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24/12/2010

Noël et les croyances nées du solstice d'hiver (23 au 25 décembre)

 

 

Noël et les croyances nées du solstice d'hiver (23 au 25 décembre)

 

L'être humain a besoin de religion comme de nourriture pour donner une raison au mystère de son existence et l'espoir d'une vie meilleure après sa mort.

Dès que son intelligence lui a permis de raisonner, il a trouvé dans son environnement des « divinités » qui s'imposaient à lui comme puissantes, inexplicables, capables de lui apporter bonheur et malheur, deux notions qu'il a créées, traduites dans ses cris et installées dans sa pensée naissante.

C'est ainsi qu'il « adora » le soleil qui lui donnait sa chaleur et sa joie mais disparaissait avec la nuit, la pluie et l'orage qui incendiait. Il en fit celui qui le protégeait de tout ça, quand il revenait l'envelopper de sa lumière et de ses chauds rayons, un peu comme dans le giron maternel.

Ce fut la divinité fondamentale, celle qui lui apportait le bonheur par sa présence et le malheur dans son absence.

Avec le développement de son intelligence, il se regroupa en population avec des chefs, des conducteurs, des prêtres qui organisèrent son environnement en inventant les jours et les nuits, basés sur les levers et les couchers de ce dieu bienfaisant, ainsi que plus tard, l'année qui correspondait à la période de temps qu'il fallait à ce dieu pour se retrouver à la même place dans le ciel, en face de la même étoile (c'est l'année sidérale soit exactement 365 jours 6 heures 9 minutes et 9 secondes et demi). ° source : encyclopédia universalis - calendrier °

Il avait aussi constaté que sa clepsydre (sablier) marquait la même durée de temps entre le jour et la nuit deux fois dans l'année aux équinoxes (Latin aequus et nox = nuit égale) de printemps (21 mars) et d'automne (23 septembre) et que le jour le plus long et le jours le plus court se situaient aux solstices (latin : sol et stare= soleil arrêter) du 21 ou 22 juin et du 21ou 22 décembre.

L'aventure des nombres et du calcul permit par la suite de mesurer et codifier le temps de la manière dont nous le faisons maintenant.

Le soleil fut donc depuis toujours celui qui était le mystère, le bienfaisant, celui qui voyageait dans le ciel, qui faisait le jour et la nuit, qui venait après la pluie, qui apportait la chaleur et le bien-être...aussi l'adoraient-ils...le craignaient-ils en se réfugiant dans son ombre quand il brûlait trop fort. (Voir à ce sujet et pour les paragraphes suivants les intéressantes études de Acharia S. sur Internet).

Le soleil est la lumière du monde, il vient sur des nuages, il apparaît lentement le matin pour le bonheur du jour, il marche sur les eaux...il arrête son mouvement pendant trois jours aux environs du 22 décembre (faut-il y trouver une relation avec la mise au tombeau et la résurrection de Jésus-Christ, lui aussi après trois jours ?) pour renaître à une date qu'on peut situer au 25 décembre de notre ère, qui est celle de la naissance de Jésus et de la plupart des divinités anciennes (Bouddha, Dionysos, Bacchus, Horus, Osiris, Krishna, Mithra, Attis de Phrygie etc.). °sources - S. Acharia - déjà citées°

Les anciens croyaient que le soleil tournait autour de la terre et leur crainte était grande de le voir continuer sa course vers le sud pour disparaître à jamais, aussi c'est avec joie qu'ils célébraient son retour vers le nord à l'équinoxe d'hiver (le 25 décembre). °ibidem° (rappelons que pour eux la terre était plate, donc que le soleil disparaissait dans le néant pour «  ressusciter » après trois jours).

Le 25 décembre, célébrant l'anniversaire de la naissance de Jésus, fut fixé par le pape Libère (352-366) en 354 qui choisit ainsi le solstice d'hiver de préférence aux autres dates envisagées (6 janvier, 28 mars, 19 avril et 29 mai).  Il fut le premier à désigner Rome comme le siège apostolique.

Avant cette date « imposée » on ignorait la date réelle de la naissance de Jésus et les premiers pères de l’Église ne s’en préoccupaient guère …  Jésus a été crucifié, est mort et a ressuscité pendant la fête de la Pâque juive (sans s pour les juifs) ou Pessah  qui honorait le souvenir de la sortie d’Égypte  (Exode) et le début des « semailles » …  Les chrétiens, eux,  en ont fait une célébration de la résurrection de Jésus-Christ …

On ignore la date réelle de sa naissance et si l’âge de 33 ans est signalé comme étant celui du début de sa vie publique, ce fut pour s’aligner sur une tradition juive qui prescrivait cette date comme celle de la maturité intellectuelle de l’homme …  Jésus pouvait donc être plus jeune ou plus vieux pendant sa « vie publique ».

Le 25 décembre marquait, à Rome, depuis Aurélien (270-275) l'anniversaire du soleil invaincu (sol invictus) et la renaissance de Mithra, déesse iranienne, dont le culte était adopté par beaucoup de Romains, surtout dans les armées.  On peut supposer que le pape Libère dans le but de faciliter la christianisation des anciennes fêtes païennes, a préféré cette date, afin de promouvoir son extension à tout l'Occident latin.

La première manifestation écrite de l'appellation « Noël » date de 1112 et viendrait d'une modification phonétique du latin « natalis = naissance », le « o » remplaçant le « a » de l'ancien français « nael » et vient de la « dissimulation » des « a » de « natalis » tandis que le tréma  (1718) note la diérèse.

Il est à noter que la fixation de la date du 25 décembre du Solstice d'hiver est due à une erreur commise par l'astronome Sosigène, lors de la réforme du calendrier (appelée réforme julienne soit année de 365 jours divisée en 12 mois et un jour intercalaire ajouté tous les 4 ans, lors des années bissextiles) à l'initiative de Jules César en 46 avant Jésus-Christ, qui fixa les débuts des saisons avec un retard de un ou deux jours par rapport à la réalité.

Ce 25 décembre nous allons célébrer la fête la plus importante non seulement  de l'année mais aussi de tous les temps, depuis que les hommes sont sortis des « brumes » de leur intelligence naissante et qu'ils ont « cherché à comprendre »  la vie,  la mort et le ciel.

La position debout, devenue habituelle, les mettait en position idéale pour contempler  ce ciel immensément bleu le jour avec un soleil qui les éblouissait, les réchauffait  et les réconfortait  et qui se cachait la nuit pour faire place au x étoiles et à la lune...

Aussi, quel n'était pas leur désarroi, au solstice d'hiver, quand celui qui était un dieu pour eux s'éloignait pendant trois jours, comme s'il les abandonnait ... Ils s'agenouillaient alors, les bras tendus pour implorer son retour ... dans une primitive prière ...

Ce phénomène annuel du à la mécanique céleste, par atavisme remontant aux premiers âges, s'inscrivit dans la mémoire génétique des hommes pour honorer cette période comme une nouvelle naissance de l'humanité  ... symbolisée par la pureté idéale d'une vierge mère et de son enfant qui vient de naître, fils d'un père céleste ...

Cette période privilégiée de l'année est l'occasion d'un retour aux sources pour chacun qu'il soit croyant ou non ... porteur d'un message d'appel à l'amour entre les hommes et à  la solidarité ...

Même pendant la guerre des « tranchées » de 1914, cruelle et  impitoyable,  une trêve des armes s'étaient imposée d'elle-même,  les adversaires élevant vers le ciel des prières et des chants de paix tandis que les canons se taisaient ...

Ces sources religieuses, quelles résultent des traditions familiales ou de milieu, sont les plus respectables qui soient et ne sont pas discutables ... comme ne sont pas discutables les options philosophiques de chacun ...  Le contexte du milieu forge le subconscient jusqu'à lui imposer sa loi : il est souvent prédominant et irréversible ...

La bonne foi de la plupart des leaders religieux et des croyants est évidente et mérite le respect et la considération ... Même à l'heure actuelle les plus brillants cerveaux,  les plus grands penseurs n'échappent pas à ce constat ... et utilisent leurs facultés intellectuelles à de géniales combinaisons théologiques pour appuyer leurs convictions.

J'ai moi-même défendu, bec et ongles pendant plus de cinquante ans,  une option philosophique que je croyais défendable,  jusqu'à ce que je fusse forcé par honnêteté intellectuelle de modifier ma position.

Aussi est-il important de laisser à chacun une totale liberté de conviction, sans critiquer ou  ridiculiser celle-ci. J'écoute toujours avec respect le plus d'émissions religieuses possibles et me documente sur toutes les croyances avec  sympathie et le souci de me pénétrer de leur enseignement même si je le conteste ou ne le partage pas.

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En cette période de Noël, « de paix aux hommes de bonne volonté »  ... « d'amour du prochain » ... de justice et de solidarité ... je me permets surtout de relayer l'appel, que vient de lancer dans son dernier livre, le professeur Christian de Duve, pour l'organisation d'un monde de solidarité responsable devant les dangers de surpopulation qui menacent notre planète.

Aussi pour appuyer cette action, je vais me permettre de reproduire ci-après les « bandeaux » mis en exergue par le professeur dans deux des chapitres les plus importants de son ouvrage, « Génétique du péché originel », sorte de « testament philosophique d'un penseur »  couronné par le prix Nobel de médecine, discipline qui est la plus fondamentale à l'évolution harmonieuse de l'entité humaine.

Á l'heure où il écrivait ces lignes, « ce maître à penser » avait accumulé près d'un siècle de vie et de réflexion lui permettant d'avancer l'avis le plus autorisé qui soit . (Il est né en 1917,  un an avant la fin de la guerre de 14-18)

« Tirant parti des pouvoirs de leur cerveau, les humains ont proliféré au-delà de toute mesure et exploité à leur profit une part importante des ressources de la planète. »

« L'histoire de l'humanité est une succession perpétuelle de guerres et de conflit »

« Si elle continue dans la même direction, l'humanité va au -devant d'épreuves épouvantables, sinon de sa propre perte. »

« La sélection naturelle a privilégié indistinctement toutes les qualités personnelles susceptibles de contribuer au succès immédiat des individus. »

« La sélection naturelle a privilégié les traits favorisant la cohésion à l'intérieur des groupes et l'hostilité entre groupes différents. »

« La sélection naturelle n'a pas privilégié la prévoyance et la sagesse nécessaires pour sacrifier des avantages immédiats aux exigences de l'avenir. »

« Le péché originel n'est autre que la faille inscrite dans les gènes humains  par la sélection naturelle. »

« La seule possibilité de rédemption à l'égard du péché originel génétique vient du pouvoir humain unique d'agir contre la sélection naturelle. »

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Il n'est pas trop tard, mais il est temps disait déjà Paul-Henri Spaak,  le premier secrétaire général des Nations-Unies, un peu après l'horrible deuxième guerre ...

Il n'est pas trop tard, mais il est temps répète un des plus grands cerveaux de notre temps en recommandant à l'humanité la sagesse d'une gestion équilibrée de sa population sur notre planète.

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Note : Alors que j'achève ces lignes, ce 21 décembre, le journal La libre Belgique publie dans son édition, un article de Gabriel Racle, chroniqueur à l'express (Canada) intitulé : Noël sous le signe de Mithra.  Il y propose une intéressante analyse historique soulignant l'importance mithraïste dans  l'évolution des croyances au début de l'ère chrétienne.

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A l'occasion de la Noël et des festivités de fin d'années je tiens à renouveler l'appel que je publie toute les semaines en faveur des ONG en suggérant à ceux qui me lisent de verser une toute petite contribution en leur faveur, qui sera à peine perceptible, mais tellement utile à ces organisations courageuses qui sur place interviennent efficacement et immédiatement dans tous les fléaux qui accablent notre planète

 

Pour soutenir une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre je profite de toutes les occasions qui se présentent pour lancer un appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contactez votre organisme financier) « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes.

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

 

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