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14/08/2017

Ma théorie sur l'existence

Nous reprenons ci-après l'étude corrigée et complétée du chapitre 1 .---   (atavisme et évolution)

 

MÉCANISME DE L'ÉVOLUTION

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1.1 - loi fondamentale de tout ce qui est

1.1- En préambule de mon étude, il est essentiel d'analyser le mécanisme de l'évolution qui obéit à la loi fondamentale de tout ce qui est. --- En tant qu'être humain, dépendant de ses conditions d’existence, nous sommes soumis à la logique de prévoir un début et une fin à tout. --- C'est par raisonnement que nous sommes forcés d'admettre que les concepts de début et de fin n'existent pas :  Dans l'absolu, donc en dehors de notre condition humaine, le début et la fin des choses sont inconcevables. --- L’espace dans lequel nous évoluons et le temps qui le fait fonctionner n'ont pas de commencement, ni de fin : on n'est ou on n'est pas, sinon c’est le néant ou l'immobilisme. ---

1.1a- L’existence humaine est soumise à la loi de l’évolution de la matière qui s’est détachée du soleil pour se placer dans des conditions favorisant l’eau liquide. --- Après bien des péripéties provoquant la vie, un phénomène terrestre ou extraterrestre a provoqué l’apparition de cellules qui se multipliaient par « mitose » c’est-à-dire non sexuée. ---

1.1b - Un autre « accident » évolutif créa la « méiose ». --- Celle-ci produisait des cellules différenciées entre un donneur, le mâle et un receveur, la femelle avec l’avantage d’un échange des caractéristiques de chacun. (il s'agit, entre autre de l'échange sexuel produisant les spécificités d'un nouvel individu. ---

1.1c - Ce « mécanisme cellulaire » fut le moteur de l’expansion diversifiée de la vie. --- Sa mise place fut difficile et longue. --- Elle débuta dans le milieu marin et ce ne fut qu’avec le temps que des mutations se produisirent. --- Ce mécanisme de « mutation » est essentiel dans le fonctionnement de mouvement de tout ce qui est, l’état statique étant impossible. ---

1.1d - La terre était entièrement recouverte d’eau liquide. --- Des contractions internes de matière solide provoquèrent l’émergence de continents. --- Ils évolueront d’une manière permanente suivant les contractions du « magma » interne. ---

1.1e - Certains animaux marins coloniseront ces surfaces. --- Ils évolueront pour s'adapter aux conditions atmosphériques. --- De mutations en mutations, ils assimileront l’air dans un système respiratoire où les poumons remplissaient les branchies. ---

1.2 - Mécanisme total

1.2a -  - Notre subordination à une structure fondamentale de mouvement qui est unique et essentiel, nous amène aux déductions suivantes : notre ère d’existence, la planète terre, est le produit d'un mécanisme total. --- Ces composants sont en perpétuelle évolution avec un début et une fin, sinon c'est l'absence de mouvements ou l'état statique, c'est à dire le néant. ---

1.2b -Il est important de souligner cette déduction. --- La terre est un « déchet rejeté par le soleil ». --- Le « hasard » a créé des conditions favorisant la vie. --- Elle est née dans la matière liquide qui recouvrait la terre. --- Notre planète a bénéficié d’une position planétaire favorable à l’eau liquide, ce qui ne sera jamais le cas pour les autres du système solaire, en raison de leur position par rapport au soleil. --- Les « débuts de vie » constatés chez ceux qui ne bénéficie de cet avantage, sont très primaires et évoluent peu. -

1.2c - Notre intelligence accepte difficilement que l’Univers n’ait pas d’histoire et que les concepts de néant et d’état statique n’existent autrement que dans le raisonnement produit par notre intelligence. --- Nous sommes soumis à des lois d’existence avec un début à la naissance une mort en fin de vie. ---

1.2d - Dans l’absolu, « on est ou on n’est pas » et le mouvement perpétuel, sans origine ni fin, est le seul possible. --- D’autre part, dans notre esprit, le mouvement n’est concevable que s’il est renouvelé. --- Si nous raisonnons dans l’absolu, il est évident que les concepts de début et de fin disparaissent et la logique veut que l’Univers soit infini dans un système de mouvement permanent. --- Nous commettons l’erreur d’appliquer le concept anthropomorphique de mouvement. ---  

1.2e - Notre raisonnement est influencé par nos conditions d’être pensant qui ne peut admettre un Univers qui ne répond pas aux lois que son intelligence admet. --- L’univers est une entité qui a ses lois ou son mécanisme. --- Notre intelligence est incapable d’en comprendre le système. ---

1.2f - Quant à l’homme, il est soumis à son contexte de résident planétaire dépendant de son astre, le soleil. --- Les scientifiques les plus crédibles situent notre planète dans le temps, à la moitié de l’existence de notre « étoile, le soleil ». 

1.3 - Perception de notre environnemment

1.3a  -  Nos sens sont faussés par une perception anthropomorphique de notre environnement dans l’Univers. --- La perception de celui-ci est produit par nos sens, l’ouïe, la vue, l’odorat et le toucher qui transfèrent à notre cerveau des données. --- Nous les utiliserons pour compléter les informations que nous recevons ou captons. --- La plupart des êtres vivants utilisent ces sens pour se déplacer, se nourrir, se défendre. --- L’être humain, au sommet de l’évolution, a atteint de telles performances, qu’il menace son propre biotope en manipulant la matière tellement dangereusement qu’il menace l’équilibre des forces qui la constituent. ---

1.3b - De mutation en mutation à partir du « phénomène de la vie », celle-ci a évolué depuis la toute première cellule contenant la vie en puissance, jusqu’à son couronnement, l’être humain. --- L’histoire de cet événement est bien connue et enseignée dans tous les cours de biologie. ---

1.3c - Ce phénomène de mutation est nécessaire à l’évolution. --- Il est provoqué par la contrainte due à un milieu saturé qui provoquera l’apparition d’être ayant muté en prédateurs. --- Les plus spectaculaire sont les carnivores qui « font le ménage » et rétablissent l’équilibre. --- Ce comportement est provoqué par la loi fondamentale de l’évolution. --- Celle-ci découlant du « mécanisme primordial » de mouvement. ---

1.3d - La mutation est le mécanisme primordial de notre univers. --- L’évolution n’en est qu’un effet. --- La mutation est le moteur de l’évolution. --- Sans elle, ce serait l’impossible immobilisme. --- La mutation contrôle les effets de la saturation en s’adaptant. --- Ses lois sont multiples et difficiles à définir. ---

1.3e - On est surpris des résultats spectaculaires que cette loi provoque. --- Elle a permis que des mutants surviennent lors des grands cataclysmes naturels. ---La loi unique et essentielle de l’évolution impose le mouvement. --- Le mouvement provoque des mondes en évolutions. ---

1.3f - Nous sommes dans un de ces « événements ». --- Il est comme un feu d’artifice qui projettent dans le ciel des milliards d’étincelles dont l’existence est limitée. --- Notre Univers est une des petites parcelles de feu de notre exemple avec un début, l’allumage de celle-ci et sa progression vers la plus intense lumière suivi de son déclin dans le néant. --- Notre Univers serait à la moitié de son parcours. ---

1.4 - Phénomènes paranormaux

1.4a - Cette théorie d’univers multiples apporterait des éléments d'explication aux mécanismes qui produisent les phénomènes paranormaux dont certains sont admis par la science. ---Ces phénomènes nombreux et inexplicables existent, acceptés par des scientifiques sérieux et crédibles et ne peuvent s'expliquer que par une construction fondamentale que notre entendement ne peut admettre. --- Tous les éléments de la matière vivante ou inerte ont une histoire qui peut revenir dans certains cas accidentels provocant des événements inexplicables. ---

1.4b - Le célèbre physicien infirme, Stephan Hawking s’est longuement penché sur le problème des « trous noirs » Cet étrange comportement des étoiles en fin de vie est mystérieux et inexplicable. --- Elles disparaissent dans le temps, pour rejoindre une autre dimension. ---

1.4c - Peut-être, celle-ci est le produit d'un mécanisme autre que celui qui nous fait fonctionner. --- Nous commettons l’erreur de croire que le « Tout » obéit à des lois que nous avons déduites de l’observation de « Univers » que nous percevons. --- Il obéit à des lois que nos chercheurs ont déduites de l’observation de l’environnement terrestre qu’il pouvait analyser. --- Il est probable que le « Tout » est beaucoup plus complexe et n’est pas analysable avec nos moyens intellectuels, aussi sophistiqué soit-il. ---

1.4d - Ainsi, nous ne trouvons aucune réponse à des phénomènes qui dépassent notre entendement. ---  Ils sont nombreux et prouvés scientifiquement :

La mémoire génétique : tous les êtres vivants sont doués de cette particularité difficilement explicable quant à son mécanisme…

Le sens de l’orientation chez certains animaux migrateurs …

Le sens du mouvement collectif de certains : vol d’oiseaux, d’insectes, de troupeaux …

1.5 - L'intelligence

1.5a - Nous commettons l'erreur de prétendre comprendre le "Tout fondamental" avec un mécanisme humains, appelé l'intelligence, apparu fortuitement après des péripéties à la limite de la disparition totale. --- Nous sommes vraisemblablement les seuls dans l'univers à être capable de comprendre avec notre mécanisme de pensée. --- Notre évolution cahotante et chahutée ne peut que nous amener à conclure que notre intelligence et notre faculté de comprendre sont unique dans l'univers, tel que nous le concevons.

1.5b - L’intelligence est une faculté propre à l’être humain. --- Cette faculté est l’aboutissement d’une succession de mutations. --- Elle s’est améliorée avec le fil du temps. --- L’homme n’atteint son niveau intellectuel qu’après des avatars l’amenant au stade de celui qui maîtrise la matière. ---

1.5c - Cette intelligence acquise dans des circonstances exceptionnelles, le pousse à tenter de comprendre son environnement et d’en déduire les lois. --- Lacunaire, elle tente d’expliquer tout. --- Mais elle rencontre des écueils qu’elle ne franchira jamais parce que son monde est celui que son intelligence a perçu, mais qui ne peut « coiffer » le « Tout ». ---

1.5d - Beaucoup de domaines restent inexpliqué et inexplicable sans revoir le fond même du raisonnement. --- Ainsi restent inexplicable la transmission de pensée, la prémonition et les stigmates des croyants. ---

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 Ce qui suit est peut-être farfelu… quoique … !!!

 

1.6a - A ce stade de mes réflexions, je vais me permettre de développer succinctement une théorie qui remet en question le fondement même des théories scientifiques que nos chercheurs défendent pour expliquer l’Univers et ses phénomènes. ---

1.6b - Le « mécanisme » de « ce qui est » serait une « abstraction fondamentale », qui provoquerait des entités multiples dont notre Univers. --- D’autres entités existeraient en un nombre infini de systèmes. --- Notre intelligence admettra difficilement ce mécanisme. --- Notre raisonnement, aussi sophistiqué qu’il soit, serait faussé par la construction d’un Univers anthropomorphique que nos facultés cérébrales construisent. ---

1.6c- L’univers que nous percevons est celui que nos sens transmettent. --- L’univers pourrait être une abstraction collective créée par nos sens. --- Nous existerions dans un monde virtuel construit par nos sens. --- L’Univers serait l’effet d’un mécanisme qui nous dépasse et que notre intelligence d’animal évolué a construit. --- Il le fait à partir des éléments que son intelligence et ses sens disposent et ont perçus. --- Nos scientifiques pourraient commettre l’erreur d’appliquer à l’Univers un mécanisme qu’ils déduisent de leurs constatations d’animal humain analysant son environnement avec ses sens et son intelligence. ---

1.6d - Répétons-le, nos moyens d’investigation seraient faussés par des moyens intellectuels limités à ceux dont nous disposons. --- Nous commettrions l’erreur d’appliquer au « Tout » des lois que notre intelligence déduit de ses observations, avec les moyens physiques dont il dispose. --- Ces moyens résulteraient de la construction cérébrale humaine. --- Ce qui veut dire que le « mécanisme du Tout », nous échappe parce que nous ne disposons pas des moyens cérébraux pour le décrypter. ---

1.6e - Je reste préoccupé par cette idée, peut-être saugrenue, que notre Univers ne serait qu’une abstraction construite par notre intelligence. --- L’Univers n’existerait que suite à une construction collective dans un système multiple créé par nos facultés d’être humain intelligent. ---

1.6f - La mémoire génétique est un facteur essentiel à l’évolution. --- Cette faculté des êtres vivants a permis d’évoluer jusqu’à un sommet : l’animal humain. --- Elle transmet, non seulement, des caractéristiques d’évolution, voire de mutation qui produisent de nouvelles espèces. ---

1.6g - A titre d’exemple, citons la mémoire génétique qui transmet de génération en génération des comportements utile à la survie de l’espèce.  ---

1.6h - Ainsi, dans le domaine de la transmission collective, citons, entre autres, le comportement des essaims d’oiseaux ou des groupes de poissons qui évoluent collectivement subitement et harmonieusement dans tous les sens, animés par un mouvement collectif inexplicable. ---

1.6i - Nous, les humains, avons développé une faculté cérébrale qui nous permet d’analyser ce que nos sens perçoivent. --- La vue explore l’espace. --- Notre intelligence crée les outils qui lui permettent d’aller de plus en plus loin dans un lieu virtuel. --- La nature animale de notre cerveau, aussi sophistiqué soit-il, ne nous permet pas de comprendre l’ensemble du problème. ---

1.6j -  Quelle que soit la taille du cerveau des espèces animales comme la fourmi, celui-ci fonctionne mieux que le plus sophistiqué des ordinateurs. --- Toutes ces performances n’ont pas d’autres explications que celle, peut-être « farfelue », d’un Univers fictif créé par l’action « intelligente » de ses composants. – L'être humain construirait son univers collectivement avec ses sens dans son monde virtuel ---                          
1.6k - L’action collective serait « une abstraction » provoquée par des mouvements internes propre au « Tout ». --- Il n’y aurait aucun « mécanisme » tel que celui qui fait fonctionner notre « Univers ». ---

1.6l -L'intelligence développée dans notre système est probablement unique dans « l’Univers » dans lequel nous évoluons. ---

1.6m - La longue, difficile et souvent à la limite de l’extinction de l’intelligence de l’homo est probablement unique dans notre Univers. --- Cette faculté, développée dans un monde collectif, n’est pas la même pour tous les représentants de la race humaine. --- Il y a un fossé énorme entre les plus primitifs, tel les Boschimans et les gloires de nos universités.

 

CETTE THÉORIE, IMPOSSIBLE A PROUVER, APPORTERAIT UNE SOLUTION A TOUS LES PROBLÈMES INEXPLICABLES DE NOTRE MONDE.

 

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2.1 - LE PHYSICIEN THÉORICIEN STEFAN HAWKING

 

2.10 - Stephen William Hawking est un physicien théoricien célèbre né le 8 janvier 1942, en pleine guerre, à Oxford au Royaume-Uni. --- Il est célèbre et remarquable à double titre. --- il a réalisé des travaux originaux, audacieux et innovant sur l’Univers, les trous noirs, la cosmologie et la gravité quantique. --- En dehors des milieux scientifiques, il a surtout étonné le monde pour avoir surmonté une maladie :  une forme rare d’un début précoce et d’évolution lente de la sclérose latérale amyotropique (SLA) qui s’est compliquée. --- Sa maladie a progressé au fil des ans et l’a laissé complètement paralysé. En 1985, à 43 ans, il a contracté une pneumonie et subi une trachéotomie le rendant définitivement muet. --- Il ne dispose comme moyen de communiquer que des contractions des muscle de la joue détectées par un dispositif permettant d’écrire sur un ordinateur. ---

 

2.11 - Stephen Hawking est le fils du Docteur Frank Hawking (1915-2013), un chercheur biologiste et d’Isobel Hawking (1915-2013), une militante politique. --- En 1940, ils ont quitté Londres qui était bombardé par la Luftwaffe à St Alban dans le Herfordshire alors que sa mère attendait sa naissance, il était le premier enfant. --- Son père dirigeait la division de parasitologie à l’Institut national de recherches médicales. ---

2.12 - Stephen n’était pas un élève exceptionnel. --- Passionné par la science, il s’inscrivit à l’université d’Oxford pour étudier la physique. --- Son professeur dira que pour cet élève, il était uniquement nécessaire de savoir que quelque chose peut être fait et de le faire sans chercher à voir comment d’autres l’ont fait. --- Il quitta Oxford parce qu’il était plus intéressé par la théorie que l’observation. ---

2.13 - Dès son arrivée à Cambridge, il a commencé à développer les symptômes de la sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot). --- Cette maladie des neurones moteurs lui enlèvera presque tout contrôle neuromusculaire. --- Aidé, il parvint malgré tout à présenter sa thèse de doctorat. ---

2.14 - Ses médecins ne lui laissaient que peu d’espoir de vivre très longtemps --- Et pourtant, il vit toujours : il a maintenant 75 ans --- Cet être exceptionnel force l’incroyable. --- Paralysé de tout le corps, incapable de prononcé la moindre parole à cause d’une pneumonie avec trachéotomie pour mieux respirer le rendant incapable de parler. --- Il réalise sur une chaise d’infirme conçue pour lui, un travail intellectuel de chercheur, de découvreur et de vulgarisateur exceptionnel. ---

 

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2.2 – CETTE INCROYABLE FACULTÉ D’ADAPTATION DU VIVANT Á LA VIE IMPOSE RÉFLEXIONS ET CONSIDÉRATIONS.

2.21 - Je ne peux m’empêcher de m’arrêter, bouleversé par l’invraisemblable courage de ce personnage hors du commun. --- Quelle ténacité patiente, que de découragements à surmonter, que de colère pour un sort injuste. ---

2.22 - La performance de Stephen Hawking nous amène à de nombreuses réflexions et considérations sur ce phénomène unique d’adaptation de l’être humain. --- Cet être exceptionnel de courage et de foi en la vie n’avait, suivant les instances médicales, que tout au plus deux ou trois ans de vie. --- Et pourtant, il est toujours là dans des conditions de contacts avec le monde extérieur limités, actuellement, à l’unique usage de la vue. -- 

2.23 - Non seulement, il vit toujours (75 ans en 2017), mais il a réalisé des découvertes et travaux remarquables dans de nombreux domaines et surtout sur les trous noirs. --- Suite à l’aggravation de son état par les suites d’une pneumonie, un informaticien a construit un dispositif permettant à ce héros des temps modernes, d’écrire sur un ordinateur avec un commutateur dans la main, tandis qu’un synthétiseur vocal parle pour lui, lisant ce qu’il vient de taper. ---

2.24 -  - Ayant perdu l’usage de ses mains, par aggravation de son état, il utilisait, depuis 2001, les contractions des muscles de la joue détectées par un capteur infrarouge fixé à une branche de ses lunettes pouvant ainsi sélectionner les lettres une par une sur un clavier virtuel d’une tablette dont un curseur balaie en permanence l’alphabet, puis recherche les mots grâce à un algorithme prédictif. ---

2.25 – Depuis l’aggravation de son état ne lui laisse plus que l’usage de la vue pour communiquer avec l’extérieur. --- Il sélectionne ainsi cinq mots à la minute. --- On réalise la prouesse, mais surtout l’endurance cérébrale et le pouvoir de concentration qu’il lui faut pour rédiger des textes scientifiques du plus haut niveau. --- Son seul moyen communiquer sont ses paupières qu’ils clignent suivant un code qu’il a établi. --- Non seulement il communique avec le monde extérieur, mais donne des conférences et des colloques devant un auditoires d’érudits et de savants. --- 

2.26 - Ce n’est pas tout, cet être exceptionnel est un grand vulgarisateur qui est l’auteur d’ouvrages qui ont battu tous les records de publication. --- Son style est d’une grande limpidité, car il doit toujours peser ses mots au risque d’en effacer d’autres dans son vocabulaire automatique. --- On réalise la patience, la persévérance et l’endurance qu’il lui faut pour écrire quelques lignes.

 

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2.3 – RÉFLEXIONS SUR L’ŒUVRE DE HAWING.--- J’ADHÈRE A SA THEORIE SUR LES « TROUS NOIRS » ET LA POSSIBILÉ DE MONDES PARALLÈLLES. ---

 

2.31 - Le célèbre savant, a posé le dilemme de l’existence des trous noirs qui pourraient n’exister que chez les théoriciens. --- Aucune certitude ne découle de leurs travaux aussi sophistiqués soient-ils et quelques soient les hypothèses avancées. ---

2.32 - Le « trou noir » est une appellation que lui ont donné les premiers découvreurs, parce qu’ils se trouvaient devant un phénomène curieux quand ils utilisaient leurs instruments sophistiqués de l’étude de la voute céleste. ---

2.33 - Tout le monde sait que Hubble était parvenu à prouver que la lumière de chaque étoile visible provenait de l’instant du «Big Bang », ce qui lui a permis d’évaluer l’âge de la terre à la durée que le photon émis met pour parvenir jusqu’à nous. ---

2.34 – Ce phénomène physique de la prolongation de la lumière (les photons) jusqu’à nous, permet aux chercheurs de remonter jusqu’à l’instant initial (le big bang) et de tirer de nombreuses conclusions quant au mécanisme général de notre « Univers ». --- Aucunes certitudes, cependant, quant à sa place dans ce processus. --- Est-il unique et initial dans un grand « Univers » ? --- Ou n’est-il que la « branche » d’un « arbre », lui- même n’étant qu’une unité dans une « forêt » infinie aux essences multiples très diversifiées, l’une n’étant jamais identiques à une autre, comme elle, ce qui ne peut qu’augmenter, avec humilité, notre place dans le « Tout » ---

2.35 –  L’appellation « Trous noirs » existe depuis la fin du XVIII ème siècle --- Cependant, ce n’est qu’au début du siècle suivant, avec l’avènement de la relativité d’Einstein, que le concept devint plus qu’une curiosité, l’équation du célèbre savant impliquait l’existence d’un trou noir central --- Les travaux fondamentaux sur le sujet remontent aux années 1960

2.36 – Ceux qui « scrutaient le ciel » avaient constaté, avec des moyens télescopiques de plus en plus performants, qu’il y avait des zones de l’Univers au comportements bizarres, comme si les éléments décelables entouraient un phénomène qu’ils ont appelé justement « trou noir ». --- Il serait plus juste de l’appeler « trou conique noir », ce phénomène de restrictions concentriques pourrait être un passage pour retrouver le « Tout fondamental », théorie acceptable. --- Comme disait Laplace « rien ne se crée, rien ne se perds, tout évolue », conformément à la loi de persistance de « Tout ce qui est ».

2.37 - Modestement et très personnellement, j’adopte cette théorie comme me semblant la plus vraisemblable dans un « Tout » bien organisé, logique et simple. --- Reste maintenant à le prouver ou en démontrer les failles par des scientifiques plus compétents que moi qui prendront la peine de lire mes écrits.

 

 

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24/06/2017

Atavisme et évolution.

Nous reprenons ci-après l'étude corrigée et complètée du chapitre 1 .---  

 INTRODUCTION : Cette étude a pour ambition de défendre la théorie que l’évolution de l'espèce humaine serait due essentiellement à l'action des potentats (du latin potentatus " pouvoir souverain"). --- Chez les êtres vivants et en particulier les humains, ceux qui étaient physiquement les plus forts se sont imposés par la force. --- Ils ont été suivis (dominé) pour leur opportunisme ou leurs qualités intellectuelles. --- Ce comportement est la conséquence de la loi unique d'élimination des moins performants. ---                                                                                                  

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1.1- Cette étude a pour but de chercher une réponse aux interrogations qu'on se pose devant des évidences résultant de l'analyse de notre environnement, de la recherche de son origine ainsi que du fonctionnement de son mécanisme fondamental. --- Notre condition d'être solidaire suscita l’apparition de meneurs potentats se servant des croyances pour asseoir leur autorité. ---

J’ai employé le mot « potentat » pour bien souligner une évidence ignorée par la tradition, celle-ci se perdant dans les arcanes de l’histoire. --- Elle mettait au premier plan les écrivains qui devaient clamer la gloire de leurs « seigneurs et maîtres ». --- Ces rapporteurs n’hésitaient pas, par flagornerie, à trahir la vérité en embellissant les faits, voire même en les inventant. --- Quant aux autres, ils étaient éliminés ou bannis. ---

Cependant effet positif, cette situation avait l’avantage de promouvoir les arts, les sciences, les connaissances et de réaliser des actions spectaculaires (monuments et lieux de cultes et de gestion communale) --- Sans eux, nous ne connaîtrions pas la munificence des cathédrales et des maisons communales. ---

Certains potentats furent initiateurs et entrepreneurs d’actions d’utilité publique et d’embellissement des lieux au prix de la misère et de « l’esclavage » de leurs administrés. --- Les rois de France, entre autres, si glorifiés par l’histoire dans les manuels des potaches, furent de cruels dirigeants qui bâtirent leur notoriété sur la misère de leurs administrés. --- Il serait souhaitable que parallèlement à l’enseignement de l’histoire, les "maîtres" actuels complètent leur enseignement par le prix payé par le peuple pour les réaliser. --- Les livres d’histoire glorifient ces "dictateurs" avec lyrisme, mais n’enseignent jamais que leur grandeur le fut au prix de la misère, de la souffrance et du sang de leurs « sujets ». ---

1.2- En préambule de mon étude, il est essentiel d'analyser le mécanisme de l'évolution qui obéit à la loi fondamentale de tout ce qui est. --- En tant qu'être humain, dépendant de ses conditions d’existence, nous sommes soumis à la logique de prévoir un début et une fin à tout. --- C'est par raisonnement que nous sommes forcés d'admettre que les concepts de début et de fin n'existent pas :  Dans l'absolu, donc en dehors de notre condition humaine, le début et la fin des choses sont inconcevables. --- L’espace dans lequel nous évoluons et le temps qui le fait fonctionner n'ont pas de commencement, ni de fin : on n'est ou on n'est pas, sinon c’est le néant ou l'immobilisme. ---

L’existence humaine est soumise à la loi de l’évolution de la matière qui s’est détachée du soleil pour se placer dans des conditions favorisant l’eau liquide. --- Après bien des péripéties provoquant la vie, un phénomène terrestre ou extraterrestre a provoqué l’apparition de cellules qui se multipliaient par « mitose » c’est-à-dire non sexuée. ---

Un autre « accident » évolutif créa la « méiose ». --- Celle-ci produisait des cellules différenciées entre un donneur, le mâle et un receveur, la femelle avec l’avantage d’un échange des caractéristiques de chacun.(il s'agit, entre autre de l'échange sexuel produisant les spécificités d'un nouvel individu. ---

 Ce « mécanisme cellulaire » fut le moteur de l’expansion diversifiée de la vie. --- Sa mise place fut difficile et longue. --- Elle débuta dans le milieu marin et ce ne fut qu’avec le temps que des mutations se produisirent. --- Ce mécanisme de « mutation » est essentiel dans le fonctionment de mouvement de tout ce qui est, l’état statique étant impossible. ---

La terre était entièrement recouverte d’eau liquide. --- Des contractions internes de matière solide provoquèrent l’émergence de continents. --- Ils évolueront d’une manière permanente suivant les contractions du « magma » interne. ---

Certains animaux marins coloniseront ces surfaces. --- Ils évolueront pour s'adapter aux conditions atmosphériques. --- De mutations en mutations, ils assimileront l’air dans un système respiratoire où les poumons remplaient les branchies. ---

1.3- Notre subordination à une structure fondamentale de mouvement qui est unique et essentiel, nous amène aux déductions suivantes : notre ère d’existence, la planète terre, est le produit d'un mécanisme total. ---  Ces composants sont en perpétuelle évolution avec un début et une fin, sinon c'est l'absence de mouvements ou l'état statique, c'est à dire le néant. ---

Il est important de souligner cette déduction. --- La terre est un « déchet rejeté par le soleil ». --- Le « hasard » a créé des conditions favorisant la vie. --- Elle est née dans la matière liquide qui recouvrait la terre. --- Notre planète a bénéficié d’une position planétaire favorable à l’eau liquide, ce qui ne sera jamais le cas pour les autres du système solaire, en raison de leur position par rapport au soleil. --- Les « débuts de vie » constatés chez ceux qui ne bénéficie de  cet avantage, sont très primaires et évoluent peu. ---

Notre intelligence accepte difficilement que l’Univers n’ait pas d’histoire et que les concepts de néant et d’état statique n’existent autrement que dans le raisonnement produit par notre intelligence. --- Nous sommes soumis à des lois d’existence avec un début à la naissance une mort en fin de vie. ---

Dans l’absolu, « on est ou on n’est pas » et le mouvement perpétuel, sans origine ni fin, est le seul possible. --- D’autre part, dans notre esprit, le mouvement n’est concevable que s’il est renouvelé. --- Si nous raisonnons dans l’absolu, il est évident que les concepts de début et de fin disparaissent et la logique veut que l’Univers soit infini dans un système de mouvement permanent. --- Nous commettons l’erreur d’appliquer le concept anthropomorphique de mouvement. ---  

Notre raisonnement est influencé par nos conditions d’être pensant qui ne peut admettre un Univers qui ne répond pas aux lois que son intelligence admet. --- L’univers est une entité qui a ses lois ou son mécanisme. --- Notre intelligence est incapable d’en comprendre le système. ---

Quant à l’homme, il est soumis à son contexte de résident planétaire dépendant de son astre, le soleil. --- Les scientifiques les plus crédibles situent notre planète dans le temps, à la moitié de l’existence de notre « étoile, le soleil ». ---

1.4-  Nos sens sont faussés par une perception anthropomorphique de notre environnement dans l’Univers. --- La perception de celui-ci est produit par nos sens, l’ouie, la vue, l’odorat et le toucher qui transfèrent à notre cerveau des données. --- Nous les utiliserons pour compléter les informations que nous recevons ou captons. --- La plupart des êtres vivants utilisent ces sens pour se déplacer, se nourrir, se défendre. --- L’être humain, au sommet de l’évolution, a atteint de telles performances, qu’il menace son propre biotope en manipulant la matière tellement dangereusement qu’il menace l’équilibre des forces qui la constituent. ---

De mutation en mutation à partir du « phénomène de la vie », celle-ci a évolué depuis la toute première cellule contenant la vie en puissance, jusqu’à son couronnement, l’être humain. --- L’histoire de cet événement est bien connue et enseignée dans tous les cours de biologie. ---

Ce phénomène de mutation est nécessaire à l’évolution. --- Il est provoqué par la contrainte due à un milieu saturé qui provoquera l’apparition d’être ayant muté en prédateurs. --- Les plus spectaculaire sont les carnivores qui « font le ménage » et rétablissent l’équilibre. --- Ce comportement est provoqué par la loi fondamentale de l’évolution. --- Celle-ci découlant du « mécanisme primordial » de mouvement. ---

La mutation est le mécanisme primordial de notre univers. --- L’évolution n’en est qu’un effet. --- La mutation est le moteur de l’évolution. --- Sans elle, ce serait l’impossible immobilisme. --- La mutation contrôle les effets de la saturation en s’adaptant. --- Ses lois sont multiples et difficiles à définir. ---

On est surpris des résultats spectaculaires que cette loi provoque. --- Elle a permis que des mutants surviennent lors des grands cataclysmes naturels. ---La loi unique et essentielle de l’évolution impose le mouvement. --- Le mouvement provoque des mondes en évolutions. ---

Nous sommes dans un de ces « événements ». --- Il est comme un feu d’artifice qui projettent dans le ciel des milliards d’étincelles dont l’existence est limitée. --- Notre Univers est une des petites parcelles de feu de notre exemple avec un début, l’allumage de celle-ci et sa progression vers la plus intense lumière suivi de son déclin dans le néant. ---

Notre Univers serait à la moitié de son parcours. ---

1.5- Cette théorie d’univers multiples apporterait des éléments d'explication aux mécanismes qui produisent les phénomènes paranormaux dont certains sont admis par la science. ---Ces phénomènes nombreux et inexplicables existent, acceptés par des scientifiques sérieux et crédibles et ne peuvent s'expliquer que par une construction fondamentale que notre entendement ne peut admettre. --- Tous les éléments de la matière vivante ou inerte ont une histoire qui peut revenir dans certains cas accidentels provocant des événements inexplicables. ---

Le célèbre physicien infirme, Stephan Hawking s’est longuement penché sur le problème des « trous noirs » Cet étrange comportement des étoiles en fin de vie est mystérieux et inexplicable. --- Elles disparaissent dans le temps, pour rejoindre une autre dimension. ---

Peut-être, celle-ci est le produit d'un mécanisme autre que celui qui nous fait fonctionner. --- Nous commettons  l’erreur de croire que le « Tout » obéit à des lois que nous avons déduites de l’observation de « Univers » que nous percevons. ---  Il obéit à des lois que nos chercheurs ont déduites de l’observation de l’environnement terrestre qu’il pouvait analyser. --- Il est probable que le « Tout » est beaucoup plus complexe et n’est pas analysable avec nos moyens intellectuels, aussi sophistiqué soit-il. ---

Ainsi, nous ne trouvons aucune réponse à des phénomènes qui dépassent notre entendement. ---  Ils sont nombreux et prouvés scientifiquement :

  • La mémoire génétique : tous les êtres vivants sont doués de cette particularité difficilement explicable quant à son mécanisme…
  • Le sens de l’orientation chez certains animaux migrateurs …
  • Le sens du mouvement collectif de certains : vol d’oiseaux, d’insectes, de troupeaux …

1.6- Nous commettons l'erreur de prétendre comprendre le "Tout fondamental" avec un mécanisme humains, appelé l'intelligence, apparu fortuitement après des péripéties à la limite de la disparition totale. --- Nous sommes vraisemblablement les seuls dans l'univers à être capable de comprendre avec notre mécanisme de pensée. --- Notre évolution cahotante et chahutée ne peut que nous amener à conclure que notre intelligence et notre faculté de comprendre sont unique dans l'univers, tel que nous le concevons.

L’intelligence est une faculté propre à l’être humain. --- Cette faculté est l’aboutissement d’une succession de mutations. --- Elle s’est améliorée avec le fil du temps. --- L’homme n’atteint son niveau intellectuel qu’après des avatars l’amenant au stade de celui qui maîtrise la matière. ---

Cette intelligence acquise dans des circonstances exceptionnelles, le pousse à tenter de comprendre son environnement et d’en déduire les lois. --- Lacunaire, elle tente d’expliquer tout. --- Mais elle rencontre des écueils qu’elle ne franchira jamais parce que son monde est celui que son intelligence a perçu, mais qui ne peut « coiffer » le « Tout ». ---

Beaucoup de domaines restent inexpliqué et inexplicable sans revoir le fond même du raisonnement. --- Ainsi restent inexplicable la transmission de pensée, la prémonition et les stigmates des croyants. ---

 

A suivre les chapitres deux et trois d'une étude approfondie de notre histoire et de "l'histoire" qui s'est construite à partir d'un mécanisme de vie humaine produite par l'évolution des êtres vivants aboutissant à un être intelligent, devenu solidaire à cause de ses conditions de précarité.

 

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Ce qui suit est peut-être farfelu… quoique … !!!

A ce stade de mes réflexions, je vais me permettre de développer succinctement une théorie qui remet en question le fondement même des théories scientifiques que nos chercheurs défendent pour expliquer l’Univers et tous ses phénomènes. ---

Le « mécanisme » de « ce qui est » serait une « abstraction fondamentale », qui provoquerait des entités multiples dont notre Univers. --- D’autres entités existeraient en un nombre infini de systèmes. --- Notre intelligence admettra difficilement ce mécanisme. --- Notre raisonnement, aussi sophistiqué qu’il soit, serait faussé par la construction d’un Univers anthropomorphique que nos facultés cérébrales construisent. ---

L’univers que nous percevons est celui que nos sens transmettent. --- L’univers pourrait être une abstraction collective créée par nos sens. --- Nous existerions dans un monde virtuel construit par nos sens. --- L’Univers serait l’effet d’un mécanisme qui nous dépasse et que notre intelligence d’animal évolué a construit. --- Il le fait à partir des éléments que son intelligence et ses sens disposent et ont perçus. --- Nos scientifiques pourraient commettre l’erreur d’appliquer à l’Univers un mécanisme qu’ils déduisent de leurs constatations d’animal humain analysant son environnement avec ses sens et son intelligence. ---

Répétons-le, nos moyens d’investigation seraient faussés par des moyens intellectuels limités à ceux dont nous disposons. --- Nous commettrions l’erreur d’appliquer au « Tout » des lois que notre intelligence déduit de ses observations, avec les moyens physiques dont il dispose. --- Ces moyens résulteraient de la construction cérébrale humaine. --- Ce qui veut dire que le « mécanisme du Tout », nous échappe parce que nous ne disposons pas des moyens cérébraux pour le décrypter. ---

Je reste préoccupé par cette idée, peut-être saugrenue, que notre Univers ne serait qu’une abstraction construite par notre intelligence. --- L’Univers n’existerait que suite à une construction collective dans un système multiple créé par nos facultés d’être humain intelligent. ---

La mémoire génétique est un facteur essentiel à l’évolution. --- Cette faculté des êtres vivants a permis d’évoluer jusqu’à un sommet : l’animal humain. --- Elle transmet, non seulement, des caractéristiques d’évolution, voire de mutation qui produisent de nouvelles espèces. ---

A titre d’exemple, citons la mémoire génétique qui transmet de génération en génération des comportements utile à la survie de l’espèce.  ---

Ainsi, dans le domaine de la transmission collective, citons, entre autres, le comportement des essaims d’oiseaux ou des groupes de poissons qui évoluent collectivement subitement et harmonieusement dans tous les sens, animés par un mouvement collectif inexplicable. ---

Nous, les humains, avons développé une faculté cérébrale qui nous permet d’analyser ce que nos sens perçoivent. --- La vue explore l’espace. --- Notre intelligence crée les outils qui lui permettent d’aller de plus en plus loin dans un lieu virtuel. --- La nature animale de notre cerveau, aussi sophistiqué soit-il, ne nous permet pas de comprendre l’ensemble du problème. ---

Quelle que soit la taille du cerveau des espèces animales comme la fourmi, celui-ci fonctionne mieux que le plus sophistiqué des ordinateurs. --- Toutes ces performances n’ont pas d’autres explications que celle, peut-être « farfelue », d’un Univers fictif créé par l’action « intelligente » de ses composants. – L'être humain construirait son univers collectivement avec ses sens dans son monde virtuel ---                          
L’action collective serait « une abstraction » provoquée par des mouvements internes propre au « Tout ».
--- Il n’y aurait aucun « mécanisme » tel que celui qui fait fonctionner notre « Univers ». ---

L'intelligence développée dans notre système est probablement unique dans « l’Univers » dans lequel nous évoluons. ---

La longue, difficile et souvent à la limite de l’extinction de l’intelligence de l’homo est probablement unique dans notre Univers. --- Cette faculté, développée dans un monde collectif, n’est pas la même pour tous les représentants de la race humaine. --- Il y a un fossé énorme entre les plus primitifs, tel les Boschimans et les gloires de nos universités. -

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CETTE THÉORIE, IMPOSSIBLE A PROUVER, APPORTERAIT UNE SOLUTION A TOUS LES PROBLÈMES INEXPLICABLES DE NOTRE MONDE.

 

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29/04/2017

&.-1- Atavisme - Les croyances et les religions ont suscités les potentats.

INTRODUCTION : Cette étude a pour ambition de défendre la théorie de l'évolution de l'espèce humaine due à l'action des potentats (du latin potentatus " pouvoir souverain"). --- Parmi les humains, ceux qui étaient physiquement les les plus forts se sont imposés par la force ou ont été suivi pour leur opportunisme ou leurs qualités intellectuelles. ---  L'objectif de cette étude est de défendre la théorie que l'aboutissement de notre monde provient de la loi du plus fort, personnalisé par le  potentat.  Ce comportement est la conséquence du grégarisme qui soumet ou élimine les plus faibles. ---                                                                                                  

&.-1- Source et origine de l'atavisme - L'espèce humaine, physiquement fragile ,fut forcée de s'unir pour affronter les dangers d'une existence précaire. --- Les croyances et les religions ont favorisé les potentats qui les assujettiront pour les "protéger" . ---

1.1- Cette étude a pour but de rechercher une réponse aux  interrogations qu'on se pose devant des évidences résultant de l'analyse de notre environnement, de la recherche de son origine ainsi que du fonctionnement de son mécanisme fondamental. --- Notre condition d'être solidaire suscita l’apparition de meneurs potentats utilisant les croyances pour asseoir leur autorité. ---

1.2- En préambule, il est essentiel d'analyser le mécanisme de l'évolution qui obéit à la loi fondamentale de tout ce qui est. ---  En tant qu'être humain, dépendant de ses conditions d'existence,  nous sommes soumis à la logique de prévoir un début et une fin à tout. --- C'est par raisonnement que nous sommes forcés d'admettre que les concepts de début et de fin de tout n'existent pas :  Dans l'absolu, donc en dehors de notre condition humaine, le début et la fin des choses sont inconcevables. ---  L'espace dans lequel nous évoluons et le temps qui le fait fonctionner n'ont pas de commencement, ni de fin : on n'est ou on n'est pas, sinon c'est  le néant ou l'immobilisme. ---

1.3- Cette subordination à ce mécanisme essentiel nous pousse aux déductions suivantes : notre ère d’existence, la planète terre, est le produit d'un mécanisme total dont les composants sont en perpétuelle évolution avec un début et une fin, sinon c'est l'absence de mouvements ou l'état statique, c'est à dire le néant. ---

1.4- Ce préambule était nécessaire pour mieux exposer le mécanisme fondamental logique, essentiel et permanent qui est à la base de l'évolution. --- On peut affirmer que ce mécanisme fondamental est le seul possible et est démontré par la raison. ---

1.5- Dans ce contexte d'évidence du mécanisme de tout ce qui est, nous devons établir les constats suivants, eux aussi primordiaux et uniques : exister suppose le mouvement de quelque chose que l'on a appelé la matière qui est en mouvement permanent et qui obéit à une seule loi possible, c'est avoir un début et une fin, sinon ce serait impossible puisque sans suite ni résultats. ---

1.6- La matière en évolution ne peut qu'obéir à un mécanisme de construction de ses éléments suivi de leur destruction (sinon il n'y aurait pas de mouvement), ce qui suppose que la matière constitue un univers unique qui fonctionne suivant sa loi de permanence, d'occupation et d'évolution. --- 

1.7- Un certains nombres de constats nous permet de déduire que toutes les "particules" de L'univers se construisent de manière permanente et forment un tissus infini en mouvement perpétuel créant une "histoire permanente" . ---

1.8- Ces constats apportent des éléments d'explication aux mécanismes qui produisent les phénomènes paranormaux acceptés par la science. ---Ces phénomènes nombreux et inexplicables existent, acceptés par des scientifiques sérieux et crédibles et ne peuvent s'expliquer que par une construction fondamentale que notre entendement ne peut admettre. --- tous les éléments de la matière vivante ou inerte ont une histoire qui peut revenir dans certains cas accidentels provocant des éléments inexplicables. ---

1.9- Nous commettons l'erreur de prétendre comprendre le "tout fondamental" avec un mécanisme humains, appelé l'intelligence, apparu fortuitement après des péripéties à la limite de la disparition totale. --- Nous sommes vraisemblablement les seuls dans l'univers à être capable de comprendre avec notre mécanisme de pensée. --- Notre évolution cahotante et chahutée ne peut que nous amener à conclure que notre intelligence et notre faculté de comprendre sont unique dans l'univers, tel que nous le concevons .

1.10- C'est sa rivalité atavique, développée par l'intelligence, qui permet à un être fragile de dominer les autres êtres vivants de sa planète. --  D'autre part, son biotope est le résultat d'un accident de la mécanique de l'univers qui permet l'eau liquide. --- Quant à la vie, c'est à la suite de circonstances fortuites dues au hasard qu'elle est apparue provoquant notre existence . --

 

A suivre dans une étude approfondie de notre histoire et de "l'histoire" qui s'est construite à partir d'un mécanisme de vie humaine produite par l'évolution des êtres vivants aboutissant à un être intelligent devenu solidaire à cause de ses conditions de précarité.

 

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16/04/2017

1. Propos sur le bonheur

ÉTUDE SUR LE BONHEUR – ESSAI PAR

« MONSIEUR TOUT LEMONDE »

 

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---


Seront notés en rouge les commentaires complétant, confirmant ou contredisant des passages de ce travail, en remerciant ceux qui voudront bien prendre cette peine. Cliquer sur commentaires en bas juste avant les tags

Ils peuvent les adresser aussi par mail à philippemailleux@gmail.com

Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

 

ÉTUDE SUR LE BONHEUR - COMMENT LE RÉALISER ?

  1. Propos sur la définition.

.1 – Le bonheur est un sentiment furtif qui est difficile à réaliser et à obtenir. --- Il est tellement complexe et multiple qu’il est laborieusement défini par les grands dictionnaires.

 1.2 -  Si on s’en tient à son sens le plus philosophique et le plus idéalisé, il sera « l’état de la conscience pleinement satisfaite – Grand Robert » -

 1.3 – Cette définition nous amène à nous interroger sur l’état de conscience. Le terme garde une connotation religieuse et morale. --- Suivant le Grand Robert « (elle est la) connaissance intuitive par l’être humain de ce qui est bien ou mal, et qui le pousse à porter des jugements de valeur morale sur ses propres actes »

 1.4 – En ce qui concerne le bien ou le mal, il est important de préciser que ces notions sont essentielles au bonheur parce qu’elles contribuent à bien intégrer l’homme dans un milieu basé sur la solidarité de groupe. --- Toute transgression de cette règle est asociale et facteur de chaos. --- L’histoire nous rapporte le détail des supplices horribles qui sanctionnaient les contrevenants pour mieux marquer et impressionner les esprits sur la sanction cruelle appliquée devant un public terrorisé. --- Ces sanctions édictées par les potentats avaient pour but de mieux impressionner ceux qui enfreindraient ces lois. ---

 1.5 – Tout ce préambule pour bien souligner l’importance des relations humaines basées sur la solidarité qui implique une morale essentiellement altruiste. --- Tous les potentats et les « meneurs » de l’histoire ont prôné ce comportement à leur avantage. – Ils ont tous profité de la croyance en un Dieu ou des dieux sanctionnant les contrevenants, s’ils ne suivaient pas leurs lois. --- Les tables de la loi données à Moïse en sont les premières manifestations écrites. ---

 1.6 - Nos ancêtres, faute de connaissances dues à l'évolution et le savoir, ne trouvaient d'autres explication que l'existence d'un être suprême. --- Ils ne réalisaient pas l’irrationalité d’une sanction appliquée par cet être suprême à une créature qui n’a aucune responsabilité quant à son origine et que, d’autre part, il ait trouvé une action aussi farfelue que de placer celle-ci dans un déchet de soleil dans des conditions d’existence telles qu’elle manqua de peu la disparition ---

1.7-  Malheureusement, l'atavisme veut que l’homme soit un loup pour l’homme. --- Il ne fait que s’aligner sur la loi basique de l’univers qui est la sélection du plus fort au détriment du  plus faible et, en cas de saturation, de provoquer l’apparition de prédateurs. pour régulariser son expansion ---  Cette loi, essentielle dans l’Univers, résulte de son mécanisme évolutif, seule alternative à son existence, les autres étant inconcevables, puisque limitées. ---

1.8 - Nous sortons à peine de deux guerres fratricides et si nous connaissons une accalmie plus longue, elle est essentiellement due à la crainte du péril qui résulte de l’exploitation des forces nucléaires pouvant anéantir des populations entières, si pas toute l'humanité. ---

1.9 -  Bien qu’elle paraisse utopique, la solution reste une mutation de l’être humain vers un « homme nouveau » prônée par feu le professeur de Duve, prix Nobel, qui l’a bien étudiée et décrite dans un de ses livres. --- Ce grand savant prônerait une réaction de cet « homme nouveau » contre cette loi basée uniquement sur l’élimination du plus faible par le plus fort, en participant à la création d’une espèce nouvelle solidaire et altruiste qui gérerait cette expansion suicidaire.---                       
 

1.10 -  Le récent avènement du financier farfelu et incapable à la tête de la plus grande puissance du monde n’augure rien de bon quant à une solidarité mondiale basée sur l’entente entre les peuples pour réfléchir à ce problème. --- Le repli sur soi prônée par ce nouveau leader risque fort d’être communicatif, les états « riches » cherchant une autonomie profitable, en ne participant plus aux dépenses de solidarité. ---

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2 – Trente et une définitions du bonheur et propos sur le sujet par les philosophes, les penseurs, les écrivains et le commun des mortels.

2.1 - Le bonheur ne tenait peut-être qu'à l'équilibre des petites joies (comme arriver au passage piétons juste quand le bonhomme passe au vert) et des petits désagréments de la vie (comme avoir une étiquette qui gratte dans le cou).1. Quatre filles et un jean (2002) de Ann Brashares

2.2 - Nous vivons dans une société où l'égoïsme règne à outrance, où les hommes, pour atteindre leur bonheur personnel, n'hésitent pas bien souvent à provoquer le malheur de leur prochain. Journal de ma captivité (1923) de Philippe François Victor Baucq

2.3 - C'est la théorie de la capillarité, selon laquelle le bonheur de quelques-uns se répand et exerce ses effets sur le bonheur de tous.  - Ambiguïtés (2006) de Elliot Perlman

2.4 - Les gens heureux ne cherchent rien, et ne vont point avertir les autres de leur bonheur, les malheureux sont intéressants, les gens heureux sont inconnus. - Discours sur le bonheur (1779) de Emilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet

2.5 - Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme une récompense et non comme un but. - L'Alchimiste (1988) de Paulo Coelho

2.6 - Je tiens pour principes certains du bonheur qu'il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune. - Paul et Virginie (1787) de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

2.7 - Ma mère, à toi je me confie.
Des écueils d'un monde trompeur
Ecarte ma faible nacelle.
Je veux devoir tout mon bonheur
A la tendresse maternelle.

A ma mère de Alfred de Musset

2.8 - Je t'aimais. Je t'aime. Je t'aimerai. La conjugaison du bonheur !  - Olympe de Gouges (2012) de Catel Muller, dite Catel

2.9 - En permettant aux uns de duper les autres, la naïveté est un élément trop capital du bonheur humain, pour qu'on ne lui doive pas de l'indulgence. - carnets de Henry de Montherlant

2.10 - La confiance d'être aimé est le seul bonheur de la vie; mais c'est un bonheur appuyé sur une colonne de sable; en sonder l'intérieur, c'est s'exposer à la renverser absolument. Réflexions sur les passions et sur les goûts (1741) de François Joachim de Pierre, cardinal de Bernis

2.11 - Le véritable bonheur platonique est la fusion de deux esprits. - Beau parleur (2012) de Jesse Kellerman

2.12 -  Il n'y a rien de plus parfait que de trouver du bonheur à communiquer le sien. - Conférences de Notre-Dame de Paris (1835-1851) de Henri Lacordaire

2.13 - Mais le bien public est fait du bonheur de chacun. - La Peste (1947) de Albert Camus

2.14 - Ah ! Quel bonheur d'être libre, libre de la plus belle de toutes les libertés, celle de la pensée-Lettres parisiennes (1857) de Delphine Gay, dite Madame de Girardin

2.15 - On passe par différents goûts
En passant par différents âges :
Plaisir est le bonheur des fous ;
Bonheur est le plaisir des sages.

Tableau de la vie humaine de Stanislas Jean de Boufflers

2.16 -  Arrêtons de chercher le bonheur là où nous l'avons perdu - Magique étude du Bonheur (2010) de Vincent Cespedes

2.17- je préfère doucement laisser faire chaque instant
Sans me forcer sans me pousser
Je chemine de l'avant
Je n'ai jamais pris la peine de regarder derrière moi
Ma route s'en va tout droit
C'est le bonheur qui m'entraîne.

 Ma chère et tendre (2003), Itinéraire de Henri Salvador

2.18 - La vie n'a qu'un sens : y être heureux. Si la vie n'est pas synonyme de bonheur, autant ne pas vivre. - Carnets (1957), années 1930 à 1944 de Henry de Montherlant

2.19 - L'homme jouit du bonheur qu'il ressent, et la femme de celui qu'elle procure. Plaire n'est pour lui qu'un moyen de succès, tandis que pour elle, c'est le succès lui-même.   Les Liaisons dangereuses (1782) de Pierre Choderlos de Laclos

2.20 - Heureuse, elle eût été ravissante : le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard. - La Comédie humaine (1842-1852) de Honoré de Balzac

2.21 - Le bonheur est le parfum de l'âme, l'harmonie du cœur qui chante. - Les Précurseurs (1919) de Romain Rolland

2.22 - Le bonheur n'est pas un objet à posséder, c'est une qualité de pensée, un état d'âme. - Rebecca (1938) de Daphne du Maurier

2.23- Ce que nul ne partage avec nous nous est insupportable ; le bonheur lui-même nous serait douloureux à porter seuls. - Le Giaour (1813) de George Cardon, lord Byron

2.24 - Il est dur lorsque sur la terre
Dans le bonheur on a vécu
De mourir triste et solitaire
Sur les ruines d'un vieux cul.
Jadis dans une forêt vierge
Je fus planté sur le versant
Qu'un pur filet d'urine asperge
Et parfois un filet de sang.

Lamentations d'un poil de cul de femme (1854) de Jules Verne

2.25 - Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne. Nuances morales, nouvelles pensées . - (1899) de Marie Pochet Neveux, dite Marie Valyère

2.26- Le bonheur ne vaut d'être vécu que s’il est partagé. - Voyage au bout de la solitude (1997) de Jon Krakauer

2.27 - Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne. - Nuances morales, nouvelles pensées (1899) de Marie Pochet Neveux, dite Marie Valyère

2.28 - Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. - Les Plaisirs et les Jours (1896), Ephémère efficacité du chagrin de Marcel Proust

2.29 - Le bonheur tue les poètes. - Illusions perdues (1837-1843) de Honoré de Balzac 

2.30 -  On ne cherche pas le bonheur : on le trouve. - Le Jeu du roman (1995) de Louise Lambrich

2.31 -  Le bonheur est d'aimer bien plus que d'être aimé. -  Journal de voyage : de Bordeaux au Pont du Gard de Henri Beyle, dit Stendhal

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13/04/2017

1.1. Etude sur le bonheur

ÉTUDE SUR LE BONHEUR – ESSAI PAR

« MONSIEUR TOUT LEMONDE »

 

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---

Seront notés en rouge les commentaires complétant, confirmant ou contredisant des passages de ce travail, en remerciant ceux qui voudront bien prendre cette peine. Cliquer sur commentaires en bas juste avant les tags

Ils peuvent les adresser aussi par mail à philippemailleux@gmail.com

Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Le texte qui suit est la suite de la publication précédente du 17 mars – Il est présenté en caractères bleu-foncé et figurera en début de publication.

 

ÉTUDE SUR LE BONHEUR - COMMENT LE RÉALISER ?

 

2 – Trente et une définitions du bonheur et propos sur le sujet par les philosophes, les penseurs, les écrivains et le commun des mortels.

2.1 - Le bonheur ne tenait peut-être qu'à l'équilibre des petites joies (comme arriver au passage piétons juste quand le bonhomme passe au vert) et des petits désagréments de la vie (comme avoir une étiquette qui gratte dans le cou).1. Quatre filles et un jean (2002) de Ann Brashares

2.2 - Nous vivons dans une société où l'égoïsme règne à outrance, où les hommes, pour atteindre leur bonheur personnel, n'hésitent pas bien souvent à provoquer le malheur de leur prochain. Journal de ma captivité (1923) de Philippe François Victor Baucq

2.3 - C'est la théorie de la capillarité, selon laquelle le bonheur de quelques-uns se répand et exerce ses effets sur le bonheur de tous.  - Ambiguïtés (2006) de Elliot Perlman

2.4 - Les gens heureux ne cherchent rien, et ne vont point avertir les autres de leur bonheur, les malheureux sont intéressants, les gens heureux sont inconnus. - Discours sur le bonheur (1779) de Emilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet

2.5 - Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme une récompense et non comme un but. - L'Alchimiste (1988) de Paulo Coelho

2.6 - Je tiens pour principes certains du bonheur qu'il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune. - Paul et Virginie (1787) de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

2.7 - Ma mère, à toi je me confie.
Des écueils d'un monde trompeur
Ecarte ma faible nacelle.
Je veux devoir tout mon bonheur
A la tendresse maternelle.

A ma mère de Alfred de Musset

2.8 - Je t'aimais. Je t'aime. Je t'aimerai. La conjugaison du bonheur !  - Olympe de Gouges (2012) de Catel Muller, dite Catel

2.9 - En permettant aux uns de duper les autres, la naïveté est un élément trop capital du bonheur humain, pour qu'on ne lui doive pas de l'indulgence. - carnets de Henry de Montherlant

2.10 - La confiance d'être aimé est le seul bonheur de la vie; mais c'est un bonheur appuyé sur une colonne de sable; en sonder l'intérieur, c'est s'exposer à la renverser absolument. Réflexions sur les passions et sur les goûts (1741) de François Joachim de Pierre, cardinal de Bernis

2.11 - Le véritable bonheur platonique est la fusion de deux esprits. - Beau parleur (2012) de Jesse Kellerman

2.12 -  Il n'y a rien de plus parfait que de trouver du bonheur à communiquer le sien. - Conférences de Notre-Dame de Paris (1835-1851) de Henri Lacordaire

2.13 - Mais le bien public est fait du bonheur de chacun. - La Peste (1947) de Albert Camus

2.14 - Ah ! Quel bonheur d'être libre, libre de la plus belle de toutes les libertés, celle de la pensée-Lettres parisiennes (1857) de Delphine Gay, dite Madame de Girardin

2.15 - On passe par différents goûts
En passant par différents âges :
Plaisir est le bonheur des fous ;
Bonheur est le plaisir des sages.

Tableau de la vie humaine de Stanislas Jean de Boufflers

2.16 -  Arrêtons de chercher le bonheur là où nous l'avons perdu - Magique étude du Bonheur (2010) de Vincent Cespedes

2.17- je préfère doucement laisser faire chaque instant
Sans me forcer sans me pousser
Je chemine de l'avant
Je n'ai jamais pris la peine de regarder derrière moi
Ma route s'en va tout droit
C'est le bonheur qui m'entraîne.

 Ma chère et tendre (2003), Itinéraire de Henri Salvador

2.18 - La vie n'a qu'un sens : y être heureux. Si la vie n'est pas synonyme de bonheur, autant ne pas vivre. - Carnets (1957), années 1930 à 1944 de Henry de Montherlant

2.19 - L'homme jouit du bonheur qu'il ressent, et la femme de celui qu'elle procure. Plaire n'est pour lui qu'un moyen de succès, tandis que pour elle, c'est le succès lui-même.   Les Liaisons dangereuses (1782) de Pierre Choderlos de Laclos

2.20 - Heureuse, elle eût été ravissante : le bonheur est la poésie des femmes, comme la toilette en est le fard. - La Comédie humaine (1842-1852) de Honoré de Balzac

2.21 - Le bonheur est le parfum de l'âme, l'harmonie du cœur qui chante. - Les Précurseurs (1919) de Romain Rolland

2.22 - Le bonheur n'est pas un objet à posséder, c'est une qualité de pensée, un état d'âme. - Rebecca (1938) de Daphne du Maurier

2.23- Ce que nul ne partage avec nous nous est insupportable ; le bonheur lui-même nous serait douloureux à porter seuls. - Le Giaour (1813) de George Cardon, lord Byron

2.24 - Il est dur lorsque sur la terre
Dans le bonheur on a vécu
De mourir triste et solitaire
Sur les ruines d'un vieux cul.
Jadis dans une forêt vierge
Je fus planté sur le versant
Qu'un pur filet d'urine asperge
Et parfois un filet de sang.

Lamentations d'un poil de cul de femme (1854) de Jules Verne

2.25 - Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne. Nuances morales, nouvelles pensées . - (1899) de Marie Pochet Neveux, dite Marie Valyère

2.26- Le bonheur ne vaut d'être vécu que s’il est partagé. - Voyage au bout de la solitude (1997) de Jon Krakauer

2.27 - Le bonheur est en nous, puisqu'en amitié comme en amour on jouit surtout de ce que l'on donne. - Nuances morales, nouvelles pensées (1899) de Marie Pochet Neveux, dite Marie Valyère

2.28 - Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. - Les Plaisirs et les Jours (1896), Ephémère efficacité du chagrin de Marcel Proust

2.29 - Le bonheur tue les poètes. - Illusions perdues (1837-1843) de Honoré de Balzac 

2.30 -  On ne cherche pas le bonheur : on le trouve. - Le Jeu du roman (1995) de Louise Lambrich

2.31 -  Le bonheur est d'aimer bien plus que d'être aimé. -  Journal de voyage : de Bordeaux au Pont du Gard de Henri Beyle, dit Stendhal

 

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1.1 – Le bonheur est un sentiment furtif qui est difficile à réaliser et à obtenir. --- Il est tellement complexe et multiple qu’il est laborieusement défini par les grands dictionnaires.

 1.2 -  Si on s’en tient à son sens le plus philosophique et le plus idéalisé, il sera « l’état de la conscience pleinement satisfaite – Grand Robert » -

 1.3 – Cette définition nous amène à nous interroger sur l’état de conscience. Le terme garde une connotation religieuse et morale. --- Suivant le Grand Robert « (elle est la) connaissance intuitive par l’être humain de ce qui est bien ou mal, et qui le pousse à porter des jugements de valeur morale sur ses propres actes »

 1.4 – En ce qui concerne le bien ou le mal, il est important de préciser que ces notions sont essentielles au bonheur parce qu’elles contribuent à bien intégrer l’homme dans un milieu basé sur la solidarité de groupe. --- Toute transgression de cette règle est asociale et facteur de chaos. --- L’histoire nous rapporte le détail des supplices horribles qui sanctionnaient les contrevenants pour mieux marquer et impressionner les esprits sur la sanction cruelle appliquée devant un public terrorisé. --- Ces sanctions édictées par les potentats avaient pour but de mieux impressionner ceux qui enfreindraient ces lois. ---

 1.5 – Tout ce préambule pour bien souligner l’importance des relations humaines basées sur la solidarité qui implique une morale essentiellement altruiste. --- Tous les potentats et les « meneurs » de l’histoire ont prôné ce comportement à leur avantage. – Ils ont tous profité de la croyance en un Dieu ou des dieux sanctionnant les contrevenants, s’ils ne suivaient pas leurs lois. --- Les tables de la loi données à Moïse en sont les premières manifestations écrites. ---

 1.6 - Nos ancêtres, faute de connaissances dues à l'évolution et le savoir, ne trouvaient d'autres explication que l'existence d'un être suprême.. --- Ils ne réalisaient pas l’irrationalité d’une sanction appliquée par cet être suprême à une créature qui n’a aucune responsabilité quant à son origine et que, d’autre part, il ait trouvé une action aussi farfelue que de placer celle-ci dans un déchet de soleil dans des conditions d’existence telles qu’elle manqua de peu la disparition ---

1.7-  Malheureusement, l'atavisme veut que l’homme soit un loup pour l’homme. --- Il ne fait que s’aligner sur la loi basique de l’univers qui est la sélection du plus fort au détriment du  plus faible et, en cas de saturation, de provoquer l’apparition de prédateurs. pour régulariser son expansion ---  Cette loi, essentielle dans l’Univers, résulte de son mécanisme évolutif, seule alternative à son existence, les autres étant inconcevables, puisque limitées. ---

1.8 - Nous sortons à peine de deux guerres fratricides et si nous connaissons une accalmie plus longue, elle est essentiellement due à la crainte du péril qui résulte de l’exploitation des forces nucléaires pouvant anéantir des populations entières, si pas toute l'humanité. ---

1.9 -  Bien qu’elle paraisse utopique, la solution reste une mutation de l’être humain vers un « homme nouveau » prônée par feu le professeur de Duve, prix Nobel, qui l’a bien étudiée et décrite dans un de ses livres. --- Ce grand savant prônerait une réaction de cet « homme nouveau » contre cette loi basée uniquement sur l’élimination du plus faible par le plus fort, en participant à la création d’une espèce nouvelle solidaire et altruiste qui gérerait cette expansion suicidaire.---                                                       

 1.10 -  Le récent avènement du financier farfelu et incapable à la tête de la plus grande puissance du monde n’augure rien de bon quant à une solidarité mondiale basée sur l’entente entre les peuples pour réfléchir à ce problème. --- Le repli sur soi prônée par ce nouveau leader risque fort d’être communicatif, les états « riches » cherchant une autonomie profitable, en ne participant plus aux dépenses de solidarité. ---

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25/02/2017

EXISTER (25 février 2017)

EXISTER  !  ?   (25 février 2017)

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---

Seront notés en couleur les commentaires complétant, confirmant ou contredisant des passages de ce travail, en remerciant ceux qui voudront bien prendre cette peine. Cliquer sur commentaires en bas juste avant les tags

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Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 25 février 2017

(Le chapitre 11 est nouveau et figure en bleu)

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LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

  1.  1.- Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

  1. 2.-Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète. 

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

  1. 3.- Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

  4.- Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.1

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète. --- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. --- D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

  1. 5.- L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

  1. 6.- Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

7.- L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant constituées de sons exprimés en tons égaux « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

8.- La sédentarité.

8.1 - Les hominiens n’avaient évolué qu’en s’associant en petites bandes, conduites par un plus fort ou plus expérimenté par l’âge. --- La découverte du feu fut un facteur essentiel de progrès tant pour l’alimentation que pour leur défense et leur confort. --- Les aliments cuits, d’abord des viandes et ensuite des végétaux leur permirent d’en améliorer le goût, de les conserver et de mieux les digérer. ---

8.2 – Ils découvrirent l’élevage en capturant de jeunes animaux et en domestiquant quelques-uns, ce qui leur fit rapidement comprendre les avantages de la sédentarité. --- Les troupeaux étaient plus facilement gardés, parqués dans des enclos de branchage. --- Ils élèveront aussi de jeunes loups qui apprendrons à rassembler les troupeaux dans les pâturages et qui devinrent de bons gardiens qui les défendaient des agresseurs. ---

8.3 – la sédentarité leur apportait beaucoup d’avantages : 1.- la domestication de nombreux animaux s’étaient améliorée par l’élevage (chèvres, moutons, vaches ou autres ruminants, animaux de bassecour et porc sauvage devenu le plus important dans l’alimentation) 2. - la culture de plantes sauvages sélectionnées.  3. - La sélection et le temps les firent mutés en viandes raffinées et en   légumes et fruits de table. ---

8.4 -  Ces anciens chasseurs, sédentarisés dans les meilleurs endroits de production et à proximité d’un cours d’eau, se regroupèrent en hameaux, en réalisant les avantages de l’associativité qui permettait de diversifier les tâches et d’augmenter le confort. --- Un « vieux » réglait les conflits et donnaient des conseils aux plus jeunes. ---

8.5 -  En grossissant, ces hameaux devinrent des villages avec tous les problèmes inhérents à l’égoïsme humain. --- Une organisation plus contraignante fut mise en place avec une hiérarchie dans le pouvoir. ---

8.6 -  D’autre part, les récalcitrants furent exclus de la communauté et forcés de vivre de rapines prélevées dans les champs et sur les troupeaux. --- ils s’associèrent en bandes belliqueuses qui s’affrontaient durement, développant leurs qualités musculaires avec un chef respecté pour sa force physique et son autorité. ---

9.- Les potentats et la monnaie.

9.1 – Ces bandes guerrières s’emparèrent du pouvoir dans les cités et imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou imposer des services. --- Ce furent les premiers impôts et les prémices de l’esclavage. ---

9.2 – Avec le temps, ces villages devinrent des villes et des états nécessitant une organisation contraignante basée, en général, sur la dictature exercée par des potentats qui ont imposé leurs lois par la force. --- L’histoire nous a rapporté que, à la tête de la plupart des états, des chefs de bande se sont imposés par les armes et se sont enrichis au détriment des populations, dites laborieuses. ---

9.3 -  Certains de ces potentats, pour mieux asseoir leur autorité, se sont arrogés une autorité de source divine. --- La plupart ont assis leur pouvoir sur la croyance en un ou des êtres supérieurs tout puissant dont ils sont l’émanation ou la représentation. ---

9.4 – Les vaincus des guerres furent souvent réduits à l’esclavage. --- Suivant Montesquieu « l’esclavage proprement dit est l’établissement d’un droit tellement propre à un autre homme, qu’il est le maître absolu de sa vie et de ses biens ». --- Il est réduit à l’état de chose dont on dispose à sa fantaisie. --- La plupart des peuples vaincus ont subi ce sort. ---

9.5 – L’exemple d’esclavagisme le plus récent de l’histoire moderne ne date pas de longtemps. --- La traite des noirs d’Afrique qui étaient vendus et considéré comme un animal domestique ne fut abolie qu’en 1865 après la victoire du général Grant sur le général Lee. --- La guerre entre les états abolitionnistes et les « esclavagistes » qui avait fait sécession, dura quatre ans. ---

9.6 -  Il est intéressant de signaler : 1.- Les abolitionnistes comptaient à l’entrée de la guerre une population de 22 millions d’habitants et leurs adversaires 9,1 millions (des fermiers ou exploitants agricoles) qui utilisaient 3,5 millions d’esclaves noirs.  2.- La victoire des abolitionnistes est due à sa puissance industrielle et à son réseau ferroviaire qui permettaient un déplacement efficace des troupes 3. Cette guerre permit aux États-Unis, origine du nom, de constituer l’état puissant qui est actuellement maître du monde 4. - Le nombre de victimes dans ce conflit (624000 tués et 500.000 blessés) est le plus important de l’histoire des États-Unis et dépasse même celui des victimes des guerres auxquelles ils avaient participé, y compris celle de 40-45.

10.– Les croyances et les religions.

10.1 – Comme dit précédemment, les hommes, dès qu’ils ont pensé valablement en cherchant le pourquoi des événements dont ils n’étaient pas maître, ont levé les yeux vers ce ciel qui conditionnait leur existence : soleil, pluie, orage, tonnerre, vent, éclairs, nuages, étoiles. ---  

10.2 -   La constatation de ces phénomènes les ont amenés à en rechercher la cause qu’ils attribuèrent à l’action de puissances extérieures. --- Ce fut d’abord le soleil qui se levait et se couchait en rythmant leur existence en jour et nuit et dont la présence apportait joie et bien-être. --- Ce fut, ensuite, la crainte et l’angoisse que leur causait l’apparition de phénomènes liés à l’action de l’eau qui tombait en pluie depuis les nuages, du vent, des éclairs accompagnés de tonnerre et aussi du grand mystère du firmament s’étendant sur leurs têtes, piqué d’innombrables étoiles. ---

10.3 - Le milieu arboricole dont il provenait en avait fait des êtres craintifs échappant,  par leur agilité et leurs membres allongés, aux fauves qui les traquaient. --- Leur migration vers des espaces peu arborés les rendit vulnérables. --- Ils devinrent, en grand nombre, une proie facile et se nourrissaient, à la sauvette, des maigres restes que leur laissaient les charognards. --- Frugivores et insectivores, ils avaient développé leurs membres avant et leurs doigts pour permettre la préhension de leur nourriture. --- Ce fut le début de l’utilisation manuelle des membres avant qui leur permettaient  de mieux tenir les restes (carcasses ou os) ou pour s’échapper d’un danger en maintenant les restes avec un bras. ---

10.4 -  Les quelques survivants de ces périodes de transition mutèrent vers des espèces plus performantes physiquement et intellectuellement pour s’imposer à leurs agresseurs. --- Ils développèrent la station debout qui libérait les mains. --- Ce furent les premières avancées permettant la création matérielle d’objet de confort, d’utilité ménagère ou de progrès. --- Cette mutation fut les prémices de celle qui aboutira aux avancées actuelles de la science et des techniques les plus sophistiquées. --- L’utilisation exclusive des mains favorisa la mutation de la fonction préhensile des membres arrières vers celle de la marche. --- La plante des pieds se rapprocha de celle des plantigrades (ours)

10.5 – L’intelligence, d’abord primaire s’affina dans la pensée et provoqua le questionnement sur l’existence et sur les forces dont ils étaient tributaires. --- La pensée s’exprima d’abord par des signes et par l’amélioration des grognements de satisfaction des primates. --- Cette réaction gutturale s’affinera en langage provoquant la mutation du larynx et du pharynx en organe de sons, chantés d’abord et ensuite exprimés par la voix en sons plus bas et  plus uniforme. ---La nécessité de communiquer perfectionna la parole diversifiée en vocabulaires de plus en plus sophistiqué pour créer un langage usuel exprimant le concret d’abord et abstrait ensuite en affinant la pensée dans l’abstraction. ---

10.6 -  L’évolution d’une société  ainsi créée et évoluée,  provoqua le regroupement en petites unités, dirigées par des anciens ou des sages, pour progresser ensuite vers des unités plus grandes : villages, villes, pays. ---

10.7 – Les opportunistes ou les exclus de la vie organisée, comme détaillé plus avant (exclusion des bourgades), s’imposèrent par la force et leurs meneurs s’arrogèrent des pouvoirs régaliens leur imposant une charge en biens ou monnaies d’échange de plus en plus lourde, ce qui conduisit les populations à l’esclavage et à la misère.

10.8 – L’histoire nous rapporte que les croyances et les religions sont nées de la nécessité intellectuelle des humains à rechercher, dans les phénomènes naturels ou spatiaux, les raisons de leur existence, qu’ils attribuaient à des forces supérieures qu’ils ne pouvaient contrôler. ---

10.9 -  Cette quête d’une réponse à cette interrogation primordiale, amena ces premiers animaux évolués, dès que la pensée devint intelligente, à rechercher ces puissances occultes dans ce qu’ils ne comprenaient pas et dans les mystères de la nature. Ce fut ainsi qu’ils implorèrent ces « puissances » de leur accorder des faveurs ou d’éloigner les dangers naturels. --- La vie en société leur avait appris que rien ne se faisant gratuitement, il fallait « offrir » en biens ou en monnaies d’échange la réalisation de ces demandes avec l’espoir de les voir « exaucées ». ---

10.10 – Les petites unités développèrent leurs échanges ce qui favorisa le progrès et incita ceux qui avaient amélioré le confort ou fait des découvertes utiles à la société, de bénéficier d’avantages particuliers qui en incitèrent d’autres à les imiter. --- C’est ainsi qu’apparurent les chercheurs et les savants qui firent école de disciples, développant ce qui fut appelé le « progrès ». ---

11.- L’esclavagisme et l’abolition.

11.1 - Le terme esclavage vient du grec médiéval « sklavini . --- Les romains désignaient cette condition par le terme « servus » qui ont donné les mots : servile, servilité, serf, service et serviteur.

11.2 – Les bandes guerrières qui s’étaient emparés du pouvoir dans les cités, imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou d’imposer des services. --- Ce furent les prémices de l’esclavage et les premiers impôts. ---

11.3 – L’esclave est un individu privé de sa liberté, ce sera un instrument économique, une chose dont le maître dispose à sa guise. --- La privation de liberté existe depuis que les « vainqueurs » ont utilisé des vaincus à leur convenance. --- Elle date de l’époque des premières sociétés humaines, quand les bandes armées se sont emparés des hameaux par la force, y ont imposé leurs lois et soumis les habitants soit à les servir et à les enrichir, soit en les obligeant à fournir une partie des fruits de leur labeur ou aussi en les privant de liberté et en disposant d’eux comme un animal domestique ou un « outil animé » comme disait Aristote. ---

11.4 -Il faut remonter loin dans l’histoire de l’homme pour retrouver des traces de cette pratique « inhumaine ». --- Ce furent vraisemblablement des « prisonnier de guerre » qui deviendront des instruments de développement économique ou de confort ménager--- De grandes réalisations nécessitèrent de gros moyens, tels l’utilisation de prisonniers-esclave. ---

11.5 – l’esclavage, d’abord des vaincus de guerres, devint ensuite une pratique pour prélever, par la force, de la main d’œuvre dans des pays voisins.  Cette utilisation forcée de l’homme fera toujours partie des mœurs humaines, qu’elle soit ouverte par l’exploitation économique des travailleurs ou qu’elle soit clandestine par un labeur forcé imposé par un maître qui les a « exportés » depuis leur pays d’origine. ---

11.6 - Il y a trois siècles, certains pays du continent américain ont prélevé de la main d’œuvre noire dans les pays côtiers de l’Afrique. --- Ge fut fait dans des conditions inhumaines, appelées « traite des nègres ». --- « la marchandise » était amassée dans les cales des bateaux de « négriers » dans lequel les plus fragiles périssaient. --- Cette « sélection » valorisait la marchandise et permettait une concurrence et un marchandage rémunérateur --- Il contribua au développement économique des régions agricoles dont les surfaces exploitables nécessitaient une main-d’œuvre importante pour être rentable. ---

11.7 - Cette pratique fut remise en question lors du développement industriel des états du nord, les « terriens » du sud restant attaché à l’utilisation de la main d’œuvre humaine. Il fallut la guerre de Sécession, l’avènement d’Abraham Lincoln, en 1865, et l’abolition de l’esclavage, date historique de « fédéralisme » qui  permit de faire naître la plus puissante nation économique de la planète. ---

11.8 –  Il existe des formes de travail forcé dite esclavage moderne : le proxénétisme (prostitution forcée) – le travail clandestin – le travail des enfants –  les enfants soldats. ---

11.9 – Cependant, il existe encore des cas d’esclavage de « prisonniers » par la force (Soudan et au Pakistan, les chrétiens vendus aux musulmans et en Mauritanie les musulmans esclaves d’autres musulmans). ---

11.10 – L’esclavage humain est aboli par toutes les grandes institutions (Convention européenne des droits de l’homme, Déclaration universelle des droits de l’homme, convention de l’ONU à Genève en 1926). ---

11.11 – En France, le premier qui affranchi les serfs en 1315, fut Louis X. /--- Après la révolution, en 1790, l’Assemblée Nationale décrètera la légalité de l’esclavage et ne la supprimera qu’en 1794, après l’insurrection d’esclaves dans les colonies. --- Napoléon Bonaparte rétablira l’esclavage en 1802, sous l’influence de divers traités. --- Il l’abolira, lors de son règne de 100 jours, en 1815, pour se concilier la Grande Bretagne. ---

11.11 – Dès que les hommes se sont rassemblés en société et ont été dominé par les plus forts, il s’est établi une hiérarchie des plus musclés ou des plus intelligents qui ont imposé leurs lois aux autres. --- Cette « masse » contrôlable et soumise aux plus forts a existé jusqu’à l’instauration de droit de vote qui lui permet de donner du pouvoir à des représentants qui sont éligibles périodiquement. --- Certains dictateur parviennent à contrôler les résultats en leur faveur. ---

11.12 – Dans le monde, l’esclavage ne fut réellement aboli qu’à partir de 1823 par le Chili. Dans les autres états, cette abolition s’échelonna jusqu’il y a peu en 1992 au Pakistan. --- Les colonies continuèrent à le pratiquer sous la forme de « travail forcé ». --- L’esclavage ne fut réellement aboli dans les grands pays qu’en 1833 en Angleterre, en 1865 aux États-Unis (guerre de sécession), en 1910 en chine (effective en 1949), en 1962 en Arabie Saoudite, en Tunisie en 1846, au Tibet en 1950, au Népal en 1926, en 1888 au Brésil,. --- Cependant ces traités ne furent que partiellement respectés et l’esclavage fut pratiqué notamment dans les pays coloniaux français sous forme clandestine  ---

11.13 - Reconnaissances officielles : 2001 en France, reconnaissance de la traite des esclaves comme crime contre l’humanité – 2004 année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage et de  son abolition (ONU) – 2005 journée internationale pour l’abolition de l’esclavage. ---

11.14 – Si l’esclavage sous sa forme sociale a pratiquement été supprimé à notre époque. --- Il faut cependant tenir compte des formes sociales de dépendance pratiquée par certaines classes de « bien nantis » ou d’employeurs qui exercent sur leurs subordonnés une pression telle que ceux-ci perdent leur liberté sociale. --- Ces esclaves modernes connaissent la même terreur des « patrons » qui menacent constamment leurs subordonnés non qualifiés ou clandestins qu’ils « exploitent » : la perte d’un salaire minable les terrorise et les rendent dépendant à n’importe quelles conditions. --- Ces « négriers » exigent une rentabilité maximale et des prestations non rémunérées à la limite du supportable. --- 

11.15– Il faut cependant mettre en cause notre système économique de libre échange qui force certains employeurs de nos pays et des pays sous-développés à pratiquer des prix bas pour conserver une rentabilité suffisante. ---

11.16 – D’autre part, hypocritement, nous fermons les yeux sur cette injustice permanente de nos sociétés qui contribuent à leur confort en pratiquant des prix minables au préjudice des peuples pauvres. --- Certains médias et les œuvres sociales ne cessent de nous faire prendre conscience de cet état de chose. --- Au lieu de nous plaindre de la « vie chère », nous devrions prendre conscience de cette « injustice » qui contribue au confort dans nos assiettes, nos loisirs, notre santé et l’éducation de nos enfants. --- Comme disait mon patron : « On se plaint, la gueule pleine ».

 

A SUIVRE

 

 

 

24/12/2016

EXISTER

 

EXISTER  !  ?

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. ---

Seront notés en couleur les commentaires complétant, confirmant ou contredisant des passages de ce travail, en remerciant ceux qui voudront bien prendre cette peine. Cliquer sur commentaires en bas juste avant les tags

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Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 24 décembre 2016

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LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

  1. Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

  1. Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète. 

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

  1. Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

 

  1. Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète. --- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. --- D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

  1. L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

  1. Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

  1. - L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant constituées de sons exprimés en tons égaux « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

  1. - La sédentarité.

8.1 - Les hominiens n’avaient évolué qu’en s’associant en petites bandes, conduites par un plus fort ou plus expérimenté par l’âge. --- La découverte du feu fut un facteur essentiel de progrès tant pour l’alimentation que pour leur défense et leur confort. --- Les aliments cuits, d’abord des viandes et ensuite des végétaux leur permirent d’en améliorer le goût, de les conserver et de mieux les digérer. ---

8.2 – Ils découvrirent l’élevage en capturant de jeunes animaux et en domestiquant quelques-uns, ce qui leur fit rapidement comprendre les avantages de la sédentarité. --- Les troupeaux étaient plus facilement gardés, parqués dans des enclos de branchage. --- Ils élèveront aussi de jeunes loups qui apprendrons à rassembler les troupeaux dans les pâturages et qui devinrent de bons gardiens qui les défendaient des agresseurs. ---

8.3 – la sédentarité leur apportait beaucoup d’avantages : 1.- la domestication de nombreux animaux s’étaient améliorée par l’élevage (chèvres, moutons, vaches ou autres ruminants, animaux de bassecour et porc sauvage devenu le plus important dans l’alimentation) 2. - la culture de plantes sauvages sélectionnées.  3. - La sélection et le temps les firent mutés en viandes raffinées et en   légumes et fruits de table. ---

8.4 -  Ces anciens chasseurs, sédentarisés dans les meilleurs endroits de production et à proximité d’un cours d’eau, se regroupèrent en hameaux, en réalisant les avantages de l’associativité qui permettait de diversifier les tâches et d’augmenter le confort. --- Un « vieux » réglait les conflits et donnaient des conseils aux plus jeunes. ---

8.5 -  En grossissant, ces hameaux devinrent des villages avec tous les problèmes inhérents à l’égoïsme humain. --- Une organisation plus contraignante fut mise en place avec une hiérarchie dans le pouvoir. ---

8.6 -  D’autre part, les récalcitrants furent exclus de la communauté et forcés de vivre de rapines prélevées dans les champs et sur les troupeaux. --- ils s’associèrent en bandes belliqueuses qui s’affrontaient durement, développant leurs qualités musculaires avec un chef respecté pour sa force physique  et son autorité. ---

  1. - Les potentats et la monnaie.

9.1 – Ces bandes guerrières s’emparèrent du pouvoir dans les cités et imposèrent leurs lois dont celle de prélever des biens ou imposer des services. --- Ce furent les premiers impôts et les prémices de l’esclavage. ---

9.2 – Avec le temps, ces villages devinrent des villes et des états nécessitant une organisation contraignante basée, en général, sur la dictature exercée par des potentats qui ont imposé leurs lois par la force. --- L’histoire nous a rapporté que, à la tête de la plupart des états, des chefs de bande se sont imposés par les armes et se sont enrichis au détriment des populations, dites laborieuses. ---

9.3 -  Certains de ces potentats, pour mieux asseoir leur autorité, se sont arrogés une autorité de source divine. --- La plupart ont assis leur pouvoir sur la croyance en un ou des êtres supérieurs tout puissant dont ils sont l’émanation ou la représentation. ---

9.4 – Les vaincus des guerres furent souvent réduits à l’esclavage. --- Suivant Montesquieu « l’esclavage proprement dit est l’établissement d’un droit tellement propre à un autre homme, qu’il est le maître absolu de sa vie et de ses biens ». --- Il est réduit à l’état de chose dont on dispose à sa fantaisie. --- La plupart des peuples vaincus ont subi ce sort. ---

9.5 – L’exemple d’esclavagisme le plus récent de l’histoire moderne ne date pas de longtemps. --- La traite des noirs d’Afrique qui étaient vendus et considéré comme un animal domestique ne fut abolie qu’en 1865 après la victoire du général Grant sur le général Lee. --- La guerre entre les états abolitionnistes et les « esclavagistes » qui avait fait sécession, dura quatre ans. ---

9.6 -  Il est intéressant de signaler : 1.- Les abolitionnistes comptaient à l’entrée de la guerre une population de 22 millions d’habitants et leurs adversaires 9,1 millions (des fermiers ou exploitants agricoles) qui utilisaient 3,5 millions d’esclaves noirs.  2.- La victoire des abolitionnistes est due à sa puissance industrielle et à son réseau ferroviaire qui permettaient un déplacement efficace des troupes 3. Cette guerre permit aux États-Unis, origine du nom, de constituer l’état puissant qui est actuellement maître du monde 4. - Le nombre de victimes dans ce conflit (624000 tués et 500.000 blessés) est le plus important de l’histoire des États-Unis et dépasse même celui des victimes des guerres auxquelles ils avaient participé, y compris celle de 40-45.

  1. – Les croyances et les religions.

10.1 – Comme dit précédemment, les hommes, dès qu’ils ont pensé valablement en cherchant le pourquoi des événements dont ils n’étaient pas maître, ont levé les yeux vers ce ciel qui qui conditionnait leur existence : soleil, pluie, orage, tonnerre, vent, éclairs, nuages, étoiles. ---  

10.2 -   La constatation de ces phénomènes les ont amenés à en rechercher la cause qu’ils attribuèrent à l’action de puissances extérieures. --- Ce fut d’abord le soleil qui se levait et se couchait en rythmant leur existence en jour et nui et dont la présence apportait joie et bien-être. --- Ce fut, ensuite, la crainte et l’angoisse que leur causait l’apparition de phénomènes liés à l’action de l’eau qui tombait en pluie depuis les nuages, du vent, des éclairs accompagnés de tonnerre et aussi du grand mystère du firmament s’étendant sur leurs têtes, piqué d’innombrables étoiles. ---

10.3 - Le milieu arboricole dont il provenait en avait fait des êtres craintifs échappant aux fauves qui les traquaient, par leur agilité et leurs membres allongés. --- Leur migration vers des espaces peu arborés les rendit vulnérables aux fauves qui les traquaient. --- Ils devinrent, en grand nombre, une proie facile. --- Ils se nourrissaient, à la sauvette, des maigres restes que leur laissaient les charognards. --- Frugivores et insectivores, ils avaient développé leurs membres avant et leurs doigts pour permettre la préhension de leur nourriture. --- Ce fut le début de l’utilisation manuelle des membres avant pour mieux tenir les restes (carcasses ou os) ou pour s’échapper d’un danger tout en maintenant les restes avec un bras. ---

10.4 -  Les quelques survivants de ces périodes de transition mutèrent vers des espèces plus performantes physiquement et intellectuellement pour s’imposer à leurs agresseurs. --- Ils développèrent la station debout qui libérait les mains. --- Ce furent les premières avancées permettant la création matérielle d’objet de confort, d’utilité ménagère ou de progrès. --- Cette mutation fut les prémices de celle qui aboutira aux avancées actuelles de la science et des techniques les plus sophistiquées. --- L’utilisation exclusive des mains favorisa la mutation de la fonction préhensile des membres arrières vers celle de la marche. --- La plante des pieds se rapprocha de celle des plantigrades (ours)

10.5 – L’intelligence, d’abord primaire, s’affina dans la pensée et provoqua le questionnement sur l’existence et sur les forces dont ils étaient tributaires. --- La pensée s’exprima d’abord par des signes et l’amélioration des grognements de satisfaction des primates qui s’affinèrent en langage qui provoqua la mutation du larynx et du pharynx en organe de sons modulés d’abord et ensuite exprimés par la voix. --- Ainsi naquit la parole, d’abord chantée et ensuite parlée. --- La nécessité de communiquer perfectionna la parole diversifiée en vocabulaires de plus en plus sophistiqué pour créer un langage usuel exprimant le concret d’abord et abstrait ensuite affinant la pensée dans l’abstraction. ---

10.6 -  L’évolution d’une société  ainsi créée et évoluée, avait provoqué des regroupements en petites unités, dirigées par des anciens ou des sages, pour progresser vers des unités plus grandes, villages, villes, pays. ---

10.7 – Les opportunistes ou les exclus de la vie organisée, comme détaillé plus avant (exclusion des bourgades), s’imposèrent par la force et leurs meneurs s’arrogèrent des pouvoirs régaliens leur imposant une charge en biens ou monnaies d’échange de plus en plus lourde. --- Ce qui conduisit les populations à l’esclavage et à la misère.

10.8 – L’histoire nous rapporte que les croyances et les religions sont nées de la nécessité intellectuelle des humains à rechercher, dans les phénomènes naturels ou spatiaux, les raisons de leur existence, qu’ils attribuaient à des forces supérieures qu’ils ne pouvaient contrôler. ---

10.9 -  Cette quête d’une réponse à cette interrogation primordiale, amena ces premiers animaux évolués, dès que la pensée devint intelligente, à rechercher ces puissances occultes dans ce qu’ils ne comprenaient pas et dans les mystères de la nature. Ce fut ainsi qu’ils implorèrent ces « puissances » de leur accorder des faveurs ou d’éloigner les dangers naturels. --- La vie en société leur avait appris que rien ne se faisant gratuitement, il fallait « offrir » en biens ou en monnaies d’échange ces demandes avec l’espoir de les voir « exaucées ». ---

10.10 – Les petites unités développèrent leurs échanges ce qui favorisa le progrès et incita ceux qui avaient amélioré le confort ou fait des découvertes utiles à la société, de bénéficier d’avantages particuliers qui en incitèrent d’autres à les imiter. --- C’est ainsi qu’apparurent les chercheurs et les savants qui firent école de disciples, augmentant ce qui fut appelé le « progrès ». ---

A SUIVRE

 

12/11/2016

Le petit séminaire

 

 

 L'austère petit séminaire de Gentinnes en 1943

 

 Vue avant

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 Vue arrière

 

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 L'étang

 

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Nous avons l’âme en mal

Du bâtiment trop grand.

Un lourd cœur animal

Qui pleure et perd le sang.

 

Pauvres petits garçons

Qui sanglotent au giron

De mamans éperdues

Qui s’élèvent aux nues.

 

Elles envoient aux nuages

Tant de soupirs secrets,

De petits gars très sages

Qui ne furent pas prêts

A entrer au couvent

Pour y pleurer souvent.

 

La vie était très difficile dans un internat qui formait des "aspirants" missionnaires d'Afrique. --- Confinement trop long d'abord: nous ne rentrions chez nous qu'à Noël, Pâques et aux grandes vacances. --- Prestations trop dures, beaucoup de temps de prière et services religieux, silence à table avec lectures édifiantes, une heure journalière de corvées ménagères et d'entretien des locaux. Quant aux courtes périodes de "détente", elles étaient occupées par des activités scoutes obligatoires qui ne plaisaient pas à tout le monde.

Je garde douloureusement en moi la marque de cette période de régime de couvent, qui nous imposait une vie "spartiate", avec horaires difficiles, mêlant prières, silence même aux repas, lever aux petites heures, journées longues, contraintes physiques dures (gymnastique torse nu au dehors, corvées ménagères etc...). --- Nos loisirs "imposés" étaient la pratique du scoutisme, en "patrouille" en semaine, et, le dimanche, lors d'un "grand jeu", à l'extérieur, de toute l'unité. ---

 

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Les potaches

 J'étais très mauvais élève. --- Distrait, je perdais vite le suivi du cours : imaginatif, je me complaisais à créer mon "univers". --- Mes bulletins déplorables, désolaient mon oncle et mes parents. --- Mes heures de prière, longues  et inconfortables, à genoux sur un banc d'église, se passaient dans mon monde imaginaire. ---

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Dans la propriété de notre collège, il y avait un étang jouxtant la cour de détente dans lequel des grenouilles y coassaient la nuit. --- Dans mon monde imaginaire, je croyais qu'elles m'appelaient. --- Aussi, pendant les temps de pose entre les cours, je parvins à me glisser sous la clôture pour les appeler. ---  J'en distinguai une : c'était une belle grenouille brunâtre, aux grands yeux tendres et doux de bovidé, qui pataugeait à grands coups de ses longues cuisses luisantes dans une sorte de petite crique discrètement camouflée.--- Je l'ai appelée gros bidon, et J'imaginai entreprendre de grands voyages avec elle. ---

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Le soir, je la retrouvais et elle m’accueillait en gonflant ses bajoues. --- J’en avais fait une amie que j’avais introduite dans mes dédoublements, dont j’avais fortement amélioré la technique les rendant de plus en plus discrets et réels.

Une nuit d’hiver, glaciale, abyssale et longue, en plein désarroi et triste à mourir, j’appelai ma grenouille qui accourut aussitôt. --- Elle me confia qu'elle s'appelait Rana 1ère, mère de la génération de la première lune rousse, et que toutes les suivantes, dont elle, s'étaient appelées ainsi. ---

Elle nous invitât à faire un voyage dans la soupe verdâtre de son coin d'eau. --- Au plus profond de l'étang, elle nous entraina dans un endroit sublime de limpidité; la suivant, nous entrâmes dans des bulles-aéronefs. --- Elles étaient individuelles, s’irisant des rais du soleil et chacun voguait à sa guise. --- Tout était sphérique, y compris nous-même. --- Nous descendîmes dans un monde de rêve et de cristal dans lequel les bulles jetaient des feux de diamants. ---

Dans cet univers féerique vivaient des êtres étranges, enfermés comme nous dans leur bulle, et qui nous faisaient de grands signes de bienvenue. Huit bras filiformes, aussi souples que des ficelles, s’agitaient en tous sens en prenant appui, tout en glissant, sur les parois de leur bulle. --- Leur tête était une sorte de bille transparente et miroitante qui semblait toujours nous regarder, nous sourire ou nous parler. --- Huit bras filiformes, aussi souples que des ficelles, s’agitaient en tous sens en prenant appui, tout en glissant, sur les parois de leur bulle.

Elles nous expliquèrent qu'elles étaient la mémoire de l'eau et que celle-ci est la mère de la vie. --- Les esprits ont imploré le ciel pour qu'il donne la vie et la vie est entrée dans l'eau et l'eau a nourri la vie et la vie a peuplé l'eau et l'air et la terre toute entière. --- Et les hommes, reconnaissants, se sont mis à chanter l'hymne de l'eau. ---

 

Ô, toi, ma mère l’eau

Tu murmures et tu chantes

Comme le bel oiseau,

Qui coule dans les pentes

En élevant aux cieux

Un chant pour ces lieux.

 

Ô ! ma source, ô ! mon eau

De lents canards te saignent

En fendant tes ruisseaux.

Ton bleu miroir se baigne

Dans ton ciel le plus beau

Pour les petits moineaux

Qui s’y mirent et s’y penchent

Depuis les basses branches.

Tes océans miroitent tes ciels sans nuages

Tes mers accourent, toutes folles d’horizon.

De beaux galets s’enroulent, le long de tes plages

Où le sable s’écoule en un grand flot très blond.

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Ci-après, les œuvres du mémorial kongolo qui ont été peintes par Raf Mailleux, le plus jeune frère de mon père.

Le plus jeune frère de mon père, sculpteur renommé et vivant de son art, était très proche de l'oncle de Gentinnes, il était devenu un ami des confrères de celui-ci. ---

 

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Le missionnaire face à ses bourreaux

 

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la vierge et l'enfant, l'ombre suggère une vierge médiévale

 

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 Le christ en croix

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Les missionnaires, massacrés à Kongolo, qui ont été mes condisciples, pendant la guerre quarante, au petit séminaire de Gentinnes

 

Le Révérend Père Pierre Gilles

C'était l'assistant de notre chef d'unité scoute qui nous avait été envoyé de Bruxelles, lorsque mon oncle décida d'introduire le scoutisme au collège. --- La "vocation" de devenir missionnaire lui vint en fréquentant le milieu des spiritains de Gentinnes; ---

Né à Etterbeek (Bruxelles), 6/06/1924

Pour ses frères et sœurs et pour tous les membres de la famille, il fut toujours très affectueux, participant à chaque occasion à leurs peines comme à leurs joies et resserrant entre tous le lien de l'esprit familial.
Pour ses confrères et ses nombreux amis ensuite, ce grand missionnaire, à la figure douée et souriante, attentif à semer partout la paix, était un homme simple, humain, bon et compréhensif.
Là où se trouvait Pierre, là régnait la joie. Pour ses élèves noirs enfin : grand sportif à la carrure athlétique, il faisait leur admiration et leur fierté. Ses cours, soigneusement préparés, révélaient un esprit clair et méthodique.
Missionnaire décidé et généreux, c'est dans une foi profonde en Dieu, dans une confiance filiale en Notre-Dame, qu'il puisait le courage de faire face à son devoir, en souriant, et de réaliser ce qui fut toujours son idéal : SERVIR.

Louveteau et Scout de la Paroisse Saint-Antoine à Etterbeek, Routier au Clan de l'Aigle, Pierre entra en 1940 au service de la troupe du Collège de Gentinnes. C'est là qu'il entendit clairement l'appel de Dieu au Grand Service. Trois de ses anciens scouts tomberont avec lui à Kongolo.
En 1950, Pierre partait pour le Congo belge.

C'est en 1941 que, venu du clan de l'Aigle (Etterbeek), Girafe souriante devint le premier chef de Troupe de la 22e Namur et Pierre Gilles son second. C'est lors d'un camp (à Nafraiture) que Ourson (le futur Pères Gilles), ayant terminé ses humanités, manifesta à l'aumônier de l'Unité, son intention d'entrer chez les Pères du Saint-Esprit.

Le Père Pierre Gilles partit au Congo en 1950. Après avoir enseigné à l'école moyenne de Kindu, il rentra en Belgique pour faire sa régence scientifique à Saint-Thomas. A son retour en Afrique, d'abord professeur à l'école normale de Lubunda, il poursuivit sa carrière à l'école des assistants agricoles de Kaseya.
Sportif accompli, professeur d'éducation physique, grand amateur de football, il faisait la fierté de ses élèves quand il arrivait à 'empiler' à l'équipe adverse une série impressionnante de buts.
Peu loquace, Pierre était un homme d'action qui puisait dans une foi profonde le secret de sa constante jovialité.

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LE RÉVÉREND PÈRE PIERRE GODEFROID

En cinquième, nous avions la charge de parrainer un petit nouveau de sixième. --- Je fus désigné pour me charger de lui.---

Né à Ixelles (Bruxelles), le 25/10/1931

Il état le troisième enfant d'une famille qui en compta six. Très jeune, il s'engagea dans le scoutisme, il y apprit la débrouillardise, l'endurance, la serviabilité et la joie chantante. Le 17 octobre 1960 fut le jour de son départ missionnaire pour le Congo.

Partir au Congo en ce moment était un véritable acte d'héroïsme. Ce pays avait accédé à l'indépendance le 1er juillet de la même année et se trouvait depuis lors en proie à des secousses terribles.

Le Père Jean-Marie ne se faisait aucunement illusion sur ce qui l'attendait. A demi-mot, il fit comprendre la chose à son père qui consigna ses paroles prophétiques dans le gros cahier de famille, sans oser y croire.

 

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LE RÉVÉREND PÈRE FONS LENSELAER 

Pour moi, c'était un "grand très protecteur" dont nous admirions le savoir et la compétence. ---

(extrait du texte écrit par son frère le Père Alfons Lenselaer).

II est né à Nossegem (Diocèse Mechelen/Brussel),le 30/10/1923 et il arriva à Kongolo en octobre ou novembre 1951. Il me suivait de deux ans : il avait été retardé dans ses études et ne les avait commencées qu'après moi.

Il occupa de nombreux postes au Congo avant d'être nommé pour la nouvelle Ecole Agricole de Kaseya, à une bonne trentaine de km de Kongolo. Il devait y enseigner le français et le dessin. L'enseignement ne l'enchanta jamais, mais en bon spiritain "paratus ad omnia" il se soumit. L'Ecole Agricole de Kaseya formait des assistants agricoles, des élèves d'un certain âge. Il n'écrivit jamais sur les élèves ni s'ils étaient dociles. Les professeurs qu'il rencontra à Kaseya furent les Pères Bodard, autrefois supérieur à Budi, Pierre Gilles et Albert Forgeur, et aussi le Père André Remy, la plupart prof à Gentinnes.

A Kongolo, Jan enseigna au Petit Séminaire et reçut la charge d'une petite communauté chrétienne au-delà du fleuve Lualaba du nom de Keba, à deux ou trois kilomètres du Séminaire. Je reçus encore quelques lettres de mon frère que malheureusement je n'ai pas gardées, à part quelques-unes. De son séjour à Elisabeth/ville;  il dit son peu d'optimisme quant à sa santé. Il recevait des injections et d'autres médicaments, mais sans grande conviction. Il avait le foie détraqué. Il continua à être traité à Kongolo, sans résultat. Il se plaignait de son ventre gonflé, conséquence sans doute de son foie malade. La maladie de maman et sa mort l'ont beaucoup tracassé, et il se plaignait d'être sans nouvelles à son sujet. Le jour de la mort de maman il lui écrivait encore. Ironie du sort, cette lettre arriva bien à destination, mais après l'enterrement.

Pour compléter mes souvenirs, je voudrais ajouter quelques notes qui aideront à tracer un portrait plus complet de Jan.

Pendant ses humanités il lui fallu beaucoup de courage pour continuer ses études. On lui proposa même d'abandonner la prêtrise, mais il n'accepta pas de devenir frère comme on le lui proposait. Malgré les rebuffades qu'il dut essuyer de ses professeurs, il tint bon. Il devint renfrogné et abattu pour ces raisons. Nous nous promenions souvent à deux le long de l'étang à Gentinnes après les scènes subies en classe. Il avait fort heureusement les nerfs solides: cela lui épargna la dépression.

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 LE RÉVÉREND PÈRE RENÉ TOURNAI

Pas de photos

René Tournai, fut mon compagnon de banc. ---  De mon âge à quinze jours près, nous nous entendions très bien et nous eûmes de nombreuses confidences sur notre foi, lui d'une certitude absolue qu'il voulait en vain  me faire partager.---

Il est né à Mellery (Brabant wallon) le 15/09/1929

Par un clair dimanche d'octobre 1940, sur la route alors bien mauvaise qui relie Mellery à Gentinnes, un petit garçon de onze ans roulait en vélo, point minuscule et mouvant, au milieu de la campagne brabançonne. Tout seul, comme un grand, il s'en allait au Collège de Gentinnes, demander son admission en septième préparatoire. Quelques jours auparavant, son père l'avait présenté à un professeur du Collège de passage au garage : « Et celui-là, Père, vous le prendriez déjà à Gentinnes ? » Le Père avait dit oui ; la maman avait dit oui. Et maintenant, René allait se faire inscrire. Il parvint à la grille du collège, ne vit personne, fit le tour de la propriété et, déçu, s'en retourna pour servir les vêpres à Mellery. Mais, après la cérémonie, cette fois accompagné de son papa, il pénétra plus avant à l'intérieur du Collège et fut admis.

Le 29 juin 1949, la famille Tournay était rassemblée auprès du fils déjà grand maintenant, en la chapelle de Gentinnes, pour sa prise d'habit religieuse. C'est chaque fois un moment d'émotion intense lorsque, sortant de la sacristie, les futurs novices apparaissent pour la première fois revêtus de la soutane. La maman de René ne l'oubliera jamais. Dieu seul savait les prières et les sacrifices de cette mère admirable pour la vocation de son fils.
En 1952, alors que déjà pour elle la mort est proche et que René est accouru à son chevet, elle répond sans hésiter à cette question qu'il pose anxieux : « Maman, crois-tu que je doive revenir, pour aider Papa ? » « Non, René, je veux que tu continues. Le jour où tu seras prêtre, ce sera si bon pour tous et je te verrai du ciel. »
Le jour où René devint prêtre, ce fut le 28 octobre 1955. Il reçut le sacerdoce des mains de Mgr Marie-Paul Ro, vicaire apostolique de Séoul. Et le dimanche 6 novembre il put enfin monter à l'autel de son église paroissiale.

 

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15/10/2016

L'après guerre

 

LIBÉRATION

Le 6 juin 1944, est un jour comme les autres, encore légèrement couvert, qui fleure cependant l’été et la joie de vivre. 

Eisenhower, commandant en chef des forces alliées, qui a guetté une amélioration du temps, lance sur les côtes de Normandie une opération incroyable de débarquement avec des moyens techniques et logistiques qui resteront peut-être uniques dans l’histoire de l’humanité.  

Malgré une résistance allemande acharnée, les Alliés consolident leur tête de pont en Normandie, débarquent le 15 août dans le midi de la France et les deux armées, conjointement, libèrent Paris le 25 et Bruxelles le 15 septembre, quelques jours après.---

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 Wikipédia - villa-lantanou.fr

 

 

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 Le vif.be - l'enthousiasme de la foue

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Le gouvernement belge tardant à revenir de Londres, Bruxelles se trouva très peu de temps dans un vide de pouvoir que mirent à profit les traditionnels « pilleurs d’épaves » et les « rats » toujours actifs en de telles circonstances. --- C’est alors que sortirent les lâches, les pilleurs, les profiteurs menés par les faux résistants armés de veilles armes, la basse lie qu’on n’imagine pas sommeiller dans la masse de « braves gens » qui, habituellement, nous entourent. ---

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fr.camae.ca - Marquage collabo vrai ou faux

 

Pendant ces périodes troublées, la rue était devenue, par temps chaud, un lieu de réunion et palabres entre habitants. --- Notre voisin ayant tenu des propos très pessimistes de soumission à l’occupant qu’il voyait gagner la guerre, fut traité de collaborateur par quelqu’un qui lui voulait du mal et emmené ainsi que ses deux filles, avec l’avilissant crâne rasé, dans l’ignominieuse caserne Dailly à 500 mètre, là où furent fusillés et torturés tant de résistants. --- Une croix gammée avait été peinte au goudron sur la devanture de son magasin. --- Le malheureux n’en survivra pas et mourut quelques semaines plus tard d’une crise cardiaque. --

Un poème de révolte et de dégoût m’est sorti de l’âme. ---

Des mains de griffes se tendent

Avides et cruelles.

Elles sont jeunes, elles sont belles

Et eux sont sales,

Les yeux vides et fous.

 

Elles sont nues, au pilori,

Les cheveux fauchés en blé

Comme moisson, à leurs pieds.

Ils sont sales, ils sont fous,

Hurlant leur turpitude.

 

Elles sont belles, elles sont pâles,

Aux tempes des galops de chevaux fous.

On hurle, on crie, breugueulant

La bière qui coule en bave.

 

Femmes en train d'être tondue

 

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 Femmes tondues exposées au public

 

 Femmes innocentes conduites à la caserne,

pendant les deux jours sans gouvernement.

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Ces événements m’ont amené à mettre en parallèle ces souillures de l’homme blanc abandonné par sa civilisation avec celles des hommes noirs ivres qui, à Kongolo, avaient torturé et tué à coup de machettes mes trois anciens compagnons de petit séminaire ainsi que leurs collègues, devenus missionnaires, dans l’ancien Congo belges. --- L’un de ceux-ci était mon voisin de banc au collège et les deux autres l’un, était mon chef de patrouille et l’autre mon chef de troupe dans l’unité scoute de l’institution dans laquelle j’étais entré ---

 

Leurs mains de griffes se tendent

Avides et si cruelles.

Eux si bons, eux si doux,

Les regardent tristement.

 

Ils sont sales,

Les yeux vides et fous,

Eux sont nus au pilori,

Dépouillés, fauchés en blé

En moisson qui ne peut plus lever.

 

Ils sont sales, ivres et fous

Hurlant leur turpitude.

Eux sont beaux, eux sont pâles,

Aux tempes des galops de chevaux fous.

On hurle, on crie, breugueulant

La bière qui coule en bave.

 

Chez les scouts, Jules Darmon, mon CP (chef de patrouille) totem Poulain, échappa par miracle (leurs tortionnaires saouls s’étant écroulés), il vécut, pendant plusieurs semaines une aventure incroyable, se cachant et se nourrissant de baies et de fruits. --- Rapatrié en Belgique, il n’eut de cesse de retourner là-bas retrouver ses ouailles. --- Il devint l’homme sacré protégé et vénéré à qui les dieux avaient donné la "baraka". ---

 

Jules Darmon, échappé par miracle du massacre de Kongolo

 

Petites causes, grands effets, un incident insignifiant se produisit un jour qui donnera à mon existence une orientation difficile. ---A la fin de la guerre, les habitants des immeubles se réunissaient sur les trottoirs, les rue sans véhicules étant désertes. Dans ces caucus de quartiers, une voisine plus âgée, Micheline Verhaegen, par coquetterie et pour taquiner les garçons se divertit à mes dépens en m’embrassant pour amuser les autres, ma timidité et le contexte religieux de l’époque firent le reste. --- Je m’exclamai « je ne veux pas de ça, je veux me faire curé ! » ( j’avais treize ans et j’étais très timide). ----

Mon frère, témoin de la scène, la rapporta à mes parents. --- Dans le contexte de l’époque en devenant un futur curé, je perdis mon statut d’enfant insignifiant pour celui d’un choisi de Dieu. --- C’était évidemment un avantage dont je ne manquai pas de profiter. ---

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Voilà comment, en pleine guerre, je me trouvai embarqué dans un destin de futur missionnaire au Congo belge,  dont je ne me délivrerai qu’à l’âge de vingt ans. --- Le frère de mon père était supérieur d’un collège apostolique (petit séminaire) formant des missionnaires pour l’Afrique. --- Il proposa à mes parents de me prendre dans son établissement. --- C’est ainsi que débuta une aventure de « fausse vocation » qui tourmenta ma jeunesse. ---

Nous avons l’âme en mal

Du bâtiment trop grand.

Un lourd cœur animal

Qui pleure et perd le sang.

 

Pauvres petits garçons

Qui sanglotent au giron

De mamans éperdues

Qui s’élèvent aux nues.

 

Elles envoient aux nuages

Tant de soupirs secrets,

De petits gars très sages

Qui ne furent pas prêts

A entrer au couvent

Pour y pleurer souvent.

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 Collège spiritain de Gentinnes actuel

 

 Collège spiritain  dans les années 1940

 

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24/09/2016

La communication chez les êtres vivants

 

EXPOSÉ PERSONNEL DE NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE PHYSIQUE ET DE BIOLOGIE APPLIQUÉES Á L’EXISTENCE ET Á L’UNIVERS.

 

Ce document sera régulièrement mis à jour et corrigé, afin d’être toujours complet et d’actualité. --- Les corrections ou avis suggérés, qu’ils soient ou non appliqués, seront notés en fin de texte sur deux colonnes, une pour le texte à corriger et l’autre pour la correction ou l’avis indiquant le nom ou le pseudonyme de l’intervenant. --- Ils peuvent les adresser par mail à philippemailleux@gmail.com

Merci à tous ceux qui voudront bien prendre cette peine. ---

Philippe Mailleux, avenue François Folie n° 24 bte 19 à 1180 UCCLE

Tel. 02.736 43 97

 Le texte qui suit a été revu, corrigé et complété le 24 septembre 2016

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LA NOTION D’EXISTER EST FONDAMENTALE ET DÉCOULE DE L’OBSERVATION ET DU RAISONNEMENT DE L’ÉTRE INTELLIGENT QU’EST DEVENU L‘HOMME. ---

1. Le fondamental imposé par la raison

1.1 - L’état statique étant inconcevable dans le réel absolu, le mouvement reste la seule alternative à l’Univers. --- Il est constitué de matières en mouvement permanent. --- Tout est toujours en mouvement, rien n’est statique. --- Les autres alternatives résultent du raisonnement des êtres humains mortels qui conçoivent mal qu’il y a un début et une fin à l’Univers, comme dans son existence et dans celle de la vie. ---

1.2 -  D’autre part, le mouvement ne peut se concevoir sans l’espace et sans le temps pour le réaliser --- Notre environnement terrestre nous le prouve d’ailleurs, puisque nous sommes tributaires de l’espace pour nous déplacer et du temps pour durer jusqu’à la mort. --- Il est inconcevable que l'Univers ait un début et une fin, son existence est infinie et a toujours existé. ---

1.3 - Le mouvement engendre la matière qui est une entité physique perçue par nos sens et analysée par notre intelligence. --- Tous les êtres vivants perçoivent leur environnement avec acuité grâce aux sens dont ils disposent soit la vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe et le goût. ---   Ils n’ont développés ceux-ci qu’en fonction des besoins d’adaptation à leur milieu. --- Le plus performant des êtres vivants sera l’être humain qui dispose de tous ces sens et les a affinés par une longue évolution lui faisant atteindre l’intelligence, faculté performante peut-être unique dans l’Univers. --- Elle a permis à l’être humain de créer et développer la pensée, le raisonnement et la créativité. ---

1.4 - Rien ne se crée, rien ne perd, tout se transforme a dit Antoine Lavoisier, guillotiné à la révolution, fin du 18 ème siècle. …  La vie obéit à cette loi de permanence de l’Univers --- Si on raisonne, cet état de chose tombe sous le sens. --- Résumons : 1. L’existence ne peut qu’être un phénomène en mouvement, les autres éventualités étant impossibles --- 2. Le mouvement suppose le temps et l’espace --- 3. La condition d’infini, de l’espace et du temps, ne peut que s’aligner sur la loi de Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». (La matière ayant un volume et une existence infinie, une autre alternative est logiquement inconcevable).

1.5 - Certains physiciens comme John Eecles ont avancé une théorie selon laquelle l’Univers total permanent et constant n’en serait que le bourgeon d’un univers total. --- C’est la théorie que je privilégie parce qu’elle explique mieux un mécanisme logique, dans lequel notre Univers ne serait qu’un prolongement, comme le bourgeon d’un arbre et expliquerait mieux de nombreuses incohérences dans la théorie d’un univers unique et primordial (ce qui augmente encore notre insignifiance). ---

1.6 - Une autre théorie souvent privilégiée serait que cet univers dans lequel nous évoluons en 13 milliards d’années (scientifiquement prouvé) avec un début et une fin, tournerait en cycles ou en boucles fermées, comme disent les informaticiens, avec une évolution interne et permanente de ses composants. ---

2. Les prémices de la vie.

2.1 - Le phénomène de la vie a débuté « accidentellement » sur la planète Terre, déchet partiellement éteint de notre astre le soleil. --- Par sa position privilégiée dans le système solaire, notre planète, constitua fortuitement les éléments actifs, que sont les êtres vivants qui ont une existence limitée dans le temps pour devenir inertes en fin d’existence. Nous les retrouvons dans le charbon, le pétrole et les terres arables en mélange avec certaines matières fondamentales répertoriées dans la table de Mendeleïev, classifiant tous les éléments de notre environnement terrestre. ---

 2.2 – Il est important de signaler ici les effets sur la vie du rayonnement cosmique. --- Il s’agit d’un flux de noyaux atomiques et de particules de haute énergie qui circulent dans le vide interstellaire. --- Il est funeste à la vie. … Cependant, il existe la ceinture de Van Allen qui stoppe les particules énergétiques néfastes à la vie, provenant de la stratosphère ---

2.3 - Le « terreau de terres arables » constitua les premières couches provenant de la transformation de la vie active par la mort en élément passifs dans lequel, « grouille » également une vie parasitaire qui s’y est installée. --- Ce « terreau » s’est constitué progressivement au fil des temps pour devenir, en fin de parcours, notre monde vivant et l’inerte au stade succédant à la vie. --- En s’accumulant, ils formèrent un milieu propice à l’expansion de la vie. --- Il est intéressant de préciser le parcours de ce processus. --- La planète terre est un accident fortuit réunissant toutes les conditions propices à la vie. --- Ces « hasards » sont accidentels : notre planète est un déchet de soleil qui permet l’eau liquide, milieu dans lequel le « hasard » a abouti à la vie. --- La vie a la durée nécessaire, sauf accident, à son renouvellement. --- Inerte, elle s’associe à certains éléments refroidis, des déchets de soleil, pour former une nouvelle individualité « vivante » dont l’existence est de plus ou moins cent ans chez les humains. ---                                                                            

2.4 – C’est par accident fortuit qu’il s’est produit sur la planète Terre un événement favorisant les conditions nécessaires à la vie. --- La Terre doit orbiter autour du soleil à une distance provocant l’eau, liquide constitué de deux atomes d’hydrogènes et un atome d’oxygène, ils furent nécessaires à la vie. --- Il est difficilement imaginable qu’un « accident fortuit » tel la vie se soit produit dans l’Univers tellement il a fallu de circonstances favorables pour la produire. --- D’autres « chances » se sont trouvées pour aboutir à l’intelligence, faculté développée en bout de chaîne par l’être humain, sommet de l’évolution. --- Il est difficilement concevable qu’un processus similaire se soit produit ailleurs dans l’Univers, tellement il est aléatoire. --- Quant à l’être humain, on sait que son existence a subi de nombreux événements le conduisant à la limite de l’extinction. ---

2.5 - En ce qui concerne les débuts de la vie, plusieurs hypothèses existent. --- Les conditions de son apparition peuvent avoir résulté de facteurs favorables de lieu et de température, comme un lagon dans des mers chaudes ou un élément extraterrestre. --- Cette association fortuite d’éléments favorables à la vie évoluée est, sans doute, une exception dans l’univers. ---

2.6 - Les premières molécules résultant de cet accident ont évolué lentement jusqu’aux premières chaînes de cellules qui se sont multipliées. --- Dans un premier temps, par séparation en éléments identiques reproductibles, c’est la mitose (séparation d’une cellule mère en deux cellules filles ne permettant que des descendants d’une même souche). ---

2.7 - Ils s’adaptèrent aux milieux et se reproduisirent ainsi sans se différencier jusqu’à l’apparition fortuite de la méiose, (phénomène séparant la cellule en deux parties destinées à se joindre à celles provenant d’autres individualités. --- L’opération se réalise en deux temps : 1.  Un croisement appelé « chiasme » donne deux cellules mâles et deux femelles qui sont réunis dans le même individu. --- 2. Ils se croisent à nouveau pour obtenir des chromosomes mixtes qui peuvent s’allier avec d’autres chromosomes mixtes). --- Ce processus d’adaptation, peut-être dû au « hasard », a provoqué la diversité des êtres vivants et leur dispersion jusqu’à l’homme et les êtres actifs qui embellissent ou détruisent notre planète.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

2.8- L’eau, élément liquide, mère de la vie, produisit les premières cellules qui évoluèrent lentement jusqu’à saturation du milieu. --- Une mutation se produisit provocant l’apparition des prédateurs pour les éliminer et rétablir l’équilibre. --- Certains animaux « marins », les terres ayant surgi des océans, sortirent de leur élément et s’adaptèrent progressivement aux milieux solides, en utilisant d’abord les deux éléments (eau et air), --- Par mutations successives et adaptations, ils devinrent les êtres vivants, dont nous seront les descendants dominateurs, qui occuperont les continents et les mers. ---

2.9 - Ils faut préciser que les surfaces solides de la planète se sont agrandies par phénomènes physiques incitant certains êtres vivants des milieux liquides (les mers) à évoluer dans les milieux solides émergents en adaptant progressivement leur système respiratoire. --- (Rappel : Les surfaces solides, qui sont sorties des mers sont dues à des phénomènes physiques, la terre n’ayant été, suivant certaines théories, qu’un vaste océan)

3. Les débuts de la vie.

3.1 -  Ce fut l’ère des algues bleu-vert (Cyanophyceae) qui peuplèrent la surface des mers et créèrent le phénomène de la photosynthèse qui transforme l’énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule --- (La photosynthèse est le processus bioénergétique qui permet aux plantes et à certaines bactéries de synthétiser de la matière organique (dioxyde de carbone), de l’eau et des sels minéraux en exploitant la lumière du soleil). --- La photosynthèse est apparue avant l’apparition de la vie et lui est nécessaire ---       

3.2 - Le phénomène des algues bleues s’est produit il y a environ 3,8 milliards d’années et a contribué à l’expansion de la vie dans et en dehors des milieux marins. --- (L’algue bleue fut la première. --- Elle fut la seule pendant plus de 2 milliards d’années à produire de l’oxygène (deux molécules). --- A l’origine la Terre était dépourvue d’oxygène. --- Il s’est formé grâce à la photosynthèse réalisée par les végétaux et les algues dont l’algue bleue. ---

3.3 - Une partie de l’oxygène (deux molécules d’oxygène) a donné de l’ozone ou Trioxygène (trois molécules d’oxygène) qui s’accumula progressivement dans la stratosphère en une couche réduisant peu à peu l’action biocide (tue la vie) des rayons ultraviolets et favorisant l’émergence, en premier lieu, des végétaux, évolués à partir de cellules primaires). --- C’est un gaz perçu par l’odorat humain (odeur de chlore). --- En grande quantité, il peut être toxique. --- Il est présent dans l’atmosphère terrestre et il forme dans la stratosphère une couche située entre 13 et 40 km d’altitude. --- Il intercepte plus de 97 % des rayons ultraviolet du soleil. ---

3.4 - Ce ne fut que péniblement et progressivement que la vie débuta par les plantes, dont l’existence remonterait à plus de 470 millions d’années. --- Ce ne fut, d’abord, que des plantes basses à spores (peuvent donner de nouveaux individus sans fécondation), ensuite des forêts de fougères arborescentes (nombreuses branches comme un arbre) et enfin des plantes proches des conifères. --- En ce qui concerne les insectes, leur première apparition daterait du Dévonien inférieur (-416 à -398 millions d’années). ---

3.4 - La vie s’est formée et a progressé lentement à partir de certains éléments de l’Univers, classés dans la table de Mendeleïev qui répertorie tous les éléments existants et ceux que l’homme a produit artificiellement par dissociation de certains. --- Ces éléments se retrouvent dans ceux qui ont abouti à la vie, complétant l’apport biochimique initial. --- C’est ainsi que la végétation terrestre s’est développée dans des milieux nutritifs composés, favorisant son évolution. ---

 

 4. Les dinosaures et le gigantisme de l'évolution.

4.1 - Avec le temps, la masse inerte de l’évolution a constitué un matériau riche et abondant provoquant le développement gigantesque d’abord de plantes primaires et par mutations accidentelles ou nécessaires survinrent les herbivores qui s’en nourrissaient et, dans certains milieux confinés, mutèrent en prédateurs carnivores pour les réguler et maintenir l’équilibre. --- 

4.2 – C’est ainsi que la richesse du substrat terrestre accumulé pendant des millions d’années à partir de cellules vivantes provoquèrent en abondance des plantes et des animaux gigantesques (les dinosaures) qui peuplèrent la Terre. --- Ils y régnèrent en maître pendant 160 millions d’années. ---

4.3 - Il y a 65 millions d’années, une météorite gigantesque de mille milliards de tonnes percuta la Terre, traversa l’océan et s’enfonça dans les fonds océaniques. --- La température de ce météorite aurait été de 18000 degrés centigrades. --- L’atmosphère terrestre se serait élevée à 2000 degrés centigrades. ---

4.4 - Une autre théorie défendue, entre autres, par le professeur de Duve situerait l’impact d’une météorite de dix km de diamètres à Chicxulub dans le Yucatan au Mexique qui aurait créé un cratère de 180 km de diamètre. --- Il semblerait que la datation du cratère serait mise en cause, cependant expliquée par certains spécialistes. --- Quels qu’ils soient, ces événements obscurcirent la Terre d’un voile de matières solides (poussières) empêchant la lumière d’accomplir son rôle de maintien de la vie. --- Les plantes et les animaux gigantesques disparurent, seuls les petits mammifères camouflés dans des terriers survécurent en se nourrissant de racines et de quelques restes de végétaux bas échappés au désastre. --- (note : Les petits mammifères s’étaient développés en fin du cycle des sauriens et subsistaient difficilement à une nature gigantesque, leur petite taille inadaptée à ce règne, constituait un handicap à leur prolifération et à leur survie)

4.5 - Après un long obscurcissement, la vie repartira de zéro en ayant perdu son potentiel exponentiel de croissance de 160 millions d’année (période précédente). --- La vie redevenait balbutiante. --- Les quelques animaux et plantes survivants, sauvés par leur petite taille, prolifèrent lentement. --- et parmi ceux-ci, les petits mammifères qui, peut-être par accident biologique de dégénérescence, n’avaient pas bénéficié du potentiel de gigantisme acquis pendant 160 millions d’années par les grands sauriens. --- Cette circonstance négative de dégénérescence devint bénéfique pour la planète.--- Elle s’adapta lentement aux nouvelles contraintes et développa davantage une prolifération en quantité et en spécificité aboutissant à l’émergence du milieu enchanteur dont nous bénéficions maintenant avec bonheur. ---

4.6 - D’autre part, provenant de la lignée des dinosaures aériens, certaines espèces volantes survécurent au désastre et par mutations et adaptations formèrent le merveilleux bloc originel des oiseaux (plus de 10.000 espèces) qui enchantent notre environnement. --- Ces ancêtres volants, survivant du cataclysme, (les Théropodes carnivores ou insectivores) donnèrent vie à certaines espèces qui ont amélioré leur aptitude au vol.--- Ils seraient les seuls survivants des dinosaures. --- Cependant, leur origine reste incertaine. ---  D’autres animaux rampant ou marins, échappés du désastre, vinrent s’ajouter aux survivants. –

4.7 – Il est intéressant de signaler qu’au crétacé supérieur, des dinosaures marins, reptiles redoutables, les mosasaures furent découverts à Ciply (Belgique) en 1884 – 1885. --- Ils sont exposés au musée d’histoire naturelle de Bruxelles). --- Ils mesuraient 12,5 mètres minimum (on ne connait pas leur taille maximum, ce reptile continuant à grandir). --- Ils auraient vécu dans la période de -95 à -65 millions d’années et ont disparu lors du cataclysme qui mit fin au règne des grands dinosaures. ---  

5. L'après cataclysmes

5.1 - Revenons à cette période menaçant la vie, qui ne subsista que par l’action des survivants qui, en surmontant un milieu hostile, s’adaptèrent doucement et péniblement à leur nouveau biotope. --- La suite de l’histoire aboutissant à l’homme est bien connue et succinctement vulgarisée dans les médias.

5.2 - Il est intéressant de donner un aperçu de l’évolution de la chaîne des préhominiens, en partant des bactéries, établie par les scientifiques, pour aboutir aux ancêtres de l’homme. ---

Enumération succincte de l’évolution de la vie depuis ses origines, il y a 3,5 milliards d’années :

 A.- Les eumétazoaires, êtres vivants proches des bactéries. --- B.  - Les vers ou bilatériens, --- C. -  Les vertébrés qui ont l’avantage de posséder un crâne abritant le cerveau avec ensuite une colonne vertébrale et un squelette qui s’ossifie. D.- Les tétrapodes (quatre pieds) d’abord amphibies, ils s’adaptèrent par passage du milieu aqueux en milieu aérien (les dinosaures entre autres, éteint par phénomènes physiques détruisant la vie par l’absence de rayons solaires.) --- E. - Les mammifères, d’abord petits reptiles principalement nocturne, insectivores, le corps couvert de poil, dentition adaptée à une nourriture dure avec développement de l’ouïe et de l’odorat, vision nocturne déficiente. --- L’homme est aussi un primate, à l’origine arboricole et frugivore qui évoluera au stade de la vision binoculaire et en couleur pour trouver les fruits, membres préhensiles pour se tenir aux branches et cueillir. --- F. -  Le dernier stade est celui de l’homme intelligent, évoluant depuis le bonobo quadrupède jusqu’à l’homo bipède, au bassin étroit forçant les parturientes à la mise au monde de prématurés.

5.3 – Le mouvement dont les lois générales régissent tout ce qui est dans l’Univers total à partir de son origine dans le système, poursuivit son expansion à partir de ce qui restait après le cataclysme. --- Les survivants du cataclysme, plantes et animaux de petite taille, créèrent l’environnement merveilleux dont nous bénéficions. ---

5.4 – Ces rescapés (plantes et animaux) étaient mieux adaptés à la taille de l’environnement terrestre que les premiers êtres vivants, qui dans ce nouveau contexte étaient handicapé par leur gigantisme. --- Dégénérés du règne précédent, ils proliférèrent jusqu’à saturation de leur habitat. --- En bout de chaîne, l’espèce humaine domina son milieu au détriment des autres. ---

5.5 – Ces nouveaux habitants envahirent la planète, se multipliant dans les milieux qu’ils occupaient. --- Seules les petites tailles, épargnées du cataclysme, proliférèrent en maître dans un environnement qui leur était favorable. --- De plus, les conditions climatiques, elles aussi, s’adoucirent suite à une vraisemblable légère modification de la position de la planète par rapport au soleil. ---

5.6 -  La loi générale de la vie s’appliqua aux nouveaux règnes avec saturation et mutation pour s’adapter aux contraintes locales. --- C’est à ce processus que nous devons l’environnement merveilleux dont nous disposons. ---

6. Les premiers ancêtres de l'homme.

6.1 - En ce qui concerne, l’apparition des premiers ancêtres de l’homme, elle se situerait, il y a 3,2 millions d’années, avec la célèbre Lucy, découverte en 1974, en Éthiopie. --- Elle serait le premier hominidé se tenant droit et capable de marcher sur ses deux pieds. --- Par la suite l’évolution vers le bipède que nous sommes, pris des millions d’année avec beaucoup d’avatars à la limite de l’extinction. --- L’évolution étant toujours soumise aux effets du hasard qui est le seul moteur qui régit l’univers et en fait sa spécificité. --- Il faut signaler aussi que le squelette du premier hominidé bipède a été découvert en Éthiopie et daterait de 3,8 à 4 milliards d’année. --- Le lieu de la découverte est situé à 60 km de l’endroit où avait été découverte Lucy. ---

6.2 – Il faut aussi signaler la controverse en ce qui concerne l’appartenance humaine de Toumaï, qui se situerait à environ 7 millions d’années dont  Ahounta Djimdoumamalbaye, anthropologue, a découvert un crâne de cette époque dans les sables du Tchad qui a certaines caractéristiques du crâne humain. --- Il semblerait que les orbites et la fosse nasale soient proches de l’ancêtre humain, sauf cependant le bourrelet facial et les orteils écartés spécifiques aux grands singes. ---

6.3 – Produit par les effets du hasard, les descendants pré humains, après de nombreuses péripéties à la limite de l’extinction, parvinrent à l’homme civilisé qui s’était adapté à un sort malheureux qui en faisait l’être le plus défavorisé de l’évolution. --- Cet environnement le poussa à développer l’intelligence, seul atout de survie, les autres mammifères et êtres vivants n’en étant que pauvrement doté. --- L’homme développera l’intelligence et le raisonnement, créera le langage, inventera l’écriture, le livre, et l’informatique, s’efforcera d’accroître la connaissance jusqu’à manipuler dangereusement la matière. ---

6.4 - La bipédie entraînera des modifications morphologiques qui eurent une conséquence directe sur l’hominisation : mains libérées, crâne droit au sommet de la colonne vertébrale, augmentation de la masse cérébrale résultant de l’effort intellectuel et le larynx dégagé favorisant le langage évolué. --- Le pied consacré à la marche debout perdit son pouce opposable. ---

                                                                                                                                             6.5 – Ceux qui avaient perdu l’habitat arboricole devinrent la proie des fauves et furent forcés de se réfugier à l’entrée des grottes et dans quelques arbres ou buissons épineux. --- Ils se disputèrent les restes de chairs avariées que leur laissait les charognards --- --- La position debout pour surveiller au-dessus des hautes herbes un environnement hostile serait peut-être et aussi une des causes de la position debout, ainsi que celui de libérer les membres avant pour transporter les restes « chipés » aux fauves. ---

6.6 - Cette thèse, défendue par le professeur Coppens, fut contredite par la découverte d’autres ancêtres de l’homme ayant vécus en dehors de la protection des hautes herbes. (Le professeur le reconnaitra). --- Cependant, la théorie gardera ses adeptes qui prétendent que ce milieu aurait pu, par croisement des descendants, parvenir à l’espèce actuelle, tout en apportant des spécificités propres. ---

6.7 – De toutes manières, l’origine et les causes dans le temps de la bipédie humaine restent incertaines et controversées --- D’autres théories existent : 1. ramassage de nourriture fuyante (insectes et vers) plus efficace en position accroupie, 2. transport de nourriture et outils, 3. sélection sexuelle favorisée par la position debout mettant en valeur l’organe mâle. ---

7. - L'association, facteur d'évolution.

7.1 – Les premiers hominiens n’avaient survécu à l’action des prédateurs qu’en s’associant, les autres furent rapidement éliminés. --- Cette circonstance les amena à développer les cris ou grognements diversifiés. --- Ils furent d’abord saccadés en longues ou courtes pauses pour exprimer des informations. ---

7.2 - Ils se perfectionnèrent en modulant les sons, ce furent les prémices du chant et de la musique, la parole étant des sons exprimés « recto tono ». --- la modulation des sons amena certains, plus performants, à se distinguer et à créer des « récitals » que les autres appréciaient, ainsi se créa la poésie et la chanson populaire que fredonnent tous nos contemporains. --- Les français ont créé le vers rythmé et l’alexandrin, vers de dix syllabes ou pieds, composé de deux hémistiches de six syllabes, en souvenir d’Alexandre, empereur romain, sous lequel cette pratique littéraire eut son origine et ses premiers auteurs. ---

7.3 - Les survivants découvrirent le feu lors des incendies de forêts, et l'ont capturé dans des « fins de feux ». --- Ils firent des torches pour s’éclairer la nuit et trouer l’obscurité des grottes. ---  De plus, elles éloignaient les fauves. --- Des circonstances fortuites leur fit découvrir le rôtissage des viandes, avec l’avantage d’améliorer le goût et d’augmenter les facultés digestives. --- Les cuisiniers actuels confectionnent nos plats préférés en les agrémentant de sauces les plus goûteuses et maintenant les plus sophistiquées. --- Les prouesses des chef coq dans la cuisson des mets sont de plus en plus élaborées : marinades, braisage, mijotage, rôtissage, fermentation, repos avec nouveau traitement. ---

 

(A SUIVRE)

-o-o-o-

 

 

21/08/2016

&95v Souvenirs lointains (4)

 

La guerre 1940-1945

 

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 Les allemands sur la place des palais à Bruxelles.

 

La drôle de guerre - Le 10 mai 1940, les Allemands envahissent la Belgique et la Hollande qui capitulent ainsi que Pétain en France - de Gaule à Londres crée la France libre.

Le matin du 10 mai 1940 était radieux de printemps. Il faisait si beau : le ciel était bleu, du bleu des myosotis de mai, quand ils sont bien frappés de rosée.

La ville s’étirait de son sommeil candide, inconsciente de la gravité monocorde des voix de speakers qui s’élevaient par les fenêtres entrouvertes, annonçant sans interruption le début de la « drôle de guerre » : l’armée d’Hitler violait les frontières.

Atterrés, mes parents avaient l’oreille aux nouvelles que débitait sans arrêts, notre vieux poste de radio. 

La terreur et la crainte pesaient sur chacun. Tout le monde avait en mémoire les exactions et brutalités cruelles des soudards de 1914, aussi ce fut pour beaucoup la fuite devant l’envahisseur et l’exode vers la France.

Les routes de Belgique furent vite encombrées et saturées de colonnes pitoyables de réfugiés angoissés qui se traînaient lamentablement, hagards, à pied ou sur toutes sortes de véhicules : bicyclettes, brouettes, poussettes, chariots avec attelage, voitures, camions, etc.…

L’envahisseur avait été tellement rapide dans son action que les troupes belges, désemparées et en désordre, reculaient vers la France en vue d’un éventuel regroupement, saturant davantage le réseau routier.  Pour corser l’affaire, des avions mitraillaient les soldats en fuite. 

 

Aigle au ciel de malheur,

Triste agent de la peur

Qui boutez feu et flammes

Aux maisons qui s’enflamment,

Livrant à l’abandon

Ceux qui n’ont plus de nom.

 

Quant à nous, nous nous réfugiâmes avec les voisins dans les caves de notre modeste appartement : nous pouvions y tenir un siège. Seuls enfants, bien emmitouflés sur nos paillasses, inconscients, nous vivions heureux en nous racontant des histoires.

commons.wikimedia.org

Stukas allemand mitraillant soldats et populations

 

fr.wikipedia.org

Chasseur Messerschmit allemand

 

Des files interminables de gens fuyaient vers la France, craignant de subir le même sort que la population belge de 1914 qui avait été brutalisée et massacrée par les casques à pointe teutons, semant la terreur dans tout le pays. 

Le roi Léopold ayant déclaré la neutralité de la Belgique, les troupes allemandes avaient reçu instruction de traverser le pays sans commettre la moindre exaction. --- Cependant ça ne dura pas longtemps à la suite de l'attitude hostile de la population et des noyaux de résistance qui s’établirent partout. ---

La « guerre » dura dix jours en Belgique et aux Pays-Bas, un peu plus en France et puis ce fut la débandade des armées avec la suite que l’on connaît : la trahison de Pétain, le héros de 1914, le sauve-qui-peut vers la France et la déclaration du général de Gaulle.

 

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vivre en Belgique.be

Marchand ambulant fuyant vers la France avec toute sa famille

 

 Les loups sont arrivés.

Les moutons atterrés

Fuient vers les grands prés verts.

 

Les vautours dans le ciel

Déversent tout leur fiel.

 

Les troupeaux découverts

S’enfuient vers les grands champs,

Car le soleil là-haut

Leur disait très souvent

Qu’il y fait toujours beau

 

La vie devint alors très difficile pour les gens des villes occupées qui manquèrent rapidement de tout. Un marché de contrebande intérieure (appelé marché noir) se développa rapidement au seul bénéfice des bien nantis, cependant rendant encore plus précaire l’existence des autres dont nous étions.

La faim commença à tenailler les gens des villes.  L’occupant prélevait tout ce qu’il pouvait, laissant les occupés affamés. 

Ce furent alors les tristes queues devant des magasins aux trois-quarts vides, les parents angoissés devant les assiettes vides, les hivers rudes à grelotter sans combustibles, le drame des juifs et autres marginalisés déportés, les tortures dans les prisons, les exécutions sommaires etc. --- 

Enfin, le perpétuel et poignant drame des populations innocentes payant un lourd tribut à la folie des conquérants.

 

Les yeux sont vides, comme des trous noirs,

Et les affres des ventres font mal d’eau.

 

Chardons et cactus pour un triste soir

Réveilleront leurs angoisses et leur peau.

 

Faim aux entrailles, … tripes de cafard,

Ils mangent leur bile et serrent les poings

Vers ceux qui hantent leurs vieux cauchemars

Les traînant à genoux, bien loin, bien loin.

 

L’occupation, nous parut longue, quatre ans d’inquiétude et de souffrance.  Nous perdions l’espoir d’une libération proche. --- Les envahisseurs supérieurement armés, bien disciplinés et soumis à la poigne de fer de leurs cadres, paraissaient invincibles. --- Les forces alliées pourtant puissantes avec l’entrée en guerre des géants américains et russes, éprouvaient les plus grandes difficultés à débarquer et passer les lignes allemandes --- Ce fut aussi le temps des bombardements sans pitié pour les innocents qui périrent par milliers. --- Les habitants des villes vivaient un cauchemar avec les sirènes des alertes à la bombe et le ronron lancinant des nuées de bombardiers alliés qui se dirigeaient vers les villes et objectifs allemands. --- 

 Les oiseaux de l’enfer

Ont tous franchi les mers,

Porteurs d’un mauvais sort

Semant partout la mort.

 

Les justiciers du ciel

Déversent tout leur fiel.

 

Coupables et innocents

Répandent tout leur sang.

 

Les villes sont en ruine,

Les bouches crient famine,

Les enfants ont très peur

Quand le ciel prend couleur.

 

C’est la grande misère

Des peuples sur la terre.

Partout c’est la terreur,

Les hommes sont en pleur.

 

Notre pauvre monde est mort,

Mais il respire un peu

Et malgré sang et feu

Vaincra le mauvais sort.

 fr.wikipedia.org

Bombardiers alliés survolant l’Europe.

A l'insu de mes parents, je grimpait jusque la plateforme au-dessus de notre appartement, pour y contempler les nuées d'avions alliés survolant Bruxelles à haute altitude. ---

En mars 1939, les russes déclarent la neutralité de l’Union soviétique dans la guerre entre l’Angleterre, la France et l’Allemagne. --- Ils se ressaisiront suite aux efforts de Staline qui les convaincra de prendre le parti des alliés.

L’épopée allemande en Russie vaut la peine d’être contée. --- La Russie, à cette époque était en proie aux luttes intestines opposant les communistes à des mouvements divers. --- Hitler ayant vaincu les belges et les français, décide d’attaquer l’URSS malgré le pacte de non-agression qu’il avait conclu avec Staline. --- Secrètement, il déclenche, le 22 juin1941, l’invasion de la Russie en dépit du pacte. --- En juillet 1941, Staline en appelle solennellement à la nation de s’unir quelle que soit l’opinion de chacun (communiste et opposants). --- Les russes détruisent le plus grand barrage du monde, pratiquant la technique de la terre brulée qui leur avait réussi du temps de Napoléon, privant les allemands d’énergie électrique. --- Les allemands assiègent Leningrad le 8 septembre et Sébastopol le 30 octobre. ---

En novembre 1941, La température en Russie tombe à -20°. --- L’hiver 1941-1942 va être le plus froid (- 37°) depuis un siècle, occasionnant de très lourdes pertes au sein de la Wehrmacht pas suffisamment équipée. --- Les russes, profitant des conditions atmosphériques, déclenchent, le 5 janvier 1941, une contre-offensive, d’abord dans le secteur de Moscou ensuite sur l’ensemble du front. --- Fin février 1943, encerclement des troupes nazies à Stalingrad avec ordre d’Hitler de se battre jusqu’à la mort, ils se rendront après 6 mois. ---

Une longue bataille succéda sur le front de l'Est jusqu'en 1945 (de 1941 à 1945, plus de 30 interventions et conflits, le front russo-allemand restera permanent toute cette période). --- Les alliés occidentaux furent aux portes de Berlin avant les russes qui avait eu de grosses difficultés à s'en approcher ---- Un accord difficile avait donné aux russes la gloire de prendre et occuper la ville les premiers, ce qu'ils firent le 2 mai 1945. ---    Adolphe Hitler et Eva Braun, son épouse récente se suicident, le 30 avril 1945, dans un bunker, les russes s’approchant de Berlin et les alliés en attente suivant l’accord passé de pas occuper Berlin avant les occidentaux. --- L’acte définitif est signé le 8 mai 1945. ---

 

 

Il se faisait appelé le Führer,

Il était dément et bon pour l’asile.

 

Les suivants l’ont suivi jusqu’en enfer

Défiant tous ceux qui lui sont hostile.

 

Il se faisait appeler le Führer,

Conduira son peuple jusqu’à la mer,

Torturant, tuant tous ses ennemis

Jusqu’à ce que les plus forts soient soumis.

 

Il se faisait appeler le Führer,

Voulait, toute à ses pieds, la terre entière.

 

Sont venus des Océans, des plus forts

Qui les ont vaincus, une fois encor

 

Il se faisait appelé le Führer,

Laissera dans l’histoire un temps amer

Que beaucoup de jeunes se rappellent encore

Et que toujours tristes, les vieux déplorent.

 

 -o-o-o-o-

 

 
Les principaux acteurs

 

          

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hist-geo.com

   Hitler et Mussolini

                  

                                                Résultat de recherche d'images pour "Churchill" 

     lstormdocument.com

       Churchill et Staline, les ennemis d'hier          

                                                            

 

 

 Philippe Pétain.

 

  Maréchal Pétain

                 

                                                                                                                                                                

 

de Gaule et Churchill

 

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Larousse.fr

La conférence de Téhéran 8 novembre au 1 décembre 1943

Accord entre lest trois grands

de gauche à droite

Staline, Roosevelt et Churchill

 

Dwight David Eisenhower

Organise le embarquement en Normandie

Obtient la capitulation sans condition de l'Allemagne

Harry Truman en 1945. 

 Harry Truman

Président des USA en 1945, au décès de Roosevelt

 

 

 

 

 

 

 

22/07/2016

&95v Souvenirs lointains (3)

 

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Ainsi que je le relatai plus avant, j’avais trouvé palliatif à ma tristesse en imaginant de belles histoires que je pouvais vivre en rêve éveillé. --- C’est ainsi que j’imaginai que je me transposais dans le monde merveilleux des insectes, des feu-follets et des espaces azurés, en dérangeant de gigantesques flocons d’ouate éthérée. ---

Mes rêves étaient beaux et paisibles et quand je me couchais, je retrouvais le bonheur chaud de mon petit lit, bercé par le balancier de l’horloge qui scandait lentement sa lancinante mélopée dans le majestueux silence de la nuit. ---

 

Je n'avais que cinq ans

De petits yeux qui brillent,

Un besoin de maman,

Et des doigts qui frétillent.

 

Je n’avais que cinq ans,

Et des songes de peurs,

Mais des yeux souriants

Aux abeilles et aux fleurs.

 

Je n’avais que cinq ans,

Une âme de poète,

Des rêves de printemps

Et un cœur dans la tête.

 

J’ai changé la fin du dernier vers de l’original en remplaçant fête par tête. --- Camouflant la réalité par honte de mon état, je n’avais jamais voulu révéler la réalité. --- Maintenant, que je suis très vieux, nonagénaire dans trois ans, je veux donner du courage et de l’espoir à ceux qui souffrent du même complexe. --- Le récit de mon expérience de lutteur acharné, démontre que subir son sort rend malheureux et handicapant et que le courage et l’obstination est le meilleur remède à cet état de vaincu qui subit son sort et s’y enferme. ---

 

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Mon père ayant perdu son travail à la crise de 1934, une amie de ma mère, employée au service du personnel de la firme Lever frères, mondialement connue pour ses savons et produits de lessive, lui trouva un emploi comme démarcheur ce qui le contraignait à ne rentrer chez lui que le week-end. ---

Mes parents avaient trouvé une petite maison à Liège dans la province du travail de mon père, --- Il y avait un petit jardin avec une balançoire et un trou à sable, le sol étant sablonneux. --- Ce trou emballa mon imagination et mes rêves éveillés en firent le lieu de nos exploits. --- Je créai un univers de défenseurs des opprimés. ---

 

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Des cris de guerre aux cris de paix.

Des cris de flamme et cris du chant,

 C’est la rengaine des gagnants

Aux yeux d’infini et de lait.

 

D’eau de source ruisselant en joie

Sourcils dorés et nez de soie

Ils lancent leurs rires en cascades,

Pour la plus belle des aubades.

 

Notre instituteur avait consacré une après-midi de cours à nous exposer l’histoire des six cents hommes de Franchimont, commune dominant Liège, qui étaient descendus sur le camp de Charles le Téméraire et de Louis XI qui s’étaient emparés de la ville. --- Nous étions pendus à ses lèvres, tellement il racontait bien les histoires avec forces gestes et éclats de voix. ---

 

Universelle aragne

Et toi le Téméraire,

Écumant les campagnes,

Cruel dans son affaire

 

Tu fus le tortionnaire

D’un bon peuple égorgé,

 Par soudards assoiffés

De durs fers et de bières.

,

Pour venger les notables.

Vous plierez le cou

Dans mon trou de sable

Humiliés à genou.

 Charles le Téméraire portant le collier de l'ordre de la Toison d'or par Rogier van der Weyden, vers 1462. Huile sur bois, Gemäldegalerie, Berlin.v

 Charles le Téméraire portant le collier de l'ordre de la Toison d'or par Rogier van der Weyden, vers 1462. Huile sur bois, Gemäldegalerie, Berlin.

   

Pour la fête de Pâques, Maman nous préparerait un lapin qui était un met de luxe à l'époque. --- Elle l'avait acheté à un vieil homme qui élevait quelques lapins et les vendait aux voisins. --- Maman nous avait chargé, mon frère et moi, de prendre livraison de son achat. --- L'animal n'était pas tué et le sacrifice eut lieu devant nos yeux effrayés. --- Ce fut avec un bout de bois pour allumer le feu qu'il procéda au sacrifice. --- Il dut s'y prendre plusieurs fois, l'animal criait et se débattait. --- Il dût l'écarteler en étirant la nuque par les oreilles. --- Ce fut la première fois que nous avons réalisé la mort et la souffrance des suppliciés et l’impitoyable cruauté des hommes. ---

 

 Aux gibets d’enfer,

Ils sont tête en bas,

Les yeux grands ouverts

D’un trop lent trépas.

 

  Aux gibets d’enfer

Ils frôlent leur ombre

 

Dans un grand ciel sombre,

Les yeux grands ouverts.

 
 

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grincom.com 

 

J'aimerais communiquer à mon lecteur cet état d'âme qui me faisait sortir de ma mélancolie. --- L'imagination et le rêve éveillé sont des moments qui surmontent la tristesse et aident trouver la force en soi.

Il est utile de développer cette faculté qui est latente en chacun de nous. --- Il faut précéder le temps en utilisant l’imaginaire qui réalise ce que la réalité ne permet pas. --- Cette faculté du cerveau, développée, apporte nous seulement l’échappatoire à une réalité déconcertante, voire malheureuse, en créant dans le subconscient les outils qui serviront inconsciemment à assister nos actions. ---

Cette faculté que j'ai développée avec mes moyens cérébraux, m'a donné la force de surmonter un destin que la maladie avait contrarié, handicapant durement mes moyens de combat. ---

Fort de l'expérience d'une existence de près de nonante ans, j'ai cru utile de communiquer avec les moyens performants de diffusion actuels, cette faculté de toujours rebondir et de vaincre le sort, générateur souvent de grands handicaps physiques, pour gagner une vie familiale chaleureuse et une réussite professionnelle permettant de trouver le bonheur sans nuage que je tiens à communiquer au plus grand nombre possible. ---

Le poème qui suit exprime succinctement en images et en quelques vers maladroits, un état d'âme comme la musique le réalise avec ses moyens sonores. ---

 

Ô, folles chevauchées !

Blancs nuages tout blancs,

Prés verts d’herbes fauchées,

Étoiles au bout du vent.

 

Je suis encore tout frêle

Tel un bouquet de prèle

Avec le cœur qui flâne

Chez mes trop lointains mânes

 

J’ai des prés verts dans l’âme,

Des myosotis bleus

Et des roses de feu,

Qu’ensemble nous semâmes

Dans mes si longs prés chauves,

Brûlés de soleil mauve.

 

 

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11/07/2016

&92a Ma définition du bonheur.

MA DÉFINITION DU BONHEUR.

Le bonheur tient dans un panier à six anses :

LA PATIENCE – LA TOLERANCE

LA PERSEVERANCE – LA TEMPERENCE

LA PERFORMANCE

 

ET LA CHANCE

Qu’il faut saisir à deux mains

Quand elle passe

Et elle passe toujours

Même là où on l’y attend le moins

 

-o-o-o-

 

Le bonheur est un sentiment difficile à trouver dans les vicissitudes de la vie. --- Il est subtil et on le garde difficilement. --- On le recherche dans beaucoup d’expédients factices, tels la boisson, la drogue ou même le bien-être de la somnolence au soleil. ---

Et pourtant, il y a une vraie façon de trouver cet état d’une manière quasi permanente, c’est ce que symboliquement on peut définir selon la formule succinctement imagée reprise plus haut.

Le bonheur tient dans un panier à six anses qu’il faut toujours symboliquement tenir à deux mains devant soi pour y puiser tous les éléments qui vont construire ce bonheur, ils sont nombreux et peuvent être succinctement définis avec six mots en « ance » comme « anse d’un panier »

 

LA PATIENCE :   Notre nature insatisfaite nous pousse à vouloir tout « tout de suite », à être « impatient » de ne pas obtenir « immédiatement » ce qu’on désire. --- Cette attitude nous amène à entrer en conflit avec les autres, si bien que cette réaction crée dans l’entourage un climat de tension funeste à la bonne entente, elle-même indispensable au bonheur. ---

 

LA TOLERANCE :  Accepter l’autre tel qu’il est. --- Nous avons, la plupart, un besoin de critiquer l’autre ou les autres en les jugeant incapables ou incompétent. --- Ce travers est devenu général et nous estimons devoir « donner la leçon » aux autres. --- Ainsi dans une discussion ne pas admettre qu’on a tort ou parfois de se donner raison en adoptant l’échappatoire « c’est ce que je voulais dire » qui clos le débat et laisse l’autre « pantois ». ---

 

LA PERSEVERANCE :   Ne jamais abandonner, même si les circonstances sont défavorables ou difficiles et semblent impossibles à réaliser. --- C’est alors qu’il faut « serrer les dents », continuer « envers et contre tout » et surmonter le découragement. --- Le résultat sera toujours bénéfique, même « l’échec » peut être positif, car il permet « en déblayant le terrain » de mieux trouver une voie nouvelle en recherchant les circonstances de l’échec.

 

LA TEMPERENCE :  La définition didactique du Grand Robert est la suivante : « Modération dans le plaisir des sens ». --- Il est important pour la santé physique et mentale de chacun d’éviter les excès tant dans le boire que le manger et la sexualité. --- Il n’empêche que les écarts occasionnels ne peuvent qu’être bénéfiques ne fut-ce que pour le souvenir que l’on magnifie et dont on parle avec plaisir. ---

 

 LA PERFORMANCE :   Définition en psychologie du Grand Robert : « Résultat individuel dans l’accomplissement d’une tâche, dont les facteurs principaux sont l’aptitude et la motivation ». --- Dans tout ce qu’on réalise, il est important de le faire avec le souci personnel d’atteindre son meilleur niveau, même s’il en coûte beaucoup d’effort, souvent au détriment de son confort personnel. ---

 

LA CHANCE :  Notre nature humaine est soumise aux aléas de la vie. --- Chaque instant, chaque seconde est susceptible d’apporter malheur ou bonheur. --- Nous ne sommes pas maître du destin et nous devons tenir compte de la chance ou de la malchance qui se présente. --- Il faut les subir et les gérer intelligemment pour qu’elle ne puisse atteindre cette « discipline » du bonheur à s’imposer. --- Comme la chance est fugace, il faut la saisir quand elle passe et elle passe toujours partout, même là où on l’y attend le moins. --- Même, un malheur peut être générateur d’un futur heureux. --- Ainsi le cas vécu de quelqu’un qui a perdu la moitié de la vue, devenu à moitié aveugle et qui éprouve les plus grandes difficultés à lire, qui s’est progressivement adapté à son handicap, à tel point que d’intellectuel moyen physiquement actif est devenu intellectuel performant « assis » qui utilise l’informatique pour adapter son infirmité à sa vision, ce qui le rend très heureux de ce qu’il réalise maintenant. ---

-----

Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage. (Albert Schweitzer)

Fais ton bonheur d'augmenter celui de tous. (André Gide)

Plus on est heureux et moins on prête attention à son bonheur. (Alberto Moravia)

Le vrai bonheur consiste à rendre les autres heureux. (Proverbe hindou)

Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir (Saint Luc)

L’homme le plus heureux est celui qui fait le bonheur d’un plus grand nombre. (Diderot)

Donne tes mains pour servir et ton cœur pour aimer. (Mère Theresa)

-o-o-o-o-

20/06/2016

&95v Souvenirs lointains

J’ai commencé à écrire des poèmes, comme la plupart des potaches, à l’âge de seize ans alors que je soignais une tuberculose dans un sanatorium suisse où je suis resté deux ans. J’ai constitué un recueil de ceux-ci que je vais compléter de documentations, réflexions et considérations. --- 

 -o-o-o-

En rassemblant mes souvenirs d’enfance, j’ai creusé au plus profond de ma mémoire pour y retrouver des traces de l’époque de mes quatre ans, quand nous habitions en face d’un vieux cimetière abandonné, dans la bourgade de Florennes dans les Ardennes. Je n’ai aucun souvenir de ce qui précède.

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Je regardais souvent ce cimetière, les coudes appuyés sur le marbre de la fenêtre. Pas entretenu, je n’y distinguais que quelques pierres dans la broussaille, les arbres et les arbrisseaux. Ce fut le souvenir le plus lointain, enregistré dans mon petit cerveau d’enfant. --- A cela venait s'ajouter une cave sinistre et froide qui me terrorisait.

De grands murs et de grands arbres rendaient ce cimetière sinistrement verdâtre, humide et nauséeux, Il était si triste que j'en avais l'âme morte et j'imaginais des histoires qui étaient si malheureuses et si cafardeuses que j'en frémis encore d'angoisse rien qu'à leur souvenir. ---

Honteux de cette faiblesse, je luttai une bonne partie de mon existence pour contrôler cet état jusqu’à ce que, pensionné, je n’aie plus de responsabilités et que je connaisse le bonheur sur terre. –

Pour donner le change, Comme les clowns qui camoufle leur tristesse dans les pitreries, je faisais rire, ce qui me permettait de passer au-dessus d’une paralysie de mes esprits --- Combien de fois, mes maîtres ne m'ont-ils pas dit : "cesse de faire le pitre ! ». ---

Cette tristesse atavique, doublé d’une timidité paralysante, ont rendu mon existence difficile. ---. Ambitieux, je voulais me singulariser : je devins le « comique » qui faisait rire son entourage. Ma fonction de chef du personnel d’une importante société, m’obligeait à prendre la parole devant un public. --- Je m’en sortais jusqu’à devenir brillant dès que j’arrivais à prendre l’initiative avec quelques bons mots ou grimaces. ---

D’autre part, je trouvai un palliatif à ma tristesse en créant par « transposition de la personnalité » le monde idéal auquel je rêvais, rêve éveillé appelé par les psychiatres "transposition de la personnalité" que je provoquais en contractant mains et doigts. --- Jusque à un âge avancé, ce fut le refuge dans lequel je trouvais le monde idéalisé créé par mon imagination. ---

Le poème qui suit veut exprimer cet état d'un enfant triste devant un cimetière de tombes verdâtres dont l'abandon avait rendu les pierres chaotiquement bouleversées, qui cependant, rêve d'un jardin d’éden plein de soleil et d'insectes bourdonnant dans un ciel tout bleu. ---

Le poème qui suit évoque cet état psychique du refus de la réalité en se réfugiant dans un "rêve éveillé" permettant de diriger les événements. --- Une pudeur honteuse de ma personnalité négative m’avait forcé de donner le change en jouant « le joyeux drille » que je n’étais pas. ---

C’est ainsi, que, peu conscient de l’usage de l’endroit, j’imaginai tout un monde d’insectes et de fleurs que je croyais voir à travers une grande grille toujours fermée.

-----

  

Le jardin des tombes

 Joyeuses sont tes pierres blanches

Qui se penchent en souriant,

Joyeux sont tes rires,

Coquelicots et fleurs d’or.

 

Tu as des rives de mirage

Dans tes palettes de soleil

Palpitant est ton air

De  petit oiseau fou

 

Tu as fermé ta grille

Sur tes yeux de cimetière.

Dors dans ta lumière,

Pataude dans tes cailloux.

 

Tu frémis et tu trembles

Dans ton ciel toujours bleu

Et tes mosaïques blanches

De soleil sont toutes chaudes

Dans ta longue fièvre d’été.

 

-----

 

Il y avait aussi ce vrai petit coin de ciel qui s'appelait Maman. --- Maman qui fut, ma vie durant celle que j'aimais et qui m'aimait. --- Elle avait de grands yeux doux qu'elle versait comme un baume sur les plaies ouvertes d'un petit garçon timide et malheureux , malmené par la vie. ---

Cependant, mon ciel devint bleu, mais avec les nuages noirs de l'existence, quand je connus et aimé celle qui est toujours à mes côtés pour achever notre existence dans un bonheur paradisiaque, entourés de nos enfants, beaux-enfants, petits-enfants aimants et beaux, ils ont construit pour nous un nid douillet dans un parc de rêve magnifiquement arboré avec des écureuils qui viennent sur notre terrasse. ---

 

Maman

 « Pomme de reinette

 Et pomme d’api,

Pomme d’api douce. »

 

Chante, chante, jolie maman

Pomme jaune dans tes mains,

 Soleil du matin.

 

-----

maman

 

Maintenant, que je suis devenu un vieillard qui se tourne vers son passé, je pense à celle qui adoucissait  une existence souffreteuse en me réconfortant comme seule une maman peut le faire. --- J'ai exprimé cet état d'âme dans le poème qui suit, écrit à la fin de sa vie. ---

A la mort de mon père, ma merveilleuse épouse, connaissant cet attachement, proposa de la prendre chez nous. --- J’eus ainsi le bonheur de bénéficier d'une aura d'affection de ceux qui avec elle, mon épouse, mes quatre enfants et mon filleul qui avait perdu son père, étaient nichés dans un cocon de bonheur affectueux. ---

 

Maman et grand-maman.

 

Ses jours d’un jour ne sont pas grands

Ses heures de mère si lointaines

Qu’elle se complait en grand-maman.

 Chauffant les mains dans ses mitaines.

 

Ses doigts de fée sont si usés

Qu’ils en sont devenus plus doux,

Pour consoler sur ses genoux

Des petits cœurs tant attristés.

 

Ses yeux fatigués par tant de veilles

Déchiffrent encor les belles histoires

En grandes lettres des vieux grimoires,

Aux petits anges qui s’émerveillent.

 

Leur père se lève du coin de l’âtre,

Très attendri par autant de bonheur,

Écarte des fronts les mèches folâtres,

Et cueille aux yeux les petites lueurs.

 

Le fils, alors, se penche sur sa mère

Pour encor caresser ses blancs cheveux.

Tandis que le ciel effleure la mer

De son étole de nuages bleus.

 

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28/05/2016

Exister ? !!!

 

HYMNE A L’EXISTENCE

 

Merci à l’existence d’avoir été.

Merci à la matière de nous avoir précédé.

Merci à la lagune qui a favorisé la vie.

Merci à la vie d’avoir évolué.

Merci à l’évolution

D’être parvenue jusqu’à nous.

 

Merci à nos ancêtres,

Les primates du Rift Valley

D’avoir mangé de la charogne,

Au lieu des beaux fruits de leur palais,

Rougis du soleil qui cogne

Dans leur grande forêt natale,

Alanguie de touffeur équatoriale.

 

Merci d’avoir crié.

Merci d’avoir parlé.

Merci d’avoir pensé.

Merci d’avoir évolué

Et d’avoir gravé

Et dessiné dans les cavernes.

Merci à ceux qui ont écrit.

Merci à ceux qui ont compté.

Merci aux écrivains et poètes

Et à ceux qui ont imaginé.

Merci à ceux qui ont composé

La musique et les chansons.

 

Merci aux peintres

Pour les bleus, les verts et les rouges.

Qu’ils ont mélangés

 

Merci aux sculpteurs

Pour le bois, la terre, la pierre

Qu’ils ont façonnés.

Merci au forgeron et au tailleur,

Au chasseur et au pécheur,

Au maçon et au menuisier,

Au semeur et au berger.

 

   Merci au couple

      Qui m’a donné vie.

 

         Merci aux maîtres 

           Qui m'ont formé    

                                                           

      Merci au destin

       Qui m’a réalisé.

 

       Merci à ceux

      Qui m’ont révélé.

     Merci à ceux qui se sont dit

   Mes amis

  Mais le sont restés.

 

Merci surtout

Et avant tout

A celle que j’aime

Et qui m’aime

Depuis toujours.

 

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Ce poème est un chant de reconnaissance à l’existence, il exprime le bonheur de vivre. --- Il est un immense merci à la vie : un merci d’avoir créé le bonheur, un merci d'avoir reçu la faculté d’aimer, un merci d’être ce que je suis et d’avoir été. --- Un grand merci aussi d’avoir connu l’amour : l’amour des miens, l’amour des autres, l’amour de celle que j’aime. ---

Il veut évoquer le long parcours de l’être humain depuis l’infiniment petit jusqu’à lui. --- Il veut exprimer sa gratitude au destin de l’avoir mené à ce qu’il est : l’individualité qui réalise sa condition privilégiée et peut la partager avec tous ceux qu’il rencontre. --- Tout cela ne serait rien sans EXISTER !!!

Exister, verbe fondamental qui exprime ce qui est et dans lequel nous occupons une place importante à nos yeux, cependant insignifiante dans l’absolu. ---

L’évolution nous a permis de devenir intelligent et de faire partie d’un   mécanisme qui nous dépasse et nous dépassera toujours. --- Nos savants sont interloqués et surpris de constater que les lois fondamentales qu’ils ont déterminées et qu’ils défendent sont remises en question de plus en plus face aux découvertes et à la logique de leurs calculs. --- (voir note)

Ce poème a l’intention de mettre en valeur cette complexité de l’évolution qui nous a permis de comprendre et de maîtriser la matière et créer une pensée performante que génère les sciences et les arts, grâce auxquels nous atteignons le confort matériel et intellectuel. ---

Ce poème de reconnaissance se termine en mettant en valeur la richesse d’un parcours personnel qui a permis à son acteur de profiter longuement d’une existence riche en découvertes et relations humaines de grande valeur. ---

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NOTE : Le mécanisme fondamental de L’Univers Total est complexe et difficilement explicable avec nos moyens cérébraux. --- L’intelligence humaine sera-t-elle un jour capable de comprendre le mécanisme fondamental de ce qui est. ---

« Le principe d’incertitude d’Heisenberg » » est un des éléments troublants du mécanisme fondamental qui produit « ce qui est ». --- Nos moyens cérébraux sont limités par les moyens de la pensée, handicapée par le développement intellectuel humain d’un assemblage de cellules qui reste un « mécanisme limité », pour comprendre un Univers Total complexe. ---

Einstein aussi est resté interrogateur quand ses travaux lui ont fait constater l’inadéquation entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. ---

Ce qui peut faire supposer que notre « mécanisme cérébral » est limité par son contexte de situation de cellules évoluées à partir d’un « accident » dans notre Univers. –

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12/05/2016

Poème en image

Boat_Scene_Oil_Painting.jpg

 

Mon grand bateau blanc

 

Perles d’étoiles sur l’eau,

Papillons plein les yeux.

C’est surtout ton bleu

Que je voyais sur mes plages.

Bleu d’océans avec écume

Aux lèvres d’océans

Gloutons de plage.

 

J’ai vu des rives

Qui passaient lentement

Pendant que je somnolais

Sur mon grand bateau blanc.

 

Des oiseaux d’ailes dentelées

S’éparpillaient sur fond de brume

Et les genoux de mon aimée

Pressaient au creux de mes vagues.

Montait en moi un long murmure

Dégoulinant de lèvres assoiffées

Et pesait en mon âme enfiévrée

Une mèche palpitante et dorée.

 

J’ai vu des rives

Qui passaient lentement

Pendant que je somnolais

Sur mon grand bateau blanc.

 

J’ai promené mes nuages

A coup de pinceaux tranchants. 

Je regarde mûrir mes tombes

Et déjà tes paupières tombent.

La moiteur de mes nuages

Qui sont si blancs, qui sont si gris

Font gémir, grêles et tremblants

Mes oiseaux blancs, mes oiseaux gris.

 

 J’ai vu des rives

Qui passaient lentement

Pendant que je somnolais

Sur mon grand bateau blanc.

 

Les voix sont des murmures

Qui hantent mes châteaux blancs

J’y verrai des hirondelles

Assoiffées, le long des créneaux,

Palpite leur ventre

Le long de mes désirs :

Je couvrirai l’azur

D’un long soupir d’ennui.

 

J’ai vu des rives

Qui passaient lentement

Pendant que je somnolais

Sur mon grand bateau blanc.

 

J’ai vu des pas sur le sable

Et des mouettes avec du sang.

J’ai mis les mains sur tes épaules

En entendant passer ton chant.

Les mouettes hurlaient de rage,

Lancinantes en tournoyant,

Mais ton chant faisait nuage,

Nuage tout gris, nuage tout blanc.

Mon âme devenait folle

Quand tout ce ciel perdait son sang.

 

J’ai vu des rives

Qui passaient lentement.

J’ai vu des rives

Qui fuyaient subitement.

J’ai vu des rives,

Des rives qui dérivent.

J’ai des rives, des rives

Dérivent les rives,

Pendant que je meurs

Sur mes rives

Et dérive mon grand bateau blanc.

 

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Ces vers de spleen langoureux ne sont ni joyeux ni tristes.  Ils évoquent une soirée de canicule, étendu dans la moiteur d’une nuit lourde qui s’installe, avec un verre de boisson fraîche et le souvenir des mauvais jours. --- Rien ne vaut alors le rêve qui fait planer dans des nuages blancs et des ciels bleus. --- Le spleen incite au rêve qui évade dans l’espace et imagine un bonheur que le cœur réclame. ---

 

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30/04/2016

OZ.22 POESIES/Soir d'eau

Soir d’eau

 

Je me souviens d’un soir,

D’un soir que frangeait doucement la lune.

 

L’eau plissait, calme

Et les feuilles berçaient

Des fragments de jour.

 

Tes yeux cherchaient l’infini

D’une nuit sans étoile,

Les miens suivaient les caprices

D’une mèche dans le vent.

 

Mon âme vivait ton bonheur

Mon cœur battait

Son solo d’amour.

 

Dans mon délire

J’étais tout :

J’étais la brise

Qui caressait tes cheveux,

La terre qui portait

Ton corps souple et chaud,

La vague qui baisait

Ton pied de marbre fin.

 

Je rêvais, oui ma mie,

Aux horizons sans fin.

Je rêvais que nos corps

Roulaient dans l’eau

Noire et profonde.

 

Que nous courions les abîmes

Sous les flots,

Comme du blé sous le vent.

Que, tourbillonnant dans les gouffres,

Nos corps, comme des pantins,

Bondissaient sur les pierres,

Polies, noires et chaudes.

 

Je rêvais que nous flottions

Comme des corps flous

Dans les branches,

Au gré d’une brise mouvante

Qui toujours berce et enlace,

Et qu’ensuite, courbés sur nos reins,

Nous glissions

Sur l’échine hurlante de l’eau

Qui s’écroule dans les vallées,

Et qu’enfin, couverts d’écume,

Nous n’étions plus rien

Que deux âmes

Étroitement unies.

 

Je rêvais de tout,

De douceur et de calme,

D’un paradis pour nous deux,

D’une oasis

Que chanterait son ruisseau,

Où de fleurs,

Je garnirais ton corsage,

Où je te suivrais dans l’herbe

Avec du soleil plein les cheveux,

Où j’aimerais

Ton chant aux oiseaux,

D’une oasis,

Qui d’azur au-dessus,

D’herbe tendre en dessous,

De rose tout autour

Écouterait battre follement

Nos deux vies.

 

L’eau brune suçait

Des rives pendantes.

La nuit pleurait doucement

Dans les arbres.

 

La sérénité des choses endormies

Remplissait tout de silence.

A part nos palpitantes vies,

Tout était simple et calme.

Pourtant, dans cette pâle nuit

Vint la peur !

 

 La peur qui fait frissonner,

La peur de la souffrance,

Celle des hommes.

La peur de leur longue misère

Qui gémit sa douleur,

Qui réclame son bonheur,

Qui guette notre amour,

Qui mendie notre union.

 

Cruel appel,

Plainte déchirante !

Je la serrais contre moi.

Non, ma mie,

Ne les écoute pas.

Entends plutôt chanter

Nos âmes.

N’écoute que le vent.

Laisse, au loin, grincer l’usine,

Laisse la charrue dans son champ.

 

Mon cœur était lourd,

Grondant de nuits d’orage.

Leur plainte était pressante,

Une haleine, froide et montante,

 Glaçait nos âmes.

 

C’était la souffrance et la misère,

C’était le cri du vieillard

Qui sent la tombe,

Le cri de la plaie qui saigne,

Le cri de la faim qui fouaille,

Le cri de la bête égorgée.

 

Non, ma mie, repose-toi.

Ne les écoute pas.

Le jour est loin encore.

Profitons des débris du silence,

Gardons des lambeaux de solitude.

 

Mais le jour vint,

Fort d’une nouvelle ardeur.

Et la nature sans pudeur

Releva son voile de nuit.

Nue et cruelle,

Elle blessait nos yeux,

Troublait nos âmes.

Un frisson de vie

Passa sans enthousiasme.

 

Nous nous sommes quittés,

A la croisée des chemins.

Chacun confia sa peine

A la sente joyeuse

Comme au raidillon caillouteux.

Le soleil brillait sans âme

Et la terre buvait la nuit.

 

 

J'avais 19 ans, je suivais des cours de sténo-dactylo pour trouver un emploi qu'un manque de formation, parce que malade, me mettait en difficulté de trouver. --- Dans ma petite mansarde, avec un coin de ciel que me révélait une "tabatière", petite ouverture vitrée dans un toit en pente, je rêvais d'une jolie personne qui se trouvait devant moi au cours de l'institut Meysmans qui formait des professionnels du clavier en deux mois.--- Elle me faisait souvent des yeux tendre mais je ne me faisais pas d'illusion, la gens masculine étant rare dans ce métier, que j'avais privilégié pour le peu de temps nécessaire à la formation. --- J'étais amoureux, mais je savais qu'elle ne serait pas pour moi parce que trop frivole et trop aguichante pour l'homme sérieux, que j'étais qui cherchait la compagne de sa vie et la mère de ses enfants. --- Ce soir-là j'ai confié ma peine au "raidillon caillouteux" et mon rêve à la "sente joyeuse" pendant que le "soleil brillait sans âme et que la terre buvait la nuit." ---

 

                                                                    -o-o-o-o-                     

 

01/04/2016

OZ. 21 Un amour éternel.

OZ.21 Un amour éternel

 

A la Noël de cette année, nous nos fêterons 60 ans de bonheur à deux. --- La tradition leur a donné l’appellation somptueuse de noce de diamant. ---

Le diamant est une pierre précieuse rare qui, comme l’amour fidèle, n’est pas atteint par l’usure du temps. Il brille de mille feux et se taille lentement tel que se construit la fidélité échangée. ---  

Au « soir de nos vies » nous chantons ce parcourt réalisé, tel que nous l’avions rêvé dans nos cœurs amoureux. --- Pour cet anniversaire, nos enfants nous ont donné le « Paradis sur terre » en nous permettant de devenir les heureux propriétaires d’un appartement luxueux dans un parc privé avec étang et arbres magnifiques, certains centenaires.

Le premier poème, écrit pendant nos fiançailles en 1956, exprimait ce « rêve » d’idéal de partage. ---

Ce poème qui va suivre fut écrit dans cette année merveilleuse de nos fiançailles que nous avions décidés de couronner par notre mariage le lendemain de Noël. ---

 

Au soir de nos vies.

 

Ô ma douce !

Tu es le jasmin

Qui s’endort,

Pendant que j’écoute

En mon sang

S’égrener mes accords,

Grelotter mes sarments

En clochettes de campanules.

 

J’écoute, ô ma douce !

Ô toi que j’idolâtre,

S’enfuir dans le temps,

Très haut, très près de l’âtre

Nos grands rêves éveillés

Et nos deux vies accolées

En deux cœurs frémissants,

Plus vrai que la folie

De nos corps languissants.

 

J’écoute, ô ma source !

Quand, au soir de nos vies,

Tous deux près d’un arbre saigné,

Aussi ridé que nos fronts,

Aussi noueux que nos doigts

Et tremblant comme sa cime,

J’écoute nos mercis échangés

Pour ce long, très long jour

De nos deux âmes enlacées,

Pour ce long, très long jour

De notre grand, si grand amour.

 

Ecoute, ô toi que j’aime

Tous nos mercis échangés

Pour le bonheur reçu,

Pour le bonheur donné,

Ecoute encore

Près du vieux chêne usé

Notre tout dernier serment

Et le murmure

De notre tout dernier amour.

 

Ecoute-les au crépuscule

Dans le silence de la nuit,

Dans le silence de l’infini.

 

 

 

Nous voilà arrivé au « soir de nos vies. --- Nous sommes heureux, plus amoureux que jamais. ---

Maintenant, nous pouvons nous retourner sur un passé de soixante ans et revivre en esprit les moments les plus heureux de notre existence. ---

Mais les plus important sont ceux que nous ont donné et nous donnent toujours nos enfants. --- Ils nous entourent d’une affection constante et profonde, concrétisés par un souci constant d’entretenir notre bonheur. ---

 

Au soir de nos vies

 

Entendre la mer rire sur ses plages,

Écouter le vent, un clapotis d’eau.

Il fait doux ce soir, le vent est si sage.

J’ai les pieds dans l’eau, ce soir il fait beau.

 

Mon cœur est heureux, car ma mie sommeille

Mes doigts de sable caressent son corps

La lune est blanche, le cormoran dort.

Je suis si heureux quand ma mie s’éveille,

Me regarde : elle est si adorable.

Son corps est tout chaud, chaud comme le sable.

 

La mer est belle, les nues sont basses.

Elle sourit tendre, ses yeux font des flammes,

Je cherche ses mains, câlin, je l’enlace,

Ses doigts caressent, ses doux yeux réclament

Mes lèvres folles, je cherche les siennes.

Toute joyeuse, elle surprend les miennes.

 

Le ciel est si beau, la mer est si belle

Que les mouettes dans le ciel se taisent,

Le ciel est ému, les vagues s’apaisent.

Je suis heureux et me blottis contre elle.

 

Nos vieux cœurs rêvent dans notre vieux lit

Si vieux qu’il craque pour mieux révéler

Un si beau rêve qui n’est pas fini,

Car le grand ciel va nous rappeler

Notre long parcours, notre belle histoire.

Et notre âme de très vieux amoureux

Chante maintenant car c’est la victoire

D’une longue vie dans un cœur heureux.


°°°°°

Nous avons la fierté, malgré un parcourt rocailleux et difficile, plein d’embuches, d’avoir réalisé notre ambition de réaliser une existence centrée sur le partage de notre amour avec nos enfants et ceux que l’existence plaçait sur notre chemin pour être aimé ou secouru. ---

Nous étions animés d’un idéal élevé et comme tous les idéalistes rêvions de réaliser de grandes choses. Nous sommes arrivés à en accomplir beaucoup dans la joie, le bonheur, la souffrance et l’abnégation, ---

 

-o-o-o-o-

 

 

 

 

19/03/2016

0Z.20 Canonisation et catacombes.

La publication précédente fut consacrée à la partie profane de notre voyage à Rome. --- Ce chapitre-ci sera réservé à la partie religieuse de notre séjour. ---

Nous débuterons par la cérémonie de canonisation de Nicolas de Flue, premier saint suisse. --- (au chapitre 11.0 nous détaillerons les particularités de cette cérémonie). ---

Tout s’est passé dans une ambiance de foire, les « curieux et les « amateurs de spectacles religieux » couvraient la piété silencieuse de ceux qui venaient pour se recueillir. – Les « viva el papa » fusaient de toute part, repris en cœur par la partie festive de l’assistance. ---

George et moi, garçons pieux, candidats au sacerdoce, étions scandalisés par cette ambiance de foire, comme nous le fûmes aussi en visitant les autres lieux du culte italiens. ---

Le poème qui va suivre ne surprendra pas quand on comprendra la déception qui était la nôtre, --- nous qui ne connaissions que l’ambiance recueillie et feutrée de nos églises ou cathédrales, proclamant les bases notre foi. ---

Au plus haut de Saint-Pierre
Les trompettes ont sonné
Le grand chant des mystères
De préceptes donnés.

Ce vaisseau des martyrs,
Des apôtres et des saints
S'abîmera en vain
En mer des souvenirs.

Sur Moïse, protecteur de l'arche,
Guide éclairé de son peuple en marche,
Se sont penchées les ailes blanches
Des vierges du ciel que sont les anges.

Mon âme est sous le fer
De tes si dures lois
Dont mon cœur n'a que faire
Tant il est en émoi.

Tous les âges ont transmis
Ces premières croyances
A tous les cœurs soumis
En crainte des offenses.

°°°°°°

Un des projets que nous voulions réaliser et qui nous tenait très à cœur était la visite des catacombes. ---

Nous eûmes la chance de bénéficier d’un confrère du supérieur de l’institution où nous étions logés, spécialiste reconnu des catacombes, qui nous ouvrit la partie interdite au public pour nous la faire visiter. ---

A un certain moment, il nous révéla que lui-même n’avait jamais foulés l’endroit. --- On n’imaginera jamais l’émotion qui nous étreints en foulant un sol sacré dans les parois desquels des cases avaient creusées dans la craie pour recueillir les ossements des décédés de l’époque, parmi lesquels, peut-être, des chrétiens persécutés. (12.0). --

Voici un poème de six pieds qui tente de faire une synthèse des effets de ma perception émue de l’injustice de l’Histoire qui n’accorde si peu d’intérêts à ces persécutés oubliés. ---

Ô sombres catacombes,
Il y a dans vos tombes
Le lourd passé fuyard
Des vils regards hagards,
D'éperviers très cruels,
Bien trop gorgés de fiel
Et avides du sang,
De ceux qui sont absents.

Il y a dans la craie
Les tristes chairs perdues
Des âmes torturées
En leur foi éperdue
Gravée au grand fronton
Des temples de la mort,
Enfouis dans le fond
Du lent passé des corps.

Il y a dans la nuit
La folle nuit qui fuit
La voix des oubliés
Et les chants tant criés
Des cœurs cherchant toujours
Le chemin de l'amour.

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Ce voyage, réalisé dans les conditions que j’ai décrites, restera gravé dans ma mémoire et mon subconscient comme le moment peut-être le plus important de ma vie, tellement je fus transporté d’idéal, de ferveur et de grandiose. ---

Dix-huit ans c’est l’âge des illusions, dit-on, mais pour moi ce fut celui de la grandeur, de la foi et d’une sorte d’apaisement mystique. ---

Au sortir du « sana », de la souffrance morale, du complexe de l’infirmité, de l’espace confiné, du monde de la souffrance et du désespoir, des gémissements et des toux et des crachements, je ressenti la joie profonde d’entrer dans la vie avec l’enthousiasme de celui qui va se sentir libre, qui va réaliser des projets, qu’on ne fuira plus comme un pestiféré. ---

La suite me fera déchanter : déception d’un monde sordide et veule alors que je croyais, dans ma candeur, trouver un monde d’idéal et de fraternité, déception aussi de réaliser ma faiblesse physique. --- Le voyage et l’émerveillement du moment nous avaient galvanisés comme ceux qui se surpassent pour réaliser un exploit. –

  1. Je crois qu’il est important pour ceux que l’histoire intéresse, de lire le chapitre 12.0 --- ils trouveront, sur mon blog et mon site, une étude détaillée et documentée de ce lieu important de l’histoire ainsi qu’au chapitre 11.0 la relation de la canonisation du premier saint suisse de l’histoire. ---

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12/03/2016

0Z.19 Rome et Florence

George était mon modèle et mon maître. … Idéaliste, il m’entraînait dans des projets démesurés, … Audacieux jusqu’à l’inconscience, il consacra toute sa vie à s’occuper de jeunes malades ou infirmes, négligeant le portefeuille d’assurances qu’il constituait et faisait vivre sa famille nombreuse.

Dans les billets précédents, j’ai relaté notre existence d’exclu en sanatorium. … En 1947, nous avons réalisé le rêve que nous avions imaginé dans nos chaises-longues de malade … Aller à Rome, la ville de notre civilisation et de notre histoire de chrétien. …

A force d’y penser, nous avons voulu le réaliser et nous projetâmes de réaliser le voyage, dès que nous aurions l’autorisation de rentrer en Belgique. …

Pour réaliser cette aventure au sortir de la guerre, nous n’avions que de petits moyens, chacun un billet de mille francs, demi salaire d’un petit employé de l’époque…. Nous comptions profiter du change des francs suisses en lires et des achats « en noir » à des ambulants. …

Notre escapade dura un mois, tellement nos tirâmes sur toutes « les ficelles ». … Notre uniforme de scout nous permettait de trouver à loger dans des locaux de réunions sur des paillasses de paille. …

Nous nous promenâmes sur le fameux toit du Duomo de Milan. … Nous restâmes une semaine à Florence, ce qui nous permis de nous émerveiller de ce joyau de l’histoire et de son fameux musée de peinture et de sculpture. …

Cette ville restera gravée dans nos souvenirs, tellement nous fûmes émus et impressionnés par ce joyau grandiose et sublime de notre civilisation que nous avons parcouru le cœur serré d’émotion. …

Le souffle coupé, nous avons religieusement visité ces œuvres du génie et de la création artistique humaine : le Baptistère de Saint Jean Baptiste, la cathédrale Santa Maria del fiore, le campanile de Giotto, la loge du Bigallo et l’églises Sainte Marie Nouvelle, la Galerie des offices, le Vieux pont, le musée Saint Marc, l’église de l’Annonciation, le palais Pitti, la Galerie Palatine et les jardins de Boboli,   pour ne citer que les plus importants lieux d’art et d’histoire. …

Cependant, c'était surtout Rome que nous voulions atteindre, la ville des contrastes, la ville de notre histoire, la ville-berceau de notre civilisation, la ville tourmentée de son humanité trouble faite de vices et vertus... Rome que nous voulions respirer et que nous voulions aimer ou haïr tout à la fois.

Rome, dans nos fièvres,
Ville de nos cieux,
Cœur au bord des lèvres,
Fièvre dans nos yeux.

Nous tenons ton âme
Captive de ton feu.
Ta louve se couche
Sur ton marbre blanc.

Ta ville est de sang,
Ta ville est de joie,
Ta ville est de meurtre,
Ta ville est de rire.

Ton cœur est de crimes.
Ton cœur est de saints.
Ton cœur est de papes
Et de martyrs et de bourreaux.

Rome, perfide Rome,
Aux relents d'arènes,
De Titus et Néron,
D'Octave et Cléopâtre,
De Lucrèce, la diablesse
Et des Borgia goutteux.

Rome, grande Rome,
D'Auguste et César,
De Pierre et Paul,
De Michel-Ange et Botticelli,
Rome des belles martyres
Qui s'offrent à leur Dieu
Dans des arènes brûlantes
Du sang et du cri
Des agneaux saignés.

C’est intentionnellement que je donne à la publication de mes poèmes un ordre d’importance dicté par mon ambition de communiquer l’émotion que je ressens au souvenir des moments sublimes de ce voyage. …

Dans le même esprit, voici celui qui contribua à l’évolution de ma sexualité étouffée par mon éducation …

J'ai caressé tes cheveux roux,
J'ai mis mon front sur ton cœur
Et affolé de nacre
J'ai baisé tes genoux.

Pensant t'y trouver.
J'ai remué toute la terre,
En secret, jamais apaisé.
J'ai craché sur mes yeux ;
J'avais des mains de sorcière
Qui ne pouvaient plus te toucher
Et j'ai pleuré de rage.

J'ai arraché ton voile
Pour mieux te regarder,
Mais j'ai pleuré de rage
De ne pas te voir
De ne pas te trouver.

Ta torture est si douce
Que je ne peux plus m'en passer.
Mon angoisse est si chaude
Qu'elle brûle mon corps de fièvre,
Tandis que mon âme se réclame
D'anciens jours de calme.

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Cette toile marquera toute ma vie. … Ce fut elle qui me révéla la beauté sublime du corps de la femme et contribua à l’élévation de ma sexualité. … Le poème révèle le tourment intime douloureux d’un jeune chrétien de l’époque. …

Idéalistes, fervents chrétiens jusqu’au sacerdoce, nous ne manquerons pas de suivre toutes les manifestations religieuses de Rome. … Nous eûmes la chance d’assister à la canonisation de Nicolas de Flue, premier saint suisse. … George parvint à nous faire reconnaître comme délégué scout de la Belgique, ce qui nous valut une très belle place. … Le poème qui suit est un rappel de grands moments de la Bible, fondement de la foi chrétienne. …

Bible sacrée, en lettres noires,
Gravée en bronze, perdant l'or,
Nos yeux, nos âmes guettent encor
La vraie raison de ton histoire.

Livre sacré d'Eve et d'Adam,
Du coupable péché des hommes
D'avoir déjà croqué la pomme
En condamnant leurs descendants.

Bible sacrée d' Esaü,
Du fier Jacob et Rébecca,
Du vieux Noé qui a trop bu,
De Moïse devant ses lois.

Livre sacré de Josué
En conquête de Jéricho,
Clamant au ciel, à tous échos
La mort de ceux qu'il va tuer.

Livre sacré de notre enfance
Créant en nous le merveilleux,
Mais aussi rêves de souffrance
Au tendre cœur de petits gueux.

Livre sacré des saints de Dieu
Clamant leur foi à tous les cieux,
Chantant Sa gloire avec les anges
Tout en proclamant Ses louanges.michel

 

 Michel-Ange, nous impressionna par son immense génie qui le conduisit à la réalisation de ses œuvres. … Que ce soit à Rome ou Florence, ses sculptures et le plafond de la chapelle Sixtine d’une beauté à couper le souffle resteront toujours comme le summum du génie humain …

Très grand Michel-Ange,
Puissant dans les cieux,
De glaise et de fange
Tu feras des dieux.

Tes doigts noueux ont caressé
Des corps de pierre et de lumière,
Qui étaient perdus dans la terre
Dont tes bras s'étaient enlacés.

Fier géant sorti de l'Olympe,
Tordant les bras du Laocoon,
Tes dures mains de ciel se nimbent
Faisant fi des ignares abscons.

Tes Christs et tes belles Madones
Sont des songes que tu nous donnes
Quand nous contemplons, à genoux
Leurs sereins visages si doux.

Ô, Divin Michel-Ange,
Bien plus haut que les anges
Tu atteins tous les cieux,
Grand génie des dieux.

 

George et moi restâmes rêveur devant « L’annonciation » de Léonard de Vinci. … Ce tableau était d’une perfection troublante même dérangeante. … Trente ans après, nous avons effectué un voyage culturel avec ma famille et visité le manoir de Clos Lucé dans lequel Léonard de Vinci avait passé ses dernières années. … A l’époque ce personnage avait la réputation d’être homosexuel ce je n’admettais pas, j’ai évolué depuis comme tout le monde. … Léonard de Vinci était assurément un génie qui a atteint les sommets de l’intelligence humaine. … Sa célébrité est devenue mondiale même chez les « non avertis » depuis que le tableau de Mona Lisa est exposé et blindé dans une salle qui lui est réservée au musée du Louvres. … Le poème veut exprimer mon désarroi et le mépris que j’ai de ses faux admirateurs qui viennent voir l’œuvre en s’extasiant sur la soi-disant mobilité de son regard. …

Je crains tes yeux, je crains tes mains
Je suis ton antre.
J'ai le cœur odieux, l'âme triste
Suis-je ton chantre ?

Mes violons longs tout au fond
De mon lac aux larmes s'en vont.
Je les vois toujours au coucher du soir
S'endormir au bord de mes étangs noirs.

Tout au loin sonne le cor :
J'ai des arbres dans le corps
Et un faux cœur qui respire
Dans mon bois des faux soupirs.

Mona Lisa, ma si douce Joconde
Écarte de moi toute la faconde
De ces ignares bavards aux yeux mous
Qui sur toi soutiennent des propos fous.

La vague creuse ses flots aguichés
Par la caresse de tes chauds rivages,
Bordant la mer de ta Vierge aux rochers
En se perdant tout au long de tes plages.

Ô savant ermite de Clos Lucé,
Ecrivain, poète et ingénieur,
De la Renaissance, tu es seigneur
Et très grande figure du passé.

Je réserverai l’étude suivante à la partie manifestation et à la visite des catacombes

-o-o-o-o-o-

 

 

 

 

 

 

28/02/2016

07.18. Poésie/mes débuts

J’avais 17ans en 1946, c’est l’âge où l'on est en poésie ... C’est ainsi qu’on  qualifie cette année dans l’avant-dernière  des humanités. ... C’est celle du chant intérieur, des illusions (dit-on), de l’idéal et du rêve …J’avais 17 ans et le cœur en fête, malgré une existence dans cet espace retiré du monde qu'était un sanatorium ... mais dans un décor de rêve ...

 -o-o-o-o-

Vol de papillons

(Dans les pentes de Montana-Vermala)

Dans le vent fleurissaient des ombres,

Papillonnant de fleurs en fleurs,

Aussi le vent fuira dans l’ombre

Laissant les voiliers coureurs.

 

Le machaon volète en soie

Comme la feuille morte au vent.

Cicindèle toute aux abois

S’encourt folle, tête en avant,

Alors que le malin grillon

S’enfonce dans les gravillons.

 

Hommage à toi, grand apollon,

Ô, roi-papillon des montagnes

Qui se chauffe aux rayons oblongs

Toujours en quête de compagne.

 

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J’avais 17 ans … Dans mon monde particulier de côtoiement de la misère, du désespoir, du sublime et de l‘abject, la maturité de l’épreuve m’entraînait dans des considérations existentielles sans réponses que j’ai voulu traduire dans un ressenti physique …

Dialogue du vide.

                       Chant de l’inexistant,

Chant du vide et du tourment

Et affres du hasard.

A toi, mon âme et mon art.

                                                                                      

Des horloges, au printemps,

Ont scandé l’air du temps.

 

L’univers, en folie,

Boit la coupe à la lie

Et s’éternise éternellement.

 

Mes yeux trouent le néant

Et mon regard se vide.

Je chercherai toujours

Le bout, le fond du vide

Comme un moulin

Qui tourne sans vent.

 

J’ai la nausée

De l’infini des nuits.

J’ai la nausée

Des fleuves sans fin.

Je frémis du vide

Et je vomis ma peur

Du bord de mes lèvres.

 

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Au « sana » de Belgique où j’avais été soigné avant la Suisse, j’eus le réconfort de rencontrer un jeune jociste ( JOC -Jeunesse ouvrière chrétienne) de 22 ans qui me prit en amitié et me protégea des « malveillants » qui se moquaient de ma candeur … Venant d’un petit séminaire, je ne connaissais rien de la vie sexuelle … Je fus « affranchi » par un jeune voisin de lit vicieux …

Je trouvai un ami protecteur qui s’appelait Dolf (diminutif d’Adolphe, prénom exécré d’Hitler qu'on préférait ne pas prononcer) … Il était très malade, son seul poumon était en lambeau, l’autre lui avait été enlevé précédemment …

Il espérait qu’un séjour en Suisse améliorerait son état et il me demanda d’intervenir auprès de la direction de mon sanatorium suisse pour lui trouver une place, ce qui était devenu très rare, la guerre avait ramené beaucoup de tuberculeux des camps de concentration …

Le directeur, un père spiritain, que j’avais supplié, attendri par ma candeur et ma détermination, lui trouva une place. Mieux, il s’arrangea pour organiser un transfert de chambres pour libérer trois places, pour nous y réunir avec un autre condisciple de mon collège, très gravement atteint  …

Pauvre Dolf, il n’y vécut que huit jours … Il étouffa et les médecins ne purent rien faire … Nous avons vu partir son lit, couvert d’un drap, les médecins, émus, l’accompagnant …

Il fut enterré dans le petit cimetière du village voisin … Nous étions en pleine tempête de neige qui durait plusieurs jours en montagne ... Je fus autorisé à l’accompagner … Un ami m’accompagna derrière un corbillard de campagne, tiré par un cheval … La neige était tellement drue qu'on se voyait à peine ... C'était irréel ... Je garderai toujours gravé dans mon cœur le bruit du cercueil tombant dans le trou rempli de neige comme s'il méritait ce linceul immaculé …

A mon ami « Dolf »

(Décédé à 22 ans de tuberculose)

Tes si doux grands yeux verts

Aux paillettes vieil or

Ont des refrains de mer

Sans souci de la mort.

 

Tes si doux grands yeux pâles

Ont des accents de fleurs,

De fleurs et d’oiseaux mâles

Qui chantent la couleur

Des prés verts au printemps,

Toujours au fil du temps.

 

Tes si doux grands yeux clairs

Sont perdus dans la nuit,

Dans la nuit des éclairs

Et des songes qui fuient.

 

-----

 

En avril 1947, le printemps s’installa en force à coup de chaud soleil et de nature éclatante de vie nouvelle. L’eau des neiges chantait dans les rigoles ou dévalait routes et chemins.

 Mon âme de potache poète s’en donnait à cœur joie, en accents délirants qui s’élevaient à l’unisson d’une ambiance propice au lyrisme exalté.

 J’allais avoir dix-huit ans et j’avais le cœur en fleur, c’était le printemps dans un merveilleux décor de nature en fraîcheur. Les bourgeons gonflaient, repus de sève, d’où naissaient de délicates émeraudes qui deviendraient de tendres feuilles.   Les crocus et les perce-neige se dispersaient de pente en pente et les prés verts se réchauffaient au pied des sentes.

 

Printemps.

(Montana-Vermala)

 

L’herbette pousse joliette

De dessus la neige jaunie.

Le soleil réchauffe

Ses doigts engourdis

Et la sève se gonfle

De l’eau des ruisseaux.

 

L’âme des fleurs

S’éveille

Et pense au parfum

Qui sommeille

Dans leurs ventres alourdis.

 

Les oiseaux rient

En sourdine

Et lutinent

Leurs compagnes,

En pâmoison d’amour.

 

Le chamois se mire

Dans l’eau du ruisseau,

Le lézard au soleil

Rêve de roches chaudes,

Et les abeilles

Chantent le miel en fleur.

 

Le cœur des hommes

Est tendre :

Leurs yeux sont doux.

Des mains chaudes

Se tiennent

Et des baisers s’échangent.

C’est l’amour

Et le chant des anges.

 

 

-----

 

A la deuxième année de mon séjour, j’allai beaucoup mieux et je pu quitter le sana pour me promener et aller jusqu’à la station de ski de Cran sur Sierre et faire de longues promenades dans la montagne pour cueillir des edelweiss et traquer les grillons …

J’avais un compagnon d’escapade, Jean, avec lequel nous pûmes assister à la montée des troupeaux aux alpages pour y passer toute la saison, accompagnées du tintinnabulement de leurs cloches… Les montagnards en faisaient de grandes roues de fromages bruts qu’ils redescendaient de la montagne, en fin de saison, sur le dos de leurs ânes …Ils les mangeaient en "raclettes" sur des quignons de pain ou les confiaient aux fromagers pour en faire du fromage ...

Je connus l’amitié désintéressée d’un petit frère convers de l’ordre des Spiritains qui fut pour moi un ami fidèle et désintéressé ... Il m’écrivit assidument jusqu’à sa mort en me racontant tant de belles choses et tant d’envolées sublimes qu’elles me gonflaient le cœur et me faisaient atteindre des espaces irréels … George et lui m’ont appris à m’élever au-dessus de tout ce qui avili et de tout ce qui abaisse …

Sa foi était si pure, si élevée sans bigoteries que c’était comme le vent pur des sommets … Devenu incroyant, je le suivais dans les envolées de sa pensée, lui vers son Dieu et moi vers la beauté et la grandeur des éléments …

L’amitié.

Je l’ai découvert ce trésor

Que mes nuages avaient caché

Là, dans l’anfractuosité

Si noire d’un très vieux rocher.

 

Le beau diamant clair

De la pure amitié.

Celle de l’amitié fidèle 

Qui toujours est donnée,

Et qu’on ne rendra pas assez.

 

Christian, ô mon ami !

Si gentil et toujours constant,

Ton émouvante fidélité

Que je n’ai jamais méritée

Fut un défi au temps.

 

D’où viens-tu si fier univers

Très, très haut dans ta tour d’argent ?

Donne à Christian, le petit frère

Ta réponse et ton boniment.

 

Garde-lui son cœur et sa foi

Qui lui ont imposé ses lois.

Garde-lui son Dieu et sa Vierge

Comme ses prières et ses cierges,

Sa dévotion et sa flamme,

Pour toujours combler sa belle âme.

 

-----

Avec George et Christian, nous avons créé une petite unité scoute de cinq jeunes d’une vingtaine d’années que George, chef d’unité scoute avant sa maladie, avait créé chez les « lone scoute » scouts isolés de la fédération des scouts catholiques de Belgique…

Nous nous dépenserons beaucoup avec la complicité de la direction et de nos médecins pour nous occuper d’une unité scoute d’orphelins handicapés par la tuberculose des os que George avait créé avec les jeunes pensionnaires d’un établissement de sœurs voisin …

Nous y avons organisé de nombreuses activités : réunions, jeux, scénettes où je mettais à profit mes facultés clownesques ... Nous avons même osé un camp dans la montagne pas loin de l’établissement de sœurs … On n’imaginera jamais le bonheur qui illuminait les yeux de ces petits exclus …

Le poème qui va suivre est dédié à Jean-jean, un jeune adolescent de la troupe qui nous impressionnait par la profondeur de son regard et la pertinence de ses interrogations. … Il était tordu, dans une petite charrette qu'un plus valide poussait ...  Un jour que je bricolais avec lui, il me demanda : « Quand je serai au ciel, est-ce que j’aurai toujours le corps que j’ai » Je lui répondit qu’il serait heureux et que c'était ça qui compte ... J’ai bien vu que ma réponse ne lui convenait pas …

L’orphelin infirme.

Il avait le cœur frêle

Du pauvre oiseau blessé

Qui a perdu ses ailes,

Que les pattes ont laissé.

 

Il avait les yeux tristes

De l’enfant si mal né 

Qu’il était sur la liste

De ceux qu’on a trouvés.

 

Il était tout petit

Dans sa vieille charrette,

N’avait plus d’appétit,

Mais ramassait les miettes

Qu’on avait délaissées,

Pour la chose mal née.

 

-----

J’ai voulu, dans mes « rêves éveillés », réaliser le « miracle » de transposer Jean-jean dans mon monde imaginaire en l’imaginant tel qu’il le mériterait s’il se trouvait dans l’au-delà comme il l'espérait… J’ai imaginé son image, dans ce qu’il y avait de plus beau dans mon cœur romantique de jeune homme idéaliste … C’était la représentation éthérée d'une jeune fille pure et diaphane que j’ai appelée Badine

Badine.

Badine aux yeux de ciel,

Badine aux yeux de fleurs,

Tes atroces mains de sorcière

Ont révélé

Des doigts de fée.

 

Badine au regard d’ange

Pour des ciels de longues nuits,

Écarte moi ce cadavre

Dont je maudis la bosse.

Je veux les voir dans ta marre

Avec des restes de licorne.

 

Badine aux doigts de ciel,

Aux beaux yeux alanguis et doux,

Aux jambes et aux genoux,

Aux pieds en pures flammes,

Viens semer, petite femme

Dans nos beaux rêves,

Des vols d’oiseaux fous.

 

-----

La Condition humaine est sujette aux faiblesses ... Nous sommes des constructions complexes qui ont leur origine dans la matière avant d’évoluer jusqu’à nous … Celle-ci s’est enrichie de la faculté de l’intelligence créative … Ce qui nous a conduit à créer à partir de la croute terrestre, matière morte faite d’éléments éteints que nous avons transformés en matières évoluées, les humains, qui maintenant saturent leur habitat …

Cette condition d’origine de matière évoluée est une force et une faiblesse, car elle est soumise aux lois de l’évolution qui annulent les faibles aux profits des forts ...

Le poème qui va suivre, après les envolées dithyrambiques, veut apporter une note plus réaliste, car son appartenance à un système imposé par la loi fondamentale de la matière le conduit à évoluer par l’élimination du plus faible par le plus fort …

Cette loi apporte une réponse au questionnement de l’humain intelligent face à son environnement, son origine et son histoire … Son intelligence l'a conduit a inventer le bonheur qu'il ne trouvera pas sans contrarier les lois de l’évolution …

Questionnement

Tu as regardé les étoiles,

Tu as admiré le feu et le soleil

Et tu as dit pourquoi ?

 

Tu as vu mourir ton petit

Tu as vu souffrir ton frère

Tu as connu le froid, la misère

Tu as encore dit pourquoi ?

 

Tu as connu la joie des cris,

Du ventre plein et de l’amour,

Tu as toujours dit pourquoi ?

 

Tu as connu la faiblesse de l’âge,

Les tourments de la blessure,

Les affres de la faim

Pourquoi, encore pourquoi ?

 

Tu as appelé tes dieux

Ceux du soleil, ceux du ciel, ceux du feu

Et tu les as implorés de t’épargner.

 

Tu as travaillé, peiné, créé

Pour te défendre et subsister.

Tu as secouru les tiens,

Les as soumis et protégés.

Tu as dominé la matière

Pour la transformer.

Tu as cherché le bonheur

Et ne l’as pas trouvé.

 

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20/02/2016

10c. Premiers chants

Je compte publier sur mon blog l’ensemble des poèmes que j’ai composé depuis l’âge de seize ans, en 1946, quand je tentais de soutenir un moral de malade tuberculeux dans un sanatorium suisse, à Montana-Vermala où je fus soigné deux longues années, à une époque où ce mal faisait des ravages surtout parmi les jeunes sous-alimentés par les privations de la guerre …

La poésie fut pour moi un exutoire à ma situation de jeune homme souffreteux, en vase clos, entouré de malades toussant et crachant. A l’époque, le mal était grave et il y en avait très peu, qui comme moi, ont survécu plus d’une vingtaine d’années …

Ce fut cependant une bonne école de vie, mes compagnons d’infortunes étant la plupart très cultivés et heureux de me transmettre leur savoir et leur expérience de vie …

En guise d’introduction, je commencerai par un hymne de reconnaissance à tout ce qui a fait que j’existe avec un cerveau qui comprend, qui imagine, qui apprend et qui cherche la raison de son existence …

 

 Merci à nos ancêtres,

Les primates du Rift Valley

D’avoir mangé de la charogne,

Au lieu des beaux fruits de leur palais,

Rougis du soleil qui cogne

Dans leur grande forêt natale,

Alanguie de touffeur équatoriale.

 

Merci d’avoir crié.

Merci d’avoir parlé.

Merci d’avoir pensé.

Merci d’avoir évolué

Et d’avoir gravé

Et dessiné dans les cavernes.

Merci à ceux qui ont écrit.

Merci à ceux qui ont compté.

Merci aux écrivains et poètes

Et à ceux qui ont imaginé.

Merci à ceux qui ont composé

La musique et les chansons.

 

Merci aux peintres

Pour les bleus, les verts et les rouges.

Qu’ils ont mélangés

 

Merci aux sculpteurs

Pour le bois, la terre, la pierre

Qu’ils ont façonnés.

Merci au forgeron et au tailleur,

Au chasseur et au pécheur,

Au maçon et au menuisier,

Au semeur et au berger.

 

Merci au couple

Qui m’a donné vie.

Merci aux maîtres

Qui m’ont formé.

Merci au destin

Qui m’a réalisé.

 

Merci à George et Christian

Qui m’ont révélé.

Merci à ceux qui se sont dit

Mes amis

Mais le sont restés.

 

Merci surtout

Et avant tout

A celle que j’aime

Et qui m’aime

Depuis toujours.

 

 

Au crépuscule de ma vie, j’ai constitué un recueil de 150 pages pour mes proches, dans lequel j’ai transcrit mes compositions avec un commentaire approprié …

J’aimerais transmettre à ceux qui me lisent toute l’innocence de mes premiers chants en leur demandant de retrouver la candeur de leurs jeunes années et de se laisser attendrir par la fraîcheur des mots et la mélodie qu’ils ont voulu communiquer …

 Je le vois toujours, ce chemin de neige qui rejoignait le ciel bleu. Je la revis encore, cette première émotion, quand mes pieds s’enfonçaient dans les traces de ceux d’un enfant ou d’une très jeune fille, … et qui se sont subitement arrêtées …

 Assis dans la neige, j’ai imaginé et rêvé le message… Et j’ai griffonné mon premier poème…

 

L’enfant blanc.

(Dans les neiges de Montana-Vermala

 

La neige me regarde,

Ses yeux scintillent et sourient.

Dans son cœur blanc

Qui me fait mal

 

J’ai mes pas dans les tiens,

Ô petit enfant pur

Et je pressens la douceur

De tes yeux de neige

 

Mais où me conduis-tu 

De tes pieds de neige ?

Mais où me conduis-tu

Dans ton manteau de soie ?

 

J’ai mis mes pieds

Dans les tiens

Et dans ton froid de neige,

Et dans ton froid de ciel,

Ils m’ont fait mal

De ton froid de marbre

Et de ton blanc de pierre

 

Je te suivrai toujours

Avec des yeux de fièvre

Avec des yeux de marbre

Et des dents jaunes

De vieux qui se meurt

 

Tes pas s’effacent

Et meurt ma peine.

Je suis à genoux

Et mes bras se tendent,

Enfant où es-tu ?

 

Où es-tu

Petit enfant de marbre ?

Où es-tu

Petit enfant de neige ?

 

Est-ce toi qui as écrit :

« J’aime »

Dans le froid du marbre,

Dans le froid des glaces ?

 

Est-ce toi qui as lancé

Ce cri des êtres

Ce cri des âmes

Ce cri des hommes ?

 

 

Devant moi, à mes pieds, la vallée s’étendait, sous son voile de coton blanc …

Quelques nuages en gros flocons de laine s’accrochaient au flanc des pentes … Et sur tout ça régnait un silence molletonné qu’un merle entrecoupait de ses trilles sonores et passionnés. Je l’ai salué et chanté mon second poème …

 

Le merle noir

Salut, beau merle,

Salut, merle noir

Que vois-tu

Dans la fraîcheur du soir ?

 

Du haut de ton sapin noir

Que vois-tu

Bel oiseau du soir ?

 

Tu chantes à plein gosier

Le cristal clair des pentes

Qui coule en cascade

A la recherche des sentes.

 

Mon cœur a froid

Merle noir

Et se serre contre toi,

Contre ton duvet noir

Et ton bel habit de soie.

 

Mon âme a perdu son corps

Et frileuse se serre encor

Contre ton cœur d’oiseau noir

Qui dit bonsoir au soir.

 

Chante toujours,

Beau merle d’amour

Chante au ciel

Des rêves de miel

Des songes du soir

Partis en espoir.

 

 

Ivre de ciel, étendu sur ma chaise longue de malade, je regardais le ciel et je me suis mis à rêver de choses impossibles …

Imagination fertile, je me créais un monde à moi irréel et idéal … Rien que joie, bonheur, bonté … C’est ainsi que j’imaginai des lutins roses sur des pierres mauves, en ne leur trouvant presque pas de formes précises … Seules les couleurs, seuls les tons étaient essentiels … C’étaient des êtres sans forme qui s’évanouissaient en flash de formes précises mais très pastel. Je ne sais pas si on peut imaginer ça ! … C’était peut-être un effet de soleil intense au travers des paupières fermées …

 

 

Lutins.

Lutins roses

Sur pierres mauves,

Mon œil est seul

Loin dans la nuit.

 

Lutins mauves

Sur pierres roses

Et fond de ciel,

Sur calices d’or

En fond de nacre.

 

Lutins de joues,

Lutins de soie,

Lutins de joie,

Lutins de rêve.

 

Où sont

Les enfants de fièvre ?

Où sont

Les enfants de mousse ?

Ils ont trouvé la pierre

Quand ils cherchaient la mer ;

Ils ont trouvé l’argile

Quand ils cherchaient de l’eau.

 

Que font

Les enfants de fièvre ?

Que font

Les enfants de mousse ?

 

Ils sont dans la rivière

Pour y trouver de l’eau ;

Ils sont sur la plage

Pour y trouver la mer.

 

Lutins roses et lutins mauves

Dans la danse des fleurs,

Et sarabande de couleurs,

De pieds agiles et joues rondes :

Vous êtes les petits pages

Qui se gorgent de ciels

 

Un jour d’ennui et de cafard, je griffonnai ce qui me passait par la tête. C’était un jour sombre, sans soleil … Un de ces jours de misère qui pèse sur le dos et les genoux.

Je pensais appeler mon poème « Ennui » … Mais je m’enivrai de mots et de leur sonorité toute colorée et je fus surpris que mon cœur se soit mis à chanter, profondément heureux …

Je ressens encore, en relisant ces vers qui se voulaient cafardeux, ce « spleen heureux » qui me faisait les yeux brillants … Quelque chose me gonflait la poitrine qui était calme et serein, à la frontière du bonheur profond …

Si je pouvais faire partager pareil sentiment dans des situations analogues à un seul de ceux pour qui j’écris, j’en ressentirais la plus intense satisfaction … C’est peut être un excellent exutoire en période de « cafard » : se réfugier dans une diversion imaginaire exaltante ou apaisante.

 

Spleen heureux

(Printemps à Montana-Vermala)

 

J’ai vu le ciel

S’ouvrir en deux,

Un Dieu sévère

Faire de grands yeux.

 

J’ai vu des nuages bas,

Lourds de gris,

Des sapins noirs,

Sans branches

Et des oiseaux tristes au nid.

Mais j’ai vu l’eau

Belle et claire

Qui chantait

De pierre en pierre.

 

Mais j’ai vu aussi

L’oiseau tout près du nid

Avec au bec

Un ver pour ses petits

 

Mais j’ai vu encore

L’écureuil de feuille en feuille,

S’évanouir dans les branches,

En éclair roux,

Dans la brume blanche.

 

J’ai vu toujours

Des sourires de gentianes

Et des rêves de lis rouge

Traverser des ciels sans nuage

Bordés de diaphanes plages.

 

J’ai vu enfin

Le ciel fermer les yeux

Et Dieu sévère

S’adoucir un peu.

 

 

En avril 1947, le printemps s’installa en force à coup de chaud soleil, de nature éclatante de vie nouvelle … L’eau des neiges chantait dans les rigoles d’arrosage ou dévalait routes et chemins …

Mon âme de potache poète s’en donnait à cœur joie, en accents délirants qui s’élevaient à l’unisson d’une ambiance propice au lyrisme exalté …

J’avais dix-huit ans, le cœur en fleur … C’était le printemps dans un merveilleux décor de nature en fraîcheur … Les bourgeons gonflaient, repus de sève, d’où naissaient de délicates émeraudes qui deviendraient de tendres feuilles …   Les crocus et les perce-neige se dispersaient de pentes en pentes et les prés verts se réchauffaient au pied des sentes.

 

Printemps.

(Montana-Vermala)

 

L’herbette pousse joliette

De dessus la neige jaunie.

Le soleil réchauffe

Ses doigts engourdis

Et la sève se gonfle

De l’eau des ruisseaux.

 

L’âme des fleurs

S’éveille

Et pense au parfum

Qui sommeille

Dans leurs ventres alourdis.

 

Les oiseaux rient

En sourdine

Et lutinent

Leurs compagnes

En pâmoison d’amour.

 

Le chamois se mire

Dans l’eau du ruisseau.

Le lézard au soleil

Rêve de roches chaudes

Et les abeilles

Chantent le miel en fleur.

 

Le cœur des hommes

Est tendre :

Leurs yeux sont doux.

Des mains chaudes

Se tiennent

Et des baisers s’échangent.

C’est l’amour

Et le chant des anges.

 

 

 

 

Je vis aussi celui que j’appelai le « Roi de la Rose » … C’était un perce-oreille au nom entomologique rébarbatif de Forficule auriculaire. Il n’est pas beau du tout et même effrayant à cause de ses deux pinces caudales qui semblent prêtes à percer le plus dur des épidermes... ou le lobe d’une oreille.

Pourtant, je le vis, un matin frais de rosée, dans un parterre de roses que le frère jardinier entretenait amoureusement … Il s’était blotti entre deux pétales et me regardait en clignant des yeux complices …

C’est tout gentil, et je le lirai le soir à mes petits-enfants qui rêveront du perce-oreille qui joue avec les rayons de la lune …

 

 

 

Perce-oreille

(Montana-Vermala)

 

Gentil perce-oreille roux,

Entre deux gouttes de ciel,

Tu es devenu tout chose

Sous la caresse du soleil.

 

J’aimerais te taquiner

En te grattant le nez.

J’aimerais avec toi

Me coucher dans ton antre

Pour te caresser le ventre.

Tes petits yeux sont tendres

Tout humides de rosée.

J’ai mis mon cœur

Sur ta main.

 

Mais tu n’en as pas voulu :

Tu préfères les jeux

De la lune

Qui, la nuit, te fait

Les yeux doux.

 

Petit roi de la rose

Je viendrai ce soir

Pour te dire bonsoir

Et te border

De pétales roses.

 

 

L’orage et la viole se sont rencontrés et en fond sonore le Concerto brandebourgeois de J.S. Bach … Ce mélange incongru me torturait, je m’enivrais d’ozone et de tonnerre et l’âme à plat, j’enviais le silence des tombes et l’opacité des nuits infinies sans étoiles … C’était sinistre et cafardeux !!! … Bach m’écrasait … Il me faisait peur. Je n’ai jamais été fort attiré par la musique … Mozart, peut-être ! …

 J’ai besoin d’un chant intérieur que la sonorité des vers est seule capable de m’apporter … En moi s’élèvent des mélodies de mots qui se placent sur la portée des phrases pour le plus enivrant des concerts …

 

 

L’orage et la viole

 

 Lancinante plainte

Et pleure ma viole ;

Eprouvante geinte,

Est triste ma piaule.

 

Tonnerre dans les yeux,

Eclairs dans le ventre

Je rêve d’instants doux,

M’abîme dans les pentes.

 

Je bouffe mon âme

Et chante l’épouvante.

Bach est maudit,

Je veux sa peau.

 

La viole me viole

De son son long.

Ma peau démange,

Criblée de cancer.

 

J’ai bu les éclairs

Reins déployés,

Bras écartés,

Genoux en terre.

 

J’ai vu un cyclope

Qui fixait ma viole

De son œil vide et mou

De pauvre oiseau mort.

 

Ma barque est en mer

Bousculée par la vague

Mais je bois les éclairs

Que je crache en feu.

 

Le ciel m’en veut,

Je n’ai plus d’horizon,

L’araignée me rejette

Vidé de mon sang blond.

 

 

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17/01/2016

&95u Poésies du grand âge

Les chants du bonheur retrouvé.

Ce recueil de poèmes qui se veulent optimistes, beaux et chaleureux, a été conçu dans l’intention d’apporter modestement une petite pierre à l’édifice de l’écriture simple et conviviale, en cherchant surtout la beauté du rythme et le chant des mots. …

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« Au soir de nos vies » est un poème de dix pieds qui chante la sérénité d’un couple âgé qui a trouvé des rêves d’amour serein et paisible qu’ils font serrés l’un contre l’autre.

 

Au soir de nos vies.

Entendre la mer rire sur ses plages,
Écouter le vent, un clapotis d’eau.
Il fait doux ce soir, le vent est si sage.
J’ai les pieds dans l’eau, ce soir il fait beau.

Mon cœur est heureux, car ma mie sommeille
Mes doigts de sable caressent son corps.
La lune est blanche, le cormoran dort.
Je suis si heureux quand ma mie s’éveille,
Me regarde : elle est si adorable.
Son corps est tout chaud, chaud comme le sable.

La mer est belle, les nues sont basses.
Elle sourit tendre, ses yeux font des flammes,
Je cherche ses mains, câlin, je l’enlace,
Ses doigts caressent, ses doux yeux réclament
Mes lèvres folles, je cherche les siennes.
Toute joyeuse, elle surprend les miennes.

Le ciel est si beau, la mer est si belle
Que les mouettes dans le ciel se taisent,
Le ciel est ému, les vagues s’apaisent.
Je suis heureux et me blottis contre elle.

Nos vieux cœurs rêvent dans notre vieux lit
Si vieux qu’il craque pour mieux révéler
Un si beau rêve qui n’est pas fini,
Car le grand ciel va nous rappeler
Notre long parcours, notre belle histoire.

Et notre âme de très vieux amoureux
Chante maintenant car c’est la victoire
D’une longue vie dans un cœur heureux.


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Voici la petite histoire de l’existence dont le chemin se poursuit dans l’infini de l’Univers, selon les espoirs du croyant et le réalisme de l’incroyant.

Le chemin sans fin.

Il était une fois, un long chemin qui se perdait dans l’infini … Il n’avait pas de fin et quand on le prenait on ne revenait jamais … Ses pavés solitaires suaient d’ennui. …

Ceux-ci ne connaissaient ni le pas pressé, ni le galop d’un cheval et encore moins le crissement d’un pneu à la torture. …

Ce chemin qui n’en finissait pas de se perdre dans l’infini demanda au ciel d’arrêter sa torture. … le ciel ne répondait pas car sa voix se perdait dans un espace tellement infini que personne ne l’entendait. …

Cependant, le chemin se lamenta tant que ses plaintes parvinrent au roi du ciel qui lui dit ceci : Ton chemin se poursuit où je suis. …

Et je suis au-delà et en deçà de lui. …. … Je suis partout pour ceux qui le prennent et je ne suis nulle part pour les autres. …

Le chemin reprit son parcourt dans la solitude. ...

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Pour se distraire : « jeux de mots » comme disait naïvement maître Capelovici, dans l’émission célèbre « Les jeux de vingt heure » de 1976 à 1987.

Histoires bêtes de chats.

Fouchtra, Fouchtra,
Une poule chapond, un chapon « chat-pond pas »
Qu’on dit dans certaines régions de la France.
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Un chat se promenait dans la corniche,
Perdant « pattes », il « chat-vira »
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Un vieux « chat pitre » rigolait sur un toit
Un jeune chat vint le sermonner et lui faire tout un « chapitre »
Pour qu’il soit sérieux et cesse ses « pitre-ries »
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Un chacal rencontra dans la forêt un chat-calfeutré
Dans sa fourrure épaisse
Le chat s’écarta craignant celui qui faisait le « fé-l’in-tru-cideur»
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Un chat vira sur ses pattes arrières
En appelant son chat sœur à l’aide
Pour échapper au chasseur qui « chavira »
Devant un « chât-aux-brillant (s) », riche
Qui mangeait un « châteaubriant »

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Et voici pour rester dans la fantaisie, une histoire d’anges en bleu qui préparaient la boisson bleue des archanges, qui la buvait, les yeux bleus levés au ciel. … (Vers de douze pieds ou alexandrin)

Fantaisie en bleu.

Un petit oiseau bleu chantait dans la prairie
Sur un grand arbre bleu qui provoquait les anges.

Le ciel tout bleu lui dit : c’est de la fantaisie
De chanter bien mieux que chante les mésanges.
Et il continua : l’eau pure que tu bois
Vient du ruisseau bleu courant dans les sous-bois
En chantonnant et murmurant doucement.

Et si le ciel est bleu, c’est parce que les anges
Récoltent la rosée des fleurs très lentement
Pour fabriquer au ciel la boisson des archanges.

Ceux-ci la boivent bleue, les yeux bleus dans le ciel :
Elle est aussi douce que le meilleur des miels,
Aussi les archanges ont dit merci à Dieu,
Régnant en tout puissant du royaume des cieux

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« L’orange orgueilleuse », c’est l’histoire d’une orange qui méprisait les autres parce qu’elle avait « une position élevée » et qu’elle se croyait la plus belle. …l’histoire dira comment elle a fini. …


L’orange orgueilleuse.

Il était une fois tout au haut d’un arbre qui taquinait le ciel une grosse orange qui se croyait la plus belle et la plus douce des oranges. … Il n’y en a pas sur l’arbre d’aussi tendre et d’aussi colorée que moi, disait-elle. … Je suis la reine des oranges et la gloire du jardinier. …

La belle orange méprisait les autres et se croyait digne de se trouver dans une coupe d’or à la table d’un roi. … Elle le criait tellement fort que les autres plus bas manquaient de se ratatiner de jalousie. …

Aussi, toutes ses sœurs de l’arbre firent de grands efforts pour être plus belle et plus grosse qu’elle. … Elles poussaient très, très fort pour devenir plus rouges. …

Mais les malheureuses ne pouvaient rivaliser avec l’orgueilleuse bien placée au soleil qui tournait autour d’elle, tandis que les autres à l’ombre dans le feuillage ne le recevaient pas bien. …

Le jour de la récolte vint. … Le jardinier ne put l’atteindre tellement elle était haute.et la branche sur laquelle elle perchait, trop fragile, …

Si bien que l’orange resta seule sur l’arbre. … Elle se ratatina de dépit, pourrit et tomba sur le sol et le jardinier l’écrasa en marchant dessus. …

Voilà où conduit la suffisance, dirait La Fontaine. …

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Un saule pleureur se plaignait d’avoir froid aux pieds parce ceux-ci étaient couverts de mousses humides et glacées, le soleil eut pitié de lui et lui confectionna une couche de mousses séchées sur laquelle il se coucha doucement pour lui tenir les pieds au chaud. (Vers de six pieds

Le saule pleureur

Un gentil ru chantait
Tout seul dans la prairie,
Frôlant ses rives chéries.

Joyeux, il contournait
Un vieux saule pleureur,
Couvert de mousses douces
Qui très lentement poussent,
Recherchant la fraîcheur.

Le ru dit au pleureur :
Mais pourquoi ta tristesse,
Je te baigne sans cesse,
Ignorant ta fureur
D’avoir les pieds dans l’eau.

Le saule répondit :
Mais je n’aime pas l’eau,
J’ai les pieds refroidis.

Le soleil s’en mêla :
Veux-tu que j’intervienne,
J’arrangerai cela
Bien sûr, quoi qu’il advienne

L’arbre, désespéré
Accepta, intrigué.
Très gentil, le soleil,
Qui n’a pas son pareil,
En brulant fit périr
Toutes les mousses vertes
Pourtant bien trop alertes
Pour si jeune, mourir

Le soleil accepta
Ce lit très accueillant
Sur lequel il coucha
Des rayons peu brûlants.

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Les dieux écoutent des vieux leur parler d’un amour retrouvé qui calme leurs angoisses et leurs peurs. … (Vers de dix pieds)

Le ciel des vieux.

Leur cœur est joyeux, très haut dans le ciel
Un vieux ciel de vieux, qui rêvent d’espace.

D’espace tout bleu, pour le grand appel
D’un cœur fort heureux d’avoir eu l’audace
D’écouter les dieux leur parler des cieux.

Ils se penchent pour entendre les vieux
Réciter des vers qu’ils voudraient chanter
Dans un ciel tout bleu en faisant écouter
Le doux chant tremblant blotti dans leur cœur.

Il parle d’amour dans une belle vie
Qui est si douce quand elle leur sourit
En calmant leur cœur, angoissé de peur.

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Je suis amoureux de ma ville parce qu’elle si belle de ses espaces verts, de ses lieux d’histoire et si chaude de la simplicité de son accueil. … (vers de six pieds)

Bruxelles, ma ville.

Bruxelles, c’est ma ville
Elle reste la plus belle
D’entre toutes les belles

C’est le meilleur asile
Pour les cœurs malmenés
Qui aiment la beauté
De ses espaces verts,
Dans ses grands parcs ouverts.

Bruxelles a révélé
La chanson des gargouilles,
Qui, depuis les toits, souillent
Les témoins du passé.

Bruxelles, tu es belle
Quand chante l’hirondelle
Et revient le printemps.
Les herbes, lentement
Redeviennent plus verte,
A la nature offerte,
Défiant les arbres
Vaniteux tel le marbre.

C’est enfin le printemps,
Espéré très longtemps.
Les grands parcs sont en fleurs,
Le nature est si belle
Qu’elle prend la couleur
Des douces fleurs nouvelles.

Ma ville est si fiévreuse,
Dans son soleil d’été.
Elle se sent très heureuse
D’apporter la gaieté
De ses parcs en fraîcheur,
De ses fleurs en couleur

Ma ville est aussi douce,
Que l’automne des couleurs,
Car ses beaux arbres troussent
La nature en chaleur,
Pour donner les beaux fruits
De son sol tout ravi.

Bruxelles est en hiver,
Elle a froid de ses neiges,
Qui sont le pullover
D’un sol qui est le siège
De la vie engourdie.
Elle dort très ravie
Du repos que lui donne
Celui qui s’abandonne
A la vie alanguie
En rêves qui sourient.

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Deux amoureux, atteint par l’âge, songent à la longue vie qui leur a usé le cœur et retrouvent, en fin de celle-ci, les chants murmurés doucement dans la fraîcheur d’un amour réveillé. … (Vers libres)

Mes plages.

J’ai vu mes plages
Voguant sur leurs nuages,
Au-dessus des sables doux,
Au-dessus de mers fidèles,
Au-dessus d’océans roux
Qui se sont Blottis
Dans mon âme apaisée.

J’ai vu mes plages
Voguant sur leurs nuages,
À la recherche du temps
Qui s’était perdu
Dans mon grand firmament,
Vaste appui des dieux,
Libérant les ciels
Entassés en mon cœur.

J’ai vu mes plages
Voguant sur leurs nuages
Pour rechercher l’amour
Que j’avais perdu,
Usé par le temps,
Obscurci par l’âge.

J’ai encore vu mes plages
Voguant sur leurs nuages,
Me raconter le temps des souvenirs
Qui font revenir
Les chants de l’âme
La passion des corps usés.

J’ai alors vu mes plages
Voguant sur leurs nuages,
Retrouvant la douce chaleur de la tendresse,
Les regards amoureux de deux vieux,
Qui se veulent éternel.

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Rappel des règles de la poésie classique exigées au baccalauréat français, que j’ai appliquées en ne respectant pas cependant la règles de l’alternance des rimes féminines et masculines qui apportent peu au chant des vers.

1. Un vers commence toujours par une majuscule

2. Règles pour compter les syllabes : 1. Le « e » muet qui termine un vers ne se compte pas et ne se prononce pas… 2. Le « e » muet suivi d’une voyelle ne se compte pas… 3. Le « e » muet suivi d’une consonne se compte. …

3. Les rimes : 1. Les rimes plates sont celle qui se suivent… 2. Les rimes croisées sont celles qui alternent… 3. Les rimes embrassées sont celles où deux rimes sont au centre de quatre vers, les deux autres étant au-dessus et en dessous. …

4. Types de rimes : 1. les rimes riches sont celles qui riment au moins sur trois sons… 2. Les rimes suffisantes riment sur deux sons … 3. Les rimes pauvres riment sur un son. …

5. Genres : sont féminins les vers finissant par -e -es -ent … les autres sont masculins. …

6. Pour le rythme, les vers sont coupés au centre (césure), l’alexandrin 6/6… le vers de dix pieds 5/5… le vers de huit pied 4/4 … le vers de six pieds 3/3…, mais ce n'est pas une règle absolue ... Il existe aussi des vers d’un, deux, trois, quatre, cinq pieds et même davantage. …

 

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24/12/2015

8a. Réflexions réalistes et sages sur les événements qui bouleversent le monde actuellement.

8a. Réflexions réalistes et sages d’un octogénaire sur les événements qui bouleversent le monde actuellement.

 

Ma filleule, chroniqueuse publiant quatre fois par semaine, m’a fait découvrir Mahmoud Darwich, Palestinien poète et écrivain, persécuté ou toléré dans les deux camps qui s’affrontent actuellement dans leur conception philosophique des relations humaines. …

Si ce poète penseur m’intéresse c’est que ses propos tombent à point nommé pour m’aider à rédiger une analyse constructive de notre société actuelle, handicapée par son individualisme et la faiblesse de ses moyens face aux « défis » de notre époque.

Trois philosophies religieuses se rencontrent dans le creuset des religions du « Livre », la juive, la chrétienne et la musulmane. … Elles sont à l’origine des trois courants religieux et philosophiques qui régissent la partie la plus importante et la plus évoluée de la pensée humaine. …

Actif dans ce creuset, le poète musulman, Mahmoud Darwich, figure de proue de la poésie palestinienne, exprime courageusement un idéal d’entente universelle. … Aussi est-il le mieux placé pour promouvoir par ses écrits et sa mémoire des idéaux sages et réalistes. …

Il est regrettable que le gouvernement israélien, timoré, n’ait pas eu le courage d’autoriser la publication dans ses manuels scolaires de quelques-uns des poèmes que ses enseignants avaient proposé d’y introduire. …

Né en Galilée en 1941, il eut une enfance et une adolescence particulièrement difficile, bouleversés en 1948 par l’octroi à Israël de territoires, dans lesquels ses parents s’étaient établis, ils devinrent dès lors des réfugiés politiques. …

La jeunesse de Mahmoud Darwich fut marquée par cette situation de réfugié arabe. … Déterminé, il surmonta cet handicap en menant une existence dangereuse en raison de ses actions politiques dans des journaux d’opposition et de son adhésion aux actions de résistance. … Il sera reconnu internationalement comme une voix de la résistance palestinienne en publiant un poème intitulé : « identité : je suis arabe, en langue arabe » qui devint un hymne chanté dans le monde arabe. …

En 1988, un de ses poèmes souhaitant le départ des juifs d’Israël est condamné à la Knesset (parlement israélien), par malentendu : il voulait dire, de la Bande de Gaza et de Cisjordanie… Assigné à résidence, il s’éloigna avec un visa d’étudiant. …

Il est connu pour son engagement au sein de l’OLP (Organisation de la libération de la Palestine) dans lequel il sera membre du comité exécutif en 1987, mais qu’il quittera pour protester contre les accords d’Oslo entre Yitzhak Rabin, Yasser Arafat et Bill Clinton, ce qui le mit au ban des dirigeants de son pays … Il estimait ces accords trop favorables aux israéliens et générateurs de conflits ultérieurs, … l’avenir lui donnera raison. …

Quelques passages de ses poèmes :

- Pourquoi nous demande-t-on maintenant de reconnaître Israël ?
- Pour votre salut, pour le salut du monde.
- Quand on se noie, on n'a pas envie que le courant soit plus fort. Quand on se brûle, on ne désire pas que les flammes soient attisées. Quand on est pendu on ne souhaite pas que la corde soit solide, Vous qui passez parmi les paroles passagères - (Une mémoire pour l’oubli)

Vous fournissez l’épée, nous fournissons le sang,
vous fournissez l’acier et le feu, nous fournissons la chair,
vous fournissez un autre char, nous fournissons les pierres,
vous fournissez la bombe lacrymogène, nous fournissons la pluie.
Mais le ciel et l’air
sont les mêmes pour vous et pour nous.
Alors prenez votre lot de notre sang, et partez
allez dîner, festoyer et danser, puis partez.
A nous de garder les roses des martyrs
à nous de vivre comme nous le voulons. (Passant parmi des paroles passagères – Strophe 3)

Nous serons un peuple, si nous le voulons, lorsque nous saurons que nous ne sommes pas des anges et que le mal n’est pas l’apanage des autres.
Nous serons un peuple lorsque nous ne dirons pas une prière d’action de grâces à la patrie sacrée chaque fois que le pauvre aura trouvé de quoi dîner.
Nous serons un peuple lorsque nous insulterons le sultan et le chambellan du sultan sans être jugés.
Nous serons un peuple lorsque le poète pourra faire une description érotique du ventre de la danseuse.
Nous serons un peuple lorsque nous oublierons ce que nous dit la tribu que l’individu s’attachera aux petits détails.
Nous serons un peuple lorsque l’écrivain regardera les étoiles sans dire : notre patrie est encore plus élevée... et plus belle !
Nous serons un peuple lorsque la police des mœurs protégera la prostituée et la femme adultère contre les bastonnades dans les rues.
Nous serons un peuple lorsque le Palestinien ne se souviendra de son drapeau que sur les stades, dans les concours de beauté et lors des commémorations de la Nakba.
Nous serons un peuple lorsque le chanteur sera autorisé à psalmodier un verset de la sourate du Rahmân dans un mariage mixte. Nous serons un peuple lorsque nous respecterons la justesse et que nous respecterons l’erreur. (Si nous le voulons – Poème publié le en novembre 2008 dans la Revue du midi à la suite de la journée internationale d’hommage, du 5 octobre 2008, au grand poète palestinien disparu).

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Les réflexions, que je me suis permis d’écrire sur les événements, qui bouleversent actuellement le monde surtout occidental, nécessitaient un préambule sur le poète penseur arabe qui devrait contribuer à lever un malentendu générateur de haine ou d’exclusion entre les deux camps idéologiques qui s’affrontent. …

Aussi est-il important de bien cerner les idéaux en présence pour en développer le fond philosophique et politique. …

Deux idéaux s’affrontent :

- le libéralisme démocratique moderne, prolongement laïque de la Bible et de l’idéal chrétien, basé sur l’amour de l’autre, en application des prescrits de la foi chrétienne, devenus le fond philosophique de la démocratie occidentale ou sous son obédience économique

- L’islamisme démocratique moderne, prolongement de l’idéal coranique imposant l’application obligatoire des prescrits du Coran et de sa tradition de pratique religieuse à tous musulmans sous peine de sanctions graves. …

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« Aimez-vous les uns les autre comme je vous ai aimés » phrase prononcée plusieurs fois par Jésus, rapportée par l’évangéliste Jean chapitre 15 versets 12,13,17 ainsi qu’au chapitre 13 verset 34. … Quant aux épitres, ils le rappelleront une trentaine de fois. …

Dans la Torah israélite, le lévitique chapitre 19 verset 18 s’exprimera en ces termes :

Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Eternel.

« Tu ne tueras pas » est prescrit par les commandements de Dieu. … Cependant, cette injonction fut levée par la pratique de la « guerre sainte » ou de ses dérivés dans le monde chrétien : croisades, persécution des protestants, conquête des territoires d’Amérique par les envahisseurs chrétiens, pour ne citer que les plus importantes tueries au nom de la foi chrétienne …

Les premiers chrétiens suivirent l’enseignement de Jésus qui prêchait l’amour et pas la haine. … Les évangiles sont explicites à ce sujet :

Mais je vous dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent (Luc chapitre 6, versets 27 et 28,35)

Ce fut le pape Urbain II, déclaré « bienheureux » en 1881 par le pape Léon XIII qui, le 27 novembre 1095, par l’appel de Clermont fut à l’origine de la première croisade pour la reconquête des « lieux saints ». …

Cette guerre ordonnée par le pape au nom de Dieu sanctifie ceux qui meurent au combat, mais aussi ceux qui tuent les infidèles tout en ne leur donnant pas le titre de « Saint ».

Ce fut ainsi que s’installa le contexte de « Guerre Sainte ou de ses dérivés » qui autorisait non seulement la reconquête des lieux saints par la guerre, mais aussi l’imposition de la foi chrétienne par les armes à tous les « incroyants » ou par la prédication des missionnaires assistés par le pouvoir militaire. ...

Les historiques persécutions des protestants et des juifs furent des crimes d’intolérance religieuse dont se rendit coupable Louis XIV lui-même. …

Quant aux tortures imposées à leurs adversaires pour abjurer leurs croyances ou philosophies au bénéfice de la foi chrétienne, l’histoire n’a pas cessé de nous en rapporter les horreurs. …

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Tout ça pour dire que nous ne pouvons donner des leçons à des idéalistes qui appliquent à la lettre le Coran qui est une croyance sage, et généreuse dont les prescrits sont empreint de foi et d’accueil. … Les écrits de Mahomet sont un modèle de tolérance et de sagesse dans l’esprit de la Bible et du christianisme dont, il faut le rappeler, ils en sont les prolongements. …

Ne trouvons-nous pas dans la liste des prophètes de l’islam au même rang que Mahomet

- Trois arabes, Hûd, Jethro et Sâlih.

- Ceux qui proviennent du nouveau testament : Jésus, Zacharie le père de la vierge Marie et Jean-Baptiste le baptiseur du Jourdain,

- Ceux qui proviennent de la Bible (Ancien testament) : Adam le premier homme, Enoch, Noé, Abraham, Ismaël, Loth, Jacob, Joseph, Moïse, Aaron, Job, Salomon, David, Élie et Élisée. …

Il est donc important de souligner ce prescrit du Coran qui proclame l’appartenance historique et idéologique de l’islam à la Bible et qui ne cesse de le rappeler de s’en référer. …

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Mahomet est un prophète qui lors de sa retraite ascétique dans la grotte de Hira à 4 km de La Mecque, vécut une expérience spirituelle où l’ange Gabriel, annonceur de la parole de Dieu dans la Bible, lui enjoignit de « réciter » la parole de Dieu. (Pas la transcrire). …

Mahomet hésita longtemps avant de révéler sa vision. … Soutenu par sa première épouse Khadidja, une riche marchande qui était la première de 13 à 15 épouses, le Coran autorisant le concubinage, limité à 4). … Elle eut 7 enfants de ce mariage : 3 garçons, morts en bas âge et 4 filles. … Les autres épouses eurent des enfants décédés jeunes, ou étaient stériles. …

Il crut à sa mission et subit alors un long calvaire de persécution et d’exil jusqu’à ce que les habitants de la ville de Médine (Yatrib) reconnaissent son autorité en 621, après un conflit armé avec un voisin de la région, dont il sortit vainqueur. … C’est dans cette ville que se trouve son tombeau…

Médine est la deuxième ville sainte après La Mecque, lieu de naissance du prophète en 570. … C’est là que se trouve la Kaaba, (cube en arabe, d’une base de 10 mètres sur trente et d’une hauteur de 15 mètres) qui, selon la tradition, fut construite par Adam (premier homme et premier prophète) et reconstruite plus tard par Abraham et son fils Ismail, tous reconnus comme personnage essentiel par les trois religions du Livre. …

Cette religion est contraignante et difficile à vivre : en dehors des prescrits du Coran en matière de boissons (pas d’alcool) et d’alimentation (pas de porc) entre autres, des obligations (les 5 piliers) sont imposées traditionnellement à tous les musulmans :

  1. La foi en l’unicité de Dieu et la prophétie de Mohamed. … 2. Les cinq prières quotidiennes tourné vers la Kaaba. … 3. L’impôt annuel aux pauvres, suivant des proportions prescrites en fonction de ses moyens. …’. 4. Le jeûne du mois du ramadan de l’aube jusqu’au coucher du soleil. … 5. Le pèlerinage à la Mecque au moins une fois dans sa vie, si on en a les moyens physiques et matériels. …

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En ce qui concerne les interprétations des textes pris à la lettre, sans préoccupation du contexte général des prescrits du Coran, comme le font les adeptes de Daech, il est important de noter les éléments suivants :

Le Coran est un message oral transmis par Dieu à Mahomet qui l’a lui-même rapporté à son entourage, pendant une trentaine d’années. … On n’a aucune certitude de la fidélité au texte comme c’est d’ailleurs le cas pour les trois religions dites du Livre, étant donné qu’il n’existe plus aucunes traces écrites de ses révélations et de ses prescrits. …

C’est donc la tradition inspirée par Dieu qui est à la base des trois croyances, L’Être Suprême n’ayant écrit aucun texte, laisse à l’homme, par liberté de choix ou d’interprétation, le soin de sa rédaction, qu’elle soit contradictoire, incomplète ou non. …

A l’homme de se laisser inspirer par Lui pour comprendre son message. … Aux rabbins, prêtres et imams de transmettre un message résultant des longues études que leurs théologiens effectuent, leur permettant d’énoncer une interprétation considérée comme la plus valable. …

De là, la complexité du message du prophète qui peut paraître contradictoire en raison d’une part, de la relation orale des faits et d’autre part du contexte d’époques. … Mahomet serait né à la Mecque aux environs de 570 et décédé à Médine en 632.

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Il est important de rappeler que le fond de la religion islamique provient de la Bible, Mohamed en étant le nouveau transmetteur. …

Comme Caïn et Abel, les premiers frères, leurs descendants sur la terre se sont rendus coupables de l’élimination d’un ou des concurrents pour s’emparer de leurs biens ou par rivalité de pouvoir. …

Les hommes, depuis, n’ont cessé d’appliquer cette loi de la nature. …

Les religions sont des déviances justifiées ou non de prescrits que des personnages historiques ont rapportés oralement : Moïse, Jésus et Mahomet. …

En ce qui concerne l’Islam et le conflit qui nous opposent, c’est à leur grands théologiens ou enseignants qu’il appartient d’agir et de mener des actions pour convaincre les fondamentalistes religieux de leur croyance, de l’erreur d’interprétation qu’ils commettent dans une étude trop littérale du Coran, qui doit être pris dans son contexte, Mahomet ayant transmis verbalement pendant 30 ans ce qu’il comprenait et interprétait des messages reçus ….

Les deux adversaires doivent pour cela susciter des débats théologiques sincères et fraternels entre des spécialistes des deux camps qui s’opposent actuellement. …

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Notre époque dangereuse et aléatoire quant à l’avenir de notre planète nécessite un « examen de conscience » qui nous amène à reconsidérer un comportement négatif de repli sur soi répandu de plus en plus dans notre société actuelle. …

Il est, au contraire, impératif de mener une « croisade » de solidarité universelle afin de faire face ensemble aux défis qui s’annoncent non seulement en matière religieuse, mais aussi et surtout à ceux qui nous attendent dans un avenir très proche d’épuisement des ressources fossiles et d’adaptation climatique. …

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En ce qui concerne le défi d’adaptation climatique, il est urgent d’agir efficacement et sagement devant la proximité des problèmes que nos prévisionnistes les plus sérieux et parmi ceux-ci Jean-Pascal van Yperseele de Strihou, ancien vice-président du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat),prévoient dans un avenir immédiat. … Ce climatologue a manqué de peu la présidence de cet organisme, dont il semblait favori, celle-ci revenant au coréen Hoesung Lee  

Il a démissionné pour se consacrer à la lutte contre le réchauffement climatique d’une autre manière. …

Le Giec n’est pas un organisme de recherche mais un lieu d’expertise, mis en place en 1988, visant à synthétiser des travaux menés dans les laboratoires du monde entier, en fonction de problèmes précis, pour lequel les États l’ont mandaté. …

Il établit des rapports d’évaluation sur : les propriétés physiques des gaz à effet de serre, la qualité de représentation des phénomènes physiques dans les modèles imaginés, les variations climatiques du passé, la part probable des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine dans l’augmentation de la température depuis le début du siècle. …

Dans l’édition du 4 décembre 2015 du journal La Libre Belgique, le climatologue, professeur à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, a écrit un article annonçant les dégradations catastrophiques des climats avec la possibilité techniquement et économiquement de les atténuer. …

Dans cet article, Jean-Pascal van Ypersele de Srihou, a imaginé une projection au 2 août 2044, de la situation climatique, économique et sociale de notre région. …

Il s’agit d’un rapport sur l’impact des changements climatiques en Belgique, publié en 2004, il y a 11 ans, qu’il a repris dans un article qui vient de paraître dans le journal La Libre Belgique, ce 4 décembre 2015. 

 

- Intervention de l’armée et de la protection civile pour lutter contre la sécheresse qui dure.

- Les cultures, irriguées depuis une vingtaine d’années ne le sont plus.

- La puissance de Tihange a dû être réduite, car la Meuse est trop basse

- Les éoliennes tournent au ralenti, faute de vent.

- Les voies du TGV Paris-Berlin qui a déraillé à cause de rails déformés par la chaleur près de Louvain a fait beaucoup de morts et de blessés.

- Les scouts aident les personnes âgées dans les homes, dont les climatiseurs ne fonctionnent plus que 3 heures par jour.

- Il n’y a plus de place dans les frigos improvisés en morgue, dans des entrepôts frigorifiques mobilisés. …

- Ceux qui sont partis en vacances en Norvège ou dans les pays froids n’osent plus revenir au grand dam des entreprises qui manquent de personnel.

- La Banque centrale européenne a dû soutenir massivement l’euro face au yuan chinois car les prévisions économiques sont sombres pour tout l’Ouest de l’Europe suite à la crise climatique.

- L’Office des étrangers est débordé par l’afflux d’Égyptiens suite à l’invasion de la moitié du Delta du Nil par la Méditerranée dont le niveau continue à monter.

- La guerre de l’eau entre la Turquie et la Syrie s’est encore aggravées.

- 12 sous-marins sont prêts à aller ensemencer l’Océan austral avec du fer pour essayer d’accroître d’urgence l’absorption de CO 2.

- les 4x4 urbains ne peuvent plus consommer plus de 18 litres au cent.

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Rappelons que ce tableau sombre a été présenté, il y a 11 ans, par le climatologue, dans l’avant-propos d’un rapport sur les changements climatiques en Belgique. …

Il est à déplorer que ceux-ci n’ont fait que s’amplifier d’où l’urgence d’une prise de conscience pour agir solidairement afin de transmettre à nos enfants et petits-enfants une planète habitable. …

D’autre part, ce lundi 14 décembre, Le journal La Libre Belgique publie un article intitulé : « Les dix prochaines années seront décisives ». … Il s’agit d’un accord des 196 pays signataires, à la suite d’un long et laborieux débat sur l’avenir de la planète.

Cet accord historique a été obtenu grâce à la persévérance et la patience de Laurent Fabius, président de ce sommet. … Il a été approuvé à la majorité des participants.

L’ambition des dirigeants de la planète est de limiter le réchauffement de la planète à 1.5 degrés centigrades. … A l’heure actuelle, nous allons tout droit vers les 3 degrés centigrades. … L’effort est considérable parce qu’il nécessite le remplacement d’une grosse partie des énergies fossiles, polluants atmosphériques, par des énergies renouvelables. …

Un nouvel état des lieux sera effectué en 2020. … En 2018, le Giec (groupe intercontinental d’experts sur le climat) remettra un rapport scientifique sur la hausse de température à la surface du globe et la possibilité de maintenir celle-ci à 1,5 degré centigrade. …

L’ambition, dans le futur, serait d’obtenir, en 2050, un équilibre entre les émissions de gaz à effets de serre liées aux activités humaines et l’absorption par des « puits » de carbone. …

Le problème du financement par les pays « riches » d’un fond de 100 millions de dollars annuel promis par les pays du Nord pour aider les pays en développement a fait l’objet d’un accord moins contraignant. …

C’est confiant dans l’avenir climatique de ses enfants et petits-enfants qu’un grand-père reproduit la conclusion de Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies :

« Aujourd’hui, nous pourrons dire à nos enfants et petits-enfants que nous nous sommes donné la main pour un monde habitable pour les générations futures. Nous devons rester unis, et passer l’épreuve de la mise en œuvre. Le travail commence à partir de demain. »

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Appels de personnages célèbres de la Belgique qui doivent nous alarmer des problèmes qui hypothèquent l’avenir de l’humanité, non seulement au point de vue politique et climatique, mais surtout pour faire face aux dangers de surpopulation humaine qu’il faudra maîtriser collectivement. …

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« L’avenir de notre descendance est en danger » Professeur de Duve, prix Nobel 1974, qui a écrit de nombreux ouvrages de vulgarisation destinés au grand public cultivé. …

Il a écrit un ouvrage en 2011, dans lequel il recommande d’éviter les conflits en adoptant une nouvelle morale qui consiste à s’élever au-dessus de la loi naturelle de l’élimination du plus faible par le plus fort.

Il suggère pour cela que la société humaine adopte un comportement de fraternité dans une société nouvelle, organisée et contraignante, qui « muterait » son instinct d’élimination du plus fort par le plus faible en celui de la fraternité sociale, avec régulation de sa population, afin de maîtriser une démographie galopante. …

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« Il n’est pas trop tard, mais il est temps » s’est écrié Paul-Henri Spaak à la tribune de la première réunion des Nations Unies en 1947. … Né en 1899, Il est considéré comme un des pères de l’Europe. … Il eut une vie politique intense, dès la guerre, en tant qu’un des représentants du gouvernement belge en exil à Londres. … Comme ministre et parlementaire socialiste wallon, il eut une carrière politique historique. …

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« Il vaut mieux allumer une bougie dans l’obscurité que maudire l’obscurité » Confucius

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Le 30 octobre 2011, nous avons atteint les 7 milliards de Terriens. Depuis, ce chiffre s’est alourdi de plus de 80 millions d’êtres humains. … A ce rythme, nous dépasserons les 10 milliards dans moins de 50 ans. … Si nous ne freinons pas cet emballement, nos enfants et petits-enfants connaîtront les pires malheurs

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Nous disposons de moyens énormes grâce à nos découvreurs et nos scientifiques qui doivent s’unir pour trouver des solutions à cet état de choses, avec la collaboration des religieux qui doivent adapter leurs prescrits et leurs traditions aux nouvelles donnes. …

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Un grand-père de 86 ans, ancien cadre du centre de recherches de Petrofina, qui veut sauver ses enfants et petits-enfants d’un avenir dangereusement compromis.

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Pour l’anniversaire de ses 25 ans de publication, le journal « Courrier international », correspondant de la Libre Belgique, publie dans son édition du 19 décembre 2015, une étude de 55 pages en provenance de différents auteurs spécialisés et avertis qui exposent leurs visions et projections de ce futur « aléatoire ». …

Voici quelques extraits de leur publication :

- Comment nourrir plus de 9 milliards d’humain ? … Que faire pour les états submergés ? … Les personnes âgées toucheront-elles encore une retraite ? … Les défis qui attendent la planète d’ici 25 ans sont majeurs : Croissance démographiques, urbanisation galopante, réchauffement climatique, épuisement des ressources …

- Pour endiguer une population croissante, l’Inde se lance dans des projets de construction faramineuse. …

- 7O % de la population mondiale sera urbaine en 2050. … En Chine et en Inde près de 1 milliards de personnes dans les villes. …

- Le stress hydrique (stress par manque d’eau). … En 2040, certaines régions du monde vont cumuler une forte densité de population. ...

Cette étude réaliste d’auteurs de références, démontre bien qu’il est urgent d’agir et de mobiliser les responsables de la planète. … L’ONU doit mettre ça à son ordre du jour et convoquer les spécialistes pour étudier avec eux les remèdes à appliquer à notre planète et ses habitants malades, sans se perdre dans de vaines palabres. …

 

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15/11/2015

7. AVC (Accident Vasculaire cérébral)

Dans l’étude précédente sur l’hémianopsie, je relatai les circonstances qui furent la cause de l’accident cérébral qui a bouleversé mon existence en faisant de moi un infirme visuel. … C’était très grave, car cette infirmité handicapante devait compliquer fondamentalement ma vie professionnel et culturelle. …

Les problèmes visuels s’étaient compliqués d’un AVC (accident vasculaire cérébral) qui m’atteignit dans diverses régions cognitives du cerveau et, de plus, me plaça dans un état d’inconscience du temps, tant passé que présent.

Heureusement un cerveau atteint se restaure avec beaucoup de volonté et de patience. … D’autres cellules du cerveau existent, en stand-by d’une fonction qu’il faut rééduquer pour la mettre à jour, … car le celui-ci (le cerveau) s’adapte aux nécessités de son évolution en ne développant que les cellules nécessaires à celle-ci (l’évolution). … Il en reste, alors, une quantité très importante en réserve de leur utilisation. …

C’est dans cette réserve que l’organisme puise pour restaurer les fonctions perdues. … C’est dire l’énorme effort de réadaptation que l’individu atteint doit réaliser pour les retrouver. … Le déficient cérébral n’arrivera à un résultat valable qu’avec un effort personnel dur et contraignant, aidé du personnel médical de rééducateurs formés et le soutien de son entourage. …

Après ces vingt kilomètres de Bruxelles fatidiques, ainsi que je le relatai par ailleurs, je me suis retrouvé hébété et hagard … J’étais conscient de la réalité des choses que je percevais visuellement, auditivement et tactilement, mais mon cerveau était « en panne » de certaines facultés dont jouit un homme normal. …

Je n’arrivais plus à me situer dans l’espace, aussi bien domestique qu’extérieur. … Je ne reconnaissais plus rien, plus aucun trajet. …

Les objets familiers étaient devenus étranges, sauf les plus usuels dont je pus retrouver l’usage dès les premières heures, … pour les autres, je devais faire un gros effort pour me rappeler leur emplacement, quant à leur utilisation par contre, elle, n’était ni malhabile ni maladroite. …

Je n’éprouvais aucun problème de mobilité, cependant, je gardai le lit les premiers jours, sur conseil du médecin. …

Après, je dus réapprendre à me localiser aussi bien dans notre maison de campagne dans laquelle nous nous étions réfugiés. … Mon héroïque épouse me protégeait, faisant le vide autour de moi. …Elle passa des journées à m’exercer à retrouver ce que j’avais perdu en informatique et en écritures comptables. … Elle m’aida et m’encouragea aussi à trouver des palliatifs à mon problème de lecture. … Par la suite, je développai et perfectionnai les connaissances en lecture rapide que j’avais apprises avec les cadres de ma société.

La lecture rapide est une technique qui est conseillée aux cadres ou chercheurs qui doivent consulter une abondante documentation. … Avec mes collègues, cadres de ma société, j’ai suivi une formation pour maîtriser cette technique. … Elle consiste à lire en diagonale ou par blog de textes avec les yeux sans utiliser la fonction auditive qui est instinctive. … J’avais choisi la saisie des textes en diagonales, parce qu’elle me paraissait parcourir un volume plus important de pages. …

Dès que je me suis remis à travailler, après la mésaventure médicale qui me rendait infirme, j’ai cherché à adapter la technique à mon infirmité. … Avec pas mal d’exercices et la pratique, je suis arrivé à mémoriser visuellement les passages important pour la compréhension, quitte à y revenir pour trouver une autre « piste » de lecture. … Quand je veux relever un texte important, j’utilise mes deux index, l’un pour « marquer » la fin de ligne, l’autre pour repérer le début de la suivante. … Devant l’écran, j’utilise la souris qui effectue le même trajet linéaire que ne le fait une vue normale, mais en effectuant un retour en suivant la ligne suivante pour atteindre son début. …

Revenons au récit de mes mésaventures : Le patron de Polytec, parvint à franchir la barrière de protection que mon épouse avait créée autour de moi. … Comme j’avais retrouvé un visage normal et un raisonnement suffisant, il se rassura … Il connaissait mes facultés de récupération pour les avoir connues lors de l’infarctus que j’avais subi antérieurement et duquel j’étais sorti avantageusement. … Il en fut de même avec Labofina, qui envoya mon assistant qui les rassura. …

Je parlais normalement et les mots me venaient facilement, je n’avais aucune conversation autre que les plus usuelles. … Je paraissais distant, perdu dans un espace vide comme inexistant. …

Je me souviens très bien des premiers jours de ce traumatisme, quand j’étais alité. … Je me vois encore, pendant des heures, avec dans les doigts une de ces petites fiches, que j’avis créées pour exercer ma mémoire, qui reprenaient les rois Louis 13 à 16 de France avec leurs dates de naissance et de décès. …Je les voyais, je les lisais, mais mon cerveau ne parvenait pas à les retenir ni à réaliser ce qu’ils étaient. … Cependant, un instinct surgi du passé me poussait à me souvenir de leur importance et même de les qualifier de rois. …

Si j’ai développé longuement et en détail les problèmes que j’ai éprouvés, c’est que je tiens à convaincre ceux qui subissent des traumatismes cérébraux de lutter fermement contre cette infirmité avec l’assistance indispensable de leur entourage. …

Le texte qui est sous les yeux, que j’écris dans un style correct est la preuve évidente du succès de mes efforts et de mon rétablissement. … Depuis une bonne dizaine d’année, comme je l’ai raconté par ailleurs, j’ai créé ce blog qui comporte actuellement plus de trois mille pages de sujets les plus divers concernant l’existence. …

Ce labeur qui me passionnait m’a demandé des heures d’études, complétées d’annotations et de recherches sur des sujets aussi divers que, un relai des efforts de l’ex professeur de Duve pour défendre sa solution à la surpopulation, ainsi que le fondamental de l’existence, des travaux sur les croyances et des réflexions sur la métaphysique et la vie

Et enfin, mon expérience professionnelle en tant que directeur administratif et chef du personnel (500 unités) du centre de recherches de Petrofina, qui était à l’époque, la plus importante société de Belgique. …

Je terminerai en signalant l’importance de ce chapitre sur ma vie, non pas pour me glorifier d’avoir surmonté toutes les épreuves physiques que j’ai endurées, mais surtout pour répondre au souhait de ma fille, infirmière psychique s’occupant de demandeurs d’emploi en souffrance, qui m’a suggéré de faire ce travail pour se servir, ainsi que ses collègues, du témoignage de quelqu’un qui a réussi une vie particulièrement éprouvée par la maladie, les accidents cardiaques et autres problèmes de santé, … et qui est particulièrement heureux, ce qui peut lui permettre de donner des conseils sur l’acquisitions du bonheur profond et permanent. …

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05/11/2015

6.Hémianopsie

Hémianopsie – Perte du champ droit de la vision.

L’hémianopsie est une perte ou une diminution de la vue dans une moitié du champ visuel soit d’un œil, soit des deux yeux. … Rappelons que l’image reçue par la vision est transmise au cerveau par trois chaînes de neurones, l’une transmettant la partie droite de cette image, l’autre la partie gauche et la troisième la partie centrale (c’est celle qui est utilisée par l’horloger)

Cette infirmité visuelle peut être de différentes sortes :

Hétéronyme : Le champ visuel de chaque œil est différent

Homonyme : Le champs visuel de chaque œil est identique. … C’est cette infirmité-là qui m’a atteint à droite. … (C’est ce qui m’a fait dire que je suis un homme de gauche). …  

Latéral droit ou gauche : Le champ visuel est réduit pour la partie droite ou gauche. …

Vertical droit ou gauche :  ou atteinte altitudinale – vertical haut et vertical bas – si elle ne concerne qu’un quart et non la moitié du champ, on l’appelle quadranopsie . …

 

Précisions supplémentaires : Si on est atteint d’homonymie droite, ce qui est mon cas, on voit très bien avec chaque œil, mais le cerveau n’enregistre que la vision de la partie droite du champ visuel des deux yeux, moins la partie centrale (celle de l’horloger) qui reste entière pour une très petite partie, en forme de cercle, de la surface totale. ...

Le borgne garde une vision normale et n’éprouve que le seul inconvénient  de rencontrer des difficultés à saisir un objet : … Il a tendance à tenter de le prendre à côté de l’endroit où il se trouve. … C’est ce qui est arrivé à mon ancien patron à la suite d’un accident de laboratoire, alors qu’il était étudiant en chimie. … Il ne voyait que d’un œil, mais avec une vision normale. …  Aucune déficience visuelle donc et il m’a avoué qu’il avait complètement oublié cet handicap. …  Il roulait dangereusement, mais avec grande dextérité, au volant d’engins rapides. …

La meilleure documentation sur cette infirmité est celle donnée par la ligue Braille qui détaille cette infirmité d’une manière claire et documentée. … Voir ci-après l’essentiel du texte publié par cet organisme :

Hémianopsie homonyme

Un individu peut perdre la moitié de son champ visuel droit ou gauche sur un plan vertical, et ce symétriquement sur les deux yeux. Il ne perçoit alors plus tous les éléments, obstacles ou les gens qui se trouvent sur les zones latérales. Certains déplacements comme traverser la rue deviennent dangereux. La personne est souvent surprise par les piétons ou les voitures qui tout à coup semblent surgir de nulle part dans son champ visuel. La conduite d'un véhicule est problématique. La perte de la moitié du champ visuel rend la lecture très difficile. En revanche, la partie vue par le champ non affecté reste lisible et la vision centrale peut rester normale.

L'infirmité.

L'hémianopsie est causée par une mauvaise transmission de l'information visuelle au cerveau. Une hémianopsie peut être due aux affections du cerveau incluant les tumeurs, les maladies inflammatoires et les traumatismes (Ce qui est mon cas). Elle est le plus souvent due à un accident vasculaire cérébral. 

La lésion qui a provoqué ce problème se situe dans le cerveau et non dans les yeux. L’hémianopsie homonyme est une infirmité dans laquelle une personne ne peut voir qu’une seule moitié du champ visuel (droite ou gauche) de chaque œil. … Une lésion de la moitié gauche du cerveau produit une perte visuelle de la partie droite du champ visuel des deux yeux. Les nerfs optiques concernés par la lésion n'assurent plus le transport des informations visuelles de la rétine vers le cerveau. Tandis qu'une lésion de la moitié droite du cerveau produit une perte visuelle de la moitié gauche du champ visuel des deux yeux.

En ce qui me concerne, j’ajouterai que pour l’occidental que je suis, qui lit de gauche à droite ce qui est le plus handicapant, c’est la perte de la partie droite de mon champ visuel. … Comme, je lis un texte de gauche à droite, je ne peux le déchiffrer qu’en me servant des deux index, l’un pour prendre connaissance d’un texte que l’hémianopsie ne me fait découvrir que syllabe par syllabe, avec l’inconvénient de me trouver en fin de ligne dans l’incapacité de trouver la ligne suivante, ce que permet une vue normale. … C'est la raison pour laquelle je place l'index de la main gauche au départ de la ligne suivante pour la repérer. … C’est fastidieux et humiliant, à tel point que j’évite cette procédure.

Si je m’en sort, c’est grâce à une technique de « lecture rapide » qui avait été enseignée aux cadres de Total-Petrofina, car ceux-ci doivent journellement consulter un nombre de plus en plus impressionnant de publications. … Cette technique, dite de lecture rapide, consiste à faire parcourir visuellement en diagonale l'ensemble du texte pour découvrir le mot, la phrase ou un signe typographique qui permet de repérer un passage important que l’on peut annoter et retrouver grâce à des marques ou signets. …

Afin de me faciliter la relecture des textes que j'écris, j'ai adopté une manière très spéciale de les présenter typographiquement me permettant  de les corriger plus facilement :

1. Je m'efforce de rédiger des paragraphes courts avec un saut de texte entre eux. ... Il m'arrive parfois de modifier le texte de manière à ce que les coupures permettent d'obtenir une liaison harmonieuses entre les paragraphes. ...

2. Les passages que je considère comme essentiel et synthétisant bien les idées importantes qui sortent du paragraphe sont soulignés et écrits en caractères italiques et gras. ...

3. Ces procédés personnels et peu courant m'ont permis de constater que cette "aération" des textes et leurs "marques" de synthèse, les rendait plus attirants et plus faciles à lire, et à souligner l'essentiel. ... Ne sommes nous pas au siècle de la facilité et du confort. ...

Je suis toujours émerveillé des performances de ma filleule qui publie, plusieurs fois par semaine dans son blog, une étude approfondie et très documentée des livres et ouvrages qu’elle a lus, étudiés et annotés ou des expositions qu’elle a visitées pour produire régulièrement une rédaction de qualité et superbement illustrée.

Comme je l’ai relaté par ailleurs, l’hémianopsie qui m’handicape s’est produite à la suite de ce qui fut vraisemblablement une erreur médicale. … En effet, j’ai passé une nuit sur la glace à la place d’un autre qui était en danger de mort et qui, heureusement pour lui, en est bien sorti. … Cette erreur perturba complètement mon existence, car cette infirmité visuelle fut accompagnée de problèmes graves d’AVC avec perte totale de la mémoire du présent et de la localisation dans l’espace. …. Je réserverai le chapitre suivant à cette infirmité cérébrale qui atteignit durement mes facultés cognitives. …

Quand mon épouse vint à la clinique me voir après cette nuit fatidique sur la glace, elle se trouva devant un homme hagard qui ne l’avait pas vue entrer, parce que cette personne venait de la droite visuelle que j’avais perdue. …

Elle m’aida à me lever et m’habiller pour aller faire une visite chez un ophtalmologue qui nous annonça que j’étais atteint d’hémianopsie droite et que c’était irréversible. Nous rentrâmes, elle effondrée, moi inconscient et ne réalisant rien. … Elle appela notre généraliste qui ne put que le confirmer et conseiller de garder le lit quelques jours pour m’adapter à la situation. …

Je vais peut-être étonner. … Cet état me convient bien ! … Jamais je n’aurais écrit autant et avec un tel soucis de la précision et autant de patience, si, au lieu d'arrêter, j’avais poursuivi l'existence normale d’un cadre très actif, couronnant une carrière importante dans un des plus grands groupes du pays. …

Mon portable est devenu mon compagnon de tous les jours. … Aussi, je  suis tellement reconnaissant aux techniciens et découvreurs d’être devenus si performant pour mettre au point un outil si bien adapté à mes infirmités. ...  Grâce à lui, je jouis d’une existence heureuse qui me permet d’explorer les connaissances avec profondeur et combler les lacunes de mon savoir, ce qui  me permet de développer mes découvertes personnelles et de les relater dans mon blog. …

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24/10/2015

&93c Maladies cardiaques, pontages coronariens et cholestérol.

5. Maladies cardiovasculaires, pontages coronariens et cholestérol.

Les  maladies cardiovasculaires sont de six types différents :

1. La cardiopathie ischémique (maladie cardiovasculaire) - affections du muscle cardiaque – c’est de cette affection dont il sera question dans la suite du présent travail

2. Maladies et accidents vasculaires cérébraux -  AVC – thrombose  etc … (Note future)

3. Les maladies vasculaires périphériques – circulation sanguine déficiente dans les jambes 

4.  Les insuffisances cardiaques – pompage déficient provocant  un essoufflement et une enflure des jambes 

5. Le rhumatisme cardiaque -  infection  bactérienne de l’enfance, atteint les valvules du cœur et les articulations (cette affection a provoqué la mort de mon frère à 35 ans) 

6.  La cardiopathie congénitale -  anomalie constatée à la naissance. …

Les facteurs de risque de problèmes cardiaques sont l’hypertension, le tabagisme, un taux excessif de graisse (cholestérol), le diabète, la sédentarité et des infections …

Ces états provoquent successivement : 1.l’athérosesclérose, 2. les maladies coronariennes, 3. l’angine de poitrine avec douleurs thoraciques (irrigation insuffisante), 4.  l’infarctus du myocarde avec nécrose partielle du muscle, 5.  les troubles du rythme cardiaque avec parfois mort subite, 6. la nécrose d’une région du muscle cardiaque par déficience valvulaire et infection et affection cardiaque, 7. la dilatation du cœur avec essoufflement,  ce stade étant appelé insuffisance cardiaque. …

Si la circulation du sang dans le circuit cardiaque se fait difficilement, à cause d’artères obstruées, les chirurgiens du cœur réalisent la prouesse d’opérer cet organe palpitant pour « by passer » l’endroit  malade avec des veines prélevées dans la jambe du patient, … maintenant cette opération dangereuse ne se pratique que dans les cas les plus graves …

Cette  intervention, appelée pontage coronarien,  se pratique de trois manières …

1. Sur un cœur  palpitant, la partie soignée étant immobilisée avec le produit adéquat, …

2.ou en réalisant la prouesse de ne pas l’immobiliser et de travailler sur un organe totalement palpitant…

3. En l’arrêtant complètement et en le « by-passant » vers un engin sophistiqué qui remplit la fonction absente.

Le cœur dispose  de trois artères (coronaires) apportant l’oxygène à trois endroits différents du muscle cardiaque (antérieur, inférieur, latéral). … le danger de décès existe lorsque la tension tombe aux alentours de 40 (C’est ce qui m'est arrivé en juin 2014.)

Les artères du cœur  se bouchent à cause des plaques d’athéromes (amas de graisses et de cholestérol en provenance de la nourriture). …Il y a mort des cellules entourant l’endroit infarci. …

Trois étapes successives se produisent pour provoquer un infarctus :

1. La paroi de l’artère subit des micro blessures … provenant de divers facteurs (taux élevé de lipide dans le sang) – diabète – tabagisme – hypertension artérielle 

2. Le corps soignant bien les microblessures ou la paroi de l’artère épaissie  forme une « plaque » de dépôt de cholestérol et de cellules immunitaires, neutralisant les infections comme c’est le cas pour cicatriser une blessure –

3. Il peut même arriver que les plaques n’évoluent que très lentement et réduisent l’ouverture jusqu’à 50 à 70 % sans symptômes ni aggravations – pour produire un infarctus, il faut qu’un caillot de sang coagule se forme sur une plaque  en quelques heures, comme on le constate lors de la réparation d’une blessure) … ce caillot crée un infarctus. … l'athérosesclérose  peut avoir pour effet de boucher plusieurs artères du cœur  (L’intervention que j’ai subie pour y remédier a nécessité quatre pontages d’artères avec une veine prélevée sur la jambe ainsi qu’un raccordement  au cœur avec l’artère mammaire)

Le cholestérol est une substance grasse (stérol) qui se trouve dans la plupart des tissus et humeurs de l’organisme : le cerveau, le plasma sanguin (environ 1 g par litre) et la  bile provenant des aliments et synthétisée par l’organisme (foie, corticosurrénale). … Le cholestérol peut former des calculs biliaires et provoquer l’artériosclérose. … (Grand Robert). …

Contrairement à  ce que l’on croit, le mot cholestérol désigne une molécule unique. … Donc il n’y a pas de bon ou mauvais cholestérol dans deux  molécules différentes. … Il s’agit d’une molécule unique qui fait référence  aux HDL et LDL (inférieur à 115 mg/dl), transporteurs du cholestérol dans le sang. … Il s’agit donc d’une particularité de la molécule qui se comporte différemment en présence d’aliments saturés ou non …

HDL : appelé bon cholestérol – capte le cholestérol en excès dans le sang pour être éliminé par le foie – un taux élevé de cholestérol HDL protège des maladies cardiovasculaires et annule le risque de problèmes …

LDL : appelé mauvais cholestérol – Dans le sang, le cholestérol LDL se trouve en grande majorité – C’est le médecin qui juge si le taux présente un facteur de risque cardiovasculaire –

Triglicérides : essentiel des graisses du sang qui ne se trouve pas sous forme de cholestérols – il augmente après un repas copieux et arrosé, ainsi que les maladies du foie et après prise de certains médicaments …

 Le cholestérol total CT : HDL + LDL + 1/5 du taux des triglycérides  doit être inférieur à 2g/l. …

 Quelques conseils pour éviter les problèmes cardiaques :

 1. Privilégier les aliments riches en éléments mono-insaturés : Fruits à coques, olives, pistaches et vitamines et minéraux qui jouent un rôle important,

2. Préférer les légumes, les  fruits, les pâtes, le riz

3. Privilégier aussi les aliments qui sont riches en éléments polyinsaturés : saumon, maquereau, truite, noix, colza, graines de soja, lin, tournesol, maïs et leurs huiles, germes de blé, sésame …

4. Modérer sérieusement les graisses saturées qui  élèvent le taux de cholestérols beurre, fromage, viandes, lait entier et yaourt, pâtisseries, saindoux, margarine solide, huile de coco et de palme – modérer l’alcool  (1 verre par jour pour les femmes et deux pour les hommes)

6. Pratiquer des exercices physiques marche, sports modérés, massage pour garder un système circulatoire souple, bien s’oxygéner dans des lieux non pollués …

7. Diminuer les facteurs de risque : combattre l’hypercholestérolémie, tabagisme, diabète, hypertension, stress (professionnel, problèmes de couple, tour de taille élevé.) ...

L’électrocardiogramme  fournit les résultats d’un appareil qui signale une nécrose des tissus. ...  par  l’apparition du signal de dômes de l’onde électrique, alors que celle-ci est normalement en pointes graphiques. ... 

Le symptôme de cet accident est une douleur dans la poitrine. … Comme, en général, elle se situe au niveau de l’estomac, on a l’impression d’avoir mal digéré. …

C’est ce que j’ai ressenti, un matin vers six heures. … Supposant que c’était un problème de digestion, je « grimpai » à l’étage supérieur pour y boire un verre de bicarbonate de soude (remède digestif familial). … Heureusement, mon épouse s’est alarmée à me voir hagard et a appelé notre médecin qui accourut, à peine habillé, pour me faire la piqure du médicament adéquat. …

Si, je signale et insiste sur ce fait, c’est que je tiens à prévenir chacun de se méfier de douleurs d’estomac avec pâleur, sudation froide et douleurs intenses difficilement  supportables, à ne pas confondre, cependant, avec un problème de digestion désagréable mais tolérable. … Mon beau-frère et un ami sont morts parce qu’ils n’ont pas appelé un médecin qui leur aurait pratiqué les soins d’urgence en attendant une ambulance….

L’angioplastie consiste à introduire dans l’artère inguinale un ballonnet que l’on fait dilater pour élargir le passage, au moyen d’un instrument qui fait office de poire auquel il est relié par un fin tuyau. … Le ballonnet est équipé d’un stent (ressort métallique tressé) qui est placé sur le ballonnet d'abord dégonflé lors de l’introduction, … ensuite gonflé dans l’artère pour la maintenir ouverte en écrasant les dépôts graisseux. … Cette intervention de plus en plus pratiquée permet d’éviter les pontages cardiaques. (voir plus haut) … Malgré tout, il arrive souvent que l’artère se rebouche. …  La technique a bien évolué, mais ne réussit pas toujours, ce qui fut mon cas après de nombreuses tentatives sans succès. ...

Les pontage coronariens que j’ai subis : se pratiquent moins  depuis l’angioplastie. … Cette opération consiste à contourner une artère bouchée avec un greffon (veine saphène provenant de la jambe ou déviation d’une artère mammaire existant chez tous les êtres humains). …

Je subis  cette « réjouissance » à l’âge de 57 ans. …Ce fut très important, … quatre pontages avec des veines, prélevées sur la jambe et un pontage avec une de mes deux artères mammaires. … L’avantage de l’artère mammaire, si elle ne se bouche pas, c’est qu’elle tient toute la vie puisqu’il s’agit d’une artère détournée vers l’endroit à ponter. …

L’opération se passa bien, … quand je me réveillai, je croyais qu’on n’avait pas encore commencé et que l’anesthésie avait échoué. … On me détrompa et à partir de ce moment, je subis un calvaire qui dura trois mois. …

Il m’était impossible de m’étendre à cause du liquide qui remplissait mes poumons, provenant des suites des pneumothorax de ma jeunesse. … 

Pendant tout ce temps, je restai assis sur mon lit d’hôpital, ne dormant que très peu. … Je souffrais atrocement des reins, jusqu’à l’écœurement. … Dans cette position, ma colonne vertébrale déviée par la scoliose de mon enfance,  était un supplice. … Je souffrais des reins à l’extrême de ce qui est supportable … J’étais devenu hagard et livide.  …

A cela est venu s’ajouter une constipation opiniâtre, qu’à la longue de courageuses infirmières me soulagèrent, avec le doigt, en retirant morceau par morceau des blocs blanchâtres durs comme la pierre qu’elles cassaient à l’intérieur en me blessant jusqu’au sang. …

La raison de cet état venait des pneumothorax de ma jeunesse. …  C’était un procédé archaïque, consistant à comprimer le poumon une fois par semaine pour favoriser  la cicatrisation  des cavernes de la tuberculose. … Il fut abandonné depuis, grâce aux antibiotiques, permettant actuellement une guérison médicamenteuse rapide. …

Le pneumothorax, que je subissais toutes les semaines,  consistait à envoyer  de l’air entre les deux plèvres, pour immobiliser la partie du poumon présentant des cavités creusées par le bacille de Cock, … Cette intervention immobilise le poumon et facilite la cicatrisation des « cavernes », appellation imagée pour désigner les trous creusés par le bacille. …

Les cardiologues qui me soignaient, n’ayant aucune pratique de ce procédé archaïque plus du domaine des pneumologues, furent désemparés. … Les deux plèvres étaient en partie soudées et le liquide pleural était logé dans de nombreuses poches écrasant le poumon,  quand je tentais de m’allonger. … De plus, la scoliose de mon enfance ne me permettait pas de me coucher sur le dos, ce qui n’arrangeait rien. … Je dors toujours sur l’un ou l’autre côté. …

Je peux difficilement expliquer cet état de souffrance, à la limite du supportable. … Je ne sais pour quelle raison, les médecins ne prétendaient pas m’aider avec une médication calmante. … Peut-être, parce que je ne me plaignais jamais, ne voulant pas passer pour une « mauviette »

Je tentai de dominer cette souffrance en m’inspirant des fakirs et autres acteurs de foire qui arrivent à maîtriser la douleur après de longs et patients exercices d’entraînements, ce qui n’était évidemment pas ma pratique régulière. …                                  

Je rentrai chez moi dans cet état, souffrant et hagard, aussi mon épouse  alerta-t-elle mon médecin traitant : « Si, vous ne faites rien mon mari va mourir ». …

Un vieux chirurgien de l’équipe des cardiologues de Saint Jean, m’a hospitalisé. … Il a patiemment, pendant plusieurs jours, ponctionner le liquide en le remplaçant par divers antibiotiques, jusqu’à qu’il arrive  à vider définitivement les poches. …

Mes aventures cardiaques étaient loin d’être terminée. … En 2014, mon état général se dégrada, … j’étais essoufflé et ne parvenait que difficilement à atteindre mon bureau situé deux étages plus haut. … Jusqu’à ce qu’un soir je fus tellement mal,  que mon fils Benoît, des services d’urgence de la clinique Sainte Élisabeth, me conduisit, en catastrophe, à son service. … J’étais en danger de mort, ma tension frôlant les limites mortelles. …

Les cardiologues ont dû s’y reprendre en deux interventions de dix jours, la première ayant échoué, pour finalement  placer un pacemaker. …

C’est un engin sophistiqué, placé sous la peau près de l’épaule. ... Il seconde un cœur déficient en régularisant sa fonction. … Il s’agit-là d’une prouesse chirurgicale qui consiste à installer des électrodes en passant par l’artère sous-clavière pour les relier  à deux endroits dans le cœur …  ce procédé provoque artificiellement et régulièrement un choc électrique qui supplée les déficiences du cœur. …

Depuis ces époques éprouvantes, nos enfants, menés par Benoit, nous ont trouvé et installé un magnifique appartement avec tout le confort, dans une grande propriété boisée.

Nous y sommes de plus en plus heureux et je me porte mieux, de jours en jours, avec le plaisir de rédiger les textes de « Propos d’un octogénaire » dont le présent travail  fait partie. … J’ai l’ambition et la volonté de devenir centenaire parce que j'ai beaucoup de choses à dire. ... Je fais tout pour ça. …

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Référence à un site qui illustre avec passages animés toute la documentation sur les opérations du cœur :

http://www.allodocteurs.fr/maladies/coeur/infarctus-arret-cardiaque/pontage-coronarien-contourner-une-artere-bouchee_1292.html

 

10/10/2015

4. Les problèmes cardiaques

4. Être cardiaque.

La fonction du cœur,  muscle creux, organe central de l’appareil circulatoire, joue le rôle d’une pompe aspirante ou foulante (pas refoulant) pour  assurer la circulation sanguine, à travers un réseau de veines et veinules. …

Le sang qui circule dans ce réseau est « chassé » par cette pompe cardiaque dans les deux artères aortes et pulmonaires qui récoltent le sang de couleur bleue. … C’est celui qui doit être oxygéné par les poumons pour devenir le sang rouge qui circule dans nos veines. …

Cette fonction est destinée à assainir nos tissus et nos organes en les alimentant en éléments nutritifs et en oxygène, permettant ainsi à nos cellules de jouer leur rôle de « ravitailleur » de l’ensemble de notre réseau cellulaires. …

L’oxygène provenant de la respiration assainit la circulation sanguine grâce aux filtres cellulaires que sont les poumons. …

Quant aux éléments nutritifs, ils sont fournis par le système digestif, véritable usine chimique, qui transforme en molécules suffisamment petites (nutriments) pour être absorbées dans la circulation sanguine. …  

Cette « usine » ne fonctionne qu’avec l’assistance d’organes de fonctions diverses (le foie, les reins, la vésicule biliaire, la vessie, le pancréas, les bactéries intestinales et un système hormonal complexe. … Les restes solides non transformables sont éliminés par voie rectale.

Principales maladies du cœur : Angine de poitrine et infarctus du myocarde (manque de sang et d’oxygène dans des artères bouchées) –  Arythmie (tachycardie, fibrillation, flutter auriculaire,…) –  Athérosclérose (artères obstruées par dépôts adipeux) –  Arrêt cardiaque (peut demander une intervention urgente d’un tiers qui possède un NCR ou réanimateur cardiorespiratoire - accidents vasculaires cérébraux (m’ont fait perdre la moitié de la vue et des problèmes de mémoire), artériopathie des membres inférieurs (bouchage des artères des membres inférieurs). …

Statistiques de OMS (organisation mondiale pour la santé) :  Les chercheurs de l’Université d’Oxford ont analysés les données de l’OMS sur les maladies cardiovasculaires,  pour 52 pays européens. …

Ces statistiques révèlent une forte disparité entre les pays. … Deux fois plus de décès que les cancers et tuent 4 millions de personnes par an (Maladies coronariennes : 1,8 millions – Suite AVC : 1 millions –  Autres maladies cardiaques : 1,2 millions)

Il y a une baisse globale dans les pays à forts revenus, suite à de meilleures actions dans ce domaine (amélioration des prises en compte des facteurs de risque – lutte contre le tabagisme – traitements préventifs (malheureusement, la tendance à la baisse serait corrigée par des facteurs en augmentation comme l’obésité.) …

De cette étude, il ressort que les femmes seraient plus menacées de maladies cardiovasculaires que les hommes (42% pour les hommes et 51% pour Les femmes). …

L’existence ne m’a pas épargné dans ce domaine. … J’avais hérité du cœur solide de mes parents, mais le stress de ma vie professionnelle et ma timidité ont provoqué un accident cardiaque (infarctus du myocarde). Il a été bien soigné dans une unité spéciale de  la clinique Saint-Jean, toute neuve et admirablement équipée. … Ce fut une partie de plaisir avec les euphorisants et la compagnie de joyeux compères, plus deux mois de congés payés qui m’ont permis d’enrichir ma culture. …

Le stress de ma profession s’intensifia  par les effets d’une perte du champ droit de la vision (hémianopsie). … L’image reçue par les yeux n’atteint plus le cerveau. … De plus  des troubles de mémoire se manifestèrent … (voir le chapitre suivant relatant l’accident qui à provoqué ces infirmité). …

Mon cœur a beaucoup souffert à la suite des contraintes stressantes résultant des stress (important facteur de risque cardiaque) d’une activité professionnelle à responsabilité, celle-ci provocant un excès de cholestérol  qui a la mauvaise tendance de s’agglomérer sur la paroi des artères coronaires. …

Le cholestérol est un lipide qui joue un rôle central dans le processus biochimique. … Il provoque des athéromes (amas graisseux) à l’intérieur  des artères. … Le mauvais cholestérol peut être diminué en 1. Augmentant la consommation  d’acide gras polyinsaturé oméga trois (huile et graines de colza, de lin, ainsi que les noix et autres fruits secs.) – 2. Augmentant la consommation de fibres et de micronutriments qu’on trouve dans les fruits, légumes, et produits céréaliers – 3. Limitant le cholestérol alimentaire produit  par les aliments d’origine animale (produits laitiers, jaunes d’œuf, volaille, viande rouge et certains type de crustacés et mollusques)

Contrairement à ce qu’on croit, il n’y a pas de bons ou mauvais cholestérols, …  Il y a celui qui provient des aliments d’origine animale qui provoque  dans les artères des dépôts graisseux) et celui qui provient d’autres origines produisant des dépôts insignifiants) …

Les dépôts graisseux qui s’accumulent dans une artère provoquent un bouchage et, dans les cas extrêmes, le décès. … Ce processus étant très rapide, l’intervention médicale doit être urgente. … L’endroit du bouchage a aussi son importance : plus il s’approche de la partie terminale de la circulation artérielle, plus l’accident est foudroyant. …

Il est très important que chacun, à  partir de 40 ans, subisse annuellement un check-up avec un contrôle sanguin et cardiaque, pour déceler toute anomalie de son système circulatoire. …

Mon beau-frère serait resté en vie si, lors d’un parcours de santé à vélo, il se sentit mal et qu’au lieu de revenir chez lui péniblement, il avait appelé une ambulance

J’ai aussi été victime d’un infarctus. … Comme je l’ai raconté plus haut,  j’eus la chance que ma clairvoyante épouse, alors que je croyais à un ennui digestif, appela un médecin qui vint en urgence faire le traitement adéquat en attendant une ambulance, qui me conduisit dans l’unité spéciale du complexe médical Ste Élisabeth. …

Être cardiaque est une  situation déstabilisante qui génère un complexe de la crainte d’une complication dangereuse, si pas fatale. … Auparavent, on craignait l’effort, maintenant on conseille une activité physique soutenue. … Ceux qui le font gardent la forme, et j’en fus, d’une manière importante, puisque je pratiquais un jogging journalier de 5 km et les 20 km de Bruxelles. … Maintenant, à 86 ans, je me contente d’une mise en forme d’une heure et d’une promenade d’une demi-heure. …

J’en connus d’autres, dont moi-même, plus timorés et subissant le complexe de l’infirme, connaissent une existence devenue angoissée et difficile. … Les problèmes de santé s’accumulent et augmentent davantage l’appréhension du futur. … Je voudrais tenter de leur donner une manière positive de gérer cette situation et d’améliorer leur sort. …

La première action à faire pour améliorer le mental est de respirer lentement et profondément en expirant le plus loin possible, assis en « tailleur », avec, si possible, un fond de musique douce. … Cette action déstresse efficacement.

Il faut aussi se trouver une « kiné » performante, les femmes étant plus douces  et plus maman. … Elle améliorera votre santé physique et vous encouragera à faire quelques exercices déstressant. … ceux-ci, par « ricochet », créeront dans votre subconscient un  état positif  influençant inconsciemment votre comportement mental et physique. …

Mon existence fut particulièrement « chaotiques » et j’eus plusieurs périodes de découragements et même de désespoir. …  Cependant j’eus la chance de trouver quelqu’un (une kiné) de suffisamment habile et compétant pour m’aider à remonter la pente. …

De plus, je ne fut pas épargné par des épreuves familiales lourdes à gérer. … Mon frère est décédé d’un arrêt cardiaque à 35 ans laissant une veuve et trois enfants jeunes. … Je dus endurer, jusqu’à leur majorité, cette lourde tâche qui venait s’ajouter aux miennes. … L’aîné devenu difficile est venu s’ajouter à mes quatre enfants ce qui posa des problèmes familiaux d’adaptation et d’éducation …

A notre époque, en raison d’une pratique médicale évoluée et performante, on maintient en vie des patients qui ne seraient plus là autrement. …

J’ai cette chance grâce au « pacemaker dernier cri» qu’un chirurgien m’a placé sous la peau, pas loin de l’épaule droite. … Cet engin étonnant complète un cœur déficient en l’aidant à fonctionner à l’aide de pulsions électriques. … Le praticien réussit la performance de relier le pacemaker  à l’intérieur du cœur en faisant glisser deux fins « câbles » spéciaux par l’aorte afin de l’aider, par pulsions électriques, à assurer son rôle de pompe de la circulation sanguine. …

Le dernier modèle de l’engin est devenu sophistiqué et performant. …son débit  électrique est assuré par une pile d’une durée de vie de 9 ans, … il enregistre et maintien en mémoire les données permanentes fournies par un électrocardiogramme (ECG) que le pacemaker fournit en permanence. … Ainsi, le cardiologue peut lire à distance et  vérifier le bon fonctionnement de la « pompe cardiaque ». …

Pour terminer ce chapitre important, je signale que je compte consacrer le chapitre suivant à la prouesse chirurgicale, qui se pratique journellement, consistant à pratiquer des pontages coronariens, qui permettent de sauver ceux qui sont victimes du bouchage des artères

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21/09/2015

&93e MEDECINE/Les infirmités

 

&93e MÉDECINE/Les infirmités.

Définition du Grand Robert : État (congénital ou accidentel) d’un individu ne jouissant pas d’une de ses fonctions ou n’en jouissant qu’imparfaitement (sans que sa santé générale en souffre). …

Beaucoup  d’êtres humains en  sont atteints dès leur naissance. … Ils  les subissent stoïquement ou sont geignard et socialement difficiles. ...

L’ Office Mondial pour la santé (OMS) classifie 5 catégories de handicaps :

1. Le handicap moteur : capacité partielle ou totale,  limitées pour un individu de se déplacer, de réaliser des gestes ou bouger certains membres (paralysies, amputations, infirmité motrice cérébrale, spina bifida ou malformation embryonaire liée à un défaut de fermeture du tube neural, myopayhie ou atteinte à un des constituant du muscle.)

2. Le handicap sensoriel : Difficultés liées aux organes sensoriels – deux types de handicaps 1. Handicaps dans la fonction visuelle (cécité, malvoyance, amblyopathie ou affaiblissement de l’acuité visuelle, achromatopsie ou difficultés de distinguer les couleurs, hémianopsie ou perte du champ visuel droite ou gauche, qui est celui dont je suis atteint … ) – 2. Handicap auditif (mal entendant partiel ou total, trouble de la parole, surdité)

3. Le handicap psychique : Troubles mentaux, affectifs et émotionnels, soit une perturbation dans la personnalité, sans pour autant avoir des conséquences sur les fonctions intellectuelles (schizopfrénie, maladies bipolaires, hypochondriaques c'est à dire obsession anxieuse et excessive au sujet de la santé)

4. Le handicap mental : Déficience des fonctions mentales et intellectuelles entrainant des difficultés de réflexion, de compréhension et de conceptualisation, conduisant automatiquement à des problèmes d’expression et de communication (autisme soit trouble du développement humain caractérisé par une interaction sociale et une communication anormale, trisomie 21 ou anomalie chromosomique congénitale entrainant un retard mentale , polyhandicap ou déficience mentale et motrice entraînant une restriction extrême de l’autonomie)

5. Les maladies invalidantes : Maladies qui, par leurs effets sur l’organisme, peuvent générer un handicap et évoluer dans le temps.  A citer notamment les maladies respiratoires, digestives ou infectieuses (épilepsie, sclérose en plaque, etc…)

L’infirmité est un handicap permanent qui atteint un grand nombre d’individus sur notre planète : Un milliards de personnes selon le rapport mondial sur le handicap de l’OMS et de la Banque mondiale … Il s’agit d’une évaluation sérieuse mais difficilement établie étant donné que ces chiffres  ne tiennent compte, pour les calculer que de ceux qui sont avancés par les pays organisés. …

En1993, la définition suivante est donnée « Par handicap, il faut entendre la perte ou la restriction des possibilités de participer à la vie de la collectivité à égalité avec  les autres. On souligne ainsi les inadéquations du milieu physiques et des nombreuses activités organisées, information, communication, éducation qui ne donnent pas accès aux personnes handicapées à la vie de la société dans l’égalité … »

Cette définition vaste permet de couvrir tous les aspects d’un problème difficile à cerner dans son entièreté. …

Ces préambules ont été nécessaires pour bien situer un problème complexe, difficile à cerner sans préciser son contexte, son étendue et ses limites.

Les aléas de la vie ont fait de moi un handicapé visuel, moteur et mental adapté à des degrés divers. … Ma démarche, en écrivant ces lignes, n’a pas d’autres raisons que d’aider ceux qui souffrent d’infirmité ou de handicaps divers, à trouver une philosophie du bonheur en s’adaptant positivement à leur sort. …

Cette discipline demande, au début, une grosse discipline de concentration cérébrale pour acquérir un réflexe habituel d’attitude positive face aux aléas que la vie nous réserve à discrétion. …

La malchance, le mauvais soins et une méprise ont fait de moi  un handicapé visuel grave. … Je suis à moitié aveugle, en ce sens que j’ai perdu la moitié du champ visuel … Le borgne perd l’usage d’un œil, mais garde une vue normale. … Il ne perd que la perception des volumes, ce qui reste bénin. …

Pour comprendre la hémianopsie qui coupe le champ visuel en deux à droite ou à gauche selon la localisation de l’infirmité, il est indispensable d’expliquer comment nos yeux envoient une image au cerveau. …

Nos deux yeux perçoivent chacun une image avec un écart suffisant pour donner l’impression du relief (cf. borgne). …

Pour un homme bénéficiant d’une vue normale, l’image reçue est envoyée au cerveau par trois chaînes de neurones, l’une envoie la partie droite de la vision, l’autre sa partie gauche et la troisième le centre réduit à un petit cercle, c’est ce qui permet à l’horloger de travailler sur une image complète non coupée en deux.

En ce qui concerne la hémianopsie, les yeux enregistrent une image entière, mais le cerveau ne la reçoit pas  … J’ai perdu la partie droite, donc je ne vois pas ce qui se trouve dans le champ visuel droite, ce qui rend la lecture difficile parce que les yeux envoient une image tronquée de sa partie droite… Comme notre écriture ou notre lecture s’inscrit de gauche à droite à l’inverse des musulmans, en ce qui me concerne,  je ne découvre la partie droite d’un texte que syllabes par syllabes en déplaçant la souris … Quand j’écris, il m’arrive souvent de continuer en dehors de la feuille. …

Autre contrainte cependant maîtrisée, les déplacements en rues étant devenus difficiles,  j’ai trouvé la parade en balayant le champ visuel de gauche à droite, ce qui me permet d’évoluer normalement en « devinant » les obstacles sauf dans les passages étroits où je me cogne continuellement. … Mes bras et mes mains sont continuellement couverts d’ecchymoses, d’autant plus larges qu’un traitement cardiaque m’oblige à me soigner avec une médication diminuant la faculté sanguine naturelle d’agglomérer le sang en caillots et de ralentir le saignement. … Quand je me coupe ou me blesse, je dois mettre un pansement rapidement, sinon le sang continue à couler. ...

Cependant, je peux affirmer que je suis heureux et même que je me réjouis de ma situation visuelle qui m’a permis de profiter de l’handicape pour développer ma culture en profondeur. … Je travaille avec mes outils informatiques la plus grosse partie de mon temps et j’y trouve un grand dynamisme et la satisfaction de découvertes intellectuelles enrichissantes … Homme d’action, j’aurais développé autrement mes activités de la connaissance, mais pas avec une telle intensité, mais surtout avec une telle profondeur qu’elle donne un sens à ma vie. …

Ma fille m’ayant suggéré de développer cette attitude positive en raison de la satisfaction des résultats obtenus, j’ai l’audace de m’attaquer à un problème aussi délicat et controversé que la conquête du bonheur et communiquer mon expérience et mes conseils à d’autres…

Avec l’âge, des accidents ou tout simplement la nature ont provoqués chez moi un état déficient de la mobilité. …

De  la canne ou de la béquille au fauteuil roulant et même l’immobilisation totale dans l’appareillage adéquat, nombreux sont ceux qui la subissent.

Certains améliorent leur condition physique en pratiquant des sports adaptés à leur infirmité et nous restons admiratifs devant leurs performances. … Ceux-là ont trouvé un dérivatif à leurs handicaps. … Sont-ils heureux pour autant ?…

Pas nécessairement, le bonheur profond et permanent  ne s’acquiert qu’avec une discipline personnelle constante qui demande un état  d’esprit permanent. … Mon écrit référencé par des expériences personnelles n’a pas d’autres raisons que de donner des leçons du bonheur au plus grand nombre, en me référent à mon expérience dans le domaine …

J’ajouterai que ma mobilité est réduite par l’âge et un accident cardiaque. … De plus, la jambe gauche est légèrement bloquée et ne me permet plus de me relever sans appui. … J’éprouve les plus grandes difficultés à m’agenouiller et à me relever ou quitter un siège sans un effort en deux temps en m'assistant d'un appui à portée de main, afin de sauter un passage à vide déséquilibrant. …

Je pense améliorer ou conserver ma situation physique en profitant, tous les matins, d'une douche glacée suivie de la plus chaude possible que je m’impose depuis une trentaine d’années pour améliorer ma résistance  cardiaque et combattre le durcissement des tissus épidermiques et du système artériel et veineux. … Cette discipline me sert aussi à améliorer les inconvénients d’une mobilité déficiente. …

Lors des nombreux examens que je subis, un médecin qui contrôlait le circuit veineux, a été très étonné de la souplesse de mes veines d’octogénaire Ma circulation sanguine oxygène abondamment les tissus épidermiques, avec l’avantage de l’élimination efficace  des larges et abondants hématomes, provoqués par un handicap visuel, qui peuvent provoquer les accidents cardiaques de l’âge.

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16/09/2015

2. l'exclusion des maldies contagieuses

2. Gérer l’exclusion des maladies contagieuses.

Quand on est dans son lit, brulant de fièvre ou qu’on sort d’une consultation médicale avec le diagnostique de la maladie grave, longue, contagieuse et peut-être fatale, le sol semble se dérober sous les pieds. …

On devient celui qu’on évite … qu’on écarte dans une quarantaine, peut-être définitive …

La souffrance est plus morale que physique. … La pharmacopée est devenue si performante que la douleur est jugulée et les euphorisants atténuent l’appréhension du lendemain. …

Ce sentiment de ne plus faire partie de la société des biens portants, d’être celui qu’on évite, celui qu’on plaint, celui qu’on regarde avec compassion, celui qui dépend des autres, celui qui n’a peut-être plus d’avenir …

C’est la solitude d’un groupe d’exclus … qui ne peuvent que se calfeutrer dans ses semblables de l’exclusion comme ceux qui fuient la misère, les réfugiés d’un monde qui les rejette. …

Ils n’y trouveront dans leurs yeux de drogués par l’euphorisant que ce voile lointain de l’avenir compromis. … Une médication adéquate ne peut que camoufler imparfaitement le profond désarroi qui reste latent dans le subconscient …

Je connus tout ça dans les sanatoriums qui m’ont soigné, « léproserie » de l’époque,… Je lus dans les regards des biens portants la crainte et la pitié. … Sorti de ces établissements, je fus, pendant dix ans, le  tuberculeux qui camoufle ses antécédents médicaux.

Je subirai le rejet cynique des médecins d’entreprises quand ils apercevaient les vides laissés par les « pneumos » (procédé de l’époque pour comprimer le poumon et favoriser la cicatrisation des cavités creusées par le bacille « de Cock » maintenu permanent pour soins ultérieurs). …

Le subconscient c’est le « reflet » de l’âme qui exprime ce que notre conscient ignore, mais cependant peut dicter nos actes et nos pensées inconsciemment. … Je subirai longtemps, logé dans mon subconscient, un complexe d’handicapé physique, tellement je le refusais. … Ce ne sera qu’avec le temps et la maîtrise de soi que je parvins à me libérer de toutes ces contraintes «inconscientes » qui contrarient le bonheur. …

Cependant, positivement,  ces épreuves enrichiront ma toute jeune « expérience » grâce aux amis que je recherchai et trouvai dans ceux qui rêvaient et cultivaient l’idéal du beau, de l’enthousiasme, de l’amour des autres, de la grandeur, de l’émerveillement et de l’utopie.

C’est ainsi que je connus Georges qui levait les yeux au ciel avec un enthousiasme communiquant, pour dire de si belles choses qu’il traduisait en quelques phrases pleine de poésie qui aurait mérité d’être chantées au monde entier. …

Malade comme moi et gravement asthmatique, il se consacra durant toute sa vie à soigner les âmes en détresses et apportera un peu de bonheur à des enfants handicapés pour lesquelles il créa des unités scoutes. …

Notre amitié fut grande et encore malade, nous avons entrepris, au sortir de la guerre, un voyage à Rome et Florence afin  de créer dans un scoutisme naissant, Mussolini l’ayant proscrit, les prémices de troupes scoutes d’handicapés. …

Ce fut lui qui me communiqua l’obsession de servir et d’être utile aux autres … Ma démarche, en écrivant ces lignes, n’a pas d’autre ambition. …

Quant aux dramatiques « exclus solitaires ». … Ceux qu’on  enferme dans des chambres spécialisées, qu’on approche cagoulés et vêtus comme des astronautes les isolant, ou ceux qui ne peuvent vivent autrement que branchés sur des appareils sophistiqués que la médecine a mis au point. …

Ceux-là sont les vrais martyrs de notre époque. … Les euphorisants, s’ils leur épargnent l’incertitude du lendemain, ne les débarrasseront pas de l’angoisse de la solitude et l’absence des contacts humains … L’entourage médical spécialisé et trié sur le volet s’efforce imparfaitement d’y remédier. …

Aussi est-il essentiel de sensibiliser nos contemporains repus et indifférents à cet état de chose qu’ils constatent la chance qu’ils ont, malgré quelques ennuis de santé, afin de modérer leurs exigences et comprendre que leur bonheur dépend aussi d’une vision plus élargie des problèmes des autres. …

Il n’est pas question de leur enlever quels qu’avantages que ce soient, mais seulement d’agir positivement en acceptant certaines contraintes qui les sortiront de leur isolement, ce qui sera tout à leur avantage dans leur comportement social.

Je reste le rêveur qui  voudrait matérialiser son rêve.

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