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28/05/2016

Exister ? !!!

 

HYMNE A L’EXISTENCE

 

Merci à l’existence d’avoir été.

Merci à la matière de nous avoir précédé.

Merci à la lagune qui a favorisé la vie.

Merci à la vie d’avoir évolué.

Merci à l’évolution

D’être parvenue jusqu’à nous.

 

Merci à nos ancêtres,

Les primates du Rift Valley

D’avoir mangé de la charogne,

Au lieu des beaux fruits de leur palais,

Rougis du soleil qui cogne

Dans leur grande forêt natale,

Alanguie de touffeur équatoriale.

 

Merci d’avoir crié.

Merci d’avoir parlé.

Merci d’avoir pensé.

Merci d’avoir évolué

Et d’avoir gravé

Et dessiné dans les cavernes.

Merci à ceux qui ont écrit.

Merci à ceux qui ont compté.

Merci aux écrivains et poètes

Et à ceux qui ont imaginé.

Merci à ceux qui ont composé

La musique et les chansons.

 

Merci aux peintres

Pour les bleus, les verts et les rouges.

Qu’ils ont mélangés

 

Merci aux sculpteurs

Pour le bois, la terre, la pierre

Qu’ils ont façonnés.

Merci au forgeron et au tailleur,

Au chasseur et au pécheur,

Au maçon et au menuisier,

Au semeur et au berger.

 

   Merci au couple

      Qui m’a donné vie.

 

         Merci aux maîtres 

           Qui m'ont formé    

                                                           

      Merci au destin

       Qui m’a réalisé.

 

       Merci à ceux

      Qui m’ont révélé.

     Merci à ceux qui se sont dit

   Mes amis

  Mais le sont restés.

 

Merci surtout

Et avant tout

A celle que j’aime

Et qui m’aime

Depuis toujours.

 

-o-o-o-

 

Ce poème est un chant de reconnaissance à l’existence, il exprime le bonheur de vivre. --- Il est un immense merci à la vie : un merci d’avoir créé le bonheur, un merci d'avoir reçu la faculté d’aimer, un merci d’être ce que je suis et d’avoir été. --- Un grand merci aussi d’avoir connu l’amour : l’amour des miens, l’amour des autres, l’amour de celle que j’aime. ---

Il veut évoquer le long parcours de l’être humain depuis l’infiniment petit jusqu’à lui. --- Il veut exprimer sa gratitude au destin de l’avoir mené à ce qu’il est : l’individualité qui réalise sa condition privilégiée et peut la partager avec tous ceux qu’il rencontre. --- Tout cela ne serait rien sans EXISTER !!!

Exister, verbe fondamental qui exprime ce qui est et dans lequel nous occupons une place importante à nos yeux, cependant insignifiante dans l’absolu. ---

L’évolution nous a permis de devenir intelligent et de faire partie d’un   mécanisme qui nous dépasse et nous dépassera toujours. --- Nos savants sont interloqués et surpris de constater que les lois fondamentales qu’ils ont déterminées et qu’ils défendent sont remises en question de plus en plus face aux découvertes et à la logique de leurs calculs. --- (voir note)

Ce poème a l’intention de mettre en valeur cette complexité de l’évolution qui nous a permis de comprendre et de maîtriser la matière et créer une pensée performante que génère les sciences et les arts, grâce auxquels nous atteignons le confort matériel et intellectuel. ---

Ce poème de reconnaissance se termine en mettant en valeur la richesse d’un parcours personnel qui a permis à son acteur de profiter longuement d’une existence riche en découvertes et relations humaines de grande valeur. ---

-o-o-o-o-

 

 

NOTE : Le mécanisme fondamental de L’Univers Total est complexe et difficilement explicable avec nos moyens cérébraux. --- L’intelligence humaine sera-t-elle un jour capable de comprendre le mécanisme fondamental de ce qui est. ---

« Le principe d’incertitude d’Heisenberg » » est un des éléments troublants du mécanisme fondamental qui produit « ce qui est ». --- Nos moyens cérébraux sont limités par les moyens de la pensée, handicapée par le développement intellectuel humain d’un assemblage de cellules qui reste un « mécanisme limité », pour comprendre un Univers Total complexe. ---

Einstein aussi est resté interrogateur quand ses travaux lui ont fait constater l’inadéquation entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. ---

Ce qui peut faire supposer que notre « mécanisme cérébral » est limité par son contexte de situation de cellules évoluées à partir d’un « accident » dans notre Univers. –

-o-o-o-o-

 

 

 

 

 

 

 

12/05/2016

Poème en image

Boat_Scene_Oil_Painting.jpg

 

Mon grand bateau blanc

 

Perles d’étoiles sur l’eau,

Papillons plein les yeux.

C’est surtout ton bleu

Que je voyais sur mes plages.

Bleu d’océans avec écume

Aux lèvres d’océans

Gloutons de plage.

 

J’ai vu des rives

Qui passaient lentement

Pendant que je somnolais

Sur mon grand bateau blanc.

 

Des oiseaux d’ailes dentelées

S’éparpillaient sur fond de brume

Et les genoux de mon aimée

Pressaient au creux de mes vagues.

Montait en moi un long murmure

Dégoulinant de lèvres assoiffées

Et pesait en mon âme enfiévrée

Une mèche palpitante et dorée.

 

J’ai vu des rives

Qui passaient lentement

Pendant que je somnolais

Sur mon grand bateau blanc.

 

J’ai promené mes nuages

A coup de pinceaux tranchants. 

Je regarde mûrir mes tombes

Et déjà tes paupières tombent.

La moiteur de mes nuages

Qui sont si blancs, qui sont si gris

Font gémir, grêles et tremblants

Mes oiseaux blancs, mes oiseaux gris.

 

 J’ai vu des rives

Qui passaient lentement

Pendant que je somnolais

Sur mon grand bateau blanc.

 

Les voix sont des murmures

Qui hantent mes châteaux blancs

J’y verrai des hirondelles

Assoiffées, le long des créneaux,

Palpite leur ventre

Le long de mes désirs :

Je couvrirai l’azur

D’un long soupir d’ennui.

 

J’ai vu des rives

Qui passaient lentement

Pendant que je somnolais

Sur mon grand bateau blanc.

 

J’ai vu des pas sur le sable

Et des mouettes avec du sang.

J’ai mis les mains sur tes épaules

En entendant passer ton chant.

Les mouettes hurlaient de rage,

Lancinantes en tournoyant,

Mais ton chant faisait nuage,

Nuage tout gris, nuage tout blanc.

Mon âme devenait folle

Quand tout ce ciel perdait son sang.

 

J’ai vu des rives

Qui passaient lentement.

J’ai vu des rives

Qui fuyaient subitement.

J’ai vu des rives,

Des rives qui dérivent.

J’ai des rives, des rives

Dérivent les rives,

Pendant que je meurs

Sur mes rives

Et dérive mon grand bateau blanc.

 

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Ces vers de spleen langoureux ne sont ni joyeux ni tristes.  Ils évoquent une soirée de canicule, étendu dans la moiteur d’une nuit lourde qui s’installe, avec un verre de boisson fraîche et le souvenir des mauvais jours. --- Rien ne vaut alors le rêve qui fait planer dans des nuages blancs et des ciels bleus. --- Le spleen incite au rêve qui évade dans l’espace et imagine un bonheur que le cœur réclame. ---

 

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