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24/06/2017

Atavisme et évolution.

Nous reprenons ci-après l'étude corrigée et complètée du chapitre 1 .---  

 INTRODUCTION : Cette étude a pour ambition de défendre la théorie que l’évolution de l'espèce humaine serait due essentiellement à l'action des potentats (du latin potentatus " pouvoir souverain"). --- Chez les êtres vivants et en particulier les humains, ceux qui étaient physiquement les plus forts se sont imposés par la force. --- Ils ont été suivis (dominé) pour leur opportunisme ou leurs qualités intellectuelles. --- Ce comportement est la conséquence de la loi unique d'élimination des moins performants. ---                                                                                                  

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1.1- Cette étude a pour but de chercher une réponse aux interrogations qu'on se pose devant des évidences résultant de l'analyse de notre environnement, de la recherche de son origine ainsi que du fonctionnement de son mécanisme fondamental. --- Notre condition d'être solidaire suscita l’apparition de meneurs potentats se servant des croyances pour asseoir leur autorité. ---

J’ai employé le mot « potentat » pour bien souligner une évidence ignorée par la tradition, celle-ci se perdant dans les arcanes de l’histoire. --- Elle mettait au premier plan les écrivains qui devaient clamer la gloire de leurs « seigneurs et maîtres ». --- Ces rapporteurs n’hésitaient pas, par flagornerie, à trahir la vérité en embellissant les faits, voire même en les inventant. --- Quant aux autres, ils étaient éliminés ou bannis. ---

Cependant effet positif, cette situation avait l’avantage de promouvoir les arts, les sciences, les connaissances et de réaliser des actions spectaculaires (monuments et lieux de cultes et de gestion communale) --- Sans eux, nous ne connaîtrions pas la munificence des cathédrales et des maisons communales. ---

Certains potentats furent initiateurs et entrepreneurs d’actions d’utilité publique et d’embellissement des lieux au prix de la misère et de « l’esclavage » de leurs administrés. --- Les rois de France, entre autres, si glorifiés par l’histoire dans les manuels des potaches, furent de cruels dirigeants qui bâtirent leur notoriété sur la misère de leurs administrés. --- Il serait souhaitable que parallèlement à l’enseignement de l’histoire, les "maîtres" actuels complètent leur enseignement par le prix payé par le peuple pour les réaliser. --- Les livres d’histoire glorifient ces "dictateurs" avec lyrisme, mais n’enseignent jamais que leur grandeur le fut au prix de la misère, de la souffrance et du sang de leurs « sujets ». ---

1.2- En préambule de mon étude, il est essentiel d'analyser le mécanisme de l'évolution qui obéit à la loi fondamentale de tout ce qui est. --- En tant qu'être humain, dépendant de ses conditions d’existence, nous sommes soumis à la logique de prévoir un début et une fin à tout. --- C'est par raisonnement que nous sommes forcés d'admettre que les concepts de début et de fin n'existent pas :  Dans l'absolu, donc en dehors de notre condition humaine, le début et la fin des choses sont inconcevables. --- L’espace dans lequel nous évoluons et le temps qui le fait fonctionner n'ont pas de commencement, ni de fin : on n'est ou on n'est pas, sinon c’est le néant ou l'immobilisme. ---

L’existence humaine est soumise à la loi de l’évolution de la matière qui s’est détachée du soleil pour se placer dans des conditions favorisant l’eau liquide. --- Après bien des péripéties provoquant la vie, un phénomène terrestre ou extraterrestre a provoqué l’apparition de cellules qui se multipliaient par « mitose » c’est-à-dire non sexuée. ---

Un autre « accident » évolutif créa la « méiose ». --- Celle-ci produisait des cellules différenciées entre un donneur, le mâle et un receveur, la femelle avec l’avantage d’un échange des caractéristiques de chacun.(il s'agit, entre autre de l'échange sexuel produisant les spécificités d'un nouvel individu. ---

 Ce « mécanisme cellulaire » fut le moteur de l’expansion diversifiée de la vie. --- Sa mise place fut difficile et longue. --- Elle débuta dans le milieu marin et ce ne fut qu’avec le temps que des mutations se produisirent. --- Ce mécanisme de « mutation » est essentiel dans le fonctionment de mouvement de tout ce qui est, l’état statique étant impossible. ---

La terre était entièrement recouverte d’eau liquide. --- Des contractions internes de matière solide provoquèrent l’émergence de continents. --- Ils évolueront d’une manière permanente suivant les contractions du « magma » interne. ---

Certains animaux marins coloniseront ces surfaces. --- Ils évolueront pour s'adapter aux conditions atmosphériques. --- De mutations en mutations, ils assimileront l’air dans un système respiratoire où les poumons remplaient les branchies. ---

1.3- Notre subordination à une structure fondamentale de mouvement qui est unique et essentiel, nous amène aux déductions suivantes : notre ère d’existence, la planète terre, est le produit d'un mécanisme total. ---  Ces composants sont en perpétuelle évolution avec un début et une fin, sinon c'est l'absence de mouvements ou l'état statique, c'est à dire le néant. ---

Il est important de souligner cette déduction. --- La terre est un « déchet rejeté par le soleil ». --- Le « hasard » a créé des conditions favorisant la vie. --- Elle est née dans la matière liquide qui recouvrait la terre. --- Notre planète a bénéficié d’une position planétaire favorable à l’eau liquide, ce qui ne sera jamais le cas pour les autres du système solaire, en raison de leur position par rapport au soleil. --- Les « débuts de vie » constatés chez ceux qui ne bénéficie de  cet avantage, sont très primaires et évoluent peu. ---

Notre intelligence accepte difficilement que l’Univers n’ait pas d’histoire et que les concepts de néant et d’état statique n’existent autrement que dans le raisonnement produit par notre intelligence. --- Nous sommes soumis à des lois d’existence avec un début à la naissance une mort en fin de vie. ---

Dans l’absolu, « on est ou on n’est pas » et le mouvement perpétuel, sans origine ni fin, est le seul possible. --- D’autre part, dans notre esprit, le mouvement n’est concevable que s’il est renouvelé. --- Si nous raisonnons dans l’absolu, il est évident que les concepts de début et de fin disparaissent et la logique veut que l’Univers soit infini dans un système de mouvement permanent. --- Nous commettons l’erreur d’appliquer le concept anthropomorphique de mouvement. ---  

Notre raisonnement est influencé par nos conditions d’être pensant qui ne peut admettre un Univers qui ne répond pas aux lois que son intelligence admet. --- L’univers est une entité qui a ses lois ou son mécanisme. --- Notre intelligence est incapable d’en comprendre le système. ---

Quant à l’homme, il est soumis à son contexte de résident planétaire dépendant de son astre, le soleil. --- Les scientifiques les plus crédibles situent notre planète dans le temps, à la moitié de l’existence de notre « étoile, le soleil ». ---

1.4-  Nos sens sont faussés par une perception anthropomorphique de notre environnement dans l’Univers. --- La perception de celui-ci est produit par nos sens, l’ouie, la vue, l’odorat et le toucher qui transfèrent à notre cerveau des données. --- Nous les utiliserons pour compléter les informations que nous recevons ou captons. --- La plupart des êtres vivants utilisent ces sens pour se déplacer, se nourrir, se défendre. --- L’être humain, au sommet de l’évolution, a atteint de telles performances, qu’il menace son propre biotope en manipulant la matière tellement dangereusement qu’il menace l’équilibre des forces qui la constituent. ---

De mutation en mutation à partir du « phénomène de la vie », celle-ci a évolué depuis la toute première cellule contenant la vie en puissance, jusqu’à son couronnement, l’être humain. --- L’histoire de cet événement est bien connue et enseignée dans tous les cours de biologie. ---

Ce phénomène de mutation est nécessaire à l’évolution. --- Il est provoqué par la contrainte due à un milieu saturé qui provoquera l’apparition d’être ayant muté en prédateurs. --- Les plus spectaculaire sont les carnivores qui « font le ménage » et rétablissent l’équilibre. --- Ce comportement est provoqué par la loi fondamentale de l’évolution. --- Celle-ci découlant du « mécanisme primordial » de mouvement. ---

La mutation est le mécanisme primordial de notre univers. --- L’évolution n’en est qu’un effet. --- La mutation est le moteur de l’évolution. --- Sans elle, ce serait l’impossible immobilisme. --- La mutation contrôle les effets de la saturation en s’adaptant. --- Ses lois sont multiples et difficiles à définir. ---

On est surpris des résultats spectaculaires que cette loi provoque. --- Elle a permis que des mutants surviennent lors des grands cataclysmes naturels. ---La loi unique et essentielle de l’évolution impose le mouvement. --- Le mouvement provoque des mondes en évolutions. ---

Nous sommes dans un de ces « événements ». --- Il est comme un feu d’artifice qui projettent dans le ciel des milliards d’étincelles dont l’existence est limitée. --- Notre Univers est une des petites parcelles de feu de notre exemple avec un début, l’allumage de celle-ci et sa progression vers la plus intense lumière suivi de son déclin dans le néant. ---

Notre Univers serait à la moitié de son parcours. ---

1.5- Cette théorie d’univers multiples apporterait des éléments d'explication aux mécanismes qui produisent les phénomènes paranormaux dont certains sont admis par la science. ---Ces phénomènes nombreux et inexplicables existent, acceptés par des scientifiques sérieux et crédibles et ne peuvent s'expliquer que par une construction fondamentale que notre entendement ne peut admettre. --- Tous les éléments de la matière vivante ou inerte ont une histoire qui peut revenir dans certains cas accidentels provocant des événements inexplicables. ---

Le célèbre physicien infirme, Stephan Hawking s’est longuement penché sur le problème des « trous noirs » Cet étrange comportement des étoiles en fin de vie est mystérieux et inexplicable. --- Elles disparaissent dans le temps, pour rejoindre une autre dimension. ---

Peut-être, celle-ci est le produit d'un mécanisme autre que celui qui nous fait fonctionner. --- Nous commettons  l’erreur de croire que le « Tout » obéit à des lois que nous avons déduites de l’observation de « Univers » que nous percevons. ---  Il obéit à des lois que nos chercheurs ont déduites de l’observation de l’environnement terrestre qu’il pouvait analyser. --- Il est probable que le « Tout » est beaucoup plus complexe et n’est pas analysable avec nos moyens intellectuels, aussi sophistiqué soit-il. ---

Ainsi, nous ne trouvons aucune réponse à des phénomènes qui dépassent notre entendement. ---  Ils sont nombreux et prouvés scientifiquement :

  • La mémoire génétique : tous les êtres vivants sont doués de cette particularité difficilement explicable quant à son mécanisme…
  • Le sens de l’orientation chez certains animaux migrateurs …
  • Le sens du mouvement collectif de certains : vol d’oiseaux, d’insectes, de troupeaux …

1.6- Nous commettons l'erreur de prétendre comprendre le "Tout fondamental" avec un mécanisme humains, appelé l'intelligence, apparu fortuitement après des péripéties à la limite de la disparition totale. --- Nous sommes vraisemblablement les seuls dans l'univers à être capable de comprendre avec notre mécanisme de pensée. --- Notre évolution cahotante et chahutée ne peut que nous amener à conclure que notre intelligence et notre faculté de comprendre sont unique dans l'univers, tel que nous le concevons.

L’intelligence est une faculté propre à l’être humain. --- Cette faculté est l’aboutissement d’une succession de mutations. --- Elle s’est améliorée avec le fil du temps. --- L’homme n’atteint son niveau intellectuel qu’après des avatars l’amenant au stade de celui qui maîtrise la matière. ---

Cette intelligence acquise dans des circonstances exceptionnelles, le pousse à tenter de comprendre son environnement et d’en déduire les lois. --- Lacunaire, elle tente d’expliquer tout. --- Mais elle rencontre des écueils qu’elle ne franchira jamais parce que son monde est celui que son intelligence a perçu, mais qui ne peut « coiffer » le « Tout ». ---

Beaucoup de domaines restent inexpliqué et inexplicable sans revoir le fond même du raisonnement. --- Ainsi restent inexplicable la transmission de pensée, la prémonition et les stigmates des croyants. ---

 

A suivre les chapitres deux et trois d'une étude approfondie de notre histoire et de "l'histoire" qui s'est construite à partir d'un mécanisme de vie humaine produite par l'évolution des êtres vivants aboutissant à un être intelligent, devenu solidaire à cause de ses conditions de précarité.

 

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Ce qui suit est peut-être farfelu… quoique … !!!

A ce stade de mes réflexions, je vais me permettre de développer succinctement une théorie qui remet en question le fondement même des théories scientifiques que nos chercheurs défendent pour expliquer l’Univers et tous ses phénomènes. ---

Le « mécanisme » de « ce qui est » serait une « abstraction fondamentale », qui provoquerait des entités multiples dont notre Univers. --- D’autres entités existeraient en un nombre infini de systèmes. --- Notre intelligence admettra difficilement ce mécanisme. --- Notre raisonnement, aussi sophistiqué qu’il soit, serait faussé par la construction d’un Univers anthropomorphique que nos facultés cérébrales construisent. ---

L’univers que nous percevons est celui que nos sens transmettent. --- L’univers pourrait être une abstraction collective créée par nos sens. --- Nous existerions dans un monde virtuel construit par nos sens. --- L’Univers serait l’effet d’un mécanisme qui nous dépasse et que notre intelligence d’animal évolué a construit. --- Il le fait à partir des éléments que son intelligence et ses sens disposent et ont perçus. --- Nos scientifiques pourraient commettre l’erreur d’appliquer à l’Univers un mécanisme qu’ils déduisent de leurs constatations d’animal humain analysant son environnement avec ses sens et son intelligence. ---

Répétons-le, nos moyens d’investigation seraient faussés par des moyens intellectuels limités à ceux dont nous disposons. --- Nous commettrions l’erreur d’appliquer au « Tout » des lois que notre intelligence déduit de ses observations, avec les moyens physiques dont il dispose. --- Ces moyens résulteraient de la construction cérébrale humaine. --- Ce qui veut dire que le « mécanisme du Tout », nous échappe parce que nous ne disposons pas des moyens cérébraux pour le décrypter. ---

Je reste préoccupé par cette idée, peut-être saugrenue, que notre Univers ne serait qu’une abstraction construite par notre intelligence. --- L’Univers n’existerait que suite à une construction collective dans un système multiple créé par nos facultés d’être humain intelligent. ---

La mémoire génétique est un facteur essentiel à l’évolution. --- Cette faculté des êtres vivants a permis d’évoluer jusqu’à un sommet : l’animal humain. --- Elle transmet, non seulement, des caractéristiques d’évolution, voire de mutation qui produisent de nouvelles espèces. ---

A titre d’exemple, citons la mémoire génétique qui transmet de génération en génération des comportements utile à la survie de l’espèce.  ---

Ainsi, dans le domaine de la transmission collective, citons, entre autres, le comportement des essaims d’oiseaux ou des groupes de poissons qui évoluent collectivement subitement et harmonieusement dans tous les sens, animés par un mouvement collectif inexplicable. ---

Nous, les humains, avons développé une faculté cérébrale qui nous permet d’analyser ce que nos sens perçoivent. --- La vue explore l’espace. --- Notre intelligence crée les outils qui lui permettent d’aller de plus en plus loin dans un lieu virtuel. --- La nature animale de notre cerveau, aussi sophistiqué soit-il, ne nous permet pas de comprendre l’ensemble du problème. ---

Quelle que soit la taille du cerveau des espèces animales comme la fourmi, celui-ci fonctionne mieux que le plus sophistiqué des ordinateurs. --- Toutes ces performances n’ont pas d’autres explications que celle, peut-être « farfelue », d’un Univers fictif créé par l’action « intelligente » de ses composants. – L'être humain construirait son univers collectivement avec ses sens dans son monde virtuel ---                          
L’action collective serait « une abstraction » provoquée par des mouvements internes propre au « Tout ».
--- Il n’y aurait aucun « mécanisme » tel que celui qui fait fonctionner notre « Univers ». ---

L'intelligence développée dans notre système est probablement unique dans « l’Univers » dans lequel nous évoluons. ---

La longue, difficile et souvent à la limite de l’extinction de l’intelligence de l’homo est probablement unique dans notre Univers. --- Cette faculté, développée dans un monde collectif, n’est pas la même pour tous les représentants de la race humaine. --- Il y a un fossé énorme entre les plus primitifs, tel les Boschimans et les gloires de nos universités. -

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CETTE THÉORIE, IMPOSSIBLE A PROUVER, APPORTERAIT UNE SOLUTION A TOUS LES PROBLÈMES INEXPLICABLES DE NOTRE MONDE.

 

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29/04/2017

&.-1- Atavisme - Les croyances et les religions ont suscités les potentats.

INTRODUCTION : Cette étude a pour ambition de défendre la théorie de l'évolution de l'espèce humaine due à l'action des potentats (du latin potentatus " pouvoir souverain"). --- Parmi les humains, ceux qui étaient physiquement les les plus forts se sont imposés par la force ou ont été suivi pour leur opportunisme ou leurs qualités intellectuelles. ---  L'objectif de cette étude est de défendre la théorie que l'aboutissement de notre monde provient de la loi du plus fort, personnalisé par le  potentat.  Ce comportement est la conséquence du grégarisme qui soumet ou élimine les plus faibles. ---                                                                                                  

&.-1- Source et origine de l'atavisme - L'espèce humaine, physiquement fragile ,fut forcée de s'unir pour affronter les dangers d'une existence précaire. --- Les croyances et les religions ont favorisé les potentats qui les assujettiront pour les "protéger" . ---

1.1- Cette étude a pour but de rechercher une réponse aux  interrogations qu'on se pose devant des évidences résultant de l'analyse de notre environnement, de la recherche de son origine ainsi que du fonctionnement de son mécanisme fondamental. --- Notre condition d'être solidaire suscita l’apparition de meneurs potentats utilisant les croyances pour asseoir leur autorité. ---

1.2- En préambule, il est essentiel d'analyser le mécanisme de l'évolution qui obéit à la loi fondamentale de tout ce qui est. ---  En tant qu'être humain, dépendant de ses conditions d'existence,  nous sommes soumis à la logique de prévoir un début et une fin à tout. --- C'est par raisonnement que nous sommes forcés d'admettre que les concepts de début et de fin de tout n'existent pas :  Dans l'absolu, donc en dehors de notre condition humaine, le début et la fin des choses sont inconcevables. ---  L'espace dans lequel nous évoluons et le temps qui le fait fonctionner n'ont pas de commencement, ni de fin : on n'est ou on n'est pas, sinon c'est  le néant ou l'immobilisme. ---

1.3- Cette subordination à ce mécanisme essentiel nous pousse aux déductions suivantes : notre ère d’existence, la planète terre, est le produit d'un mécanisme total dont les composants sont en perpétuelle évolution avec un début et une fin, sinon c'est l'absence de mouvements ou l'état statique, c'est à dire le néant. ---

1.4- Ce préambule était nécessaire pour mieux exposer le mécanisme fondamental logique, essentiel et permanent qui est à la base de l'évolution. --- On peut affirmer que ce mécanisme fondamental est le seul possible et est démontré par la raison. ---

1.5- Dans ce contexte d'évidence du mécanisme de tout ce qui est, nous devons établir les constats suivants, eux aussi primordiaux et uniques : exister suppose le mouvement de quelque chose que l'on a appelé la matière qui est en mouvement permanent et qui obéit à une seule loi possible, c'est avoir un début et une fin, sinon ce serait impossible puisque sans suite ni résultats. ---

1.6- La matière en évolution ne peut qu'obéir à un mécanisme de construction de ses éléments suivi de leur destruction (sinon il n'y aurait pas de mouvement), ce qui suppose que la matière constitue un univers unique qui fonctionne suivant sa loi de permanence, d'occupation et d'évolution. --- 

1.7- Un certains nombres de constats nous permet de déduire que toutes les "particules" de L'univers se construisent de manière permanente et forment un tissus infini en mouvement perpétuel créant une "histoire permanente" . ---

1.8- Ces constats apportent des éléments d'explication aux mécanismes qui produisent les phénomènes paranormaux acceptés par la science. ---Ces phénomènes nombreux et inexplicables existent, acceptés par des scientifiques sérieux et crédibles et ne peuvent s'expliquer que par une construction fondamentale que notre entendement ne peut admettre. --- tous les éléments de la matière vivante ou inerte ont une histoire qui peut revenir dans certains cas accidentels provocant des éléments inexplicables. ---

1.9- Nous commettons l'erreur de prétendre comprendre le "tout fondamental" avec un mécanisme humains, appelé l'intelligence, apparu fortuitement après des péripéties à la limite de la disparition totale. --- Nous sommes vraisemblablement les seuls dans l'univers à être capable de comprendre avec notre mécanisme de pensée. --- Notre évolution cahotante et chahutée ne peut que nous amener à conclure que notre intelligence et notre faculté de comprendre sont unique dans l'univers, tel que nous le concevons .

1.10- C'est sa rivalité atavique, développée par l'intelligence, qui permet à un être fragile de dominer les autres êtres vivants de sa planète. --  D'autre part, son biotope est le résultat d'un accident de la mécanique de l'univers qui permet l'eau liquide. --- Quant à la vie, c'est à la suite de circonstances fortuites dues au hasard qu'elle est apparue provoquant notre existence . --

 

A suivre dans une étude approfondie de notre histoire et de "l'histoire" qui s'est construite à partir d'un mécanisme de vie humaine produite par l'évolution des êtres vivants aboutissant à un être intelligent devenu solidaire à cause de ses conditions de précarité.

 

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25/02/2017

EXISTER (25 février 2017)

EXISTER  !  ?   (25 février 2017)

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---

Seront notés en couleur les commentaires complétant, confirmant ou contredisant des passages de ce travail, en remerciant ceux qui voudront bien prendre cette peine. Cliquer sur commentaires en bas juste avant les tags

Ils peuvent les adresser aussi par mail à philippemailleux@gmail.com

Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 25 février 2017

(Le chapitre 11 est nouveau et figure en bleu)

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LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

  1.  1.- Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

  1. 2.-Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète. 

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

  1. 3.- Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

  4.- Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.1

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète. --- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. --- D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

  1. 5.- L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

  1. 6.- Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

7.- L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant constituées de sons exprimés en tons égaux « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

8.- La sédentarité.

8.1 - Les hominiens n’avaient évolué qu’en s’associant en petites bandes, conduites par un plus fort ou plus expérimenté par l’âge. --- La découverte du feu fut un facteur essentiel de progrès tant pour l’alimentation que pour leur défense et leur confort. --- Les aliments cuits, d’abord des viandes et ensuite des végétaux leur permirent d’en améliorer le goût, de les conserver et de mieux les digérer. ---

8.2 – Ils découvrirent l’élevage en capturant de jeunes animaux et en domestiquant quelques-uns, ce qui leur fit rapidement comprendre les avantages de la sédentarité. --- Les troupeaux étaient plus facilement gardés, parqués dans des enclos de branchage. --- Ils élèveront aussi de jeunes loups qui apprendrons à rassembler les troupeaux dans les pâturages et qui devinrent de bons gardiens qui les défendaient des agresseurs. ---

8.3 – la sédentarité leur apportait beaucoup d’avantages : 1.- la domestication de nombreux animaux s’étaient améliorée par l’élevage (chèvres, moutons, vaches ou autres ruminants, animaux de bassecour et porc sauvage devenu le plus important dans l’alimentation) 2. - la culture de plantes sauvages sélectionnées.  3. - La sélection et le temps les firent mutés en viandes raffinées et en   légumes et fruits de table. ---

8.4 -  Ces anciens chasseurs, sédentarisés dans les meilleurs endroits de production et à proximité d’un cours d’eau, se regroupèrent en hameaux, en réalisant les avantages de l’associativité qui permettait de diversifier les tâches et d’augmenter le confort. --- Un « vieux » réglait les conflits et donnaient des conseils aux plus jeunes. ---

8.5 -  En grossissant, ces hameaux devinrent des villages avec tous les problèmes inhérents à l’égoïsme humain. --- Une organisation plus contraignante fut mise en place avec une hiérarchie dans le pouvoir. ---

8.6 -  D’autre part, les récalcitrants furent exclus de la communauté et forcés de vivre de rapines prélevées dans les champs et sur les troupeaux. --- ils s’associèrent en bandes belliqueuses qui s’affrontaient durement, développant leurs qualités musculaires avec un chef respecté pour sa force physique et son autorité. ---

9.- Les potentats et la monnaie.

9.1 – Ces bandes guerrières s’emparèrent du pouvoir dans les cités et imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou imposer des services. --- Ce furent les premiers impôts et les prémices de l’esclavage. ---

9.2 – Avec le temps, ces villages devinrent des villes et des états nécessitant une organisation contraignante basée, en général, sur la dictature exercée par des potentats qui ont imposé leurs lois par la force. --- L’histoire nous a rapporté que, à la tête de la plupart des états, des chefs de bande se sont imposés par les armes et se sont enrichis au détriment des populations, dites laborieuses. ---

9.3 -  Certains de ces potentats, pour mieux asseoir leur autorité, se sont arrogés une autorité de source divine. --- La plupart ont assis leur pouvoir sur la croyance en un ou des êtres supérieurs tout puissant dont ils sont l’émanation ou la représentation. ---

9.4 – Les vaincus des guerres furent souvent réduits à l’esclavage. --- Suivant Montesquieu « l’esclavage proprement dit est l’établissement d’un droit tellement propre à un autre homme, qu’il est le maître absolu de sa vie et de ses biens ». --- Il est réduit à l’état de chose dont on dispose à sa fantaisie. --- La plupart des peuples vaincus ont subi ce sort. ---

9.5 – L’exemple d’esclavagisme le plus récent de l’histoire moderne ne date pas de longtemps. --- La traite des noirs d’Afrique qui étaient vendus et considéré comme un animal domestique ne fut abolie qu’en 1865 après la victoire du général Grant sur le général Lee. --- La guerre entre les états abolitionnistes et les « esclavagistes » qui avait fait sécession, dura quatre ans. ---

9.6 -  Il est intéressant de signaler : 1.- Les abolitionnistes comptaient à l’entrée de la guerre une population de 22 millions d’habitants et leurs adversaires 9,1 millions (des fermiers ou exploitants agricoles) qui utilisaient 3,5 millions d’esclaves noirs.  2.- La victoire des abolitionnistes est due à sa puissance industrielle et à son réseau ferroviaire qui permettaient un déplacement efficace des troupes 3. Cette guerre permit aux États-Unis, origine du nom, de constituer l’état puissant qui est actuellement maître du monde 4. - Le nombre de victimes dans ce conflit (624000 tués et 500.000 blessés) est le plus important de l’histoire des États-Unis et dépasse même celui des victimes des guerres auxquelles ils avaient participé, y compris celle de 40-45.

10.– Les croyances et les religions.

10.1 – Comme dit précédemment, les hommes, dès qu’ils ont pensé valablement en cherchant le pourquoi des événements dont ils n’étaient pas maître, ont levé les yeux vers ce ciel qui conditionnait leur existence : soleil, pluie, orage, tonnerre, vent, éclairs, nuages, étoiles. ---  

10.2 -   La constatation de ces phénomènes les ont amenés à en rechercher la cause qu’ils attribuèrent à l’action de puissances extérieures. --- Ce fut d’abord le soleil qui se levait et se couchait en rythmant leur existence en jour et nuit et dont la présence apportait joie et bien-être. --- Ce fut, ensuite, la crainte et l’angoisse que leur causait l’apparition de phénomènes liés à l’action de l’eau qui tombait en pluie depuis les nuages, du vent, des éclairs accompagnés de tonnerre et aussi du grand mystère du firmament s’étendant sur leurs têtes, piqué d’innombrables étoiles. ---

10.3 - Le milieu arboricole dont il provenait en avait fait des êtres craintifs échappant,  par leur agilité et leurs membres allongés, aux fauves qui les traquaient. --- Leur migration vers des espaces peu arborés les rendit vulnérables. --- Ils devinrent, en grand nombre, une proie facile et se nourrissaient, à la sauvette, des maigres restes que leur laissaient les charognards. --- Frugivores et insectivores, ils avaient développé leurs membres avant et leurs doigts pour permettre la préhension de leur nourriture. --- Ce fut le début de l’utilisation manuelle des membres avant qui leur permettaient  de mieux tenir les restes (carcasses ou os) ou pour s’échapper d’un danger en maintenant les restes avec un bras. ---

10.4 -  Les quelques survivants de ces périodes de transition mutèrent vers des espèces plus performantes physiquement et intellectuellement pour s’imposer à leurs agresseurs. --- Ils développèrent la station debout qui libérait les mains. --- Ce furent les premières avancées permettant la création matérielle d’objet de confort, d’utilité ménagère ou de progrès. --- Cette mutation fut les prémices de celle qui aboutira aux avancées actuelles de la science et des techniques les plus sophistiquées. --- L’utilisation exclusive des mains favorisa la mutation de la fonction préhensile des membres arrières vers celle de la marche. --- La plante des pieds se rapprocha de celle des plantigrades (ours)

10.5 – L’intelligence, d’abord primaire s’affina dans la pensée et provoqua le questionnement sur l’existence et sur les forces dont ils étaient tributaires. --- La pensée s’exprima d’abord par des signes et par l’amélioration des grognements de satisfaction des primates. --- Cette réaction gutturale s’affinera en langage provoquant la mutation du larynx et du pharynx en organe de sons, chantés d’abord et ensuite exprimés par la voix en sons plus bas et  plus uniforme. ---La nécessité de communiquer perfectionna la parole diversifiée en vocabulaires de plus en plus sophistiqué pour créer un langage usuel exprimant le concret d’abord et abstrait ensuite en affinant la pensée dans l’abstraction. ---

10.6 -  L’évolution d’une société  ainsi créée et évoluée,  provoqua le regroupement en petites unités, dirigées par des anciens ou des sages, pour progresser ensuite vers des unités plus grandes : villages, villes, pays. ---

10.7 – Les opportunistes ou les exclus de la vie organisée, comme détaillé plus avant (exclusion des bourgades), s’imposèrent par la force et leurs meneurs s’arrogèrent des pouvoirs régaliens leur imposant une charge en biens ou monnaies d’échange de plus en plus lourde, ce qui conduisit les populations à l’esclavage et à la misère.

10.8 – L’histoire nous rapporte que les croyances et les religions sont nées de la nécessité intellectuelle des humains à rechercher, dans les phénomènes naturels ou spatiaux, les raisons de leur existence, qu’ils attribuaient à des forces supérieures qu’ils ne pouvaient contrôler. ---

10.9 -  Cette quête d’une réponse à cette interrogation primordiale, amena ces premiers animaux évolués, dès que la pensée devint intelligente, à rechercher ces puissances occultes dans ce qu’ils ne comprenaient pas et dans les mystères de la nature. Ce fut ainsi qu’ils implorèrent ces « puissances » de leur accorder des faveurs ou d’éloigner les dangers naturels. --- La vie en société leur avait appris que rien ne se faisant gratuitement, il fallait « offrir » en biens ou en monnaies d’échange la réalisation de ces demandes avec l’espoir de les voir « exaucées ». ---

10.10 – Les petites unités développèrent leurs échanges ce qui favorisa le progrès et incita ceux qui avaient amélioré le confort ou fait des découvertes utiles à la société, de bénéficier d’avantages particuliers qui en incitèrent d’autres à les imiter. --- C’est ainsi qu’apparurent les chercheurs et les savants qui firent école de disciples, développant ce qui fut appelé le « progrès ». ---

11.- L’esclavagisme et l’abolition.

11.1 - Le terme esclavage vient du grec médiéval « sklavini . --- Les romains désignaient cette condition par le terme « servus » qui ont donné les mots : servile, servilité, serf, service et serviteur.

11.2 – Les bandes guerrières qui s’étaient emparés du pouvoir dans les cités, imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou d’imposer des services. --- Ce furent les prémices de l’esclavage et les premiers impôts. ---

11.3 – L’esclave est un individu privé de sa liberté, ce sera un instrument économique, une chose dont le maître dispose à sa guise. --- La privation de liberté existe depuis que les « vainqueurs » ont utilisé des vaincus à leur convenance. --- Elle date de l’époque des premières sociétés humaines, quand les bandes armées se sont emparés des hameaux par la force, y ont imposé leurs lois et soumis les habitants soit à les servir et à les enrichir, soit en les obligeant à fournir une partie des fruits de leur labeur ou aussi en les privant de liberté et en disposant d’eux comme un animal domestique ou un « outil animé » comme disait Aristote. ---

11.4 -Il faut remonter loin dans l’histoire de l’homme pour retrouver des traces de cette pratique « inhumaine ». --- Ce furent vraisemblablement des « prisonnier de guerre » qui deviendront des instruments de développement économique ou de confort ménager--- De grandes réalisations nécessitèrent de gros moyens, tels l’utilisation de prisonniers-esclave. ---

11.5 – l’esclavage, d’abord des vaincus de guerres, devint ensuite une pratique pour prélever, par la force, de la main d’œuvre dans des pays voisins.  Cette utilisation forcée de l’homme fera toujours partie des mœurs humaines, qu’elle soit ouverte par l’exploitation économique des travailleurs ou qu’elle soit clandestine par un labeur forcé imposé par un maître qui les a « exportés » depuis leur pays d’origine. ---

11.6 - Il y a trois siècles, certains pays du continent américain ont prélevé de la main d’œuvre noire dans les pays côtiers de l’Afrique. --- Ge fut fait dans des conditions inhumaines, appelées « traite des nègres ». --- « la marchandise » était amassée dans les cales des bateaux de « négriers » dans lequel les plus fragiles périssaient. --- Cette « sélection » valorisait la marchandise et permettait une concurrence et un marchandage rémunérateur --- Il contribua au développement économique des régions agricoles dont les surfaces exploitables nécessitaient une main-d’œuvre importante pour être rentable. ---

11.7 - Cette pratique fut remise en question lors du développement industriel des états du nord, les « terriens » du sud restant attaché à l’utilisation de la main d’œuvre humaine. Il fallut la guerre de Sécession, l’avènement d’Abraham Lincoln, en 1865, et l’abolition de l’esclavage, date historique de « fédéralisme » qui  permit de faire naître la plus puissante nation économique de la planète. ---

11.8 –  Il existe des formes de travail forcé dite esclavage moderne : le proxénétisme (prostitution forcée) – le travail clandestin – le travail des enfants –  les enfants soldats. ---

11.9 – Cependant, il existe encore des cas d’esclavage de « prisonniers » par la force (Soudan et au Pakistan, les chrétiens vendus aux musulmans et en Mauritanie les musulmans esclaves d’autres musulmans). ---

11.10 – L’esclavage humain est aboli par toutes les grandes institutions (Convention européenne des droits de l’homme, Déclaration universelle des droits de l’homme, convention de l’ONU à Genève en 1926). ---

11.11 – En France, le premier qui affranchi les serfs en 1315, fut Louis X. /--- Après la révolution, en 1790, l’Assemblée Nationale décrètera la légalité de l’esclavage et ne la supprimera qu’en 1794, après l’insurrection d’esclaves dans les colonies. --- Napoléon Bonaparte rétablira l’esclavage en 1802, sous l’influence de divers traités. --- Il l’abolira, lors de son règne de 100 jours, en 1815, pour se concilier la Grande Bretagne. ---

11.11 – Dès que les hommes se sont rassemblés en société et ont été dominé par les plus forts, il s’est établi une hiérarchie des plus musclés ou des plus intelligents qui ont imposé leurs lois aux autres. --- Cette « masse » contrôlable et soumise aux plus forts a existé jusqu’à l’instauration de droit de vote qui lui permet de donner du pouvoir à des représentants qui sont éligibles périodiquement. --- Certains dictateur parviennent à contrôler les résultats en leur faveur. ---

11.12 – Dans le monde, l’esclavage ne fut réellement aboli qu’à partir de 1823 par le Chili. Dans les autres états, cette abolition s’échelonna jusqu’il y a peu en 1992 au Pakistan. --- Les colonies continuèrent à le pratiquer sous la forme de « travail forcé ». --- L’esclavage ne fut réellement aboli dans les grands pays qu’en 1833 en Angleterre, en 1865 aux États-Unis (guerre de sécession), en 1910 en chine (effective en 1949), en 1962 en Arabie Saoudite, en Tunisie en 1846, au Tibet en 1950, au Népal en 1926, en 1888 au Brésil,. --- Cependant ces traités ne furent que partiellement respectés et l’esclavage fut pratiqué notamment dans les pays coloniaux français sous forme clandestine  ---

11.13 - Reconnaissances officielles : 2001 en France, reconnaissance de la traite des esclaves comme crime contre l’humanité – 2004 année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de  son abolition (ONU) – 2005 journée internationale pour l’abolition de l’esclavage. ---

11.14 – Si l’esclavage sous sa forme sociale a pratiquement été supprimé à notre époque. --- Il faut cependant tenir compte des formes sociales de dépendance pratiquée par certaines classes de « bien nantis » ou d’employeurs qui exercent sur leurs subordonnés une pression telle que ceux-ci perdent leur liberté sociale. --- Ces esclaves modernes connaissent la même terreur des « patrons » qui menacent constamment leurs subordonnés non qualifiés ou clandestins qu’ils « exploitent » : la perte d’un salaire minable les terrorise et les rendent dépendant à n’importe quelles conditions. --- Ces « négriers » exigent une rentabilité maximale et des prestations non rémunérées à la limite du supportable. --- 

11.15– Il faut cependant mettre en cause notre système économique de libre échange qui force certains employeurs de nos pays et des pays sous-développés à pratiquer des prix bas pour conserver une rentabilité suffisante. ---

11.16 – D’autre part, hypocritement, nous fermons les yeux sur cette injustice permanente de nos sociétés qui contribuent à leur confort en pratiquant des prix minables au préjudice des peuples pauvres. --- Certains médias et les œuvres sociales ne cessent de nous faire prendre conscience de cet état de chose. --- Au lieu de nous plaindre de la « vie chère », nous devrions prendre conscience de cette « injustice » qui contribue au confort dans nos assiettes, nos loisirs, notre santé et l’éducation de nos enfants. --- Comme disait mon patron : « On se plaint, la gueule pleine ».

 

A SUIVRE

 

 

 

24/12/2016

EXISTER

 

EXISTER  !  ?

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

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Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 24 décembre 2016

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LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

  1. Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

  1. Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète. 

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

  1. Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

 

  1. Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète. --- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. --- D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

  1. L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

  1. Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

  1. - L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant constituées de sons exprimés en tons égaux « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

  1. - La sédentarité.

8.1 - Les hominiens n’avaient évolué qu’en s’associant en petites bandes, conduites par un plus fort ou plus expérimenté par l’âge. --- La découverte du feu fut un facteur essentiel de progrès tant pour l’alimentation que pour leur défense et leur confort. --- Les aliments cuits, d’abord des viandes et ensuite des végétaux leur permirent d’en améliorer le goût, de les conserver et de mieux les digérer. ---

8.2 – Ils découvrirent l’élevage en capturant de jeunes animaux et en domestiquant quelques-uns, ce qui leur fit rapidement comprendre les avantages de la sédentarité. --- Les troupeaux étaient plus facilement gardés, parqués dans des enclos de branchage. --- Ils élèveront aussi de jeunes loups qui apprendrons à rassembler les troupeaux dans les pâturages et qui devinrent de bons gardiens qui les défendaient des agresseurs. ---

8.3 – la sédentarité leur apportait beaucoup d’avantages : 1.- la domestication de nombreux animaux s’étaient améliorée par l’élevage (chèvres, moutons, vaches ou autres ruminants, animaux de bassecour et porc sauvage devenu le plus important dans l’alimentation) 2. - la culture de plantes sauvages sélectionnées.  3. - La sélection et le temps les firent mutés en viandes raffinées et en   légumes et fruits de table. ---

8.4 -  Ces anciens chasseurs, sédentarisés dans les meilleurs endroits de production et à proximité d’un cours d’eau, se regroupèrent en hameaux, en réalisant les avantages de l’associativité qui permettait de diversifier les tâches et d’augmenter le confort. --- Un « vieux » réglait les conflits et donnaient des conseils aux plus jeunes. ---

8.5 -  En grossissant, ces hameaux devinrent des villages avec tous les problèmes inhérents à l’égoïsme humain. --- Une organisation plus contraignante fut mise en place avec une hiérarchie dans le pouvoir. ---

8.6 -  D’autre part, les récalcitrants furent exclus de la communauté et forcés de vivre de rapines prélevées dans les champs et sur les troupeaux. --- ils s’associèrent en bandes belliqueuses qui s’affrontaient durement, développant leurs qualités musculaires avec un chef respecté pour sa force physique  et son autorité. ---

  1. - Les potentats et la monnaie.

9.1 – Ces bandes guerrières s’emparèrent du pouvoir dans les cités et imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou imposer des services. --- Ce furent les premiers impôts et les prémices de l’esclavage. ---

9.2 – Avec le temps, ces villages devinrent des villes et des états nécessitant une organisation contraignante basée, en général, sur la dictature exercée par des potentats qui ont imposé leurs lois par la force. --- L’histoire nous a rapporté que, à la tête de la plupart des états, des chefs de bande se sont imposés par les armes et se sont enrichis au détriment des populations, dites laborieuses. ---

9.3 -  Certains de ces potentats, pour mieux asseoir leur autorité, se sont arrogés une autorité de source divine. --- La plupart ont assis leur pouvoir sur la croyance en un ou des êtres supérieurs tout puissant dont ils sont l’émanation ou la représentation. ---

9.4 – Les vaincus des guerres furent souvent réduits à l’esclavage. --- Suivant Montesquieu « l’esclavage proprement dit est l’établissement d’un droit tellement propre à un autre homme, qu’il est le maître absolu de sa vie et de ses biens ». --- Il est réduit à l’état de chose dont on dispose à sa fantaisie. --- La plupart des peuples vaincus ont subi ce sort. ---

9.5 – L’exemple d’esclavagisme le plus récent de l’histoire moderne ne date pas de longtemps. --- La traite des noirs d’Afrique qui étaient vendus et considéré comme un animal domestique ne fut abolie qu’en 1865 après la victoire du général Grant sur le général Lee. --- La guerre entre les états abolitionnistes et les « esclavagistes » qui avait fait sécession, dura quatre ans. ---

9.6 -  Il est intéressant de signaler : 1.- Les abolitionnistes comptaient à l’entrée de la guerre une population de 22 millions d’habitants et leurs adversaires 9,1 millions (des fermiers ou exploitants agricoles) qui utilisaient 3,5 millions d’esclaves noirs.  2.- La victoire des abolitionnistes est due à sa puissance industrielle et à son réseau ferroviaire qui permettaient un déplacement efficace des troupes 3. Cette guerre permit aux États-Unis, origine du nom, de constituer l’état puissant qui est actuellement maître du monde 4. - Le nombre de victimes dans ce conflit (624000 tués et 500.000 blessés) est le plus important de l’histoire des États-Unis et dépasse même celui des victimes des guerres auxquelles ils avaient participé, y compris celle de 40-45.

  1. – Les croyances et les religions.

10.1 – Comme dit précédemment, les hommes, dès qu’ils ont pensé valablement en cherchant le pourquoi des événements dont ils n’étaient pas maître, ont levé les yeux vers ce ciel qui qui conditionnait leur existence : soleil, pluie, orage, tonnerre, vent, éclairs, nuages, étoiles. ---  

10.2 -   La constatation de ces phénomènes les ont amenés à en rechercher la cause qu’ils attribuèrent à l’action de puissances extérieures. --- Ce fut d’abord le soleil qui se levait et se couchait en rythmant leur existence en jour et nui et dont la présence apportait joie et bien-être. --- Ce fut, ensuite, la crainte et l’angoisse que leur causait l’apparition de phénomènes liés à l’action de l’eau qui tombait en pluie depuis les nuages, du vent, des éclairs accompagnés de tonnerre et aussi du grand mystère du firmament s’étendant sur leurs têtes, piqué d’innombrables étoiles. ---

10.3 - Le milieu arboricole dont il provenait en avait fait des êtres craintifs échappant aux fauves qui les traquaient, par leur agilité et leurs membres allongés. --- Leur migration vers des espaces peu arborés les rendit vulnérables aux fauves qui les traquaient. --- Ils devinrent, en grand nombre, une proie facile. --- Ils se nourrissaient, à la sauvette, des maigres restes que leur laissaient les charognards. --- Frugivores et insectivores, ils avaient développé leurs membres avant et leurs doigts pour permettre la préhension de leur nourriture. --- Ce fut le début de l’utilisation manuelle des membres avant pour mieux tenir les restes (carcasses ou os) ou pour s’échapper d’un danger tout en maintenant les restes avec un bras. ---

10.4 -  Les quelques survivants de ces périodes de transition mutèrent vers des espèces plus performantes physiquement et intellectuellement pour s’imposer à leurs agresseurs. --- Ils développèrent la station debout qui libérait les mains. --- Ce furent les premières avancées permettant la création matérielle d’objet de confort, d’utilité ménagère ou de progrès. --- Cette mutation fut les prémices de celle qui aboutira aux avancées actuelles de la science et des techniques les plus sophistiquées. --- L’utilisation exclusive des mains favorisa la mutation de la fonction préhensile des membres arrières vers celle de la marche. --- La plante des pieds se rapprocha de celle des plantigrades (ours)

10.5 – L’intelligence, d’abord primaire, s’affina dans la pensée et provoqua le questionnement sur l’existence et sur les forces dont ils étaient tributaires. --- La pensée s’exprima d’abord par des signes et l’amélioration des grognements de satisfaction des primates qui s’affinèrent en langage qui provoqua la mutation du larynx et du pharynx en organe de sons modulés d’abord et ensuite exprimés par la voix. --- Ainsi naquit la parole, d’abord chantée et ensuite parlée. --- La nécessité de communiquer perfectionna la parole diversifiée en vocabulaires de plus en plus sophistiqué pour créer un langage usuel exprimant le concret d’abord et abstrait ensuite affinant la pensée dans l’abstraction. ---

10.6 -  L’évolution d’une société  ainsi créée et évoluée, avait provoqué des regroupements en petites unités, dirigées par des anciens ou des sages, pour progresser vers des unités plus grandes, villages, villes, pays. ---

10.7 – Les opportunistes ou les exclus de la vie organisée, comme détaillé plus avant (exclusion des bourgades), s’imposèrent par la force et leurs meneurs s’arrogèrent des pouvoirs régaliens leur imposant une charge en biens ou monnaies d’échange de plus en plus lourde. --- Ce qui conduisit les populations à l’esclavage et à la misère.

10.8 – L’histoire nous rapporte que les croyances et les religions sont nées de la nécessité intellectuelle des humains à rechercher, dans les phénomènes naturels ou spatiaux, les raisons de leur existence, qu’ils attribuaient à des forces supérieures qu’ils ne pouvaient contrôler. ---

10.9 -  Cette quête d’une réponse à cette interrogation primordiale, amena ces premiers animaux évolués, dès que la pensée devint intelligente, à rechercher ces puissances occultes dans ce qu’ils ne comprenaient pas et dans les mystères de la nature. Ce fut ainsi qu’ils implorèrent ces « puissances » de leur accorder des faveurs ou d’éloigner les dangers naturels. --- La vie en société leur avait appris que rien ne se faisant gratuitement, il fallait « offrir » en biens ou en monnaies d’échange ces demandes avec l’espoir de les voir « exaucées ». ---

10.10 – Les petites unités développèrent leurs échanges ce qui favorisa le progrès et incita ceux qui avaient amélioré le confort ou fait des découvertes utiles à la société, de bénéficier d’avantages particuliers qui en incitèrent d’autres à les imiter. --- C’est ainsi qu’apparurent les chercheurs et les savants qui firent école de disciples, augmentant ce qui fut appelé le « progrès ». ---

A SUIVRE

 

22/02/2015

Complément à mon appel du 12 février

L’appel que j’ai rédigé le 12 février, dans ma chambre de clinique, était très dithyrambique … c’était une manière de garder du moral pour des problèmes cardiaques et que physiquement, je n'allais pas bien du tout ...  Aussi je demande à ceux qui m’ont lu, d’excuser certains excès euphoriques, parfois incontrôlés …

Que devient l’espèce humaine qui n’a pas voulu abandonner son atavisme d’animal … ?

Ces occupants de la planète ont  développé l’intelligence pour survivre dans des conditions à la limite de l’extinction … Cette faculté les a amenés à dominer toutes les espèces et à saturer leur espace vital  …

La plupart restent accrochés aux prescrits de leurs croyances qui favorisent, dans un but d’accroissement étatique et de domination, la puissance du nombre d’un territoire autonome, tel qu’il est actuellement représenté à l’ONU

J’ai toujours été enthousiasmé par la théorie de  Christian de Duve, qui préconise d’utiliser l’intelligence de l’homo, faculté que lui permet  son évolution … Dans cet esprit, Le célèbre Prix Nobel, suggère de développer  un nouveau pouvoir que l’humain créerait à partir des enseignements du passé ...

Ce nouveau pouvoir, gérerait le maintien de la population mondiale dans les limites d’occupation que notre planète pourrait tolérer 

Il est évident que, dans un premier temps, il faudra tenir compte de la masse réticente au système qui resterait, en quelques sortes, « parquée » sur l’espace terrien jusqu’à sa conversion au nouveau pouvoir …

Cependant, les terriens « parqués » rejoindront rapidement le paradis de paix et de solidarité que le nouveau pouvoir aura créé, car  son espace sera devenu « l’enfer », avec les guerres et les asservissement, que les plus pessimistes des prévisionnistes prévoient, avec paroxysme dans une centaines d’années …

Il est incontestable que l’espèce humaine atteindra dans peu de temps le plafond des moyens dont elle dispose sur la planète  … (espace disponible, épuisement des ressources fossiles, etc. …)  

Le « nouveau pouvoir », omnipotent et désintéressé, deviendra le nouvel ONU … Il sera doté de tous les moyens de contrôle de l’évolution et des agissements des humains restés sous le régime naturel du plus fort éliminant ou isolant le plus faible

Cette humanité de la dernière chance ne sera possible qu’à condition d’abandonner le « libre arbitre » auquel beaucoup de "bien nantis" tiennent … L’individu deviendra dépendant d'un « comité des sages » qui gérera le maintien de la population mondiale dans les limites que notre planète pourra tolérer

Une balance des entrées et sorties (les naissances et les décès) devra être surveillée pour tenir compte du nombre d’individu que la planète pourra supporter … en prévoyant des possibilités d’augmenter ce nombre en fonction des découvertes de la science et de l’ingénierie  …

Les croyances, elles aussi, devront s’adapter à ces nouvelles donnes … Un grand espoir est né avec l’avènement du pape François et de son probable successeur Mgr Pietro Parolin, tous deux formés dans le creuset de la misère des pays sous-développés …

Ces deux « idéalistes désintéressés » auront la tâche difficile d’adapter leurs dogmes et leurs enseignements à ces contraintes difficiles …

Il est incontestable que les descendants de l’homo sapiens ont proliféré de manière telle qu’ils ont saturé la planète … la rendant invivable à court ou moyen terme  …

La loi du plus fort, déviée par le développement de l’intelligence et de la créativité, conduira, tôt ou tard, l’espèce humaine à sa perte, mettant même en danger l’existence de son environnement  …

Il n’est pas trop tard mis il est temps disait feu le professeur de Duve et, déjà, Paul-Henri Spaak au sortir de la dernière guerre …

 

Un grand-père qui veut sauver sa descendance et notre humanité avec ses beautés mais aussi ses horreurs …

 

 

 

15/06/2010

Ch. 25 e - Apparitions (suite de l'étude)

&quo

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite) Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 25 e - Apparitions (suite de l'étude)

 

{23} Avant de clore cet important passage de mon travail sur les apparitions de Beauraing, il me reste à mentionner l’essentiel de ce que j’ai retiré de la lecture d’un intéressant ouvrage de plus de 700 pages (Presse de la Renaissance, Paris 2000) intitulé « Faussaires de Dieu » de la plume de Joachim Bouflet, historien, qui se consacre à la recherche et à l’étude des mentalités religieuses. Consultant auprès de postulateurs de Congrégation pour les causes des saints, il est l’auteur d’ouvrages sur les diverses figures spirituelles et sur les phénomènes mystiques. Ce livre est accepté par l’Église catholique puisqu’il a reçu, le 1er mai 2000,  le « Nihil obstat » de M. Dupuy, p.s.s. et l’imprimatur de Mgr M. Vidal, vicaire épiscopal.

 

En ce qui concerne la reconnaissance des faits par l’Église, il est intéressant de signaler ce qui suit :

- Le 9 janvier 1935, suite à une véritable épidémie d’apparitions, principalement en Belgique, le Saint –Office réagira en confiant au cardinal Van Roey, primat de Belgique, la tâche d’instruire les faits, surtout ceux de Beauraing et Banneux. Les évêques de ces lieux furent dessaisis des enquêtes et tous les livres, journaux, périodiques et pèlerinages seront prohibés (mis à l’Index).

- Ce ne sera que le 2 janvier 1942, que le Saint-Office autorisera l’évêque de Banneux à « porter un jugement sur les faits relevant de son magistère » et assez curieusement, Mgr Charue, évêque de Namur, ne recevra lui pareille autorisation pour Beauraing que le 7 décembre 1942.

- Aussi l’évêque de Liège, après avoir toléré le culte le 12 février 1942, l’autorisera pleinement et entièrement le 31 mars 1942, mais ne reconnaîtra les apparitions que le 22 août 1949. Je pense que Mgr Charue a dû le faire également pour Beauraing.

- Finalement, le grand principe, dont ne se départira pas la « Congrégation pour la Doctrine de la Foi (jadis le Saint-Office) est de laisser à l’ordinaire du lieu « in fine » le droit de prononcer un jugement qui n’engage en rien l’autorité du Saint-Siège.


Voir ci-après une énumération non exhaustive de faits et de lieux où se sont produits, à cette époque, en Belgique des phénomènes de prétendues apparitions de la Vierge Marie, toujours tirés du livre de J.Boufflet.

A partir d’août 1933, la Belgique connaît une « épidémie » d’apparitions, consécutive aux « faits mystérieux » de Beauraing et Banneux…Il ne s’écoule pas un mois sans que l’on signale çà et là une nouvelle manifestation de la Vierge :

- La localité de Rochefort, à 20 km de Beauraing, fut un des lieux qui défrayaient alors la chronique : le 23 août 1933, un garçonnet, Paul Bucher croit voir la Vierge dans une forme blanche apparue au crépuscule sur un mur. Pendant plusieurs jours, les voisins et de nombreux témoins sont en contemplation et s’agenouillent en prière jusqu’à ce que l’on constate que l’apparition disparaissait avec l’extinction d’un réverbère situé à quelque distance. Ce fait révèle l’état d’esprit dans lequel se trouvait la région à cette époque.

- Le 4 octobre 1933, c’est à Melen, non loin de Banneux, que la Vierge se serait manifestée selon ses dires à Mathieu Lovens, un ouvrier de charbonnage de 60 ans. La Vierge serait vêtue et voilée de blanc, un large ruban blanc lui ceignant la taille ; elle se présente comme l’Immaculée Conception, invite à prier et promet la guérison des malades. A partir du 20 octobre Mathieu Lovens la fit « déménager » dans le champ de son voisin, la foule lui démolissant son jardin et ses rosiers. Lovens fait dire à son apparition qu’elle fera jaillir de l’eau d’un trou qu’il devra creuser dans le champ à l’endroit que la vision lui indiquera, ce qui amènera une foule nombreuse. Au jour dit, point de prodige et disparition du voyant qu’on ne revit plus jamais.

- Le 15 octobre 1933, un garçonnet, Charles…, à Chaîneux dans le pays de Herve (Les deux localités de Melen et Chaîneux ne sont éloignées de Banneux que de quelques kilomètres)), voit la Vierge descendre du ciel et devenir de plus en plus grande, dès qu’elle « s’installe » au-dessus d’une haie. Elle demande la construction d’une chapelle près d’une source qui s’écoule près de la haie et de prier pour la conversion des pêcheurs, le tout en ressemblance flagrante avec les événements de Banneux.

- En décembre 1933, la Vierge se manifeste à Onkerzele dans le pays flamand à une pauvresse, Léonie Van Dyck, « Nieke » à laquelle elle sera supposée transmettre de graves messages. Il se produisit même un étrange phénomène de « soleil qui tourne » ou « qui danse » aux dires de certains témoins.

Ces quelques exemples permettent de douter grandement des témoignages recueillis que ce soit des « voyants » eux-mêmes autant que des témoins ou participants. Tous sont sincères et « imaginent » ce qu’ils croient voir à tel point d’ailleurs que certains seront insensibles à la douleur où même seront stigmatisés.

 

Quand je me « dédoublais »,  ma participation à des rêves dirigés était physique et je ne connaissais ni le froid, ni la douleur ou la fatigue de positions inconfortables. La pensée imaginée poussée à son paroxysme peut dominer le mental jusqu’à créer chez les humains des phénomènes corporels inhabituels et inexplicables.

 

Dans cet ordre d’idées et tiré de l’étude de J.Boufflet déjà cité, il est intéressant d’analyser le comportement de Tilmant Côme, un Namurois infirme de l’entité de Mettet, 58 ans au moment des faits, qui se rendra à Beauraing le 11 juin 1933, quelques mois après les apparitions, conduit par un voisin. (Notre oncle en fera mention dans son travail à la date du 12 juin 1933 : « J’ai appris par Madame Degeimbre la guérison et les visions de Côme Tilmant. Pendant les visions de C.Tilmant, je vois à peine les voyants tant il y a du monde »).

Pendant qu’il prie à la grotte, ce nouveau « voyant » prétend avoir vu la Vierge qui lui aurait dit « à demain ». Il n’en fallut pas davantage pour ranimer l’enthousiasme des fidèles, surtout suite au message de la Vierge qui dit être venue pour la gloire de la Belgique et pour la protéger des envahisseurs.

 

Le 15 juin 1933, le Vierge demande une chapelle et quand le visionnaire lui demande son identité, il voit se dérouler sur sa ceinture bleue « Notre-Dame de Bôring » (Beauraing prononcé en patois du coin). Son image ressemble plus à celle de Lourdes qu’à celle de Beauraing. Cependant certaines phrases qu’elle prononce sont reprises de celles de Beauraing.

 

Le 18 juin, l’apparition dira : « Montrez-vous dans le monde. Vos vœux seront exaucés » et le 25 juin : «Je serai avec vous partout. Organisez un grand pèlerinage le 5.8.33 (sic – dénotant la déformation professionnelle, technique de l’ancien contremaître pour écrire une date) jour de ma fête. Je serai ici. »

 

Le 5 août 1933, Tilmant reçoit la révélation d’un « secret » qu’il rendrait public le jour de l’assomption, soit le 15 août. Bavard, il ne pourra tenir son secret et révélera que la Vierge lui a montré le futur sanctuaire. Les pèlerins sont déçus car ils espéraient de l’inédit merveilleux. L’exaltation est à son comble et certains feront état de visions dans l’aubépine des apparitions d’une forme humaine, blanche et d’un visage…qui ne pouvait être que celui de la Vierge et, autre scénario, d’une statue colossale de la Vierge assise dans le ciel avec l’Enfant-Jésus sur le bras. C’est la folie dans l’invraisemblance collective.

 

Avec les rayons du soleil levant dans la ramure embrumée de l’arbuste cette phase de « la Vierge à l’Enfant » n’est autre que la perception visuelle faussée d’un toit voisin qui, par sa forme, a déjà abusé de la même façon certains fidèles le 3 janvier 1933. Mais beaucoup, dont un estimable prêtre, n’en démordront point : c’est bel et bien la Vierge Marie. A la faveur d’une illusion, ils ont élaboré ce qu’ils veulent voir.

 

Quant à Tilmant Côme, il prétendra le 15 août 1933, que la Vierge s’est montrée une dernière fois en lui confirmant sa mission de thaumaturge : « Je suis venue pour la dernière fois pour vous rappeler vos devoirs. Restez pour m’aider et consoler vos malades. Heureux ceux qui vous ont aidé. Priez pour les autres ».

 

Il est incontestable que dans ce cas il n’y eut jamais de miracle, même pas dans sa soi-disant guérison. S’il y a eu amélioration de sa « Spondylite osseuse », les médecins sont formels, il n’y a pas eu de modification de l’aspect des lésions vertébrales. Illuminé psychotique, Tilmant Côme s’est senti nanti d’une mission de relais des faits de Beauraing et d’un rôle de « messager adulte de la Vierge».

 

L’historien J.Bouflet signale également dans son livre le cas très curieux d’une talentueuse fille-mère, de père tchèque et de mère belge, née en 1895, espionne en 1914, et femme de foire (contorsionniste, dompteuse de lion, dessinatrice de portraits éclairs, diseuse de bonne aventure). Le 17 mai 1933, elle déclara avoir vu la Vierge sous les traits de Notre-Dame de Hal.

 

J. Bouflet cite l’auteur Herbert Thurston qui a évoqué le cas, en expliquant qu’à deux doigts de la mort, elle fut guérie grâce à l’intervention de la Vierge de Hal. Elle aurait également été stigmatisée aux mains, aux pieds et porterait des traces de la couronne d’épines sans supercherie semble-t-il.


Elle fut soupçonnée de procédés frauduleux pour soutirer de l’argent, mais après enquête judiciaire, fut lavée de tout soupçon et les experts médicaux après avoir étudié son état mental, concluront qu’elle souffrait d’un « dédoublement de la personnalité » ou d’une dissociation de l’être conscient. Ils conseilleront son isolement en clinique en raison de l’influence malsaine qu’elle pouvait avoir sur des esprits faibles.

 

Enfin, dans sa minutieuse « dissection des « visionnaires de Dieu » J.Bouflet, analyse le cas « Beauraing » en signalant certaines divergences qui apparaissent dans le groupe des voyants, tout en reconnaissant le sérieux, la sincérité et le bon équilibre mental des voyants. Ainsi, il signale leurs divergences : le 29 décembre 1932, un voyant aperçoit un cœur d’or rayonnant sur la poitrine de la Vierge, tandis qu’un autre ne peut le préciser. Le lendemain, ils seront quatre à le contempler, mais curieusement, ce ne sera pas le cas du garçon qui n’a rien vu de tel (ce qui fait supposer qu’il n’y a pas eu concertation entre eux…) Cependant le 31 décembre, il le verra à son tour, mais le lendemain il sera le seul à ne pas avoir d’apparition. L’auteur signalera aussi que certains voyants, surtout les plus jeunes n’entendent pas toujours ce que la Vierge dit aux autres. (Notre oncle n’en parle pas ou du moins ne l’a pas remarqué et n’en fera jamais mention.)

 

Il est cependant fondamental de conclure une fois de plus que les « voyants » sont absolument sincères : ils voient et entendent ce qu’ils prétendent collectivement percevoir, mais avec des « interférences » de transmission de la part du « cerveau-maître » (à mon avis, tantôt l’un ou l’autre aîné ou le garçon).

 

{24} Il est normal que le clergé local, doutant de la réalité des faits, prudent dans un premier temps, ne s’engage pas dans cette manifestation populaire de ferveur religieuse pour éviter le scandale de la révélation d’une éventuelle supercherie. Cependant, il est de bonne politique médiatique que ces autorités religieuses en profitent largement quand après de nombreuses années, il s’avère que certains faits  ne sont pas explicables dans l’état actuel des connaissances scientifiques.

 

 

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HYMNE A L’AU-DELÀ.

 

Notre âme rêve

D’immensités éternelles.

Notre âme étouffe

En son carcan de vie.

 

Notre âme pleure

Des larmes de désir.

Notre âme s’échappe

De la nuit de ses rêves.

 

Notre corps est lourd

De sa charge de souffrance.

Notre corps est mort

De son vide d’espérance.

 

Notre corps est triste

De son absence d’éternité.

Notre corps est pauvre

De son manque de félicité.

 

Notre âme est fébrile

D’un bonheur espéré.

Notre âme est belle

De son désir d’éternité.

 

Notre âme est douce

De ses rêves enchanteurs.

Notre âme est tendre

Du bleu de ses ciels.

 

Notre âme

Cherche ses dieux,

Ses Vierges et ses saints

Pour ne jamais mourir.

 

°°°°°°°

Si les aléas de la vie ne m’avaient pas livré pieds et poings liés à l’implacable philosophie du comptable sec et froid, disséquant tout, penché sur ses livres de comptes où la rigueur des chiffres prédomine et où un franc ou un euro restera toujours un franc ou un euro, complice des dieux de la fortune, au service de l’enrichissement et du pouvoir par l’argent, il est probable que le poète aurait vécu dans ses nuages et ses rêves et qu’il aurait cru et aimé le Dieu d’idéal et de ciel des croyants qui lui aurait ouvert tout grand son jardin de l’irréel et de la contemplation suprême.

 

Le comptable aride et dur se meurt maintenant, mais il n’a pas étouffé le poète qui sur la fin de ses jours retrouve les envolées éthérées de ses vingt ans et son appétit du sublime des mystiques, celui qui restera toujours sentimentalement chrétien de cœur malgré ses entraves d’agnostique par loyauté de pensée.

 

Cette position ambiguë peut en surprendre plus d’un. Pourtant n’a-t-elle pas le mérite d’accepter et surtout de comprendre ceux qui restent attachés aux traditions et enseignements d’un milieu qui reste le sien !

 

 

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01/06/2010

Ch. 25 a - A la recherche de l'origine des croyances

&

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 25 a - Richesse et pouvoir du milieu.

 

A ce stade de mon cheminement dans ce livre, je me sens forcé de livrer à celui qui me suit toujours le détail de l’aventure intellectuelle de recherche que j’ai entreprise en tentant, à la lumière des connaissances actuelles, de trouver la source de nos croyances et leur logique dans un débat qui se veut rationnel.

 

Pour bien se situer, rappelons d’abord la synthèse des définitions philosophiques de la conscience que nous nous sommes permis d’établir en commençant le chapitre précédent :

 

La conscience est la connaissance intuitive ou réflexive que nous avons de nous-même et de l’environnement extérieur qui nous permet de juger de notre existence et d’affirmer notre individualité.

 

Cette définition en appelle une autre, morale celle-là, que les dictionnaires ne manquent pas de souligner :

 

- sentiment par lequel l’être humain juge de la  moralité  de ses actions. (Hachette).

- Faculté qui pousse à porter un jugement de valeur sur ses propres actes. ( Larousse).

- Témoignage ou jugement secret de l’âme, qui donne l’approbation aux actions bonnes et qui fait reproche des mauvaises ; ou, autrement, mode d’émotion de l’ensemble des instincts bienveillants et désintéressés, ensemble qui porte aussi le nom de sens moral. (Littré).

- Connaissance intuitive par l’être humain de ce qui est bien et mal, et qui le pousse à porter des jugements de valeur morale sur ses propres actes ; personnalité humaine sur le plan de cette connaissance morale (Robert)

 

Les dictionnaires évoquent le « sens moral » et « la morale » qu’il serait bon aussi de bien définir ou cerner.

 

Pour Hachette, le « sens moral » sera la faculté de discerner le bien du mal en conformité avec les règles de la conduite sociale ou avec ce qui est tenu pour bon ou édifiant, quant à « la morale » ce sera l’ensemble des principes de jugement de conduite qui s’imposent à la conscience individuelle ou collective comme fondé sur les impératifs du bien ; de même que cet ensemble érigé en doctrine.

 

Quant à Littré, « la morale » est l’ensemble des règles qui doivent diriger l’activité libre de l’homme : d’une part démontrer que l’homme a des devoirs, des obligations et d’autre part les répandre.

 

Enfin pour Robert, le « sens moral » c’est la vie conforme aux préceptes de « la morale », qui est l’ensemble des règles de conduites considérées comme valables de façon absolue.

 

Notre civilisation occidentale est pénétrée de « la morale » chrétienne. Que nous le voulions ou non, notre monde moderne porte ses jugements de valeur en fonction de l’idéologie chrétienne basée sur l’altruisme actif qui devient un devoir.

 

Cependant, ce devoir des occidentaux les conduira à créer les missions chrétiennes d’évangélisation avec, dans le passé, les effets pervers des persécutions religieuses, de l’inquisition et de l’oppression dictatoriale des potentats qui se prétendaient les défenseurs de doctrines qui assuraient par ailleurs leur hégémonie.

 

En dehors de la liberté et de l’égalité, la fraternité ou la solidarité que les chrétiens appellent l’amour des autres, est un des grands principes inscrits en lettres de feu dans la charte des droits de l’homme, fruit de la révolution française de 1789 et davantage précisé et confirmé dans la déclaration universelle des Droits de l’Homme, approuvée par l’assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, ainsi que dans la Convention européenne des Droits de l’Homme du 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953.

 

Léon XIII par son encyclique « Rerum novarum », publiée en 1891, proclama le droit des travailleurs, en recommandant aux états d’édicter des lois les protégeant, à contre-courant d’un libéralisme économique en vogue à l’époque qui prônait la « libre entreprise ».

 

Ce pape « social » s’efforçait ainsi de couper l’herbe sous le pied du socialisme-communisme de l’époque qui trouvait sa clientèle électorale dans des milieux déshérités de plus en plus exploités par les profiteurs du capitalisme industriel.


Ce pape « éclairé » affirmait cependant que la propriété privée restait un fondement et un droit naturel de l’homme. Il s’élevait contre « la misère imméritée des travailleurs » et affirmait le droit de l’Eglise et de l’Etat à intervenir pour imposer la justice sociale.

 

{3} Le monde protestant, réformateur de l’église catholique romaine, divisé en ses multiples interprétations du message évangélique, fut évidemment incapable d’intervenir avec l’autorité d’une seule voix dans ce combat politico-social qui caractérisa le siècle dernier.

 

A ce stade-ci de mon étude, je me suis penché longuement sur ces courants religieux qui ont bouleversé douloureusement et fondamentalement depuis près de cinq cents ans l’histoire du monde occidental.

 

{4} L’impérialisme religieux marqua ces époques d’une l’empreinte cruelle d’intolérance et de persécution, provoquant des migrations massives de population vers des cieux plus accueillants. (L’édit de Nantes provoqua l’exode sous Louis XIV de plus de deux cent mille protestants).

 

{5} Le monde musulman quant à lui, en perte de vitesse par rapport à ces courants, restera marqué par un archaïsme qu’entretinrent leurs « puissants » des différentes époques.

 

Pour autant qu’on accepte le fait historique, Mahomet s’érigea en prophète du Dieu unique proclamé dans le Coran comme l’Unique annoncé par Abraham, Moïse et Jésus et promut l’expansionnisme musulman qui se répandit dans le bassin méditerranéen et une partie de l’Asie.

 

Ces religions plongèrent leurs racines dans le riche terreau biblique du judaïsme et s’inspirèrent de sa morale humaniste (au sens philosophique).

 

Ces trois croyances ont en commun un même messager : l’ange (ou l’archange) Gabriel (de l’hébreu : homme de Dieu). C’est lui qui explique aux juifs le sens des visions de Daniel (Livre de Daniel ch. 8.16) ; aux chrétiens, il annonce la mission de Jean-Baptiste à Zacharie (évangile de Luc ch.1.11) la naissance de Jésus à Marie (ibidem ch.1.26), et aux bergers (ibidem ch. 2.8) quant aux musulmans, c’est lui qui transmettra à Mahomet la parole de Dieu (Allah), dans la caverne d’Hira, sur le mont Hour (Le Coran II 97-98).

 

{6} Les autres philosophies ou pratiques religieuses du reste du monde (Hindouisme, Bouddhisme, Shintoïsme, Confucianisme…) prônent en général l’altruisme passif dans lequel le sentiment de solidarité s’arrête au respect et à la considération de l’autre, cette action étant essentielle à l’élévation personnelle.

 

Aucun prosélytisme pour eux. Il n’est donc pas question « d’aller enseigner les nations en les baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit » comme l’enseignent saint Paul et les Evangélistes, ni d’aller aux extrêmes comme l’extermination des infidèles que certains croyants musulmans dont le terroriste Ben Laden pensent trouver dans les sourates du Coran.

 

Qu’on le veuille ou non, les valeurs chrétiennes sont la base des principes que le monde de demain se prépare à ériger en charte fondamentale de sa moralité essentielle.

 

{7} Ces valeurs sont d’ailleurs les branches d’un arbre qui se sont nourries de la sève de la bible comme l’a également fait Mahomet et ceux qui ont écrit le Coran au septième siècle.

 

Il ne faut pas oublier qu’à l’origine, le coran fut écrit pour donner aux orientaux du bassin méditerranéen une réponse à leur besoin de divinité que ne leur apportaient pas les juifs et les chrétiens qu’ils fréquentaient.

 

Les juifs étaient renfermés sur eux-mêmes et trop exclusifs pour attirer les bédouins des déserts du Moyen-Orient et les chrétiens étaient trop enfoncés dans leurs débats théologiques « byzantins » sur la trinité pour offrir une réponse valable aux tribus nomades des déserts d’Arabie.

 

Il est intéressant de situer historiquement l’époque qui suscita Mahomet et le Coran par le rappel de quelques dates historiques qui se trouvent aux alentours des événements supposés selon la tradition islamique de la naissance (570) et de la mort du prophète (632).

 

Les Mérovingiens s’étaient partagé la Gaule : l’Austrasie (l’est de la France, la Belgique et les régions rhénanes), la Burgonde (la Bourgogne et l’Orléanais au centre de la France) et la Neustrie (nord-ouest de la France sans la Bretagne). Dagobert 1er (descendant de Clovis, juste avant l’époque des « rois fainéants » et des « maires du palais ») régna sur la Neustrie de 628 à 639 et entretint de bonnes relations avec Byzance et l’orient.

 

Les empereurs de Byzance (ex empire romain d’Orient) furent Maurice (582-602), Phocas (602-610), et Héraclius (610-641). Celui-ci combattit Kosroès II, roi des Perses qui, à l’apogée de sa puissance, avait pris Antioche en 610 et Jérusalem en 614 (Héraclius ramènera la Sainte Croix en la portant sur ses épaules jusqu’à l’église du Saint Sépulcre de Jérusalem). Les papes de ces époques étaient Boniface V (619-625) et Honorius I (615-638), ce dernier s’efforcera d’apaiser les tensions existantes dans les écoles théologiques byzantines (recherche d’un compromis entre orthodoxes et monophysites qui rejettent la nature humaine du Christ)

 

Comme Jésus et les apôtres tombèrent à point nommé dans le contexte décadent d’un empire romain usé, insatisfait de son polythéisme peu rassurant, Mahomet se pointa lui aussi au bon moment - à une époque d’un long déclin de la pensée occidentale - en plein désert dans la halte caravanière de La Mecque, lieu de rencontres des tribus bédouines depuis l’antiquité et lieu de pèlerinage polythéiste, où se développait lentement un courant monothéiste que rapportaient les caravaniers qui s’y arrêtaient et qui était vraisemblablement alimenté par les voyageurs juifs et chrétiens qui passaient et même s’installaient dans ces lieux de prière.

 

La tradition musulmane rapporte que Mahomet, orphelin de naissance, fut recueilli et élevé par un oncle qui en fit un berger puis un caravanier jusqu’à ce qu’il entrât au service de Khadîdja, une veuve riche, quinze ans plus âgée que lui, organisatrice de caravanes marchandes qu’il épousera (il avait 25 ans) et dont il aura sept enfants : trois fils, morts en bas âge et quatre filles dont la plus jeune, Fatima, assurera la descendance reconnue du prophète en épousant Ali, un cousin de celui-ci.

 

Au temps où il était l’employé de sa future épouse, Mahomet avait mission de voyager pour elle dans différentes régions de l’Arabie. C’est dans ce creuset de pensée véhiculée par le nomadisme qu’il prit conscience de la vérité d’un Dieu unique, créateur de toutes choses, omnipotent et omniscient : il se retira dans la grotte Hira du mont Hour pour y réfléchir et méditer.

 

Dans cette retraite, il eut d’abord des songes qui devinrent bien vite des visions dans lesquelles l’archange Gabriel lui apparaissait et lui révélait la « parole de Dieu » avec mission de la transmettre aux hommes.

 

Ces révélations très altruistes et égalitaires ne plurent pas aux riches de sa région qui ne tenaient pas à perdre des privilèges leur assurant confort et fortune, aussi Mahomet fut-il persécuté, ce qui le força à se réfugier en 622 (qui deviendra l’an un de l’hégire ou l’ère musulmane) avec ses disciples à Yatrib, rebaptisée plus tard Médine (la ville du prophète).

 

Pendant les dix années qui précédèrent l’hégire, fut transmise oralement à Mahomet la parole d’Allah qui ne fut que très partiellement écrite.

 

Prophétique et « incréée » (non créée par les hommes), aux dires des successeurs du « messager », elle fut une fois pour toutes « gravée dans le bronze » et imposée par Uthman (644 à 656), troisième calife (titre des dirigeants spirituels et temporels de l’Islam à partir de 632) qui chargea des sages d’écrire les cent quatorze chapitres (sourates) du Coran en les subdivisant en versets (ayats), « s’inspirant librement » de la tradition orale et écrite véhiculée alors, tout en s’empressant d’en faire détruire toutes traces précédentes afin d’éviter les contestations.

 

Suivant les études les plus sérieuses, les écrits du Coran actuel suivraient toujours mot pour mot et lettre ces « copies » d’Uthman, nommée « al-rasm al-uthmani » et il en existerait encore une copie à Istanbul et une autre à Tachkent.

 

Quant aux traces historiques des faits, suivant Universalis (Maxime Rodinsin), il apparaît que les biographies les plus anciennes du prophète dateraient du début du IX siècle, soit deux siècles après les événements et proviendraient de diverses sources écrites ou orales dont nous n’avons aucune garantie en ce qui concerne la fidélité de leur transmission.

 

En me référant aux commentaires du texte rédigé par Denise Masson dans sa traduction du Coran, édition 1980, j’apprends que vraisemblablement Mahomet ne savait pas écrire et qu’il se contentait de répéter les paroles entendues, les premiers croyants les recueillant de sa bouche et les mémorisant ou les notant avec une sorte de « steno », aide-mémoire personnel, qu’ils étaient les seuls à pouvoir déchiffrer et qui fut longtemps en usage par les récitants pour se rappeler leur contenu.

 

D’autre part, Denise Masson, définit trois étapes préparant sa rédaction définitive : 1. La récitation de mémoire 2. La fixation par écrit des textes, sur des matériaux de fortune (omoplate de chameaux, cuir etc.) 3. La réunion en un recueil des éléments épars au temps du calife Uthman.

 

Aucune certitude absolue quant à l’origine et aux auteurs de ces écrits dans ces conditions, comme pour la Bible (du moins dans sa plus importante partie) et les évangiles qui furent écrits 40 à 70 ans après les faits, ce qui est contesté par la plupart des historiens qui situent la transcription « améliorée » de la plupart des textes du nouveau testament beaucoup plus tard, au quatrième siècle.

 

Il est intéressant de souligner l’influence du « Livre » sur l’Islam en signalant que les prophètes repris dans le Coran proviennent en majorité de l'Ancien et du Nouveau Testament : Adam, Hénoch, Noé, Abraham, Loth, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Job, Moïse, Aaron, Ézéchiel, David, Salomon, Élie, Élisée, Jonas (Ancien Testament) Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus (Nouveau Testament), Hûd, Sâlith, Jethro et Mahomet (Coran).

 

{8} D’autre part, il est significatif de relever la place importante qu’occupent Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus et Marie, principaux acteurs des évangiles dans le texte coranique qui en parle abondamment et avec précisions de détail à la sourate III : Zacharie est le père de Jean-Baptiste qui baptisa Jésus au Jourdain, son épouse s’appelait Élisabeth, une cousine de Marie, mère de Jésus. Il avait 90 ans et son épouse était stérile, mais l’ange Gabriel lui annonça qu’ils auraient un enfant auquel ils devraient donner le nom de Jean, inconnu en ce temps là. Le coran raconte qu’il s’occupait de Marie et, lors de ses visites, la trouvait avec une grande quantité de nourriture envoyée par le Très-Haut - Le Coran parle aussi du père de Marie, Imran, (Joachim dans l’évangile de Jacques non reconnu par l’Église) et de Anne, la mère de Marie, alors que les quatre évangiles n’en parleront jamais. Pour le coran, ce seront des anges qui annonceront à Marie qu’elle serait la mère de Jésus, sans spécifier l’ange Gabriel.

 

En ce qui concerne l’Église catholique, il semblerait que ce serait Eusèbe de Césarée (265 à 340), évêque de Césarée, panégyriste de l’empereur romain Constantin, converti au christianisme qui, aidé de copistes, l’aurait fondée en écrivant la première « histoire de l’Eglise » et aurait même « inventé » la liste des premiers évêques de Rome, considérés par la suite comme premiers papes.

 

Peut-on admettre, dès lors, que les faits se soient passés et que les auteurs des quatre évangiles, des épîtres et des actes des apôtres aient bien existé et qu’ils aient bien été écrits, les témoignages rapportés et retrouvés étant très postérieurs aux faits ?

 

Des centaines de pages que j’ai consultées, allant de la TOB (traduction œcuménique de la Bible) aux diverses études sur Flavius Joseph (seul historien juif de l’époque), aux travaux historiques sur les évangiles, les apôtres, leurs épîtres, le christianisme, Marie et l’assomption, le célibat religieux, le Saint-esprit, et certaines encycliques, j’ai retiré le sentiment de me trouver devant un écheveau dont je ne retrouverais jamais le fil conducteur.

 

En dehors de Flavius Josèphe, seul  « historien juif »  partisan partial  du pouvoir romain qui a peut-être évoqué Jésus dans quelques phrases de son énorme apologie du judaïsme en vingt livres (son texte aurait été « complété », en commettant l’erreur qu’un juif n’aurait jamais faite, d’utiliser l’appellation de « Messie », puisqu'ils l'attendent toujours, on ne trouve pas de traces historiques valables des faits, à part quelques textes douteux vraisemblablement « ajoutés ».

 

{10} Parallèlement, je me suis penché sur Qumram, les esséniens et les travaux sur les écrits de la mer morte. Il m’en est resté finalement le sentiment que l’origine historique du christianisme était fort incertaine.

 

Début 1947, un jeune bédouin a découvert dans une grotte des pentes rocheuses de Qumram, sur la rive ouest de la mer morte, dans des jarres, des manuscrits sur des rouleaux de cuir, qui se sont révélés par la suite, être une des découvertes historiques les plus sensationnelles de notre époque.

 

Par la suite, l’exploration d’une dizaine d’autres grottes permit de mettre au jour d’autres documents ou fragments que vraisemblablement des Esséniens (secte juive du deuxième siècle avant J.-C. au premier de notre ère) avaient vraisemblablement sauvés des persécutions romaines dont ils étaient les victimes. Une douzaine de ces rouleaux étaient à peu près complets et notamment celui d’Isaïe, dans la grotte 1 qui mesure 7,34 m de long. °source : Enc. Universalis – Qumran – R.Van Eigem°

 

{11} On peut cependant en bonne logique en déduire que le christianisme pourrait y avoir trouvé ses origines littéraires, ses rédacteurs qui avaient certes connaissance de cette « bibliothèque » essénienne, l’auraient abondamment consultée, puis utilisée jusqu’à y ranger leurs propres écrits. Cette hypothèse renforcerait la version d’une origine essénienne au catholicisme ou, en tout cas, d’une connivence avec les auteurs chrétiens.

 

Suscité par mes interrogations, le sentiment d’une origine mythique à nos croyances commençait tout doucement à s’installer en mon subconscient.

 

Aussi je me suis plongé pendant des semaines sur toute la documentation que me fournissait en abondance mon « encyclopédia universalis » qui, à défaut de me satisfaire, me renvoyait à la « toile » et à sa profusion infernale et ambiguë d’informations sérieuses ou farfelues sur les croyances, religions, mythes, légendes ou autres études dans le domaine.

 

Je me suis ainsi constitué une documentation de près d’un millier de pages, amassées dans les mémoires de mon portable ou dans un dossier tellement engorgé qu’il s’affale maintenant dans le rayon où je l’ai rangé.

 

A la suite de cette «aventure intellectuelle », je vais me permettre de livrer à mon toujours si patient et sans doute compatissant lecteur, la synthèse que mes pauvres méninges se sont efforcées de construire tout en lui demandant de pardonner son orientation sans doute tendancieuse, mais loyale devant des évidences. (Voir sous-chapitre suivant).

 

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