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14/01/2011

Ch. 29.9c - Nos moyens sensoriels : le toucher.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l'obtenir immédiatement

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Ch. 29.9c - Nos moyens sensoriels : le toucher.

 

Dans mon « billet » précédent, j’ai complété mon étude en « scrutant » les brumes épaisses du passé, pour y «deviner » les mécanismes qui se sont mis en place afin d’arriver au stade actuel de l’évolution de l’homme dans son milieu terrestre …

A partir de la première cellule, ou de sa première combinaison chimique, la nature a évolué jusqu’aux premiers mammifères (les porteurs de mamelles) avec gestation d’un « petit » qu’ils nourrissent et élèvent jusqu’à l’autonomie.

Notre « mère nature », comme l’appelle certains, a inventé le quadrupède, conçu pour se déplacer rapidement sur son support naturel, le sol … De certains de ceux-ci, l’homme en a fait, par domestication, un auxiliaire indispensable a son confort et au progrès de ses conditions de vie.

Tous les organes sensoriels de ce « frère animal », puisque nous sommes aussi un mammifère, s’adapteront par sélection à des fonctions d’assistance dans nos besoins d’alimentation et de défense.

Ses « cinq sens » (Le toucher, la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe) s’adapteront à cette nécessité d’évoluer en se transformant, selon la loi fondamentale d’échange et de conservation de la matière, régissant tous les êtres vivants, énoncée par Antoine Lavoisier, en 1630… qu’il avait reprise lui-même d’Anaxagore de Clazomène (cinquième siècle avant J.-C.) vulgarisée et condensée depuis en : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme »

Une fois de plus, plongeons-nous dans les « obscurités » du passé pour y retrouver ces premiers « frères » ou « cousins » de l’homme actuel … et analyser les « portes » d’accès au monde de son environnement …

Nous remonterons très loin, à l’époque de l’East Side Story, il y a sept millions d’années (Théorie d’Yves Coppens), quand les ancêtres primates se sont retrouvés en terrains découverts et la proie des fauves … Ils se sont redressés pour surveiller leurs prédateurs ou repérer le vol des charognards au-dessus des restes abandonnés par les carnivores.

Selon Le professeur de Duve, malgré Toumaï, découvert en 2001, dans une région du Tchad, donc loin de la grande vallée du Rift, cette événement n’enlève rien à la théorie d’Yves Coppens. A part cette exception, tous les vestiges préhumains ont été trouvés dans cette vallée « cette partie du monde apparaît jusqu’à preuve du contraire comme le lieu de naissance de notre espèce, déclare le professeur page 124 de son livre »

Comme nous l’avons démontré par ailleurs, cet isolement accidentel fut la première circonstance qui favorisa l’intelligence … La suivante fut l’association en petits groupes pour s’approprier les carcasses et ensuite chasser eux-mêmes les jeunes et les bêtes blessées … Cette nourriture fraîche et abondante leur donna une meilleure santé et des loisirs qu’ils mettront à profit pour « rêver » et former les premières pensées cohérentes , … émettre des grognements de satisfaction, … et des sons, primitivement modulés en complaintes … joyeuses ou … langoureuses …

Lors du rut, ces grognements devinrent de longs rugissements amoureux avec battements des poings sur la poitrine pour séduire les femelles … et éloigner les concurrents …

Le toucher de leurs doigts se sont affinés leur permettant, à tâtons, de s’orienter la nuit ou dans les grottes … leurs doigts se sont développés et assouplis jusqu’à la dextérité actuelle des prestidigitateurs ou des musiciens …

Le toucher est le principal vecteur des facultés de reconnaissance du monde extérieur par les êtres vivants.

La somesthésie (sensibilité du corps) est l’appellation scientifique des systèmes sensoriels fondamentaux des organismes vivants … Les premiers organismes vivants les plus simples étaient déjà pourvu de capteurs se traduisant en réflexes d’absorption de matières nutritives ou de retrait au contact d’un obstacle …

La somesthésie est le premier système à être fonctionnel au cours de la vie fœtale. Le développement des différents récepteurs commence dès la 7e semaine de gestation dans la région péri-buccale, il est achevé pour l'ensemble de la surface cutanée et muqueuse à la 20e semaine, selon une progression céphalo-caudale. Les ganglions rachidiens et les faisceaux, gracile et cunéiforme, se développent à partir de la 8e semaine, le noyau cunéiforme à partir de la 9e semaine. Le système  somatosensoriel devient alors progressivement fonctionnel à partir du 3e mois de gestation.

Quels en sont les récepteurs ? ... ce sont des neurones sensitifs périphériques dont le corps cellulaire est chez l'homme situé dans les ganglions spinaux ou rachidien (noyau ovoïde situé sur la racine sensitive dorsale du nerf rachidien) ... les corps cellulaires des neurones présents dans le ganglion spinal sont ceux des neurones de sensibilité (tact, douleur, viscères, muscle et tendons) ... Le ganglion spinal relie la racine dorsale à la moelle épinière ...

Ces récepteurs spécialisés sont les suivants :

Douleur (nocirépteurs)  -  Chaleur et froid (thermocécepteurs)  -  Pression légère à la base de l'épiderme (disque de Merkel)  -  Mouvement des poils (autour des follicules pileux)  -  Pression légère, toucher discriminant, vibration de basse fréquence, localisés dans la peau glabre , surtout les lèvres, les mamelons, les  organes génitaux externes, le bout des doigts et des paupières (corpuscules de Meissner)  -  Localisé dans le tissu conjonctif  des muqueuses et de la peau glabre près des orifices comme les lèvres (corpuscule de Krause)  - Pression intense, vibrations de haute fréquence, localisés dans les tissus sous-cutanés, périostes, mésentère, tendons, ligaments, capsules articulaires (corpuscule de Pacini)  -  Pression intense et étirement, localisé dans la profondeur du derme, hypoderme et la capsule articulaire (corpuscule de Ruffini)  - Étirement des muscles  localisés dans les muscles (fuseau neuromusculaire)   -  Étirement des tendons localisés dans les tendons (fuseau neurotendineux). Les stimuli détectés par les récepteurs somesthésiques sont ensuite transmis par les nerfs dans la moelle épinière, le tronc cérébral  jusqu'au  cerveau ... qui traduit les messages en sentiments de douleur, plaisir, peur ... ou détente ...

Réception des messages somesthésiques  -  (Fonctions essentielles pour la survie des mammifères. Les signaux somesthésiques sont traités à tous les niveaux du système nerveux :  Moelle épinière (connexion avec les nerfs moteurs)  -  Substance réticulée mésencéphalique (attention lors de la détection de stimuli corporels)  -  Thalamus (premiers traitements cognitifs et distribution des informations dans le cerveau)  -  Hypothalamus (intégration des stimulis somatosensoriels dans le contrôle neuroendocrinien et hormonal)  -  Système limbique (intégration des stimulis somatosensoriels dans les émotions)  -  Cervelet (intégration des stimuli somatosensoriel dans le contrôle de l'équilibre et de la motricité)  -  Cortex cérébral (traitement conscient des informations tactiles dans l'homoncule sensitif)

Ces nombreux et différents traitements sont à l'origine des différentes sensations corporelles et de plusieurs fonctions spécialisées détectées par : Baroception,(pression artérielle)  -   Viscéroception (état des viscères)  -  Proprioception  (position des articulations et de corps)  -  Kinesthésie ( mouvement des articulations)  -  Thermoception (chaleur et froid)  -  Nociception (altération d'un tissu de l'organisme)  -  Tact  (stimulation de la peau).

 

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Je me suis plu à « débobiner » toutes ces techniques « rébarbatives » et ce langage spécialisé utilisé par les professionnels pour bien disséquer cet étonnant complexe neuronal constituant notre mécanisme psychique, et de mieux en faire ressortir l’immense complexité … qui se traduit en fin de compte par : La douleur, les réflexes de protection, le sentiment d’inconfort, les cris ou sursauts de peur ou de saisissement, les gémissements de souffrance … le désespoir, l’ennui, la crainte, la haine, l’envie et la jalousie …

Ces différentes informations que j’ai sélectionnées dans l’abondante documentation dont on dispose actuellement, démontrent à suffisance l’étonnante complexité du mécanisme neuronal de l’homme, mammifères intelligent très évolué, ayant atteint un niveau de développement de ses neurones tel qu’il devrait être capable de s’adapter harmonieusement à ses conditions d’époque et de milieu … caractérisées par des contraintes de vie sociale solidaire … de travail … d’éducation de sa progéniture… de l’organisation harmonieuse de ses loisirs … et de son plaisir … dans la perspective d’un futur à construire obligatoirement en tenant compte des limites démographiques de sa planète.

Nous sommes loin de ce schéma idyllique, tant s’en faut, aussi est-il important qu’une fois de plus on rappelle l’avertissement du Professeur de Duve, dans son livre : « Génétique du péché originel – le poids du passé sur l’avenir de la vie »

Ci-dessous bandeaux que le professeur a mis en exergue dans deux importants chapitres de son ouvrage, sorte de testament philosophique de celui qui est un des plus grands penseurs de notre époque, prix Nobel de médecine …

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L’histoire de l’humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l’humanité va au –devant d’épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l’intérieur des groupes et l’hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n’a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l’avenir. »

« Le péché originel n’est autre que la faille inscrite dans les gènes humains par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l’égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d’agir contre la sélection naturelle. »

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Pour terminer, je vais avec plaisir, livrer quelques citations de personnages célèbres, concernant le « toucher » cette faculté merveilleuse qui rend la vie de nos « frères aveugles » plus supportable.

« Les mains sur la peau touchent l'âme à vif. » Christian Bobin

« La caresse recrée l'être qu'elle caresse. » Jean-Paul Sartre

« Faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur. » Confucius

« … les vieillard ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d’une femme ou la joue d’un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort. »  Maurice Maeterlinck

« … qu’est-ce donc qu’être une couleur ? C’est le toucher de la pupille, la musique du sourd-muet, la parole des ténèbres. » Orhan Pamuk

« Souvent, toucher, effleurer même vaut mieux que parler » Erik Orsenna

« La beauté touche les sens et le beau touche l’âme » Joseph Joubert

« Le sublime touche, le beau charme » Emmanuel Kant

« On dit souvent, et d’une manière bien vague, que toutes les sensations peuvent se réduire à celles du toucher, sens général répandu dans toutes les parties où viennent aboutir les extrémités nerveuses qui sont censées rayonner du cerveau comme de leur centre unique » Maine de Biran

« Mais rien ne remplace le toucher, la palpation, la main qui passe dans les plis et replis d’un quartier comme ceux d’un velours » Jules Romains

« Le toucher des vertébrés, source de références spatiales (…) apparaît comme extrêmement subtil. A l’inverse de la vision dont la perception est d’abord synthétique, le toucher analyse, recrée les volumes à partir du déplacement de la main et des doigts, dans un couple tact-mouvement qui intègre le toucher au domaine accessible à la perception figurative. » A. Leroi-Gourhan

 

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15/10/2010

Ch. 29.1b - Genèse de la formule d'Einstein.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

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Ch.29.1b - Genèse de la formule d'Einstein.

 

Après avoir tenté de comprendre la formule, bien que ce soit extrêmement difficile de le faire dans une logique découlant de ce que les connaissances de notre environnement de terrien nous permettent de déduire, il sera intéressant de faire l'historique de la  formule et d'analyser comment les prédécesseurs d'Einstein ont préparé le terrain de sa découverte.

 

Nous ne nous attarderons pas à entrer dans la polémique qui lui conteste la paternité de la découverte,  Poincaré, entre autres, ayant avancé des formules proches de la sienne sans en mesurer la portée.

 

E,  c'est l'énergie dans l'espace et le premier qui découvrit cette notion fut un modeste employé-chimiste, Michael Faraday (1791-1867) qui constata en 1812 que l'aiguille d'une boussole « perdait le nord » et se tournait dans la direction d'un câble électrique sous tension dès qu'on s'en approchait.

 

L'aiguille aimantée était donc attirée par l'influx électrique circulant dans le câble, or à cette époque, on estimait que l'électricité ne pouvait s'échapper de son câble et y circulait comme l'eau dans un tuyau. Dès lors on se mit à concevoir que l'énergie occupait une place dans l'espace, pour plus tard admettre qu'elle occuperait tout l'espace.

 

Cette découverte amena Faraday à inventer, dès les années 1831, l'électro-aimant qui fait tourner les moteurs électriques ouvrant ainsi la voie aux applications tels les dynamos, les générateurs et les transformateurs.  Il se distingua dans tous les domaines de la chimie et de l'électricité donnant son nom à de nombreux concepts  ou techniques (le Farad, la constante de Faraday, l'instabilité de Faraday, la cage de Faraday) et introduira les termes d'anode, de cathode, d'anion, de cation et d'ions.  Il fut le premier à affirmer que la lumière est une énergie.


Modeste, il refusa les honneurs de l'anoblissement, la Présidence de la Royal Society et d'être enterré dans l'Abbaye de Westminster.

 

Déjà avant lui, une autre loi avait été énoncée et expérimentée par Antoine Lavoisier (1743-1794) c'est la conservation de la matière : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » bien que cette phrase lui soit injustement attribuée, (elle daterait pour d'autres raisons d'avant Jésus-Christ et aurait été énoncée par Anaxagore de Clazomènes qui parlait de l'énergie et pas de la matière), elle résume cependant bien le principe tel que l'a déterminé Lavoisier de la façon suivante en parlant de la fermentation : « ... Il faut bien connaître l'analyse et la nature du corps susceptible de fermenter, et les produits de la fermentation ; car rien ne se crée, ni dans les opérations de l'art, ni dans celles de la nature, et l'on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l'opération ; que la qualité et quantité des principes est la même, et qu'il n'y a que des changements, des modifications ».

 

Antoine Lavoisier était un avocat, bourgeois aisé, attiré par  les sciences et la chimie.  A 25 ans, il obtient la charge de « Fermier général » c'est-à-dire celle de percevoir les impôts, ce qui lui vaudra d'être guillotiné sous la « Terreur » avec les 28 fermiers généraux le 8 mai 1794.

 

Lavoisier, mathématicien par son métier de financier, cherche à donner à la science des outils mathématiques en recherchant l'équilibre, comme les comptables le font dans leur balance, entre ce qui sort et ce qui entre dans l'espace où se situe  l'expérience, ce qui le poussera à  mettre au point des outils donnant des pesées précises. Toujours obsédé par ce qu'on a appelé  « la loi de la conservation de la masse », grâce aux gros moyens financiers dont il disposait par sa fortune,  il mit au point des appareils de pesée extrêmement précis fabriqués par les plus grands artisans, ce qui lui permit de prouver cette théorie. (Rien ne se perd, tout se transforme)

 

Autre personnage surprenant pour l'époque, tant par son esprit, son génie que la liberté de ses mœurs fut  Emilie de Breteuil (1706-1749), devenue marquise du Châtelet par mariage en 1725.

 

Elle eut de nombreux amants, comme le mathématicien Maupertuis, le petit neveu du cardinal de Richelieu, et le marquis de Guébiant. Elle s'initiera aux travaux d'Isaac Newton (1642-1727) et de Leibniz (1646-1716) ce qui l'amènera à une expérience étonnante faite d'une bille de plomb tombant sur de l'argile à des hauteurs différentes qui lui fit constater que l'écrasement provoqué correspondait au carré  de la masse et non à son addition. Cette expérience lui permit déjà d'augurer de  la fameuse formule d'Einstein (E = mc2).

 

Madame du Châtelet ne fut pas seulement la maîtresse de Voltaire pendant quinze ans mais elle fut aussi sa collaboratrice (ils traduiront ensemble « les Principia » de Newton) .  Elle mourut en couches, en 1749, à la naissance d'un enfant (qui n'a pas survécu) qu'elle eut d'un autre amant (le beau chevalier de Saint-Lambert, poète).

 

On ne peut pas non plus passer sous silence d'autres chercheurs, Pierre Curie 1859-1906) et sa femme Marie (1867-1934)  qui feront faire un pas important à la science en découvrant le radium et la radioactivité ainsi que Antoine  Henri Becquerel (1852-1908)  et Ernest  Rutherford (1871-1937).

 

Mais celui qui fit faire l'avancée la plus significative dans les domaines que l'on dénommera ultérieurement « relativité restreinte » et « mécanique quantique », ce fut James Clerk Maxwell (1831-1879) : ses contributions à la science sont considérées par certains comme aussi importantes que celle de Newton ou Einstein.

 

En 1864, il écrit : « L'accord des résultats semble montrer que la lumière et le magnétisme sont deux phénomènes de même nature et que la lumière est une perturbation électromagnétique se propageant dans l'espace suivant les lois de l'électromagnétisme. »

 

Maxwell supposera que la propagation de la lumière nécessite un milieu (l'éther) pour support des ondes.  Einstein, plus tard, en formulant ses théories de la « relativité» démontrera que l'existence de l'éther n'était pas nécessaire.

 

Maxwell calculera avec les moyens limités de l'époque la vitesse de la lumière à 310.740.000 mètres par seconde (des mesures plus précises l'évalueront à 299.792.458 kilomètres à la seconde ou environ 300 millions de kilomètres)

 

Au delà de cette vitesse cosmique, l'énergie se transforme en masse, révélant ainsi le mécanisme de l'univers qui n'a rien à voir avec celui que nous expérimentons tous les jours sur notre planète qui subit les lois de son environnement.

 

Maxwell fréquenta Lavoisier en fin de vie (il était 40 ans plus âgé que lui) avec beaucoup de considération pour le vieux savant dont l'esprit n'était plus aussi alerte.  Ont-ils dans leurs entretiens évoqué cette éventualité de libérer dans la matière une force capable de détruire une ville ou de produire une énergie gigantesque ?

 

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