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31/12/2010

Le Nouvel An et la Saint Sylvestre.

 

Le Nouvel An et la Saint Sylvestre.

 

La douce, chaleureuse et trop courte  « trêve » de Noël vient de s'achever, mais elle continue dans les yeux des enfants qui en rêvent toujours ... Les « grandes personnes », elles, vont maintenant s'étourdir dans l'ivresse des festivités du nouvel an, de la joie, du bruit,  des paillettes, des bulles du champagne, des mirlitons, cotillons et autres flon-flon ...

Au risque d'être mal reçu, je vais me permettre de « jeter un pavé dans la marre », en éclaboussant même de « beaux mocassins » plus habitués aux pédales d'accélérateur qu'aux pavés des chemins,  en me faisant l'écho de l'appel du prix Nobel de médecine, le Professeur Christian de Duve, nonagénaire érudit, toujours actif, qui, dans son dernier livre « Génétique du péché originel - le poids du passé sur l'avenir de la vie », lance un appel à la conscience collective de l'humanité pour promouvoir une morale plus solidaire.

Voici, ci-après, les « bandeaux »  que le professeur a mis en exergue dans deux importants chapitres de son ouvrage, sorte de testament philosophique de celui qui est un des plus grands penseurs de notre époque ...

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

 

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La Saint Sylvestre et le « réveillon »

 

La «Saint Sylvestre » qui marque la fin de l'année et son passage à la suivante, est une pratique qui date du 33ème pape (canonisé sous le nom de Saint Sylvestre) qui occupa le saint siège pendant près de  22 ans (314-335) sous le règne de Constantin (306-337) qui reconnut le christianisme comme religion d'état, de préférence au mithraïsme, religion de l'armée.

Avant l'avènement du christianisme, il hébergea Saint Timothée qui fut décapité pour sa foi sur ordre du préfet de la ville, Tarquinius.  Il aidera le pape Miltiade à l'ensevelir près du tombeau de Saint Paul.  Arrêté et sommé d'apostasier, il fut emprisonné jusqu'à la mort du préfet et la reconnaissance du christianisme par Constantin.

Élu pape lui-même, il imposa aux prêtres le port du Colobus ou colobe, tunique simple d'intérieur, que les romains portaient sous une autre plus riche.  Les ordres monastiques préférèrent cet uniforme d'esclave en signe d'humilité, alors que le « séculier » adopta pour ses ministres le costume de ville des sénateurs ...  Si on y ajoute quelques accessoires, tels la mappa (mouchoir de cérémonie), l'orarium (écharpe de lin sur les épaules) on retrouve les principales pièces du costume liturgique latin.

En ce qui concerne l'orarium, il est intéressant de prendre connaissance de ce qu'en dit R. Lesage dans son dictionnaire de liturgie romaine :

Les savants sont partagés au sujet de l'origine de cet insigne.  Les uns ont voulu y voir un substitut du manteau de prière des juifs, les autres la bordure de l'antique « stola » féminine ... Par contre, sur de nombreux monuments païens, on voit une étroite bande de toile passée autour du cou ... On l'appelait « orarium » ... qui suggère un linge pour la face ... Le mot orarium ne fut remplacé qu'à l'époque carolingienne par le terme « stola , estole » ... Rapidement l'étole devint un insigne honorifique ... tissé d'or et frangé, orné de ... broderies ...

Le pape Sylvestre organisa un service des pauvres et fit des dimanches (résurrection) et des jeudis (ascension et eucharistie) des jours de fête et des mercredis (trahison de Judas), vendredis (Crucifixion) et samedis (séjour du Christ au tombeau) des jours de jeûne et de recueillement.

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Le « réveillon », est  une coutume occidentale d'origine hébraïque, qui consiste à veiller toute la nuit ou une partie de celle-ci, pour se souhaiter une « heureuse nouvelle année », lors des douze coups de minuit ... Les festivités sont « profanes » et les libations abondantes, voire à la limite des convenances ...

La date du 1er janvier comme premier jour de l'année a été décidée par Jules César, lorsqu'il imposa, en 46 avant Jésus-Christ, le calendrier julien avec application à partir du 1er janvier de l'année précédente. Ce calendrier fut utilisé en Europe et en Afrique du Nord jusqu'en 1582, lorsque le pape Grégoire XIII promulgua le calendrier grégorien qui rétablissait l'alignement du calendrier avec le soleil, apportait plus de précision en matière de jours intercalaires et alignait la date de Pâques sur les prescriptions du Concile de Nicée.

Les pays qui ont perdu les pratiques religieuses occidentales (la Russie et les pays de l'Est, anciennement sous régime communiste) ainsi que ceux dont l'origine ne provient pas du « livre » célèbrent surtout la fin d'année et le passage à l'an nouveau ... en se centrant sur la célébration des douze coups de minuit et le passage à l'an nouveau ...

Certains pays, comme la Chine, ont de longues festivité qui durent une semaine et qui se célèbrent à des dates dépendant du calendrier chinois (Ainsi, le nouvel an chinois de 2011 se situe le 3 février, année du lièvre tandis que 2010, débutant le 14 février, était l'année du tigre)

Cette période traditionnelle de fin d'année débute par le « petit Nouvel An » et une cérémonie d'adieu au « Dieu du foyer », symbolisé par une image du dieu qui est collée au dessus du fourneau et sera brûlée le soir du réveillon.

On procède d'abord, le 1er jour, à un grand nettoyage de la maison, ensuite, le 2ème jour, on se rend visite,  le 3ème est déconseillé parce que propice aux disputes,  le 5ème les commerces rouvrent,  le 8ème (ou  9ème dans certaines régions)  est l'anniversaire du dieu du ciel, avec cérémonie chez soi ou au temple tard le soir ...  le dernier jour on affiche partout des souhaits écrits sur papier rouge, symbole de chance. Des deux côtés de la porte d'entrée, on colle une bande de papier rouge sur laquelle on écrit des vers qui se répondent l'un à l'autre.

Pendant cette période tous les commerces sont fermés et on « grignote » les provisions prévues à cet effet. Quant au repas du Nouvel An, il a lieu au domicile des aînés de  la famille et ne peut commencer que lorsque toute la famille est présente avec place vide pour les absents.  Les aînés distribuent aux enfants et aux jeunes des enveloppes rouges contenant de l'argent. Pétards et feux de bengale complètent l'atmosphère.  Une pratique existe aussi d'écrire et de lancer ses souhaits dans un « arbre à vœux » qui doit tenir toute la soirée pour être réalisés.

En ce qui concerne les autres pays d'Asie,  ... les Coréens mangent de la soupe  « tteokgook » le jour de l'an, appelé  « Seol-nal » ... En Thaïlande et Laos,  le « Songkran » (nouvel an) est fêté pendant trois jours, vers le 15  avril, suivant le calendrier lunaire bouddhique ... Au Cambodge, on suit les mêmes règles et  il est dénommé « Chaul Chhnam » ... Au Thibet,   les fêtes de nouvelle année (Losar) ont une origine pré-bouddhiste qui remontent au premier roi tibétain « Nyatri Tsempo » (règne débutant en 127 avant Jésus-Christ) ...

Au Japon,  l'« Omikosa » (réveillon) se passe en famille avec un copieux repas arrosé de saké,  on y boit aussi une soupe spéciale (miso) ... avant minuit, la famille part au temple pour partager le saké et assister à la frappe des 108 coups de gong,  annonçant le passage à la nouvelle année et chassant les péchés accumulés par les âmes impures pendant l'année écoulée ... Le lendemains, les japonais se rendent dans les temples shinto ...

Aux États-Unis,  c'est la parade des mimes (Mummers Parade) à Philadelphie,   datant de 1901,  avec une assistance de 40.000 personnes ...

En Équateur et au Pérou, on fabrique des mannequins de chiffons ou de papier mâché représentant l'année qui vient de s'écouler qu'on expose devant chez soi  jusqu'au 31 à minuit et qu'on brûle ensuite dans les rues ...

En Belgique, comme dans tout le monde occidental, c'est la tradition de boire du champagne, de gober des huitres, de manger du foie gras,  des homards, langoustes et autres crustacés fins et de se permettre toutes sortes de fantaisies culinaires joyeuses ...  Dans la province de Liège, c'est la tradition de manger de la choucroute en famille avec une pièce sous l'assiette, dans la main ou dans la poche pour avoir de l'argent toute l'année. Avant la télévision et le chauffage central, dans beaucoup de famille comme chez nous,   on grillait des marrons en écoutant à la radio les programmes de réveillons et en cuisant  des « galettes », bien au chaud  près d'un poêle rougeoyant ... ce souvenir reste au plus profond du cœur de ceux qui ont connu ces moments privilégiés de bonheur ... (surtout pendant la guerre)

En Espagne, on mange un grain de raisin sec à chacun des douze coups de minuit et les cloches sonnent à toute volée dans tout le pays ...

En France, comme en Belgique, on donne des « étrennes » aux enfants et dans le passé au personnel de maison  sous forme d'enveloppe contenant quelques billets ...  L'appellation « étrennes » proviendrait du nom de la déesse romaine de la santé « Strena », célébrée le 1er janvier.  A  l'origine, simple don de plantes porte-bonheur, celles-ci furent vite remplacées par des biens plus précieux, puis de l'argent dans une enveloppe destiné aux plus jeunes.  En Wallonie on l'appelle «m' bonnan » ...

En Italie, On jette par la fenêtre de vieux objets, symbole de l'année terminée qui prennent le chemin de la rue au grand dam des éboueurs ... Les italiens  mangent alors des plats spéciaux, réputés apporter richesse et abondance, à base de graines (brioches, plats de lentilles et gâteaux de miel) ...

Aux Pays-Bas, le « oudejaarsdag »  (jour de l'ancienne année) avec feux d'artifices et pétards, seuls jours autorisés au nombre de trois) ... le suivant étant  appelé « Oud en Nieuw » (Ancien et Nouveau) ...

Au Portugal, outre la tradition des douze grains de raisins secs qu'on mange les deux pieds sur une chaise et qu'on descend du pied droit pour porter chance, on jette par la fenêtre de la vieille vaisselle (bleue en général) avec des dessins traditionnels.

En Russie, on boit du champagne au  Nouvel An russe (Novii God) sous les douze coups de minuit et on ouvre la porte ou la fenêtre pour que le Nouvel An entre dans la maison.

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D'autre part, à l'occasion de la Noël et des festivités de fin d'années, je tiens à renouveler l'appel que je publie toutes les semaines en faveur des ONG en suggérant à ceux qui me lisent de verser une toute petite contribution en leur faveur, qui sera à peine perceptible, mais tellement utile à ces organisations courageuses qui sur place interviennent efficacement et immédiatement dans tous les fléaux qui accablent notre planète

Pour soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre je profite de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier). « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes.

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

 

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24/12/2010

Noël et les croyances nées du solstice d'hiver (23 au 25 décembre)

 

 

Noël et les croyances nées du solstice d'hiver (23 au 25 décembre)

 

L'être humain a besoin de religion comme de nourriture pour donner une raison au mystère de son existence et l'espoir d'une vie meilleure après sa mort.

Dès que son intelligence lui a permis de raisonner, il a trouvé dans son environnement des « divinités » qui s'imposaient à lui comme puissantes, inexplicables, capables de lui apporter bonheur et malheur, deux notions qu'il a créées, traduites dans ses cris et installées dans sa pensée naissante.

C'est ainsi qu'il « adora » le soleil qui lui donnait sa chaleur et sa joie mais disparaissait avec la nuit, la pluie et l'orage qui incendiait. Il en fit celui qui le protégeait de tout ça, quand il revenait l'envelopper de sa lumière et de ses chauds rayons, un peu comme dans le giron maternel.

Ce fut la divinité fondamentale, celle qui lui apportait le bonheur par sa présence et le malheur dans son absence.

Avec le développement de son intelligence, il se regroupa en population avec des chefs, des conducteurs, des prêtres qui organisèrent son environnement en inventant les jours et les nuits, basés sur les levers et les couchers de ce dieu bienfaisant, ainsi que plus tard, l'année qui correspondait à la période de temps qu'il fallait à ce dieu pour se retrouver à la même place dans le ciel, en face de la même étoile (c'est l'année sidérale soit exactement 365 jours 6 heures 9 minutes et 9 secondes et demi). ° source : encyclopédia universalis - calendrier °

Il avait aussi constaté que sa clepsydre (sablier) marquait la même durée de temps entre le jour et la nuit deux fois dans l'année aux équinoxes (Latin aequus et nox = nuit égale) de printemps (21 mars) et d'automne (23 septembre) et que le jour le plus long et le jours le plus court se situaient aux solstices (latin : sol et stare= soleil arrêter) du 21 ou 22 juin et du 21ou 22 décembre.

L'aventure des nombres et du calcul permit par la suite de mesurer et codifier le temps de la manière dont nous le faisons maintenant.

Le soleil fut donc depuis toujours celui qui était le mystère, le bienfaisant, celui qui voyageait dans le ciel, qui faisait le jour et la nuit, qui venait après la pluie, qui apportait la chaleur et le bien-être...aussi l'adoraient-ils...le craignaient-ils en se réfugiant dans son ombre quand il brûlait trop fort. (Voir à ce sujet et pour les paragraphes suivants les intéressantes études de Acharia S. sur Internet).

Le soleil est la lumière du monde, il vient sur des nuages, il apparaît lentement le matin pour le bonheur du jour, il marche sur les eaux...il arrête son mouvement pendant trois jours aux environs du 22 décembre (faut-il y trouver une relation avec la mise au tombeau et la résurrection de Jésus-Christ, lui aussi après trois jours ?) pour renaître à une date qu'on peut situer au 25 décembre de notre ère, qui est celle de la naissance de Jésus et de la plupart des divinités anciennes (Bouddha, Dionysos, Bacchus, Horus, Osiris, Krishna, Mithra, Attis de Phrygie etc.). °sources - S. Acharia - déjà citées°

Les anciens croyaient que le soleil tournait autour de la terre et leur crainte était grande de le voir continuer sa course vers le sud pour disparaître à jamais, aussi c'est avec joie qu'ils célébraient son retour vers le nord à l'équinoxe d'hiver (le 25 décembre). °ibidem° (rappelons que pour eux la terre était plate, donc que le soleil disparaissait dans le néant pour «  ressusciter » après trois jours).

Le 25 décembre, célébrant l'anniversaire de la naissance de Jésus, fut fixé par le pape Libère (352-366) en 354 qui choisit ainsi le solstice d'hiver de préférence aux autres dates envisagées (6 janvier, 28 mars, 19 avril et 29 mai).  Il fut le premier à désigner Rome comme le siège apostolique.

Avant cette date « imposée » on ignorait la date réelle de la naissance de Jésus et les premiers pères de l’Église ne s’en préoccupaient guère …  Jésus a été crucifié, est mort et a ressuscité pendant la fête de la Pâque juive (sans s pour les juifs) ou Pessah  qui honorait le souvenir de la sortie d’Égypte  (Exode) et le début des « semailles » …  Les chrétiens, eux,  en ont fait une célébration de la résurrection de Jésus-Christ …

On ignore la date réelle de sa naissance et si l’âge de 33 ans est signalé comme étant celui du début de sa vie publique, ce fut pour s’aligner sur une tradition juive qui prescrivait cette date comme celle de la maturité intellectuelle de l’homme …  Jésus pouvait donc être plus jeune ou plus vieux pendant sa « vie publique ».

Le 25 décembre marquait, à Rome, depuis Aurélien (270-275) l'anniversaire du soleil invaincu (sol invictus) et la renaissance de Mithra, déesse iranienne, dont le culte était adopté par beaucoup de Romains, surtout dans les armées.  On peut supposer que le pape Libère dans le but de faciliter la christianisation des anciennes fêtes païennes, a préféré cette date, afin de promouvoir son extension à tout l'Occident latin.

La première manifestation écrite de l'appellation « Noël » date de 1112 et viendrait d'une modification phonétique du latin « natalis = naissance », le « o » remplaçant le « a » de l'ancien français « nael » et vient de la « dissimulation » des « a » de « natalis » tandis que le tréma  (1718) note la diérèse.

Il est à noter que la fixation de la date du 25 décembre du Solstice d'hiver est due à une erreur commise par l'astronome Sosigène, lors de la réforme du calendrier (appelée réforme julienne soit année de 365 jours divisée en 12 mois et un jour intercalaire ajouté tous les 4 ans, lors des années bissextiles) à l'initiative de Jules César en 46 avant Jésus-Christ, qui fixa les débuts des saisons avec un retard de un ou deux jours par rapport à la réalité.

Ce 25 décembre nous allons célébrer la fête la plus importante non seulement  de l'année mais aussi de tous les temps, depuis que les hommes sont sortis des « brumes » de leur intelligence naissante et qu'ils ont « cherché à comprendre »  la vie,  la mort et le ciel.

La position debout, devenue habituelle, les mettait en position idéale pour contempler  ce ciel immensément bleu le jour avec un soleil qui les éblouissait, les réchauffait  et les réconfortait  et qui se cachait la nuit pour faire place au x étoiles et à la lune...

Aussi, quel n'était pas leur désarroi, au solstice d'hiver, quand celui qui était un dieu pour eux s'éloignait pendant trois jours, comme s'il les abandonnait ... Ils s'agenouillaient alors, les bras tendus pour implorer son retour ... dans une primitive prière ...

Ce phénomène annuel du à la mécanique céleste, par atavisme remontant aux premiers âges, s'inscrivit dans la mémoire génétique des hommes pour honorer cette période comme une nouvelle naissance de l'humanité  ... symbolisée par la pureté idéale d'une vierge mère et de son enfant qui vient de naître, fils d'un père céleste ...

Cette période privilégiée de l'année est l'occasion d'un retour aux sources pour chacun qu'il soit croyant ou non ... porteur d'un message d'appel à l'amour entre les hommes et à  la solidarité ...

Même pendant la guerre des « tranchées » de 1914, cruelle et  impitoyable,  une trêve des armes s'étaient imposée d'elle-même,  les adversaires élevant vers le ciel des prières et des chants de paix tandis que les canons se taisaient ...

Ces sources religieuses, quelles résultent des traditions familiales ou de milieu, sont les plus respectables qui soient et ne sont pas discutables ... comme ne sont pas discutables les options philosophiques de chacun ...  Le contexte du milieu forge le subconscient jusqu'à lui imposer sa loi : il est souvent prédominant et irréversible ...

La bonne foi de la plupart des leaders religieux et des croyants est évidente et mérite le respect et la considération ... Même à l'heure actuelle les plus brillants cerveaux,  les plus grands penseurs n'échappent pas à ce constat ... et utilisent leurs facultés intellectuelles à de géniales combinaisons théologiques pour appuyer leurs convictions.

J'ai moi-même défendu, bec et ongles pendant plus de cinquante ans,  une option philosophique que je croyais défendable,  jusqu'à ce que je fusse forcé par honnêteté intellectuelle de modifier ma position.

Aussi est-il important de laisser à chacun une totale liberté de conviction, sans critiquer ou  ridiculiser celle-ci. J'écoute toujours avec respect le plus d'émissions religieuses possibles et me documente sur toutes les croyances avec  sympathie et le souci de me pénétrer de leur enseignement même si je le conteste ou ne le partage pas.

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En cette période de Noël, « de paix aux hommes de bonne volonté »  ... « d'amour du prochain » ... de justice et de solidarité ... je me permets surtout de relayer l'appel, que vient de lancer dans son dernier livre, le professeur Christian de Duve, pour l'organisation d'un monde de solidarité responsable devant les dangers de surpopulation qui menacent notre planète.

Aussi pour appuyer cette action, je vais me permettre de reproduire ci-après les « bandeaux » mis en exergue par le professeur dans deux des chapitres les plus importants de son ouvrage, « Génétique du péché originel », sorte de « testament philosophique d'un penseur »  couronné par le prix Nobel de médecine, discipline qui est la plus fondamentale à l'évolution harmonieuse de l'entité humaine.

Á l'heure où il écrivait ces lignes, « ce maître à penser » avait accumulé près d'un siècle de vie et de réflexion lui permettant d'avancer l'avis le plus autorisé qui soit . (Il est né en 1917,  un an avant la fin de la guerre de 14-18)

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

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Il n'est pas trop tard, mais il est temps disait déjà Paul-Henri Spaak,  le premier secrétaire général des Nations-Unies, un peu après l'horrible deuxième guerre ...

Il n'est pas trop tard, mais il est temps répète un des plus grands cerveaux de notre temps en recommandant à l'humanité la sagesse d'une gestion équilibrée de sa population sur notre planète.

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Note : Alors que j'achève ces lignes, ce 21 décembre, le journal La libre Belgique publie dans son édition, un article de Gabriel Racle, chroniqueur à l'express (Canada) intitulé : Noël sous le signe de Mithra.  Il y propose une intéressante analyse historique soulignant l'importance mithraïste dans  l'évolution des croyances au début de l'ère chrétienne.

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A l'occasion de la Noël et des festivités de fin d'années je tiens à renouveler l'appel que je publie toute les semaines en faveur des ONG en suggérant à ceux qui me lisent de verser une toute petite contribution en leur faveur, qui sera à peine perceptible, mais tellement utile à ces organisations courageuses qui sur place interviennent efficacement et immédiatement dans tous les fléaux qui accablent notre planète

 

Pour soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre je profite de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes.

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

 

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17/12/2010

Ch. 29.9a - L'exponentialité de l'intelligence.

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures 15

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

créés dans le site (e-monsite) permettant la consultation de sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs

Cliquez sur le poste pour l'obtenir immédiatement

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Ch. 29.9a  -  L'exponentialité de l'intelligence créatrice.

 

Arrivé à ce stade de mon cheminement dans la pensée humaine, je vais m'arrêter quelque peu à la plus performante de nos facultés mais aussi la plus dangereuse pour l'équilibre de notre planète : l'intelligence créatrice.

Elle a permis aux humains de mettre en place surtout depuis peu de temps (un petit siècle tout au plus) des avancées technologiques dont les résultats  bouleversent par leur gigantisme exponentiel, un équilibre naturel si péniblement construit sur notre terre pendant des millions d'années.

Pour rendre didactique la démonstration de l'expansion de notre espèce, depuis qu'elle a quitté son biotope naturel des forêts équatoriales, j'ai repris les données que me fournissait la page 157 du livre du Professeur de Duve « Génétique du péché originel » dans une présentation synoptique :

Époque (années)

Nombre d'individus

 

-500.000

3.000

Au cœur de l'Afrique, lorsque les Néandertaliens se sont séparés des Cro-Magnon pour aller leur propre chemin.

-200.000

10.000

L'Éve mitochondriale, Adam Y et leurs congénères entreprennent leur dernier trajet vers Homo sapiens sapiens

-10.000

De  5 à 10 millions

Éparpillés sur une bonne part du monde, lorsque les premières agglomérations humaines furent créées.

1.600

500 millions

Henri IV :  1589/1610  (France)

1.800

1 milliard

Consulat  Bonaparte-Cambacérès-Lebrun 1799/1802 (France)

1.930

2 milliards

3ème république :  Gaston Doumergue 1924/1931 ( France)

1.970

4 milliards

Pompidou  1969 /1974 (France)

2.010

6,5 milliards

Sarkozy  depuis 2007  (France)

2.050

9,1 milliards

-

 

Avant d'aborder ce sujet de la progression dangereuse de notre espèce qui va inévitablement saturer son habitat,  j'aimerais rappeler les étapes d'une évolution due autant au hasard qu'aux accidents, nous amenant à subir ce futur périlleux, cependant confortable pour nos descendants, à la condition de bien maîtriser la menace de surpopulation. (Notre planète ne peut que difficilement aller au-delà de 10 milliards d'habitants, d'après les économistes les plus optimistes)

Les paléoanthropologues se perdent en conjectures  tellement l'évolution de l'homo est   mosaïque, plurielle et buissonnante comme le prétend Pascal Picq sur la couverture de son livre « Au commencement était l'homme ».

Aussi, il m'a semblé utile de compléter mon étude par quelques données sur l'histoire de nos lointains ancêtres, qui démontrent bien ce caractère « buissonnant » de nos origines.   °liste résumée d'un tableau des hominidés tirée de Wikipédia°

LISTE DES HOMINIDÉS se subdivisant en :

a) Représentants du genre Pongo (pongo pygmaeus)

b) Représentants du genre Gorilla (Gorille)

c) Premiers hominins dont Toumaï (-7 millions d'années à -4,4 millions d'années )

d) Panina (Pan troglodytes et paniscus)

e) Hominina (4,4 millions à nos jours)

Groupe se subdivisant lui même en :

1. Kenyantropus platyops (-3,5 à -3,8 millions d'années)

2. Australopiphèques graciles dont « Lucy » et « Abel » (-4,2 à -2,6 million

d'années)

3. Australopithèques robustes  (-2,7 à 1,5 millions d'années)

4. La mosaïque de tous les représentants du genre Homo :  (en millions  d'années)

Rudolfensis (-2,4 à -1,8)

Habilis (-2,4 à -1,6)

Géorgicus, premier hors Afrique  (-1,8 à -1,2)

Ergaster (1,9 à 1)

Antecessor (-1,2 à -à  0,700)

Erectus,  premier debout  (-1 à 0,300)

Heidelbergensis (-0,600 à -0,200)

Néanderthalensis (-0,250 à -0,028)

Sapiens idaltu (-0,195 à -154)

Rhodesiensis (-0,300 à - 0,125)

Floresiensis (-0,095 à - -0,012)

Soloensis  (-  0,095 à -0,012)

Homo sapiens (-0,200 à nos jours)

 

Cette mosaïque est un buisson de branches multiples dont un mutant l'Homo sapiens est accidentellement sorti il y a 200.000 ans, a évolué et saturé son habitat jusqu'à le menacer...  Elle permet aussi de bien situer Toumaï, Lucy et Abel ...

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A propos des origines communes à l'homme et au singe, Pascal Picq a dit lors d'un entretien à la Radio Française en 2002.

L'homme ne descend pas du singe. On sait que l'évolution n'a pas procédé par grades successifs. Les singes ont évolué en même temps que nous. Ils ne sont pas plus, pas moins évolués que nous. Les chimpanzés et les bonobos sont plus proches de nous que les gorilles. En terme de famille, cela veut dire que ce sont nos frères et que les gorilles sont nos cousins. Nous, les chimpanzés, les bonobos et les hommes, avons un dernier ancêtre commun à partir duquel nous nous sommes séparés en Afrique vers 6 ou 7 millions d'années. Si on fait le bilan de ce que l'on a observé depuis 30 ans chez les chimpanzés, on s'aperçoit que tout ce que l'on avait cru voir se manifester en termes d'adaptation uniquement chez les hommes c'est à dire la bipédie, l'outil, la chasse, le partage de la nourriture, la sexualité, les systèmes sociaux, le rire, la conscience, l'empathie, la sympathie, les chimpanzés le font aussi. Donc, soit ils ont tout acquis indépendamment, soit cela vient du dernier ancêtre commun, ce qui est plus plausible. Cela veut dire que déjà dans le monde des forêts, il y a 6 à 7 millions d'années, toutes ces caractéristiques que l'on a cru propres à l'homme existaient et font partie d'un bagage ancestral commun.

Note du « modeste tout le monde » que je suis : Ce long et lent chemin de nos ancêtres à  travers toutes les branches de nos origines ne peut que confirmer le caractère hasardeux et exceptionnel de l'évolution de quelques primates, échappés par miracle, vers l'homo sapiens dont les descendants ont développé l'intelligence leur permettant de maîtriser le minéral et la vie, et de la transformer jusqu'à intervenir dans sa structure physique.  Dans le creuset de leurs « lieux » de science, par leurs découvertes, les hommes ont amélioré leur milieu, transformé leur planète et la vie, en ont découvert les secrets jusqu'à intervenir dans leur propre entité physique (médecine et chirurgie) et dans leur biotope.

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10/12/2010

Ch. 29.8b - L'associativité, facteur essentiel de l'intelligence

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

-

Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

-

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Il s'avoue agnostique par loyauté de pensée

avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Publication tous les vendredis à 9 heures

 

Les matières publiées sont reprises dans la liste des DOSSIERS (à droite)

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Ch. 29.8b - L'associativité, facteur essentiel de l'intelligence.


Vivre en groupe : l'associativité est un des facteurs essentiels à l'éclosion de l'intelligence ...  La vie en groupe a ses exigences : soumission aux plus forts ou aux plus intelligents, mais aussi ses avantages : le nombre, la force des plus forts, les réalisations des plus doués.

Depuis « L'East Side Story » et les émigrations, les femelles des anthropoïdes, moins musclées et handicapées par la maternité et les soins aux jeunes, ont dû s'adapter à  un nouveau biotope découvert et dangereux en acceptant la protection de leurs congénères plus costauds ou plus intelligents.

La vie en groupe développe la communication (premières manifestations de l'intelligence) :   création de gestes significatifs,  utilisation de l'organe vocal (appel, renfort du geste, transmission de la peur, de la satisfaction, du plaisir, de la proximité du danger ...)

Les mâles dominants imposeront leur hiérarchie aux femelles et aux mâles plus jeunes ou plus faibles ... Les premières bandes ce sont créées, les premiers groupes se sont formés et  les premières tribus, les premiers clans, ... fondements essentiels et toujours actuels de nos sociétés.

Pour être cohérente, une pensée doit être le résultat d'un processus résultant de la connaissance.  Cette connaissance comporte un apprentissage antérieur aboutissant au langage, transmis ensuite par l'écriture.

De rudimentaire, celui-ci devient très élaboré afin d'exprimer des nuances qui permettront de pousser au plus loin une faculté qui s'est particulièrement développée chez l'être intellectuel : le raisonnement.

Le raisonnement doit être bien structuré pour être cohérent.  Il s'agit d'un mécanisme mis en place par l'éducation, l'instruction et l'expérience.  L'être humain a généralement besoin d'une petite vingtaine d'années pour maîtriser valablement cette faculté.

La déduction est une fonction de l'intelligence.  Le raisonnement est un processus complexe de l'intelligence qui cherche à construire par la pensée la solution à un problème posé.

La déduction déclenche le raisonnement et le raisonnement déclenche la déduction. Il s'agit d'un processus qui aboutit à une solution, elle-même perfectible : c'est ce qu'on appelle le progrès

Comment la déduction et le raisonnement se sont-ils développés dans le cerveau humain ?  On peut affirmer que les plantes ne raisonnent pas et  les animaux non plus. Ils posent cependant des actes et se comportent comme des êtres intelligents.

On pourrait dire qu'ils déduisent mécaniquement comme un ordinateur programmé : ils n'inventent pas individuellement comme l'homme. S'ils le font, c'est par accident fortuit qui peut s'inscrire dans leur mémoire génétique et celle de leurs descendants et avec la patience du temps être à la base d'une modification de comportement ou préparer une mutation.

Certains animaux placés dans des contextes particuliers ont des comportements intelligents.  Les animaux domestiques, surtout ceux qui vivent en symbiose avec l'être humain, comme le cheval, le chien et le chat ont des comportements dit intelligents : ils arrivent à déduire, à prendre des options « intelligentes » ou « embryonnairement  intelligentes ».  Tout observateur attentif du comportement des animaux domestiques a pu vérifier par lui-même ce phénomène.

Que penser de tout cela ?  Nous nous permettrons de développer une théorie en portant notre réflexion sur le long processus de développement du cerveau humain vers l'intelligence qui nous amènera à conclure que l'intelligence est un aboutissement logique du phénomène évolutif de l' « homo sapiens » placé dans son contexte environnemental.

Est-elle en puissance dans la matière comme la cellule, l'atome, les quarks et l'énergie, comme serait présente également la vie. ?  Quel mobile va la pousser à se manifester, car ce n'est pas parce qu'elle est en puissance qu'immanquablement elle va produire des effets car l'éclosion de l'intelligence est soumise à  des conditions aussi ténues et aléatoires que celles qui ont présidé à l'éclosion de la vie ? (Théorie de Theilhard de Chardin)

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Dans cette recherche des racines de l'intelligence raisonnée, et surtout de son éventuelle origine « surnaturelle », il est indispensable de remonter au plus loin dans l'histoire de « l'homo ».  En premier lieu, je me permettrai de reproduire « in extenso » l'introduction au chapitre 11, intitulé «  le façonnement de nos gènes », du livre du professeur Christian de Duve « Génétique du péché originel ».

Nous sommes, tout comme le reste du monde vivant, en grande partie les produits de la sélection naturelle.  Nos gènes sont là parce que, à un certain stade de l'évolution, ils se sont montrés utiles à la survie et à la reproduction de leurs propriétaires ou, du moins, n'étaient pas suffisamment  nocifs pour que leurs propriétaires soient éliminés. Quelque 98,5 % de ces gènes existaient dans le dernier ancêtre que nous avons en commun avec les chimpanzés et furent acquis au cours du long  chemin qui conduisit des premières formes de vie présentes sur la Terre il y a plus de 3,5 milliards d'années à la dernière bifurcation qui a séparé la branche primates des hominidés de celle des chimpanzés, il y a quelque 7 millions d'années.  Ces gènes rendent compte de toutes les propriétés que nous partageons avec les chimpanzés.  Nous devons à ce qui reste, soit, 1,5 %, ce qui nous fait spécifiquement humains.  Cela paraît peu, mais c'est encore beaucoup : un texte générique d'environ 45 millions de « lettres », un volume d'épaisseur respectable. (page 150)

J'en retiens que ce « texte générique » d'environ 45 millions de lettres, contient l'entièreté des connaissances enregistrées dans le cerveau de l'auteur des lignes qui précèdent, le Professeur Christian de Duve, mon maître à penser, qui les a accumulées en 93 ans (c'est son âge, il est né un an avant la fin de la guerre 14-18)  lui permettant de tirer les conclusions qu'il énonce dans son dernier livre (mis à jour en février 2010).

Pour en revenir au caractère hasardeux des circonstances qui fait que nous sommes là, il est important de souligner les éléments suivants mis en exergue par le professeur (repris entre guillemets) : « ... le nombre d'individus impliqués à un stade quelconque de l'hominisation a dû être très petit, ne dépassant probablement jamais quelques milliers, voire beaucoup moins. »...la probabilité d'une grande variété de mutations dans un lot aussi restreint de population en est réduite d'autant ... et sera insignifiante,  si on tient compte d'une durée de 50 millénaires  ... (page 151)

Autre fait important, signale le professeur, « la population était probablement divisée en petites bandes de quelque 30 à 50 membres, étroitement consanguins et liés par parenté.  Dans une telle situation, toute mutation favorable qui se présentait avait une bonne chance d'être exploitée efficacement, car elle se répandait rapidement au sein du groupe en fournissant à ses membres une supériorité sur ceux des autres groupes qui ne bénéficiaient pas du même avantage. » (page 151)

A ce stade de mon exposé, il est important de rappeler que le facteur essentiel de l'hominisation est le passage de la quadrupédie à  la bipédie qui libérait les bras et les mains et  développait  l'habileté manuelle ... et la création  d'auxiliaires matériels pour assister la quête de nourriture par l'utilisation d'outils de pierre de plus en plus élaborés et perfectionnés ...

La position debout, devint habituelle pour surveiller les prédateurs au-dessus des hautes herbes favorisant  le redressement du squelette jusqu'au bipède performant que nous sommes devenus. (Théorie de l'East Side Story)

« Les jambes sont devenues plus longues, les bras plus court ;  les pieds se sont adaptés à la marche, les mains à la préhension ;  la colonne vertébrale, le bassin et les épaules ont tous subi les modifications qui facilitaient la station debout et la marche correspondante ;  la position de la tête par rapport au reste du corps fut modifiée ;  les muscles, les nerfs, les vaisseaux sanguins et les viscères suivirent le squelette dans son évolution de manière à permettre de nouveaux mouvements et l'adaptation à des distributions pondérales différentes. (Professeur de Duve, « Génétique du péché originel » page 153)

«...  On rencontre ici ce qui a peut-être été un stade crucial de notre histoire, dans lequel la sélection naturelle a pu renforcer dans nos gènes deux traits qui s'y trouvaient déjà mais qui devinrent progressivement plus importants au fur et à mesure que s'améliorait le pouvoir des individus d'agir dans un but déterminé : la solidarité à l'intérieur du groupe et l'hostilité entre groupes, manifestée surtout par les mâles. » (Professeur de Duve, « Génétique du péché originel » page 154)

Le professeur signale le troisième stade de l'hominisation : la migration ... La recherche de nourriture, à la suite, peut-être, de troupeaux migrants fut probablement un facteur ... Ces groupes migrateurs rencontrèrent des climats et des milieux différents ... ce qui peut avoir provoqué une perte de pigmentation dans les régions septentrionales où les faibles rayons ultraviolets émis par un pâle soleil devenaient un atout plutôt qu'un handicap ...  (pages 154 et 155 de l'ouvrage précité).

Christian de Duve conclue cet important chapitre en posant la question métaphysique essentielle : « l'hominisation est-elle un hasard ou une nécessité ? Le sommet de l' évolution ou une étape ?

Nous n'avons pas de réponses à  ces questions, dit le professeur ... « La naissance de l'humanité fut-elle le fruit d'un concours extraordinaire de circonstances, d'une conjonction unique entre un accident génétique improbable et des conditions environnementales qui se sont trouvées par hasard convenir à la mise à profit de cet accident » (page 155) ... ou bien ne fallait-il qu'une « chiquenaude » pour déclencher un processus qui était inscrit dans les gènes ...  mais quelle a pu être cette « chiquenaude » ? ... « Si elle n'avait pas eu lieu, un autre événement aurait-il pu mettre les choses en route ? » ... « ... on est tenté de supposer que, si les événements avaient été différents, la chiquenaude nécessaire aurait néanmoins fini par être donnée, tant est impressionnant le caractère apparemment obligatoire du processus, une fois déclenché. » (page 156).

 

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07/12/2010

Ch. 29.8a - De l'instinct à l'Intelligence

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Carnet de notes de cinquante années de réflexions sur

la motivation d'exister et la valeur de nos croyances

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Ch. 29.8  -  De l'instinct à l'intelligence.

 

Ch. 29.8a - Cohérence et Déduction


 

Nous avons vu que « l'être humain », péniblement de génération en génération, a amélioré son intelligence jusqu'à atteindre les performances de ses cerveaux les plus brillants.

L'intelligence a franchi des étapes longues et ardues avant de se développer et de parvenir à des niveaux insoupçonnés surtout depuis que les découvreurs n'agissent plus seuls et sont en permanence en contact les uns avec les autres par tous les moyens de transmission dont Internet et la toile.

Il est probable qu'un phénomène de mutation (vraisemblablement accidentel par la voie du hasard)  a eu lieu, il y a peut-être plusieurs centaines de milliers d'années, apportant à l'homme en puissance la possibilité de développer son cerveau.

Cet accident aussi aléatoire que ne le fut la vie a donné à l'être humain existant actuellement sur notre planète, le potentiel cérébral nécessaire pour atteindre, en tous cas dans sa descendance, les plus hautes performances cérébrales.

Le Boshiman est un chasseur-cueilleur qui est quasiment resté au stade primitif des premiers humanoïdes.  Transféré dans un milieu jouissant de la culture d'une civilisation avancée, il développera tôt ou tard par nécessité le potentiel d'intelligence, non utilisé dans son environnement antérieur, cependant en puissance dans son entité humaine.

Dans le chant qui suit, j'ai tenu à marquer un  temps d'arrêt pour mieux souligner cette importante faculté de cohérence et de déduction que tout homme cultivé utilise instinctivement d'une manière performante dès qu'il se trouve face à un problème quelconque, sans réaliser les prouesses cérébrales qu'il accomplit.

 

HARMONIE DE LA COHERENCE ET DE LA DEDUCTION.

Des brumes lourdes noyant ta pensée

Surgissent les timides lucioles

De tes premiers chants et de tes paroles

Que tu lançais le soir, à la veillée.

 

A la gloire des dieux que tu implores,

Tu créeras des tracés bénéfiques

Pour te garder du prédit maléfique

Qui annonçait ton destin et ta mort.

 

Tes refrains se sont alanguis au cœur

Des poètes pour bien chanter l'amour.

Ta raison, chaleureuse douce sœur

Des âmes tristes, s'est bercée de jour.

 

Du grand livre des mondes infinis

Une page de temps s'est échappée

En gémissant sa lente mélopée

D'invocations pour cœurs démunis.

 

Lancinant murmure de la logique,

Lente incantation mathématique,

Ballet des formes et projections,

Refrain de signes et des relations

 

°°°°°°°°°

La cohérence est par définition le rapport logique entre des idées.  Il ne suffit donc pas que l'intelligence émette des idées, crée des concepts,  il faut encore que ceux-ci provoquent un développement logique. D'où l'importance de la cohérence dans une construction qui se veut progressive.

Le cerveau animal a mis 600 millions d'années pour atteindre, chez le chimpanzé, un volume de 350 cm³ ... ce qui devrait être à peu près le volume du cerveau du dernier ancêtre que les humains ont en commun avec les chimpanzés, qui ont un cerveau de même taille ... Dans la lignée humaine, le volume du cerveau a mis 2 à 3 millions d'années pour passer de 350 à 1.350 cm³ ... (Prof. de Duve - Génétique du péché originel, page 140)

Selon le professeur, cette augmentation du volume cérébral de 25 milliards de neurones à 100 milliards s'est produite avec une augmentation de connexions inter-neuronales de 250 milliards à un million de milliards ... (page 141) ... Cette progression s'est faite par paliers, avec parfois des temps très longs (1 millions d'années) ... Les sauts se localisant à des endroits différents ... Ainsi, il y a 2,5 millions d'années, quatre espèces différentes coexistaient  - Parenthropus boiséi, Homo habilis, Homo ergaster, et Homo erectus - avec des volumes cérébraux variant entre 500 et 1000 cm³ ... (page 143)

L'homme est le seul animal qui a développé une culture poussée de la déduction ...  cet avantage lui est venu par la nécessité de répondre aux défis rencontrés lors de son adaptation précaire aux dangers d'un biotope qui ne le protégeait plus ...

Cette nécessité d'adaptation contraignit ses descendants à développer, par accidents fortuits, les outils qui, en fin de compte, les amenèrent à supplanter les autres espèces.

Les zoologistes qui observent le comportement des animaux, constatent des adaptations pseudo-intelligentes chez certains qui démontrent le début d'un raisonnement ...  Ce qui est particulier, c'est que cette manifestation pseudo-intelligente ne se produit que dans certains groupes, les autres, pourtant voisins, en étant dépourvus.

Ainsi, en Angleterre, certaines mésanges ont appris à ouvrir avec leur bec le couvercle des bouteilles de lait, tandis que d'autres ayant accès aux mêmes bouteilles les négligent  (Hinde et Fischer, 1952) ... Les loutres de Californie utilisent des outils pour ouvrir des moules alors  que d'autres, elles aussi grandes consommatrices de moules, s'en passent  (Hall et Schaller, 1964) ... Les macaques du Japon de l'île de koshima ont découvert fortuitement  que le fait de laver les pommes de terre dans l'eau de mer éliminait les sable qui y était collé (Kawai,  1965) ... Ces informations de même celles qui vont suivre ont été reprises de Christophe Boesch, l'homme,  le singe et l'outil : question de culture (Chapitre 4 de Origine de l'humanité, sous la direction de Pascal Picq et Yves Coppens - Fayard).

Principaux comportements culturels observés chez les chimpanzés (Présent dans certaines communautés et absent dans d'autres) Christophe Boesch, directeur du département de Primatologie de l'Institut Max Planck, Leipzig, Allemagne)

Casser des noix (Pour ouvrir des noix de Coula, les chimpanzés utilisent des pierres comme marteaux et comme enclumes) ... Creuser à l'aide d'un pilon (Les chimpanzés creusent et approfondissent des trous dans les arbres avec des tiges de palmiers qui jouent le rôle de pilons) ... La pêche aux termites (Les chimpanzés introduisent des morceaux d'écorce minces et flexibles dans une termitière et en extraient les termites qu'ils mangent) ... Récupérer des fournis sur une brindille (Une fois que les fourmis ont escaladé la brindille introduite dans leur nid, les chimpanzés la font coulisser dans leur poing fermé, poussant les fourmis dans leur bouche) ...  Récupérer de la moelle ( A l'aide de brindilles, les chimpanzés extraient la moelle des os longs des singes qu'ils ont tués et dévorés) ... Le coussin de feuilles (Quelques grandes feuilles semblent servir de protection aux chimpanzés qui s'assoient sur le sol humide) ...  L'éventail à mouches (Pour se débarrasser des mouches, les chimpanzés utilisent des rameaux feuillus en guise d'éventails.) ...  Se chatouiller (Les chimpanzés utilisent de grosses pierres ou des bâtons pour se chatouiller) ... Le jeu de lancer (Les chimpanzés lancent des objets - pierres ou bâtons - vers une cible précise, mais l'atteignent rarement) ... L'inspection des plaies (Lorsqu'ils sont blessés, les chimpanzés passent des feuilles, qu'ils ont parfois préalablement mâchonnées, sur leurs plaies, puis les examinent.) ...  Déchirer des feuilles (Pour attirer l'attention des compagnons de jeux ou des femelles, les chimpanzés mâles déchirent des feuilles mortes avec les dents pour faire du bruit.) ...  Éliminer des parasites (Les chimpanzés placent sur une feuille les parasites qu'ils ont enlevés à leurs congénères lors de l'épouillage, puis les écrasent) ...  Observation des parasites Les chimpanzés placent   les parasites enlevés à leur congénère sur une feuille dans la paume de leur main pour les examiner, puis les mangent ou les rejettent.)  Écraser les parasites avec le doigt (Les chimpanzés placent sur leur avant-bras les parasites enlevés à leur congénère puis les écrasent à plusieurs reprises avant de les manger) ...  La poignée de main au-dessus de la tête (Les chimpanzés joignent leurs mains au-dessus de la tête pendant qu'ils se toilettent  mutuellement  avec l'autre main.) ...  Frapper, les doigts repliés (Les chimpanzés frappent les arbres ou d'autre surfaces dures avec leurs doigts repliés pour attirer l'attention pendant la parade nuptiale.) ...  Danser sous la pluie (Lorsqu'une forte averse commence, les mâles simulent une charge : ils traînent des branchages, martèlent le sol, frappent  sur les racines saillantes et poussent des cris)

Ces différents comportements ont été observés chez des individus sauvages qui n'avaient pas eu l'occasion de copier les humains ... Il s'agit donc bien des premières manifestations de l'intelligence qui se transmettent de parents à enfants par imitation et qui se fixent par atavisme.

 

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03/12/2010

Ch. 29.7 - De l'intelligence à la pensée

 

 

Symphonie de l'Harmonieux - Mélodie de l'existence

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

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avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

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Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 29.7  -  De l'intelligence à la pensée.

 

Avant de remonter aux sources de ce long processus qui a fait de nous un être intelligent, il est utile que nous analysions le centre du mécanisme cérébral qui à la suite des mutations et adaptations est devenu cet outil performant de l'intelligence humaine.

Le cerveaux est construit avec des neurones : Le système nerveux est constitué par l'assemblage d'un nombre considérable de cellules d'un type particulier appelées neurones. On estime, chez l'homme, que leur nombre est de l'ordre de 15 milliards; rien que dans le cerveau on en compterait 9 milliards. Leur corps protoplasmique est de forme irrégulièrement étoilée, mais ce qui les caractérise, surtout, c'est la présence de très nombreux prolongements. Ces prolongements, très fins, sont tous terminés par une petite arborisation. Ils sont fonctionnellement différents, et l'on doit distinguer les dendrites et l'axone. (R. Fabre et G. Rougier, Physiologie médicale, p. 377)

Tiré de « Génétique du péché originel » Christian de Duve - pages 136-138 ( Génétique du péché originel - Odile Jacob - édition améliorée février 2010)

Le cerveau est construit avec des neurones  ... Le cortex cérébral est le siège mystérieux de la conscience ... l'événement crucial de l'histoire de la conscience fut le développement du cortex cérébral, une fine structure en forme de feuillet, d'environ 2 mm d'épaisseur, qui enveloppe la totalité du cerveau chez les animaux supérieurs et les humains.  Typiquement formé de six couches superposées de neurones, le cortex est le siège de la conscience.

En deçà de cette frontière, l'assemblage complexe de centres nerveux et de fibres qui constitue le corps du cerveau et le restant du système nerveux central reçoit et traite d'innombrables signaux entrants et envoie d'innombrables ordres sortants.   La presque totalité de cette activité a lieu sans que nous en soyons conscients, réglant les battements du cœur, la tension sanguine, la digestion, les mouvements des yeux, l'équilibre et quantité d'autres phénomènes physiologiques.

Certains signaux cérébraux traversent la frontière et passent par le cortex cérébral. Ceux-là suscitent la conscience, les sentiments, les émotions, les impressions, les pensées, les rêves, les imaginations, les raisonnements, , les décisions, soit toute la gamme des phénomènes mentaux qui remplissent nos têtes.

Après cette mise au point du Professeur, analysons le processus qui a amené l'être humain à devenir intelligent ... et remontons aux sources  ...

Cela a dû commencer quand le premier primate (ou son ancêtre) s'est servi de ses pattes avant pour cueillir un fruit au lieu de le ramasser ou de l'attraper avec la gueule.

Ses descendants ont perfectionné le système en développant leurs doigts pour en faire des outils préhensiles, et puis de mutation en mutation sont devenus d'agiles escaladeurs  de grands arbres.  Ils ont développé de grands et longs bras, des mains et des doigts puissants et habiles : ils se préparaient  à devenir les ancêtres des humains.

Rappelons nos propos précédents : les grands changements climatiques dus à la fracture du Rift Valley, la désertification des forêts sahariennes et autres misères dont furent gratifiés nos ancêtres arboricoles ont complètement modifié leur biotope :  les arbres sont devenus rares et la savane s'est développée, les laissant à la merci des grands fauves. (Voir plus loin théorie contestée, mais valable en ce qui concerne le principe de l'adaptation au biotope modifié accidentellement ou progressivement)

Modification aussi des habitudes alimentaires : de frugivores ils deviennent  carnivores, disons plutôt charognards car ils furent d'abord incapables de chasser et de tuer.  Les malheureux  se contentaient des restes abandonnés par les fauves, du moins dans un premier temps ;   par la suite, les plus évolués se sont groupés en bandes d'un certain nombre d'individus, pas plus de vingt à trente pour être efficace.  Ces groupes ont commencé à chasser, les animaux blessés ou les jeunes d'abord et puis ceux qu'ils attrapaient par ruse et par traque.

Il est donc certain que ce phénomène d'associativité en petits groupes a  été essentiel à son émergence, les solitaires ont disparu ...

C'est donc ce groupe de misérables qui s'est trouvé séparé de son milieu  normal qui deviendra  l'ancêtre probable du  maître absolu de sa planète parce que les circonstances l'ont poussé à l'adaptation pour survivre.

L'ancêtre de l'homme a probablement adopté la position debout parce qu'il avait besoin de ses membres avant pour transporter les morceaux qu'il dérobait aux charognards, mieux outillés  (crocs ou becs et serres) que lui pour arracher les morceaux aux nombreux concurrents qui lui disputaient les restes. Certains auteurs pensent aussi que la position debout met davantage le corps à l'abri des rayons du soleil.

La position debout et l'utilisation des bras fut pour l'être humain le début de son évolution vers l'intelligence.  L'étape suivante fut l'association des individus pour traquer les animaux blessés.

Les bras, les mains et les doigts devinrent des auxiliaires précieux que les hommes perfectionnèrent de génération en génération.  Le développement de l'intelligence allait de pair avec l'habileté manuelle.

L'être humain était tellement fragile que ce fut vraiment par miracle qu'il put résister à un environnement aussi hostile. Il n'en fallut sans doute que quelques-uns qui se cachèrent et vécurent misérablement, adaptant leur digestion et leur organisme aux nourritures les plus diverses et les plus difficiles.  Ce long calvaire fut la meilleure école de l'homme qui n'avait que sa ruse naissante comme seule arme.

Les solitaires, même les plus forts, disparurent vraisemblablement. Seules les bandes qui s'organisèrent furent mieux armées pour affronter les aléas d'un milieu particulièrement inadapté à leur condition. Difficilement, ces bandes affrontèrent les innombrables dangers qui les environnaient et les guettaient.  Plus que jamais, l'homme utilisait ses deux bras qui devenaient les outils indispensables à sa survie.

La première manifestation intelligente de l'homme fut sans doute l'utilisation d'un auxiliaire matériel : d'abord un bout de bois pour prolonger le bras.  Comme dans toutes les évolutions de la vie, tout se passa avec lenteur, patiemment, difficilement.  Le geste fut d'abord accidentel, puis se répandit de groupe en groupe, de génération en génération.

Ces premiers balbutiements de l'intelligence furent sans doute suivis d'autres qui apportèrent à l'homme les moyens de compenser sa vulnérabilité.  Cet animal au corps fragile, sans aucune défense, sans armes ni protections naturelles, vécut un pénible et long parcours, se cachant le jour, dérobant quelques piètres nourritures la nuit.

Si je me suis étendu si longuement au risque de lasser,  c'est dans le but intentionnel de marquer et d'insister sur la longue, l'impitoyable et patiente persévérance du temps qui applique sa loi : perdre et disparaître ou gagner et subsister voire muter.

D'autre part, il est important de signaler que la théorie que je viens de développer a été remise en question par la découverte en 2002 de Toumaï (antérieur à Rift Valley) 2500 km. à l'ouest du Rift, dans le désert du Djourab au Tchad. Cependant, le modèle que je me suis plu à développer en m'inspirant de la théorie défendue par Yves Coppens reste valable quant aux effets de l'isolement de petits groupes et l'apparition de la bipédie.

Je reste donc persuadé que la théorie de Coppens est la seule valable dans les grandes lignes, les autres « hominiens » antérieurs se sont trouvés sans doute dans des conditions analogues pour adopter la bipédie et l'utilisation des mains.

Ce qu'il est surtout important de souligner c'est l'événement essentiel que fut, pour nous, cette mutation du quadrupède frugivore arboricole au bipède omnivore intelligent que nous sommes devenus.

Les survivants de ce long calvaire ne durent leur salut qu'au développement d'une adresse manuelle et une utilisation cérébrale que leur intelligence naissante rendait toujours plus efficace.

C'est  ici qu'il faut introduire l'événement le plus important qui s'est produit sur notre planète après la vie, il y a probablement plusieurs centaines de milliers d'années : l'émergence de l'intelligence raisonnée,  mais surtout de la pensée.

Cette faculté fut d'abord cérébrale, pensée en image.  Elle fut ensuite traduite en parole grâce à la précision d'un vocabulaire qui se créa dans les groupes pour transmettre des informations, mais aussi des concepts, primaires d'abord, de plus en plus évolués ensuite.   Ces « trouvailles » transmises entre individus favoriseront le dialogue et la contestation, facteurs du progrès.

Il est important aussi de souligner que l'homme est avant tout solidaire.  Si la déduction fut d'abord le fait d'un penseur qui agira seul d'une manière  raisonnée, il transmettra ensuite son savoir à des disciples, des écoles, voire maintenant à l'humanité entière par la voie des publications, les chaires des universités et même vulgarisée par transmission hertzienne ou câblée (radio-télévision-internet).

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