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20/07/2010

Ch. 27 e - Le chevalier des routes.

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 27 e - Le chevalier des routes

 

Bruno, mon filleul et neveu, on s’en souvient, a vécu avec nous une bonne partie de sa jeunesse. Aussi fantasque que ses cousins, il s’est acheté une vieille maison qu’il retape complètement avec beaucoup de minutie. C’est un noctambule qui préfère travailler la nuit ... Il a le sommeil du "juste", aussi quand il dort, le réveiller est une performance …

 

Il fut pour nous un précieux collaborateur qui nous assista avec persévérance, dévouement et compétence dans la restauration et l’agrandissement de notre maison de Meux.

 

Un des voyages que nous avons entrepris avec lui, en 1975, vaut la peine d’être conté tellement nous y avons vécu des moments merveilleux, toutes les composantes s’étant réunies pour combler nos attentes : temps splendide, bonne humeur et réussite exceptionnelle de tout ce que nous entreprenions, avec un équipage aussi pittoresque que farfelu (huit personnes dans un vieux break, un rien poussif, aménagé pour l’aventure – l’arrière typique de ce genre de véhicule avait été transformé en habitacle confortable pour Patrick et Benoit, qui y trouvaient un espace agréable avec table de jeux – ma mère et mon épouse occupaient la banquette arrière et les filles, Béatrice et Christine, toutes petites alors, passaient de l’un à l’autre suivant leur humeur ou fantaisie, tandis que je conduisais avec, à mes côtés, Bruno comme guide et assistant.) Il m'avait aidé à transformer le toit en vaste « soute» à bagages pour emporter tout ce qu’il fallait pour la tribu.

 

Notre équipage, pittoresque pour l’époque, nous valut un intermède assez désopilant bien qu’humiliant.

 

Notre projet était d’aller faire passer quinze jours en Suisse à tout ce monde, dans le Valais à Verbier, station haut perchée où nous avions loué un chalet spacieux, que nous ne pouvions atteindre qu’en grimpant une route dangereuse à une seule bande - celui qui montait devait céder le passage à celui qui descendait en reculant jusqu’à une aire de doublement, ce qui était très difficile avec un engin aussi lourdement chargé et poussif.

 

La frayeur de ma petite bande était grande et je fus bien aise d’être intelligemment guidé par mon filleul Bruno qui adorait ça, et me conseillait avec sang-froid, ce qui nous valut d’atteindre le haut sans encombre.

 

Ma tribu s’y installa confortablement et ma mère était aux anges, d’autant plus qu’une de nos excursions d’un jour eut pour but Montana et la Villa Notre Dame. Elle et ma famille purent ainsi voir ce coin de paradis où j’étais resté deux ans et qui m’avait permis de retrouver la santé.

 

La Suisse est un pays merveilleux mais ses habitants, sans doute excédés par le comportement envahissant et souvent suffisant de touristes arrogants, de plus privilégiés par un passé exempt de guerres et d’envahisseurs qui les avait confortés dans leurs habitudes pantouflardes,… sont devenus froids, condescendants voire hostiles…..

 

Nous en avons fait l’humiliante expérience, le jour de notre excursion à Montana. Nous nous étions arrêtés le long d’une de ces routes de montagne peu fréquentées pour nous détendre et nous rafraîchir. Un peu plus haut à quelques centaines de mètres, un de ces chalets typiques de la région.

 

Nous n’étions là que d’une bonne demi-heure, heureux de cette halte reposante et de la plénitude d’un temps particulièrement doux, qu’une voiture de police agressive s’amena en trombe pour nous faire déguerpir d’une manière peu amène comme de vulgaires bohémiens.

 

Après nous avoir malmenés, ils ont fait demi-tour, ce qui nous fit supposer qu’ils avaient été appelés par les habitants suisses du chalet (le drapeau y flottait) établis cinquante mètres plus haut qu’on voyait aux fenêtres. Nous ne faisions pourtant que nous rafraîchir et avions juste sorti un petit siège pour ma mère.

 

Ce comportement insultant nous blessa profondément tant par la manière que par l’humiliation qu’il engendra….maintenant encore j’en éprouve quelque peine….

 

Et pourtant, la Suisse est le pays de Dunan, qui a créé l’indispensable Croix-Rouge, la base et même le moteur de tant d’actions universelles généreuses.

 

Cet intermède dans un chapitre consacré au bonheur peut surprendre, mais permet quelques réflexions sur sa fragilité….et surtout les moyens de s’en prémunir en réfléchissant aux motivations de l’autre…

 

Ainsi, au tout petit incident qui nous occupe, finalement bénin et anecdotique, on peut, peut-être, trouver des justifications suffisantes à l’action des gens de cette villa et à leurs policiers pour comprendre, le raz le bol éprouvé en cette période de l’année, par l’arrogance des touristes et le peu de respect qu’ils ont d’un environnement exceptionnel qu’eux défendent bec et ongles…

 

Peut-être que notre troupe de huit personnes, turbulente par ses quatre jeunes enfants, était la goutte qui avait fait déborder un vase déjà rempli des excès d’autres villégiateurs….

 

Dans cette circonstance et par la suite, tant qu’il restera avec nous, Bruno, à mes côtés, n’était pas seulement le neveu qui me soutenait mais aussi le frère que j’avais perdu. J’étais heureux de la maturité qu’il avait atteinte depuis qu’il nous avait rejoint dans un moment difficile de son adolescence.

 

Il devint l’assistant dévoué qui s’efforçait de m’aider dans toutes mes entreprises et Dieu sait si je ne cessais d’en trouver de nouvelles…

 

Peu bavard, très efficace, j’ai toujours été porté par l’affection de ce filleul que je sentais profonde… Ce sentiment fait aussi partie du bonheur parce qu’il environne de cette « aura » qui fait chaud au cœur.

 

Comme son père dont il était la réplique, la chance lui tourna souvent le dos. Lui aussi eut la vie fut bouleversée par un accident grave : une chute de moto lui abîma le bas-ventre et l’estropia longtemps. Ce ne fut qu’au prix de la volonté et du courage remarquable hérités de son père qu’il parvint à retrouver une vie normale.

 

Il sera toujours pour moi, comme le fut mon beau-frère Daniel, un assistant dévoué dans la réalisation de mes entreprises, grâce auquel je pus réaliser quantité de projets aussi fantasques que démesurés.

 

C’est un passionné de sports moteurs, mais surtout de moto avec laquelle il fait corps… Il est fou de vitesse, avide de sensations fortes….

 

Il aime cette étreinte de l’air que son bolide écarte tout en l’enveloppant telle une amante passionnée, alors que l’angoisse de la peur lui étreint le ventre….

 

Succombant à mon travers de « poète excessif », je ne peux m’empêcher de traduire en quelques vers dithyrambiques la splendeur du « Chevalier des routes » comme je l’avais fait pour le « Grand oiseau des cimes ».

 

Ivre de bitume avalé,

Fou de vent et virages,

Preux chevalier,

En sa monture d’acier

Défiant soleil et nuages

En rapace des rubans noirs,

Tel l’aigle du soir

Plongeant dans les halliers.

 

C’est le chevalier des routes,

L’avaleur de côtes,

Le descendeur des pentes

Qui se lève et se penche

Tel l’oiseau des vagues

Qui flirte avec la mer.

 

Il est l’amant du vent

Que sa machine violente ;

Il est le roi des routes

Que ses sujets redoutent ;

Il est le dieu des bolides

Pour des fidèles avides.

 

Cet audacieux motard, professionnel des Chemins de fer dont il est un des chefs d’équipe, spécialisé dans les TGV, se laissera prendre aux doux yeux d’une charmante personne avec laquelle maintenant il partage la vie et les projets.

 

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19/01/2010

HAÎTI...PROPOS D'UN OCTOGÉNAIRE

Mieux vaut allumer une chandelle dans l'obscurité, que maudire l'obscurité. (Confucius)

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Note : J’ai interrompu momentanément la publication de mes textes pour faire place à la transmission de cette « flamme de ma chandelle » qui devrait atteindre la petite centaine de visiteurs qui fréquentent mon blog, tout en espérant qu’ils en feront de même.

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Appel à ceux qui lisent ce billet dans toute la francophonie, de bien vouloir le transmettre, à leur entourage et leurs relations, afin de provoquer un effet « Boule de Neige » qui amplifiera l’action.

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Il faut se référer d’abord à un remarquable reportage de la Télévision de la Suisse romande que le Suisse Damien a communiqué et qui décrit bien la situation avec un reportage de qualité, d’une réalité cruelle.

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=info#program=15;vid=11723976

(Pointer + clic ou cliquer sur « lien hypertexte »)

Le concert de paroles apitoyées et l’aveu d’impuissance que les médias ne cessent de transmettre venant de chacun d’entre nous, est caractéristique de notre nature humaine sentimentale qui se mobilise dans l’immédiat. Les moyens actuels de « vivre» l’actualité sont tels qu’ils touchent directement et nous mobilisent … Aux dernières nouvelles, malgré l’ampleur du mouvement, ces moyens seront nettement insuffisants, le gigantisme du désastre dépassant l’imaginable.

Cependant, nous oublierons vite, préoccupés par nos propres problèmes et ceux de notre environnement … : c’est humain et normal. Nous pensons que notre « carrure décisionnelle » est trop petite et trop étroite pour éradiquer toute la misère du monde et abandonnons à nos pouvoirs politiques le soin de s’en occuper en prélevant ses moyens sur notre capacité contributive.

Le vrai problème d’efficacité réside dans la complexité de notre organisation qui est paralysée par la lourdeur de son fonctionnement démocratique et par la nécessité de pourvoir aux besoins provoqués par une crise qui réduit les rentrées tout en augmentant les besoins d’assistance aux victimes de cette conjoncture et la mise en place des moyens de relance.

Il reste une solution : s’(impôt)ser nous-mêmes une contribution volontaire régulière (mensuelle par exemple) qui sera facile à supporter, mais qui deviendra importante par sa fréquence, afin d'aider les "idéalistes efficaces" qui sont sur place

Pour ce faire, il suffira de contacter votre organisme financier qui se chargera de l’opération que vous interromprez quand vous le voudrez. De plus si vous dépassez un certain plafond annuel (en Belgique 30 euros, en France 60 euros, en Suisse 100 CHF) une ristourne fiscale vous sera accordée allégeant ainsi votre effort (en Belgique déductible à 100% de la déclaration fiscale au même titre que des frais professionnels, en France 75% et en Suisse 100% (à ma connaissance). L’économie d’impôt est égale à 100 % ou 75 % de la libéralité déclarée, multiplié par le taux de la dernière tranche d’imposition des revenus du contribuable.

Il suffira simplement de secouer notre apathie pour téléphoner à notre organisme financier ou lui écrire nos instructions …

Voici la liste des organismes bénéficiaires sérieux et reconnus qui sont sur place avec des équipes aguerries et entraînées : Pour les Belges, je rappelle les numéros de compte, précédés de huit zéros : Médecins sans frontières (MSF) 60.60 ; Croix-Rouge 16.16 et compte commun des grands organismes « Haïti-Lavi » 12.12 (dont : Caritas International, Handicap International, Oxfam Solidarité, Médecins du Monde, Unicef Belgique qui sont sur place)

Pour les Français : Fondation de France (recommandé par Coumarine) envoyer chèque bancaire à BP 22 – 75008 Paris et MSF (Médecins Sans Frontières) instructions sur  (pointer+clic) :

https://don.secure.msf.fr/netful-presentation-association...

Pour la Suisse: MSF Suisse (CP 12-100-2) et Médecin du Monde Suisse : (Banque Cantonale Neuchâteloise A.1488.40.07)


Prélever un peu de notre confort pour s’en prendre à ces « chancres » de notre planète devient un devoir humanitaire… Le temps presse, l’avenir est en péril … N’attendons pas d’y être forcé … : Si ce n’est pas nous, ce seront nos enfants … Ce qui se passe en Haïti est un avertissement planétaire … Tous les grands prévisionnistes de la planète sont d’accord à ce sujet : plus nous attendrons, plus ce sera difficile … Agissons nombreux avec la force du nombre pour pallier notre faiblesse… « Mieux vaut allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius.

Nous avons tous besoin de guérir nos âmes gangrénées par l’indifférence … Agir avec nos petits moyens : « allumer une chandelle dans l’obscurité » pour « trouer » l’obscurité de l’indifférence …

Et puis, il y aura la reconstruction qui sera d’autant plus couteuse que cette région est menacée par les effets de glissement des plaques tectoniques sur lesquelles elle se situe … Il sera nécessaire de s’inspirer de l’expérience des Japonais qui se sont adapté au problème, tant dans leurs constructions que dans la formation de leur population, mais c’est extrêmement couteux … !