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10/08/2015

L' art de vivre heureux

L’ART DE VIVRE HEUREUX MALGRÉ LES VICISSITUDES DE LA VIE

CONSEILS DICTÉS PAR L’EXPÉRIENCE D’UN VIEILLARD ALERTE DE 86 ANS

 

Je pense rendre service à ceux qui comme moi n’ont pas été épargnés par la maladie et les infirmités. … Ce mauvais sort perturba mon existence dès l’enfance. … Le lecteur intéressé trouvera ci-après des suggestions de réactions positives.

Cette étude m'a été demandée par ma fille, infirmière psychiatrique à Louvain-la-Neuve, qui a choisi de se consacrer aux exilés et étrangers en souffrance psychique, afin qu'ils trouvent dans ces conseils une manière de s'adapter et de supporter leur sort.

1. S’adapter à un régime alimentaire sévère.

Éviter de lorgner l’assiette de son voisin avec envie … au contraire, trouver dans son régime les avantages gustatifs qui s’y trouvent , … s'adapter à un menu sans sauce ou sans adjuvant qui flattent le palais, … rechercher le goût d’une nourriture sans sauce ou sans sel.

A l’âge de 9 ans, en 1938,  un empoisonnement du foie m’a imposé un régime sévère. … A cette époque, l’enfant que j’étais en a souffert, lorgnant les assiettes de mes frères. … Maintenant, par discipline alimentaire, j’y ai trouvé le plaisir de goûter l’aliment sans assaisonnements, ce qui ne m’empêche pas d’être souvent un bon convive qui aime la bonne table. … Les écarts de régime « vaccinent » l’organisme en l’exposant régulièrement à ce qui lui est néfaste.

2. Endurer une maladie grave positivement.

A l’âge de 15 ans, les privations alimentaires de la guerre, si elles ont guéri le foie,  m’ont affaibli tellement que j’en  contractai  la tuberculose, maladie très grave et contagieuse à l’époque.

Trois mois au lit, avec traitement journalier de piqures intraveineuses de calcium, pratiquée par un vieux médecin qui venait tous les jours à pied. (pas de voiture en cette période de fin de guerre).

Ensuite, quatre mois de soins dans un sanatorium belge, à Buizingen (disparu depuis, la maladie se traitant maintenant à domicile avec des antibiotiques), en attendant un transfert dans un sanatorium suisse.

Dans cet établissement, j’ai connu le pneumothorax qui se pratiquait en enfonçant régulièrement dans la poitrine du patient un trocart, pour insuffler de l’air entre les deux plèvres, afin de comprimer le poumon et ainsi  favoriser la cicatrisation des « cavernes» creusées par le bacille dit de Cock.

Je fus terriblement ébranlé par ce premier contact avec le monde de la souffrance morale et pour certains physique. … J’étais très jeune et n’avais pas acquis l’équilibre dont je jouis maintenant. … Aussi, je tiens à communiquer à  ceux qui  vivent ce genre de maladie et les contraintes qui en résultent, l’optimisme dans les moments difficiles.

J’y trouvai, cependant, les avantages pour un gosse qui n’aimait pas l’étude, de disposer de grands loisirs en lecture et en bricolage que le sanatorium s’ingéniait à alimenter en matériel de toutes sortes. … Quant à moi, je reçu le cuir et les outils nécessaires pour fabriquer de la maroquinerie (portefeuille et porte-monnaie).

 

3.  S’adapter positivement à un milieu difficile et rebutant.

Mes séjours dans un « sana » belge suivi d’un autre dans les montagnes suisses, à Montana dans le Valais,  m’ont fait subir une existence pénible avec comme fond sonore les toux interminables et les expectorations des tuberculeux dans un crachoir émaillé blanc, accompagné du bruit sinistre des couvercles se rabattant qui ponctuait le long gémissement du malade.

Un des soins imposés à celui-ci, pour aider la cicatrisation des cavernes creusées par le bacille de Cock, était, à l’époque, le pneumothorax, procédé archaïque consistant à insuffler de l’air entre les deux plèvres pour comprimer le poumon .

L’appareil est constitué d’un montage de matériel de laboratoire « bricolé » de deux cornues reliées l’une à l’autre. … A la faveur du principe des vases communicants, l’eau se trouvant dans l’une passe dans l’autre, transférant entre les deux plèvres l’air qu’il contient, au moyen d’un « trocart » relié au montage par un tube en caoutchouc.

Ce fut quand je me trouvais en sanatorium suisse, que je subi  l’intervention de la section des brides occasionnées accidentellement entre les deux plèvres par le pneumothorax.

L’opération consistait à introduire deux tubes en inox pour atteindre et couper la « bride » se trouvant dans l’espace entre les deux plèvres. … Cette intervention se pratiquait à vif avec l’appui unique d’une légère piqure de morphine.

L’un des trocarts servait à couper la bride, l’autre à voir, grâce à une sorte de périscope inversé, les brides qui empêchaient la cicatrisation et de réaliser l’opération de section de celles-ci avec un fil chauffé au rouge  (intervention remarquable pour l’époque).

Par contre le pneumothorax était un procédé archaïque consistant à insuffler de l’air entre les deux plèvres pour comprimer le poumon.

Cette période de deux ans au contact d’une humanité très diversifiée fut très pénible, mais enrichissante … L’établissement qui appartenait à l’ordre missionnaire des Spiritains, pour y soigner ses prêtres et séminaristes, était important …  L’ordre y accueillait également des « civils » qui venaient de tous les horizons.

Ce séjour forcé de deux ans fut pour moi la meilleure formation à la vie et à la connaissance intellectuelle qui soit … J’y fréquentai, aimai, admirai des êtres exceptionnels … J’ai connu l’amitié profonde et sincère de celui que j’admirais et qui devint mon premier maître à penser.

Je lui dois la réussite intellectuelle et une saine philosophie qui enrichirent ma vie et me permirent de surmonter les nombreuses épreuves et surtout m’apprirent à aimer, pardonner, rechercher la grandeur et réussir l’existence.

Il est décédé, il y a peu de temps, après avoir réussi une carrière d’indépendant qui lui permettait de trouver le temps de s’occuper de troupes scoutes de jeunes infirmes et  handicapés ainsi que de conseiller les jeunes en désarroi.

4.  Combattre le découragement occasionné par une rechute de maladie grave.

J’avais 20 ans, … rentré de Suisse depuis deux ans où je complétai mon pauvre bagage intellectuel en français par des cours que me dispensais des professeurs malades. …  J’acquis les autres connaissances en autodidacte.

Après cette période de soins médicaux de trois ans, je fus contraint au chômage. … Le contrôle se faisait chaque jour à des heures et dans des bureaux différents pour contrarier les tricheurs. … Nous étions nombreux à faire une longue file.  … C’était pénible et humiliant, les passants nous regardant avec mépris. … Le chômage était avilissant à l’époque. … Maintenant, les syndicats sont parvenus à faire supprimer ce « pointage » journalier, avec l’inconvénient de faciliter la vie des tricheurs.

Nous étions forcés d’accepter les emplois que le chômage trouvait. … En ce qui me concernait, c’était ce que je recherchais.… Après quelques mois, le bureau de placement  m’en imposa un que ma culture disparate et mon jeune âge intéressait. … C’est ainsi que je trouvai un boulot d’employé dans une société française « La Soie », qui comme son nom l’indique, vendait de la soie importée de France. … Très petite, elle ne faisait pas passer d’examen médical d’embauche.

Je n’y fis pas long feu, car après quelques mois dans cette société, je me mis à cracher du sang, signe indubitable d’une rechute. …  Le poumon droite après le gauche  était attaqué. … le médecin qui me « trouait la carcasse » toutes les semaines,  fut forcé de le faire à l’autre poumon, si bien que cette réjouissance se produisit deux fois par semaine.

Le « pneumo » comme l’appelait ceux qui le subissait, ne peut se refaire après son abandon,  les plèvres se ressoudant. …  Je subi donc cette intervention par précaution, tantôt une fois, tantôt deux fois par semaine, pendant douze ans.

Le médecin m’imposa une période de convalescence de trois ans à la maison. … Cet arrêt forcé me permit de  suivre des cours du soir dans le but d’obtenir le diplôme de comptable industriel.

Avide de connaissances, j’occupai mon temps libre, devenu abondant, en «survolant» toutes les connaissances humaines. … Cette activité passionnante pour un « intellectuel curieux »  de mon genre me permit de supporter un découragement inévitable devant un avenir si compromis (faiblesse physique et curriculum vitae de primaire).

 5. Vaincre les handicaps avec obstination et optimisme et saisir sa chance.

Après quelques tentatives réussies dans d’importantes sociétés de Bruxelles, chaque fois refoulé à un examen médical angoissant, lorsque je subissais avec terreur la radioscopie imposée aux candidats par la plupart des employeurs, révélant le « pneumo ». … En me présentant après les épreuves écrites, orales et tests psychotechniques brillamment réussis, j’avais la déconvenue habituelle d’un examen médical négatif.

La chance me sourit cependant lors d’une épreuve passée devant un médecin qui ne possédait pas d’appareil radioscopique, que je parvins à distraire pendant l’auscultation au stéthoscope, qui révélerait le poumon comprimé par le pneumo. …  Ce fut la chance de ma vie, car il me délivra un certificat attestant que je n’avais jamais été atteint d’aucunes maladies graves du genre tuberculose (sic).

C’est ainsi que j’entrai dans une société pétrolière, la  Petrofina, reprise il y a quelques années par la société française Total, intéressée par mon jeune âge et la qualité de mon diplôme de comptable que j’avais réussis brillamment, grâce à mes loisirs de malade convalescent qui avait étudié les matières avec acharnement et minutie. 

Malgré la pauvreté de mon curriculum vitae, j’y fis une carrière brillante en devenant le directeur, responsable du département administratif et chef du personnel de la société de recherches du groupe le plus important de Belgique. … Cette société de chercheurs et techniciens employait un personnel de plus de cinq cents personnes …

Ce résultat ne s’obtint que par un travail acharné prouvant que j’étais le meilleur. … La médiocrité de ma formation professionnelle et la concurrence des diplômés me contraignirent à toujours me surpasser et tenter d’être le meilleur au détriment de ma santé et de mes loisirs.

 Ma  merveilleuse épouse supporta cette longue période qui encombrait mes soirées, mes week-ends et mes vacances. …

6.  Maîtriser le stress des professions à responsabilités.

Il est essentiel pour réussir une carrière de toujours veiller à dominer le stress, celui-ci résultant des décisions à prendre qui incombent à ceux qui exercent des professions à responsabilités. … C’est ce qui m’a manqué dans ma carrière au préjudice de mon équilibre physique et nerveux qui provoqua des problèmes d’obstruction des artères cardiaques.

A 47 ans, âge critique pour beaucoup, je me réveillai, très tôt au matin, avec une douleur vive et intolérable dans la région de l’estomac. … Mon épouse, à la vue de mon état affolant, appela notre médecin qui s’amena au plus vite, soupçonnant un infarctus du myocarde. … Il me fit la piqure adéquate et  appela une ambulance qui me conduisit aux soins intensifs de la clinique Saint Jean, énorme complexe universitaire de Bruxelles.

Paradoxalement, ce fut une des périodes les plus agréables de ma vie … A part les premiers moments de la crise, je n’ai jamais souffert … Au contraire, la médication euphorisante qui est administrée, place le patient dans une sorte de halo de bonheur.

On m’installa dans une toute nouvelle unité qui traitait une douzaine de patients. … Elle était confortable et agréable, avec un local vitré d’où deux infirmières avenantes et pétulantes nous surveillaient en lorgnant des appareils de contrôle  cardiaque. … Les douze devinrent vite des copains qui créèrent une ambiance joyeuse et agréable.

J’y restai un mois pour être hors de danger et renvoyé chez moi pour une convalescence de deux mois au fauteuil en chambre avec interdiction de la quitter. …  Maintenant, on reste en clinique peu de temps et la convalescence est très rapide.

Le cardiologue me conseilla un médicament euphorisant à prendre tous les jours pour dominer le stress de ma profession, il se révéla avec le temps néfaste pour la mémoire. … Je le supprimai, après une dizaine d’années, avec aucune conséquence, mon psychique ayant profité du traitement.

J’en ai acquis une philosophie de vie qui me permet d’être heureux en permanence. … Aussi, cette manière de vivre, je la transmets au plus grand nombre afin qu’ils y trouvent comme moi le vrai et authentique bonheur.

Pourtant, je ne suis pas épargné par la souffrance physique et les handicaps : épaule gauche arthritique, hanche droite douloureuse, coussinets du genou abimés, perte de la moitié de la vue, mémoire déficiente avec confusion d’orientation (prendre la droite pour la gauche) et difficulté de calcul  et de mémoire des chiffres…  

Le cardiologue me conseilla de faire de la gymnastique avec une kiné et pratiquer le jogging pour fortifier le cœur.

7.  S’adapter à une infirmité et s’efforcer d’y trouver des avantages.

Le jogging, que je pratiquais quatre fois par semaine, me permit de trouver un cœur performant. …  Je me mis à courir les 20 km de Bruxelles dont celui du 5 juin 1983,  il faisait très chaud ce jour-là. …  La veille, je m’étais assez fatigué dans le potager de ma maison de campagne.  …  Le jour même, je commis deux erreurs, l’une de me présenter  longtemps à l’avance, pour me trouver dans les premiers et l’autre de boire très peu. … La déshydratation qui s’en suivit, a fait qu’à un kilomètre de l’arrivée, je ressenti une douleur au creux de l’estomac. … Craignant l’infarctus, je me suis précipité vers une des ambulances disposées le long du parcours. … La suite fut une succession de malchances. … La clinique universitaire Saint Luc qui avait été prévue avec le personnel adéquat fut débordée par l’afflux des déshydratés par la chaleur. …  Aussi les derniers défaillants furent-ils dirigés vers Saint Pierre, autre clinique universitaire, neutre en dépit de son nom.  

Les jeunes médecins de garde de la clinique, appelée  depuis Érasme, pris de panique et trop peu nombreux, commirent une erreur d’identification. … Mon épouse et mon fils aîné qui étaient accourus se trouvèrent devant un homme nu avec mon nom épingle au pied du lit. … « Ce n’est pas mon mari » s’est écriée ma pauvre épouse d’où grand branlebas pour corriger la méprise.

On avait changé les lits, mais pas les rapports médicaux. … Si bien que je fus soigné avec le diagnostique de l’autre patient. … « Il a beaucoup de fièvre, » prétendait un jeune carabin, se fiant au rapport d’entrée qui concernait l’autre patient. …  Mon épouse, thermomètre, qu’elle m’avait placé, en main, prouvait le contraire. …  « C’est nous qui sommes médecins », répondit le jeune médecin sans l’écouter.

Par confusion de diagnostic, on me mis sur un lit de glace pour éviter un problème cardiaque provoqué par un excès de température qui ne me concernait pas. …  La nuit que je passai sur la glace et fenêtres ouvertes provoqua un infarctus du cerveau qui me fit perdre la moitié du champs visuel et de gros problèmes de mémoire.  … L’infirmité visuelle qui m’accable, appelée hémianopsie, est très handicapante. … Les yeux n’ont rien et transmettent ce qu’ils voient, l’image s’arrête à la connexion au cerveau qui ne se fait pas … 

C’est intellectuellement très handicapant, la lecture devient difficile. … Comme un enfant, je suis un texte avec les deux doigts, l’un pour signaler la fin de ligne et l’autre pour repérer le début de la suivante. … La lecture et l’écriture deviennent vite fatigantes. … La conduite d’une voiture est devenue difficile. ... Le champ visuel droit étant absent, j’éprouve des difficultés à bifurquer vers la droite. … J’eus beaucoup d’accidents, causés par des « queues de poisson » toujours dans mon droit, évidement.

L’informatique m’a sauvé. … Je peux réduire la largeur du texte à mon champs visuel gauche et repérer la ligne avec la souris … Je peux même prétendre que j’y ai trouvé l’avantage de disposer d’un temps énorme pour écrire les « Propos d’un octogénaire » que j’ai le plaisir de présenter dans les blogs de la Libre Belgique.

La reprise du travail après trois mois d’arrêt devint pénible … Ma fonction de directeur administratif et chef du personnel sur deux sites (La PetroFina ayant décidé de créer un deuxième centre de recherches à Feluy dans le Brabant wallon) devint d’autant plus difficile que ma fonction m’obligeait à me rendre deux fois par semaine sur le second site. … Le trajet en voiture devint difficile et stressant. ... Le manque de vision à droite m’empêchait d'éviter ceux qui me faisaient des "queues de poisson". ... J'ai eu beaucoup d'accrochage, toujours dans mon droit évidemment. ...

8.  Subir une intervention chirurgical importante et ses suites avec moral et courage.

J’arrêtai mon travail stressant à Fina Research à l’âge de 56 ans sans perdre mes rentées financières, la société  complétant l’intervention de la mutuelle.

J’avais le cœur abîmé. … Aussi après un arrêt de travail d’un an, je dus subir la grave opération de pontages coronariens. … Trois chirurgiens s’y employèrent pendant pratiquement une journée, l’un pour prélever la veine de la jambe et de la cuisse droite que les deux autres devaient fixer sur le cœur pour doubler ses artères déficientes. … Cette intervention délicate se pratique sur un organe arrêté, remplacé par une machinerie remplissant la fonction absente.

Au départ,  Je fus très détendu, mes expériences antérieures m’aidant et je m’endormis tout de suite sous l’effet d’une piqure calmante. … Après l’intervention, au réveil, je crus que l’anesthésie avait échoué et que j’allais la subir éveillé. … C’était cependant terminé et les infirmières me le signalèrent. … Je fus « bloqués » par des tas d’instruments dont l’un, enfoncé dans la gorge permettait aux infirmières d’aspirer les mucosités que l’organisme rejetaient. … J’étouffais à chaque intervention.  

La convalescence fut le début d’un long calvaire d’environ trois mois. … La malchance voulut que des complications se produisirent. … Des épanchements péricardiques se produisirent .

D’autre part, les pneumothorax de ma jeunesse, ayant  soudé et durci les plèvres par endroit, rendaient la ponction du liquide difficile et les praticiens n’arrivaient pas à les éliminer. … De guerre lasse, on me renvoya chez moi, espérant qu’avec le temps, tout s’arrangerait.  

Ce ne fut pas le cas, mon état empirait. … Mon médecin se précipita chez le chirurgien en s’écriant « si vous n’intervenez pas, mon client va mourir ». … Je fus hospitalisé et un vieux chirurgien, patiemment, ponctionna les poches pendant plusieurs jours, en injectant à la place des antibiotiques jusqu’à résorption quasi totale du liquide.

Cette période pénible me fit connaître une souffrance physique intolérable qui m’avait été épargnée dans mes autres problèmes de santé. … Pendant cette période quasi insupportable, Je me suis efforcé de trouver  psychiquement les moyens de l’endurer, comme le fond les fakirs et autres acteurs de foire …  N’aimant pas me faire remarquer, je suis parvenu à ne pas exprimer cet état intolérable qui me rendaient hagard (manque de sommeil, nausées permanentes et douleur intenable aux reins) ce qui suscita l’admiration de mon entourage. 

9. Maîtriser une pudeur excessive, préjudiciable à un bon équilibre social.

Par timidité et éducation religieuse pointue, j’étais d’une pudeur excessive. … Dans ma jeunesse, me déshabiller à l’internat en dortoir commun, était compliqué tellement je voulais cacher le bas-ventre.

Ce sentiment fut corrigé magistralement par des problèmes de prostate et leur intervention chirurgicale … Hospitalisé quinze jours pour un élargissement de l’urètre par voies naturelles, j’appris alors à maîtriser  ce sentiment de pudeur excessive, l’organe étant manipulé, ausculté, traité par des infirmières aguerries

Cependant, cette période qui normalement devait être très agréable, sans souffrances et confortablement installé, avec l’entourage d’un personnel hospitalier accorte et avenant, fut contrarié par l’appréhension que j’éprouvais au souvenir de l’accident cardiaque mortel survenu à mon beau-père qui venait de subir la même intervention.

Une nuit, je dérangeai même le personnel qui vint avec l’appareillage sophistiqué adéquat pour constater que je n’avais rien, si ce n’était un léger problème de digestion.

10.  Déficiences cardiaques importantes avec placement d’un pacemaker.

A 84 ans, je fus hospitalisé en urgence, en danger mortel suite à un malaise cardiaque. … Depuis quelques temps, j’éprouvais de grosses difficultés à monter les escaliers et faire le moindre effort physique .

A la clinique, je fus pris en charge par le service de cardiologie qui fit le nécessaire pour corriger une tension tellement basse qu’elle aurait pu être mortelle … Pendant les huit jours que je fus soigné, un  cardiologue spécialisé s’employa à corriger la défaillance cardiaque, en tentant par voie sous-clavière de corriger cet état. … Il y réussit brillamment et je pus retourner chez moi.

A peine rentré de dix jours, nouvelle alerte et retour en clinique pour « objectivation d’une bradycardie, dyspnée brutale au repos, rythme cardiaque descendant  à des nadirs  de 35 minutes »  … appellation médicale sophistiquée pour définir une situation dangereuse … d’où surveillance une huitaine de jours avec décision de placer un pacemaker à double chambres … j’ai retrouvé depuis un bon rythme cardiaque et une tension parfaite …

Quatre mois plus tard, je suis retourné en clinique huit jours,  pour suivi cardiaque et recherche d’une médication adéquate, mon cœur rencontrant des problèmes importants de fonctionnement …

Je me porte bien maintenant, avec le  moral du centenaire que je veux devenir. … J’ai gardé, cependant, des difficultés de me mouvoir et un manque d’équilibre.

CONSIDÉRATIONS FINALES

J’améliore tous les jours ma condition physique en m’imposant, au lever de 7 heures, une douche glacée, suivie de la plus chaude possible.  … Ce choc thermique que je pratique, depuis trente trois ans suivi  d’une séance de mise en forme d’une heure, consistant en massages vigoureux manuel et au gant de crins ainsi qu’une gymnastique mobilisant tout le corps.

Je m’astreins aussi à une promenade journalière d’une demi-heure, difficile à cause d’un équilibre instable, d’une vision tronquée et d’une hanche droite déficiente.

Je peux affirmer que malgré une vie perturbée et difficile, j’ai trouvé le bonheur profond et le plaisir de vivre. … Mes journées (trop courtes) de 8 heures non stop me permettent d’écrire et d’enrichir mes connaissances, en alternance avec du bricolage et des activités manuelles. … Cette utilisation  de mon temps m’apporte le plaisir de la découverte et de la création. … Écrire cet essai  entretient la mémoire et maintient le cerveau performant.

Je n’ai pas parlé de certaines contrariétés physiques insignifiantes de la vie. … Les plus importantes étant celles d’un traitement d’élimination de polypes dans le gros intestin sous anesthésie locale que je pouvais diriger, ainsi qu’une intervention chirurgicale, également sous anesthésie locale sans hospitalisation pour enlèvement de tissus douteux au nez (cancer bénin).

Afin de bénéficier d’une large plage de temps pour accomplir les nombreuses activités qui me donnent la joie de vivre et le bonheur, je me suis imposé une hygiène stricte et une philosophie positive.Cette discipline de vie consiste en un régime alimentaire favorisant le transit intestinal et en apport vitaminé en mangeant beaucoup de fruits, en exercices physiques dont une promenade d’une demi-heure, en douches glacées puis brulantes et enfin en une gymnastique matinale de près d’une heure et promenade d’une demi-heure.

Je termine en signalant que je compte compléter ces activités en publiant régulièrement des études que je vais entreprendre pour aider davantage ceux qui sont éprouvés par la malchance et les épreuves, subissent le découragement et qui cherchent secours.

En voici la liste non exhaustive et dans le désordre : Le bonheur ça s’apprend – apprécier les régimes alimentaires – gérer l’exclusion des maladies contagieuses – être cardiaque – la timidité – la pudeur – la vie de couple – l’éducation des enfants – les contacts sociaux – l’art d’être grands parents – le travail professionnel et les responsabilités – les loisirs - la vieillesse – l’amour et la fidélité  - subir positivement la souffrance des êtres chers et le deuil de leurs décès -

 

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