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07/01/2011

29.9b - Habileté manuelle et outil

 


Ch. 29.9b  - Habileté manuelle et outil.

 

Essayons de nous imaginer nos ancêtres, les premiers hominiens, ceux qui ont commencé à se situer ... qui ont adopté la position debout pour dominer les savanes ... mais surtout pour se servir de leurs bras pour emporter ce qu'ils chapardaient aux fauves ...

Vraisemblablement, ce fut la première étape vers l'habileté manuelle ... Les doigts des primates, assurés par le pouce, ne servaient qu'à s'agripper aux branches ... Lors de leurs déplacements au sol, ils utilisaient les quatre membres en s'appuyant à l'avant sur les poings refermés ...

La température élevée de leur biotope africain était très supportable à cause de l'épais écran de feuillage qui les protégeait des ardeurs du soleil. Aussi dès qu'ils perdirent cette protection d'arboricole, à la suite de bouleversements climatiques, les isolant dans les savanes, furent-ils contraints de modifier leur mode de locomotion pour s'adapter à une situation nouvelle qui les exposait davantage à leurs prédateurs carnivores habituels.

La position debout, courbée d'abord, droite ensuite pour dominer les hautes herbes, afin de repérer cet ennemi,  fut un facteur essentiel de leur évolution vers la bipédie ... et ... l'intelligence ...

Leurs bras et leurs poings fermés qui faisaient leurs pattes avant, devinrent, dans la position debout, des auxiliaires indispensables à leur évolution vers l'habileté manuelle. En développant leurs doigts, leurs descendants atteindront la virtuosité dont font preuve les pianistes actuels.

Les frugivores-insectivores qu'ils étaient, ne survécurent qu'en adaptant leurs estomacs à une nourriture avariée qu'ils chapardaient aux charognards, mieux armés qu'eux pour se défendre et éloigner les concurrents ...

Il est important de bien souligner cette période primordiale de l'évolution de nos ancêtres vers l'intelligence ... Ils ne furent vraisemblablement qu'un tout petit nombre à survivre dans ces conditions défavorables ...

On verra, dans la suite de mon exposé, que si nous sommes là, c'est à la faveur d'une quantité de facteurs de chance tellement minimes qu'ils frisent l'invraisemblable ...

Si nous sommes là, jusqu'à menacer les autres règnes, c'est bien parce que cette poignée d'anthropoïdes a surmonté « miraculeusement » tous les handicaps qui devaient normalement les éliminer ...

Cette période difficile d'adaptation a duré tellement longtemps qu'elle se perd dans les brumes lointaines du passé ... les trois à quatre mille ans qui ont permis à l'espèce humaine d'atteindre son apogée actuelle ne sont rien par rapport à cette longue gestation de notre race...

Rappelons le tableau du professeur de Duve, nous n'étions que deux à trois mille, il y a 500.000 ans, quand les Cro-Magnon se sont séparés des Néandertaliens qui ont disparus ... L'intelligence de nos ancêtres était pourtant déjà très développée ainsi que leur habilité manuelle ...

On imagine alors ce que Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), il y a 7 millions d'année (à l'époque de l'East Side Story de Yves Coppens) dont on a découvert le crâne fossile au Tchad en 2001 et ses descendants ont dû subir comme existence, eux qui ne furent qu'une poignée, traquée par les fauves dont ils étaient une proie facile en terrain découvert ...

Leurs seuls moyens de défense était le nombre (ils se groupaient en bande d'une trentaine), la fuite dans des contrées inhospitalières, hors des territoires de chasse des fauves, le feu quand ils le captaient ou le produisaient et les grottes inoccupées ...

Ce sont donc ces conditions difficiles qui ont fait que nous sommes là, jusqu'à devenir une menace pour tous les autres règnes et la planète elle-même ...

Ce sont ces conditions difficiles et surtout la fragilité de notre constitution d'arboricole hors de son milieu forestier, qui ont poussé nos ancêtres à développer l'habileté manuelle et l'intelligence  ... et, c'est l'habileté manuelle qui a provoqué chez l'homme le développement de son cerveau jusqu'au phénomène de mutation qui a produit l'Homo Sapiens Sapiens.

L'utilisation d'auxiliaires pour s'emparer de la nourriture est constatée chez beaucoup d'animaux qui utilisent des pierres ou des bâtons pour briser,  creuser ou même tuer, signale le professeur de Duve page 125 de son livre, « Genèse du péché originel).

Plus loin, il complète son argumentation en rapportant un exemple étonnant de début de raisonnement, décrit par Jane Goudal, pionnière de l'étude des primates : Un chimpanzé dénude une branche et l'enfonce dans une termitière pour, après quelques moments d'attente, la retirer et manger les insectes qui s'y sont agglutinés ... On se trouve devant un étonnant processus de raisonnement cérébral immédiat ne résultant vraisemblablement pas d'expériences antérieures lentement construites et transmises génétiquement...

Le professeur conclut ce passage en signalant que la création d'outils par les hominidés de l'âge de la pierre n'est rien d'autre que la continuation de cette faculté de primate, mais poussée à un degré considérablement plus grand de prévoyance et de dextérité ... cet art primitif de fabriquer des outils couvre deux millions d'années ! ... bien avant l'homo sapiens

Cette faculté d'utiliser un auxiliaire se rencontre dans tout le règne animal ... et se transmet alors par atavisme ... Il est surtout remarquable chez certains insectes ... surtout les sociaux ...

L'homme ne serait rien sans l'outil qui est un prolongement de la main et du corps, un intermédiaire d'action ... Pour le philosophe Michel Serres, l'homme est un animal déspécialisé et l'outil qui prolonge sa main le spécialise particulièrement ...

On réalise ici toute l'importance de la bipédie, pour libérer les bras qui emportent les restes chapardés aux charognards, mais aussi pour se redresser au-dessus des hautes herbes pour localiser les fauves ... (Théorie de l'East Side Story)

L'usage et le développement des mains fut la première et essentielle étape vers l'intelligence ... la fragilité de l'arboricole des forêts équatoriales fut un autre handicap qui fut compensé par l'associativité en petits groupes d'une trentaine d'individus ... ce  stade suivant autorisa la chasse des animaux jeunes ou blessés ... et une nourriture plus saine et plus digeste ...

L'outil  devint l'auxiliaire indispensable à la maîtrise de la matière ... D'abord simple bout de bois, il contribua à augmenter l'efficacité des premiers hommes en prolongeant le bras et en servant d'arme pour le protéger ... il y monta un silex éclaté qui coupait aussi la viande et taillait les peaux en bandelettes ... Il en fit ainsi une arme redoutable ... qui tranchait fort surtout quand il était taillé en biface ...

Le silex est une roche sédimentaire siliceuse très dure constituée de calcédoine presque pure ... Il devint l'auxiliaire qui créait artificiellement le feu, en le frappant sur une roche riche en fer pour produire des étincelles qui enflamme l'amadou (champignon parasite des arbres) ... Il a été utilisé dans les fusils pour provoquer l'explosion de la poudre, jusqu'au milieu du 19ème siècle et remplacé actuellement par de l'oxyde de manganèse ...

Avec la découverte du feu, d'abord en le captant lors des incendies de forêts ou des orages ... ensuite en le créant à l'aide d'un silex ... l'homme se protégea des fauves et rendit sa nourriture carnée plus digeste et plus apte à la conservation ... par cuisson ou boucanage (séchage à la fumée) ...

Voir ci-après l'essentiel de ce que j'ai retiré de Wikipédia concernant l'outil :

Beaucoup d'anthropologues considèrent que l'usage d'outils, facilité par la bipédie, a joué un rôle déterminant dans le développement de la lignée humaine.

Toutefois l'observation montre que différentes espèces d'animaux (principalement de l'ordre des primates dont font partie les humains mais aussi des oiseaux, les loutres de mer et ainsi que quelques insectes comme la fourmi couturière - (Ecophylla- ) en utilisent.

Ainsi on a pu observer des singes utiliser des bâtons pour attraper des fruits, des insectes ... ou mesurer la profondeur d'une mare pour savoir s'ils peuvent la franchir ... ou se servir de cailloux pour casser des noix ou des coquillages

Seul l'humain fabrique des outils sophistiqués, les conserve entre deux usages et les fait évoluer dans le temps. On parle parfois d'homo faber pour souligner cette caractéristique essentielle de l'homme.

Les outils pouvant être utilisés comme armes sont certainement parmi les premiers que l'Homme ait fabriqués. Outre leur importance intrinsèque pour la survie et la protection de l'espèces, ces outils ont la particularité de pouvoir être utilisés en marchant ou en courant, face à un ennemi ou à la poursuite d'une proie, donc debout, alors que les autres outils primitifs ne pouvaient être utilisés qu'en position assise ou du moins statique.

Ainsi, la station debout, la spécialisation des membres, et le développement de la main de l'Homme, sont peut-être liés à l'aptitude à la violence de ses ancêtres (ceci est une hypothèse discutée, voir par exemple la théorie de l'origine côtière de l'homme, qui constitue une autre hypothèse).

Depuis qu'ils vivent, en groupe, puis en société, les humains se sont partagés les tâches et donc spécialisés en fonction souvent de leurs aptitudes, naturelles ou acquises, ou des besoins du moment. Cette organisation a permis à l'humanité de conserver, de transmettre, et donc de faire évoluer les techniques de fabrication des outils.

Le développement de l'outil est une marque de la sédentérisation des peuples : le nomadisme impose en effet une restriction en volume, en poids et en quantité d'objets à transporter. Il est donc vraisemblable d'imaginer que le passage de chasseur-cueilleur à celui de l'agriculteur ou éleveur se soit produit dans la même période. On peut effectivement penser que l'agriculture a nécessité des outils facilement volumineux, en même temps que la sédentarité, rendant leur conservation et réutilisation possible, 'rentabilisait' leur fabrication et leur développement.

Alors que les premiers outils créés nécessitent une manipulation humaine, intervient ensuite l'énergie animale, puis des outils fonctionnant avec une énergie non animale : sans doute le moulin, à eau ou à vent.

Pour Jacques Grinenvald, la révolution carnotienne qui entraîne le basculement dans une société thermo-industrielle avec l'utilisation massive de l'énergie fossile (charbon puis pétrole) constitue un tournant décisif.

Désormais la « puissance du feu » permet l'avènement d'une machine nouvelle, construite autour d'un moteur et qui constitue une bifurcation dans l'histoire de l'outil, en permettant de s'affranchir de la force motrice de l'homme, de l'animal, des éléments naturels, et de leurs limites et caractère aléatoire.

 

 

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07/12/2010

Ch. 29.8a - De l'instinct à l'Intelligence

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch. 29.8  -  De l'instinct à l'intelligence.

 

Ch. 29.8a - Cohérence et Déduction


 

Nous avons vu que « l'être humain », péniblement de génération en génération, a amélioré son intelligence jusqu'à atteindre les performances de ses cerveaux les plus brillants.

L'intelligence a franchi des étapes longues et ardues avant de se développer et de parvenir à des niveaux insoupçonnés surtout depuis que les découvreurs n'agissent plus seuls et sont en permanence en contact les uns avec les autres par tous les moyens de transmission dont Internet et la toile.

Il est probable qu'un phénomène de mutation (vraisemblablement accidentel par la voie du hasard)  a eu lieu, il y a peut-être plusieurs centaines de milliers d'années, apportant à l'homme en puissance la possibilité de développer son cerveau.

Cet accident aussi aléatoire que ne le fut la vie a donné à l'être humain existant actuellement sur notre planète, le potentiel cérébral nécessaire pour atteindre, en tous cas dans sa descendance, les plus hautes performances cérébrales.

Le Boshiman est un chasseur-cueilleur qui est quasiment resté au stade primitif des premiers humanoïdes.  Transféré dans un milieu jouissant de la culture d'une civilisation avancée, il développera tôt ou tard par nécessité le potentiel d'intelligence, non utilisé dans son environnement antérieur, cependant en puissance dans son entité humaine.

Dans le chant qui suit, j'ai tenu à marquer un  temps d'arrêt pour mieux souligner cette importante faculté de cohérence et de déduction que tout homme cultivé utilise instinctivement d'une manière performante dès qu'il se trouve face à un problème quelconque, sans réaliser les prouesses cérébrales qu'il accomplit.

 

HARMONIE DE LA COHERENCE ET DE LA DEDUCTION.

Des brumes lourdes noyant ta pensée

Surgissent les timides lucioles

De tes premiers chants et de tes paroles

Que tu lançais le soir, à la veillée.

 

A la gloire des dieux que tu implores,

Tu créeras des tracés bénéfiques

Pour te garder du prédit maléfique

Qui annonçait ton destin et ta mort.

 

Tes refrains se sont alanguis au cœur

Des poètes pour bien chanter l'amour.

Ta raison, chaleureuse douce sœur

Des âmes tristes, s'est bercée de jour.

 

Du grand livre des mondes infinis

Une page de temps s'est échappée

En gémissant sa lente mélopée

D'invocations pour cœurs démunis.

 

Lancinant murmure de la logique,

Lente incantation mathématique,

Ballet des formes et projections,

Refrain de signes et des relations

 

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La cohérence est par définition le rapport logique entre des idées.  Il ne suffit donc pas que l'intelligence émette des idées, crée des concepts,  il faut encore que ceux-ci provoquent un développement logique. D'où l'importance de la cohérence dans une construction qui se veut progressive.

Le cerveau animal a mis 600 millions d'années pour atteindre, chez le chimpanzé, un volume de 350 cm³ ... ce qui devrait être à peu près le volume du cerveau du dernier ancêtre que les humains ont en commun avec les chimpanzés, qui ont un cerveau de même taille ... Dans la lignée humaine, le volume du cerveau a mis 2 à 3 millions d'années pour passer de 350 à 1.350 cm³ ... (Prof. de Duve - Génétique du péché originel, page 140)

Selon le professeur, cette augmentation du volume cérébral de 25 milliards de neurones à 100 milliards s'est produite avec une augmentation de connexions inter-neuronales de 250 milliards à un million de milliards ... (page 141) ... Cette progression s'est faite par paliers, avec parfois des temps très longs (1 millions d'années) ... Les sauts se localisant à des endroits différents ... Ainsi, il y a 2,5 millions d'années, quatre espèces différentes coexistaient  - Parenthropus boiséi, Homo habilis, Homo ergaster, et Homo erectus - avec des volumes cérébraux variant entre 500 et 1000 cm³ ... (page 143)

L'homme est le seul animal qui a développé une culture poussée de la déduction ...  cet avantage lui est venu par la nécessité de répondre aux défis rencontrés lors de son adaptation précaire aux dangers d'un biotope qui ne le protégeait plus ...

Cette nécessité d'adaptation contraignit ses descendants à développer, par accidents fortuits, les outils qui, en fin de compte, les amenèrent à supplanter les autres espèces.

Les zoologistes qui observent le comportement des animaux, constatent des adaptations pseudo-intelligentes chez certains qui démontrent le début d'un raisonnement ...  Ce qui est particulier, c'est que cette manifestation pseudo-intelligente ne se produit que dans certains groupes, les autres, pourtant voisins, en étant dépourvus.

Ainsi, en Angleterre, certaines mésanges ont appris à ouvrir avec leur bec le couvercle des bouteilles de lait, tandis que d'autres ayant accès aux mêmes bouteilles les négligent  (Hinde et Fischer, 1952) ... Les loutres de Californie utilisent des outils pour ouvrir des moules alors  que d'autres, elles aussi grandes consommatrices de moules, s'en passent  (Hall et Schaller, 1964) ... Les macaques du Japon de l'île de koshima ont découvert fortuitement  que le fait de laver les pommes de terre dans l'eau de mer éliminait les sable qui y était collé (Kawai,  1965) ... Ces informations de même celles qui vont suivre ont été reprises de Christophe Boesch, l'homme,  le singe et l'outil : question de culture (Chapitre 4 de Origine de l'humanité, sous la direction de Pascal Picq et Yves Coppens - Fayard).

Principaux comportements culturels observés chez les chimpanzés (Présent dans certaines communautés et absent dans d'autres) Christophe Boesch, directeur du département de Primatologie de l'Institut Max Planck, Leipzig, Allemagne)

Casser des noix (Pour ouvrir des noix de Coula, les chimpanzés utilisent des pierres comme marteaux et comme enclumes) ... Creuser à l'aide d'un pilon (Les chimpanzés creusent et approfondissent des trous dans les arbres avec des tiges de palmiers qui jouent le rôle de pilons) ... La pêche aux termites (Les chimpanzés introduisent des morceaux d'écorce minces et flexibles dans une termitière et en extraient les termites qu'ils mangent) ... Récupérer des fournis sur une brindille (Une fois que les fourmis ont escaladé la brindille introduite dans leur nid, les chimpanzés la font coulisser dans leur poing fermé, poussant les fourmis dans leur bouche) ...  Récupérer de la moelle ( A l'aide de brindilles, les chimpanzés extraient la moelle des os longs des singes qu'ils ont tués et dévorés) ... Le coussin de feuilles (Quelques grandes feuilles semblent servir de protection aux chimpanzés qui s'assoient sur le sol humide) ...  L'éventail à mouches (Pour se débarrasser des mouches, les chimpanzés utilisent des rameaux feuillus en guise d'éventails.) ...  Se chatouiller (Les chimpanzés utilisent de grosses pierres ou des bâtons pour se chatouiller) ... Le jeu de lancer (Les chimpanzés lancent des objets - pierres ou bâtons - vers une cible précise, mais l'atteignent rarement) ... L'inspection des plaies (Lorsqu'ils sont blessés, les chimpanzés passent des feuilles, qu'ils ont parfois préalablement mâchonnées, sur leurs plaies, puis les examinent.) ...  Déchirer des feuilles (Pour attirer l'attention des compagnons de jeux ou des femelles, les chimpanzés mâles déchirent des feuilles mortes avec les dents pour faire du bruit.) ...  Éliminer des parasites (Les chimpanzés placent sur une feuille les parasites qu'ils ont enlevés à leurs congénères lors de l'épouillage, puis les écrasent) ...  Observation des parasites Les chimpanzés placent   les parasites enlevés à leur congénère sur une feuille dans la paume de leur main pour les examiner, puis les mangent ou les rejettent.)  Écraser les parasites avec le doigt (Les chimpanzés placent sur leur avant-bras les parasites enlevés à leur congénère puis les écrasent à plusieurs reprises avant de les manger) ...  La poignée de main au-dessus de la tête (Les chimpanzés joignent leurs mains au-dessus de la tête pendant qu'ils se toilettent  mutuellement  avec l'autre main.) ...  Frapper, les doigts repliés (Les chimpanzés frappent les arbres ou d'autre surfaces dures avec leurs doigts repliés pour attirer l'attention pendant la parade nuptiale.) ...  Danser sous la pluie (Lorsqu'une forte averse commence, les mâles simulent une charge : ils traînent des branchages, martèlent le sol, frappent  sur les racines saillantes et poussent des cris)

Ces différents comportements ont été observés chez des individus sauvages qui n'avaient pas eu l'occasion de copier les humains ... Il s'agit donc bien des premières manifestations de l'intelligence qui se transmettent de parents à enfants par imitation et qui se fixent par atavisme.

 

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