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14/09/2010

Ch. 28 c - Perte de sens.

 

Récit détaillé d'un long cheminement de recherche

d'une vérité sur la motivation d'exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l'appel de s'(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de  « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l'appel que j'ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l'obscurité que maudire l'obscurité » disait Confucius, aussi appelons l'action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d'une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d'Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d'un octogénaire provenant

d'un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s'écouler à

s'interroger sur les motivations d'exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s'étonne pas d'un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu'il ne demande à personne de partager : il s'avoue agnostique par loyauté de pensée avec l'athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Ch. 28 c - Perte de sens !

 

{5} J’ai intitulé ce sous-chapitre : perte de sens, pour bien souligner le contexte médical dans lequel un organe que la sélection a privilégié pour assurer la pérennité des êtres vivants, perd sa fonction de plaisir physique qui est son moteur essentiel quand il est « ravalé » à un rôle d’appendice comme le nasal. Cette jouissance physique est tellement essentielle chez les êtres vivants qu’elle en est vraiment le centre …

 

Après l’infarctus sans séquelle qui m’ont amené à « déballer » les considérations du chapitre précédent, j’en vécus une autre qui mérite d’être relatée, parce que je me suis trouvé en danger, la médication qui me protégeait des accidents cardiaques ayant dû être interrompue pour éviter les hémorragies, me permettant ainsi de compléter le dossier sur la fin d’exister que j'ai ouvert plus avant dans cet ouvrage.

 

Depuis un certain temps, j’étais handicapé par des problèmes de miction difficile, tant et si bien que la faculté, en l’occurrence un spécialiste des voies urinaires que je consultai, me conseilla de pratiquer une intervention d’agrandissement de l’urètre par les voies naturelles.

 

L’intervention, bénigne en soi et indolore sous anesthésie locale, se passa très bien. Cependant, en raison des déficiences cardiovasculaires aggravées par l’angine de poitrine qui me singularisent, il est impératif que je sois en permanence sous liquéfiants sanguins pour éviter la formation de caillots susceptibles de provoquer des problèmes circulatoires coronariens.

 

Comme le curetage des voies urinaires provoquait une blessure avec saignements à cicatriser, il était nécessaire pour éviter une hémorragie dangereuse de stopper les liquéfiants sanguins me protégeant de l’infarctus.

 

Je me trouvai donc pendant une trentaine de jours sans cette protection, ce qui me replaçait dans une situation de danger semblable à celle que j’avais vécue en début d’année.

 

Aussi, l’aiguille de mon « trouillomètre » grimpait-elle, ne fût-ce qu’au souvenir de ce qui était arrivé à mon beau-père, ainsi que je l’ai évoqué plus avant, décédé d’arrêt cardiaque quelques jours après exactement la même intervention. Lui aussi avait dû interrompre son traitement cardiaque.

 

On comprendra que cela me rendait très attentif à tout signe révélateur d’un quelconque problème. …

 

{6} Ainsi fut-elle cette nuit, quelques jours après l’intervention, lorsque je fus réveillé par une douleur au creux de l’estomac, avant-coureur, me semblait-il, de l’accident redouté. J’alertai l’infirmière de garde qui me rassura après avoir procédé à un électrocardiogramme négatif.

 

Le lendemain même scénario vers trois heures du matin… et nouvel « électro» négatif…. Comme ça ne passait pas et au contraire reprenait de plus belle, j’insistai jusqu’à ce qu’une cardiologue de garde vînt m’examiner avec d’autres appareils plus sophistiqués … Résultat aussi nul à mon grand soulagement mais aussi à ma grande confusion … : on devait me prendre pour un sacré froussard !

 

Que s’était-il passé ? Je le comprendrai plus tard à la suite d’un examen appelé d’un nom incroyable que je ne peux m’empêcher de « débobiner » : oesogastroduodonoscopie (sic).

 

J’appris ainsi que cette gêne gastrique qui me rappelait les infarctus précédents, était due à l’inflammation d’une hernie stomacale, provoquant une oesophagite de reflux pour laquelle je serai soigné plus tard, défaut de famille qui faisait dire à mon père alors et à mon fils aîné en riant quand ça lui prend maintenant, qu’ils « ruminent », cette poche renvoyant à la mastication un peu de nourriture non digérée. En ce qui me concerne, ce phénomène se manifestait, au creux de la nuit, en période de digestion du repas du soir, mais pour moi sans le retour en « rumination » des bovidés.

 

Cette aventure où j’ai bien cru passer de l’autre côté comme mon beau-père, m’amène à relater et approfondir, tellement leur acuité devint pertinente, les sentiments qui m’ont habité alors et qui m’ont entraîné à des investigations, analyses et supputations d’ordre, disons… métaphysique, mais aussi psychologique.

 

{7} Psychologique d’abord, parce qu’abordant le problème si délicat dans notre contexte éducatif judéo-chrétien, si décrié de nos jours, de la pudeur excessive, conséquence d’un enseignement qui nous poussait à rejeter, comme une faute grave appelée « luxure », l’utilisation des organes sexuels en dehors de la procréation et de la fonction de miction ou de défécation.

 

Dans mes confidences, je n’ai pas manqué de relater la lente évolution de ma sexualité étouffée par ce carcan éducatif. Cependant, dans l’heure présente, l’organe tabou devenant le centre des seules préoccupations médicales de tous, tant de l’entourage hospitalier que de moi-même, force sera donc de limiter sa fonction à son seul rôle physiologique comme le nez, la bouche ou les oreilles.

 

C’est dans ce contexte bien spécifique, imposé par mon subconscient lui-même que j’abordai cette période menaçante d’outrage à ma pudeur et propice à me faire franchir les frontières si humiliantes du ridicule.

 

Aussi ce fut dans une décontraction totale que je me prêtai à subir tout ce qui se passerait quand mon bas-ventre de vieil homme et ses attributs seraient manipulés et maltraités, à tel point qu’entré dans la chambre qui m’était réservée, dévêtu pour passer la blouse humiliante dont j’ai déjà parlé et dans la tenue de notre père Adam au paradis terrestre, il ne me vint même pas à l’esprit de me couvrir d’un quelconque vêtement, pourtant à portée de main, quand une très jeune et très jolie infirmière débutante apparut, souriante, m’invitant à m’asseoir à la table pour remplir la fiche médicale.

 

Ce fut donc « nu comme un ver » que je m’installai à côté de la mignonne personne, toujours aussi souriante et aussi à l’aise que si j’étais revêtu de mon plus beau complet-veston. Je l’ai civilement reconduite jusqu’à la porte avec une petite inclinaison du buste par déférence … A ce souvenir, j’en suis encore tordu de rire…

 

Je ne m’étendrai pas sur les autres « incongruités » que ma situation imposera, tels les déplacements cocasses dans les couloirs du vase communicant que j’étais devenu, poussant une chandelle à baxter d’une main et maintenant un sac à urine de l’autre, le sac du dessus s’empressant de se vider dans celui du dessous en passant au travers de mes tissus.

 

Ou encore l’inénarrable séance du retrait d’une sonde qui avait décidé de s’implanter comme un vulgaire parasite. Les infirmières finirent par s’y mettre à trois pour « l’extraire » délicatement dans un fou-rire général qui atteint son paroxysme quand, par la suite, pris de panique, je me crus circoncis, le prépuce quasi ressoudé ayant complètement disparu….ce fut toute une histoire pour le retrouver et le reconstituer….. Bien entendu, je me chargeai de l’intervention dans la crainte de réactions « incontrôlées », si de jolies mains s’en étaient chargées, ce qui aurait tout compliqué. Quant aux "spectatrices", elle étaient pliées en quatre à voir mon air ahuri ... et mes efforts laborieux ...

 

{8} Cette péripétie médicale de mon existence, sera caractérisée aussi par le contexte psychologique de détente et de bonne forme physique qui m’amèneront à transcender les insignifiants problèmes physiques et psychiques de l’heure pour me consacrer entièrement à la réflexion profonde.

 

D’autant mieux que je profitais de l’espace confortable de la vaste chambre de coin que me permettaient mes assurances, avec de chaque côté une grande fenêtre donnant sur un parc Léopold en pleine euphorie estivale, dans l’environnement idéal d’une région toute acquise aux exigences de la communauté européenne qui y a établi son parlement et ses quartiers dans un espace luxueusement aérés et arborés. C’est dire si je me trouvais dans des conditions propices à la réflexion pour réfléchir et « philosopher ».

 

C’est ce que je ne vais pas manquer de faire au sous-chapitre suivant, intitulé : Réflexion sur la fin « d’exister » d’un être vivant … « L’au-delà » … ?

 

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