n’est pas fidèle,

C’est l’amant aux fleurs fanées

Recueilli devant la stèle

Des passions délaissées.

 

Le réel se joue de nous,

Car il nous promet le ciel

Quand nous sommes à genoux,

Attendant son arc-en-ciel.

 

Le réel c’est l’illusion

Qui nous trompe depuis toujours

Quand on fait miroiter l’amour,

En fruit de nos évasions.

 

Le réel c’est l’illusion

Des âmes tronquées d’espoir

Qui épient dans un miroir

Leur ferveur en éclosion.

 

°°°°°°°°

 

{32} Qu'est-ce qu'une illusion ?

 

L'interprétation erronée d'une donnée sensorielle. (Larousse) ; erreur qui semble se jouer de nos sens, les tromper. (Littré) ; erreur de perception causée par une fausse apparence (Robert) ; perception erronée due à une apparence trompeuse (Hachette).

 

Nos sens nous permettent de percevoir toutes les données de notre environnement.

 

Le crayon que je tiens dans ma main et que j’ai posé sur sa pointe existe parce que mes doigts par le toucher en perçoive la forme et le volume et que mes yeux transmettent à mon cerveau son image et en décodant la longueur d’onde exprimée en nanomètres (milliardième partie du mètres) véhiculant l’énergie particulière d’une couleur, me permet de distinguer la nuance voulue par son fabricant .

 

En effet, c’est depuis 1920 qu’on sait que la lumière est une particule qu’on a appelée photon et que la différence entre les couleurs provient de la quantité d’énergie que celui-ci véhicule.

 

Cette énergie s’exprime par une onde dont la longueur peut se mesurer en nanomètres (la milliardième partie du mètre).  Ainsi, au haut de l’échelle, le rouge mesure 700 nanomètres et le bleu au bas de l’échelle 480.

 

Nos yeux, par l’apprentissage qui augmente les fonctions cérébrales surtout pendant les vingt à vingt-cinq premières années de la vie, sont capables de distinguer  une dizaine de millions de nuances…( sic !)

 

Cette faculté est un des avantages de l’homme civilisé qui a développé au maximum les nuances grâce à ses progrès dans la chimie des couleurs et dans le domaine des spectrographes - appareil servant à étudier la décomposition (spectre) d’un rayonnement.

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Mais revenons-en à mon crayon, sa fonction consiste à servir d'intermédiaire par le tracé de l’écriture entre ma pensée et un support papier qui va la recevoir.

 

{33} L'écriture est conventionnellement formée de signes imaginés par l'être humain pour traduire son langage et garder ou capter sa pensée.

 

Mon entité indépendante va créer des «textes» qui seront éventuellement transmis et qui peut-être persisteront dans le temps.

 

L’essai que j’écris, quant à lui, fait appel à des concepts immatériels de pensée qui sont purement cérébraux puisqu’ils proviennent de supputations personnelles, elle-même inspirées de notes ou connaissances antérieures.

 

Cependant sa pérennité est subordonnée à la durée d’une part de son support matériel (le papier) ou peut-être d’une volonté de divulgation plus large par reproduction (journal, revues, livres, supports magnétiques, la toile d’Internet etc.)

 

Si je me suis permis cette analyse d’un acte de création de « pensées » individuelles, c’est pour mieux remonter aux sources d’une évolution qui a amené « l’homo sapiens » à créer un savoir écrit et transmis ou conservés dans les archives, les bibliothèques et maintenant sur « la toile ».

 

Ces références éparses, mais de plus en plus accessibles permettent  d’alimenter les « nouveaux découvreurs », surtout maintenant que l’accès, le stockage et le triage en sont facilités par des outils performant à la portée des spécialistes et même d’à peu prés tout le monde.

 

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Maintenant, avec réalisme, considérons ce que nous sommes et nos moyens d’exprimer l’intelligence.

 

Nous sommes un produit du cycle du carbone et rien d’autre. Nous sommes le résultat d’un processus commencé il  y a quelques millions d’années.

 

Une roche de 70 kilos a exactement le même nombre de particules qu’un homme du même poids, leur différence provient uniquement de la manière dont leurs particules sont agencées.

 

La roche est le résultat d’une évolution primaire, alors que nous sommes l’aboutissement d’un long processus biologique aux branches multiples.

 

{34} Nos 70 kilos de particules bien agencées font de nous un être bénéficiant d’une certaine indépendance, capable seul ou collectivement de créer, d’inventer, de découvrir mais surtout de maîtriser son environnement planétaire actuellement, mais peut-être de plus en plus spatial dans le futur.

 

Ces  70 kilos de particules réalisent ces performances grâce à une intelligence contenue dans environ 1500 grammes de matière cérébrale avec l’assistance essentielle de moyens visuels, auditifs, sensitifs, tactiles, moteurs, énergétiques et autres dont est dotée l’entité humaine.

 

On pourrait supposer que cette intelligence résultant de l’aventure humaine se trouve en puissance dans chaque particule de l’univers, rejoignant en cela Teilhard de Chardin.

 

Des manifestations intelligentes peuvent donc se produire partout dans l’univers.

 

Cependant, elles ne sont sans doute pas structurées comme nous, d’où l’impossibilité de communiquer.  La complexité des combinaisons qui font ce que nous sommes, laisse peu de place à l’hypothèse d’une répétition de cet « accident ».

 

Avec beaucoup d’humilité, je m’alignerai aussi sur les conclusions du prix Nobel de médecine Christian de Duve quand il pense que nous ne sommes qu’une des innombrables possibilités de manifestations intelligentes qui existent dans l’univers (mais qui ne se réalisent qu’exceptionnellement), ces manifestations intelligentes étant toujours l’aboutissement d’un processus évolutif étroit qui mène à la vie et peut-être à l’intelligence. 

 

Peut-on concevoir une présence intelligente en dehors de l’espace-temps ?  Cette présence intelligente, forcément statique, a-t-elle sa raison d’être ?  Nos connaissances et les questions que nous nous posons, résultent de processus de réflexion inconcevables en dehors du temps et même de l’espace.

 

Si on admet l’existence d’un Dieu suprême, on le situe à l’origine de tout, voire la raison de tout : l’intelligence supérieure.  Il a la connaissance suprême. 

 

La connaissance suprême de quoi ?  La connaissance de ce que nous ignorons en dehors de l’espace-temps, à condition de découvrir tout ce qui s’y trouve.

 

{35} Les philosophes religieux prétendront qu’il s’agit d’un état subtil qui apporte à l’être « pensée » la plénitude de la connaissance et que cet état « privilégié» nous reviendrait après notre existence temporelle,  nous replaçant dans l’espace-temps puisque ce bonheur éternel devrait être personnel, individuel, débutant depuis notre naissance et se perpétuant après notre existence terrestre. 

 

L’univers est comme un cœur qui bat avec ses flux et reflux.  Acceptons l’insignifiance de notre petite centaine d’années de vie en regard des milliards d’années que dure l’univers que nous connaissons et qui est lui-même insignifiant, par rapport à l’infini.  C’est en méditant cette évidence que nous nous mettons à douter de sa vraisemblance !  Est-ce aussi un réflexe anthropocentrique ?

 

Notre intelligence n’est que référentielle, c’est important de le souligner! 

 

Notre type d’existence est basé sur un mécanisme de sélection par élimination des moins adaptés et des plus faibles. L’espace (terrestre) étant limité, toute prolifération doit être soit  contenue par un prédateur local, soit exporté dans les limites terrestres ou éventuellement, pourquoi pas, extra terrestres pour les  humains.  

 

Comment et quand survient ce prédateur, par quelle mutation ? 

 

Ainsi que nous l’avons évoqué plus avant, par prolifération, une espèce sature à un moment donné un espace limité, d’où élimination des plus faibles, les plus forts résistent, s’adaptent et continuent à se multiplier jusqu’à nouvelle saturation. 

 

Une mutation lente et progressive se produit : l’herbivore digère d’abord la charogne en temps de sécheresse pour devenir ensuite carnassier.  Par mutation et  avec la patience du temps, il deviendra un carnivore performant.

 

La fonction crée l’organe, disait Lamarck et le milieu modifie le patrimoine génétique.  Ces mutations peuvent prendre des centaines de milliers d’années, voire des millions d’années. Il faut dire, également, que les mutations importantes sont le résultat « d’accidents » rares mais aux conséquences fondamentales (la plante mutant vers l’herbivore et celui-ci vers le carnivore par passage obligé ou non dans le milieu marin).

 

{36} Ces mutations longues, impitoyables et cruelles aboutissent à des nouveaux êtres vivants adaptés aux problèmes spécifiques de surpopulation. Il est à remarquer que ces phénomènes d’adaptation sont d’abord locaux, en vase clos, puis se répandent, à la faveur d’événements climatiques, sismiques, océaniques ou autres. 

 

C’est ainsi qu’aux transformateurs de sels minéraux, de photons et d’énergie qu’étaient les premiers unicellulaires, ont succédé les transformateurs de ceux-ci jusqu’à une algue ou un végétal marin qui a dissocié l’oxygène de l’eau et ensuite ceux qui lui ont succédé jusqu’aux transformateurs de planctons et de végétaux que sont les poissons non piscivores suivis de leurs propres prédateurs et enfin les herbivores terrestres, eux-mêmes consommés et assimilés en bout de chaîne par les carnivores.

 

 

Cantate de l’illusoire

(Notre part de rêves)

 

Illusion,… illusion

Tout n’est-il qu’illusion ?

Temps et espace

Quelle est votre place ?

 

Les dieux du hasard

Ont jetés les dés,

Les dés des avatars

D’un monde organisé.

 

Cogito ergo sum

Je pense, donc je suis.

Mais aussi :

Je pense parce que je suis.

Et puis

Être ou ne pas être,

Là est la question.

 

Obsédantes mélopées

Aux frontières du réel ;

Primauté de l’être

Dans l’infini de l’existant.

 

Angoisse de l’esprit

Qui se sait seul,

Qui cherche des dieux,

Qu’il ne voit plus

Qui cherche des raisons,

De se trouver là,

Qui cherche son âme

Et qui ne trouve que fiel

Alors qu’il cherche le ciel.

 

°°°°°°°

 

{37} Au lecteur qui me suit encore, je vais me hasarder maintenant à lui livrer mes cogitations (mot un tantinet péjoratif qui me rappelle cependant le « cogito ergo sum » de Descartes)  :

 

Le mot réel désigne ce qui existe vraiment par rapport à l'irréel qui lui serait illusoire parce qu’il appartient à l’inexplicable, provenant de l’illusion qui découle de l’amalgame de deux mondes incompatibles.

 

Notre réel est constitué des événements qui nous font prendre conscience de notre existence.  Poser un crayon sur sa pointe est un acte humain qui a deux sens :  celui qui résulte de l’acte physique et l’autre, intentionnel, qui déclenche une réflexion, en me situant dans l’espace et dans le temps.

 

Cette démarche fait démarrer un processus de pensée raisonnée provoqué par une recherche intellectuelle sur le sens de l’existence de l’être intelligent que nous sommes devenus. 

 

Serait-ce une péripétie des êtres vivants comme le fut celle des dinosaures ?  La pérennité de notre espèce est certes aussi fragile et aléatoire. 

 

A ce propos, il est intéressant de parler ici de ce que j’appelle les « GRANDS  SI » :

 

Tiré de Gordon Kane - Super-symétrie – Les lois ultimes de la nature dévoilées – page 232.  

 

Ce scientifique prudent et sérieux ne manque pas de faire état de ce qu’il appelle les arguments anthropiques minimaux dans son dernier chapitre intitulé « Pouvons-nous vraiment comprendre l’origine de l’univers et les lois qui le régissent ? ».  Les arguments non minimaux sont avancés par ceux qui prétendent que l’univers a été conçu par un créateur pour l’émergence de l’homme penseur  intelligent.

 

{38} Il me semble utile de reproduire « in extenso » ce qu’il écrit à ce sujet :

 

« Les dinosaures nous donnent une bonne raison de ne pas prendre au sérieux les arguments anthropiques non minimaux qui impliquent que tout dans la nature fut conçu pour la vie humaine. La Terre était un endroit idéal pour eux ; leur espèce fut dominante pendant près de cent cinquante millions d’années, soit presque trois fois plus longtemps que les mammifères et cent fois plus que l’espèce humaine.  Sans le hasard d’un astéroïde tombé voilà soixante millions d’années, peut-être leur espèce régnerait-elle encore sur la surface de la Terre.  Tout argument censé débrouiller les mystères de l’univers devrait s’appliquer aussi bien à l’univers d’il y a cent millions d’années qu’à celui d’aujourd’hui.  Si l’univers a été conçu exclusivement pour l’Homme, c’est que quelqu’un a dû se tromper.  En effet, pourquoi ne pas imaginer que l’espèce humaine soit anéantie du jour au lendemain par une collision avec un astéroïde ou même par l’expulsion de la Terre hors du système solaire, du fait de l’attraction gravitationnelle d’une étoile ou d’une planète de passage. ».

 

D’autre part, je reprendrai dans son intégralité les commentaires tellement autorisés et exhaustifs du Professeur de Duve, prix Nobel, tirés de son livre « A l’écoute du vivant » (page 215) :

                               

«  On sait depuis longtemps par les restes fossiles qu’une catastrophe planétaire a dû se produire il y a environ 65 millions d’années, provoquant l’extinction des dinosaures et de nombreuses autres espèces vivantes.  En 1978, deux physiciens américains, Luis Alvarez et son fils Walter, trouvèrent des indices dont ils déduisirent que la chute d’un gros astéroïde était le phénomène responsable de ce cataclysme.  Cette hypothèse a depuis été amplement confirmée et le point d’impact a même été localisé, en un endroit dénommé aujourd’hui Chicxulub dans la péninsule de Yucatan, au Mexique.  Ce cas est fréquemment cité comme exemplaire de la portée considérable des effets que des circonstances environnementales fortuites peuvent exercer sur l’évolution biologique.  N’était un énorme boulet tombé du ciel, les dinosaures en seraient peut-être toujours à parcourir la terre, les mammifères mèneraient une existence précaire à l’ombre des grands reptiles et nous ne serions pas là pour le constater. »

 

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{39} Qu’est-ce que notre réel ?   Il n’a de sens que parce qu’il est situé dans l’espace et dans le temps.  Hors de ce contexte-là, il n’existe pas.  Nous devons en tenir compte dans une réflexion plus poussée dans laquelle nous ignorerions le réel :  il n’existerait pas hors de l’espace-temps. On pourrait en déduire logiquement que le réel est alors illusoire dans ce contexte général.

 

Partant de ce postulat, nous pourrions avancer que notre évolution dans le contexte espace-temps a deux dimensions :  une dimension fixe et immuable qui serait  fondamentale et réelle (exister) et une dimension évolutive qui serait du domaine de « l’illusoire » dans l’absolu parce que nous appartiendrions à un mécanisme de « forces » qui régit tout l’univers (ou un univers-bourgeon dans l’hypothèse d’un univers-total – voir in fine partie 1 ).

 

Cette théorie donne à l'espace-temps une dimension différente de celle que notre intelligence conçoit et perçoit parce que cette dimension est située dans un contexte d’espace qui n’a rien à voir avec le nôtre.

 

Il est donc souhaitable qu'on fasse l'effort intellectuel de s’en débarrasser, et de tenter la restructuration des données que l'on va traiter non plus dans leur contexte habituel mais dans un contexte ex-anthropique et hors espace-temps.

 

L'hypothèse la plus valable est que l'infini n'existe pas dans l’absolu.  Si nous supposons qu'il existe, c'est parce que nous nous trouvons dans ce contexte de limite et d'origine, ce qui nous amène à penser qu'en dehors de lui, on ne peut trouver que l'infini soumis lui aussi à l’espace et au temps, alors que c’est impossible. Einstein l’avait bien compris lui qui inventa le concept d’espace-temps.

 

Probablement qu'il s'agit là d’anthropomorphisme, d’une erreur de l’homme confiné dans son univers étroit.  Nous devons donc nous écarter de ces notions d'infini pour nous en tenir aux éléments de notre environnement que nous allons tenter d’approfondir.

 

Si nous cherchons le sens de l’existence, nous ne pourrons le faire qu’en utilisant l’outil de base qu’est la pensée, elle-même étant l'expression des phénomènes suscités par ce que nous appelons l'intelligence.

 

{40} Ceci étant dit, nous sommes forcés de nous interroger sur cette faculté qui nous singularise des autres êtres vivants : le développement de l’intelligence suscitant la pensée, laquelle se prolonge dans la cohérence et la déduction pour s’épanouir dans les  créations cérébrales de l’invention et de l’imagination.

 

Afin d’en arriver à une conclusion, je crois nécessaire de procéder à une étude systématique du matériel dont nous disposons et de son fonctionnement, tout en laissant au lecteur le soin de disserter sur  la logique de son développement.

 

Je vais m’efforcer d’évoquer ce matériel en mélodies qui se succéderont dans une structure progressive en abordant les sujets suivants :

 

1. La pensée est l’aboutissement du travail cérébral de l’animal intelligent qu’est devenu l’être humain.

 

2. La cohérence (rapport logique entre des idées) est la charpente d’une réflexion intelligemment élaborée par cet être humain et la déduction en découle et lui est concomitante.

 

3. La création cérébrale  en est le produit. 

 

Elle-même exaltée par 4. le sublime qui résulte de l’élévation de la pensée construite en dehors du matériel.

 

L’ensemble de ces démarches provoquant 5. l'évolution exponentielle, résultant des actions posées dans l’infini futur de l’évolution exponentielle.

 

En guise de 6. conclusion, je me permettrai de disserter sur le sens de la pensée humaine : est-elle un mécanisme dû au développement cérébral ou est-elle le support d’un message à décrypter ?

 

 

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{41} Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre.


Partie 8 : La Pensée.

 

 

MELODIE DE LA PENSEE.

 

Rogue est le cri des mâles

Dans les herbes des savanes,

Long est leur chant de traque

Leur appel au gibier.

 

Un  grognement glauque

 de ventres repus

Se mêle aux voix rauques

Des chants de grâce

Aux dieux de la chasse 

 

La parole leur est venue

Pour moduler les sons.

La parole leur est venue

En si belle chanson.

 

Le mot s’est aligné

Dans son besoin de superbe

Le mot s’est aligné

Pour  la grande gloire du verbe.

 

 Du ciel, la pensée est venue

Donner au cœur ses vagues azurs.

Le rêve s’est envolé aux  nues

Pour murmurer à l’âme

Ses secrets de mélodie pure.

 

°°°°°°°°°

 

{42} Définir la pensée n’est pas chose facile… !

 

Jusqu’à preuve du contraire, nous pouvons tout au plus affirmer qu’il s’agit d’une faculté propre à l’être humain, les autres êtres vivants n’en étant  pas ou à peine pourvus.  Cette faculté n’est pour eux qu’accessoire alors que chez l’homme elle est essentielle et indispensable.

 

Si nous remontons à l’australopithèque, nous retrouverons vraisemblablement l’origine d’un processus  qui a amené l’espèce humaine à développer une qualité qui lui a permis de survivre. 

 

Rappelons encore cette implacable sélection qui l’a placée devant des choix de survie successifs.  Les forêts tropicales étaient son milieu naturel.  Des bouleversements climatiques, en Afrique vraisemblablement (fracture du Rift Valley, entre autres) a placé ses descendants devant des choix de survie qui par adaptation et mutation les ont transformés en bipèdes d’abord et omnivores ensuite (principalement carnassiers-charognards).

 

Dans un processus de  sélection, la tribu d’une trentaine d’individus a réussi, là où le solitaire ou le grand troupeau ont échoué.  Contrairement aux herbivores, nos ancêtres étaient de piètres coureurs, comme les gazelles et autres antilopes et n’étaient pas protégés par un cuir de pachyderme.

 

L’extrême vulnérabilité de cet être frêle et sans défense l’a forcé à développer une faculté en puissance chez tout être vivant : l’intelligence.   Acculé, ce qui fut sa faiblesse devint sa force.  L’intelligence se développa dans le plus misérable et le plus inadapté des quadrupèdes et le sauva ; mais combien a-t-il fallu de déviations stériles pour aboutir à ce que nous sommes ?

 

Quand nous considérons n’importe quel survivant actuel de cette « implacable sélection », nous constatons que l’homme est celui qui s’est le mieux adapté en améliorant son intelligence naissante.  Les autres survivants ont développé d’autres qualités spécifiques suffisantes pour survivre mais pas pour régner en maître, dominant ou éliminant les autres espèces, contrôlant et modifiant la planète.

 

Cette « implacable sélection » au bénéfice des facultés intelligentes, jouera aussi entre les humains par prédominance des races intellectuelles au détriment des autres qui seront asservies et dépendantes (les sous-développés de nos jours).

 

{43} Pour mieux sensibiliser celui qui me suit, je reviens avec beaucoup d’émotion sur cette passionnante aventure des humanoïdes :

 

A la lumière des connaissances actuelles sur nos origines, nous savons que les descendants ou cousins de l’australopithèque se sont trouvés atrocement démunis et terriblement vulnérables lors du grand chambardement climatique de refroidissement qui s’est produit dont, entre autres, celui résultant de l’effondrement géologique du Rift Valley africain, il y a, parait-il,  sept millions d’années. 

 

Le biotope général s’est profondément modifié.  Aux forêts luxuriantes dans lesquelles se prélassaient nos ancêtres arboricoles, ont succédé des savanes aux herbes hautes avec quelques arbres qui ont péniblement résisté à ce brutal changement.

 

Notre ancêtre commun remonterait même à neuf millions d’années suivant le Professeur Yves Coppens, théorie qu’il vient de revoir avec le paléoanthropologue Pascal Picq pour celle, dite buissonnante :  de nombreuses branches d’ancêtres parties dans tous les sens, évoluant indépendamment les unes des autres, la plus connue de ces branches stériles étant celle de l’homme de Neandertal.  Il serait donc vain de rechercher un chemin dans ce labyrinthe.

 

Quoi qu’il en soit, la dure loi de la sélection et la chance des survivants se sont employées à imposer un tri implacable à ce fouillis, éliminant tous ceux qui ne s’adaptaient pas, tout en favorisant les autres. 

 

Les singes et autres frugivores et herbivores étaient une proie facile pour les carnivores qui se sont multipliés pour ensuite disparaître, faute de cette nourriture facile.  Seuls ont résisté les « grands singes » cousins du chimpanzé qui se sont adaptés à de nouveaux biotopes.

 

Déjà quand ils vivaient dans les immenses forêts telles qu’il en existe encore dans les régions tropicales ou équatoriales, ils se servaient de leurs mains plus adroites pour attraper leur nourriture et pour tenir la branche à laquelle ils se pendaient. Mains et bras se sont allongés et leur queue a disparu.

 

Dans la savane « les nouveaux primates » vécurent un long calvaire d’adaptation : leur nourriture se modifia ; de frugivores-insectivores, ils devinrent charognards.  On peut supposer que c’est ce qui les força à adopter La position debout qui leur permettait de garder dans les bras, en s’enfuyant, les morceaux qu’ils chapardaient aux grands carnassiers qu’ils surveillaient en tendant le cou au-dessus des hautes herbes des savanes.

 

{44} Que ce soit pour cette raison ou pour une autre, cette modification de la position qui fut certainement longue et difficile et la nourriture carnée apportant l’avantage d’une digestion plus rapide et une plus grande activité, fut un grand pas vers l’intelligence. 

 

La sélection favorisa ceux qui en se groupant privilégièrent la chasse par traque des proies jeunes, faibles ou malades qui procurait une alimentation moins dépendante  et plus sûre (Il ne fallait pas la disputer aux autres prédateurs).

 

Les « grands singes » n’étaient pas adaptés à la chasse : pas de crocs acérés, pas de griffes, pas de vitesse à la course…  Cet handicap fut compensé par la ruse et la solidarité, d’où émergence de l’intelligence et de l’associativité. 

 

Celui que l’on a appelé l’homo sapiens-sapiens est finalement sorti de toutes ces tentatives d’adaptation et de survie qui est la caractéristique de l’évolution des espèces. 

 

L’homo a perfectionné le seul outil que sa condition misérable lui avait laissé : l’intelligence 

 

Grâce à elle, non seulement il a conquis sa place parmi les espèces survivantes, mais les a progressivement dominées, domestiquées et transformées, contrôlées et même exterminées.  Maître de la nature, avec laquelle il joue dangereusement, il s’en prend maintenant à la matière qu’il manipule audacieusement avec tous les risques d’endommager son propre biotope.

 

L’intelligence est le support de la pensée.  L’intelligence est une faculté propre à l’être humain.  Larousse la définit ainsi : Ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle.  Quant au Petit Robert : faculté de connaître, de comprendre. La pensée est le fruit ou la production de l’intelligence.

 

On peut prétendre qu’il y a deux types de pensée : la pensée concrète et la pensée abstraite.

 

{45} La pensée concrète serait celle qui permet de réaliser, de mettre au point, de créer des choses concrètes qui donneront aux hommes  la possibilité d’augmenter leur pouvoir sur la vie et la matière. 

 

La pensée abstraite serait l’apanage des écrivains littéraires, des penseurs et  philosophes, des  poètes, artistes.  Elle fait appel à l’imagination,  aux jeux de l’esprit sans résultat matériel concret immédiat.

 

L’homme s’est découvert cette faculté dans les cavernes quand il s’est mis à graver ou tracer le récit de ses chasses sans doute dans un but incantatoire d’appel à des forces surnaturelles pour lui.  Il a ainsi pris conscience d’événements inexplicables pour son entendement et de l’existence possible de puissances occultes qu’il a placées dans un « au-delà ».  Il a divinisé ces forces et leur a attribué des pouvoirs : c’est ainsi qu’est née la pensée religieuse.

 

Dés qu’un individu émet une pensée abstraite, produit de ses fonctions mentales, il crée un concept nouveau qui portera en lui des possibilités de développement infinies.

 

La grande question est de savoir si cette création intelligente sert à autre chose qu’éventuellement demeurer dans la mémoire des hommes. 

 

Cette pensée produit d’une intelligence développée n’est-elle que l’aboutissement des performances d’un cerveau développé ou est-elle de nature « divine », l’intelligence étant l’apanage d’un être supérieur ce qui donne un sens religieux à  l’existence :  l’être supérieur étant l’auteur et le maître de l’existence et de la connaissance. 

 

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{46} Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre

 

Partie 9 : Nous ou la matière intelligente

 

 

SYMPHONIE DE LA MATIÈRE INTELLIGENTE.

 

 

La forge des dieux brûle des soleils,

L’univers n’est plus qu’éclatants brasiers,

Vulcain s’éveille de son long sommeil

Il entend les braises chanter l’acier.

 

Les feux du ciel sont allumés,

Pour les astres qui sont en transe

Dans un sabbat de condamnés

Qu’ils attirent en folle danse.

 

Les étoiles accouchent des mondes

Qui tournent autour en sarabande

En se couvrant de mers et d’onde,

Venant du ciel pour une offrande.

 

L’âme des eaux s’est engrossée

De chaleur, de vie et de ciel,

La lagune fut entourée

De mers, de terre pour un autel.

 

 

°°°°°°°

 

L'acte que j’ai posé en plaçant mon crayon sur sa pointe et en écrivant les quelques lignes qui précèdent est la résultante de toute une évolution complexe que nous, les hommes, connaissons de mieux en mieux et qui démontre que l'intelligence qui nous permet de penser, de raisonner, de déduire, de créer, d’imaginer, est un privilège découlant de l'évolution de notre espèce.

 

Ce niveau d’intelligence n’est atteint par aucune autre espèce connue.   Celles-ci évoluent collectivement grâce à une mémoire génétique incroyablement développée chez certains et que nous avons quant à nous apparemment perdue parce qu’inutile.

 

{47} Il y a peu, les scientifiques faisaient remonter notre lignée à environ 500.000 ans, à l'australopithèque d’Afars en Ethiopie.  Avant ce groupe, il y avait un vide de plusieurs centaines de milliers d'années sans chaînons valables pour retrouver, aux dires de ces spécialistes, peut-être un cousin du lémurien.

 

Des découvertes récentes permettent de combler ce vide, grâce à la théorie de l’évolution « buissonnante » chère aux chercheurs Pascal Picq et Yves Coppens.  De nombreuses branches se seraient développées et auraient évolué dans tous les sens, d’une manière anarchique, apportant ainsi beaucoup d’eau au moulin des partisans des théories de Jacques Monod et Ilya Prigogine sur le hasard et la nécessité avec la différence que pour l’un (J.Monod) le choix est aléatoire et pour l’autre (I.Prigogine) restreint, c’est-à-dire réduit à un choix entre diverses possibilités (sources : encyclopédia universalis).

 

Ce qui est certain, c'est que notre force est venue de notre faiblesse :  c'est l'être le plus fragile, le plus vulnérable, le moins adapté qui a évolué pour devenir le maître de la planète, en attendant, peut-être, son émigration dans l'espace, vers d'autres lieux que son génie pourrait rendre vivables.  Cette éventualité semble pourtant peu probable, la fragilité de son organisme le rendant dépendant d’un appareillage compliqué difficile à maintenir d’une manière permanente dans un milieu autre que terrestre.       

 

Il est incontestable que notre espèce humaine découvre de plus en plus le mécanisme de son monde et devient capable d'adapter la matière, de la soumettre, de la modeler en fonction des besoins de son évolution.  Ce mouvement est exponentiel parce que chaque pas en avant permet l’explosion en cascades de découvertes nouvelles.

 

Avec des moyens techniques de plus en plus perfectionnés, nous cherchons à dominer notre pire ennemi, le hasard, en limitant les accidents qui furent les périlleux avatars du passé.  Notre ingéniosité nous apporte le progrès matériel en nous affranchissant et nous libérant en grande partie des contraintes du hasard, tout en payant le prix d’un mode de vie plus solidaire et plus collectif.

 

Notre type de biotope est en pleine mutation suite à l’industrialisation : pollution, épuisement des matières premières, amincissement de la couche d’ozone, cultures intensives, mutations génétiques etc.

 

{48} Nous devrons donc tôt ou tard nous adapter aux circonstances, comme l'ont fait avant nous tant d'espèces vivantes.

 

On peut supposer, entre autres hypothèses, que nous aurons les moyens et l'ingéniosité de créer des sortes de  mégalopoles  artificielles, les hommes y vivant en autarcie totale, fabriquant air, eau, nourriture, matériaux, énergie, s'ingéniant à rendre la vie dans ces nouveaux biotopes très confortable et sécurisante, tout y étant conçu pour l'épanouissement physique, moral et intellectuel de ses habitants. 

 

D'aucuns regretteront la poésie de la nature et ses attraits bucoliques, mais exigeront un minimum de confort.  N’oublions cependant pas que ce luxe de l’espace vital dans la nature, en bénéficiant du confort et de la sécurité, est réservé à certains privilégiés de notre monde dit civilisé, les autres étant déjà confinés dans des sortes de « mégalopoles » créées, elles, anarchiquement.

 

L’écologie est un luxe qui correspond à un rêve d’occidental repu, cependant nécessaire pour freiner la destruction de notre biotope et nous adapter progressivement aux conséquences de l’emballement de la démographie qui va nous contraindre à  une  vie de plus en plus collective et de plus en plus solidaire pour aborder les défis du futur qu’il est difficile d’imaginer autrement que dans un environnement de plus en plus artificiel, notre planète atteignant son point de saturation humaine.

 

Mieux même, ces habitants des mégalopoles futures ne concevront pas que nous ayons pu vivre autrement dans ce passé qui est notre présent, comme nous ne  voudrions pas connaître l'inconfort de nos grands-parents (pas de TV, pas de voiture, pas de vacances, une nourriture frugale peu variée, des vêtements et du mobilier inconfortables, pas de chauffage central, etc.) et nous ne voudrions certainement pas de  la vie de ceux qui nous ont précédés tout au long des temps jusqu'à nos plus lointaines origines.

 

Il est donc préférable de ne porter aucun jugement sur une vie future qui sera de toute manière totalement différente de la nôtre.  Pas plus que nos ancêtres n'ont pu imaginer ce que nous sommes devenus.

 

Nous ne pouvons donc penser ce futur qu'en fonction des problèmes probables qui vont se poser à notre descendance.

 

{49} Nous devons donc bien admettre que l'homme de plus en plus maître des techniques sera admirablement outillé pour se créer un monde artificiel où il sera tout aussi heureux ou tout aussi malheureux que nous et pas plus que nous, ne regrettant aucunement une vie antérieure qu'il trouvera inconfortable, comme nous trouvons difficile, voire impossible, l’existence de nos prédécesseurs.

 

Cette première hypothèse posée nous amène à une autre qui en découle nécessairement.  L'homme habitué à vivre dans sa mégalopole indépendante après s'être libéré de l'asservissement à sa biosphère terrienne et de sa dépendance solaire sera «tenté» d'émigrer vers d'autres planètes pour les rendre  habitables, si c’est possible.  On peut peut-être imaginer que dans un futur lointain on pourra créer des mégalopoles artificielles se déplaçant dans l’espace, mais là on entre dans le domaine fantaisiste de la pure fiction.

 

Poussé par la nécessité d’améliorer ses conditions de vie ou de fuir des milieux hostiles et avec l’aide du temps, nos ancêtres se sont déplacés avec des moyens primitifs. Les émigrants du futur, avec la persévérance du temps, ne réaliseront-ils pas un voyage plus inimaginable si l’on admet les hypothèses de certains anthropologues, que ceux qui quittant l'Afrique ont de génération en génération avec de faibles moyens, accompli cette longue transhumance qui a probablement duré des dizaines de milliers d’années pour les amener en Amérique du sud, là où s’est développée la civilisation inca, après avoir remonté toute l'Asie par la Chine de l'Est presque jusqu'au pôle ou par l’Europe jusqu’au Groenland pour redescendre ensuite au travers du continent américain jusqu’à son sud austral.

 

°°°°°°°

 

Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre

 

 Partie 10  : Darwin. 

 

Dans la partie précédente, nous avons abordé ce « long  calvaire des êtres vivants » pour en arriver à ces quelques descendants de « l’homo sapiens »  bénéficiant des avantages des «privilégiés» de civilisations avancées que nous sommes.

 

{50} Nous avons disserté sur « la pensée ».  Comment s’est-elle laborieusement développée chez l’homme pour aboutir aux prouesses intellectuelles des grands penseurs, découvreurs et autres génies du genre humain ?

 

.Une fois de plus, nous nous sommes interrogés sur l’origine de ce processus de construction intellectuelle :  est-elle d’origine divine , « l’Être Supérieur » que révèle toutes les religions ou tout simplement une faculté dominante développée par l’être humain ?

 

Nous avons célébré le 12 février 2009 la date anniversaire de la naissance, il y a deux cents ans, du génial Darwin.  A cette occasion, le monde intellectuel s’interrogera sur la portée de ses découvertes qui ont apporté une réponse scientifique indiscutable quant aux origines de la vie sur notre planète.

 

Darwin vécut dans un environnement scientifique privilégié :  père médecin intelligent et grand père naturaliste.  D’abord croyant, bien que d’un milieu en majorité non conformiste (père, grand-père et frère libre-penseur) il ne doutait pas de la vérité littérale de la Bible et commencera la théologie anglicane à Cambridge.

 

Cependant, ce furent les observations retirées de son célèbre voyage de cinq ans sur le « Beagle », parti pour cartographier la côte d’Amérique du sud, qui révolutionnèrent ses conceptions philosophiques.

 

Ce voyage lui permit d’étudier les fossiles et la faune de ces régions, notamment ceux des grands tatous (diminution de la taille de l’espèce, première hypothèse évolutionniste).  Ensuite en 1835, aux îles Galapagos, il constatera que plusieurs espèces présentaient des différences importantes suivant leur lieu d’habitat comme la forme du bec des pinsons adaptée à la nourriture suivant le type de graine trouvé, plus tendre ou plus dure.

 

Revenu au pays en 1836, Darwin devint une célébrité scientifique grâce surtout à son père qui rassembla les fonds lui permettant de devenir un homme de science indépendant.  Pendant cette période précédant la publication de son célèbre ouvrage « Origine des espèces », il rassembla une abondante documentation et des arguments scientifiquement probants étayant sa thèse, bouleversant celles des créationnistes majoritaires à l’époque.

 

{51}  Les milieux religieux s’élevant avec vigueur contre ses théories, il subira avec courage leurs sarcasmes et les caricatures de la presse qui le présentaient sous la forme d’un singe. Il était cependant soutenu par les milieux scientifiques.  Tolérant, il laissera à sa propre épouse, anglicane très croyante,  la liberté de ses choix philosophiques. 

 

Darwin exposera dans l’introduction de son fameux livre « Origine des espèces », publié le 22 novembre 1859 une longue argumentation défendant sa théorie de l’évolution.  Prudent, étant donné le « tollé » que sa théorie suscitait dans les milieux croyants,  il évita d’utiliser le mot « évolution » dans son texte de présentation qu’il rédigea habilement comme suit :

 

« Comme il naît beaucoup plus d'individus de chaque espèce qu'il n'en peut survivre, et que, par conséquent, il se produit souvent une lutte pour la vie, il s'ensuit que tout être, s'il varie, même légèrement, d'une manière qui lui est profitable, dans les conditions complexes et quelquefois variables de la vie, aura une meilleure chance pour survivre et ainsi se retrouvera choisi d'une façon naturelle. En raison du principe dominant de l'hérédité, toute variété ainsi choisie aura tendance à se multiplier sous sa forme nouvelle et modifiée. »

 

A titre documentaire, voici quelques exemples d’indices morphologiques de parenté entre les espèces (extrait de Wikipédia - évolution) :

 

- Les baleines, animaux adaptés à la vie aquatique gardent une trace de leurs ancêtres quadrupèdes par la présence d'os vestigials correspondant au bassin(ceinture pelvienne) ;

- Il y a des vestiges de pattes chez certains serpents (boas);

- En observant l'aile d'un oiseau ou d'une chauve-souris, on retrouve aisément la structure osseuse du membre antérieur de tout tétrapode ;

- les défenses à croissance continue des éléphants sont en fait homologues des incisives des autres mammifères, dont l'homme ;

- les appendices masticateurs des arthropodes sont à l'origine des appendices locomoteurs réduits (il en va de même apparemment pour les Onychophores) ;

-  les membres des tétrapodes proviennent des nageoires de poissons ;

- dans le monde végétal, la présence d'une double membrane autour des plastes et la présence d'un ADN circulaire à l'intérieur de ceux ci trahissent une origine endosymbiotique procaryote.

 

{52} Il est intéressant aussi de reproduire un exemple d’évolution à l’échelle du temps humain que des scientifiques ont permis de réaliser : le lézard Podarcis sicula. (extrait de Wikipédia - évolution)

 

Introduit en 1971 par l'équipe du professeur Eviatar Nevo sur l'île dalmate de Prod Mrcaru en mer  Adriatique, le lézard Podarcis sicula connu en France sous le nom de « lézard des ruines », y a été abandonné à lui-même durant près de quatre décennies, l'accès à l'île ayant été interdit par les autorités yougoslaves, puis par les conflits liés à l'éclatement de ce pays. En 2004, une équipe scientifique dirigée par Duncan Irschick et Anthony Herrel put revenir sur l'île et découvrit que Podarcis sicula avait évolué en 36 ans, soit environ trente générations, de façon très significative. Le lézard a grandi, sa mâchoire est devenue plus puissante, et surtout il a changé de régime alimentaire : d'insectivore il est devenu herbivore, et des valves sécales sont apparues au niveau des intestins, ce qui lui permet de digérer les herbes... Cette découverte confirme, s'il en était encore besoin, que l'évolution n'est pas une théorie parmi d'autres, mais un phénomène biologique concrètement observable, et pas seulement chez les virus, les bactéries ou les espèces domestiquées.

 

Voir aussi sur la toile : TPE : la théorie de l’évolution, synthèse intelligemment construite par des élèves d’un établissement de Bordeaux, donnant une vue radiographique, spectaculaire et convaincante, de la ressemblance d’un membre antérieur de mammifères aussi différents que ne le sont l’humain, le chat, la baleine (membre inutilisé) ou la chauve-souris.

 

D’autre part, ces mêmes auteurs signalent que Darwin a choisi d’invoquer la sélection artificielle pour illustrer la puissance de la sélection en tant que force évolutive, c’est-à-dire l’élevage par les Humains. Au fil des générations, les Humains ont modifié certaines espèces en sélectionnant des géniteurs ayant  les caractères souhaités. Les plantes et les animaux dont nous nous servons pour nous nourrir n’ont que très peu de ressemblances avec leurs ancêtres sauvages. Les animaux de compagnie montrent particulièrement bien les effets de la sélection naturelle, en effet ceux-ci ayant été élevés pour des raisons plus proches de la fantaisie que de l’utilité. (Darwin lui-même consacra la première partie d’un grand livre – deux volumes publiés – non terminé, cette première partie étant consacrée à « La variation des animaux et des plantes sous l’action de la domestication »)

 

{53} S’avançant plus loin dans ses conclusions, il développa des idées selon lesquelles chez l’homme l’esprit et les cultures ont été élaborés  par la sélection naturelle et sexuelle

 

Aujourd’hui, le darwinisme est admis par toute la communauté scientifique, même si certains détails de la sélection naturelle font encore l’objet de débats. Depuis Darwin, les découvertes en biologie moléculaire ou embryologie ont totalement corroboré les intuitions géniales de Darwin. °Guy Duplat – Libre Belgique du 27/28 décembre 2008°

 

Il y a trente ans, Jacques Monod, en écrivant  « Le hasard et la nécessité » expliquait par les dernières découvertes de la biologie moléculaire l’évolution des espèces et le rôle du hasard dans leurs transformations. °ibidem°

 

Suivant le mot de Laplace, la science n’avait pas besoin de l’hypothèse de Dieu pour expliquer la variété du vivant, y compris l’homme.  °ibidem°

 

Presque chaque jour, on peut voir une des preuves du darwinisme dans la manière avec laquelle les virus et les microbes mutant au hasard, s’adaptent pour mieux résister aux antibiotiques. °ibidem° (surtout dans les hôpitaux).

 

Teilhard de Chardin dont on ne peut douter de la foi chrétienne profonde disait à propos de la théorie de l’évolution qu’elle n’est pas un système  ou une hypothèse mais elle est  « bien plus que cela, une condition générale à la quelle doivent se plier et satisfaire désormais, pour être pensables et vrais, toutes les théories, toutes les hypothèses, tous les systèmes » (rapporté par Guy Duplat de La Libre Belgique tiré d’un entretien avec Jacques Reisse professeur émérite de l’Université libre de Bruxelles et membre de l’Académie Royale de Belgique).

 

On ne peut s’empêcher de noter l’embarras des scientifiques chrétiens et notamment de Bernard Feltz, biologiste, docteur en philosophie et doyen de la faculté de philosophie à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve qui lors d’un entretien avec Guy Duplat de la Libre Belgique plaidait  que

 « l’athéisme méthodologique de la démarche scientifique est parfaitement compatible avec une position théiste éventuelle sur le plan des significations. On peut être scientifique et croyant pour peu qu’on respecte la frontière entre le registre du savoir et celui des significations. »

 

Pour le « Modeste Tout-le-monde » que je suis, qui ne s’embarrasse pas de ces subtilités « jésuitiques », les évidences multiples dont je n’ai fait qu’évoquer certains aspects, me suffisent pour affirmer  un athéisme de conviction, tout en acceptant et défendant une position relatives aux significations prônée par la morale chrétienne.

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{54} Nous avons vu que « l’être humain », péniblement de génération en génération, a amélioré son intelligence jusqu’à atteindre les performances de ses cerveaux les plus brillants.

 

L’intelligence a franchi des étapes longues et ardues avant de se développer et de parvenir à des niveaux insoupçonnés surtout depuis que les découvreurs n’agissent plus seuls et sont en permanence en contact les uns avec les autres par tous les moyens de transmission dont Internet et la toile.

 

Il est vraisemblable qu’un phénomène de mutation (vraisemblablement accidentel par la voie du hasard) a eu lieu, il y a peut-être plusieurs centaines de milliers d’années, apportant à l’homme en puissance la possibilité de développer son cerveau.

 

Cet accident aussi aléatoire que ne le fut la vie a donné à l’être humain existant actuellement sur notre planète, le potentiel cérébral nécessaire pour atteindre, en tous cas dans sa descendances, les plus hautes performances cérébrales.

 

Le Boshiman est un chasseur-ceuilleur qui est quasiment resté au stade primitif des premiers humanoïdes.  Transféré dans un milieu jouissant de la culture d’une civilisation avancée, il développera tôt ou tard par nécessité le potentiel d’intelligence, non utilisé dans son environnement antérieur.

 

Cette faculté semble tellement inhérente à notre entité humaine, que nous en oublions le « lent et accidentel processus d’évolution » qui a amené certains humains à développer l’outil précieux de l’intelligence dont les limites sont incommensurables.

 

Dans la partie qui suit, j’ai tenu à marquer un  temps d’arrêt pour mieux souligner cette importante faculté de cohérence et de déduction que tout homme cultivé utilise instinctivement d’une manière performante dès qu’il se trouve face à un problème quelconque, sans réaliser la prouesse cérébrale qu’il accomplit.

 

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{55} Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre.

 

Partie 11 : Cohérence et déduction.

 

HARMONIE DE LA COHERENCE ET DE LA DEDUCTION.

 

Des brumes lourdes noyant ta pensée

Surgissent les timides lucioles

De tes premiers chants et de tes paroles

Que tu lançais le soir, à la veillée.

 

A la gloire des dieux que tu implores,

Tu créeras des tracés bénéfiques

Pour te garder du prédit maléfique

Qui annonçait ton destin et ta mort.

 

Tes refrains se sont alanguis au cœur

Des poètes pour bien chanter l’amour.

Ta raison, chaleureuse douce sœur

Des âmes tristes, s’est bercée de jour.

 

Du grand livre des mondes infinis

Une page de temps s’est échappée

En gémissant sa triste mélopée

D’invocations pour cœurs démunis.

 

Lancinant murmure de la logique,

Lente incantation mathématique,

Ballet des formes et projections,

Refrain de signes et des relations.

 

°°°°°°°°°

 

La cohérence est par définition le rapport logique entre des idées.  Il ne suffit donc pas que l’intelligence émette des idées, crée des concepts,  il faut encore que ceux-ci provoquent un développement logique. D’où l’importance de la cohérence dans une construction qui se veut progressive.

 

{56} Pour être cohérente, une pensée doit être le résultat d’un processus résultant de la connaissance.  Cette connaissance comporte un apprentissage antérieur aboutissant au langage, transmis ensuite par l’écriture. 

 

De rudimentaire, celui-ci devient très élaboré afin d’exprimer des nuances qui permettront de pousser au plus loin une faculté qui s’est particulièrement développée chez l’être intellectuel : le raisonnement.

 

Le raisonnement doit être bien structuré pour être cohérent.  Il s’agit d’un mécanisme mis en place par l’éducation, l’instruction et l’expérience.  L’être humain a généralement besoin d’une petite vingtaine d’années pour maîtriser valablement cette faculté.

 

La déduction est une fonction de l’intelligence.  La déduction déclenche le raisonnement et le raisonnement déclenche la déduction.  Le raisonnement est un processus complexe de l’intelligence qui cherche à construire par la pensée la solution à un problème posé.

 

Comment la déduction et le raisonnement se sont-ils développés dans le cerveau humain ?  On peut affirmer que les plantes ne raisonnent pas et  les animaux non plus. Ils posent cependant des actes et se comportent comme des êtres intelligents.

 

On pourrait dire qu’ils déduisent mécaniquement comme un ordinateur programmé : ils n’inventent pas individuellement comme l’homme. S’ils le font, c’est par accident fortuit qui peut s’inscrire dans leur mémoire génétique et celle de leurs descendants et avec la patience du temps être à la base d’une modification de comportement ou préparer une mutation.

 

Certains animaux placés dans des contextes particuliers ont des comportements intelligents.  Les animaux domestiques, surtout ceux qui vivent en symbiose avec l’être humain, comme le cheval, le chien et le chat ont des comportements dit intelligents : ils arrivent à déduire, à prendre des options « intelligentes » ou « embryonnairement  intelligentes ».  Tout observateur attentif du comportement des animaux domestiques a pu vérifier par lui-même ce phénomène.

 

{57} Que penser de tout cela ?  Nous nous permettrons de développer une théorie en portant notre réflexion sur le long processus de développement du cerveau humain vers l’intelligence qui nous amènera à conclure que l’intelligence est un aboutissement logique du phénomène évolutif de l’ « homo sapiens » placé dans son contexte environnemental. 

 

Elle est en puissance dans la matière comme la cellule, l’atome, les quarks et l’énergie, comme est présente également la vie.  Mais ce n’est pas parce qu’elle est en puissance qu’immanquablement elle se manifestera car l’éclosion de l’intelligence est soumise à  des conditions aussi ténues que celles qui ont présidé à l’éclosion de la vie. 

 

Comment l’être humain est-il devenu intelligent ?  Essayons de remonter aux sources de ce long processus.  Cela a dû commencer quand le premier primate (ou son ancêtre) s’est servi de ses pattes avant pour cueillir un fruit au lieu de le ramasser ou de l’attraper avec la gueule. 

 

Ses descendants ont perfectionné le système en développant leurs doigts pour en faire des outils préhensiles, et puis de mutation en mutation sont devenus d’agiles escaladeurs  de grands arbres.  Ils ont développé de grands et longs bras, des mains et des doigts puissants et habiles :  ils se préparaient  à devenir les ancêtres des humains. 

 

Rappelons nos propos précédents : les grands changements climatiques dus à la fracture du Rift Valley, la désertification des forêts sahariennes et autres misères dont furent gratifiés nos ancêtres arboricoles ont complètement modifié leur biotope :  les arbres sont devenus rares et la savane s’est développée,  les laissant à la merci des grands fauves. (Voir plus loin théorie contestée)

 

Modification aussi des habitudes alimentaires : de frugivores ils deviennent  carnivores, disons plutôt charognards car ils furent d’abord incapables de chasser et de tuer.  Les malheureux  se contentaient des restes abandonnés par les fauves, du moins dans un premier temps ;   par la suite, les plus évolués se sont groupés en bandes d’un certain nombre d’individus, pas plus de vingt à trente pour être efficace.  Ces groupes ont commencé à chasser les animaux blessés ou les jeunes d’abord  et puis ceux qu’ils attrapaient par ruse et par traque. 

 

{58} C’est donc ce groupe de misérables qui s’est trouvé séparé de son milieu  normal qui deviendra  l’ancêtre probable du  maître absolu de sa planète parce que les circonstances l’ont poussé à l’adaptation pour survivre. 

 

L’ancêtre de l’homme a probablement adopté la position debout parce qu’il avait besoin de ses membres avant pour transporter les morceaux qu’il dérobait aux charognards, mieux outillés  (crocs ou becs et serres) que lui pour arracher les morceaux aux nombreux concurrents qui lui disputaient les restes.

 

La position debout et l’utilisation des bras fut pour l’être humain le début de son évolution vers l’intelligence.  L’étape suivante fut l’association des individus pour traquer les animaux blessés. Certains auteurs pensent aussi que la position debout met davantage le corps à l’abri des rayons du soleil.

 

Les bras, les mains et les doigts devinrent des auxiliaires précieux que les hommes perfectionnèrent de génération en génération.  Le développement de l’intelligence allait de pair avec l’habileté manuelle.

 

L’être humain était tellement fragile que ce fut vraiment par miracle qu’il put résister à un environnement aussi hostile. Il n’en fallut sans doute que quelques-uns qui se cachèrent et vécurent misérablement, adaptant leur digestion et leur organisme aux nourritures les plus diverses et les plus difficiles.  Ce long calvaire fut la meilleure école de l’homme qui n’avait que sa ruse naissante comme seule arme.

 

Les solitaires, même les plus forts, disparurent vraisemblablement.  Seules les bandes qui s’organisèrent furent mieux armées pour affronter les aléas d’un milieu particulièrement inadapté à leur condition. Difficilement, ces bandes affrontèrent les innombrables dangers qui les environnaient et les guettaient.  Plus que jamais, l’homme utilisait ses deux bras qui devenaient les outils indispensables à sa survie.

 

La première manifestation intelligente de l’homme fut sans doute l’utilisation d’un auxiliaire matériel : d’abord un bout de bois pour prolonger le bras.  Comme dans toutes les évolutions de la vie, tout se passa avec lenteur, patiemment, difficilement.  Le geste fut d’abord accidentel, puis se répandit de groupe en groupe, de génération en génération. 

 

Ces premiers balbutiements de l’intelligence furent sans doute suivis d’autres qui apportèrent à l’homme les moyens de compenser sa vulnérabilité.  Cet animal au corps fragile, sans aucune défense, sans armes ni protections naturelles, vécut un pénible et long parcours, se cachant le jour, dérobant quelques piètres nourritures la nuit.

 

{59} Si je me suis étendu si longuement au risque de lasser,  c’est dans le but intentionnel de marquer et d’insister sur la longue, l’impitoyable et indomptable persévérance du temps grâce à laquelle nous sommes là. 

 

D’autre part, il est important de signaler que la théorie que je viens de développer a été remise en question par la découverte en 2002 de Toumaï à 2500 km. à l’ouest du Rift, dans le désert du Djourab au Tchad.  Cependant, le modèle que je me suis plu à décrire en m’inspirant de la théorie défendue par Yves Coppens jusqu’à la découverte de Toumaî, reste valable quant aux effets de l’isolement de petits groupes et l’apparition de la bipédie.

 

Que mon patient lecteur m’excuse de ces détours et redites,  mais je tenais à souligner l’événement important que fut, pour nous, cette mutation du quadrupède frugivore arboricole au bipède omnivore intelligent que nous sommes devenus.

 

Les survivants de ce long calvaire ne durent leur salut qu’au développement d’une adresse manuelle que leur intelligence naissante rendait toujours plus efficace. 

 

C’est ici qu’il faut introduire l’événement le plus important qui s’est produit sur notre planète après la vie, il y a probablement plusieurs centaines de milliers d’années : l’émergence de l’intelligence raisonnée.

 

Cette faculté fut d’abord cérébrale, pensée en image.  Elle fut ensuite traduite en parole grâce à la précision d’un vocabulaire qui se créa dans les groupes pour transmettre des informations, mais aussi des concepts, primaires d’abord, de plus en plus évolués ensuite.   Ces « trouvailles » transmises entre individus favoriseront le dialogue et la contestation, facteurs du progrès.

 

Il est important aussi de souligner que l’homme est avant tout solidaire.  Si la déduction fut d’abord le fait d’un penseur qui agira seul d’une manière  raisonnée, il transmettra ensuite son savoir à des disciples, des écoles, voire maintenant à l’humanité entière par la voie des publications, les chaires des universités et même vulgarisée par transmission hertzienne ou câblée (radio-télévision-internet) .

 

 

{60} Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre 

 

Partie 12  :  Évolution exponentielle

 

Arrivé à ce stade de mon cheminement dans la pensée humaine, je vais m’arrêter quelque peu à la plus performante de nos facultés mais aussi la plus dangereuse pour l’équilibre de notre planète : l’intelligence créatrice.

 

Elle a permis aux humains de mettre en place surtout depuis peu de temps (un petit siècle tout au plus) des avancées technologiques dont les résultats  bouleversent par leur gigantisme exponentiel, un équilibre naturel si péniblement construit sur notre terre pendant des millions d’années.

 

Avant d’aborder ce sujet de la progression dangereuse de notre espèce qui va inévitablement saturer son habitat,  j’aimerais rappeler les étapes d’une évolution due au mécanisme fondamental de la sélection naturelle, nous amenant à subir ce futur périlleux, cependant confortable pour nos descendants (bien que cela reste à voir) .

 

Les paléoanthropologues se perdent en conjectures tellement l’évolution de l’homo est mosaïque, plurielle et buissonnante comme le prétend Pascal Picq sur la couverture de son livre « Au commencement était l’homme ».

 

Aussi, il m’a semblé utile de compléter mon étude par quelques données sur l’histoire de nos lointains ancêtres. °liste résumée d’un tableau des hominidés  tirée de Wikipédia°

 

LISTE DES HOMINIDÉS  se subdivisant en :

 

a)       Représentants du genre Pongo  (pongo pygmaeus)

b)       Représentants du genre Gorilla  (Gorille)

c)       Premiers hominins  dont Toumaï (-7 millions d’années à -4,4 millions d’années )

d)       Panina  (Pan troglodytes et paniscus)

e)       Hominina (4,4 millions à nos jours)

{61} Groupe se subdivisant lui même en :

1. Kenyantropus platyops (-3,5 à -3,8 millions d’années)

2. Australopiphèques graciles dont « Lucy » et « Abel » (-4,2 à –2,6 million d’années) ;

3. Australopithèques robustes  (-2,7 à 1,5 millions d’années)

 

4. La mosaïque de tous les représentants du genre Homo :  (en millions d’années)

Rudolfensis (-2,4 à –1,8) Habilis (-2,4 à –1,6) Géorgicus – premier hors Afrique (-1,8 à –1,2) Ergaster (1,9 à 1) Antecessor (–1,2 à –à  0,700) Erectus, premier debout  (-1 à 0,300) Heidelbergensis (-0,600 à –0,200)  Néanderthalensis (-0,250 à –0,028) Sapiens idaltu (-0,195 à -154) Rhodesiensis (-0,300 à – 0,125) Floresiensis (-0,095 à - -0,012) Soloensis (-0,095 à –0,012) et Homo sapiens (-0,200 à nos jours)

 

A propos des origines communes à l'homme et au singe, Pascal Picq a dit lors d’un entretien à la Radio Française en 2002.

L'homme ne descend pas du singe. On sait que l'évolution n'a pas procédé par grades successifs. Les singes ont évolué en même temps que nous. Ils ne sont pas plus, pas moins évolués que nous. Les chimpanzés et les bonobos sont plus proches de nous que les gorilles. En terme de famille, cela veut dire que ce sont nos frères et que les gorilles sont nos cousins. Nous, les chimpanzés, les bonobos et les hommes, avons un dernier ancêtre commun à partir duquel nous nous sommes séparés en Afrique vers 6 ou 7 millions d'années. Si on fait le bilan de ce que l'on a observé depuis 30 ans chez les chimpanzés, on s'aperçoit que tout ce que l'on avait cru voir se manifester en termes d'adaptation uniquement chez les hommes c'est à dire la bipédie, l'outil, la chasse, le partage de la nourriture, la sexualité, les systèmes sociaux, le rire, la conscience, l'empathie, la sympathie, les chimpanzés le font aussi. Donc, soit ils ont tout acquis indépendamment, soit cela vient du dernier ancêtre commun, ce qui est plus plausible. Cela veut dire que déjà dans le monde des forêts, il y a 6 à 7 millions d'années, toutes ces caractéristiques que l'on a cru propres à l'homme existaient et font partie d'un bagage ancestral commun.  

Tiré du livre de Pascal Picq « Au commencement était l’homme », ed. Odile Jacob – page 232,  au dernier chapitre : L’évolution du genre humain et l’homme moderne

Entre  Homo ergaster et les hommes plus récents, la taille relative du cerveau passe de 900 cm³ à 1200 cm³.  On se dispute pour déterminer si cette tendance est graduelle ou connaît des sauts évolutifs.  Le peu de fossiles entre 1,5 et 0,5 millions d’années ne permet pas de valider l’une ou l’autre de ces hypothèses. … On note aussi l’acquisition de cerveaux relativement plus grands à partir de 500.000 ans, quelles que soit la population humaine. …  C’est vers cette époque que les hommes maîtrisent l’usage du feu.  Or la cuisson des aliments, surtout des végétaux, les rend plus facilement digestes.  L’énergie et les nutriments requis par le cerveau deviennent plus aisément disponibles et favorisent son développement.

 

{62} L’homo sapiens est le « petit dernier » de l’histoire évolutive des « vivants ».  Il est bien moins corpulent et encéphalisé que ses ancêtres Cro-Magnon  A l’état adulte nous ressemblons à des adolescents tardifs de Cro-Magnon. °ibidem p.233°

 

Principales caractéristiques des Hominidae  °Wikipédia – hominidae° 

Le poids des adultes hominidés est généralement compris entre 50 et 250 kg. Ils sont caractérisés par une marche bipède (parfois imparfaite), une musculature robuste, un gros cerveau et une face prognathe. Tous sont d'excellents grimpeurs, à l'exception du gorille adulte, surtout les gros mâles dits « à dos argentés » dont le poids interdit d'escalader les arbres, ainsi que de l'humain. Les enfants gorilles escaladent parfaitement les branches des arbres.

Le régime alimentaire des hominidés est omnivore, principalement frugivore, mais la viande n'est pas absente.

La principale de leurs caractéristiques est leur comportement social très complexe avec des interactions très importantes entre individus du même groupe et une grande expressivité faciale permettant de manifester leurs émotions. Tous sont capables de communiquer de façon efficace et tous sont capables avec une éducation appropriée d'apprendre un langage rudimentaire et de manipuler des concepts abstraits. Les hominidés font également partie des rares animaux à avoir conscience d'eux-mêmes (ils se reconnaissent dans un miroir, contrairement au chat par exemple).

 

Quelques dates importantes de la préhistoire  °Wikipédia – préhistoire°

Paléolithique

Il y a 5 Ma2 : apparition des Australopithèques

Il y a 3 Ma : apparition d’Homo rudolfensis souvent considéré comme le premier représentant du genre humain 7

Il y a 400 000 ans : domestication du feu à Menez-Dregan et Vértesszőlős

Il y a 100 000 ans : premières sépultures au Proche-Orient

Il y a 30 000 ans : en Europe, Homo sapiens est la seule espèce humaine restante après la disparition de l’Homme de Néandertal

Il y a 20 000 ans : peintures de Lascaux.

Néolithique

Vers -10 000 : premiers villages (Çatal Hüyük en Turquie)

Vers -4 500 / -2 000 : mégalithisme (dolmens et menhirs)

Vers 3 300 av. J.-C. : invention de l’écriture en Égypte et Mésopotamie, fin de la Préhistoire.

 

{63} Classification classique de l’Homo habilis  (Wikipédia)

Règne : Animalia ;  Embranchement :  Chordata ;  Sous-embranchement : Vertebrata ;  Classe : Mammalia ;  Ordre : Primates ;  Famille : Hominidae ; Sous-famille : Homininae ; Genre : Homo

 

Extrait du livre de Pascal Picq « Au commencement était l’homme » page 200/201 (édition Odile Jacob) – Des origines perdues entre des fossiles, des outils, des gènes et des langues.

Faire une synthèse entre la paléoanthropologie, la préhistoire, la génétique et la linguistique comparée ne  relève pas de la simplicité.  Les données des différentes disciplines convoquées autour des origines de l’homme soulignent l’importance de l’Afrique.  Pour autant, cela ne signifie pas que des populations et, surtout, que c’est l’espèce Homo sapiens qui s’installe au faîte des espèces en raison d’une quelconque supériorité.  Trop d’anthropologues se laissent égarer par des corrélations fallacieuses qui associent une population d’Homo sapiens avec de nouveaux modes de communication, l’invention d’un véritable langage symbolique, une organisation sociale plus efficace, de nouvelles technologies et l ‘émergence de l’art, autant d’affirmations qui ne sont pas vérifiables ou, quand on dispose de données assez précises, sont réfutées.  C’est le mythe du peuple élu revisité par d’autres mythes modernes comme le mirage du village  mondial porté par l’illusion technologique.  La terre des hommes a toujours été  marquée par la diversité des populations et des cultures.  Ce n’est pas une population d’une espèce qui supplante toutes les autres, mais des populations africaines qui contribuent plus que les autres au génome de notre espèce actuelle.  Il y  a eu remplacement dans certaines parties du monde et mélanges dans d’autres parties. Mais, quelle que soit la population actuelle, aucun ne s’enracine sur une lignée isolée, fiction parfois terrifiante d’une pureté originelle.  Enfin, il est complètement erroné d’affirmer que les populations migrantes sont plus modernes que celles évoluant plus localement.  L’origine de notre espèce remonte à plus de 160.000 ans et son évolution s’inscrit depuis dans une dynamique des populations humaines dont on entrevoit à peine la complexité.

 

{64} Émergence des rites funéraires  

°Données tirées de ibidem pages 156 à 161°

Les plus anciennes tombes connues sont celles des Proto-Cro-Magnon de Qafzeh et de Skhul, datée de 100.000 ans. 

° suivent une énumération de sépultures découvertes  sur différents sites°  Ces cimetières attestent du choix de lieux privilégiés pour enterrer les morts, mais qui pour autant sont aussi des lieux d’habitat.  Ces grottes sont occupées : successivement sur de longues périodes et on ne sait s’il s’agit de nécropoles ou de sanctuaires. Les sépultures individuelles sont également nombreuse. °ibidem°

 

… Les hommes du moustériens enterrent tous leur défunts quel que soit leur âge ou leur sexe.  Les corps sont couchés sur le côté (décubitus latéral) avec les jambes repliées … ° viennent ensuite différentes caractéristiques propres à certaines découvertes :  femme enterrée avec un enfant, ou enfant avec un fœtus … fosses rectangulaires avec éventuellement une litière … massacre d’animaux … présence d’outils, fleurs, humérus d’ours, mandibule de sanglier … °ibidem°

 

  On ne cesse de dire que les Néandertaliens seraient des hommes très archaïques.  On conteste leur aptitude au langage comme on met en doute qu’ils aient eu des sépultures et une symbolique, ou encore de chasser les grands animaux.  °Pascal Picq conteste tout cela en précisant que si on connaît si bien les Néandertaliens c’est parce qu’ils enterraient leurs morts°  … En effet, la plus ancienne sépulture connue  est celle de Qafzeh.  Elle renferme un proto-Cro-Magnon …  D’autre part, si les Néandertaliens ont adopté ce type de comportement, il faut admettre un mode de communication capable de diffuser une part  de sa signification et cela ne peu se faire sans le langage … °ibidem°

 

  Cette attitude culturelle, qui ouvre la voie vers une pensée abstraite et spirituelle, est plus ancienne.  Ses prémices se retrouvent dans la concentration  de squelettes de pré-Néandertaliens de La Sima de Los Huesos d’Atapuerca en Espagne datée de plus de 200.000 ans.  La concentration de plus d’une trentaine d’individus en cet endroit exige une intervention volontaire. Dans l’état actuel de nos connaissances, aucun élément ne permet d’instituer une différence culturelle fondamentale entre les Néerdantaliens et les proto-Cro-Magnon au cours du moustérien. °ibidem°

 

En ce qui concerne la disparition de l’homme du Neandertal, Stéphanie Thiebaut, directeur de recherche au CNRS (La science au présent 2007 -  page 105) précise : « Ainsi parmi les hypothèses concernant la disparition de l’homme du Neandertal et son remplacement par l’homme moderne, celle du changement  climatique est considéré comme plausible.  Ce changement s’effectue, il y a environ 30.000 ans, au moment où l’Europe subit un très fort refroidissement».

 

{65} Il est intéressant aussi de signaler la découverte du site Néandertalien de Caours dans les tufs de la Somme qui met fin au débat entre les tenants d’une thèse qui prétendait que les Néandertaliens étaient inadaptés au climat tempéré océanique et à sa végétation pendant la période interglaciaire de 130.000 à 115.000 avant notre ère, période pendant laquelle on avait perdu sa trace.  A Caours, les tufs dépôts sédimentaires qui se forment pendant les interglaciaires, ont préservé de tels vestiges, sous la forme de cinq niveaux successifs d’occupation, qui fournissent des données uniques sur le comportement de subsistance de l’homme de Neandertal dans un environnement tempéré. (Découvertes d’outils tranchants en silex, ossements de grands herbivores d’un milieu de forêt tempérée où persistent des prairies – os fracturés pour récupéré la moelle – peut-être un site de boucherie ? ) °Tiré de : Le site Néandertalien de Caours (Somme) -  Jean-Luc Locht – La science au Présent 2007 – page 39°

 

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CANTATE DE L’EVOLUTION EXPONENTIELLE.

 

Des yeux avides d’horizons,

Des yeux affamés de ciels,

Des yeux écarquillés de désir,

Du désir de devenir.

 

C’est la rage des hommes,

La rage du savoir,

La rage de l’avoir,

La rage de la plénitude.

 

Et puis l’angoisse des incertitudes,

Celle du passé qui s’enfonce,

Celle de l’avenir qui s’effleure,

Celle du présent qui se meurt.

 

Dans des accords de violoncelle,

Un oiseau de neige s’est envolé

Porteur de  trêve et d’olivier

De vague à l’âme, de fleurs et de ciel.

 

Sur des mains pâles

Un cœur s’est refermé

Avec la vie, avec l’espoir

Avec le chant du bel été.

 

Ce sera l’azur des grandes orgues,

Ce sera la grandeur des passions,

Ce sera la ferveur de l’unisson,

Quand le rêve ne sera plus fiction !

 

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{66} A ce stade de mes considérations, je trouve nécessaire de marquer un temps d’arrêt et de réflexion afin de me pencher sur les conditions actuelles d’existence de l’être humain privilégié qui a la chance de se « trouver du bon côté de la barrière ». 

 

Nous avons atteint un degré incroyable de confort, de sécurité et de jouissance des choses matérielles.  Rien, si ce n’est un cataclysme, ne devrait arrêter cette marche du progrès dans le domaine du confort.

 

Cependant, notre biotope changera nécessairement, se modifiant considérablement, et nul n’est capable d’en prévoir valablement le processus, ni ses conséquences. 

 

Qu’en est-il des variations climatiques pendant notre ère ?

Au cours du premier millénaire de notre ère, s’il apparaît que les IVème et Vème siècle connaissent des périodes de relative stabilité des paysage, il semble que, de la fin du Vème  au VIIème, de nouveaux déréglements biologiques soient responsables de la méconnaissance que nous avons de cette époque

(période d’inondations dévastatrices, précédée par celle la plus chaude des deux millénaires aux environs de 500) – l’Europe connut l’optimum climatique médiéval entre 1000 et 1400 avec de généreuses récoltes (La vigne poussait en Angleterre, en Normandie et en Picardie), mais qui fut suivi du « petit âge glaciaire » qui a duré  jusqu’en 1850. °tiré de «Vers quel réchauffement climatique ?» -  Stéphanie Thibaut – La Science au présent 2007 -  page 106 °

 

{67} En ce qui concerne l’avenir, le même auteur dans le même article écrit : « Si les hypothèses les plus récentes suggèrent que le réchauffement de la planète pourrait avoir pour conséquence paradoxale un refroidissement rapide du climat dans l’hémisphère Nord autour de l’océan Atlantique, à cause de la perturbation des grands courants océaniques et la disparition du Gulf Stream et si les simulations numériques montrent qu’une transition brusque est possible, la date et les conditions de cet événement sont toujours inconnues. »

               

De plus, nous serons confrontés à des problèmes d’environnement difficiles et dangereux tels que ceux que nous connaissons actuellement (couche d’ozone, pollution marine, sida ou autres infections virales, vaches folles, fièvre aphteuse, peste aviaire etc.…) ; d’autres nous attendent sans doute et attendent nos descendants.

 

Cependant, les performances des scientifiques et des techniciens permettent  les plus grands espoirs quant à cet avenir qui est loin d’être compromis, tant l’explosion des découvertes humaines, dont « l’exponentialité » ne fait plus de doute,  se constate de jour en jour.

 

A l’appui de cette affirmation, il n’est pas inutile de rappeler quelques avancées scientifiques ou technologiques spectaculaires récentes  : décodage du génome humain, clonage des cellules vivantes, téléphonie et Internet, reconnaissance vocale et, en informatique, l’augmentation de la rapidité de réponse et de la capacité de mémoire tout en diminuant le volume du matériel utilisé,  etc. … etc.…

 

A ce stade de ma réflexion, je me suis posé la question de savoir quelle attitude l’homme conscient de ses responsabilités devrait prendre pour réussir un futur pourtant aléatoire.

 

Il semble évident que, dans notre contexte de culture occidentale d’origine et d’inspiration chrétienne,  nous devrons encourager toute action élévatrice des valeurs morales d’altruisme.

 

Cependant prôner ce type de philosophie n’est pas facile, tant les avantages immédiats sont difficiles à démontrer, car nous sommes ainsi faits que nous privilégions surtout les actions qui nous apportent un résultat égoïste immédiat et concret.

 

{68} Aussi à ce stade de ma « dissection morale », à la recherche d’une attitude suffisamment alléchante pour être adoptée, je vais m’efforcer d’apporter des arguments suffisamment  réalistes pour celui dont l’idéal n’est pas « monnayé » par la promesse d’un avenir bienheureux dans l’au-delà.

 

Tout homme normalement équilibré, va s’efforcer d’assurer à sa descendance ou à celle de ses proches un futur valable et suffisant.  Cette démarche au bénéfice de l’avenir de son entourage immédiat,  aura pour objet essentiel la constitution d’un environnement confortable et sécurisé (maison, biens meubles, fortune).

 

Cette «courte vue », naturellement égoïste, n’est pas facile à combattre.  Comment, en effet, convaincre quiconque de l’intérêt « supérieur » de chacun, si ce n’est en lui faisant valoir le «devoir intellectuel » de tout être humain vis à vis de sa descendance.

 

Ce «devoir intellectuel » de l’homme est à prôner et encourager de toutes les manières possibles, la meilleure restant le développement de ce que j’appellerai le « sens familial élargi ».

 

Pourquoi « sens familial élargi » ?  Parce qu’il ne doit pas aboutir à la formation du « clan familial » qui est la plus néfaste des dérives de l’individualisme et du grégarisme.  Le clan est la première expression animale du regroupement.  Il  a permis à certaines espèces de survivre et de se développer en formant des meutes, hardes, colonies, troupeaux.

 

Le clan a permis à nos ancêtres des savanes de survivre avec le développement dont nous bénéficions actuellement. Cet instinct grégaire a suscité l’éclosion de groupes organisés en tribus d’abord, états et nations ensuite, avec à leur tête des chefs, guides et leaders.

 

A notre époque de regroupement des états en entités plus continentales (Usa, marché commun européen avec parlement et monnaie et les tentatives de regroupement africain et asiatique…),  il est nécessaire d’adopter une philosophie de progrès allant dans le sens de la mondialisation des esprits.

 

Cette attitude doit prendre le pas sur tout «esprit de clocher » qui ne peut plus être de mise à ce tournant de l’histoire de l’humanité.  C’est donc un devoir de l’être humain actuel d’opter pour toute démarche répondant de la solidarité universelle.

 

{69} Il est donc important de souligner ici ce que nous entendons quand nous parlons de «sens familial élargi »,… élargi à toute l’humanité… si ce n’est peut-être qu’un rêve !

 

Nous entendons par  « sens familial élargi »  toute attitude ou action en faveur du bien-être de l’être humain quel qu’il soit.  Dans la mesure de ses moyens et de sa disponibilité, il est souhaitable que tout homme conscient de ses responsabilités, pose des actes allant dans ce sens.

 

Heureusement, l’époque actuelle voit ses leaders mondiaux œuvrer dans cette optique, depuis la dernière guerre mondiale ;  mais il faut rester vigilant, les vieux démons de l’isolationnisme sont loin d’être morts et gagnent du terrain devant la concurrence de la main-d’œuvre des pays pauvres qui suscite les outrances de l’extrême droite xénophobe.

 

En toutes choses, il faut raison garder, il n’est donc pas sain de tomber dans un militantisme outrancier, prôné par certains « souleveurs » de montagnes , idéalistes fort sympathiques au demeurant, mais très peu réalistes. 

 

La sagesse fera privilégier, dans la vie de tous les jours, les actions individuelles de bon sens et de solidarité,  grandies par une maîtrise de soi communicative et chaleureuse profitable à tout un chacun.

 

Une mise en garde est sans doute nécessaire aussi contre la déviance égocentrique de certains écologistes qui sous prétexte de défendre l’environnement prônent une idéologie « capitaliste » de repli sur soi sans égards pour les moins bien nantis du globe. 

 

L’écologie ne se conçoit  que dans une entente universelle de restriction des moyens développés pour augmenter notre confort, si ceux-ci mettent en péril l’avenir de notre environnement.  Cependant comment faire comprendre aux pays en développement et à nous-même que le confort et le plaisir de la consommation ne seraient plus permis ou devraient être réduits  ? (Un milliard trois cents millions de Chinois et plus d’un milliard d’Indiens se convertissent progressivement et sans restriction à notre système économique et vont mettre en péril la plupart des formules écologiques. )

 

La conclusion de l’octogénaire que je suis qui a vécu son existence dans la période la plus diversifiée et la plus riche de l’histoire quant à ses bouleversements scientifiques et économiques et subi en 40-45, la plus grande catastrophe guerrière de tous les temps, sera de transmettre à ses proches plus jeunes, ses enfants surtout, un message axé sur la tolérance et l’ouverture d’esprit dont la teneur sera la promotion des valeurs fondamentales d’idéal chrétien de fraternité (l’amour des autres) de nos civilisations occidentales qui me semblent le mieux convenir au progrès et à l’avenir heureux de l’humanité.  Ces valeurs altruistes devront impérativement s’aligner sur les conséquences de l’accroissement démentiel des populations sur la surface limitée de notre globe, au détriment d’une qualité de vie matérielle qui devrait régresser, mais qui s’enrichirait de la paix du cœur et des armes dans la solidarité universelle.

 

 

°°°°°°°°°°

 

 

{70} Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre 

 

Partie 13.  Le Sublime

 

MELODIE DU SUBLIME.

 

Ô mes âmes,

Elévation de mes entendements.

Ô mes sens affinés,

Projection du tout révélé.

 

Ils sont mes sommets

Et mes neiges éternelles 

 Ils sont mes rêves purs

D’oiseaux bleus de ciel.

 

Ils ont la pâleur

 Des statues de cire.

Ils ont l’éclat écarlate

Des braises de feux de rage.

 

Ils sont le parfum lourd

Des nuits de longs amours.

Ils font les grands ciels

Des amants éternels

 

Ô mes âmes

Penchées sur mes étangs

Ô mes sens affinés,

Que révèlent toujours mes sangs.

 

°°°°°°°°

 

{71} Quelle appellation donner à ce produit de la pensée intelligente qui nous a poussé à cultiver nos instincts primaires pour les élever, en nous donnant les moyens de les exprimer par le discours et de les « éterniser »  par la littérature ?

 

A ce stade enthousiasmant de mes confidences à mon vieux carnet de notes, j’ai cherché quel nom je donnerais à cette mélodie du plus merveilleux, du plus motivant sentiment dont le mécanisme cérébral a doté l’être intelligent supérieur.  

 

En consultant ma panoplie de substantifs dithyrambiques, j’ai trouvé que sublime était celui qui convenait le mieux.  En effet c’est ce qu’il y a de plus grand dans l’échelle des valeurs morales (Hachette) ou ce qu’il y a de grand, d’excellent dans les sentiments, les actions (Littré) ou dont les sentiments ou la conduite atteignent une grande élévation (Larousse)

 

L’intelligence, la faculté de raisonner, de créer, est la fonction performante de l’être humain.  Le cerveau est l’organe qu’il a vraiment développé.  C’est quasiment le seul soutenu par l’habileté manuelle, mais c’est celui qui lui a permis de s’imposer dans son biotope terrien.

 

Le cerveau, organe d’environ un kilogramme et demi chez l’homme, est constitué d’un ensemble de neurones reliés entre eux par une sorte de filament qui sert de connexion avec le tronc cérébral et la moelle épinière.  Cet organe, du rudimentaire au plus évolué, est présent chez tous les êtres vivants pluricellulaires. 

 

La fonction du cerveau est de servir de distributeur ou de collecteur de messages qui sont transmis ou reçus par les divers organes d’un être vivant. Par mutations successives, l’homme a dépassé cette fonction mécanique, comme nous l’avons exposé plus haut, d’abord en perfectionnant ses moyens de communication, (gestes et cris) ensuite en développant le langage usuel qui aboutira lui à la pensée.

 

{72} La pensée permit aux découvreurs de créer et produire un  matériel utilitaire de plus en plus performant, jusqu’à l’explosion exponentielle de ses trouvailles annonciatrices d’un avenir aussi prometteur que dangereux. 

 

Ce véritable phénomène de mutation, déclenché surtout depuis le 20ème siècle, modifie le biotope des êtres vivants et est aussi fondamental que celui qui a contribué à l’anéantissement des grands sauriens ou à la mutation du Rift Valley.

 

Il est essentiel de signaler le développement parallèle de la pensée religieuse dont l’origine remonte aux incantations primitives de nos ancêtres en vue d’apaiser ou de conjurer des forces jugées surnaturelles. Cette première démarche de l’humanoïde fut sans doute à  l’origine de l’abstraction, phénomène intellectuel qui contribua à la mise en place du raisonnement structuré et développé.

 

La philosophie, les mathématiques, la littérature,  la musique, la danse, les arts  sont d’ailleurs autant de manifestations du développement intellectuel de l’homme dans ce processus d’abstraction.

 

Soulignons et mettons en exergue cette fonction de créativité cérébrale qui est devenue le principal moteur de la motivation de l’existence chez les humains évolués. 

 

Notre machine à penser est productrice d’une foule de manifestations neuronales qui se heurtent, s’entrecroisent, se construisent pour aboutir ou échouer dans leur démarche.

 

La grande question restera toujours de savoir si ces manifestations ne sont que l’effet du hasard et de la nécessité (ce qui me semble le plus vraisemblable) ou destinées à servir un intérêt supérieur.

 

Il est difficilement contestable que nous sommes, nous les occidentaux évolués et leurs disciples éparpillés dans le reste du monde (parmi lesquels les occidentalisés des autres continents), les actuels transmetteurs et propagateurs du savoir scientifique des humains, responsables du progrès de ses connaissances et de l’amélioration de son biotope.

 

A ce stade de mes conclusions, je reste bien sûr perplexe, confronté que je suis aux supputations suscitées par mes allégations :  si nous sommes les résultats du hasard et de la nécessité, quelles sont les motivations de l’individu face à l’avenir court et difficile d’une existence humaine dont les bénéfices futurs sont très aléatoires ?

 

{73} La démarche consistant à prôner l’élévation de l’esprit et la défense des valeurs intellectuelles et morales est, de toute évidence, ardue et apparemment  peu motivante et plus du domaine d’un idéal de vertus que d’un raisonnement égoïste à courte vue.

 

Elle devrait cependant assurer à l’individu humain de nos civilisations imprégnées de traditions judéo-chrétiennes les plus grandes satisfactions, les meilleures joies et le plus important réconfort, lui assurant dynamisme, équilibre et profond bonheur.  Il est vrai cependant que le chemin qui y conduit, à cause de l’effort auquel il est subordonné, peut être rebutant.

 

Ces éléments méritent d’être médités, voire approfondis, car ils sont les fondements de l’intelligence, mais avant je me suis autorisé deux réflexions :

 

Première réflexion, dictée par les besoins d’évoquer les différents stades de la capacité de raisonner.  L’espèce humaine, de nos jours, offre un éventail très vaste de ses nombreuses manifestations cérébrales, allant de celles, rudimentaires des Bochimans à celles, super performantes des penseurs des grandes universités. 

 

Aucune commune mesure entre ces deux stades : Le Bochiman est un cueilleur qui vit de fruits et de produits de la forêt.  Il est pourtant, plus évolué que le plus évolué et le plus performant des singes parce qu’il est le descendant d’un mutant humanoïde et peut procréer avec lui. 

 

Le produit de son seul croisement avec un grand penseur peut donner une lignée dans laquelle on peut retrouver d’autres grands penseurs.

 

Deuxième réflexion : Les êtres vivants sont toujours perfectibles par adaptation et mutation.  Rappelons Lamarck :  « La fonction crée l’organe et le milieu transforme le patrimoine héréditaire ».  

 

C’est la nécessité qui provoque la mutation et sauve les plus performants et le hasard qui oriente le changement par tentatives multiples dont la plupart d’ailleurs sont vouées à l’échec. 

 

Il faut donc que l’être vivant se trouve placé dans des conditions de survie pour provoquer un « accident » de mutation.  L’abeille n’a plus muté depuis 50 millions d’années, le cœlacanthe est resté à peu près au stade qui a précédé celui des reptiles. Il en va de même, bien sûr, en ce qui concerne certains uni ou pluricellulaires qui n’ont pas évolué depuis l’époque où ils étaient prémices de la vie. 

 

{74} Ce phénomène d’adaptation par mutation et acclimatation progressive, vaut évidemment pour cet outil éminemment performant et essentiellement perfectible qu’est le cerveau humain.  Il est donc lui aussi tributaire de cette loi de la nature et pourrait être placé, dans un avenir lointain de surpopulation, dans certaines conditions de survie qui le feraient muter.

 

Il faut ajouter que, par la dure loi de la sélection, l’être humain est devenu maître de son biotope qu’il domestique, soumet et transforme jusqu’à en gérer et contrôler lui-même les mutations, y compris les siennes.

 

Quelles orientations prendrons-nous et quelle sera l’influence de notre milieu civilisé à dominante solidaire quoiqu’on en dise ?  Grande question … !

 

Revenons cependant à nos réflexions sur l’évolution intellectuelle, morale et de comportement à encourager dans un contexte d’environnement  occidental.

 

C’est un lieu commun d’affirmer que les hommes sont à la recherche du bonheur.

 

Bonheur = état de bien-être, de félicité. (Littré)

Bien-être = état agréable du corps et de l’esprit. (id)

Félicité = état où l’on jouit de ce qui contente. (id)

 

Cobaye privilégié, j’ai recherché au tréfonds de moi-même quelles sont les sources de mon bonheur, ensuite j’ai tenté d’en analyser le cours et enfin j’ai étayé cette introspection personnelle par une analyse aussi exhaustive que possible des divers éléments extérieurs qui ont pu la renforcer.

 

La première source du bonheur est animale et fonctionnelle.  Elle découle du bien-être physique procuré par la réponse aux besoins du corps.  Toute la gamme des plaisirs  résultant de la satisfaction de ces divers appétits est à la disposition de nous tous qui avons le choix d’en user et abuser et ce n’est pas faire œuvre de moraliste que de rappeler le résultat négatif des excès.

 

L’autre source du bonheur est beaucoup plus subtile et particulièrement difficile à maîtriser et cerner.  Elle provient de la mise en valeur de nos facultés de créativité, de recherche et d’analyse, surtout développées par des cerveaux exercés et instruits.

 

{75} Elle est de deux ordres : l’une à laquelle je donnerai l’appellation de « vedettes », c’est celle des artistes, musiciens, écrivains, philosophes, penseurs et détenteurs de message religieux qui se font remarquer par leurs œuvres ou leur enseignement, l’autre qu’il convient d’appeler « meneurs » sont les dirigeants habituels de  nos groupes et de notre société. 

 

Quant à la masse des autres, à leur niveau, ils tenteront de se distinguer : dans le couple, dans la famille, dans l’entourage, dans la profession et, pour certains, amuseurs ou beaux parleurs en démonstration de leur talent en société.

 

L’inventaire des motivations profondes de l’individu n’est pas facile à établir. La plupart des hommes qui jouissent de la liberté sociale et intellectuelle ont besoin de se singulariser, de se mettre en valeur, de se faire remarquer, d’être admiré, considéré quel que soit son sexe.  Être le meilleur, le plus beau, le plus fort, le plus intelligent ou le maître de son milieu est recherché par chacun.

 

Ces démarches rendent-elles les hommes heureux ?  Ce n’est pas absolument certain.  Le succès est certes enthousiasmant, valorisant, facteur de considération sociale ou morale et souvent générateur d’accroissement des biens.

 

Cependant, il n’est pas nécessairement durable et l’effort pour le conserver peut être préjudiciable à la santé tant morale que psychique ou physique. 

 

En dehors de ceux-là, de tout temps, il y eut des idéalistes, esprits supérieurs, d’un naturel jugé naïf par les autres,  prônant altruisme et idéalisme, cependant ils resteront l’exception.

 

Tous les hommes recherchent le bonheur, mais peu le trouvent.  L’insatisfaction est le lot de tous, mais c’est l’aiguillon du progrès.

 

C’est un lieu commun que de conclure que le bonheur est fugace, difficile à trouver et que personne ne peut se targuer d’en détenir la formule passe-partout.

 

{76} Le bonheur total, complet est-il possible ?  Les sages eux-mêmes ne l’ont jamais affirmé et ne l’affirmeront sans doute jamais. 

 

Il n’y a certes  aucune recette du bonheur et chacun doit trouver sa formule.  Depuis que les hommes enseignent et écrivent, ils transmettent leurs formules et leurs solutions.

 

Modestement, mon propos ne sera donc pas de donner des leçons ou conseils, de recommander telle ou telle formule, mais bien de transmettre à mes proches (plus jeunes) par le biais de ce carnet, un discret message de sagesse, de tolérance et de ferveur qui est le résultat d’une quête permanente de la formule la plus adéquate pour trouver le bonheur malgré les vicissitudes d’une vie de plus de trois quart de siècle qui fut perturbée par un âpre combat professionnel, la maladie et la souffrance aussi bien physique que morale.

 

Autre considération, réservée à la place prépondérante des mères dans le tissu social actuel en tenant compte d’une évolution probable de nos sociétés : 

 

Avec le développement des prédateurs, la sélection a privilégié la descendance des mères qui protégeaient et entouraient leur petit. Cet instinct, appelé à juste titre instinct maternel, créa chez les mères un réflexe de sollicitude et de dévouement envers leurs jeunes. La sélection favorisa la descendance la mieux protégée.

 

Quant aux mâles, les plus forts et les mieux organisés qui défendront leur clan des agressions extérieures, ils s’imposèrent, déterminant une hiérarchie machiste toujours d’actualité chez la plupart des animaux supérieurs.

 

Cela va-t-il changer dans nos sociétés nouvelles avec l’égalité professionnelle des sexes ?  Très probablement !  N’allons-nous pas, avec le temps, voir se développer une élite asexuée intellectuellement et physiquement, chacun conservant forcément la fonction sexuelle qui lui a été dévolue à la naissance et un physique plus rectiligne(caractéristique de la force) chez l’un et plus en rondeur (caractéristique du confort et de la douceur) chez l’autre, contribuant à favoriser une attirance réciproque.

 

Que constatons-nous d’ailleurs de nos jours ?  Les intellectuels consacrent de moins en moins de temps aux activités physiques développant la masse musculaire.  Ils privilégient celles qui apportent détente et souplesse, là où justement leur partenaire féminin fait jeu égal avec eux.  Les travaux lourds sont effectués par des machines, commandées ou programmées par des techniciens.

 

{77} Nous devons donc nous préparer à évoluer dans ce probable nouveau contexte ? Nous avons intérêt à développer notre subtilité intellectuelle, l’étendue de notre mémoire, de nos connaissances et entretenir notre souplesse physique.

 

Nous trouverons dans ces démarches que j’expérimente moi-même, une énorme satisfaction, un grand équilibre général, une faculté de détente surprenante et une sociabilité propre à favoriser tous les rapports humains.

 

°°°°°°°°°°°°

 

Le poète qui domine toujours en moi, va profiter de ce chapitre pour donner libre cours à des débordements  dithyrambiques qu’il espère de bon aloi pour magnifier cette précieuse faculté du sublime, que l’être humain a développée en affinant sa pensée pour lui faire atteindre les sommets du lyrisme.

 

Trois éléments ont engendré la vie et sont très rares ou absents dans l’univers : l’eau, l’air et le feu qui est, quant à lui, un phénomène physique  de combustion semblable à celui du soleil.  Notre planète terre, grâce aux  fantaisies du hasard, s’est créé un mécanisme d’évolution avec des étapes dangereuses et aléatoires qui a produit la vie, jusqu’à l’homme et son intelligence créatrice.

 

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L’EAU est notre milieu originel, le principal composant de notre corps  (65%) … la vie s’en abreuve … nos ancêtres marins en proviennent … l’eau c’est la mer, les ruisseaux, la fontaine …

 

C’est le frétillement des sources et la colère des torrents … la rosée sur la fleur et la perle sur la feuille …   la pluie au visage et le chant sur les vitres … les nuages qui se traînent et ceux qui bourgeonnent  … les brumes ouatées et les embruns fantômes… les papillons de neige et les flocons de soie …  les glaciers en couteaux et les sommets azurés … la mer bordée d’horizon et l’océan écumeux 

 

{78} C’est elle aussi qui purifie, qui rafraîchit, qui coule, qui cascade, qui sauve, qui grossit, qui bénit, qui dort, qui stagne, qui goutte, qui inonde, qui tourbillonne, qui arrose, qui abreuve, qui lave, qui asperge, qui baptise, qui dilue, qui trempe, qui immerge, qui baigne, qui guérit, qui soigne, qui barbotte, qui jaillit, qui suinte, qui affleure, qui ondule …

 

La chant de l’eau.

 

Pureté de l’eau

 Glissant au bout des doigts

  En larmes cristallines,

 Perles d’argent des sources,

 

Eau de douceur,

Eau de fraîcheur

Caressant nos corps lourds,

Fatigués du jour,

 

Eau qui paresse,

Eau qui languit

Et  marmonne

Dans les ruisseaux,

 

Eau de grandeur,

Eau de majesté,

Mangeuse de rivages,

Qui s’effondre en torrents

Et s’enroule en lourdes vagues

De mers et d’océans,

 

Tu es notre âme,

 la source de nos vies,

la fraîcheur de nos sens,

le satin de la nuit

Et le jour qui se mire.

 

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L’AIR  est un fluide gazeux constituant l’atmosphère et que respirent les êtres vivants ou encore : c’est un mélange gazeux de composition constante à l’état pur (en volume et à la surface terrestre, 21 % d’oxygène, 78 % d’azote et gaz rares en très petite quantité : 1 % d’argon, hélium, krypton, néon, xénon), souvent chargé d’impureté (acide carbonique, vapeur d’eau, traces d’hydrogène et d’ozone), et dont la masse forme l’atmosphère. (Grand Robert).

 

{79} C’est le composant dans lequel nous « baignons » bien qu’il nous soit invisible et ne soit perceptible que lorsqu’il est en mouvement - il est alors : vent, souffle, brise, tempête, ouragan, typhon, cyclone, bourrasque, rafale, tourmente, bise, bouffée …

 

Il s’élève dans les vallées ;  il fraîchit le jour brûlant ;  il murmure dans les sources ;  il siffle et mugit depuis les sommets ;  il souffle, fait rage et s’engouffre dans les vallées ;  il hurle dans les torrents ; il bruit, chuchote, murmure, frissonne et frémit dans les branches ;  il fouette, caresse le visage ; il gonfle les voiles ;  il fait tourner les girouettes ; …  il est frais, froid, doux, chaud, tiède, léger, fort, violent, impétueux, furieux …

 

Il a pour noms :  Aquilon, Zéphyr, Tramontane, Fœhn, Mistral, Sirocco, Alizés, Mousson … et bien d’autres encore …

 

 

La chant de l’air.

 

Ô toi, subtil ami

Qui en nos corps a mit

La vie de notre sang

Palpitant en nos flancs.

 

Ô toi, caresse du soir,

Baiser des matins clairs

Qui affleure la mer

Luisante en son miroir.

 

Ô toi, chanson d’Éole

Courbant les moissons folles,

Tu t’égares dans les monts

Les crêtes et les vallons.

 

Ô toi, souffle des voiles,

Au jour et aux étoiles,

Tu pousses les vaisseaux

Suivis de grands oiseaux.

 

Ô toi, fils des gros vents,

Tempête en océan,

Tu calmes en vain tes pères,

Rugissant, en colère.

 

Ô toi, parfum des cimes,

Dans le bleu de nos ciels,

Tu es notre arc-en-ciel.

Aux dieux que nous servîmes.

 

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{80} LE FEU  est un dégagement d’énergie calorifique et de lumière accompagnant la combustion vive. (Grand Robert).

 

Les anciens, admirant le feu, ont cru que c’était un trésor céleste que l’homme avait dérobé aux dieux   (Fénelon – Traité de l’existence de Dieu)

 

L’homme a dominé le monde quand il a maîtrisé le feu qui éloignait les fauves, éclairait les grottes, trouait la nuit, rendait les aliments digeste (par cuisson), protégeait du froid … c’était une puissance céleste qui, lors des orages, enflammait arbres et forêts …

 

Les anciens considéraient le feu comme une manifestation de la divinité – Une colonne de feu conduisait Moïse et lui apparut dans un buisson (le buisson ardent) … L’Esprit Saint apparut aux apôtres sous la forme de langue de feu …  L’ange exterminateur brandissait une épée de feu …

 

Il était classifié comme la quatrième force, les trois autres étant celles de distance (de gravitation, magnétiques, électromagnétiques, électrostatique(s) celles de contact (frottement), et celles de cohésion ou liaison (atomes, molécules, ions).  Depuis Lavoisier, on considère le feu comme un pur phénomène physique.

 

Le feu provoque la combustion qui est une réaction d’oxydoréduction produisant de la chaleur  – Il exige un comburant qui fait brûler et un combustible qui brûle – certains corps donnent une flamme d’explosion lors d’un choc, d’un changement de pression ou d’une surchauffe locale (déflagration, explosion, détonation) (Hachette).

 

{81} Le feu calcine les corps par ignition …  Le feu brûle quand il consume, calcine, embrase, enflamme … Il est ardent, incandescent … sous le choc produit sur certains corps , il jaillit en étincelle (silex qui enflamme l’amadou) … Par le frottement de deux corps inflammables comme le bois il s’échauffe et rougit et peut produire une flamme par ventilation (procédé primitif)  

 

La chant du feu.

 

Tel l’envoyé ardent,

Il s’en vint sur la terre

 Ravager les arpents,

Aux forets, faire la guerre.

 

L’homme en fit un dieu

S’inclina devant lui,

L’adora en ses lieux,

Surtout quand vint la nuit.

 

L’homme en fit un frère

Qui éloignait les fauves,

Consolait ses misères

Par sa chaleur qui sauve.

 

L’homme s’en fit l’ami,

A son ventre soumis,

Transformant ses repas

Digérés sans trépas.

 

L’homme s’est allié

A ce fils de l’enfer

Pour fabriquer l’acier

Plus dur que n’est le fer.

 

Grand sorcier d’un autre âge,

Cher ami de nos soirs

Près de l’âtre volage

Nos rêves sont espoir.

 

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{82} LE SOLEIL est l’astre qui donne la lumière et la chaleur à la terre, et rythme la vie à  sa surface (Grand Robert)

 

Il est producteur d’énergie, étoile moyenne du type jaune (rayon valant environ 100 fois celui de la terre, masse valant 330.000 fois celle de la terre), masse gazeuse à peu près sphérique, autour de laquelle gravitent, sur des orbites elliptiques, plusieurs planètes parmi les quelles se trouve la terre. Température de radiation (5870 ° C), densité moyenne (1,4).  Il comprend la chromosphère, la couronne, la photosphère (épaisseur 300 km) … (Grand Robert)

 

Il est éclatant :  « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement » (La Rochefoucauld)  

 

Il est pâle, ardent, brûlant, radieux, de plomb, lourd, luisant, clair …Il darde ses rayons, il dore et empourpre les choses, il brille dans le ciel, il étincelle et s’irise le matin … il éblouit quand on veut le regarder … Il grille, rôtit, dessèche … Il mûrit les fruits … Il calcine, consume, dévore, dessèche … il frappe … il noircit … il bronze … il se couche et s’endort … Il éclaire

 

Il est dieu : Amon Râ, Apollon ou  Phébus et le père de Phaéton …

 

 

Le chant du soleil.

 

Ô, bel astre du jour

Hautain en son séjour 

Écoute les prières

Des vivants de la terre.

 

Ecoute-les le soir

Quand meurt l’horizon

Pleurer  de ne plus voir

L’éclat de tes rayons.

 

Écoute le matin

La coq qui te salue,

La commère aux potins,

Les enfants dans les rues.

 

Écoute les prières

Des hommes de la terre

Qui t’implorent à genoux

De laisser ton courroux.

 

Écoute la chanson

De vulcain à la forge,

Des blés murs en moisson,

Et du vin qui dégorge.

 

Ecoute encore toujours,

Ces longs refrains d’amour,

Ce chant des amoureux

Que tu rends si heureux

 

Écoute aussi le soir,

Quand alors tu t’endors

La  nuit en voile noir

Te border, tendre alors.

 

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{83} LA TERRE est la surface sur laquelle l’homme, les animaux se tiennent et marchent,  qu’il s’agisse de la surface terrestre, à l’état naturel ou aménagé, du sol d’une construction, d’une habitation, d’un véhicule et  c’est aussi la matière qui forme la couche superficielle de la croûte terrestre, considérée dans sa surface (Grand Robert).

 

 

La planète terre  est constituée d’une croûte de 35 km. (sous les continents), 5 à 7 km. (sous les océans) à 60 km.(cordillères des Andes).  En dessous de cette croûte se trouve une lithosphère de 100 Km (partie solide en plaque) qui glisse et peut plonger jusqu’à 700 Km. dans un manteau de consistance plastique, l’asthénosphère  (du grec asthenos, sans résistance).

 

Ce concept apparaît à la fin des années 1960 avec la révolution de la tectonique des plaques en même temps que le concept de mésosphère1. {84} L'asthénosphère est comprise entre la lithosphère et la mésosphère. La profondeur de l'asthénosphère dépend donc directement de l'épaisseur de la lithosphère. Elle varie entre environ 100 km sous les océans (quelques km au niveau des rifts océaniques) et environ 170 km sous les continents. (Wikipédia)

 

Viennent ensuite le noyau externe (2270  km. d’épaisseur) et le noyau interne ou graine (1216 km. d’épaisseur) pour trouver le centre de la terre.

 

La terre est la surface et le milieu de la vie qui est née dans l’eau et s’est développée dans l’eau pour se répandre hors de l’eau …  La vie s’est créée «elle-même » en cycles (appelé aussi cycles du carbone) pour retourner à l’inerte organique et le développer en transformant matière et énergie,  selon la loi fondamentale de l’équilibre des forces qui régit l’Univers. (E=mc²)

 

La terre … nous la possédons …  nous la travaillons … nous la regardons transpirer dans le soleil … nous y enfonçons nos doigts pour la fouiller amoureusement … nous pénétrons sa glaise pour la façonner   Elle est meuble, légère, grasse, lourde, maigre, vierge, arable, humide,

 

Son argile est un cadeau des dieux : elle est en nos maisons, elle est en nos chaumières …  elle est au feu comme au four …  elle est sur notre table en habit de porcelaine, elle est dans nos temples en vases antiques … elle est de céramique sur nos murs …

 

Elle se laboure pour les semailles …  elle se cultive, elle se moissonne, elle se défriche, elle se fume, elle se pâture, elle s’enclave, elle se boise

 

Le chant de la terre.

 

Ô toi, bout d’étoile, que Phébus nous donna

Pour faire naître la vie dans la mer en veillée,

Dormant dans un lagon, creuset qui façonna

Le départ du vivant en mer ensoleillée.

 

Ô doux et chaud limon, précieux nid de la  vie

Accorde en tes sillons la faveur des moissons

Qui montent vers le ciel, prières en unisson

Du pain de mes enfants et la joie de ma mie.

 

 

O toi, douce amante, qui nous endort le soir,

Chaude des feux du ciel et toute tiède encore,

Sois notre lit d’amour, notre couche d’espoir

Dans la nuit d’étoiles au ciel que tu décores.

 

Ô toi, sœur de la mer, qui guette les bateaux

Avec tous les enfants et l épouse en manteau,

Celle qui tend les bras et celle qui s’empresse

De retrouver l’absent qui attend ses caresses.

 

Ô toi, planète bleue, orgueil de l’univers,

Qui étale au soleil sa vie exubérante

Ses beaux jardins de fleurs, ses moissons abondantes

Donne-nous le printemps, éloigne les hivers.

 

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{85} LA VIE est le fait de vivre, propriété essentielle des êtres organisés qui évoluent de la naissance à la mort en remplissant des fonctions qui leur sont communes (Grand Robert).

 

La physique, la chimie (…) se touchent, parce que les mêmes lois président à leurs phénomènes.  Mais un immense intervalle les sépare de la science des corps organisés, parce qu’une énorme différence existe entre leurs lois et celles de la vie. (Bichat, Recherche physiologique vie et mort, VII, in G. Canguilhem, la connaissance de la vie, page 117)

 

Les êtres vivants sont extrêmement abondants ; à plus de 350.000 espèces végétales s’ajoutent plus d’un million d’espèces animales  (Andrée Tétry – Encycl. Universalis).

 

Jusqu’aux expériences de Pasteur (1860-1866), la génération spontanée était acceptée comme origine de la vie (tiré de ibidem).

 

La majorité des scientifiques contemporains semble d’accord pour trouver l’origine de la vie dans un phénomène « prébiotique » qui se serait produit dans une « soupe primitive », lors des grands bouleversements tectoniques des premiers âges de notre planète.  (Voir aussi partie 2 : La Vie).

 

{86} Tant que nous sommes en vie ou que nous restons en vie, même si nous ne sommes plus qu’un souffle de vie, nous ne sommes pas mort … la vie nous fait exister, être, respirer, palpiter, subsister, croître, grandir … nous profitons de la vie en coulant d’heureux jours et menant joyeuse vie … nous donnons vie et l’enlevons ou l’ôtons  … nous pouvons avoir la vie dure et survivre à nos malheurs …

 

 

Chant de la vie.

 

J’ai vu courir l’insecte

Que la rosée humecte,

 

J’ai vu l’oiseau agile

Sous l’arbrisseau fragile,

 

J’ai vu le lapereau

Blottir son doux museau,

 

J’ai vu le tendre agneau

Taquinant les moineaux,

 

J’ai vu la fière abeille

Sur la fleur qui s’éveille,

 

J’ai vu le papillon

Au chaud dans le sillon,

 

J’ai vu le tendre faon

Dormir près d’un enfant,

 

J’ai vu le roi des cimes

Survoler les abîmes,

 

J’ai vu l’eau du ruisseau

Courir sous l’arbrisseau

 

J’ai vu le ciel s’ouvrir

Pour la rose fleurir

 

J’ai vu le cerf altier

S’enfuir dans les sentiers

 

J’ai vu l’aigle élégant,

L’épervier arrogant.

 

J’ai vu enfin la fleur

Nous offrant ses couleurs.

 

J’ai vu la vie partout

Dans les prés et les champs,

Dans le ciel et dans l’eau,

Au doux soleil couchant

Et quand il est fardeau,

 

J’ai vu la vie partout

Sous la pluie qui caresse,

Sous le vent qui ne cesse,

Sous l’orage rageur,

Et l’ouragan vengeur.

 

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{87} Le poète se penche encore un peu sur la nappe d’argent qui brille en son cœur.  Il y voit tant de choses inexprimables que son âme ne peut porter tellement elles sont subtiles, tellement elles sont évanescentes … 

 

Il voudrait tant atteindre ce sublime qu’il ressent dans son esprit mais qui reste en lui, qui lui démange l’âme … qu’il n’exprimera jamais faute de mots ou de phrases  … ou de cœur …

 

C’est l’insatisfaction dans le sentiment de l’inachevé … du lointain impossible … d’un rêve inaccessible … d’un éden perdu …

 

C’est la condition des « humains » …

 

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{88} Modeste Tout-le-monde cherche à comprendre : 

 

Partie 14 :  Les trous noirs .

 

 

LA CHANSON DES TROUS NOIRS

 

Ô toi, si grand mystère,

Destin de notre terre,

Énigme de raison.

 

Le  néant en prison,

Est-il de l’autre monde

De nos lois vagabondes ?

 

Toi, mystérieux « noir » total,

Condensé du tout passager,

Que seront tes photons fatals ?

 

As-tu des messagers ?

As-tu des « anges noirs » 

Toujours porteurs d’espoir ?

 

Ô toi, voile ténu

Du système absolu

 Méprisant nos équations,

Tu ris des aberrations.

 

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Les trous noirs constituent  la masse absolue  -  celle de la densité absolue  -  son mouvement est pareil à celui d’un cône à la poursuite de son sommet avec augmentation de sa densité.  Serait-ce aussi un hiatus entre deux logiques  :  celle de la théorie et de l’expérimentation des laboratoires et celle d’un mécanisme fondamental qui n’a rien à voir avec nos lois  ? A l’heure actuelle il n’existe aucune preuve physique de leur existence si ce n’est que certaines observations astronomiques  plaident en leur faveur (voir plus loin).

 

{89} L’appellation « trou noir » fut trouvée par Wheeler en 1967, collaborateur de Niels Bohr, le plus légendaire parmi les fondateurs de la mécanique quantique. °d’après I et G. Bogdanov – Avant le Big bang – Grasset  page 95°

 

Notre soleil a un rayon de 700.000 km.  S’il se contractait jusqu’à ne plus mesurer que 3 km, notre astre se transformerait en trou noir.  °ibidem page 96°

 

J’ai cru comprendre que le « trou noir » est l’appellation qu’on a donnée au  phénomène de « l’extinction » d’une étoile.  Il semblerait que lorsque ce « soleil » aurait transformé l’intégralité de sa matière, il « s’éteindrait », n’émettant forcément plus de photons (particules de lumière).  Ce serait donc le noir absolu (absence de lumière).  Son volume sphérique s’effondrerait en une sorte de cône dans laquelle toute sa matière se condenserait, atteignant une densité de plus en plus forte et un volume de plus en plus petit jusqu’à retrouver peut-être un autre monde. Serait-ce celui des « forces » ?.  En ce qui concerne notre « astre du jour », ce serait donc au moment ou il atteindrait un rayon de 3 km qu’il se transformerait en « trou noir », avec absence totale d’émission de photons.

 

On a appelé ce phénomène « mort des étoiles ».  L’observation de l’univers cosmique a amené les astrophysiciens à constater trois « cas » de transformation stellaire : (1°) une masse initiale inférieure à huit fois la masse de notre soleil (on dit huit masses solaires), caractéristique de la naine blanche (2°) une masse supérieure à huit masse solaires et inférieure à vingt-cinq, comme l’étoile à neutron  (3°) supérieure à vingt-cinq masses, soit vraisemblablement le « trou noir ». °tiré de : Qu’est-ce qu’un trou noir ? -  Pascal Bordé - éditions  Le Pommier page 25°

 

« Les étoiles sont des boules de gaz chauds, ce qui en fait des objets lumineux.  Leur source de chaleur est la fusion thermonucléaire : au sein des étoiles, la température est telle que des éléments légers, tels que l’hydrogène ou l’hélium, fusionnent en des éléments plus lourds, tels que le carbone ou l’oxygène.  Ces réactions libèrent de grandes quantités d’énergie qui chauffent les étoiles.  Sous l’effet de la chaleur, celles-ci tendent à se dilater et exploseraient si, dans le même temps, la gravitation qui s’exerce entre leurs différentes parties ne les comprimait pas.  Une étoile est donc un objet en équilibre dans lequel la pression du gaz est contrebalancée par la gravitation. »  °ibidem page.26°

 

{90} « Pour une étoile comme le soleil, les réactions de fusion s’arrêtent lorsque tout l’hélium a été consommé parce que le cœur n’est pas assez massif pour qu’une nouvelle contraction permette la fusion du carbone.  Le cœur est alors à la fois très chaud et très compact : il enferme la moitié de la masse du soleil dans un volume comparable à celui de la terre, c’est-à-dire environ une tonne par centimètre cube ! » °ibidem page 27°

 

Dans des étoiles plus importantes que notre soleil dont la réaction de fusion thermonucléaire s’arrête au carbone, la transformation se poursuit en fusionnant le carbone en oxygène, celui-ci en néon, le néon en magnésium, le magnésium en silicium et finalement le silicium en fer. °tiré de ibidem page 28°

 

On peut prouver l’existence d’un trou noir pourvu qu’il ne soit pas complètement isolé, car il peut être trahi par son environnement proche.  Il s’agit donc d’une mise en évidence indirecte. °tiré de ibidem page 32°

 

Un trou noir isolé (pas de compagnon qui le "nourrit", ni disque d'accrétion => pas d'interaction directe avec son milieu) est effectivement très difficile à détecter, mais cela reste possible. En effet, de par l'énorme champ gravitationnel qui l'entoure, le trou noir peut générer un effet de "lentille gravitationnelle" en déformant la trajectoire des rayons lumineux émis par des corps célestes se trouvant "derrière lui" (par rapport à nous, qui de la Terre l'observerions). Ainsi, un trou noir peut être repéré indirectement du fait de la déformation (arcs lumineux, dédoublement de l'image d'une étoile ou d'une galaxie lointaine, etc.) de l'image du fond visible derrière lui /
autour de lui. (communiqué par Soltan Griss)

 

Si de la matière se trouve à proximité du trou noir, elle subit son attraction gravitationnelle et peut fort bien finir sa course à l’intérieur du trou, ce qui a pour effet d’augmenter la masse totale du trou et de renforcer son attraction gravitationnelle (trous noirs gloutons). °tiré de Pascal Bordé – op.cit -  page 33°

 

Lorsqu’un trou noir « avale » de la matière, celle-ci tombe vers l’intérieur du trou en spirale.  Si la matière est en quantité importante, il se forme autour du trou une galette de matière appelée disque d’accrétion (émission de lumière sous forme de rayons x), souvent accompagnée de deux jets de matière de part et d’autre du trou noir, perpendiculairement au disque °tiré de ibidem page 34°

 

{91}  Il semblerait qu’il existerait au centre des galaxies des trous noirs qualifiés de « supermassifs » ou « galactiques » qui atteindraient un million de masses solaires et que notre galaxie réputée calme abriterait un tel « monstre ».  On aurait observé un mouvement d’étoiles autour du centre de notre galaxie, décrivant des ellipses autour d’un objet invisible, baptisé « Sagittarius A » dont la masse est évaluée à 3,7 millions de masses solaires et dont la taille n’excèderait pas dix fois la distance Terre-Soleil, soit 1500 millions de kilomètres, mais qui resterait un « petit objet » puisque la taille de son « horizon d’événement » serait de l’ordre d’un cinquantième de la distance Terre-Soleil (3 millions de Km.) °tiré de ibidem page 39/40°

 

Quant à l’appétit de ces « trous noirs gloutons » et du danger qui pourrait nous concerner, l’auteur Pascal Bordé nous rassure, les distances des trous noirs menaçants sont telles qu’il n’y a pas lieu de craindre la disparition de notre planète dans la gueule d’un de ces monstres dans un avenir proche °tiré de ibidem page 41°

 

Le centre d’un trou noir abrite ce que l’on appelle la « singularité » (ne correspondant pas à la logique de notre raisonnement). D’après la relativité générale, c’est un objet enfermant toute la masse du trou noir dans un volume nul.  Sa densité est donc en principe infinie, ce qui n’a physiquement aucun sens.  Cet infini cache donc en fait une faiblesse de la relativité générale, ou si on préfère, l’étude de la singularité avec la relativité générale consiste à appliquer une théorie en dehors de son cadre de validité. ° ibidem page 47°

 

Pour élucider le mystère de la singularité, les physiciens cherchent activement à réaliser la fusion entre mécanique quantique et relativité générale, couramment appelée gravitation quantique.  Il y a tout lieu de croire que s’ils y parviennent nous disposerons de l’ultime théorie physique, celle qui permettra de faire une description complète de l’Univers à toutes les échelles.  La théorie des supercordes, qui vise à l’unification des interactions fondamentales (la gravitation, la force électromagnétique et les forces nucléaires), pourrait bien être cette théorie, mais il reste encore beaucoup à faire avant d’être certain. °ibidem page 48°  (Voir à ce sujet le chapitre suivant.)

 

Qu’en est-il maintenant de la « matière noire », dont parle B.Greene, dans son livre La magie du cosmos, page 515 :

 

« …Le fait que l’on n’ait encore jamais détecté de particule de matière noire impose des contraintes strictes à toutes les propositions que l’on avance.  La raison en est que la matière noire n’est pas seulement à trouver dans les profondeurs de l’espace ; elle est disséminée partout dans l’Univers et donc aussi à côté de nous, ici-bas, sur Terre.  Si on en croit bon nombre de propositions qui ont été faites, chaque seconde, des milliards de particules de matière noire traverseraient notre corps, aussi les seuls candidats viables sont-ils ceux capables de traverser de gros blocs de matière sans laisser de traces observables….»  B.Greene précise que les neutrinos ont cette faculté, mais ajoute que trop légers ils ne sont pas de bons candidats à une matière noire qui laisserait des traces décelables.

 

{92} Après avoir fait l’inventaire des tentatives prometteuses de succès dans cette recherche, B.Greene conclut : « A ce jour, nous n’avons aucun événement confirmant la détection d’une particule de matière noire. » et il termine : « La confirmation définitive de l’existence de la matière noire et la détermination directe de sa composition représenteraient des progrès majeurs.  Pour la première fois dans l’histoire de la physique, nous découvririons un aspect à la fois parfaitement élémentaire de étonnamment insaisissable : la composition de la grande majorité de la matière de l’Univers. °ibidem page 517°

 

B.Greene, en note 10 de ce chapitre 14, signale qu’un groupe de recherche sino-italien (DAMA) aurait annoncé avoir réussi à mettre en évidence pour la première fois une particule de matière noire, mais qui semblerait avoir été réfuté par les travaux d’un autre groupe de recherche (CDMS).  B.Greene donne, à la suite de cette note, les coordonnées d’un site sur Internet qui tient les chercheurs au courant  de toutes  les expériences en cours dans le domaine.

 

 

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{93} PARTIE 15 :  Cordes,Branes, Théorie M  

 

 

MÉLODIE DES FRONTIÈRES DU RÉEL

(Les limites physiques)

 

Le ciel jette en prière

Des photons radieux

Qui fécondent la terre

En  semences des dieux.

 

Ces fils de lumière

Implorent tous les cieux

Évitant pour un mieux

L’ire souricière

D’un temps de long trépas

« Qui ne s’écoule pas ».

 

Longueur et temps de Plank.

Au chaudron de l’espace,

Il n’y a pas de place

Au  vide qui se planque.

 

 Certitude quantique

Déformant le cosmos :

C’est un nouveau cantique

Pour célébrer la noce

Des  plaintes monocordes

 De la danse des cordes.

 

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J’ai écrit ce chapitre en guise de « fourre-tout » des notes diverses relevées ci et là au cours d’investigations dans de nombreux domaines.  Le lecteur intéressé y trouvera matière à réflexion pour compléter certaines données à peine ébauchées ou in-complètement développées.

 

Il reprend d’abord et essentiellement les notes que j’ai prises à la lecture d’un livre remarquable de clarté et d’accessibilité pour tout lecteur curieux qui cherche à s’informer des nouvelles avancées scientifiques dans le domaine des « cordes, super-cordes, branes et théorie M (pour maîtresse) ».

 

{94} Ces découvertes, pour autant qu’elles soient suffisamment vérifiées, sembleraient  résoudre un conflit de plus de quatre-vingts années, qui obséda Einstein, entre la théorie de la relativité générale et celle de la mécanique quantique.  Ces nouvelles avancées apporteraient une solution au problème mais rendraient le « tissu mécanique » de l’univers cosmique beaucoup plus étrange et complexe que ce que d’aucuns n’auraient pu l’imaginer.

 

Ce livre, « La magie du cosmos » est écrit par Brian Greene, auteur déjà cité, qui est actuellement, au dire de nombreux critiques, le meilleur vulgarisateur de sciences abstraites au monde.  Ce quadragénaire brillant, qui était un prodige dès son enfance, enseigne la physique et les mathématiques à l’université Columbia, à New York, depuis 1996. 

 

Certains commentateurs scientifiques, s’ils sont d’accord avec les trois premiers quarts du livre, sont beaucoup plus circonspects en ce qui concerne la dernière partie quand B.Greene aborde la théorie des cordes, supercordes, branes et autres hypothèses d’un monde qui contiendrait notre univers. Je renvoie le lecteur qui aimerait se documenter davantage sur cette avancée audacieuse, de consulter, sur Wikipédia, les études qui ont l’avantage d’être continuellement mises à jour.

 

Je livre ci-après les notes que j’ai prises dans ce livre (entre guillemets : texte original ou traduit ; entre accolades : précisions ou commentaires).

 

- « En 1887, lorsque Albert Michelson et Edward Morley mesurèrent la vitesse de la lumière, ils obtinrent maintes et maintes fois {le} résultat {de} 1080 millions de kilomètres à l’heure et ce quel que fut leur mouvement ou celui de la source lumineuse. °B.Greene – La magie du cosmos – p.63° » Plus tard, Einstein déclarera : « La vitesse de la lumière vaut 1080 millions de kilomètres par rapport à tout et à rien  °ibidem p.65° » Cette constatation de neutralité de la vitesse d’un rayon lumineux avait déjà été évoquée, avec son interféromètre, par Michelson (Nobel 1907)  en 1881 et améliorée par Morley en 1887.  Cet appareil avait permis de constater que la lumière n’est pas affectée par la vitesse de son support °source Encycopédia Universalis – animation théorie de la relativité°  

 

-   La vitesse de la lumière est constante, on n’arrivera jamais à la rattraper, elle s’éloignera toujours de nous à cette vitesse.  Donc si la lumière « est une constante, on en déduit que l’espace et le temps dépendent du regard de l’observateur.  Chacun de  nous a sa propre horloge, sa propre manière de voir passer le temps.  Chaque horloge est tout aussi précise qu’une autre, et pourtant, lorsque deux observateurs se déplacent l’un par rapport à l’autre, leurs horloges ne sont pas en accord   °B.Greene - ibidem p.67° »

 

{95} -  « En 1971, Joseph Hafele et Richard Keating ont embarqué des horloges atomiques au césium de la plus haute précision à bord de vols commerciaux de la compagnie aérienne Pan Am.  Lorsqu’ils ont comparé les horloges ayant fait le tour du monde en avion avec leurs analogues restées au sol, ils ont vérifié qu’il s’était écoulé moins de temps sur les horloges en mouvement.  La différence était certes minuscule (quelques centaines de milliardièmes de secondes), mais elle était néanmoins en accord avec les découvertes d’Einstein…    °ibidem p.71° ».

 

-  Il faut reconnaître avec B.Greene  : « que les effets de la relativité sont si ténus qu’ils passent complètement inaperçus.  Notre expérience quotidienne ne parvient pas à nous révéler les véritables rouages de la nature.  °ibidem p.102° ».

 

-  « Le faisceau  laser qui traverse deux fentes pratiquées sur un morceau de pellicule surexposée donne sur l’écran une figure d’interférence {alternance de bandes sombres et brillantes} prouvant que la lumière est une onde.  °ibidem - p.111° ».

 

-   A la question posée dans l’en-tête du sous-chapitre de son livre, « le temps s’écoule-t-il ? » B.Greene répond une chose énorme :  « Du point de vue de toute créature sensible, la réponse serait évidente.  En écrivant ces lignes, je sens le temps passer.  Chaque lettre tapée sur mon clavier ouvre la voie à la suivante[…..] Et, pourtant, les physiciens eurent beau s’y évertuer, aucun n’a jamais trouvé de preuve convaincante, parmi les lois de la physique, pour sous-tendre cette sensation intuitive du temps qui passe. En fait, la reformulation de certaines des idées d’Einstein issues de la relativité restreinte montre que le temps ne s’écoule pas °ibidem p.162° ».

 

-  Je ne peux m’empêcher de m’arrêter ici, tellement cette affirmation est aberrante, et contraire à notre expérience de chaque instant.  Pourtant, elle permet d’expliquer tant de choses.  Le temps et l’espace n’existeraient que dans notre « illusion » ; ils ne seraient en réalité qu’ « épiphénomènes » organisés selon des lois générales d’harmonie de l’univers que nous subissons qui ne nécessitent aucun  « architecte » puisque, fondamentalement, elles font partie du « mécanisme » du système .

 

{96} -  Cependant, ne nous méprenons pas, « des horloges qui se déplacent avec les galaxies (dont le mouvement, en moyenne, ne provient que de l’expansion de l’espace) donnent des mesures de temps cosmique universelles.  Même si elles s’éloignent les unes des autres, elles restent synchronisées car elles se déplacent avec l’espace et non pas dans l’espace.  °B.Greene – ibidem p.284 ° »

 

-  Pendant plus de trente ans, Albert Einstein s’évertua à combiner électromagnétisme et relativité générale en une seule théorie (ce qui se vérifiait aux échelles de l’infiniment petit ne l’était plus aux échelles de l’espace) afin de décrire les quatre forces fondamentales (champ électromagnétique, champs des forces nucléaires faibles et fortes et champ gravitationnel) grâce à une même théorie quantique. °tiré de ibidem - p.393°

                               

-  La notion d’espace vide absolu est à revoir : « Il ne fait plus aucun  doute maintenant que la notion intuitive de l’espace vide comme une scène statique, calme et déserte est complètement à côté de la plaque. Du fait de  l’incertitude quantique,  le vide regorge d’activité °ibidem  p.397° ».

 

-   A des échelles inférieures à la « longueur de Plank , soit 10-33 centimètres, (un millionième de milliardième de milliardième de milliardième de centimètres) l’espace devient un chaudron bouillonnant de fluctuations effrénées. °ibidem p.398° »  C’est la longueur en deçà de laquelle le conflit entre la mécanique quantique et la relativité générale se manifeste ; en deçà, la notion conventionnelle d’espace n’a plus de sens. Quant au « temps de Plank, 10-43 secondes, c’est le temps nécessaire à la lumière pour parcourir  la longueur de Plank  °ibidem p.399° ».

 

-  En deçà de la longueur et du temps de Planck, les notions conventionnelles du temps et de l’espace n’ont plus de sens. :  « La conséquence est qu’en deçà de la longueur et du temps de Plank, l’incertitude quantique tord et déforme l’étoffe du cosmos à tel point que les concepts usuels d’espace et de temps ne sont plus valables. °ibidem p.399° ».

 

-   Je déduis de tout ce qui précède que notre « pesanteur » vient du mécanisme de gravitation universel, c’est-à-dire que si nous arrivions à nous déplacer dans l’univers à la même vitesse que celle du  mouvement  général provenant de l’explosion initiale, nous n’aurions plus de poids, nous ne pèserions plus rien.

 

{97} -  Pour la théorie conventionnelle, les constituants élémentaires de la matière sont les électrons et les quarks.  La théorie des cordes propose que chaque particule soit en fait une corde vibrante. °B.Greene – ibidem - figure p.413°

 

-   La théorie des cordes  «défie la vision conventionnelle en proposant que les électrons et les quarks ne soient pas des particules ponctuelles.  Si l’on en croit la théorie des cordes, le modèle conventionnel qui assimile les particules à des points est une approximation d’une description plus précise dans laquelle chaque particule est un petit filament d’énergie vibrante appelé « corde », […..]  Ces brins d’énergie en vibration sont considérés comme n’ayant aucune épaisseur, seulement une longueur, et les cordes sont donc des entités unidimensionnelles.  Toutefois, les cordes étant si petites (10-33 centimètres) elles ressemblent à des points lorsqu’on les observe même grâce aux plus perfectionnés de nos accélérateurs.  °ibidem p.412° »    

 

-  La taille des cordes vibrantes est  de  10-33 centimètres (La longueur de Plank), mais pourrait être plus grande suivant des travaux récents, ce qui mettrait l’expérimentation de la théorie à notre portée °tiré de B.Greene op.cit note 12 chap 12° »

 

-  « L’équation d’Einstein E=mc² , fonctionne dans le sens inverse (celui dans lequel c’est l’énergie qui produit la masse ) et c’est dans ce sens que la théorie des cordes utilise l’équation d’Einstein.  La masse d’une particule n’est autre, en théorie des cordes, que l’énergie de sa corde en vibration.  Par exemple, pour expliquer le fait qu’une particule soit plus massive qu’une autre, la théorie des cordes propose  que la corde constitutive de la particule la plus massive vibre plus vite et plus frénétiquement que celle constituant la particule la moins massive.  Des vibrations plus rapides et plus virulentes signifient plus d’énergie, et une énergie plus élevée se traduit, via l’équation d’Einstein, en une masse plus élevée. °B.Greene op.cit p.423/424 °        

 

-   Une seule théorie originale fait le lien entre cinq formulations de la théorie des cordes (il y aurait semble-t-il « cinq descriptions différentes d’une théorie unique °ibidem p.455° »).  « On a baptisé « théorie M » cette théorie unificatrice, le M étant un prête-nom quelque peu frustrant dont la signification  - maîtresse ? majestueuse ? mère ? magique ? mystère ? matrice ? – ne sera révélée que par l’issue de l’effort de recherche international aujourd’hui mis en œuvre pour compléter la nouvelle vision des choses instillée par le génie de Witten {mathématicien et physicien américain  né en 1951, enseignant et membre de Princeton, découvreur important dans la théorie des supercordes vers une compréhension de l’interaction gravitationnelle au niveau quantique.} °ibidem p.452° »

 

{98} -   Une des plus importantes idées qui ressortent des nouveaux outils pour analyser la théorie des cordes est, selon B.Greene, la suivante : « Les travaux de Witten ont révélé que les équations approchées de la théorie des cordes, utilisées dans les années 1970 et 1980 pour conclure que l’univers devait comporter neuf dimensions d’espace, loupaient le bon résultat d’une unité.  La réponse exacte proposée par Witten est que l’Univers, selon la théorie M, a dix dimensions d’espace, c’est-à-dire onze dimensions d’espace-temps {si on y ajoute celle du temps}.  Comme Kaluza,{mathématicien allemand} qui avait trouvé {en 1919} qu’un univers à cinq dimensions d’espace-temps permettait d’unifier l’électromagnétisme et la gravitation, comme les théoriciens des cordes, qui avaient montré que l’on pouvait unifier la relativité générale et la mécanique quantique dans un univers à dix dimensions d’espace-temps, Witten a montré qu’il était possible d’unifier toutes les théories des cordes, pourvu que l’univers ait onze dimensions d’espace-temps. °ibidem p.456/457°

 

-   Un second choc-découverte qui suivit celui de la théorie des cordes fut celui qui amena les chercheurs à trouver des objets pluridimensionnels (de 2 à 10) qu’ils baptisèrent p-branes (p pour le nombre de branes)….les p-branes seraient vraisemblablement plus lourdes ou plus massives que les cordes.  °Tiré de ibidem p.460° 

 

-  « Une corde très énergétique n’est pas forcément minuscule [….] En fait, lorsqu’on insuffle de plus en plus d’énergie à une corde, elle commence tout d’abord à vibrer plus frénétiquement.  Mais, au delà d’un certain point, l’énergie ajoutée n’a plus le même effet : elle fera s’allonger la corde, et il n’y aura alors aucune limite à la longueur qu’elle peut atteindre[….] Il est possible que de longues cordes aient été produites juste après le big-bang.  °ibidem p.462° » 

 

-  « Une trois-brane possède trois dimensions, et, à supposer qu’elle soit grande – voire infinie -, elle occuperait donc la totalité des trois dimensions spatiales étendues[…..] une trois-brane occuperait tout l’espace que nous connaissons […]  Serait-il possible que nous vivions en fait au sein d’une trois-brane ?[...]  pour  adopter le langage relativiste, serait-il possible que l’espace-temps quadridimentionnel qu’on décrit Minkowski et Einstein soit en fait le sillage laissé par l’évolution d’une trois-brane au fil du temps ?  En résumé, l’univers tel que nous le connaissons pourrait-il être une brane ?  °ibidem p.463° »

 

{99} -  « En fait, nous pourrions même habiter une brane de plus haute dimension (une quatre-brane, une cinq-brane, etc.) dont trois des dimensions rempliraient l’espace ordinaire, et les autres celui des petites dimensions enroulées  requises par la théorie. °ibidem – notes 4.  p.644° »

 

- « Si nous vivons au sein d’une trois-brane – si notre espace-temps quadridimentionnel n’est autre que le sillage d’une trois-brane dans le temps -alors la grande question de savoir pourquoi l’espace-temps est un «quelque chose » prend une autre tournure.  L’espace-temps qui nous est familier proviendrait d’une entité physique réelle de la théorie des cordes/théorie M (une trois-brane) plutôt que d’une idée abstraite.  Sous cet angle, notre espace-temps quadridimentionnel serait aussi réel qu’un électron ou un quark ° ibidem p.467° » 

 

-  « Autre point d’égale importance, les extrémités des cordes ouvertes ne pouvant quitter la brane, elles ne peuvent pas se déplacer dans les autres dimensions. [….] notre trois-brane collante ne permettrait aux photons de ne se déplacer que dans trois dimensions spatiales.  Or les photons étant les particules messagères de la force électromagnétique, cela impliquerait que cette interaction, et donc la lumière, serait piégée au sein de nos trois dimensions […]. C’est une découverte fabuleuse, riche de conséquences importantes.  °ibidem p.468/469° »

 

-   J’ai trouvé utile aussi de signaler ce que Brian Greene déclare être une des découvertes les plus impressionnantes de ces dix dernières années qui lui ont permis avec d’autres scientifiques de sonder la matière jusqu’à un milliardième de milliardième de mètres (10-18 mètres) grâce aux trois forces non gravitationnelle, sans que, ajoute B.Greene, personne ne trouve le moindre indice de l’existence de dimensions supplémentaires, alors qu’auparavant on n’avait atteint que le dixième de millimètre.  D’autres chercheurs avaient espéré trouver des dimensions supplémentaires, en investiguant jusqu’à la longueur de Plank.  ° tiré de ibidem p.477° 

 

-  Autre hypothèse : « La gravitation pourrait être une force relativement puissante qui nous apparaîtrait  faible uniquement parce que les dimensions supplémentaires relativement grandes, comme des tuyaux plus gros, diluent son intensité intrinsèque.  En suivant ce raisonnement, si la gravitation se révèle plus intense que ce que l’on croyait, les cordes pourraient être beaucoup plus longues qu’on ne le pensait. °ibidem p.479° ». 

 

{100} -  B.Greene fait remarquer que « l’éventualité que nous vivions sur une vaste trois-brane n’est évidement rien de plus qu’une éventualité.  Et, dans ce scénario, la possibilité que les dimensions supplémentaires puissent être beaucoup plus grandes que ce que l’on imaginait auparavant – et la possibilité que les cordes puissent elles aussi être beaucoup plus longues que ce que l’on croyait -  n’est guère plus qu’une possibilité.   Mais, {ajoute B.Greene} elle est extraordinairement séduisante[…] ce qui amèneraient les cordes presque à portée des technologies actuelles[….]  {Cependant, l’auteur n’y croit pas fort… par intuition  de chercheur expérimenté.}  °ibidem p.479/480° »

 

-  Autre question : le cosmos répond-il à un phénomène fondamental de renouvellement cyclique ?  Il semblerait que cette théorie n’a plus de sens depuis les constatations d’un univers en expansion continue sans « big crunch ».  B.Greene signale les propositions d’un mécanisme d’évolution cosmique inédit (Théories de Steinhardt et Turok de l’Université de Cambridge, inspiré des résultats de leur collaboration avec Ovrut, Seiberg et Khoury).  « Nous vivrions dans un trois-brane qui, avec une périodicité de quelques millions de milliards d’années, entrerait en collision avec une autre trois-branes avoisinante, parallèle à la nôtre.  Et c’est le « bang » dû à cette collision qui initierait chaque nouveau cycle cosmologique. °ibidem p.485° »

 

-  « Dans le modèles des deux chercheurs {Steinhardt et Turok}, « les deux trois-brane s’attirent l’une l’autre […] et cela implique que chacune  régit l’évolution cosmologique de l’autre : les branes seraient engagés dans un cycle sans fin de collision, rebond, collision, qui régénère continuellement leur monde tridimensionnel en expansion.  °ibidem p.486° »

 

- En titrant : Nouvelles visions de l’espace-temps, B.Greene conclut :  « Le scénario du monde branaire et  le modèle de cosmologie cyclique qui en découle sont tous deux très spéculatifs »  {s’il les a présentés ce n’est pas parce qu’il a la conviction qu’ils sont corrects, mais parce qu’ils nous inspirent une nouvelle manière de penser l’espace que nous habitons et son évolution} « Et, si l’évolution cosmologique de notre trois-brane procédait de collisions répétées avec une autre brane voisine, alors le temps tel que nous le connaissons ne parcourrait que l’un des nombreux cycles de l’Univers, chaque big-bang étant suivi par un autre, puis par un autre…°ibidem p.491° »

 

{101 -  Commentaires de B.Greene : « A mon sens, c’est un point de vue passionnant, qui m’inspire toutefois une grande humilité.  L’espace et le temps pourraient représenter beaucoup plus que nous imaginions ; et, si c’est le cas, ce que nous pensions être « tout » pourrait n’être qu’un petit élément d’une réalité beaucoup plus riche. °ibidem p.491° »

 

-  En conclusions de son ouvrage B.Greene énumère les découvertes « d’idées inattendues » qui font bien augurer de l’avenir :

 

1.«La matière et l’énergie noires qui semblent, de très loin, les principaux constituants de l’Univers. »

 

2.« Les ondes gravitationnelles – ces petites vaguelettes sur l’étoffe de l’espace-temps – prédites par la relativité générale d’Einstein, qui pourraient un jour nous permettre de voir dans des temps plus reculés que tout ce que nous avons pu faire jusqu’à présent. »

 

3.« L’océan de Higgs, qui imprègne tout l’espace et qui, si son existence se voit confirmée, nous aidera à comprendre comment les particules acquièrent leur masse. » °voir page (29)80°

 

4.« L’expansion inflationnaire, qui pourrait expliquer la forme du cosmos, résout le mystère de son étonnante uniformité à grande échelle, et donne une direction à la flèche du temps. »

 

5.« La théorie des cordes, qui remplace les particules ponctuelles par des brins et des boucles d’énergie, laisse présager une version encore plus hardie du rêve d’Einstein, dans lequel toutes les particules et toutes les forces se combineraient en une seule théorie. »

 

 6.«  Les dimensions spatiales supplémentaires, émanant des mathématiques de la théorie des cordes, que l’on pourrait détecter dans nos accélérateurs au cours des dix années à venir. » 

« Un monde branaire, dans lequel nos trois dimensions d’espace pourraient ne correspondre qu’à un univers parmi tant d’autres, flottant dans un espace-temps de plus haute dimension. »

 

7.« Et peut-être même un espace-temps dans lequel l’étoffe même de l’espace et du temps serait composée d’entités plus fondamentales, dénuées d’espace et de temps. »   °ibidem p.587 et 588°

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{102} AUTRES NOTES :              

 

Boson de Higgs   :  Mystérieuse particule imaginée par Higgs et les belges Englert et Brout qui expliquerait l’origine de la masse de nos particules.  C’est le chaînon manquant du modèle standard recherché par tous les physiciens. °G.Duplat LB 4/8/2006°

 

Le LHC (Large Hadron Collider ou Grand Collisionneur Hadronique) doit être mis en fonctionnement en septembre 2008 au CERN en Suisse et sera le plus grand du monde.  Cinq expériences seront installées sur cet accélérateur : Atlas (déjà logé dans le fond de sa caverne, grande comme une cathédrale) CMS (50mètres de long et 25 de haut, 12.500 tonnes, devra détecter le Boson de Higgs  - sera installé fin 2007) Totem (sert à mesurer la section efficace totale du LHC) LHCb (étudiera la violation de la symétrie CP) et Alice (étudiera la physique nucléaire) °Wikipédia°

 

Les physiciens espèrent répondre à plusieurs questions à l’aide de ces détecteurs :

  • Quelle est l’origine de la masse des particules ?
  • Pourquoi les différentes particules élémentaires ont-elles des masses différentes ? (C’est-à-dire, est-ce que les particules interagissent avec le Higgs ?)
  • A combien de décimales peut-on mesurer l'énergie et la masse des particules et notamment celle des quarks top et bottom ?
  • Nous savons qu'une énorme partie de l'énergie (masse) contenue dans l'univers n'est pas constituée de la matière telle que nous la connaissons. Qu'est-ce donc ? (de la matière noire, de l’énergie noire, de l'antimatière ?)
  • Est-il possible de produire des singularités?
  • Est-ce que la supersymétrie (ou plus précisément, les superpartenaires) existe(nt) ? Et si oui quel est le modèle supersymétrique qui décrit la Nature ? (aujourd'hui plusieurs modèles s'affrontent).
  • Existe-t-il d’autres dimensions cachées, comme le prédisent de nombreux modèles inspirés de la théorie des cordes, et si oui, peut-on les « voir » ?

La mise en opération du LHC est considérée comme la plus imposante expérience scientifique de tous les temps[1].

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{103} Le neutralino :  particule hypothétique née de la théorie « supersymétrique », qui expliquerait bien des zones d’ombre de notre univers.  Le « neutralino » produit d’une cascade de particules supersymétriques, serait massif, stable et nous traverserait par milliards chaque seconde.  Son existence expliquerait la mystérieuse matière noire dont l’univers est rempli, toute la matière connue (y compris les galaxies) ne formant que 5 pc de la masse de l’univers. °G.Duplat LB 4/8/2006°

 

Le neutralino est une combinaison de trois superparticules : Le photino  (partenaire du photon) le zino  (partenaire du boson Z0) et du higgsino  partenaire du boson de Higgs).  Le neutralino est, en théorie, stable donc très abondant au point de représenter l’essentiel de la matière de l’Univers.  Il fait à ce titre l’objet de nombreuses recherches.   La détection de neutralinos peut être directe, par interaction dans le détecteur, ou , indirecte, via la recherche des produits d’annihilation. °Wikipédia°

 

Pourquoi l’univers n’a pas d’antimatière ? :  Pourquoi quelques instants à peine après le Big Bang, où matière et antimatière furent créées en quantités égales, il y eut un infime surplus de matière sur l’antimatière (une particule seulement sur un milliard !), dont est issu notre univers…

Et  aussi  :  Les particules sont-elles des supercordes ? - Notre univers a-t-il dix dimensions d’espace et pas trois ? – Qu’est-ce qui est à l’origine de la mystérieuse accélération de l’expansion de l’univers qu’on enregistre pour l’instant ? – Comment inclure la gravitation dans le modèle standard ?-  °G.Duplat LB 4/8/2006°

 

Commentaires de G.Duplat (LB) en préalable à la conférence que Stephen Hawking a donnée à Bruxelles le 20 mai 2007 :

Suivant Marc Hanneaux, professeur de physique à l’Université Libre de Bruxelles, Stephen Hawking est un très grand physicien qui a sans cesse travaillé à réconcilier les deux grandes théories scientifiques du vingtième siècle, la gravitation et la mécanique quantique pour arriver à une théorie du tout.  Dans ce cadre-là, ses théorèmes sur la singularité ont amené la communauté scientifique à étudier sérieusement la question des trous noirs

 

 

{104} D’AUTRES NOTES :

 

-  Le monde quantique est un monde de probabilités.  Et cette probabilité ne semble pas être une conséquence de notre imprécision ou de notre ignorance, mais semble bien être une propriété intrinsèque de la nature.  °Alexandre Depire – La théorie des cordes – http://depire.free.fr - p.27°

 De là le principe « d’incertitude » qui est à la base de la mécanique quantique.

 

-  Tous les jours, nous constatons sans nous étonner un tas de phénomènes qui sont contraire à une logique newtonienne (si je ne me fous pas le doigt dans l’œil).  Ainsi, si je suis à l’arrêt sur un tapis roulant rapide et que je laisse tomber un objet à ma droite, celui-ci devrait en fonction de l’attraction terrestre tomber à mes pieds, or ce ne sera pas ce qui se produira.  L’objet se retrouvera à ma gauche si la vitesse du tapis est suffisante.  En voiture, si nous accélérons, nous nous écrasons sur notre siège, si nous freinons, nous irons vers l’avant à tel point qu’on a inventé des air-bag et des ceintures de sécurité pour nous protéger des arrêts brutaux.

 

-   Les satellites en orbite autour de la terre, en fait « tombent » par attraction, mais ratent la terre parce que leur force d’attraction est insuffisante. Les frères Bogdanov signalent °.p56° qu’un ordinateur (le plus puissant du monde) pourra traiter le nombre vertigineux de 34.000 milliards d’opérations à la seconde (soit la performance d’une standardiste traitant simultanément 470 millions de conversations).  Connecté à 10.000 antennes radio en Allemagne et au Pays-Bas, il analysera le rayonnement fossile et nous apportera, peut-être, une confirmation du fait que, à l’échelle de Planck, le temps réel se transforme en temps imaginaire.

 

Les « quarks » sont les ultimes fragments de réalité dans la hiérarchie des particules élémentaires °I&G Bogdanov – Avant le Big Bang– p.110°

 

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{105} Aux 3 scénarios bien connus de "mort des étoiles", l'on peut en rajouter un 4è depuis la découverte de la supernova SN2006gy; ce type de mort ne concerne que les étoiles colossales d'une masse supérieure à 100 masses solaire (le maximum théorique étant environ de 150 à 180 masses solaires; au delà, la violence des forces radiatives émanant du cœur en fusion de ces étoiles les disloquerait). D'après les observations, ce type de supernova dégage une quantité d'énergie paroxysmique (au point que la supernova est pratiquement aussi brillante que toute la galaxie qui l'abrite!) et ne laisse derrière elle AUCUN reste, pas même un trou noir. (communiqué par Soltan Griss)


Le coeur de l'étoile disparaît entièrement dans une réaction matière/anti-matière; tout ce qui n'a pas été éjecté (les couches superficielles de l'étoile) par l'explosion (neutrinos, énergie, matière) est totalement annihilé. (ibidem)


Une probable candidate proche (7500 année-lumière tout de même) à ce type de fin est la monstrueuse étoile double eta-carinae dont la masse avoisine les 100 à 120 masses solaires. Cette étoile, qui a déjà connu une explosion gargantuesque au début du 19è siècle, ce qui a donné son aspect si caractéristique à la nébuleuse qui l'entoure, s'apprêterait à connaître une fin semblable à l'étoile qui produisit SN2006gy. Eta-Carinae est actuellement très instable et en termes cosmiques est littéralement sur le point d'exploser. A notre échelle cela pourrait intervenir entre demain et environ 10.000ans. (ibidem)

 

En fait elle est tellement loin (7.500 années-lumière) que l'explosion a peut-être déjà eu lieu, mais que nous n'en avons pas encore reçu la lumière. (ibidem)


Le jour où elle nous parviendra, la lumière de la supernova produite par eta-carinae sera tellement forte qu'elle permettra de lire la nuit sans lumière artificielle et sera également visible le jour...  (ibidem)


Notez qu'il en sera de même lorsque l'étoile Betelgeuse finira en supernova, mais simplement parce que Betelgeuse se trouve à (seulement) 600 années-lumière...  (ibidem)

°°°°°°°°

 

{106} Modeste Toulemonde cherche à comprendre : 

 

Partie16.  la relativité.  

 

 

      MÉLODIE DE LA RELATIVITÉ

 

     Subtile déraison

Quand le temps est espace,

Subtile liaison

Pour les forces en place.

 

 Trois données s’effacent

 Perturbant la logique

Du temps qui s’y prélasse

En lois cosmologiques.

 

Danse de feux d’étoiles,

Gerbe d’explosion,

Repos du temps sous voile

 Avant l’extension.

 

Spasme d’astres en folies,

En grand éclatement

Et fin du firmament

Aux étoiles sans vie.

 

 

Einstein, dans son cheminement intellectuel, élabora d’abord la théorie de la relativité restreinte, mais il s’aperçut vite qu’elle présentait un défaut et ne satisfaisait pas à certains principes du raisonnement mathématique.  Il en vint alors à concevoir une autre théorie :  celle de la relativité généralisée qui introduit une nouvelle donnée ou plutôt un nouveau concept en ne faisant qu’un de données mathématiques qui étaient bien différenciées suivant les théories traditionnelles euclidiennes.

 

{107} Rappelons que les théories euclidiennes et cartésiennes se basent sur les trois données classiques de dimensions :  la longueur, la largeur, la hauteur ou l’épaisseur.  Une autre donnée mathématique est relative à la mesure du temps. Le concept d’espace-temps a été créé par Einstein qui en a fait un tout indissociable dans l’absolu et qui est fondamental à sa théorie de la relativité généralisée.

 

Nous ne ferons qu’évoquer l’étalonnage de ces quatre données que les hommes ont imaginées afin de s’en servir dans leurs calculs de la dimension des choses, de l’espace et du temps. Cet étalonnage s’est traduit par le système métrique pour les mesures d’espace, le mètre étant par convention la quarante millième partie  de la circonférence terrestre.  Quant au temps, pour établir l’étalon de référence (l’année) les hommes se sont référés d’une part à l’histoire chrétienne (dans nos civilisations occidentales) pour situer le temps et le dénombrer (avant ou après Jésus-Christ) et d’autre part  lui donner une unité d’année, celle-ci étant la durée d’une révolution de la Terre autour du Soleil. L’année est elle-même divisée en mois, jours, heures, minutes et secondes.

 

Les yeux des hommes se sont ouverts au 17ème siècle lorsqu’ils ont constaté que la lumière avait une vitesse.  Tout le monde sait actuellement qu’elle parcourt l’espace à la vitesse de 300.000 kilomètres à la seconde (exactement 299.792.458 km à la seconde) et que cette vitesse est une constante absolue du mouvement des photons dans l’univers que nous percevons.

 

Depuis on a découvert que le temps et l’espace avait la même origine et que l’un ne pouvait pas se dissocier de l’autre et que si on remontait dans l’espace, on remontait aussi dans le temps, rencontrant là l’origine historique de « notre » univers qui se situerait ainsi à environ 15 milliards d’années - ou 13 milliards 700 millions d’années, selon les données transmises par satellite (le WMAP en 2003) des fluctuations de température du fond diffus cosmologique.  

 

C’est le 11 février 2003 que la NASA a rendu publiques des images étourdissantes produites par son plus puissant satellite explorateur, le fameux WMAP (Wilkinson Microwave Anisotropy Probe) .  Le résultat est sans appel : « notre » univers est « fini » (il ne s’étend pas à l’infini mais, pour autant, il n’a pas de bord … Il serait en progression constante …)  Comment a-t-on découvert cela ?  Le satellite explorateur a « photographié » durant plusieurs mois le lointain horizon cosmique, à la distance immense de 13,7 milliards d’années-lumière.  Ce qui veut dire que WMAP a « vu » l’Univers tel qu’il était  à peine 300.000 ans après le Big Bang, à cet instant unique où, à la fin de la première nuit cosmique, il devient lumineux (la lumière se libère de la matière et le cosmos, en somme « s’allume »). °tiré de I &G. Bogdanov – avant le Big Bang – p.130°

 

{108} Ce ciel étoilé que nous admirons par beau temps, est le livre de l’histoire de notre univers.  Nous fuyons le Big Bang à une vitesse de plus en plus grande, suivis des témoins de notre passé cosmique….

 

Il est  intéressant aussi de rappeler que les scientifiques évoquent toujours le « mur de Planck » qui serait la limite physique des quatre forces (La force nucléaire dite forte, la force radioactive dite faible, la force électromagnétique (aimants) et la force de gravitation (constituant toute la mécanique de l’expansion depuis le « Big Bang »).  Cette limite physique serait également le début du temps et de l’espace. 

 

L’origine de l’univers se situerait à l’origine de Planck (appelé ainsi le Mur de Planck).  L’univers ne démarrerait pas à l’instant zéro, mais beaucoup plus tard : à l’instant de Planck (soit 10-43 seconde, ce qui s’écrit zéro, virgule, suivi de 42 zéros avant le chiffre 1).  Tout est alors contenu dans  quelque chose, peut être sphérique, de la dimension de 10-33 centimètres  °d’après I.&G. Bogdanov – Avant le Big Bang -  p. 41 à 43°

 

Autre constatation : notre systèmes solaire grandit d’à peu près un mètre chaque année (cent mètres par siècle) et le cosmos entier : 20 millions de kilomètres par minutes. °ibidem p.40°

 

Cette certitude a été acquise en 1929 lorsque Hubble annonça son incroyable découverte : les galaxies, ces immenses nuages constitués de myriades d’étoiles, s’éloignent les unes des autres, comme sous la poussée d’une fantastique explosion originelle, confirmant les conséquences imposées par la relativité générale : l’univers ne peut pas rester au repos.  °ibidem p.90°

 

Ainsi, les galaxies situées dans l’amas de la Vierge (à 50 millions d’années de notre système solaire) s’enfuient de plus en plus loin de nous, à une vitesse qui est, pour l’instant, de 1100 kilomètres par seconde, mais qui ne cesse d’augmenter d’un jour à l’autre.  L’espace tout entier grandit, s’étire à chaque instant, un peu comme un ballon qui gonflerait de plus en plus vite.  °ibidem p.90° 

 

{109} Je complète le scénario (si on accepte la théorie de l’univers qui se renouvelle) : le ballon gonflant ainsi de plus en plus vite et de plus en plus fort, finirait par éclater en un « boum » prélude d’un nouveau « bang ».  L’univers serait alors une succession de perpétuels éclairs….. comme le flash d’un gyrophare….  Faudrait-il alors situer ce « flash » au temps de Planck, soit 10-43 secondes avant le Big Bang ?

 

On sait que la trace cosmologique de «  l’explosion » initiale (Big Bang » est omniprésente dans le rayonnement fossile et a été découverte en 1964 par Penzias et Wilson (ce qui leur valut le prix Nobel 1978) qui ont capté ce « bruit de fond » avec une simple antenne.  °d’après I et G. Bogdanov – Avant le Big Bang -  p.103°

 

Cependant revenons-en à la théorie des super-cordes, déjà évoquée pour préciser que suivant cette théorie, chaque particule (quarks, électrons….) serait composée d’un minuscule filament d’énergie, (dénommée super-cordes) environ cent milliards de milliards de  fois plus petit qu’un noyau atomique. °B.Greene – magie cosmos p.32°

 

Ce filament aurait la propriété d’avoir plusieurs dimensions aussi bien dans l’espace que dans le temps suivant sa fonction, avec des modes de vibrations  différentes, ce qui donnerait plus de sens à la théorie d’Einstein en combinant la relativité générale et la mécanique quantique, ce qui posait un problème de cohérence dans la théorie qu’il avait énoncée. °ibidem p.33°

 

Dans son chapitre : L’espace est-il une abstraction humaine ou une entité physique,  B.Greene cite l’expérience du seau suspendu à une corde tordue décrite par  Newton en 1689 qui a suscité un débat long de plus de trois cents ans :  « un seau rempli d’eau est suspendu a une corde qui a été tordue de nombreuses fois sur elle-même. Quand on lâche le seau, il se met à tourner sur lui-même, dans un premier temps l’eau restera immobile, ensuite elle tentera de s’aligner sur les parois du seau pour enfin se creuser sous l’effet de la force centrifuge[…] °ibidem p 39/40°

 

« En y réfléchissant un peu plus, nous prenons conscience que ce qui se passe dans ce seau d’eau en rotation est surprenant.  Et comprendre ce qui entre en jeu, bien qu’après trois siècles nous n’y soyons pas encore parvenus, est l’une des étapes les plus importantes pour la compréhension de la structure de l’Univers.  Il faut quelques connaissances pour voir pourquoi, mais le jeu en vaut la chandelle. » A cette époque, Newton proposa une entité physique qu’il baptisa « espace absolu » qui expliquerait ces phénomènes. ° ibidem p.39/40°

 

{110} Ces effets d’attraction sur nous dans la mécanique générale se font également ressentir  dans l’accélération ou un virage en voiture ou encore quand nous tournons rapidement sur nous-même, quand nos bras ont tendance à se lever… ou encore les arrêts ou départs d’ascenseurs rapides…. On peut aussi prétendre que par effet de réciprocité continue ces effets d’attraction, expérimentés par les astronautes, se prolongent dans « notre » univers, mais pas ailleurs. °tiré de ibidem°

 

 

Newton pensait que si l’espace était vide, il n’existerait pas, mais objectait que celui-ci ne pouvait l’être puisqu’il serait toujours occupé par la spiritualité et décrétait que l’espace absolu était le « sensorium » de Dieu.

 

B.Greene se réfère aussi à Ernst Mach (1838-1916) pour avancer que dans le vide absolu qui devrait se situer en dehors de notre espace, il n’y aurait aucune distinction entre le mouvement de rotation et l’état stationnaire en supposant que nous soyons plongés dans ce vide : quel que soit notre mouvement (stationnaire ou rotatif) nous ne devrions rien ressentir.

 

Par contre, si notre espace n’était occupé que d’une seule étoile, nous ne devrions subir qu’un très léger effet d’attraction qui serait donc proportionnelle à  l’occupation de la matière (les étoiles) dans l’espace.  Si j’ai bien compris, c’est en s’inspirant de ces théories qu’Einstein construisit la sienne sur la relativité générale en reliant l’espace et le temps (d’où le vocable espace-temps utilisé depuis)   

 

Einstein s’écarta résolument de la vision rigide de Newton qui par exemple expliquait l’orbite elliptique de la terre autour du soleil par l’existence d’une force de gravitation créée par le soleil et s’exerçant  sur la terre, alors que pour le célèbre auteur de la formule E=mc², il ne s’agit plus d’une force de gravitation, la terre suivant ce qui la rapproche le plus d’une ligne droite dans un espace-temps courbe (une géodésique), le soleil provoquant une courbure de l’espace-temps °encyclopédia universalis. A. Karasiewick°

 

En dehors de cette force (champ gravitationnel ou autres : nucléaires etc..), nous sommes actuellement environnés et traversés par des champs électromagnétiques produits par nos téléphones mobiles, nos stations de radio et autres www (World Wide Web) qui occupent de plus en plus une grande partie de l’espace jusqu’aux engins d’où leurs signaux sont émis.

 

{111} A propos de l’équation célèbre d’Einstein, il est intéressant de rappeler que cette formule a été mise malheureusement en évidence lors de l’explosion des bombes nucléaires d’Hiroshima (6/8/1945) et Nagasaki (9/8/1945) qui a démontré que la matière se transformait  en énergie pure. (un kilo de matière fournit autant d’énergie que la combustion de 10 millions de tonnes de charbon) °cours du Prof. J.C. Gérard de l’univ. de Liège° 

 

Qu’en est-il maintenant de certaines théories sérieuses avancées par les plus grands scientifiques, à considérer cependant comme supputations résultant de manipulations mathématiques aboutissant à des conclusions qu’ont exploitées abondamment les auteurs de science-fiction ?

 

La téléportation, d’abord qui consisterait à « télécopier » un être vivant pour le reproduire à l’identique n’importe où dans l’espace et donc dans le temps puisqu’ils sont liés. Cette tâche gigantesque ne serait ni plus ni moins qu’un clonage avec des problèmes  d’éthique difficilement acceptables par une humanité respectueuse de l’individualité de ses composants.  Dans l’éventualité d’un clonage,  il faut accepter que si l’être dupliqué dispose d’un vécu antérieur identique à son modèle, il aura nécessairement un futur différent….

 

Quant aux voyages dans le temps, par machine à remonter le temps, théoriquement possibles dans l’état actuel des connaissances et analysés par des chercheurs sérieux, notamment en utilisant les trous de ver (raccourci dans la trame du temps) °B.Greene – la magie du cosmos – page 549°, on se heurte à l’impossibilité de changer le cours des choses, aussi bien en amont qu’en aval puisqu’elles sont réalisées (dans le passé) ou dépendantes de l’ordre des événements (dans le futur), donc absolument intangibles.

                                                               

 

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{112} Modeste Tout-le-monde cherche à  comprendre.

 

Partie 17.  Conclusions générales et de «bon sens».   

 

 

MELODIE DE L’HARMONIEUX.

 

Ivresse de l’harmonieux,

Aubade du mélodieux,

Enivrante chanson de l’être

Toujours avide du mieux-être

Qui lui apporte le bonheur

Et lui épargne le malheur.

 

Ivresse de l’harmonieux

De la nature en ses lieux.

Souffle chaud des vents apaisants

Qui soufflent en nos âmes éprises

De l’esprit calmé, s’inclinant

Devant nos idoles soumises.

 

Ivresse de l’harmonieux,

Infini des forces cachées

Dans le passé mystérieux

De leur prime essence esseulée.

Infini des ions fugueurs

Avec leurs électrons tueurs.

 

Chants célestes à l’harmonieux

Dans l’accomplissement des âges,

Chants divins de l’harmonieux

Dans la projection des sages,

Et la formation du tout,

Qui avancera ses atouts

Pour réaliser l’avenir

Dans la splendeur du devenir.

 

Dans un rai de soleil, vibrant des particules de poussières qui peuplent sa projection, mon vieux carnet de notes, étalé comme un chat cacochyme galeux, présente au milieu de ma table ses dernières pages jaunies, fatiguées d’un demi-siècle de consultations, compilations et corrections, colères et passions, doutes et  déraisons, déprimées par l’angoisse des impasses qui me faisaient le refermer, tandis que j’éprouvais les affres de l’incertitude….. pourtant….

 

{113} Pourtant, ma raison, ma pauvre raison de vieux bonhomme, excédé des veilles et des nuits interrogatives sur mes motivations d’exister, écrasé par l’ampleur d’un problème que j’avais osé aborder dans l’incompétence de ma modeste culture,…. ma raison, eh oui, ma raison d’homme tout simple se trouvait devant des évidences que depuis longtemps déjà son subconscient lui révélait et lui imposait.

 

Aussi, vieux grimoire éculé, aux relents de papier moisi, témoin depuis plus de cinquante ans de masturbations cérébrales pour éjaculer enfin dans un ultime spasme ma quasi-certitude, prends bien soin de mes conclusions avant de te refermer dans la tiédeur des rayons de Phébus pour les ajouter à celles de ceux qui comme moi cherchent à savoir.

 

L’univers-total, si on s’aligne sur les nouvelles théories, quand on le prend dans son entièreté cosmique, dans lequel notre univers ne serait qu’un «accident physique », épiphénomène surgit d’un monde de « branes » et de « super-cordes », n’est concevable autrement que comme il est, c’est-à-dire parfaitement organisé et équilibré dans son unicité fondamentale.

 

Vérité de la solitude,

Univers unique et absolu,

Perpétuel depuis toujours,

Le seul qui soit possible.

 

Cet univers cosmique fondamental fonctionne suivant un mécanisme de « Forces » qui ne subit pas le hasard tel que nous le concevons. 

 

Il serait préférable de dire qu’il n’y a pas de hasard dans l’absolu mais une progression dans l’espace et le temps d’une infinité (une quantité infinie) de possibilités excluant le chaos  (le chaos est impossible puisqu’il se meurt dès qu’il est né…. il ne peut rien construire …il ne peut évoluer….  il est donc inexistant dans un monde en mouvement qui est parfait dans son fonctionnement .)

 

{114} Cette loi fondamentale de l’ordre impose des mécanismes rigoureux de construction équilibrée et harmonieuse de tout ce qui existe en éliminant toute déviation infructueuse.

 

L’ordre est donc indispensable à la pérennité de n’importe quel phénomène possible.  L’univers-total ne peut être que ce qu’il est ou il n’est pas, et s’il n’est pas c’est le néant, impossible dans l’absolu de la raison fondamentale. 

 

Harmonie de l’ordre,

Unique condition d’exister.

Le désordre meurt

Parce qu’il ne peut subsister.

 

Ce raisonnement, tenu dans notre contexte d’espace et de temps, pourrait  impliquer que l’univers (le nôtre ou le total) se renouvellerait, étant soumis aux flux de son développement initial suivi du reflux de sa contraction finale (Big Bang et Big Crunch).  Il serait comme un cœur qui bat en se contractant et se dilatant perpétuellement, ce qui ferait supposer qu’après avoir atteint le maximum de son développement, il rétrograderait jusqu’à un nouveau Big Bang.

 

Cependant, depuis 1998, on a démontré en étudiant deux supernovae  (rares, il ne s’en forme que trois par millénaire dans une galaxie) qu’elles ont la particularité d’offrir une luminosité identique.  Les cosmologistes, en analysant leur spectre lumineux et le temps que la lumière a mis pour atteindre la terre, sont parvenus non seulement à confirmer que l’univers se trouve en expansion continue, donc qu’il ne devrait jamais s’arrêter de s’étendre, mettant ainsi à mal la théorie du  « Big crunch ».

 

En réponse à cette contradiction, raisonnée dans un contexte de temps et d’espace,  on peut avancer l’argument qu’aucune des lois régissant notre système ne devrait être appliquée à un « univers-total » qui aurait les siennes.  Notre univers perceptible ne serait qu’un épiphénomène-bourgeon d’un univers-tout que notre mécanique cérébrale, dépendante de « l’espace-temps », ne pourrait concevoir autrement qu’obéissant à cette loi particulière.

 

C’est la raison pour laquelle, j’ai l’intuition que les lois secrètes de l’harmonie d’un « univers-tout » que nous découvrons à peine s’arrangeront des contradictions que nos physiciens et cosmologistes découvrent actuellement et qu’une explication viendra corroborer la thèse d’un mécanisme fondamental qu’il n’est pas possible de concevoir autrement que dans le mouvement perpétuel d’un « univers-total » qui  fonctionnerait « en boucle » comme disent les informaticiens mais qui serait éternellement différent dans ses composantes dont la nôtre.

 

{115} Cette intuition pourrait se vérifier avec les théories de B.Greene quand il parle de « la deuxième révolution des « supercordes » dévoilant une autre dimension cachée de l’espace-temps qui ouvrirait des nouvelles possibilités pour tester expérimentalement la théorie des cordes…Notre univers pourrait être entouré d’autres univers voisins et une nouvelle théorie cosmologique  pourrait être trouvée dans laquelle le temps et sa flèche tourneraient en boucle, encore et encore°B.Greene – La magie du cosmos – p.450 °

 

Notre univers en expansion continue serait donc soumis à cette loi générale de l’univers-total qui tournerait en boucle infiniment, alors que notre univers irait  jusqu’à épuisement de sa force initiale.

 

Pour bien résumer ma pensée, je précise succinctement ceci :

 

Le néant est impossible dans « l’absolu » de  la raison -  L’univers-total absolu est  le seul possible et ne peut être qu’équilibré et infini dans tous les sens aussi bien dans l’espace que dans le temps  -  Tout ce qui ne peut participer à son existence est voué à la disparition parce qu’improductif et s’il est destructif, ce ne sera qu’un « dérapage » accidentel ne nuisant pas à son fonctionnement – L’univers-total est donc parfait dans sa durée éternelle – Le temps et l’espace n’existent pas dans l’absolu et ne sont concevables que dans l’analyse des composants internes de l’univers-total.

 

-          Nous ne sommes qu’une infime manifestation d’un de ces composants.

 

-         Quant à notre intelligence, c’est un épiphénomène accidentel de ce composant qui nous autorise à provoquer le questionnement et la déduction qui nous amènent à rechercher la raison de notre existence. 

 

En conclusions :  l’univers-total n’a pas eu de début parce qu’il a toujours été comme il est dans son mouvement perpétuel et qu’il est le seul possible en dehors du néant impossible.

 

Mouvement perpétuel

Du mécanisme éternel :

Ressac du temps

Dans le spasme des forces.

 

{116} Un réflexe anthropomorphique provenant de celui de l’humain tributaire de ses propres conditions d’existence, l’a poussé à créer les concepts de néant, de vide, d’absence de tout alors que, dans l’absolu, ils sont à exclure. 

 

 Le vide absolu ne peut se concevoir.  Les savants disent dans leur jargon qu’il existe le « vide quantique » qui n’est qu’un vide apparent dans lequel existeraient des « présences » non décelables avec nos moyens physiques.

 

Pas de vide, pas de néant

Dans les lois du possible

Seul reste l’existant

Parce que négation du néant.

 

D’autre part, que faut-il penser de l’antimatière cette « pierre d’achoppement » des astrophysiciens :

 

Comment la définir ?  Il ne semble pas qu’on la retrouve dans l’univers ? En dehors des expérimentations en laboratoires, existe-t-il un phénomène constaté dans l’univers de désintégration produisant des photons lors de l’annihilation de la matière par l’antimatière ?

 

Pourquoi « notre » univers n’a-t-il plus d’antimatière alors que le big bang avait créé autant de matière que d’antimatière ?  Quelle est l’origine du léger surplus (une particule sur un milliard) de matière qui serait la base de notre univers ?

 

On cherche au LHC (Grand Collisionneur Hadronique – voir aussi in fine de la partie 1) du CERN à Genève les infimes différences de comportement entre la matière et l’antimatière.  Le LHC est le plus grand accélérateur du monde (27 km de circonférence). Il a été mis en opération le 17 octobre 2008 au CERN.

 

Dans une hypothèse avancée actuellement, l’antimatière n’existerait en théorie que dans les laboratoires (Le CERN à Genève et le FERMILAB près de Chicago) , son existence réelle infime serait limitée dans l’absolu de l’univers-total à la durée infiniment courte de la contraction ultime de la  « matière initiale » (pour autant qu’on puisse encore l’appeler ainsi) de notre univers produisant un substrat infime de cette matière : le bourgeon qui aurait provoqué notre « univers perceptible »

 

{117} Le principe de symétrie sur lequel tous les chercheurs sont d’accord, veut qu’à ce court instant, il y ait autant de particules que d’antiparticules (ou de matière que d’antimatière) et ce serait cette séparation initiale de « notre » univers primitif avec production d’une  particule qui aurait provoqué son existence.

 

La matière, dans son sens strict, serait un épiphénomène de « notre » univers, celui que nous concevons à partir de notre environnement terrestre.

 

Elle est mathématiquement et harmonieusement inscrite dans les tables de Mendeleïev, et nous ne la connaissons qu’à partir des expérimentations que nous autorisent nos moyens terrestres, aussi sophistiqués soient-ils.

 

La matière qui fait notre environnement n’est-elle finalement que la traduction par nos sens d’un ensemble de phénomènes produits par les « forces » qui régissent tout ce qui existe dans  « l’univers-total » ?

 

L’atome était insécable pour les anciens (atome vient du grec : non sécable) c’est-à-dire qu’ils le croyaient non divisible.  On sait maintenant que l’atome est composé de particules : les neutrons, protons, électrons.

 

Par la suite, les cosmologistes se perdirent en conjectures quant aux lois de l’univers.  Les hypothèses les plus sensées ou les plus extravagantes existèrent quant à son mécanisme. Ce qui les obsédait c’était la grande loi fondamentale énoncée par Einstein  (E=mc²) c’est-à-dire que l’énergie peut se transformer en matière et la matière en énergie, donc que « rien ne se crée, rien ne se perd ».  Il y a passage d’un stade dans l’autre, ce qui  se vérifie dans l’infiniment petit (le seul que nous puissions vraiment analyser).  En effet, quand on descend au niveau des composants de l’atome, on perd trace de la matière puisqu’on trouve dans le noyau,  les neutrons et protons avec les électrons en orbite et puis plus bas les forces et leurs interactions.

 

Ces forces, rappelons-le, se déclinent en : - électromagnétique (vecteur : photon),  faible (vecteur : Boson), forte (vecteur : gluons), gravitationnelle (vecteur : graviton). La physique des particules distinguent deux groupes, les quarks : électron, muon, tau et leurs neutrinos) et les leptons : up(u) , down(d), charm(c ), strange(s), top(t) et bottom(b).  Les seules particules qui soit accessibles avec nos moyens actuels sont l’électron et son neutrino et les quarks up(u) et down (d).

 

{118} Cependant, confirmant la théorie avancée aux pages précédentes, plus on descend dans l’infiniment petit, plus on perd trace de sa matière qui prend l’apparence et les propriétés de forces ou de phénomènes essentiels qui constituerait le fondement du mécanisme universel.

 

Si l’on veut absolument croire à une force supérieure à déifier, c’est ici qu’il faudrait la situer, (cf : Pierre Teilhard de Chardin),  mais pour quelles raisons ?

 

Matière, seule raison de l’homme,

Vestige du combat des forces,

Dépouille mortelle des soleils,

Écrin précieux du vivant.

 

Matière, folle déraison

Tu sors de tes prisons,

Pour peupler les océans

Et donner vie au néant.

 

En conclusion, l’univers-total est le seul existant, excluant le néant absolu.  Le temps et l’espace sont des phénomènes liés au mécanisme général. Notre univers proviendrait d’un épiphénomène-bourgeon surgi dans l’espace.  L’homme est un des nombreux accidents évolutifs qui peuvent se produire dans l’univers.  Son adaptation à un milieu hostile a favorisé l’accroissement de son intelligence qui lui a permis de développer la pensée par la parole, le langage et l’écriture, perfectionnant ainsi sa capacité d’observation, de déduction, de réflexion, d’interrogation et ainsi de prendre conscience de son mystère comportant celui de sa finalité.

 

Cette hypothèse se passe de l’intervention divine qui n’a plus de raisons d’y trouver une place, mais apporte l’avantage d’être logique et simple (trop simple pour être vraie, diront peut-être les scientifiques et les penseurs). Malheureusement,  présente l’humiliant désavantage de nous ramener à de pauvres amas de cellules que le temps et la sélection ont organisés en entités capables de raisonner et de créer.

 

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{119} Avec des moyens limités, Modeste Tout-le-monde a eu l’audace de s’aventurer  à explorer des domaines que les plus grands scientifiques n’abordent qu’avec la plus grande prudence et la plus grande humilité. 

 

Aussi ce ne sera qu’avec « modestie » qu’il demandera à son ami « Bonsens » de tirer les conclusions qui s’imposent.

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L’univers-total qui sous-tend « Tout » c’est de l’énergie, rien d’autre …

 

Nous-même ne sommes que  de l’énergie transformée en matière dans et au cours de l’expansion de « notre Univers » bien petit par rapport au « Tout ».  Cela s’est produit dès le « Big Bang ».

 

C’est cette énergie qui devient matière dans « notre Univers » selon la loi d’Einstein  E=mc².  (Si nous voulons préciser la formule en unités traditionnelles,  E est l’énergie exprimée en joule , m est la masse en kilogrammes, c est la vitesse de la lumière dans le vide soit 299.792.458 mètres/seconde à élever au carré).

 

Au delà, on retourne au fondamental qui est « l’Énergie ».

 

Peut-on simplifier en supposant que « l’Énergie » est la « Force »  (voir aussi la théorie des branes) à l’origine de tous les mondes ?  Cette force bourgeonne en bulle comme dans une mare putrescente.

 

Certains donneront à cette Force le nom de Dieu,  mais ce ne sera jamais celui des  religions qui sont paralysées par leurs « révélations dogmatiques anthropomorphiques »…

 

Chaque départ de bulle (Big Bang) est un univers comme le nôtre jusqu’à son éclatement (Big Crunch). 

 

La « Force » générerait des quantités innombrables d’ « Univers » augmentant davantage encore notre insignifiance.

 

Dans ces « bulles » se créerait un espace et un temps dans lequel prévaudrait une loi fondamentale de sélection des mieux adaptés à l’ « évolution », écartant ainsi l’anarchie du hasard.

 

{120} Notre bulle (Univers) se trouverait maintenant à  13 milliards700 millions d’années (données WMAP)  de son « Big Bang » pendant lequel, notre Univers se serait projeté dans l’espace en de nombreux corps (étoiles-soleils)

 

Pendant cette période, notre étoile-soleil, très moyenne aurait abandonné accidentellement des fragments de matières (planètes) dont la nôtre qui s’est partiellement éteinte dans l’ « écorce-enveloppe » de plus ou moins 35 kilomètres qui l’entoure.

 

Des conditions exceptionnelles se sont trouvées sur ce « déchet » d’étoile pour produire l’eau liquide et démarrer la vie qui s’y développera pour ensuite se répandre hors de son élément grâce à l’air, la photosynthèse et l’ozone ….  créant ainsi l’environnement agréable et équilibré qui contribue à faire notre bonheur

 

Conclusions : Les êtres vivants (et nous par conséquent) sommes cette énergie transformée en matière.

 

Ce sont nos sens qui traduisent cette énergie en matière et nous la font percevoir par des mécanismes sensoriels qui mettent en place sa perception.  Nous la voyons, la palpons avec les doigts et la sentons avec le nez, nous la transformons, la modifions, la déplaçons,  la détruisons en apparence parce que rien ne se crée, rien ne se perd … etc.

 

Les forces créerait « l’illusion » ou « l’espace illusoire » qui n’existerait que parce que notre mécanique de perception est conçue  pour l’appréhender, la traduire en matières à l’usage de nos sens.

 

On peut vraiment dire : illusion tout n’est qu’illusion

 

Il est  intéressant de rappeler ici, une fois encore, l’énoncé du cybernéticien  Heinz von Foerster (1911-2002), (déjà cité – voir début partie 5 ) quant au mécanisme de notre perception : En réalité ce que l’on croit être là, n’est véritablement pas là °Tiré de J.Guitton, I&G.Bogdanov – Dieu et la science – p.179/180° :

 

« Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau.  Ce même schéma s’applique d’ailleurs à toutes nos perceptions sensorielles. La rétine ne perçoit pas la couleur, elle est  aveugle à la qualité de la stimulation et n’est sensible qu’à sa quantité. Cela ne devrait  pas constituer une surprise, ajoute Von Foerster, car en fait il n’y a ni lumière ni couleur en soi : il y a seulement des ondes électromagnétiques.  De  même, il n’y a ni sons ni musique : seulement des variations momentanées de la pression de l’air sur nos tympans.  Il n’y a pas de chaud, pas de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d’énergie cinétique, et ainsi de suite. »

 

{121} La nature nous offre ses couleurs dont la perception est un des plus grands charmes de la vie, surtout maintenant que les moyens audio-visuels de reproduction ont atteint le degré de perfection que l’on connaît.  Aussi est-il intéressant de rappeler quelques notions de base concernant la coloration des être vivants dépendante de la quantité d’énergie véhiculée par les photons que ceux-ci renvoient.

. 

Depuis Newton, on sait que la lumière blanche du soleil est un mélange de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, réfraction qui se produit lors du phénomène naturel (appelé d’ailleurs arc-en-ciel) qu’on voit parfois dans le ciel, produit par la décomposition de la lumière sur un écran de gouttes de pluie situé à l’opposé du soleil. 

 

De plus, depuis 1920, on sait que la lumière est une particule qu’on a appelée photon et que la différence entre les couleurs provient de la quantité d’énergie que celui-ci véhicule. Cette énergie s’exprime par une onde dont la longueur peut se mesurer en nanomètres (la milliardième partie du mètre).  Ainsi le rouge mesure 700 nanomètres et le bleu au bas de l’échelle 480.

 

Nos yeux, par l’apprentissage qui augmente les fonctions  cérébrales surtout pendant les vingt à vingt-cinq premières années de la vie, sont capables de distinguer  une dizaine de millions de nuances…( sic !) Cette faculté est un des avantages de l’homme civilisé qui a développé au maximum les nuances grâce aux progrès dans la chimie des couleurs et dans le domaine des spectrographes - appareil servant à étudier la décomposition (spectre) d’un rayonnement.

 

Quant à la matière dont est constituée notre planète, la physique nous a révélé que si on la décompose en ses constituants jusqu’à son origine, on retrouve les « Forces ».  Les explosions de Nagasaki et d’Hiroshima nous ont révélé qu’elles étaient inouïes quand on désintégrait cette matière. D’autre part on sait depuis son utilisation dans les centrales nucléaires qu’ un kilo de matière fournit autant d’énergie que la combustion de 10 millions de tonnes de charbon) °cours du Prof. J.C. Gérard de l’univ. de Liège° 

 

{122} Il  est intéressant aussi de bien se pénétrer d’une chose qui est loin d’être évidente : la matière dans l’Univers et par conséquent celle qui nous concerne, donc cette « terre » friable que je peux prendre dans mes mains de même que ce caillou que je ramasse, le sol sur lequel je marche et le magma sous mes pieds, a une « histoire » qui remonte au « Big Bang » et que cette histoire vient du temps et de l’espace qui ne sont qu’un mécanisme  de construction des atomes qui sont eux-mêmes dépendant de l’évolution de leurs composants sous-jacents pour descendre jusqu’aux  « Forces ».

 

D’où on peut conclure : TOUT N’EST QU’ILLUSION !

La réalité physique intrinsèque de la matière que nos sens perçoivent est constituée de « Forces » (Énergie).

 

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Avant de clôturer cet important travail personnel, je tiens à signaler le sens moral que je veux donner à la fin de ma démarche :

 

Devant l’avenir dangereux dans lequel est engagée notre planète depuis que nous sommes en possession de moyens pour anéantir la vie ou la ramener à ses premiers balbutiements, il est essentiel que nous prenions conscience que seule l’union sacrée des humains peut les sauver de la fin de leur espèce.

 

Aussi, est-il essentiel d’œuvrer dans ce sens, car le temps presse avec l’emballement des découvertes dangereuses qui mettent en péril la vie, nos civilisations et même notre planète. 

 

L’essentiel de la pensée chrétienne « aimez-vous les uns les autres » slogan simple et primaire pour exprimer la solidarité, telle qu’elle est défendue actuellement par un christianisme qui, débarrassé de ses dogmes injustifiables et de sa morale étriquée, est à prôner comme un des principaux animateurs de cette « union sacrée »

 

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{123}  J’ai retrouvé dans mon subconscient les plages d’or fin qui s’étendaient au loin jusqu’à la mer des incertitudes.   Prof-vérité m’y attendait avec grande bienveillance.  Ses yeux malicieux se plaisaient à caresser l’apparence humaine que projetait  mon ombre.

 

Sans me regarder comme si seules importaient ma non-réalité et la transparence de l’ombre, il me confia ceci :

 

-          Complais-toi dans le silence de ta quasi-certitude,  impose la paix à ta raison, contemple les bleus infinis de tes nouveaux ciels afin que ton regard s’évanouisse au plus profond des grands espaces inexplorés et qu’enfin tu pousses le grand soupir de la plénitude.

 

Les plages d’or fin brillaient de chaude jouissance sous la caresse des soleils qui se miroitaient en elles ;  la mer des incertitudes s’éloignait des rivages et les ciels s’étendaient derrière des horizons nouveaux.

 

Prof-vérité, comme un mage, étendit les bras sur mon ombre, tandis que montait en moi la lente et douce mélopée de la quiétude suprême.

 

                                                                                                    °°°°°°°°

 

HYMNE A L’HARMONIEUX

 

Mes flambeaux de ciel

Ont hanté mes autels,

Les grands feux de mes soirs

Se sont couverts de velours noir

 

Mes pépites de printemps

S’étaient enivrées d’émeraudes.

Les nénuphars de mes étangs

S’étaient perdus dans mes mers chaudes.

 

Mes chants de cigales

S’étaient élevés dans mes gazons.

Mes paons de fleurs en éventail

Chantaient l’aubade aux horizons.

 

J’ai vu le cœur d’une hirondelle

Qui palpitait au creux du jour

J’ai su qu’elle était la plus belle

Car elle chantait très haut l’amour.

 

 J’ai vu les yeux humides des faons

Tout attendris sur des berceaux.

J’ai vu le loup si repentant

Qu’il se couchait près d’un agneau.

 

Symphonie de l’harmonieux,

Aubade des poètes heureux,

Matin de printemps

Au cœur des amants.

 

Symphonie de l’harmonieux,

Joie des âmes pures,

Tendre sourire de la rosée

Dans le bleu des azurs.

 

Symphonie de l’harmonieux

Perle-rire des enfants

Dans la source et son chant.

Songe d’ange et des cieux.

 

Symphonie des infinis,

Symphonie des êtres,

Symphonie des mélodies,

Symphonie du rêve,

Symphonie des murmures,

Symphonie des souffles,

Symphonie de l’harmonieux.

 

°°°°°°°°°

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07/01/2009

Darwin - Cohérence et déduction

Modeste Toulemonde cherche à comprendre : Partie 6 :  Darwin - Cohérence et Déduction.  Parties précédentes :  (1) E=mc²  (2) D’où vient la vie ?  (3) Infini et  Éternité  (4) Les grands Initiés et le fondamental  (5)  Illusion et  Intelligence.

 

Dans la partie précédente, nous avons abordé ce « long  calvaire des êtres vivants » pour en arriver à ces quelques descendants de « l’homo sapiens »  bénéficiant des avantages des «privilégiés» de civilisations avancées que nous sommes.

 

Nous avons disserté sur « la pensée ».  Comment s’est-elle laborieusement développée chez l’homme pour aboutir aux prouesses intellectuelles des grands penseurs, découvreurs et autres génies du genre humain ?

 

.Une fois de plus, nous nous sommes interrogés sur l’origine de ce processus de construction intellectuelle :  est-elle d’origine divine , « l’Être Supérieur » que révèle toutes les religions ou tout simplement une faculté dominante développée par l’être humain ?

 

Nous allons célébrer le 12 février 2009 la date anniversaire de la naissance, il y a deux cents ans, du génial Darwin.  A cette occasion, le monde intellectuel va s’interroger sur la portée de ses découvertes qui ont apporté une réponse scientifique indiscutable quant aux origines de la vie sur notre planète.

 

Darwin vécut dans un environnement scientifique privilégié :  père médecin intelligent et grand père naturaliste.  D’abord croyant, bien que d’un milieu en majorité non conformiste (père, grand-père et frère libre-penseur) il ne doutait pas de la vérité littérale de la Bible et commencera la théologie anglicane à Cambridge.

 

Cependant, ce furent les observations retirées de son célèbre voyage de cinq ans sur le « Beagle », parti pour cartographier la côte d’Amérique du sud, qui révolutionnèrent ses conceptions philosophiques.

 

Ce voyage lui permit d’étudier les fossiles et la faune de ces régions, notamment ceux des grands tatous (diminution de la taille de l’espèce, première hypothèse évolutionniste).  Ensuite en 1835, aux îles Galapagos, il constatera que plusieurs espèces présentaient des différences importantes suivant leur lieu d’habitat comme la forme du bec des pinsons adaptée à la nourriture suivant le type de graine trouvé, plus tendre ou plus dure.

 

Revenu au pays en 1836, Darwin devint une célébrité scientifique grâce surtout à son père qui rassembla les fonds lui permettant de devenir un homme de science indépendant.  Pendant cette période précédant la publication de son célèbre ouvrage « Origine des espèces », il rassembla une abondante documentation et des arguments scientifiquement probants étayant sa thèse, bouleversant celles des créationnistes majoritaires à l’époque.

 

 Les milieux religieux s’élevant avec vigueur contre ses théories, il subira avec courage leurs sarcasmes et les caricatures de la presse qui le présentaient sous la forme d’un singe. Il était cependant soutenu par les milieux scientifiques.  Tolérant, il laissera à sa propre épouse, anglicane très croyante,  la liberté de ses choix philosophiques. 

 

Darwin exposera dans l’introduction de son fameux livre « Origine des espèces », publié le 22 novembre 1859 une longue argumentation défendant sa théorie de l’évolution.  Prudent, étant donné le « tollé » que sa théorie suscitait dans les milieux croyants,  il évita d’utiliser le mot « évolution » dans son texte de présentation qu’il rédigea habilement comme suit :

 

« Comme il naît beaucoup plus d'individus de chaque espèce qu'il n'en peut survivre, et que, par conséquent, il se produit souvent une lutte pour la vie, il s'ensuit que tout être, s'il varie, même légèrement, d'une manière qui lui est profitable, dans les conditions complexes et quelquefois variables de la vie, aura une meilleure chance pour survivre et ainsi se retrouvera choisi d'une façon naturelle. En raison du principe dominant de l'hérédité, toute variété ainsi choisie aura tendance à se multiplier sous sa forme nouvelle et modifiée. »

 

A titre documentaire, voici quelques exemples d’indices morphologiques de parenté entre les espèces (extrait de Wikipédia - évolution) :

 

- Les baleines, animaux adaptés à la vie aquatique gardent une trace de leurs ancêtres quadrupèdes par la présence d'os vestigials correspondant au bassin(ceinture pelvienne) ;

- Il y a des vestiges de pattes chez certains serpents (boas);

- En observant l'aile d'un oiseau ou d'une chauve-souris, on retrouve aisément la structure osseuse du membre antérieur de tout tétrapode ;

- les défenses à croissance continue des éléphants sont en fait homologues des incisives des autres mammifères, dont l'homme ;

- les appendices masticateurs des arthropodes sont à l'origine des appendices locomoteurs réduits (il en va de même apparemment pour les Onychophores) ;

-  les membres des tétrapodes proviennent des nageoires de poissons ;

- dans le monde végétal, la présence d'une double membrane autour des plastes et la présence d'un ADN circulaire à l'intérieur de ceux ci trahissent une origine endosymbiotique procaryote.

 

Il est intéressant aussi de reproduire un exemple d’évolution à l’échelle du temps humain que des scientifiques ont permis de réaliser : le lézard Podarcis sicula. (extrait de Wikipédia - évolution)

 

Introduit en 1971 par l'équipe du professeur Eviatar Nevo sur l'île dalmate de Prod Mrcaru en mer Adriatique, le lézard Podarcis sicula connu en France sous le nom de « lézard des ruines », y a été abandonné à lui-même durant près de quatre décennies, l'accès à l'île ayant été interdit par les autorités yougoslaves, puis par les conflits liés à l'éclatement de ce pays. En 2004, une équipe scientifique dirigée par Duncan Irschick et Anthony Herrel put revenir sur l'île et découvrit que Podarcis sicula avait évolué en 36 ans, soit environ trente générations, de façon très significative. Le lézard a grandi, sa mâchoire est devenue plus puissante, et surtout il a changé de régime alimentaire : d'insectivore il est devenu herbivore, et des valves sécales sont apparues au niveau des intestins, ce qui lui permet de digérer les herbes... Cette découverte confirme, s'il en était encore besoin, que l'évolution n'est pas une théorie parmi d'autres, mais un phénomène biologique concrètement observable, et pas seulement chez les virus, les bactéries ou les espèces domestiquées.

 

Voir aussi sur la toile : TPE : la théorie de l’évolution, synthèse intelligemment construite par des élèves d’un établissement de Bordeaux, donnant une vue radiographique, spectaculaire et convaincante, de la ressemblance d’un membre antérieur de mammifères aussi différents que ne le sont l’humain, le chat, la baleine (membre inutilisé) ou la chauve-souris.

 

D’autre part, ces mêmes auteurs signalent que Darwin a choisi d’invoquer la sélection artificielle pour illustrer la puissance de la sélection en tant que force évolutive, c’est-à-dire l’élevage par les Humains. Au fil des générations, les Humains ont modifié certaines espèces en sélectionnant des géniteurs ayant  les caractères souhaités. Les plantes et les animaux dont nous nous servons pour nous nourrir n’ont que très peu de ressemblances avec leurs ancêtres sauvages. Les animaux de compagnie montrent particulièrement bien les effets de la sélection naturelle, en effet ceux-ci ayant été élevés pour des raisons plus proches de la fantaisie que de l’utilité. (Darwin lui-même consacra la première partie d’un grand livre – deux volumes publiés – non terminé, cette première partie étant consacrée à « La variation des animaux et des plantes sous l’action de la domestication »)

 

S’avançant plus loin dans ses conclusions, il développa des idées selon lesquelles chez l’homme l’esprit et les cultures ont été élaborés  par la sélection naturelle et sexuelle

 

Aujourd’hui, le darwinisme est admis par toute la communauté scientifique, même si certains détails de la sélection naturelle font encore l’objet de débats. Depuis Darwin, les découvertes en biologie moléculaire ou embryologie ont totalement corroboré les intuitions géniales de Darwin. °Guy Duplat – Libre Belgique du 27/28 décembre 2008°

 

Il y a trente ans, Jacques Monod, en écrivant  « Le hasard et la nécessité » expliquait par les dernières découvertes de la biologie moléculaire l’évolution des espèces et le rôle du hasard dans leurs transformations. °ibidem°

 

Suivant le mot de Laplace, la science n’avait pas besoin de l’hypothèse de Dieu pour expliquer la variété du vivant, y compris l’homme.  °ibidem°

 

Presque chaque jour, on peut voir une des preuves du darwinisme dans la manière avec laquelle les virus et les microbes mutant au hasard, s’adaptent pour mieux résister aux antibiotiques. °ibidem° (surtout dans les hôpitaux).

 

Teilhard de Chardin dont on ne peut douter de la foi chrétienne profonde disait à propos de la théorie de l’évolution qu’elle n’est pas un système  ou une hypothèse mais elle est  « bien plus que cela, une condition générale à la quelle doivent se plier et satisfaire désormais, pour être pensables et vrais, toutes les théories, toutes les hypothèses, tous les systèmes » (rapporté par Guy Duplat de La Libre Belgique tiré d’un entretien avec Jacques Reisse professeur émérite de l’Université libre de Bruxelles et membre de l’Académie Royale de Belgique).

 

On ne peut s’empêcher de noter l’embarras des scientifiques chrétiens et notamment de Bernard Feltz, biologiste, docteur en philosophie et doyen de la faculté de philosophie à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve qui lors d’un entretien avec Guy Duplat de la Libre Belgique plaidait  que

 « l’athéisme méthodologique de la démarche scientifique est parfaitement compatible avec une position théiste éventuelle sur le plan des significations. On peut être scientifique et croyant pour peu qu’on respecte la frontière entre le registre du savoir et celui des significations. »

 

Pour le « Monsieur Toulemonde » que je suis, qui ne s’embarrasse pas de ces subtilités « jésuitiques », les évidences multiples dont je n’ai fait qu’évoquer certains aspects, me suffisent pour affirmer  un athéisme de conviction.

 

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Nous avons vu que « l’être humain », péniblement de génération en génération, a amélioré son intelligence jusqu’à atteindre les performances de ses cerveaux les plus brillants.

 

L’intelligence a franchi des étapes longues et ardues avant de se développer et de parvenir à des niveaux insoupçonnés surtout depuis que les découvreurs n’agissent plus seuls et sont en permanence en contact les uns avec les autres par tous les moyens de transmission dont Internet et la toile.

 

Il est vraisemblable qu’un phénomène de mutation (vraisemblablement accidentel par la voie du hasard) a eu lieu, il y a peut-être plusieurs centaines de milliers d’années, apportant à l’homme en puissance la possibilité de développer son cerveau.

 

Cet accident aussi aléatoire que ne le fut la vie a donné à l’être humain existant actuellement sur notre planète, le potentiel cérébral nécessaire pour atteindre, en tous cas dans sa descendances, les plus hautes performances cérébrales.

 

Le Boshiman est un chasseur-ceuilleur qui est quasiment resté au stade primitif des premiers humanoïdes.  Transféré dans un milieu jouissant de la culture d’une civilisation avancée, il développera tôt ou tard par nécessité le potentiel d’intelligence, non utilisé dans son environnement antérieur.

 

Cette faculté semble tellement inhérente à notre entité humaine, que nous en oublions le « lent et accidentel processus d’évolution » qui a amené certains humains à développer l’outil précieux de l’intelligence dont les limites sont incommensurables.

 

Dans le chant qui suit, j’ai tenu à marquer un  temps d’arrêt pour mieux souligner cette importante faculté de cohérence et de déduction que tout homme cultivé utilise instinctivement d’une manière performante dès qu’il se trouve face à un problème quelconque, sans réaliser la prouesse cérébrale qu’il accomplit.

 

 

HARMONIE DE LA COHERENCE ET DE LA DEDUCTION.

 

Des brumes lourdes noyant ta pensée

Surgissent les timides lucioles

De tes premiers chants et de tes paroles

Que tu lançais le soir, à la veillée.

 

A la gloire des dieux que tu implores,

Tu créeras des tracés bénéfiques

Pour te garder du prédit maléfique

Qui annonçait ton destin et ta mort.

 

Tes refrains se sont alanguis au cœur

Des poètes pour bien chanter l’amour.

Ta raison, chaleureuse douce sœur

Des âmes tristes, s’est bercée de jour.

 

Du grand livre des mondes infinis

Une page de temps s’est échappée

En gémissant sa triste mélopée

D’invocations pour cœurs démunis.

 

Lancinant murmure de la logique,

Lente incantation mathématique,

Ballet des formes et projections,

Refrain de signes et des relations

 

 

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La cohérence est par définition le rapport logique entre des idées.  Il ne suffit donc pas que l’intelligence émette des idées, crée des concepts,  il faut encore que ceux-ci provoquent un développement logique. D’où l’importance de la cohérence dans une construction qui se veut progressive.

 

Pour être cohérente, une pensée doit être le résultat d’un processus résultant de la connaissance.  Cette connaissance comporte un apprentissage antérieur aboutissant au langage, transmis ensuite par l’écriture. 

 

De rudimentaire, celui-ci devient très élaboré afin d’exprimer des nuances qui permettront de pousser au plus loin une faculté qui s’est particulièrement développée chez l’être intellectuel : le raisonnement.

 

Le raisonnement doit être bien structuré pour être cohérent.  Il s’agit d’un mécanisme mis en place par l’éducation, l’instruction et l’expérience.  L’être humain a généralement besoin d’une petite vingtaine d’années pour maîtriser valablement cette faculté.

 

La déduction est une fonction de l’intelligence.  La déduction déclenche le raisonnement et le raisonnement déclenche la déduction.  Le raisonnement est un processus complexe de l’intelligence qui cherche à construire par la pensée la solution à un problème posé.

 

Comment la déduction et le raisonnement se sont-ils développés dans le cerveau humain ?  On peut affirmer que les plantes ne raisonnent pas et  les animaux non plus. Ils posent cependant des actes et se comportent comme des êtres intelligents.

 

On pourrait dire qu’ils déduisent mécaniquement comme un ordinateur programmé : ils n’inventent pas individuellement comme l’homme. S’ils le font, c’est par accident fortuit qui peut s’inscrire dans leur mémoire génétique et celle de leurs descendants et avec la patience du temps être à la base d’une modification de comportement ou préparer une mutation.

 

Certains animaux placés dans des contextes particuliers ont des comportements intelligents.  Les animaux domestiques, surtout ceux qui vivent en symbiose avec l’être humain, comme le cheval, le chien et le chat ont des comportements dit intelligents : ils arrivent à déduire, à prendre des options « intelligentes » ou « embryonnairement  intelligentes ».  Tout observateur attentif du comportement des animaux domestiques a pu vérifier par lui-même ce phénomène.

 

Que penser de tout cela ?  Nous nous permettrons de développer une théorie en portant notre réflexion sur le long processus de développement du cerveau humain vers l’intelligence qui nous amènera à conclure que l’intelligence est un aboutissement logique du phénomène évolutif de l’ « homo sapiens » placé dans son contexte environnemental. 

 

Elle est en puissance dans la matière comme la cellule, l’atome, les quarks et l’énergie, comme est présente également la vie.  Mais ce n’est pas parce qu’elle est en puissance qu’immanquablement elle se manifestera car l’éclosion de l’intelligence est soumise à  des conditions aussi ténues que celles qui ont présidé à l’éclosion de la vie. 

 

Comment l’être humain est-il devenu intelligent ?  Essayons de remonter aux sources de ce long processus.  Cela a dû commencer quand le premier primate (ou son ancêtre) s’est servi de ses pattes avant pour cueillir un fruit au lieu de le ramasser ou de l’attraper avec la gueule. 

 

Ses descendants ont perfectionné le système en développant leurs doigts pour en faire des outils préhensiles, et puis de mutation en mutation sont devenus d’agiles escaladeurs  de grands arbres.  Ils ont développé de grands et longs bras, des mains et des doigts puissants et habiles :  ils se préparaient  à devenir les ancêtres des humains. 

 

Rappelons nos propos précédents : les grands changements climatiques dus à la fracture du Rift Valley, la désertification des forêts sahariennes et autres misères dont furent gratifiés nos ancêtres arboricoles ont complètement modifié leur biotope :  les arbres sont devenus rares et la savane s’est développée,  les laissant à la merci des grands fauves. (Voir plus loin théorie contestée)

 

Modification aussi des habitudes alimentaires : de frugivores ils deviennent  carnivores, disons plutôt charognards car ils furent d’abord incapables de chasser et de tuer.  Les malheureux  se contentaient des restes abandonnés par les fauves, du moins dans un premier temps ;   par la suite, les plus évolués se sont groupés en bandes d’un certain nombre d’individus, pas plus de vingt à trente pour être efficace.  Ces groupes ont commencé à chasser, les animaux blessés ou les jeunes d’abord  et puis ceux qu’ils attrapaient par ruse et par traque. 

 

C’est donc ce groupe de misérables qui s’est trouvé séparé de son milieu  normal qui deviendra  l’ancêtre probable du  maître absolu de sa planète parce que les circonstances l’ont poussé à l’adaptation pour survivre. 

 

L’ancêtre de l’homme a probablement adopté la position debout parce qu’il avait besoin de ses membres avant pour transporter les morceaux qu’il dérobait aux charognards, mieux outillés  (crocs ou becs et serres) que lui pour arracher les morceaux aux nombreux concurrents qui lui disputaient les restes.

 

La position debout et l’utilisation des bras fut pour l’être humain le début de son évolution vers l’intelligence.  L’étape suivante fut l’association des individus pour traquer les animaux blessés. Certains auteurs pensent aussi que la position debout met davantage le corps à l’abri des rayons du soleil.

 

Les bras, les mains et les doigts devinrent des auxiliaires précieux que les hommes perfectionnèrent de génération en génération.  Le développement de l’intelligence allait de pair avec l’habileté manuelle.

 

L’être humain était tellement fragile que ce fut vraiment par miracle qu’il put résister à un environnement aussi hostile. Il n’en fallut sans doute que quelques-uns qui se cachèrent et vécurent misérablement, adaptant leur digestion et leur organisme aux nourritures les plus diverses et les plus difficiles.  Ce long calvaire fut la meilleure école de l’homme qui n’avait que sa ruse naissante comme seule arme.

 

Les solitaires, même les plus forts, disparurent vraisemblablement.  Seules les bandes qui s’organisèrent furent mieux armées pour affronter les aléas d’un milieu particulièrement inadapté à leur condition. Difficilement, ces bandes affrontèrent les innombrables dangers qui les environnaient et les guettaient.  Plus que jamais, l’homme utilisait ses deux bras qui devenaient les outils indispensables à sa survie.

 

La première manifestation intelligente de l’homme fut sans doute l’utilisation d’un auxiliaire matériel : d’abord un bout de bois pour prolonger le bras.  Comme dans toutes les évolutions de la vie, tout se passa avec lenteur, patiemment, difficilement.  Le geste fut d’abord accidentel, puis se répandit de groupe en groupe, de génération en génération. 

 

Ces premiers balbutiements de l’intelligence furent sans doute suivis d’autres qui apportèrent à l’homme les moyens de compenser sa vulnérabilité.  Cet animal au corps fragile, sans aucune défense, sans armes ni protections naturelles, vécut un pénible et long parcours, se cachant le jour, dérobant quelques piètres nourritures la nuit.

 

Si je me suis étendu si longuement au risque de lasser,  c’est dans le but intentionnel de marquer et d’insister sur la longue, l’impitoyable et indomptable persévérance du temps grâce à laquelle nous sommes là. 

 

 

D’autre part, il est important de signaler que la théorie que je viens de développer a été mise à mal par la découverte en 2002 de Toumaï à 2500 km. à l’ouest du Rift, dans le désert du Djourab au Tchad.  Cependant, le modèle que je me suis plu à développer en m’inspirant de la théorie défendue par Yves Coppens reste valable quant aux effets de l’isolement de petits groupes et l’apparition de la bipédie.

 

Que mon patient lecteur m’excuse de ces détours et redites,  mais je tenais à souligner l’événement important que fut, pour nous, cette mutation du quadrupède frugivore arboricole au bipède omnivore intelligent que nous sommes devenus.

 

Les survivants de ce long calvaire ne durent leur salut qu’au développement d’une adresse manuelle que leur intelligence naissante rendait toujours plus efficace. 

 

C’est ici qu’il faut introduire l’événement le plus important qui s’est produit sur notre planète après la vie, il y a probablement plusieurs centaines de milliers d’années : l’émergence de l’intelligence raisonnée.

 

Cette faculté fut d’abord cérébrale, pensée en image.  Elle fut ensuite traduite en parole grâce à la précision d’un vocabulaire qui se créa dans les groupes pour transmettre des informations, mais aussi des concepts, primaires d’abord, de plus en plus évolués ensuite.   Ces « trouvailles » transmises entre individus favoriseront le dialogue et la contestation, facteurs du progrès.

 

Il est important aussi de souligner que l’homme est avant tout solidaire.  Si la déduction fut d’abord le fait d’un penseur qui agira seul d’une manière  raisonnée, il transmettra ensuite son savoir à des disciples, des écoles, voire maintenant à l’humanité entière par la voie des publications, les chaires des universités et même vulgarisée par transmission hertzienne ou câblée (radio-télévision-internet) .

 

 

 

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