Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

05/11/2010

Ch. 29.3c -Univers : Fausse apparence !

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

 

Ch. 29.3c - Univers : Fausse apparence !

 

 

Maintenant, que je me suis aventuré à sortir des sentiers battus, avec une audace qui me sera peut-être reprochée, mais qui n'a que la bonne-foi comme argument de défense et un travers de « comptable » qui cherche une explication équilibrée à tout, je compte développer,  plus loin dans mon travail, une logique qui s'est imposée au raisonnement du profane qui défend la théorie que « Tout n'est qu'illusion »,  en donnant à ce terme le sens définit par Robert : « erreur de perception causée par une fausse apparence » ...

 

Pour garder une logique « qui tue » comme disait un ami, j'ai dû trouver un lien qui permettrait de faire comprendre comment une « force », élément immatériel, peut se transformer en matières préhensibles par nos sens ... c'est la raison pour laquelle j'ai donné au résultat de cette action, l'appellation d'illusion ... ou comme le définit Le Grand Robert : erreur de perception causée par une fausse apparence ... Cette théorie  pour étayer ma logique personnelle a besoin d'être développée et défendue ...ce que je compte faire plus loin ...

 

Quant à nous, les hommes, dès que l'intelligence s'est affinée, nous avons recherché une explication qui évoluera avec nos découvertes.  Quand nous étions des primitifs, nous l'avons recherchée dans les mystères de la nature et du cosmos  (feu, tonnerre, eau, ciel, soleil....)

 

Avec les bandes des savanes, nous avons trouvés des meneurs qui devinrent des chefs quand se constituèrent les tribus,  regroupées ensuite en peuples et nations, dirigés par des « Grands » tout puissants.

 

Les religions ont alimenté les penseurs qui ont inspiré des prêtres pour enseigner les autres en leur donnant l'espoir d'une vie meilleure en leur fournissant leur version de l'inexplicable.

 

Je crois qu'il faut accepter que nous ne sommes qu'un montage accidentel (la vie) qui  a développé un cerveau « intelligent » qui a conçu  l'abstrait et une logique qui le pousse à chercher la raison de son existence et les mécanismes qui l'ont amené, ainsi que ses « savants »,  à essayer d'appréhender « le Tout »

-----

 

MELODIE DE L'UNIVERS.

 

Tu fus infiniment petit,

Si petit qu'on cherche ton origine !

Si petit mais si dense

Que tu es temps et espace.

 

L'écho de ton bang

Est l'inverse de ton feu.

L'infini de ton temps

Est l'extrême de ton jour.

 

Tu es le cœur d'un monde

Qui palpite dans l'immensité.

L'immensité d'un vide

Qui sera toujours éternité.

 

Tu es le chant des êtres,

L'adversaire du néant.

Tu les as regardés naître

Sortant de ton ventre géant.

°°°°°°°°°°

 

Quand nous consultons nos encyclopédies,  nous apprenons  que l'origine de l'univers se situe à 13,7 milliards d'années de son origine suivant la mesure établie par le satellite WMAP.

 

Cette évaluation ne vaut que pour l'Univers que nous appréhendons, celui qui est à notre portée ... Il en va autrement si on accepte la théorie des univers multiples ... qui semble plus logique dans une construction où la force-énergie sous-tend un Univers-total.

 

On nous dit  que l'univers est en expansion comme un ballon qui gonfle et dont les différents points s'écartent les uns des autres d'une distance progressivement  égale, avec la particularité que seul l'espace gonfle et pas les points (voir partie 1).  Ces points, les étoiles, ont une existence propre, ce sont des "objets célestes" en rotation, qui sont composés d'hydrogène et d’hélium ... A partir de leur centre se produit une fusion nucléaire qui produit une énergie qui est rayonnée en lumière visible et en chaleur jusqu'à une certaine distance ... Leur origine est un "nuage de gaz" qui s'échauffe et s’allume pour devenir une étoile, produisant une énergie qui s'évacue sous forme de rayonnement, vents stellaires et neutrinos (particules élémentaires) ...  Suivant sa masse, l'étoile implose, en fin de vie, soit en "naine blanche", étoile à neutron ou trou noir ...

 

C'est cette « dilatation » à l'heure actuelle qui a duré 13,7 milliards d'années par rapport à nous et nous accompagne toujours.

 

Depuis Einstein, nous savons que si nous nous déplaçons dans l'espace, nous nous déplaçons également dans le temps et que le temps et l'espace n'ont de sens que par rapport à un observateur situé dans cet espace-temps (voir démonstration dans le sous-chapitre précédent.

 

Nous ne pouvons déduire qu'à partir des données vérifiées que nous connaissons ou expérimentons, le reste n'est que vérités révélées, non prouvées. Or ces vérités « révélées » ne le sont que parce que la tradition s'est installée, alimentée par des « meneurs » pour soutenir un pouvoir ... Cette tradition, forcément orale au départ, a été favorisée, justifiée ou imposée par des prêtres (les premiers intellectuels) idéalistes sincères ou agents du pouvoir.

 

Or, la science, depuis les derniers siècles, évolue et prospecte, des concepts s'établissent et se vérifient.  Les vérités d'hier sont souvent des erreurs aujourd'hui.  La connaissance humaine progresse lentement, par à-coups.  Les moyens techniques actuels sont fantastiques et le seront toujours davantage.

 

L'ignorance recule devant la connaissance.  L'intelligence de l'humanité devrait lui permettre, sauf accident, de réaliser des bonds prodigieux dans le savoir.  Cependant, l'intelligence humaine ne sera jamais capable de tout expliquer ...

 

Une  grande question restera fondamentale,  et partagera toujours les hommes,  de savoir si cette intelligence est de nature fondamentale, l'apanage d'un Dieu doué de la connaissance suprême qui en disposerait selon ses desseins, qui serait hors et indépendante de notre phénomène évolutif, hors cycle du carbone.

 

Ou tout simplement l'intelligence est-elle une faculté dominante sélectivement développée par les humains ?

 

Dans le « modèle », que j'ai défendu dans le sous-chapitre précédent, il n'y a pas de place pour une intelligence supérieure ... parce que je suis convaincu que la faculté de « l'intelligence » est l'aboutissement d'un mécanisme de sélection favorisant les plus adaptés à leur environnement, grâce aux performances résultant de la maîtrise de la matière produite par le développement particulier de leur cerveau. (Je ne cesserai d'argumenter ce point de vue dans mon étude...)


L'intelligence est un processus physiologique ... qui agit à partir de cellules nerveuses appelées neurones (leur nombre pourrait être de l'ordre de cent milliards)  ... celles-ci forment un réseau très dense de ramifications qui relient entre elles les neurones qui ont pour mission de capter des informations pour les traiter et les renvoyer vers les différents acteurs du corps humain ...

 

L'intelligence, poussée jusqu'à l'abstraction et la création,  permet la domination de la matière et sa transformation ... Elle a favorisé l'émergence d'un groupe de mammifères évolués (nous) qui occupent la planète, la modifient et la saturent, jusqu'à mettre leur propre biotope en danger.


Le célèbre professeur de Duve, pris Nobel de médecine, vient de lancer un grand cri d'alarme en recommandant aux autorités de la planète de mettre en place des mesures de limitation de la prolifération de notre espèce ... (cliquer sur dossier 00.05 - relais d'un appel du professeur de Duve ou cliquer sur le lien http://phmailleux.e-monsite.com/rubrique,appel-du-prof-ch... )

 

Dans l'intention d'être complet dans mon étude, je tiens à l'approfondir dans le prochain billet, en portant ma réflexion sur "les Grands Initiés et le fondamental" parce que j'ai beaucoup de considération et de respect pour leurs promoteurs, dont beaucoup de scientifiques qui s'efforcent de justifier leur position.

 

-----

 

02/11/2010

Ch. 29.3b - Nous situer dans l'Espace-Temps

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

-----

 

Ch. 29.3b - Nous situer dans l'Espace-Temps ...

 

Notre  regard de « petit homme » se porte au loin, bien au loin, là où il n'y a plus rien, en cherchant à prolonger ce qu'on appelle, faute de mieux, l'infini.  Nos tempes font mal de l'effort de nos yeux qui s'ouvrent démesurément.  Nous cherchons vainement le bout, la fin du vide qui s'est creusé devant nous... mais nous savons que nous hurlerons toujours « et après... ! » sans fin, sans trêve,...infiniment... et ce sera pareil, si nos yeux se portent au loin ... autour de nous ... dans l'infini qui nous entoure ...

 

Ce concept de l'infini nous trouble, nous inquiète et nous laisse rêveur. La langue  française a exprimé ainsi ce qui est sans limite, sans origine, sans fin, ce que notre entendement ne peut accepter.

 

Notre  intelligence de « petit homme » admet difficilement et ne comprend pas que l'espace et le temps soient sans limite.  Notre logique, tributaire du contexte de l'espace et du temps, est déboussolée. En fait, nous sommes confrontés à deux logiques qui s'opposent : l'une découlant de l'espace et du temps dont nous dépendons, l'autre dictée par l'absolu d'une logique imposée par notre raison.

 

Cette raison ne peut qu'accepter des évidences : l'infini est illimité dans tous les sens et l'espace et le temps ne sont possibles que dans une logique évolutive avec une origine, mais qu'y avait-il avant ? ... La seule réponse possible c'est qu'il n'y avait sans doute pas d'origine et donc pas « d'avant » ...

 

La plupart des hommes et Descartes en particulier, voyaient dans ces concepts créés par l'intelligence humaine, une preuve de l'existence de Dieu ou d'un « Autre » supérieur et omnipotent qui lui serait l'origine de la création, n'aurait pas d'avant et occuperait tout l'espace.

 

L'infini est un mot mystérieux qui interpelle le poète-rêveur que je serai toujours.  La combinaison des signes, les hasards de l'étymologie, du graphisme et de sa construction sonore lui sont apparus comme magiques, profonds, lents et majestueux.

 

Il le prononce les yeux au lointain, avec respect.  Il le dit sans bruit parce qu'il est prédestiné, dirait-on, construit très court, compact, simple, fondamental...

 

Harmonieux, il est composé de six lettres en nombre décroissant :

Trois « I »                                             )   3   (

Deux « N »                            )   2   (      6 lettres     IN  FI  NI

Un « F »                 )   1   (

 

Il commence et se termine par un "I" qui est lui-même précédé ou suivi de la même consonne "N" pour bien indiquer le sens du mouvement d'éloignement vers l'infini de son centre FI, la très belle consonne grecque dont le tracé permet de figurer symboliquement  la contradiction qui existe entre le fini et l'infini.  En effet,  quand on écrit « FI » en grec, on trace d'abord une boucle « finie » que l'on abandonne dès qu'on a atteint l'intersection du tracé,  pour la traverser ensuite, en la faisant repartir en droite qui pourrait être infinie.

 

Je tiens à me servir du hasard de la construction graphique  du mot « infini » pour introduire une démonstration qui permet de mieux comprendre (ou réaliser) une situation dans l'espace quand on fait abstraction de notre condition d'être vivant doté d'un cerveau intelligent cependant conditionné par ce que son environnement de terrien lui révèle et lui impose.

 

 

Si  nous nous efforçons de faire abstraction de notre condition de « terrien pensant », qui est subordonné à son état d'ensemble de cellules évoluées jusqu'au cerveau intelligent, ... et que nous abandonnons cette condition, ... nous nous situons dans l'espace comme une entité quelconque ... d'où peuvent partir linéairement, de part et d'autre, un ensemble d'autres entités juxtaposées pour former dans cet espace une suite infinie, avec une propriété  de vitesse  infinie ...  Nous aurions ainsi imaginé (ou créé) un infini « linéaire », doué d'une vitesse infinie, projeté dans l'espace, à partir d'une entité que j'ai voulue.

 

C'est la démonstration de ce qui est fondamental : le temps dépend de l'espace et l'espace dépend du temps et les deux sont infinis (notre cerveau de terrien ne peut pas admettre cela). Pourtant,  dans l'absolu du raisonnement, il n'est pas possible de le concevoir autrement : il n'y a pas d'autres alternatives ... C'est le principe de  la grande unification, au départ duquel  tout s'édifie ...

 

Cette construction est en totale contradiction avec notre logique cérébrale de terrien qui, elle, est confrontée aux impératifs de son environnement soumis à une règle de début et de fin d'existence et d'espace ... Cette contradiction entre deux évidences ont amené Einstein, les scientifiques et les penseurs à définir une  nouvelle donnée de base : l'espace-temps.


Afin d'affiner mon raisonnement,  je reprends ma réflexion, la poussant plus loin, en imaginant une juxtaposition sur le même plan de droites infinies accolées les unes aux autres sans espace entre elles pour obtenir une surface circulaire infinie, partie de l'origine que j'avais située en pensée dans l'espace, qui s'éloignerait de cette origine à une vitesse infinie.

 

Et, supposons  maintenant que je déplace mon plan circulaire infini d'une manière volumétrique dans l'espace, ... c'est-à-dire que  j'imaginerais un ensemble d'autres plans infinis étroitement juxtaposés au premier de manière telle que l'ensemble produise, de part et d'autre de l'origine, une explosion volumétrique imaginaire infinie dans l'espace-temps.

 

L'origine que j'aurais imaginée et située sera devenue le centre d'un univers-personnel que je viens de créer dans l'espace et que mon cerveau vient de concevoir. ... C'est donc une démarche qui s'inscrit dans le temps et dans l'espace et l'un ne peut être dissocié de l'autre.

 

J'espère que mon fidèle lecteur aura compris comme moi l'importance de cette démonstration qui (me semble-t-il) fait bien comprendre que l'infini du temps est nécessairement lié à l'infini de l'espace quand on le considère dans l'absolu de la raison. qui veut partir d'une origine unique en mouvement perpétuel : une force permanente

 

Cette explosion volumétrique imaginaire existe parce que j'ai créé artificiellement moi-même, pour mieux faire comprendre le mécanisme, une origine à un moment précis dans le temps.

 

C'est ici qu'on rencontre toute la complexité d'un système que notre entendement comprend difficilement pour la simple raison qu'elle contrarie  une logique de « terrien » qui le vérifie à chaque instant de son quotidien : il y a un début et une fin à tout.

 

Mais dans l'absolu, il faut accepter une évidence : l'univers-total (Si on accepte la théorie de l'univers-bourgeon) ou l'univers tout court sont soumis à la loi fondamentale dite de l'espace-temps qui unifie l'espace et le temps. Il n'y a pas d'autre alternative que cette unification et nos physiciens l'ont suffisamment  prouvé.

 

En résumé, comme l'affirme Einstein qui a créé ce concept unifié d'espace-temps, celui-ci n'existe que relativement à l'observateur qui s'y trouve situé (en l’occurrence l'origine artificielle que j'ai imaginée dans l'espace).  La matière ne serait, et nous par conséquent, que le résultat d'un mécanisme général que nous essayons de comprendre.  (voir  partie 1 :  E = mc²)

 

-----

 

Laissons aux théoriciens le soin de débattre des contradictions et même des aberrations ou « paradoxes » que leurs calculs théoriques provoquent ( illustré entre autres par l'exemple célèbre des jumeaux de Langevin,  l'un voyageant dans l'espace à une vitesse proche de celle de la lumière retrouvant son frère, resté sur terre, plus vieux que lui ou celui du train  dans un tunnel de même longueur avec des observateurs dans le train ou en dehors de celui-ci et qui ont des visions différentes de la fin du train  ... etc.) pour accepter des évidences :

1. Tout ce qui est, évolue et obéit à la loi des échanges d'énergie (E = mc²) ou de la grande unification

2.  le néant n'existe pas puisqu'il est sans devenir.

3. Seul existe l'univers-total en perpétuel mouvement depuis toujours.

 

Je vais me permettre maintenant d'introduire la suite logique de cette unification qui ne fait qu'un de l'espace et du temps, pour évoquer une autre dimension qui serait fondamentale et serait la « force essentielle » (l'espace-temps n'étant qu'accessoire). .

 

Ceci pour me permettre, plus loin, de développer ce  que j'appellerai  «la théorie de l'Univers-Illusion » dans lequel nous orbitons, microcosme-terrien infime d'une planète solaire dans un Univers-bourgeon, produit par un Univers-total.

 

La simple évocation de cette « construction » ne peut que nous donner le « tournis » et nous révéler l'insignifiance de notre individualité ...

 

Je reconnais que cette théorie n'est nullement évidente et ne sera jamais prouvée parce qu'en dehors de notre champ exploratoire ...  Nous qui avons déjà tant de mal à comprendre et explorer l' « Univers-bourgeon immense » qui nous contient nous-mêmes si minuscules, sur la « croûte »  d'un  « déchet de petit soleil » ...

 

Les arguments de défense de cette théorie seraient sa simplicité et son évidence qui militeraient pour sa vraisemblance parce que répondant à une suite logique d’arguments :

1 Une force fondamentale existerait ... qui serait unique et permanente ... qui sous-tendraient des mouvements en sens divers ... Il n'est pas concevable qu'il existe quoi que ce soit de statique (puisque négation du mouvement) ... seul le mouvement existe ...  Cette force fondamentale ne peut être personnifiée dans le Dieu des croyants ... parce que cette force ne serait ni pensée ni esprit, uniquement « énergie »...  La pensée et l'intelligence viendraient « accidentellement » et « fortuitement » au cours d'un stade ultérieur qui produirait la matière et la vie ... (aussi humiliant que ce soit pour nous, l'intelligence serait un produit accidentel de l'évolution du cerveau humain ... je ne cesserai d'argumenter cette théorie dans « mon carnet »)

2 Dans l'absolu de la pensée, hors du contexte terrien, le « néant » est impossible, comme l'est aussi  l'absence de « mouvement » ... La force (énergie), génératrice d'actions, est la seule logique ...

3 La force (énergie) étant la raison et le moteur de l'univers, ... il est logique qu'elle crée du mouvement ... et que ce mouvement crée des mondes divers, multiples et variés, cependant toujours en expansion, ... de là des univers aussi multiples que différents ...

4. Ces mondes divers obéissent à un mécanisme de début, d'expansion et de fin ... C'est ainsi qu'une force sur terre génèrera la  «cellule-vie » originelle qui se multipliera, s'associera,  grandira et se développera ...  vieillira et mourra ....elle en aura généré d'autres qui évolueront, disparaîtront, muteront, ou régneront ...

5. Cette théorie qui laisserait la place à des mécanismes non contrôlés par notre univers-bourgeon, apporterait une réponse au fameux dilemme d'Einstein qui, pendant plus de trente ans,  s'évertua à combiner électromagnétisme et relativité générale en une seule théorie (ce qui se vérifiait aux échelles de l'infiniment petit ne l'était plus aux échelles de l'espace) afin de décrire les quatre forces fondamentales (champ électromagnétique, champs des forces nucléaires faibles et fortes et champ gravitationnel) grâce à une même théorie quantique. °tiré de « La magie du cosmos » de Brian Greene - p.393 à 397°

 

-----

 

 

 

29/10/2010

Ch. 29.3a - Infini et éternité

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 29.3a - Infini et éternité

 

Modeste Toulemonde est un « penseur toujours en formation » maintenant  qu’il dispose comme chacun de tant de moyens informatiques pour comprendre ou satisfaire sa curiosité … réfléchir … et compléter son étude et son propos.

 

E = mc² , on sort cette formule par boutade, en jouant à « l’intello ». Modeste Toulemonde, a voulu comprendre ce que ça voulait dire au juste … : ce fut le sujet de son premier « papier » et ça l’a mené loin … jusqu’au … « Boson de Higgs » … qu’on espère découvrir grâce au « grand collisionneur » de Genève (LHC) inauguré le 21 octobre 2008 et entré en fonctionnement le 30 mars 2010, pour lequel on a dépensé 6,5 milliards € et qui  apporterait un peu plus de clarté sur  la grande énigme de l’univers (si on arrive à isoler ce Boson).

 

Sa seconde intervention allait de soi : après la matière, fille de l’énergie, la vie fille de la matière,  elle-même notre raison d’être.

 

La vie a fait de nous un être intelligent et le développement de cette faculté nous amène à nous situer et à nous poser des questions essentielles quant à l’espace et au temps qui conditionnent notre existence.

 

Quand nous nous mettons à réfléchir à ces deux notions, nous sommes tentés, instinctivement, de leur appliquer les lois de notre environnement et de notre expérience physique : le temps est limité par la durée d’existence de la matière et l’espace se confine à notre habitat terrestre.


Nous nous trouvons alors confronté à ces terribles et inconcevables concepts pour notre petite intelligence humaine : l’infini et l’éternité.

 

Inconcevable pour notre logique humaine, tributaire de la construction cellulaire qui a abouti à nous doter d’un cerveau « intelligent » nous permettant de raisonner, de penser, de chercher à comprendre le pourquoi de notre environnement et de notre propre existence.

 

Cependant, ce « mécanisme cellulaire » n’a d’autres références que celles que nous tirons de notre expérience et de celles de nos semblables confinés dans l’espace étroit de notre planète qui nous entraîne à appliquer à l’Univers des lois que notre logique cérébrale peut admettre.

 

Quand nous poussons notre réflexion au-delà de l’espace étroit de notre environnement et de notre planète, et que nous levons les yeux au ciel, pour y voir les étoiles et cet immense espace, une logique s’impose : l’Univers est infini …. (sinon qu’y aurait-il après ?) … ce que notre intelligence ne peut concevoir ... parce qu’elle obéit à la loi de notre système qui veut que tout à un commencement et une fin et que tout débute pour se terminer …

 

Nous sommes donc forcés d’admettre que nous ne pouvons pas appliquer à l’Univers que nos sens et notre intelligence perçoit, une logique découlant de ce que notre entendement veut bien accepter.

 

La seule réponse qu’impose une saine logique, c’est que notre « Univers est une abstraction » … qui se « matérialise » dans un « mécanisme » évolutif … et si nous le percevons et si nous cherchons à le comprendre, c’est que le « hasard » ce dieu de l’évolution a permis, accidentellement, à un ensemble de « particules » (en remontant à la source)  de s'agencer en un cerveau intelligent qui veut comprendre le pourquoi et le comment de son existence.

 

Plus loin dans mon travail, je m’autoriserai à défendre la théorie que « Tout n’est qu’illusion » en donnant à ce terme le sens défini par Robert : « erreur de perception causée par une fausse apparence »

 

Ce  «  cerveau », centre d’une individualité sortie du règne animal, soumis à la poussée évolutive qui est le moteur de l’Univers, va émerger en dominant la matière et son environnement …

 

Des conditions propres à son biotope et à son évolution lui feront inventer la pensée, le raisonnement, … l’abstraction … ce qui le poussera à rechercher les raisons de son existence … et d’espérer un « Au-delà » qui le rendrait éternel …

 

Avant le « siècle des lumières » les hommes ne concevaient pas l’Univers sans créateur … Dieu était avant tout, était tout, et le temps et l’espace ainsi que la terre avait été créés par Lui pour y placer sa créature dans une existence difficile en appliquant des lois qui lui ferait mériter un futur de félicité éternelle.

 

Les desseins de Dieu étant impénétrables, personne ne s’interrogeait sur les raisons d’un montage aussi compliqué et si « cruel » d’une existence basée sur des mérites à justifier devant un « Juge Suprême ».

 

Or, Einstein, et avec lui le monde scientifique actuel qui ne cesse de l'expérimenter, sont bien forcés  d’admettre que des données aussi peut associables que le temps qui est éternel et l’espace qui est infini ne font qu’un ; ils les ont d’ailleurs unifiés en leur donnant l’appellation « d’espace-temps » : le temps est un mouvement dans l’espace et le temps c’est de l’espace.

 

Aussi, cette interrogation profonde de l’infini et de l’espace s’impose-t-elle à nous depuis toujours en mélodies lancinantes qui hantent en sourdine le fond de notre âme.

 

 

Dans le prochain « papier », je risquerai l’explication difficile de ce que notre entendement ne peut comprendre : l’infini et l’éternité, en tentant la gageure de me débarrasser de ma condition humaine dépendant du temps et de l’espace pour me situer dans un « montage » fondamental afin d’en comprendre le mécanisme à la lumière de ce que le savoir actuel nous apprend.

 

SYMPHONIE DE L’INFINI.

 

Et après, et ensuite,

En obsédant toujours

Du tourment de la fuite

Du temps en fin des jours.

 

Frisson des lointains fous,

Angoisse d’éternel

En faim d’originel

Dans l’absolu du tout.

 

La droite qui s’emballe

En quête de sa fin

Recherche le matin

De ses surfaces astrales.

 

Les volumes s’étendent

En grand bang glorieux

Pour la plus grande offrande

A la gloire des dieux.

 

-----

26/10/2010

Ch. 29.2b - Les facteurs de la vie.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

------

 

Ch. 29.2b - Les facteurs de la vie.


Si je consulte mes encyclopédies, elles m'apprennent les données suivantes :


L'oxygène est contenu dans l'eau (deux atomes d'hydrogène et un d'oxygène). L'air (sec) que nous respirons est formé de molécules composées de 78% d'azote, de 21% d'oxygène et d'1% de gaz rares (argon, néon, hélium, krypton, xénon).

 

L'évolution biologique a provoqué des processus chimiques de création de molécules telles, outre celles de l'oxygène contenu dans l'air, celles de l'ozone qui lui est complémentaire.

 

L'ozone (trois atomes d'oxygène ou O3) est produit par intervention cosmique : une molécule d'oxygène (O2) se dissocie en ses deux composants, qui s'associent chacun à une autre molécule d'oxygène pour former une molécule d'ozone (O3). L'ozone, présent dans la stratosphère (entre 10 et 50 kilomètres d'altitude), est un filtre qui nous protège des rayons ultra-violet qui tuent la vie aérienne.  Cette molécule est apparue il y a 900 millions d'années avec le développement de la vie végétale marine. Personne n'ignore que l'activité humaine peut être responsable de la raréfaction de l'ozone stratosphérique et que les autorités de la planète y sont attentives.

 

Autre processus chimique :  la photosynthèse qui permet aux végétaux d'assimiler grâce à la lumière le gaz carbonique et de produire des glucides tout en libérant de l'oxygène. Ce gaz carbonique ou dioxyde de carbone est rejeté en l'absence de lumière, notamment la nuit. La photosynthèse est la principale voie de transformation du carbone minéral en carbone organique.

 

Ces différents phénomènes sont liés à la vie et ont contribué à son explosion en créant la cornue d'éléments divers dans laquelle s'est développé le processus chlorophyllien.  La chlorophylle (du grec chloros : vert et phyllon : feuille) est  un pigment situé dans certaines matières  (chloroplastes) des cellules végétales, pour intercepter l'énergie lumineuse et la convertir en énergie chimique.  Son spectre  d'absorption du rayonnement lumineux (Ce sont les raies ou plages lumineuses de la lumière visibles dans l'arc-en-ciel) est le vert et c'est dans cette couleur dont la longueur d'onde est moins absorbée que la chlorophylle nous apparaît.

 

{13} Que nous apprennent encore nos documentations ?

 

Les êtres vivants, végétaux ou animaux et nous par conséquent sommes composés de divers éléments que nous trouvons dans notre environnement et que nous assimilons  :

 

l'eau : est le principal composant de notre corps (65 % pour un adulte moyen) et est essentielle à l'existence de la plupart des êtres vivants.   Les végétaux (75% d'eau) en sont les plus importants consommateurs en l'absorbant par les racines en grande quantité et en la rejetant par évapotranspiration.

 

les glucides (sucres) ou hydrates de carbone, : que l'on trouve dans :  pommes de terre, pain, blé, avoine, maïs, riz, haricots secs, fèves, lentilles, bananes, châtaignes, sucre de canne et de betterave, miel, glucose, confiture, sirops industriels

 

les protéines : Protéines d'origine animale = viandes,  poissons, œufs, lait, fromage et d'origine végétale (en  moindre concentration) = légumes secs : haricots secs, lentilles, pois chiches, fèves, graines germées, et les céréales complètes : orge, avoine, blé, riz, pâtes. ... Les protéines sont désagrégées durant la digestion à partir de l'estomac, c'est la raison pour laquelle la viande peut être avalée sans mastiquer.  Presque toutes les protéines sont absorbées quand elles arrivent dans le jejunum (partie centrale de l'intestin grêle) ; seulement 1 %  des protéines ingérées se trouvent dans les fèces.

 

les lipides : dont la fonction principale consiste à emmagasiner une quantité d'énergie plus de deux fois supérieure à celle d'un gramme de glucide : en sont riches les huiles (arachide, olive, tournesol, maïs, soya, colza, noix,) le beurre, la crème fraîche, les margarines et les fruits  gras  (amandes, noix, noisettes, arachides etc.) ... Les lipides constituent la matière grasse  des aliments.  Le rôle des lipides dans l'organisme est la constitution des membranes cellulaires et de substrat métabolique, de procurer les éléments nutritifs essentiels au fonctionnement du corps, d'assurer un rôle énergétique et autres ... Ils sont consommés, après les sucres au niveau de  l'intestin.  L'alimentation apporte en moyenne 80 gr. de lipides par jour et constituent une réserve d'énergie.  L'excédent favorise les maladies cardio-vasculaires par dépôt et bouchage des artères

 

les sels minéraux. : ce sont des matières composites inertes formées d'éléments chimiques de base (inorganiques) que l'on retrouve abondamment dans la couche superficielle et sédimentaire de notre globe (les roches). Ils représentent 4 % de notre poids.  En dehors des oligo-éléments dont les besoins sont moindres (en grec oligo = peu), ceux dont les besoins sont grands sont : le calcium (dans le lait et les produits laitiers, le jaune d'œuf, les légumes secs) le phosphore (lait et produits laitiers, le jaune d'œuf, le pain et les légumes secs) le sodium (sel de cuisine, charcuteries, lait, œufs, poissons, viandes, conserves, eaux minérales) le potassium (fruits (notamment la banane), légumes secs, viandes, poissons, chocolat) le magnésium (fruits et légumes secs, fruits de mer, chocolat) le fer (abats surtout le foie, viandes, jaune d'œuf, fruits et légumes secs, chocolat, vin ).

 

{14} Enfin, il est aussi important de signaler que le carbone est présent partout dans la matière vivante ou ses substrats d'où l'appellation de "cycle du carbone" et d'en conclure que la composante élémentaire de la vie sur notre planète dépend essentiellement du carbone et que la pensée intelligente qui en résulte ne se réalise et ne peut s'exprimer autrement que par cette matière qui en est le support et le moyen d'expression.

 

Si on étudie en profondeur ce cycle du carbone, on est frappé par le caractère très hasardeux  d'une réussite dont nous sommes l'aboutissement.

 

On peut supposer que d'autres supports existent dans « notre » univers ou dans « l'univers-total » (voir étude précédente : E = mc²) pour exprimer cette pensée intelligente et que nous n'en serions dès lors pas les seuls et uniques  dépositaires comme l'affirment de bonne foi et de manière anthropomorphique la plupart des hommes.

 

Ces autres supports sont-ils possibles ?  Pourquoi pas, rien ne nous permet de prétendre le contraire.

 

D'autres systèmes que le nôtre, évolutifs également, vivant et se multipliant, occupant un ou des espaces, consommant et développant de l'énergie, sont possibles sinon probables.

 

Pourrons-nous entrer en communication avec ces « extra terrestres » ? Difficilement sans doute, puisque nous n'avons pas les mêmes possibilités de communication et l'handicap de la distance.

 

Ont-ils quelque chose qui ressemble à nos sens ?  Probablement que non.  Si il y a quelque chose qui ressemble à la vie, qui évolue, qui occupe des espaces, qui se multiplie et qui connaît l'incroyable et miraculeuse aventure de la pensée humaine, ce « quelque chose » n'a probablement aucune possibilité de communiquer avec nous, à supposer que ses moyens le lui permettent et qu'il soit à notre portée.

 

----------------

 

Ceux qui voudraient approfondir ou vérifier ce « condensé » écrit par un modeste profane « Monsieur Tout-le-monde » pourront consulter la documentation suivante que j'ai utilisée :

 

-          Les différents sites de Wikipédia sur Internet.

-          Les sels minéraux dans  www .pratique.fr

-          Les algues dans http://aquagazel.free.fr

-          Dictionnaire encyclopédique Hachette

-          Universalis

-          L'eau dans le corps humain : http://ac-versailles.fr

 

-----

 

 

 

 

 

 

22/10/2010

Ch. 29.2a - D'où vient la vie ?

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 29.2a - D’où vient  la vie ?

 

HARMONIE DE LA VIE.

 

Tendre lagune bleue d’acier,

Amante alanguie de soleil,

Chatte étirée sous les baisers

De la vie qui soudain s’éveille.

 

Tiède de rayons engourdis,

Ton ventre chaud s’est alourdi,

D’atomes, cellules et mers,

Pour enivrer la terre entière.

 

Une algue bleue des océans,

Avide de ciel,  folle d’îles

Préparait un très grand moment :

L’alchimie des chlorophylles.

 

La vie a voulu la douceur,

La vie a voulu les couleurs,

La vie a voulu la chaleur,

La vie a voulu le bonheur.

 

Le soleil lui a tout donné :

 

Le vert de ses prés et ses bois

Le rouge des couchers du soir

Le jaune de ses moissons d’or

Le bleu de son beau ciel d’été

Le blanc de ses neiges éternelles

Et le noir de ses nuits profondes.

 

°°°°°°°

 

{10} La vie et l’intelligence sont  des phénomènes aléatoires peut-être uniques dans l’Univers ou très rares.  Leurs conditions d’existence sont tellement fortuites qu’elles résultent ou du hasard ou de l’intervention d’un pouvoir supérieur.

 

Les infinitésimales cellules, qui sont les constituants de notre corps et de tout les êtres vivants, évoluent instant après instant dans le temps au cours de leur existence, en obéissant à un phénomène de croissance suivi d’un retour à l’inanimé, imposé par une loi fondamentale d’échange continu. (Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme disait déjà Antoine Lavoisier fin du 18 ème siècle).

 

Il est indéniable que la vie a créé un « individu » qui a une existence propre, primaire chez les micro-organisme, ensuite évolué chez les hommes. Le Grand Robert définit le mot individu  (sens biologique) comme suit : Corps organisé vivant d’une existence propre et qui ne saurait être divisé sans être détruit.

 

Aussi l’individu prend place dans son environnement pour y avoir une existence propre pendant une durée de temps limitée.  Devenu matière organique par sa mort, il s’ajoute à la « masse  inerte » qui s’est constituée depuis les premiers unicellulaires, pour devenir lui-même le  « terreau fertile »  des existences futures.  Au cours de sa courte vie, « l’individu » ne cessera de se « nourrir » des autres êtres vivants pour subsister en rejetant les déchets qui en résultent et qui s’ajoutent à ce « terreau » fait d’un mélange de matières organiques et inorganiques.

 

La vie est un « accident » peut-être unique (ou très rare) dans l’univers. Un mécanisme évolutif s’est mis en place par « accident » sur un morceau de « soleil éteint », notre planète terre  (une planète, du grec planetes = errant) orbitant autour de sa «modeste étoile » si insignifiante parmi les milliards d’autres.

 

Nos scientifiques disent que la vie a surgi parce que se sont trouvés rassemblés par le plus grand des hasards, ou par intervention supérieure, les éléments qui lui étaient nécessaires pour démarrer, qu’elle a commencé dans l’eau avec les micro-organismes et une algue (ou un végétal primitif) qui se passaient d'oxygène et cela il y a quelques milliards d'années.

 

{11} L’évolution a poussé ce végétal a dissocier l'oxygène que contenait l'eau. L'aventure de la vie multicellulaire était lancée pour atteindre le degré de complexité que nous lui connaissons aujourd'hui.

 

Cette algue ou ce végétal a entamé ce processus de dissociation de l’oxygène de l’eau parce qu’il obéissait à une loi de poussée évolutive de la matière (rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme)  depuis le départ théorique de l’espace-temps dans « notre » univers qu’on a appelé le Big-bang ou l’explosion initiale.

 

Depuis qu’Einstein l’a exprimé dans sa formule E = mc², on sait que la matière, c’est de l’énergie en devenir et vice versa, rien n’est statique, tout évolue, tout est en mouvement dans l’univers.  Dès l’explosion initiale, il y a création d’un mouvement avec échange de matière et de force vers un autre « devenir ».

 

Sur notre planète « terre », cette poussée évolutive atteindra le paroxysme de son adaptation quand toutes les possibilités de croissance auront été atteintes dans un espace limité, probablement à la suite de grands mouvements géologiques locaux ou planétaires. Ainsi, après les unicellulaires, quand des végétaux du milieu marin se trouvèrent confinés sans possibilités de développement, ou bien ils périrent pour retrouver les stades de la matière inerte ou bien ils s’adaptèrent en se transformant, voire en mutant.

 

Cette « poussée évolutive » ne sera pas seulement due au manque d’espace vital, mais sera favorisée par une quantité de solutions d’adaptation aux multiples problèmes rencontrés dans le milieu marin d’abord, terrestre ensuite, eux-mêmes confrontés à l’explosion de la vie, processus dont le mécanisme est exponentiel.

 

Ces phénomènes ont provoqué les nouveaux règnes :   dans le milieu marin, celui des poissons transformateurs de plancton et de micro-organisme et celui des poissons piscivores transformateurs de leurs propres congénères,  et sur la terre celui des premiers "amphibiens" et ensuite, les herbivores, transformateurs de végétaux et des carnivores, transformateurs d’herbivores.

 

Quant aux origines de la vie, selon des scientifiques sérieux, elle serait apparue sur terre dans des sortes de petits lagons tièdes laissés par des mers calmes, il y a environ 3,5 à 3,8 milliards d’années. C’est dans ces creusets qu’une incroyable alchimie se serait produite : « Il se fait que, sur la terre, un événement d’une très haute improbabilité a eu lieu »  J.Monod dans « Hasard et nécessité » ou pour les croyants, intervention supérieure avec prolongement de « l’individu » dans une autre existence.

 

Cette « prévie » dans des endroits privilégiés se serait retrouvée dans les mers par accident géologique ou par le mouvement des océans.  Les mers chaudes devinrent vraisemblablement le giron des tout premiers unicellulaires. Plusieurs autres hypothèses existent.

 

On connaît la suite : aux unicellulaires ont succédé les pluricellulaires dont un végétal qui contribua à la mise en place du processus chlorophyllien.

 

L’hypothèse d’un monde dont l’origine biologique serait l’ARN (Acide ribonucléique) a la faveur des scientifiques. C’est une molécule que l’on trouve dans pratiquement tous les êtres vivants, y compris certains virus.

 

Il est admis qu’un certain nombre d’événements se sont succédés pour produire la vie : création de molécules organiques simples, ensuite formation de membranes cellulaires et aléatoirement de molécules d’ARN-enzymes capable de se dupliquer, pour être progressivement remplacées par des protéines-enzymes, et enfin l’apparition de l’ADN (Acide désoxyribonucléique), support du génome et des ribosomes constituant l’organisation actuelle des organismes vivants.

 

-----

19/10/2010

Ch. 29.1c - Conclusions et synthèse.

&quo

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix année

x;">qui viennent de s'écouler à s'interroger

sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 29.1c - Conclusions et synthèse


E = mc2 : Cette formule révèle le mécanisme de notre univers « connu », perceptible avec des moyens limités de « terriens ».

 

Numériquement dans le système international d'unités, la formule peut se traduire ainsi :   E ... est l'énergie exprimée en joule (unité pour quantifier notamment l'énergie) ... m ... est la masse en kilogrammes ... c ... est la vitesse de la lumière dans le vide, soit 299.792.458 m/s.

 

1.    Notre univers c'est de l'énergie en perpétuelle transformation ... Jusqu'à preuve du contraire notre univers est soumis à cette loi de la transformation de l'énergie ... : la matière peut être transformée en chaleur et en force par désintégration (pile atomique)

 

Suivant la théorie avancée actuellement par Brian Greene), notre univers ne serait qu'un univers-bourgeon qui se serait développé accidentellement et en excédent dans un univers-total dont nous ignorerions et les lois et le mécanisme.


2.        Notre univers c'est aussi de la matière en expansion continue (le facteur c au carré). La loi de l'expansion de la matière contribue à sa complexité ... chaque étoile a sa vie propre en fonction de sa « naissance » en nébuleuse dans un espace « étiré » qui la crée et de sa « mort » en fin d'existence en trou noir stellaire.

 

3.        Notre planète « terr e » est un « excédent partiellement éteint » détaché de notre étoile, le soleil ... qui orbite autour de celui-ci avec Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune j usqu'à leur « effondrement&nb sp;» en trou noir lors de la fin de la vie du soleil.

 

4.        La croute terrestre est constituée de roches, d'eau, de matières diverses et de sédiments résultant de l'évolution de la vie, d'une épaisseur de 35 kilomètres sous les continents, 5 à 7 km sous les océans et 60 km sous certaines chaînes de montagne (cordillère des Andes), autour  d'une masse  mobile ou  en fusion de 6344 kilomètres (centre de la terre = 40.000 kilomètres divisé par 3,14 divisé par 2 = le rayon d'environ 6379 kilomètres - 35 kilomètres de croute terrestre   =  6344 kilomètres).

 

5.       C'est sur cette « pelure faite de matières refroidies, d'eau et de restes de vie » de 35 kilomètres que la vie a évolué pour aboutir après bien des avatars, dont la disparition des grands sauriens, à « l'homme intelligent » que nous sommes.

 

-----

 

Fondé en 1952 par 12 états européens, le Cern (Centre européen pour la recherche nucléaire) établi près de Genève, a construit à 100 mètres sous terre, depuis 1996, le plus grand collisionneur de Hadrons (LHC) existant  au monde (un anneau de 27 kilomètres refroidi pendant deux ans pour obtenir  -271,3° (presque le zéro absolu) qui créerait les conditions qui prévalaient dans les millièmes de secondes qui ont suivis le Big Bang.

 

0n y traque le Boson de Higgs Rappelons que les chercheurs, l'anglais Higgs et les belges Englert et Brout, avancent une théorie suivant laquelle la découverte de cette particule, (tellement cachée qu'il faut un instrument de la taille de celui que l'on a construit à Genève pour la traquer - certains ont  la taille d'une cathédrale sous terre - et aurait dû donner des résultats en 2009 si un problème de fonctionnement n'avait pas provoqué un retard d'un an) permettrait de connaître la taille de notre univers et de mieux le comprendre.

 

Le 30 mars 2010, le LHC est entré en fonctionnement : des groupes de particules circulant à grandes vitesse (faisceaux) sont entrés en collision, démarrant le programme de recherche du LHC. Il sera le plus puissant des accélérateurs de particules au monde.  Des protons (ou des ions) de haute énergie circulant dans deux faisceaux tournant à contre-sens se choqueront les uns contre les autres, dans le but de rechercher des indices de la supersymétrie, de la masse noire et de l'origine de la masse des particules élémentaires.

 

Cet outil permettra de s'attaquer à des grandes énigmes de la physique moderne comme l'origine de la masse, la grande unification des forces et la présence abondante de la matière noire dans l'Univers primordial, mais surtout de traquer le boson de Higgs qui permettrait de mieux comprendre notre univers.

 

Conclusions personnelles

Si on admet la théorie de Brian Greene, notre  univers ne serait qu'un univers-bourgeon, survenu accidentellement sur un univers-total beaucoup plus complexe dont nous n'imaginerions même pas les lois.  Cette thèse apporterait une solution au dilemme d'Einstein concernant la mise en concordance de ses théories sur la relativité restreinte et relativité générale, puisqu'il existerait d'autres lois que nous ne pouvons pas appréhender. Cette conception de l'Univers parait fort vraisemblable ...

...ce qui démontrerait davantage encore notre insignifiance.

-----

Ceux qui voudraient approfondir ou vérifier « ce condensé » écrit par un modeste profane « Monsieur Toulemonde » pourront consulter la documentation suivante :

-          Les différents sites de Wikipédia sur Internet

-          Le site Internet de vulgarisation sur la mission Planck (planck.fr) qui doit mesurer avec grande précision un certain rayonnement présent dans l'univers, appelé le rayonnement fossile.

-          L'émission E = mc2 produite par ARTE (adaptation française)

-          Les articles sur le Grand Collisionneur de Guy Duplat dans la Libre Belgique

-          Le livre de Brian Greene, La Magie du cosmos  (Robert Laffont)

-          http://www.lhc-france.fr/  : cliquer sur le lien pour les dernières nouvelles.

 

-----

15/10/2010

Ch. 29.1b - Genèse de la formule d'Einstein.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch.29.1b - Genèse de la formule d'Einstein.

 

Après avoir tenté de comprendre la formule, bien que ce soit extrêmement difficile de le faire dans une logique découlant de ce que les connaissances de notre environnement de terrien nous permettent de déduire, il sera intéressant de faire l'historique de la  formule et d'analyser comment les prédécesseurs d'Einstein ont préparé le terrain de sa découverte.

 

Nous ne nous attarderons pas à entrer dans la polémique qui lui conteste la paternité de la découverte,  Poincaré, entre autres, ayant avancé des formules proches de la sienne sans en mesurer la portée.

 

E,  c'est l'énergie dans l'espace et le premier qui découvrit cette notion fut un modeste employé-chimiste, Michael Faraday (1791-1867) qui constata en 1812 que l'aiguille d'une boussole « perdait le nord » et se tournait dans la direction d'un câble électrique sous tension dès qu'on s'en approchait.

 

L'aiguille aimantée était donc attirée par l'influx électrique circulant dans le câble, or à cette époque, on estimait que l'électricité ne pouvait s'échapper de son câble et y circulait comme l'eau dans un tuyau. Dès lors on se mit à concevoir que l'énergie occupait une place dans l'espace, pour plus tard admettre qu'elle occuperait tout l'espace.

 

Cette découverte amena Faraday à inventer, dès les années 1831, l'électro-aimant qui fait tourner les moteurs électriques ouvrant ainsi la voie aux applications tels les dynamos, les générateurs et les transformateurs.  Il se distingua dans tous les domaines de la chimie et de l'électricité donnant son nom à de nombreux concepts  ou techniques (le Farad, la constante de Faraday, l'instabilité de Faraday, la cage de Faraday) et introduira les termes d'anode, de cathode, d'anion, de cation et d'ions.  Il fut le premier à affirmer que la lumière est une énergie.


Modeste, il refusa les honneurs de l'anoblissement, la Présidence de la Royal Society et d'être enterré dans l'Abbaye de Westminster.

 

Déjà avant lui, une autre loi avait été énoncée et expérimentée par Antoine Lavoisier (1743-1794) c'est la conservation de la matière : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme » bien que cette phrase lui soit injustement attribuée, (elle daterait pour d'autres raisons d'avant Jésus-Christ et aurait été énoncée par Anaxagore de Clazomènes qui parlait de l'énergie et pas de la matière), elle résume cependant bien le principe tel que l'a déterminé Lavoisier de la façon suivante en parlant de la fermentation : « ... Il faut bien connaître l'analyse et la nature du corps susceptible de fermenter, et les produits de la fermentation ; car rien ne se crée, ni dans les opérations de l'art, ni dans celles de la nature, et l'on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l'opération ; que la qualité et quantité des principes est la même, et qu'il n'y a que des changements, des modifications ».

 

Antoine Lavoisier était un avocat, bourgeois aisé, attiré par  les sciences et la chimie.  A 25 ans, il obtient la charge de « Fermier général » c'est-à-dire celle de percevoir les impôts, ce qui lui vaudra d'être guillotiné sous la « Terreur » avec les 28 fermiers généraux le 8 mai 1794.

 

Lavoisier, mathématicien par son métier de financier, cherche à donner à la science des outils mathématiques en recherchant l'équilibre, comme les comptables le font dans leur balance, entre ce qui sort et ce qui entre dans l'espace où se situe  l'expérience, ce qui le poussera à  mettre au point des outils donnant des pesées précises. Toujours obsédé par ce qu'on a appelé  « la loi de la conservation de la masse », grâce aux gros moyens financiers dont il disposait par sa fortune,  il mit au point des appareils de pesée extrêmement précis fabriqués par les plus grands artisans, ce qui lui permit de prouver cette théorie. (Rien ne se perd, tout se transforme)

 

Autre personnage surprenant pour l'époque, tant par son esprit, son génie que la liberté de ses mœurs fut  Emilie de Breteuil (1706-1749), devenue marquise du Châtelet par mariage en 1725.

 

Elle eut de nombreux amants, comme le mathématicien Maupertuis, le petit neveu du cardinal de Richelieu, et le marquis de Guébiant. Elle s'initiera aux travaux d'Isaac Newton (1642-1727) et de Leibniz (1646-1716) ce qui l'amènera à une expérience étonnante faite d'une bille de plomb tombant sur de l'argile à des hauteurs différentes qui lui fit constater que l'écrasement provoqué correspondait au carré  de la masse et non à son addition. Cette expérience lui permit déjà d'augurer de  la fameuse formule d'Einstein (E = mc2).

 

Madame du Châtelet ne fut pas seulement la maîtresse de Voltaire pendant quinze ans mais elle fut aussi sa collaboratrice (ils traduiront ensemble « les Principia » de Newton) .  Elle mourut en couches, en 1749, à la naissance d'un enfant (qui n'a pas survécu) qu'elle eut d'un autre amant (le beau chevalier de Saint-Lambert, poète).

 

On ne peut pas non plus passer sous silence d'autres chercheurs, Pierre Curie 1859-1906) et sa femme Marie (1867-1934)  qui feront faire un pas important à la science en découvrant le radium et la radioactivité ainsi que Antoine  Henri Becquerel (1852-1908)  et Ernest  Rutherford (1871-1937).

 

Mais celui qui fit faire l'avancée la plus significative dans les domaines que l'on dénommera ultérieurement « relativité restreinte » et « mécanique quantique », ce fut James Clerk Maxwell (1831-1879) : ses contributions à la science sont considérées par certains comme aussi importantes que celle de Newton ou Einstein.

 

En 1864, il écrit : « L'accord des résultats semble montrer que la lumière et le magnétisme sont deux phénomènes de même nature et que la lumière est une perturbation électromagnétique se propageant dans l'espace suivant les lois de l'électromagnétisme. »

 

Maxwell supposera que la propagation de la lumière nécessite un milieu (l'éther) pour support des ondes.  Einstein, plus tard, en formulant ses théories de la « relativité» démontrera que l'existence de l'éther n'était pas nécessaire.

 

Maxwell calculera avec les moyens limités de l'époque la vitesse de la lumière à 310.740.000 mètres par seconde (des mesures plus précises l'évalueront à 299.792.458 kilomètres à la seconde ou environ 300 millions de kilomètres)

 

Au delà de cette vitesse cosmique, l'énergie se transforme en masse, révélant ainsi le mécanisme de l'univers qui n'a rien à voir avec celui que nous expérimentons tous les jours sur notre planète qui subit les lois de son environnement.

 

Maxwell fréquenta Lavoisier en fin de vie (il était 40 ans plus âgé que lui) avec beaucoup de considération pour le vieux savant dont l'esprit n'était plus aussi alerte.  Ont-ils dans leurs entretiens évoqué cette éventualité de libérer dans la matière une force capable de détruire une ville ou de produire une énergie gigantesque ?

 

-----------

 

 

12/10/2010

Ch. 29.1a - E=mc²

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage sont publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 29.1a - E =mc²

 

Formule que  « Tout le monde » connaît bien depuis que les médias s'en sont emparés pour donner plus de piquant intellectuel à leur littérature.

 

Cette formule « magique » est toute simple : une équation avec un produit dont un élément est élevé au carré.  Cependant elle définit l'essentiel de tout ... la loi fondamentale de la « mécanique » qui fait fonctionner l'Univers connu.

 

Einstein, ce fantaisiste qui nous passe la langue, a eu un jour, en 1905, un « éclair de génie » en découvrant une formule essentielle qui nous révèle ce que notre entendement de terrien ne voudra jamais admettre.

 

E L'énergie donc quelque chose que nos sens ne peuvent saisir, mais qui fait que tout est en mouvement, que rien n'est statique, c'est-à-dire immobile.  Cette énergie est fondamentale au système qui fait que nous sommes là.  Elle est a l'origine de "l'explosion initiale" et l'entretient tout en s'affaiblissant.

 

=  m : c'est de la matière (rappelons qu'elle peut être de trois sortes : solide, liquide, gazeuse) ... accélérée par c qui est la vitesse de la lumière (c étant la première lettre du mot latin céléritas qui veut dire vitesse),

 

Ce  c  étant lui-même accéléré par une valeur identique à lui (en mathématique algébrique on dit élevé au carré que l'on écrit c2 )

 

Il est important de signaler que la formule a été rendue simple par Einstein lui-même pour qu'elle soit plus « percutante » et plus médiatisée.  En fait, présentée comme cela, elle ne s'applique qu'à des corps au repos, or le photon, qui est la manifestation de cette énergie, ne l'est jamais ...

 

Donc, l'énergie qui est l'essentiel (le moteur) de l'Univers depuis qu'Einstein l'a compris, c'est de la matière que nos sens peuvent percevoir par le toucher et la vue (sauf dans certains cas pour la matière gazeuse) qui est accélérée (du latin accelerare, (venant lui-même de celer = rapide, donc rendu plus rapide) par le fameux facteur (c) qui se multiplie par lui-même (élévation au carré).

 

Il s'agit d'une loi spatiale qui n'a rien à voir avec nos lois terrestres.  Ce phénomène d'expansion atteint une vitesse limite de 300.000 kilomètres par seconde, c'est-à-dire celle des particules (les photons) qui composent la lumière (l'inverse du néant absolu) depuis le Big Bang ou l'explosion initiale.

 

Au-delà de cette vitesse limite (300.000 km.sec.) la matière redevient énergie.

 

On peut donc dire, pour faire simple, que la lumière est ce qui existe et l'absence de lumière est le néant. La première parole de Dieu dans la Genèse fut « fiat lux » que la lumière soit.  C'est la version des créationnistes qui attribuent à Dieu la création de l'Univers.

 

Pour beaucoup d'autres, l'Univers a toujours existé et existera toujours : il n'y a pas de néant absolu. C'est un mécanisme fondamental que nous n'aurons jamais les moyens d'expliquer tellement il dépasse notre entendement, limité à nos seuls moyens d'investigation et d'expérience qui seront toujours réduits à notre environnement planétaire et nos moyens d'investiguer l'infini et le temps.


En principe, les photons de l'explosion initiale nous accompagnent depuis le « Big Bang » à la vitesse de la lumière, c'est ce qui a permis, en 1929 à Edwin Powell Hubble (1889-1953) d'évaluer l'âge de l'univers à 14,7 milliards d'année (13,7 milliards d'années depuis la mesure établie par le satellite WMAP) par rapport à nous  (suivant la constante de Hubble : les galaxies s'éloignent les unes des autres à une vitesse approximative proportionnelle à leur distance). Le chanoine belge Georges Henri Lemaître (1894-1966) aurait déjà fait cette découverte deux ans avant lui.

 

Cependant les dernières avancées de la science ont permis de préciser que ces théories et ces chiffres ne seraient valables que pour les petites échelles de mesures que permettaient les moyens de l'époque.

 

A grande échelle, l'expansion de l'univers, correspondrait à un « gonflement » de l'espace avec un écartement mutuel des galaxies s'éloignant les unes des autres d'une manière égale, mais avec la particularité que la taille des composants de cet univers ne serait pas modifiée.

 

Ce n'est  donc pas comme si on étirait une toile élastique sur laquelle on aurait dessiné des étoiles qui grossiraient avec l'étirement, mais ce serait plutôt comme si, au lieu de les dessiner, on avait collé des pièces de monnaie sur cette toile élastique et que la toile s'étendrait et non pas les pièces.

 

Cependant, il est aussi important de souligner que le seul élément que l'on puisse calculer c'est le temps mis par la lumière du rayonnement fossile pour parvenir jusqu'à nous, soit entre 13 et 15 milliards d'année,  ce qui n'a rien à voir avec la taille de l'univers en terme de mesure métrique qui pourrait être de l'ordre de 40 à 50 milliards d'années multipliés par 300.000 km. par seconde. (Soit en kilomètres : 60 secondes x 60 minutes x 24 heures x 365 jours x 300.000 km x 50 milliards soit 473.040 trillions ou environ 5 suivi de 23 zéros, comme il s'agit du rayon, le diamètre de l'univers devrait être du double de cette valeur.)

 

Réalisant l'énergie inouïe que l'on dégagerait en « cassant » sa formule dans un engin de destruction, Einstein, ce génial chercheur, en avertira le président Roosevelt (nous étions en 1939), supposant modestement que s'il l'avait découvert, d'autres chercheurs (ennemis) le feraient également, (heureusement, il se trompait), aussi en secret les alliés s'empressèrent-ils  de créer une bombe à « fission nucléaire » dont la puissance de destruction serait inouïe.  On connaît la suite atroce déterminant la fin des hostilités.

 

Comment le génial Einstein en est-il venu à proclamer cette loi fondamentale de E = mc2, tellement aberrante pour l'entendement des physiciens de l'époque ?

 

Avant de pousser plus loin nos investigations, ce que nous ferons dans la note suivante, il est important de bien se pénétrer du climat scientifique qui entourait les chercheurs des années du conflit mondial  qui embrasa le monde jusqu'à son paroxysme monstrueux de la destruction d'Hiroshima (6/8/1945 - 100.000 victimes) et Nagasaki (9/8/1945 - 80.000 victimes).

 

Einstein et les chercheurs de l'époque disposaient des avancées prodigieuses de la science, cependant toujours influencées par les grandes lois proclamées par les maîtres du passé : Kepler, Galilée, Copernic et autres Newton.

 

Dans le prochain « billet » nous nous pencherons sur la genèse de la formule  E = mc² trouvée par le génial Einstein, mais déjà en gestation chez les chercheurs du siècle précédent.

 

-----

 

 

08/10/2010

Ch. 29 - Symphonie de l'harmonieux, mélodie de l'existence

&

&

Réflexions métaphysiques sous la forme de confidences à un carnet de notes

 

Confident manuscrit de mes réflexions sur l'essentiel et le fondamental de tout ce qui est, je t'ai confié mes divagations métaphysiques et mes interrogations sur le pourquoi et le comment de mon existence de modeste descendant de l'homo sapiens, perdu dans la multitude de ses contemporains.

 

Cette démarche m'a  passionné et m'a fait découvrir des évidences que je me suis aventuré à développer, qui m'ont paru essentielles et qui m'ont amené à concevoir des hypothèses que j'ai pris grand plaisir à développer en prolongement de ma réflexion.

 

Recueil-intime de mes pensées, je t'autorise à t'ouvrir à d'autres qui te liront avec indulgence et, peut-être, m'apporteront aide et contradiction constructive pour mieux structurer et exprimer mes propos.

 

Cette démarche m'a conduit à me situer et m'a entraîné à me poser des questions essentielles quant à l'espace et au temps

 

Je me suis trouvé confronté alors aux terribles et inconcevables concepts pour ma petite intelligence humaine de l'infini et de l'éternité.


Inconcevable pour ma logique humaine, mais nécessaire et indispensable dans l'absolu de ma pensée.

 

Cette interrogation profonde s'est imposée à moi depuis toujours en mélodies lancinantes qui hantent en sourdine le fond de mon âme en le harcelant de questions essentielles.

Je me suis, dès lors, trouvé devant la nécessité d'établir l'inventaire de tout ce qui est à la portée de notre intelligence, et que le savoir et la sc ience nous permet de compulser et même de prolonger dans un raisonnement étayé par la logique.

 

Le lecteur qui prendra connaissance de ce carnet trouvera, entre autres, une analyse logique, basée sur l'étude de notre environnement terrestre et spatial, mais également, à la lumière des découvertes de nos « paléoarchéologues » (biochimistes, biologistes, botanistes, cytologistes etc. ...) les résultats de leur analyse des restes fossiles de notre biotope.

 

Il ne s'agit évidemment pas d'un exposé complet et détaillé de ces vastes domaines, mais d'une approche que « Monsieur Tout le monde » soumet à d'autres « Monsieur Tout le monde » qui jugeront de leur pertinence.

 

Elle a cependant l'avantage de ne s'occuper que des questions fondamentales que tout homme se pose quand il s'enhardit à investiguer des domaines tellement complexes qu'ils dépassent son entendement.

 

Je reconnais mon incompétence de profane, c'est la raison pour laquelle mon travail consiste surtout à offrir une synthèse méthodique de ce que j'ai récolté chez les plus grands scientifiques depuis une cinquantaine d'années et que j'ai noté et corrigé continuellement pour les maintenir à jour.

 

J'offre ainsi à mon lecteur « le raccourci » d'un travail long et fastidieux mais passionnant, que  les facilités de la reproduction  informatique m'ont permis de « fignoler »,  en les travaillant, les corrigeant, les améliorant, les modifiant, ou les supprimant... d'une simple manipulation de souris.

 

Le plus grand avantage que j'espère retirer de cette démarche, mais je me fais peut-être des illusions, ce serait de susciter quelques réactions constructives qui me permettraient de compléter ou corriger mon travail.

 

Pour ce faire, je soumets, à la suite de cette introduction, une tables des matières détaillées, afin « d'annoncer la couleur » et de permettre de juger de l'ampleur du travail, mais aussi de ses limites.

 

Il est évident que cette table pourra subir les modifications de son contenu qu'une mise à jour ou d'éventuelles corrections lui seront imposées.

 

-----


TABLE DES MATIÈRES ET DES REPÈRES DU CHAPITRE 29


RAPPEL : Ceux qui voudraient « naviguer » dans les 130 pages du texte peuvent utiliser le curseur qui fera défiler les repères entre petites accolades {x} situés au début de certains paragraphes et ainsi trouver rapidement un passage recherché.

Si on désire prendre connaissance d'une bonne synthèse du travail, il sera intéressant de consulter {29.112} Conclusions générales et de bons sens.

 

-----


PARTIE 1 : E=mc² {Repères 29.2 à 29.8}

{29.2} Analyse de la formule - Au-delà de 300.000 km. seconde, la matière redevient énergie {29.3} Hubble et Lemaître - âge de l'Univers = 13,7 milliards d'années depuis la mesure établies par WMAP - Taille de l'Univers en terme de mesure métrique  {29..4} Hiroshima et Nagasaki - Michael Faraday  {29.5}  Antoine Lavoisier - Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme - Loi de la conservation de la masse - Émilie de Breteuil (Madame du Chatelet)  {29.6} James Clerck Maxwell  {29.7} Structure interne de notre planète  {29.8} Univers-bourgeon - LHC - Boson de Higgs

PARTIE 2 : D'où vient la vie ? {Repères 29.9 à 29.14}

{29.10} La vie est-elle u n accident unique dans l'Univers ?   {29.11} L'algue bleue a dissocié l'oxygène de l'eau et la vie uni- et multicellulaire a démarré - Confinement et mutation - Les lagons tièdes furent-ils les girons de la vie ?  {29.12} L'importance de l'oxygène - L'ozone - La photosynthèse - Le processus chlorophyllien  {29.13} Les glucides - Les protides - Les lipides - Les sels minéraux  {29.14} Le cycle du carbone est prépondérant dans le système - Le cycle du carbone n'est peut-être pas le seul support d'un processus évolutif aboutissant à l'intelligence ?

PARTIE 3 : Infini et Éternité. {Repères 29.15 à 29.20}

{29.15} Quand le «moi» est face à son anthropocentrisme de l'infini (l'homme est-il le centre et le dieu de l'univers ?)  {29.17} Existence de Dieu - Jeux de l'esprit pour mieux cerner les concepts de situation dans l'espace - Les calculs des scientifiques n'ont de valeur que par rapport à nous  {29.18} Einstein et le concept d'Espace-temps  {29.19} L'espace et le temps n'ont de valeur que par rapport à un observateur situé dans cet "espace-temps" - Seul existe l'univers-total en perpétuel mouvement depuis toujours.

PARTIE 4 : L'Univers. {Repères 29.20 à 29.22}

{29.21} Origine de l'Univers à 13,7 milliards d'années (WMAP) - Le temps et l'espace n'ont de sens que par rapport à un observateur situé dans cet espace-temps  {29.22} L'intelligence est-elle de nature fondamentale ou une faculté dominante des humains ?

PARTIE 5 : Les Grands Initiés {Repères 29.22 à 29.26}

{29.23} L'Univers est-il référentiel ? - Les grands « Initiés » - l'Être Supérieur est-Il l'infini dans lequel nous devrions trouver une place « évolutive ou non » après notre existence terrestre ?  {29.24} Travers de l'anthropocentrisme  {29.25} Élucubrations cérébrales « gymniques » sur des mécanismes théoriques figurés par la boucle comme en informatique.

PARTIE 6 : Le Fondamental ({Repères 29.26 à 29.31}

{29.26} Énoncé du cybernéticien Heinz Von Foerster quant au mécanisme de notre perception  {29.27} Tout n'est qu'illusion - Espace-Temps -  {29.28} Rien ou le néant absolu n'existe pas, si ce n'est dans notre vocabulaire - Comment justifier que Dieu a besoin des hommes - Notre monde serait-il né d'une aberration physique ?  {29.29} Super-cordes - Branes - Cordes - Les sept dimensions recroquevillées qui s'ajoutent aux quatre connues  {29.30}  Notre univers serait-il un bourgeon de l'Univers-Total ? - La vie n'est possible que dans un univers à trois dimensions -

PARTIE 7 : illusion et Intelligence {Repères 29.31 à 29.40}

{29.31} Rappel de l'énoncé de Heinz von Foerster - Qu'est-ce qu'une illusion ?  {29.32} Nanomètres - Les couleurs et la dizaine de millions de nuances  {29.33} Les découvreurs - La roche et nous - Tout n'est-il qu'illusion ? - Ne sommes-nous que pensée « agissante » dans un mécanisme cellulaire perçu par nos sens dans le but de servir un « Dieu » qui a « besoin » de nous ? - Réflexion sur les démarches philosophico-spirituelles des croyances et religions - Intelligence  {29.33} Qu'est-ce que l'homme et ses septante kilos de matières bien agencées pour agir et penser à l'aide d'un cerveau de mille cinq cents grammes de matières ? - La « pensée » est-elle en puissance ou contenue dans chaque particule de l'univers ? - {29.34} Référence à Teilhard de Chardin et Christian de Duve  {29.35} Il est important de souligner que notre intelligence est uniquement référentielle - Notre évolution est basée sur un mécanisme de sélection par élimination des inadaptés et auto-sélection des autres  {29.36} Le besoin crée l'organe et le milieu modifie le patrimoine génétique (Lamarck) - {29.37} Je pense, donc je suis disait Descartes - Réflexions sur le « Grand Si » et référence à Gordon Kane et au professeur de Duve concernant le cataclysme qui a fait disparaître les grands sauriens  {29.39}  Deux dimensions (l'immuable et l'évolutive) - L'infini n'existe pas dans l'absolu  {29.40} Proposition d'un plan d'étude du matériel en notre possession pour analyser la faculté de l'intelligence qui nous permet de dominer et gérer notre planète -

PARTIE 8 : La pensée  {Repères 29.42 à 29.45}

{29.42} Recherche d'une définition - L'origine de la pensée - l'intelligence - Prédominance de la tribu d'une trentaine d'individus - Prédominance des races intellectuelles {29.43}  Rift Valley - Théorie « buissonnante » de Y. Coppens et P. Picq - Calvaire des nouveaux primates  {29.44} Position debout - La traque des proies faibles  {29.45} Pensée concrète et pensée abstraite - Pensée religieuse -

PARTIE 9 : Nous ou la matière intelligente {Repères 29.46 à 29.50}

{29.46} La mémoire génétique des « animaux »  {29.47} L'australopithèque d'Afars - P. Picq et Y. Coppens (évolution buissonnante) - J. Monod et Y. Prigogine (Hasard et nécessité) - Notre force est venue de notre faiblesse - Notre capacité de changer notre biotope  {29.48} Mégalopoles artificielles - L'écologie est un luxe d'occidental  {29.49}  Notre adaptation progressive à un monde artificiel - L'émigration vers d'autres habitats non terrestres est-il réalisable ?

PARTIE 10 : Darwin {Repères 29.50 à 29.54}

{29.50} Référence à Darwin et à sa théorie  {29.51} Exemples d'indices morphologiques de parenté entre les espèces  {29.52} Exemple d'évolution à l'échelle du temps humain du lézard Podarcis - L'élevage par les humains et le comportement des animaux de compagnie  {29.53}  Jacques Monod - Teilhard de Chardin - Embarras des scientifiques chrétiens - Les découvreurs n'agissent plus seuls  {29.54} Le Boshiman est un chasseur-cueilleur resté au stade des premiers humanoïdes

PARTIE 11 Cohérence et Déduction {Repères 29.55 à 29.59}

{29.55} La cohérence est le rapport logique entre des idées - Apparition du langage et de l'écriture pour traduire la pensée  {29.56}  Le raisonnement cohérent et la déduction - Quid du phénomène chez les « animaux » - Les sauvages et les domestiques  {29.57} Étude du phénomène depuis ses origines jusqu'à l'homme évolué {29.58} L'associativité - Importance des mains et du cerveau : « la fonction crée l'organe et le milieu transforme le patrimoine héréditaire » (Lamarck)  {29.59} Toumaï - Émergence de l'intelligence raisonnée -

PARTIE 12 : Évolution exponentielle. {Repères 29.60 à 29.70)

{29.60} Tableau des Hominidés  {29.61} Référence à Pascal Picq : « Les singes ont évolué en même temps que nous » et « l'évolution du genre humain et l'homme moderne »  {29.62} Principales caractéristiques des Hominidés - Quelques dates importantes de la préhistoire  {29.63} Classification classique de l'Homo habilis - Extraits du livre de Pascal Picq « Au commencement était l'homme » : des origines perdues entre des fossiles, des outils, des gènes et des langues  {29.64} Émergence des rites funéraires - Les Néandertaliens n'étaient pas des hommes très archaïques - Quid de la disparition de l'homme de Néandertal ? - Le site de Caours {29.66} Modification de notre biotope  {29.67} Variations climatiques pendant notre ère - Problèmes du refroidissement du climat et d'environnement - Espoir dans les performances des scientifiques et des techniciens - Primauté des valeurs morales d'altruisme  {29.68} Sens familial élargi - Le clan - Mondialisation des esprits - {29.69} L'écologie ne se conçoit que dans une entente universelle de restriction et de promotion des valeurs altruistes pour une solidarité universelle. - Conclusions de l'octogénaire sur la primauté des valeurs altruistes.

PARTIE 13: Le Sublime et le bonheur {Repères 29.70 à 29.88}

{29.71} A la recherche d'une définition du sublime - L'intelligence a permis à l'être humain de s'imposer dans son biotope terrien - L'homme a dépassé la fonction mécanique du cerveau - {29.72} Les découvreurs - Origine de l'abstraction - Hasard et nécessité ? - Primauté des occidentaux  {29.73} 1ère réflexion sur la qualité cérébrale du raisonnement - 2ème réflexion : les conditions de survie provoquent un « accident » de mutation - L'être humain est capable de gérer et contrôler lui-même les mutations  {29.74} Le bonheur et ses sources  {29.75} Les vedettes et les meneurs - Les motivations de l'individu - Les idéalistes  {29.76} La place prépondérante des mères - Vers une élite asexuée intellectuellement et physiquement  {29.77} Conclusions.

Digressions littéraires et poétiques sur le sublime. (Repères 29.77 à 29.88)

{29.77} Débordements dithyrambiques pour magnifier le « sublime » qui fait atteindre à l'homme les sommets du lyrisme.  {29.77} L'eau est le principal composant de notre corps  {29.78} L'air est un fluide gazeux constituant l'atmosphère que respirent les êtres vivants - {29.80}  Le feu est un dégagement d'énergie calorifique et de lumière accompagnant la combustion vive (Grand Robert)  {29.82} Le soleil est l'astre qui donne la lumière et la chaleur à la terre et rythme la vie à sa surface (ibidem)  {29.83} La terre est la surface sur laquelle les êtres vivants se tiennent et c'est aussi la matière qui forme la couche superficielle de la croûte terrestre {29.85} La vie est le fait de vivre, propriété essentielle des êtres organisés qui évoluent de la naissance à la mort en remplissant des fonctions qui leur sont communes. (Grand Robert)  {29.87} L'insatisfaction, le sentiment d'inachevé, le lointain impossible, le rêve inaccessible, l'éden perdu, c'est la condition des humains ...

PARTIE 14: Les trous noirs (Repères 29.88 à 29.92)

{29.88} Le Trou noir ou mort d'une étoile - Qu'est-ce qu'une étoile ? - Le preuve de l'existence d'un trou noir - - Les trous noirs constituent la masse/densité absolue  {29.89} Il n'existe actuellement aucune preuve physique de leur existence - Effondrement d'une étoile en effet d'entonnoir pour retrouver peut-être le monde des forces  {29.89} Quel est le sort de notre soleil ? - Le trou noir est « trahi » par le comportement de son environnement  {29.90} Trous noirs gloutons - Disque d'accrétion   {29.91} Le trou noir « supermassif » ou « galactique » qui existerait au centre de notre galaxie (Sagittarius) - La singularité  {29.92} La matière noire (conclusions de B.Greene) - L'expérience DAMA.

PARTIE 15 : Cordes, Branes, Théorie M. {Repères 29.93 à 29.106)

{29.93} Notes reprises d'un remarquable ouvrage « La magie du cosmos » de Brian Greene (auteur déjà cité)   {29.94} La vitesse de la lumière est constante, il est impossible de la rattraper  {29.95} Expériences de J.Kafele et R.Kating en 1971 (écart de temps entre les horloges au sol et celles à bord de vols commerciaux) - Expérience du faisceau laser qui traverse deux fentes pratiquées sur un morceau de pellicule surexposée prouve que la lumière est une onde - Le temps ne s'écoule pas  {29.96} Le dilemme qui contraria toujours Einstein est celui de la difficulté qu'il rencontrait à combiner électromagnétisme et relativité générale en une seule théorie (ce qui se vérifiait aux échelles de l'infiniment petit ne l'était plus aux échelles de l'espace) - Conflit entre la mécanique quantique et la relativité générale  {29.97} La théorie des cordes - La théorie M - {29.98} les p-branes - Les trois-branes et autres  {29.99} B.Greene (avec d'autres scientifiques) a sondé la matière jusqu'à un milliardième de milliardième de mètre (10-18 ) sans trouver le moindre indice de dimensions supplémentaires  {29.100} Le cosmos répond-il à un phénomène fondamental de renouvellement cyclique ? (collisions cycliques entre les « branes » à l'image d'un « big crunch » à l'échelle de notre monde cosmique - Le temps tel que nous le connaissons ne parcourrait que l'un des nombreux cycles de l'Univers, chaque big-bang serait suivi par un autre, puis par un autre  {29.101} Énumération par B.Greene des découvertes en gestation qui font bien augurer de l'avenir - Autres notes et références utiles -

PARTIE 16 : La Relativité. {Repères 29.106 à 29.112)

{29.106} La relativité et le dilemme d'Einstein -  Relativité restreinte et généralisée (Einstein)  {29.107} La vitesse de la lumière - Le temps et l'espace ont la même origine - Origine historique de l'Univers - Le satellite explorateur WMAP a permis d'affirmer que l'univers est « fini »  {29.108} Le « mur de Planck » - La découverte de Hubble en 1929  {29.109} La théorie des Super-cordes (minuscules filaments d'énergie) - Expérience du seau d'eau suspendu à une corde tordue qui tourne et comportement étonnant de la surface de l'eau qu'il contient  {29.110} Référence à Ernst Mach  {29.111} Quid de la téléportation  (reproduire un être à l'identique en le télécopiant ailleurs dans l'espace) ? - Quid aussi des voyages dans le temps ?

PARTIE 17 : Conclusions générales et de bon sens  {Repères 29.112 à 29.124}

{29.113} L'Univers ne peut être qu'organisé, ce qui exclut anarchie et désordre - Le hasard n'existe pas dans l'absolu - L'Univers est ce qu'il est ou il n'est pas et le néant est impossible - Suivant notre logique cartésienne, si il y a un big bang, il y a un big crunch avant un autre big bang  {29.114} Des découvertes récentes démontrent le contraire {29.115} Une explication serait que notre univers perceptible n'est qu'un épiphénomène-bourgeon   {29.116}  Quid de l'antimatière ? - Quid de la théorie de l'accident à la loi de l'annihilation de la matière par l'antimatière qui aurait provoqué l'Univers ? - Plus on descend dans l'infiniment petit, plus on perd trace de sa matière qui prend l'apparence de « forces »  {29.116} Le LHC du Cern à Genève et le FERMILAB de Chicago - {29.117} Matières : épiphénomène de notre Univers ?  {29.118} Référence à Theilhard de Chardin - {29.119} Conclusions personnelles et synthèse de bon sens.

 

°°°°°°°°°°°

 

 

 

 

05/10/2010

Ch. 28 h - Hommage à mes maîtres à penser et à la vie.

 

Récit détaillé d'un long cheminement de recherche

d'une vérité sur la motivation d'exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s'étonne pas d'un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu'il ne demande à personne de partager : il s'avoue agnostique par loyauté de pensée avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l'obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 28 h - Hommage à mes maîtres à penser et à la vie.

 

{20} Je souhaite conclure mon travail en me référant à ceux qui sont devenus mes maîtres à penser et vers lesquels j'élève modestement des yeux admiratifs pour ce qu'ils représentent et ce qu'ils sont.

 

Le professeur Christian de Duve, d'abord pour son bouquin, « A l'écoute du vivant », testament intellectuel d'un savant penseur philosophe, d'une rigueur scientifique et d'une profondeur remarquable qui a décrypté l'être vivant tout en portant le jugement le plus équilibré qui soit sur la foi chrétienne, fondement de notre culture occidentale.

 

Son propos éclairé m'accompagne au chevet et m'incite à la réflexion profonde pendant des nuits d'insomnie, cependant merveilleuses, où je me perds agréablement dans la complexité si bien agencée de notre entité intelligente.

 

J'y retrouve les interrogations primaires de ma jeunesse à laquelle ce cerveau éclairé apporte des réponses tellement rigoureuses parce qu'appuyées d'arguments provenant des sources les plus sérieuses et  les plus variées de la connaissance actuelle.

 

Son dernier livre « Singularité » est un ouvrage destiné à un public de savants très avertis que j'ai suivi avec grandes difficultés et dont j'ai tiré ce passage significatif :

 

« Nous ne serons jamais capables de fouiller plus qu'une fraction infinitésimale de l'Univers pour y chercher des signes de vie et de pensée, ou même de simple habitabilité..... »

 

« Si la recherche devait s'avérer infructueuse, comme cela paraît fort vraisemblable, cet échec n'offrirait en rien la preuve de la singularité de la vie et de la pensée, ni même de leur rareté. Il nous sera toujours loisible, en contemplant les cieux, de rêver d'autres mondes. »

 

Paul Damblon aussi, lui qui se qualifie prudemment « d'agnostique avec hypothèse de travail athée ».   Grand musicien, érudit vulgarisateur scientifique qui a le don de bien nous faire comprendre, malgré leur complexité,  des domain es aussi inextricables et aussi interpellant que ceux de l'infiniment petit ou de l'infiniment grand.

 

Nous l'avons découvert, mon épouse et moi, très tôt dans notre incertitude métaphysique et notre quête de vérité religieuse et nous suivions avec enthousiasme les émissions télévisées de vulgarisation scientifique qu'il avait le talent d'exposer avec rigueur et clarté.

 

Dès qu'il parut, il y a quelques années, nous n'avons pas manqué de nous plonger dans son livre « Au bonheur de vivre - Libres propos d'un mécréant ».

 

Sortant du même moule que lui, j'y ai retrouvé la description d'un milieu de petite bourgeoisie chrétienne de Wallonie,  tellement proche du mien dans les détails de sa vie d'enfant et d'adolescent.

 

Dans cet entourage, sa jeunesse comme la mienne a été gavée des nombreuses et incroyables « sottises » dont nos éducateurs et familles (surtout les mères) nous bourraient sans se préoccuper de leur (in)vraisemblance.

 

Ce fut à vingt ans, comme la plupart de nos contemporains de l'époque qui avaient pris la peine de s'interroger sur l'enseignement qu'on leur imposait, que l'invraisemblance et l'irrationnel de ce qui lui avait été enseigné lui apparut comme un coup de poing dans l'œil.

 

S'en gaussant avec talent, il ne manque pas de relever toutes ces incroyables « billevesées, sornettes ou autres balivernes » que nos éducateurs n'ont pas manqué de nous asséner à coup de catéchisme et cours de religion.

 

Il faut reconnaître avec objectivité que le clergé actuel est devenu très prudent et circonspect dans son langage et qu'il évite certains discours théologiques relatifs aux dogmes. Prudemment il s'en tient surtout à ce qui ne l'engage que très peu, c'est-à-dire l'amour de Dieu, de Jésus son fils et de Marie sa mère pour nous, et réciproquement bien entendu. Il est évident qu'actuellement, ce discours inoffensif est certainement le meilleur qui soit et faute de mieux, il est important de l'encourager et l'accepter pour ceux qui en ont besoin et qui y croient.

 

Dans le triptyque de mes maîtres à penser, je tiens aussi à installer Jean d'Ormesson de l'Académie française. En bonne place à portée de main lui aussi, son livre : « Presque rien sur presque tout »  est aux aguets de mes nuits pensives.  Son discours est au diapason de mes états d'âme poétiques.

 

Avec un talent qui vous met à genou, il écrit ce qu'il nomme le roman du Tout en précisant bien modestement que tout ce qu'il va s'aventurer audacieusement à écrire n'est presque rien.

 

Je ne peux m'empêcher de recopier intégralement le passage de son livre repris sur la dernière page de la couverture :

 

« Il y a un roman plus vaste que le roman des hommes : c'est le roman du tout.  Le tout d'abord, seul.  Première partie.  Formidable.  Formidable, mais inutile.  Explosion.  Galaxies.  Soupe primitive.  Diplodocus.  Puis des hommes dans le tout.  Deuxième partie.  Plus belle encore.  Et avec un semblant de signification.  Sentiments.  Passions.  Violons sur les toits, violons dans les cœurs.  Le ciel descend sur la Terre.  Cavalcades et coups d'Etats.  Trahison et grandeur.  Systèmes de l'univers.  Qui a écrit ce roman ?  Qui l'écrit ?  On ne sait pas.  Peut-être le tout lui-même ? Peut-être les hommes ?  Peut-être un Être suprême auquel, faute de mieux, nous donnons le nom de Dieu ? On dirait tantôt que nous sommes écrits d'avance dans le livre et tantôt que c'est nous, jour après jour, qui l'écrivons.  On ne sait pas.  Mais on peut essayer, vaille que vaille, de feuilleter ce chef-d'œuvre, cette grande Big Bang Story, qu'est le monde autour de nous. »

 

Je ne pouvais pas trouver meilleure finale à mes longues confidences sur un passé interrogateur qui m'a procuré toutes les joies de la découverte, mais aussi l'inconfort de l'incertitude et du doute.

 

°°°°°°°

 

{21} Il va de soi qu'il me faut conclure maintenant.

 

Je le ferai par ce que j'annoncerai comme étant la fantaisie du poète mais aussi sa sagesse du cœur.

 

Depuis quelques temps, comme un grappin dans les tripes, me restent accrochés ces quelques mots prononcés par le sage vieillard de Taizé, qu'une déséquilibrée a assassiné, le frère Roger, cet apôtre de l'œcuménisme et de l'unification des croyances, prononcés à la fin d'une célébration religieuse retransmise sur les écrans de T.V : « Rien n'est plus responsable que prier ».

 

Responsable c'est avoir conscience d'une règle de conduite (morale) de l'être humain résultant de son accès à l'intelligence qui le pousse et le force à agir ou à se comporter d'une certaine manière l'entraînant à poser les actions lui permettant de  s'y conformer.

 

Dans la décontraction sereine du crépuscule de ma vie, j'ai découvert le sublime de l'existence, idéalisé dans l'élévation de la pensée tournée vers la solidarité des humains en quête de ce qu'ils cherchent depuis que leur cerveau a pensé : le bonheur.

 

Aussi, à mon sens, cette responsabilité par la pensée priée, impose la création d'espaces personnels d'harmonie dans le sublime de l'esprit que chacun construira et partagera en fraternité solidaire de pensée entre ceux qui n'ont pas fait le choix « intellectuel » de croire et l'immensité des autres qui ont leur raison de le faire.

 

Prier, c'est surtout élever universellement et solidairement le meilleur de nous-mêmes vers le plus haut, en ajoutant comme Jean d'Ormesson : «qu'il existe ou n'existe pas ».

 

 

 

 

°°°°°

 

 

 

 

 

 

01/10/2010

Ch. 28 g - L'Au-delà et conclusions.

 

Récit détaillé d'un long cheminement de recherche

d'une vérité sur la motivation d'exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s'étonne pas d'un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu'il ne demande à personne de partager : il s'avoue agnostique par loyauté de pensée avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

 

Ch. 28 g  -  L'Au-delà et conclusions

 

{16}Je voudrais conclure ce long travail de réflexions personnelles sur les motivations d'exister et la valeur de nos croyances en confiant, à ceux qui ont eu la curiosité de me suivre sans nécessairement partager ma conviction personnelle de nous trouver dans un monde mécanique sans finalité, que seule notre angoisse de la solitude face au néant de la mort justifie notre croyance en un au-delà.


Si je me suis étendu aussi longuement et aussi profondément, dans les deux chapitres précédents, sur des événements (la mort de Jean-Paul II et le drame de son successeur confronté à une des plus grandes crises de l'Église) qui ne devraient plus me concerner puisque ma position intellectuelle se situe dans l'agnosticisme, c'est que je tenais à préciser celle-ci.

 

Je rejoins le Professeur de Duve quand, dans son dernier livre, il pose les questions fondamentales pour l'être humain en s'interrogeant sur sa finalité (Qui sommes-nous ?  D'où venons-nous ?  Où allons-nous ? ) et qu'après avoir exposé ses connaissances étendues résultant d'une vie passée dans l'intimité des cellules, il conclut par l'interrogation « Et Dieu dans tous cela ? ».

 

Avec la plus grande prudence, le célèbre savant  avouera sa perplexité face à l'ampleur de la question ... il dénoncera le travers religieux de l'anthropomorphisme ... il dira : c'est l'homme qui a créé Dieu à son image ... Quant à sa position, il ne voudra pas démissionner d'une manière confortable en se réfugiant dans l'agnosticisme et refusera absolument de se définir comme athée ... A son avis, il faut « dépersonnaliser » Dieu, tout comme la nouvelle physique nous dit qu'il faut « dépersonnaliser » la matière.   Pour le professeur, il n'y a pas dans notre langage, pour désigner l'entité qui émergera ainsi, d'autre terme que celui d' «ultime réalité ». (Tiré de « A l'écoute du vivant » chapitre 18)

 

Quant à l'avenir des religions, il conclura :

 

Les religions ne doivent pas être abandonnées.  Elles doivent se débarrasser de leurs croyances mythiques, de leurs déclarations irrationnelles, de leurs enseignements obscurantistes, de leurs rituels magiques, de leurs prétentions abusives à une légitimité supérieure, de leur recours au chantage moral, sans compter parfois leurs appels à la violence.  Dépouillées de tous ces accessoires, mais en conservant intact le sens du sacré, elles doivent être soutenues et protégées afin de continuer à nous aider à contempler le mystère, respecter des préceptes éthiques, célébrer nos fêtes, partager nos joies et nos tristesses, supporter nos épreuves. (A l'écoute du vivant, page 361)

 

Dans son dernier ouvrage « Singularités, les chemins de la vie » le professeur de Duve, pose des questions essentielles : Qu'est-ce que la vie ?  Quelles en sont les caractéristiques et comment est-elle apparue ?  - (Tous les organismes vivants, animaux ou humains, descendent d'une cellule ancestrale unique. Tous utilisent le même langage et le même code génétique) Christian de Duve décrit dans ce livre les étapes de l'évolution qui fut une succession de hasards et de nécessités, de « singularités », dont il définit les différents types comme autant de balises, de jalons, qui ont tracé les chemins de la vie. (Texte de la dernière page de garde du livre)

 

La croyance en des forces supérieures à la base de notre existence aboutissant à la religiosité vient du sentiment que notre mécanique intelligente n'est pas le fait du hasard parce que sa finalité supérieure se situe au delà de notre vie terrestre.  Pour la plupart des êtres humains,  l'éducation dans le bain familial et le milieu les y conduit immanquablement.

 

Je n'ai cessé de décrire ce long cheminement personnel dans une recherche sincère de la vérité, avec des moyens intellectuels limités par une formation disparate que certains jugeront, peut-être,  peu sérieuse. Cependant celle-ci a pu être complétée et enrichie par un labeur intellectuel encyclopédique constant qui m'a contraint à toucher toutes les disciplines.

 

De plus, le « bon sens paysan » ou celui du comptable avec sa « logique qui tue » comme disait un de mes anciens patrons, peut, en se contentant d'un raisonnement simple, s'exprimer timidement et discrètement dans le concert des grands penseurs enivrés de théories savantes.

 

Aussi pour terminer ce livre, que certains qualifieront « d'erreur de vieillesse », rédigé pour ceux de mes proches qui auront la patience et l'indulgence de me lire, je tiens à avancer les conclusions suivantes autant sentimentales qu'empreintes de ce fameux « bon sens » :

 

Pendant les quatre-vingt années d'existence ... (quatre cinquième de siècle  ça compte, bon sang ...) que je viens de subir, mon cerveau s'est organisé pour penser, aussi me suis-je interrogé sur tout, emmagasinant des quantités d'expériences dans les domaines les plus divers et les plus controversés.

 

J'ai débuté ces « mémoires », il y a dix ans, avec la relation émue et chaleureuse de mon enfance chrétienne dans une famille aimante, et ensuite, sous l'œil bienveillant de mes oncles prêtres, celle de ma jeunesse dans le bain ecclésiastique d'un entourage éducatif très fervent et idéaliste.

 

{18} Des amis merveilleux m'ont initié aux valeurs supérieures de l'être humain et m'ont fait découvrir dans toutes ses expressions les plus subtiles le monde éthéré du « beau » authentique.


Ils ont poussé pour moi les barrières de leur jardin intime et m'y ont fait pénétrer.  J'y ai découvert les délicates fleurs de la pensée élevée, le bleu des ciels de l'enthousiasme, le parfum enivrant de l'idéal, le souffle puissant de la grandeur...

 

Leur foi était et est toujours belle, réconfortante de certitude, chaleureuse d'amour partagé, bâtie sur les hauteurs lointaines de l'inaccessible dans le matériau  immatériel et évanescent du rêve et de la poésie.

 

Grâce à eux, je connus les plus grands moments de ma vie dans la ferveur et la candeur de ma jeunesse, dans l'emballement d'un idéal de service et de partage avec les plus faibles....

 

{19} Ensuite, ce fut pour moi la rencontre avec  l'amour dans la dualité profonde de deux âmes complémentaires qui s'enrichissent de la découverte de l'immensité de l'autre comme une mer infinie qui recule les horizons....

 

.... avec le bonheur de marcher ensemble sur le chemin de la vie, main dans la main pour la joie, épaule contre épaule pour l'adversité, les yeux levés pour l'espoir et les mâchoires serrées pour  la souffrance....

 

.... avec la joie de partager à deux l'ouverture au savoir, au « beau », au rêve, à la poésie, à l'irréel imaginaire, à la méditation de l'âme qui élève la pensée au sublime....

 

.... pour se prolonger dans le nid du foyer et y accueillir l'avenir-enfant qui s'y installe exigeant de pérennité, guider ses pas incertains, partager son inquiétude, soutenir la marche hésitante de ses découvertes jusqu'à l'envol vers des territoires nouveaux.... faits du futur des générations en puissance....

 

Tout au long de ce long chemin, je découvris l'immense plénitude de celui qui se relève lentement, victorieux de l'adversité, quand il fut le genou à terre.

 

Merci au hasard qui m'a fait naître du « bon côté de la barrière » et m'a procuré le plaisir de m'aventurer  dans les dédales, arcanes et méandres de notre civilisation du bien-être et de la consommation pour m'y ménager, avec les miens, une place confortable et rassurante avec la complicité de ce qui fut la plus grande société belge.

 

C'est ce qui m'a autorisé le bonheur dans une existence diversifiée, colorée et sentimentale, aboutissant à l'ouverture multiculturelle, riche d'enseignement et de joies profondes.

-----------

 

 

 

 

 

 

28/09/2010

Ch. 28 f - Benoît XVI, la transition ?

&quo

&

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----

 

Benoît XVI, la transition ?


Benoît XVI a succédé à Jean-Paul II le 19 avril 2005. Il est le 265e pape de l'Église catholique romaine. C'est le premier pape allemand depuis près de 1000 ans.

 

Jean-Paul II, qui avait battu le record historique des nominations de cardinaux, (232 pendant son pontificat), avait eu pour but d'universaliser une Église trop italienne.  Son choix, cependant, fut surtout orienté vers des prélats traditionalistes, adoptant une politique attentiste et prudente, inquiet des avancées audacieuses de certains de ses collègues, disposés aux plus grandes ouvertures dans les réformes de l'Église romaine.

 

On comprend l'ancien pape, effrayé des courants de « réformes » que beaucoup d'homme de terrain annonçaient comme indispensables à la modernisation d'une Église trop frileuse, de là son obsession à freiner ce mouvement en nommant des cardinaux plus prudents et plus théologiens.

 

On peut accepter cette attitude des hauts responsables de l'Église, échaudés qu'ils étaient, au souvenir des erreurs de l'époque des « réformes » qui ont créés les « schismes » et les persécutions scandaleuses de l'histoire.

 

En choisissant rapidement un théologien âgé (Il avait 78 ans), ami et confident de Jean-Paul II, les cardinaux ont cherché à se donner un peu de temps en nommant un pontife dont l'espérance de vie serait limitée par l'âge avancé.

 

Cependant, bien averti d'un abcès prêt à percer, ils devaient s'attendre à ce que le successeur de Pierre soit confronté au douloureux et révoltant problème de la pédophilie qui rongeait  l'Église depuis longtemps déjà et qu'on minimisait et dissimulait coupablement.

 

Comment les plus hauts moralistes de nos sociétés ont-ils pu sacrifier l'innocence et l'avenir des victimes à la préservation de la réputation d'un système ?


-----

 

Benoît XVI est né le 16 avril 1927 à Marktl en Haute Bavière. Sa jeunesse fut studieuse et, bien entouré par une famille catholique très pratiquante, il suivit son frère aîné au séminaire.

 

Sous le régime nazi, il fut embrigadé de force, à 14 ans, dans les jeunesses hitlériennes. Pendant la dernière guerre, il fut affecté  avec ses confrères du séminaire à la DCA (défense contre avions) allemande.  A l'âge du service militaire, il sera enrôlé à la Wehrmacht., désertera quelques jours avant la reddition allemande, sera interné dans un camp de prisonnier de guerre et  libéré après six semaines pour rejoindre son séminaire.

 

Il sera ordonné prêtre avec son frère en juin 1951. Très intelligent, et grand penseur, il fut vite remarqué par sa hiérarchie et nommé professeur au séminaire de Freising. Il défendit ensuite les deux thèses nécessaires à l'obtention d'un doctorat en théologie qu'il obtint en 1957.   En 1959, à 31 ans, il occupera la chaire de théologie à l'université de Münster et puis de celle de Bonn.  De 1963 à 1966, il participera au concile Vatican II en tant que consulteur théologique pour préparer les interventions de l'archevêque de Cologne, Joseph Frings.

 

Il intervint lui-même à Vatican II en affirmant que les méthodes du St Office ne sont pas en harmonie avec les temps modernes et une source de scandale pour le monde entier, ce qui le fit considérer comme réformateur.

 

Il soutiendra à ce concile la réforme de la liturgie comme une question de vie ou de mort pour l'Église, la liturgie et principalement l'Eucharistie étant la raison de son existence.

 

Le 24 mars 1977, Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising et cardinal le 27 juin, il a cinquante ans.  C'est à cette époque qu'il rencontra Karol Wojtyla (futur Jean-Paul II) dont il deviendra conseillé et ami. Celui-ci le nommera d'ailleurs préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi.

 

Jean-Paul II fera de cette fonction un poste capital de la curie, qui sera  impopulaire car son titulaire passera pour un défenseur des conservateurs et un héritier de l'Inquisition ...

 

-----

 

Tout ce préambule, pour bien souligner le parcours d'une personnalité pour laquelle j'ai acquis la plus grande estime depuis que j'ai pris connaissance de son histoire.  C'est un intellectuel de grande envergure qui a consacré son existence à la foi chrétienne dont il est convaincu de la vérité, mais dont il mesure avec clairvoyance les faiblesses et les lacunes auxquelles il veut remédier.

 

Je mesure le drame humain de cet homme confronté depuis quelques années aux scandales d'abus sexuels sur mineurs commis par des gens d'Église. Jean-Paul II lui confia cette lourde tâche de la responsabilité de l'enquête sur les dossiers qui leur parviennent.

 

Je réalise la souffrance immense qui doit accabler ce vieil homme, contraint à prendre connaissance du détail de faits ignobles, lui qui a passé la majeure partie de son existence dans l'azur de sa foi profonde.

 

Je pense à lui, bien seul dans son bureau ou dans sa retraite de Castel Gandolfo subissant  sa vie de souverain pontife d'une Église malade.  A 83 ans, il va devoir faire face à une crise morale et structurelle qui demande une résistance physique et une vitalité que l'âge risque d'amoindrir.  Je n'ai que deux ans de moins et je mesure, moi qui suit en grande forme comme lui, le poids d'une tâche qui peut paraître insurmontable quand on est fatigué par l'âge ...

 

Ceux qui l'ont mis là, dans la précipitation, il y a cinq ans, comme des enfants peureux dans la menace d'un cataclysme, devait pourtant réaliser l'ampleur du séisme qui se préparait sous leurs pieds et qui demandait un guide en pleine forme pour le gérer.

 

Depuis toujours ce fléau de la pédophilie ronge la morale de nos sociétés.  L'Histoire ne s'en préoccupait guère, tellement l'asservissement de l'enfant à l'adulte faisait partie des mœurs de ces temps révolus.

 

La morale chrétienne dans ses sixième et neuvième commandements de Dieu proscrit la jouissance sexuelle en dehors de l'acte procréateur (commandements qui furent modifiés dans le décalogue de Moïse). Dans l'application de son enseignement, l'Église avait donc plus de raisons que d'autres de s'élever contre les pratiques de dévoyés sexuels cléricaux envers l'innocence d'une enfance ou d'une jeunesse qu'elle  avait le devoir de protéger.

 

Je fus témoin et acteur de ces époques et je suis atterré de réaliser le peu d'importance qu'on attachait à des actes, à peine honteux pour ces temps révolus,, qu'actuellement on considère, à juste titre, comme scandaleusement abjects : comme on disait dans mon passé  de croyant « qui crient vengeance au ciel »

 

Nous devons tous porter notre charge de ces « misères ».  Notre petit microcosme belge avec trois « parler »,  néerlandais, français et allemands, et la capitale de l'Europe, sommes très représentatifs d'un échantillon valable de notre société européenne.

 

Aussi ne serons-nous pas étonnés d'enregistrer l'explosion d'un séisme local dont l'épicentre se situait en dessous de nous : à savoir les agissements révoltants d'un évêque et de près de cinq cents clercs ... !

 

La lourde et impardonnable erreur de ce pape comme de tous ses prédécesseurs est de ne pas avoir voulu adapter la morale de l'Église à une réalité fondamentale de l'être humain axée sur la fonction sexuelle qui est primordiale à son épanouissement et à l'équilibre de son couple.

 

Les grands penseurs religieux devraient quitter leur « cabinet de philosophie et d'éthique »  pour aérer  leur propos dans les jardins du plaisir contrôlé et de la jouissance mentale que procure  une existence physique épanouie par une perception harmonieuse des joies que lui procurent ses sens.

Quant à la souffrance, elle sera toujours antinomique du bonheur et nous disposons maintenant de moyens chimiques et psychiques suffisants pour la contrôler ... Et pourquoi la sublimer pour en faire une vertu rédemptrice ?

 

-----

 

 

 

 

24/09/2010

Ch. 28 e - Jean-Paul II, controversé.

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

 

Ch. 28 e - Jean-Paul II, controversé.

 

{12} Pendant que j'écrivais les lignes qui vont suivre, le hasard avait voulu que Jean-Paul II s'éteigne au Vatican, le 3 mars 2005,  après un pontificat d'un peu plus de vingt-six années.

 

Pendant les trois jours que durèrent sa fin de vie, je n'ai pas manqué de suivre attentivement les émissions télévisées que nous fournissaient abondamment les nombreuses chaînes qui rivalisaient de moyens pour bien nous pénétrer de l'événement.

 

Comme tout le monde j'ai appris beaucoup de choses sur lui et sur la part morale de son action pour un monde plus humain et plus solidaire.  Les commentateurs ont été jusqu'à prétendre qu'il avait été un acteur prépondérant dans la chute du communisme.

 

Une sorte d'engouement général s'est installé partout et surtout dans les médias qui, entraînés par l'indécence calculée de l'entourage papal brandissant, en se camouflant à peine sous une fenêtre du Vatican, un moribond sublime de courage, se sont trouvés finalement « plus catholiques que le pape » pour le glorifier et le « sanctifier » avant l'heure.

 

Cette déraison dans l'excessif fut stigmatisée à la surprise de tous lors d'un débat télévisé d'une chaîne belge qui réunissait les grands représentants des religions occidentales actuelles mais aussi un des ténors de la laïcité.

 

Le début de l'émission fut dithyrambique à souhait dans une unanimité qui remplissait d'aise les délégués du monde catholique, jusqu'à ce que la parole fut donnée à celui qui défendait l'action laïque.

 

Il remit les pendules à l'heure, comme on dit maintenant, en stigmatisant les prises de position « inhumaines » et archaïques de celui qui avait  condamné obstinément les moyens de contraception les plus élémentaires comme la pilule et le préservatif qui auraient pourtant évité au monde tant et tant de souffrance et de misère.

 

Peut-être trop radical et dur, à contre-courant d'une retenue que justifiait la proximité de l'événement, il condamna avec véhémence toute l'action du défunt en stigmatisant une vision trop rétrograde sur tous les plans.

 

Cette prise de position acerbe glaça tous les participants, représentants des  religions occidentales qui, entraînés par les médias en pleine folie du « béni-oui-oui » général, n'avaient cessé jusqu'à ce moment de glorifier le pape disparu.

 

Au silence stupéfait de chacun, succéda un retour en arrière général (back-track selon le vocabulaire anglicisé de mode) à commencer par le journaliste de la «Libre Belgique », quotidien censé représenter la pensée chrétienne qui, afin de ménager les lecteurs non croyants ou non papistes de son journal, s'empressa de préciser que, dans une édition spéciale de l'événement, une large part serait donnée aux positions défendues par les adversaires du disparu.

 

Il est incontestable que le personnage, aussi auguste soit-il, est déconcertant, tant sa démarche et ses prises de positions sont contradictoires. Si on analyse son histoire on ne peut que s'étonner de voir des actions aussi « rétrogrades » et peu sérieuses que le culte des « apparitions de la Vierge » avoisiner des avancées fondamentales intelligentes en matière de philosophie chrétienne et de comportement moral.

 

On ne peut également qu'être bouleversé et admiratif devant cette démarche, aussi surprenante par son humilité et son souci de justice, qui lui fit demander pardon à la communauté juive au nom de tous les chrétiens pour les crimes du passé et qu'il écrivit sur un bout de papier pour le glisser humblement dans une fente du Mur des Lamentations.

 

L'image de ce vieil homme, au dos rond et la main tremblante, au visage grave du repentir pour les siens et à la marche hésitante car il avait confié sa canne d'infirme à un suivant,  me hantera toujours.

 

Pourtant cette vision forte dans sa symbolique se superposera automatiquement à une autre, terrible jusqu'à l'angoisse, en réflexe incontrôlé de mon subconscient, d'un Jean-Paul II, intransigeant et dur du haut de sa forte taille, condamnant sans pitié ce poignant prêtre-ouvrier, élu député marxiste d'Amérique latine, adepte de la théologie de la libération, à genoux,  effondré et minable, les bras tendus, implorant la compréhension d'un pape inflexible, d'une dureté surprenante de la part de celui qui pouvait pourtant comprendre, tolérer et se pencher avec bonhomie et douceur sur ceux qui le contestaient, comme il le fit pourtant avec cette jeune déléguée belge qui avait critiqué ses prises de position sévères en matière de sacerdoce des femmes et de contraception.


Ambiguïté aussi de nombreuses actions, telles ses multiples compromissions avec ce communisme qu'il abhorrait (voyage officiel en 1998 dans la Cuba de Fidel Castro...)  ou en 1987 au Chili avec une dictature aussi répugnante que celle de Pinochet, ou encore avec des régimes aussi controversés et antisociaux de la plupart des pays de l'Amérique du Sud : tels la Colombie (1986), le Brésil (1981-82-91-97), le Paraguay,  l'Uruguay, la Bolivie (1988), l'Argentine (1982-87) et en 1983 et 1996, au Salvador et au Nicaragua, lors de ses déplacements en Amérique centrale.

 

A contre-courant d'un mouvement né de Vatican II, qui avait donné plus d'autonomie aux clergés locaux, ce pape polonais, anticommuniste invétéré, fustigea, combattit avec la plus persévérante énergie tous ces mouvements gauchisants, justifiés pourtant par l'extrême misère, la profonde injustice et l'inégalité sociale qui écrasaient ces régions.

 

Inflexible et patient, il réforma ou affaiblit des institutions péniblement et dangereusement mises en place par des Don Helder Camara (Brésil), des Silva Henriquez (Chili), des Arnulfo Roméro  (Salvador) et autres Ernesto Cardenal (Nicaragua).

 

Que conclure de tout cela   ?

 

{13} Dans ma grande incompétence à porter un jugement valable, je ne peux que laisser la parole à l'abbé Gabriel Ringlet, ancien pro-recteur et professeur à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve qui a si bien nuancé les résultats de l'action du pape lors d'une interview qu'il accorda au journal « La Libre Belgique »  :

 

« Les jeunes : oui, il les a galvanisés ; mais sauf exception, quand ils rejoignent leur quotidien, ils n'appliquent rien de ses discours.»

 

« Sa dénonciation de toute une série d'injustices : oui, il a été très net ; mais quand des chrétiens d'Amérique latine veulent mettre cela en pratique à travers une théologie originale qui emprunte bien sûr des éléments au marxisme tout en restant très proche d'une lecture exigeante de l'Evangile, le Pape ne suit plus. »

 

« Les femmes : il a écrit des pages admirables sur leur dignité, mais pas au point de leur conférer de vraies responsabilités dans son église. »

 

Plus loin, j'ai relevé les passages intéressants suivants :

 

« Les vrais savants de l'Académie Pontificale des Sciences se sont retirés sur la pointe des pieds tant on leur a mis dans l'oreille ce qu'ils devaient penser.  Il y a une fuite des cerveaux dans l'Eglise ! »

 

A la question qui lui était posée sur le nouveau pape souhaité, le pro-recteur de notre « Alma Mater » répondit :

 

« Un pape qui serait plus évoquant que confessant.  Il y a un temps pour confesser sa foi, entre croyants.   Quand on se trouve dans l'espace public, par définition pluraliste, évoquer sa foi, c'est trouver une tonalité juste qui fait qu'on en dit assez mais qu'on n'en dit pas de trop...un pape plus allusif, marquerait fortement l'opinion.... Un pape à la parole désintéressée.  Un pape qui dise : « venez et voyez, soyez libres d'entrer et de sortir »  Un pape qui ose le débat, qui n'a pas peur de ce qui peut en surgir »

 

Le brillant penseur terminera par ces conclusions sur la capacité de débat de l'Église :

 

« Il est urgentissime d'y retrouver une activité de débat digne de ce nom.  Je citerai trois autres exigences et urgences : réinvestir dans la création littéraire et artistique ;  repenser la relation au temps, car les temporalités entre nos contemporains et l'Église ne se rencontrent plus ;  et évidemment modifier le mode de gouvernement de l'Église : davantage d'autonomies locales et de collégialité, un pontificat qui ne soit plus à vie, et...de l'imagination  -  ainsi, pourquoi pas une femme cardinale, puisque rien ne doit lier gouvernance et sacerdoce ? »

 

{14} Cette petite « perche tendue » à ceux qui prônent une justice des sexes me permet de « rompre une lance » en faveur d'une féminisation de l'Eglise commencée par les églises réformées mais repoussée avec véhémence par les autres religions.

 

En cette période de crise des vocations,  en ouvrant aux femmes les portes du sacerdoce et de son hiérarchie ecclésiale, un sang neuf de grande qualité par sa disponibilité, son sens maternel de l'abnégation, sa modestie et son dynamisme pourrait revitaliser une Église qui se meurt.

 

De plus, en offrant aux femmes la possibilité d'être la compagne d'un prêtre, on donnerait à de nombreux couples une raison de sublimer leur union dans une optique altruiste.

 

{15} D'autre part on ne peut qu'approuver ceux qui critiquent la politique africaine du pontife disparu en matière de lutte contre le sida qui ronge impitoyablement des populations incultes sans défense contre un ennemi sournois que seule, à ce jour, une protection par préservatif peut combattre mais que le pape n'a pas hésité à proscrire avec une rare et incompréhensible violence comme il s'élèvera contre toute action de libération sexuelle des couples en condamnant la programmation chimique de l'ovulation au moyen de la  « pilule ».

 

Sa responsabilité est grande dans la souffrance et la déchéance d'une humanité misérable non seulement noire que son intransigeance dessert et abandonne en freinant l'action de ceux qui militent en faveur de la liberté de la sexualité et du couple.

 

Qu'on le veuille ou non, l'Église reste celle de Rome, des blancs de l'occident et des civilisations européennes émigrées aux Amériques et en Australie.  Ailleurs l'Église y est plus symbolique que présente si ce n'est aux Philippines. Quant à l'Église des africains noirs, elle est l'œuvre des missionnaires qui leur ont imposé une philosophie occidentale de blancs.

 

C'est donc dire combien un pape de tradition chrétienne polonaise, résistant de la première heure au communisme athée, intellectuel mystique en situation de combat quand il était sur place, n'a pas pu ou n'a pas voulu adapter sa vision supérieure intransigeante de la morale à celle essentiellement primaire de populations à peine sorties d'une existence quotidienne axée sur la survie.

 

Comment faire comprendre à des gens que décime le sida que seule la continence peut les sauver d'une mort certaine, alors qu'ils violent tous leurs femmes qui subissent l'accouplement comme du bétail.

 

Aussi, on ne peut que rejoindre ses adversaires quand ils disent que Jean-Paul II a failli à son devoir de premier moraliste du monde en n'adaptant pas son enseignement aux réalités dramatiques de la conséquence des maux qui accablent l'humanité actuelle.

 

Lui qui s'est révélé homme de compromis, de dialogue, d'ouverture à toutes les idéologies, n'a pas aligné son message au domaine sexuel, vraisemblablement par pudibonderie sacerdotale atavique de célibataire remontant peut-être à certaines sources du décalogue qui limitent cette fonction à sa finalité reproductrice en dehors de la jouissance.

 

{16} Certains hommes de terrain comme le très vieux chanoine de Locht, que nous avons beaucoup suivi et admiré, il y a près de trente ans,  n'a pas hésité à avouer en pleine émission télévisée son incompétence de célibataire quand ses ouailles venaient lui parler de problèmes parentaux pour lesquels il estimait ne pas avoir la qualité de répondre par loyauté de pensée en raison de son inexpérience personnelle.

 

Que dire alors de la compétence des théologiens moralistes ayant fait vœu de chasteté quand ils doivent débattre des problèmes sexuels qui leur sont soumis.

-------

 

 

 

 

21/09/2010

Ch. 28 d - Les grands SI

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu fonci èrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 28 d - Les grands SI

 

{9}Dans les sous-chapitres précédents, traitant de mes expériences de la fin d'exister, je me suis posé la question de savoir si :  Ma certitude d'un monde mécanique sans pouvoir supérieur, sans  raison suprême, serait ébranlée par la proximité de l'événement ? Je rappelle que sans protections médicamenteuses,  je risquais l'accident fatal comme mon beau-père qui avait subi la même intervention et est décédé pendant son séjour à l'hôpital.

 

Une raison supérieure de se prolonger en tant qu'entité pensante ne se manifesterait-elle pas dans cette ultime confrontation avec la vérité finale ?  La réalité d'un au-delà ne se ressentirait-elle pas alors en pressentiment d'une pensée transcendante existante ?

 

Avec beaucoup de sang-froid et un certain détachement que des apparences qui étaient contre moi desservaient, je me suis mis à analyser cette situation où j'entrevoyais  l'issue finale de  mon aventure humaine.

 

Mon cerveau se plongea alors dans les plus profondes et les plus incroyables investigations, élucubrations sans issues même, se laissant aller aux plus subtiles circonvolutions mentales jusqu'à la migraine, avec cependant toujours cette rigueur du « vieux comptable » qui exige une logique « balancée » de ce qu'il échafaude.

 

Dans cet exercice se manifesta cette faculté ubiquitaire de la première moitié de ma vie qui me permit, par ce que j'appelais alors « dédoublement », de revivre dans un état second les moments de mon existence à la frontière de la mort qui depuis hantent toujours mon subconscient.

 

Je retrouvai ce vide physique qui anéantit le cerveau quand je fus sous le contrôle de l'anesthésiste pendant que cœur et poumons étaient débranchés et « by-passé » sur un appareil circulatoire artificiel pour la mise en place de cinq pontages coronariens et davantage encore, par la suite, quand ce refuge de la pensée sera embrumé par la souffrance et l'épuisement qu'avaient provoqués des épanchements pleuraux qui m'étouffaient et me privaient de sommeil, m'amenant au seuil de l'inconscience.

 

Je revécus surtout, plus tard, avec angoisse, le néant mental qui s'était installé dans mon « intellect », à la suite de ce jogging malchanceux et d'une erreur médicale qui avait provoqué un infarctus cérébral, quand je scrutais un horizon de brute ou que je m'obstinais sur des pages qui avaient perdu leur sens.

 

Et puis, encore plus tard, quand j'entendis, une fois de plus, le miaulement  des sirènes de l'ambulance qui accompagnaient quelqu'un d'autre qui était moi qu'on emmenait en danger de mort et que je contemplais en le survolant comme un ectoplasme.

 

Une nuit surtout, dans le confort de cette chambre luxueuse, les fenêtres ouvertes sur le velours d'un ciel de douce tiédeur, enivré d'une subtile onde parfumée de plantes endormies, je cherchai avec toute mon âme « d'être pensant » le moindre indice qui aurait pu ébranler cette désolante théorie d'un univers sans raisons....

 

Je n'ai rien trouvé d'autre qu'une affolante solitude, qu'un impitoyable vide, qu'une atroce conviction que seul notre besoin d'idéal, notre soif de bonheur, notre crainte du néant absolu, nous pousse à imaginer autre chose.

 

Avec toute l'honnêteté et la loyauté que j'ai mises à écrire ce livre,  je peux me permettre d'affirmer que dans ce contexte particulier et cette méditation   fondamentale, je n'ai trouvé aucun élément qui soit de nature à ébranler cette conviction intime, malheureusement navrante, d'un monde essentiellement mécanique et perpétuel sans finalité quelconque  ...

 

Tout le reste comme on disait de mon temps, n'est que littérature ...

 

L'homme intelligent est la merveilleuse réussite d'un accident qui s'est produit dans un des satellites d'une des plus insignifiantes étoiles d'un des plus modestes conglomérats de soleils qui orbitent dans une immensité apparente dont nous commençons seulement à entrevoir le mécanisme.

 

Cet accident qui aboutira à notre civilisation intelligente, évoluant dans un contexte éducatif performant, fut mis en péril dans l'histoire de notre planète, si on se réfère à nos paléontologues, lors du cataclysme qui provoqua la disparition des grands sauriens.

 

{10} A ce propos, ce qui est troublant c'est ce que j'appelle les « Grands Si » :

 

Si un astéroïde énorme n'était pas tombé sur la terre, il y a environ soixante à soixante-cinq millions d'années, provoquant le nuage opaque qui la plongea dans la quasi-obscurité et le froid, les dinosaures et la végétation primaire qui les nourrissaient auraient continué à évoluer dans leur démesure, poursuivant une évolution antérieure de cent cinquante millions d'années et nous ne serions pas là pour y réfléchir.  C'est trois fois plus que la durée actuelle des mammifères et que sont à cet égard les quelques milliers d'années de l'émergence de nos ancêtres qui en proviennent ?

 

Dans l'annexe de mon livre, intitulée « La symphonie de l'Harmonieux », je me permettrai d'aborder les hypothèses des « Super-cordes », de « l'unification des forces » et de la « Super-symétrie » défendues dans son ouvrage sur le sujet intitulé « Super-symétrie - les lois ultimes de la nature dévoilées »  par  Gordon Kane (page 232).

 

Ce scientifique prudent et sérieux ne manque pas de faire état de ce qu'il appelle les arguments anthropiques minimaux dans son dernier chapitre intitulé « Pouvons-nous vraiment comprendre l'origine de l'univers et les lois qui le régissent ? ».  Les arguments non minimaux sont avancés par ceux qui prétendent que l'univers a été conçu par un créateur pour l'émergence de l'homme penseur  intelligent.

 

Il me semble utile de reproduire « in extenso » ce qu'il écrit à ce sujet :

 

« Les dinosaures nous donnent une bonne raison de ne pas prendre au sérieux les arguments anthropiques non minimaux qui impliquent que tout dans la nature fut conçu pour la vie humaine. La Terre était un endroit idéal pour eux ; leur espèce fut dominante pendant près de cent cinquante millions d'années, soit presque trois fois plus longtemps que les mammifères et cent fois plus que l'espèce humaine.  Sans le hasard d'un astéroïde tombé voilà soixante millions d'années, peut-être leur espèce régnerait-elle encore sur la surface de la Terre.  Tout argument censé débrouiller les mystères de l'univers devrait s'appliquer aussi bien à l'univers d'il y a cent millions d'années qu'à celui d'aujourd'hui.  Si l'univers a été conçu exclusivement pour l'Homme, c'est que quelqu'un a dû se tromper.  En effet, pourquoi ne pas imaginer que l'espèce humaine soit anéantie du jour au lendemain par une collision avec un astéroïde ou même par l'expulsion de la Terre hors du système solaire, du fait de l'attraction gravitationnelle d'une étoile ou d'une planète de passage. ».

 

D'autre part, je reprendrai dans son intégralité les commentaires tellement autorisés et exhaustifs du Professeur de Duve, prix Nobel, tirés de son livre « A l'écoute du vivant » (page 215) :

 

« On sait depuis longtemps par les restes fossiles qu'une catastrophe planétaire a dû se produire il y a environ 65 millions d'années, provoquant l'extinction des dinosaures et de nombreuses autres espèces vivantes.  En 1978, deux physiciens américains, Luis Alvarez et son fils Walter, trouvèrent des indices dont ils déduisirent que la chute d'un gros astéroïde était le phénomène responsable de ce cataclysme. Cette hypothèse a depuis été amplement confirmée et le point d'impact a même été localisé, en un endroit dénommé aujourd'hui Chicxulub dans la péninsule de Yucatan, au Mexique. Ce cas est fréquemment cité comme exemplaire de la portée considérable des effets que des circonstances environnementales fortuites peuvent exercer sur l'évolution biologique.  N'était un énorme boulet tombé du ciel, les dinosaures en seraient peut-être toujours à parcourir la terre, les mammifères mèneraient une existence précaire à l'ombre des grands reptiles et nous ne serions pas là pour le constater. »

D'autre part, nul n'ignore que  la fin de notre monde  est inéluctable dans un million ou deux d'années, quand notre soleil s'effondrera sur lui-même pour devenir ce qu'on nomme, faute de mieux, un trou noir, entraînant avec lui toutes ses planètes et nous par conséquent.

 

11} Quant à l'hypothèse de l'émigration sur d'autres systèmes, elle est du domaine de la science-fiction et difficilement envisageable tellement elle est conditionnée par des distances et un temps qui ne peuvent être franchis que par des générations « d'émigrants » qui parviendraient à quitter l'environnement solaire et ses planètes en subsistant dans un « vase clos voyageur extrêmement sophistiqué » qui leur permettrait de se développer suffisamment de générations en générations pour atteindre d'autres systèmes, tout en se protégeant des dangers d'un univers qui n'est vraiment pas fait pour la fragile enveloppe humaine.... même après les mutations les plus invraisemblables.....  (Il ne faut pas oublier que nous ne pouvons exister que dans quelques rares déchets de soleils comme la terre qui orbiteraient autour d'eux)

 

D'autre part, évitant des explications tarabiscotées,  nos exégètes actuels restent discrets sur cette « fin du monde »,  prédite par toutes les croyances  qui en faisaient leurs « choux gras »  pour inspirer d'avantage la crainte d'un jugement dernier, celui que le Dieu de la Bible prononcerait alors quand tous les morts et les ressuscités seraient jugés pour leurs actes selon qu'ils auraient été conformes aux lois que les grands initiés leur avaient transmises.

 

Pour allégoriques aux yeux de la plupart que soient maintenant ces passages des « écritures » ou des « messages inspirés transmis » à la base de nos religions, ils n'en sont pas moins révélateurs de l'état d'esprit dominateur de tous les « meneurs » et les « opprimants » du passé qui s'en serviront comme l'un de leurs meilleurs moyens d'asservissement.

 

 

-----

 

 

 

 

09:00 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |

17/09/2010

Défense d'un système bafoué.

&am

&q

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------


Défense d'un système bafoué.

 

Avant d'entreprendre mes considérations sur la fin d'exister annoncées dans le texte précédent, l'actualité belge me force à intervenir pour apporter ma petite contribution à la constitution d'un dossier dont l'ampleur sera gigantesque autant par le fond historique et social que par sa forme controversée.

 

L'Église catholique, apostolique et romaine de Belgique subit depuis quelques temps la plus dure épreuve de son histoire.  Près de cinq cents cas de pédophilie viennent de faire l'objet d'un rapport suscité par les instances judiciaires et religieuses du pays.

 

Le rapporteur a démissionné devant l'ampleur et la gravité des faits qu'il a recueillis, laissant aux autorités religieuses et judiciaires le devoir de prendre les mesures qui s'imposent.  Le pays est sous le choc et l'Église aussi, d'autant plus qu'un évêque est lui-même coupable et a avoué les faits.

 

Maintenant que l'opprobre s'abat sur le peuple chrétien avec les excès que ne méritent que les seuls coupables directs ou indirects, je me sens le devoir de prendre la défense de ceux pour lesquels j'ai eu et j'ai toujours la plus grande admiration et la plus grande considération, moi qui fut un chrétien convaincu pendant près de septante ans.

 

Depuis une dizaine d'année, mes loisirs de pensionné m'ont permis d'affiner et d'approfondir ma réflexion sur l'existence avec la conséquence d'une option philosophique  agnostique, avec l'athéisme comme première hypothèse de réflexion. Je publie deux fois par semaine sur ce blog l'ensemble de ce travail avec mon existence comme charpente de ces considérations, afin de leur donner le poids de l'expérience vécue.

 

Le sens du devoir et de l'abnégation de la majorité des hommes d'Église est remarquable. « L'amour du prochain » n'est pas une vaine assertion qu'ils proclament puisqu'ils le mettent en pratique dans leur ministère.  Ce sont eux qui m'ont enseigné l'idéal de l'élévation de ce sentiment jusqu'au sublime du sacrifice de sa personne ...

 

Je reste convaincu que cette morale est la meilleure qui soit depuis qu'en 1891, Léon XIII dans son encyclique  « Rerum novarum » a planté les premiers jalons de la démocratisation de l'Église et que Jean XXIII et ses successeurs ont poursuivi ce mouvement dans de gra ndes réformes.  On ne peut leur reprocher qu'une trop grande « frilosité » devant les problèmes de l'heure ainsi qu'un dogmatisme paralysant.

 

Dans ma jeunesse de guerre, j'ai cru réaliser cet idéal d'abnégation en fréquentant un internat de futurs missionnaires d'Afrique, dirigé par un frère de mon père.  La tuberculose, contractée à la suite des privations de l'occupation allemande, m'en a empêché et m'a contraint à me faire soigner pendant deux ans en Suisse.

 

Mes compagnons de collège de l'époque devinrent missionnaires et trois de mes anciens condisciples furent massacrés avec sept de leurs confrères à Kongolo par une soldatesque ivre : j'aurais pu être parmi eux si je n'avais pas été malade. Un mémorial leur a été élevé dans l'enceinte du collège à Gentinnes dans le Brabant wallon.

 

Pendant mon séjour dans un sanatorium que l'ordre de mon oncle avait construit à Montana, dans les montagnes suisses du Valais, pour soigner les ecclésiastiques malades, je me suis trouvé dans un environnement de religieux, prêtres et séminaristes en provenance de toute l'Europe occidentale.

 

Dans ce « microcosme » très particulier, j'ai côtoyé le sublime, la souffrance et la mort, mais aussi les débordements du vice, trois « clercs » me poursuivant de leurs assiduités vicieuses. Je parvins cependant à leur échapper grâce à un « scout idéaliste », mon aîné de quelques années, qui me protégea et devint un ami fidèle pendant près de soixante ans.

 

Revenu en Belgique à 18 ans, pas bien guéri, puisqu'atteint à l'autre poumon deux ans après, je rechutai. Grâce à la découverte d'un nouveau médicament, j'eus l'avantage d'être soigné chez moi et, pendant ces époques, je bénéficiai de l'aide bénévole de quelques professeurs d'un institut de ma région bruxelloise qui m'aidèrent à préparer le jury central des études secondaires.

 

Ces prêtres, dont un préfet, furent magnifiques de patience et de dévouement. Je pense souvent avec reconnaissance à tous ces profs qui m'ont tant aidé en Suisse et en Belgique.  Ce sont eux qui ont réservé leurs heures de loisirs à enseigner le pauvre gosse malingre et souffreteux que j'étais, sans se préoccuper de la destinée d'une minable et hypothétique recrue, avec le risque pour leur organisation de devoir assumer dans le futur une charge d'hospitalisation coûteuse,  longue et définitive.

 

C'est dire que dans un tel contexte,  je me sentais lié à l'Église et dans l'obligation de me montrer reconnaissant en répondant à son appel. Pourtant, de plus en plus, je me sentais avide d'une présence féminine à mes côtés pour continuer ma vie.

 

Ma mère à qui j'avais fait part de mes doutes quand à la  valeur de ma vocation, sans lui parler des approches vicieuses de certains, tellement je craignais de la faire souffrir dans sa foi profonde, se confia à son frère qui était curé d'un petit village ardennais.  L'autre oncle, le préfet de mon collège, était très malade et avait de gros problèmes de vision.  (Il finira par perdre la vue).

 

L'oncle des Ardennes vint tout de suite à Bruxelles pour m'interroger et dans mes confidences, je lui fis part des problèmes que j'avais rencontrés avec des prêtres et séminaristes vicieux en Suisse, ce qui avait fortement ébranlé ma foi. Conscient d'une responsabilité qu'il ne se sentait pas la qualité d'assumer, et ne connaissant personne à  Bruxelles, il s'adressa à l'hiérarchie supérieure de la ville, son doyen Monseigneur Boone qui me convoqua lui-même.

 

Je dois le bonheur et ma vie réussie à ce petit homme, souriant, affable, très dynamique ...  Il m'accueillait chaleureusement en me serrant la main des deux siennes avec grande amitié ... Ses yeux malicieux pétillaient de bonté ...

 

A la première entrevue, après une longue conversation, il n'hésita pas à  me dédouaner de mes scrupules...,  il me reçu ensuite pratiquement tous les mois pendant plus de trois ans.

 

Nous avions des conversations très intéressantes et il m'a appris beaucoup de choses. Nous parlions de tout,  de la foi, des religions, de philosophie, d'art et de poésie ... Il m'envoya même chez un de ses amis, prêtre et poète qui lut mes poèmes à voix haute avec beaucoup de talent en me conseillant de continuer et de publier.

 

J'ai finalement, après une longue et patiente investigation, eu le bonheur de lui présenter celle qui me cherchait et qui sera toujours à mes côtés pour construire, pendant plus de cinquante ans,  un foyer accueillant, lumineux de la joie de tous ceux qui s'y trouvèrent de passage ou pour partager notre vie : nos quatre enfants, un neveu qui avait perdu son père, ma mère et aussi les beaux-parents, parents, amis ou malheureux en quête de toit ou d'affection.

 

Nos espaces étaient aussi larges que nos cœurs et se prolongèrent dans une fermette de la région namuroise au milieu des champs, des prairies et des bois, ouverte à tous dans de joyeuses et chaleureuses agapes avec, dans le ciel, le chant des alouettes éperdues.

 

Actif dans notre environnement paroissial, nous avons côtoyé un clergé et des gens merveilleux d'idéal et de fraternité, animés d'un grand souci de partage des valeurs humaines sans arrière-pensée de récupération et plus particulièrement le curé Rabau, homme merveilleux de bonté, de dévouement et de disponibilité à tous.

 

Enfin dans ce contexte de défense d'un milieu clérical maintenant décrié, je tiens surtout à parler de mes deux oncles prêtres, qui ont eu des existences difficiles de solitude, de devoir, de partage et d'abnégation,  l'un dans son presbytère, l'autre dans son couvent.

 

Celui qui était destiné aux missions d'Afrique n'y ira jamais, sa congrégation préférant utiliser ses qualités d'enseignant et de « bâtisseur » à des fonctions nécessaires à son établissement belge.

 

Malheureusement, lui aussi fut amoindri par la maladie et me rejoindra en Suisse les quelques mois qui furent nécessaires à son rétablissement.  Mais le mal empira et lui fit finalement perdre la vue. Je crois que personne ne réalisera jamais ce que furent cette longue descente dans l'enfer de la cécité.  J'ai souvent été témoin de son courage mais aussi confident de son désespoir d'homme d'action devenu inutile et dépendant.

 

Cet homme dynamique soulevait les montagnes. Il parvint à réunir des fonds suffisants pour créer le mémorial Kongolo dans l'enceinte du couvent de Gentinnes et y construire une magnifique et spacieuse chapelle à la mémoire de tous les missionnaires tués à cette époque, dite de décolonisation.

 

J'ai eu l'occasion de recueillir ses confidences, la maladie nous ayant rapproché ... J'ai ressenti combien la solitude de ces hommes seuls sans famille est une souffrance ... que seuls l'action et le travail peuvent en partie compenser  ...

 

Quand les autorités de l'Église romaine, actuellement en plein désarroi, comprendront-elles cela et  autoriseront le mariage des prêtres ? Leur frilosité dans des réformes fondamentales causera l'effondrement de l'institution ... et pourtant l'humanité a tant besoin d'un message d'amour comme celui de leur enseignement !

 

L'autre de mes oncles, respectable curé d'un petit village près de Beauraing, lieu des apparitions de la Vierge  (il fut le confident d'une voyante, ancienne élève du catéchisme de sa paroisse - voir dossier 04.4),  a lui aussi souffert de son isolement affectif avec un stoïcisme remarquable.

 

Quand nous lui demandâmes, un jour, pourquoi il n'avait pas de poste de télévision, il nous répondit avec hauteur et détermination : « Je n'en veux pas ... Je ne tiens pas à réveiller des instincts que j'ai refoulé à coup de cravache »

 

Cette simple phrase est bouleversante et résume très bien le long et difficile combat, de ces hommes à qui on a imposé inutilement le célibat et qui, dans l'emportement idéaliste de leur jeunesse,  n'ont pas mesuré l'importance du sacrifice contre nature qu'on leur imposait.

 

Un devoir de vérité et de justice m'anime, une fois de plus,  pour défendre un milieu qui n'est plus le mien et que les médias jettent trop facilement au mépris de l'opinion publique.

 

Il n'en reste pas moins pourtant, que tout l'héroïsme et l'abnégation de ces «idéalistes » de notre société, ne font pas le poids face aux cinq cents dossiers surgis du passé nébuleux de nos institutions.

 

Ceux-ci, pourtant, ne constituent qu'une petite page du martyrologe abominable des nombreuses victimes d'individus qu'on a trop longtemps tardé à soigner ou condamner et que, dans un souci de maintien de l'intégrité d'une institution, on n'a pas ou insuffisamment sanctionnés, livrés à la justice ou aux psychiatres.

 

J'ai vécu ces époques de déviances de la  morale fondamentale dans toutes nos institutions occidentales.  Je reste horrifié à la pensée de l'inconscience coupable de nos éducateurs face à l'abomination des actes pédophiles.

 

Ce que l'on considère maintenant comme la plus répugnante des actions n'était jugée, dans un passé pas bien lointain, que comme une erreur ou une faute qu'on sanctionnait uniquement par l'éloignement du coupable ... ou un simple, cependant sévère, avertissement ... j'ai connu ça en Suisse.

 

On ne réalisait pas à ces époques la gravité d'actes abominables qui salissaient l'innocence et détruisait sa morale et son avenir. Il me revient une phrase qui remonte de mon passé chrétien et qui convient à cette situation : «c'est un crime qui crie vengeance au ciel».

 

Dans un débat beaucoup plus large quant au fond,  notre société occidentale doit se pencher sur la base d'un enseignement religieux qui nous vient du « Livre » et d'une interprétation des tables de la loi que Moïse a reçu de Yahvé.  Les moralistes chrétiens y ont remplacé les sixième et neuvième commandements, plus spécifiques à la pratique juive, par des prescrits rigoristes concernant la sexualité qui ne peut être réservée qu'à la seule procréation en dehors du plaisir.

 

Il est indispensable que les courants religieux modernes adaptent les prescrits de leur enseignement en définissant les limites acceptables de la fonction du plaisir, sexuel ou autre, qui reste essentielle et fondamentale à l'épanouissement de la personne humaine.

 

 

-----

 

 

14/09/2010

Ch. 28 c - Perte de sens.

 

Récit détaillé d'un long cheminement de recherche

d'une vérité sur la motivation d'exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s'étonne pas d'un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu'il ne demande à personne de partager : il s'avoue agnostique par loyauté de pensée avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

 

Ch. 28 c - Perte de sens !

 

{5} J’ai intitulé ce sous-chapitre : perte de sens, pour bien souligner le contexte médical dans lequel un organe que la sélection a privilégié pour assurer la pérennité des êtres vivants, perd sa fonction de plaisir physique qui est son moteur essentiel quand il est « ravalé » à un rôle d’appendice comme le nasal. Cette jouissance physique est tellement essentielle chez les êtres vivants qu’elle en est vraiment le centre …

 

Après l’infarctus sans séquelle qui m’ont amené à « déballer » les considérations du chapitre précédent, j’en vécus une autre qui mérite d’être relatée, parce que je me suis trouvé en danger, la médication qui me protégeait des accidents cardiaques ayant dû être interrompue pour éviter les hémorragies, me permettant ainsi de compléter le dossier sur la fin d’exister que j'ai ouvert plus avant dans cet ouvrage.

 

Depuis un certain temps, j’étais handicapé par des problèmes de miction difficile, tant et si bien que la faculté, en l’occurrence un spécialiste des voies urinaires que je consultai, me conseilla de pratiquer une intervention d’agrandissement de l’urètre par les voies naturelles.

 

L’intervention, bénigne en soi et indolore sous anesthésie locale, se passa très bien. Cependant, en raison des déficiences cardiovasculaires aggravées par l’angine de poitrine qui me singularisent, il est impératif que je sois en permanence sous liquéfiants sanguins pour éviter la formation de caillots susceptibles de provoquer des problèmes circulatoires coronariens.

 

Comme le curetage des voies urinaires provoquait une blessure avec saignements à cicatriser, il était nécessaire pour éviter une hémorragie dangereuse de stopper les liquéfiants sanguins me protégeant de l’infarctus.

 

Je me trouvai donc pendant une trentaine de jours sans cette protection, ce qui me replaçait dans une situation de danger semblable à celle que j’avais vécue en début d’année.

 

Aussi, l’aiguille de mon « trouillomètre » grimpait-elle, ne fût-ce qu’au souvenir de ce qui était arrivé à mon beau-père, ainsi que je l’ai évoqué plus avant, décédé d’arrêt cardiaque quelques jours après exactement la même intervention. Lui aussi avait dû interrompre son traitement cardiaque.

 

On comprendra que cela me rendait très attentif à tout signe révélateur d’un quelconque problème. …

 

{6} Ainsi fut-elle cette nuit, quelques jours après l’intervention, lorsque je fus réveillé par une douleur au creux de l’estomac, avant-coureur, me semblait-il, de l’accident redouté. J’alertai l’infirmière de garde qui me rassura après avoir procédé à un électrocardiogramme négatif.

 

Le lendemain même scénario vers trois heures du matin… et nouvel « électro» négatif…. Comme ça ne passait pas et au contraire reprenait de plus belle, j’insistai jusqu’à ce qu’une cardiologue de garde vînt m’examiner avec d’autres appareils plus sophistiqués … Résultat aussi nul à mon grand soulagement mais aussi à ma grande confusion … : on devait me prendre pour un sacré froussard !

 

Que s’était-il passé ? Je le comprendrai plus tard à la suite d’un examen appelé d’un nom incroyable que je ne peux m’empêcher de « débobiner » : oesogastroduodonoscopie (sic).

 

J’appris ainsi que cette gêne gastrique qui me rappelait les infarctus précédents, était due à l’inflammation d’une hernie stomacale, provoquant une oesophagite de reflux pour laquelle je serai soigné plus tard, défaut de famille qui faisait dire à mon père alors et à mon fils aîné en riant quand ça lui prend maintenant, qu’ils « ruminent », cette poche renvoyant à la mastication un peu de nourriture non digérée. En ce qui me concerne, ce phénomène se manifestait, au creux de la nuit, en période de digestion du repas du soir, mais pour moi sans le retour en « rumination » des bovidés.

 

Cette aventure où j’ai bien cru passer de l’autre côté comme mon beau-père, m’amène à relater et approfondir, tellement leur acuité devint pertinente, les sentiments qui m’ont habité alors et qui m’ont entraîné à des investigations, analyses et supputations d’ordre, disons… métaphysique, mais aussi psychologique.

 

{7} Psychologique d’abord, parce qu’abordant le problème si délicat dans notre contexte éducatif judéo-chrétien, si décrié de nos jours, de la pudeur excessive, conséquence d’un enseignement qui nous poussait à rejeter, comme une faute grave appelée « luxure », l’utilisation des organes sexuels en dehors de la procréation et de la fonction de miction ou de défécation.

 

Dans mes confidences, je n’ai pas manqué de relater la lente évolution de ma sexualité étouffée par ce carcan éducatif. Cependant, dans l’heure présente, l’organe tabou devenant le centre des seules préoccupations médicales de tous, tant de l’entourage hospitalier que de moi-même, force sera donc de limiter sa fonction à son seul rôle physiologique comme le nez, la bouche ou les oreilles.

 

C’est dans ce contexte bien spécifique, imposé par mon subconscient lui-même que j’abordai cette période menaçante d’outrage à ma pudeur et propice à me faire franchir les frontières si humiliantes du ridicule.

 

Aussi ce fut dans une décontraction totale que je me prêtai à subir tout ce qui se passerait quand mon bas-ventre de vieil homme et ses attributs seraient manipulés et maltraités, à tel point qu’entré dans la chambre qui m’était réservée, dévêtu pour passer la blouse humiliante dont j’ai déjà parlé et dans la tenue de notre père Adam au paradis terrestre, il ne me vint même pas à l’esprit de me couvrir d’un quelconque vêtement, pourtant à portée de main, quand une très jeune et très jolie infirmière débutante apparut, souriante, m’invitant à m’asseoir à la table pour remplir la fiche médicale.

 

Ce fut donc « nu comme un ver » que je m’installai à côté de la mignonne personne, toujours aussi souriante et aussi à l’aise que si j’étais revêtu de mon plus beau complet-veston. Je l’ai civilement reconduite jusqu’à la porte avec une petite inclinaison du buste par déférence … A ce souvenir, j’en suis encore tordu de rire…

 

Je ne m’étendrai pas sur les autres « incongruités » que ma situation imposera, tels les déplacements cocasses dans les couloirs du vase communicant que j’étais devenu, poussant une chandelle à baxter d’une main et maintenant un sac à urine de l’autre, le sac du dessus s’empressant de se vider dans celui du dessous en passant au travers de mes tissus.

 

Ou encore l’inénarrable séance du retrait d’une sonde qui avait décidé de s’implanter comme un vulgaire parasite. Les infirmières finirent par s’y mettre à trois pour « l’extraire » délicatement dans un fou-rire général qui atteint son paroxysme quand, par la suite, pris de panique, je me crus circoncis, le prépuce quasi ressoudé ayant complètement disparu….ce fut toute une histoire pour le retrouver et le reconstituer….. Bien entendu, je me chargeai de l’intervention dans la crainte de réactions « incontrôlées », si de jolies mains s’en étaient chargées, ce qui aurait tout compliqué. Quant aux "spectatrices", elle étaient pliées en quatre à voir mon air ahuri ... et mes efforts laborieux ...

 

{8} Cette péripétie médicale de mon existence, sera caractérisée aussi par le contexte psychologique de détente et de bonne forme physique qui m’amèneront à transcender les insignifiants problèmes physiques et psychiques de l’heure pour me consacrer entièrement à la réflexion profonde.

 

D’autant mieux que je profitais de l’espace confortable de la vaste chambre de coin que me permettaient mes assurances, avec de chaque côté une grande fenêtre donnant sur un parc Léopold en pleine euphorie estivale, dans l’environnement idéal d’une région toute acquise aux exigences de la communauté européenne qui y a établi son parlement et ses quartiers dans un espace luxueusement aérés et arborés. C’est dire si je me trouvais dans des conditions propices à la réflexion pour réfléchir et « philosopher ».

 

C’est ce que je ne vais pas manquer de faire au sous-chapitre suivant, intitulé : Réflexion sur la fin « d’exister » d’un être vivant … « L’au-delà » … ?

 

-----

10/09/2010

Ch. 28 b - A la frontière de l'existence

&l

 

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

 

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----


Ch. 28 b - A la frontière de l'existence.

 

{2} Ce matin du 24 juin 2003, plus lumineux encore que les autres, joyeux en cette période pré-vacancière, m'avait mis le cœur à la joie et la tête dans l'euphorie générale d'une détente qui se mitonnait partout.

 

Dès les cinq heures du matin, comme j'en avais pris l'habitude, je me lançai gaillardement dans un jogging que je prévoyais performant, tant je me trouvais dans une forme physique éblouissante.

 

Ce fut ainsi pendant les deux, trois premiers kilomètres.... et puis, je ressentis cette douleur à l'estomac que je connaissais pourtant si bien.... mais je continuai, persuadé que ce « point de côté » était sans importance....

 

J'accélérai même pour le faire disparaître ce qui s'avérait d'habitude radical, mais pour l'heure, ne fit que l'accentuer,  aussi je commençai à m'inquiéter et jugeai plus prudent de descendre du trot de course au pas de marche.

 

La douleur se calma mais sourdait doucement, comme contenue.... Je la sentais  me guetter comme le fauve qui va terrasser sa proie, aussi je rentrai très prudemment alerter mon épouse qui appela notre médecin traitant.

 

Comme la douleur se fit de plus en plus ténue pour finalement disparaître, je me sentis assez rassuré quand celui-ci se présenta rapidement.

 

Ennuyé de l'avoir dérangé, je m'excusai....  Heureusement, très prudent malgré un électrocardiogramme négatif sorti de son appareil portable, il s'obstina jusqu'à ce qu'il perçut de légers symptômes prémonitoires de l'accident cardiaque.

 

Ce praticien consciencieux me sauva la vie, car il pressentit un danger que « l'électro » ne révélait que faiblement et sporadiquement.  Aussi, soupçonnant  «l'infar » sournois, il ne me confia pas aux ambulanciers qu'il avait d'abord appelés et fit intervenir l'équipe spéciale, dite de réanimation, avec médecin et équipe « de choc ».

 

Il a évité le pire ... Mon beau-frère Gérard n'a pas eu cette chance : quand il est rentré chez lui après un malaise, le médecin n'a pas appelé l'équipe médicale d'urgence qui l'aurait peut-être sauvé ... Un collègue, dans les mêmes circonstances, est décédé dans le taxi qu'il avait appelé ... pourtant je lui avais raconté mon histoire ...

 

Ce fut finalement une « armada » d'une dizaine de médecin, ambulanciers et infirmiers qui se pressèrent autour du « joggeur » en danger de mort. Eux aussi, malgré le luxe de moyens dont ils disposaient ne décelèrent que de très légers signes avant-coureurs de l'accident cardiaque.

 

Aussi, comme une antique et fragile potiche prête à se briser, m'emmenèrent-ils prudemment en observation dans la salle des secours d'urgence où branché sur un tas d'appareils, je fus surveillé pendant plusieurs heures avec comme conclusion finale ce qu'ils ont appelé «l'infarctus sans séquelle ».

 

L'effort physique du jogging avait sollicité précocement une artère sans doute réduite par des dépôts lipidiques s'érigeant en athéromes, mais que les liquéfiants du sang, qui me furent administrés immédiatement, avaient écarté le danger d'obstruction artérielle.

 

Le lendemain, les cardiologues entreprirent un cathétérisme cardiaque par voie inguinale ce qui leur permit de procéder à une graphie médicale des ventricules et des coronaires ainsi qu'une analyse du degré d'obstruction artérielle, dite angioplastie.

 

Cette intervention qui dura plusieurs heures fut particulièrement pénible en raison de la scoliose qui me torture quand je reste longtemps immobile sur le dos.  L'analyse minutieuse du muscle cardiaque déjà tellement  longue,  se compliqua de la tentative du débouchage d'une crosse artérielle particulièrement étroite que les praticiens ne parvinrent jamais à franchir avec leurs instruments, malgré tous les embouts qu'ils y installèrent.

 

Notre premier ministre, Guy Verhofstadt, connu la même mésaventure, en mars 2005, lorsqu'il dut s'arrêter en plein effort cycliste pendant ses vacances de Pâques.  Lui aussi, se retrouva sur la table des toubibs pour la même intervention qui ne dura cependant que trois quart d'heure, avec  de plus l'avantage de l'âge et d'un organe sain qui n'avait pas été trafiqué comme le mien.

 

{3} Depuis cette péripétie cardiaque qui m'amena aux limites du « grand saut final »,  alimentant une fois de plus le dossier de mes expériences dans le domaine, je m'efforce d'analyser avec lucidité mon comportement et les sentiments qui m'ont habité pendant ces événements, car j'étais étonnement détendu et calme comme si ce luxe de précaution et cette mobilisation de moyen ne me concernait guère.

 

Me suis-je trouvé psychiquement dans un tel état second de confiance en mes facultés de récupération que, malgré le risque mortel que présentait la situation, j'étais persuadé d'en sortir une fois encore ?   Inconscience ou présomption, allez-voir ?

 

Autre considération plus générale : on parle souvent de la « peur » de la mort.  Un homme normalement équilibré éprouve-il ce sentiment ?  Craint-on réellement la mort.... ?  N'est-ce pas plutôt un réflexe animal, qualifié de peur, de défense ou de fuite devant un danger qui menace la vie que l'on appelle : instinct de conservation !

 

Cette réaction, héritée de la sélection, décuple les forces et endort la souffrance, c'est bien connu ...  : qui n'a admiré la bête aux abois, harcelée par les chiens et les chasseurs ou son prédateur et dont la vie se termine en un dernier sursaut héroïque !

 

Plus avant dans ce travail, j'ai longuement analysé la souffrance inutile des cancéreux, condamnés à mort à la suite de la désorganisation cellulaire de leurs tissus, ayant été par mes fonctions le témoin de leur fin de vie.  Candidats potentiels à l'euthanasie, ils attendent la fin comme une délivrance, sans la craindre.

 

Si elle n'est pas physique, la crainte de la mort peut être surtout psychique  chez ceux qui croient à un au-delà basé sur le mérite et qui en appréhendent le jugement. Quelle aune leur appliquera le censeur suprême ?

 

Cependant, même si on ne craint pas la mort et qu'on s'habitue à son voisinage ou qu'on la méprise, elle inspirera toujours l'horreur puisque négation de l'être, puisque décomposition et retour au fondamental comme l'excrément.

 

Les primitifs ont abandonné les cadavres de leurs congénères aux charognards quand ils disputaient leur nourriture aux autres prédateurs,  ensuite ils les ont protégés avec des branches, des peaux de bête et des pierres pour les retrouver quand ils ont commencé à les pleurer et à se souvenir.   Plus tard, ils les ont enterrés en dessous de tumuli pour s'épargner la vision d'une décomposition dégradante de l'être aimé et respecté.

 

La mort est froide et éternelle

Comme la pierre sans âge,

Endormie au fond des eaux.


La mort est sœur fidèle,

Avide d'éternité,

Qui torture sans souffrance,

Qui aime sans aimer.


La mort est une amante

Qui flirte avec la vie,

Compagne toujours suivante,

A jamais toujours amie.


La mort est fleur noire

Au marbre des tombes.

La mort est fleur ocre

Dans le cœur des mondes.

La mort est violette

Au fond des yeux morts.


 

{4} Ce poème est cynique de la froideur des corps sans vie, de l'angoissant silence des cimetières, de l'érection insensée des tombes en phallus dressés au bout de pierres tombales couchées comme des gisants narguant l'éternité.

 

Cette considération scandaleuse m'est venue au souvenir d'une peinture rupestre obsédante, d'un symbolisme effrayant : un humanoïde agonisant, phallus en érection,  est étendu devant un aurochs éventré, toujours debout, tripes pendantes, qui cherche à le charger encore dans un dernier sursaut de bête.

 

Notre ancêtre, qui a gravé maladroitement dans les grottes cet atroce symbole de la vie confrontée à l'horreur de la mort a, primitivement dans les brumes de sa pensée naissante, exprimé l'éternel dilemme de la vie face au néant de la mort.

 

Le dessin est rudimentaire, d'une maladresse d'humanoïde qui n'a pas encore la maîtrise des formes ; ... l'homme mourant est allongé, plus symbole que dessin, le sexe érigé en expression guerrière du mâle qui veut encore attester sa vigueur... ;  l'animal qui va le charger, tête baissée dans un cou énorme, traîne son éventration  suggérée par quelques traits lui jaillissant du ventre....

 

_____

 

 

07/09/2010

2ème relais d'un appel du Prof. de Duve pour sauver la planète.

&qu

 

-----

 

Il n’est pas trop tard, mais il est temps »

Paul-Henri Spaak aux Nations Unies en 1947

et le Prix Nobel, Christian de Duve, maintenant.

_

Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité

que maudire l’obscurité (Confucius)

-

SECOND RELAIS D’UN APPEL SOLENNEL

du professeur Christian de Duve,

prix NOBEL de science en 1974,

recueilli par le journaliste-scientifique

Guy Duplat.


 

A ce stade de mes mémoires, je tiens à donner au texte qui va suivre toute l’importance qu’il mérite en raison de sa signification profonde d’avertissement pour l’humanité qui non seulement manipule dangereusement les forces sous-jacentes de la matière, mais aussi ne contrôle pas la prolifération de sa population.

 

J’ai toujours eu la plus grande considération et plus grande admiration pour le professeur Christian de Duve, prix Nobel de science de 1974, que je considère comme mon principal maître à penser avec Paul Damblon, vulgarisateur érudit, penseur athée et musicien ainsi que Jean d’Ormesson, de l’Académie Française dont le livre « Presque rien sur presque tout » est le compagnon de mes nuits pensives.

 

Aussi, c’est avec la plus grande attention et le plus grand respect que j’ai lu l’entretien qui vient d’être publié dans le journal « La libre Belgique » entre l’éminent professeur et le journaliste-scientifique Guy Duplat dont j’ai toujours admiré la justesse érudite des propos et l’étendue de la culture qu’elle soit scientifique ou artistique

 

Avant de donner la relation la plus complète possible de cet entretien, je tiens à évoquer cette journée d’hommage recueilli que nous avons consacrée, avec nos compagnons de voyage de l’époque, à Hiroshima et Nagasaki, les deux villes anéanties par un bombardement atomique, il y a 75 ans, apportant ainsi plus de poids à l’avertissement solennel du professeur quant aux dangers que courent la planète.

 

Unanimement, nos compagnons de l’époque et nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé historique de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et de record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la déferlante napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, donneurs de leçons que nous étions, provoquant les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.

 

Enfin, en réveillant tristement ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous las, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous las, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous las, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

 

Christian de Duve, ce grand scientifique humaniste, mon maître à penser, a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique : « Génétique du péché originel » dans lequel il lance un appel solennel à l’humanité, l’avertissant que si nous ne changions pas fondamentalement nos sociétés en généralisant une limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irions vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu.

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation qui va engendrer des «événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste … »

 

Au cours de son interview le savant Prix Nobel, reprendra la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son fameux « discours de la peur » en 1947  : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps ».

 

J’avais dix-huit ans et je l’entends encore terminer son discours de cette voix de tribun qui caractérisait ses interventions ; Plus que jamais l’appel de ce visionnaire doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque.

 

Si on consulte l’abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6.793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

Comme dit le journaliste Guy Duplat, nous allons droit dans le mur …

 

Réalisant l’évolution du sentiment écologique dans nos sociétés, notre prix Nobel nous met en garde des excès d’actions anticapitalistes ou altermondialistes et constate d’autre part que l’action des dirigeants politiques ou religieux est limitée dans leur horizon et leurs moyens, leurs vues à court terme se limitant au résultat des prochaines élections. Or il faudrait une vision à 50,100 ou même 500 ans …

 

Par ailleurs, les dirigeants religieux sont « enfermés dans des carcans doctrinaux et idéologiques qui les empêchent de prôner des mesures qui seraient pourtant nécessaires même si elles sont contraires à leurs croyances ou à leurs traditions ». Avec un brin d’ironie, le professeur de Duve fera remarquer que les autorités religieuses sont traditionnellement peu préoccupées de l’avenir de ce monde-ci … : même si on a une vie difficile, elle ne sera que meilleure au ciel …

 

A la remarque du journaliste concernant un troisième obstacle : nos gènes, le savant répond qu’il est majeur … « la sélection naturelle nous a donné des gènes utiles pour la survie et la perpétuation de l’espèce choisis il y a 100.000 ou 200.000 ans quand les hommes étaient des petites bandes  ces gènes favorisent le chacun pour soi collectif, car l’égoïsme de groupe est plus rentable que l’égoïsme individuel. Cela va de pair avec une agressivité intergroupe et le sens de la bagarre … aujourd’hui, elle existe entre groupes liés par des intérêts économiques ou linguistiques … »

 

Le journaliste scientifique évoque alors ce que certains appellent en parlant de notre époque  « l’Antropocène » pour montrer que pour la première fois, l’homme joue un rôle déterminant dans la survie de la terre. Le grand savant surenchérira en proclamant quesi on laisse faire la nature, cela ira de mal en pis … «  La sélection naturelle n’envisage jamais l’avenir, elle avance au jour le jour, en fonction des conditions immédiates ».

 

A la question la science peut-elle nous sauver  … ? Le professeur de Duve répond : « Elle doit aider, je défends l’idée qu’il est bon et juste de savoir. Plus on comprend l’univers et la vie, plus on peut prendre des décisions sages … les OGM, le nucléaire, sont des applications de la science sujettes à discussions et à ce niveau, une régulation est nécessaire. »

 

Quant au rapport entre la science et l’art, le magistral scientifique précise qu’il n’est pas un grand humaniste … qu’il écoutait la musique en travaillant … mais qu’ensuite il a acheté un piano d’occasion qu’il a remplacé par un neuf quand il a reçu le prix Franqui … qu’il avait une épouse artiste qui l’a initié à l’art comme lui à la musique … L’art et la science vont souvent de pair et il cite quelques grands scientifiques qui sont aussi peintres, sculpteurs et peintre de talent et des prix Nobel tel Jacques Monod, aussi violoncelliste, le neurologue Jerry Edelman, violoniste de concert, le chimiste Manfred Eigen, pianiste de concert, le biologiste André Lwoff, peintre dont d’ailleurs le professeur possède un tableau.

 

Penseur et philosophe, ce scientifique écrivain aura cette phrase importante : « Les arts et la science sont des facettes différentes pour appréhender ce que j’ai appelé l’ultime réalité (précisant qu’il n’aimait pas employer le mot Dieu), qui a une face visible étudiée par la science et une face plus émotionnelle approchée par les arts. »

 

Quant à l’éthique, les scientifiques ne peuvent pas s’en détourner, Les considérations éthiques sont pour eux, particulièrement contraignantes car ils sont face à des applications qui peuvent être très importantes sur le plan économique, politique ou culturel. Mais là aussi, cela bouge. »

 

Le journaliste-scientifique Guy Duplat termine son entretien en demandant au professeur de Duve : « Quel message voudriez-vous transmettre aux jeunes ? ».


Il répond « l’avenir est entre leurs mains. Il faut juste le regarder pour en tirer des leçons pour l’avenir … Tachez de faire mieux que nous et de ne pas répéter les erreurs de vos parents … » … parlant de la Belgique il s’avouera triste de voir comment, en politique, le passionnel l’emporte sur le rationnel … et il terminera en avouant qu’il avait plus confiance dans les femmes que dans les hommes pour construite cet avenir qu’il espère, sera sage. »

 

Je terminerai cet important message qui nous met en face de nos responsabilités devant les dangers qui menacent l’humanité dans un avenir plus proche qu’on ne le croit, étant donné l’accroissement exponentiel du descendant de l’homo sapiens qui déjà maintenant sature la planète, en insistant sur ce cri d’alarme du grand savant qui tente de réveiller non seulement les consciences, mais aussi l’instinct de conservation qui devrait nous avertir d’un danger évident tellement proche de nous.

 

Nos responsables et nos dirigeants devraient agir efficacement pour trouver des solutions adéquates à la limitation des populations de notre globe qui sera difficile à mettre en place tant que les religieux qui sont les principaux moteurs de l’humanité ne comprendront pas l’urgence d’adapter leur enseignement ou doctrine à la nécessité de CONTRÔLER LES NAISSANCES.

 

Il est donc urgent qu’un colloque des principaux moralisateurs de notre planète soit mis en place pour trouver un compromis d’éthique qui serait en accord avec leur doctrine.

 

Incontestablement, nous atteignons le point de saturation de notre habitat ... Les nombreux cataclysmes qui se déclenchent actuellement dans différentes régions de notre planète en sont les conséquences ...


Comme dit Guy Duplat, nous allons droit dans le mur

------------

 

03/09/2010

Ch. 28 a - Crépuscule serein avec le blé qui lève

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 28 a - Crépuscule serein avec le blé qui lève.

 

 

{1} Quand, après ce long jour que fut l’existence, le soir commencera à tomber sur des épaules lourdes de combats souvent inutiles et que la fatigue pèsera sur des corps que diminue l’âge, les yeux brillants des petits-enfants estomperont lassitudes et harassements.

 

Cette levée de petits moineaux turbulents nous rajeunira du tintement clair de leurs rires, du rose délicat de leurs joues et de la joie qui allume leur regard … tandis que s’imposera en nous ce sentiment de renouveau printanier qu’ils apporteront avec la fraîcheur et la grâce naïve de leurs babils et pépiements.

 

Être grands-parents, sentiment ineffable de richesse et de prolongement… Seconder ses enfants-parents dans une complémentarité complice et utile tout en s’enrichissant encore d’expériences nouvelles, apporter la détente, la patience de l’âge et la disponibilité de la retraite, ce sont là des démarches d’une qualité rare quand elles sont réalisées dans un souci intelligent de favoriser la croissance heureuse de ce « blé qui lève ».

 

Le conflit des générations n’est pas une vaine assertion. Plus que jamais, notre époque capricieuse nous y confronte, tellement nos modes de vie ont diamétralement changé. Ce rapport parents, grands-parents est donc difficile à établir sans un très gros effort de dialogue, d’information et de compromis.

 

Notre microcosme familial fut épargné de ce souci-là parce que depuis toujours, nous abordons avec franchise et ouverture ce phénomène de changement des mœurs et des conceptions philosophiques dans un souci du bien de nos jeunes, confrontés maintenant à un contexte environnemental tellement compliqué et révolutionnaire qu’il est difficile à gérer pour tout le monde.

 

L’opposition de traditions et de méthodes existant nécessairement entre deux civilisations aussi éloignées l’une de l’autre que ne le sont l’occidentale chrétienne et l’orientale bouddhiste-animiste, compliquée de sa spécificité  nippone, viendra rendre nos problèmes d’autant plus aigus qu’ils devront s’accommoder des compromis établis pour en tenir compte.

 

A l’époque où j’écrivais ces lignes, cette génération montante était composée de trois petits-enfants délicieusement eurasiens : chez Patrick et Michiko, une fillette belle comme une fleur, intelligente et studieuse, ainsi qu’un petit garçon timide, délicat comme une porcelaine, féru d’informatique en digne émule de son père et, chez Béatrice et son « beau prince », un petit bout déluré, spontané et rieur, adorable petite fille qui nous étonne tous par la précocité de son intelligence.

 

Depuis, une seconde petite fille, adorable et primesautière, est venue s’ajouter chez notre fille aînée le 1 février 1971.

 

Notre fils Benoit, quant à lui, s’est épris d’une charmante personne qu’il a épousée le 28 août 2010, agrandissant le cercle de notre famille avec ses deux adolescents chaleureux, studieux et très éveillés.

 

C’est dire la composante merveilleuse d’une levée « exotique » de cette moisson que nous avons le plaisir de voir grandir et embellir au fil des jours, et qui nous environne d’une telle aura de plénitude qu’elle constitue à elle seule la plus grande source de l’authentique bonheur.

 

Les moulins des Bonzes

Et les chapelets des nones

Ont empli les cathédrales du ciel

De douces mélopées

Que nos petits enfants miels

Ont repris en chœur.

 

La chanson des rizières,

Le soupir des blés d’or

Se mêlent en leur âme

Pour renaître en mystères

Que cachent leurs yeux longs.

 

Quels grands moments précieux que sont ces parties d’école que l’institutrice-Leïna jouera avec son grand-père, élève indiscipliné et fantasque qui ne comprend jamais rien et que le professeur devra sanctionner en lui faisant recopier des dizaines de fois les erreurs corrigées,…. Le pauvre grand-père en passera la langue de concentration…. pendant que le « prof » se tordra de rire…

 

Et tous ces travaux d’aiguille, de cuisine, de tissage, de dessins et peintures avec une grand-mère si adroite et merveilleuse magicienne qu’elle transformait les plus misérables loques en vêtements de poupée somptueux, les plus minables pâtons en gâteaux dorés et brillants, les pelotes de laines en pièce de tissus aux dessins savants, et qui, en outre, croquait sur un papier toile des paysages ou sujets féeriques qu’une petite fille emmenait peupler ses songes.

 

Il y eut aussi les rêves d’un petit garçon plein d’imagination qui matérialisait ses appétits d’exploits dans des batailles épiques que livraient ses figurines de chevaliers et sarrasins des croisades, anachroniques sur camions, tanks et missiles derniers cris. Le grand-père en adjoint efficace avait fort à faire pour redresser hommes en armures, chevaux, barricades et canons, sans arrêt bousculés dans de violentes bagarres.

 

Et puis encore ces merveilleuses séances de sorcellerie dans le mystère du jardin, plein de caches fleuries et d’insectes bourdonnants dans les lourdes senteurs chaudes de la végétation ensoleillée…. Leïna, magicienne, étendait des bras incantatoires sur ses compagnons qu’elle transformait en animaux-assistants, grâce à une potion magique faite d’eau putride récoltée des jarres décoratives dans laquelle elle faisait macérer des pétales de fleurs cueillies dans les parterres et les buissons.

 

Les buissons ont levé

Des joues de pommes rouges,

Les insectes bruissaient

Des chants de fol été.

 

Les pommes de rose-bonheur

Se sont ornées de rires,

De cascades de perles

Dans des frimousses-fleurs.

 

Des yeux de douce joie-belle

Se sont allumés de ciels,

Se sont parés de longs cils

Comme les oiseaux des îles.

 

 

Adolescents tous les deux maintenant, ils sont studieux, brillants dans les études, frais et spontanés, étudient et pratiquent tous les deux le japonais avec leur maman et une école japonaise ... Léina, joue du violon, est performante en danse classique qu'elle pratique depuis toute petite, tandis que Kenzo, très fort en informatique rivalise avec son père dans le domaine, tout en se détendant physiquement dans un mouvement de jeunesse.

 

Et enfin l’exaltante satisfaction de recommencer tout cela avec la plus petite, Marie-Ambre, celle qui nous rappelle tellement sa mère, celle qui ouvre des yeux en amande étonnés mais ravis sur tout, avide de savoir et de connaître, celle qui fut tout de suite une adorable petite fille, surprenante de fraîcheur et d’intelligence qui se love d’instinct dans les méandres compliqués de notre monde super-technique pour s’y adapter et s’en servir avec un à propos révélateur de grandes facultés d’adaptation.

 

Quel plaisir pour les grands-parents d’alimenter ce cerveau-buvard qui veut apprendre, qui enregistre avec une fidélité surprenante tout ce qu’on lui donne pour approvisionner cette fringale de savoir. Et quel plaisir de taquiner ce petit bout rieur qui ne demande que ça …. Et qui répond avec malice…

 

L’ivresse du bonheur s’empare aussi de nos cœurs quand deux petits bras de chaleur veloutée viennent spontanément nous étreindre et qu’une bouche fruitée nous picore de baisers-fleurs… ; une tête délicatement tiède d’enfant heureux se glisse ensuite dans le creux d’un cou qui a vraiment été placé là pour le ravissement des deux.

 

Une bouche pour une fleur

Des étoiles dans les yeux

La fraîcheur d’une source

Le murmure des clochettes

Le babil de l’enfant clair,

C’est tout cela qu’elle offre

Quand elle ouvre les bras.

 

Un duvet de velours

En baisers rouges-rosés

Réchauffe nos cœurs usés,

Fatigués de leur long jour.

 

Un petit enfant sage

Caresse de vieux visages,

Ensuite un angelot

Se blottit sans un mot

Tout au creux d’une épaule.

 

Deux vies de longue présence

Lèvent au ciel un front ridé

Pour un merci adressé

Vers les dieux de l’innocence.

 


J’ai écrit ces lignes, il y a quelques années, tellement je voulais éterniser des moments ineffables de bonheur, un sentiment de douceur infinie qui m’envahissait quand mon « petit soleil » dans l’attente de son deuxième bébé, … (une petite sœur pour sa première merveille), … venait se reposer chez nous … se détendre, … retrouver le giron maternel … les yeux brillants de profonde félicité …

 

Ah ! Les yeux, ces fenêtres du cœur qui s’ouvrent sur des espaces qui s’étendent bien loin dans l’infini de l’amour … les yeux, ces portes de l’âme que l’on pousse pour accueillir les convives au repas du bonheur … les yeux, ces oiseaux de doux messages qui s’envolent en colombes de quiétude.

 

Ces yeux de partage et d’invite, ce sont ceux-là que notre fille nous offre quand nous l’écoutions parler de cette vie qu’elle porte en elle.

 

Ces yeux du bonheur dans l’attente prénatale, ils ont réveillé en nous le doux souvenir des sentiments qui ont précédé la venue de nos quatre enfants.

 

Quelle aura précieuse illumine alors le papa et la maman …, elle qui tient bien au chaud dans son corps ou tendrement contre son cœur, quand elle ne l’a pas porté, cette nouvelle vie … qu’ils vont ensemble entourer d’amour et d’espoir.

 

Elle portera le doux nom de Laure-Élise et découvrira pour la première fois le tendre sourire de sa maman le 3 juin 2005.

 

Lever les yeux de l’attente,

Voir le ciel d’un sourire,

Y guetter la source d’un rire,

Rêver d’un minois rose.

 

Imaginer des cascades

De bouches babillant,

S’assoupir aux clochettes

De campanules d’enfant.

 

Caresser du regard

Un ventre arrondi

Ou trouer l’azur

De l’oiseau d’argent.

 

Voir se lever la nuit

De l’attente,

La tendre nuit de l’espoir,

La lente nuit

De l’aube claire

Des poupon s qui naissent

En découvrant

Les yeux de leur maman.

 

Elle a cinq ans maintenant. Elle vient souvent maintenant trottiner près de son grand-père, malicieuse et volontaire, sachant si bien se faire comprendre, fidèle alliée de sa grande sœur qu’elle copie en tous points

 

Très personnelle et indépendante, elle aime s’opposer à ceux qui la contrarient, sans baisser les yeux, avec une ténacité déconcertante. Cette petite personnalité volontaire est surprenante et désarmante. Ses yeux, inquisiteur cherchent dans les vôtres la petite défaillance qui annonce la reddition.

 

On ne peut s’empêcher de camoufler un sourire amusé tout en soutenant un regard déterminé à vous faire lâcher. Heureusement, bons éducateurs, ses parents canalisent habilement cette personnalité naissante pour en sortir le meilleur profit possible.

 

Sa grande sœur, d’une maturité étonnante (elle a sauté une année scolaire) l’entoure beaucoup et contribue à l’éveil d’une petite intelligence que nous avons la joie de voir s’épanouir.

 

Deux petits bras

Serrent très fort

Et une joue si douce,

Frôle un vieux visage.

 

C’est le ciel et les étoiles

C’est la fraîcheur

De l’eau vive,

C’est la douceur

Des duvets de fleurs,

C’est la tiédeur

De la fin du jour.

 

Des petits yeux

De velours sombre

Qui nous affrontent

Avec un minois charmeur,

C’est un éclair

Par une nuit

De douce chaleur.

 

A cette palette exotique de sombres prunelles de velours et de joues de miel piquées d’or, viendront s’enrichir des yeux malicieux et des pommettes vives des deux enfants de l’épouse de Benoit (ils viennent de se marier le 28 août 2010) qu’il a adopté dans son cœur comme il l’avait fait pour ses sœurs.

 

Quelle heureuse complémentarité à notre histoire, notre si fantasque puîné viendra-t-il y apporter en introduisant Annick et ses deux enfants,  lui qui avait enfin trouvé celle qu’il espérait depuis toujours et qu’il recherchait en vain !

 

Qu’il est attendrissant de les voir se regarder tous les deux avec tant de ferveur dans les yeux, tant de tendresse dans le regard !

 

Pour nous parents, quel couronnement à une vie réussie que ce constat d’amour réciproque traduit par les yeux de nos enfants et beaux-enfants.

 

Et enfin, pour terminer tout cela en apothéose, il y a la découverte de ces deux « beaux gosses » qui sont venus compléter avec bonheur notre composante familiale :

 

Une jolie fille, adorable par sa spontanéité déconcertante, adolescente avec toute la richesse et la complexité que cela peut comporter. Son intelligence est brillante, mais elle s’en sert avec une telle acuité qu’il faut la canaliser.

 

Elle adore les enfants qui le lui rendent bien. Quel bonheur de la voir s’occuper des plus petits avec une tendresse vraiment maternelle. Ils sont pendus à ses lèvres quand elle leur raconte de jolies histoires sorties de son imagination débordante.

 

Et puis, il y a aussi son frère, ce beau garçon au profil d’adonis, cheveux naturellement et harmonieusement bouclés, gentil et spontané dont l’intelligence discrète ne demande qu’à s’épanouir.

 

Il est le fils qui manquait à Benoit, lui qui a tant de talents pour s’occuper des jeunes, et leur faire profiter de sa générosité naturelle et de son expérience.

 

Quand nous les retrouvons avec les autres dans nos réunions festives, nous constatons avec bonheur qu’ils ont tellement intégré harmonieusement notre composante familiale qu’ils donnent l’impression d’en faire partie depuis toujours.

 

Le grand aigle des cimes n’avait pas de compagne

Il l’avait cherchée dans les prés et les roseaux

Par grands ciels et vallons, cols, sentes et montagnes

Par forêts chaudes et folles îles aux oiseaux.

 

Elle vint à lui avec deux gentils oisillons,

C’était enfin celle qu’il avait tant cherchée,

Et qui le regardait avec ses yeux de fée,

Son cœur tendre et ses joues roses de passion.

 

Il l’aimera toujours en gentil tourtereau,

Ecrira son nom en le gravant dans le marbre,

Et construira pour elle un grand nid dans un arbre

Très doux et très chaud pour y loger ses perdreaux.

 

 

Le bonheur y fixa un rendez-vous de ciel

A tous les habitants de ce lieu féerique

Aux lapereaux graciles, aux oiseaux exotiques

Multicolores et beaux comme un grand arc-en-ciel.

 

 

°°°°°°

 

 

 

 

31/08/2010

Ch. 27 p - Agnès, la Corée, son pays "du matin calme"

&q

 

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 27 p - Agnès, la Corée, son pays du "matin calme"

 

23} Agnès, notre amie coréenne, celle que nous appelions « notre petite sœur », faisait partie de la fête du mariage, sans son époux qui n’avait pu se libérer d’un déplacement professionnel important.

 

Après notre périple japonais nous la retrouverons à Séoul avec sa famille, pour une semaine qui nous permit d’apprécier, dans un dépaysement total, le gigantisme de cette ville de vingt millions d’habitants, fort éprouvée par la guerre des deux Corées de 1950 à 1953 et qui fut entièrement reconstruite.

 

Nos amis nous accueillirent royalement et nous firent découvrir le charme d’une ville qui, malgré son expansion démentielle, s’est efforcée de laisser transparaître les qualités essentielles de l’âme coréenne : la chaleur de l’accueil et la douceur pacifique d’un peuple qui fut toujours brimé par son voisin, le japonais conquérant.

 

Cette gentillesse de nos amis nous a toujours séduits et notre amitié s’est affinée de sentiments si précieux qu’ils sont devenus primordiaux dans nos existences.

 

Les cinq années que nous vécûmes ensemble marqueront nos âmes d’une empreinte de chaleureuse affection et de grand bonheur, davantage encore ressenti lorsque nous nous retrouvions à la campagne ou chez nous à Bruxelles pour de grandes fêtes familiales et lors de voyages entrepris ensemble comme la visite des châteaux de la Loire.

 

Il restera de ces souvenirs le sentiment d’un souci de communication chaleureuse entre deux sensibilités, l’occidentale qui s’enorgueillissait de son passé et l’orientale qui le découvrait. C’était particulièrement riche pour tous, les adultes comme les enfants qui resteront marqués par cet échange éclectique entre deux civilisations.

 

C’était dans le même esprit que, quelques jours auparavant, nous avions découvert le Japon et pénétré, en l’appréciant, la sensibilité d’une race que les conflits de nos histoires avaient rendus rébarbatifs et inamicaux ; il faut aussi avouer que la Corée, victime et plus latine, nous était affectivement plus proche.

 

{24} Au soir, nos amis nous ont invités dans le meilleur restaurant de Séoul, nous y avons dégusté les mets occidentaux les plus fins … dans le cadre luxueux d’un établissement qui pourrait rivaliser avec les meilleurs de nos grandes capitales … On se serait cru dans une grande artère de Paris … Comme quoi notre culture s’implante jusque dans le luxe.

 

{25} Agnès nous fit visiter les musées nationaux, afin de nous imprégner davantage d’une culture que nous ne demandions qu’à découvrir et qui nous fut intelligemment décrite et commentée par notre amie, très avertie en histoire de son pays par ses études universitaires et son métier d’antiquaire.

 

{26} Nous toucherons également au folklore et à l’art culinaire coréen, contrastant étonnamment avec ce que nous venions d’apprécier au Japon.

 

Si le raffinement de la cuisine japonaise réside dans l’originalité de la présentation monochrome où le poisson qui est la nourriture essentielle du pays domine, celle de la Corée sera très riche de la couleur de nombreux légumes presque crus finement taillés et artistement présentés accompagnés du très fameux kimchi (préparation condimentaire de mets divers et de légumes dans des couches de « pili-pili » et mûrie dans des pots de terre enterrés).

 

Quand elle était en Belgique, notre amie campait à la cuisine d’où elle ne sortait plus, pour nous présenter une variété incroyable et succulente de plats colorés, agrémentés de kimchi et arrosés de vin rosé ou soju (vin coréen équivalent du saké).

 

Pendant notre séjour, nous serons surtout impressionnés par l’originalité et le pittoresque d’un repas gastronomique végétarien pris dans un silence monacal pendant que des musiciens aux instruments anciens envoûtaient la salle d’une mélodie étrange, mais d’une délicatesse extrême.

 

Pratiquée dans le silence, c'est un rite et une religion officiée tant dans la finesse et le raffinement des plats, mettant en valeur toutes les nuances colorées et la beauté des mets végétariens, que par l’ambiance feutrée, méditative et sereine que répandaient le public et les musiciens. Nous en retirâmes un sentiment de grande détente qui vint à point nommé requinquer nos organismes fatigués.

 

{27} Cependant, nos amis nous réservaient l’apothéose : un séjour dans l’île de Jeju, située à quelques centaines de kilomètres de la Corée du Sud et qui bénéficie d’un climat que jalouseraient les îles paradisiaques du Pacifique.

 

Volcanique à outrance, cette terre coréenne est surprenante, tant par son ciel d’un bleu intense que par son sol noir-encre des matières que rejetèrent la centaine de volcans qui y émergèrent aux époques les plus reculées de la formation de notre planète.

 

Les autochtones proposent aux touristes des sortes de génies protecteurs qu’ils disposent partout pour contrer les mauvais esprits et grossièrement taillés dans la lave typiquement grêlée lors de son effusion incandescente.

 

Son climat paradisiaque l’a fait privilégier par les Coréens comme lieu idéal de vacances et de voyage de noces, aussi nos amis, en reconnaissance de l’accueil reçu quand ils étaient en Belgique, tenaient à nous offrir un séjour dans cette île merveilleuse.

 

Ils nous y avaient réservé une des plus belles chambres dans le meilleur des nombreux hôtels luxueux de l’endroit qui pouvaient rivaliser avec les plus importantes places touristiques du monde.

 

C’est dire les moments de détente ineffable que nous y connûmes dans la quiétude de l’environnement et dans le sentiment d’affection qui nous unissait à nos amis.

 

Cerise sur le gâteau comme on dit maintenant, notre ami Michel était le géologue spécialiste de l’île, reconnu dans le monde entier comme la sommité dans l’étude d’un type de phénomène très important de glissements tectoniques qui ont laissé des failles profondes dans certaines structures volcaniques comme dans cette île et dont l’étude permet d’en retracer l’histoire.

Ces travaux ont d’ailleurs fait l’objet des thèses de doctorat que notre ami avait défendues à Bruxelles et Séoul.

 

Aussi quel voyage passionnant et hautement intéressant fut-il, celui que nous eûmes le grand avantage d’accomplir avec lui dans ces montagnes et ces volcans, remontant ainsi au plus loin dans l’histoire de notre planète !

 

Grâce à ses commentaires éclairés, nous nous émerveillâmes, dans un lieu mythique pour des profanes comme nous, de ces failles que le glissement des sols avait produites, révélant des strates aussi jolies que nous interpellant, témoins vieux de milliers voire de millions d’années, si présents devant nous que nous les caressions du doigt.

 

{28} Non loin de là, nous irons nous entretenir avec des plongeuses cueillant des algues pour kimpas, ce mets très décoratif, préparé par les Coréens comme par les Japonais, fourrés de riz, légumes et petits mets fins, pour être ensuite découpés en tronçons et disposés en pyramide sur un plat…  C’est très joli et délicieux, accompagné d’un mousseux.

 

Pendant deux jours nous écoutâmes ainsi notre ami, guide intarissable, patient pour notre incompétence, avec cette humilité charmante du vrai savant qui avoue son ignorance devant l’ampleur des problèmes.

 

Revenu en Belgique, nous aurons l’impression d’avoir quitté le pays depuis si longtemps et si loin qu’il nous semblait que nous avions changé de planète et que le temps s’était arrêté.

 

Nous ne pûmes nous empêcher d’éprouver ce regret nostalgique d’avoir laissé là-bas cette petite sœur qui allait reprendre sa vie de femme d’affaires qui exploite une usine de meubles d’une centaine de personnes dans une Chine inhumaine et déconcertante.

 

Attendris, nous aurions aimé une fois encore la prendre dans nos bras pour la soutenir, comme nous l’avions fait quand nous les avons découverts, un soir de Noël, elle et sa famille, adorables asiatiques désemparés, perdus dans une assemblée religieuse d’occidentaux arrogants.

 

------

 

Elle venait de loin

Si loin qu’elle pensait

Que le ciel les avait égarés,

Abandonnés sans espoir.

 

Elle rêvait d’ibis

Brodés sur des robes blanches

Et de douces complaintes

Psalmodiées par des enfants ocre

 

Elle chantait au soir

La cantilène des kayagums

Quand son âme pleurait

La nostalgie des rizières.

 

Elle a trouvé une sœur

Qui lui donna son cœur

A la place des rizières,

Et du bleu des ibis,

Du chant long des rivières,

Du cœur d’or des iris.

 

 

°°°°°°°°

 

Le hasard a voulu qu'aujourd'hui, 31 août 2010, date de cette publication dans le blog du journal "la Libre", Agnès, "notre petite soeur corréenne" est parmi nous après avoir participé à la célébration du mariage de notre fils puiné, Benoit, avec une adorable personne. L'événement a eu lieu ce samedi et a donné lieu à de grandes festivités et réjouissances.  La cérémonie s'est déroulée selon le rite druidique-animiste dans la nature, sous les grands hêtres de sa propriété dans le même esprit que son frère le fit au Japon suivant la tradition religieuse du pays - naissance et mariage suivant le rite animiste et funérailles suivant le rite bouddhiste - devant un autel de fruits, produits de la nature et évocation des forces naturelles.

 

-----

 

27/08/2010

Ch. 27 o - Le vrai Japon - Conclusions.

&

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 27 o - Le vrai Japon - Conclusions.

 

 

Notre « aventure sentimentale et intellectuelle japonaise » mérite une conclusion que je ne peux m’empêcher de faire, accompagnée de quelques considérations personnelles sur cette société qui m’interpellera toujours.

 

{21} La place de la femme d’abord. Contrairement aux idées reçues véhiculées par l’occident, son importance dans la culture artistique et littéraire est prépondérante. Cette primauté fut historiquement renforcée par la démocratisation de l’écriture phonétique « kana », très simple, inventée au départ pour les femmes, qui se répandit rapidement dans les milieux populaires et qui permit de transcrire facilement le japonais parlé.

 

L’écriture d’origine  chinoise  dite kanji, très difficile à apprendre, était pratiquée par les élites, prêtres, savants et intellectuels avec les inconvénients de son hermétisme, à tel point que pendant près d’un siècle les seuls écrivains japonais publiés étaient des femmes utilisant le kana qui garderont dès lors une importance primordiale dans la culture nippone.

 

Ajoutons aussi qu’avec les deux guerres, comme dans toutes les nations belligérantes, les femmes remplacèrent les hommes engagés dans les armées et occupèrent une place de plus en plus importante dans la vie économique. Cependant elles préfèreront rester au foyer car les mères portent la responsabilité de l’éducation des enfants jusque et y compris la réussite scolaire.

 

En second lieu, il faut mettre en exergue l’intériorité profonde de la pensée bouddhiste et de la philosophie zen (très différente de la philosophie chrétienne plus intellectuelle) qui constitue la motivation spirituelle profonde et parfois inconsciente de tout Japonais. Les moines ne sont pas nombreux, mais ils représentent l’idéal de l’adoration qui élève l’être humain vers la perfection de la prière-méditation pour atteindre l’Eveillé (Bouddha).

 

Et enfin, le rôle de l’individu masculin actuel qui garde avant tout le souci du bon fonctionnement d’une collectivité dans laquelle il accepte de n’être qu’un rouage. Cet individu est supplanté par la société et le groupe lesquels se chargent de son bien-être ; il est protégé, materné dès l’enfance (ce sentiment est appelé amae), il attendra de la collectivité qu’elle lui assure un avenir serein. La « mama » japonaise joue un rôle prépondérant dans l’éducation de l’enfant, surtout les garçons.

 

L’adulte sortant de l’université est son produit. Elle lui aura consacré tout son temps dès la naissance ; pendant son parcours scolaire jusqu’à l’université, elle l’entourera, le soutiendra, lui évitera les obstacles, taillera ses crayons, préparera ses effets, suivra des cours à sa place s’il ne peut le faire, jouera le rôle de répétitrice, ira jusqu’à se former dans les matières qu’il étudie pour mieux l’aider.

 

Les enfants de celles qui ne le font pas sont appelés avec pitié ou mépris des « kagi-ko », c’est-à-dire des « enfants ayant la clef » parce que leur mère travaille et s’occupe moins d’eux. Il faut bien se mettre dans la tête que l’individu japonais actuel est finalement l’œuvre de la femme et … des femmes…

 

Cette restructuration nouvelle de la société japonaise d’après guerre dans le cocooning a permit une adaptation performante de l’individu à la productivité industrielle. En effet, materné, sécurisé, l’individu entre dans la chaîne de production pour retrouver le bien-être et la sécurité à laquelle sa mère l’a habitué dès la naissance, à condition qu’il accepte d’en être un rouage obéissant.

 

{22} Évidement, tout ce qui précède n’a de valeur qu’en regard du Japon technique et industriel d’aujourd’hui, champion de la productivité. Le « mâle » japonais des siècles passés, hargneux, conquérant, stoïque dans la souffrance tels les héroïques samouraïs avait une conception toute différente de son devoir envers la collectivité nippone.

 

Son sens de l’honneur, exacerbé, le poussait au suicide. C’est le bien connu hara-kiri ou seppuku (s’ouvrir le ventre). A la suite de la défaite de la dernière guerre mondiale, des milliers de soldats et officiers ont préféré cette mort-là qui sauvait l’honneur parce qu’elle équivaut, dans l’esprit de ces époques, à une victoire sur l’ennemi.

 

Le seppuku est un rite atroce qui s’exécute entouré d’amis très chers. Revêtu de blanc, le suicidaire s’enfonce dans le ventre la lame de son poignard ou sabre d’un ou deux centimètres en évitant surtout de percer les intestins ce qui serait atrocement douloureux, ensuite il retire la lame d’un coup sec et se tranche la carotide. Un assistant lui donne avec son épée le coup de grâce sur la nuque.

 

Peuple incroyable, bouleversant, qu’un occidental juge trop vite et trop facilement. En écrivant ces lignes, défile dans ma tête tout ce que je viens d’écrire dans les quelques pages qui précèdent qui ne parlent que de douceur, de grandeur, de bonté…de philosophie de l’altruisme…..et pourtant ces hommes de courage et d’honneur comme tous les guerriers sont impitoyables et atroces pour les vaincus…. (calvaire des prisonniers américains de la dernière guerre qui moururent par milliers lors des retraites japonaises hors des territoires conquis dans le Pacifique) qui iront compléter le long cortège des vaincus de l’histoire, misérables esclaves se traînant dans la misère, l’ignominie et le supplice.

 

Finalement au-delà de ces exactions cruelles commises par toutes les puissances conquérantes depuis qu’elles existent, il faut surtout retenir le « miracle » japonais, permanent dans l’histoire : une faculté incroyable et rapide d’adaptation aux circonstances défavorables qui devraient l’anéantir, lui permettant de surmonter avec une vitalité surprenante tous les effondrements de son histoire qu’ils soient militaires (avec deux explosions nucléaires) ou naturelles (typhons et séismes), confinés, surpeuplés sur un territoire insulaire volcanique instable et ingrat.

 

Je terminerai ce passage par un chant profond d’affection à notre belle-fille, celle qui nous a fait connaître ce monde envoûtant, en hommage à un peuple qui fut notre ennemi d’hier, mais que l’union de nos enfants nous a fait aimer.


Mystérieuse et souriante

Elle jouait du koto

En versant des regards tendres

Sur son beau chevalier blanc.

 

Elle venait des dieux d’or

Qui s’entouraient de parures d’encens

Sa voix tintait des clochettes d’argent

Son cœur était doux d’amour.

 

Elle cherchait des oiseaux-rêves

A poser sur ses mains

Pour les porter à ses lèvres

Et peupler ses matins.

 

Il l’a vue sur son bateau

Qui levait les yeux au ciel

En, tirant de son koto

Des accents d’arc-en-ciel.

 

°°°°°°°



24/08/2010

Ch. 27 n - Us et coutumes du Japon insolite

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 27 n - Le Japon insolite - us et coutumes.

 

Ce soir-là, nous errions très détendus après une journée fatigante mais agréable, repus de temples et bouddhas de tous genres aussi déconcertants qu’étranges.

 

Avec mon épouse, nous nous étions légèrement éloignés de notre hôtel. Notre promenade nous avait conduits dans le vieux Kyoto fait de ruelles enserrées dans des petites maisons vieillottes avec court auvent de tuile, au charme certain, discrètement éclairées de l’intérieur par des lanternes de papier-parchemin plissé.

 

Chose étonnante pour ce quartier surpeuplé dans une ville qui l’était tout autant, grouillant d’humanité interlope, ce soir-là, l’endroit était calme et désert.

 

Nous descendions la voie qui s’ouvrait devant nous, attentifs au charme exotique que révélait chaque maison, chaque fenêtre entr’ouverte sur de tout petits intérieurs, étonnamment sereins et paisibles comme si ce havre avait été épargné du vacarme ambiant.

 

Dans ce silence religieux, peut-être bordé du lointain bourdonnement du brouhaha de Kyoto, le son clair des socques de bois typiques de ceux que portent les geishas se mit à tinter dans cette atmosphère feutrée de fin de jour.

 

C’était  une maiko ou une apprentie-geisha (traduction de geisha : personne cultivée) à laquelle on exigera de passer de longues années à se pénétrer du raffinement de l’accueil dans la cérémonie du thé, l’art floral, la danse, le chant… et l’art de la conversation distinguée… même si elle devient osée quand elle sera attablée avec des convives-clients éméchés.

 

Le bruit de ses pas nous rejoignit, de plus en plus clair, de plus en plus sonore… Nous la saluâmes et elle nous répondit d’une légère inclinaison de la tête avec une grâce exquise.

 

Elle poursuivit son chemin, descendant la ruelle pour s’estomper sous l’auvent d’une maison « close ».

 

Elle était vêtue d’une robe d’un rouge éclatant. Son visage était maquillé de blanc et les lèvres vermillon ; sa coiffure était une œuvre d’art, piquée de peignes et épingles dorées et elle s’enveloppait d’une sorte d’étole de velours noir laissant apparaître sur le dos la traditionnelle large ceinture nouée très haut et retombant très bas, lui donnant cette silhouette typique que révèlent abondamment les ouvrages sur le Japon.

 

Cette apparition fugace, dans la ruelle-oasis de cet univers coloré et trépidant de Kyoto, fut comme un baume apaisant notre mental agressé depuis quelques jours par la promiscuité d’une humanité surpeuplée, pourtant si bien organisée et disciplinée.

 

{17} C’est bien cela le paradoxe de cette civilisation nouvelle, greffée d’américanisme, économiquement fort par la productivité et l’ingéniosité de ses travailleurs et chercheurs. Nous l’avons mieux réalisé lorsque nous fûmes écrasés par le gigantisme de Kobe, ville portuaire d’industrie et de chantiers navals que nous visiterons le lendemain.

 

{18} Déconcertant, ce Japon nouveau, américanisé dans l’artificiel et le gigantisme, superficiel dans ses immenses salles de « patchinko » jeu d’adresse et de hasard où des billes en dégringolant dans des chicanes déclenchent parfois des cascades de jetons monnayables ou naïf et enfantin dans ses démonstrations de « karaokés » grâce auquel chacun peut se croire la révélation du moment en s’enregistrant devant une caméra avec accompagnements et effets sonores camouflant habilement les « couacs » de l’incompétence.

 

Pourtant, sourdent doucement d’un passé grandiose mais sévère, le moindre geste, la moindre attitude reste pénétrée de cette finesse d’accueil et de déférence qui caractérisera toujours ce peuple étonnant.

 

Nostalgique de son histoire prestigieuse, empreinte de grande philosophie et de raffinement, les Japonais demeurent viscéralement attachés à leur passé bi-culturel de grandeur, de traditions et de religiosité bouddhiste-animiste.


Nous ressentirons tout cela au cours de notre voyage, affinant et amplifiant des sentiments qui étaient déjà les nôtres, en participant d’une manière habituelle à la vie de notre fils Patrick et de son épouse japonaise et en les épaulant dans leur commerce de vieilles choses et de meubles anciens qu’ils ramènent du Japon et de la Corée.

 

Nous invitons ceux qui nous lisent à visiter (sans engagement) notre magasin qui est un vrai musée de vieilles choses rapportées du Japon exposée dans un cadre vaste et original (200 m²). adresse : Schelma, chaussée de Waterloo 417 à 1050 Etterbeek - Tel : 02 346 06 40. (www.schelma.com)

Cette assistance nécessite de notre part un important effort d’étude et de documentation sur l’antiquité extrême-orientale ainsi qu’une approche sérieuse de la culture et de l’histoire de ces régions.

 

C’est bien pénétrés de cet esprit que nous nous sommes efforcés de saisir toute l’intériorité et la profondeur que ce peuple sait donner à tous ses actes, non seulement dans sa vie de tous les jours, mais aussi dans les moments qu’il réserve à la contemplation et à la prière accomplis dans la simplicité fondamentale des monastères bouddhistes. Si on n’a pas saisi ça, on n’a rien compris de ce monde aussi étrange qu’interpellant.

 

{19} Ainsi, la cérémonie du thé ou chanoyu est fondamentalement profonde dans sa simplicité et sa sérénité recueillie : c’est un partage de sentiments intérieurs avec d’autres… dans la détente de l’esprit et l’élévation simple et cordiale de la pensée en dehors d’une quelconque démarche intellectuelle ou philosophique.

 

Ce « rite » deviendra la plus ancestrale, la plus répandue et la plus traditionnelle des manifestations de l’univers non seulement nippon mais aussi coréen et chinois avec ses règles, ses maisons, son vocabulaire, sa philosophie du geste qui doit être simple et beau, sobre…empreint de chaleur accueillante…

 

Il doit créer chez les participants un climat d’accueil et de détachement des soucis quotidiens. La conversation sera brève, discrète et ne portera que sur des sujets anodins. Cette manifestation peut être suivie d’un repas de riz, de soupe, légumes, poissons… et « arrosée » d’un peu de saké chaud.

 

La préparation du thé est elle-même tout un art qui a ses maîtres et ses écoles. Il doit être battu avec un fouet en bambou jusqu’à former une surface écumeuse. Il sera crémeux et amer (koicha) ou léger (usucha). La tradition la plus répandue est celle transmise par le maître Seno Rikyû (1522-1591) qui prônera l’idéal du « wabi ».

 

Le chanoyu (cérémonie du thé) peut être considéré comme le pôle philosophique central de la culture japonaise sur lequel vinrent se greffer les autres formes de l’esthétisme tels l’art des jardins que j’ai déjà évoqué, celui de l’ikebana qui consiste à réaliser des arrangements floraux très simples mais d’une très grande valeur esthétique, la calligraphie qui a ses maîtres, ses écoles, ses techniques, sa profonde histoire qui remonte au premier millénaire, la poterie et la céramique dont la tradition est vieille de 10.000 ans et qui subira les influences des trouvailles coréennes (cuisson à grand feu) et chinoises (au plomb) pour en arriver aux techniques les plus fines du vernissage et de la peinture.

 

Ce souci de raffinement dans le geste simple, médité même, se traduira dans tous les actes de la vie courante des Japonais, ainsi lemballage des achats qui sera tout un art long à apprendre exercé par de jeunes femmes (étudiantes) à côté des caissières, rivalisant de finesse et d’adresse dans la présentation de l’objet qui vient d’être acquis.

 

Cette tradition de la présentation raffinée était une obsession dans le passé (avant l’apparition des supermarchés) à tel point que la moindre marchandise de consommation courante était toujours emballée avec art et goût et ornementée d’accessoires naturels divers : feuilles, branches, feuillage, paille…

 

C’est dans le même esprit de spiritualité animiste-bouddhiste dans la considération des choses simples qu’il faut ranger le respect du papier que l’on évitera de couper, qui est fait pour être plié suivant les règles et traditions de l’origami.

 

Dans une démarche voisine, il faut sans doute comprendre l’art patient et subtil de la teinture à la pâte des kimonos qui permet d’obtenir les plus riches couleurs. C’est un travail de longue patience effectué par des artistes talentueux comme Kako Moriguchi, pour lequel la confection d’un kimono peut prendre six mois.

 

Objet d’art, celui-là, le netsuke : le vêtement masculin ne comportant pas de poches, les objets usuels tels pipes, blagues à tabac, sceau de la signature ou boîtes à médecine (médicaments) étaient attaché à la ceinture (obi) et retenus par une sorte de bouton (netsuke en japonais). Ils devinrent vite des objets de décoration, recherchés les collectionneurs du monde entier, taillés souvent dans l’ivoire ou dans un bois précieux.

 

Raffinement aussi dans la préparation des mets fins en cuisine que notre belle-fille nous avait déjà fait apprécier, mais que nous dégusterons sur place, tels  les célèbres sushis, faits de poisson cru très frais artistement confectionné par des cuisiniers spécialisés ou les fins sashimis coupé sur le dos du poisson et présentés dans un cérémonial particulier appelé shikibocho.

 

Dans les grandes villes, nous nous étonnerons des repas au comptoir entourant un « maître-queux » de l’endroit, opérant avec art et habileté tout en veillant à ce que chacun soit continuellement approvisionné.


Nous ne dédaignerons cependant pas le bol démocratique de nouilles servi « à la sauvette » au comptoir dans une ambiance de populace pressée et interlope ou à la table de petits restaurants démocratiques paisibles et discrets.

 

{20} Avec nos compagnons de voyage, nous ne manquerons pas de participer aux festivités et attractions que le Japon offre en abondance aux touristes aussi bien folkloriques que locales.


Aussi, musique, théâtre, poésie seront aux nombreux rendez-vous que nous ménageait une ville de tradition et d’histoire tel Kyoto. Nous fûmes interloqués, décontenancés même, cependant ravis de découvrir les théâtres kabuki et nô, dépaysant par la couleur, les grondements gutturaux, les gestes démesurés et les décors simplifiés.

 

Le genre nô, plus raffiné et moins populaire déconcerte par de longues tirades, ponctuées de roulements de tambour et battements de pieds des acteurs. Les masques qu’ils portent sont des œuvres d’art et le spectacle est étrange mais envoûtant ; le sera également, celui du Bunraku (théâtre de marionnettes) où les longues envolées dramatiques accompagnées par un chœur de chanteur donnent le frisson de l’étrange.

 

Reçus abrupts et agressant, ces sons caractéristiques de l’univers sonore nippon, en s’atténuant, se convertiront en accents familiers pour s’installer en arrière-plan de mon subconscient en fond pour instruments à cordes pincées tel le koto qui est très simple : une caisse de résonance et 13 cordes en fil de soie ou nylon.


Il est long de deux mètres environ et se joue posé sur le sol, la musicienne assise en tailleur derrière. Notre belle-fille s’en sert très bien, ses parents lui ayant fait donner des cours, un peu comme chez nous le piano était enseigné aux demoiselles de bonne famille.


 

-----

20/08/2010

Ch. 27 m - Envoûtant Japon ancien.

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement.

 

-----

 

Ch. 27 m - Envoûtant Japon ancien.

 

 

{12} Après le Japon mystique, nous subîmes l’envoutement d’une culture ancienne que nous les occidentaux ne connaissons que par son caractère insolite voire folklorique … Il est nécessaire de se débarrasser de nos préjugés pour en apprécier toute la richesse et la profondeur essentiellement philosophique et religieuse … en quelque sorte, il faut changer de planète …

 

Kinkaku-ji, le pavillon d’or édifié à la fin du XIVème siècle pour le shogun Ashikaga Yoshimitsu, a brûlé en 1950, a été entièrement reconstruit identique à l’original en 1955 et redoré à la feuille d’or en 1988.  Il se miroite idéalement dans l’immense pièce d’eau qui l’entoure.

 

En fin de journée, c’est un régal de couleur quand il apparaît dans la douceur du soir, serti dans son écrin d’arbres taillés avec la délicatesse de ces orfèvres du feuillage que sont les jardiniers du site, tout en se reproduisant en frémissements vieil or à peine sensibles, sur la surface d’une eau sombre.

 

Mais que dire alors des jardins du palais Katsura, un des plus beaux endroits du monde dans la perfection des formes, dans l’harmonie des teintes (et nous n’avons pas connu les délires de l’automne) et dans les jeux qui mettent aux prises ces jongleurs de lumières, ces magiciens de l’ombre, et ces dieux du feuillage que sont ses jardiniers, merveilleux prêtres officiant sur l’autel de la beauté pure.

 

Au bord d’une étendue d’eau moirée de jade qui reflète les ombres pastel des arbres ciselés en plateaux de feuillage légèrement bombés, des lanternes de granit coiffées de leur dôme à quatre faces se terminant en boule, posées sur un socle prolongé d’un pied, s’avancent religieusement dans l’eau noire de l’étang, soutenues par quelques roches polies, dans un ballet de pierres rondes.

 

Des îles d’arbustes, façonnés en coupes d’offrandes aux dieux, découpent le bleu du ciel de taches olivâtres.

 

Les grands arbres, comme de beaux oiseaux-voiliers, étendent leurs ailes de branches taillées en symphonie vert-azur comme une invocation de moines, les mains ouvertes vers le ciel.

 

Des voiles de jardins d’or

S’ouvrent dans l’azur brillant

Des soirs clairs de ciels légers.

 

Des dentelles de soie lourde

S’allongent en nappes d’eau noire,

Des lanternes de prières

S’avancent en phares d’étangs,

Et des galets gorgés d’eau

Scintillent au soleil.

 

Des soieries jade et ombre

Se mirent dans l’eau vert sombre

Comme un manteau princier

Qu’on étend sous les pieds.

 

{13} Nara, à une demi-heure en train de Kyoto, nous faisait découvrir l’ancienne capitale du Japon avant Kyoto, et l’origine historique du bouddhisme au Japon où se retrouvent de nombreux temples et Bouddhas dont le fameux « Daibutsu » en bronze recouvert d’or (le plus grand du monde – 16,2 mètres de haut et 452 tonnes). L’empereur Shômu qui la fit ériger en 752, exigea de tous les Japonais de lui fournir tout le cuivre et l’or du pays pour sa confection.

 

Cette statue (appelée Bouddha Vairochana) trône dans le très grand Todaî-ji (traduction : grand monastère de l’est), le plus important des monastères provinciaux, datant du huitième siècle, mais souvent détruit avec sa statue et reconstruit depuis, à tel point que bien peu de choses subsistent de ces époques si ce n’est la ferveur religieuse de tout un peuple qui n’a cessé de le reconstruire.

 

La plus spectaculaire de ces interventions fut, à l’époque Kamakura (1185-1533), celle du shôgun Yoritomo qui l’avait rasé et qui ordonna au moine Chôgen de récolter les moyens de sa reconstruction en 1180 dans un style inspiré de l’Inde et de la Chine.

 

{14} Pour mieux nous pénétrer de la complexité de la religiosité japonaise, nous n’avons pas manqué de visiter le « Kasuga shrine », sanctuaire animiste familial des Fujiwara et ses innombrables lanternes de fer (pas très anciennes) mais très importantes dans la culture animiste.

 

L’ambiguité de la bi-culture nippone mérite le rappel de quelques éclaircissements. Pour des raisons philosophiques de non-violence, les bouddhistes qui se sont « insérés » très délicatement dans le tissu religieux foncièrement animiste de l’époque, ont prôné la complémentarité des deux croyances, soucieux de ce que l’une prolongeât l’autre.

 

{15} Les kamis devinrent ainsi les « protecteurs » du bouddhisme. Au départ, les temples se sont établis en prolongement des sanctuaires animistes. Certains historiens ou maîtres du shinto iront même jusqu’à prétendre que les bouddhas ne seraient finalement que la transposition, l’émanation ou même le complément des kamis.

 

Cependant, plus intellectuel, le bouddhisme devint le fondement philosophique de la pensée nippone grâce surtout au travail profond mais très altruiste et pas du tout « évangélisateur » des moines bouddhistes qui seront toujours des modèles de ce qu’il y a de plus haut dans l’idéal humain d’élévation personnelle de l’âme, sans arrière-pensée de « récupération ».

 

{16} Après 1868, le gouvernement Meiji promulgua la séparation du shintoïsme et du bouddhisme et imposa la croyance en la divinité de l’empereur. En 1871, le shintô devint religion d’état et le bouddhisme toléré comme complément à la spiritualité de chacun.

 

Il fut de plus décrété que les sanctuaires et rites nationaux seraient officialisés, que les prêtres animistes deviendraient des agents de l’état et que chaque citoyen devrait se faire enregistrer dans les sanctuaires animistes locaux comme nous le faisions par le passé dans nos paroisses.

 

Bien entendu, avec la décléricalisation, comme chez nous, ces pratiques seront remplacées, depuis la fin de la dernière guerre, par une officialisation à la commune.

 

Nous qui avons pénétré cette « bi-culture » et qui la vivons au quotidien avec la famille de notre fils aîné, en ressentons toute la valeur, la richesse et la faculté d’apporter non seulement des réponses animistes aux problèmes de la vie de tous les jours, mais également des solutions bouddhiques aux interrogations plus intellectuelles suscitées par les grands problèmes de l’existence.

 

C’est dans cet esprit que dans les foyers ont lieu les grandes réjouissances de la naissance et du mariage qui se font suivant le rite animiste alors que pour le décès, on fera appel aux bouddhistes plus compétents dans leur démarche intellectuelle de l’approche de l’au-delà.

 

Nous avons compris et vécu cela au mariage de notre fils qui, célébré suivant le rite animiste, nous a profondément marqué par sa profonde valeur symbolique, comme le seront toujours les cérémonies religieuses occidentales.

 

Les lourds jardins shintos

Se sont engrossés de fruits,

De fleurs, d’arbres en feuilles

Et de mimosas jaunes.

 

Les ventripotents kamis

De terre rouge et vernis blancs

Se sont groupés en chœur

De potiches flammées.

 

De longs oiseaux de ciel

Se sont allongés bleus

Sur l’eau de soie noire.

 

Des nuages de pivoines roses

Se sont gorgés de pulpe d’eau,

Pour abreuver les kamis-dieux.

 

 

-----

 


 

17/08/2010

Ch. 27 l - Kyoto, le Japon mystique

&q

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 27 l - Kyoto, le Japon mystique.

 

{9} Après le « pèlerinage » à un des deux chancres ouverts de de l’inconscience humaine dont il est impératif de tirer des leçons, nous nous efforcerons de pénétrer en profondeur la culture nippone pour mieux nous assimiler à notre belle-fille japonaise, ses proches et nos futurs petits-enfants.

 

Kyôto, anciennement Heian-Kyô (traduction : capitale de paix et tranquillité), ville historique-musée, haut-lieu du bouddhisme nous marquera tous de son empreinte de particulière grandeur qu’un passé de plus de mille ans (794 à 1868) de piété et ferveur bouddhique a gravée dans la matière de ses temples et statues, sous l’autorité éclairée mais absolue de l’empereur, divinité consacrée par le shintoïsme.

 

C ette dualité de croyance n’est pas facile à saisir par nos civilisations chrétiennes, cependant, il faut essayer de se pénétrer de la théologie asiatique et surtout japonaise.

 

Le Dieu unique de la Bible et du Coran à l’origine de tout, à la base de nos civilisations occidentales, provient d’une conception religieuse qui a débuté dans les populations nomades des déserts du nord-est africains, lieux tellement propice à la méditation et à un ascétisme libérateur de la pensée intérieure et profonde.

 

La pensée religieuse japonaise est davantage orientée vers l’élévation personnelle parallèlement à la vénération de forces dont il n’est pas important d’en trouver la raison si ce n’est qu’elles viennent d’un « cosmos déifié » coiffé par un empereur divinisé.

 

On comprend mieux alors la complémentarité de deux philosophies au Japon, l’une, le shintoïsme, basée sur les forces naturelles qui sont l’émanation ou le fruit de puissances inconnues et l’autre, le bouddhisme où la vénération et le culte de Bouddha, l’ex-richissime prince Siddhârta Gautama devenu mendiant à 29 ans qui a découvert le nirvana ou la vérité et le bonheur suprême … : ses adeptes le considérèrent alors comme le guide inspiré des hommes.

 

Dans ce berceau de la culture religieuse nippone que fut Kyoto, nous nous laisserons envahir par un intense désir de la pénétrer en profondeur, si faire se peut, afin d’en saisir au maximum les tenants et aboutissants.

 

{10} D’abord le château Nijō, construit un peu après 1600, par le shogun Tokugawa, avec son entrée galbée à la chinoise nous surprit par la munificence de ses décorations vieil or.

 

Je me laissai envahir par un sentiment étrange et contradictoire, à la fois de refus d’une civilisation post-féodale du culte des potentats, comme je le fus, autrefois, à Versailles pour les Bourbons, mais aussi d’admiration respectueuse pour le travail génial des artisans et ouvriers qui l’ont réalisé dans une ferveur religieuse, qu’on ne peut s’empêcher de ressentir au moindre des détails architecturaux.

 

Cette première entrée en matière dans ce monde nippon étrange, mystérieux, d’un modernisme exacerbé cependant toujours dominé par des croyances et des rites desquels nous, occidentaux chrétiens, ne parvenons pas à saisir la cohérence, la subtilité et plus encore la grandeur, fut pour moi l’objet d’une grande interpellation dans la construction de ma pensée métaphysique.

 

Envahi comme je l’ai été par le mysticisme étrange du mariage animiste de mon fils dans sa simplicité fondamentale d’appel aux forces naturelles, je ne pouvais qu’être interpellé par son complément en ferveur religieuse des bouddhistes qui sourdait de chaque pierre taillée en autel, de chaque boiserie sculptée ornée d’or ou de verni rougeâtre, de chaque Bouddha grandiose ou discret, et surtout de chaque arbre, arbrisseau ou buisson taillé pieusement comme un rite de prière.

 

{11} C’est dans cet esprit de ferveur que je pénétrai avec mes compagnons de voyage dans ce que la religiosité peut offrir de plus raffiné, de plus fondamental dans sa pure simplicité et qui est véhiculé par la pensée zen, le temple Ryoanji et son jardin de gravier blanc.

 

C’est en pèlerin que j’entrai dans cet endroit au bras de mon épouse. Une communion de pensée nous unissait. D’instinct, nous avons fait le vide intellectuel de nos cerveaux, pour ne laisser affleurer que la félicité animale des premiers âges, celle de corps détendus que le soleil couchant caresse de rayons tièdes.

 

Cette discipline de ressourcement est fondamentale dans la culture zen ; nous ne sommes probablement pas arrivés à faire ce vide de toute pensée, tellement chez nous le mécanisme cérébral de la distraction est devenu automatique et spontané, utilisant les espaces inoccupés.

 

Les membres de l’ordre soto, à genoux sur des « tatamis » de paille tressée, pratiquent cette méditation dite « zazen » pendant près d’une heure, trois ou quatre fois par jour.

 

C’est certes à mettre en parallèle avec la démarche de nos moines contemplatifs chantant les psaumes dans leurs cloîtres. Arrivent-ils cependant à cet état d’abstraction totale de la pensée ?

 

Le temple Ryoan-ji, dans sa simplicité monacale et la pureté de ses lignes dans un environnement de verdure dont la moindre branchette et la moindre pousse sont des œuvres humaines que des milliers de doigts ont façonnées en prières, restera avec le mariage animiste de notre fils un des points forts de notre « pèlerinage ».

 

Nous nous sommes promenés longuement, silencieusement dans des sentiers que respectaient les visiteurs du moment, aussi attentifs que nous à ne pas rompre l’envoûtement.

 

Notre lente promenade méditative nous amena tout naturellement devant le jardin de gravier de pierre blanche du monastère dont l’origine remonte au quinzième siècle, à l’initiative du seigneur Hosokawa Katsumoto.

 

Il s’agit d’une grande surface rectangulaire de gravier blanc, ratissée religieusement par des moines, sur lequel sont dispersés trois groupes de quinze rochers moussus. Ils sont placés là en repos du regard qui s’est saoulé de l’immensité blanche du gravier….

 

Nous nous sommes assis sur le promenoir en planches noircies pour nous laisser envahir d’une montée ineffable de calme et de détente. J’y ai retrouvé quelques moments de méditation qui avaient marqué ma jeunesse de croyant pieux, je ne pense cependant pas que j’aie atteint le mysticisme cérébral véhiculé par la pensée zen….loin de là…. pour sûr…

 

Du fond des âges

Repus dans leur caverne,

Les premiers rêveurs ont goûté

La grandeur du silence,

La paix de l’ombre,

Et la joie du repos.

 

Les dieux de la pensée

Ont offert

Aux moines des temples

Et ceux des cloîtres,

L’offertoire intérieur

De l’oblation du silence.

 

 

-----


13/08/2010

Ch. 27 k - L'importance du papier au Japon

&

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant lt;/p>

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

------

 

Ch.27 k –L’importance du papier au Japon.

 

Maintenant que j’écris ces lignes, après avoir longuement visionné et médité le film de notre voyage, je commence à mieux saisir l’importance qu’il faut accorder à une chose aussi simple, mais si fondamentale que le papier. Nous, les occidentaux, le considérons comme une matière sans valeur, méprisable, à peine digne de nous torcher, à gaspiller sans scrupule et à éliminer par sacs entiers.

 

Pour les bouddhistes et animistes du Japon, le papier est une matière noble. Il y a un art de le confectionner, patiemment, dans une prière et dans le recueillement… En Corée et en Chine aussi, il y a des secrets et un rite pour sa f abrication comme jadis pour le parchemin chez nous, mais avec en plus une sacralisation spirituelle qui en font un objet de culte.

 

A Nagasaki et Hiroshima, dans les mausolées de grande sobriété placés à peu près à l’épicentre de l’explosion nucléaire, sont attachées des milliers de bandelettes de papier qui prennent le rôle sacré du souvenir, mais aussi de la prière vers les âmes des défunts et les puissances supérieures.

 

Ce rite bouddhiste-animiste qu’il faut ranger aux côtés de l’ikebana, la taille des arbres, la calligraphie, la cérémonie du thé et autres, est une sorte d’appel au recueillement dans la profondeur d’une méditation propice à l’élévation de la pensée vers l’au-delà des croyants.

 

Il faut une longue pratique de ce type de discipline intérieure pour la dissocier de son accessoire que sont en l’occurrence les bandelettes de papier, comme le sont aussi les clochettes des temples, gongs et moulins à prières.

 

Cela m’a remis en mémoire le long bâton garni de bandelettes que l’officiant animiste faisait onduler cérémonieusement autour de mes enfants mariés pour appeler sur eux les faveurs du bonheur dans la fécondité dans le même esprit que nos prêtres encensent ceux qu’ils veulent magnifier parce que bénéficiaires d’un sacrement qui les a sanctifiés.

 

Couché sur le marbre

Le corps d’un arbre

A livré son âme au papier,

En soif d’encre et couleur,

Faim de page à magnifier

Dans la gloire et la splendeur.

 

La page frémissait de pensées,

Le pinceau caressait les signes,

Les signes s’envolaient au ciel

Et les bonzes s’inclinaient.

 

L’écriture fut oiseau

L’écriture fut roseau

L’écriture fut lumière

L’écriture fut prière

 

-----

 

 

S’il est un art japonais universellement connu c’est bien celui de l’origami ou pliage du papier. Il est devenu mondial et il y a des « artistes » qui rivalisent d’adresse et d’ingéniosité partout. En France, il y a une association des « plieurs de papiers ».

 

Il serait originaire de Chine et s’appelait janzhi et comprendrait aussi le découpage.

 

L’origami japonais viendrait d’un rite religieux, très ancien, de représentation d’une divinité dans les cérémonies Shinto

 

Le pliage le plus difficile est l’Hippocampe, mais le plus célèbre est la grue à cause d’une histoire merveilleuse mais triste d’une petite fille qui est devenue, au Japon, mais aussi dans le monde, un symbole de paix et d’entente universelle dédié à l’enfance, avenir de notre société.

 

Cette fillette japonaise fut atteinte par les rayons de la bombe atomique d’Hiroshima et est morte en 1955 à l’âge de douze ans.

 

Elle avait survécu miraculeusement et semblait en bonne santé, elle faisait même de la course à pied.

 

Elle avait deux ans quand la bombe explosa. … Elle ne fut même pas blessée, alors que ceux qui étaient à cet endroit furent presque tous tués ou gravement atteints.

 

Jusqu’en 1954, elle semblait avoir échappé aux effets de la radioactivité et menait une vie tout à fait normale jusqu’à faire du sport de compétition. Cependant, un jour, après un relais, elle ressentit les premiers effets d’un mal insidieux, la leucémie qui sommeillait sans doute en elle et auquel peu de survivants de l’explosion atomique ne réchappèrent.

 

Son état s’aggravant, elle fut forcée d’être soignée en milieu hospitalier et c’est alors qu’une amie de classe lui parla d’une ancienne légende japonaise qui racontait que celui qui confectionnait mille grues en origami verrait un vœu exaucé.

 

La petite Sadako, c’était son prénom, courageusement se mit à plier des grues en papier dans l’espoir de guérir et de recommencer son sport favori … Après une courte rémission qui lui permit de rentrer chez elle, son mal empira et elle dut retourner sur son lit d’hôpital.

 

Elle y mourut le 25 octobre 1955 à l’âge de douze ans.

 

Ses amis de classe et de sport émerveillés par son courage, non seulement finirent de plier les 1000 grues, mais amplifieront le mouvement dans toutes les écoles japonaises avec récolte de fonds pour élever une statue en mémoire de Sadako et de tous les enfants frappés par la bombe.

 

La statue, élevée bien haut dans le Parc de la Paix à Hiroshima sur un piédestal en granite, représente Sadako, en tenue de sport, tenant dans ses bras largement ouverts une grue en or.


 

-----

 


10/08/2010

Relais d'un appel du Professeur Christian de Duve

 

 

 

« Il n’est pas trop tard, mais il est temps »

Paul-Henri Spaak aux Nations Unies en 1947

et le Prix Nobel, Christian de Duve, maintenant.

_

Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité

que maudire l’obscurité (Confucius)

-

RELAIS D’UN APPEL SOLENNEL

du professeur Christian de Duve

recueilli par le journaliste-scientifique

Guy Duplat.

_

 

A ce stade de mes mémoires qui relate notre voyage au Japon, je tiens à donner au texte qui va suivre toute l’importance qu’il mérite en raison de sa signification profonde d’avertissement pour l’humanité qui non seulement manipule dangereusement les forces sous-jacentes de la matière, mais aussi ne contrôle pas la prolifération de sa population.

 

J’ai toujours eu la plus grande considération et plus grande admiration pour le professeur Christian de Duve, prix Nobel de science de 1974, que je considère comme mon principal maître à penser avec Paul Damblon, vulgarisateur érudit, penseur athée et musicien ainsi que Jean d’Ormesson, de l’Académie Française dont le livre « Presque rien sur presque tout » est le compagnon de mes nuits pensives.

 

Aussi, c’est avec la plus grande attention et le plus grand respect que j’ai lu l’entretien qui vient d’être publié dans le journal « La libre Belgique » entre l’éminent professeur et le journaliste-scientifique Guy Duplat dont j’ai toujours admiré la justesse érudite des propos et l’étendue de la culture qu’elle soit scientifique ou artistique

 

Avant de donner la relation la plus complète possible de cet entretien, je tiens à évoquer cette journée d’hommage recueilli que nous avons consacrée, avec nos compagnons de voyage de l’époque, à Nagasaki, une des deux villes anéantie par un bombardement atomique comme le fut quelques jours auparavant la ville d’Hiroshima, il y a 75 ans, apportant ainsi plus de poids à l’avertissement solennel du professeur quant aux dangers que courent la planète.

 

Unanimement, nos compagnons de l’époque et nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé historique de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et de record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la déferlante napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, donneurs de leçons que nous étions, provoquant les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.

 

Enfin, en réveillant tristement ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous las, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous las, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous las, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

-----

 

Christian de Duve, ce grand scientifique humaniste, mon maître à penser, a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique : « Génétique du péché originel » dans lequel il lance un appel solennel à l’humanité, l’avertissant que si nous ne changions pas fondamentalement nos sociétés en généralisant une limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irions vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu.

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation qui va engendrer des «événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste … »

 

Au cours de son interview le savant Prix Nobel, reprendra la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son fameux « discours de la peur » en 1947  : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps ».

 

J’avais dix-huit ans et je l’entends encore terminer son discours de cette voix de tribun qui caractérisait ses interventions ; Plus que jamais l’appel de ce visionnaire doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque.

 

Si on consulte l’abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6.793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

Comme dit le journaliste Guy Duplat, nous allons droit dans le mur …

 

Réalisant l’évolution du sentiment écologique dans nos sociétés, notre prix Nobel nous met en garde des excès d’actions anticapitalistes ou altermondialistes et constate d’autre part que l’action des dirigeants politiques ou religieux est limitée dans leur horizon et leurs moyens, leurs vues à court terme se limitant au résultat des prochaines élections. Or il faudrait une vision à 50,100 ou même 500 ans …

 

Par ailleurs, les dirigeants religieux sont « enfermés dans des carcans doctrinaux et idéologiques qui les empêchent de prôner des mesures qui seraient pourtant nécessaires même si elles sont contraires à leurs croyances ou à leurs traditions ». Avec un brin d’ironie, le professeur de Duve fera remarquer que les autorités religieuses sont traditionnellement peu préoccupées de l’avenir de ce monde-ci … : même si on a une vie difficile, elle ne sera que meilleure au ciel …

 

A la remarque du journaliste concernant un troisième obstacle : nos gènes, le savant répond qu’il est majeur … « la sélection naturelle nous a donné des gènes utiles pour la survie et la perpétuation de l’espèce choisis il y a 100.000 ou 200.000 ans quand les hommes étaient des petites bandes … ces gènes favorisent le chacun pour soi collectif, car l’égoïsme de groupe est plus rentable que l’égoïsme individuel. Cela va de pair avec une agressivité intergroupe et le sens de la bagarre … aujourd’hui, elle existe entre groupes liés par des intérêts économiques ou linguistiques … »

 

Le journaliste scientifique évoque alors ce que certains appellent en parlant de notre époque  « l’Antropocène » pour montrer que pour la première fois, l’homme joue un rôle déterminant dans la survie de la terre. Le grand savant surenchérira en proclamant que si on laisse faire la nature, cela ira de mal en pis … «  La sélection naturelle n’envisage jamais l’avenir, elle avance au jour le jour, en fonction des conditions immédiates ».

 

A la question : la science peut-elle nous sauver  … ? Le professeur de Duve répond : « Elle doit aider, je défends l’idée qu’il est bon et juste de savoir. Plus on comprend l’univers et la vie, plus on peut prendre des décisions sages … les OGM, le nucléaire, sont des applications de la science sujettes à discussions et à ce niveau, une régulation est nécessaire. »

 

Quant au rapport entre la science et l’art, le magistral scientifique précise qu’il n’est pas un grand humaniste … qu’il écoutait la musique en travaillant … mais qu’ensuite il a acheté un piano d’occasion qu’il a remplacé par un neuf quand il a reçu le prix Franqui … qu’il avait une épouse artiste qui l’a initié à l’art comme lui à la musique … L’art et la science vont souvent de pair et il cite quelques grands scientifiques qui sont aussi peintres, sculpteurs et peintre de talent et des prix Nobel tel Jacques Monod, aussi violoncelliste, le neurologue Jerry Edelman, violoniste de concert, le chimiste Manfred Eigen, pianiste de concert, le biologiste André Lwoff, peintre dont d’ailleurs le professeur possède un tableau.

 

Penseur et philosophe, ce scientifique écrivain aura cette phrase importante : « Les arts et la science sont des facettes différentes pour appréhender ce que j’ai appelé l’ultime réalité (précisant qu’il n’aimait pas employer le mot Dieu), qui a une face visible étudiée par la science et une face plus émotionnelle approchée par les arts. »

 

Quant à «  l’éthique, les scientifiques ne peuvent pas s’en détourner, Les considérations éthiques sont pour eux, particulièrement contraignantes car ils sont face à des applications qui peuvent être très importantes sur le plan économique, politique ou culturel. Mais là aussi, cela bouge. »

 

Le journaliste-scientifique Guy Duplat termine son entretien en demandant au professeur de Duve : « Quel message voudriez-vous transmettre aux jeunes ? ».


Il répond « l’avenir est entre leurs mains. Il faut juste le regarder pour en tirer des leçons pour l’avenir … Tachez de faire mieux que nous et de ne pas répéter les erreurs de vos parents … » … parlant de la Belgique il s’avouera triste de voir comment, en politique, le passionnel l’emporte sur le rationnel … et il terminera en avouant qu’il avait plus confiance dans les femmes que dans les hommes pour construite cet avenir qu’il espère, sera sage. »

 

Je terminerai cet important message qui nous met en face de nos responsabilités devant les dangers qui menacent l’humanité dans un avenir plus proche qu’on ne le croit, étant donné l’accroissement exponentiel du descendant de l’homo sapiens qui déjà maintenant sature la planète, en insistant sur ce cri d’alarme du grand savant qui tente de réveiller non seulement les consciences, mais aussi l’instinct de conservation qui devrait nous avertir d’un danger évident tellement proche de nous.

 

Nos responsables et nos dirigeants devraient agir efficacement pour trouver des solutions adéquates à la limitation des populations de notre globe qui sera difficile à mettre en place tant que les religieux qui sont les principaux moteurs de l’humanité ne comprendront pas l’urgence d’adapter leur enseignement ou doctrine à la nécessité de contrôler les naissances.

 

Il est donc urgent qu’un colloque des principaux moralisateurs de notre planète soit mis en place pour trouver un compromis d’éthique qui serait en accord avec leur doctrine.

 

Incontestablement, nous atteignons le point de saturation de notre habitat ... Les nombreux cataclysmes qui se déclenchent actuellement dans différentes régions de notre planète en sont les conséquences ...


Comme dit Guy Duplat, nous allons droit dans le mur

------------

 

06/08/2010

Ch. 27 j - Hiroshima et Nagasaki, chancres de l'humanité.

&qu

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.


Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 27 j – Hiroshima et Nagasaki, chancres de l’humanité.

 

{8} Après l’accueil des familles, une prise de contact avec les proches de notre belle-fille, le mariage religieux et les festivités qui suivirent, nous avions prévu de réserver deux semaines à une visite touristique du Japon avec ceux qui nous avaient accompagnés.

 

Dans une sorte de pèlerinage, nous avons débuté ce périple par une journée d’hommage recueilli à Nagasaki, une des deux villes martyres de l’inconscience atomique l’autre étant Hiroshima, plaies béantes de la dernière guerre mondiale, qui impressionna tout le monde.

 

Unanimement, nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons pour l’avenir de notre planète.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et ce record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la folie napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, ces donneurs de leçons, qui ont provoqué les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.


Enfin, en réveillant ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter avec tristesse de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous lassés, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous lassés, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous lassés, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

 

°°°°°

 

C’était déjà un avertissement pour les « apprentis sorciers » que nous sommes devenus … Nous jouons inconsidérément avec des forces fondamentales dont l’ampleur dépasse nos moyens de contrôle …

 

Un autre appel solennel a été lancé par le professeur Christian de Duve, grand scientifique humaniste, mon maître à penser, qui a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique, intitulé « Génétique du péché originel » dans lequel il nous avertit que si nous ne changeons pas fondamentalement nos sociétés en généralisant la limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irons vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, dans un entretien qu’il a eu avec le journaliste scientifique Guy Duplat, "si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu."

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation, proclame le savant, « qui va engendrer des événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste »… »

 

Aussi, le professeur terminera sa mise en garde, en reprenant la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son « discours de la peur » en 1947 : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps »,

 

J’avais dix-huit ans et j’entends encore le tribun terminer son appel de cette voix vibrante de prétoire qui caractérisait ses interventions et me souviens des longs applaudissements qui suivirent...

 

Plus que jamais l’appel de ce visionnaire, au lendemain de la guerre, doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque qui ne fait qu’établir un constat que tout homme sensé peut faire à la lecture des dernières données statistiques de l’évolution de la population mondiale.

 

Si nous consultons l'abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6,793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

D'autre part, les plus sérieux prévisionnistes tablent sur une capacité maximale de population mondiale sur notre planète évaluée à une petite dizaine de milliards ...


Comme dit le journaliste scientifique Guy Duplat, si nous ne faisons rien, nous allons droit dans le mur …

 

 

-----

 

Aujourd'hui, le 6 août 2010, dans tous les pays du monde, ce sera la commémoration du 65 ème anniversaire du bombardement d'Hiroshima et dans trois jours, le 9 août, celui de Nagasaki

 

-----


03/08/2010

Ch. 27 i - Festivités de mariage au Japon

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement


-----

 

Ch. 27 i - Festivités de mariage au Japon.

 

 

Après la cérémonie religieuse, qui s’était tenue au même étage dans les locaux adaptés de la « maison de mariage », mais séparés par un immense hall d’accueil, les participants se présentèrent à un comptoir de réception derrière lequel deux gentilles employées enregistraient les présents en espèce, devoir traditionnel dans ce pays, qu’elles inscrivaient avec indiscrétion et ostentation sur un beau parchemin dans le but de constituer la dot souvent importante de la famille, des amis et proches.

 

Nous nous sommes retrouvés ensuite dans une immense salle avec tout l’équipement nécessaire à la réalisation d’une très grande fête : musiciens, estrades pour les mariés accompagnés suivant la tradition de leurs témoins de mariage, balcons pour animateurs, musiciens, discours et intermèdes, jeux de lumières etc. …..

 

Le banquet dans cette salle de conception superbe, fut à la hauteur de cette journée particulièrement réussie. Coutume surprenante, même incongrue pour les occidentaux, mais qui dénote du respect animiste de la nourriture : un sac luxueux contenant tout le matériel nécessaire à la récupération des restes (très abondants) du repas était prévu sous la table devant chaque convive qui devait les emporter soigneusement.

 

Le repas était servi suivant la tradition japonaise de plats nombreux, colorés, raffinés, présentés artistiquement sur des plateaux tournants centraux disposés sur chaque table et que chaque convive orientait suivant son choix. C’est très convivial et commode !

 

Une scène était prévue où se produisaient musiciens, animateurs professionnels ou convives-amateurs tels un ex-patron de Michiko, excellent baryton, une tante dans une démonstration de danses traditionnelles qu’elle pratiquait en amateur et….. nous-mêmes, invités par le présentateur à nous produire et qui fut époustouflé par le plus anarchique des bans de l’alouette que nous avons écorchée plutôt que plumée dans une cacophonie incroyable. Je crois que les Japonais s’en souviendront longtemps comme du plus étonnant des karaokés occidentaux…

 

A souligner la beauté particulière des vêtements que les mariés enfilèrent au cours de cette journée :

 

A la cérémonie religieuse, la future épouse revêtira la tenue de mariage animiste : une robe en soie d’un blanc irréel, très sobre, décorée ton sur ton de motifs végétaux qui apparaissent en légère surbrillance. Elle porte une coiffe d’une immaculée blancheur qui lui cache toute la tête jusqu’au front et garnie à l’arrière d’un bouquet décoratif jaune-doré,. L’effet de pureté et de grâce de cet ensemble est saisissant, d’autant plus que ma belle-fille est une très jolie personne

 

Quant au futur marié, il portera, non sans fierté, le traditionnel demi-manteau (montsuki) sur une jupe-culotte à rayure (hakama) que les Japonais revêtent depuis l’époque Edo.

 

Pour la réception et au banquet, la mariée se retirera pour réapparaître somptueusement revêtue de la superbe et majestueuse robe de mariée pourpre, (Kimono) brodée de fils d’or et décorée de gracieux ibis blancs évoluant dans un décor de fleurs stylisées, vêtement également porté depuis l’époque Edo (1603-1868).

 

Le maquillage est une œuvre d’art des professionnels japonais, très sobre, faisant ressortir toute la beauté raffinée du visage féminin en faisant apparaître la douceur de l’expression du regard, souligné par de légers sourcils relevés et le mystère d’une bouche discrètement rougie que la mariée en respect des traditions de retenue des jeunes épousées s’efforcera de maintenir réservée.

 

Ses cheveux, d’un noir profond qui est le secret des coiffeurs japonais, seront montés en œuvre d’art avec peignes et longues épingles à bouts dorés.

 

Enfin, pour s’aligner sur la tradition occidentale et moderne de l’habillement nuptial, la fin du banquet se passera en apothéose, lumière éteinte pour une apparition du couple en vêtement de mariage occidental, (troisième changement de toilette) avec les artifices les plus spectaculaires pour ce genre de spectacle (jeux de lumière, musique nuptiale, enfin tout ce qu’il faut pour ajouter une (fausse) note barnumesque, héritée de l’influence américaine).

 

Cependant, détail symbolique très sympathique, les époux viendront allumer les bougies disposées au centre de chaque table… tout en saluant et remerciant chaque convives, avant d’aller découper le gâteau monumental qui trône sur la table des mariés et témoins.

 

Semeur de lumière

Au cœur de chacun

Ils se sont portés

Devant chaque table

Pour endormir la fin du jour

Dans la douceur de leur amour.


 

La journée se termina par une réception chez le parrain dentiste, suivie d’une sortie dans des bars huppés de Fukuoka bien arrosée de bonnes bières japonaises corsées ou non au saké.

 

L’ambiance devint de plus en plus joyeuse et mémorable, j’eus même l’honneur d’être embrassé sur le nez par un des convives que mon appendice nasal d’occidental obsédait.


Les jours suivant le mariage de nos enfants furent consacrés à une visite du Japon historique et typique. Le temps était merveilleux de douceur, se situant heureusement tout juste avant la période des pluies du mois de juin.

 

-----

 

 

 


30/07/2010

Ch. 27 h - Le mariage religieux au Japon

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----

 

 

Ch. h - Le mariage religieux au Japon.

 

 

{6} Ainsi que déjà signalé, la cérémonie religieuse du mariage est pour la plupart des Japonais célébrée en respectant le rite shintoïste tandis la cérémonie funéraire sera bouddhiste.

 

Les représentants les plus proches des deux familles (une dizaine de chaque côté) furent invités a pénétrer dans un lieu fort insolite pour nous, une chapelle shintoïste, située dans une « maison de mariage » devenue d’usage courant dans ce pays minutieusement organisé pour gérer un espace domestique très limité.

 

Nous sommes entrés en file indienne pour nous asseoir derrière une longue table étroite disposée de part et d’autre de la salle de manière telle que les familles se trouvassent en face l’une de l’autre et perpendiculaires à l’autel animiste très coloré, où étaient rassemblés dans un désordre du plus bel effet une représentation de produits de la nature : fruits, verdures alimentaires, fleurs….ainsi que diverses figurations des forces naturelles.

 

Sur cette table était disposé un plateau pour chaque assistant, dans lequel se trouvaient une serviette blanche et une coupelle de faïence.

 

Les futurs époux accompagnés des témoins ont suivi pour prendre place au centre de la salle, les deux couples étant placés l’un derrière l’autre, sur des sièges et devant une tablette qui supportait également les accessoires du mariage.

 

Le prêtre de ce rite animiste, revêtu de ses ornements et habits religieux, se mit à moduler une sorte de mélopée incantatoire vers les forces animistes, comme pour les appeler à féconder symboliquement le couple. Il faisait onduler en même temps une sorte de fouet fait de longues bandelettes de papier très blanc en prononçant des prières, pendant qu’une douce et harmonieuse musique, très envoûtante et mystique, nous plongeait dans un recueillement qui nous surprit mais ravit tous, croyants comme incroyants.

 

Ce fut alors que nous saisîmes en profondeur la sensibilité de l’âme japonaise et la richesse de sa culture. Le raffinement de ce peuple est tellement particulier qu’il faut avoir vécu comme nous ce partage de sentiment entre nos races, pas du tout faites pour se comprendre, autour d’un acte aussi fondamental et essentiel pour l’être humain que celui de la célébration de l’union de son couple, pour en apprécier toute la valeur symbolique.

 

Mon frère a filmé ces instants précieux et maintenant encore quand la pellicule me révèle la grandeur du moment, et que je peux apprécier et revoir en détail le recueillement « fraternel » de deux familles si éloignées l’une de l’autre, je ne peux que me laisser envahir d’un sentiment d’ineffable bonheur et de compréhension mystique.

 

Après ce qui devait être un nouvel appel aux esprits de la nature, l’officiant se tourna vers les futurs époux pour procéder aux rites du mariage.

 

Une sorte de petite coupe plate en porcelaine fut distribuée à tous les assistants par deux jeunes filles presque identiques en robe blanche et longue chevelure retenue par un nœud. Elles y versèrent un peu de vin de riz.

 

Nous avons accompli le rite avec conviction, gagné par la symbolique du geste ; les assistantes le répéteront à deux reprises, dans des coupes de formats différents.

 

Maintenant encore, je me remémore ces moments en les réservant comme essentiels dans la construction de ma pensée philosophique :

 

J’étais à quelques pas de ce prêtre, dans ces atours religieux brodés d’or, manifestement pénétré de son rôle, procédant avec une conviction respectable, à un rite jugé par nous, les occidentaux, primitif et inconcevable, exercé pourtant par un peuple intelligent et profond qui s’y soumet avec la même foi que celle nous avons en pratiquant nos propres croyances.

 

Mieux, j’ai été tellement marqué par la solennité et l’importance du moment qu’il reste gravé au plus profond de mon subconscient mystique comme ayant une valeur d’engagement moral et religieux aussi important que celui qui fut nôtre lors de notre engagement chrétien.

 

Depuis ce moment, je me suis souvent penché rétrospectivement sur le sens philosophique qu’il faut donner à ces démarches de valorisation sacrée de l’acte fondamental de formation d’un couple quel qu’en soit le rite.

 

L’organisation de la société japonaise est très déconcertante en raison des contradictions qui ne peuvent qu’interpeller les représentants de civilisations monothéistes comme les nôtres.

 

La mythologie japonaise est inhérente à sa culture et le fondement de sa philosophie. Il n’y a pas très longtemps que la provenance divine de l’empereur fut remise en question et abolie. Les souverains du japon étaient considérés comme descendants d’Amaterasu Ômikami, déesse du soleil et reine des dieux (kamis).

 

Les pratiques religieuses sont finalement un amalgame de shintoïsme, de bouddhisme, de confucianisme et même de taoïsme. Avant le bouddhisme, la religion animiste se contentait de dieux mal représentés, de dévotions à des « divinités » locales, et de rituels aux produits de la nature, comme les fruits et les plantes.

 

Le panthéon Shinto s’est donc enrichi du bouddhisme inspiré du Mahayana (grand véhicule) qui venait de l’Inde du nord par l’Afghanistan (Gandhara), le Tibet et la Chine, pour s’implanter tardivement en Corée au quatrième siècle et au Japon au sixième siècle de notre ère. Un deuxième courant de pénétration, véhiculant le Theravâda (petit véhicule ou enseignement des anciens) privilégia le reste de l’Inde, le Sri Lanka et l’Asie du sud-est.

 

Les empereurs ont renforcé ce courant bouddhiste en encourageant l’intellectualisation de la spiritualité animiste dans le Kojiki (recueil de choses anciennes) et le Nihon-Shoki ou Nihongi (chroniques du Japon). Pour pénétrer la masse animiste, les religieux bouddhistes prétendirent que les bouddhas étaient un prolongement supérieur des kamis.

 

Le shintô, qui est la « Voie des kamis (dieux) » est la religion du foyer, de la famille. Nous l’avons si bien ressenti lorsque nous fûmes reçus par le cousin, futur « témoin » de mariage », dans la pièce consacrée aux ancêtres dont les portraits couvrent les murs, autour de l’autel animiste de la famille.

 

Cette pièce d’invocations, de souvenirs mais aussi de réceptions est réservée aux grandes circonstances familiales, aux manifestations festives comme, en l’occurrence, celle de l’accueil des représentants de la future belle-famille de leur nièce dont ils avaient accepté d’être une sorte de parrain du mariage.

 

Sur les photos de famille, les parents de la mariée et nous seront placés en couple de part et d’autre des mariés encadrés des cousins-témoins qui en deviendront ainsi tout au long du mariage des acteurs essentiels mis à l’honneur.

 

Si j’accorde autant d’importance à cette journée dans un chapitre consacré aux instants de bonheur qui ont enrichi ma vie, c’est qu’elle y a une place fondamentale pour le symbolisme de ce moment de sacralisation qui marque d’une empreinte profonde la vie d’un couple et de son entourage, comme ce fut le cas, lors de mon propre mariage et celui de ma fille.

 

Cela n’empêche cependant qu’il faut relativiser les choses. L’amour prime tout : le « Grand Amour », celui qui dure une vie n’a besoin d’autre chose que d’être partagé et manifesté en permanence. Il n’est donc pas important que ce sentiment soit « officialisé » pour qu’il change de valeur : il fait partie d’une autre dimension

 

 

-----

27/07/2010

Ch. 27 g - Changer de planète !

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

-------

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

-----

 

Ch. 27 g - Changer de planète !

 

5} Notre fils aîné, Patrick épousa Michiko en mai 1993 à Fukuoka, la ville des parents de la future épouse, située dans l’île de Kyushu. Ce sera pour nous, les occidentaux, la famille et les amis qui nous avaient accompagnés l’occasion d’un étonnant séjour et d’un dépaysement total dans une civilisation surprenante faite d’ancestrales traditions nippones et de modernisme à l’américaine.

 

Nous crûmes changer de planète tellement tout nous paraissait étrange et nous en perdions tous nos repères à tel point que nous n’osions nous éloigner de l’hôtel sans accompagnateur.

 

Comme il se devait, dés notre arrivée, nous fûmes conviés à faire la connaissance d’une famille que nous ne connaissions forcément pas.

 

En premier lieu les parents de Michiko : un militaire droit comme un i, aussi souriant que discret et son épouse, avenante et bien agréable personne, très ouverte à la culture occidentale, d’un accueil chaleureux, très frustrée de ne pouvoir communiquer avec nous : nos langues sont tellement différentes, sans racines communes, tellement éloignées de notre structure verbale qu’il est difficile d’y trouver des repères mnémoniques.

 

Ma vieille mémoire s’est échinée en vain à mémoriser et prononcer d’une manière compréhensible pour les Japonais quelques mots tirés d’un petit manuel de poche pour touristes ; ce qui me rassura, c’est que mes interlocuteurs n’en sortaient pas mieux que moi, bien que plus jeunes…

 

Il y avait aussi une grand-mère souriante déformée par l’âge et pliée en deux comme toutes les vieilles Japonaises qu’on voyait trottiner allègrement, courbées presque à angle droit, le dos cassé par les tâches ménagères traditionnellement réalisées à même le sol.

 

Et puis le couple de cousins qui avaient accepté d’être parrains-témoins de mariage, coutume shintoïste (au Japon, on suit le rite shintoïste pour le mariage et le bouddhiste pour les obsèques) ; ce parrainage est lourd de responsabilités car il impose le devoir d’assister les parrainés aussi bien moralement que physiquement et financièrement.

 

Ces cousins exploitaient à Tosu (dans l’île de Kyushu) une importante clinique dentaire très moderne dont mon épouse testa l’efficacité à la suite de la perte fortuite d’un plombage, ce qui lui permit d’apprécier le confort des soins dentaires en position couchée, pratique révolutionnaire pour l’époque.

 

A ces cousins bien affables succéderont les autres membres collatéraux, aussi aimables qu’accueillants avec cette particularité bien amusante du salut de convivialité au cours duquel nous rivalisions de courbettes de plus en plus basses, chacun s’efforçant, par civilité, d’avoir le dernier mot, créant ainsi les situations acrobatiques des plus cocasses qui s’achevaient par un grand éclat rire bien sympathique.

 

Dans les jours qui suivirent, précédant le mariage, nous avons eu l’occasion de bien nous pénétrer de l’ambiance coutumière du milieu provincial de notre future belle-fille, très traditionnel et fort éloigné de celui des grandes villes comme Tokyo.

 

Nous avons eu le privilège avec Michiko, gentille cicérone, de goûter à d’insolites et merveilleux endroits comme ce petit temple, tout près de chez elle, perdu dans sa végétation exubérante, aux senteurs délicates de jasmin, dans un bourdonnement intense de vie subtile comme si les Bouddhas du petit édifice religieux murmuraient de lancinantes prières.

 

Le soir, dans notre chambre d’hôtel, le téléviseur nous faisait assister aux matchs du championnat mondial de sumo, qui se déroulait ces jours-là.

 

D’abord surpris et plutôt réprobateurs, nous finîmes par réaliser que plus qu’un sport de compétition, il s’agissait-là d’une expression de la philosophie nippone dans ses traditions et ses lois ancestrales, manifestant en quelque sorte l’exaltation de la force simple exercée suivant un rituel, dans le respect de l’autre et dans le geste fondamental comme dans la pensée zen. Il faut comprendre ça pour comprendre le Japon.

 

Nous eûmes aussi le plaisir d’être accueillis par les parents de Michiko dans leur jolie maison, entourée d’un jardin aux arbrisseaux soigneusement taillés par le papa, amateur de ces plantes artistement modelées suivant la tradition japonaise.

 

Là encore, la longue démarche sereine du jardinier qui taille les branches, avec une patience recueillie dans l’esprit de la pensée zen et dans l’amour de formes naturelles non imposées suivant des règles géométriques comme dans nos grands jardins ou nos parcs occidentaux, fait partie de traditions ancestrales propices à l’élévation intérieure.

 

Le mariage devait avoir lieu dans une immense « maison de mariage » équipée de plusieurs étages de salles conçues à cet effet. C’est impressionnant ce souci du grandiose et de la perfection du détail bien nippon.

 

Ces établissements, très importants, permettent la célébration de plusieurs cérémonies et banquets (pratiquement un par étage) dans un luxe de détail et de raffinement exceptionnels. Cette manifestation coûte très cher (10 à 15.000 euros) et les familles économisent dès la naissance, elle comprend la cérémonie religieuse shintoïste et le banquet avec animations et spectacle. (Le prochain sous-chapitre détaillera cet événement réalisé dans la plus pure des traditions japonaises).

 

 

-----