Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

27/10/2013

Ch.00.0c - Amour de l'autre et solidarité (A la recherche du bonheur)

(Mise à jour le 2 novembre 2013)

J'ai privilégié intentionnellement le vocable "amour de l'autre" plutôt qu'empathie ou autre terme plus dans le vent, afin de mieux préciser son caractère d'action primaire et totale envers un autre de  l'espèce humaine ...

Aimer c'est se donner entièrement sans arrière-pensées ... Ce sentiment altruiste ne s'acquière que  par l'éducation ... Nous sommes égoïstes par nature ... Ce comportement résulte de la sélection naturelle privilégiant le plus fort au détriment du plus faible ... C'est le mécanisme-loi fondamental non seulement de la vie, mais aussi de l'Univers-total si on accepte que notre Univers n'est qu'un "bourgeon" de cette entité totale...

"Aimez-vous les uns, les autres" (Jésus de Nazareth)

Comme le prône feu le professeur émérite Christian de Duve, prix Nobel de médecine, dans ses nombreuses publications, l'humanité atteignant le seuil de saturation de son habitat, doit, dès maintenant, prendre les mesures qui conviennent pour favoriser des actions qui vont dans le sens de la limitation des naissances pour éviter le massacre des plus faibles par les plus forts ...

L'écueil, qui est de taille, c'est que l'humanité, dans son ensemble, reste ataviquement attachées au principe du "croissez et multipliez-vous" ... Les religions occidentales y sont toutes "scotchées" pour assurer leur hégémonie en alimentant leur croissance ... Limiter les naissances est contre-productif et même auto-destructif pour certains ...

L'humanité est en péril d’autodestruction ... Il n'est pas trop tard, mais il est temps ...

On mesure l'ampleur du problème qui demande un bouleversement de notre façon de vivre axé sur le confort, le bien-être et la richesse ... Dans une politique à courte vue, les meneurs actuels qu'ils soient politiques ou religieux ne privilégient que les actions qui favorisent leur hégémonie ...

Aussi le problème ne peut trouver sa solution rationnelle et efficace qu'en partant de sa base, la prime enfance, en sensibilisant le petit enfant à " l'amour de l'autre" dès qu'il manifeste son individualité, ... ce rôle est dévolu aux parents qui doivent eux-même "se convertir" ...

L'enfant-roi est une profonde erreur éducative de notre monde actuel ... Si la maman, dans un premier temps, assure à son enfant l'assistance nécessaire à son immaturité et en fait le centre de ses attentions et soins, il est indispensable que cette action soit suivie d'une autre qui en fera l'être "social" solidaire  permettant à l'humanité d’affronter les défis imminents de surpopulation qui la menace ...  

Cet enfant "social", débarrassé de son instinct atavique d'égoïsme,  devra comprendre ce qu'est  l'amour des autres, qui commencera par celui de son entourage (ses frères, ses compagnons et même ses adversaires), en insistant sur le caractère gratuit  de "l'amour de l'autre" ... Dans ses jeux, on l'amènera à marquer la distinction entre cette qualité primordiale de comportement social et une autre, tout aussi importante et nécessaire à son épanouissement sociétal, celle de la compétition voire de l'émulation sélective, toutes deux nécessaires et moteurs du progrès humain ...

L'enfant-roi est le travers éducatif majeur et suicidaire de notre monde actuel ... Les maîtres d'école sont contestés voire bafoués ... seuls les idéalistes restent au poste ...

Quant au bonheur, ce grand mot, incompris et galvaudé, notre existence se passe à le chercher, à le traquer ... alors qu'il est facile à trouver quand on se débarrasse de son égoïsme naturel et atavique  ... C'est aussi le rôle essentiel de l'enseignant qui doit lui-même se convertir au bonheur et le pratiquer pour bien l'enseigner ...

Déjà les "sages", de l'antiquité, Bouddha, Lao Tseu, les penseurs de l'Inde et d’ailleurs, Jésus ...  et plus tard Mahomet, saint François et le père Damien,  Gandhi ainsi que tant d'autres, nous enseignent la solidarité et l'amour du "prochain", ... Ils s’élèvent contre l'instinct égoïste du pouvoir et de la richesse qui reste pourtant actuellement le moteur essentiel du progrès ...

C'est dire la grande difficulté qu'il y aura de changer les travers ataviques de la nature humaine, ... Pourtant, il faut reconnaître qu'il y va du sauvetage de l'humanité en péril d'autodestruction comme le prédit si bien le professeur émérite Christian de Duve .

"Sauvons l'humanité en péril d'autodestruction" (Christian de Duve, prix Nobel de médecine)

Revenons au sentiment de bonheur : ... il est le résultat de ce bel équilibre entre, d'une part, "l'amour de l'autre" dans l'abnégation et l'empathie (se mettre à la place de l'autre) ...  et, d'autre part, la compétitivité dans un but de progrès de la connaissance pour améliorer le confort, le savoir et l'utilisation rationnelles des biens matériels disponibles ou à créer, ... maintenant que de l'humanité est en péril d'autodestruction  ...

On ne peut trouver le bonheur qu'en se débarrassant de son égoïsme atavique ...

Il y a quelques jours, j'ai eu le grand avantage et le plaisir d'écouter un exposé d'un chercheur en psychologie, Ilios Kotsou,  animateur d'actions de psychologie positive pour un bonheur dans tous ses états, qui a coordonné avec sa compagne, Caroline Lesire, politologue, un ouvrage sur le sujet avec la collaboration de six auteurs (avec en italique les textes figurant sur le dos de l'ouvrage, résumant succinctement le fond et l'essentiel de leurs propos) :

Isabelle Filliozat : psychologue clinicienne et psychothérapeute, auteure de nombreux ouvrages, a écrit le chapitre 3 - Le bonheur en famille ... 

"L'amour, ce pourrait être de s'exprimer sans crainte de déplaire, de se sentir libre d'être soi.  Le bonheur, c'est simplement  de se sentir vivant à l'intérieur de soi"

Christophe André : médecin psychiatre et psychothérapeute à l'hôpital Sainte Anne à Paris, auteur de nombreux ouvrages ... a écrit le chapitre 2 - Les leçons du bonheur : pas tout à fait ce que vous croyez ...

"Le bonheur c'est du bien-être dont on prend conscience"

Thomas d'Ansembourg : s'est occupé une dizaine d'années d'une association de jeunes en difficulté, ancien avocat formé aux approches psychothérapeutiques particulièrement à la Communication Non Violente, auteur de divers ouvrages ... a écrit le chapitre 4 - Le bonheur dans les relations ...

"Devant tout choix (...) vérifions qui choisit ? (...) Mon égo contracté - qui a peur de perdre, veut gagner et avoir raison - ou mon être en expansion qui choisit d'être en relation, en création, en ouverture ? "

Eric Lambin : géographe, professeur à l'Université Catholique de Louvain et à l'Université de Stanford où il dirige une dizaine de chercheurs ... membre de l'Académie royale des sciences de Belgique, a publié de nombreux articles scientifiques et deux ouvrages destiné au grand public ... a écrit  le chapitre 6 - Protéger l'environnement pour protéger son bonheur ...

"La poursuite du bonheur pour tous et la préservation de la nature doivent être réconciliés."

Jacques Lecomte docteur en psychologie, chargé de cours à l’université Paris-Ouest Nanterre-La Défense, président de l'Association française et francophone de psychologie positive, auteur de nombreux ouvrages ... a écrit le chapitre 5 - Les implications sociales de la psychologie positive

"La psychologie positive est non seulement un art de vivre avec soi-même, mais également avec autrui, et même un instrument de changement social"

Mathieu Ricard docteur en biologie cellulaire, moine bouddhiste, traducteur français du dalaïlama et photographe, auteur de nombreux livres ... consacre ses droits d'auteur aux projets de  Karuna-Shechen qu'il a contribué à lancer ... a écrit le chapitre 7 - Une vision bouddhiste du bonheur ... A lire aussi "Plaidoyer pour l’altruisme" classé, ce 28 octobre, dans les meilleures ventes de Libris-Agora à Louvain-la-Neuve.

" Le vrai bonheur naît de la volonté fondamentale que désire de tout son cœur chaque personne voulant donner du sens à sa vie"

Ilios Kotsou chercheur en psychologie des émotions à l'université catholique de Louvain, formateur en entreprise et membre fondateur de l'association Émergences.  Il est l'auteur d'articles scientifiques et de quelques ouvrages dont le Petit cahier d'exercices d'intelligences émotionnelles ... a écrit le chapitre 1 - La psychologie positive : science du bonheur ... et Caroline Lesire, sa compagne, politologue, chargée de projets aux Mutualités chrétiennes dans le domaine  de la coopération au développement ... Elle est aussi présidente de l'association Émergences ...

La Psychologie Positive :  (Cure de désintoxication de notre égoïsme atavique pour se préparer à l'altruisme, seule alternative à l'autodestruction qui nous menace à brève échéance ...)

Tout "l'art du bonheur" réside pour l'essentiel dans les quelques moyens suivants étudiés et thématisés par la Psychologie Positive :

- vivre et voir toujours le positif (passé-présent-futur)                                            

- cultiver l'estime de soi

- donner du sens à sa vie

- développer ses points forts

- savoir lâcher prise de ses problèmes

- faire preuve de d'écoute et de générosité

- témoigner sa gratitude

- savourer l'instant présent

Il faut reconnaître que le bonheur dans l'altruisme est complexe et difficile ...

Il exige, pour la plupart, une initiative personnelle d'apprentissage qui passe pour certains par une cure de désintoxication de son égoïsme atavique, avec des démarches telles que les conseillent les chercheurs de la Psychologie Positive ... (se procurer l'ouvrage aux éditions "JOUVENCES" 14,90 €)

Cette démarche d'équilibre mental doit nous préparer à celle que préconisait le célèbre professeur émérite Christian de Duve, prix Nobel de médecine, ces dernières années, en proclamant l'amour de l'autre dans ses divers ouvrages, interviews et écrits ...

Un grand mouvement de fond doit nous soulever tous pour sauver nos enfants et petits-enfants d'un futur catastrophique de saturation de son habitat par une humanité en péril de surpopulation ... 

Il n'est pas trop tard, mais il est temps ... La tâche est gigantesque ... il y va de l'avenir de notre descendance ... Nous devons bousculer les autorités religieuses qui seules peuvent nous sauver ...

Le nouveau pape François 1er, cet homme simple, qui vient d'une région surpeuplée, porte sur lui la lourde responsabilité de changer les mentalités au sein de sa propre église, en trouvant les formules de fond adaptées à l'enseignement de l'Église pour limiter les naissances et éviter la surpopulation.

L'Islam, en ses nombreuses interprétations du Coran, proliférant par hégémonie masculine inconsciente, doit comprendre qu'il va à sa perte, s'il continue à saturer son espace vital ...

La Chine "communiste" a pris autoritairement les mesures de régulation des naissances qu'imposait son équilibre démographique, ce qui lui a permis d'atteindre le degré de prospérité qui la met quasiment à la tête de l'économie mondiale ...

Quant à l'Inde, sa croissance la menace d'autodestruction, si elle ne change pas fondamentalement ses comportements sociaux et religieux ...

Un octogénaire à bout de force et d'arguments ne peut que reprendre les paroles de Confucius "Mieux vaut allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité"

 

-----

 

Mes travaux sur  l’origine de la matière et de la vie

(mise à jour le 25 octobre 2013)

Synthèse des avancées récentes concernant l’origine de la matière.

Les scientifiques, depuis qu'ils ont découverts les lois de la nature, de la vie et de l'évolution, se sont trouvés confrontés à des mystères que certains, pour simplifier ou pour résumer l'inconnu, ont appelés Dieu ... Quand Einstein dit Dieu ne joue pas aux dés, il emploie une métaphore pour bien faire comprendre que le hasard est absent du mécanisme de fonctionnement de l'Univers ... qu'il s'agit d'un processus fondamental axé sur une occupation évolutive du temps et de l'espace ... capable de produire des phénomènes tels la vie, qui, elle, sera soumise à la contrainte évolutive, elle aussi, de l'élimination du moins adapté à son milieu au profit de celui qui l'est davantage ... assurant ainsi le progrès des espèces ...

Einstein a découvert que ce merveilleux "assemblage" de structures diverses qui constituent la matière, se sont harmonieusement formées au départ d'une loi unique dont on commence à deviner la formulation simple, à partir du Boson de Higgs (la particule de Dieu) qui occuperait le moindre espace de notre Univers, chacune de nos cellules y comprises ...

En trouvant la formule qu'il a simplifiée en "E = mc²", le grand savant énonçait déjà un des principes de la loi fondamentale de la matière ... (Voir aussi en fin du chapitre les énoncés les énoncés A à F, qui posent question) ...

Quand Einstein disait " Ce que je veux connaître c'est la Pensée de Dieu"  le génial découvreur,  faisait allusion, peut-être, à l'hypothèse de Leibniz (1646-1716) qui avait supposé le départ de l'Univers à partir d'un processus mystérieux dont la matière serait absente ... en opposition à la théorie d'un univers global totalement matériel dont "Notre Univers" ne serait qu'un bourgeon, notre univers-bourgeon serait matériel et proviendrait d'un univers de "forces" sans matière ...

J'ai étudié l'excellent ouvrage des frères Bogdanov  (dont le titre est justement : La pensée de Dieu") Insistons bien :  Quand on parle de Dieu, (les frères Bogdanov ne sont pas clair à ce sujet)  il ne s’agit pas ici de celui des croyants, mais bien, aux yeux des scientifiques, d’une puissance matérielle essentielle à la base du système qui ferait partie de l’Univers primordial et n’existerait peut-être pas dans notre univers, si ce n’est en théorie et reconstitué artificiellement …Il serait "historiquement" à la base du bourgeon qui s'est inscrit dans le temps pour former l'univers perceptible à nos sens.

Depuis toujours, ces deux chercheurs travaillent le pré-big-bang ainsi que cet espace  ...  j'y ai relevé le passage suivant concernant la théorie de Leibniz et de ceux de l'école de Göttingen : " Il peut exister un nombre plus vaste que l'Univers.  Dans ce temps imaginaire (celui des scientifiques et des théories – notes phm) où l'harmonie préétablie prend sa source, un nombre-Univers d'une grande pureté, hors de l'espace-temps, pourrait bien contenir la complexité la plus haute que l'esprit humain puisse imaginer ... Et que la pensée de Dieu puisse concevoir "  (Il s'agit là, bien sûr, du Dieu-Science, comme précisé plus haut) ...

Les frères Bogdanov, eux aussi, se sentent interpellés par cette possibilité d'un pré-Univers sans matière ... Voir leur récente publication appelée justement "La pensée de Dieu" parue chez Grasset ..

En postface de cet ouvrage, Luis Gonzalez-Mestres, physicien des particules, chercheur au CNRS/IN2P3, signale que les lois de la physique des particules sont d'une précision absolument infinie  ... alors que dans le reste de l'Univers, il n'y jamais deux choses absolument identiques et que ce qui est usiné par l'homme en série, avec la plus grande précision, présente toujours une différence sans doute minime ... et il en va de même en ce qui concerne les matières finies de l'Univers et de la nature (planètes, étoiles, nuages, goutte d'eau, flocon de neige, épi de blé, épine de rosier ...) 

Ainsi, Jamais deux choses ne sont jamais parfaitement égales, sauf dans le monde des particules  ... affirmation provenant des statistiques dites de Bose-Einstein et de Fermi-Dirac avec effets physiques directs et observables concernant les fermions (électrons, les protons, les quarks ... ainsi que les bosons dont celui de Higgs-Brout-Englert)

Cette "particule dite de Dieu" est présente partout ... Il est important de souligner comme le font les frères Bogdanov que le champ invisible de cette particule existerait partout dans l'Univers, ... pas seulement à l'endroit où vous vous trouvez, pas seulement sous les pattes de votre chien, ou les poils de votre chat, mais aussi à l'intérieur de votre corps ... partout, même dans les atomes de votre fauteuil, comme dans ceux qui fusionnent  au cœur des étoiles les plus lointaines à des milliards d'années-lumière ...

Rappelons aussi de quoi sont constitués les atomes ... Personne n'ignore qu'ils sont faits d'éléments plus petits, les particules (le proton, le neutron et l'électron) et que les particules elles-mêmes sont constituées d'éléments encore plus petits, le proton est fait de 2 quarks up et 1 quark down ... le neutron, de charge nulle, (neutre) à l'état libre se désintègre en proton, électron et antineutron, il joue un rôle fondamental dans les réactions de fission nucléaire ... quant à l'électron, il est porteur d'une charge électrique qui rendent les protons et neutrons énergisés ... 

Les célèbres chercheurs Englert, Brout et Higgs, les deux premiers indépendamment du dernier, ont par calcul découvert qu'il devait exister une particule très singulière qui devait interagir avec les autres et leur donner une masse qui les empêcherait de s'effondrer ... Cette théorie trouvée, il y a cinquante ans vient d'être confirmée par l'expérience réalisée avec le LHC (Large Hadron Collider) du Cern à Genève ...  (Comme l'espère le professeur de Duve, le comité Nobel devrait avoir la clairvoyance d'attribuer un de ses prix aux  découvreurs en vie, en ne succombant pas à un quelconque lobby anglo-saxon ! (C'est chose faite cette année le 8 octobre, à la grande joie de tous les scientifiques et de la Belgique francophone dont il est un compatriote) ...

Le LHC, cet engin, le plus grand du monde,  est situé à Genève et se trouve, sur les territoires de la Suisse et de la France, dans un anneau souterrain  de 26,629 kilomètres de long ... creusé à 100 mètres sous terre...  Avec ses 9.593 électroaimants supraconducteurs, il consomme autant d'électricité que la ville de Genève ... La nef de Notre Dame de Paris tiendrait dans son hall ...

Ce monstre de technologie était nécessaire pour provoquer une collision dans l’infiniment petit, entre deux particules, les protons de la famille des hadrons … ce qui permettrait de découvrir les « secrets » de la matière, dont nous ne connaissons que les manifestations « visibles », révélées par la lumière (il y aurait suivant certaines approximations 96  % de matières non révélées par la lumière, dont 21 % de matière noire et 75 % d’énergie sombre ) …

Ces derniers temps, en septembre 2013, une découverte importante et primordiale vient, peut-être, d’être faite, en théorie, par des astrophysiciens belges de l’Université de Namur sous la direction du professeur André Püzfa (collaborateurs Massimiliano Rinaldi et Sandrine Schlögel),  qui si elle s’avérait confirmée par l’expérimentation serait peut-être la plus importante du siècle …(signalé par Sophie Devillers - Libre Belgique du 20 septembre 2013)

Cette découverte remettrait en question la théorie d’Einstein en révélant la présence d’objets étranges apparentés au fameux boson de Higgs.  Ces objets extrêmement petits  et denses, ressemblant à des particules et dont la masse individuelle pourrait atteindre jusqu’à plusieurs centaines de millions de tonnes.  Ces objets seraient faits de matière qui fut extrêmement compressée dans l’Univers primordial (primitif, à ses débuts)

Ils ont été baptisés « monopole de Higgs » … L’existence et le comportement  de ces objets étranges – nouvel état de la matière à côté des quarks, gluons, étoile, planètes remet en cause la célébrissime théorie  de la relativité générale d’Einstein.  Celle-ci affirme que la gravitation est universelle.  C’est-à-dire que la gravité est la même partout et pour tous, que les corps vont ressentir les mêmes effets, en un mot tous les corps retombent de la même façon.

Ces résultats ont été obtenus par « simulations numériques »  avec le supercalculateur  de l’Université de Namur, il s’agit donc d’une possibilité théorique … Ce qui fait l’importance de la découverte c’est qu’elle ferait sauter l’hypothèse de la gravité universelle d’Einstein en supposant que la manière dont l’onde se propage est différente dans la matière et dans  le vide (Extraits de l’article de Sophie Devillers dans la Libre Belgique du 20 septembre 2013)

La confirmation scientifique de la découverte du  Boson Brout-Englert-Higgs et la théorie de l’équipe Püzfa  ne peuvent qu’apporter « de l’eau au moulin » de ceux qui soutiennent la théorie d’un Univers multiple dont nous ne serions qu’un « accident » …  Comme disait Einstein : « Tout est simple, mais pas plus simple ».

-----

Les différents éléments que je me suis permis de développer dans cette annexe me permet d’appuyer mon argumentation d'un Univers-multiple, qu'il soit totalement matériel ou non et que les réflexions fondamentales que je me suis permis d’énoncer, ci-dessous, sont la confirmation de cet « Univers multiple », le nôtre n’étant qu’un « accident » dans un « TOUT».

Réflexions personnelles sur ce qui est fondamental dans l’absolu de la pensée et dont les énoncés posent question :

 A.  En dehors de « l’existence », il y a la « non-existence » … Dans l’absolu de la raison, il faut admettre que la « non-existence » ou le néant est un concept qui n’existe que dans le vocabulaire de l’être intelligent  … Dans l’absolu de la raison , « être ou ne pas être » est fondamental :  on est ou on n’est pas ! … Le néant est la négation de « l’être » et n’est pas concevable …

B.  L’état statique n’existe pas …  Seul le « mouvement » est possible …   L’état statique ne peut pas se concevoir parce qu’improductif … L’Univers-total est donc en mouvement perpétuel  … Dans l’absolu, seul le mouvement est concevable …

C.  Toujours dans l’absolu de la raison, le concept de limite n’a pas de sens et ne se conçoit que dans un espace limité, seul acceptable par notre raison … Pour un observateur, l’espace ne peut être qu’infini dans tous les sens …

D.  Le vide-absolu n’existe pas non plus …  La matière occupe entièrement l’espace infini  … L’Univers-total est fait de matière en évolution éternelle … (Qu'elle soit noire ou visible) ... La matière en évolution est la substance de l’Univers-total et l’occupe totalement … (voir aussi plus haut la théorie d'un univers sans matières) ... Le vide-absolu  provient aussi d’une formulation  de notre entendement  … (Notre "Univers" serait un "accident-bourgeon" de "l'Univers-Total" )

E.  Une « force » sous-tend  le  "système"… en lui fournissant  l’énergie « cinétique », -  définition  du Grand robert : qui a le mouvement comme principe  –  indispensable à son fonctionnement … (e=mc²)

F.  La matière  occupe « dynamiquement » l’espace-total  dans un processus d’expansion suivi de rétraction de ses composants, ce qui est sa seule possibilité… provoquant un échange constant de situation à l’intérieure même de sa masse totale qui reste infinie … On peut l’appeler « le mouvement fondamental » ... Il s'agit aussi d'une loi de mouvement excluant tout autre phénomène parce qu'improductif ou statique ...

G.  Nous sommes un épiphénomène qui se situe dans la dimension du temps et dans celles de l’espace   …  L’éternité et l’espace infini sont des concepts fondamentaux qui ne sont pas concevables pour l’entendement humain … qui est subordonné à une condition d’existence dans le temps et un espace de « Terriens » qui lui est propre  …

H.   Concevoir une vie éternelle après la mort suppose que cette « existence éternelle » se situe dans un espace infini de temps et de lieu différent, ce qui est inconcevable rationnellement … parce qu’en dehors du « Système » qui est fondamental et unique … Cette hypothèse relève du domaine de la croyance en « porte-à-faux » d’une réalité fondamentale …

I.   L’intelligence que l’homme a acquise avec l’évolution, lui permet de prendre conscience de son environnement, d’analyser son milieu physique, de rechercher son origine, de constater son évolution afin d’en tirer des motivations …  qu’il recherche dans son environnement et qu’il connaît mieux avec l’expérience de son passé historique et l’acquisition de ses découvertes scientifiques et spatiales, lui permettant de mieux comprendre un mécanisme dont il n’est qu’un infime et minuscule  rouage.

J. En supposant que cette dimension "infinie", hors de notre réel, existe, quelles raisons pousseraient un Être Supérieur "non perfectible" puisque parfait, à créer une existence hors de notre univers réel pour y placer une "créature" qui devrait le rejoindre en le complétant en fin de parcours ... Si ce "Dieu" est parfait dans son essence, Il ne devrait pas être perfectible ...

K.  Il faut donc admettre que le néant est un concept résultant de notre mécanisme de pensée …  Que le mouvement est fondamental, unique et essentiel Nous participons à ce mécanisme d’occupation du temps et de l’espace … comme tout ce qui « existe » d’ailleurs … Il s’agit là d’une certitude indiscutable… vérifiée par notre propre expérience raisonnée … Il est donc important de faire abstraction des concepts d’espace et de temps infinis qui ne peuvent être explicables dans l’absolu de la raison et que notre cerveau ne peut concevoir bien qu’il fasse partie du système lui-même qui est unique et absolu …

En conclusion : Le  temps et l’espace sont des mécanismes supérieurs résultant d’une force fondamentale qui les sous-tend et les active … afin d’occuper une situation essentielle unique et primordiale dans ce qu’on pourrait nommer le TOUT …

-----

Addendum

Afin de documenter au maximum, mes fidèles lecteurs sur mes études et leur faciliter la compulsion d'un dossier très actuel et de plus en plus volumineux, avec ses tenants et aboutissants, j'ai constitué, ci-après, un aperçu succinct de ses divers composants ...

Pour en prendre connaissance, voir dans la colonne de droite "DOSSIERS" le développement de ces différents sujets que j'ai intentionnellement isolés pour en faciliter la recherche et la lecture :  (Consultez ces dossiers complets en cliquant sur  leur numéro 00.10.b à 00.10.h en début de la colonne de droite)

00.10.b - Ce qui est fondamental dans l'absolu de la pensée ... Les énoncés qui posent question ... suivis d'un "quiz" permettant de situer le raisonnement subconscient, environnemental et éducatif de chacun en matière de vie future, d'au delà et de croyance ...

00.10.c - Le genre homo menace la planète ... Les forces morales du monde sont dans les mains des religieux ... Proposition de répondre à l'appel du prix Nobel, Christian de Duve, de mobiliser les forces intellectuelles vives de toutes obédiences, afin qu'elles abandonnent "l'esprit de clan" pour celui de la "solidarité" ... en s'inspirant du message, de "Celui" qui a motivé les religions dites du Livre, quand il est décanté des ajouts de ceux qui l'ont trahi

00.10.d - Rappel de mes travaux sur ces sujets et mes réflexions et études sur la métaphysique  et la vie, dont voici un aperçu : Histoire et origine des croyances, Appolonius de Thiane, Juifs et chrétiens, la Bible, Diaspora et Israël, les apparitions de la Vierge ... ainsi que mes notes sur la métaphysique, la vie et l'existence : genèse de la formule : E=mc², la vie, infini et éternité, les initiés, cordes, branes, l'intelligence est référentielle, Darwin, inventaire des moyens de l'intelligence, pensée, cohérence et déduction, langage, intelligence créatrice, habileté manuelle, les cinq sens, l'eau, l'air et le vent, le soleil, la Terre, la vie, le feu, la lune, les étoiles, ... de même  Les plaisirs de l'existence : (l'hydromel, la bière, les vins, l'alcoolisme et ses limites, le thé, le café, les rafraîchissants et énergisants ...

Et les études encore à venir sur : l'hominisation de la planète avec les conséquences qu'ont provoqué l'alimentation et la boisson de l'homme développant et spécialisant ses facultés gustatives améliorées par la cuisson et les adjuvants, le poussant à la sédentarisation et au confort par l'élevage, l'agriculture et par la suite l'industrialisation, entraînant loisirs et richesse, excès et plaisirs ...et de conclure le chapitre 29 en me consacrant aux autres conséquences du progrès humain : la transformation de la matière et la maîtrise des forces avec les dangers d'autodestruction qu'elles sous-tendent ...

 

00.10.e - Morale sexuelle des religions du Livre - La place de ce Jésus dans les religions du Livre ... Référence aux premiers chrétiens, saint Paul et les évangélistes qui ont donné à Jésus la qualité de celui qu'attendent les juifs : Le Messie ... Importance essentielle de l'empereur Constantin et du concile de Nicée dans l'orientation du monde gréco-romain vers le christianisme ... La morale sexuelle des trois religions du Livre, basée sur le récit de la Genèse fit du sexe un organe tabou qu'il fallait dissimuler ... et exacerba le sentiment de pudeur ... alors que la fonction sexuelle est uniquement organique ... Les autres religions et civilisations ne manquent pas dans leurs représentations humaines et même animales de figurer le sexe et son utilisation jusque dans les plus excessifs débordements ...

 00.10.f - La position de l'Église catholique romaine reste inflexible quant à l'utilisation du sexe en dehors de l'acte de procréation  ... Elle rejette l'utilisation des moyens contraceptifs et abortifs ... La plaisir sexuel n'est toléré qu'accompagnant l'acte de fécondation ... Benoit XVI s'élève contre les nouvelles règles des USA, en matière de couvertures santé, qui permettraient aux femmes américaines d'avoir accès à toutes les formes de contraceptions autorisées par l'Agence Fédérale des produits alimentaires et médicamenteux ...

 Symposium au Vatican sur la pédophilie ecclésiales au sein de l'Église ... Rencontre pour redorer le blason de l'Église fortement terni par les scandales pédophiles provoqués par des abuseurs ecclésiastiques ... Prise de position marquante du procureur du Vatican qui déclare avec force que se rendre coupable de négligence face à un cas de pédophilie était un crime du droit canon ...

Création en Belgique d'un tribunal arbitral pour la réparation des abus sexuels au sein de l'Église ...  Toute la publicité en sera faite pour l'introduction des dossiers ... Monseigneur Harpigny, l'évêque référendaire représentant l'Église à la commission établie pour défendre les victimes d'abus sexuel de la part d'un membre du clergé, n'a pas caché un certain désappointement face aux amalgames, ce qui lui a fait déclarer : "La pédophilie n'est évidemment pas l'homosexualité et il est aussi audacieux d'affirmer comme on l'a entendu que les homosexuels sont d'anciens enfants abusés" le prélat s'est réjoui que l'Église ait demandé pardon et qu'elle ait manifesté l'intention de promouvoir la formation affective des candidats au sacerdoce ...

La délicate question du célibat des prêtres est devenue tout naturellement d'actualité à la suite de ces événements ... en rappelant qu'il s'agit plus d'une tradition qui s'est imposée quand la célébration de la messe est devenue quotidienne, avec le respect d'une tradition de pureté remontant à l'Ancien Testament qui imposait à un célébrant le jeune des fonctions sexuelles la veille ...

00.10.g - Entretien du journaliste de la Libre Belgique, Guy Duplat avec le professeur de Duve, prix Nobel  ... et solennel avertissement : " Si nous ne faisons rien, si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle on ira vers l'extinction de l'homme, ce qui n'aurait rien d'extraordinaire puisque beaucoup d'hominidés comme Neandertal ont déjà disparu ..."

00.10.h - Enquête sur la prolifération de l'Homo : équilibre ou saturation - Rapport récent (juillet-août 2011) de l'Ined-Onu France et rappel des conclusions du professeur de Duve ... analyse des données ...  Options que l'humanité pourrait prendre, selon le professeur : 1. Ne rien faire - 2. améliorer nos gênes - 3. recâbler le cerveau - 4. Faire appel aux religions - 5. Protéger l'environnement  6. Donner leur chance aux femmes - 7. Contrôler l'expansion de la population - 8. D'une manière ou d'une autre, on doit réduire la natalité - 9. Deux messages contradictoires se dégagent de l'étude : l'un nous dit que la fin de l'humanité est inscrit dans nos gènes et l'autre que nous possédons le pouvoir unique d'utiliser la raison pour échapper à cette fatalité ...

 -----

Le décès de Christian de Duve, ce 4 mai 2013.

Ce grand savant et grand penseur, sans doute le plus clairvoyant de tous se livrait ces dernières années à un combat  inégal contre les forces inconscientes du monde, toujours obnubilées par un l’espoir d’un hypothétique « Au-delà » … La destinée ne lui a pas permis de poursuivre cette action … Devant son impuissance à combattre la maladie et la déchéance cérébrale, il a décidé d’éviter une fin qui l’attendait, préjudiciable à son action à cause d'un cerveau déficient … Grâce à cette décision courageuse, il nous laissera de lui le souvenir du plus lucide et du plus sage de tous nos contemporains A nous de reprendre le flambeau, en propageant ses théories pour sauver l’humanité et la planète d’une fin catastrophique d’autodestruction,.., inévitable si on ne planifie pas sa prolifération par une politique de régulation des naissances …

  -----

 
 « Bandeaux » que le professeur de Duve a mis en exergue dans son livre «Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie » (édition Odile Jacob) ...

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

 « L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

 « Le succès évolutif démesuré de l’espèce humaine a été acquis au prix d’une sévère détérioration des conditions de vie sur Terre.

 « Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

 « La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

 « La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

 « Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

-----

Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient leur enseignement dans un sens plus conforme aux réalités futures afin  d'éviter « une sélection naturelle de groupes », ce que le professeur nomme le « péché originel génétique» par le massacre des plus vulnérables ...

PRÉOCCUPONS-NOUS DE L'AVENIR DE NOTRE DESCENDANCE... ELLE EST EN GRAND DANGER ... !!!

Il n'est pas trop tard, mais il est temps ... disait déjà Paul-Henri Spaak à la tribune des Nations-Unies, le 28 septembre 1948, en terminant son fameux « discours de la peur » devant les risques d'une guerre mondiale entre l'Est et l'Ouest qui aurait entraîné une extermination d'une partie de l'humanité.

-----

Voir aussi l'article du journal La Libre Belgique, de  Agathe Mahuet mis en ligne le 1 mars, intitulé « Population mondiale : la régulation ou l'explosion »  donnant l'essentiel d'un rapport de l'ONU, insistant sur la nécessité de réduire les niveaux de fécondité ... lien ci-après http://www.lalibre.be/actu/international/article/64...

-----

 

 

 

09/12/2011

CH. 00.08 - Confiance dans l'avenir, voeux d'espoir 2012

En cette fin d’année, un octogénaire en pleine forme, tient à vous adresser des vœux dynamiques d’espoir dans l’avenir, à contre-courant d’un pessimisme ambiant.

Il est  indéniable que les temps sont moroses et que nous terminons une année de nouvelles décevantes qui ne permettent pas d’augurer un avenir meilleur sur notre planète …

Aussi, en cette période d’échange de civilités de fin d’année je tiens à relayer les messages positifs de confiance dans l’avenir, à condition d'écouter les sages de notre temps …

Héritiers des civilisations judéo-chrétiennes qui restent les guides du monde évolué,  il est important que nous écoutions nos savants «lucides et éclairés» qui sont les mieux placés pour nous indiquer les comportements à venir …

Or, parmi eux, s’il est un « sage » particulièrement compétent, c’est sans conteste Christian de Duve, le célèbre professeur émérite de l’université catholique de Louvain-la-Neuve et de l’université Rockefeller de New York, prix Nobel de médecine 1974 (physiologie), qui ne cesse dans ses ouvrages publiés et interventions de faire appel à toutes les forces vives du monde afin qu’elles modifient fondamentalement leur comportement qui  reste dicté par le négativisme d’un laisser-aller ambiant fataliste, sans se préoccuper de l’avenir de leur descendance …

Christian de Duve, dans ses écrits, nous rappelle que les premiers humanoïdes, suite à des évolutions nouvelles ou accidents géologiques, avaient modifié leur comportement dans ou hors de leur milieu naturel, la forêt équatoriale, les poussant à une solidarité de petites bandes, en adoptant d'autres comportements pour s'aligner sur de nouvelles conditions d'existence … Fragilisé par leur anatomie de primate arboricole, ils ont, dans un premier temps, privilégié la bipédie qui libérait les bras et les mains pour emporter les restes chapardés aux fauves, et ensuite, pour se défendre et pour créer les premiers  outils primitifs en se servant des roches, silex,  branches et os qu’ils trouvaient abondamment dans leur nouvel habitat …  L’habileté manuelle s’ensuivit, suscitant et développant l’ingéniosité et l’intelligence, facultés en puissance chez tous les êtres vivants qui les utilisent et les adaptent selon les besoins …

Ce fut cette organisation solidaire de groupe qui suscita la rivalité entre voisins pour s’approprier les meilleures zones de chasse ou de cueillette, … développant chez nos ancêtres la concurrence entre les bandes, les tribus et plus tard, les états-nations, avec élimination des plus faibles dans des conflits guerriers …

Les plus performants ont optimisé leurs facultés intellectuelles, ce qui leur a permis d’améliorer leurs conditions d’existence et de proliférer jusqu’à menacer leur propre biotope …  (Suivant l’ONU,  nous avons atteint 7 milliards fin octobre 2011 et peut-être, en 2050, serons-nous 10 milliards, ce qui est le point de saturation de notre espèce ) …  Nous avons domestiqué et épuisé la planète à notre profit,  … manipulant des forces nucléaires que nous ne maîtrisons pas totalement…

Nos descendants, s’ils ne réagissent pas, vont aux devant des pires catastrophes, dont la plus grave est l’affrontement entre les « groupes » en vue d’exterminer les plus faibles, succombant toujours aux « tares génétiques de rivalité héritées du passé » …  Les deux dernières guerres mondiales en furent les conséquences … Les plus âgés d’entre nous portent encore dans leurs corps et dans leurs âmes les traces douloureuses de la dernière de ces confrontations …

Ces souvenirs nous rendent frileusement craintifs …  Nous sommes tentés de « rentrer dans notre coquille » dans un réflexe qui se généralise … Ce pessimisme ambiant est la source coupable d’inaction et d’immobilisme …  qui risque de nous conduire, dans le futur, « au chacun pour soi » avec des affrontements exterminateurs …

Aussi devient-il urgent d’agir positivement en s’élevant avec vigueur contre tout courant attentiste de facilité,  totalement négatif et surtout NUISIBLE … Il y va de l’avenir de notre descendance …

Avec réalisme, nous devons constater que nous approchons de ce point de saturation   La plupart des enfants qui viennent au monde maintenant, avec l’allongement de la vie,  connaîtront 2100 et ... 2200 pour la plupart de leurs descendants directs ... 

RÉPÉTONS-LE AVEC INSISTANCE  :  Les prochaines générations seront confrontées à des problèmes de saturation de l’espace planétaire et devront s'organiser en conséquence ou s'entretuer …

Suivant les projections de l’ONU, la population mondiale pourrait dépasser les 10 milliards en 2030, atteignant ainsi son point de saturation … avec, "peut-être", une chute de la courbe due à des facteurs éco-épidémiologiques, climatiques ou socio-économico-politiques, ramenant cette population mondiale à un peu plus de 9 milliards vers 2050 … IL EST DONC URGENT DE S'ORGANISER EN CONSEQUENCE ...  (Voir les perspectives démographiques mondiales sur internet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Prospective_d%C3%A9mographique 

Quoiqu’il en soit, ce plafond obsédera notre descendance … Un déséquilibre entre les régions prolifiques du monde et les autres se produira immanquablement … avec toutes les conséquences dramatiques d’un « chacun pour soi » privilégiant les plus forts et les plus « riches » … les autres s’exterminant naturellement par épuisement des ressources et des moyens ou par conflits armés …

NOUS SOMMES DONC RESPONSABLES DE CET AVENIR PEU ENGAGEANT … Ne pas agir est COUPABLE … Nous devons dès maintenant tenir un langage positif en militant en faveur d’actions,  telles celles que mène Christian de Duve, cet éminent savant, nonagénaire éclairé, maître renommé d’une discipline qui, avant tout,  se préoccupe de maintenir ou améliorer LA VIE dans la complexité de notre entité physique dont, rappelons-le, la raison d'exister est la quête  d’un bonheur individuel qui ne peut être que collectif, l’un n’allant pas sans l’autre …

Cet avenir heureux de l’espèce humaine est conditionné par des changements de comportements « à contre courant » de l’égoïsme ambiant du « chacun pour soi » … La tâche est gigantesque et semble insurmontable, tellement l’égoïsme reste à la base de la société actuelle … Cependant des signes positifs de solidarité au niveau mondial se profilent avec les grands regroupements internationaux qui tentent de s’élever au-dessus des intérêts locaux, … timides prémices d’un mouvement mondial de répartition des produits de la Terre …

D’autre part, il devient essentiel de contrôler la prolifération dangereuse de notre espèce et de mener des actions de soutien en faveur de ceux qui prônent des solutions de régulation de son expansion …

L'archevêque de Belgique, Monseigneur Léonard, dans ses interventions publiques prend des positions plus avancées et plus réalistes que Benoît XVI, pourtant son ami de longue date ... (cf. sa confrontation télévisée du 25 décembre avec Ch. de Duve) ... Il est indispensable pour l'avenir de l'espèce que les leaders religieux qui restent la conscience du monde et les principaux moteurs de sa morale, adaptent leur enseignement sur les donnes réalistes avancées par les scientifiques ...

Il n’est pas trop tard, mais il est temps » disait déjà Paul-Henri Spaak dans son fameux discours de la peur en 1948, quand nous étions menacés des pires catastrophes, avec l’affrontement entre les deux blocs idéologiques de l’époque …

Dans ce contexte, je tiens à promouvoir l’essentiel du message du Professeur en le diffusant sur internet, comme je le fais déjà depuis quelques temps, par un "copiez-collez" de l'appel de son message que je transmets régulièrement (voir mes publications précédentes) ...  Souhaitons que les petites « gouttes » de cette initiative grossissent en « sources » pour devenir «des ruisseaux, des rivières et des fleuves » de mobilisation des parents et grands-parents, inquiets de l'avenir de leur descendance … « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait déjà Confucius … 

Notre monde futur sera meilleur ou disparaîtra … Il faut prévoir une société allant dans le sens de la solidarité par nécessité …  On peut aussi espérer que les progrès sociologiques et scientifiques de l’humanité seront tels que cette nécessité va pousser les grands meneurs idéalistes, comme le président Obama, à trouver les moyens de promouvoir un comportement des individus vers une plus grande solidarité planétaire.

Pendant que j'écris ces lignes, mes petits-enfants s'ébattent autour de moi ... L'angoisse m'étreint à la pensée de l'avenir qui pourrait les attendre si nous laissons aller les choses ... et des reproches qu'ils seraient en droit de nous faire de ne pas avoir agi à temps ...

Dès maintenant, il est donc important de mener toute action positive en faveur de ceux qui comme le célèbre prix Nobel préconisent un programme révolutionnaire de modification de nos comportements sociaux et religieux … quitte à s’en prendre à des institutions établies et à des concepts qui les uns comme les autres s’en tiennent au « croissez et multipliez-vous » des écritures …

Pour terminer, je recommande à ceux qui me lisent de se procurer l’intéressant dernier  livre de Christian de Duve qui expose le problème et nous met face à nos responsablités de lutter contre un grégarisme atavique ... : un petit ouvrage de 92 pages, écrit dans un style clair à portée de tous intitulé :

« De Jésus à Jésus en passant par Darwin » qui vient de paraître chez Odile Jacob au prix de 9,45 euros …

et pour ceux qui voudraient pousser davantage leur investigation, je conseille ses autres ouvrages, chez le même éditeur : Génétique du péché originel. Le poids du passé sur l’avenir de la vie (2009, nouvelle édition 2010) - Singularités.  Jalons sur les chemins de la vie (2005) – A l’écoute du vivant (2002)

 -----

Voir aussi au chapitre précédent un exposé complet des raisons de modifier nos comportements : " Ch. 00.07 - L'avenir de notre descendance est en danger" (cliquez sur le titre au début de la colonne de droite)

 -----


UNE NOTE DE CIEL BLEU POUR TERMINER

  

SOUHAITS

 

Notre ciel fut soleil

Pour un printemps précoce

 Et nos cœurs en éveil,

 Comme un beau jour de noce.

 

 Le ciel est toujours beau,

 Lutinant les nuages,

 Qui sont pourtant moins sages,

 Ils versent beaucoup d’eau.

   

Ne soyons pas moroses,

 Ne gâtons pas les choses :

  

Que ce ciel soit pour vous

 Aussi beau que le temps,

 Vos matins, des printemps

 Vos midis, étés doux,

 L’automne de vos soirs,

 Porteur de vos espoirs.

 

 -----

 

 



28/10/2011

Ch. 00.07 - Relais d'un appel du professeur de Duve, prix Nobel : L'avenir de notre descendance est en danger !

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence.

-----

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances.

-----

Le professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, vient de publier un petit ouvrage de 92 pages d’une importance capitale pour l’avenir de notre descendance … : « De Jésus à Jésus en passant par Darwin » (vient de paraître chez Odile Jacob - prix 9,45 €.)


 

TRES IMPORTANT :

 

Ce lundi 7 novembre, l’éminent savant, a accordé au journaliste Gérald du « Vif-L’express » un entretien au cours duquel il a précisé l’essentiel de ce qu’il démontre dans son ouvrage … voir le lien : http://www.levif.be/info/actualite/dossiers/les-entretien...

Cet entretien est particulièrement intéressant, parce qu’il livre l’essentiel de la pensée du grand savant qui considère Jésus comme le « sage » dont l’enseignement principal permet de lutter contre  « les tares de la sélection naturelle »

Il voit le monde en biologiste et non en philosophe et son guide est Darwin … Il rappelle qu'à la suite de bouleversements climatiques en Afrique, nos ancêtres primates se sont trouvés isolés de leur milieu naturel, la forêt équatoriale ...

Forcé de s'adapter à un nouveau biotope, particulièrement hostile, ils se sont constitués en petites bandes d'individus solidaires, afin d'affronter les difficultés d'une existence précaire ...

De là l'émergence d'une rivalité entre bandes pour les meilleures conditions de chasse ou de récolte …

Il en est toujours ainsi aujourd’hui … les bandes sont devenues des clans, des états, des nations rivales ... d'autant plus puissantes que leur composante sera nombreuse ...

Cette « courte vue » a conduit notre monde à la saturation de son habitat par emballement démographique  (7 milliards depuis quelques jours)

L’avenir de notre descendance dépendra donc des mesures que nous prendrons pour planifier cet accroissement … et les seules qui soient « civilisées », en dehors des guerres exterminatrices, seront celles de réguler les naissances … ce qui va à l’encontre des enseignements religieux … (le « Croissez et multipliez-vous » de la Bible  …)

Aussi, le professeur émérite, devant le refus obstiné des hiérarchies religieuses de changer leur discours, fait appel à la base de ces organisations pour qu’elles mènent une action révolutionnaire de réforme de la morale en matière de procréation … quitte à bouleverser un enseignement dogmatique millénaire établi …

Quant aux croyances et les espoirs d’une vie future, le sage prix Nobel, déclare ne pas partager ces croyances … « L’univers est incréé, il est … Le Dieu auquel nous nous référons est une invention de notre esprit … »

 -----

 Autre interview du professeur dans le journal "Le point" (6 octobre 2011)... voir le lien : http://www.lepoint.fr/grands-entretiens/duve-le-nobel-qui...

 

-----

 

Cet appel angoissé d’un savant clairvoyant doit être entendu par le plus grand nombre, car il s’adresse, au-delà de leurs hiérarchies traditionnelles à ceux qui leur sont soumis ou les suivent … Je me permet de reproduire « in extenso » le texte qui est repris au dos de l’ouvrage signalé en début du texte …

« Le sage dont notre monde a besoin a bel et bien existé.  C’était il y a deux mille ans.  Il se nomme Jésus.  Son message reste d’une actualité brûlante. »

« Ce message annonce une nouvelle forme de rédemption qui correspond exactement à ce que notre vision darwinienne de la condition humaine recommande si nous voulons échapper aux conséquences fatales de la tache originelle imprimée dans nos gène par la sélection naturelle. »

« Clercs et laïcs, croyants et libres-penseurs de toute( obédience doivent chercher ensemble, au-delà de ce qui les divise et avec le concours du plus grand nombre possible de philosophes, de moralistes, de scientifiques et d’autres penseurs unis par l’honnêteté intellectuelle, un énoncé du message de Jésus adapté aux conditions actuelles. »

« C’est notre seul espoir si nous voulons tirer parti, d’une manière humaine et rationnelle, des moyens, préservés par la sélection naturelle, qui, paradoxalement, pourraient nous permettre de contrecarrer les conséquences délétères de celle-ci »

Fervent admirateur du professeur depuis son premier livre, je me suis toujours trouvé dans une telle symbiose avec ses écrits que je le considère comme mon maître à penser … Comme lui, j’ai baigné dans un milieu  familial  chrétien pratiquant … Comme lui, j’ai été imprégné de l’idéal du scoutisme et du service aux autres, à tel point que, sans la maladie, je me serais investi dans les missions d’Afrique … Comme lui,  j’ai longtemps gardé en moi une vérité philosophique qui aurait scandalisé mon entourage si je l’avais exposée …

Militant de son action, je tiens avec mes faibles moyens d’expression à répandre son message angoissé quant à l’avenir de notre descendance … « Il n’est pas trop tard, mais il est temps » … La tâche semble insurmontable, tellement l’immaturité  du monde de l’après guerre est angoissante d’inconscience … La tête dans le sable devant le danger, les générations de la production à outrance suscitant consommation et gaspillage, malgré la crise qui s’annonce longue et irrémédiable, refusent de changer de vie, mangent leurs économies et s’enfoncent dans le surendettement … C’est dire la difficulté qu’il y aura à faire entendre à nos contemporains qu’il est grand temps de s’en prendre à un confort à rééduquer en apprenant à réduire leur consommation aux produits que la planète épuisée, en but aux changements climatiques, souvent provoqués par l’homme et mal gérée dans le passé, sera encore capable de fournir.

Quant à la limitation des naissances sur notre espace planétaire pour éviter le danger de surpopulation de l’espèce homo, prélude à son autodestruction apocalyptique, il devient urgent comme le clame le professeur émérite que les autorités morales prennent conscience de ce danger et s’entendent pour aligner leur enseignement sur les conséquences de cette réalité démographique … A défaut d’initiatives de leur part, comme le prévoit le célèbre savant, il fait appel à la « masse » des clercs et laïques, des croyants et libres-penseurs qui leur sont subordonnés pour mener une « croisade » salvatrice en bousculant traditions, dogmes, et autres vérités prétendument révélées ou théories préconçues …

Cet appel vient renforcer celui que le professeur avait déjà lancé dans les colonnes du journal la Libre Belgique, ce 20 février 2011 en appui de celui du 21 mars 2010 et de son dernier livre, pour une prise de conscience par les autorités de notre planète du danger que représente la prolifération de l'espèce humaine ... en péril d'autodestruction ...

Je suggère à ceux qui me font l'honneur de me lire, de profiter de l'ampleur d'audience que constitue les blogs de la « Libre » pour provoquer un effet « boule de neige » en transmettant le message par un simple « copier-coller » de l'appel du professeur, reproduit ci-dessous :

-----

« Bandeaux » que le professeur de Duve a mis en exergue dans son livre «Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie » (édition Odile Jacob)

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

 « L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

 « Le succès évolutif démesuré de l’espèce humaine a été acquis au prix d’une sévère détérioration des conditions de vie sur Terre.

 « Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

 « La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

 « La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

 « Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélectionnaturelle. »

-----

Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient leur enseignement dans un sens plus conforme aux réalités futures afin  d'éviter « une sélection naturelle de groupes », ce que le professeur nomme le « péché originel génétique» par le massacre des plus vulnérables ...

PRÉOCCUPONS-NOUS DE L'AVENIR DE NOTRE DESCENDANCE... ELLE EST EN GRAND DANGER ... !!!

Il n'est pas trop tard, mais il est temps ... disait déjà Paul-Henri Spaak à la tribune des Nations-Unies, le 28 septembre 1948, en terminant son fameux « discours de la peur » devant les risques d'une guerre mondiale entre l'Est et l'Ouest qui aurait entraîné une extermination d'une partie de l'humanité.

-----

Voir aussi l'article du journal La Libre Belgique, de  Agathe Mahuet mis en ligne le 1 mars, intitulé « Population mondiale : la régulation ou l'explosion »  donnant l'essentiel d'un rapport de l'ONU, insistant sur la nécessité de réduire les niveaux de fécondité ... lien ci-après http://www.lalibre.be/actu/international/article/64...

-----

Propos d'un octogénaire provenant d'un milieu foncièrement chrétien, élevé dans cette foi

et en ayant bénéficié de tous les avantages, mais subi les contraintes, et qui a consacré

les dix années qui viennent de s'écouler à s'interroger sur les motivations

 d'exister et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion,

dont voici une synthèse :

« Être … exister …»,  est l’expression lapidaire incontournable d’un mécanisme fondamental, qui est permanent et perpétuel dans l’Univers, Einstein l’ayant succinctement résumé dans sa formule « E=mc² » …   exister dans un mouvement éternel est la fonction de la matière dans l’univers-total …  qui a produit un bourgeon (théorie qui n’est pas partagée par tous les scientifiques), notre univers qui éclatera pour disparaître en fin d’existence … il a produit la vie, phénomène aléatoire, sur une planète partiellement éteinte,  la Terre, détachée de son étoile en évolution, le Soleil,  … la vie a produit, entre autres, l’homme et l’intelligence … qui ont produit la pensée … la pensée à  produit le raisonnement et la connaissance … Finalement, ces entités intelligentes, en bout de chaîne de la sélection, sont devenues capables de manipuler cette matière dont ils proviennent, les exposant au danger de s’en prendre à des forces fondamentales qu’ils ne maîtriseront peut-être jamais totalement … : Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, Fukushima …

Développement de cette hypothèse, cliquez à droite sur : 29.01 à 29.09

-------

Publication régulière une ou deux fois par mois,

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation

de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l'obtenir immédiatement

-----

Ch. 00.07 -  Appel du prix Nobel de médecine, Christian de Duve : l’avenir de nos descendants est en danger.

Il est important que nous accordions la plus grande attention à ce nouvel appel de l’éminent professeur … Son livre était déjà un plaidoyer interpellant sur la nécessité que les « Terriens » avaient de modifier leur comportement pour éviter à leurs descendants les affres d’une surpopulation avec élimination des plus faibles …

Ce nouvel appel prend une autre dimension en se référant aux « Guides » de l’histoire : Jésus, Bouddha, Confucius … et, plus particulièrement à Jésus qui sous-tend la construction de notre civilisation occidentale chrétienne … mais certainement pas celle des croisades, de l’inquisition, des persécutions, du pouvoir dictatorial, de l’égoïsme des classes et du capitalisme …

C’est le Jésus de l’amour : « aimez-vous les uns les autres » dit-il en s’adressant à l’humanité toute entière … C’est le Jésus du pardon « Si l’on vous frappe sur la joue gauche, présentez la droite » c'est-à-dire, ne le rendez pas, mais faites confiance à l’autre … C’est le Jésus des pécheurs (ceux qui font du mal) convertissez-les en les persuadant de s’améliorer …

C’est le Jésus qui s’élève contre les « marchands du temple », contre l’âpreté au gain, la poursuite égoïste du profit au détriment de ceux qui manquent du nécessaire … C’est aussi le Jésus qui réprouve les rejets, le dogmatisme, les exclusions en accueillant la Samaritaine, Marie-Madeleine, la femme adultère … C’est le Jésus qui s’élève contre la place subalterne réservée aux femmes et la notion d’impureté liée à la féminité dans la société de son époque …

C’est ce Jésus proche qui se proclame notre frère … qui «  en dénonçant les prêtres et les pharisiens, réprouve l’orgueil, la suffisance, l’hypocrisie et l’autoritarisme de certains dirigeants religieux, ainsi que les abus de toutes sortes que nombre d’entre eux ont commis au nom de leur certitudes et, trop souvent, pour leur propre bénéfice » …

C’est le Jésus de la paix qui désarme Pierre « celui qui vit par le glaive périra par le glaive » dira-t-il, s’élevant ainsi contre l’hostilité entre groupes … et les conflits armés …

Malheureusement il faut déplorer,  avec le professeur de Duve, que les Évangiles contiennent d’autres faits et propos que les premiers chrétiens, juifs convertis au christianisme, y ont introduit pour légitimer leur mouvement …

Ces premiers chrétiens et plus particulièrement Saint Paul  et les Évangélistes, ont donné à Jésus la qualité de celui qu’attendent les Juifs :  le « Messie », l’envoyé de Dieu, mais en lui prêtant la valeur divine d’en être la deuxième personne, son fils … le Saint-Esprit ou Esprit Saint en étant la  troisième d’une «Sainte Trinité » … constituant le  « mystère » d’un Dieu en trois personnes  …

Cette notion de Trinité n’a été formulée  que progressivement à partir du premier concile de Nicée  convoqué en 325 par l’empereur Constantin pour rétablir la paix religieuse et construire l’unité d’une Église divisée par des courants contradictoires, …et, afin de renforcer un pouvoir que l’empereur romain voulait établir à son profit avec l’appui de certaines autorités de la nouvelle Église …

Ce Messie attendu par Israël (les douze tribus dont descend l’ensemble du peuple juif), suivant les « Écritures » devait en être le libérateur, le rédempteur des péchés, envoyé par Dieu pour établir son royaume sur terre, le sauveur dont le règne est attendu à la fin des temps par l’ensemble des religions abrahamiques … Cependant, pour les Juifs, le messie est un « envoyé de Dieu » et ne participe pas de sa divinité …

Quant à l’Islam, il reconnaît en Jésus la qualité de « Messie » mais en tant que prophète et messager parmi les cinq plus grands : Jésus n’étant pas le fils de Dieu qui est unique suivant les révélations de Mahomet …

Pour être complet, je me permets de rappeler que de nombreuses études existent sur  ce que certains appellent le « mythe de Jésus » et les croyances … Voir mes travaux sur ces sujets en consultant les chapitres suivants (voir les dossiers dans la colonne de droite sinon notez phmailleux e-monsite dans n'importe quel moteur de recherches  / ouvrir et cliquez à gauche sur le dossier recherché) : … 25.a – A la recherche de l’origine des croyances …  25.b – Histoire des croyances … 25.c – Appolonius de Thiane, une hypothèse sur l’origine du christianisme … 25.d – Apparitions de la Vierge … 25.e – Apparitions (suite) … 25.f – Christian de Duve, Paul Damblon et Jean d’Ormesson, mes maîtres à penser … et aussi  … 22.r1 – Juifs et Chrétiens … 22.r2 – La Bible … 22.r3 – Diaspora et Israël … et encore : 04.4 – apparitions à Beauraing … et 04.3  -  Olivier Saint Hubert, curé d’un village voisin de Beauraing (Le frère aîné de ma mère, dont je détiens les mémoires et écrits, qui a bien connu deux des voyantes ses paroissiennes)

S’en prenant à l’Église catholique, le célèbre prix Nobel, s’élèvera contre sa structure pyramidale avec un chef suprême dont certaines déclarations auront la caractéristique de l’infaillibilité …  Cette pyramide sera constituée de vieillards célibataires … souvent d’intelligence brillante … cependant « engoncés dans leur pourpre, leurs certitudes et leur prétention de légitimité »

Ayant perdu l’espoir de convaincre cet aréopage établi, convaincu de détenir « la vérité », le célèbre prix Nobel de médecine, discipline qui analyse la vie pour soigner ses écarts dans notre entité physique et qui a produit l'intelligence, lance un appel solennel à toutes les forces sensées qui militent autour des guides soi-disant « éclairés », …  c’est-à-dire la « masse des clercs et laïques, des croyants et libres-penseurs » pour qu’ils mènent une action de "bon sens" et de réalisme afin de trouver des solutions appropriées aux problèmes qui attendent nos descendants … confrontés à la surpopulation et l’épuisement des richesses fossiles …

----

Importante nouvelle pour ceux qui s’intéressent aux études sur le Cosmos

Des découvertes récentes présentées le 23/9/2011 lors d’un séminaire du Cern et retransmis sur Internet (http :/webcast.cern.ch) fait état des résultats d’expériences faites avec un faisceau neutrino de 730 km entre les gigantesques accélérateurs du Cern à Genève et les récepteurs souterrains de Gran Sasso en Italie, surprenant les chercheurs qui ont constaté que le trajet est parcouru par les neutrinos avec une avance de 60 nanosecondes sur les 2,4 millisecondes que la lumière met à effectuer la même distance, remettant en question le fond de la formule d’Einstein … (affaire à suivre cependant, la plupart des chercheurs restant prudents)

-----

Je tiens aussi, comme je le fais chaque fois, à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous(Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ».

L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes.

Afin de bien documenter cet appel, voir ci-après un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00...

-----

07/01/2011

29.9b - Habileté manuelle et outil

 


Ch. 29.9b  - Habileté manuelle et outil.

 

Essayons de nous imaginer nos ancêtres, les premiers hominiens, ceux qui ont commencé à se situer ... qui ont adopté la position debout pour dominer les savanes ... mais surtout pour se servir de leurs bras pour emporter ce qu'ils chapardaient aux fauves ...

Vraisemblablement, ce fut la première étape vers l'habileté manuelle ... Les doigts des primates, assurés par le pouce, ne servaient qu'à s'agripper aux branches ... Lors de leurs déplacements au sol, ils utilisaient les quatre membres en s'appuyant à l'avant sur les poings refermés ...

La température élevée de leur biotope africain était très supportable à cause de l'épais écran de feuillage qui les protégeait des ardeurs du soleil. Aussi dès qu'ils perdirent cette protection d'arboricole, à la suite de bouleversements climatiques, les isolant dans les savanes, furent-ils contraints de modifier leur mode de locomotion pour s'adapter à une situation nouvelle qui les exposait davantage à leurs prédateurs carnivores habituels.

La position debout, courbée d'abord, droite ensuite pour dominer les hautes herbes, afin de repérer cet ennemi,  fut un facteur essentiel de leur évolution vers la bipédie ... et ... l'intelligence ...

Leurs bras et leurs poings fermés qui faisaient leurs pattes avant, devinrent, dans la position debout, des auxiliaires indispensables à leur évolution vers l'habileté manuelle. En développant leurs doigts, leurs descendants atteindront la virtuosité dont font preuve les pianistes actuels.

Les frugivores-insectivores qu'ils étaient, ne survécurent qu'en adaptant leurs estomacs à une nourriture avariée qu'ils chapardaient aux charognards, mieux armés qu'eux pour se défendre et éloigner les concurrents ...

Il est important de bien souligner cette période primordiale de l'évolution de nos ancêtres vers l'intelligence ... Ils ne furent vraisemblablement qu'un tout petit nombre à survivre dans ces conditions défavorables ...

On verra, dans la suite de mon exposé, que si nous sommes là, c'est à la faveur d'une quantité de facteurs de chance tellement minimes qu'ils frisent l'invraisemblable ...

Si nous sommes là, jusqu'à menacer les autres règnes, c'est bien parce que cette poignée d'anthropoïdes a surmonté « miraculeusement » tous les handicaps qui devaient normalement les éliminer ...

Cette période difficile d'adaptation a duré tellement longtemps qu'elle se perd dans les brumes lointaines du passé ... les trois à quatre mille ans qui ont permis à l'espèce humaine d'atteindre son apogée actuelle ne sont rien par rapport à cette longue gestation de notre race...

Rappelons le tableau du professeur de Duve, nous n'étions que deux à trois mille, il y a 500.000 ans, quand les Cro-Magnon se sont séparés des Néandertaliens qui ont disparus ... L'intelligence de nos ancêtres était pourtant déjà très développée ainsi que leur habilité manuelle ...

On imagine alors ce que Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), il y a 7 millions d'année (à l'époque de l'East Side Story de Yves Coppens) dont on a découvert le crâne fossile au Tchad en 2001 et ses descendants ont dû subir comme existence, eux qui ne furent qu'une poignée, traquée par les fauves dont ils étaient une proie facile en terrain découvert ...

Leurs seuls moyens de défense était le nombre (ils se groupaient en bande d'une trentaine), la fuite dans des contrées inhospitalières, hors des territoires de chasse des fauves, le feu quand ils le captaient ou le produisaient et les grottes inoccupées ...

Ce sont donc ces conditions difficiles qui ont fait que nous sommes là, jusqu'à devenir une menace pour tous les autres règnes et la planète elle-même ...

Ce sont ces conditions difficiles et surtout la fragilité de notre constitution d'arboricole hors de son milieu forestier, qui ont poussé nos ancêtres à développer l'habileté manuelle et l'intelligence  ... et, c'est l'habileté manuelle qui a provoqué chez l'homme le développement de son cerveau jusqu'au phénomène de mutation qui a produit l'Homo Sapiens Sapiens.

L'utilisation d'auxiliaires pour s'emparer de la nourriture est constatée chez beaucoup d'animaux qui utilisent des pierres ou des bâtons pour briser,  creuser ou même tuer, signale le professeur de Duve page 125 de son livre, « Genèse du péché originel).

Plus loin, il complète son argumentation en rapportant un exemple étonnant de début de raisonnement, décrit par Jane Goudal, pionnière de l'étude des primates : Un chimpanzé dénude une branche et l'enfonce dans une termitière pour, après quelques moments d'attente, la retirer et manger les insectes qui s'y sont agglutinés ... On se trouve devant un étonnant processus de raisonnement cérébral immédiat ne résultant vraisemblablement pas d'expériences antérieures lentement construites et transmises génétiquement...

Le professeur conclut ce passage en signalant que la création d'outils par les hominidés de l'âge de la pierre n'est rien d'autre que la continuation de cette faculté de primate, mais poussée à un degré considérablement plus grand de prévoyance et de dextérité ... cet art primitif de fabriquer des outils couvre deux millions d'années ! ... bien avant l'homo sapiens

Cette faculté d'utiliser un auxiliaire se rencontre dans tout le règne animal ... et se transmet alors par atavisme ... Il est surtout remarquable chez certains insectes ... surtout les sociaux ...

L'homme ne serait rien sans l'outil qui est un prolongement de la main et du corps, un intermédiaire d'action ... Pour le philosophe Michel Serres, l'homme est un animal déspécialisé et l'outil qui prolonge sa main le spécialise particulièrement ...

On réalise ici toute l'importance de la bipédie, pour libérer les bras qui emportent les restes chapardés aux charognards, mais aussi pour se redresser au-dessus des hautes herbes pour localiser les fauves ... (Théorie de l'East Side Story)

L'usage et le développement des mains fut la première et essentielle étape vers l'intelligence ... la fragilité de l'arboricole des forêts équatoriales fut un autre handicap qui fut compensé par l'associativité en petits groupes d'une trentaine d'individus ... ce  stade suivant autorisa la chasse des animaux jeunes ou blessés ... et une nourriture plus saine et plus digeste ...

L'outil  devint l'auxiliaire indispensable à la maîtrise de la matière ... D'abord simple bout de bois, il contribua à augmenter l'efficacité des premiers hommes en prolongeant le bras et en servant d'arme pour le protéger ... il y monta un silex éclaté qui coupait aussi la viande et taillait les peaux en bandelettes ... Il en fit ainsi une arme redoutable ... qui tranchait fort surtout quand il était taillé en biface ...

Le silex est une roche sédimentaire siliceuse très dure constituée de calcédoine presque pure ... Il devint l'auxiliaire qui créait artificiellement le feu, en le frappant sur une roche riche en fer pour produire des étincelles qui enflamme l'amadou (champignon parasite des arbres) ... Il a été utilisé dans les fusils pour provoquer l'explosion de la poudre, jusqu'au milieu du 19ème siècle et remplacé actuellement par de l'oxyde de manganèse ...

Avec la découverte du feu, d'abord en le captant lors des incendies de forêts ou des orages ... ensuite en le créant à l'aide d'un silex ... l'homme se protégea des fauves et rendit sa nourriture carnée plus digeste et plus apte à la conservation ... par cuisson ou boucanage (séchage à la fumée) ...

Voir ci-après l'essentiel de ce que j'ai retiré de Wikipédia concernant l'outil :

Beaucoup d'anthropologues considèrent que l'usage d'outils, facilité par la bipédie, a joué un rôle déterminant dans le développement de la lignée humaine.

Toutefois l'observation montre que différentes espèces d'animaux (principalement de l'ordre des primates dont font partie les humains mais aussi des oiseaux, les loutres de mer et ainsi que quelques insectes comme la fourmi couturière - (Ecophylla- ) en utilisent.

Ainsi on a pu observer des singes utiliser des bâtons pour attraper des fruits, des insectes ... ou mesurer la profondeur d'une mare pour savoir s'ils peuvent la franchir ... ou se servir de cailloux pour casser des noix ou des coquillages

Seul l'humain fabrique des outils sophistiqués, les conserve entre deux usages et les fait évoluer dans le temps. On parle parfois d'homo faber pour souligner cette caractéristique essentielle de l'homme.

Les outils pouvant être utilisés comme armes sont certainement parmi les premiers que l'Homme ait fabriqués. Outre leur importance intrinsèque pour la survie et la protection de l'espèces, ces outils ont la particularité de pouvoir être utilisés en marchant ou en courant, face à un ennemi ou à la poursuite d'une proie, donc debout, alors que les autres outils primitifs ne pouvaient être utilisés qu'en position assise ou du moins statique.

Ainsi, la station debout, la spécialisation des membres, et le développement de la main de l'Homme, sont peut-être liés à l'aptitude à la violence de ses ancêtres (ceci est une hypothèse discutée, voir par exemple la théorie de l'origine côtière de l'homme, qui constitue une autre hypothèse).

Depuis qu'ils vivent, en groupe, puis en société, les humains se sont partagés les tâches et donc spécialisés en fonction souvent de leurs aptitudes, naturelles ou acquises, ou des besoins du moment. Cette organisation a permis à l'humanité de conserver, de transmettre, et donc de faire évoluer les techniques de fabrication des outils.

Le développement de l'outil est une marque de la sédentérisation des peuples : le nomadisme impose en effet une restriction en volume, en poids et en quantité d'objets à transporter. Il est donc vraisemblable d'imaginer que le passage de chasseur-cueilleur à celui de l'agriculteur ou éleveur se soit produit dans la même période. On peut effectivement penser que l'agriculture a nécessité des outils facilement volumineux, en même temps que la sédentarité, rendant leur conservation et réutilisation possible, 'rentabilisait' leur fabrication et leur développement.

Alors que les premiers outils créés nécessitent une manipulation humaine, intervient ensuite l'énergie animale, puis des outils fonctionnant avec une énergie non animale : sans doute le moulin, à eau ou à vent.

Pour Jacques Grinenvald, la révolution carnotienne qui entraîne le basculement dans une société thermo-industrielle avec l'utilisation massive de l'énergie fossile (charbon puis pétrole) constitue un tournant décisif.

Désormais la « puissance du feu » permet l'avènement d'une machine nouvelle, construite autour d'un moteur et qui constitue une bifurcation dans l'histoire de l'outil, en permettant de s'affranchir de la force motrice de l'homme, de l'animal, des éléments naturels, et de leurs limites et caractère aléatoire.

 

 

-----

 

 

 

10/12/2010

Ch. 29.8b - L'associativité, facteur essentiel de l'intelligence

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

 

Publication tous les vendredis à 9 heures

 

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

 

Cliquez sur le poste pour l’obtenir immédiatement.

 

-----

 

Ch. 29.8b - L'associativité, facteur essentiel de l'intelligence.


Vivre en groupe : l'associativité est un des facteurs essentiels à l'éclosion de l'intelligence ...  La vie en groupe a ses exigences : soumission aux plus forts ou aux plus intelligents, mais aussi ses avantages : le nombre, la force des plus forts, les réalisations des plus doués.

Depuis « L'East Side Story » et les émigrations, les femelles des anthropoïdes, moins musclées et handicapées par la maternité et les soins aux jeunes, ont dû s'adapter à  un nouveau biotope découvert et dangereux en acceptant la protection de leurs congénères plus costauds ou plus intelligents.

La vie en groupe développe la communication (premières manifestations de l'intelligence) :   création de gestes significatifs,  utilisation de l'organe vocal (appel, renfort du geste, transmission de la peur, de la satisfaction, du plaisir, de la proximité du danger ...)

Les mâles dominants imposeront leur hiérarchie aux femelles et aux mâles plus jeunes ou plus faibles ... Les premières bandes ce sont créées, les premiers groupes se sont formés et  les premières tribus, les premiers clans, ... fondements essentiels et toujours actuels de nos sociétés.

Pour être cohérente, une pensée doit être le résultat d'un processus résultant de la connaissance.  Cette connaissance comporte un apprentissage antérieur aboutissant au langage, transmis ensuite par l'écriture.

De rudimentaire, celui-ci devient très élaboré afin d'exprimer des nuances qui permettront de pousser au plus loin une faculté qui s'est particulièrement développée chez l'être intellectuel : le raisonnement.

Le raisonnement doit être bien structuré pour être cohérent.  Il s'agit d'un mécanisme mis en place par l'éducation, l'instruction et l'expérience.  L'être humain a généralement besoin d'une petite vingtaine d'années pour maîtriser valablement cette faculté.

La déduction est une fonction de l'intelligence.  Le raisonnement est un processus complexe de l'intelligence qui cherche à construire par la pensée la solution à un problème posé.

La déduction déclenche le raisonnement et le raisonnement déclenche la déduction. Il s'agit d'un processus qui aboutit à une solution, elle-même perfectible : c'est ce qu'on appelle le progrès

Comment la déduction et le raisonnement se sont-ils développés dans le cerveau humain ?  On peut affirmer que les plantes ne raisonnent pas et  les animaux non plus. Ils posent cependant des actes et se comportent comme des êtres intelligents.

On pourrait dire qu'ils déduisent mécaniquement comme un ordinateur programmé : ils n'inventent pas individuellement comme l'homme. S'ils le font, c'est par accident fortuit qui peut s'inscrire dans leur mémoire génétique et celle de leurs descendants et avec la patience du temps être à la base d'une modification de comportement ou préparer une mutation.

Certains animaux placés dans des contextes particuliers ont des comportements intelligents.  Les animaux domestiques, surtout ceux qui vivent en symbiose avec l'être humain, comme le cheval, le chien et le chat ont des comportements dit intelligents : ils arrivent à déduire, à prendre des options « intelligentes » ou « embryonnairement  intelligentes ».  Tout observateur attentif du comportement des animaux domestiques a pu vérifier par lui-même ce phénomène.

Que penser de tout cela ?  Nous nous permettrons de développer une théorie en portant notre réflexion sur le long processus de développement du cerveau humain vers l'intelligence qui nous amènera à conclure que l'intelligence est un aboutissement logique du phénomène évolutif de l' « homo sapiens » placé dans son contexte environnemental.

Est-elle en puissance dans la matière comme la cellule, l'atome, les quarks et l'énergie, comme serait présente également la vie. ?  Quel mobile va la pousser à se manifester, car ce n'est pas parce qu'elle est en puissance qu'immanquablement elle va produire des effets car l'éclosion de l'intelligence est soumise à  des conditions aussi ténues et aléatoires que celles qui ont présidé à l'éclosion de la vie ? (Théorie de Theilhard de Chardin)

-----

Dans cette recherche des racines de l'intelligence raisonnée, et surtout de son éventuelle origine « surnaturelle », il est indispensable de remonter au plus loin dans l'histoire de « l'homo ».  En premier lieu, je me permettrai de reproduire « in extenso » l'introduction au chapitre 11, intitulé «  le façonnement de nos gènes », du livre du professeur Christian de Duve « Génétique du péché originel ».

Nous sommes, tout comme le reste du monde vivant, en grande partie les produits de la sélection naturelle.  Nos gènes sont là parce que, à un certain stade de l'évolution, ils se sont montrés utiles à la survie et à la reproduction de leurs propriétaires ou, du moins, n'étaient pas suffisamment  nocifs pour que leurs propriétaires soient éliminés. Quelque 98,5 % de ces gènes existaient dans le dernier ancêtre que nous avons en commun avec les chimpanzés et furent acquis au cours du long  chemin qui conduisit des premières formes de vie présentes sur la Terre il y a plus de 3,5 milliards d'années à la dernière bifurcation qui a séparé la branche primates des hominidés de celle des chimpanzés, il y a quelque 7 millions d'années.  Ces gènes rendent compte de toutes les propriétés que nous partageons avec les chimpanzés.  Nous devons à ce qui reste, soit, 1,5 %, ce qui nous fait spécifiquement humains.  Cela paraît peu, mais c'est encore beaucoup : un texte générique d'environ 45 millions de « lettres », un volume d'épaisseur respectable. (page 150)

J'en retiens que ce « texte générique » d'environ 45 millions de lettres, contient l'entièreté des connaissances enregistrées dans le cerveau de l'auteur des lignes qui précèdent, le Professeur Christian de Duve, mon maître à penser, qui les a accumulées en 93 ans (c'est son âge, il est né un an avant la fin de la guerre 14-18)  lui permettant de tirer les conclusions qu'il énonce dans son dernier livre (mis à jour en février 2010).

Pour en revenir au caractère hasardeux des circonstances qui fait que nous sommes là, il est important de souligner les éléments suivants mis en exergue par le professeur (repris entre guillemets) : « ... le nombre d'individus impliqués à un stade quelconque de l'hominisation a dû être très petit, ne dépassant probablement jamais quelques milliers, voire beaucoup moins. »...la probabilité d'une grande variété de mutations dans un lot aussi restreint de population en est réduite d'autant ... et sera insignifiante,  si on tient compte d'une durée de 50 millénaires  ... (page 151)

Autre fait important, signale le professeur, « la population était probablement divisée en petites bandes de quelque 30 à 50 membres, étroitement consanguins et liés par parenté.  Dans une telle situation, toute mutation favorable qui se présentait avait une bonne chance d'être exploitée efficacement, car elle se répandait rapidement au sein du groupe en fournissant à ses membres une supériorité sur ceux des autres groupes qui ne bénéficiaient pas du même avantage. » (page 151)

A ce stade de mon exposé, il est important de rappeler que le facteur essentiel de l'hominisation est le passage de la quadrupédie à  la bipédie qui libérait les bras et les mains et  développait  l'habileté manuelle ... et la création  d'auxiliaires matériels pour assister la quête de nourriture par l'utilisation d'outils de pierre de plus en plus élaborés et perfectionnés ...

La position debout, devint habituelle pour surveiller les prédateurs au-dessus des hautes herbes favorisant  le redressement du squelette jusqu'au bipède performant que nous sommes devenus. (Théorie de l'East Side Story)

« Les jambes sont devenues plus longues, les bras plus court ;  les pieds se sont adaptés à la marche, les mains à la préhension ;  la colonne vertébrale, le bassin et les épaules ont tous subi les modifications qui facilitaient la station debout et la marche correspondante ;  la position de la tête par rapport au reste du corps fut modifiée ;  les muscles, les nerfs, les vaisseaux sanguins et les viscères suivirent le squelette dans son évolution de manière à permettre de nouveaux mouvements et l'adaptation à des distributions pondérales différentes. (Professeur de Duve, « Génétique du péché originel » page 153)

«...  On rencontre ici ce qui a peut-être été un stade crucial de notre histoire, dans lequel la sélection naturelle a pu renforcer dans nos gènes deux traits qui s'y trouvaient déjà mais qui devinrent progressivement plus importants au fur et à mesure que s'améliorait le pouvoir des individus d'agir dans un but déterminé : la solidarité à l'intérieur du groupe et l'hostilité entre groupes, manifestée surtout par les mâles. » (Professeur de Duve, « Génétique du péché originel » page 154)

Le professeur signale le troisième stade de l'hominisation : la migration ... La recherche de nourriture, à la suite, peut-être, de troupeaux migrants fut probablement un facteur ... Ces groupes migrateurs rencontrèrent des climats et des milieux différents ... ce qui peut avoir provoqué une perte de pigmentation dans les régions septentrionales où les faibles rayons ultraviolets émis par un pâle soleil devenaient un atout plutôt qu'un handicap ...  (pages 154 et 155 de l'ouvrage précité).

Christian de Duve conclue cet important chapitre en posant la question métaphysique essentielle : « l'hominisation est-elle un hasard ou une nécessité ? Le sommet de l' évolution ou une étape ?

Nous n'avons pas de réponses à  ces questions, dit le professeur ... « La naissance de l'humanité fut-elle le fruit d'un concours extraordinaire de circonstances, d'une conjonction unique entre un accident génétique improbable et des conditions environnementales qui se sont trouvées par hasard convenir à la mise à profit de cet accident » (page 155) ... ou bien ne fallait-il qu'une « chiquenaude » pour déclencher un processus qui était inscrit dans les gènes ...  mais quelle a pu être cette « chiquenaude » ? ... « Si elle n'avait pas eu lieu, un autre événement aurait-il pu mettre les choses en route ? » ... « ... on est tenté de supposer que, si les événements avaient été différents, la chiquenaude nécessaire aurait néanmoins fini par être donnée, tant est impressionnant le caractère apparemment obligatoire du processus, une fois déclenché. » (page 156).

 

-----

 

 

 

 

23/11/2010

Ch. 29.4e - Le matériel cérébral de l'intelligence humaine.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 29.4e - Le matériel cérébral de l'Intelligence.

 

Au lecteur qui me suit encore, je vais me hasarder maintenant à lui livrer mes cogitations (mot un tantinet péjoratif qui me rappelle cependant le « cogito ergo sum » de Descartes)

Le mot réel désigne ce qui existe vraiment par rapport à l'irréel qui lui serait illusoire parce qu'il appartient à l'inexplicable, provenant de l'illusion qui découle de l'amalgame de deux mondes incompatibles (la terre en trois dimensions ou quatre si l'on y ajoute le temps et l'univers en une seule sous-jacente : les forces ou e = énergie ).

Notre réel est constitué des événements qui nous font prendre conscience de notre existence.  Poser un crayon sur sa pointe est un acte humain qui a deux sens : celui qui résulte de l'acte physique et l'autre, intentionnel, qui déclenche une réflexion, en me situant dans l'espace, dans le but de coucher des signes sur un support « papier » pour capter une réflexion que je tiens à garder, relire, transmettre ... ou détruire ...

Cette démarche est le résultat d'une action qui a fait démarrer un processus de pensée raisonnée provoqué par une recherche intellectuelle sur le sens de l'existence de l'être intelligent que nous sommes devenus.

C'est une des péripéties de l'histoire des êtres vivants comme le fut celle des dinosaures ? La pérennité de notre espèce est certes aussi fragile et aléatoire.

A ce propos, il est intéressant de parler ici de ce que j'appelle le grand « SI » :

Si un astéroïde énorme n'était pas tombé sur la terre, il y a environ soixante millions d'années, provoquant le nuage opaque qui plongea celle-ci dans  la quasi-obscurité et le froid, les dinosaures et la végétation primaire qui les nourrissait auraient continué à évoluer dans leur démesure, poursuivant une évolution antérieure de cent cinquante millions d'années et nous ne serions pas là.

 

Voilà ce que disent deux grands scientifiques, Gordon Kane et Christian de Duve :

 

« Les dinosaures nous donnent une bonne raison de ne pas prendre au sérieux les arguments anthropiques non minimaux qui impliquent que tout dans la nature fut conçu pour la vie humaine. La Terre était un endroit idéal pour eux ; leur espèce fut dominante pendant près de cent cinquante millions d'années, soit presque trois fois plus longtemps que les mammifères et cent fois plus que l'espèce humaine.  Sans le hasard d'un astéroïde tombé voilà soixante millions d'années, peut-être leur espèce régnerait-elle encore sur la surface de la Terre.  Tout argument censé débrouiller les mystères de l'univers devrait s'appliquer aussi bien à l'univers d'il y a cent millions d'années qu'à celui d'aujourd'hui.  Si l'univers a été conçu exclusivement pour l'Homme, c'est que quelqu'un a dû se tromper. En effet, pourquoi ne pas imaginer que l'espèce humaine soit anéantie du jour au lendemain par une collision avec un astéroïde ou même par l'expulsion de la Terre hors du système solaire, du fait de l'attraction gravitationnelle d'une étoile ou d'une planète de passage. ». (Gordon Kane dans « Super-symétrie »  page 232)

 

« On sait depuis longtemps par les restes fossiles qu'une catastrophe planétaire a dû se produire il y a environ 65 millions d'années, provoquant l'extinction des dinosaures et de nombreuses autres espèces vivantes.  En 1978, deux physiciens américains, Luis Alvarez et son fils Walter, trouvèrent des indices dont ils déduisirent que la chute d'un gros astéroïde était le phénomène responsable de ce cataclysme. Cette hypothèse a depuis été amplement confirmée et le point d'impact a même été localisé, en un endroit dénommé aujourd'hui Chicxulub dans la péninsule de Yucatan, au Mexique. Ce cas est fréquemment cité comme exemplaire de la portée considérable des effets que des circonstances environnementales fortuites peuvent exercer sur l'évolution biologique.  N'était un énorme boulet tombé du ciel, les dinosaures en seraient peut-être toujours à parcourir la terre, les mammifères mèneraient une existence précaire à l'ombre des grands reptiles et nous ne serions pas là pour le constater. »

D'autre part, nul n'ignore que  la fin de notre monde  est inéluctable dans un million ou deux d'années, quand notre soleil s'effondrera sur lui-même pour devenir ce qu'on nomme, faute de mieux, un trou noir, entraînant avec lui toutes ses planètes et nous par conséquent (Christian de Duve, prix Nobel de médecine, dans « A l'écoute du vivant » page 215).

-----

Tiré du dictionnaire du ciel et des étoiles de Trinh Xuan Thuan, pages 234 à 237 (édition août 2009)

De temps à autres, il arrive que des influences gravitationnelles, fassent dévier les astéroïdes de leurs orbites … et entrent en collision avec la terre … Il y a 65 millions d’années les dinosaures régnaient en maître sur la terre … un astéroïde énorme d’une taille de 15 kilomètres (une montagne), d’une masse de 10.000 milliards de tonnes, se fracassa sur la terre, avec la force explosive de 1 milliard de mégatonnes de TNT, soir environ mille fois la puissance réunie de tous les arsenaux nucléaires de la planète … Il s’ensuivit un raz de marée haut de plusieurs centaines de mètres qui déferla sur la Caraïbe, ravageant Cuba, la Floride, et la côte du Mexique. Le fantastique impact projeta en l’air plus de 100.000 milliards de tonnes de pierre vaporisée dont 1% restèrent suspendues dans l’air des mois durant, sous forme d’une très fine poussière. … Les vents répartirent cette poussière tout autour du globe, bloquant la lumière et la chaleur du soleil pendant plusieurs années en une longue nuit hivernale … Les trois quart des espèces vivantes disparurent, dinosaures inclus … Seuls survécurent les petites espèces dont les petits mammifères qui, sans prédateurs, proliférèrent jusqu’à l’homme dans une nature qui se modifia … Ce scénario meurtrier est le meilleur à notre disposition pour expliquer la brutale disparition des dinosaures … La croûte terrestre ne contient normalement pas d'iridium, alors qu'il est présent non seulement près du lieu de l’impact, mais répandu sur toute la terre, preuve de l'origine extra-terrestre du phénomène.

----


Qu'est-ce que notre réel ?   Il n'a de sens que  situé dans l'espace et dans le temps.

Hors de ce contexte-là, il n'existe pas.  Nous devons en tenir compte dans une réflexion plus poussée dans laquelle nous ignorerions le réel : il n'existerait pas hors de l'espace-temps. On pourrait en déduire logiquement que le réel (le nôtre) est alors illusoire dans ce contexte général.

Partant de ce postulat, nous pourrions avancer que notre évolution dans le contexte espace-temps a deux dimensions : 1. une dimension fixe et immuable qui serait  fondamentale et réelle (exister) dans notre individualité et 2. une dimension évolutive qui serait du domaine de « l'illusoire » dans l'absolu parce que nous appartiendrions à un mécanisme aléatoire d'espace et de temps dépendant  de « forces » qui sont sous-jacentes et régissent tout l'univers (ou un univers-bourgeon dans l'hypothèse d'un univers-total).

L'absolu milite en faveur de l'unification.  A partir du moment où on s'en tient à la formule d'Einstein, il n'y a pas d'autre alternative : une force (ou une énergie fondamentale) est non seulement le moteur du « Tout » mais sa seule raison dans une conception unifiée ... et logique ...

Cette théorie donne à l'espace-temps une dimension différente de celle que notre intelligence conçoit et perçoit parce que cette dimension est située dans un contexte général  de "forces" qui les produisent.

Le temps, l'espace et la matière sont donc les produits de cette force ou énergie qui ne cessent de se manifester dans un "Tout" que génère ces forces dans un mouvement perpétuel : dans un tel contexte, le néant statique est inconcevable ... !

Il est donc souhaitable qu'on fasse l'effort intellectuel de s'en débarrasser, et de tenter la restructuration des données que l'on va traiter non plus dans leur contexte habituel mais dans un contexte ex-anthropique et hors espace-temps.

L'hypothèse la plus valable reste que l'infini n'existe pas dans l'absolu.  Si nous supposons qu'il existe, c'est parce que nous nous trouvons dans ce contexte de limite et d'origine, ce qui nous amène à penser qu'en dehors de lui, on ne peut trouver que l'infini soumis lui aussi à l'espace et au temps, alors que c'est impossible. Einstein l'avait bien compris lui qui inventa le concept d'espace-temps qui unifie les deux données en une « force » (e = mc²)

Probablement qu'il s'agit là d'anthropomorphisme, d'une erreur de l'homme confiné dans son univers étroit.  Nous devons donc nous écarter de ces notions d'infini pour nous en tenir aux éléments d'un environnement que nous allons tenter d'approfondir.

Cependant, avant d'entreprendre cette démarche, je tiens à évoquer dans le prochain billet l'importance de Darwin, dont on a célébré l'anniversaire des deux cents ans de naissance, il y a deux ans, qui bouleversa toutes les théories sur les origines des espèces et de l'homme ainsi que sur leur évolution.

 

------

 

 

 

 

18/06/2010

Ch. 25 f - Mes maîtres à penser

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs. Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement


-----

 

Ch. 25 e - Les maîtres à penser et le devoir de vérité

 

Si les aléas de la vie ne m’avaient pas livré pieds et poings liés à l’implacable philosophie du comptable sec et froid, disséquant tout, penché sur ses livres de comptes où la rigueur des chiffres prédomine et où un franc ou un euro restera toujours un franc ou un euro, complice des dieux de la fortune, au service de l’enrichissement et du pouvoir par l’argent, il est probable que le poète aurait vécu dans ses nuages et ses rêves et qu’il aurait cru et aimé le Dieu d’idéal et de ciel des croyants qui lui aurait ouvert tout grand son jardin de l’irréel et de la contemplation suprême.

 

Le comptable aride et dur se meurt maintenant, mais il n’a pas étouffé le poète qui sur la fin de ses jours retrouve les envolées éthérées de ses vingt ans et son appétit du sublime des mystiques, celui qui restera toujours sentimentalement chrétien de cœur malgré ses entraves d’agnostique par loyauté de pensée.

 

Cette position ambiguë peut en surprendre plus d’un. Pourtant n’a-t-elle pas le mérite d’accepter et surtout de comprendre ceux qui restent attachés aux traditions et enseignements d’un milieu qui reste le mien !

 

J’ai beaucoup d’estime et d’affinité pour la libre pensée. Avec mon épouse, nous avons toujours été, en esprit, proches d’un de ses principaux animateurs : Paul Damblon.

 

Son livre, où je retrouve un parcours semblable au mien, est un long plaidoyer en faveur de l’agnosticisme. C’est le cri d’appel d’un scientifique vulgarisateur mais aussi d’un poète-musicien et je m’associe totalement à sa pensée quand il se définit comme agnostique avec hypothèse de travail athée.

 

Il apporte à la libre pensée un humanisme chaleureux d’idéaliste-rêveur bien qu’il s’en défende farouchement. Ses rapports avec les penseurs chrétiens actuels, sont un modèle de tolérance, de compréhension et de chaleur humaine qui me ravit.

 

Il est heureux de constater que les autres s’en inspirent, l’intolérance qui se retrouve dans un camp comme dans l’autre, se polissant des contacts qui s’établissent pour adoucir des aspérités qui les blessent si souvent et inutilement.

 

La foi est un sentiment profondément humain. Intellectuelle, elle est défendue par les plus grands penseurs, les plus grands scientifiques souvent empêtrés dans des arguments ambigus.

 

{26} J’ai lu avec le plus grand respect et la plus grande attention le livre de Christian de Duve, prix Nobel de médecine, savant émérite sorti de l’université catholique de Louvain : « A l’écoute du vivant » et surtout son chapitre 18 intitulé : « Et Dieu dans tout cela ».

 

J’ai été conquis par ses conclusions et les directives éthiques qu’il préconise pour l’homme d’aujourd’hui. Il dit en substance ce qui suit :

 

« Il faut encore des prêtres ou guides spirituels qui, en dehors de tout dogmatisme et fondamentalisme, peuvent inspirer, aider, orienter … La société a besoin de règles morales en dehors des lois naturelles où prédominent les lois aveugles de la sélection … Les lois morales évoluent avec les connaissances, les mentalités et les situations nouvelles… Cependant les enseignements du passé conservent toute leur valeur quels qu’en soient les maîtres (Moïse, Jésus-Christ, Confucius, Bouddha, Mahomet) à condition de ne pas lier cette allégeance à un dogmatisme intolérant, prosélyte et dominateur … »

 

J’ai repris intégralement le dernier paragraphe de ce chapitre essentiel, tellement les conclusions fondamentales de ce grand savant sont dictées par l’intelligence, la grandeur et une connaissance profonde de notre monde civilisé occidental :

 

« Les religions ne doivent pas être abandonnées. Elles doivent se débarrasser de leurs croyances mythiques, de leurs déclarations irrationnelles, de leurs enseignements obscurantistes, de leurs rituels magiques, de leurs prétentions abusives à une légitimité supérieure, de leurs recours au chantage moral, sans compter parfois leur appel à la violence. Dépouillées de tous ces accessoires, mais en conservant intact le sens du sacré, elles doivent être soutenues et protégées afin de continuer à nous aider à contempler le mystère, respecter des préceptes éthiques, célébrer nos fêtes, partager nos joies et nos tristesses, supporter nos épreuves. »

 

{27} Aux alentours des années 1991, j’ai lu avec intérêt et attention le livre-entretien, qui venait de paraître, des frères Bogdanov, physiciens vulgarisateurs, (accusés, à tort ou à raison, de plagiaires, ce qui n’enlève rien à la valeur de leurs écrits) avec Jean Guitton, qualifié de dernier grand penseur chrétien. ° Igor et Grichka Bogdanov – Jean Guitton - Dieu et la science – Grasset °

 

J’y ai relevé des choses intéressantes pour étayer ma réflexion :

« … nous sommes à l’orée d’une révolution de la pensée, d’une rupture épistémologique (rupture du savoir) telle que la philosophie n’en a pas connu depuis plusieurs siècles… »

 

Plus loin, les auteurs prétendent qu’à travers les voies ouvertes par la théorie quantique survient une conception nouvelle (qu’ils appelleront métaréalisme) en deçà du spiritualisme mais au-delà du matérialisme qui effacerait les frontières entre l’esprit et la matière

 

La lecture de cet ouvrage m’avait fort interpellé à une époque où je cherchais mes marques. En substance voici ce que j’y avais coché comme important :

 

« Peu avant sa mort, Bergson a légué son « testament de pensée » à quatre philosophes : Gabriel Marcel, Jacques Maritain, Vladimir Jankélévitch, et moi-même. Je serai donc le messager de son intuition : Bergson avait pressenti, plus que tout autre les grands changements conceptuels induits par la théorie quantique. A ses yeux – tout comme dans la physique quantique - la réalité n’est ni causale, ni locale : l’espace et le temps y sont des abstractions, de pures illusions…..le réel est voilé, inaccessible…Face à cette énigme, il n’existe que deux attitudes : l’une nous conduit vers l’absurde, l’autre vers le mystère : le choix ultime entre l’une ou l’autre est, au sens philosophique, la plus haute de mes décisions. » °propos de Jean Guitton dans l’avertissement - page 31 et 32 °

p>

« … Le vide absolu caractérisé par une absence totale de matière et d’énergie n’existe pas … le vide à l’état pur est une abstraction … le vide quantique est différent en ce sens qu’il est le théâtre d’un ballet incessant de particules, celles-ci apparaissant et disparaissant dans un temps extrêmement bref, inconcevable à l’échelle humaine …°tiré des propos de Grichka Bogdanov – Dieu et la science – page 50 »

 

« … une particule n’existe pas par elle-même mais uniquement à travers les effets qu’elle engendre. Cet ensemble d’effets s’appelle un « champ ». Ainsi les objets qui nous entourent ne sont autres que des ensembles de champs (champ électromagnétique, champ de gravitation, champ protonique, champ électronique) ; la réalité essentielle, fondamentale, est un ensemble de champs qui interagissent en permanence entre eux. ° propos de Igor Bogdanov - ibidem – page 114 »

 

« … rien de ce que nous pouvons percevoir n’est vraiment « réel », au sens que nous donnons habituellement à ce mot. D’une certaine manière, nous sommes plongés au cœur d’une illusion qui déploie autour de nous un cortège d’apparence, de leurres que nous identifions à la réalité … tout cela n’est qu’une immense et perpétuelle hallucination, qui recouvre la réalité d’un voile opaque. Une réalité étrange, profonde existe sous ce voile ; une réalité qui ne serait pas faite de matière, mais d’esprit ; une vaste pensée qu’après un demi-siècle de tâtonnement, la nouvelle physique commence à comprendre, invitant les rêveurs que nous sommes à éclairer d’un feu naissant la nuit de nos rêves. » °propos de Jean Guitton - ibidem – page 117°

 

{28} Un paragraphe et une conclusion de Jean Guitton sont mis en exergue par le professeur Christian de Duve, à la page 261 de son ouvrage « A l’écoute du vivant » °édition Odile Jacob – octobre 2002 ° :

 

«  Si l’esprit et la matière ont pour origine un spectre commun, il devient clair que leur dualité est une illusion, due au fait que l’on ne considère que les aspects mécaniques de la matière et la qualité intangible de l’esprit … » » ° propos de Jean Guitton – Dieu et la science – page 182 ° et le philosophe chrétien de conclure : « L’esprit et la matière forment une seule et même réalité » °ibidem page 184°

 

Dont commentaires de Ch. De Duve : «  Sous la plume d’un catholique pratiquant considéré comme un des penseurs chrétiens les plus éminents de notre époque, une telle phrase est en même temps surprenante et révélatrice. »

 

Le troisième de mes « maîtres à penser » est Jean d’Ormesson, qui dans son livre de 400 pages : « Presque rien sur presque tout » a exprimé, avec son talent d’écrivain profond, l’essentiel des questions qu’un homme intelligent se pose quand il cherche à comprendre le pourquoi de l’existence des choses et des êtres vivants.

 

Il me sert de livre de chevet que je consulte dans mes insomnies pour servir de tremplin à des réflexions passionnantes sur le pourquoi et le comment de tout.

 

Je livre, ci-après, quelques-unes de ces notes alimentant mes réflexions :

 

« Le souvenir de ce qui a disparu … il existe dans la pensée. Et il n’existe que dans la pensée … Aussi longtemps que la pensée n’avait pas apparu dans le tout, le passé ne cessait jamais de tomber dans le néant … » ° page 773°

 

« Il n’est pourtant pas acquis d’avance que le destin de l’homme soit de connaître l’univers et que le destin de l’univers soit d’être connu par l’homme … » °page 261°

 

« Les choses, dans l’univers, sont combinées de telle sorte qu’elles peuvent mener, avec autant d’évidence d’un côté et de l’autre, à deux convictions radicalement opposées : qu’un Dieu est nécessaire et qu’un Dieu est inutile. » °page 260°

 

« L’être est. Un point c’est tout. On ne peut pas en dire grand-chose. On ne peut pas en parler. On ne peut rien en dire du tout. Sauf qu’il est : il faut bien qu’il soit puisqu’il y a autre chose au lieu de rien. L’être est parce qu’il y a du temps, de l’espace, de la matière, de la vie, de la pensée et un tout. » °page 336°

 

« La pensée n’est qu’un sous-produit de la vie, qui est un sous-produit de la Terre, qui est un sous-produit de mon tout. L’ennui c’est que je suis, en un sens, le sous-produit de ce sous-produit … Il n’y a de tout que parce qu’il y a de la pensée … » °page 337°

 

« Voilà ce que je suis : un miracle. A des milliards et des milliards d’exemplaires. C’est parce qu’il est si répandu que sa qualité de miracle est si peu reconnue et à peine célébrée. Un miracle si fréquent, est-ce encore un miracle ? Mais le tout est un miracle. La vie est un miracle. Et, plus que le tout et la vie, l’homme, qui est seul à penser le miracle et à le chanter dans ses œuvres, fut-ce en le niant et en le piétinant de fureur et d’orgueil, est le miracle des miracles. » °page 365°

 

« Si une âme immortelle habite mon corps mortel, il faut qu’elle ait été introduite dans mon enveloppe charnelle au moment même où l’homme se dégageait de l’animal. Et qu’une créature mortelle donne tout à coup le jour à un être immortel. Autant dire qu’il s’agit d’une nouvelle création et de l’irruption d’un Dieu créateur et tout-puissant au sein des mécanismes de la nécessité … Si ce ferment d’éternité n’a pas été glissé en moi, je ne suis rien d’autre qu’une algue sur qui le temps a évolué » °page 367°

 

« Ma seule limite est le temps. Mon seul maître est le temps. Je ne parviendrai ni à le remonter, ni à l’arrêter, ni à le ralentir, ni à l’éviter. Je n’échapperai pas à la mort. … Je me changerai moi-même. Je découvrirai le tout et le soumettrai à mon pouvoir. Et j’inventerai un homme qui sera plus et mieux que l’homme … Il ne m’est rien d’impossible parce que je suis l’esprit … Peut-être dans quelques milliards d’années, n’y aura-t-il plus d’homme sur la surface de la Terre. Mais quelque chose d’innommable, et d’encore innomé, entre le monstre et la merveille, entre la machine et l’esprit, et qui se répandra à travers l’espace. » °page 369°

 

« Je chante, moi aussi, la gloire du tout d’où je sors. Je veux bien aller jusqu’à chanter la gloire de l’être d’où est sorti le tout. Mais c’est une gloire lointaine et abstraite. L’être règne peut-être. Mais il ne gouverne pas. Qui gouverne ? C’es t moi … » °page 370°

 

« Monologue de l’être : Tout n’existe que par moi. Je soutiens à chaque instant et l’espace et le temps et le tout et les hommes. Il y a un tout parce qu’il y a de l’être. Il y a du temps parce qu’il y a de l’être. Il y a des hommes parce qu’il y a de l’être … Dans un tout surgi de l’être et que vous ignorez et que malgré tant d’orgueil et tant de vains efforts, vous ne cesserez jamais de poursuivre et pourtant d’ignorer. Car sur presque tout, pauvres, pauvres enfants imbéciles, vous ne savez presque rien. Et sur le Tout, comme sur l’être, vous ne savez rien du tout. » °dernière page°

 

 

 

-----

 

 

{29} En appendice de mon livre, je traduirai en « symphonies » mes réflexions intimes sur le pourquoi et le comment de l’existence, en quelque sorte la somme de mes « considérations fondamentales sur l’existence », titre que je leur donnerai longtemps. J’y consignerai l’essentiel d’une démarche qui hanta toute ma vie, mais qui m’interpella durement lorsque je dus soutenir les derniers moments d’un être aussi cher que ne le fut ma mère, personne scrupuleuse très croyante, en grande crainte de la mort et « du châtiment éternel » et à qui j’ai pu imposer mes convictions métaphysiques et lui procurer ainsi une fin paisible.

 

Au crépuscule de ma vie, je tiens à laisser à ma postérité un témoignage constitué par plus de soixante années de recherches sur le sens de l’existence et la motivation d’exister.

 

J’ai dû me rendre à l’évidence, la seule qui résulte d’une analyse systématique des croyances qui ont abouti aux phénomènes de la religiosité, confrontée à sa vraisemblance fondamentale.

 

A la lumière des connaissances actuelles, aucune religion ne résiste à une analyse sérieuse, historique, scientifique ou logique.

 

Le milieu éducatif, par son contexte familial et historique, force le cloisonnement entre d’une part la raison et les évidences scientifiques et d’autre part le carcan atavique constitué par les croyances dogmatiques du milieu. Les plus grands penseurs en sont tributaires et sont forcés aux plus originales et plus spectaculaires prouesses intellectuelles pour se donner raison malgré l’évidence des arguments que les scientifiques libérés de leur contexte historique de milieu, avancent constamment.

 

Le temps et l’évolution ont « créés » la vie … la vie a créé les micro-organismes et les êtres vivants qui ont envahi la planète terre, minuscule satellite d’une minuscule étoile dans un cosmos tellement immense qu’il est incommensurable … (Nous n’en connaissons véritablement pas les limites)

 

Avec la complicité du temps, à coup d’échecs, de tâtonnements, de recommencements, la vie a perfectionné les êtres vivants en les dotant de facultés spécifiques d’adaptation à leur environnement …

 

En l’état actuel des connaissances de la science, de nombreux phénomènes ne trouvent pas d’explications valables. On doit s’en tenir à des hypothèses « pseudo-scientifiques » d’inter-connectivité entre les êtres vivants ou de codifications programmées transmissibles par les gènes.

 

La nature nous en livre de continuels exemples … comme la mémoire génétique … la simultanéité de réaction des bancs de poissons et des troupeaux … la transmission de messages collectifs ou individuels à distance dans les colonies d’insectes (fourmis, termites, abeilles, guêpes, frelons. Dans l’un comme dans l’autre, l’ensemble des individus réagit comme si l’espace – l’univers - n’était qu’un immense organisme dont ils sont un des éléments)

 

Par la sélection et le dressage, l’homme a développé chez certains animaux des facultés qui le servent : la connexion à distance du pigeon voyageur avec sa femelle … le flair du chien-pisteur qui détecte les traces même lointaines du passage d’un être vivant, à partir d’un objet qui a pris son odeur qui se maintient un certain temps et reste présente malgré la distance parcourue par « l’émetteur ».

 

Quant à l’homme, il a développé la bipédie et l’habileté manuelle qui lui a permis « d’inventer l’outil » cet auxiliaire de sa survie. L’utilisation de l’outil a suscité « l’intelligence » et la vie en société lui a fait découvrir la parole et la communication qui ont conduit à l’expérience, l’apprentissage, la transmission du savoir par la création de moyens pour en garder la trace et en faciliter la reproduction (l’écriture, le livre et maintenant le matériel informatique)

 

Sa faiblesse physique de primate l’a forcé a l’association par petits groupes de chasseurs avec des « leaders » (de l’anglais to lead : conduire) … le stade suivant fut le nomadisme avec des troupeaux d’ovins dont ils tiraient la viande, le lait, la peau et la laine, en association avec la chasse et la cueillette … pour aboutir au stade final de la sédentarisation avec les cultures, l’élevage en pâturage, l’habitation et … l’urbanisation.

 

Finalement, l’homme sédentaire s’est organisé en nation avec des chefs. Il a développé la connaissance, la pensée, la mémoire et la conscience. Il s’est créé des prêtres qui devaient conjurer le sort, intercéder auprès des « êtres supérieurs » pour qu’ils le protègent du malheur, de la souffrance et … de la mort …

 

L’évolution des civilisations en a privilégié certaines qui ont développé la connaissance à un point extrême de réalisation, leur permettant les prouesses que leurs « découvreurs » réalisent tous les jours, en les dotant des possibilités extraordinaires dont ils disposent maintenant pour jouir d’un confort de vie inégalé et disposer des moyens nécessaires pour rechercher les raisons de son existence.


 

-----