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28/01/2011

Ch. 29.9e - Les trésors de l'existence : l'eau.

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s’avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite) créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l’ouvrage ou ailleurs

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Ch. 29.9e  -  Les trésors de l'existence : l'eau.


Après avoir évoqué les deux moyens de perception du monde extérieur que sont le toucher et la vue ... grâce auxquels  les êtres vivants prennent connaissance de la forme et de la reproduction de ce qui nous entoure par  l'image visuelle et le toucher, nous estimons qu'il est nécessaire d'en souligner l'importance ... et se laisser aller à l'enthousiasme émerveillé d'en disposer ... pour enrichir notre existence.

Ces deux facultés nous permettent de profiter de l'essentiel des satisfactions de notre courte vie ... La vue et le toucher nous situent par rapport à l'objet ... et la vue reconstitue dans le cerveau le monde extérieur en relief et en couleur ...

C'est ce qui nous permet de nous extasier sur la « beauté du monde » ... qui suscite en nous le sentiment du  sublime que nos sens livrent à notre perception cérébrale pour nous émerveiller ... et nous procurer la sensation du bonheur ...

Définition du sublime : Ce qu'il y a de plus élevé, dans l'ordre moral, esthétique, intellectuel (Grand Robert) - Très beau, très grand, très haut placé dans l'échelle des valeurs esthétiques ou morales (Hachette) - Qui est le plus élevé, en parlant de choses morales ou intellectuelles (Larousse) - Qui s'élève à une grande hauteur intellectuelle ou morale, en parlant des personnes (Littrè)

Cette précieuse faculté, le poète qui domine toujours en moi et en nous, même si nous nous en défendons, va profiter de ce chapitre pour donner libre cours à des débordements  dithyrambiques qu'il espère de bon aloi pour la magnifier, en affinant sa pensée jusqu'aux plus hauts sommets du lyrisme ...

A nos premiers géniteurs d'abord, l'eau, l'air et notre planète terre, eux qui ont engendré la vie ... avec la particularité qu'ils sont rares ou absents dans l'univers ...

A notre première mère physique d'abord, l'eau sous forme liquide : elle est sans doute très rare dans l'univers, ses conditions de liquéfaction exigeant une distance d'ensoleillement précise ... mais, c'est le milieu qui convient idéalement à la vie ...

La vie est née dans l'eau (peut-être dans des lagons tièdes) par apport des premières particules sans doute d'origine cosmique ...

La vie s'est développée dans l'eau et a créé hors de cet élément un milieu favorable à son extension sur tout le globe terrestre, c'est-à-dire, l'air, qui est maintenu dans la stratosphère par une couche d'ozone protectrice et régulatrice des retombée cosmiques ...  La terre est devenue ainsi une véritable cornue produisant la vie marine et terrestre...

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L'EAU est donc notre milieu originel, Formule chimique H2O (donc chaque molécule d'eau se compose d'un atome d'oxygène en entre deux atomes d'hydrogène) ...  C'est aussi  le principal composant de tous les organismes vivants  ... la vie s'en abreuve ... Nos ancêtres marins en proviennent ... l'eau c'est la mer, les ruisseaux, la fontaine ...

Le mot eau vient du latin aqua par passage en langue d'oc éwe, comme en Wallon, ... quant au préfixe hydro, il dérive du grec ancien  hudor ...

Le corps humain est composé à 65 % d'eau pour un adulte, à 75 % chez les nourrissons et à 94 % chez les embryons de 3 jours. Les animaux sont composés en moyenne de 60% d'eau et les végétaux à 75%. On retrouve néanmoins des extrêmes : la méduse (98%) et la graine (10%).

Le volume approximatif de toutes les réserves d'eau de la Terre est de 1 milliard 360 millions de Km³ ... dont 1 milliard 320 millions (97,2 %) dans les océans ... 25 millions dans les glaciers et calottes glaciaires ... 13 millions sont des eaux souterraines ... 250  mille se retrouvent sous forme d'eau douce dans les lacs, les mers intérieures et les fleuves ... et 13 mille sous forme de vapeur d'eau atmosphérique à un moment donné ...

Il est intéressant de signaler que le gramme a été introduit lors de la révolution française par la loi du 7 avril 1795 comme masse d'un centimètre cube d'eau à la température de 4 degré centigrade.

Un étalon en platine d'un kilogramme ainsi qu'un étalon du mètre furent déposés, le 22 juin 1799 ...  Ils devinrent ainsi les références de base du système métrique ...  On l'a appelé la triade unificatrice « décimètre-kilogramme-litre) à la base de toutes les mesures métriques  (un décimètre cube d'eau, soit le litre, étant le contenu d'un cube de dix centimètre de côté, le centimètre étant lui-même, la dixième partie du mètre qui est la quarante millième partie de la circonférence terrestre.)

La tension superficielle de l'eau ou énergie de surface est la tension qui existe à la surface de séparation de deux milieux ... c'est ce qui permet aux insectes de marcher sur l'eau  ... à la rosée de ne pas s'étaler sur les pétales des fleurs ... et explique la formation des bulles de savon ...

L'eau doit exister en abondance sous la forme de glace dans l'univers et dans d'autres galaxies parce que ses composants, l'hydrogène et l'oxygène, sont parmi les plus abondants dans l'univers ...

La distance nécessaire à maintenir une température de liquéfaction de l'eau, dépendant de son orbite autour de sa source de chaleur est tellement précise qu'il est sans doute rare de trouver les mêmes conditions dans l'Univers que celles, idéales, de notre planète terre ...

Quant à l'origine de l'eau dans l'Univers, on peut dire que l'hydrogène s'est produit très tôt dans l'Univers puisque c'est le premier atome formé  après le Big Bang ... L'oxygène, quant lui, s'est produit un peu plus tard à la suite d'une réaction de fusion thermonucléaire au sein de certaines étoiles ... Ces deux atomes se combinent au cours d'une réaction exothermique  ( qui dégage de la chaleur) pour former l'eau ...

Le point d'ébullition de l'eau, 100 degré C (appelé Celsius depuis 1948)  est élevé par rapport à un liquide de poids moléculaire égal ... Au sommet de l'Everest, l'eau bout à 68 degré C et à 100  degrés C au niveau de la mer et les eaux profondes (volcans sous-marins) peuvent atteindre des centaines de degré et rester liquide ...

C'est le frétillement des sources et la colère des torrents ... la rosée sur la fleur et la perle sur la feuille ...   la pluie au visage et le chant sur les vitres ... les nuages qui se traînent et ceux qui bourgeonnent  ... les brumes ouatées et les embruns fantômes... les papillons de neige et les flocons de soie ...  les glaciers en couteaux et les sommets azurés ... la mer bordée d'horizon et l'océan écumeux  ...

C'est elle aussi qui purifie, qui rafraîchit, qui coule, qui cascade, qui sauve, qui grossit, qui bénit, qui dort, qui stagne, qui goutte, qui inonde, qui tourbillonne, qui arrose, qui abreuve, qui lave, qui asperge, qui baptise, qui dilue, qui trempe, qui immerge, qui baigne, qui guérit, qui soigne, qui barbotte, qui jaillit, qui suinte, qui affleure, qui ondule ...

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Le chant de l'eau.

 

Pureté de l'eau

Glissant au bout des doigts

En larmes cristallines,

Perles d'argent des sources,

 

Eau de douceur,

Eau de fraîcheur

Caressant nos corps lourds,

Fatigués du jour,

 

Eau qui paresse,

Eau qui languit

Et marmonne

Dans les ruisseaux,

 

Eau de grandeur,

Eau de majesté,

Mangeuse de rivages,

Qui s'effondre en torrents

Et s'enroule en lourdes vagues

De mers et d'océans,

 

Tu es notre âme,

La source de nos vies,

La fraîcheur de nos sens,

Le satin de la nuit

Et le jour qui se mire.

 

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Et voici quelques citations « choisies » pour s'associer aux grands auteurs qui ont « joué » avec l'eau :

Il y a trois sortes d'homme politique : ceux qui troublent l'eau ; ceux qui pêchent en eau trouble ; et ceux, plus doués, qui troublent l'eau pour pêcher en eau trouble (Arthur Schnitzler, écrivain allemand ami de Sigmund Freud)

L'eau en poudre : il suffit de rajouter de l'eau pour obtenir de l'eau. (Jean Baudrillard - sociologue français)

Que vous jetiez l’océan ou un verre d'eau sur le trou d'une aiguille, il n'y passera toujours qu'une goutte d'eau. (Jules Renard)

Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de vin. (Jules Renard)

Verre d'eau : quantité de liquide dans lequel les autres se noient.  (Pierre Daninos)

Consommée avec modération, l'eau ne peut pas faire de mal. (Mark Twain)

A l'échelle cosmique, l'eau liquide est plus rare que l'or.  (Hubert Reeves)

Il vaut mieux mendier du pain sur terre que de l'eau en enfer.  (Saint Luc)

La vie,  comme l'eau de mer, ne s'adoucit qu'en s'élevant vers le ciel. (Alfred de Musset)

Le vin,  c'est la lumière du soleil captive dans l'eau. (Galilée)

L'ami est plus nécessaire que le feu et l'eau.  (Cicéron)

Être jardinier, c'est être comme le Bon Dieu, c'est donner vie et beauté avec de la terre, de l'eau et des graines.  (Jean Chalon)

 

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Je ne voudrais pas terminer sans me faire, une fois de plus, l'écho de l'avertissement que lance le professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, dans son livre : « Génétique du péché originel  -  le poids du passé sur l'avenir de la vie » en reproduisant les « bandeaux »qu'il y met en exergue ...

 

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

 

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l'essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l'avenir de l'humanité, d'adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d'une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète ... au détriment d'un confort à rééduquer ...

Solennellement et étant donné l'audience essentielle qu'elles ont sur l'humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu'elles revoient « leur fonds de commerce » dans un sens plus conforme aux réalités futures afin d'éviter « une sélection naturelle » par le massacre des plus faibles ...

 

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21/01/2011

Ch. 29.9d - Nos moyens sensoriels : La vue.

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

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Nos moyens sensoriels : La vue.

 

La vue est le plus important de nos sens … C’est la fenêtre de notre merveilleuse entité organisée pour être indépendante … Elle nous procure les plus grandes joies, tellement elle est capable de transmettre à notre cerveau des signes lui permettant de décoder une infinité de sentiments ressentis à la perception de formes et de nuances qu’en se décomposant la lumière nous transmet …

La perception des formes et des couleurs est très rudimentaires chez la plupart des êtres vivants … Elle ne s’est développée qu’en raison de la nécessité … les mammifères les plus évolués eux-mêmes n’en sont que pauvrement pourvu de cette faculté que l’humain, lui, a développée avec l’évolution de son cerveau…

En réalité, les couleurs, les formes, les reliefs et les contours parviennent à notre cerveau sous la forme de photons qui proviennent de leur source, le soleil ou l’électricité, que notre œil reçoit, et que les cellules cérébrales de la vision décodent en « images avec le relief et les couleurs »

Les photons (du génitif grec photos, lumière) est la particule qui compose les ondes électromagnétiques, des ondes radio aux ondes gamma en passant par la lumière visible. … Le soleil est un émetteur de photons-lumière et de chaleur … Il rend possible la vie sur terre …

L’ombre est un phénomène résultant du placement de l’émetteur (le soleil) par rapport au récepteur (nous) … la source lumineuse est coupée par un corps quelconque qui lui fait obstacle …, et projette son « ombre » suivant son placement par rapport à cet émetteur … la forme et la taille de l’ombre dépendent géométriquement du placement des trois (l’objet, l’œil et la source lumineuse)

Les artistes-peintres en font leur principal argument de suggestion du relief … sans l’ombre et la perspective, ils ne pourraient nous « suggérer » la réalité de ce que perçoit notre œil … Les « primitifs» ont mis beaucoup de temps avant de maîtriser cette technique …

On peut finalement dire que tout est illusion … Si nous consultons nos dictionnaires, ils la définiront ainsi : … Interprétation erronée d'une donnée sensorielle. (Larousse) … Erreur qui semble se jouer de nos sens, les tromper. (Littré) … Erreur de perception causée par une fausse apparence (Robert) …Perception erronée due à une apparence trompeuse (Hachette).

Ce sont nos sens qui nous permettent de percevoir toutes les données de notre environnement.

Nous sommes un performant décodeur de signaux ondulatoires émis par rayonnement électromagnétique dont le vecteur est le photon, particule dépourvue de masse.

Le crayon que je tiens dans ma main et que j’ai posé sur sa pointe existe parce que mes doigts par le toucher en perçoivent la forme et le volume et que mes yeux transmettent à mon cerveau son image et en décodant la longueur d’onde, exprimée en nanomètres (milliardième partie du mètres), véhiculant l’énergie particulière d’une couleur, me permet de distinguer la nuance voulue par son fabricant.

C’est depuis 1920 qu’on sait que la lumière est une particule qu’on a appelée photon et que la différence entre les couleurs provient de la quantité d’énergie que ce photon véhicule.

Cette énergie s’exprime par une onde dont la longueur se mesure en nanomètres (la milliardième partie du mètre).  Ainsi le plus haut, le rouge mesure entre 625 et 740 nanomètres et le violet au bas de l’échelle entre 380 et 446.

Nos yeux, par l’apprentissage qui augmente les fonctions cérébrales surtout pendant les vingt à vingt-cinq premières années de la vie, sont capables de distinguer  des millions de nuances… (sic !) résultant des combinaisons infinies que révèlent les colorimètres …

Cette faculté est un des avantages de l’homme civilisé qui a développé au maximum les nuances grâce à ses progrès dans la chimie des couleurs et dans le domaine des spectrographes - appareil servant à étudier la décomposition (spectre) d’un rayonnement. Il est certain que les populations aux civilisations moins évoluées n’ont pas les mêmes capacités de perception et que les artistes et les professionnels des teintes en sont spécialement doués …

Dés que l’homme s’est mis à penser, il a tenté de reproduire ce que ses yeux transmettaient à son cerveau … d’abord par le dessin gravé qui reproduisait, dans un but incantatoire, les contours des êtres qu’il craignait le plus ou qui le nourrissaient …

Ces « signes » devinrent très rapidement des moyens de communication qui rappelaient par leur tracé simplifié les objets ou mouvements que l’on voulait définir …

Les cris et les grognements se transformèrent en paroles et en langage avec le développement du larynx et du pharynx pour atteindre la qualité de modulation des sons atteinte par les plus grands chanteurs et les plus douées des cantatrices.

L’écriture « alphabétique » pour reproduire ce langage, s’imposa d’elle-même par tradition, (sauf en Chine, au Japon et en Corée), avec les progrès du langage et du vocabulaire usuel, d’abord concret ensuite abstrait pour exprimer la pensée littéraire, philosophique et technique.

En Corée, sous le règne du roi Taï-Djong (au 14 ème siècle) non seulement fut utilisée l'imprimerie à caractères mobiles mais également l'alphabet coréen qui simplifiait l'enseignement de la langue et son impression en remplaçant les difficiles écritures idéographiques chinoises ou japonaises qui restèrent utilisées par les intellectuels.

On nous enseigne que c'est Gutenberg qui inventa les caractères typographiques mobiles et l'imprimerie (entre 1397 et 1400) alors qu'il est certain que les Coréens avaient fabriqué des planches gravées près de deux cents ans avant lui - ( Nous en avons détenu au début de notre commerce d'antiquités coréennes de très belles, sans doute moins anciennes) - de même que les caractères interchangeables en métal.

Les chinois et les japonais ont fait de la calligraphie un art, avec ses maîtres, ses traditions, ses rites et ses instruments de base (les quatre trésors du lettré) : l’encre et la pierre à encre, le pinceau et les supports (bambou, soie, papier artisanal …)

Les progrès de tout ce qui entoure cette faculté de l’écriture permet à mon entité indépendante de créer des «textes» qui seront éventuellement transmis et qui peut-être persisteront dans le temps.

L’essai que j’écris, quant à lui, fait appel à des concepts immatériels de pensée qui sont purement cérébraux puisqu’ils proviennent de supputations personnelles, elle-même inspirées de notes ou connaissances antérieures et qui pourront être divulguées.

Cependant leur pérennité est subordonnée à la durée d’une part de son support matériel (le papier) ou peut-être d’une volonté de divulgation plus large par reproduction (journal, revues, livres, supports magnétiques, la toile d’Internet etc.)

Ces références éparses, mais de plus en plus accessibles permettent d’alimenter les « nouveaux découvreurs », surtout maintenant que l’accès, le stockage et le triage en sont facilités par des outils performant à la portée des spécialistes et même d’à peu prés tout le monde.

A propos de l’illusion, voir, ci-après, l’énoncé du cyberneticien Heinz von Foerster (1911-2002) que Jean Guitton, Igor et Grichka Bogdanov ont reproduit dans leur livre : « Dieu et la Science – pages 179/180 » qui précise bien ce que nous venons d’énoncer :

« Notre faculté de voir dépend de la rétine qui absorbe la lumière du monde extérieur, puis transmet des signaux au cerveau.  Ce même schéma s’applique d’ailleurs à toutes nos perceptions sensorielles. La rétine ne perçoit pas la couleur, elle est  aveugle à la qualité de la stimulation et n’est sensible qu’à sa quantité. Cela ne devrait  pas constituer une surprise, ajoute Von Foerster, car en fait il n’y a ni lumière ni couleur en soi : il y a seulement des ondes électromagnétiques.  De  même, il n’y a ni sons ni musique : seulement des variations momentanées de la pression de l’air sur nos tympans.  Il n’y a pas de chaud, pas de froid : seulement des molécules en mouvement avec plus ou moins d’énergie cinétique, et ainsi de suite. »

En réalité ce que l’on croit être là, n’est véritablement pas là

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MELODIE DE L’ILLUSION.

 

Le réel est en conflit

Dans son duel de l’espace

Avec celui de son lit

Qui lui cédera sa place.

 

Le réel épris de temps

S’est bercé d’émotion

A la faveur du printemps

Qui portait son action.

 

Le réel n’est pas fidèle,

C’est l’amant aux fleurs fanées

Recueilli devant la stèle

Des passions délaissées.

 

Le réel se joue de nous,

Car il nous promet le ciel

Quand nous sommes à genoux,

Attendant son arc-en-ciel.

 

Le réel c’est l’illusion

Qui nous trompe depuis toujours

Quand on fait miroiter l’amour,

En fruit de nos évasions.

 

Le réel c’est l’illusion

Des âmes tronquées d’espoir

Qui épient dans un miroir

Leur ferveur en éclosion.

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Dans mon prochain billet, je me ferai un plaisir de livrer à ceux qui me lisent « un bouquet fantaisiste » de considérations évocatrices des joies et bonheurs que nous procurent ce sens merveilleux de la vue qui transmet à notre cerveau ce que la lumière et le soleil nous livrent à chaque instant pour le bonheur de notre âme.


L'œuvre d'art n'est pas le reflet, l'image du monde; mais elle est à l'image du monde. (Eugène Ionesco)

Nous nous promenons entre des ombres, ombre nous-mêmes pour les autres et pour nous. (Diderot)

Chacun est l'ombre de tous. (Paul Éluard)

Le jour, c'est la vie des êtres, mais la nuit, c'est la vie des choses. (Alphonse Daudet)

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière. (Edmond Rostand)

Il y a trois sortes de témoins. Celui qui a bien vu mais doute de ce qu'il a vu. Celui qui a mal vu et croit avoir bien vu.Celui qui n'a rien vu et jure avoir tout vu. (André Prévôt)

La ville permet de voir sans être vu et d'être vu sans voir. (Serge Daney)

Pour juger le monde, il faut le voir de loin et l'avoir beaucoup vu de près. (François de la Rochefoucauld)

L'infini fait autant de peur à notre vue qu'il plaît à notre âme (Madame de Staël)

La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit. (Oscar Wilde)

J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer (Michel-Ange)

J'ai pleuré parce que je n'avais pas de souliers, jusqu'au jour où j'ai vu quelqu'un qui n'avait pas de pieds. (Helen Keller)

 

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Je ne voudrais pas terminer sans me faire, une fois de plus, l’écho de l’avertissement que lance le professeur Christian de Duve, prix Nobel de médecine, dans son livre : « Génétique du péché originel - le poids du passé sur l’avenir de la vie » en reproduisant les « bandeaux »qu’il y met en exergue …

 

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L’histoire de l’humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l’humanité va au –devant d’épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l’intérieur des groupes et l’hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n’a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l’avenir. »

« Le péché originel n’est autre que la faille inscrite dans les gènes humains par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l’égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d’agir contre la sélection naturelle. »

 

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Autrement dit pour simplifier et dans les principales lignes, afin de livrer l’essentiel des recommandations du professeur (quatrième partie de son livre), il est urgent pour sauvegarder l’avenir de l’humanité, d’adopter une politique contraignante de limitation des naissances et d’une juste répartition du potentiel des « ressources » de notre planète … au détriment d’un confort à rééduquer …

Solennellement et étant donné l’audience essentielle qu’elles ont sur l’humanité, il fait appel aux religions et plus particulièrement à celles du « livre » pour qu’elles revoient « leur fonds de commerce » dans un sens plus conforme aux réalités futures afin d’éviter « une sélection naturelle » par le massacre des plus faibles …

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14/01/2011

Ch. 29.9c - Nos moyens sensoriels : le toucher.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens à soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

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Ch. 29.9c - Nos moyens sensoriels : le toucher.

 

Dans mon « billet » précédent, j’ai complété mon étude en « scrutant » les brumes épaisses du passé, pour y «deviner » les mécanismes qui se sont mis en place afin d’arriver au stade actuel de l’évolution de l’homme dans son milieu terrestre …

A partir de la première cellule, ou de sa première combinaison chimique, la nature a évolué jusqu’aux premiers mammifères (les porteurs de mamelles) avec gestation d’un « petit » qu’ils nourrissent et élèvent jusqu’à l’autonomie.

Notre « mère nature », comme l’appelle certains, a inventé le quadrupède, conçu pour se déplacer rapidement sur son support naturel, le sol … De certains de ceux-ci, l’homme en a fait, par domestication, un auxiliaire indispensable a son confort et au progrès de ses conditions de vie.

Tous les organes sensoriels de ce « frère animal », puisque nous sommes aussi un mammifère, s’adapteront par sélection à des fonctions d’assistance dans nos besoins d’alimentation et de défense.

Ses « cinq sens » (Le toucher, la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe) s’adapteront à cette nécessité d’évoluer en se transformant, selon la loi fondamentale d’échange et de conservation de la matière, régissant tous les êtres vivants, énoncée par Antoine Lavoisier, en 1630… qu’il avait reprise lui-même d’Anaxagore de Clazomène (cinquième siècle avant J.-C.) vulgarisée et condensée depuis en : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme »

Une fois de plus, plongeons-nous dans les « obscurités » du passé pour y retrouver ces premiers « frères » ou « cousins » de l’homme actuel … et analyser les « portes » d’accès au monde de son environnement …

Nous remonterons très loin, à l’époque de l’East Side Story, il y a sept millions d’années (Théorie d’Yves Coppens), quand les ancêtres primates se sont retrouvés en terrains découverts et la proie des fauves … Ils se sont redressés pour surveiller leurs prédateurs ou repérer le vol des charognards au-dessus des restes abandonnés par les carnivores.

Selon Le professeur de Duve, malgré Toumaï, découvert en 2001, dans une région du Tchad, donc loin de la grande vallée du Rift, cette événement n’enlève rien à la théorie d’Yves Coppens. A part cette exception, tous les vestiges préhumains ont été trouvés dans cette vallée « cette partie du monde apparaît jusqu’à preuve du contraire comme le lieu de naissance de notre espèce, déclare le professeur page 124 de son livre »

Comme nous l’avons démontré par ailleurs, cet isolement accidentel fut la première circonstance qui favorisa l’intelligence … La suivante fut l’association en petits groupes pour s’approprier les carcasses et ensuite chasser eux-mêmes les jeunes et les bêtes blessées … Cette nourriture fraîche et abondante leur donna une meilleure santé et des loisirs qu’ils mettront à profit pour « rêver » et former les premières pensées cohérentes , … émettre des grognements de satisfaction, … et des sons, primitivement modulés en complaintes … joyeuses ou … langoureuses …

Lors du rut, ces grognements devinrent de longs rugissements amoureux avec battements des poings sur la poitrine pour séduire les femelles … et éloigner les concurrents …

Le toucher de leurs doigts se sont affinés leur permettant, à tâtons, de s’orienter la nuit ou dans les grottes … leurs doigts se sont développés et assouplis jusqu’à la dextérité actuelle des prestidigitateurs ou des musiciens …

Le toucher est le principal vecteur des facultés de reconnaissance du monde extérieur par les êtres vivants.

La somesthésie (sensibilité du corps) est l’appellation scientifique des systèmes sensoriels fondamentaux des organismes vivants … Les premiers organismes vivants les plus simples étaient déjà pourvu de capteurs se traduisant en réflexes d’absorption de matières nutritives ou de retrait au contact d’un obstacle …

La somesthésie est le premier système à être fonctionnel au cours de la vie fœtale. Le développement des différents récepteurs commence dès la 7e semaine de gestation dans la région péri-buccale, il est achevé pour l'ensemble de la surface cutanée et muqueuse à la 20e semaine, selon une progression céphalo-caudale. Les ganglions rachidiens et les faisceaux, gracile et cunéiforme, se développent à partir de la 8e semaine, le noyau cunéiforme à partir de la 9e semaine. Le système  somatosensoriel devient alors progressivement fonctionnel à partir du 3e mois de gestation.

Quels en sont les récepteurs ? ... ce sont des neurones sensitifs périphériques dont le corps cellulaire est chez l'homme situé dans les ganglions spinaux ou rachidien (noyau ovoïde situé sur la racine sensitive dorsale du nerf rachidien) ... les corps cellulaires des neurones présents dans le ganglion spinal sont ceux des neurones de sensibilité (tact, douleur, viscères, muscle et tendons) ... Le ganglion spinal relie la racine dorsale à la moelle épinière ...

Ces récepteurs spécialisés sont les suivants :

Douleur (nocirépteurs)  -  Chaleur et froid (thermocécepteurs)  -  Pression légère à la base de l'épiderme (disque de Merkel)  -  Mouvement des poils (autour des follicules pileux)  -  Pression légère, toucher discriminant, vibration de basse fréquence, localisés dans la peau glabre , surtout les lèvres, les mamelons, les  organes génitaux externes, le bout des doigts et des paupières (corpuscules de Meissner)  -  Localisé dans le tissu conjonctif  des muqueuses et de la peau glabre près des orifices comme les lèvres (corpuscule de Krause)  - Pression intense, vibrations de haute fréquence, localisés dans les tissus sous-cutanés, périostes, mésentère, tendons, ligaments, capsules articulaires (corpuscule de Pacini)  -  Pression intense et étirement, localisé dans la profondeur du derme, hypoderme et la capsule articulaire (corpuscule de Ruffini)  - Étirement des muscles  localisés dans les muscles (fuseau neuromusculaire)   -  Étirement des tendons localisés dans les tendons (fuseau neurotendineux). Les stimuli détectés par les récepteurs somesthésiques sont ensuite transmis par les nerfs dans la moelle épinière, le tronc cérébral  jusqu'au  cerveau ... qui traduit les messages en sentiments de douleur, plaisir, peur ... ou détente ...

Réception des messages somesthésiques  -  (Fonctions essentielles pour la survie des mammifères. Les signaux somesthésiques sont traités à tous les niveaux du système nerveux :  Moelle épinière (connexion avec les nerfs moteurs)  -  Substance réticulée mésencéphalique (attention lors de la détection de stimuli corporels)  -  Thalamus (premiers traitements cognitifs et distribution des informations dans le cerveau)  -  Hypothalamus (intégration des stimulis somatosensoriels dans le contrôle neuroendocrinien et hormonal)  -  Système limbique (intégration des stimulis somatosensoriels dans les émotions)  -  Cervelet (intégration des stimuli somatosensoriel dans le contrôle de l'équilibre et de la motricité)  -  Cortex cérébral (traitement conscient des informations tactiles dans l'homoncule sensitif)

Ces nombreux et différents traitements sont à l'origine des différentes sensations corporelles et de plusieurs fonctions spécialisées détectées par : Baroception,(pression artérielle)  -   Viscéroception (état des viscères)  -  Proprioception  (position des articulations et de corps)  -  Kinesthésie ( mouvement des articulations)  -  Thermoception (chaleur et froid)  -  Nociception (altération d'un tissu de l'organisme)  -  Tact  (stimulation de la peau).

 

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Je me suis plu à « débobiner » toutes ces techniques « rébarbatives » et ce langage spécialisé utilisé par les professionnels pour bien disséquer cet étonnant complexe neuronal constituant notre mécanisme psychique, et de mieux en faire ressortir l’immense complexité … qui se traduit en fin de compte par : La douleur, les réflexes de protection, le sentiment d’inconfort, les cris ou sursauts de peur ou de saisissement, les gémissements de souffrance … le désespoir, l’ennui, la crainte, la haine, l’envie et la jalousie …

Ces différentes informations que j’ai sélectionnées dans l’abondante documentation dont on dispose actuellement, démontrent à suffisance l’étonnante complexité du mécanisme neuronal de l’homme, mammifères intelligent très évolué, ayant atteint un niveau de développement de ses neurones tel qu’il devrait être capable de s’adapter harmonieusement à ses conditions d’époque et de milieu … caractérisées par des contraintes de vie sociale solidaire … de travail … d’éducation de sa progéniture… de l’organisation harmonieuse de ses loisirs … et de son plaisir … dans la perspective d’un futur à construire obligatoirement en tenant compte des limites démographiques de sa planète.

Nous sommes loin de ce schéma idyllique, tant s’en faut, aussi est-il important qu’une fois de plus on rappelle l’avertissement du Professeur de Duve, dans son livre : « Génétique du péché originel – le poids du passé sur l’avenir de la vie »

Ci-dessous bandeaux que le professeur a mis en exergue dans deux importants chapitres de son ouvrage, sorte de testament philosophique de celui qui est un des plus grands penseurs de notre époque, prix Nobel de médecine …

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L’histoire de l’humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l’humanité va au –devant d’épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l’intérieur des groupes et l’hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n’a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l’avenir. »

« Le péché originel n’est autre que la faille inscrite dans les gènes humains par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l’égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d’agir contre la sélection naturelle. »

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Pour terminer, je vais avec plaisir, livrer quelques citations de personnages célèbres, concernant le « toucher » cette faculté merveilleuse qui rend la vie de nos « frères aveugles » plus supportable.

« Les mains sur la peau touchent l'âme à vif. » Christian Bobin

« La caresse recrée l'être qu'elle caresse. » Jean-Paul Sartre

« Faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur. » Confucius

« … les vieillard ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d’une femme ou la joue d’un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort. »  Maurice Maeterlinck

« … qu’est-ce donc qu’être une couleur ? C’est le toucher de la pupille, la musique du sourd-muet, la parole des ténèbres. » Orhan Pamuk

« Souvent, toucher, effleurer même vaut mieux que parler » Erik Orsenna

« La beauté touche les sens et le beau touche l’âme » Joseph Joubert

« Le sublime touche, le beau charme » Emmanuel Kant

« On dit souvent, et d’une manière bien vague, que toutes les sensations peuvent se réduire à celles du toucher, sens général répandu dans toutes les parties où viennent aboutir les extrémités nerveuses qui sont censées rayonner du cerveau comme de leur centre unique » Maine de Biran

« Mais rien ne remplace le toucher, la palpation, la main qui passe dans les plis et replis d’un quartier comme ceux d’un velours » Jules Romains

« Le toucher des vertébrés, source de références spatiales (…) apparaît comme extrêmement subtil. A l’inverse de la vision dont la perception est d’abord synthétique, le toucher analyse, recrée les volumes à partir du déplacement de la main et des doigts, dans un couple tact-mouvement qui intègre le toucher au domaine accessible à la perception figurative. » A. Leroi-Gourhan

 

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07/01/2011

29.9b - Habileté manuelle et outil

 


Ch. 29.9b  - Habileté manuelle et outil.

 

Essayons de nous imaginer nos ancêtres, les premiers hominiens, ceux qui ont commencé à se situer ... qui ont adopté la position debout pour dominer les savanes ... mais surtout pour se servir de leurs bras pour emporter ce qu'ils chapardaient aux fauves ...

Vraisemblablement, ce fut la première étape vers l'habileté manuelle ... Les doigts des primates, assurés par le pouce, ne servaient qu'à s'agripper aux branches ... Lors de leurs déplacements au sol, ils utilisaient les quatre membres en s'appuyant à l'avant sur les poings refermés ...

La température élevée de leur biotope africain était très supportable à cause de l'épais écran de feuillage qui les protégeait des ardeurs du soleil. Aussi dès qu'ils perdirent cette protection d'arboricole, à la suite de bouleversements climatiques, les isolant dans les savanes, furent-ils contraints de modifier leur mode de locomotion pour s'adapter à une situation nouvelle qui les exposait davantage à leurs prédateurs carnivores habituels.

La position debout, courbée d'abord, droite ensuite pour dominer les hautes herbes, afin de repérer cet ennemi,  fut un facteur essentiel de leur évolution vers la bipédie ... et ... l'intelligence ...

Leurs bras et leurs poings fermés qui faisaient leurs pattes avant, devinrent, dans la position debout, des auxiliaires indispensables à leur évolution vers l'habileté manuelle. En développant leurs doigts, leurs descendants atteindront la virtuosité dont font preuve les pianistes actuels.

Les frugivores-insectivores qu'ils étaient, ne survécurent qu'en adaptant leurs estomacs à une nourriture avariée qu'ils chapardaient aux charognards, mieux armés qu'eux pour se défendre et éloigner les concurrents ...

Il est important de bien souligner cette période primordiale de l'évolution de nos ancêtres vers l'intelligence ... Ils ne furent vraisemblablement qu'un tout petit nombre à survivre dans ces conditions défavorables ...

On verra, dans la suite de mon exposé, que si nous sommes là, c'est à la faveur d'une quantité de facteurs de chance tellement minimes qu'ils frisent l'invraisemblable ...

Si nous sommes là, jusqu'à menacer les autres règnes, c'est bien parce que cette poignée d'anthropoïdes a surmonté « miraculeusement » tous les handicaps qui devaient normalement les éliminer ...

Cette période difficile d'adaptation a duré tellement longtemps qu'elle se perd dans les brumes lointaines du passé ... les trois à quatre mille ans qui ont permis à l'espèce humaine d'atteindre son apogée actuelle ne sont rien par rapport à cette longue gestation de notre race...

Rappelons le tableau du professeur de Duve, nous n'étions que deux à trois mille, il y a 500.000 ans, quand les Cro-Magnon se sont séparés des Néandertaliens qui ont disparus ... L'intelligence de nos ancêtres était pourtant déjà très développée ainsi que leur habilité manuelle ...

On imagine alors ce que Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), il y a 7 millions d'année (à l'époque de l'East Side Story de Yves Coppens) dont on a découvert le crâne fossile au Tchad en 2001 et ses descendants ont dû subir comme existence, eux qui ne furent qu'une poignée, traquée par les fauves dont ils étaient une proie facile en terrain découvert ...

Leurs seuls moyens de défense était le nombre (ils se groupaient en bande d'une trentaine), la fuite dans des contrées inhospitalières, hors des territoires de chasse des fauves, le feu quand ils le captaient ou le produisaient et les grottes inoccupées ...

Ce sont donc ces conditions difficiles qui ont fait que nous sommes là, jusqu'à devenir une menace pour tous les autres règnes et la planète elle-même ...

Ce sont ces conditions difficiles et surtout la fragilité de notre constitution d'arboricole hors de son milieu forestier, qui ont poussé nos ancêtres à développer l'habileté manuelle et l'intelligence  ... et, c'est l'habileté manuelle qui a provoqué chez l'homme le développement de son cerveau jusqu'au phénomène de mutation qui a produit l'Homo Sapiens Sapiens.

L'utilisation d'auxiliaires pour s'emparer de la nourriture est constatée chez beaucoup d'animaux qui utilisent des pierres ou des bâtons pour briser,  creuser ou même tuer, signale le professeur de Duve page 125 de son livre, « Genèse du péché originel).

Plus loin, il complète son argumentation en rapportant un exemple étonnant de début de raisonnement, décrit par Jane Goudal, pionnière de l'étude des primates : Un chimpanzé dénude une branche et l'enfonce dans une termitière pour, après quelques moments d'attente, la retirer et manger les insectes qui s'y sont agglutinés ... On se trouve devant un étonnant processus de raisonnement cérébral immédiat ne résultant vraisemblablement pas d'expériences antérieures lentement construites et transmises génétiquement...

Le professeur conclut ce passage en signalant que la création d'outils par les hominidés de l'âge de la pierre n'est rien d'autre que la continuation de cette faculté de primate, mais poussée à un degré considérablement plus grand de prévoyance et de dextérité ... cet art primitif de fabriquer des outils couvre deux millions d'années ! ... bien avant l'homo sapiens

Cette faculté d'utiliser un auxiliaire se rencontre dans tout le règne animal ... et se transmet alors par atavisme ... Il est surtout remarquable chez certains insectes ... surtout les sociaux ...

L'homme ne serait rien sans l'outil qui est un prolongement de la main et du corps, un intermédiaire d'action ... Pour le philosophe Michel Serres, l'homme est un animal déspécialisé et l'outil qui prolonge sa main le spécialise particulièrement ...

On réalise ici toute l'importance de la bipédie, pour libérer les bras qui emportent les restes chapardés aux charognards, mais aussi pour se redresser au-dessus des hautes herbes pour localiser les fauves ... (Théorie de l'East Side Story)

L'usage et le développement des mains fut la première et essentielle étape vers l'intelligence ... la fragilité de l'arboricole des forêts équatoriales fut un autre handicap qui fut compensé par l'associativité en petits groupes d'une trentaine d'individus ... ce  stade suivant autorisa la chasse des animaux jeunes ou blessés ... et une nourriture plus saine et plus digeste ...

L'outil  devint l'auxiliaire indispensable à la maîtrise de la matière ... D'abord simple bout de bois, il contribua à augmenter l'efficacité des premiers hommes en prolongeant le bras et en servant d'arme pour le protéger ... il y monta un silex éclaté qui coupait aussi la viande et taillait les peaux en bandelettes ... Il en fit ainsi une arme redoutable ... qui tranchait fort surtout quand il était taillé en biface ...

Le silex est une roche sédimentaire siliceuse très dure constituée de calcédoine presque pure ... Il devint l'auxiliaire qui créait artificiellement le feu, en le frappant sur une roche riche en fer pour produire des étincelles qui enflamme l'amadou (champignon parasite des arbres) ... Il a été utilisé dans les fusils pour provoquer l'explosion de la poudre, jusqu'au milieu du 19ème siècle et remplacé actuellement par de l'oxyde de manganèse ...

Avec la découverte du feu, d'abord en le captant lors des incendies de forêts ou des orages ... ensuite en le créant à l'aide d'un silex ... l'homme se protégea des fauves et rendit sa nourriture carnée plus digeste et plus apte à la conservation ... par cuisson ou boucanage (séchage à la fumée) ...

Voir ci-après l'essentiel de ce que j'ai retiré de Wikipédia concernant l'outil :

Beaucoup d'anthropologues considèrent que l'usage d'outils, facilité par la bipédie, a joué un rôle déterminant dans le développement de la lignée humaine.

Toutefois l'observation montre que différentes espèces d'animaux (principalement de l'ordre des primates dont font partie les humains mais aussi des oiseaux, les loutres de mer et ainsi que quelques insectes comme la fourmi couturière - (Ecophylla- ) en utilisent.

Ainsi on a pu observer des singes utiliser des bâtons pour attraper des fruits, des insectes ... ou mesurer la profondeur d'une mare pour savoir s'ils peuvent la franchir ... ou se servir de cailloux pour casser des noix ou des coquillages

Seul l'humain fabrique des outils sophistiqués, les conserve entre deux usages et les fait évoluer dans le temps. On parle parfois d'homo faber pour souligner cette caractéristique essentielle de l'homme.

Les outils pouvant être utilisés comme armes sont certainement parmi les premiers que l'Homme ait fabriqués. Outre leur importance intrinsèque pour la survie et la protection de l'espèces, ces outils ont la particularité de pouvoir être utilisés en marchant ou en courant, face à un ennemi ou à la poursuite d'une proie, donc debout, alors que les autres outils primitifs ne pouvaient être utilisés qu'en position assise ou du moins statique.

Ainsi, la station debout, la spécialisation des membres, et le développement de la main de l'Homme, sont peut-être liés à l'aptitude à la violence de ses ancêtres (ceci est une hypothèse discutée, voir par exemple la théorie de l'origine côtière de l'homme, qui constitue une autre hypothèse).

Depuis qu'ils vivent, en groupe, puis en société, les humains se sont partagés les tâches et donc spécialisés en fonction souvent de leurs aptitudes, naturelles ou acquises, ou des besoins du moment. Cette organisation a permis à l'humanité de conserver, de transmettre, et donc de faire évoluer les techniques de fabrication des outils.

Le développement de l'outil est une marque de la sédentérisation des peuples : le nomadisme impose en effet une restriction en volume, en poids et en quantité d'objets à transporter. Il est donc vraisemblable d'imaginer que le passage de chasseur-cueilleur à celui de l'agriculteur ou éleveur se soit produit dans la même période. On peut effectivement penser que l'agriculture a nécessité des outils facilement volumineux, en même temps que la sédentarité, rendant leur conservation et réutilisation possible, 'rentabilisait' leur fabrication et leur développement.

Alors que les premiers outils créés nécessitent une manipulation humaine, intervient ensuite l'énergie animale, puis des outils fonctionnant avec une énergie non animale : sans doute le moulin, à eau ou à vent.

Pour Jacques Grinenvald, la révolution carnotienne qui entraîne le basculement dans une société thermo-industrielle avec l'utilisation massive de l'énergie fossile (charbon puis pétrole) constitue un tournant décisif.

Désormais la « puissance du feu » permet l'avènement d'une machine nouvelle, construite autour d'un moteur et qui constitue une bifurcation dans l'histoire de l'outil, en permettant de s'affranchir de la force motrice de l'homme, de l'animal, des éléments naturels, et de leurs limites et caractère aléatoire.

 

 

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