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25/02/2017

EXISTER (25 février 2017)

EXISTER  !  ?   (25 février 2017)

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---

Seront notés en couleur les commentaires complétant, confirmant ou contredisant des passages de ce travail, en remerciant ceux qui voudront bien prendre cette peine. Cliquer sur commentaires en bas juste avant les tags

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Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 25 février 2017

(Le chapitre 11 est nouveau et figure en bleu)

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LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

  1.  1.- Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

  1. 2.-Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète. 

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

  1. 3.- Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

  4.- Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.1

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète. --- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. --- D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

  1. 5.- L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

  1. 6.- Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

7.- L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant constituées de sons exprimés en tons égaux « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

8.- La sédentarité.

8.1 - Les hominiens n’avaient évolué qu’en s’associant en petites bandes, conduites par un plus fort ou plus expérimenté par l’âge. --- La découverte du feu fut un facteur essentiel de progrès tant pour l’alimentation que pour leur défense et leur confort. --- Les aliments cuits, d’abord des viandes et ensuite des végétaux leur permirent d’en améliorer le goût, de les conserver et de mieux les digérer. ---

8.2 – Ils découvrirent l’élevage en capturant de jeunes animaux et en domestiquant quelques-uns, ce qui leur fit rapidement comprendre les avantages de la sédentarité. --- Les troupeaux étaient plus facilement gardés, parqués dans des enclos de branchage. --- Ils élèveront aussi de jeunes loups qui apprendrons à rassembler les troupeaux dans les pâturages et qui devinrent de bons gardiens qui les défendaient des agresseurs. ---

8.3 – la sédentarité leur apportait beaucoup d’avantages : 1.- la domestication de nombreux animaux s’étaient améliorée par l’élevage (chèvres, moutons, vaches ou autres ruminants, animaux de bassecour et porc sauvage devenu le plus important dans l’alimentation) 2. - la culture de plantes sauvages sélectionnées.  3. - La sélection et le temps les firent mutés en viandes raffinées et en   légumes et fruits de table. ---

8.4 -  Ces anciens chasseurs, sédentarisés dans les meilleurs endroits de production et à proximité d’un cours d’eau, se regroupèrent en hameaux, en réalisant les avantages de l’associativité qui permettait de diversifier les tâches et d’augmenter le confort. --- Un « vieux » réglait les conflits et donnaient des conseils aux plus jeunes. ---

8.5 -  En grossissant, ces hameaux devinrent des villages avec tous les problèmes inhérents à l’égoïsme humain. --- Une organisation plus contraignante fut mise en place avec une hiérarchie dans le pouvoir. ---

8.6 -  D’autre part, les récalcitrants furent exclus de la communauté et forcés de vivre de rapines prélevées dans les champs et sur les troupeaux. --- ils s’associèrent en bandes belliqueuses qui s’affrontaient durement, développant leurs qualités musculaires avec un chef respecté pour sa force physique et son autorité. ---

9.- Les potentats et la monnaie.

9.1 – Ces bandes guerrières s’emparèrent du pouvoir dans les cités et imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou imposer des services. --- Ce furent les premiers impôts et les prémices de l’esclavage. ---

9.2 – Avec le temps, ces villages devinrent des villes et des états nécessitant une organisation contraignante basée, en général, sur la dictature exercée par des potentats qui ont imposé leurs lois par la force. --- L’histoire nous a rapporté que, à la tête de la plupart des états, des chefs de bande se sont imposés par les armes et se sont enrichis au détriment des populations, dites laborieuses. ---

9.3 -  Certains de ces potentats, pour mieux asseoir leur autorité, se sont arrogés une autorité de source divine. --- La plupart ont assis leur pouvoir sur la croyance en un ou des êtres supérieurs tout puissant dont ils sont l’émanation ou la représentation. ---

9.4 – Les vaincus des guerres furent souvent réduits à l’esclavage. --- Suivant Montesquieu « l’esclavage proprement dit est l’établissement d’un droit tellement propre à un autre homme, qu’il est le maître absolu de sa vie et de ses biens ». --- Il est réduit à l’état de chose dont on dispose à sa fantaisie. --- La plupart des peuples vaincus ont subi ce sort. ---

9.5 – L’exemple d’esclavagisme le plus récent de l’histoire moderne ne date pas de longtemps. --- La traite des noirs d’Afrique qui étaient vendus et considéré comme un animal domestique ne fut abolie qu’en 1865 après la victoire du général Grant sur le général Lee. --- La guerre entre les états abolitionnistes et les « esclavagistes » qui avait fait sécession, dura quatre ans. ---

9.6 -  Il est intéressant de signaler : 1.- Les abolitionnistes comptaient à l’entrée de la guerre une population de 22 millions d’habitants et leurs adversaires 9,1 millions (des fermiers ou exploitants agricoles) qui utilisaient 3,5 millions d’esclaves noirs.  2.- La victoire des abolitionnistes est due à sa puissance industrielle et à son réseau ferroviaire qui permettaient un déplacement efficace des troupes 3. Cette guerre permit aux États-Unis, origine du nom, de constituer l’état puissant qui est actuellement maître du monde 4. - Le nombre de victimes dans ce conflit (624000 tués et 500.000 blessés) est le plus important de l’histoire des États-Unis et dépasse même celui des victimes des guerres auxquelles ils avaient participé, y compris celle de 40-45.

10.– Les croyances et les religions.

10.1 – Comme dit précédemment, les hommes, dès qu’ils ont pensé valablement en cherchant le pourquoi des événements dont ils n’étaient pas maître, ont levé les yeux vers ce ciel qui conditionnait leur existence : soleil, pluie, orage, tonnerre, vent, éclairs, nuages, étoiles. ---  

10.2 -   La constatation de ces phénomènes les ont amenés à en rechercher la cause qu’ils attribuèrent à l’action de puissances extérieures. --- Ce fut d’abord le soleil qui se levait et se couchait en rythmant leur existence en jour et nuit et dont la présence apportait joie et bien-être. --- Ce fut, ensuite, la crainte et l’angoisse que leur causait l’apparition de phénomènes liés à l’action de l’eau qui tombait en pluie depuis les nuages, du vent, des éclairs accompagnés de tonnerre et aussi du grand mystère du firmament s’étendant sur leurs têtes, piqué d’innombrables étoiles. ---

10.3 - Le milieu arboricole dont il provenait en avait fait des êtres craintifs échappant,  par leur agilité et leurs membres allongés, aux fauves qui les traquaient. --- Leur migration vers des espaces peu arborés les rendit vulnérables. --- Ils devinrent, en grand nombre, une proie facile et se nourrissaient, à la sauvette, des maigres restes que leur laissaient les charognards. --- Frugivores et insectivores, ils avaient développé leurs membres avant et leurs doigts pour permettre la préhension de leur nourriture. --- Ce fut le début de l’utilisation manuelle des membres avant qui leur permettaient  de mieux tenir les restes (carcasses ou os) ou pour s’échapper d’un danger en maintenant les restes avec un bras. ---

10.4 -  Les quelques survivants de ces périodes de transition mutèrent vers des espèces plus performantes physiquement et intellectuellement pour s’imposer à leurs agresseurs. --- Ils développèrent la station debout qui libérait les mains. --- Ce furent les premières avancées permettant la création matérielle d’objet de confort, d’utilité ménagère ou de progrès. --- Cette mutation fut les prémices de celle qui aboutira aux avancées actuelles de la science et des techniques les plus sophistiquées. --- L’utilisation exclusive des mains favorisa la mutation de la fonction préhensile des membres arrières vers celle de la marche. --- La plante des pieds se rapprocha de celle des plantigrades (ours)

10.5 – L’intelligence, d’abord primaire s’affina dans la pensée et provoqua le questionnement sur l’existence et sur les forces dont ils étaient tributaires. --- La pensée s’exprima d’abord par des signes et par l’amélioration des grognements de satisfaction des primates. --- Cette réaction gutturale s’affinera en langage provoquant la mutation du larynx et du pharynx en organe de sons, chantés d’abord et ensuite exprimés par la voix en sons plus bas et  plus uniforme. ---La nécessité de communiquer perfectionna la parole diversifiée en vocabulaires de plus en plus sophistiqué pour créer un langage usuel exprimant le concret d’abord et abstrait ensuite en affinant la pensée dans l’abstraction. ---

10.6 -  L’évolution d’une société  ainsi créée et évoluée,  provoqua le regroupement en petites unités, dirigées par des anciens ou des sages, pour progresser ensuite vers des unités plus grandes : villages, villes, pays. ---

10.7 – Les opportunistes ou les exclus de la vie organisée, comme détaillé plus avant (exclusion des bourgades), s’imposèrent par la force et leurs meneurs s’arrogèrent des pouvoirs régaliens leur imposant une charge en biens ou monnaies d’échange de plus en plus lourde, ce qui conduisit les populations à l’esclavage et à la misère.

10.8 – L’histoire nous rapporte que les croyances et les religions sont nées de la nécessité intellectuelle des humains à rechercher, dans les phénomènes naturels ou spatiaux, les raisons de leur existence, qu’ils attribuaient à des forces supérieures qu’ils ne pouvaient contrôler. ---

10.9 -  Cette quête d’une réponse à cette interrogation primordiale, amena ces premiers animaux évolués, dès que la pensée devint intelligente, à rechercher ces puissances occultes dans ce qu’ils ne comprenaient pas et dans les mystères de la nature. Ce fut ainsi qu’ils implorèrent ces « puissances » de leur accorder des faveurs ou d’éloigner les dangers naturels. --- La vie en société leur avait appris que rien ne se faisant gratuitement, il fallait « offrir » en biens ou en monnaies d’échange la réalisation de ces demandes avec l’espoir de les voir « exaucées ». ---

10.10 – Les petites unités développèrent leurs échanges ce qui favorisa le progrès et incita ceux qui avaient amélioré le confort ou fait des découvertes utiles à la société, de bénéficier d’avantages particuliers qui en incitèrent d’autres à les imiter. --- C’est ainsi qu’apparurent les chercheurs et les savants qui firent école de disciples, développant ce qui fut appelé le « progrès ». ---

11.- L’esclavagisme et l’abolition.

11.1 - Le terme esclavage vient du grec médiéval « sklavini . --- Les romains désignaient cette condition par le terme « servus » qui ont donné les mots : servile, servilité, serf, service et serviteur.

11.2 – Les bandes guerrières qui s’étaient emparés du pouvoir dans les cités, imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou d’imposer des services. --- Ce furent les prémices de l’esclavage et les premiers impôts. ---

11.3 – L’esclave est un individu privé de sa liberté, ce sera un instrument économique, une chose dont le maître dispose à sa guise. --- La privation de liberté existe depuis que les « vainqueurs » ont utilisé des vaincus à leur convenance. --- Elle date de l’époque des premières sociétés humaines, quand les bandes armées se sont emparés des hameaux par la force, y ont imposé leurs lois et soumis les habitants soit à les servir et à les enrichir, soit en les obligeant à fournir une partie des fruits de leur labeur ou aussi en les privant de liberté et en disposant d’eux comme un animal domestique ou un « outil animé » comme disait Aristote. ---

11.4 -Il faut remonter loin dans l’histoire de l’homme pour retrouver des traces de cette pratique « inhumaine ». --- Ce furent vraisemblablement des « prisonnier de guerre » qui deviendront des instruments de développement économique ou de confort ménager--- De grandes réalisations nécessitèrent de gros moyens, tels l’utilisation de prisonniers-esclave. ---

11.5 – l’esclavage, d’abord des vaincus de guerres, devint ensuite une pratique pour prélever, par la force, de la main d’œuvre dans des pays voisins.  Cette utilisation forcée de l’homme fera toujours partie des mœurs humaines, qu’elle soit ouverte par l’exploitation économique des travailleurs ou qu’elle soit clandestine par un labeur forcé imposé par un maître qui les a « exportés » depuis leur pays d’origine. ---

11.6 - Il y a trois siècles, certains pays du continent américain ont prélevé de la main d’œuvre noire dans les pays côtiers de l’Afrique. --- Ge fut fait dans des conditions inhumaines, appelées « traite des nègres ». --- « la marchandise » était amassée dans les cales des bateaux de « négriers » dans lequel les plus fragiles périssaient. --- Cette « sélection » valorisait la marchandise et permettait une concurrence et un marchandage rémunérateur --- Il contribua au développement économique des régions agricoles dont les surfaces exploitables nécessitaient une main-d’œuvre importante pour être rentable. ---

11.7 - Cette pratique fut remise en question lors du développement industriel des états du nord, les « terriens » du sud restant attaché à l’utilisation de la main d’œuvre humaine. Il fallut la guerre de Sécession, l’avènement d’Abraham Lincoln, en 1865, et l’abolition de l’esclavage, date historique de « fédéralisme » qui  permit de faire naître la plus puissante nation économique de la planète. ---

11.8 –  Il existe des formes de travail forcé dite esclavage moderne : le proxénétisme (prostitution forcée) – le travail clandestin – le travail des enfants –  les enfants soldats. ---

11.9 – Cependant, il existe encore des cas d’esclavage de « prisonniers » par la force (Soudan et au Pakistan, les chrétiens vendus aux musulmans et en Mauritanie les musulmans esclaves d’autres musulmans). ---

11.10 – L’esclavage humain est aboli par toutes les grandes institutions (Convention européenne des droits de l’homme, Déclaration universelle des droits de l’homme, convention de l’ONU à Genève en 1926). ---

11.11 – En France, le premier qui affranchi les serfs en 1315, fut Louis X. /--- Après la révolution, en 1790, l’Assemblée Nationale décrètera la légalité de l’esclavage et ne la supprimera qu’en 1794, après l’insurrection d’esclaves dans les colonies. --- Napoléon Bonaparte rétablira l’esclavage en 1802, sous l’influence de divers traités. --- Il l’abolira, lors de son règne de 100 jours, en 1815, pour se concilier la Grande Bretagne. ---

11.11 – Dès que les hommes se sont rassemblés en société et ont été dominé par les plus forts, il s’est établi une hiérarchie des plus musclés ou des plus intelligents qui ont imposé leurs lois aux autres. --- Cette « masse » contrôlable et soumise aux plus forts a existé jusqu’à l’instauration de droit de vote qui lui permet de donner du pouvoir à des représentants qui sont éligibles périodiquement. --- Certains dictateur parviennent à contrôler les résultats en leur faveur. ---

11.12 – Dans le monde, l’esclavage ne fut réellement aboli qu’à partir de 1823 par le Chili. Dans les autres états, cette abolition s’échelonna jusqu’il y a peu en 1992 au Pakistan. --- Les colonies continuèrent à le pratiquer sous la forme de « travail forcé ». --- L’esclavage ne fut réellement aboli dans les grands pays qu’en 1833 en Angleterre, en 1865 aux États-Unis (guerre de sécession), en 1910 en chine (effective en 1949), en 1962 en Arabie Saoudite, en Tunisie en 1846, au Tibet en 1950, au Népal en 1926, en 1888 au Brésil,. --- Cependant ces traités ne furent que partiellement respectés et l’esclavage fut pratiqué notamment dans les pays coloniaux français sous forme clandestine  ---

11.13 - Reconnaissances officielles : 2001 en France, reconnaissance de la traite des esclaves comme crime contre l’humanité – 2004 année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de  son abolition (ONU) – 2005 journée internationale pour l’abolition de l’esclavage. ---

11.14 – Si l’esclavage sous sa forme sociale a pratiquement été supprimé à notre époque. --- Il faut cependant tenir compte des formes sociales de dépendance pratiquée par certaines classes de « bien nantis » ou d’employeurs qui exercent sur leurs subordonnés une pression telle que ceux-ci perdent leur liberté sociale. --- Ces esclaves modernes connaissent la même terreur des « patrons » qui menacent constamment leurs subordonnés non qualifiés ou clandestins qu’ils « exploitent » : la perte d’un salaire minable les terrorise et les rendent dépendant à n’importe quelles conditions. --- Ces « négriers » exigent une rentabilité maximale et des prestations non rémunérées à la limite du supportable. --- 

11.15– Il faut cependant mettre en cause notre système économique de libre échange qui force certains employeurs de nos pays et des pays sous-développés à pratiquer des prix bas pour conserver une rentabilité suffisante. ---

11.16 – D’autre part, hypocritement, nous fermons les yeux sur cette injustice permanente de nos sociétés qui contribuent à leur confort en pratiquant des prix minables au préjudice des peuples pauvres. --- Certains médias et les œuvres sociales ne cessent de nous faire prendre conscience de cet état de chose. --- Au lieu de nous plaindre de la « vie chère », nous devrions prendre conscience de cette « injustice » qui contribue au confort dans nos assiettes, nos loisirs, notre santé et l’éducation de nos enfants. --- Comme disait mon patron : « On se plaint, la gueule pleine ».

 

A SUIVRE

 

 

 

15/06/2010

Ch. 25 e - Apparitions (suite de l'étude)

&quo

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite) Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 25 e - Apparitions (suite de l'étude)

 

{23} Avant de clore cet important passage de mon travail sur les apparitions de Beauraing, il me reste à mentionner l’essentiel de ce que j’ai retiré de la lecture d’un intéressant ouvrage de plus de 700 pages (Presse de la Renaissance, Paris 2000) intitulé « Faussaires de Dieu » de la plume de Joachim Bouflet, historien, qui se consacre à la recherche et à l’étude des mentalités religieuses. Consultant auprès de postulateurs de Congrégation pour les causes des saints, il est l’auteur d’ouvrages sur les diverses figures spirituelles et sur les phénomènes mystiques. Ce livre est accepté par l’Église catholique puisqu’il a reçu, le 1er mai 2000,  le « Nihil obstat » de M. Dupuy, p.s.s. et l’imprimatur de Mgr M. Vidal, vicaire épiscopal.

 

En ce qui concerne la reconnaissance des faits par l’Église, il est intéressant de signaler ce qui suit :

- Le 9 janvier 1935, suite à une véritable épidémie d’apparitions, principalement en Belgique, le Saint –Office réagira en confiant au cardinal Van Roey, primat de Belgique, la tâche d’instruire les faits, surtout ceux de Beauraing et Banneux. Les évêques de ces lieux furent dessaisis des enquêtes et tous les livres, journaux, périodiques et pèlerinages seront prohibés (mis à l’Index).

- Ce ne sera que le 2 janvier 1942, que le Saint-Office autorisera l’évêque de Banneux à « porter un jugement sur les faits relevant de son magistère » et assez curieusement, Mgr Charue, évêque de Namur, ne recevra lui pareille autorisation pour Beauraing que le 7 décembre 1942.

- Aussi l’évêque de Liège, après avoir toléré le culte le 12 février 1942, l’autorisera pleinement et entièrement le 31 mars 1942, mais ne reconnaîtra les apparitions que le 22 août 1949. Je pense que Mgr Charue a dû le faire également pour Beauraing.

- Finalement, le grand principe, dont ne se départira pas la « Congrégation pour la Doctrine de la Foi (jadis le Saint-Office) est de laisser à l’ordinaire du lieu « in fine » le droit de prononcer un jugement qui n’engage en rien l’autorité du Saint-Siège.


Voir ci-après une énumération non exhaustive de faits et de lieux où se sont produits, à cette époque, en Belgique des phénomènes de prétendues apparitions de la Vierge Marie, toujours tirés du livre de J.Boufflet.

A partir d’août 1933, la Belgique connaît une « épidémie » d’apparitions, consécutive aux « faits mystérieux » de Beauraing et Banneux…Il ne s’écoule pas un mois sans que l’on signale çà et là une nouvelle manifestation de la Vierge :

- La localité de Rochefort, à 20 km de Beauraing, fut un des lieux qui défrayaient alors la chronique : le 23 août 1933, un garçonnet, Paul Bucher croit voir la Vierge dans une forme blanche apparue au crépuscule sur un mur. Pendant plusieurs jours, les voisins et de nombreux témoins sont en contemplation et s’agenouillent en prière jusqu’à ce que l’on constate que l’apparition disparaissait avec l’extinction d’un réverbère situé à quelque distance. Ce fait révèle l’état d’esprit dans lequel se trouvait la région à cette époque.

- Le 4 octobre 1933, c’est à Melen, non loin de Banneux, que la Vierge se serait manifestée selon ses dires à Mathieu Lovens, un ouvrier de charbonnage de 60 ans. La Vierge serait vêtue et voilée de blanc, un large ruban blanc lui ceignant la taille ; elle se présente comme l’Immaculée Conception, invite à prier et promet la guérison des malades. A partir du 20 octobre Mathieu Lovens la fit « déménager » dans le champ de son voisin, la foule lui démolissant son jardin et ses rosiers. Lovens fait dire à son apparition qu’elle fera jaillir de l’eau d’un trou qu’il devra creuser dans le champ à l’endroit que la vision lui indiquera, ce qui amènera une foule nombreuse. Au jour dit, point de prodige et disparition du voyant qu’on ne revit plus jamais.

- Le 15 octobre 1933, un garçonnet, Charles…, à Chaîneux dans le pays de Herve (Les deux localités de Melen et Chaîneux ne sont éloignées de Banneux que de quelques kilomètres)), voit la Vierge descendre du ciel et devenir de plus en plus grande, dès qu’elle « s’installe » au-dessus d’une haie. Elle demande la construction d’une chapelle près d’une source qui s’écoule près de la haie et de prier pour la conversion des pêcheurs, le tout en ressemblance flagrante avec les événements de Banneux.

- En décembre 1933, la Vierge se manifeste à Onkerzele dans le pays flamand à une pauvresse, Léonie Van Dyck, « Nieke » à laquelle elle sera supposée transmettre de graves messages. Il se produisit même un étrange phénomène de « soleil qui tourne » ou « qui danse » aux dires de certains témoins.

Ces quelques exemples permettent de douter grandement des témoignages recueillis que ce soit des « voyants » eux-mêmes autant que des témoins ou participants. Tous sont sincères et « imaginent » ce qu’ils croient voir à tel point d’ailleurs que certains seront insensibles à la douleur où même seront stigmatisés.

 

Quand je me « dédoublais »,  ma participation à des rêves dirigés était physique et je ne connaissais ni le froid, ni la douleur ou la fatigue de positions inconfortables. La pensée imaginée poussée à son paroxysme peut dominer le mental jusqu’à créer chez les humains des phénomènes corporels inhabituels et inexplicables.

 

Dans cet ordre d’idées et tiré de l’étude de J.Boufflet déjà cité, il est intéressant d’analyser le comportement de Tilmant Côme, un Namurois infirme de l’entité de Mettet, 58 ans au moment des faits, qui se rendra à Beauraing le 11 juin 1933, quelques mois après les apparitions, conduit par un voisin. (Notre oncle en fera mention dans son travail à la date du 12 juin 1933 : « J’ai appris par Madame Degeimbre la guérison et les visions de Côme Tilmant. Pendant les visions de C.Tilmant, je vois à peine les voyants tant il y a du monde »).

Pendant qu’il prie à la grotte, ce nouveau « voyant » prétend avoir vu la Vierge qui lui aurait dit « à demain ». Il n’en fallut pas davantage pour ranimer l’enthousiasme des fidèles, surtout suite au message de la Vierge qui dit être venue pour la gloire de la Belgique et pour la protéger des envahisseurs.

 

Le 15 juin 1933, le Vierge demande une chapelle et quand le visionnaire lui demande son identité, il voit se dérouler sur sa ceinture bleue « Notre-Dame de Bôring » (Beauraing prononcé en patois du coin). Son image ressemble plus à celle de Lourdes qu’à celle de Beauraing. Cependant certaines phrases qu’elle prononce sont reprises de celles de Beauraing.

 

Le 18 juin, l’apparition dira : « Montrez-vous dans le monde. Vos vœux seront exaucés » et le 25 juin : «Je serai avec vous partout. Organisez un grand pèlerinage le 5.8.33 (sic – dénotant la déformation professionnelle, technique de l’ancien contremaître pour écrire une date) jour de ma fête. Je serai ici. »

 

Le 5 août 1933, Tilmant reçoit la révélation d’un « secret » qu’il rendrait public le jour de l’assomption, soit le 15 août. Bavard, il ne pourra tenir son secret et révélera que la Vierge lui a montré le futur sanctuaire. Les pèlerins sont déçus car ils espéraient de l’inédit merveilleux. L’exaltation est à son comble et certains feront état de visions dans l’aubépine des apparitions d’une forme humaine, blanche et d’un visage…qui ne pouvait être que celui de la Vierge et, autre scénario, d’une statue colossale de la Vierge assise dans le ciel avec l’Enfant-Jésus sur le bras. C’est la folie dans l’invraisemblance collective.

 

Avec les rayons du soleil levant dans la ramure embrumée de l’arbuste cette phase de « la Vierge à l’Enfant » n’est autre que la perception visuelle faussée d’un toit voisin qui, par sa forme, a déjà abusé de la même façon certains fidèles le 3 janvier 1933. Mais beaucoup, dont un estimable prêtre, n’en démordront point : c’est bel et bien la Vierge Marie. A la faveur d’une illusion, ils ont élaboré ce qu’ils veulent voir.

 

Quant à Tilmant Côme, il prétendra le 15 août 1933, que la Vierge s’est montrée une dernière fois en lui confirmant sa mission de thaumaturge : « Je suis venue pour la dernière fois pour vous rappeler vos devoirs. Restez pour m’aider et consoler vos malades. Heureux ceux qui vous ont aidé. Priez pour les autres ».

 

Il est incontestable que dans ce cas il n’y eut jamais de miracle, même pas dans sa soi-disant guérison. S’il y a eu amélioration de sa « Spondylite osseuse », les médecins sont formels, il n’y a pas eu de modification de l’aspect des lésions vertébrales. Illuminé psychotique, Tilmant Côme s’est senti nanti d’une mission de relais des faits de Beauraing et d’un rôle de « messager adulte de la Vierge».

 

L’historien J.Bouflet signale également dans son livre le cas très curieux d’une talentueuse fille-mère, de père tchèque et de mère belge, née en 1895, espionne en 1914, et femme de foire (contorsionniste, dompteuse de lion, dessinatrice de portraits éclairs, diseuse de bonne aventure). Le 17 mai 1933, elle déclara avoir vu la Vierge sous les traits de Notre-Dame de Hal.

 

J. Bouflet cite l’auteur Herbert Thurston qui a évoqué le cas, en expliquant qu’à deux doigts de la mort, elle fut guérie grâce à l’intervention de la Vierge de Hal. Elle aurait également été stigmatisée aux mains, aux pieds et porterait des traces de la couronne d’épines sans supercherie semble-t-il.


Elle fut soupçonnée de procédés frauduleux pour soutirer de l’argent, mais après enquête judiciaire, fut lavée de tout soupçon et les experts médicaux après avoir étudié son état mental, concluront qu’elle souffrait d’un « dédoublement de la personnalité » ou d’une dissociation de l’être conscient. Ils conseilleront son isolement en clinique en raison de l’influence malsaine qu’elle pouvait avoir sur des esprits faibles.

 

Enfin, dans sa minutieuse « dissection des « visionnaires de Dieu » J.Bouflet, analyse le cas « Beauraing » en signalant certaines divergences qui apparaissent dans le groupe des voyants, tout en reconnaissant le sérieux, la sincérité et le bon équilibre mental des voyants. Ainsi, il signale leurs divergences : le 29 décembre 1932, un voyant aperçoit un cœur d’or rayonnant sur la poitrine de la Vierge, tandis qu’un autre ne peut le préciser. Le lendemain, ils seront quatre à le contempler, mais curieusement, ce ne sera pas le cas du garçon qui n’a rien vu de tel (ce qui fait supposer qu’il n’y a pas eu concertation entre eux…) Cependant le 31 décembre, il le verra à son tour, mais le lendemain il sera le seul à ne pas avoir d’apparition. L’auteur signalera aussi que certains voyants, surtout les plus jeunes n’entendent pas toujours ce que la Vierge dit aux autres. (Notre oncle n’en parle pas ou du moins ne l’a pas remarqué et n’en fera jamais mention.)

 

Il est cependant fondamental de conclure une fois de plus que les « voyants » sont absolument sincères : ils voient et entendent ce qu’ils prétendent collectivement percevoir, mais avec des « interférences » de transmission de la part du « cerveau-maître » (à mon avis, tantôt l’un ou l’autre aîné ou le garçon).

 

{24} Il est normal que le clergé local, doutant de la réalité des faits, prudent dans un premier temps, ne s’engage pas dans cette manifestation populaire de ferveur religieuse pour éviter le scandale de la révélation d’une éventuelle supercherie. Cependant, il est de bonne politique médiatique que ces autorités religieuses en profitent largement quand après de nombreuses années, il s’avère que certains faits  ne sont pas explicables dans l’état actuel des connaissances scientifiques.

 

 

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HYMNE A L’AU-DELÀ.

 

Notre âme rêve

D’immensités éternelles.

Notre âme étouffe

En son carcan de vie.

 

Notre âme pleure

Des larmes de désir.

Notre âme s’échappe

De la nuit de ses rêves.

 

Notre corps est lourd

De sa charge de souffrance.

Notre corps est mort

De son vide d’espérance.

 

Notre corps est triste

De son absence d’éternité.

Notre corps est pauvre

De son manque de félicité.

 

Notre âme est fébrile

D’un bonheur espéré.

Notre âme est belle

De son désir d’éternité.

 

Notre âme est douce

De ses rêves enchanteurs.

Notre âme est tendre

Du bleu de ses ciels.

 

Notre âme

Cherche ses dieux,

Ses Vierges et ses saints

Pour ne jamais mourir.

 

°°°°°°°

Si les aléas de la vie ne m’avaient pas livré pieds et poings liés à l’implacable philosophie du comptable sec et froid, disséquant tout, penché sur ses livres de comptes où la rigueur des chiffres prédomine et où un franc ou un euro restera toujours un franc ou un euro, complice des dieux de la fortune, au service de l’enrichissement et du pouvoir par l’argent, il est probable que le poète aurait vécu dans ses nuages et ses rêves et qu’il aurait cru et aimé le Dieu d’idéal et de ciel des croyants qui lui aurait ouvert tout grand son jardin de l’irréel et de la contemplation suprême.

 

Le comptable aride et dur se meurt maintenant, mais il n’a pas étouffé le poète qui sur la fin de ses jours retrouve les envolées éthérées de ses vingt ans et son appétit du sublime des mystiques, celui qui restera toujours sentimentalement chrétien de cœur malgré ses entraves d’agnostique par loyauté de pensée.

 

Cette position ambiguë peut en surprendre plus d’un. Pourtant n’a-t-elle pas le mérite d’accepter et surtout de comprendre ceux qui restent attachés aux traditions et enseignements d’un milieu qui reste le sien !

 

 

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11/06/2010

Ch. 25 d - Apparitions (Beauraing)

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite) Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 25 d - Apparitions ?

 

{20} Pour être complet et objectif, il me reste cependant à ce stade-ci de mes confidences, le nécessaire devoir de livrer à mes contradicteurs les réflexions et considérations sur le surnaturel apparent et ses phénomènes inexplicables dans l’état actuel de la science, faisant suite à la relation du témoignage bouleversant autant qu’interpellant de mon oncle-curé sur les apparitions de Beauraing (du 29/11/1932 au 3/1/1933), transcrit dans un grand registre d’une écriture ferme et calligraphiée et que j’ai résumée avec le plus d’honnêteté possible aux pages 20 à 24 du chapitre 4 .

 

J’ai lu, étudié attentivement et réfléchi longuement à cet important manuscrit : ça m’a pris de nombreux jours ! Une quarantaine de pages, écrites par un homme sérieux, honnête, consciencieux, qui dans sa relation s’efforce d’être le plus objectif possible.

 

Le milieu chrétien dans lequel j’ai vécu et dans lequel je baigne toujours est très imprégné du culte de la Vierge renforcé par ses apparitions. En dehors de Beauraing, proche des berceaux de nos familles, nos églises et nos maisons étaient abondamment pourvues de reproductions ou statues des Vierges se manifestant dans la chrétienté belge ou limitrophe, tels outre Beauraing  :

 

Lourdes : dans les Pyrénées, voyante Bernadette Soubirous (née en 1844, décédée en 1879) - 18 apparitions à l’âge de 14 ans du 11/2/1858 au 16/7/1858.

Fatima : d’avril à octobre 1915 au Portugal : trois voyants ; François Marto 7 ans (né en 1908 décédé en 1919 de la grippe dite espagnole – déclaré Bienheureux par le pape Jean-Paul II en 2000) ; Jacinthe Marto, (5 ans (née en 1910, décédée en 1920, également de la grippe espagnole - déclarée Bienheureuse avec son frère par Jean-Paul II en 2000) ; Lucia Dos Santos, 8 ans, leur cousine (née en 1907, décédée au Carmel en 2005). L’Église détient la révélation d’un secret qui a été communiqué récemment précautionneusement entouré de commentaires.

Banneux : Du 15/1/1933 au 2/3/1933, (soit 12 jours après la dernière apparition de Beauraing) 8 apparitions à Banneux près de Verviers en Belgique à Mariette Béco, 12 ans, (née le 25/3/1921) qui vit toujours, retirée non loin de là. Sa vie ne fut pas plus que pour ceux de Beauraing marquée par une existence particulièrement remarquable du point de vue religieux. A ma connaissance, elle a tenu un débit de boisson et de vente de souvenirs pour les pèlerins près du lieu des apparitions avant sa retraite.

 

{21} J’ai relevé sur le site « spiritualité-chrétienne.com », de l’Église catholique romaine, les informations intéressantes suivantes :

 

Qu’est-ce qu’une apparition ? La réponse donnée se réfère d’abord à l’Ancien Testament - prophète Joël 3-1  : « Je répandrai mon esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, vos jeunes gens, des visions. »

 

D’autre part, ce site de l’Église reprend de l’Encyclopédie catholique de M. Centini le passage suivant : « Étant donné que la vue et le toucher sont les deux sens qui rendent compte de la façon la plus directe de la réalité objective, il se produit, dans l’apparition ce que les théologiens appellent « le sentiment de la présence ». En fait, la personne témoin d’une apparition est convaincue d’être en contact immédiat avec l’objet qui est manifesté à elle, et non pas d’en subir une influence quelconque ou de se trouver face à une image, à une reproduction de cet objet »

 

Plus loin l’Église relate un avis autorisé de Benoit XV, pape de 1914 à 1922 : « Il faut savoir que l’approbation par l’Église à une révélation privée n’est pas autre chose que la permission accordée, après examen attentif, de faire connaître cette révélation pour instruction et le bien des fidèles. A de telles révélations, même approuvées par l’Église, on ne doit pas et on ne peut pas accorder un assentiment de foi ; il faut seulement, selon les lois de la prudence, leur donner l’assentiment de la croyance humaine, pour autant que de telles révélations soient probables et croyables pour la piété [….] ».

 

Ce qui veut bien dire que l’Église, elle-même, ne reconnaît pas les apparitions comme manifestation réelle de Jésus-Christ, de la Vierge ou des saints.

 

Toujours selon les mêmes sources (spiritualité-chrétienne.com), les experts de la 42ème semaine mariale à Saragosse en 1986 ont dénombré au moins 21.000 apparitions mariales depuis l’an 1000, mais l’Église n’en a authentifié officiellement qu’une quinzaine (dont Lourdes, Fatima, Beauraing et Banneux, reconnus par les Évêques des diocèses concernés)

 

Il est important aussi de signaler que la reconnaissance par l’Église d’une apparition comme digne de culte est de l’autorité de l’évêque du lieu en vertu de sa mission de chef de l’Église locale.

 

{22} En ce qui concerne les apparitions de Beauraing, j’ai cherché à trouver le maximum de réponses aux éléments qui m’ont interpellé lorsque j’ai pris connaissance des écrits de l’oncle de Vonêche. J’ai analysé particulièrement les premières pages de son livre, celles qui décrivent le début des « apparitions »

 

Le premier jour, la vision est aperçue au-dessus d’une grotte artificielle reproduisant celle de Lourdes que les sœurs ont fait construire dans le talus qui soutient une voie de communication qui en enjambe une autre pour permettre aux réseaux routiers et ferroviaires de se croiser sans passage à niveau, la voie de chemin de fer surplombant l’autre.

 

Les enseignantes de l’institut que fréquente une des voyantes, Gilberte Voisin, appartiennent à l’ordre des Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy,  fondée en 1716, par le chanoine Jean-Baptiste Vatelot pour scolariser les filles des campagnes. Ces religieuses ont une formation spécifique d’institutrice de village en vue d’éduquer les mères de famille du milieu agricole aux fonctions ménagères.

 

C’est le gar çon de 11 ans qui signale aux autres qu’il aperçoit la Vierge de la grotte qui bouge (il y a plusieurs versions, mais je retiens celle de l’oncle dont la source est Madame Degeimbre, ancienne paroissienne et mère de deux voyants) ; la sœur du gamin voit à son tour quelque chose, en sortant du pensionnat, et s’exclame : « Qu’est-ce que c’est çà là-bas ». D’autres versions selon l’oncle rapportent que la petite n’aurait rien dit alors.

 

Effrayés, les enfants se sauvent sans se retourner sauf, peut-être suivant certaines sources fiables, deux d’entre eux qui voient encore une forme lumineuse qui se déplace sur le pont et qui a l’apparence d’une dame.

 

Les enfants, c’est-à-dire, outre le garçon Albert Voisin (11 ans), ses sœurs Fernande (15 ans) et Gilberte (13 ans) ainsi que leurs amies Andrée Degeimbre (14 ans) et sa sœur Gilberte (9 ans) sont effrayés.

 

Il est probable que la forme humaine qu’ils ont cru voir alors, fut la transposition d’une source lumineuse allant et venant le long de la voie ferrée sur le pont du chemin de fer.

 

Peut-être un véhicule de service ou plutôt un ouvrier avec une « lanterne- tempête » comme on en utilisait alors à la recherche d’une anomalie urgente à contrôler…. ou réparer …?

 

De l’endroit où les enfants ont aperçu cette forme lumineuse, il se pourrait qu’au travers des branches, elle ait donné l’impression qu’il s’agissait d’une forme humaine qui dans le contexte de piété du moment (proximité du 8 décembre fête de l’Immaculée Conception et de la Noël) se soit transposée en Vierge de la grotte se déplaçant suivant les mouvements d’allées et venues de quelque chose sur le pont.

 

D’ailleurs, l’oncle mentionne plus loin dans son livre que la sœur portière lui avait rapporté que les enfants affirmaient avoir vu la Vierge de la grotte marcher sur le pont et qu’elle les avait traités de petits sots.

 

Plus loin dans son récit (noté à la date de juillet 1933), l’oncle signale qu’ayant interrogé les voyants à cette époque-là pour obtenir certaines précisions, il aurait reçu la réponse suivante : « Le premier jour, nous avons bien vu l’apparition, de forme humaine, mais pas les rayons, ni les reflets. C’est le jeudi, près du houx que nous l’avons vue avec des rayons et reflets bleus sur sa robe ».

 

Le lendemain à la même heure vers 18 heures trente, les enfants retournent « à la grotte », naïvement persuadés que c’est l’heure de prédilection de la vision ; ils sont effrayés et se cachent les yeux. Quand ils en reviennent, excités, ils racontent qu’une « dame » leur était apparue au même endroit que la veille : elle a les mains jointes et semble se promener dans l’espace au-dessus de la grotte. Les parents les grondent et ne veulent rien entendre de leurs « sottises ».

 

Il est probable que c’est pendant ces deux jours que le phénomène de transposition du réel au surnaturel s’est installé dans le cerveau et le subconscient des « voyants ». Ils vont se convaincre mutuellement d’avoir vu la Vierge, préparés mentalement par leurs enseignants qui ne vont pas manquer de leur parler de la fête de l’Immaculée Conception toute proche.

 

Les voyants vivent dans un environnement scolaire de piété, renforcé par l’approche de la Noël et de la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre. Ce dogme, décrété par Pie IX, le 8 décembre 1854, signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel. (Faute d’orgueil du premier homme dans le paradis terrestre qui, pour un chrétien, est effacée par le baptême).

 

Ce culte marial frappa les esprits de l’époque, rappelons que la vision de Lourdes se passa quatre ans après la proclamation de ce dogme, en 1858 et que Bernadette Soubirous, qualifia celle qui lui était apparue d’Immaculée Conception, appellation reprise également par Lucia Dos Santos la voyante de Fatima, ceux de Beauraing la simplifieront dans le vocable de « Vierge Immaculée » qui provient peut-être du vocabulaire utilisé par leurs enseignants.

 

Les visionnaires de Beauraing, se trouvaient vraisemblablement placés dans un contexte favorable au déclenchement du phénomène : les écoles catholiques et plus particulièrement celle que fréquente la petite Gilberte de 13 ans sont très préoccupées d’inculquer le culte marial à leurs élèves, concrétisé d’ailleurs par la représentation de la grotte de Lourdes dans leur propriété.

 

Le 1er décembre, troisième jour des apparitions, Madame Degeimbre et cinq personnes de son entourage accompagnent les enfants pour mettre les choses au clair. Madame Degeimbre s’est munie d’un bâton « à vache » pour casser la « gueule » au mauvais plaisant. La vision apparaît aux enfants partis en avant, non loin de la grille, alors que le groupe n’avait même pas atteint la grotte et l’aubépine qui la surmonte. La dame aurait frôlé le sol pas loin d’eux, souri, joint les mains et ouvert les bras avant de disparaître.

 

Ce jour-là, vers vingt heures, suivant le livre de l’oncle, madame Degeimbre décide de retourner « à la grotte » avec quelques amis et seulement trois des « voyants », les deux « Gilberte » ayant été trop impressionnées. Les adultes vont en avant et recommandent aux enfants de ne pas crier et de dire plutôt une prière qui les protégera.

 

Le groupe approchait de la grille quand soudain les enfants s’écrient « La voilà », ils tombent à genoux et récitent des «ave Maria » (courte prière à la Vierge). Madame Degeimbre se porte en avant pour fouiller les buissons avec sa lampe de poche et son bâton, quand Andrée s’écrie : « Arrête, Maman, tu es dessus ».

 

Les adultes inspectent encore les lieux sans rien trouver et décident d’aviser le Doyen qui les reçoit avec sagesse et bonhomie, mais sceptique, leur recommande de rester discret et que si c’est la Vierge, rien ne leur arrivera de fâcheux.

 

Dès le 2 décembre, les sœurs ferment les grilles de leur établissement le soir et lâchent deux chiens. Cependant les cinq enfants voient « l’apparition » au travers de la grille et tombent simultanément à genoux. Ce sera à partir de ce jour que les voyants se précipiteront ensemble sur les genoux et réciteront des « ave maria » pendant l’apparition.

 

Des témoins crédibles racontent que les enfants tombent simultanément au moment de l’événement, sans se blesser et sans connivence possible surtout quand ils sont séparés et contrôlés par des adultes ayant autorité sur eux. Á peu de choses près, ils semblent bénéficier d’une vision identique.

 

Ce phénomène de comportement collectif (même réduit à cinq personnes) est à rapprocher de celui que l’on constate chez les êtres vivants grégaires, comme les poissons en bancs, les criquets, les moutons… les étourneaux et autres lemmings…

 

Quant à la communication entre des êtres vivants quelle que soit la distance qui les sépare, on peut citer le phénomène du pigeon voyageur qui retrouve le colombier de son couple après avoir parcouru de très grandes distances (Il y a des lâchers de Barcelone à Bruxelles).

 

Les célèbres artistes de music hall, Myr et Myroska, Édouard et Sarah, ont-ils un truc ou n’est-ce tout simplement qu’un phénomène de transmission de pensée ou de vision ? (Ils parviennent à se communiquer des détails aussi difficiles à transmettre que des renseignements précis figurant sur des documents sortis d’un portefeuille…ou inconnus du comparse, mais révélés en pensée par le cerveau du propriétaire interrogé.)

 

Il y a également les « hallucinations collectives » qui se produisent chez les humains lors de manifestations politiques ou religieuses, lorsqu’ils sont placés dans un contexte d’exaltation des masses en « transes ». (manifestations politiques violentes de tous genres au mépris de la mort et des suites catastrophiques ; manifestations idolâtres pour des vedettes ; exaltations religieuses envers des symboles pieux ; débordements de ferveur dans des lieux sacrés comme La Mecque et Rome – j’en fus moi-même acteur et témoin - Voir chapitre sur Rome et Florence : canonisation de Nicolas de Flue.

 

Tout observateur attentif aux comportements de ces groupes doit constater que le cerveau de chaque individu est « télécommandé» extérieurement par les circonstances ou la proximité d’un danger. Ainsi j’ai pu constater à la vision d’un reportage sur le dressage de chien de troupeau que l’important groupe de moutons réagissait simultanément et unanimement aux menaces des chiens. Il semble donc qu’il y ait une inter-communicabilité extérieure qui se manifeste dans ces groupes les faisant agir comme une individualité, comme le ferait un banc de poissons.

 

Chez les humains interviendront aussi la parole et la pensée : ainsi pour Beauraing, ce sera la première fois, le troisième jour, que les enfants interrogeront l’apparition et qu’ils recevront des réponses, approximativement ceci : « Etes-vous la Vierge Immaculée », réponse par un signe de tête affirmatif « Que nous voulez-vous ? » réponse : « d’être bien sage »

 

Les questions ont été posées par le garçon et entendues par tous y compris les réponses fournies par la vision. Il est peut-être intéressant de noter que, dans le premier temps, c’est toujours le garçon qui prend les initiatives. (C’est lui qui est à l’origine de l’événement).

 

Un témoin suggère d’envoyer son garçon de onze ans qui n’a pas assisté aux apparitions en espérant qu’il verrait lui aussi. Ils y retournent tous et la vision réapparaît, mais pas au petit de onze ans. Il est évident qu’il n’avait pas la préparation psychologique des autres.

 

A ce stade-ci de nos constatations, on doit reconnaître qu’il se produit les phénomènes suivants qui posent question :

 

- Les enfants ont simultanément une vision identique de l’apparition et entendent dans presque tous les cas les mêmes paroles. Il y a donc interconnexion extérieure des cerveaux, un « cerveau-maître », au début celui du garçon conduisant les autres.

- L’apparition se déplace, agit en ouvrant les bras, lève les yeux et entretient avec les enfants une conversation logique dans le contexte du moment et de l’état d’esprit religieux des « voyants ».

- Le « cerveau-maître » inconsciemment transmet sa vision et son dialogue aux autres qui vraisemblablement construisent avec lui, intervenant pour apporter des particularités propres à leur personnalité.

 

Le samedi 3 décembre, les parents parvinrent à empêcher les voyants de se rendre « à la grotte », la petite Gilberte étant reconduite à son domicile par une religieuse (il y avait école le samedi à cette époque).

 

Le dimanche 4 décembre, vers 19 heures, les enfants reviennent à la grotte, emmenant avec eux un petit ami paralytique de 9 ans et un aveugle de 30 ans, oncle de Gilberte et Andrée. Albert, toujours lui, demande à la vision de les guérir. La dame sourit et ne répond pas ; Albert continue : « Quel jour faudra-t-il venir ? » réponse : « Le jour de L’Immaculée Conception ». Fernande alors demandera : « Faut-il vous construire une chapelle » à la suite de sa réponse affirmative, la vision disparaît.

 

L’oncle aveugle de Gilberte Voisin prétendra avoir « vu » quelque chose, la description qu’il donne rappelle Notre Dame de Lourdes.

 

Le 5 décembre, poussé par sa mère, Albert demande à la vision qu’elle fasse tous les miracles qu’elle peut en plein jour, pour prouver qui elle est : pas de réponse puis elle disparaît pour revenir plus tard… Je suppose que leur subconscient réaliste recule devant l’énormité de tel événement….

 

Voici la description de la vision rapportée entre guillemets par l’oncle, sans doute rédigée par un adulte sur instructions des enfants ; cette image s’est installée progressivement dans leur petit cerveau à partir du 5 décembre, jour où la vision s’est imposée dans leur subconscient pour se préciser sans doute davantage par la suite :

 

« La dame est blanche et brille comme le soleil, mais d’une lumière qui ne fait pas mal. Des rayons d’or, en nombre infini, entourent la tête d’une teinte indescriptible. Les yeux sont bleus et lumineux, les lèvres rouges, le teint rosé. Un voile blanc couvre le front, encadre le visage, cache le sommet des épaules et retombe derrière les coudes. La robe est droite avec de nombreux plis de haut en bas, et des reflets obliques bleus partent de l’épaule gauche. Les pieds et le bas de la robe sont enveloppés d’un nuage qui festonne le bas du vêtement et sur lequel la vision semble se tenir. Les mains sont jointes et reposent sur la poitrine. La dame est plutôt petite de la taille des enfants ; elle regarde tantôt le ciel, tantôt les enfants à qui parfois elle sourit. »

 

Il est surtout intéressant de rapprocher cette description de celle rapportée par l’oncle et qu’il a entendue avec l’abbé Pestiaux, curé du village voisin, qui l’avait accompagné (Je l'ai bien connu, il était mon confesseur car je ne tenais pas à raconter mes "méfaits" à l'oncle qui, à l'inverse de lui, était un homme jovial, au rire sonore violant les murs). En voici la relation in extenso :

 

« Mardi 6 décembre, je me suis rendu en voiture avec L’abbé Pestiaux, curé de Froidfontaine, nous avons rendu visite à Madame Degeimbre et j’ai eu l’avantage de voir et interroger Gilberte, sa fille cadette (9 ans), Andrée sa sœur aînée était chez son oncle pour faire diversion. Gilberte vient de rentrer de classe : elle est en petites bottes et bonnet de laine. Avec aisance et sans hésitation, Gilberte nous raconte les premières apparitions.

 

« Qu’as-tu vu dans la cour des religieuses ? » « La vierge Immaculée »

« Comment est-elle ? » (Je résume la réponse de l ‘enfant) « Elle est belle – jeune – plutôt petite ( 1m25 à 1m50). Elle est vêtue d’une robe blanche avec des reflets bleus qui obliquent de gauche à droite. La tête est entourée de rayons dorés. Les pieds et le bas de robe sont cachés par une sorte de nuage qui forme des festons. Elle a un voile sur la tête ; il descend derrière les épaules. Les mains sont jointes et s’ouvrent quand la Vierge disparaît »

« Gilberte unit le geste à la parole – « Est-il vrai que l’apparition a promis un miracle le jour de sa fête » « Oh ! la sainte Vierge n’a pas dit ça, nous avons demandé de guérir notre petit camarade Degourdenne et mon oncle (l’aveugle) » ; elle n’a pas répondu et elle a dit « Venez le jour de l’Immaculée Conception ».

 

« Nous avons aussi demandé « Faites tous les miracles que vous pourrez en plein jour (pour qu’on les voie bien) ajouta l’enfant » - elle n’a pas répondu. Puis nous avons dit quand alors, réponse : « Le soir ».

 

« La fillette nous raconte ensuite que les deux premiers jours, ils l’avaient vue au-dessus de la grotte ; le troisième jour du côté du nouveau bâtiment « On aurait dit qu’elle se promenait en nous attendant. »

 

Par la suite, mais bien plus tard, certains voyants ajouteront à la description deux éléments importants : un cœur d’or au milieu de la poitrine et un chapelet pendu au bras qui n’a semble-t-il pas de crucifix, à moins qu’il ne soit caché par les plis de la robe.

 

Si je me suis permis cette relation détaillée des premiers jours, c’est que je tenais à bien transcrire les éléments essentiels que j’ai tirés du récit de l’oncle, que je considère comme absolument véridiques et non tendancieux en raison d’une honnêteté intellectuelle que son entourage ne lui contestera jamais.

 

Comme dans les apparitions de Lourdes et Fatima, vénérées par les Belges chrétiens, la mystérieuse dame confie aux voyants un ou plusieurs secrets.

 

En ce qui concerne les révélations confidentielles faites à Beauraing, les avis divergent notamment dans leur évocation par le site de la ville elle-même et du clergé qui parle de trois voyants qui en auraient bénéficié, alors que l’oncle dans son manuscrit est convaincu qu’ils en sont tous détenteurs.

 

Lui qui a entendu les voyants après les révélations du dernier jour, relate dans son « cahier-registre » que son beau-frère (un autre oncle), Georges Hubert, instituteur de Mesnil-Église (village voisin), a posé quelques questions devant lui aux enfants au sujet de ces fameux secrets.

 

Voici la transcription fidèle du récit de cet interrogatoire rapporté par l’oncle curé :

 

L’instituteur pose alors quelques questions. A Albert : « Ton secret est-il triste ou gai » « Pas triste pour moi mais pour mes parents… ». A Gilberte Voisin, même question, réponse : « Ni triste, ni gai ». A Gilberte Degeimbre, même question, Gilberte reste muette, Monsieur Hubert dit alors à Gilberte Degeimbre : « Si ton secret était le même pour Albert et Gilberte Voisin, serais-tu contente ? » Gilberte sursaute et dit « Oh, oui très contente ». Le curé de Vonêche alors, gêné de cet interrogatoire inquisiteur, l’arrêta.

 

S’entretenant entre eux, les enfants se mirent chacun à compter les mots qui composaient leur secret et en révélèrent le nombre aux quelques personnes présentes, mais aucune ne se souviendra des chiffres et l’oncle qui les avait notés ne les retrouvera plus.

 

Á la lecture de ce qui précède, on constate que tous les enfants ont retenu quelque chose de particulier qui ne devait pas être bien long puisqu’ils en comptaient les mots de mémoire, mais qui les troublait cependant. Il se peut qu’avec l’âge, ils ont réalisé le caractère enfantin et naïf de leur contenu. On ne sait si Jean-Paul II qui a entendu en privé trois des voyants a eu révélation de ces fameux secrets.

 

L’oncle relate aussi que, ce soir-là, Madame Degeimbre aurait dit subitement à sa fille Gilberte : « Quand tu seras couchée, tu me diras ton secret ? » (Elle dormait avec sa mère). La petite se serait redressée et aurait répliqué : « Pas même au Pape »….

 

Questions qu’on peut se poser ? Pourquoi le privilège d’un secret confié à des enfants qui ne peut être révélé « même pas au Pape »… ?

 

Quant aux paroles essentielles de la Vierge de Beauraing, elles sont inspirées de celles que les enfants ont entendues dans leurs écoles pendant cette période intense de culte marial précédent le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception.

 

D’ailleurs, ce jour-là, suivant les témoins, les enfants tombent « en extase » un quart d’heure, la vision leur paraissant plus belle que jamais. Il y avait une foule immense, la nouvelle s’étend répandue qu’un miracle serait peut-être accompli.

 

A cette époque, le culte marial était très fervent et les religieuses n’ont certainement pas manqué de préparer leurs élèves à cette fête importante pour elles en insistant sur certaines phrases propres à cette dévotion.

 

Ces phrases vont se retrouver parmi celles que les enfants ont cru entendre :

Le 2 décembre : « être bien sage » ; le 17, elle demande une chapelle, comme dans les apparitions de Lourdes et Fatima ; le 21, à la question : « Dites-nous qui vous êtes », elle répond : « Je suis la Vierge Immaculée » sans doute «l’ Immaculée Conception » de Lourdes tronqué ; Les phrases des 30 décembre et trois janvier sont typiques de l’enseignement religieux et marial : « Priez beaucoup, priez toujours » ; « Je convertirai les pécheurs » ; « Je suis la Mère de Dieu, la Reine des cieux » ; « Aimez-vous mon fils, m’aimez-vous » ; « Sacrifiez-vous pour moi ».

 

Je reste convaincu que les enfants sont sincères : ils ont vu et entendu ensemble ce qu’ils rapportent, ils n’inventent rien : ils répètent ce que leur subconscient leur dicte. Dans un contexte d’époque, de lieux et de circonstances (des « ave Maria » dans des nuits glacées de décembre repris par une foule de plus en plus dense et fervente), ils se sont trouvés en état de transe avec simultanéité de mouvement, de pensée, de vision dans un bain progressif de foi collective apportée par des croyants fervents de plus en plus nombreux.

 

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