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31/08/2010

Ch. 27 p - Agnès, la Corée, son pays "du matin calme"

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 27 p - Agnès, la Corée, son pays du "matin calme"

 

23} Agnès, notre amie coréenne, celle que nous appelions « notre petite sœur », faisait partie de la fête du mariage, sans son époux qui n’avait pu se libérer d’un déplacement professionnel important.

 

Après notre périple japonais nous la retrouverons à Séoul avec sa famille, pour une semaine qui nous permit d’apprécier, dans un dépaysement total, le gigantisme de cette ville de vingt millions d’habitants, fort éprouvée par la guerre des deux Corées de 1950 à 1953 et qui fut entièrement reconstruite.

 

Nos amis nous accueillirent royalement et nous firent découvrir le charme d’une ville qui, malgré son expansion démentielle, s’est efforcée de laisser transparaître les qualités essentielles de l’âme coréenne : la chaleur de l’accueil et la douceur pacifique d’un peuple qui fut toujours brimé par son voisin, le japonais conquérant.

 

Cette gentillesse de nos amis nous a toujours séduits et notre amitié s’est affinée de sentiments si précieux qu’ils sont devenus primordiaux dans nos existences.

 

Les cinq années que nous vécûmes ensemble marqueront nos âmes d’une empreinte de chaleureuse affection et de grand bonheur, davantage encore ressenti lorsque nous nous retrouvions à la campagne ou chez nous à Bruxelles pour de grandes fêtes familiales et lors de voyages entrepris ensemble comme la visite des châteaux de la Loire.

 

Il restera de ces souvenirs le sentiment d’un souci de communication chaleureuse entre deux sensibilités, l’occidentale qui s’enorgueillissait de son passé et l’orientale qui le découvrait. C’était particulièrement riche pour tous, les adultes comme les enfants qui resteront marqués par cet échange éclectique entre deux civilisations.

 

C’était dans le même esprit que, quelques jours auparavant, nous avions découvert le Japon et pénétré, en l’appréciant, la sensibilité d’une race que les conflits de nos histoires avaient rendus rébarbatifs et inamicaux ; il faut aussi avouer que la Corée, victime et plus latine, nous était affectivement plus proche.

 

{24} Au soir, nos amis nous ont invités dans le meilleur restaurant de Séoul, nous y avons dégusté les mets occidentaux les plus fins … dans le cadre luxueux d’un établissement qui pourrait rivaliser avec les meilleurs de nos grandes capitales … On se serait cru dans une grande artère de Paris … Comme quoi notre culture s’implante jusque dans le luxe.

 

{25} Agnès nous fit visiter les musées nationaux, afin de nous imprégner davantage d’une culture que nous ne demandions qu’à découvrir et qui nous fut intelligemment décrite et commentée par notre amie, très avertie en histoire de son pays par ses études universitaires et son métier d’antiquaire.

 

{26} Nous toucherons également au folklore et à l’art culinaire coréen, contrastant étonnamment avec ce que nous venions d’apprécier au Japon.

 

Si le raffinement de la cuisine japonaise réside dans l’originalité de la présentation monochrome où le poisson qui est la nourriture essentielle du pays domine, celle de la Corée sera très riche de la couleur de nombreux légumes presque crus finement taillés et artistement présentés accompagnés du très fameux kimchi (préparation condimentaire de mets divers et de légumes dans des couches de « pili-pili » et mûrie dans des pots de terre enterrés).

 

Quand elle était en Belgique, notre amie campait à la cuisine d’où elle ne sortait plus, pour nous présenter une variété incroyable et succulente de plats colorés, agrémentés de kimchi et arrosés de vin rosé ou soju (vin coréen équivalent du saké).

 

Pendant notre séjour, nous serons surtout impressionnés par l’originalité et le pittoresque d’un repas gastronomique végétarien pris dans un silence monacal pendant que des musiciens aux instruments anciens envoûtaient la salle d’une mélodie étrange, mais d’une délicatesse extrême.

 

Pratiquée dans le silence, c'est un rite et une religion officiée tant dans la finesse et le raffinement des plats, mettant en valeur toutes les nuances colorées et la beauté des mets végétariens, que par l’ambiance feutrée, méditative et sereine que répandaient le public et les musiciens. Nous en retirâmes un sentiment de grande détente qui vint à point nommé requinquer nos organismes fatigués.

 

{27} Cependant, nos amis nous réservaient l’apothéose : un séjour dans l’île de Jeju, située à quelques centaines de kilomètres de la Corée du Sud et qui bénéficie d’un climat que jalouseraient les îles paradisiaques du Pacifique.

 

Volcanique à outrance, cette terre coréenne est surprenante, tant par son ciel d’un bleu intense que par son sol noir-encre des matières que rejetèrent la centaine de volcans qui y émergèrent aux époques les plus reculées de la formation de notre planète.

 

Les autochtones proposent aux touristes des sortes de génies protecteurs qu’ils disposent partout pour contrer les mauvais esprits et grossièrement taillés dans la lave typiquement grêlée lors de son effusion incandescente.

 

Son climat paradisiaque l’a fait privilégier par les Coréens comme lieu idéal de vacances et de voyage de noces, aussi nos amis, en reconnaissance de l’accueil reçu quand ils étaient en Belgique, tenaient à nous offrir un séjour dans cette île merveilleuse.

 

Ils nous y avaient réservé une des plus belles chambres dans le meilleur des nombreux hôtels luxueux de l’endroit qui pouvaient rivaliser avec les plus importantes places touristiques du monde.

 

C’est dire les moments de détente ineffable que nous y connûmes dans la quiétude de l’environnement et dans le sentiment d’affection qui nous unissait à nos amis.

 

Cerise sur le gâteau comme on dit maintenant, notre ami Michel était le géologue spécialiste de l’île, reconnu dans le monde entier comme la sommité dans l’étude d’un type de phénomène très important de glissements tectoniques qui ont laissé des failles profondes dans certaines structures volcaniques comme dans cette île et dont l’étude permet d’en retracer l’histoire.

Ces travaux ont d’ailleurs fait l’objet des thèses de doctorat que notre ami avait défendues à Bruxelles et Séoul.

 

Aussi quel voyage passionnant et hautement intéressant fut-il, celui que nous eûmes le grand avantage d’accomplir avec lui dans ces montagnes et ces volcans, remontant ainsi au plus loin dans l’histoire de notre planète !

 

Grâce à ses commentaires éclairés, nous nous émerveillâmes, dans un lieu mythique pour des profanes comme nous, de ces failles que le glissement des sols avait produites, révélant des strates aussi jolies que nous interpellant, témoins vieux de milliers voire de millions d’années, si présents devant nous que nous les caressions du doigt.

 

{28} Non loin de là, nous irons nous entretenir avec des plongeuses cueillant des algues pour kimpas, ce mets très décoratif, préparé par les Coréens comme par les Japonais, fourrés de riz, légumes et petits mets fins, pour être ensuite découpés en tronçons et disposés en pyramide sur un plat…  C’est très joli et délicieux, accompagné d’un mousseux.

 

Pendant deux jours nous écoutâmes ainsi notre ami, guide intarissable, patient pour notre incompétence, avec cette humilité charmante du vrai savant qui avoue son ignorance devant l’ampleur des problèmes.

 

Revenu en Belgique, nous aurons l’impression d’avoir quitté le pays depuis si longtemps et si loin qu’il nous semblait que nous avions changé de planète et que le temps s’était arrêté.

 

Nous ne pûmes nous empêcher d’éprouver ce regret nostalgique d’avoir laissé là-bas cette petite sœur qui allait reprendre sa vie de femme d’affaires qui exploite une usine de meubles d’une centaine de personnes dans une Chine inhumaine et déconcertante.

 

Attendris, nous aurions aimé une fois encore la prendre dans nos bras pour la soutenir, comme nous l’avions fait quand nous les avons découverts, un soir de Noël, elle et sa famille, adorables asiatiques désemparés, perdus dans une assemblée religieuse d’occidentaux arrogants.

 

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Elle venait de loin

Si loin qu’elle pensait

Que le ciel les avait égarés,

Abandonnés sans espoir.

 

Elle rêvait d’ibis

Brodés sur des robes blanches

Et de douces complaintes

Psalmodiées par des enfants ocre

 

Elle chantait au soir

La cantilène des kayagums

Quand son âme pleurait

La nostalgie des rizières.

 

Elle a trouvé une sœur

Qui lui donna son cœur

A la place des rizières,

Et du bleu des ibis,

Du chant long des rivières,

Du cœur d’or des iris.

 

 

°°°°°°°°

 

Le hasard a voulu qu'aujourd'hui, 31 août 2010, date de cette publication dans le blog du journal "la Libre", Agnès, "notre petite soeur corréenne" est parmi nous après avoir participé à la célébration du mariage de notre fils puiné, Benoit, avec une adorable personne. L'événement a eu lieu ce samedi et a donné lieu à de grandes festivités et réjouissances.  La cérémonie s'est déroulée selon le rite druidique-animiste dans la nature, sous les grands hêtres de sa propriété dans le même esprit que son frère le fit au Japon suivant la tradition religieuse du pays - naissance et mariage suivant le rite animiste et funérailles suivant le rite bouddhiste - devant un autel de fruits, produits de la nature et évocation des forces naturelles.

 

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27/08/2010

Ch. 27 o - Le vrai Japon - Conclusions.

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 27 o - Le vrai Japon - Conclusions.

 

 

Notre « aventure sentimentale et intellectuelle japonaise » mérite une conclusion que je ne peux m’empêcher de faire, accompagnée de quelques considérations personnelles sur cette société qui m’interpellera toujours.

 

{21} La place de la femme d’abord. Contrairement aux idées reçues véhiculées par l’occident, son importance dans la culture artistique et littéraire est prépondérante. Cette primauté fut historiquement renforcée par la démocratisation de l’écriture phonétique « kana », très simple, inventée au départ pour les femmes, qui se répandit rapidement dans les milieux populaires et qui permit de transcrire facilement le japonais parlé.

 

L’écriture d’origine  chinoise  dite kanji, très difficile à apprendre, était pratiquée par les élites, prêtres, savants et intellectuels avec les inconvénients de son hermétisme, à tel point que pendant près d’un siècle les seuls écrivains japonais publiés étaient des femmes utilisant le kana qui garderont dès lors une importance primordiale dans la culture nippone.

 

Ajoutons aussi qu’avec les deux guerres, comme dans toutes les nations belligérantes, les femmes remplacèrent les hommes engagés dans les armées et occupèrent une place de plus en plus importante dans la vie économique. Cependant elles préfèreront rester au foyer car les mères portent la responsabilité de l’éducation des enfants jusque et y compris la réussite scolaire.

 

En second lieu, il faut mettre en exergue l’intériorité profonde de la pensée bouddhiste et de la philosophie zen (très différente de la philosophie chrétienne plus intellectuelle) qui constitue la motivation spirituelle profonde et parfois inconsciente de tout Japonais. Les moines ne sont pas nombreux, mais ils représentent l’idéal de l’adoration qui élève l’être humain vers la perfection de la prière-méditation pour atteindre l’Eveillé (Bouddha).

 

Et enfin, le rôle de l’individu masculin actuel qui garde avant tout le souci du bon fonctionnement d’une collectivité dans laquelle il accepte de n’être qu’un rouage. Cet individu est supplanté par la société et le groupe lesquels se chargent de son bien-être ; il est protégé, materné dès l’enfance (ce sentiment est appelé amae), il attendra de la collectivité qu’elle lui assure un avenir serein. La « mama » japonaise joue un rôle prépondérant dans l’éducation de l’enfant, surtout les garçons.

 

L’adulte sortant de l’université est son produit. Elle lui aura consacré tout son temps dès la naissance ; pendant son parcours scolaire jusqu’à l’université, elle l’entourera, le soutiendra, lui évitera les obstacles, taillera ses crayons, préparera ses effets, suivra des cours à sa place s’il ne peut le faire, jouera le rôle de répétitrice, ira jusqu’à se former dans les matières qu’il étudie pour mieux l’aider.

 

Les enfants de celles qui ne le font pas sont appelés avec pitié ou mépris des « kagi-ko », c’est-à-dire des « enfants ayant la clef » parce que leur mère travaille et s’occupe moins d’eux. Il faut bien se mettre dans la tête que l’individu japonais actuel est finalement l’œuvre de la femme et … des femmes…

 

Cette restructuration nouvelle de la société japonaise d’après guerre dans le cocooning a permit une adaptation performante de l’individu à la productivité industrielle. En effet, materné, sécurisé, l’individu entre dans la chaîne de production pour retrouver le bien-être et la sécurité à laquelle sa mère l’a habitué dès la naissance, à condition qu’il accepte d’en être un rouage obéissant.

 

{22} Évidement, tout ce qui précède n’a de valeur qu’en regard du Japon technique et industriel d’aujourd’hui, champion de la productivité. Le « mâle » japonais des siècles passés, hargneux, conquérant, stoïque dans la souffrance tels les héroïques samouraïs avait une conception toute différente de son devoir envers la collectivité nippone.

 

Son sens de l’honneur, exacerbé, le poussait au suicide. C’est le bien connu hara-kiri ou seppuku (s’ouvrir le ventre). A la suite de la défaite de la dernière guerre mondiale, des milliers de soldats et officiers ont préféré cette mort-là qui sauvait l’honneur parce qu’elle équivaut, dans l’esprit de ces époques, à une victoire sur l’ennemi.

 

Le seppuku est un rite atroce qui s’exécute entouré d’amis très chers. Revêtu de blanc, le suicidaire s’enfonce dans le ventre la lame de son poignard ou sabre d’un ou deux centimètres en évitant surtout de percer les intestins ce qui serait atrocement douloureux, ensuite il retire la lame d’un coup sec et se tranche la carotide. Un assistant lui donne avec son épée le coup de grâce sur la nuque.

 

Peuple incroyable, bouleversant, qu’un occidental juge trop vite et trop facilement. En écrivant ces lignes, défile dans ma tête tout ce que je viens d’écrire dans les quelques pages qui précèdent qui ne parlent que de douceur, de grandeur, de bonté…de philosophie de l’altruisme…..et pourtant ces hommes de courage et d’honneur comme tous les guerriers sont impitoyables et atroces pour les vaincus…. (calvaire des prisonniers américains de la dernière guerre qui moururent par milliers lors des retraites japonaises hors des territoires conquis dans le Pacifique) qui iront compléter le long cortège des vaincus de l’histoire, misérables esclaves se traînant dans la misère, l’ignominie et le supplice.

 

Finalement au-delà de ces exactions cruelles commises par toutes les puissances conquérantes depuis qu’elles existent, il faut surtout retenir le « miracle » japonais, permanent dans l’histoire : une faculté incroyable et rapide d’adaptation aux circonstances défavorables qui devraient l’anéantir, lui permettant de surmonter avec une vitalité surprenante tous les effondrements de son histoire qu’ils soient militaires (avec deux explosions nucléaires) ou naturelles (typhons et séismes), confinés, surpeuplés sur un territoire insulaire volcanique instable et ingrat.

 

Je terminerai ce passage par un chant profond d’affection à notre belle-fille, celle qui nous a fait connaître ce monde envoûtant, en hommage à un peuple qui fut notre ennemi d’hier, mais que l’union de nos enfants nous a fait aimer.


Mystérieuse et souriante

Elle jouait du koto

En versant des regards tendres

Sur son beau chevalier blanc.

 

Elle venait des dieux d’or

Qui s’entouraient de parures d’encens

Sa voix tintait des clochettes d’argent

Son cœur était doux d’amour.

 

Elle cherchait des oiseaux-rêves

A poser sur ses mains

Pour les porter à ses lèvres

Et peupler ses matins.

 

Il l’a vue sur son bateau

Qui levait les yeux au ciel

En, tirant de son koto

Des accents d’arc-en-ciel.

 

°°°°°°°



24/08/2010

Ch. 27 n - Us et coutumes du Japon insolite

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 27 n - Le Japon insolite - us et coutumes.

 

Ce soir-là, nous errions très détendus après une journée fatigante mais agréable, repus de temples et bouddhas de tous genres aussi déconcertants qu’étranges.

 

Avec mon épouse, nous nous étions légèrement éloignés de notre hôtel. Notre promenade nous avait conduits dans le vieux Kyoto fait de ruelles enserrées dans des petites maisons vieillottes avec court auvent de tuile, au charme certain, discrètement éclairées de l’intérieur par des lanternes de papier-parchemin plissé.

 

Chose étonnante pour ce quartier surpeuplé dans une ville qui l’était tout autant, grouillant d’humanité interlope, ce soir-là, l’endroit était calme et désert.

 

Nous descendions la voie qui s’ouvrait devant nous, attentifs au charme exotique que révélait chaque maison, chaque fenêtre entr’ouverte sur de tout petits intérieurs, étonnamment sereins et paisibles comme si ce havre avait été épargné du vacarme ambiant.

 

Dans ce silence religieux, peut-être bordé du lointain bourdonnement du brouhaha de Kyoto, le son clair des socques de bois typiques de ceux que portent les geishas se mit à tinter dans cette atmosphère feutrée de fin de jour.

 

C’était  une maiko ou une apprentie-geisha (traduction de geisha : personne cultivée) à laquelle on exigera de passer de longues années à se pénétrer du raffinement de l’accueil dans la cérémonie du thé, l’art floral, la danse, le chant… et l’art de la conversation distinguée… même si elle devient osée quand elle sera attablée avec des convives-clients éméchés.

 

Le bruit de ses pas nous rejoignit, de plus en plus clair, de plus en plus sonore… Nous la saluâmes et elle nous répondit d’une légère inclinaison de la tête avec une grâce exquise.

 

Elle poursuivit son chemin, descendant la ruelle pour s’estomper sous l’auvent d’une maison « close ».

 

Elle était vêtue d’une robe d’un rouge éclatant. Son visage était maquillé de blanc et les lèvres vermillon ; sa coiffure était une œuvre d’art, piquée de peignes et épingles dorées et elle s’enveloppait d’une sorte d’étole de velours noir laissant apparaître sur le dos la traditionnelle large ceinture nouée très haut et retombant très bas, lui donnant cette silhouette typique que révèlent abondamment les ouvrages sur le Japon.

 

Cette apparition fugace, dans la ruelle-oasis de cet univers coloré et trépidant de Kyoto, fut comme un baume apaisant notre mental agressé depuis quelques jours par la promiscuité d’une humanité surpeuplée, pourtant si bien organisée et disciplinée.

 

{17} C’est bien cela le paradoxe de cette civilisation nouvelle, greffée d’américanisme, économiquement fort par la productivité et l’ingéniosité de ses travailleurs et chercheurs. Nous l’avons mieux réalisé lorsque nous fûmes écrasés par le gigantisme de Kobe, ville portuaire d’industrie et de chantiers navals que nous visiterons le lendemain.

 

{18} Déconcertant, ce Japon nouveau, américanisé dans l’artificiel et le gigantisme, superficiel dans ses immenses salles de « patchinko » jeu d’adresse et de hasard où des billes en dégringolant dans des chicanes déclenchent parfois des cascades de jetons monnayables ou naïf et enfantin dans ses démonstrations de « karaokés » grâce auquel chacun peut se croire la révélation du moment en s’enregistrant devant une caméra avec accompagnements et effets sonores camouflant habilement les « couacs » de l’incompétence.

 

Pourtant, sourdent doucement d’un passé grandiose mais sévère, le moindre geste, la moindre attitude reste pénétrée de cette finesse d’accueil et de déférence qui caractérisera toujours ce peuple étonnant.

 

Nostalgique de son histoire prestigieuse, empreinte de grande philosophie et de raffinement, les Japonais demeurent viscéralement attachés à leur passé bi-culturel de grandeur, de traditions et de religiosité bouddhiste-animiste.


Nous ressentirons tout cela au cours de notre voyage, affinant et amplifiant des sentiments qui étaient déjà les nôtres, en participant d’une manière habituelle à la vie de notre fils Patrick et de son épouse japonaise et en les épaulant dans leur commerce de vieilles choses et de meubles anciens qu’ils ramènent du Japon et de la Corée.

 

Nous invitons ceux qui nous lisent à visiter (sans engagement) notre magasin qui est un vrai musée de vieilles choses rapportées du Japon exposée dans un cadre vaste et original (200 m²). adresse : Schelma, chaussée de Waterloo 417 à 1050 Etterbeek - Tel : 02 346 06 40. (www.schelma.com)

Cette assistance nécessite de notre part un important effort d’étude et de documentation sur l’antiquité extrême-orientale ainsi qu’une approche sérieuse de la culture et de l’histoire de ces régions.

 

C’est bien pénétrés de cet esprit que nous nous sommes efforcés de saisir toute l’intériorité et la profondeur que ce peuple sait donner à tous ses actes, non seulement dans sa vie de tous les jours, mais aussi dans les moments qu’il réserve à la contemplation et à la prière accomplis dans la simplicité fondamentale des monastères bouddhistes. Si on n’a pas saisi ça, on n’a rien compris de ce monde aussi étrange qu’interpellant.

 

{19} Ainsi, la cérémonie du thé ou chanoyu est fondamentalement profonde dans sa simplicité et sa sérénité recueillie : c’est un partage de sentiments intérieurs avec d’autres… dans la détente de l’esprit et l’élévation simple et cordiale de la pensée en dehors d’une quelconque démarche intellectuelle ou philosophique.

 

Ce « rite » deviendra la plus ancestrale, la plus répandue et la plus traditionnelle des manifestations de l’univers non seulement nippon mais aussi coréen et chinois avec ses règles, ses maisons, son vocabulaire, sa philosophie du geste qui doit être simple et beau, sobre…empreint de chaleur accueillante…

 

Il doit créer chez les participants un climat d’accueil et de détachement des soucis quotidiens. La conversation sera brève, discrète et ne portera que sur des sujets anodins. Cette manifestation peut être suivie d’un repas de riz, de soupe, légumes, poissons… et « arrosée » d’un peu de saké chaud.

 

La préparation du thé est elle-même tout un art qui a ses maîtres et ses écoles. Il doit être battu avec un fouet en bambou jusqu’à former une surface écumeuse. Il sera crémeux et amer (koicha) ou léger (usucha). La tradition la plus répandue est celle transmise par le maître Seno Rikyû (1522-1591) qui prônera l’idéal du « wabi ».

 

Le chanoyu (cérémonie du thé) peut être considéré comme le pôle philosophique central de la culture japonaise sur lequel vinrent se greffer les autres formes de l’esthétisme tels l’art des jardins que j’ai déjà évoqué, celui de l’ikebana qui consiste à réaliser des arrangements floraux très simples mais d’une très grande valeur esthétique, la calligraphie qui a ses maîtres, ses écoles, ses techniques, sa profonde histoire qui remonte au premier millénaire, la poterie et la céramique dont la tradition est vieille de 10.000 ans et qui subira les influences des trouvailles coréennes (cuisson à grand feu) et chinoises (au plomb) pour en arriver aux techniques les plus fines du vernissage et de la peinture.

 

Ce souci de raffinement dans le geste simple, médité même, se traduira dans tous les actes de la vie courante des Japonais, ainsi lemballage des achats qui sera tout un art long à apprendre exercé par de jeunes femmes (étudiantes) à côté des caissières, rivalisant de finesse et d’adresse dans la présentation de l’objet qui vient d’être acquis.

 

Cette tradition de la présentation raffinée était une obsession dans le passé (avant l’apparition des supermarchés) à tel point que la moindre marchandise de consommation courante était toujours emballée avec art et goût et ornementée d’accessoires naturels divers : feuilles, branches, feuillage, paille…

 

C’est dans le même esprit de spiritualité animiste-bouddhiste dans la considération des choses simples qu’il faut ranger le respect du papier que l’on évitera de couper, qui est fait pour être plié suivant les règles et traditions de l’origami.

 

Dans une démarche voisine, il faut sans doute comprendre l’art patient et subtil de la teinture à la pâte des kimonos qui permet d’obtenir les plus riches couleurs. C’est un travail de longue patience effectué par des artistes talentueux comme Kako Moriguchi, pour lequel la confection d’un kimono peut prendre six mois.

 

Objet d’art, celui-là, le netsuke : le vêtement masculin ne comportant pas de poches, les objets usuels tels pipes, blagues à tabac, sceau de la signature ou boîtes à médecine (médicaments) étaient attaché à la ceinture (obi) et retenus par une sorte de bouton (netsuke en japonais). Ils devinrent vite des objets de décoration, recherchés les collectionneurs du monde entier, taillés souvent dans l’ivoire ou dans un bois précieux.

 

Raffinement aussi dans la préparation des mets fins en cuisine que notre belle-fille nous avait déjà fait apprécier, mais que nous dégusterons sur place, tels  les célèbres sushis, faits de poisson cru très frais artistement confectionné par des cuisiniers spécialisés ou les fins sashimis coupé sur le dos du poisson et présentés dans un cérémonial particulier appelé shikibocho.

 

Dans les grandes villes, nous nous étonnerons des repas au comptoir entourant un « maître-queux » de l’endroit, opérant avec art et habileté tout en veillant à ce que chacun soit continuellement approvisionné.


Nous ne dédaignerons cependant pas le bol démocratique de nouilles servi « à la sauvette » au comptoir dans une ambiance de populace pressée et interlope ou à la table de petits restaurants démocratiques paisibles et discrets.

 

{20} Avec nos compagnons de voyage, nous ne manquerons pas de participer aux festivités et attractions que le Japon offre en abondance aux touristes aussi bien folkloriques que locales.


Aussi, musique, théâtre, poésie seront aux nombreux rendez-vous que nous ménageait une ville de tradition et d’histoire tel Kyoto. Nous fûmes interloqués, décontenancés même, cependant ravis de découvrir les théâtres kabuki et nô, dépaysant par la couleur, les grondements gutturaux, les gestes démesurés et les décors simplifiés.

 

Le genre nô, plus raffiné et moins populaire déconcerte par de longues tirades, ponctuées de roulements de tambour et battements de pieds des acteurs. Les masques qu’ils portent sont des œuvres d’art et le spectacle est étrange mais envoûtant ; le sera également, celui du Bunraku (théâtre de marionnettes) où les longues envolées dramatiques accompagnées par un chœur de chanteur donnent le frisson de l’étrange.

 

Reçus abrupts et agressant, ces sons caractéristiques de l’univers sonore nippon, en s’atténuant, se convertiront en accents familiers pour s’installer en arrière-plan de mon subconscient en fond pour instruments à cordes pincées tel le koto qui est très simple : une caisse de résonance et 13 cordes en fil de soie ou nylon.


Il est long de deux mètres environ et se joue posé sur le sol, la musicienne assise en tailleur derrière. Notre belle-fille s’en sert très bien, ses parents lui ayant fait donner des cours, un peu comme chez nous le piano était enseigné aux demoiselles de bonne famille.


 

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20/08/2010

Ch. 27 m - Envoûtant Japon ancien.

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement.

 

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Ch. 27 m - Envoûtant Japon ancien.

 

 

{12} Après le Japon mystique, nous subîmes l’envoutement d’une culture ancienne que nous les occidentaux ne connaissons que par son caractère insolite voire folklorique … Il est nécessaire de se débarrasser de nos préjugés pour en apprécier toute la richesse et la profondeur essentiellement philosophique et religieuse … en quelque sorte, il faut changer de planète …

 

Kinkaku-ji, le pavillon d’or édifié à la fin du XIVème siècle pour le shogun Ashikaga Yoshimitsu, a brûlé en 1950, a été entièrement reconstruit identique à l’original en 1955 et redoré à la feuille d’or en 1988.  Il se miroite idéalement dans l’immense pièce d’eau qui l’entoure.

 

En fin de journée, c’est un régal de couleur quand il apparaît dans la douceur du soir, serti dans son écrin d’arbres taillés avec la délicatesse de ces orfèvres du feuillage que sont les jardiniers du site, tout en se reproduisant en frémissements vieil or à peine sensibles, sur la surface d’une eau sombre.

 

Mais que dire alors des jardins du palais Katsura, un des plus beaux endroits du monde dans la perfection des formes, dans l’harmonie des teintes (et nous n’avons pas connu les délires de l’automne) et dans les jeux qui mettent aux prises ces jongleurs de lumières, ces magiciens de l’ombre, et ces dieux du feuillage que sont ses jardiniers, merveilleux prêtres officiant sur l’autel de la beauté pure.

 

Au bord d’une étendue d’eau moirée de jade qui reflète les ombres pastel des arbres ciselés en plateaux de feuillage légèrement bombés, des lanternes de granit coiffées de leur dôme à quatre faces se terminant en boule, posées sur un socle prolongé d’un pied, s’avancent religieusement dans l’eau noire de l’étang, soutenues par quelques roches polies, dans un ballet de pierres rondes.

 

Des îles d’arbustes, façonnés en coupes d’offrandes aux dieux, découpent le bleu du ciel de taches olivâtres.

 

Les grands arbres, comme de beaux oiseaux-voiliers, étendent leurs ailes de branches taillées en symphonie vert-azur comme une invocation de moines, les mains ouvertes vers le ciel.

 

Des voiles de jardins d’or

S’ouvrent dans l’azur brillant

Des soirs clairs de ciels légers.

 

Des dentelles de soie lourde

S’allongent en nappes d’eau noire,

Des lanternes de prières

S’avancent en phares d’étangs,

Et des galets gorgés d’eau

Scintillent au soleil.

 

Des soieries jade et ombre

Se mirent dans l’eau vert sombre

Comme un manteau princier

Qu’on étend sous les pieds.

 

{13} Nara, à une demi-heure en train de Kyoto, nous faisait découvrir l’ancienne capitale du Japon avant Kyoto, et l’origine historique du bouddhisme au Japon où se retrouvent de nombreux temples et Bouddhas dont le fameux « Daibutsu » en bronze recouvert d’or (le plus grand du monde – 16,2 mètres de haut et 452 tonnes). L’empereur Shômu qui la fit ériger en 752, exigea de tous les Japonais de lui fournir tout le cuivre et l’or du pays pour sa confection.

 

Cette statue (appelée Bouddha Vairochana) trône dans le très grand Todaî-ji (traduction : grand monastère de l’est), le plus important des monastères provinciaux, datant du huitième siècle, mais souvent détruit avec sa statue et reconstruit depuis, à tel point que bien peu de choses subsistent de ces époques si ce n’est la ferveur religieuse de tout un peuple qui n’a cessé de le reconstruire.

 

La plus spectaculaire de ces interventions fut, à l’époque Kamakura (1185-1533), celle du shôgun Yoritomo qui l’avait rasé et qui ordonna au moine Chôgen de récolter les moyens de sa reconstruction en 1180 dans un style inspiré de l’Inde et de la Chine.

 

{14} Pour mieux nous pénétrer de la complexité de la religiosité japonaise, nous n’avons pas manqué de visiter le « Kasuga shrine », sanctuaire animiste familial des Fujiwara et ses innombrables lanternes de fer (pas très anciennes) mais très importantes dans la culture animiste.

 

L’ambiguité de la bi-culture nippone mérite le rappel de quelques éclaircissements. Pour des raisons philosophiques de non-violence, les bouddhistes qui se sont « insérés » très délicatement dans le tissu religieux foncièrement animiste de l’époque, ont prôné la complémentarité des deux croyances, soucieux de ce que l’une prolongeât l’autre.

 

{15} Les kamis devinrent ainsi les « protecteurs » du bouddhisme. Au départ, les temples se sont établis en prolongement des sanctuaires animistes. Certains historiens ou maîtres du shinto iront même jusqu’à prétendre que les bouddhas ne seraient finalement que la transposition, l’émanation ou même le complément des kamis.

 

Cependant, plus intellectuel, le bouddhisme devint le fondement philosophique de la pensée nippone grâce surtout au travail profond mais très altruiste et pas du tout « évangélisateur » des moines bouddhistes qui seront toujours des modèles de ce qu’il y a de plus haut dans l’idéal humain d’élévation personnelle de l’âme, sans arrière-pensée de « récupération ».

 

{16} Après 1868, le gouvernement Meiji promulgua la séparation du shintoïsme et du bouddhisme et imposa la croyance en la divinité de l’empereur. En 1871, le shintô devint religion d’état et le bouddhisme toléré comme complément à la spiritualité de chacun.

 

Il fut de plus décrété que les sanctuaires et rites nationaux seraient officialisés, que les prêtres animistes deviendraient des agents de l’état et que chaque citoyen devrait se faire enregistrer dans les sanctuaires animistes locaux comme nous le faisions par le passé dans nos paroisses.

 

Bien entendu, avec la décléricalisation, comme chez nous, ces pratiques seront remplacées, depuis la fin de la dernière guerre, par une officialisation à la commune.

 

Nous qui avons pénétré cette « bi-culture » et qui la vivons au quotidien avec la famille de notre fils aîné, en ressentons toute la valeur, la richesse et la faculté d’apporter non seulement des réponses animistes aux problèmes de la vie de tous les jours, mais également des solutions bouddhiques aux interrogations plus intellectuelles suscitées par les grands problèmes de l’existence.

 

C’est dans cet esprit que dans les foyers ont lieu les grandes réjouissances de la naissance et du mariage qui se font suivant le rite animiste alors que pour le décès, on fera appel aux bouddhistes plus compétents dans leur démarche intellectuelle de l’approche de l’au-delà.

 

Nous avons compris et vécu cela au mariage de notre fils qui, célébré suivant le rite animiste, nous a profondément marqué par sa profonde valeur symbolique, comme le seront toujours les cérémonies religieuses occidentales.

 

Les lourds jardins shintos

Se sont engrossés de fruits,

De fleurs, d’arbres en feuilles

Et de mimosas jaunes.

 

Les ventripotents kamis

De terre rouge et vernis blancs

Se sont groupés en chœur

De potiches flammées.

 

De longs oiseaux de ciel

Se sont allongés bleus

Sur l’eau de soie noire.

 

Des nuages de pivoines roses

Se sont gorgés de pulpe d’eau,

Pour abreuver les kamis-dieux.

 

 

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17/08/2010

Ch. 27 l - Kyoto, le Japon mystique

&q

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 27 l - Kyoto, le Japon mystique.

 

{9} Après le « pèlerinage » à un des deux chancres ouverts de de l’inconscience humaine dont il est impératif de tirer des leçons, nous nous efforcerons de pénétrer en profondeur la culture nippone pour mieux nous assimiler à notre belle-fille japonaise, ses proches et nos futurs petits-enfants.

 

Kyôto, anciennement Heian-Kyô (traduction : capitale de paix et tranquillité), ville historique-musée, haut-lieu du bouddhisme nous marquera tous de son empreinte de particulière grandeur qu’un passé de plus de mille ans (794 à 1868) de piété et ferveur bouddhique a gravée dans la matière de ses temples et statues, sous l’autorité éclairée mais absolue de l’empereur, divinité consacrée par le shintoïsme.

 

C ette dualité de croyance n’est pas facile à saisir par nos civilisations chrétiennes, cependant, il faut essayer de se pénétrer de la théologie asiatique et surtout japonaise.

 

Le Dieu unique de la Bible et du Coran à l’origine de tout, à la base de nos civilisations occidentales, provient d’une conception religieuse qui a débuté dans les populations nomades des déserts du nord-est africains, lieux tellement propice à la méditation et à un ascétisme libérateur de la pensée intérieure et profonde.

 

La pensée religieuse japonaise est davantage orientée vers l’élévation personnelle parallèlement à la vénération de forces dont il n’est pas important d’en trouver la raison si ce n’est qu’elles viennent d’un « cosmos déifié » coiffé par un empereur divinisé.

 

On comprend mieux alors la complémentarité de deux philosophies au Japon, l’une, le shintoïsme, basée sur les forces naturelles qui sont l’émanation ou le fruit de puissances inconnues et l’autre, le bouddhisme où la vénération et le culte de Bouddha, l’ex-richissime prince Siddhârta Gautama devenu mendiant à 29 ans qui a découvert le nirvana ou la vérité et le bonheur suprême … : ses adeptes le considérèrent alors comme le guide inspiré des hommes.

 

Dans ce berceau de la culture religieuse nippone que fut Kyoto, nous nous laisserons envahir par un intense désir de la pénétrer en profondeur, si faire se peut, afin d’en saisir au maximum les tenants et aboutissants.

 

{10} D’abord le château Nijō, construit un peu après 1600, par le shogun Tokugawa, avec son entrée galbée à la chinoise nous surprit par la munificence de ses décorations vieil or.

 

Je me laissai envahir par un sentiment étrange et contradictoire, à la fois de refus d’une civilisation post-féodale du culte des potentats, comme je le fus, autrefois, à Versailles pour les Bourbons, mais aussi d’admiration respectueuse pour le travail génial des artisans et ouvriers qui l’ont réalisé dans une ferveur religieuse, qu’on ne peut s’empêcher de ressentir au moindre des détails architecturaux.

 

Cette première entrée en matière dans ce monde nippon étrange, mystérieux, d’un modernisme exacerbé cependant toujours dominé par des croyances et des rites desquels nous, occidentaux chrétiens, ne parvenons pas à saisir la cohérence, la subtilité et plus encore la grandeur, fut pour moi l’objet d’une grande interpellation dans la construction de ma pensée métaphysique.

 

Envahi comme je l’ai été par le mysticisme étrange du mariage animiste de mon fils dans sa simplicité fondamentale d’appel aux forces naturelles, je ne pouvais qu’être interpellé par son complément en ferveur religieuse des bouddhistes qui sourdait de chaque pierre taillée en autel, de chaque boiserie sculptée ornée d’or ou de verni rougeâtre, de chaque Bouddha grandiose ou discret, et surtout de chaque arbre, arbrisseau ou buisson taillé pieusement comme un rite de prière.

 

{11} C’est dans cet esprit de ferveur que je pénétrai avec mes compagnons de voyage dans ce que la religiosité peut offrir de plus raffiné, de plus fondamental dans sa pure simplicité et qui est véhiculé par la pensée zen, le temple Ryoanji et son jardin de gravier blanc.

 

C’est en pèlerin que j’entrai dans cet endroit au bras de mon épouse. Une communion de pensée nous unissait. D’instinct, nous avons fait le vide intellectuel de nos cerveaux, pour ne laisser affleurer que la félicité animale des premiers âges, celle de corps détendus que le soleil couchant caresse de rayons tièdes.

 

Cette discipline de ressourcement est fondamentale dans la culture zen ; nous ne sommes probablement pas arrivés à faire ce vide de toute pensée, tellement chez nous le mécanisme cérébral de la distraction est devenu automatique et spontané, utilisant les espaces inoccupés.

 

Les membres de l’ordre soto, à genoux sur des « tatamis » de paille tressée, pratiquent cette méditation dite « zazen » pendant près d’une heure, trois ou quatre fois par jour.

 

C’est certes à mettre en parallèle avec la démarche de nos moines contemplatifs chantant les psaumes dans leurs cloîtres. Arrivent-ils cependant à cet état d’abstraction totale de la pensée ?

 

Le temple Ryoan-ji, dans sa simplicité monacale et la pureté de ses lignes dans un environnement de verdure dont la moindre branchette et la moindre pousse sont des œuvres humaines que des milliers de doigts ont façonnées en prières, restera avec le mariage animiste de notre fils un des points forts de notre « pèlerinage ».

 

Nous nous sommes promenés longuement, silencieusement dans des sentiers que respectaient les visiteurs du moment, aussi attentifs que nous à ne pas rompre l’envoûtement.

 

Notre lente promenade méditative nous amena tout naturellement devant le jardin de gravier de pierre blanche du monastère dont l’origine remonte au quinzième siècle, à l’initiative du seigneur Hosokawa Katsumoto.

 

Il s’agit d’une grande surface rectangulaire de gravier blanc, ratissée religieusement par des moines, sur lequel sont dispersés trois groupes de quinze rochers moussus. Ils sont placés là en repos du regard qui s’est saoulé de l’immensité blanche du gravier….

 

Nous nous sommes assis sur le promenoir en planches noircies pour nous laisser envahir d’une montée ineffable de calme et de détente. J’y ai retrouvé quelques moments de méditation qui avaient marqué ma jeunesse de croyant pieux, je ne pense cependant pas que j’aie atteint le mysticisme cérébral véhiculé par la pensée zen….loin de là…. pour sûr…

 

Du fond des âges

Repus dans leur caverne,

Les premiers rêveurs ont goûté

La grandeur du silence,

La paix de l’ombre,

Et la joie du repos.

 

Les dieux de la pensée

Ont offert

Aux moines des temples

Et ceux des cloîtres,

L’offertoire intérieur

De l’oblation du silence.

 

 

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13/08/2010

Ch. 27 k - L'importance du papier au Japon

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Propos d’un octogénaire provenant lt;/p>

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Ch.27 k –L’importance du papier au Japon.

 

Maintenant que j’écris ces lignes, après avoir longuement visionné et médité le film de notre voyage, je commence à mieux saisir l’importance qu’il faut accorder à une chose aussi simple, mais si fondamentale que le papier. Nous, les occidentaux, le considérons comme une matière sans valeur, méprisable, à peine digne de nous torcher, à gaspiller sans scrupule et à éliminer par sacs entiers.

 

Pour les bouddhistes et animistes du Japon, le papier est une matière noble. Il y a un art de le confectionner, patiemment, dans une prière et dans le recueillement… En Corée et en Chine aussi, il y a des secrets et un rite pour sa f abrication comme jadis pour le parchemin chez nous, mais avec en plus une sacralisation spirituelle qui en font un objet de culte.

 

A Nagasaki et Hiroshima, dans les mausolées de grande sobriété placés à peu près à l’épicentre de l’explosion nucléaire, sont attachées des milliers de bandelettes de papier qui prennent le rôle sacré du souvenir, mais aussi de la prière vers les âmes des défunts et les puissances supérieures.

 

Ce rite bouddhiste-animiste qu’il faut ranger aux côtés de l’ikebana, la taille des arbres, la calligraphie, la cérémonie du thé et autres, est une sorte d’appel au recueillement dans la profondeur d’une méditation propice à l’élévation de la pensée vers l’au-delà des croyants.

 

Il faut une longue pratique de ce type de discipline intérieure pour la dissocier de son accessoire que sont en l’occurrence les bandelettes de papier, comme le sont aussi les clochettes des temples, gongs et moulins à prières.

 

Cela m’a remis en mémoire le long bâton garni de bandelettes que l’officiant animiste faisait onduler cérémonieusement autour de mes enfants mariés pour appeler sur eux les faveurs du bonheur dans la fécondité dans le même esprit que nos prêtres encensent ceux qu’ils veulent magnifier parce que bénéficiaires d’un sacrement qui les a sanctifiés.

 

Couché sur le marbre

Le corps d’un arbre

A livré son âme au papier,

En soif d’encre et couleur,

Faim de page à magnifier

Dans la gloire et la splendeur.

 

La page frémissait de pensées,

Le pinceau caressait les signes,

Les signes s’envolaient au ciel

Et les bonzes s’inclinaient.

 

L’écriture fut oiseau

L’écriture fut roseau

L’écriture fut lumière

L’écriture fut prière

 

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S’il est un art japonais universellement connu c’est bien celui de l’origami ou pliage du papier. Il est devenu mondial et il y a des « artistes » qui rivalisent d’adresse et d’ingéniosité partout. En France, il y a une association des « plieurs de papiers ».

 

Il serait originaire de Chine et s’appelait janzhi et comprendrait aussi le découpage.

 

L’origami japonais viendrait d’un rite religieux, très ancien, de représentation d’une divinité dans les cérémonies Shinto

 

Le pliage le plus difficile est l’Hippocampe, mais le plus célèbre est la grue à cause d’une histoire merveilleuse mais triste d’une petite fille qui est devenue, au Japon, mais aussi dans le monde, un symbole de paix et d’entente universelle dédié à l’enfance, avenir de notre société.

 

Cette fillette japonaise fut atteinte par les rayons de la bombe atomique d’Hiroshima et est morte en 1955 à l’âge de douze ans.

 

Elle avait survécu miraculeusement et semblait en bonne santé, elle faisait même de la course à pied.

 

Elle avait deux ans quand la bombe explosa. … Elle ne fut même pas blessée, alors que ceux qui étaient à cet endroit furent presque tous tués ou gravement atteints.

 

Jusqu’en 1954, elle semblait avoir échappé aux effets de la radioactivité et menait une vie tout à fait normale jusqu’à faire du sport de compétition. Cependant, un jour, après un relais, elle ressentit les premiers effets d’un mal insidieux, la leucémie qui sommeillait sans doute en elle et auquel peu de survivants de l’explosion atomique ne réchappèrent.

 

Son état s’aggravant, elle fut forcée d’être soignée en milieu hospitalier et c’est alors qu’une amie de classe lui parla d’une ancienne légende japonaise qui racontait que celui qui confectionnait mille grues en origami verrait un vœu exaucé.

 

La petite Sadako, c’était son prénom, courageusement se mit à plier des grues en papier dans l’espoir de guérir et de recommencer son sport favori … Après une courte rémission qui lui permit de rentrer chez elle, son mal empira et elle dut retourner sur son lit d’hôpital.

 

Elle y mourut le 25 octobre 1955 à l’âge de douze ans.

 

Ses amis de classe et de sport émerveillés par son courage, non seulement finirent de plier les 1000 grues, mais amplifieront le mouvement dans toutes les écoles japonaises avec récolte de fonds pour élever une statue en mémoire de Sadako et de tous les enfants frappés par la bombe.

 

La statue, élevée bien haut dans le Parc de la Paix à Hiroshima sur un piédestal en granite, représente Sadako, en tenue de sport, tenant dans ses bras largement ouverts une grue en or.


 

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10/08/2010

Relais d'un appel du Professeur Christian de Duve

 

 

 

« Il n’est pas trop tard, mais il est temps »

Paul-Henri Spaak aux Nations Unies en 1947

et le Prix Nobel, Christian de Duve, maintenant.

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Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité

que maudire l’obscurité (Confucius)

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RELAIS D’UN APPEL SOLENNEL

du professeur Christian de Duve

recueilli par le journaliste-scientifique

Guy Duplat.

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A ce stade de mes mémoires qui relate notre voyage au Japon, je tiens à donner au texte qui va suivre toute l’importance qu’il mérite en raison de sa signification profonde d’avertissement pour l’humanité qui non seulement manipule dangereusement les forces sous-jacentes de la matière, mais aussi ne contrôle pas la prolifération de sa population.

 

J’ai toujours eu la plus grande considération et plus grande admiration pour le professeur Christian de Duve, prix Nobel de science de 1974, que je considère comme mon principal maître à penser avec Paul Damblon, vulgarisateur érudit, penseur athée et musicien ainsi que Jean d’Ormesson, de l’Académie Française dont le livre « Presque rien sur presque tout » est le compagnon de mes nuits pensives.

 

Aussi, c’est avec la plus grande attention et le plus grand respect que j’ai lu l’entretien qui vient d’être publié dans le journal « La libre Belgique » entre l’éminent professeur et le journaliste-scientifique Guy Duplat dont j’ai toujours admiré la justesse érudite des propos et l’étendue de la culture qu’elle soit scientifique ou artistique

 

Avant de donner la relation la plus complète possible de cet entretien, je tiens à évoquer cette journée d’hommage recueilli que nous avons consacrée, avec nos compagnons de voyage de l’époque, à Nagasaki, une des deux villes anéantie par un bombardement atomique comme le fut quelques jours auparavant la ville d’Hiroshima, il y a 75 ans, apportant ainsi plus de poids à l’avertissement solennel du professeur quant aux dangers que courent la planète.

 

Unanimement, nos compagnons de l’époque et nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé historique de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et de record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la déferlante napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, donneurs de leçons que nous étions, provoquant les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.

 

Enfin, en réveillant tristement ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous las, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous las, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous las, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

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Christian de Duve, ce grand scientifique humaniste, mon maître à penser, a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique : « Génétique du péché originel » dans lequel il lance un appel solennel à l’humanité, l’avertissant que si nous ne changions pas fondamentalement nos sociétés en généralisant une limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irions vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu.

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation qui va engendrer des «événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste … »

 

Au cours de son interview le savant Prix Nobel, reprendra la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son fameux « discours de la peur » en 1947  : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps ».

 

J’avais dix-huit ans et je l’entends encore terminer son discours de cette voix de tribun qui caractérisait ses interventions ; Plus que jamais l’appel de ce visionnaire doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque.

 

Si on consulte l’abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6.793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

Comme dit le journaliste Guy Duplat, nous allons droit dans le mur …

 

Réalisant l’évolution du sentiment écologique dans nos sociétés, notre prix Nobel nous met en garde des excès d’actions anticapitalistes ou altermondialistes et constate d’autre part que l’action des dirigeants politiques ou religieux est limitée dans leur horizon et leurs moyens, leurs vues à court terme se limitant au résultat des prochaines élections. Or il faudrait une vision à 50,100 ou même 500 ans …

 

Par ailleurs, les dirigeants religieux sont « enfermés dans des carcans doctrinaux et idéologiques qui les empêchent de prôner des mesures qui seraient pourtant nécessaires même si elles sont contraires à leurs croyances ou à leurs traditions ». Avec un brin d’ironie, le professeur de Duve fera remarquer que les autorités religieuses sont traditionnellement peu préoccupées de l’avenir de ce monde-ci … : même si on a une vie difficile, elle ne sera que meilleure au ciel …

 

A la remarque du journaliste concernant un troisième obstacle : nos gènes, le savant répond qu’il est majeur … « la sélection naturelle nous a donné des gènes utiles pour la survie et la perpétuation de l’espèce choisis il y a 100.000 ou 200.000 ans quand les hommes étaient des petites bandes … ces gènes favorisent le chacun pour soi collectif, car l’égoïsme de groupe est plus rentable que l’égoïsme individuel. Cela va de pair avec une agressivité intergroupe et le sens de la bagarre … aujourd’hui, elle existe entre groupes liés par des intérêts économiques ou linguistiques … »

 

Le journaliste scientifique évoque alors ce que certains appellent en parlant de notre époque  « l’Antropocène » pour montrer que pour la première fois, l’homme joue un rôle déterminant dans la survie de la terre. Le grand savant surenchérira en proclamant que si on laisse faire la nature, cela ira de mal en pis … «  La sélection naturelle n’envisage jamais l’avenir, elle avance au jour le jour, en fonction des conditions immédiates ».

 

A la question : la science peut-elle nous sauver  … ? Le professeur de Duve répond : « Elle doit aider, je défends l’idée qu’il est bon et juste de savoir. Plus on comprend l’univers et la vie, plus on peut prendre des décisions sages … les OGM, le nucléaire, sont des applications de la science sujettes à discussions et à ce niveau, une régulation est nécessaire. »

 

Quant au rapport entre la science et l’art, le magistral scientifique précise qu’il n’est pas un grand humaniste … qu’il écoutait la musique en travaillant … mais qu’ensuite il a acheté un piano d’occasion qu’il a remplacé par un neuf quand il a reçu le prix Franqui … qu’il avait une épouse artiste qui l’a initié à l’art comme lui à la musique … L’art et la science vont souvent de pair et il cite quelques grands scientifiques qui sont aussi peintres, sculpteurs et peintre de talent et des prix Nobel tel Jacques Monod, aussi violoncelliste, le neurologue Jerry Edelman, violoniste de concert, le chimiste Manfred Eigen, pianiste de concert, le biologiste André Lwoff, peintre dont d’ailleurs le professeur possède un tableau.

 

Penseur et philosophe, ce scientifique écrivain aura cette phrase importante : « Les arts et la science sont des facettes différentes pour appréhender ce que j’ai appelé l’ultime réalité (précisant qu’il n’aimait pas employer le mot Dieu), qui a une face visible étudiée par la science et une face plus émotionnelle approchée par les arts. »

 

Quant à «  l’éthique, les scientifiques ne peuvent pas s’en détourner, Les considérations éthiques sont pour eux, particulièrement contraignantes car ils sont face à des applications qui peuvent être très importantes sur le plan économique, politique ou culturel. Mais là aussi, cela bouge. »

 

Le journaliste-scientifique Guy Duplat termine son entretien en demandant au professeur de Duve : « Quel message voudriez-vous transmettre aux jeunes ? ».


Il répond « l’avenir est entre leurs mains. Il faut juste le regarder pour en tirer des leçons pour l’avenir … Tachez de faire mieux que nous et de ne pas répéter les erreurs de vos parents … » … parlant de la Belgique il s’avouera triste de voir comment, en politique, le passionnel l’emporte sur le rationnel … et il terminera en avouant qu’il avait plus confiance dans les femmes que dans les hommes pour construite cet avenir qu’il espère, sera sage. »

 

Je terminerai cet important message qui nous met en face de nos responsabilités devant les dangers qui menacent l’humanité dans un avenir plus proche qu’on ne le croit, étant donné l’accroissement exponentiel du descendant de l’homo sapiens qui déjà maintenant sature la planète, en insistant sur ce cri d’alarme du grand savant qui tente de réveiller non seulement les consciences, mais aussi l’instinct de conservation qui devrait nous avertir d’un danger évident tellement proche de nous.

 

Nos responsables et nos dirigeants devraient agir efficacement pour trouver des solutions adéquates à la limitation des populations de notre globe qui sera difficile à mettre en place tant que les religieux qui sont les principaux moteurs de l’humanité ne comprendront pas l’urgence d’adapter leur enseignement ou doctrine à la nécessité de contrôler les naissances.

 

Il est donc urgent qu’un colloque des principaux moralisateurs de notre planète soit mis en place pour trouver un compromis d’éthique qui serait en accord avec leur doctrine.

 

Incontestablement, nous atteignons le point de saturation de notre habitat ... Les nombreux cataclysmes qui se déclenchent actuellement dans différentes régions de notre planète en sont les conséquences ...


Comme dit Guy Duplat, nous allons droit dans le mur

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06/08/2010

Ch. 27 j - Hiroshima et Nagasaki, chancres de l'humanité.

&qu

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

 

Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.


Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 27 j – Hiroshima et Nagasaki, chancres de l’humanité.

 

{8} Après l’accueil des familles, une prise de contact avec les proches de notre belle-fille, le mariage religieux et les festivités qui suivirent, nous avions prévu de réserver deux semaines à une visite touristique du Japon avec ceux qui nous avaient accompagnés.

 

Dans une sorte de pèlerinage, nous avons débuté ce périple par une journée d’hommage recueilli à Nagasaki, une des deux villes martyres de l’inconscience atomique l’autre étant Hiroshima, plaies béantes de la dernière guerre mondiale, qui impressionna tout le monde.

 

Unanimement, nous ne nous arrêterons pas aux causes et responsabilités qui sont difficiles à établir, si on en analyse le fond, mais nous ne manquerons pas de prendre conscience d’une grave erreur du passé dont il est impératif de tirer des leçons pour l’avenir de notre planète.

 

Ce chancre à vif, ulcère de notre humanité guerrière, est à ranger aux côtés des massacres, tortures et misères dont se sont rendus coupables tant de civilisations du passé qu’elles soient assyriennes, babyloniennes, égyptiennes, grecques ou romaines pour ne citer que celles d’un passé de conquête.

 

Et pour battre notre propre coulpe de générations plus proches, nous nous devons d’évoquer ce florilège de souffrances et ce record de massacres et tortures qu’ont engendré, dans leur rage dominatrice, la folie napoléonienne et les deux dernières guerres.

 

Mais surtout avec honte, nous n’ignorerons pas les aberrations des croyants, ces donneurs de leçons, qui ont provoqué les exterminations dont se sont rendus coupables croisés, inquisiteurs, conquistadors et autres guerriers religieux.


Enfin, en réveillant ce long martyrologe d’un passé de conquête et de domination dont nous sommes les héritiers occidentaux, nous devrons cependant le compléter avec tristesse de ce que les autres civilisations d’Asie et d’ailleurs sur notre globe n’ont cessé de perpétrer, eux aussi avec une cruauté raffinée voire bestiale.

 

L’homme restera un loup pour l’homme, tant qu’une civilisation de la solidarité ne sera pas mise en place. Peut-être nos descendants connaîtront-ils ce « paradis sur terre » !

 

Ne serons-nous lassés, un jour,

De la torture, de la misère, de la souffrance ?

Ne serons-nous lassés, un jour,

De l’injustice, de la faim et de la soif ?

Ne serons-nous lassés, un jour,

De cette lente plainte des peuples délaissés

Parce que nous accaparons tout

Et ne partageons rien ?

 

°°°°°

 

C’était déjà un avertissement pour les « apprentis sorciers » que nous sommes devenus … Nous jouons inconsidérément avec des forces fondamentales dont l’ampleur dépasse nos moyens de contrôle …

 

Un autre appel solennel a été lancé par le professeur Christian de Duve, grand scientifique humaniste, mon maître à penser, qui a publié en 2009 chez Odile Jacob, un ouvrage saisissant, sorte de testament philosophique, intitulé « Génétique du péché originel » dans lequel il nous avertit que si nous ne changeons pas fondamentalement nos sociétés en généralisant la limitation des naissances pour freiner l’explosion démographique nous irons vers une catastrophe planétaire.

 

Si nous ne faisons rien, poursuit ce sage, dans un entretien qu’il a eu avec le journaliste scientifique Guy Duplat, "si on laisse faire la loi implacable de la sélection naturelle, on ira vers l’extinction de l’homme. Ce qui n’aurait rien d’extraordinaire puisque beaucoup d’hominidés comme Néanderthal ont déjà disparu."

 

Les sept milliards d’individus qui évoluent sur notre planète s’ils continuent à proliférer vont se trouver devant un problème de surpopulation, proclame le savant, « qui va engendrer des événements comme un holocauste nucléaire ou une pénurie dramatique de ressources alimentaires et énergétiques … on peut craindre que les déserts prennent le dessus, que les océans soient privés de vie, que les ressources naturelles vont progressivement s’éteindre et qu’alors les gens seront prêt à faire n’importe quoi pour se disputer ce qui reste »… »

 

Aussi, le professeur terminera sa mise en garde, en reprenant la célèbre phrase de Paul Henri Spaak à la tribune des Nations Unies, lors de son « discours de la peur » en 1947 : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps »,

 

J’avais dix-huit ans et j’entends encore le tribun terminer son appel de cette voix vibrante de prétoire qui caractérisait ses interventions et me souviens des longs applaudissements qui suivirent...

 

Plus que jamais l’appel de ce visionnaire, au lendemain de la guerre, doit être entendu pour venir renforcer celui d’un des plus grands sages de notre époque qui ne fait qu’établir un constat que tout homme sensé peut faire à la lecture des dernières données statistiques de l’évolution de la population mondiale.

 

Si nous consultons l'abondante documentation à jour que nous procure la « toile » nous apprenons avec effroi que la population mondiale est estimée à 6,793 milliards au 1 janvier 2010, alors qu’elle était estimée à 6,1 milliards en 2000 et entre 1,55 et 1,76 milliards au siècle des lumières (18 ème siècle).

 

D'autre part, les plus sérieux prévisionnistes tablent sur une capacité maximale de population mondiale sur notre planète évaluée à une petite dizaine de milliards ...


Comme dit le journaliste scientifique Guy Duplat, si nous ne faisons rien, nous allons droit dans le mur …

 

 

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Aujourd'hui, le 6 août 2010, dans tous les pays du monde, ce sera la commémoration du 65 ème anniversaire du bombardement d'Hiroshima et dans trois jours, le 9 août, celui de Nagasaki

 

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03/08/2010

Ch. 27 i - Festivités de mariage au Japon

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement


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Ch. 27 i - Festivités de mariage au Japon.

 

 

Après la cérémonie religieuse, qui s’était tenue au même étage dans les locaux adaptés de la « maison de mariage », mais séparés par un immense hall d’accueil, les participants se présentèrent à un comptoir de réception derrière lequel deux gentilles employées enregistraient les présents en espèce, devoir traditionnel dans ce pays, qu’elles inscrivaient avec indiscrétion et ostentation sur un beau parchemin dans le but de constituer la dot souvent importante de la famille, des amis et proches.

 

Nous nous sommes retrouvés ensuite dans une immense salle avec tout l’équipement nécessaire à la réalisation d’une très grande fête : musiciens, estrades pour les mariés accompagnés suivant la tradition de leurs témoins de mariage, balcons pour animateurs, musiciens, discours et intermèdes, jeux de lumières etc. …..

 

Le banquet dans cette salle de conception superbe, fut à la hauteur de cette journée particulièrement réussie. Coutume surprenante, même incongrue pour les occidentaux, mais qui dénote du respect animiste de la nourriture : un sac luxueux contenant tout le matériel nécessaire à la récupération des restes (très abondants) du repas était prévu sous la table devant chaque convive qui devait les emporter soigneusement.

 

Le repas était servi suivant la tradition japonaise de plats nombreux, colorés, raffinés, présentés artistiquement sur des plateaux tournants centraux disposés sur chaque table et que chaque convive orientait suivant son choix. C’est très convivial et commode !

 

Une scène était prévue où se produisaient musiciens, animateurs professionnels ou convives-amateurs tels un ex-patron de Michiko, excellent baryton, une tante dans une démonstration de danses traditionnelles qu’elle pratiquait en amateur et….. nous-mêmes, invités par le présentateur à nous produire et qui fut époustouflé par le plus anarchique des bans de l’alouette que nous avons écorchée plutôt que plumée dans une cacophonie incroyable. Je crois que les Japonais s’en souviendront longtemps comme du plus étonnant des karaokés occidentaux…

 

A souligner la beauté particulière des vêtements que les mariés enfilèrent au cours de cette journée :

 

A la cérémonie religieuse, la future épouse revêtira la tenue de mariage animiste : une robe en soie d’un blanc irréel, très sobre, décorée ton sur ton de motifs végétaux qui apparaissent en légère surbrillance. Elle porte une coiffe d’une immaculée blancheur qui lui cache toute la tête jusqu’au front et garnie à l’arrière d’un bouquet décoratif jaune-doré,. L’effet de pureté et de grâce de cet ensemble est saisissant, d’autant plus que ma belle-fille est une très jolie personne

 

Quant au futur marié, il portera, non sans fierté, le traditionnel demi-manteau (montsuki) sur une jupe-culotte à rayure (hakama) que les Japonais revêtent depuis l’époque Edo.

 

Pour la réception et au banquet, la mariée se retirera pour réapparaître somptueusement revêtue de la superbe et majestueuse robe de mariée pourpre, (Kimono) brodée de fils d’or et décorée de gracieux ibis blancs évoluant dans un décor de fleurs stylisées, vêtement également porté depuis l’époque Edo (1603-1868).

 

Le maquillage est une œuvre d’art des professionnels japonais, très sobre, faisant ressortir toute la beauté raffinée du visage féminin en faisant apparaître la douceur de l’expression du regard, souligné par de légers sourcils relevés et le mystère d’une bouche discrètement rougie que la mariée en respect des traditions de retenue des jeunes épousées s’efforcera de maintenir réservée.

 

Ses cheveux, d’un noir profond qui est le secret des coiffeurs japonais, seront montés en œuvre d’art avec peignes et longues épingles à bouts dorés.

 

Enfin, pour s’aligner sur la tradition occidentale et moderne de l’habillement nuptial, la fin du banquet se passera en apothéose, lumière éteinte pour une apparition du couple en vêtement de mariage occidental, (troisième changement de toilette) avec les artifices les plus spectaculaires pour ce genre de spectacle (jeux de lumière, musique nuptiale, enfin tout ce qu’il faut pour ajouter une (fausse) note barnumesque, héritée de l’influence américaine).

 

Cependant, détail symbolique très sympathique, les époux viendront allumer les bougies disposées au centre de chaque table… tout en saluant et remerciant chaque convives, avant d’aller découper le gâteau monumental qui trône sur la table des mariés et témoins.

 

Semeur de lumière

Au cœur de chacun

Ils se sont portés

Devant chaque table

Pour endormir la fin du jour

Dans la douceur de leur amour.


 

La journée se termina par une réception chez le parrain dentiste, suivie d’une sortie dans des bars huppés de Fukuoka bien arrosée de bonnes bières japonaises corsées ou non au saké.

 

L’ambiance devint de plus en plus joyeuse et mémorable, j’eus même l’honneur d’être embrassé sur le nez par un des convives que mon appendice nasal d’occidental obsédait.


Les jours suivant le mariage de nos enfants furent consacrés à une visite du Japon historique et typique. Le temps était merveilleux de douceur, se situant heureusement tout juste avant la période des pluies du mois de juin.

 

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