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30/08/2011

Ch. 00.06 - Prolifération future de l'homo : équilibre ou saturation de l'habitat ?

Rapport récent de l’Ined-Onu France et rappel des conclusions du professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine …

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Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence.

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances.

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A LA SUITE DE LA PARUTION, EN JUILLET-AOÛT 2011, DU RAPPORT DE GILLES PISON DANS LE N° 480 DE « POPULATION ET SOCIÉTÉ », (bulletin mensuel d’information de l’Institut National d’études démographiques – INED-ONU France) PRÉSENTANT UN TABLEAU A JOUR DE LA POPULATION MONDIALE QUI VA FRÖLER LE SEUIL DES 7 MILLIARDS A LA FIN 2011, POUR ATTEINDRE LE POINT DE SATURATION DE 9 Á10 MILLIARDS A LA FIN DU SIÈCLE,IL EST INDISPENSABLE DE FAIRE ETAT DE CETTE ÉTUDE, DE LA COMMENTER ET D’ENVISAGER LES SOLUTIONS POUR S’ADAPTER A CETTE SITUATION …

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Avant cela, comme je le fais, chaque semaine, je tiens plus que jamais, à relayer l' appel angoissé du professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, lancé dans les colonnes du journal la Libre Belgique, ce 20 février 2011 en appui de celui du 21 mars 2010 et de son dernier livre, pour une prise de conscience par les autorités de notre planète du danger que représente la prolifération de l'espèce humaine ... en péril d'autodestruction ...

Aussi, je suggère à ceux qui me font l'honneur de me lire, de profiter de l'ampleur d'audience que constitue les blogs de la « Libre » pour provoquer un effet « boule de neige » en transmettant le message par un simple « copier-coller » de l'appel du professeur, reproduit ci-dessous :

« Bandeaux » que le professeur de Duve a mis en exergue dans son livre «Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie »

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

 

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

 

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient leur enseignement dans un sens plus conforme aux réalités futures afin d'éviter « une sélection naturelle » par le massacre des plus faibles ...

PRÉOCCUPONS-NOUS DE L'AVENIR DE NOTRE DESCENDANCE... ELLE EST EN GRAND DANGER ... !!!

Il n'est pas trop tard, mais il est temps ... disait déjà Paul-Henri Spaak à la tribune des Nations-Unies, le 28 septembre 1948, en terminant son fameux « discours de la peur » devant les risques d'une guerre mondiale entre l'Est et l'Ouest qui aurait entraîné une extermination d'une partie de l'humanité.

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Voir aussi l'article du journal La Libre Belgique, de  Agathe Mahuet mis en ligne le 1 mars, intitulé « Population mondiale : la régulation ou l'explosion »  donnant l'essentiel d'un rapport de l'ONU, insistant sur la nécessité de réduire les niveaux de fécondité ... lien ci-après  http://www.lalibre.be/actu/international/article/64...

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POUR ÉVITER TOUTE ÉQUIVOQUE QUANT AUX CONVICTIONS PHILISOPHIQUES

 DE L’AUTEUR DE CE BLOG, ON EN TROUVERA L’ESPRIT DANS LES

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les douze années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

 À avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion,

dont voici la synthèse :

« Être … exister …»,  est l’expression lapidaire incontournable d’un mécanisme fondamental, qui est permanent et perpétuel dans l’Univers, Einstein l’ayant succinctement résumé dans sa formule « E=mc² » … exister dans un mouvement éternel est la fonction de la matière dans l’univers-total …  qui a produit un bourgeon, notre univers qui éclatera pour disparaître en fin d’existence … il a produit la vie, phénomène aléatoire, sur une planète partiellement éteinte,  la Terre, détachée de son étoile en évolution, le Soleil,  … la vie a produit, entre autres, l’homme et l’intelligence … qui ont produit la pensée … la pensée à  produit le raisonnement et la connaissance … Finalement, ces entités intelligentes, en bout de chaîne de la sélection, sont devenues capables de manipuler cette matière dont ils proviennent, les exposant au danger de s’en prendre à des forces fondamentales qu’ils ne maîtriseront peut-être jamais totalement … : Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, Fukushima …

Développement de cette hypothèse cliquez à droite sur : 29.01 à 29.09

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Publication régulière deux fois par mois, 

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation

de sujets traités dans l’ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l’obtenir immédiatement

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Ch.00.06  -  Prolifération future de l’Homo : équilibre ou saturation de l’habitat ?

L’étude de Gilles Pison signale que la population mondiale va atteindre les 7 milliards d’habitants d’ici peu … qu’elle a été multipliée par sept au cours des deux derniers siècles et devrait continuer à croître jusqu’à atteindre 9 à 10 milliards à la fin du XXIe siècle …

La Libre Belgique du 19 août, qui signale cette étude, publie un graphique de la croissance de la population mondiale de 1800 à 2050 … Cette courbe douce entre 1800 et 1900, s’infléchit ensuite fortement vers le haut (2 Mia en 1930, 3 Mia en 1960,4 Mia en 1974, 5 Mia  en 1987, 6 Mia en 1999, 7 Mia en 2011, et par projection 8 Mia en 2025 et 10 Mia en 2050)

Le statisticien, cependant, croit que se produira un phénomène de décélération de la croissance par diminution de la fécondité (2.5 par femme aujourd’hui dans le monde contre le double en 1950) … Il reconnaît la disparité des chiffres selon les régions du monde  … L’Afrique subsaharienne, une partie des pays de la péninsule arabique, et les régions allant de l’Afghanistan jusqu’au nord de l’Inde en passant par le Pakistan garderaient une natalité dangereuse pour l’équilibre démographique de la planète …

 L‘un des grands changements à venir est le formidable accroissement  de la population de l’Afrique (Afrique du Nord comprise) qui quadruplerait  d’ici un siècle (800 millions en 2000, 3,6 milliards en 2100) malgré le sida …  L’Afrique du Sud du Sahara passerait de 600 millions en 2000 à environ 3,4 milliards en 2100 …

Quant à la Chine qui est actuellement le plus peuplé du monde avec 1,3 milliards d’habitants, elle serait rattrapée par l’Inde (1,2 milliards) qui passerait en tête vers 2020 … (politique de natalité moins restrictive)

ANALYSE DES DONNÉES.

Superficies (en milliers de km² - surface sans les lacs et cours d’eau)  Ci-après les principaux, tirés d’un classement global …

1. Russie 17.098 … 2. Canada 9.971 … 3. USA 9.629 … 4. Chine 9.561 … 5. Brésil 8.515 … 6. Australie 7.741 … (Les 27 de l’Union européenne 4.333) … 7. Inde 3.287 … 8. Argentine 2.780 … 9. Kazakhstan 2.725 … 10. Soudan 2.506 …  11. Algérie 2.382 … 12. Congo (rép) 2.345 …  13. Arabie Saoudite 2.150 … 14. Mexique 1.958 … 15. Indonésie 1.905 … 16. Libye 1.760 … 17. Iran 1.648 … 18. Mongolie 1.564 … 19. Pérou 1.285 … 20. Tchad 1.284 … 21. Niger 1.267 … 22. Angola 1247 … 23. Mali 1.240 … 24. Afrique du Sud 1.221 …  29. Égypte 1.001 … 47. France (métropolitaine) 552 …(Belgique 31 … Pays-Bas 42 … Suisse 41 … Allemagne 357 … Italie 301 … Espagne 506 … Grèce 132 … Portugal 92 … Pologne 313 … Israël 22 …) MONDE 136.137

Populations en 2011 (en millions)   Les trente pays les plus peuplés …

1. Chine 1.331,4 … 2. Inde 1.241,3 … (Les 27 de l’Union européenne 502,2) … 3. USA 306.8 … 4. Indonésie 243,3 …  5. Brésil 191,5 … 6. Pakistan 180,8 … 7. Nigéria 162,3 … 8. Bengladesh 150,7 … 9. Russie 142,8 … 10. Japon 128,1 … 11. Mexique 114,8 … 12. Philippines 95,7 … 13. Viet Nam 87,9 … 14. Éthiopie 87,1 …  15. Égypte 82,6 … 16. Allemagne 81,8 … 17. Iran 77,9 … 18. Turquie 74 … 19. Thaîlande 69.5  … 20. Congo (Rep.) 67.8 … 21. France 65.3 … 22. Royaume Uni 62.7 … 23. Italie 60.8 … 24. Birmanie 54 … 25. Afrique du Sud 50,5 … 26. Corée du Sud 49 … 27.Colombie 46,9 … 28. Tanzanie 46,2 … 29. Espagne 46.2 … 30. Ukraine 45.7 (Belgique 11 … Pays-Bas 16,7 … Suisse 7,9 … Israël 7,9 …) MONDE 6.987

Populations  en 2.050 (en millions) Projection Les trente pays les plus peuplés en 2050 …

1. Inde 1.692 …2. Chine 1.313 … (Les 27 de l’union Européenne 513) 3. Nigéria 433  … 4. USA 423 … 5. Pakistan 314 … 6. Indonésie 309… 7. Bengladesh 226 … 8. Brésil 223 … 9. Éthiopie 174 … 10. Philippines 150… 11. Congo (Rep.) 149 … 12. Mexique 144 … 13. Tanzanie 138 … 14. Russie 126 … 15. Égypte 123 … 16. Viet Nam 109 … 17. Ouganda 106 … 18. Iran 100 … 19. Kenya 97 … 20. Japon 95 … 21. Turquie 95 … 22. Soudan 91 … 23. Irak 83 … 24. Afghanistan 76 … 25. Royaume Uni 76 … 26. France 72 … 27. Thaïlande 71 … 28. Birmanie 71 … 29. Allemagne 69 … 30. Italie 62 … (Belgique 13 … Pays-Bas 18 … Suisse 9 … Israël 11 …) MONDE 9.587

Accroissement naturel en % (Taux de natalité moins taux de mortalité)  Les trente pays les plus significatifs dans un classement global de tous les pays,  le premier chiffre donnant leur place  dans ce classement …

1. Niger 3,6 … 2. Ouganda 3.4 … 3. Burundi 3.2 … 6. Burkina Faso 3,1 … 12. Irak 3,0 … 16. Madagascar 2,8 … 31. Éthiopie 2,7 … 37. Congo 2.5 … 45. Côte d’Ivoire 2,3 … 59. Pakistan 2,1 … 69. Bolivie 1,9 … 87. Équateur 1,6 … 95. Inde 1,5 … 98. Algérie 1,5 … 101. Mexique 1,4 … 114. Indonésie 1,3 … 115. Maroc 1,3 …  119. Colombie 1,2 …  MONDE 1,2 … 146. Brésil 0,9 … 173. Chine 0.5 … 175. USA 0.5 … 186. France 0,4 … 192. Royaume-Uni 0.4 … 203. Suisse 0,2 … (Les 27 de l’Union européenne 0,1) …  217. Autriche 0.0 … 227. Italie -0,1 … 232. Russie -0,2 … 235. Allemagne -0.2 … 239. Ukraine -0,4 … 241. Bulgarie -0,5 …  (Belgique 0,4 …Pays-Bas 0,3 … Suisse -0,2 … Japon -0.1 … Espagne 0,3 … Australie  0,8 …)

Indice de jeunesse (Proportion de moins de 15 ans en %) :  Les trente pays les plus significatifs dans un classement global de tous les pays,  le premier chiffre donnant leur place  dans ce classement …

1. Niger 49 … 4. Angola 47 … 8. Congo (Rep) 46 … 11. Burkina Faso 45 … 18. Éthiopie 44 … 22. Sénégal 44 … 25. Irak 43 … 29. Madagascar 43 … 42. Côte d’Ivoire 41 … 51. Ghana 38 … 56. Jordanie 37 … 65. Bolivie 36 … 79. Inde 33 … 110. Indonésie 28 … (MONDE 27) … 123. Turquie 26 … 133. Brésil 25 … 144. Tunisie 24 … 161. Thaïlande 21 … 169. USA 20 … 180. France (Métrop.) 18 … 191. Royaume uni 17 ... 200. Chine 17 … 202. Canada 16 …  (Les 27 de l’Union Européenne 16) … 214. Espagne 15 … 216. Russie 15 … 218. Pologne 15 … 228. Italie 14 … 231. Qatar 14 … 232. Allemagne 13 … 233. Japon 13 … (Belgique 17 … Pays-Bas 18 … Suisse 15 … )

Indice de vieillissement (Proportion de 65 ans ou plus en %) : Les trente pays les plus significatifs dans un classement global de tous les pays,  le premier chiffre donnant leur place  dans ce classement …

1. Japon 23 … 2. Allemagne 21 … 4. Grèce 19 … 5. Suède 18 … (Les 27 de l’Union Européenne 17) … 14. Belgique 17 … 15. Espagne 17 … 18. France (Métrop.)17 … 28. Pays-Bas 15 … 44. Pologne 14 … 52. USA 13 … 56. Russie 13 … 57. Cuba  12 … 66. Irlande 11 … 74. Israël 10 … 77. Albanie 9 … 81. Chine 9 … (MONDE 8) … 96. Brésil 7 … 101. Tunisie 7 … 119. Mexique 6 … 122. Indonésie 6 … 135. Égypte 5 … 136. Inde 5 … 137. Iran 5 … 160. Pakistan 4 … 187. Nigéria 3 … 211. Palestine (territoires) …217. Kenya 3 … 225. Afghanistan 2 … 229. Niger 2 … 236. Émirats arabes unis 1 … (Suisse 17 … Grèce 19 … Italie 20 … Portugal 18 … Australie 14 …)

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POPULATION MONDIALE

 

 

LIBELLÉS (entre parenthèses, les populations  de plus de 25 millions d'individus - Sont exclus de la superficie les lacs et cours d'eau)

Superf. en millions de km²

Population en millions d'individus

% Natalité pour 1000 hab.

% Mortalité pour 1000 hab.

Population 2050 en millions

Revenu Nal brut $ par hab. en 2009

             

AFRIQUE (Algérie 36 - Égypte 82,6 - Soudan 44,6 - Nigéria 162,3 - Éthiopie 87,1 - Kenya 41,6 - Tanzanie 46,2 - Maroc 32,3 - Afrique du Sud 50,5)

30.312

1.051

36

12

2.300

2.720

             

AMÉRIQUE (Canada 34,5 - USA 311,7 - Mexique 114,8 -  Argentine 40,5 - Brésil 196,7 - Colombie 46,9 - Pérou 29,4 - Venezuela 29,3)

42.321

942

16

7

1.216

22.870

             

ASIE (Arabie Saoudite 27,9 - Irak 32,7 - Turquie 74 - Afghanistan 32,4 -Bengladesh 150,7 - Inde 1.241,3 - Iran 77,9 - Népal 30,5 - Ouzbékistan 28,5 - Pakistan 176,9 - Indonésie 238,7 - Malaisie 28,9 - Birmanie 54 - Philippines 95,7 - Thaïlande 69,5 - Viet Nam 87,9 -Chine 1.345,9 - Corée du Sud 49 - Corée du Nord 24,5 - Japon 128,1 - Taiwan 23,2)

31.877

4.216

18

7

5.284

6.350

             

EUROPE (Allemagne 81,8 - France metrop. 63,3 - Royaume-Uni 62,7 - Pologne 38,2 - Russie 142,8 - Ukraine 45,7 - Espagne 46,2 - Italie 60,8 )

23.061

 

740


11

11

725

26.390

             

OCÉANIE (Australie 22,7)

8.564

37

18

7

62

27.470

             

SUPERFICIES, POPULATIONS  ET STATISTIQUES MONDIALES (TOTAUX)

136.137

6.987

20

8

9.587

10.270

 

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L’analyse attentive de ces données officielles établies par le statisticien Gilles Pison  nous amène aux considérations suivantes :

1. La population mondiales va atteindre immanquablement le seuil de saturation planétaire pour la fin du siècle que le professeur Christian de Duve et les démographes les plus sérieux situent aux environs de la dizaine de milliards d’individus …

2. Le démographe Gilles Pison, dans les commentaires préliminaires de son étude, présente une vision future de l’avenir démographique de la planète, sous un jour optimiste  en prévoyant un ajustement naturel de la fertilité par le phénomène résultant de la saturation du milieu … : de nombreux observateurs l’ont constaté dans la nature et par expérimentation en laboratoire …

3. Ce mécanisme est d’ailleurs un des moteurs essentiels de l’évolution … Cette adaptation se réalise, soit par migration avec adaptation à un autre biotope, soit par mutation comme l’herbivore devenant carnivore … Cependant ces phénomènes demandent des centaines de milliers d’années pour se réaliser … et l’équilibre par infertilité dans l’expérimentation en laboratoire ne se réalise que douloureusement et progressivement par l’élimination des plus faibles

4. L’hypothèse du professeur Christian de Duve est plus proche de cette vision … : elle est largement développée dans son bouquin, « Génétique du péché originel, le poids du passé sur l’avenir de la vie », dont je reprends l’essentiel de la théorie en début de mes publications et de celle-ci en particulier, depuis de nombreux mois …  

5. L’éminent professeur, dans la quatrième partie de son livre,  « Les défis du futur », tire les leçons du passé pour préparer l’avenir …  en présentant un choix de diverses options que l’humanité pourrait prendre ou décider … (Je n’en ai repris que les grandes lignes, tout en conseillant à mes lecteurs de se procurer le livre, afin de bien se pénétrer de considérations, aussi sages qu’autorisées d’un des plus grands savants-philosophes de notre époque) …

6. Première option : ne rien faire : Si on ne fait rien, l’humanité va au désastre … L’extinction de l’humanité, si elle a lieu,  ne sera pas due à son échec, mais à son succès … (puisque le développement de l’intelligence humaine a permis de trouver des solutions aux problèmes de son environnement et de s’y adapter en se développant) … Une espèce surhumaine pourrait-elle succéder à l’espèce humaine ? … (L’histoire de l’humanité pourrait-elle se répéter … par paliers avec des cerveaux plus performants … Il y aurait cependant de nombreux problèmes : volume de la tête contenant le cerveau, limité par le canal génital féminin, à moins celui-ci ne s’adapte ou que la naissance prématurée en augmentant la période d’éducation postnatale ne soit une solution …

Il  resterait à la vie jusqu’à 5 milliards d’années (même 1,5 milliards pour les plus pessimistes, prévoyant des cataclysmes), plus que la totalité de son passé, avant que la terre ne devienne incapable de l’héberger, le soleil étant arrivé à son terme d’existence …  Que pourrait-il se passer dans un cerveau encore plus développé que le cerveau humain ? … (Le cerveau de Lucy avait un volume de 400 cm³, le nôtre 1350 cm³) Nos forêts de neurones, surdimensionnées, approcheront-elles plus intimement  cette « ultime réalité » comme l’appelle le professeur … peut-être conclue-t’ il, seront-elles  plus près de comprendre le mystère de la conscience en tant que pont vers cette « Réalité » …

Avec le développement de l’intelligence, l’humanité a atteint un point où elle n’est plus l’esclave de la sélection naturelle … puisqu’elle peut la contrôler et la diriger … Nous sommes les maîtres de  notre propre sort … Nous ne sommes plus les jouets d’une sélection naturelle aveugle, comme les autres êtres vivants, car nous disposons de moyens intellectuels permettant de comprendre la nature, y compris la nôtre, de disposer de la capacité pratique de changer le cours des événements par nos actes, et, enfin, de prendre conscience de la responsabilité morale des effets que ces actes auront sur le sort de l’humanité …

7. Deuxième option : améliorer nos gènes : (appelé au XIXe siècle « eugénisme ») L’eugénisme  (sélection des porteurs de bons gènes et exterminations des  autres) est devenu un mot honni …

Le  clonage ouvre la voie vers l’évolution dirigée … A quoi peut servir le clonage ? … (Il peut être reproducteur, thérapeutique et ingénierique) … Le premier clonage, ou copie conforme, fut la brebis « Dolly » … depuis on a cloné des souris, des rats, des vaches, des porcs, des chevaux, des chats, et des chiens …  En réalité, il s’agit d’un groupe d’organisme dérivés d’une manière asexuée d’un ancêtre unique … Les bactéries donnent typiquement des clones … La méthode est simple, mais délicate … on prend un ovocyte ou oocyte non fécondé (cellule sexuelle féminine qui murit dans l’ovaire pour produire l’ovule qui fusionnera avec le spermatozoïde) et on en retire le noyau pour le remplacer par le noyau d’un cellule différente (peau, foie …) après implantation dans une femelle, il se développera un individu normal identique au donneur du noyau, comme un jumeau identique …

Le clonage « reproducteur » sert à perpétuer une lignée animale de valeur … Le clonage thérapeutique consiste à « stocker » des cellules réparatrices de tissus du donneur, avec l’avantage  de ne pas être rejetées immunologiquement par l’hôte …Le clonage ingéniérique : les noyaux transplantés sont soumis à une modification génétique préalable (les fameux OGM) permettant de nombreuses applications industrielles pour augmenter la productivité, la défense contre les agressions ou l’amélioration de la qualité …

Le clonage humain provoque des débats éthiques passionnés est prohibé par la plupart  des législatures du monde  … quant au clonage « thérapeutique » humain, il est autorisé dans de nombreux pays (mais pas aux USA) … La question reste pertinente et débattue : est-il moralement raisonnable de choisir les « qualités » de sa future progéniture afin d’éviter la terrible loterie que constitue la fécondation où des millions de futurs individus résultant d’une seule éjaculation, aux qualités aussi disparates qu’incongrues, concourent dans une seule émission de spermes à la sélection des qualités et défauts des futures individualités ? … Il faut souligner les dangers d’une sélection arbitraire qui risque d’être mal orientée (allusion au nazisme entre autre …)

Quoiqu’il arrive, l’humanité ne sera pas sauvée par le clonage … conclue le célèbre généticien … parce qu’il ne voit pas qui pourrait bénéficier de l’amélioration et comment on pourrait changer plus de 6 milliards d’individus …

 8. Troisième option : recâbler le cerveau : Le câblage du cerveau est un phénomène épigénique … (l’épigénisme désigne une nouvelle forme de génétique portant sur des traits héréditaires qui ne sont pas encodés dans des séquences d’ADN, mais accompagnent celui-ci) …

Le hasard offre un large éventail de connexions possibles parmi lesquels un petit nombre est sélectionné par l’usage(d’où le nom de « darwinisme neuronal » donné pat Edelman, l’auteur de la théorie dont s’inspire le professeur) … Ce processus épigénétique  a des implications  d’une importance capitale ; le cerveau humain est façonné en grande partie par les stimulations auxquelles il est exposé durant les premières années qui suivent la naissance, peut-être même déjà avant celle-ci, dans le sein maternel … Le processus se poursuit durant toute la vie, par l’éducation, l’apprentissage et l’entraînement.  Même un vieux cerveau peut acquérir de nouvelles connexions … Mais les premières années sont cruciales … Les enfants privés de contact avec d’autres humains pendant les premières années de la vie sont définitivement retardés psychologiquement …

L’éducation commence au berceau …  d’où l’importance des éducateurs, parents et enseignants … Mais grand écueil : comment inculquer à ceux-ci une morale nouvelle plus altruiste qu’ils n’ont pas acquise dans leur propre enfance ? … L’éminent professeur se réfère aux grands moralistes du passé (le Christ, Bouddha ou Gandhi) et les actuels idéalistes en déplorant qu’aucun n’ait fait « boule de neige » dans le fond de leur message d’amour … cependant il conclue par ce message d’espoir : aiguillonnées par une vision de plus en plus lucide du désastre qui nous attend si nous ne changeons pas de cours, les initiatives futures pourraient rencontrer davantage de succès ….

Aussi affirme-t’ il que les dirigeants politiques et surtout religieux sont particulièrement bien placés pour propager les recommandations dont le monde a besoin …  Ce sont eux, plus que n’importe qui d’autre, qui ont le pouvoir de propager les changements épigénétiques nécessaires pour sauver le monde

9.Quatrième option : faire appel aux religions : Les Églises sont exceptionnellement qualifiées pour aider à sauver l’humanité … (grâce au pouvoir qu’elles exercent dans l’éducation des « masses » jeunes et adultes) … Les religions sont fondées sur des croyances, non sur la pensée rationnelle … … De nombreuses religions prétendent détenir la seule vérité … (Les aspects pervers des croyances résultent du sentiment de certitude qu’elles inspirent et celui de convertir ceux qui pensent autrement) … Les  doctrines religieuses ont un impact majeur sur les directives éthiques …  (avortement , homosexualité, euthanasie, recherches sur les cellules-souches …) … L’espoir d’une vie future risque d’entraver les efforts en faveur de la vie actuelle … (Mériter une hypothétique vie future de bonheur par privations, souffrances, épreuves, martyre même) …

Devons-nous abandonner toute religion ? … (Pour le professeur, il serait improductif et même dangereux de combattre les religions qui, dans un sursaut de défense, tomberaient davantage dans des excès d’intolérance ce qui serait encore plus dangereux) … Les Églises sont engagées dans de nombreuses activités bénéfiques …  (Elles jouent un rôle majeur dans l’éducation, les soins de santé, les œuvres sociales, les secours aux handicapé, l’assistance aux personnes désavantagées et d’autres entreprises charitables, surtout dans le Tiers-Monde, d’autre part, elles offrent un décor approprié pour la réflexion, la méditation et la contemplation, ainsi que pour des activité collectives telles que des enseignements, des exhortations morales, des célébrations joyeuses, de douloureuses cérémonies d’adieux et d’autres occasions de se réunir en groupe d’une profonde signification humaine … et l’éminent professeur de continuer : ce cadre mérite d’être conservé, même si e contenu  des manifestations qui s’y déroulent  évoluent en fonction des avancées des sociétés.  Il n’hésite pas à s’impliquer personnellement en terminant : « Comme je puis en témoigner d’expérience personnelle, un service funèbre dans une jolie église, au son, admirable chanté, du « In paradisium » de Fauré, conserve toute sa beauté poignante même s’il n’y a aucun paradis pour accueillir la défunte aimée » ) … 

Que devons-nous faire ? ( A cette interrogation, le professeur répond qu’il appartient au religions de faire le plus grand sacrifice, en se soumettant aux découvertes incontestées de la science dans tous les domaines de la connaissance qu’elle illumine … Cela implique une profonde et pénible remise en question … et ne plus accepter sans critique des affirmations dénuées de fondements ou fondées sur des textes écrits, il y a plusieurs millénaires … Cette remise en question pourrait déboucher sur une réponse nouvelle et plus satisfaisante sur ce que le célèbre savant souligne, à la suite de Darwin et Einstein, avec empathie et vénération comme « l’ultime réalité » )

(Il affirme qu’) une éthique sans doctrine est possible (On peut suivre les recommandations de Jésus, sans croire qu’il est le fils de Dieu, ainsi que de tous ce qui entoure sa croyance : sa mort, sa résurrection, son ascension, où les bons parmi nous le retrouveront pour l’éternité dans un ciel « au-dessus de nous ») … De même il est possible d’obéir aux préceptes de Bouddha sans croire à sa réincarnation à chaque génération dans le corps d’un enfant … et de se déclarer disciple de Moïse et Mahomet sans leur accorder le privilège d’un autorité de droit divin …

Le Prix Nobel de médecine conclue cet important chapitre par le constat que « Le dialogue entre religion et science est souhaitable mais difficile »  … Dans ce domaine, le compromis est impossible : la religion doit céder … Vient alors dans cet esprit, une référence aux travaux de l’Académie pontificale des Sciences qui réunit au cœur du Vatican quelque quatre-vingts membre, choisis dans toutes les disciplines et parties du monde, sans distinction de de nationalité, de sexe ou même dans une certaine mesure, d’opinion philosophique (on y trouve des protestants, des juifs, des musulmans et parfois des adeptes d’autres religions, mais surtout un nombre appréciable d’agnostiques et d’incroyants … Avant son pontificat, le pape actuel en faisait partie …  Il semble que l’influence de ce cette Académie Pontificale sur le magistère de l’Église n’est pas aussi significative qu’on aurait pu le supposer, cependant commente le professeur « il se passe plus de choses en coulisse qu’on ne le soupçonne » … et beaucoup de croyants sincères admettent que les soi-disant « articles de la foi » doivent être pris avec un « grain de sel » et que de nombreuses règles éthiques édictées par l’Église doivent être interprétées comme de pieuses recommandations

Conclusions  : Les religions, par leur influence, et les sciences, par  leurs connaissances, doivent collaborer d’urgence à la sauvegarde de l’humanité

10. Cinquième option : protéger l’environnement : La protection de l’environnement est un souci tout récent pour l’humanité … (Le professeur, né en 1917, a vécu la plus grande partie de son existence dans le siècle précédent et a bien connu les périodes difficiles ou fastes de ce siècle marqué d’abord par la pire misère des classes « laborieuses », la plus atroce des guerres et ensuite l’opulence et le gaspillage  Lentement  des voix s’élevèrent pour dénoncer les excès de l’exploitation humaine et défendre l’environnement

L’écologie commence à entrer dans le quotidien de l’humain … on s’inquiète de l’effet de serre et on cherche à combattre les émissions de co² … L’écologie est devenue source de graves controverses … (les mesures à prendre touchent des populations industrialisées qui devront modifier leurs habitudes et diminuer leur confort) …

Pour ou contre l’énergie nucléaire ? … le débat est ouvert (vulnérabilité, contrôle difficile d’une  énergie gigantesque, fondamentale … (référence à Tchernobyl et autres explosions nucléaires subies par l’humanité depuis 1945)…

Une découverte en recherche fondamentale a ouvert la voie à des applications pratiques révolutionnaires … (outil biotechnologique microbien capable de s’attaquer au cancer et à de nombreux insectes nuisibles, de se défendre contre des moisissures ou des virus pathogènes et même à des plantes pour leur inoculer certaines facultés nouvelles … )

OGM : un sigle qui déchaîne les passions par la crainte  de contaminer d’autre espèces et provoquer un effet de chaine … L’objection majeure utilisée par la propagande anti-OGM a été que le le caractère génétique implanté pourrait être transmis à des variétés sauvages voisines et les « contaminer » … Le professeur s’élève avec vigueur contre cette appréhension, prétendant que de tous temps (10.000 ans), empiriquement, on a modifié par croisement et manipulations physiques des êtres vivants pour en produire des auxiliaires domestiques, végétaux et animaux, qui sont tellement éloignés de leur aspect ancestral (exemple parmi tant d’autres, les roses que nous offrons avec leur ancêtre la fleur de l’églantier et les animaux domestiques de concours, canaris bossus ou les difformes « blancs-bleus belges) … Il termine son plaidoyer en soutenant les écologistes tout en leur demandant de se débarrasser de leur frange extrémiste, irrationnelle et démagogique pour s’allier aux scientifiques honnêtes et compétents

11. Sixième option : donner leur chance aux femmes : Apparemment, plusieurs traits humains défavorables retenus par la sélection naturelle sont associés en grande partie au caractère mâle … La combativité est principalement un caractère mâle …  (guerres, domination, esclavage … ) Chez les animaux, combat pour la femelle avec la soumission de celle-ci au plus fort, favorisant la sélection naturelle, moteur essentiel de l’évolution … Chez les humains, se battre a presque toujours été une affaire d’homme …

Les femelles, surtout chez les mammifères sont programmées de manière à prendre soin des petits … (Leur instinct les pousse à se sacrifier pour eux)  Les femmes, chez les humains, prolongent cet attachement avec une nourrice, une grand-mère, une sœur, une garde ou autre remplaçante …

Dans la plupart des civilisations, les femmes sont traitées comme inférieures aux hommes …  cette option sociétale fut largement renforcée par la tradition biblique du judaïsme orthodoxe, de l’Église catholique et de l’Islam, même si cette discrimination est déguisée en « respect » … Amalgame par plusieurs religions entre sexe, péché et féminité … Ce n’est pas Adam, mais bien Ève qui a mangé d’abord le fruit défendu … C’est à une femme que nous devons notre malédiction génétique … En accord avec cette tradition, il  y a beaucoup plus d’homme que de femmes dans les professions dirigeantes, que ce soient les affaires, la politique, les sciences ou les arts … le monde humain est encore en grande partie un monde d’hommes … mais remarque le savant, il n’est pas certain que les femmes dirigeraient mieux le monde … elles méritent cependant qu’on leur donne une chance d’essayer … le problème est de savoir comment elles peuvent conquérir le pouvoir sans se conduire comme des hommes …

L’ascension sociale des femmes dans le monde actuel est un phénomène encourageant … d’autant plus qu’il se fait en grande partie avec la collaboration des hommes

12. septième option : contrôler l’expansion de la population : Nous sommes top nombreux sur terre …  C’est l’évidence … et tout concoure à aggraver ce constat : allongement de la durée de vie par le confort matériel et les  performances médicales qui combattent la mortalité …

La crise prévue par Malthus, il y a deux siècles, vient d’éclater … S’il est une action que l’humanité doit entreprendre à l’encontre de ses propres propensions génétiques, c’est bien de limiter sa population … Ce cri d’alarme avait déjà été lancé par de nombreux précurseurs, et de nombreux moyens contraceptifs efficaces et accessibles furent mis au point par les chercheurs dont la « célèbre » pilule, en 1951 … Ce qui est regrettable déplore Christian de Duve, c’est que Rome par la voix du pape Benoît XVI a réitéré solennellement, en octobre 2008, sa condamnation inflexible de la limitation volontaire des naissances par des moyens autres que l’absence de rapports sexuels durant la période fertile du cycle féminin …

Cela est infiniment regrettable poursuit le généticien, on aurait aimé voir le chef spirituel de plus d’un milliard d’êtres humains prendre l’initiative dans une circonstance aussi critique pour déclarer moralement justifié, sinon recommandable et même obligatoire de s’opposer à l’augmentation de la population par tous les moyens raisonnables compatibles avec la santé et la dignité humaines … Il nous reste, remarque-t-il, à suivre ce précepte en dépit de l’interdiction papale, que d’ailleurs peu de fidèles respectent, avec, souvent, l’approbation des autorités religieuses locales ….

La réduction du nombre des vivants (par élimination du surnombre, comme dans la chasse pour les animaux, pratiqué par les Nazis) n’est pas tolérable sur le plan humain …mais est cependant remplacée par les guerres, les génocides qui continuent à sévir dans divers endroits de la planète … On frémit à l’idée de ce que l’avenir nous réserve … et plutôt que ces extrêmes c’est  plutôt, avec la famine et les épidémies, un partie du cauchemar que nous réserve la sélection naturelle si nous n’agissons pas à son encontre

D’une manière ou d’une autre, on doit réduire la natalité :  En technicien des fonctions animales et humaines, le professeur passe en revue les différents moyens de continuer à jouir des fonctions sexuelles, nécessaire à l’épanouissement du couple, tout en maîtrisant la fécondité … : la stérilisation volontaire (ligature des trompes et vasectomie) … L’abstinence de rapports sexuels n’est concevable que pour ceux qui font du célibat une condition du sacerdoce ou de la vie religieuse … Cependant, avec les scandales récents de pédophilie, on sait que ce choix du célibat n’est pas toujours innocent et peut avoir des aspects pervers … L’homosexualité est une autre forme de sexualité sans reproduction, mais ne se commande pas … le monde d’aujourd’hui est plus tolérant à son égard … Il reste que les procédés les plus efficaces et les plus performants restent la contraception  et aussi précocement que possible, l’interruption volontaire de grossesse et sa formule préventive la « pilule du lendemain » …

Le remarquable prix Nobel, va plus loin, au risque de choquer dans une société qui a toujours placé l’enfant au centre de ses préoccupations : la limitation des naissances doit être encouragée, et son contraire sanctionné, par des mesures financières et fiscales   Il suggère la limitation du nombre d’enfant par couple qui ne devrait pas dépasser deux, pour maintenir la population mondiale dans des limites acceptables, en distribuant gratuitement, préservatifs, stérilets, diaphragmes, pilules et autres moyens contraceptifs … et aussi en favorisant la stérilisation volontaire …

En ce qui concerne la Chine et sa politique d’un enfant par foyer, pratiquée depuis de nombreuses années où on a remarqué une diminution inquiétante du nombre de filles, par avortement préférentiel … le professeur note que les cyniques souligneront  que cette situation devrait favoriser une réduction de la natalité …

Il conclue le chapitre en laissant à des autorités plus compétentes le soin d’examiner les difficultés qui se présentent et de leur trouver une solution éventuelle, n’hésitant pas à modifier certaines de ses propositions, qui ne sont pas plus que des esquisses de buts à poursuivre … Il revient à ceux et à celles qui sont investis de cette autorités de peser faits et arguments et de prendre leurs responsabilités, en adoptant comme guide Malthus, plus d’actualité aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été.

Conclusion finale sous forme d’envoi : Deux messages presque contradictoires se dégagent de l’examen de l’état du monde que le professeur a tenté de faire dans son livre … L’un nous enseigne que notre perte et celle d’une bonne partie du monde vivant sont inscrites dans nos gènes … L’autre nous dit que nous possédons le pouvoir unique d’utiliser la raison pour échapper à cette fatalité …

Un problème majeur auquel nous sommes confrontés est que nous avons affaire à deux échelles de temps fort différentes … En tant qu’être humain, nous vivons dans des limites imposées par notre propre longévité et celle de nos proches (qui atteint difficilement la dizaine de décades) … En revanche, les perspectives sur lesquelles devraient s’appuyer nos actions se comptent le plus souvent en siècles, sinon en millénaires ou plus …

Notre impuissance individuelle est grande … aussi, le professeur de Duve insiste sur la force de l’engagement collectif, sous l’égide, notamment, des dirigeants politiques et, surtout, religieux … (voir aussi ce qu’il dit à ce sujet dans les chapitres précédents sur l’importance des religions qui devraient adapter leur message … et le rôle altruiste de la femme …)

Il termine en trouvant des sources d’espoir dans le mouvement qui se dessine autour du réchauffement climatique … Le monde commence à s’émouvoir … Certaines mesures commencent à être adoptées, au niveau national et international … Plus impressionnant, les humains commencent à agir ponctuellement, chacun dans sa petite sphère, pour économiser l’énergie, réduire les émissions de CO2, diminuer les gaspillages, soit s’imposer un petit peu d’inconfort personnel pour un bien commun éloigné … Ce n’est qu’un exemple … les masses peuvent se mobiliser … Si les dirigeants du monde pouvaient s’impliquer plus activement dans le lutte pour la sauvegarde de l’humanité et du monde vivant, les menaces qui pèsent sur l’avenir de la planète pourrait encore être détournée avant qu’il ne soit trop tard

Ce vœu fervent est son mot de la fin .

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Je tiens aussi, comme je le fais chaque fois, à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous(Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ».

L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes.

Afin de bien documenter cet appel, voir ci-après un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00...

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24/01/2009

Évolution exponentielle

Modeste Toulemonde cherche à comprendre :  Partie 7 :  Évolution exponentielle.  Parties précédentes :  (1) E=mc²  (2) Doù vient la vie ?  (3) Infini et Éternité  (4)  Les grands Initiés et le fondamental (5) Illusion et intelligence  (6) Darwin – Cohérence et déduction.

 

Arrivé à ce stade de mon cheminement dans la pensée humaine, je vais m’arrêter quelque peu à la plus performante de nos facultés mais aussi la plus dangereuse pour l’équilibre de notre planète : l’intelligence créatrice.

 

Elle a permis aux humains de mettre en place surtout depuis peu de temps (un petit siècle tout au plus) des avancées technologiques dont les résultats  bouleversent par leur gigantisme exponentiel, un équilibre naturel si péniblement construit sur notre terre pendant des millions d’années.

 

Avant d’aborder ce sujet de la progression dangereuse de notre espèce qui va inévitablement saturer son habitat,  j’aimerais rappeler les étapes d’une évolution due autant au hasard qu’aux accidents, nous amenant à subir ce futur périlleux, cependant confortable pour nos descendants (bien que cela reste à voir) .

 

Les paléoanthropologues se perdent en conjectures tellement l’évolution de l’homo est mosaïque, plurielle et buissonnante comme le prétend Pascal Picq sur la couverture de son livre « Au commencement était l’homme ».

 

Aussi, il m’a semblé utile de compléter mon étude par quelques données sur l’histoire de nos lointains ancêtres. °liste résumée d’un tableau des hominidés  tirée de Wikipédia°

 

LISTE DES HOMINIDÉS  se subdivisant en :

 

a)       Représentants du genre Pongo  (pongo pygmaeus)

b)       Représentants du genre Gorilla  (Gorille)

c)       Premiers hominins  dont Toumaï (-7 millions d’années à -4,4 millions d’années )

d)       Panina  (Pan troglodytes et paniscus)

e)       Hominina (4,4 millions à nos jours)

 

Groupe se subdivisant lui même en :

1. Kenyantropus platyops (-3,5 à -3,8 millions d’années)

2. Australopiphèques graciles dont « Lucy » et « Abel » (-4,2 à –2,6 million d’années) ;

3. Australopithèques robustes  (-2,7 à 1,5 millions d’années)

 

4. La mosaïque de tous les représentants du genre Homo :  (en millions d’années)

Rudolfensis (-2,4 à –1,8) Habilis (-2,4 à –1,6) Géorgicus – premier hors Afrique (-1,8 à –1,2) Ergaster (1,9 à 1) Antecessor (–1,2 à –à  0,700) Erectus, premier debout  (-1 à 0,300) Heidelbergensis (-0,600 à –0,200)  Néanderthalensis (-0,250 à –0,028) Sapiens idaltu (-0,195 à -154) Rhodesiensis (-0,300 à – 0,125) Floresiensis (-0,095 à - -0,012) Soloensis (-0,095 à –0,012) et Homo sapiens (-0,200 à nos jours)

 

A propos des origines communes à l'homme et au singe, Pascal Picq a dit lors d’un entretien à la Radio Française en 2002.

L'homme ne descend pas du singe. On sait que l'évolution n'a pas procédé par grades successifs. Les singes ont évolué en même temps que nous. Ils ne sont pas plus, pas moins évolués que nous. Les chimpanzés et les bonobos sont plus proches de nous que les gorilles. En terme de famille, cela veut dire que ce sont nos frères et que les gorilles sont nos cousins. Nous, les chimpanzés, les bonobos et les hommes, avons un dernier ancêtre commun à partir duquel nous nous sommes séparés en Afrique vers 6 ou 7 millions d'années. Si on fait le bilan de ce que l'on a observé depuis 30 ans chez les chimpanzés, on s'aperçoit que tout ce que l'on avait cru voir se manifester en termes d'adaptation uniquement chez les hommes c'est à dire la bipédie, l'outil, la chasse, le partage de la nourriture, la sexualité, les systèmes sociaux, le rire, la conscience, l'empathie, la sympathie, les chimpanzés le font aussi. Donc, soit ils ont tout acquis indépendamment, soit cela vient du dernier ancêtre commun, ce qui est plus plausible. Cela veut dire que déjà dans le monde des forêts, il y a 6 à 7 millions d'années, toutes ces caractéristiques que l'on a cru propres à l'homme existaient et font partie d'un bagage ancestral commun.  

Tiré du livre de Pascal Picq « Au commencement était l’homme », ed. Odile Jacob – page 232,  au dernier chapitre : L’évolution du genre humain et l’homme moderne

Entre  Homo ergaster et les hommes plus récents, la taille relative du cerveau passe de 900 cm³ à 1200 cm³.  On se dispute pour déterminer si cette tendance est graduelle ou connaît des sauts évolutifs.  Le peu de fossiles entre 1,5 et 0,5 millions d’années ne permet pas de valider l’une ou l’autre de ces hypothèses. … On note aussi l’acquisition de cerveaux relativement plus grands à partir de 500.000 ans, quelles que soit la population humaine. …  C’est vers cette époque que les hommes maîtrisent l’usage du feu.  Or la cuisson des aliments, surtout des végétaux, les rend plus facilement digestes.  L’énergie et les nutriments requis par le cerveau deviennent plus aisément disponibles et favorisent son développement.

 

L’homo sapiens est le « petit dernier » de l’histoire évolutive des « vivants ».  Il est bien moins corpulent et encéphalisé que ses ancêtres Cro-Magnon  A l’état adulte nous ressemblons à des adolescents tardifs de Cro-Magnon. °ibidem p.233°

 

Principales caractéristiques des Hominidae  °Wikipédia – hominidae° 

Le poids des adultes hominidés est généralement compris entre 50 et 250 kg. Ils sont caractérisés par une marche bipède (parfois imparfaite), une musculature robuste, un gros cerveau et une face prognathe. Tous sont d'excellents grimpeurs, à l'exception du gorille adulte, surtout les gros mâles dits « à dos argentés » dont le poids interdit d'escalader les arbres, ainsi que de l'humain. Les enfants gorilles escaladent parfaitement les branches des arbres.

Le régime alimentaire des hominidés est omnivore, principalement frugivore, mais la viande n'est pas absente.

La principale de leurs caractéristiques est leur comportement social très complexe avec des interactions très importantes entre individus du même groupe et une grande expressivité faciale permettant de manifester leurs émotions. Tous sont capables de communiquer de façon efficace et tous sont capables avec une éducation appropriée d'apprendre un langage rudimentaire et de manipuler des concepts abstraits. Les hominidés font également partie des rares animaux à avoir conscience d'eux-mêmes (ils se reconnaissent dans un miroir, contrairement au chat par exemple).

 

Quelques dates importantes de la préhistoire  °Wikipédia – préhistoire°

Paléolithique

Il y a 5 Ma2 : apparition des Australopithèques

Il y a 3 Ma : apparition d’Homo rudolfensis souvent considéré comme le premier représentant du genre humain 7

Il y a 400 000 ans : domestication du feu à Menez-Dregan et Vértesszőlős

Il y a 100 000 ans : premières sépultures au Proche-Orient

Il y a 30 000 ans : en Europe, Homo sapiens est la seule espèce humaine restante après la disparition de l’Homme de Néandertal

Il y a 20 000 ans : peintures de Lascaux.

Néolithique

Vers -10 000 : premiers villages (Çatal Hüyük en Turquie)

Vers -4 500 / -2 000 : mégalithisme (dolmens et menhirs)

Vers 3 300 av. J.-C. : invention de l’écriture en Égypte et Mésopotamie, fin de la Préhistoire.

 

 

 

Classification classique de l’Homo habilis  (Wikipédia)

Règne : Animalia ;  Embranchement :  Chordata ;  Sous-embranchement : Vertebrata ;  Classe : Mammalia ;  Ordre : Primates ;  Famille : Hominidae ; Sous-famille : Homininae ; Genre : Homo

 

Extrait du livre de Pascal Picq « Au commencement était l’homme » page 200/201 (édition Odile Jacob) – Des origines perdues entre des fossiles, des outils, des gènes et des langues.

Faire une synthèse entre la paléoanthropologie, la préhistoire, la génétique et la linguistique comparée ne  relève pas de la simplicité.  Les données des différentes disciplines convoquées autour des origines de l’homme soulignent l’importance de l’Afrique.  Pour autant, cela ne signifie pas que des populations et, surtout, que c’est l’espèce Homo sapiens qui s’installe au faîte des espèces en raison d’une quelconque supériorité.  Trop d’anthropologues se laissent égarer par des corrélations fallacieuses qui associent une population d’Homo sapiens avec de nouveaux modes de communication, l’invention d’un véritable langage symbolique, une organisation sociale plus efficace, de nouvelles technologies et l ‘émergence de l’art, autant d’affirmations qui ne sont pas vérifiables ou, quand on dispose de données assez précises, sont réfutées.  C’est le mythe du peuple élu revisité par d’autres mythes modernes comme le mirage du village  mondial porté par l’illusion technologique.  La terre des hommes a toujours été  marquée par la diversité des populations et des cultures.  Ce n’est pas une population d’une espèce qui supplante toutes les autres, mais des populations africaines qui contribuent plus que les autres au génome de notre espèce actuelle.  Il y  a eu remplacement dans certaines parties du monde et mélanges dans d’autres parties. Mais, quelle que soit la population actuelle, aucun ne s’enracine sur une lignée isolée, fiction parfois terrifiante d’une pureté originelle.  Enfin, il est complètement erroné d’affirmer que les populations migrantes sont plus modernes que celles évoluant plus localement.  L’origine de notre espèce remonte à plus de 160.000 ans et son évolution s’inscrit depuis dans une dynamique des populations humaines dont on entrevoit à peine la complexité.

 

Émergence des rites funéraires  °Données tirées de ibidem pages 156 à 161°

Les plus anciennes tombes connues sont celles des Proto-Cro-Magnon de Qafzeh et de Skhul, datée de 100.000 ans. 

° suivent une énumération de sépultures découvertes  sur différents sites°  Ces cimetières attestent du choix de lieux privilégiés pour enterrer les morts, mais qui pour autant sont aussi des lieux d’habitat.  Ces grottes sont occupées : successivement sur de longues périodes et on ne sait s’il s’agit de nécropoles ou de sanctuaires. Les sépultures individuelles sont également nombreuse. °ibidem°

 

… Les hommes du moustériens enterrent tous leur défunts quel que soit leur âge ou leur sexe.  Les corps sont couchés sur le côté (décubitus latéral) avec les jambes repliées … ° viennent ensuite différentes caractéristiques propres à certaines découvertes :  femme enterrée avec un enfant, ou enfant avec un fœtus … fosses rectangulaires avec éventuellement une litière … massacre d’animaux … présence d’outils, fleurs, humérus d’ours, mandibule de sanglier … °ibidem°

 

  On ne cesse de dire que les Néandertaliens seraient des hommes très archaïques.  On conteste leur aptitude au langage comme on met en doute qu’ils aient eu des sépultures et une symbolique, ou encore de chasser les grands animaux.  °Pascal Picq conteste tout cela en précisant que si on connaît si bien les Néandertaliens c’est parce qu’ils enterraient leurs morts°  … En effet, la plus ancienne sépulture connue  est celle de Qafzeh.  Elle renferme un proto-Cro-Magnon …  D’autre part, si les Néandertaliens ont adopté ce type de comportement, il faut admettre un mode de communication capable de diffuser une part  de sa signification et cela ne peu se faire sans le langage … °ibidem°

 

  Cette attitude culturelle, qui ouvre la voie vers une pensée abstraite et spirituelle, est plus ancienne.  Ses prémices se retrouvent dans la concentration  de squelettes de pré-Néandertaliens de La Sima de Los Huesos d’Atapuerca en Espagne datée de plus de 200.000 ans.  La concentration de plus d’une trentaine d’individus en cet endroit exige une intervention volontaire. Dans l’état actuel de nos connaissances, aucun élément ne permet d’instituer une différence culturelle fondamentale entre les Néerdantaliens et les proto-Cro-Magnon au cours du moustérien. °ibidem°

 

En ce qui concerne la disparition de l’homme du Neandertal, Stéphanie Thiebaut, directeur de recherche au CNRS (La science au présent 2007 -  page 105) précise : « Ainsi parmi les hypothèses concernant la disparition de l’homme du Neandertal et son remplacement par l’homme moderne, celle du changement  climatique est considéré comme plausible.  Ce changement s’effectue, il y a environ 30.000 ans, au moment où l’Europe subit un très fort refroidissement».

 

Il est intéressant aussi de signaler la découverte du site Néandertalien de Caours dans les tufs de la Somme qui met fin au débat entre les tenants d’une thèse qui prétendait que les Néandertaliens étaient inadaptés au climat tempéré océanique et à sa végétation pendant la période interglaciaire de 130.000 à 115.000 avant notre ère, période pendant laquelle on avait perdu sa trace.  A Caours, les tufs dépôts sédimentaires qui se forment pendant les interglaciaires, ont préservé de tels vestiges, sous la forme de cinq niveaux successifs d’occupation, qui fournissent des données uniques sur le comportement de subsistance de l’homme de Neandertal dans un environnement tempéré. (Découvertes d’outils tranchants en silex, ossements de grands herbivores d’un milieu de forêt tempérée où persistent des prairies – os fracturés pour récupéré la moelle – peut-être un site de boucherie ? ) °Tiré de : Le site Néandertalien de Caours (Somme) -  Jean-Luc Locht – La science au Présent 2007 – page 39°

 

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CANTATE DE L’EVOLUTION EXPONENTIELLE.

 

Des yeux avides d’horizons,

Des yeux affamés de ciels,

Des yeux écarquillés de désir,

Du désir de devenir.

 

C’est la rage des hommes,

La rage du savoir,

La rage de l’avoir,

La rage de la plénitude.

 

Et puis l’angoisse des incertitudes,

Celle du passé qui s’enfonce,

Celle de l’avenir qui s’effleure,

Celle du présent qui se meurt.

 

Dans des accords de violoncelle,

Un oiseau de neige s’est envolé

Porteur de  trêve et d’olivier

De vague à l’âme, de fleurs et de ciel.

 

Sur des mains pâles

Un cœur s’est refermé

Avec la vie, avec l’espoir

Avec le chant du bel été.

 

Ce sera l’azur des grandes orgues,

Ce sera la grandeur des passions,

Ce sera la ferveur de l’unisson,

Quand le rêve ne sera plus fiction !

 

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A ce stade de mes considérations, je trouve nécessaire de marquer un temps d’arrêt et de réflexion afin de me pencher sur les conditions actuelles d’existence de l’être humain privilégié qui a la chance de se « trouver du bon côté de la barrière ». 

 

Nous avons atteint un degré incroyable de confort, de sécurité et de jouissance des choses matérielles.  Rien, si ce n’est un cataclysme, ne devrait arrêter cette marche du progrès dans le domaine du confort.

 

Cependant, notre biotope changera nécessairement, se modifiant considérablement, et nul n’est capable d’en prévoir valablement le processus, ni ses conséquences. 

 

Qu’en est-il des variations climatiques pendant notre ère ?

Au cours du premier millénaire de notre ère, s’il apparaît que les IVème et Vème siècle connaissent des périodes de relative stabilité des paysage, il semble que, de la fin du Vème  au VIIème, de nouveaux déréglements biologiques soient responsables de la méconnaissance que nous avons de cette époque (période d’inondations dévastatrices, précédée par celle la plus chaude des deux millénaires aux environs de 500) – l’Europe connut l’optimum climatique médiéval entre 1000 et 1400 avec de généreuses récoltes (La vigne poussait en Angleterre, en Normandie et en Picardie), mais qui fut suivi du « petit âge glaciaire » qui a duré  jusqu’en 1850. °tiré de «Vers quel réchauffement climatique ?» -  Stéphanie Thibaut – La Science au présent 2007 -  page 106 °

 

En ce qui concerne l’avenir, le même auteur dans le même article écrit : « Si les hypothèses les plus récentes suggèrent que le réchauffement de la planète pourrait avoir pour conséquence paradoxale un refroidissement rapide du climat dans l’hémisphère Nord autour de l’océan Atlantique, à cause de la perturbation des grands courants océaniques et la disparition du Gulf Stream et si les simulations numériques montrent qu’une transition brusque est possible, la date et les conditions de cet événement sont toujours inconnues. »

               

De plus, nous serons confrontés à des problèmes d’environnement difficiles et dangereux tels que ceux que nous connaissons actuellement (couche d’ozone, pollution marine, sida ou autres infections virales, vaches folles, fièvre aphteuse, peste aviaire etc.…) ; d’autres nous attendent sans doute et attendent nos descendants.

 

Cependant, les performances des scientifiques et des techniciens permettent  les plus grands espoirs quant à cet avenir qui est loin d’être compromis, tant l’explosion des découvertes humaines, dont « l’exponentialité » ne fait plus de doute,  se constate de jour en jour.

 

A l’appui de cette affirmation, il n’est pas inutile de rappeler quelques avancées scientifiques ou technologiques spectaculaires récentes  : décodage du génome humain, clonage des cellules vivantes, téléphonie et Internet, reconnaissance vocale et, en informatique, l’augmentation de la rapidité de réponse et de la capacité de mémoire tout en diminuant le volume du matériel utilisé,  etc. … etc.…

 

A ce stade de ma réflexion, je me suis posé la question de savoir quelle attitude l’homme conscient de ses responsabilités devrait prendre pour réussir un futur pourtant aléatoire.

 

Il semble évident que, dans notre contexte de culture occidentale d’origine et d’inspiration chrétienne,  nous devrons encourager toute action élévatrice des valeurs morales d’altruisme.

 

Cependant prôner ce type de philosophie n’est pas facile, tant les avantages immédiats sont difficiles à démontrer, car nous sommes ainsi faits que nous privilégions surtout les actions qui nous apportent un résultat égoïste immédiat et concret.

 

Aussi à ce stade de ma « dissection morale », à la recherche d’une attitude suffisamment alléchante pour être adoptée, je vais m’efforcer d’apporter des arguments suffisamment  réalistes pour celui dont l’idéal n’est pas « monnayé » par la promesse d’un avenir bienheureux dans l’au-delà.

 

Tout homme normalement équilibré, va s’efforcer d’assurer à sa descendance ou à celle de ses proches un futur valable et suffisant.  Cette démarche au bénéfice de l’avenir de son entourage immédiat,  aura pour objet essentiel la constitution d’un environnement confortable et sécurisé (maison, biens meubles, fortune).

 

Cette «courte vue », naturellement égoïste, n’est pas facile à combattre.  Comment, en effet, convaincre quiconque de l’intérêt « supérieur » de chacun, si ce n’est en lui faisant valoir le «devoir intellectuel » de tout être humain vis à vis de sa descendance.

 

Ce «devoir intellectuel » de l’homme est à prôner et encourager de toutes les manières possibles, la meilleure restant le développement de ce que j’appellerai le « sens familial élargi ».

 

Pourquoi « sens familial élargi » ?  Parce qu’il ne doit pas aboutir à la formation du « clan familial » qui est la plus néfaste des dérives de l’individualisme et du grégarisme.  Le clan est la première expression animale du regroupement.  Il  a permis à certaines espèces de survivre et de se développer en formant des meutes, hardes, colonies, troupeaux.

 

Le clan a permis à nos ancêtres des savanes de survivre avec le développement dont nous bénéficions actuellement. Cet instinct grégaire a suscité l’éclosion de groupes organisés en tribus d’abord, états et nations ensuite, avec à leur tête des chefs, guides et leaders.

 

A notre époque de regroupement des états en entités plus continentales (Usa, marché commun européen avec parlement et monnaie et les tentatives de regroupement africain et asiatique…),  il est nécessaire d’adopter une philosophie de progrès allant dans le sens de la mondialisation des esprits.

 

Cette attitude doit prendre le pas sur tout «esprit de clocher » qui ne peut plus être de mise à ce tournant de l’histoire de l’humanité.  C’est donc un devoir de l’être humain actuel d’opter pour toute démarche répondant de la solidarité universelle.

 

Il est donc important de souligner ici ce que nous entendons quand nous parlons de «sens familial élargi »,… élargi à toute l’humanité… si ce n’est peut-être qu’un rêve !

 

Nous entendons par  « sens familial élargi »  toute attitude ou action en faveur du bien-être de l’être humain quel qu’il soit.  Dans la mesure de ses moyens et de sa disponibilité, il est souhaitable que tout homme conscient de ses responsabilités, pose des actes allant dans ce sens.

 

Heureusement, l’époque actuelle voit ses leaders mondiaux œuvrer dans cette optique, depuis la dernière guerre mondiale ;  mais il faut rester vigilant, les vieux démons de l’isolationnisme sont loin d’être morts et gagnent du terrain devant la concurrence de la main-d’œuvre des pays pauvres qui suscite les outrances de l’extrême droite xénophobe.

 

En toutes choses, il faut raison garder, il n’est donc pas sain de tomber dans un militantisme outrancier, prôné par certains « souleveurs de montagnes », idéalistes fort sympathiques au demeurant, mais très peu réalistes. 

 

La sagesse fera privilégier, dans la vie de tous les jours, les actions individuelles de bon sens et de solidarité,  grandies par une maîtrise de soi communicative et chaleureuse profitable à tout un chacun.

 

Une mise en garde est sans doute nécessaire aussi contre la déviance égocentrique de certains écologistes qui sous prétexte de défendre l’environnement prônent une idéologie « capitaliste » de repli sur soi sans égards pour les moins bien nantis du globe. 

 

L’écologie ne se conçoit  que dans une entente universelle de restriction des moyens développés pour augmenter notre confort, si ceux-ci mettent en péril l’avenir de notre environnement.  Cependant comment faire comprendre aux pays en développement et à nous-même que le confort et le plaisir de la consommation ne seraient plus permis ou devraient être réduits  ? (Un milliard trois cents millions de Chinois et plus d’un milliard d’Indiens se convertissent progressivement et sans restriction à notre système économique et vont mettre en péril la plupart des formules écologiques. )

 

La conclusion de l’octogénaire que je suis qui a vécu son existence dans la période la plus diversifiée et la plus riche de l’histoire quant à ses bouleversements scientifiques et économique et subi en 40-45, la plus grande catastrophe guerrière de tous les temps, sera de transmettre à ses proches plus jeunes, ses enfants et petits-enfants surtout, un message axé sur la tolérance et l’ouverture d’esprit dont la teneur sera la promotion des valeurs fondamentales d’idéal chrétien de fraternité (aimez-vous les uns les autres) de nos civilisations occidentales qui me semblent le mieux convenir au progrès et à l’avenir heureux de l’humanité. 

Ces valeurs altruistes devront impérativement s’aligner sur les conséquences de l’accroissement démentiel des populations sur la surface limitée de notre globe, au détriment d’une qualité de vie matérielle qui devrait régresser, mais qui s’enrichirait de la paix du cœur et des armes dans la solidarité universelle.

 

 

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