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22/07/2016

&95v Souvenirs lointains (3)

 

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Ainsi que je le relatai plus avant, j’avais trouvé palliatif à ma tristesse en imaginant de belles histoires que je pouvais vivre en rêve éveillé. --- C’est ainsi que j’imaginai que je me transposais dans le monde merveilleux des insectes, des feu-follets et des espaces azurés, en dérangeant de gigantesques flocons d’ouate éthérée. ---

Mes rêves étaient beaux et paisibles et quand je me couchais, je retrouvais le bonheur chaud de mon petit lit, bercé par le balancier de l’horloge qui scandait lentement sa lancinante mélopée dans le majestueux silence de la nuit. ---

 

Je n'avais que cinq ans

De petits yeux qui brillent,

Un besoin de maman,

Et des doigts qui frétillent.

 

Je n’avais que cinq ans,

Et des songes de peurs,

Mais des yeux souriants

Aux abeilles et aux fleurs.

 

Je n’avais que cinq ans,

Une âme de poète,

Des rêves de printemps

Et un cœur dans la tête.

 

J’ai changé la fin du dernier vers de l’original en remplaçant fête par tête. --- Camouflant la réalité par honte de mon état, je n’avais jamais voulu révéler la réalité. --- Maintenant, que je suis très vieux, nonagénaire dans trois ans, je veux donner du courage et de l’espoir à ceux qui souffrent du même complexe. --- Le récit de mon expérience de lutteur acharné, démontre que subir son sort rend malheureux et handicapant et que le courage et l’obstination est le meilleur remède à cet état de vaincu qui subit son sort et s’y enferme. ---

 

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Mon père ayant perdu son travail à la crise de 1934, une amie de ma mère, employée au service du personnel de la firme Lever frères, mondialement connue pour ses savons et produits de lessive, lui trouva un emploi comme démarcheur ce qui le contraignait à ne rentrer chez lui que le week-end. ---

Mes parents avaient trouvé une petite maison à Liège dans la province du travail de mon père, --- Il y avait un petit jardin avec une balançoire et un trou à sable, le sol étant sablonneux. --- Ce trou emballa mon imagination et mes rêves éveillés en firent le lieu de nos exploits. --- Je créai un univers de défenseurs des opprimés. ---

 

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Des cris de guerre aux cris de paix.

Des cris de flamme et cris du chant,

 C’est la rengaine des gagnants

Aux yeux d’infini et de lait.

 

D’eau de source ruisselant en joie

Sourcils dorés et nez de soie

Ils lancent leurs rires en cascades,

Pour la plus belle des aubades.

 

Notre instituteur avait consacré une après-midi de cours à nous exposer l’histoire des six cents hommes de Franchimont, commune dominant Liège, qui étaient descendus sur le camp de Charles le Téméraire et de Louis XI qui s’étaient emparés de la ville. --- Nous étions pendus à ses lèvres, tellement il racontait bien les histoires avec forces gestes et éclats de voix. ---

 

Universelle aragne

Et toi le Téméraire,

Écumant les campagnes,

Cruel dans son affaire

 

Tu fus le tortionnaire

D’un bon peuple égorgé,

 Par soudards assoiffés

De durs fers et de bières.

,

Pour venger les notables.

Vous plierez le cou

Dans mon trou de sable

Humiliés à genou.

 Charles le Téméraire portant le collier de l'ordre de la Toison d'or par Rogier van der Weyden, vers 1462. Huile sur bois, Gemäldegalerie, Berlin.v

 Charles le Téméraire portant le collier de l'ordre de la Toison d'or par Rogier van der Weyden, vers 1462. Huile sur bois, Gemäldegalerie, Berlin.

   

Pour la fête de Pâques, Maman nous préparerait un lapin qui était un met de luxe à l'époque. --- Elle l'avait acheté à un vieil homme qui élevait quelques lapins et les vendait aux voisins. --- Maman nous avait chargé, mon frère et moi, de prendre livraison de son achat. --- L'animal n'était pas tué et le sacrifice eut lieu devant nos yeux effrayés. --- Ce fut avec un bout de bois pour allumer le feu qu'il procéda au sacrifice. --- Il dut s'y prendre plusieurs fois, l'animal criait et se débattait. --- Il dût l'écarteler en étirant la nuque par les oreilles. --- Ce fut la première fois que nous avons réalisé la mort et la souffrance des suppliciés et l’impitoyable cruauté des hommes. ---

 

 Aux gibets d’enfer,

Ils sont tête en bas,

Les yeux grands ouverts

D’un trop lent trépas.

 

  Aux gibets d’enfer

Ils frôlent leur ombre

 

Dans un grand ciel sombre,

Les yeux grands ouverts.

 
 

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J'aimerais communiquer à mon lecteur cet état d'âme qui me faisait sortir de ma mélancolie. --- L'imagination et le rêve éveillé sont des moments qui surmontent la tristesse et aident trouver la force en soi.

Il est utile de développer cette faculté qui est latente en chacun de nous. --- Il faut précéder le temps en utilisant l’imaginaire qui réalise ce que la réalité ne permet pas. --- Cette faculté du cerveau, développée, apporte nous seulement l’échappatoire à une réalité déconcertante, voire malheureuse, en créant dans le subconscient les outils qui serviront inconsciemment à assister nos actions. ---

Cette faculté que j'ai développée avec mes moyens cérébraux, m'a donné la force de surmonter un destin que la maladie avait contrarié, handicapant durement mes moyens de combat. ---

Fort de l'expérience d'une existence de près de nonante ans, j'ai cru utile de communiquer avec les moyens performants de diffusion actuels, cette faculté de toujours rebondir et de vaincre le sort, générateur souvent de grands handicaps physiques, pour gagner une vie familiale chaleureuse et une réussite professionnelle permettant de trouver le bonheur sans nuage que je tiens à communiquer au plus grand nombre possible. ---

Le poème qui suit exprime succinctement en images et en quelques vers maladroits, un état d'âme comme la musique le réalise avec ses moyens sonores. ---

 

Ô, folles chevauchées !

Blancs nuages tout blancs,

Prés verts d’herbes fauchées,

Étoiles au bout du vent.

 

Je suis encore tout frêle

Tel un bouquet de prèle

Avec le cœur qui flâne

Chez mes trop lointains mânes

 

J’ai des prés verts dans l’âme,

Des myosotis bleus

Et des roses de feu,

Qu’ensemble nous semâmes

Dans mes si longs prés chauves,

Brûlés de soleil mauve.

 

 

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Commentaires

Tu témoignes de la force que donnent l'imagination, le rêve, le monde intérieur - la force du "doux rêveur".

Écrit par : Tania | 24/07/2016

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