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30/07/2010

Ch. 27 h - Le mariage religieux au Japon

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. h - Le mariage religieux au Japon.

 

 

{6} Ainsi que déjà signalé, la cérémonie religieuse du mariage est pour la plupart des Japonais célébrée en respectant le rite shintoïste tandis la cérémonie funéraire sera bouddhiste.

 

Les représentants les plus proches des deux familles (une dizaine de chaque côté) furent invités a pénétrer dans un lieu fort insolite pour nous, une chapelle shintoïste, située dans une « maison de mariage » devenue d’usage courant dans ce pays minutieusement organisé pour gérer un espace domestique très limité.

 

Nous sommes entrés en file indienne pour nous asseoir derrière une longue table étroite disposée de part et d’autre de la salle de manière telle que les familles se trouvassent en face l’une de l’autre et perpendiculaires à l’autel animiste très coloré, où étaient rassemblés dans un désordre du plus bel effet une représentation de produits de la nature : fruits, verdures alimentaires, fleurs….ainsi que diverses figurations des forces naturelles.

 

Sur cette table était disposé un plateau pour chaque assistant, dans lequel se trouvaient une serviette blanche et une coupelle de faïence.

 

Les futurs époux accompagnés des témoins ont suivi pour prendre place au centre de la salle, les deux couples étant placés l’un derrière l’autre, sur des sièges et devant une tablette qui supportait également les accessoires du mariage.

 

Le prêtre de ce rite animiste, revêtu de ses ornements et habits religieux, se mit à moduler une sorte de mélopée incantatoire vers les forces animistes, comme pour les appeler à féconder symboliquement le couple. Il faisait onduler en même temps une sorte de fouet fait de longues bandelettes de papier très blanc en prononçant des prières, pendant qu’une douce et harmonieuse musique, très envoûtante et mystique, nous plongeait dans un recueillement qui nous surprit mais ravit tous, croyants comme incroyants.

 

Ce fut alors que nous saisîmes en profondeur la sensibilité de l’âme japonaise et la richesse de sa culture. Le raffinement de ce peuple est tellement particulier qu’il faut avoir vécu comme nous ce partage de sentiment entre nos races, pas du tout faites pour se comprendre, autour d’un acte aussi fondamental et essentiel pour l’être humain que celui de la célébration de l’union de son couple, pour en apprécier toute la valeur symbolique.

 

Mon frère a filmé ces instants précieux et maintenant encore quand la pellicule me révèle la grandeur du moment, et que je peux apprécier et revoir en détail le recueillement « fraternel » de deux familles si éloignées l’une de l’autre, je ne peux que me laisser envahir d’un sentiment d’ineffable bonheur et de compréhension mystique.

 

Après ce qui devait être un nouvel appel aux esprits de la nature, l’officiant se tourna vers les futurs époux pour procéder aux rites du mariage.

 

Une sorte de petite coupe plate en porcelaine fut distribuée à tous les assistants par deux jeunes filles presque identiques en robe blanche et longue chevelure retenue par un nœud. Elles y versèrent un peu de vin de riz.

 

Nous avons accompli le rite avec conviction, gagné par la symbolique du geste ; les assistantes le répéteront à deux reprises, dans des coupes de formats différents.

 

Maintenant encore, je me remémore ces moments en les réservant comme essentiels dans la construction de ma pensée philosophique :

 

J’étais à quelques pas de ce prêtre, dans ces atours religieux brodés d’or, manifestement pénétré de son rôle, procédant avec une conviction respectable, à un rite jugé par nous, les occidentaux, primitif et inconcevable, exercé pourtant par un peuple intelligent et profond qui s’y soumet avec la même foi que celle nous avons en pratiquant nos propres croyances.

 

Mieux, j’ai été tellement marqué par la solennité et l’importance du moment qu’il reste gravé au plus profond de mon subconscient mystique comme ayant une valeur d’engagement moral et religieux aussi important que celui qui fut nôtre lors de notre engagement chrétien.

 

Depuis ce moment, je me suis souvent penché rétrospectivement sur le sens philosophique qu’il faut donner à ces démarches de valorisation sacrée de l’acte fondamental de formation d’un couple quel qu’en soit le rite.

 

L’organisation de la société japonaise est très déconcertante en raison des contradictions qui ne peuvent qu’interpeller les représentants de civilisations monothéistes comme les nôtres.

 

La mythologie japonaise est inhérente à sa culture et le fondement de sa philosophie. Il n’y a pas très longtemps que la provenance divine de l’empereur fut remise en question et abolie. Les souverains du japon étaient considérés comme descendants d’Amaterasu Ômikami, déesse du soleil et reine des dieux (kamis).

 

Les pratiques religieuses sont finalement un amalgame de shintoïsme, de bouddhisme, de confucianisme et même de taoïsme. Avant le bouddhisme, la religion animiste se contentait de dieux mal représentés, de dévotions à des « divinités » locales, et de rituels aux produits de la nature, comme les fruits et les plantes.

 

Le panthéon Shinto s’est donc enrichi du bouddhisme inspiré du Mahayana (grand véhicule) qui venait de l’Inde du nord par l’Afghanistan (Gandhara), le Tibet et la Chine, pour s’implanter tardivement en Corée au quatrième siècle et au Japon au sixième siècle de notre ère. Un deuxième courant de pénétration, véhiculant le Theravâda (petit véhicule ou enseignement des anciens) privilégia le reste de l’Inde, le Sri Lanka et l’Asie du sud-est.

 

Les empereurs ont renforcé ce courant bouddhiste en encourageant l’intellectualisation de la spiritualité animiste dans le Kojiki (recueil de choses anciennes) et le Nihon-Shoki ou Nihongi (chroniques du Japon). Pour pénétrer la masse animiste, les religieux bouddhistes prétendirent que les bouddhas étaient un prolongement supérieur des kamis.

 

Le shintô, qui est la « Voie des kamis (dieux) » est la religion du foyer, de la famille. Nous l’avons si bien ressenti lorsque nous fûmes reçus par le cousin, futur « témoin » de mariage », dans la pièce consacrée aux ancêtres dont les portraits couvrent les murs, autour de l’autel animiste de la famille.

 

Cette pièce d’invocations, de souvenirs mais aussi de réceptions est réservée aux grandes circonstances familiales, aux manifestations festives comme, en l’occurrence, celle de l’accueil des représentants de la future belle-famille de leur nièce dont ils avaient accepté d’être une sorte de parrain du mariage.

 

Sur les photos de famille, les parents de la mariée et nous seront placés en couple de part et d’autre des mariés encadrés des cousins-témoins qui en deviendront ainsi tout au long du mariage des acteurs essentiels mis à l’honneur.

 

Si j’accorde autant d’importance à cette journée dans un chapitre consacré aux instants de bonheur qui ont enrichi ma vie, c’est qu’elle y a une place fondamentale pour le symbolisme de ce moment de sacralisation qui marque d’une empreinte profonde la vie d’un couple et de son entourage, comme ce fut le cas, lors de mon propre mariage et celui de ma fille.

 

Cela n’empêche cependant qu’il faut relativiser les choses. L’amour prime tout : le « Grand Amour », celui qui dure une vie n’a besoin d’autre chose que d’être partagé et manifesté en permanence. Il n’est donc pas important que ce sentiment soit « officialisé » pour qu’il change de valeur : il fait partie d’une autre dimension

 

 

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27/07/2010

Ch. 27 g - Changer de planète !

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

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Propos d’un octogénaire provenant

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élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

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et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 27 g - Changer de planète !

 

5} Notre fils aîné, Patrick épousa Michiko en mai 1993 à Fukuoka, la ville des parents de la future épouse, située dans l’île de Kyushu. Ce sera pour nous, les occidentaux, la famille et les amis qui nous avaient accompagnés l’occasion d’un étonnant séjour et d’un dépaysement total dans une civilisation surprenante faite d’ancestrales traditions nippones et de modernisme à l’américaine.

 

Nous crûmes changer de planète tellement tout nous paraissait étrange et nous en perdions tous nos repères à tel point que nous n’osions nous éloigner de l’hôtel sans accompagnateur.

 

Comme il se devait, dés notre arrivée, nous fûmes conviés à faire la connaissance d’une famille que nous ne connaissions forcément pas.

 

En premier lieu les parents de Michiko : un militaire droit comme un i, aussi souriant que discret et son épouse, avenante et bien agréable personne, très ouverte à la culture occidentale, d’un accueil chaleureux, très frustrée de ne pouvoir communiquer avec nous : nos langues sont tellement différentes, sans racines communes, tellement éloignées de notre structure verbale qu’il est difficile d’y trouver des repères mnémoniques.

 

Ma vieille mémoire s’est échinée en vain à mémoriser et prononcer d’une manière compréhensible pour les Japonais quelques mots tirés d’un petit manuel de poche pour touristes ; ce qui me rassura, c’est que mes interlocuteurs n’en sortaient pas mieux que moi, bien que plus jeunes…

 

Il y avait aussi une grand-mère souriante déformée par l’âge et pliée en deux comme toutes les vieilles Japonaises qu’on voyait trottiner allègrement, courbées presque à angle droit, le dos cassé par les tâches ménagères traditionnellement réalisées à même le sol.

 

Et puis le couple de cousins qui avaient accepté d’être parrains-témoins de mariage, coutume shintoïste (au Japon, on suit le rite shintoïste pour le mariage et le bouddhiste pour les obsèques) ; ce parrainage est lourd de responsabilités car il impose le devoir d’assister les parrainés aussi bien moralement que physiquement et financièrement.

 

Ces cousins exploitaient à Tosu (dans l’île de Kyushu) une importante clinique dentaire très moderne dont mon épouse testa l’efficacité à la suite de la perte fortuite d’un plombage, ce qui lui permit d’apprécier le confort des soins dentaires en position couchée, pratique révolutionnaire pour l’époque.

 

A ces cousins bien affables succéderont les autres membres collatéraux, aussi aimables qu’accueillants avec cette particularité bien amusante du salut de convivialité au cours duquel nous rivalisions de courbettes de plus en plus basses, chacun s’efforçant, par civilité, d’avoir le dernier mot, créant ainsi les situations acrobatiques des plus cocasses qui s’achevaient par un grand éclat rire bien sympathique.

 

Dans les jours qui suivirent, précédant le mariage, nous avons eu l’occasion de bien nous pénétrer de l’ambiance coutumière du milieu provincial de notre future belle-fille, très traditionnel et fort éloigné de celui des grandes villes comme Tokyo.

 

Nous avons eu le privilège avec Michiko, gentille cicérone, de goûter à d’insolites et merveilleux endroits comme ce petit temple, tout près de chez elle, perdu dans sa végétation exubérante, aux senteurs délicates de jasmin, dans un bourdonnement intense de vie subtile comme si les Bouddhas du petit édifice religieux murmuraient de lancinantes prières.

 

Le soir, dans notre chambre d’hôtel, le téléviseur nous faisait assister aux matchs du championnat mondial de sumo, qui se déroulait ces jours-là.

 

D’abord surpris et plutôt réprobateurs, nous finîmes par réaliser que plus qu’un sport de compétition, il s’agissait-là d’une expression de la philosophie nippone dans ses traditions et ses lois ancestrales, manifestant en quelque sorte l’exaltation de la force simple exercée suivant un rituel, dans le respect de l’autre et dans le geste fondamental comme dans la pensée zen. Il faut comprendre ça pour comprendre le Japon.

 

Nous eûmes aussi le plaisir d’être accueillis par les parents de Michiko dans leur jolie maison, entourée d’un jardin aux arbrisseaux soigneusement taillés par le papa, amateur de ces plantes artistement modelées suivant la tradition japonaise.

 

Là encore, la longue démarche sereine du jardinier qui taille les branches, avec une patience recueillie dans l’esprit de la pensée zen et dans l’amour de formes naturelles non imposées suivant des règles géométriques comme dans nos grands jardins ou nos parcs occidentaux, fait partie de traditions ancestrales propices à l’élévation intérieure.

 

Le mariage devait avoir lieu dans une immense « maison de mariage » équipée de plusieurs étages de salles conçues à cet effet. C’est impressionnant ce souci du grandiose et de la perfection du détail bien nippon.

 

Ces établissements, très importants, permettent la célébration de plusieurs cérémonies et banquets (pratiquement un par étage) dans un luxe de détail et de raffinement exceptionnels. Cette manifestation coûte très cher (10 à 15.000 euros) et les familles économisent dès la naissance, elle comprend la cérémonie religieuse shintoïste et le banquet avec animations et spectacle. (Le prochain sous-chapitre détaillera cet événement réalisé dans la plus pure des traditions japonaises).

 

 

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23/07/2010

Ch. 27 f - Comme un biscuit de Saxe.

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

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et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Ch.27 f – Comme un biscuit de Saxe.


C’est intentionnellement que j’ai remonté le temps depuis celle qui vint la dernière, mon petit cristal de roche, pour aboutir à celui qui combla un si long et impatient désir qu’on ne croyait plus à sa réalisation.

 

Il était si beau, si attendu, si désiré, si sublime qu’il nous semblait tomber du ciel.

 

C’était le plus fin des biscuits de Saxe que nous avions rangé dans la vitrine de nos rêves…. un teint délicat… des cheveux d’or sombre… ondulant légèrement dans un appétit de soleil

 

Bouffée de bonheur, quand je rentrais le soir, accueilli par deux têtes bondes, l’une souriante et radieuse, l’autre qui me tendait les bras…. Ces instants étaient si précieux que j’enfermerai ces pierres rares dans l’écrin de mes souvenirs…

 

Y avoisineront ces plages de sable blanc de la mer du Nord,… fluide sur des petons de porcelaine…. avec en fond…. des vaguelettes et des cris de mouettes….

 

Il y aura aussi l’appel de la campagne avec la vie des champs et des fermes ….. la découverte de la nature qu’il se mit à aimer et les oiseaux et les insectes que je lui appris à observer….

 

Et puis, comme son grand-père, il se passionnera d’oiseaux exotiques de volières…, nous en construirons une grande dans notre courette avec abri à l’intérieur de la maison.

 

Adolescent, il aimera l’aventure et l’exotisme dans un environnement qui y était propice : ses sœurs, nos amis coréens et tous les autres que nos activités inter-culture nous amèneront à fréquenter.

 

Pour se préparer à l’existence difficile de l’aventurier, il voulut s’endurcir de la vie rude des unités militaires de para-commando avec sauts en parachute et escalades de rochers abrupts.

 

A 23 ans, il concrétisera cet appétit d’autres cieux en suivant notre amie Agnès qui retournait en Corée et lui trouva un emploi de professeur de  français.


Il y restera trois ans à peine… : Sa rage de changement, d’aventures et de sensations le poussèrent à chercher d’autres horizons.

 

Le triangle d’or, la Chine, le transsibérien et le retour en Belgique par les pays de l’Europe de l’Est à l’époque du communisme satisferont son appétit d’aventures et l’envoûteront de leur caractère insolite et dangereux … ce seront six mois d’un voyage extraordinaire dans des régions peu traversées par les occidentaux de l’époque (1989).

 

Avec des compagnons de voyage improvisés au hasard des rencontres, il traversera toute la Chine rouge en utilisant des moyens de transport aussi insolites que ces petits tortillards surchargés qui besognent péniblement dans les provinces ancestrales et qu’on aborde surtout par les fenêtres à la conquête d’une minable place en piétinant d’incroyables détritus…..

 

Avec ses compagnons, il s’est parfois trouvé entouré de braves gens qui voyaient des blancs pour la première fois et qui les regardaient de loin avec crainte comme s’ils étaient des yetis descendus des montagnes (ses compagnons étaient de robustes et grands Australiens).

 

Il ramena d’étonnantes photos de ces endroits insolites, tels ces étals de bouchers avec, pendus aux crochets, les animaux les plus incroyables figurant au menu des autochtones qui en font leur quotidien, si pas leur mets de choix (rats, souris, serpents, animaux crevés, rongeurs de toute taille, chiens, chats, rapaces,…. enfin tout ce qui court, vole, nage… à tel point que les étrangers qui sont là-bas prétendent que les Chinois mangent tout ce qui bouge….)

 

Revenu en Belgique, il lui prit la fantaisie de s’envoler pour l’Espagne pour y lancer un commerce d’antiquités en provenance de Corée et du Japon que notre amie, la coréenne Agnès devenue exportatrice de ces articles, lui procurerait.

 

Chose amusante, mais étonnante pour quelqu’un qui venait à peine de quitter le nord-est asiatique, c’est dans la pension où il se trouvait à Barcelone qu’il fit la connaissance et s’éprit d’une jeune Japonaise qu’il épousera plus tard et qui était venue y perfectionner sa connaissance de l’espagnol, langue qu’il apprenait lui-même.

 

Un jeune garçon très blond

Sorti du cœur des fées

Riait dans les étoiles

En brillant de grands yeux.

 

Ce bel enfant des villes

S’était épris des champs,

De grandes clairières

Et de vie dans les mousses.

 

Ce passionné des îles

Rêvera d’orient

De pagodes et de temples

Mais aussi d’oiseaux fauves.

 

Ce chercheur de grands ciels

Repoussant l’horizon

Trouva dans les voyages

La paix de sa raison.

 

Comme je le signalai plus avant, Benoit se lançait de plus en plus dans le parapentisme et décida d’abandonner le commerce d’antiquités asiatiques qu’il menait avec sa mère.

 

C’est ainsi que Patrick revint au pays pour continuer l’affaire. Il ramenait avec lui la jolie Japonaise à qui il avait fait une cour empressée et qu’il avait conquise sur les terres madrilènes.

 


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20/07/2010

Ch. 27 e - Le chevalier des routes.

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

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et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 27 e - Le chevalier des routes

 

Bruno, mon filleul et neveu, on s’en souvient, a vécu avec nous une bonne partie de sa jeunesse. Aussi fantasque que ses cousins, il s’est acheté une vieille maison qu’il retape complètement avec beaucoup de minutie. C’est un noctambule qui préfère travailler la nuit ... Il a le sommeil du "juste", aussi quand il dort, le réveiller est une performance …

 

Il fut pour nous un précieux collaborateur qui nous assista avec persévérance, dévouement et compétence dans la restauration et l’agrandissement de notre maison de Meux.

 

Un des voyages que nous avons entrepris avec lui, en 1975, vaut la peine d’être conté tellement nous y avons vécu des moments merveilleux, toutes les composantes s’étant réunies pour combler nos attentes : temps splendide, bonne humeur et réussite exceptionnelle de tout ce que nous entreprenions, avec un équipage aussi pittoresque que farfelu (huit personnes dans un vieux break, un rien poussif, aménagé pour l’aventure – l’arrière typique de ce genre de véhicule avait été transformé en habitacle confortable pour Patrick et Benoit, qui y trouvaient un espace agréable avec table de jeux – ma mère et mon épouse occupaient la banquette arrière et les filles, Béatrice et Christine, toutes petites alors, passaient de l’un à l’autre suivant leur humeur ou fantaisie, tandis que je conduisais avec, à mes côtés, Bruno comme guide et assistant.) Il m'avait aidé à transformer le toit en vaste « soute» à bagages pour emporter tout ce qu’il fallait pour la tribu.

 

Notre équipage, pittoresque pour l’époque, nous valut un intermède assez désopilant bien qu’humiliant.

 

Notre projet était d’aller faire passer quinze jours en Suisse à tout ce monde, dans le Valais à Verbier, station haut perchée où nous avions loué un chalet spacieux, que nous ne pouvions atteindre qu’en grimpant une route dangereuse à une seule bande - celui qui montait devait céder le passage à celui qui descendait en reculant jusqu’à une aire de doublement, ce qui était très difficile avec un engin aussi lourdement chargé et poussif.

 

La frayeur de ma petite bande était grande et je fus bien aise d’être intelligemment guidé par mon filleul Bruno qui adorait ça, et me conseillait avec sang-froid, ce qui nous valut d’atteindre le haut sans encombre.

 

Ma tribu s’y installa confortablement et ma mère était aux anges, d’autant plus qu’une de nos excursions d’un jour eut pour but Montana et la Villa Notre Dame. Elle et ma famille purent ainsi voir ce coin de paradis où j’étais resté deux ans et qui m’avait permis de retrouver la santé.

 

La Suisse est un pays merveilleux mais ses habitants, sans doute excédés par le comportement envahissant et souvent suffisant de touristes arrogants, de plus privilégiés par un passé exempt de guerres et d’envahisseurs qui les avait confortés dans leurs habitudes pantouflardes,… sont devenus froids, condescendants voire hostiles…..

 

Nous en avons fait l’humiliante expérience, le jour de notre excursion à Montana. Nous nous étions arrêtés le long d’une de ces routes de montagne peu fréquentées pour nous détendre et nous rafraîchir. Un peu plus haut à quelques centaines de mètres, un de ces chalets typiques de la région.

 

Nous n’étions là que d’une bonne demi-heure, heureux de cette halte reposante et de la plénitude d’un temps particulièrement doux, qu’une voiture de police agressive s’amena en trombe pour nous faire déguerpir d’une manière peu amène comme de vulgaires bohémiens.

 

Après nous avoir malmenés, ils ont fait demi-tour, ce qui nous fit supposer qu’ils avaient été appelés par les habitants suisses du chalet (le drapeau y flottait) établis cinquante mètres plus haut qu’on voyait aux fenêtres. Nous ne faisions pourtant que nous rafraîchir et avions juste sorti un petit siège pour ma mère.

 

Ce comportement insultant nous blessa profondément tant par la manière que par l’humiliation qu’il engendra….maintenant encore j’en éprouve quelque peine….

 

Et pourtant, la Suisse est le pays de Dunan, qui a créé l’indispensable Croix-Rouge, la base et même le moteur de tant d’actions universelles généreuses.

 

Cet intermède dans un chapitre consacré au bonheur peut surprendre, mais permet quelques réflexions sur sa fragilité….et surtout les moyens de s’en prémunir en réfléchissant aux motivations de l’autre…

 

Ainsi, au tout petit incident qui nous occupe, finalement bénin et anecdotique, on peut, peut-être, trouver des justifications suffisantes à l’action des gens de cette villa et à leurs policiers pour comprendre, le raz le bol éprouvé en cette période de l’année, par l’arrogance des touristes et le peu de respect qu’ils ont d’un environnement exceptionnel qu’eux défendent bec et ongles…

 

Peut-être que notre troupe de huit personnes, turbulente par ses quatre jeunes enfants, était la goutte qui avait fait déborder un vase déjà rempli des excès d’autres villégiateurs….

 

Dans cette circonstance et par la suite, tant qu’il restera avec nous, Bruno, à mes côtés, n’était pas seulement le neveu qui me soutenait mais aussi le frère que j’avais perdu. J’étais heureux de la maturité qu’il avait atteinte depuis qu’il nous avait rejoint dans un moment difficile de son adolescence.

 

Il devint l’assistant dévoué qui s’efforçait de m’aider dans toutes mes entreprises et Dieu sait si je ne cessais d’en trouver de nouvelles…

 

Peu bavard, très efficace, j’ai toujours été porté par l’affection de ce filleul que je sentais profonde… Ce sentiment fait aussi partie du bonheur parce qu’il environne de cette « aura » qui fait chaud au cœur.

 

Comme son père dont il était la réplique, la chance lui tourna souvent le dos. Lui aussi eut la vie fut bouleversée par un accident grave : une chute de moto lui abîma le bas-ventre et l’estropia longtemps. Ce ne fut qu’au prix de la volonté et du courage remarquable hérités de son père qu’il parvint à retrouver une vie normale.

 

Il sera toujours pour moi, comme le fut mon beau-frère Daniel, un assistant dévoué dans la réalisation de mes entreprises, grâce auquel je pus réaliser quantité de projets aussi fantasques que démesurés.

 

C’est un passionné de sports moteurs, mais surtout de moto avec laquelle il fait corps… Il est fou de vitesse, avide de sensations fortes….

 

Il aime cette étreinte de l’air que son bolide écarte tout en l’enveloppant telle une amante passionnée, alors que l’angoisse de la peur lui étreint le ventre….

 

Succombant à mon travers de « poète excessif », je ne peux m’empêcher de traduire en quelques vers dithyrambiques la splendeur du « Chevalier des routes » comme je l’avais fait pour le « Grand oiseau des cimes ».

 

Ivre de bitume avalé,

Fou de vent et virages,

Preux chevalier,

En sa monture d’acier

Défiant soleil et nuages

En rapace des rubans noirs,

Tel l’aigle du soir

Plongeant dans les halliers.

 

C’est le chevalier des routes,

L’avaleur de côtes,

Le descendeur des pentes

Qui se lève et se penche

Tel l’oiseau des vagues

Qui flirte avec la mer.

 

Il est l’amant du vent

Que sa machine violente ;

Il est le roi des routes

Que ses sujets redoutent ;

Il est le dieu des bolides

Pour des fidèles avides.

 

Cet audacieux motard, professionnel des Chemins de fer dont il est un des chefs d’équipe, spécialisé dans les TGV, se laissera prendre aux doux yeux d’une charmante personne avec laquelle maintenant il partage la vie et les projets.

 

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16/07/2010

Ch. 27 d - Le rival des aigles

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

__

Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

-------

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 27 d - Le rival des aigles.

 

Un fils, c’est l’orgueil et le prolongement des pères, la fierté et l’adoration des mères. Nous en avons eu deux, tellement différents : autant l’un est méthodique, scientifique et ordonné, autant l’autre est fantaisiste, poète et farfelu….

 

Mais ce qu’ils ont en commun c’est la passion de la découverte, des voyages, de l’exotisme et…de l’informatique…

 

Benoit, le plus jeune des deux, est un passionné de ciels, un optimiste au cœur d’or, qui aime aider, secourir….sauver….

 

C’est ainsi qu’il a pu trouver dans son métier « agent des services d’urgence » où sont regroupées toutes les fonctions autrefois attribuées aux pompiers et ambulanciers, l’occasion de laisser éclater ses qualités altruistes, son goût du risque et de l’aventure, son horreur de la vie rangée…pantouflarde…

 

Ce fut toujours l’oiseau qu’il fallait remettre dans le nid parce qu’il s’en échappait…. à tel point que sa mère l’aurait bien attaché à sa jambe…

 

Ses études en pâtirent, bien sûr, mais comme moi, il compensera par un autodidactisme persévérant.

 

Il s’éclatera dans le scoutisme en devenant un chef de troupe très actif, entreprenant jusqu’à spécialiser ses garçons dans la spéléologie et l’alpinisme.

 

C’était dangereux et risqué, mais il était attentif et prudent. Il pratiquait ces disciplines avec son assistant et ami qui sera un fidèle compagnon le suivant partout et toujours y compris dans son métier.

 

C’est avec lui qu’il créa une école de parapente, sport de montagne qui balbutiait doucement en Belgique et qui consistait à s’élever d’une hauteur soutenu par une sorte de parachute dirigeable pour s’envoler bien haut, bien loin et parfois longtemps en profitant des courants aériens.

 

Ce sport d’altitude, finalement peu coûteux, connaissait un essor fantastique dans les stations de haute montagne où nos deux compères se rendaient souvent pour y pratiquer l’alpinisme. Ce goût des grands espaces lui était venu pendant son service militaire aux para-commandos.

 

C’est ainsi que devenus des fanatiques de cette activité nouvelle, ils rêvèrent de la pratiquer en Belgique, à partir de quelques crêtes dans le Namurois ou encore grâce à un moteur d’automobile enroulant un long câble qui les lançait dans les airs tout en les décrochant de l’engin.

 

A cette époque, Benoit avait entrepris avec mon épouse un commerce de meubles et d’objets anciens provenant de Corée que notre amie, Agnès, retournée dans son pays et qui y avait créé l’activité commerciale d’exportation de ces articles, lui procurait à de bonnes conditions.

 

Nous lui avions fourni les fonds nécessaires au développement de cette activité qui démarra sur les chapeaux de roue : cet article était nouveau en Belgique.

 

Deux ans avant, notre amie, toujours elle, avait trouvé un boulot de professeur de français à Séoul pour notre fils, Patrick, qui se passionna pour l’histoire et les vieilles choses du pays.

 

Benoit qui s’était mis dans la tête le projet de créer un commerce d’articles de sport et une école de parapente avec son fidèle ami chef-scout, lui proposa de revenir en Belgique pour y continuer l’activité qu’il avait lancée avec sa mère.

 

C’est ainsi que nous l’avons aidé financièrement et administrativement à lancer une seconde activité. Malheureusement, l’affaire ne parvint jamais à décoller valablement et nous fûmes contraints de la liquider.

 

Fou de ciel et d’espace, Benoit ira retrouver à Bagnères-de-Luchon ses amis pyrénéens et les hauteurs de Superbagnères d’où il s’enivrera d’espace et de grandeur dans un cadre de hautes montagnes, parmi les plus beaux du monde.

 

Moniteur de parapente, il y restera sept ans, parfaitement intégré au milieu pourtant très fermé des Pyrénéens jusqu’à prendre leurs habitudes, leur accent et leur béret.

 

Il s’y découvrira une nouvelle passion, la sculpture et le modelage.

 

Nous l’y avons retrouvé quelquefois dans sa petite maison au charme si typique et à la décoration intérieure originale propre à son caractère artiste.

 

Il nous parlait alors de sa passion pour la région et nous emmenait en pensée avec son parapente, le long des gorges et des flancs montagneux, au-dessus de vallées lilliputiennes, dans le scintillement des sommets à la blancheur éternelle….

 

Il nous disait aussi le bonheur des sentes et des pinèdes, la récolte des cèpes et des bolets, la pèche aux écrevisses dans les torrents de montagne, le guet aux ours (il n’y en a plus que quelques-uns), si secrets dans des hauteurs désertées par les hommes, le frisson du pressentiment de leur présence à quelques pas dans la nuit et l’angoisse de leurs grognements furieux…..

 

Il y avait surtout le récit de cet enivrement de l’espace dans ce cadre sublime qu’il savait si bien nous faire partager….

 

Pendu à ses lèvres, nous l’écoutions et revivions avec lui la grandeur de certaines situations et avons participé intensément à la plus belle histoire de sa vie…. il nous la conta, un soir, avec une flamme que je ne lui connaissais pas dans les yeux.

 

Il voguait suspendu à son bel engin qui gonflait les plis de sa voile du vent permanent des hautes altitudes.

 

Dans ce silence unique fait du vide de l’esprit et de la mystique d’un souffle venu d’ailleurs, il planait lentement au-dessus de cimes blanches, de pics ocre, de flancs brûlants de soleil, de vallées lointaines que coiffaient quelques nuages de neige fouettée…

 

Ce fut alors que vint se joindre à lui…. un aigle…. le plus grand, le plus royal, le plus beau de tous les aigles, celui que ses yeux magnifieront toujours….

Le cou tendu, le bec en éperon, l’œil aigu, il planait comme lui, porté par un souffle permanent d’altitude….

 

Ils volèrent longtemps ainsi, de concert, lentement,… majestueusement, virant de l’aile, prenant de la hauteur, glissant en enivrants méandres ou lentes plongées…. tandis que le vent leur caressait sublimement le ventre….

 

Le rapace orgueilleux l’avait respecté… et lui faisait une escorte royale… il finit par plonger vers une imperceptible proie que seul son oeil avait pu découvrir…..

 

Dans le poème qui va suivre, je n’ai pu m’empêcher de chanter le grand oiseau des cimes que ce fils sera toujours pour moi, ivre d’espace et de grandeur …..

 

Le grand oiseau des cimes

Que de lents ciels animent

Défiait les nuages

Qui peuplaient ses mers sages.

 

Toutes ailes étendues,

Il survolait les nues

En s'enivrant du vent

Qui gonflait ses évents.

 

Le grand oiseau des cimes

Caressera l’argile,

Choisira ses pinceaux,

Pour provoquer l’abîme

Que violent ses vaisseaux

 

Le grand oiseau des cimes

Retrouvera l’abîme

Pour poser ses bateaux

Et s’étourdir de rêves

De grands mats et de grèves.

 

Benoit goûtait à tout, insatiable, à la recherche de sensations, aussi l’immensité de la mer et le romantisme du bateau à voile ne pouvaient que l’attirer, c’est ainsi qu’il fit partie d’un équipage de catamaran dans les mers du sud.

 

Il entreprit le tour du monde en V.T.T. (vélo tous terrains), traversera le Canada pour longer toute la côte de l’Amérique du Nord et s’embarquera avec son vélo pour la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Calédonie…

 

Il allait s’enfoncer dans l’incroyable Australie quand nous le rappelâmes pour répondre à une convocation de la Ville de Bruxelles qui l’invitait à commencer une carrière d’agent de ses services d’urgence qui assurent maintenant les charges autrefois dévolues aux pompiers et ambulanciers.

 

Il en avait réussi autrefois les examens, bien classé, et n’avait été écarté de la sélection que pour des raisons d’appartenance linguistique qu’un recours au conseil d’Etat avait permis finalement d’annuler.

 

S’investissant à fond dans un métier qui lui convenait à merveille, il pourra mettre en valeur les qualités naturelles qui font la richesse de sa personnalité : altruisme, dévouement, dynamisme, audace, goût du danger, performances athlétiques….et les connaissances que lui avaient apportées l’obtention et la pratique de son brevet officiel de secouriste….

 

Casse-cou éternel, il utilisera les nombreux jours de récupération (deux jours pour vingt-quatre heures de travail continu selon la règle de ce métier) pour exercer un boulot complémentaire d’élagueur où il met à profit ses qualités d’escaladeur.

 

Passionné de moto, il s’entend comme larron en foire avec son cousin Bruno (mon filleul, aussi amateur de sensations fortes que lui) pour effectuer de longs voyages ou randonnées.

 

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13/07/2010

Ch. 27 c - Le petit soleil.

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 25 d - Le petit soleil

 

Pleurer le bonheur, ça gonfle la poitrine…. c’est d’abord immense et profond…..et puis c’est infiniment doux, de la douceur des crépuscules quand ils fraîchissent la canicule….

 

J’ai caché ma faiblesse derrière une colonne du grand hall d’accueil de l’aéroport qui venait de nous faire découvrir un coin de paradis…. : vision d’une madone tenant dans ses bras une petite fille souriante et frêle qui lui caressait tendrement le visage….

 

Cette image lumineuse dans la foule bruyante et bigarrée des voyageurs, elle s’isolera, elle s’auréolera de lumière pour se graver dans mon souvenir….

 

Ce geste spontané de tendresse d’une enfant qui avait déjà été marquée dans ses quelques premiers mois d’existence par la maladie et la souffrance (une maladie mortelle aurait dû l’emporter) vers celle qui avait tant d’amour à donner, sera annonciatrice d’un courant affectif qui émanera toujours d’elle et qu’elle projettera sur son entourage.

 

Sa sœur d’abord qui en avait tellement besoin pour se rassurer. Comme je l’ai signalé plus avant, elles sont comme des jumelles qui trouvent dans l’autre des réponses aux problèmes spécifiques de leur situation, dans un environnement occidental souvent maladroit et exclusif.

 

Nombreux seront-ils ces moments de bonheur que nous ressentirons à les voir se taquiner dans une entente délicieuse ou se glisser des confidences de midinettes avec rires cascadés comme des clochettes lamaïstes mues par le vent.

 

Maintenant encore dans leur plénitude d’adulte, elles restent tributaires de leur histoire jumelée et complices de sentiments très subtils et particuliers que nous, leurs parents, percevons avec tant de tendresse et de compréhension.

 

L’aînée porte bien son nom : Béatrice l’heureuse,…. toujours souriante, toujours joyeuse…. toujours aimante….

 

Si tendre, si affectueuse que toute petite déjà, elle se réfugiait dans mes bras, pour enfouir son front dans mon cou….. ; j’osais à peine serrer contre moi cette subtile tiédeur de l’enfance pendant que deux petites mains effleuraient la mienne…, je sentais alors grimper en moi ce profond soupir du bonheur….

 

Maintenant encore, elle ne peut s’empêcher de manifester sa tendresse envers tout son entourage à la moindre occasion, avec des yeux brillants d’émotion, un sourire attendri et une spontanéité qu’elle ne peut s’empêcher de manifester en un geste de chaleureuse affection.

 

Cette aura de bonheur dont elle tentera toujours de s’environner, elle tournera à l’obsession jusqu’à vouloir la forcer chez ceux qui en ont le plus besoin : les déprimés, ceux que la vie fragilise et qui ne voient le bonheur que comme une très lointaine étoile.

 

Brillante infirmière psychiatrique, elle encourage, elle crée le meilleur environnement affectif en prodiguant son merveilleux sourire à ceux qui s’enfoncent dans le désespoir, mais surtout avec la douce, chaude et tendre lumière de ses yeux en prélude à ce bonheur qu’ils cherchent sans grand espoir….

 

C’est bien cela qu’elles nous ont apporté nos deux petits pinsons d’orient : le carillon du rire de l’une, pur comme celui des cordes de harpe et le tendre regard de l’autre, doux comme le velours d’un pétale de rose :

 

Une perle de rosée au bord d’une fleur

C’est une clochette de printemps,

Une mésange au bout d’une branche

C’est le ciel qui s’y penche.

 

Une petite fille qui tend les bras

Au cou de son papa

C’est l’azur qui environne

Et le soleil qui ronronne.

 

C’est la perle de rosée

Au bord de ses yeux.

C’est la mésange

Qui chante en son cœur.

 

Sa petite sœur au rire de cristal,

Qui cascade de cœur en cœur,

C’est le chant des sources

Et la fraîcheur des matins clairs.

 

C’est la perle de rosée

Qui s’éclaire des feux du jour,

C’est la mésange

Qui palpite

En son écrin de vert velours.

 

 

Un prince charmant sommeillait en son cœur. Elle l’avait toujours regardé de loin, de très loin parce qu’il était grand, très grand, presque dans les étoiles pour une si petite fille….

 

Elle en avait toujours rêvé….de ce copain de son frère qui la regardait parfois avec un grand, éclatant mais doux sourire et des étincelles malicieuses dans les yeux….

 

Ce qui devait arriver, arriva…. la petite fille devint une jeune et mignonne femme….et le prince charmant s’éprit d’elle….

 

Ils s’épousèrent par un des plus beaux jours de printemps. Le soleil était si heureux qu’il en inondait le ciel si fort que le bleu n’en était que plus bleu….et les arbres plus verts….et les fleurs plus fleurs….

 

Dans ce conte de fées (vrai), il y avait une jolie maisonnette tapie dans les bois et des grands hêtres…. Le frère et son ami en avaient fait un merveilleux havre d’accueil pour ceux qui allaient célébrer une union avec toute la ferveur d’un jour éclatant le bonheur….

 

C’est avec émotion que j’en revis encore les premiers moments dans l’environnement somptueux des grands hêtres…. :

 

Nous nous étions assis avec les invités sur la terrasse qui bordait la maison et goûtions la fraîcheur des frondaisons que trouait de pinceaux d’or un soleil en fête…

 

Un écureuil, après avoir rangé ses petits, nous lorgnait de temps à autre, en passant le bout du nez hors du creux où il nichait…

 

Un peu plus loin, dans un espace en clairière, cachée aux yeux de tous, une calèche attelée de deux gros chevaux attendait avec un cocher en redingote coiffé d’un haut de forme (c’était une surprise du marié à tout le monde).

 

La future mariée s’était préparée et nous apparut radieuse de soie blanche et coiffée d’une ravissante capeline….. son visage, sous la voilette, était lumineux et ses yeux légèrement embrumés d’émotion semblait atteindre la plénitude du bonheur suprême…..

 

Vinrent alors, pour moi, des instants parmi les plus précieux de mon existence :

 

La calèche apparut sous les applaudissements d’un entourage surpris et ravi, visiblement gagné par le romantisme féerique de la situation dans ce cadre idyllique, vibrant de lumières qui se jouaient d’ombres tendres ….

 

La maison de mon fils Benoit se situe dans un bois de haute futaie qui s’étend pas très loin de la petite ville de Wavre où devait se dérouler la cérémonie religieuse du mariage.

 

Ce fut donc dans ce décor de feuillage et de grands arbres que je connus des moments de bonheur qui se sont gravés profondément dans mon souvenir et que je me rappelle avec délice….

 

Je devais conduire la future mariée devant l’autel, comme c’est la tradition, on m’invita donc à prendre place dans le véhicule avec ma fille.

 

Vinrent alors ces moments précieux que je veux distiller lentement pour mieux en communiquer toute la valeur.

 

Le parfum de subtile fraîcheur des hêtres qui s’éveillent, se mêlait à la tendre tiédeur de l’humus des chemins encore chauds de la douceur d’une belle nuit de printemps.

 

J’entends le pas des chevaux qui frappe sourdement la terre battue, le grelot des colliers, une fauvette qui chante…, un merle qui siffle….

 

Mes yeux caressent le dos rond et luisant du vieux cocher, les ombres feuillues qui s’inclinent et nous saluent,… les bribes de soleil qui lutinent les branches,… et nos visages… et nos cœurs….

 

Mais surtout, il y a cette petite main de ma fille qui est posée sur mon bras et qui tremble le bonheur, il y a sa tiède présence contre moi dans le berceau de la calèche qui sublime plus encore des instants inoubliables.

 

Il y a aussi ces passants qui nous acclament quand nous traversons la petite ville au petit trop de nos chevaux… et cette place devant l’église que nous contournons dans la foule de nos amis, ravis de la poésie du moment.

 

Dans l’église qui rayonnait de tous ses vitraux ensoleillés, je confiai ma fille à son beau prince qui s’avança avec elle vers l’autel où ils allaient sacramentellement unir pour la vie leur couple merveilleux.

 

Nous avons fêté cela ensuite dans un endroit pittoresque à souhait  : un ancien moulin à eau aménagé en salles de banquet avec l’originalité de sa conception fonctionnelle transformée en plateaux d’accueil.

 

Le temps magnifique permit une réception chatoyante dans la propriété qui entourait le moulin avec quelques musiciens de jazz pour agrémenter la fête.

 

Au dessert, je me suis autorisé à sortir quelques vers dithyrambiques pour mieux encore magnifier une journée qui fut exceptionnelle aux yeux de beaucoup :

 

C’était un bel oiseau

Qui s’en venait du ciel.

Ses yeux étaient très beaux

Son teint était de miel.

 

Béatrice pour nom,

En joie comme un pinson,

Calmant de son sourire

Ceux qui craignaient le pire.

 

Tu es petit amour

Un rayon de soleil

Qui bercera toujours

Nos rêves et nos éveils.

 

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Un très grand et beau prince,

Un jour, vint à passer

A ses pieds s’est jeté,

Tremblant qu’on ne l’évince.

 

Philippe est bien son nom.

Il est fort comme atlas,

Franc, généreux et bon.

Mais qu’il a de la classe !

 

-----

 

Est-il un plus beau havre

Que ce grand nid à Wavre

Pour de beaux oisillons

Qui bien s’y blottiront ?

 

°°°°°°°°°°°°°

 

09/07/2010

Ch. 27 b - Le carillon de son rire.

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 , deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 25 c - Le carillon de son rire.

 

{4} Au creux de nos mains, il y a un tout petit oiseau qui nous regarde avec des yeux tendres…. un petit oiseau aux grands yeux d’inquiétude… qui a si peur de perdre le bonheur…

 

Ce petit oiseau-là, c’est le ciel qui nous l’a donné un si beau jour de fin d’été 1972 ... pour elle, le temps s’était fait tendre et doux …

 

Nous lui avons donné le nom qui lui convenait : Christine, comme cristal ...  comme le cristal du carillon de son rire quand il étincelle le bonheur….

 

Les feuilles de l’avenue et des parcs se coloraient déjà de couleurs chaudes…. Du vieil or des marronniers à la pourpre sombre des érables : ils avaient revêtu leur grand apparat d’accueil….

 

Heureux de bonheur, nous l’avons emportée dans nos bras en lui murmurant de tendres choses qu’elle écoutait timidement ...

 

Elle est devenue maintenant une jeune femme douce et discrète qui nous ouvre souvent son cœur en nous révélant la grandeur de ses sentiments….

 

Son rire est une source claire qu’on écoute ruisseler avec sa fraîcheur et sa pureté cristalline. En écrivant ces lignes, je l’entends monter depuis le jardin jusqu’à ma table, accompagnant le parfum des roses ...

 

Le bonheur c’est le rossignol

Qui chante en son cœur

Quand le ciel est heureux

Et que la pluie n’est plus.

 

Que sa pensée est triste

Quand souffrent les petits ânes,

Les  plus minables de ses amis,

Mais que ses mains sont douces

Quand elles soulagent leurs plaies !

 

Son cœur est un petit oiseau

Qui voudrait s’envoler

Mais qui a si peur

De la cruauté du monde.

 

Elle est maintenant le passereau des mers, avide d’horizons, mais qui n’a pas assez de la terre entière pour s’assouvir de la beauté du monde.

 

Avec son « globe-trotter » de compagnon, joyeux routier qui fait le tour du monde (à vélo), elle se plonge au cœur des continents pour y découvrir la vie des autres et la beauté des sites.

 

Dans mes « rêves éveillés » je la retrouve souvent entraînant son vieux père dans la magie du Chili, du Pérou et de la Cordillère des Andes, les couleurs de Costa Rica, la folie grandiloquente des « Boys américains », l’angoisse des Grands Canyons, le mystère des pyramides, le bleu des lacs et des glaces scandinaves, l’équivoque irlandaise, les brumes écossaises…..

 

J’aime sa conversation profonde qui m’entraîne dans les sentiers de ses réflexions et conclusions sur les contradictions du monde et de la pensée….

 

Que d’instants inoubliables je partage avec elle en communion d’esprit, rehaussé de la profondeur de l’affection du père pour sa fille !

 

Elle s’étourdit de la musique des langues, écoute chanter les mots ... dans sa bouche, ils prennent des sonorités qui enchantent … c’est la mystique des harpes avec le trouble des violons….

 

Ce que j’envie ce don merveilleux qu’elle a de s’identifier aux gens au point d’en sentir l’âme et de la comprendre avec une sensibilité à vif en s’efforçant de leur parler avec toute la richesse des nuances.

 

Les langues, c’est sa passion, le plus clair de ses loisirs se passe à étudier ou perfectionner ses connaissances linguistiques (anglais, espagnol, néerlandais, suédois, allemand, italien, japonais, arabe….et le français, sa langue maternelle)….

 

Elle a ouvert le monde

Pour y tourner des pages

Des pages aux tranches d’or

Qui racontent le bleu des mers.

 

Elle aima les fjords,

Chanta au son des banjos,

S’enivra du parfum des vagues,

Se lova dans la laine des lamas.

 

Ses doigts ont caressé la vague

Ses yeux ont bu l’horizon

Ses mains ont effleuré les stèles

Ses pieds ont foulé les sables.

 

Son cœur cherche le vent

Qui pousserait sa voile

Vers d’autres océans,

Vers d’infinies étoiles.

 

°°°°°°°°°°

06/07/2010

Ch. 27 a - Le bonheur, distillat de la condition humaine.

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 29. a - Le bonheur, ce distillat subtil de la condition humaine.


{1} Le bonheur est un oiseau frêle qu’il faut enfermer doucement dans les mains pour le protéger de tout ce qui le blesse…. il est si fragile qu’on le ménage en lui réservant un petit nid tiède tout au fond de l’âme….

 

Le bonheur, on en rêve pour se donner du courage dans le long chemin de l’existence, quand on se bat pour continuer,… avancer,… gagner…

 

Le bonheur, on le recherche aussi à la table de celui qui en est tellement riche qu’il le donne…. on le regarde avec envie, sans oser entrer dans la chaîne de ceux qui comme lui, le distribuent sans compter …. parce qu'il provient d’une source qu’ils ont découverte et qui ne tarit jamais…

 

Le bonheur, c’est le distillat laborieux sorti du grand alambic de la vie qui a mélangé labeur et peine avec savoir et expérience….

 

Le bonheur est un sentiment si grand, si difficilement définissable que même les plus recherchés des vocables de notre si belle langue française n’arrivent pas à en exprimer suffisamment toute la richesse et la grandeur.

 

Le poète, alors, se déchaîne et ses vers s’éclairent de la sonorité des mots, de la musique des pieds, tout en se colorant du chant des rimes.

 

Le bonheur, c’est le ciel quand il sourit,

Le bonheur, c’est une flamme dans les yeux,

Le bonheur, c’est le retour des hirondelles,

Le bonheur, c’est le friselis des sources.

 

Le bonheur, c’est l’enfant qui sommeille,

Et l’adolescent qui s’éveille,

Le bonheur, c’est l’avidité de savoir,

Mais aussi, la quiétude de la connaissance.

 

Le bonheur est un enfant clair

Qui barbotte, les pieds dans l’eau,

C’est aussi le petit oiseau

Qui pépie au cœur des mères.

 

Le bonheur est un homme sage

Qui se penche sur son printemps

En se berçant des belles pages

Qui chantent ses jours et son temps.

 

{2} « Se souvenir du bonheur, c’est aussi du bonheur » est le titre du beau livre écrit par le poète-chantant qu’est Salvatore Adamo, cet autre grand naïf qui n’a pas peur d’avouer sa candeur et qui l’affiche ouvertement.

 

C’est dans le même esprit que je vais raconter avec ferveur des instants, …des parcelles parfois, de cette « aura subtile » qui a valorisé certains moments précieux de mon parcours.

 

C’est en évoquant certains souvenirs, dans un registre plus calme, plus paisible…. mais intense, que je m’enivrerai d’heureuses réminiscences telle cette tendre quiétude que me réservait l’aube des matins clairs dans la douceur d’un tiède soleil, ou la torpeur des heures chaudes de midi, rafraîchies par l’ombre des grands arbres, et, si subtiles, les senteurs du soir…. enivrantes, ensorcelantes…. annonciatrices de nuits parfumées….

 

Il y aura encore les chants d’éveil du printemps,… ceux de l’été qui ronronnent le soleil et bourdonnent la vie des champs…. les soupirs de couleurs et de brames de l’automne…. et ceux de l’hiver dépouillé, dans son infinie blancheur,…. son confort devant l’âtre.

 

Nombreuses sont-elles ces étincelles de bonheur chez ceux qui les reçoivent au creux de l’âme pour y raviver les douces braises de souvenirs intenses.

 

Il y avait si longtemps

Que je cheminais :

J’en avais les jambes dures.

 

Aussi, je me suis arrêté,

Et me suis retourné,

Une fois encore.

 

Il y avait des collines,

Des crêtes et des ravins,

Des bois et des rivières.

 

Il y avait des soleils partout

Dans les pentes et dans les prés

Dans les cœurs et dans les yeux :

Eux seuls demeuraient

Dans l’étendue de mes souvenirs.

 

Si je privilégiai ce jour-là parmi tant d’autres, c’est que plus encore, je connus la grandeur de la complémentarité, la plénitude de l’unisson, la douceur de la tendresse….

 

{3} Elle était à mes côtés, frêle parce que protégée, ardente parce qu’amoureuse, belle parce qu’heureuse….. Elle vivait de fleurs, sa voix était fraîche comme la rosée de ses roses. Son cœur avait la gaieté de ses myosotis, ses yeux riaient les gentianes, les cyclamens, les narcisses et les tendres œillets de son jardin…..

 

Je me sentis plus grand, plus fort que le grand mâle qui se bat la poitrine en défiant des mondes….

 

Des pinsons de bonheur s’étaient élevés dans l’azur et s’égosillaient tant qu’à mourir….

 

Ce souffle-là, il est si léger

Qu’il s’élève très haut,

Plus haut que les étoiles,

Plus haut que l’infini.

 

Ce souffle-là est si tendre

Qu’il est chaud de douceur

Qu’il est tiède de velours

Qu’il est clair de lumière.

 

Ce souffle-là est si grand

Qu’il emplit la terre entière.

Ce souffle-là est si grand

Qu’il défie tout l’univers.

 

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02/07/2010

Ch. 26 c - Vade-mecum de la comptabilité

&

 

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 26 c  –  VADE-MECUM DE LA COMPTABILITÉ

 

COMPRENDRE

LA COMPTABILITÉ ET LE BILAN.

(Vade-mecum de vulgarisation)

HISTORIQUE ET PRINCIPES


La comptabilité fonctionne suivant un système exposé par le franciscain Luca Pacioli en 1494, qu’on a dénommé « la théorie de la comptabilité par parties doubles ». Ce procédé ingénieux dont on ne connaît pas l’origine exacte, consiste à inscrire dans un registre à deux colonnes (le journal), les opérations (écritures) de la journée en appliquant la technique qualifiée de « parties doubles » par laquelle une opération est « balancée » par sa contrepartie, ce qui permet d’établir un équilibre parfait entre les « comptes » de ce qui a été appelé : le bilan d’une activité lucrative. A titre d’exemple : on inscrira les entrées (débit) d’une « écriture » de caisse dans la colonne de gauche du « journal » et sa « contrepartie » (crédit) (par exemple, le remboursement d’une dette par un client) dans le « compte » de ce client pour annuler sa dette. La tenue à jour de ces comptes individualisés permet d’en tirer une « balance » ou un « bilan » actualisé.

°°°°°

Le bilan, du latin bis, deux (fois) et lanx, plateau, d’une « affaire », s’inspire du principe de la balance (de l’italien balanciare, peser) qui est aussi vieux que celui des échanges. Il consiste à rechercher l’équilibre entre des choses échangées et des « poids » conventionnels suspendus de chaque côté de ce qui s’appelle le « fléau » d’une balance et, en faisant le total de ces poids, d’en déterminer un résultat négociable. C’est le même principe de l’équilibre entre les choses qui est utilisé pour chiffrer dans le temps la valeur « à jour » d’un investissement dans une affaire à vocation surtout lucrative grâce à la technique comptable dite «par parties doubles » qui établit pour ce faire une balance entre l’ACTIF de cette affaire (ses avoirs ou ses biens valorisés » et son PASSIF (ses dettes).

 

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Dès le développement du procédé, il a été convenu d’appeler « écriture » une opération inscrite dans un « journal » à deux colonnes : livres, cahiers, fiches ou « listings » (documents imprimés résultant de la technique informatique) :

 

L’une, des DÉBITS, dans laquelle on mentionne tous les AVOIRS ou BIENS VALORISÉS, soit l’ACTIF d’une affaire et l’autre, des CRÉDITS, pour ses DETTES (ou son PASSIF).

 

Ces dettes seront de deux natures selon, pour le particulier, qu’elles existent envers lui-même par son apport personnel dans l’affaire (fonds investis) ou pour une société, qu’elles soient contractées envers les actionnaires par leur investissement dans le capital ; pour l’un comme pour l’autre, on y ajoutera les dettes envers les tiers qui n’ont pas été réglées au comptant (à la caisse) en faisant une distinction entre celles qui sont dues dans l’année (court terme) et les autres qui ne le seront que dans une ou plusieurs années (long terme).


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A la création de n’importe quelle affaire, la première action consistera à inscrire le détail de « l’inventaire » de départ : à l’actif, le relevé chiffré détaillé de tous les biens qui sont investis et au passif, les dettes envers soi-même (fonds investis par un particulier) et ses dettes envers les tiers.  En ce qui concerne la société ce seront le capital versé par les propriétaires-actionnaires ainsi que les dettes envers les autres tiers.

 

Ensuite, pour actualiser cet inventaire d’enregistrer, dès qu’elles se présentent dans le temps, les opérations qui le modifient. Ce procédé permet d’établir à tout moment la situation exacte d’une affaire et l’état de ses moyens afin de donner à ses gestionnaires la possibilité de la gérer efficacement.

 

Chaque écriture, inscrite dans le « journal à deux colonnes », qu’elle soit composée de plusieurs montants ou simple, devra toujours faire apparaître une égalité mathématique parfaite entre les débits et les crédits dans le but d’obtenir une « balance » absolue entre les comptes quels que soient le nombre d’opérations et leur complexité.(Voir exemple d’écritures en fin du chapitre)

 


EN RÉSUMÉ, DE CE QUI PRÉCÈDE, IL DÉCOULE QUE LE PROCÉDÉ COMPTABLE CONSISTE Á ÉTABLIR UNE BALANCE ENTRE :

l’actif ou les avoirs (solde positif au débit des comptes) :


Actif : biens qui ont été affectés à une activité par un particulier ou par une société dans le but de générer des bénéfices ou de remplir une mission (associations sans but lucratif).

et le passif ou les dettes (solde positif au crédit des comptes) :

 

c’est-à-dire, pour le particulier, les sommes qu’il y a consacrées, appelées dettes envers lui-même de même que celles qu’il a contractées envers ses créanciers, alors que pour une société, ce seront les sommes appelées capital que lui ont confié les actionnaires ainsi que les dettes qui ont été nécessaires au fonctionnement de cette société.

 

Par la suite, en principe chaque année nommée l’exercice, pour garder cet équilibre entre l’actif et le passif

 

par le jeu des mouvements comptables (appelés écritures comptables) et leur total, le montant investi pour le particulier ou le capital et ses prolongements pour la société sera augmenté des bénéfices non prélevés pour le particulier ou non distribués pour la société ou diminué des pertes subies à la date de la clôture, en général le 31 décembre de chaque année.

 

Ce bénéfice ou cette perte auront été établis, chaque année, grâce au compte de « résultats » qui enregistrera les charges qui l’ont diminué et les revenus qui l’ont alimenté.

 

Schématiquement, on peut imaginer une balance dont la fonction essentielle est de maintenir l'équilibre entre l'actif (à droite) et le passif (à gauche) , comme le sont les objets qui sont déposes dans ses plateaux dont certains sont chiffrables par le poids qu'il représente, la différence en comptabilité constituant le bénéfice ou la perte, selon qu'elle se situe à l'actif (perte) ou au passif (bénéfice).

 

 

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EXPOSÉ DÉVELOPPÉ DE LA TECHNIQUE.

Avec entre {} mention du n° du plan comptable minimum normalisé en vigueur dans le Marché Commun (voir ce plan en dernière page du chapitre.

 

Les actifs se répartissent en deux catégories suivant leur durée d’existence :

 

Les actifs immobilisés sont ceux qui durent normalement plusieurs années. On constitue des réserves (amortissements) par prélèvements annuels sur les bénéfices en vue de pourvoir à leur remplacement pour vétusté ou inadéquation. Ils sont admis fiscalement suivant des taux imposés. Ils se subdivisent en :

 

Immobilisations incorporelles les frais d’établissement (frais de départ, d’installation…. À amortir) {20} et des valeurs négociables ou non ( le fonds de commerce, les frais de recherches, les brevets, licences, marques, etc. …) {21}

 

Immobilisations corporelles (valeurs à amortir en plusieurs années selon leur durée d’utilisation potentielle pour constituer une réserve de remplacement comme les terrains et constructions {22}, les installations, les machines, l’outillage {23}, le mobilier, le matériel de bureau, le matériel roulant {24} les locations financements (leasings) {25}les autres {26} ceux qui sont en cours et les acomptes versés {27}) et aussi les Immobilisations financières (Participations et créances dans des entreprises (filiales) liées (+ 50%) {280 et 281} ou avec liens de participation (- 50%) {282 et 283} ; autres actions et parts {284} et autres créances dont les « créances douteuses » {285} et aussi les cautionnements versés en numéraires (poste, téléphone, fax, gaz, électricité, prov. locatives, modem…) {288}

 

Créances à plus d’un an {29} (créances commerciales, douteuses et autres…)

 

les actifs circulants sont ceux qui, en principe, ne se dévalorisent pas ou peu parce que transformés rapidement en liquidité par l’activité de l’affaire, c’est-à-dire :

 

Le réalisable :

1.- Les stocks et commandes en cours d’exécution : les fabrications {30 à 33}, les marchandises {34}, la vente d’immeubles pour les entrepreneurs {35}, les acomptes versés sur achats pour stocks{36} les commandes en cours d’exécution {37}

2.- Les créances et les dettes à un an au plus : les créances commerciales - ce que les clients qui n’ont pas payé au comptant (au comptoir) doivent encore – {40} ainsi que des divers comme la TVA, les impôts et précomptes à récupérer {41}, les créances douteuses {417} et diverses {416}, les produits à recevoir {414}.

 

Les placements de trésorerie et valeurs disponibles : les actions de la société elle-même {50}, les actions et parts des autres sociétés{51}, les titre à revenus fixes {52}, les dépôts à terme {53}, les valeurs échues {54}, les Ets de crédit (banques) {55}, les Ccp {56}, les caisses {57}, les virements internes (comptes de régularisation appelés transferts qui contiennent momentanément des éléments à identifier ou en suspens.) {58}

 

Le passif, quant à lui, est constitué de l’ensemble des dettes que le particulier ou la société ont contractées pour l’activité exercée, soit :

 

Vis-à-vis de soi-même (le particulier) ou vis-à-vis des actionnaires (la société). Biens corporels en nature ou liquides (fonds) qui ont été investis au départ de l’activité pour la faire fonctionner.

 

Pour les sociétés, on l’appelle le capital {10} qui est acté dans l’acte constitutif établi par le notaire à leur création (actuellement, minimum 61.500 € pour les sociétés anonymes et 18.550 € pour les sociétés à responsabilité limitée : scrl, sprl, sprlu,).

 

Ces fonds investis ou le capital seront augmentés, en fin d’exercice (en principe une année) pour les particuliers des bénéfices non prélevés, quant aux sociétés, leurs résultats bénéficiaires seront affectés en « bénéfices à distribuer », en « réserves » ou en « reports à nouveau » selon leur destination décidée par l’assemblée générale des actionnaires qui se tient une fois par an à une date prévue par les statuts, mais qui ne peut être inférieure à un mois de la date de l’assemblée générale ni supérieure à six mois de la date de la clôture de l’exercice comptable concerné.


Vis-à-vis des tiers, subdivisés suivant leur durée en :

 

Dettes à plus d’un an : Emprunts contractés auprès des établissements de crédit (banques) ou autres et les dettes dont la durée dépasse un an {17}.

Dettes à un an au plus : dettes qui échoient dans l’année provenant des « Dettes à plus d’un an » [42] ou à court terme subdivisés en dettes financières {43} (établissements de crédit : banques, comptes-courants, promesses, emprunts…)

Dettes commerciales{44} (fournisseurs, factures à recevoir….)

Dettes fiscales, salariales et sociales{45} (impôts, TVA, précomptes, ONSS, rémunérations dues, pécule de vacances….)

Dettes diverses {48}

Dettes découlant de l’affectation des résultats {47} (Pour les sociétés, décision annuelle de l’assemblée générale de distribuer tout ou partie des résultats ou de leur donner une destination particulière : dividendes, tantièmes aux administrateurs, report sur l’exercice suivant etc.)

Il existe aussi des comptes d’attente et de régularisation pour les éléments qui concernent l’exercice suivant afin de respecter l’annalité des résultats : charges à reporter{490} produits acquis{491} charges à imputer{492} produits à reporter{493} comptes d’attente{499}.

 

Le résultat d’une année est donné par le compte de résultats.

 

On obtient l’équilibre de la balance d’une année (un exercice) grâce aux résultats qui proviennent de la différence entre les charges de cette année, et les profits que l’activité a générés.

 

Si les charges (total des comptes présentant un solde au débit) sont supérieures aux profits (total des comptes présentant un solde au crédit), il est évident que l’activité est en perte puisque les charges sont supérieures aux profits ; dans le cas contraire, il s’agira du bénéfice de l’année (exercice).


On décidera alors de son « affectation », soit pour le particulier en le prélevant ou pour une société en le distribuant aux actionnaires. Si on ne le fait pas ou s’il y a un reste, ils iront augmenter les fonds investis du particulier ou, pour les sociétés, portés dans un compte de prolongement du capital : « réserves {13} » bénéfice ou perte reporté {14} de provisions diverses {16}. Sont prévues aussi les plus-values de réévaluation {12} les primes d’émission {11} et les subsides en capital {15}


Dans une comptabilité primaire faite « à la main » comme dans le passé, on inscrivait journellement les « écritures » dans un « Journal » que l’on retranscrivait ensuite dans ce qu’on appelait alors le « Grand livre » dont chaque page ou un certain nombre de pages étaient réservées à chaque compte du plan comptable afin de les tenir à jour et de prendre en temps utile les mesures ou décisions adéquates.


Dans les comptabilités importantes, le grand livre était tenu sur feuillets ou fiches séparées par des « teneurs de comptes ». Le procédé fut amélioré par l’introduction de la comptabilité à décalque (papier carbone) économisant les doubles transcriptions manuelles, ensuite dactylographique avec compteurs mécaniques développés par la firme américaine de caisses enregistreuses « National » supprimant les additions et la mise à jour des soldes : des comptables « passaient les écritures » sur des « manifolds » et des « mécanographes » les recopiaient sur les machines qui effectuaient la mise à jour dactylographique des comptes, ainsi que les balances et bilans.


Puisqu’il s’agissait de retranscription des mêmes données, en fin d’année les totaux du Grand livre et ceux du Journal devaient être rigoureusement les mêmes ainsi que, bien entendu, l’équilibre entre les débits et les crédits. En palliant les défaillances humaines résultant des additions « visuelles » erronées et des retranscriptions inexactes de chiffres dans les livres, les nouvelles techniques informatisées ont permis d’économiser les calculs et d’épargner aux professionnels le « cauchemar de fin d’année » de la recherche fastidieuse des « erreurs de mouvement » qui en résultaient.


Les « charges » et les « produits » se ventilent suivant le plan comptable décimal normalisé en vigueur dans le marché commun qui permet toutes les extensions possibles en tenant compte de la spécificité de n’importe quelle activité. Il faut remarquer que le chapitre 6 est réservé aux frais et le 7 aux revenus et que leur différence donne le résultat de l’année. (Voir en dernière page un résumé assez complet de ce plan – les chapitres 8 et 9 restent disponibles pour des usages particuliers).


Il existe aussi le chapitre zéro, qui est réservé aux « Droits et engagements hors bilan » appelés aussi « comptes d’ordre ». Il mentionne pour mémoire, des comptes débits et crédits sans influence sur le résultat, tels que les garanties constituées par des tiers pour compte de l’entreprise {00} ou personnelles pour compte de tiers {01} ou réelles constituées sur avoirs propres {02} ou reçues {03}, les biens et valeurs détenus par des tiers en leur nom mais aux risques et profits de l’entreprise {04}, les engagements d’acquisitions et de cession d’immobilisation {05}, les Marchés à terme {06}, les biens et valeurs de tiers détenus par l’entreprise {07}, Les droits et engagements divers {09}.


Il est utile de signaler également que le plan comptable minimum normalisé (PCMN) a prévu un compte {609} variation des stocks qui peut être utilisé à la place du compte {71} ou avec lui, l’un {609} servant à la mise à jour régulière de la valorisation des stocks (inventaire permanent) et l’autre {71} à acter la valeur exacte du stock physique à la fin de l’exercice comptable en tenant compte des dépréciations et manquants.


Des extensions à ce plan seront créées en fonction des particularités propres à des activités commerciales (ou non), aussi éloignées les unes des autres que la comptabilité des pouvoirs publics, des ASBL (associations sans but lucratif), des gérances d’immeubles, des banques, des groupes ou entités juridiques avec filiales, succursales et autres et surtout, dans sa complexité, celle des industries avec les matières premières, les fabrications et les produits finis qui viendront en fin de parcours rejoindre les marchandises en stock.


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Avec l’introduction des moyens informatiques, les comptables disposent maintenant d’un outil prodigieux qui économise les retranscriptions et calculs de tous genres, facilite les corrections, les suppressions d’écritures erronées, (autrefois, il fallait les annuler en passant leur contraire), permet l’établissement de balances et bilans à n’importe quel moment, de situations de trésorerie, tableaux d’amortissement, plan comptable, déclarations fiscales claires et proprement présentées etc.


L’intervention de « petites mains » se limite désormais à la retranscription sur le clavier de « l’ordinateur » du numéro du compte, du montant, de sa position en débit ou crédit et éventuellement d’un libellé succinct ; l’écran très explicite contrôlé par la « souris » ou des touches de raccourci, permet un travail propre et efficace qui autorise l’élaboration rapide de situations claires, éventuellement transmise par « Internet ».


Outillé comme il l’est et fort de l’expérience qu’il ne cesse d’acquérir par la diversité des problèmes de sa clientèle, le comptable est devenu le collaborateur indispensable de l’entreprise, capable plus que jamais de déceler, à temps, les faiblesses ou les lacunes d’une affaire et de conseiller ses gestionnaires sur les mesures financières ou autres à prendre pour favoriser son développement ou empêcher sa déchéance.


La loi impose la publication des comptes annuels et annexes dont le bilan social suivant le schéma complet édicté par la Centrale des Bilans, aux entreprises dont la responsabilité des actionnaires ou associés est limitée à leur apport et qui répondent aux critères de taille suivants : une moyenne annuelle de travailleurs occupés qui excède 100 personnes ou plus d’un des critères suivants : moyenne annuelle du nombre de travailleurs occupés = 50 ; chiffre d’affaires annuel = 6.250.000 € ; total du bilan = 3.125.000 €.


Sinon ces entreprises sont tenues de déposer un schéma abrégé.. Cette exigence permet la publication des données essentielles de toutes les affaires qui ont limité leur responsabilité financière à leur apport.


En cas de perte de plus de la moitié du capital, la loi impose la liquidation de la société ; pour éviter cette éventualité les associés (ou le propriétaire) interviendront par des apports supplémentaires en utilisant le compte {794}.


D’autres critères existent pour les ASBL et fondations.Ces données qui comportent une vingtaine de pages, sont disponibles à la Banque Nationale sur support informatique – Centrale des Bilans – Internet : www.bnb.be – les banques en disposent et fournissent à leur clientèle ces données individualisées sur demande.



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EXEMPLES D’OPÉRATIONS COMPTABLES

 

Exemple d’écritures suivant le plan comptable minimum normalisé (PCMN) en vigueur dans le Marché Commun. (voir résumé de ce plan en dernière page.)

 

Achats de fournitures de bureau et de documentation chez un libraire :

Débit du compte 611 Fournitures de Bureau : 200 € (libellé : papèteries diverses)

Débit du compte 612 Documentation : 300 € (Libellé : revues comptables)

Crédit du compte 57 Caisse (sortie de caisse) ou Crédit du compte 44 Fournisseurs : 500 € (paiement en espèces ou inscription de la dette envers le libraire)


 

Achat d’une marchandise A dont le stock au 1 janvier est évalué à 550 €

Débit du compte 60 Marchandises  A : 1.000 € (Libellé : achats de marchandises A. )

Crédit du compte 55 Banque ou 44 Fournisseurs 1.000 € (Libellé : paiement par carte de crédit ou inscription de la dette envers le Fournisseur pour paiement à l’échéance)

 

Vente d’une marchandise A

Débit du compte 57 caisse ou 40 Clients : 2.000 € (Libellé : entrée de caisse ou inscription de la créance envers le client.

Crédit du compte 70 Chiffre d’affaires  A : 2.000 € (Libellé : vente à A, référence X)

 

Écriture de fin d’année après inventaire physique du stock A évalué dans l’exemple à 550 € en tenant compte des dépréciations, pertes ou éventuellement revalorisations :

Débit du compte 34 Stock Marchandise A : 250 € Libellé : alignement sur l’inventaire physique en valeur réelle au 31/12. (300 au 1 janvier plus 250)

Crédit du compte 71 Variation du stock  A : 250 € (Libellé : valorisation du stock au 31/12)

 

Dans le bilan de fin d’année, on trouvera le compte « 34  Marchandises A » à sa valeur réelle d’inventaire valorisé au 31 /12 (solde 1/1= 300+250 = 550 €), le compte « 70 Chiffre d’affaires A » renseignera le total des ventes A de l’année (2.000 €), tandis que le compte « 71 Variation du stock A : 250 € » aura servi de correcteur pour enregistrer le stock à sa valeur physique réelle au 31/12.

 

Comment se présentera le Bilan de fin d’année :

 

60 Marchandises A          Débit 1.000

71 Variation de stock      Crédit   250

Prix de revient                             750

 

70 Chiffre d’affaires        Crédit 2.000

Prix de revient                 Débit     750

Bénéfice                           Crédit 1.250

 

 

Les dépenses pour biens durables (investissements) sont inscrites à l’actif pendant la durée évaluée de leur existence et diminuée chaque année de la valeur correspondant à leur dépréciation théorique, de façon à l’amortir (l’annuler en valeur). Le fisc a établi un tableau des taux admis. Exemple d’écritures :

 

Achat de mobilier

Débit du compte 24 Mobilier : 1.000 € (Libellé : Fournisseur x, un bureau)

Crédit du compte 57 Caisse ou 44 Fournisseurs : 1.000 € (Libellé : Fournisseur x, facture y) Enregistrement du règlement ou de la dette.

 

Amortissement en 10 ans dans le cas d’une écriture annuelle d’amortissement :

Débit du compte 6302 Amortissement mobilier : 100 € (Libellé : prise en charge d’un amortissement en 10 ans : 1/10 de 1000)

Crédit du compte 2409 Amortissement mobilier acté : 100 € (Libellé : Amortissements de l’année actés au passif du bilan) Constitue une réserve de remplacement admise par le fisc.

 

Situation dans le bilan après 10 ans :

Tant que le mobilier est utilisé, il reste présent dans le bilan tout en étant amorti en valeur par le compte d’amortissement..

Débit du compte 24 Mobilier : 1.000 (solde débiteur)

Crédit du compte 2409 Amortissement mobilier acté : 1.000 (solde créditeur)

Solde au bilan  : 0

Lors de la mise hors d’usage, il y a lieu d’annuler ces comptes en les contre-passant l’un par l’autre et en actant le bénéfice exceptionnel résultant d’une revente éventuelle.

 

 

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PLAN COMPTABLE NORMALISÉ (résumé explicité)

 

1. FONDS PROPRES, PROV. PR. RISQUES,

CHARGES ET DETTES à + D’UN AN .

10. Capital (société) ou Fonds investis (particulier)

11. Primes d’émission (société)

12. Plus-value de réévaluation (société)

13. Réserves (société)

14. Bénéfice ou perte reporté(e) (société)

15. Subsides en capital (société)

16. Provisions et impôts différés

17. Dettes à plus d’un an

2. FRAIS D’ÉTABLISSEMENT, ACTIFS

IMMOBILISÉS, CRÉANCES à + D’UN AN.

20. Frais d’établissement (frais de constitution…)

21. Immobilisations incorporelles (études, brevets)

22. Terrains et constructions

23. Installations, machines et outillage

24. Mobilier et matériel roulant

25. Immobilisations détenues en location-

financement et droits similaires (leasing)

26. Autres immobilisations corporelles

27. Immobilisations corporelles en cours et

acomptes versés

28. Immobilisations financières (participations)

29. Créances à plus d’un an

3. STOCKS ET COMMANDES EN COURS

D’EXÉCUTION .

30. Approvisionnements, matières premières

31. Approvisionnements, fournitures

32. En-cours de fabrication

33. Produits finis

34. Marchandises

35. Immeubles destinés à la vente

36. Acomptes versés sur achats pour stock

37. Commandes en cours d’exécution

4. CRÉANCES ET DETTES A UN AN AU + .

40. Créances commerciales (clients)

41. Autres créances (diverses et douteuses…)

42. Dettes à + d’un an échéant dans l’année

43. Dettes financières

44. Dettes commerciales (fournisseurs)

45. Dettes fiscales, salariales et sociales

46. Acomptes reçus sur commandes

47. Dettes découlant de l’affectation du résultat

décidée par l’Assemblée Générale des actionnaires.

48. Dettes diverses

49. Comptes de régul. et d’attente (fin d’année)

5. PLACEMENTS DE TRÉSORERIE ET

VALEURS DISPONIBLES.

50. Actions propres (de la société elle-même)

51. Actions et parts (actions d’autres sociétés)

52. Titres à revenu fixe

53. Dépôts à terme

54. Valeurs échues à l’encaissement

55. Établissements de crédit (comptes Banques)

56. Office des chèques postaux (ccp)

57. Caisses

58. Virements internes (transferts de fonds)

6. CHARGES (anciennement frais généraux)

60. Approvisionnements et marchandises

(achats de matières premières, de fournitures, de services, travaux et études, sous-traitance, achats de marchandises, d’immeubles destinés à la vente, ristournes, remises et rabais obtenus 61. Services et biens divers (Loyers, charges locatives, électricité, eau, frais de bureau, documentation, PTT, frais de déplacement et représentation, frais de matériel roulant, honoraires et commissions, frais de magasin, d’achat, d’entrepôt, de vente, de foires, d’exposition, de publicité, d’intérimaires, les frais divers et aussi 618. Rémunérations et frais d’administrateurs et gérants indépendants.

62. Rémunérations, charges sociales et pensions des administrateurs appointés et du personnel employé et salarié

63. Amortissements, réductions de valeur et provisions pour risques et charges

64. Autres charges d’exploitation

65. Charges financières (intérêts, diff. change)

66. Charges exceptionnelles (prov. pr. risques)

67. Impôt sur le résultat

68. Transferts aux impôts différés et aux réserves immunisées

69. Affectations et prélèvements (Pertes reportées de l’ex. précédent, dotation aux réserves, rémunération du capital, des administrateurs ou gérants…)

7. PRODUITS (revenus)

70. Chiffres d’affaires (Ventes et prestations de services, ristournes et rabais accordés)

71. Variation des stocks (écriture résultant de l’inventaire physique de fin de période comptable (en général 31 décembre) permettant d’aligner le stock comptable sur le stock physique.

72. Production immobilisée (investie)

74. Autres produits d’exploitation

75. Produits financiers (intérêts placements)

76. Produits exceptionnels

77. Régularisation d’impôt et reprise de provisions fiscales

78. Prélèvements sur réserves immunisées et impôts différés

79.Affectations et prélèvements (Bénéfice reporté exerc. précédent, pertes à reporter et 794 intervention d’associés dans la perte)

 



 

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