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29/06/2010

Ch. 26 b -Hommage reconnaissant à mon entourage professionnel

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 26 c - Hommage reconnaissant à mon entourage professionnel.

 

{11} En 1959, mon épouse, assistante-dentiste de formation, s’est reconvertie en comptable pour mieux adapter ses horaires professionnels à la conduite d’un gros ménage et d’une grande famille en m’assistant dans notre première affaire dégotée par annonce. C’était celle d’un grossiste en produits chimiques de haute technicité pour laboratoires ou industrie fine. Nous avons arrêté après quelques années pour mieux accueillir nos filles.

 

Ainsi que déjà relaté par ailleurs, un collègue de Labofina, en insistant beaucoup, me débaucha pour m’occuper d’une société dans laquelle il avait investi des fonds où il se méfiait de l’inexpérience ou de la candeur de ses deux partenaires : l’un, crédule, avait été trompé précédemment par son comptable, entraînant la déconfiture de la société et l’autre jeune sportif (perchiste), licencié en culture physique n’avait aucune connaissance ni expérience des affaires. De là l’insistance de ce collègue de Labofina pour m’y embarquer…

 

J’ai accepté à la condition de localiser le bureau comptable de cette affaire à mon domicile pour permettre à mon épouse qui en assurerait le suivi journalier de concilier plus facilement cette tâche avec ses activités ménagères et familiales.

 

Nous l’avons vue naître cette société et prospérer grâce à l’incroyable sens commercial du jeune perchiste, Jacques Van Steenwinkel, qui la poussera aux plus hauts sommets, tout en développant par la suite d’autres activités dans les domaines financiers et immobiliers.

 

Son partenaire actif, malchanceux, fut frappé quelques années après d’un infarctus cardiaque. Il venait de nous quitter après une réunion de travail et s’écroula, foudroyé, au volant de sa voiture avant même d’avoir pu démarrer.

 

Le plus étonnant, c’est que nous, les deux autres patrons et moi, qui venions de le quitter, pressés (il était tard), avions récupéré nos véhicules à quelques mètres de là, sans nous douter du drame qui venait de se produire.

 

Le jeune patron sportif, alerté par l’épouse du malheureux qu’elle ne voyait pas revenir, passa une bonne partie de la nuit à remuer ciel et terre pour le retrouver en le recherchant dans toutes les cliniques de Bruxelles.

 

Finalement, envisageant le pire, il interrogea les morgues et localisa notre pauvre ami : les services médicaux d’urgence, ayant constaté son décès, l’avaient directement transporté dans cet endroit sinistre et on ne sait pour quelles raisons n’avaient pas encore averti les proches.

 

A la suite de ce décès, mon collègue de Labofina préféra se retirer d’une affaire restée entre les mains d’un patron si jeune et inexpérimenté qui parvint à rémunérer honnêtement sa part de même que celle de l’héritière du défunt.

 

C’est ainsi que le jeune Jacques comme l’appelait son partenaire, devint le maître absolu de l’affaire et talentueusement la fit prospérer et grandir.

 

C’est un vendeur surprenant. Ainsi, voici l’histoire que notre ami décédé m’a un jour rapportée révélatrice de cette faculté et d’un culot peu commun, mais surtout de cette « aura » de sympathie qui émane de son personnage.

 

Ils étaient tous les deux « sur un très gros marché » comme on dit dans les affaires, qu’ils n’arrivaient pas à décrocher, tellement le « big boss » ne se laissait pas approcher, harcelé par les nombreux « représentants de commerce ».

 

Pas plus que les autres et malgré son talent, notre Jacques n’avait réussi à obtenir le moindre rendez-vous. De guerre lasse, une fois de plus refoulé par un cordon de secrétaires vigilantes, il saisit, pendue à une patère, une blouse d’employé dont il se revêtit.

 

Empoignant ensuite quelques fardes qui traînaient sur une table, il réussit à franchir tous les cerbères juponnés pas du tout surpris de voir passer un employé tellement préoccupé de devoir affronter le « croque-mitaine » qu’il en avait le nez plongé dans ses dossiers.

 

Sans frapper, il entra brusquement dans l’antre de «l’ogre » qui en resta bouche bée.

 

Est-ce son audace, sa jeunesse, son naturel sympathique ou encore un talent qu’il avait de désarmer ses interlocuteurs, toujours est-il qu’il put entamer des négociations qui aboutirent finalement à des prémices de conclusion de marchés très importants !

 

Une autre audace commerciale ou coup de flair de cet « homme d’affaires » brillant, fut de convaincre des pêcheurs de la côte belge enrichis par la vente de leurs terrains en zone balnéaire, habitués pourtant aux grands espaces du large, à passer leurs vieux jours dans un appartement qu’il leur vendra dans un complexe qu’il faisait construire sur la place principale d’Ostende.

 

Nos relations professionnelles devinrent rapidement amicales et nous avons eu l’occasion de passer de nombreux bons moments ensemble.

 

Après nos réunions de travail, Jacques nous invitait au restaurant ou chez lui pour d’agréables agapes avec ses proches ce qui nous permit d’apprécier leur compagnie.

 

Son épouse est une personne de qualité, d’un physique fort agréable, très accueillante et enjouée qui a toujours fait montre d’une grande force de caractère, surtout lorsqu’elle se dévoua à la rééducation de son fils qui avait subi un traumatisme cérébral grave à la suite d’un accident de la route.

 

Patiemment avec une détermination rare et une patience obstinée, elle parvint à guider son enfant pas à pas et lui faire retrouver l’entièreté de ses moyens, car il est bien connu que, dans ce genre d’accident, la reconstruction cérébrale dépend autant de celui qui l’entreprend que de l’entourage qui le soutient.

 

Maintenant ce fils que nous connaissons depuis l’enfance, seconde brillamment son père dans les affaires et est lui-même papa.

 

J’aimerais aussi évoquer la mémoire de la mère de Jacques avec laquelle nous avons eu des rapports amicaux lorsqu’il nous recevait en famille chez lui. C’était une personne d’un grand courage qu’elle a d’ailleurs manifesté en faisant preuve d’un rare sang-froid et de détermination lors d’un incendie qui ravagea sa maison dans laquelle elle se trouvait.

 

Il y en a aussi un que je ne voudrais pas oublier, c’est Marc, un beau-fils de notre patron, qui visite la clientèle Benelux de la société. Nos relations ont toujours été empreintes d’une grande estime mutuelle. J’apprécie beaucoup les coups de téléphone amicaux qu’il lui arrive de m’adresser depuis que nous avons cédé l’affaire comptable de Polytec à un ami de notre fils Benoit, qui a fait son stage chez nous .

 

Mais surtout, il m’est impossible de ne pas évoquer un personnage « haut en couleur »  : Françoise Labio qui fut engagée comme secrétaire mais devint très vite administratrice et pion majeur de la société. Nos relations devinrent amicales, favorisées par des rapports professionnels forcément très étroits : c’était elle qui nous transmettait les données à comptabiliser.

 

En dehors du travail, nous avons aussi partagé avec elle de bons moments autour d’une table en échanges culturels que lui permettait une culture très étendue. Elle adopta un petit Sénégalais très éveillé, ce qui ne fit qu’étendre nos affinités.

 

Le souvenir de tout ce qui précède et de leurs acteurs ne peut que me rendre nostalgique d’une époque qui a débuté en juin 1974 et s’est terminée en avril 1999, c’est-à-dire près de vingt-cinq ans, pendant laquelle j’ai vu naître et se développer une affaire brillante et prospère.

 

{12} Puisque je fais le tour des individualités que j’ai eu l’avantage de fréquenter, dévoués et compétents collaborateurs qui m’ont secondé à Fina Research et dans les sociétés du groupe dont j’avais la responsabilité administrative, je me dois d’en évoquer quelques-uns, toujours présents dans mes souvenirs tellement ils y tiennent une place importante.

 

François Reus, dont j’ai déjà parlé (Ch. 16), qui fut toujours à mes côtés avec une fidélité et un dévouement inouïs. Impressionnant, il menait de main de maître les services de maintenance indispensables à toute entité industrielle.

 

De même Liliane Golard que j’ai engagée à mes débuts, toute jeunette (17 ans), petite dactylo, qui deviendra par la suite la responsable du service du personnel assurant les relations financières et sociales avec les employés et ouvriers que notre société employait dans les différentes entités localisées dans nos bâtiments.

 

Gérarda Van den Eynde qui secondait Liliane Golard. Personne très jolie et dynamique ; ce fut une collaboratrice efficace et talentueuse qui arrêta sa carrière pour se consacrer à sa famille.

 

Micheline Mineur la remplaça. Très dévouée et fidèle assistante de Liliane Golard, elle nous quitta pour s’occuper avec son mari d’une librairie dans le centre de la ville.

 

Simon Debrux dont je me souviens avec émotion tellement son dévouement de plus de trente ans à la société et à ma personne fut d’une constance remarquable. Il avait en charge la gestion du département Photo-Imprimerie qui fut d’abord créé pour les publications de notre centre de recherches, pour s’étendre ensuite aux travaux du groupe. Il nous arrive parfois encore de nous téléphoner pour évoquer de bons moments ensemble.

 

Nicole Van der Stichelen fut la comptable que j’avais engagée pour me seconder dans la gestion administrative de la société Plycolfina qui avait son usine en Flandre, son siège social et son administration chez nous. J’ai évoqué plus avant les rapports amicaux que j’entretenais avec son administrateur, Léon Wolters, frère de notre président de l’époque, qui avait son bureau près du mien et avec lequel j’eus de passionnantes discutions culturelles.

 

Quant à Nicole, elle était surnommée « Miss Plycol » tellement son entregent, sa hardiesse et son dynamisme en faisaient un pilier indispensable à sa société.

 

Après l’arrêt des activités de cette entreprise qui fut revendue, cette employée dévouée fut reprise par une autre société du groupe où elle se fit remarquer par ses qualités professionnelles et une sagacité lui faisant découvrir, entre autres, des arriérés précieux ensevelis dans les arcanes d’un passé nébuleux..

 

Gabriel Benzaquen, Claude Brasseur et Claude Van Dijck qui se sont succédé furent des comptables talentueux et dévoués qui assuraient la gestion comptable de Labofina devenu ensuite Fina Research.

 

Leur dévouement à la société et à ma personne en fit toujours des collaborateurs remarquables. Quelle force d’avoir eu la chance d’être entouré, pendant toute une carrière, d’assistants pareils.

 

Il y en eut certes  beaucoup d’autres et parmi ceux-ci, j’aimerais mentionner avec émotion d’autres collaborateurs directs avec lesquelles j’eus parfois des relations professionnelles tendues. C’étaient des cadres du groupe qu’il avait fallu « replacer » pour diverses raisons dont la principale était la cessation de l’activité des sociétés qui les employaient.

 

Il me fallut alors déployer tout ce que les avatars de ma vie avaient construit dans mon subconscient pour faire face à des situations délicates avec patience, diplomatie et détermination. Ces collaborateurs au passé glorieux, certains plus âgés que moi, déchus par malchance, me plaçaient souvent dans des situations de désaccords que je ne pouvais trancher qu’avec l’autorité de ma fonction ce qui créait entre nous un climat de tension, voire d’inimitié désagréable.

 

Si ces lignes tombent sous les yeux de certains, qu’ils veuillent bien me pardonner des décisions qui n’étaient pas toujours fondées ou des prises de position dans des conflits en faveur de leur adversaire qui à leurs yeux n’étaient pas justes, mais où ma bonne foi n’était pas en cause, teintée souvent de raisons opportunes dictées par les circonstances.

 

En fin de carrière, il en fut un que j’aimerais mettre en exergue, tellement j’ai apprécié sa camaraderie : Hector Godard, le directeur comptable et financier d’une très grosse filiale de notre groupe qui avait été revendue.

 

Il m’assistait dans les tâches difficiles de gestion des entités annexes du groupe que nous abritions et dont on nous avait confié l’administration.

 

J’ai toujours admiré son honnêteté mais redouté son intransigeance. Je crois qu’il m’appréciait tout en n’étant intérieurement pas d’accord avec des positions opportunistes que je prenais.

 

Il avait commencé sa carrière au Congo et me révélait avec indignation sa réprobation envers l’attitude dépravée et scandaleuse de certains de ses collègues.

 

Cette rigueur et cette droiture intransigeante nous amenèrent un jour devant le grand patron du Petrofina d’alors, Adolphe Demeure de Lespaul. Ce fut une aventure épique que je me dois de raconter.

 

Parmi les nombreuses tâches que j’avais confiées à mon ami Hector, figurait la gérance du département « Photos-Imprimerie » du groupe dirigé par Simon Debrux dont j’ai évoqué le dévouement par ailleurs. Sa division imprimerie était conduite par un technicien que nous avions recruté, fils lui-même d’un petit imprimeur flamand de province.

 

Les deux hommes ne s’entendaient pas du tout. Le fils de l’indépendant nous reprochait des contraintes administratives qu’il estimait inutiles. Pire encore, il se disait persécuté par la rigueur des positions autoritaires de mon adjoint que je soutenais cependant.

 

Souffrant d’une telle situation, il adressa à notre tout grand patron, le président de Petrofina, une lettre attendrissante rédigée dans le français approximatif d’un néerlandophone, en dénonçant ce qu’il estimait être du « harcèlement moral » comme on dit maintenant.

 

C’est ainsi que nous nous retrouvâmes, persécuteurs bien penauds, convoqués avec notre supérieur hiérarchique, un vice-président de Petrofina, Pierre de Tillesse, pour paraître devant notre « juge suprême », le Président de Petrofina, s’érigeant en défenseur de « l’opprimé ».

 

Recréons la scène : un immense bureau de « Grand Patron » dans lequel nous avançons tous les trois à pas feutrés sur la moquette épaisse et avec grande componction. J’eus le lourd honneur de prendre place en face du Président, le Vice-Président se trouvant à droite et mon brave Hector de l’autre côté.

 

D’abord très sévère et impérieux, le personnage qui est devant moi, me fait part de la lettre qu’il vient de recevoir et nous écrase sous des reproches d’abus de pouvoir qu’il ne peut tolérer dans ses sociétés.

 

Je me défends avec désespoir, les deux autres sont muets. Le « Big Boss » est sévère et mes dénégations obstinées le mettent en colère.

 

A bout d’arguments, je sors le dernier avec l’accent de la sincérité la plus profonde, mais qui pourtant était d’une naïveté ridicule bien que désarmante.

 

- Monsieur Demeure (Dans mon désarroi, je n’avais pas dit Monsieur le Président) avons-nous des têtes de tortionnaire ? Hector avait vraiment l’air d’un « Bon Papa » très penaud, quant à moi j’avais dit ça avec la candeur suprême du petit gentil.

 

Je vis le Président, perplexe, la colère tombant. Ses yeux s’adoucirent. Il nous regarda longuement, les yeux allant de l’un à l’autre, dans un silence total, mais qui était révélateur d'un renversement de situation.  Je réalisai alors que la partie était gagnée et qu’un gros poids qui m’écrasait la poitrine venait de s’envoler.

 

- Monsieur Mailleux, m’a dit le grand patron, arrangez tout ça avec toute la diplomatie et l’habileté dont je vous pense capable.

 

C’était gagné et ce fut un des meilleurs moments de ma carrière. Quant à l’imprimeur malgré tous les efforts que je fis pour polir les angles en m’entretenant souvent avec lui, je sentais qu’il restait persuadé d’être la victime d’une hiérarchie injuste.

 

Il y en eut d’autres, ainsi Jean Pauwels que Petrofina m’avait envoyé, lui aussi pour m’assister. C’était un parfait bilingue, provenant de la bonne bourgeoisie anversoise, ceux que les flamands extrémistes surnomment « fransquillons ». Son français châtié et sans accent était meilleur que le nôtre.

 

Nos rapports restèrent aussi tendus qu’ils le furent précédemment quand il était chef comptable de l’usine d’Oelegem en Flandre qui abritait le hall de fabrication des produits adhésifs, cher, on s’en souvient à mon ami Léon Wolters et que je croisais le fer avec lui. Comptable méticuleux, il n’appréciait pas du tout les écarts d’orthodoxie dans lesquels je voulais l’entraîner.

 

Il s’entendit à merveille avec un autre transfuge que Petrofina m’avait imposé, Gaston De Beys, chef comptable de Petrogaz, notre société de distribution et de stockage de gaz de pétrole, qui avait dû interrompre ses activités pendant deux ans pour raisons médicales.

 

Lui aussi n’acceptait qu’avec réticence la sortie des sentiers battus que je me permettais pour faire fonctionner des programmes nouveaux que j’avais imaginés pour notamment établir les prix de revient.

 

{13} J’aimerais, pour terminer ce tour d’horizon de ma vie de comptable et de responsable administratif de sociétés, aborder l’aspect très délicat et fort controversé des relations obligées avec les autorités fiscales.

 

Il est de tradition « populaire » de prétendre que les comptables sont des « conseillers en fraude fiscale », ce qui est totalement faux, la déontologie de leur métier les exposant au retrait de leur licence en cas de faute ou complicité dans ce domaine.

 

Quand j’ai débuté ma carrière à Petrofina, je me souviens d’une note adressée à tous les responsables des sociétés du groupe, rappelant qu’il était absolument interdit de procéder à des opérations non appuyées par des documents légaux rédigés en bonne et légale forme, tellement à cette époque on se glorifiait de « frauder le fisc ».

 

Nous venions de sortir de guerre et il fallut du temps pour abandonner l’habitude de « rouler » l’autorité en place en oubliant que l’acte avait perdu son caractère légitime d’opposition à l’ennemi envahisseur. Dans la population, l’amalgame eut la vie dure et il en demeure malgré tout des traces.

 

Cette « déviance » subsista longtemps, à tel point d’ailleurs que notre maison-mère Petrofina adressa une note, dans les années soixante, aux responsables des filiales pour leur rappeler ou signaler qu’il fallait appliquer scrupuleusement toutes les lois, faute de quoi ceux-ci seraient poursuivis par leur société devant les tribunaux pour fraude et faute professionnelle.

 

Tout cela pour souligner l’importance de la fonction et les lourdes responsabilités assumées par ces praticiens. D’autre part, leur attribuant un rôle de conseiller en toutes matières administratives, on trouvera naturel d’exiger d’eux des connaissances dans une quantité de domaines qui ne sont pas de leur compétence.

 

Voir au chapitre suivant un « vade-mecum de vulgarisation » qui peut permettre à tout profane de comprendre la comptabilité, mais surtout d’en saisir le mécanisme en partant de l’historique d’une technique très simple basée sur la balance des  avoirs appelés  « Actif » et des dettes, appelées « Passif ».

 

 

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24/06/2010

Ch. 26 a - "Gros sous" : Finance et Industrie

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

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Propos d’un octogénaire provenant

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élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 26 a - "Gros sous" :  Finance et Industrie.

 

{1} J’ai choisi ce titre parce qu’il est révélateur d’un dédain généralement affiché, du moins dans certaines classes « bien pensantes » ou « cultivées » de la société, pour ce que l’on appelle communément « l’argent ». Mépris de façade, sans doute, puisque empreint du respect qu’inspire le « bien nanti » auréolé de sa puissance et de son pouvoir : « Il a beaucoup d’argent » ou « il a de l’argent » disait-on avec des yeux admiratifs dans ma famille quand on parlait de quelqu’un de fortuné.

 

Être riche ou le devenir est ressenti par chacun comme un aboutissement sécuritaire, auréolé de la satisfaction d’une vie réussie. Si cet état est générateur de considération, il suscite aussi mépris, car on le soupçonne n’avoir été acquis que d’une manière illicite, voire immorale : c’est sans doute aussi une manière de masquer l’envie.

 

{2} Quant aux métiers de la finances et du prêt dont la tenue des comptes, dans notre Europe chrétienne, ils furent toujours dédaignés et même persécutés, vraisemblablement par référence à Judas, trésorier et comptable des apôtres, qui vendit Jésus-Christ pour quelques pièces d’or et qui, suivant les écritures, fut maudit pour l’éternité.

 

Dès lors, les professions manipulant des « fonds » seront déconsidérées et ceux qui thésaurisent, les « avaricieux » aux doigts crochus amassant l’or, seront ridiculisés ou persécutés.

 

{3} L’organisation sociale de l’époque féodale était centrée sur le « seigneur » qui régentait terres cultivables (la glèbe) et gens (les serfs, du latin servus, esclave) et les imposait par corvées (travaux) et tailles (biens en nature ou en argent). L’expression « taillable et corvéable à merci » est bien connue.

 

Il faut cependant souligner la différence fondamentale entre serf et esclave. Contrairement à l’esclave qui est un « bien » possédé par son « maître » au même titre qu’une chose, le serf jouit de la personnalité juridique et n’appartient pas à son « seigneur », il peut plus ou moins librement avoir des biens et opérer certaines actions en justice, contracter mariage et établir des contrats.

 

En échange le seigneur lui devra la protection dans son château fortifié défendu par ses « hommes d’arme » à une époque d’incursions violentes de bandes de tous genres, la rémunération de ces « mercenaires » payée surtout en nature restant cependant à la discrétion de leur «employeur ».

 

{4} Seuls quelques îlots en Flandre et en Italie d’une culture mieux développée feront exception, prémices d’une société commerçante plus individualiste et plus libérale donnant au travail sa valeur commerciale réelle d’échange en fonction de l’offre et la demande.

 

En France, il existera encore des serfs dans certaines régions jusqu’à la révolution qui abolira ce régime lors de la célèbre nuit du 4/8/1789, en même temps qu’elle annulera les privilèges accordés à certaines personnes en raison de leur naissance ou de leur fonction.

 

{5} Dans les principaux autres pays, l’émancipation des serfs commencera en Roumanie-Valachie (1746), en Autriche (1781), au Danemark (1788), en Suisse (1798), en Pologne et en Prusse (1807), en Bavière (1808), en Saxe (1832), en Hongrie et en Croatie (1848), en Bulgarie (1858), en Russie (1861), en Bosnie-Herzégovine (1918), en Afghanistan (1923), en Angleterre (1925), au Bhoutan (1956) et au Tibet aux alentour de 1959.

 

Un débat sera ouvert, dès la fin de la dernière guerre, sur « l’esclavage ou servage politique » exercé par les régimes communistes et fascistes ainsi que le prétendit, en 1944, Friedrich Hayek (prix Nobel 1974) dans « La route de la servitude ».

 

Provoquant une longue controverse sur la nécessité d’un libéralisme contemporain, il fut en butte aux critiques démocrates-sociales et même libérales qui s’écartaient de son radicalisme outrancier.

 

La thèse centrale de Hayek consiste à soutenir que la socialisation de l’économie et l’intervention massive de l’état sur le marché débouchent sur la suppression des libertés individuelles : le pouvoir coercitif d’un État transforme toute question économique ou sociale en question politique.

 

{6} Les digressions qui précèdent nous conduisent tout naturellement à rappeler les modes traditionnels d’échanges de biens. Ainsi au moyen-âge, en dehors du troc, ceux-ci se faisaient entre seigneurs et « marchands étrangers » contre « monnaies sonnantes et trébuchantes » qui étaient rangées dans des coffres ou en partie portées dans un sac de cuir. (Sonnantes par la qualité du son clair qu’elles émettaient, preuve de leur pureté, quand elles tombaient sur la pierre des comptoirs et trébuchantes par l’exactitude de leur poids donné par le trébuchet (petite balance à plateaux pour métaux précieux).

 

Avec le développement de la productivité et le « travail à la chaîne » inventé par Ford en 1908 (fordisme) en s’inspirant du travail dans les grands abattoirs de Chicago, on aborda l’ère industrielle et le gigantisme de sa production, permettant un abaissement considérable du prix de revient et la socialisation des biens de luxe.

 

En ce qui concerne l’activité d’avances « d’argent » exercée par les prêteurs, elle fut méprisée si pas bannie, seuls les juifs (maudits et assimilés à Judas) l’exerçaient dans le dédain général. Cependant, on avait bien soin de récupérer le produit de leur activité en les persécutant périodiquement.

 

Maintenant encore, il demeure chez les intellectuels de notre société occidentale, du moins chez les plus âgés, un réflexe atavique de distance envers ceux qui exercent les métiers d’argent tels les « teneurs de comptes », dont la seule gloire sera de se mesurer aux contrôleurs des contributions, les percepteurs d’impôts de jadis.

 

Dans les bals de ma jeunesse, fréquentés par des jeunes filles de  «bonne condition », j’ai toujours souffert de cette situation quand j’avouais honnêtement mon avenir professionnel ce qui faisait se détourner les plus arrogantes avec mépris, tandis que les autres m’évitaient.

 

{7} Et pourtant combien, parmi ces professionnels de la tenue des comptes, n’ont-ils pas saisi les opportunités, qui se présentaient à eux, d’une situation privilégiée dans le secret des affaires, pour en pénétrer le cœur, en comprendre le mécanisme et faire valoir la valeur de leurs conseils !

 

J’ai retrouvé aux plus hauts postes dans la hiérarchie du groupe Petrofina beaucoup de mes collègues comptables, devenus « responsables administratifs » avec les plus grands pouvoirs.

 

{8} Leur fonction de gérant des comptes et « d’officier payeur » se complétait ou se transformait en celle, beaucoup plus sociale et plus diversifiée, que l’on a confié depuis à celui qu’on appela le «chef du personnel ».

 

Les comptables rivalisèrent avec les meilleurs ingénieurs commerciaux, en utilisant leur expérience de la saisie du pouls des affaires, véritable apanage de leur métier, pour gérer efficacement la société qui les employait.

 

J’ai décrit plus avant ces activités multiples et le plaisir que j’ai éprouvé à les exercer, surtout celle appelée maintenant « les relations humaines » m’ouvrant ainsi des horizons nouveaux de culture que je me suis plu à développer tout au long de mon existence.

 

Quant à la technique de la gestion des comptes, j’ai la prétention de bien connaître cette discipline pour l’avoir pratiquée depuis l’âge de vingt ans jusqu’à ce jour, soit près de soixante ans, puisque je continue à l’exercer dans la société de mon fils en utilisant les moyens les plus sophistiqués que les programmes informatiques mettent à la disposition des professionnels.

 

{9} J’ai commencé, chez un oncle, en créant les premiers « livres » et l’organisation comptables d’une petite affaire. Ensuite, engagé par Petrofina à vingt-trois ans, j’ai eu la chance d’être le responsable des « opérations comptables diverses », c’est-à-dire, celles qui demandent le plus de perspicacité et de connaissance du métier.

 

Trois ans après, transféré dès sa création à Labofina, le centre des recherches industrielles du groupe Petrofina, j’ai eu l’avantage de pouvoir organiser à ma manière ses structures comptables et d’être un des premiers à utiliser les « time sheet » (bordereaux de comptage horaire) comme base de valorisation des « projets » en adaptant les moyens informatiques de l’époque.

 

L’originalité pour l’époque fut d’introduire dans le plan comptable des comptes intermédiaires de prix de revient, destinés à être transférés en fin de parcours à des postes de « programmes de recherches » ou aux « stocks » en cas de fabrication, ce qui permettait d’intégrer dans l’outil comptable un mécanisme de valorisation des projets, faisant ainsi d’une pierre deux coups.

 

A ma connaissance, à cette époque dans les sociétés industrielles, les prix de revient des fabrications étaient établis « hors comptabilité » par les services techniques qui les communiquaient en finale aux services de ventes pour établir les prix, ce qui en ralentissait le traitement et alourdissait fortement le coût de leur gestion.

 

D’autre part, avec mon épouse qui en assurait le suivi régulier, nous avons tenu plusieurs comptabilités dans des domaines aussi diversifiés que la finance, l’immobilier et l’import-export et surtout nous avons eu la chance d’être à l’origine et à la conception de leur organisation.

 

Cette antériorité et cette expérience, ainsi que signalé par ailleurs, iront des systèmes les plus archaïques comme la comptabilité manuelle dans les livres brochés et paraphés jusqu’aux systèmes informatisés très poussés actuels, en passant par la comptabilité à décalque manuelle puis mécanique avec compteurs, ensuite électronique alimentée par carte perforée pour en arriver à ce que nous connaissons aujourd’hui sur PC, (ordinateur personnel) avec production instantanée et présentation didactique pour profanes, de bilans, déclarations TVA et fiscales, rappels des créanciers, ainsi que situations diverses de tous genres.

 

{10} Nous connaissons maintenant l’avènement d’outils merveilleux éliminant les tâches fastidieuses et aléatoires de l’intervention humaine : l’introduction des données se réduit de plus en plus, depuis la trouvaille des codes barres remplaçant les cartes perforées, eux-même bientôt détrônés par les micro-puces qui seront introduites dans à peu près tous les supports aussi petits soient-ils pour les identifier d’une manière infaillible.

 

Ces puces émettrices de signaux, s’identifiant à distance, supprimeront les erreurs humaines de comptage, ce cauchemar des inventaires, tout en permettant également d’automatiser dans le commerce de détail les opérations aux caisses en simplifiant leur identification, les chariots ou paniers étant valorisés globalement lors du passage dans un contrôleur électronique qui captera en une fois toutes les données autorisant ainsi l’établissement d’un décompte clair absolument exact.

 

Ayant vécu en praticien toutes les étapes qui ont amené la technique comptable aux performances actuelles, j’ai pensé utile de rédiger en fin de ce chapitre un « vade mecum » à l’usage des profanes, axé sur l’évolution de la technique ce qui permettra de mieux en saisir tout le mécanisme..

 

En partant de l’historique de cette discipline, je me suis efforcé de rédiger un aperçu clair d’un procédé qui en fin de compte est fort simple, basé sur une trouvaille géniale dont l’origine se perd « dans la nuit des temps » et dont la logique rejoint celle de la dualité des éléments qui s’opposent en se vérifiant, à la base de toutes les constructions intellectuelles fondamentales. On trouvera ce travail au chapitre 26 c.

 

C’est le Yin et le Yang des Coréens qui s’imbriquent l’un dans l’autre pour en faire un tout, comme figuré en symbole dans leur drapeau, repris aussi dans le logo de la firme Apple (Macintosh).

 

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22/06/2010

Ch. 25 g - Elle m'a "porté", je lui ai donné "la sérénité"

&l

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 25 g - Elle m'a "porté, je lui ai donné "la sérénité"

 

{29} En appendice de mon livre, je traduirai en « symphonies » mes réflexions intimes sur le pourquoi et le comment de l’existence, en quelque sorte la somme de mes « considérations fondamentales sur l’existence », titre que je leur donnerai longtemps. J’y consignerai l’essentiel d’une démarche qui hanta toute ma vie, mais qui m’interpella durement lorsque je dus soutenir les derniers moments d’un être aussi cher que ne le fut ma mère.

 

Dans mon livre je ne parlerai jamais beaucoup d’elle. Pourtant elle fut toujours présente et agissante dans les périodes difficiles de ma jeunesse de malade et de convalescent.

 

Par la suite, ainsi que je le relatai par ailleurs, elle fit partie avec mon père de notre environnement coutumier, partageant nos joies et nos peines et une bonne partie de nos loisirs hebdomadaires et vacanciers,  comme mes beaux-parents

 

Si je lui consacre ici un important chapitre de mon  travail, c'est que je tiens à cet endroit de mes "confidences", révélant mes "débats métaphysiques", de bien développer le microcosme environnemental qui était le nôtre, lorsque ma chaleureuse et compréhensive épouse proposa de l'accueillir pour surmonter le désarroi qu'avait provoqué le décès de mon père.

 

{30} Cette décision nécessitait l'agrandissement de notre espace de vie familiale et ce  fut la raison pour laquelle, en 1976, nous nous mîmes en quête d’une habitation suffisamment grande pour installer une tribu de huit personnes (ma mère et nous, quatre enfants ainsi que mon neveu et filleul Bruno qui avait perdu son père et que nous élevions pour aider sa mère).

 

Nous trouvâmes ce qu’il fallait : une maison spacieuse pour caser tout cela et donner à ma mère une chambre-studio (bureau des anciens propriétaires) à côté du living qui avait l’avantage de se situer au rez-de-chaussée avec accès au hall d’entrée.

 

Elle nous fut vendue un bon prix parce qu’elle avait été fort négligée par ses propriétaires. Sa mise en état nous coûta relativement cher malgré les travaux que nous y fîmes nous-mêmes, forts de l’expérience de l’aménagement de notre ferme de Meux.

 

Cette maison présentait l’originalité d’avoir été construite, comme ses voisines, dans la fosse argileuse qu’avait laissée une briqueterie qui s’y approvisionnait en matière première.

 

La disposition de cette unifamiliale, comme on dit en Belgique, nous procurait l’avantage de disposer au rez-de-chaussée d’une chambre pour ma mère à front de rue et d’un vaste living de six mètres de large bien éclairé par une grande baie vitrée qui permettait de disposer à l’arrière d’une très belle vue sur des jardins, situés à une dizaine de mètres en contrebas, plantés d’arbres d’essences diverses dont de grands peupliers d’Italie.

 

Une porte-fenêtre permettait l’accès à un balcon longeant toute la façade, muni d’un escalier qui, en la longeant dans une courbe harmonieuse, aboutissait à hauteur du sous-sol arrière de la maison, à une vaste terrasse surplombant le jardin, situé lui deux mètres plus bas.

 

Nous avons transformé une partie de cette terrasse en véranda qui, en prolongeant la cuisine-living du sous-sol, est devenue une salle de séjour bien agréable avec porte coulissante, permettant de dégager en été la partie surplombant le jardin pour bénéficier d’une surface bien agréable pour profiter des beaux jours de l'été.

 

Un monte-charge entre les deux surfaces avait été installé par le propriétaire précédent afin de permettre un service à table lors des réceptions au rez-de-chaussée.

 

C’est dire tout le confort et les avantages de cette maison pour notre tribu composite aux besoins et activités différents.

 

Ma mère y fut vraiment très heureuse et y vécut une vingtaine d’années.

 

Un jour tiède de printemps alors que je l’avais confortablement installée, sur la terrasse, dans une chaise-longue de jardin, elle me regarda avec des yeux humides d’émotion en me disant : « si Papy (mon père) me voyait ainsi, il serait si heureux, lui qui se faisait du souci pour moi s’il n’était plus là ».

 

Elle était très pieuse, très dévote, son chapelet l’accompagnant partout ; la chance avait voulu que l’église catholique était pratiquement au bas de la rue, ce qui lui permettait de s’y rendre en quelques minutes à toute occasion, même quand, avec l’âge, ce devint difficile.

 

{31} A la guerre 14/18, elle avait 12 ans et se réfugia, lors de l’invasion allemande, avec sa famille en France dans la ville de Tours. Ils y restèrent, le temps que durèrent ces hostilités, c’est-à-dire quatre ans.

 

Elle y fit de bonnes études moyennes dont elle gardera une distinction de langage plaisante et une éducation raffinée.

 

Je ne peux m’empêcher à cet endroit précis de mon livre d’intercaler avec la plus grande retenue et le plus grand respect les chants romantiques d’un grand amour qu’un être délicat lui voua un peu avant qu’elle ne revienne en Belgique avec sa famille.

 

Nous les avons retrouvés dans quelques poèmes, que ma mère conserva discrètement dans une petite enveloppe insignifiante, rangée avec quelques souvenirs particuliers de son frère tué à la guerre, révélant une âme sensible et discrète. Ma mère n’en parla jamais, soucieuse de ne pas entacher l’amour qu’elle porta à mon père.

 

Cependant par considération pour des sentiments exprimés avec une telle grandeur et une telle délicatesse qu’ils ne méritaient pas d’être détruits, elle conserva précieusement ces écrits qui révélaient une si grande noblesse de cœur .

 

Le poème qui suit fut écrit en mai 1919, alors qu’elle se préparait à revenir en Belgique.

 

Ainsi tout change, ainsi tout passe,

Tout, excepté le souvenir…

 

Paroles brèves, qui font rêver,

Car je n’osais tant espérer

Et je les redirai sans trêve

Aux heures qui, sans vous, seront noires

Malgré que je garde un espoir..

Je penserai à votre bonté,

Votre noble et fidèle amitié…

 

Ces vers que je balbutie

Expriment un ardent merci,

Un adieu, oh non, j’ai l’espoir

Que ce n’est qu’un simple « Au Revoir ».

 

Le suivant lui parvint un mois après, alors que maman était rentrée dans son pays. Il l’avait ornée de quelques délicates pensées sauvages en lui donnant d’ailleurs pour titre : « L’esprit des fleurs ».

 

Croyez-vous que la rêverie

Peut s’échapper des fleurs cueillies

Qui, en Belgique, vont expirer ?

Elles exhalent et font respirer

Tout paré de blanche couleur

L’esprit des fleurs.

 

Quand vous verrez ces trois pensées,

Déjà pâlies, déjà fanées,

L’esprit qui s’en exhalera,

Mystique, à vos yeux parlera…

Il vous gardera d’oublier

Mon amitié….

 

Le dernier, qui fut écrit presque cinq ans après, en octobre 1924, poignant et désespéré comme ceux de Lamartine, ne peut laisser insensible … Il semble se sentir responsable de son propre malheur.

 

La nuit en moi ne va pas tarder.

N’ai-je pas éteinte de ma main

La flamme qui devait garder

Mon cœur de se glacer demain ?

 

Oh ! Demain, c’est la grande chose,

De quoi, demain sera-t-il fait ?

L’homme, aujourd’hui, sème la cause

Demain, Dieu fait mûrir l’effet.

 

Dans ce crépuscule, mes pleurs

Sont moins pour moi que pour ma mie

Qui ne savait que la douleur

Est la compagne de la vie.

 

Oh ! Que faut-il donc que je donne

Pour qu’elle ait, plus tard, joie et paix

Et le bonheur et qu’elle pardonne

Celui qui n’en aura jamais !

 

La nuit en moi ne va tarder.

N’ai-je pas éteinte de ma main

La flamme qui devait garder

Mon cœur de se glacer demain ?

 

Ce texte est poignant, que s’est-il passé dans les brumes de leur histoire ? Pourquoi l’amoureux transi et désespéré se sent-il coupable ? Qu’est-ce qui a empêché ma douce maman de répondre à une telle passion ? Je ne peux qu’enfermer dans son souvenir ce mystère de son passé…


Chère Maman que je me plaisais à taquiner et à scandaliser par des propos qui lui faisaient prendre une attitude réprobatrice sévère qui m’amusait beaucoup. Si je lui parlais de « ma gueule », elle me reprenait avec hauteur : « Philippe, je ne t’ai pas donné une gueule ».


Elle lisait pas mal de choses, mais avec méfiance : elle craignait les idées qui l’auraient touchée dans sa foi et se méfiait beaucoup des miennes.


Un jour que je lui parlais de notre parenté simiesque, et que je voulais lui faire comprendre le bien-fondé de la théorie, elle coupa court avec dédain en me déclarant avec humour : «  Descends d’un singe si tu veux, moi je ne descends pas d’un singe….. »


Je crois qu’elle fut comme moi, nostalgique d’une descendance féminine. Aussi fut-elle reconnaissante à mon épouse d’avoir tenté d’être pour elle plus fille que « belle-fille », mais surtout d’avoir comblé ce manque en nous donnant la joie, pour moi, d’avoir des filles et pour elle, des petites-filles.


Ma mère sera une grand-mère merveilleuse, d’une tendresse discrète, peu démonstrative, cependant profonde. Attentive à leur développement harmonieux,  elle était une présence permanente, soucieuse de leur transmettre scrupuleusement les valeurs que nous avions privilégiées pour nos enfants, en se gardant bien de les contrarier pour autant qu’elles eussent été différentes des siennes.


Son existence courageuse de mère et d’épouse malmenée par les épreuves qui ne l’épargnèrent guère, elle et les siens, fut exemplaire de courage, ténacité et de dévouement.


Sa santé fut souvent fragilisée en raison des suites de privations endurées durant la dernière guerre. Octogénaire, elle dut encore subir, quand elle était chez nous, la cruelle et frustrante épreuve de l’ablation d’un sein qui était atteint d’un début de prolifération de cellules cancéreuses et subir les affres, fatigues et souffrances d’un mal qui frappe tant de malheureux.


Ici encore, mon épouse s’investit énormément pour la soutenir moralement et affectivement, la soigner, la conduire en voiture et l’assister pendant les nombreuses et longues séances de « chimiothérapie » seule thérapie en vigueur pour soigner ce mal du siècle.


Heureusement, ces soins s’avérèrent efficaces et radicaux , car ma mère guérira, vivra encore une dizaine d’années et ne connut aucune récidive.


{32} La fin de sa vie fut particulièrement difficile et éprouvante pour elle et pour nous. A l’approche de ses quatre-vingt-dix ans, elle devint de plus en plus caduque des jambes, comme si celles-ci ne pouvaient plus la porter.


Je devrai « bricoler » des hausses pour les pieds de son lit, afin qu’elle puisse encore en sortir seule. Finalement, il fallut l’hospitaliser pour trouver remède à cette déficience.


La décalcification osseuse est un mal courant à cet âge, ce qui la fit s’écrouler un jour alors qu’elle regagnait son lit. C’était grave, le col du fémur était brisé ainsi qu’une épaule.


Transportée dans une clinique spécialisée, elle entra dans une sorte de semi-inconscience qui me fit vivre une expérience m’interpellant fortement dans mes réflexions sur la conscience et m’a fait réaliser le pouvoir que l’on peut exercer sur un cerveau fragilisé.


L’état dans lequel elle se trouvait la faisait passer de la réalité au délire cauchemardesque. Elle était obsédée par une tâche permanente qui l’épuisait, de préparation d’une pâte qu’elle n’arrêtait pas de pétrir, tandis que de la farine ne cessait de tomber en rideau sur elle.


Elle ne voulait pas admettre qu’il s’agissait d’un cauchemar et ne cessait d’en parler comme d’une corvée qui lui incombait et qu’elle n’arrivait plus à assurer tellement elle en était fatiguée.


Dès qu’elle se réveillait d’un sommeil agité, c’était obsessionnel, elle en parlait comme d’une obligation de laquelle elle ne pouvait se soustraire.


Par ailleurs, elle était absolument consciente et nous entretenions avec elle des conversations des plus normales qu’elle suivait avec son équilibre et son bon sens habituel, aussi étions-nous très surpris quand parfois elle retombait dans ses propos abracadabrants.


Cela dura quelques jours et j’avais bien des inquiétudes de sentir ma mère sombrer lentement dans la déraison.


Désespéré et malheureux, un jour suivant, accompagné de mon fils Benoit, j’entrepris lentement d’user de la confiance qu’elle avait en moi pour la sortir de ce dérangement cérébral.


Je la laissai d’abord se plaindre de son labeur de « boulangère », métier qu’elle n’avait bien sûr jamais pratiqué, pour lui prendre les mains et la regarder avec toute la tendresse d’une affection que je lui ai toujours portée et je lui expliquai avec patience et obstination que ses histoires de casseroles qui pendaient, de farine qui tombait et de pâte qu’elle devait pétrir étaient comme un cauchemar qu’elle devait s’efforcer de chasser de sa tête.


Petit à petit, j’ai senti que je gagnais du terrain et que mes yeux rivés aux siens lui transmettaient ma certitude et que mon cerveau guérissait le sien. Ses doigts étaient durs et pénétraient mes paumes jusqu’à en faire mal : elle « s’accrochait » à moi !


Elle a fini par avouer : « Tu as raison, je dis des bêtises… ». C’était gagné et elle ne déraisonna plus jamais.


Je réalisai alors le pouvoir que donne la conviction et la force que pouvait avoir un cerveau fort sur un autre, devenu plus faible car ma mère était une personne équilibrée, sûre d’elle et maître de ses opinions.


Elle vécut encore quelques semaines, pendant lesquelles elle fut admirable de patience, de douceur et de résignation qui la rendirent très attachante pour le personnel hospitalier.


Pourtant, brisée de l’épaule et de la hanche comme elle l’était, c’était une pauvre nonagénaire, épave grabataire à l’avenir sombre et incertain.


Ce qui m’étonna le plus, c’est qu’elle ne semblait plus se soucier de ses fins dernières, comme elle disait, elle qui ne les envisageait qu’avec crainte et appréhension.


Je ne la vis plus prier, ni réclamer son chapelet, ni demander les secours de la religion, elle si dévote, comme si je lui avais transmis, en même temps que la force mentale de réorganiser sa raison, ma certitude métaphysique.


Elle mourut brusquement, empoisonnée de la bile que ne pouvait plus évacuer une vésicule biliaire qui s’était repliée sur elle-même.


Ma conscience d’homme civilisé du monde occidental, héritier de traditions chrétiennes, fut apaisée par la conviction d’avoir incidemment donné à celle qui m’avait offert la vie, un retour au néant serein et paisible.


Si je lui réserve cette place de choix, dans ce chapitre qui met en valeur la richesse du milieu et son pouvoir incoercible sur nos sociétés, c’est que je tiens à mettre en exergue cette expérience personnelle qui m’interpelle encore, de la fin de vie de ma mère.


{33} Je ne peux m’empêcher de la rapprocher de celle que dut endurer son frère, mon pauvre vieil oncle, curé de village, dont j’ai abondamment parlé dans ce livre.


Mon épouse, qui était allée le voir, assista à ses derniers moments qui furent la démonstration spectaculaire d’un état d’esprit religieux poussé au paroxysme de la démonstration hystérique.


Avertie par mon épouse qui avait constaté que le vieil homme agonisait, une religieuse accourut et constatant que c’était la fin, empoigna un crucifix qu’elle lui brandit devant les yeux en lui « hurlant » dans l’oreille les litanies des mourants que s’étaient ingéniés de rendre macabres et morbides les ecclésiastiques zélés des siècles passés.


Connaissant bien mon oncle, son énergie et son courage, ainsi que le mépris qu’il avait pour les « bigotes », je suis persuadé qu’en son for intérieur, il devait la traiter de vieille sotte et lui enjoindre de lui « foutre la paix »,…. s’il était encore capable d’un tel sursaut.


Je terminerai ce chapitre important de mon livre par un chant attendri et reconnaissant à celle qui fut :

 

Maman et grand-maman.

 

Ses jours d’un jour ne sont pas grands

Ses heures de mère si lointaines

Qu’elle se complait en grand-maman.

Chauffant les mains dans ses mitaines.

 

Ses doigts de fée sont si usés

Qu’ils en sont devenus plus doux,

Pour consoler sur ses genoux

Des petits cœurs tant attristés.

 

Ses yeux fatigués par tant de veilles

Déchiffrent encor les belles histoires

En grandes lettres des vieux grimoires,

Aux petits anges qui s’émerveillent.

 

Leur père se lève du coin de l’âtre,

Très attendri par autant de bonheur,

Ecarte des fronts les mèches folâtres,

Et cueille aux yeux les petites lueurs.

 

Le fils, alors, se penche sur sa mère

Pour encor caresser ses blancs cheveux.

Tandis que le ciel effleure la mer

De son étole de nuages bleus.

 

°°°°°°°°°°°

 


18/06/2010

Ch. 25 f - Mes maîtres à penser

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs. Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement


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Ch. 25 e - Les maîtres à penser et le devoir de vérité

 

Si les aléas de la vie ne m’avaient pas livré pieds et poings liés à l’implacable philosophie du comptable sec et froid, disséquant tout, penché sur ses livres de comptes où la rigueur des chiffres prédomine et où un franc ou un euro restera toujours un franc ou un euro, complice des dieux de la fortune, au service de l’enrichissement et du pouvoir par l’argent, il est probable que le poète aurait vécu dans ses nuages et ses rêves et qu’il aurait cru et aimé le Dieu d’idéal et de ciel des croyants qui lui aurait ouvert tout grand son jardin de l’irréel et de la contemplation suprême.

 

Le comptable aride et dur se meurt maintenant, mais il n’a pas étouffé le poète qui sur la fin de ses jours retrouve les envolées éthérées de ses vingt ans et son appétit du sublime des mystiques, celui qui restera toujours sentimentalement chrétien de cœur malgré ses entraves d’agnostique par loyauté de pensée.

 

Cette position ambiguë peut en surprendre plus d’un. Pourtant n’a-t-elle pas le mérite d’accepter et surtout de comprendre ceux qui restent attachés aux traditions et enseignements d’un milieu qui reste le mien !

 

J’ai beaucoup d’estime et d’affinité pour la libre pensée. Avec mon épouse, nous avons toujours été, en esprit, proches d’un de ses principaux animateurs : Paul Damblon.

 

Son livre, où je retrouve un parcours semblable au mien, est un long plaidoyer en faveur de l’agnosticisme. C’est le cri d’appel d’un scientifique vulgarisateur mais aussi d’un poète-musicien et je m’associe totalement à sa pensée quand il se définit comme agnostique avec hypothèse de travail athée.

 

Il apporte à la libre pensée un humanisme chaleureux d’idéaliste-rêveur bien qu’il s’en défende farouchement. Ses rapports avec les penseurs chrétiens actuels, sont un modèle de tolérance, de compréhension et de chaleur humaine qui me ravit.

 

Il est heureux de constater que les autres s’en inspirent, l’intolérance qui se retrouve dans un camp comme dans l’autre, se polissant des contacts qui s’établissent pour adoucir des aspérités qui les blessent si souvent et inutilement.

 

La foi est un sentiment profondément humain. Intellectuelle, elle est défendue par les plus grands penseurs, les plus grands scientifiques souvent empêtrés dans des arguments ambigus.

 

{26} J’ai lu avec le plus grand respect et la plus grande attention le livre de Christian de Duve, prix Nobel de médecine, savant émérite sorti de l’université catholique de Louvain : « A l’écoute du vivant » et surtout son chapitre 18 intitulé : « Et Dieu dans tout cela ».

 

J’ai été conquis par ses conclusions et les directives éthiques qu’il préconise pour l’homme d’aujourd’hui. Il dit en substance ce qui suit :

 

« Il faut encore des prêtres ou guides spirituels qui, en dehors de tout dogmatisme et fondamentalisme, peuvent inspirer, aider, orienter … La société a besoin de règles morales en dehors des lois naturelles où prédominent les lois aveugles de la sélection … Les lois morales évoluent avec les connaissances, les mentalités et les situations nouvelles… Cependant les enseignements du passé conservent toute leur valeur quels qu’en soient les maîtres (Moïse, Jésus-Christ, Confucius, Bouddha, Mahomet) à condition de ne pas lier cette allégeance à un dogmatisme intolérant, prosélyte et dominateur … »

 

J’ai repris intégralement le dernier paragraphe de ce chapitre essentiel, tellement les conclusions fondamentales de ce grand savant sont dictées par l’intelligence, la grandeur et une connaissance profonde de notre monde civilisé occidental :

 

« Les religions ne doivent pas être abandonnées. Elles doivent se débarrasser de leurs croyances mythiques, de leurs déclarations irrationnelles, de leurs enseignements obscurantistes, de leurs rituels magiques, de leurs prétentions abusives à une légitimité supérieure, de leurs recours au chantage moral, sans compter parfois leur appel à la violence. Dépouillées de tous ces accessoires, mais en conservant intact le sens du sacré, elles doivent être soutenues et protégées afin de continuer à nous aider à contempler le mystère, respecter des préceptes éthiques, célébrer nos fêtes, partager nos joies et nos tristesses, supporter nos épreuves. »

 

{27} Aux alentours des années 1991, j’ai lu avec intérêt et attention le livre-entretien, qui venait de paraître, des frères Bogdanov, physiciens vulgarisateurs, (accusés, à tort ou à raison, de plagiaires, ce qui n’enlève rien à la valeur de leurs écrits) avec Jean Guitton, qualifié de dernier grand penseur chrétien. ° Igor et Grichka Bogdanov – Jean Guitton - Dieu et la science – Grasset °

 

J’y ai relevé des choses intéressantes pour étayer ma réflexion :

« … nous sommes à l’orée d’une révolution de la pensée, d’une rupture épistémologique (rupture du savoir) telle que la philosophie n’en a pas connu depuis plusieurs siècles… »

 

Plus loin, les auteurs prétendent qu’à travers les voies ouvertes par la théorie quantique survient une conception nouvelle (qu’ils appelleront métaréalisme) en deçà du spiritualisme mais au-delà du matérialisme qui effacerait les frontières entre l’esprit et la matière

 

La lecture de cet ouvrage m’avait fort interpellé à une époque où je cherchais mes marques. En substance voici ce que j’y avais coché comme important :

 

« Peu avant sa mort, Bergson a légué son « testament de pensée » à quatre philosophes : Gabriel Marcel, Jacques Maritain, Vladimir Jankélévitch, et moi-même. Je serai donc le messager de son intuition : Bergson avait pressenti, plus que tout autre les grands changements conceptuels induits par la théorie quantique. A ses yeux – tout comme dans la physique quantique - la réalité n’est ni causale, ni locale : l’espace et le temps y sont des abstractions, de pures illusions…..le réel est voilé, inaccessible…Face à cette énigme, il n’existe que deux attitudes : l’une nous conduit vers l’absurde, l’autre vers le mystère : le choix ultime entre l’une ou l’autre est, au sens philosophique, la plus haute de mes décisions. » °propos de Jean Guitton dans l’avertissement - page 31 et 32 °

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« … Le vide absolu caractérisé par une absence totale de matière et d’énergie n’existe pas … le vide à l’état pur est une abstraction … le vide quantique est différent en ce sens qu’il est le théâtre d’un ballet incessant de particules, celles-ci apparaissant et disparaissant dans un temps extrêmement bref, inconcevable à l’échelle humaine …°tiré des propos de Grichka Bogdanov – Dieu et la science – page 50 »

 

« … une particule n’existe pas par elle-même mais uniquement à travers les effets qu’elle engendre. Cet ensemble d’effets s’appelle un « champ ». Ainsi les objets qui nous entourent ne sont autres que des ensembles de champs (champ électromagnétique, champ de gravitation, champ protonique, champ électronique) ; la réalité essentielle, fondamentale, est un ensemble de champs qui interagissent en permanence entre eux. ° propos de Igor Bogdanov - ibidem – page 114 »

 

« … rien de ce que nous pouvons percevoir n’est vraiment « réel », au sens que nous donnons habituellement à ce mot. D’une certaine manière, nous sommes plongés au cœur d’une illusion qui déploie autour de nous un cortège d’apparence, de leurres que nous identifions à la réalité … tout cela n’est qu’une immense et perpétuelle hallucination, qui recouvre la réalité d’un voile opaque. Une réalité étrange, profonde existe sous ce voile ; une réalité qui ne serait pas faite de matière, mais d’esprit ; une vaste pensée qu’après un demi-siècle de tâtonnement, la nouvelle physique commence à comprendre, invitant les rêveurs que nous sommes à éclairer d’un feu naissant la nuit de nos rêves. » °propos de Jean Guitton - ibidem – page 117°

 

{28} Un paragraphe et une conclusion de Jean Guitton sont mis en exergue par le professeur Christian de Duve, à la page 261 de son ouvrage « A l’écoute du vivant » °édition Odile Jacob – octobre 2002 ° :

 

«  Si l’esprit et la matière ont pour origine un spectre commun, il devient clair que leur dualité est une illusion, due au fait que l’on ne considère que les aspects mécaniques de la matière et la qualité intangible de l’esprit … » » ° propos de Jean Guitton – Dieu et la science – page 182 ° et le philosophe chrétien de conclure : « L’esprit et la matière forment une seule et même réalité » °ibidem page 184°

 

Dont commentaires de Ch. De Duve : «  Sous la plume d’un catholique pratiquant considéré comme un des penseurs chrétiens les plus éminents de notre époque, une telle phrase est en même temps surprenante et révélatrice. »

 

Le troisième de mes « maîtres à penser » est Jean d’Ormesson, qui dans son livre de 400 pages : « Presque rien sur presque tout » a exprimé, avec son talent d’écrivain profond, l’essentiel des questions qu’un homme intelligent se pose quand il cherche à comprendre le pourquoi de l’existence des choses et des êtres vivants.

 

Il me sert de livre de chevet que je consulte dans mes insomnies pour servir de tremplin à des réflexions passionnantes sur le pourquoi et le comment de tout.

 

Je livre, ci-après, quelques-unes de ces notes alimentant mes réflexions :

 

« Le souvenir de ce qui a disparu … il existe dans la pensée. Et il n’existe que dans la pensée … Aussi longtemps que la pensée n’avait pas apparu dans le tout, le passé ne cessait jamais de tomber dans le néant … » ° page 773°

 

« Il n’est pourtant pas acquis d’avance que le destin de l’homme soit de connaître l’univers et que le destin de l’univers soit d’être connu par l’homme … » °page 261°

 

« Les choses, dans l’univers, sont combinées de telle sorte qu’elles peuvent mener, avec autant d’évidence d’un côté et de l’autre, à deux convictions radicalement opposées : qu’un Dieu est nécessaire et qu’un Dieu est inutile. » °page 260°

 

« L’être est. Un point c’est tout. On ne peut pas en dire grand-chose. On ne peut pas en parler. On ne peut rien en dire du tout. Sauf qu’il est : il faut bien qu’il soit puisqu’il y a autre chose au lieu de rien. L’être est parce qu’il y a du temps, de l’espace, de la matière, de la vie, de la pensée et un tout. » °page 336°

 

« La pensée n’est qu’un sous-produit de la vie, qui est un sous-produit de la Terre, qui est un sous-produit de mon tout. L’ennui c’est que je suis, en un sens, le sous-produit de ce sous-produit … Il n’y a de tout que parce qu’il y a de la pensée … » °page 337°

 

« Voilà ce que je suis : un miracle. A des milliards et des milliards d’exemplaires. C’est parce qu’il est si répandu que sa qualité de miracle est si peu reconnue et à peine célébrée. Un miracle si fréquent, est-ce encore un miracle ? Mais le tout est un miracle. La vie est un miracle. Et, plus que le tout et la vie, l’homme, qui est seul à penser le miracle et à le chanter dans ses œuvres, fut-ce en le niant et en le piétinant de fureur et d’orgueil, est le miracle des miracles. » °page 365°

 

« Si une âme immortelle habite mon corps mortel, il faut qu’elle ait été introduite dans mon enveloppe charnelle au moment même où l’homme se dégageait de l’animal. Et qu’une créature mortelle donne tout à coup le jour à un être immortel. Autant dire qu’il s’agit d’une nouvelle création et de l’irruption d’un Dieu créateur et tout-puissant au sein des mécanismes de la nécessité … Si ce ferment d’éternité n’a pas été glissé en moi, je ne suis rien d’autre qu’une algue sur qui le temps a évolué » °page 367°

 

« Ma seule limite est le temps. Mon seul maître est le temps. Je ne parviendrai ni à le remonter, ni à l’arrêter, ni à le ralentir, ni à l’éviter. Je n’échapperai pas à la mort. … Je me changerai moi-même. Je découvrirai le tout et le soumettrai à mon pouvoir. Et j’inventerai un homme qui sera plus et mieux que l’homme … Il ne m’est rien d’impossible parce que je suis l’esprit … Peut-être dans quelques milliards d’années, n’y aura-t-il plus d’homme sur la surface de la Terre. Mais quelque chose d’innommable, et d’encore innomé, entre le monstre et la merveille, entre la machine et l’esprit, et qui se répandra à travers l’espace. » °page 369°

 

« Je chante, moi aussi, la gloire du tout d’où je sors. Je veux bien aller jusqu’à chanter la gloire de l’être d’où est sorti le tout. Mais c’est une gloire lointaine et abstraite. L’être règne peut-être. Mais il ne gouverne pas. Qui gouverne ? C’es t moi … » °page 370°

 

« Monologue de l’être : Tout n’existe que par moi. Je soutiens à chaque instant et l’espace et le temps et le tout et les hommes. Il y a un tout parce qu’il y a de l’être. Il y a du temps parce qu’il y a de l’être. Il y a des hommes parce qu’il y a de l’être … Dans un tout surgi de l’être et que vous ignorez et que malgré tant d’orgueil et tant de vains efforts, vous ne cesserez jamais de poursuivre et pourtant d’ignorer. Car sur presque tout, pauvres, pauvres enfants imbéciles, vous ne savez presque rien. Et sur le Tout, comme sur l’être, vous ne savez rien du tout. » °dernière page°

 

 

 

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{29} En appendice de mon livre, je traduirai en « symphonies » mes réflexions intimes sur le pourquoi et le comment de l’existence, en quelque sorte la somme de mes « considérations fondamentales sur l’existence », titre que je leur donnerai longtemps. J’y consignerai l’essentiel d’une démarche qui hanta toute ma vie, mais qui m’interpella durement lorsque je dus soutenir les derniers moments d’un être aussi cher que ne le fut ma mère, personne scrupuleuse très croyante, en grande crainte de la mort et « du châtiment éternel » et à qui j’ai pu imposer mes convictions métaphysiques et lui procurer ainsi une fin paisible.

 

Au crépuscule de ma vie, je tiens à laisser à ma postérité un témoignage constitué par plus de soixante années de recherches sur le sens de l’existence et la motivation d’exister.

 

J’ai dû me rendre à l’évidence, la seule qui résulte d’une analyse systématique des croyances qui ont abouti aux phénomènes de la religiosité, confrontée à sa vraisemblance fondamentale.

 

A la lumière des connaissances actuelles, aucune religion ne résiste à une analyse sérieuse, historique, scientifique ou logique.

 

Le milieu éducatif, par son contexte familial et historique, force le cloisonnement entre d’une part la raison et les évidences scientifiques et d’autre part le carcan atavique constitué par les croyances dogmatiques du milieu. Les plus grands penseurs en sont tributaires et sont forcés aux plus originales et plus spectaculaires prouesses intellectuelles pour se donner raison malgré l’évidence des arguments que les scientifiques libérés de leur contexte historique de milieu, avancent constamment.

 

Le temps et l’évolution ont « créés » la vie … la vie a créé les micro-organismes et les êtres vivants qui ont envahi la planète terre, minuscule satellite d’une minuscule étoile dans un cosmos tellement immense qu’il est incommensurable … (Nous n’en connaissons véritablement pas les limites)

 

Avec la complicité du temps, à coup d’échecs, de tâtonnements, de recommencements, la vie a perfectionné les êtres vivants en les dotant de facultés spécifiques d’adaptation à leur environnement …

 

En l’état actuel des connaissances de la science, de nombreux phénomènes ne trouvent pas d’explications valables. On doit s’en tenir à des hypothèses « pseudo-scientifiques » d’inter-connectivité entre les êtres vivants ou de codifications programmées transmissibles par les gènes.

 

La nature nous en livre de continuels exemples … comme la mémoire génétique … la simultanéité de réaction des bancs de poissons et des troupeaux … la transmission de messages collectifs ou individuels à distance dans les colonies d’insectes (fourmis, termites, abeilles, guêpes, frelons. Dans l’un comme dans l’autre, l’ensemble des individus réagit comme si l’espace – l’univers - n’était qu’un immense organisme dont ils sont un des éléments)

 

Par la sélection et le dressage, l’homme a développé chez certains animaux des facultés qui le servent : la connexion à distance du pigeon voyageur avec sa femelle … le flair du chien-pisteur qui détecte les traces même lointaines du passage d’un être vivant, à partir d’un objet qui a pris son odeur qui se maintient un certain temps et reste présente malgré la distance parcourue par « l’émetteur ».

 

Quant à l’homme, il a développé la bipédie et l’habileté manuelle qui lui a permis « d’inventer l’outil » cet auxiliaire de sa survie. L’utilisation de l’outil a suscité « l’intelligence » et la vie en société lui a fait découvrir la parole et la communication qui ont conduit à l’expérience, l’apprentissage, la transmission du savoir par la création de moyens pour en garder la trace et en faciliter la reproduction (l’écriture, le livre et maintenant le matériel informatique)

 

Sa faiblesse physique de primate l’a forcé a l’association par petits groupes de chasseurs avec des « leaders » (de l’anglais to lead : conduire) … le stade suivant fut le nomadisme avec des troupeaux d’ovins dont ils tiraient la viande, le lait, la peau et la laine, en association avec la chasse et la cueillette … pour aboutir au stade final de la sédentarisation avec les cultures, l’élevage en pâturage, l’habitation et … l’urbanisation.

 

Finalement, l’homme sédentaire s’est organisé en nation avec des chefs. Il a développé la connaissance, la pensée, la mémoire et la conscience. Il s’est créé des prêtres qui devaient conjurer le sort, intercéder auprès des « êtres supérieurs » pour qu’ils le protègent du malheur, de la souffrance et … de la mort …

 

L’évolution des civilisations en a privilégié certaines qui ont développé la connaissance à un point extrême de réalisation, leur permettant les prouesses que leurs « découvreurs » réalisent tous les jours, en les dotant des possibilités extraordinaires dont ils disposent maintenant pour jouir d’un confort de vie inégalé et disposer des moyens nécessaires pour rechercher les raisons de son existence.


 

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15/06/2010

Ch. 25 e - Apparitions (suite de l'étude)

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite) Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 25 e - Apparitions (suite de l'étude)

 

{23} Avant de clore cet important passage de mon travail sur les apparitions de Beauraing, il me reste à mentionner l’essentiel de ce que j’ai retiré de la lecture d’un intéressant ouvrage de plus de 700 pages (Presse de la Renaissance, Paris 2000) intitulé « Faussaires de Dieu » de la plume de Joachim Bouflet, historien, qui se consacre à la recherche et à l’étude des mentalités religieuses. Consultant auprès de postulateurs de Congrégation pour les causes des saints, il est l’auteur d’ouvrages sur les diverses figures spirituelles et sur les phénomènes mystiques. Ce livre est accepté par l’Église catholique puisqu’il a reçu, le 1er mai 2000,  le « Nihil obstat » de M. Dupuy, p.s.s. et l’imprimatur de Mgr M. Vidal, vicaire épiscopal.

 

En ce qui concerne la reconnaissance des faits par l’Église, il est intéressant de signaler ce qui suit :

- Le 9 janvier 1935, suite à une véritable épidémie d’apparitions, principalement en Belgique, le Saint –Office réagira en confiant au cardinal Van Roey, primat de Belgique, la tâche d’instruire les faits, surtout ceux de Beauraing et Banneux. Les évêques de ces lieux furent dessaisis des enquêtes et tous les livres, journaux, périodiques et pèlerinages seront prohibés (mis à l’Index).

- Ce ne sera que le 2 janvier 1942, que le Saint-Office autorisera l’évêque de Banneux à « porter un jugement sur les faits relevant de son magistère » et assez curieusement, Mgr Charue, évêque de Namur, ne recevra lui pareille autorisation pour Beauraing que le 7 décembre 1942.

- Aussi l’évêque de Liège, après avoir toléré le culte le 12 février 1942, l’autorisera pleinement et entièrement le 31 mars 1942, mais ne reconnaîtra les apparitions que le 22 août 1949. Je pense que Mgr Charue a dû le faire également pour Beauraing.

- Finalement, le grand principe, dont ne se départira pas la « Congrégation pour la Doctrine de la Foi (jadis le Saint-Office) est de laisser à l’ordinaire du lieu « in fine » le droit de prononcer un jugement qui n’engage en rien l’autorité du Saint-Siège.


Voir ci-après une énumération non exhaustive de faits et de lieux où se sont produits, à cette époque, en Belgique des phénomènes de prétendues apparitions de la Vierge Marie, toujours tirés du livre de J.Boufflet.

A partir d’août 1933, la Belgique connaît une « épidémie » d’apparitions, consécutive aux « faits mystérieux » de Beauraing et Banneux…Il ne s’écoule pas un mois sans que l’on signale çà et là une nouvelle manifestation de la Vierge :

- La localité de Rochefort, à 20 km de Beauraing, fut un des lieux qui défrayaient alors la chronique : le 23 août 1933, un garçonnet, Paul Bucher croit voir la Vierge dans une forme blanche apparue au crépuscule sur un mur. Pendant plusieurs jours, les voisins et de nombreux témoins sont en contemplation et s’agenouillent en prière jusqu’à ce que l’on constate que l’apparition disparaissait avec l’extinction d’un réverbère situé à quelque distance. Ce fait révèle l’état d’esprit dans lequel se trouvait la région à cette époque.

- Le 4 octobre 1933, c’est à Melen, non loin de Banneux, que la Vierge se serait manifestée selon ses dires à Mathieu Lovens, un ouvrier de charbonnage de 60 ans. La Vierge serait vêtue et voilée de blanc, un large ruban blanc lui ceignant la taille ; elle se présente comme l’Immaculée Conception, invite à prier et promet la guérison des malades. A partir du 20 octobre Mathieu Lovens la fit « déménager » dans le champ de son voisin, la foule lui démolissant son jardin et ses rosiers. Lovens fait dire à son apparition qu’elle fera jaillir de l’eau d’un trou qu’il devra creuser dans le champ à l’endroit que la vision lui indiquera, ce qui amènera une foule nombreuse. Au jour dit, point de prodige et disparition du voyant qu’on ne revit plus jamais.

- Le 15 octobre 1933, un garçonnet, Charles…, à Chaîneux dans le pays de Herve (Les deux localités de Melen et Chaîneux ne sont éloignées de Banneux que de quelques kilomètres)), voit la Vierge descendre du ciel et devenir de plus en plus grande, dès qu’elle « s’installe » au-dessus d’une haie. Elle demande la construction d’une chapelle près d’une source qui s’écoule près de la haie et de prier pour la conversion des pêcheurs, le tout en ressemblance flagrante avec les événements de Banneux.

- En décembre 1933, la Vierge se manifeste à Onkerzele dans le pays flamand à une pauvresse, Léonie Van Dyck, « Nieke » à laquelle elle sera supposée transmettre de graves messages. Il se produisit même un étrange phénomène de « soleil qui tourne » ou « qui danse » aux dires de certains témoins.

Ces quelques exemples permettent de douter grandement des témoignages recueillis que ce soit des « voyants » eux-mêmes autant que des témoins ou participants. Tous sont sincères et « imaginent » ce qu’ils croient voir à tel point d’ailleurs que certains seront insensibles à la douleur où même seront stigmatisés.

 

Quand je me « dédoublais »,  ma participation à des rêves dirigés était physique et je ne connaissais ni le froid, ni la douleur ou la fatigue de positions inconfortables. La pensée imaginée poussée à son paroxysme peut dominer le mental jusqu’à créer chez les humains des phénomènes corporels inhabituels et inexplicables.

 

Dans cet ordre d’idées et tiré de l’étude de J.Boufflet déjà cité, il est intéressant d’analyser le comportement de Tilmant Côme, un Namurois infirme de l’entité de Mettet, 58 ans au moment des faits, qui se rendra à Beauraing le 11 juin 1933, quelques mois après les apparitions, conduit par un voisin. (Notre oncle en fera mention dans son travail à la date du 12 juin 1933 : « J’ai appris par Madame Degeimbre la guérison et les visions de Côme Tilmant. Pendant les visions de C.Tilmant, je vois à peine les voyants tant il y a du monde »).

Pendant qu’il prie à la grotte, ce nouveau « voyant » prétend avoir vu la Vierge qui lui aurait dit « à demain ». Il n’en fallut pas davantage pour ranimer l’enthousiasme des fidèles, surtout suite au message de la Vierge qui dit être venue pour la gloire de la Belgique et pour la protéger des envahisseurs.

 

Le 15 juin 1933, le Vierge demande une chapelle et quand le visionnaire lui demande son identité, il voit se dérouler sur sa ceinture bleue « Notre-Dame de Bôring » (Beauraing prononcé en patois du coin). Son image ressemble plus à celle de Lourdes qu’à celle de Beauraing. Cependant certaines phrases qu’elle prononce sont reprises de celles de Beauraing.

 

Le 18 juin, l’apparition dira : « Montrez-vous dans le monde. Vos vœux seront exaucés » et le 25 juin : «Je serai avec vous partout. Organisez un grand pèlerinage le 5.8.33 (sic – dénotant la déformation professionnelle, technique de l’ancien contremaître pour écrire une date) jour de ma fête. Je serai ici. »

 

Le 5 août 1933, Tilmant reçoit la révélation d’un « secret » qu’il rendrait public le jour de l’assomption, soit le 15 août. Bavard, il ne pourra tenir son secret et révélera que la Vierge lui a montré le futur sanctuaire. Les pèlerins sont déçus car ils espéraient de l’inédit merveilleux. L’exaltation est à son comble et certains feront état de visions dans l’aubépine des apparitions d’une forme humaine, blanche et d’un visage…qui ne pouvait être que celui de la Vierge et, autre scénario, d’une statue colossale de la Vierge assise dans le ciel avec l’Enfant-Jésus sur le bras. C’est la folie dans l’invraisemblance collective.

 

Avec les rayons du soleil levant dans la ramure embrumée de l’arbuste cette phase de « la Vierge à l’Enfant » n’est autre que la perception visuelle faussée d’un toit voisin qui, par sa forme, a déjà abusé de la même façon certains fidèles le 3 janvier 1933. Mais beaucoup, dont un estimable prêtre, n’en démordront point : c’est bel et bien la Vierge Marie. A la faveur d’une illusion, ils ont élaboré ce qu’ils veulent voir.

 

Quant à Tilmant Côme, il prétendra le 15 août 1933, que la Vierge s’est montrée une dernière fois en lui confirmant sa mission de thaumaturge : « Je suis venue pour la dernière fois pour vous rappeler vos devoirs. Restez pour m’aider et consoler vos malades. Heureux ceux qui vous ont aidé. Priez pour les autres ».

 

Il est incontestable que dans ce cas il n’y eut jamais de miracle, même pas dans sa soi-disant guérison. S’il y a eu amélioration de sa « Spondylite osseuse », les médecins sont formels, il n’y a pas eu de modification de l’aspect des lésions vertébrales. Illuminé psychotique, Tilmant Côme s’est senti nanti d’une mission de relais des faits de Beauraing et d’un rôle de « messager adulte de la Vierge».

 

L’historien J.Bouflet signale également dans son livre le cas très curieux d’une talentueuse fille-mère, de père tchèque et de mère belge, née en 1895, espionne en 1914, et femme de foire (contorsionniste, dompteuse de lion, dessinatrice de portraits éclairs, diseuse de bonne aventure). Le 17 mai 1933, elle déclara avoir vu la Vierge sous les traits de Notre-Dame de Hal.

 

J. Bouflet cite l’auteur Herbert Thurston qui a évoqué le cas, en expliquant qu’à deux doigts de la mort, elle fut guérie grâce à l’intervention de la Vierge de Hal. Elle aurait également été stigmatisée aux mains, aux pieds et porterait des traces de la couronne d’épines sans supercherie semble-t-il.


Elle fut soupçonnée de procédés frauduleux pour soutirer de l’argent, mais après enquête judiciaire, fut lavée de tout soupçon et les experts médicaux après avoir étudié son état mental, concluront qu’elle souffrait d’un « dédoublement de la personnalité » ou d’une dissociation de l’être conscient. Ils conseilleront son isolement en clinique en raison de l’influence malsaine qu’elle pouvait avoir sur des esprits faibles.

 

Enfin, dans sa minutieuse « dissection des « visionnaires de Dieu » J.Bouflet, analyse le cas « Beauraing » en signalant certaines divergences qui apparaissent dans le groupe des voyants, tout en reconnaissant le sérieux, la sincérité et le bon équilibre mental des voyants. Ainsi, il signale leurs divergences : le 29 décembre 1932, un voyant aperçoit un cœur d’or rayonnant sur la poitrine de la Vierge, tandis qu’un autre ne peut le préciser. Le lendemain, ils seront quatre à le contempler, mais curieusement, ce ne sera pas le cas du garçon qui n’a rien vu de tel (ce qui fait supposer qu’il n’y a pas eu concertation entre eux…) Cependant le 31 décembre, il le verra à son tour, mais le lendemain il sera le seul à ne pas avoir d’apparition. L’auteur signalera aussi que certains voyants, surtout les plus jeunes n’entendent pas toujours ce que la Vierge dit aux autres. (Notre oncle n’en parle pas ou du moins ne l’a pas remarqué et n’en fera jamais mention.)

 

Il est cependant fondamental de conclure une fois de plus que les « voyants » sont absolument sincères : ils voient et entendent ce qu’ils prétendent collectivement percevoir, mais avec des « interférences » de transmission de la part du « cerveau-maître » (à mon avis, tantôt l’un ou l’autre aîné ou le garçon).

 

{24} Il est normal que le clergé local, doutant de la réalité des faits, prudent dans un premier temps, ne s’engage pas dans cette manifestation populaire de ferveur religieuse pour éviter le scandale de la révélation d’une éventuelle supercherie. Cependant, il est de bonne politique médiatique que ces autorités religieuses en profitent largement quand après de nombreuses années, il s’avère que certains faits  ne sont pas explicables dans l’état actuel des connaissances scientifiques.

 

 

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HYMNE A L’AU-DELÀ.

 

Notre âme rêve

D’immensités éternelles.

Notre âme étouffe

En son carcan de vie.

 

Notre âme pleure

Des larmes de désir.

Notre âme s’échappe

De la nuit de ses rêves.

 

Notre corps est lourd

De sa charge de souffrance.

Notre corps est mort

De son vide d’espérance.

 

Notre corps est triste

De son absence d’éternité.

Notre corps est pauvre

De son manque de félicité.

 

Notre âme est fébrile

D’un bonheur espéré.

Notre âme est belle

De son désir d’éternité.

 

Notre âme est douce

De ses rêves enchanteurs.

Notre âme est tendre

Du bleu de ses ciels.

 

Notre âme

Cherche ses dieux,

Ses Vierges et ses saints

Pour ne jamais mourir.

 

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Si les aléas de la vie ne m’avaient pas livré pieds et poings liés à l’implacable philosophie du comptable sec et froid, disséquant tout, penché sur ses livres de comptes où la rigueur des chiffres prédomine et où un franc ou un euro restera toujours un franc ou un euro, complice des dieux de la fortune, au service de l’enrichissement et du pouvoir par l’argent, il est probable que le poète aurait vécu dans ses nuages et ses rêves et qu’il aurait cru et aimé le Dieu d’idéal et de ciel des croyants qui lui aurait ouvert tout grand son jardin de l’irréel et de la contemplation suprême.

 

Le comptable aride et dur se meurt maintenant, mais il n’a pas étouffé le poète qui sur la fin de ses jours retrouve les envolées éthérées de ses vingt ans et son appétit du sublime des mystiques, celui qui restera toujours sentimentalement chrétien de cœur malgré ses entraves d’agnostique par loyauté de pensée.

 

Cette position ambiguë peut en surprendre plus d’un. Pourtant n’a-t-elle pas le mérite d’accepter et surtout de comprendre ceux qui restent attachés aux traditions et enseignements d’un milieu qui reste le sien !

 

 

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11/06/2010

Ch. 25 d - Apparitions (Beauraing)

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite) Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 25 d - Apparitions ?

 

{20} Pour être complet et objectif, il me reste cependant à ce stade-ci de mes confidences, le nécessaire devoir de livrer à mes contradicteurs les réflexions et considérations sur le surnaturel apparent et ses phénomènes inexplicables dans l’état actuel de la science, faisant suite à la relation du témoignage bouleversant autant qu’interpellant de mon oncle-curé sur les apparitions de Beauraing (du 29/11/1932 au 3/1/1933), transcrit dans un grand registre d’une écriture ferme et calligraphiée et que j’ai résumée avec le plus d’honnêteté possible aux pages 20 à 24 du chapitre 4 .

 

J’ai lu, étudié attentivement et réfléchi longuement à cet important manuscrit : ça m’a pris de nombreux jours ! Une quarantaine de pages, écrites par un homme sérieux, honnête, consciencieux, qui dans sa relation s’efforce d’être le plus objectif possible.

 

Le milieu chrétien dans lequel j’ai vécu et dans lequel je baigne toujours est très imprégné du culte de la Vierge renforcé par ses apparitions. En dehors de Beauraing, proche des berceaux de nos familles, nos églises et nos maisons étaient abondamment pourvues de reproductions ou statues des Vierges se manifestant dans la chrétienté belge ou limitrophe, tels outre Beauraing  :

 

Lourdes : dans les Pyrénées, voyante Bernadette Soubirous (née en 1844, décédée en 1879) - 18 apparitions à l’âge de 14 ans du 11/2/1858 au 16/7/1858.

Fatima : d’avril à octobre 1915 au Portugal : trois voyants ; François Marto 7 ans (né en 1908 décédé en 1919 de la grippe dite espagnole – déclaré Bienheureux par le pape Jean-Paul II en 2000) ; Jacinthe Marto, (5 ans (née en 1910, décédée en 1920, également de la grippe espagnole - déclarée Bienheureuse avec son frère par Jean-Paul II en 2000) ; Lucia Dos Santos, 8 ans, leur cousine (née en 1907, décédée au Carmel en 2005). L’Église détient la révélation d’un secret qui a été communiqué récemment précautionneusement entouré de commentaires.

Banneux : Du 15/1/1933 au 2/3/1933, (soit 12 jours après la dernière apparition de Beauraing) 8 apparitions à Banneux près de Verviers en Belgique à Mariette Béco, 12 ans, (née le 25/3/1921) qui vit toujours, retirée non loin de là. Sa vie ne fut pas plus que pour ceux de Beauraing marquée par une existence particulièrement remarquable du point de vue religieux. A ma connaissance, elle a tenu un débit de boisson et de vente de souvenirs pour les pèlerins près du lieu des apparitions avant sa retraite.

 

{21} J’ai relevé sur le site « spiritualité-chrétienne.com », de l’Église catholique romaine, les informations intéressantes suivantes :

 

Qu’est-ce qu’une apparition ? La réponse donnée se réfère d’abord à l’Ancien Testament - prophète Joël 3-1  : « Je répandrai mon esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, vos jeunes gens, des visions. »

 

D’autre part, ce site de l’Église reprend de l’Encyclopédie catholique de M. Centini le passage suivant : « Étant donné que la vue et le toucher sont les deux sens qui rendent compte de la façon la plus directe de la réalité objective, il se produit, dans l’apparition ce que les théologiens appellent « le sentiment de la présence ». En fait, la personne témoin d’une apparition est convaincue d’être en contact immédiat avec l’objet qui est manifesté à elle, et non pas d’en subir une influence quelconque ou de se trouver face à une image, à une reproduction de cet objet »

 

Plus loin l’Église relate un avis autorisé de Benoit XV, pape de 1914 à 1922 : « Il faut savoir que l’approbation par l’Église à une révélation privée n’est pas autre chose que la permission accordée, après examen attentif, de faire connaître cette révélation pour instruction et le bien des fidèles. A de telles révélations, même approuvées par l’Église, on ne doit pas et on ne peut pas accorder un assentiment de foi ; il faut seulement, selon les lois de la prudence, leur donner l’assentiment de la croyance humaine, pour autant que de telles révélations soient probables et croyables pour la piété [….] ».

 

Ce qui veut bien dire que l’Église, elle-même, ne reconnaît pas les apparitions comme manifestation réelle de Jésus-Christ, de la Vierge ou des saints.

 

Toujours selon les mêmes sources (spiritualité-chrétienne.com), les experts de la 42ème semaine mariale à Saragosse en 1986 ont dénombré au moins 21.000 apparitions mariales depuis l’an 1000, mais l’Église n’en a authentifié officiellement qu’une quinzaine (dont Lourdes, Fatima, Beauraing et Banneux, reconnus par les Évêques des diocèses concernés)

 

Il est important aussi de signaler que la reconnaissance par l’Église d’une apparition comme digne de culte est de l’autorité de l’évêque du lieu en vertu de sa mission de chef de l’Église locale.

 

{22} En ce qui concerne les apparitions de Beauraing, j’ai cherché à trouver le maximum de réponses aux éléments qui m’ont interpellé lorsque j’ai pris connaissance des écrits de l’oncle de Vonêche. J’ai analysé particulièrement les premières pages de son livre, celles qui décrivent le début des « apparitions »

 

Le premier jour, la vision est aperçue au-dessus d’une grotte artificielle reproduisant celle de Lourdes que les sœurs ont fait construire dans le talus qui soutient une voie de communication qui en enjambe une autre pour permettre aux réseaux routiers et ferroviaires de se croiser sans passage à niveau, la voie de chemin de fer surplombant l’autre.

 

Les enseignantes de l’institut que fréquente une des voyantes, Gilberte Voisin, appartiennent à l’ordre des Sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy,  fondée en 1716, par le chanoine Jean-Baptiste Vatelot pour scolariser les filles des campagnes. Ces religieuses ont une formation spécifique d’institutrice de village en vue d’éduquer les mères de famille du milieu agricole aux fonctions ménagères.

 

C’est le gar çon de 11 ans qui signale aux autres qu’il aperçoit la Vierge de la grotte qui bouge (il y a plusieurs versions, mais je retiens celle de l’oncle dont la source est Madame Degeimbre, ancienne paroissienne et mère de deux voyants) ; la sœur du gamin voit à son tour quelque chose, en sortant du pensionnat, et s’exclame : « Qu’est-ce que c’est çà là-bas ». D’autres versions selon l’oncle rapportent que la petite n’aurait rien dit alors.

 

Effrayés, les enfants se sauvent sans se retourner sauf, peut-être suivant certaines sources fiables, deux d’entre eux qui voient encore une forme lumineuse qui se déplace sur le pont et qui a l’apparence d’une dame.

 

Les enfants, c’est-à-dire, outre le garçon Albert Voisin (11 ans), ses sœurs Fernande (15 ans) et Gilberte (13 ans) ainsi que leurs amies Andrée Degeimbre (14 ans) et sa sœur Gilberte (9 ans) sont effrayés.

 

Il est probable que la forme humaine qu’ils ont cru voir alors, fut la transposition d’une source lumineuse allant et venant le long de la voie ferrée sur le pont du chemin de fer.

 

Peut-être un véhicule de service ou plutôt un ouvrier avec une « lanterne- tempête » comme on en utilisait alors à la recherche d’une anomalie urgente à contrôler…. ou réparer …?

 

De l’endroit où les enfants ont aperçu cette forme lumineuse, il se pourrait qu’au travers des branches, elle ait donné l’impression qu’il s’agissait d’une forme humaine qui dans le contexte de piété du moment (proximité du 8 décembre fête de l’Immaculée Conception et de la Noël) se soit transposée en Vierge de la grotte se déplaçant suivant les mouvements d’allées et venues de quelque chose sur le pont.

 

D’ailleurs, l’oncle mentionne plus loin dans son livre que la sœur portière lui avait rapporté que les enfants affirmaient avoir vu la Vierge de la grotte marcher sur le pont et qu’elle les avait traités de petits sots.

 

Plus loin dans son récit (noté à la date de juillet 1933), l’oncle signale qu’ayant interrogé les voyants à cette époque-là pour obtenir certaines précisions, il aurait reçu la réponse suivante : « Le premier jour, nous avons bien vu l’apparition, de forme humaine, mais pas les rayons, ni les reflets. C’est le jeudi, près du houx que nous l’avons vue avec des rayons et reflets bleus sur sa robe ».

 

Le lendemain à la même heure vers 18 heures trente, les enfants retournent « à la grotte », naïvement persuadés que c’est l’heure de prédilection de la vision ; ils sont effrayés et se cachent les yeux. Quand ils en reviennent, excités, ils racontent qu’une « dame » leur était apparue au même endroit que la veille : elle a les mains jointes et semble se promener dans l’espace au-dessus de la grotte. Les parents les grondent et ne veulent rien entendre de leurs « sottises ».

 

Il est probable que c’est pendant ces deux jours que le phénomène de transposition du réel au surnaturel s’est installé dans le cerveau et le subconscient des « voyants ». Ils vont se convaincre mutuellement d’avoir vu la Vierge, préparés mentalement par leurs enseignants qui ne vont pas manquer de leur parler de la fête de l’Immaculée Conception toute proche.

 

Les voyants vivent dans un environnement scolaire de piété, renforcé par l’approche de la Noël et de la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre. Ce dogme, décrété par Pie IX, le 8 décembre 1854, signifie que Marie, mère de Jésus-Christ, fut conçue exempte du péché originel. (Faute d’orgueil du premier homme dans le paradis terrestre qui, pour un chrétien, est effacée par le baptême).

 

Ce culte marial frappa les esprits de l’époque, rappelons que la vision de Lourdes se passa quatre ans après la proclamation de ce dogme, en 1858 et que Bernadette Soubirous, qualifia celle qui lui était apparue d’Immaculée Conception, appellation reprise également par Lucia Dos Santos la voyante de Fatima, ceux de Beauraing la simplifieront dans le vocable de « Vierge Immaculée » qui provient peut-être du vocabulaire utilisé par leurs enseignants.

 

Les visionnaires de Beauraing, se trouvaient vraisemblablement placés dans un contexte favorable au déclenchement du phénomène : les écoles catholiques et plus particulièrement celle que fréquente la petite Gilberte de 13 ans sont très préoccupées d’inculquer le culte marial à leurs élèves, concrétisé d’ailleurs par la représentation de la grotte de Lourdes dans leur propriété.

 

Le 1er décembre, troisième jour des apparitions, Madame Degeimbre et cinq personnes de son entourage accompagnent les enfants pour mettre les choses au clair. Madame Degeimbre s’est munie d’un bâton « à vache » pour casser la « gueule » au mauvais plaisant. La vision apparaît aux enfants partis en avant, non loin de la grille, alors que le groupe n’avait même pas atteint la grotte et l’aubépine qui la surmonte. La dame aurait frôlé le sol pas loin d’eux, souri, joint les mains et ouvert les bras avant de disparaître.

 

Ce jour-là, vers vingt heures, suivant le livre de l’oncle, madame Degeimbre décide de retourner « à la grotte » avec quelques amis et seulement trois des « voyants », les deux « Gilberte » ayant été trop impressionnées. Les adultes vont en avant et recommandent aux enfants de ne pas crier et de dire plutôt une prière qui les protégera.

 

Le groupe approchait de la grille quand soudain les enfants s’écrient « La voilà », ils tombent à genoux et récitent des «ave Maria » (courte prière à la Vierge). Madame Degeimbre se porte en avant pour fouiller les buissons avec sa lampe de poche et son bâton, quand Andrée s’écrie : « Arrête, Maman, tu es dessus ».

 

Les adultes inspectent encore les lieux sans rien trouver et décident d’aviser le Doyen qui les reçoit avec sagesse et bonhomie, mais sceptique, leur recommande de rester discret et que si c’est la Vierge, rien ne leur arrivera de fâcheux.

 

Dès le 2 décembre, les sœurs ferment les grilles de leur établissement le soir et lâchent deux chiens. Cependant les cinq enfants voient « l’apparition » au travers de la grille et tombent simultanément à genoux. Ce sera à partir de ce jour que les voyants se précipiteront ensemble sur les genoux et réciteront des « ave maria » pendant l’apparition.

 

Des témoins crédibles racontent que les enfants tombent simultanément au moment de l’événement, sans se blesser et sans connivence possible surtout quand ils sont séparés et contrôlés par des adultes ayant autorité sur eux. Á peu de choses près, ils semblent bénéficier d’une vision identique.

 

Ce phénomène de comportement collectif (même réduit à cinq personnes) est à rapprocher de celui que l’on constate chez les êtres vivants grégaires, comme les poissons en bancs, les criquets, les moutons… les étourneaux et autres lemmings…

 

Quant à la communication entre des êtres vivants quelle que soit la distance qui les sépare, on peut citer le phénomène du pigeon voyageur qui retrouve le colombier de son couple après avoir parcouru de très grandes distances (Il y a des lâchers de Barcelone à Bruxelles).

 

Les célèbres artistes de music hall, Myr et Myroska, Édouard et Sarah, ont-ils un truc ou n’est-ce tout simplement qu’un phénomène de transmission de pensée ou de vision ? (Ils parviennent à se communiquer des détails aussi difficiles à transmettre que des renseignements précis figurant sur des documents sortis d’un portefeuille…ou inconnus du comparse, mais révélés en pensée par le cerveau du propriétaire interrogé.)

 

Il y a également les « hallucinations collectives » qui se produisent chez les humains lors de manifestations politiques ou religieuses, lorsqu’ils sont placés dans un contexte d’exaltation des masses en « transes ». (manifestations politiques violentes de tous genres au mépris de la mort et des suites catastrophiques ; manifestations idolâtres pour des vedettes ; exaltations religieuses envers des symboles pieux ; débordements de ferveur dans des lieux sacrés comme La Mecque et Rome – j’en fus moi-même acteur et témoin - Voir chapitre sur Rome et Florence : canonisation de Nicolas de Flue.

 

Tout observateur attentif aux comportements de ces groupes doit constater que le cerveau de chaque individu est « télécommandé» extérieurement par les circonstances ou la proximité d’un danger. Ainsi j’ai pu constater à la vision d’un reportage sur le dressage de chien de troupeau que l’important groupe de moutons réagissait simultanément et unanimement aux menaces des chiens. Il semble donc qu’il y ait une inter-communicabilité extérieure qui se manifeste dans ces groupes les faisant agir comme une individualité, comme le ferait un banc de poissons.

 

Chez les humains interviendront aussi la parole et la pensée : ainsi pour Beauraing, ce sera la première fois, le troisième jour, que les enfants interrogeront l’apparition et qu’ils recevront des réponses, approximativement ceci : « Etes-vous la Vierge Immaculée », réponse par un signe de tête affirmatif « Que nous voulez-vous ? » réponse : « d’être bien sage »

 

Les questions ont été posées par le garçon et entendues par tous y compris les réponses fournies par la vision. Il est peut-être intéressant de noter que, dans le premier temps, c’est toujours le garçon qui prend les initiatives. (C’est lui qui est à l’origine de l’événement).

 

Un témoin suggère d’envoyer son garçon de onze ans qui n’a pas assisté aux apparitions en espérant qu’il verrait lui aussi. Ils y retournent tous et la vision réapparaît, mais pas au petit de onze ans. Il est évident qu’il n’avait pas la préparation psychologique des autres.

 

A ce stade-ci de nos constatations, on doit reconnaître qu’il se produit les phénomènes suivants qui posent question :

 

- Les enfants ont simultanément une vision identique de l’apparition et entendent dans presque tous les cas les mêmes paroles. Il y a donc interconnexion extérieure des cerveaux, un « cerveau-maître », au début celui du garçon conduisant les autres.

- L’apparition se déplace, agit en ouvrant les bras, lève les yeux et entretient avec les enfants une conversation logique dans le contexte du moment et de l’état d’esprit religieux des « voyants ».

- Le « cerveau-maître » inconsciemment transmet sa vision et son dialogue aux autres qui vraisemblablement construisent avec lui, intervenant pour apporter des particularités propres à leur personnalité.

 

Le samedi 3 décembre, les parents parvinrent à empêcher les voyants de se rendre « à la grotte », la petite Gilberte étant reconduite à son domicile par une religieuse (il y avait école le samedi à cette époque).

 

Le dimanche 4 décembre, vers 19 heures, les enfants reviennent à la grotte, emmenant avec eux un petit ami paralytique de 9 ans et un aveugle de 30 ans, oncle de Gilberte et Andrée. Albert, toujours lui, demande à la vision de les guérir. La dame sourit et ne répond pas ; Albert continue : « Quel jour faudra-t-il venir ? » réponse : « Le jour de L’Immaculée Conception ». Fernande alors demandera : « Faut-il vous construire une chapelle » à la suite de sa réponse affirmative, la vision disparaît.

 

L’oncle aveugle de Gilberte Voisin prétendra avoir « vu » quelque chose, la description qu’il donne rappelle Notre Dame de Lourdes.

 

Le 5 décembre, poussé par sa mère, Albert demande à la vision qu’elle fasse tous les miracles qu’elle peut en plein jour, pour prouver qui elle est : pas de réponse puis elle disparaît pour revenir plus tard… Je suppose que leur subconscient réaliste recule devant l’énormité de tel événement….

 

Voici la description de la vision rapportée entre guillemets par l’oncle, sans doute rédigée par un adulte sur instructions des enfants ; cette image s’est installée progressivement dans leur petit cerveau à partir du 5 décembre, jour où la vision s’est imposée dans leur subconscient pour se préciser sans doute davantage par la suite :

 

« La dame est blanche et brille comme le soleil, mais d’une lumière qui ne fait pas mal. Des rayons d’or, en nombre infini, entourent la tête d’une teinte indescriptible. Les yeux sont bleus et lumineux, les lèvres rouges, le teint rosé. Un voile blanc couvre le front, encadre le visage, cache le sommet des épaules et retombe derrière les coudes. La robe est droite avec de nombreux plis de haut en bas, et des reflets obliques bleus partent de l’épaule gauche. Les pieds et le bas de la robe sont enveloppés d’un nuage qui festonne le bas du vêtement et sur lequel la vision semble se tenir. Les mains sont jointes et reposent sur la poitrine. La dame est plutôt petite de la taille des enfants ; elle regarde tantôt le ciel, tantôt les enfants à qui parfois elle sourit. »

 

Il est surtout intéressant de rapprocher cette description de celle rapportée par l’oncle et qu’il a entendue avec l’abbé Pestiaux, curé du village voisin, qui l’avait accompagné (Je l'ai bien connu, il était mon confesseur car je ne tenais pas à raconter mes "méfaits" à l'oncle qui, à l'inverse de lui, était un homme jovial, au rire sonore violant les murs). En voici la relation in extenso :

 

« Mardi 6 décembre, je me suis rendu en voiture avec L’abbé Pestiaux, curé de Froidfontaine, nous avons rendu visite à Madame Degeimbre et j’ai eu l’avantage de voir et interroger Gilberte, sa fille cadette (9 ans), Andrée sa sœur aînée était chez son oncle pour faire diversion. Gilberte vient de rentrer de classe : elle est en petites bottes et bonnet de laine. Avec aisance et sans hésitation, Gilberte nous raconte les premières apparitions.

 

« Qu’as-tu vu dans la cour des religieuses ? » « La vierge Immaculée »

« Comment est-elle ? » (Je résume la réponse de l ‘enfant) « Elle est belle – jeune – plutôt petite ( 1m25 à 1m50). Elle est vêtue d’une robe blanche avec des reflets bleus qui obliquent de gauche à droite. La tête est entourée de rayons dorés. Les pieds et le bas de robe sont cachés par une sorte de nuage qui forme des festons. Elle a un voile sur la tête ; il descend derrière les épaules. Les mains sont jointes et s’ouvrent quand la Vierge disparaît »

« Gilberte unit le geste à la parole – « Est-il vrai que l’apparition a promis un miracle le jour de sa fête » « Oh ! la sainte Vierge n’a pas dit ça, nous avons demandé de guérir notre petit camarade Degourdenne et mon oncle (l’aveugle) » ; elle n’a pas répondu et elle a dit « Venez le jour de l’Immaculée Conception ».

 

« Nous avons aussi demandé « Faites tous les miracles que vous pourrez en plein jour (pour qu’on les voie bien) ajouta l’enfant » - elle n’a pas répondu. Puis nous avons dit quand alors, réponse : « Le soir ».

 

« La fillette nous raconte ensuite que les deux premiers jours, ils l’avaient vue au-dessus de la grotte ; le troisième jour du côté du nouveau bâtiment « On aurait dit qu’elle se promenait en nous attendant. »

 

Par la suite, mais bien plus tard, certains voyants ajouteront à la description deux éléments importants : un cœur d’or au milieu de la poitrine et un chapelet pendu au bras qui n’a semble-t-il pas de crucifix, à moins qu’il ne soit caché par les plis de la robe.

 

Si je me suis permis cette relation détaillée des premiers jours, c’est que je tenais à bien transcrire les éléments essentiels que j’ai tirés du récit de l’oncle, que je considère comme absolument véridiques et non tendancieux en raison d’une honnêteté intellectuelle que son entourage ne lui contestera jamais.

 

Comme dans les apparitions de Lourdes et Fatima, vénérées par les Belges chrétiens, la mystérieuse dame confie aux voyants un ou plusieurs secrets.

 

En ce qui concerne les révélations confidentielles faites à Beauraing, les avis divergent notamment dans leur évocation par le site de la ville elle-même et du clergé qui parle de trois voyants qui en auraient bénéficié, alors que l’oncle dans son manuscrit est convaincu qu’ils en sont tous détenteurs.

 

Lui qui a entendu les voyants après les révélations du dernier jour, relate dans son « cahier-registre » que son beau-frère (un autre oncle), Georges Hubert, instituteur de Mesnil-Église (village voisin), a posé quelques questions devant lui aux enfants au sujet de ces fameux secrets.

 

Voici la transcription fidèle du récit de cet interrogatoire rapporté par l’oncle curé :

 

L’instituteur pose alors quelques questions. A Albert : « Ton secret est-il triste ou gai » « Pas triste pour moi mais pour mes parents… ». A Gilberte Voisin, même question, réponse : « Ni triste, ni gai ». A Gilberte Degeimbre, même question, Gilberte reste muette, Monsieur Hubert dit alors à Gilberte Degeimbre : « Si ton secret était le même pour Albert et Gilberte Voisin, serais-tu contente ? » Gilberte sursaute et dit « Oh, oui très contente ». Le curé de Vonêche alors, gêné de cet interrogatoire inquisiteur, l’arrêta.

 

S’entretenant entre eux, les enfants se mirent chacun à compter les mots qui composaient leur secret et en révélèrent le nombre aux quelques personnes présentes, mais aucune ne se souviendra des chiffres et l’oncle qui les avait notés ne les retrouvera plus.

 

Á la lecture de ce qui précède, on constate que tous les enfants ont retenu quelque chose de particulier qui ne devait pas être bien long puisqu’ils en comptaient les mots de mémoire, mais qui les troublait cependant. Il se peut qu’avec l’âge, ils ont réalisé le caractère enfantin et naïf de leur contenu. On ne sait si Jean-Paul II qui a entendu en privé trois des voyants a eu révélation de ces fameux secrets.

 

L’oncle relate aussi que, ce soir-là, Madame Degeimbre aurait dit subitement à sa fille Gilberte : « Quand tu seras couchée, tu me diras ton secret ? » (Elle dormait avec sa mère). La petite se serait redressée et aurait répliqué : « Pas même au Pape »….

 

Questions qu’on peut se poser ? Pourquoi le privilège d’un secret confié à des enfants qui ne peut être révélé « même pas au Pape »… ?

 

Quant aux paroles essentielles de la Vierge de Beauraing, elles sont inspirées de celles que les enfants ont entendues dans leurs écoles pendant cette période intense de culte marial précédent le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception.

 

D’ailleurs, ce jour-là, suivant les témoins, les enfants tombent « en extase » un quart d’heure, la vision leur paraissant plus belle que jamais. Il y avait une foule immense, la nouvelle s’étend répandue qu’un miracle serait peut-être accompli.

 

A cette époque, le culte marial était très fervent et les religieuses n’ont certainement pas manqué de préparer leurs élèves à cette fête importante pour elles en insistant sur certaines phrases propres à cette dévotion.

 

Ces phrases vont se retrouver parmi celles que les enfants ont cru entendre :

Le 2 décembre : « être bien sage » ; le 17, elle demande une chapelle, comme dans les apparitions de Lourdes et Fatima ; le 21, à la question : « Dites-nous qui vous êtes », elle répond : « Je suis la Vierge Immaculée » sans doute «l’ Immaculée Conception » de Lourdes tronqué ; Les phrases des 30 décembre et trois janvier sont typiques de l’enseignement religieux et marial : « Priez beaucoup, priez toujours » ; « Je convertirai les pécheurs » ; « Je suis la Mère de Dieu, la Reine des cieux » ; « Aimez-vous mon fils, m’aimez-vous » ; « Sacrifiez-vous pour moi ».

 

Je reste convaincu que les enfants sont sincères : ils ont vu et entendu ensemble ce qu’ils rapportent, ils n’inventent rien : ils répètent ce que leur subconscient leur dicte. Dans un contexte d’époque, de lieux et de circonstances (des « ave Maria » dans des nuits glacées de décembre repris par une foule de plus en plus dense et fervente), ils se sont trouvés en état de transe avec simultanéité de mouvement, de pensée, de vision dans un bain progressif de foi collective apportée par des croyants fervents de plus en plus nombreux.

 

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08/06/2010

Ch. 25 c - Apollonius de Thiane

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite) Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

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Ch. 25 c - Apollonius de Thiane

 

{16}  Dans le cadre de mon étude sur les origines des croyances, il est important de signaler aussi le mythe d’Apollonius de Thyane, dit le Nazaréen, dont on a trouvé des relations écrites sur des manuscrits sauvés de l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie. °voir sur Internet – traduction de « Apollonios le Nazaréen par Dr. R.W.Bernard et B.A.,M.A.,Ph.D. (1964) » www.apollonius.net/bernard1f.html °

 

Ces écrits dont l’authenticité n’est cependant pas absolument prouvée parlent d’une « escroquerie dans les annales de l’histoire » perpétrée en l’an 325 (concile de Nicée). Les « pères de l’église » auraient eu comme tâche de créer une nouvelle religion acceptable pour l’empereur Constantin (Caius Flavius Valérius Aurélius Constantinus régna de 306 à 337) qui avait persécuté et massacré les chrétiens et qui devint par opportunisme leur protagoniste le plus loyal. °tiré de ibidem – avec les erreurs de traduction en français°

 

Dieu sait pourtant si une bonne partie de ce nouvel aréopage d’hommes « d’église » avait les mains tachées du sang de ceux qu’ils avaient persécutés sous l’autorité du cruel Constantin qui a été jusqu’à faire massacrer des gens de sa propre maison. °ibidem°

 

« Pour rendre le culte jadis méprisé des Esséniens ou des premiers Chrétiens acceptable à Constantin, empereur de Rome, les Pères de l'Église ont dû enlever de leurs enseignements certaines doctrines qu'ils savaient lui être inacceptables. En tête de liste parmi ceux-ci était la prohibition contre la consommation de viandes et de vins qui étaient une vertu cardinale du Christianisme Essénien. Et voilà la raison pour laquelle les ecclésiastiques du Conseil de Nicée ont trouvé nécessaire d'enlever ces doctrines inacceptables des Évangiles, car ils savaient que Constantin aimait trop les viandes rouges et le vin à volonté de ses divertissements de nuit pour être disposé à accepter une religion qui exigeait de ses adhérents l'abstinence complète de ces indulgences, comme le faisait le Christianisme Essénien. Pour accomplir ceci, certains "correcteurs" ont été nommés et ils eurent la tâche de récrire les Évangiles, omettant tout ce qui concernait le végétarisme et l'abstinence d'alcool. Les Pères de l'Église avaient de plus une autre raison pour faire ceci, puisqu'ils n'avaient aucunement le désir d'intégrer un changement aussi radical dans leurs propres habitudes. » °reproduction intégrale de ibidem°

« Le premier acte des Pères de l'Église, après qu'ils eurent créé leur nouvelle religion et son messie qui n'existèrent pas précédemment, fut de brûler tous les livres qu'ils pouvaient trouver, d'autant plus ceux écrits durant les premiers siècles qui ne faisaient aucune mention de Jésus et qui faisaient référence à Apollonios comme directeur spirituel du premier siècle, réalisant que ces livres, sinon détruits, constituaient une sérieuse menace à la survie de leur supercherie. Ce fut pour cette raison que les ecclésiastiques prirent tant de peine à brûler les anciennes bibliothèques, y compris la célèbre Bibliothèque d'Alexandrie avec ses 400.000 volumes, brûlée à ras par un édit de Théodose, quand une bande de chrétiens détruisit le Serapéum où les sceaux et manuscrits étaient conservés. » °ibidem°

« Toutefois, les ecclésiastiques ont manqué à leur but puisque les bibliothécaires prévirent, avant l'incendie, de sortir secrètement de la Bibliothèque d'Alexandrie les volumes les plus précieux qu'ils portèrent vers l'Est pour en prévenir la destruction. » °ibidem°

« Parmi les travaux qui furent ainsi sauvés des flammes de la Bibliothèque d'Alexandrie, celui qui a créé la discussion la plus répandue et de longue haleine fut La Vie d'Apollonios de Tyane, écrite par Flavius Philostrate au début du troisième siècle, comme si, par un destin ironique, ce livre - lequel de tous les livres brûlés dans la Bibliothèque d'Alexandrie était un des plus dangereux -- a été conservé à travers les siècles, résistant à toutes les tentatives de le détruire. La raison pour laquelle ce livre a été tant redouté par les ecclésiastiques était qu’il présentait Apollonios de Tyane comme l'enseignant mondial acclamé du premier siècle, révéré d'un coin de l'Empire romain à l'autre par tous, de l'esclave à l'empereur lui-même. » °ibidem°

« . …Avant sa naissance, la venue d'Apollonios a été précédée par une Annonciation, sa venue ayant été annoncée à sa mère par un Archange. Il est né de la même manière mystérieuse en la même année que Jésus est supposé être né (l'an 4 avant J.-C.). Comme ce dernier, dans son enfance, il afficha une précocité prodigieuse en matières religieuses ; ensuite, il eut une période de préparation ; puis, vint une période d'activité publique et positive ; plus tard, une passion ; aussi, une sorte de résurrection; et enfin, une ascension. » °ibidem°

« Les messagers d'Apollon ont chanté à sa naissance comme les anges à celle de Jésus. Pourtant toujours engagé à faire le bien, il fut aussi exposé aux attaques de ses ennemis. De la même manière, il alla d'une place à l'autre oeuvrant pour la réforme, étant accompagné par ses disciples favoris, parmi lesquels le mécontentement, le découragement et la traîtrise firent également leur apparition. Et quand le danger était présent, malgré les conseils prudents de ses amis, et l'abandon de ses disciples, il se rendit à Rome où Domitien, le cruel empereur, cherchait à le tuer, comme Jésus qui alla à Jérusalem et à une mort certaine. » °ibidem°

« …Son apparition miraculeuse à ses amis Damis et Démétrios, qui pensaient en premier lieu voir un esprit, nous rappelle, de la manière que cela a été raconté, la résurrection de Jésus après sa mort »  °ibidem°

« Dans les Épîtres de St Paul, qui, dans leur version originale, furent sans doute écrites par Apollonios, Damis est rapporté comme "Demas," un compagnon de l'apôtre (Paul, ou Pol, représentant Apollonios, qui apparaît aussi dans les Épîtres comme "Apollos," de qui on dit avoir prêché une doctrine similaire et cela, d'une manière semblable à celle de Paul).

{17} Voir en ce qui concerne Demas et Apollos , dans la TOB (Traduction œcuménique de la Bible), les épîtres de St Paul : Colossiens, Ch. 4 verset 14 « Vous avez les salutations de Luc, notre ami le médecin et de Demas » ; II Philémon, verset 24 « Ainsi que Marc, Aristarque, Démas et Luc » I Corinthiens, Ch. 3 versets 4 « Quand l’un déclare : moi j’appartiens à Paul, l’autre : moi à Apollos, n’agissez-vous pas de manière toute humaine » ; I Corinthiens, Ch. 4 verset 6 « c’est à cause de vous, frères, que j’ai présenté cela sous une autre forme, en l’appliquant à Apollos et à moi-même…. » ; Tite, Ch. 3 verset 13 « veille avec zèle au voyage de Zénas le juriste et d’Apollos, afin qu’il ne manque de rien »  ° tiré de ibidem°

{18} Maintenant, qui a « copié sur l’autre » ? Cela risque de rester un mystère ! Cependant en faveur de la thèse « Apollonios », il faut reconnaître que si on s’en réfère aux « preuves » historiques reconnues, elles bénéficient du témoignage écrit de Philostrate qui relata la vie de ce contemporain ou de ce « clone » de Jésus, bien avant le concile de Nicée (325) ; si l’on admet l'étude de Bernard (entre autres) qui situe la naissance du Christianisme à la date de ce concile.

La biographie d'Apollonius de Tyane fut commandée à Philostrate par Julie Domna, (dont une statue se trouve au Louvre) mère de Caracalla, impératrice de Rome sous le règne de Septime Sévère, en 1'an 216 après J.-C., soit plus de cent ans après la mort du sage. Philostrate est un homme de lettres qui vécut de 175 à 245 après J.-C. Il est 1'auteur de la seule biographie d'Apollonius, qui fut écrite en grec. Cet ouvrage est fondé d'une part, sur des récits obtenus dans les villes ou Apollonius a vécu, et d'autre part, sur des notes de Damis, un disciple d'Apollonius qui 1'accompagna au cours de plusieurs de ses voyages. °voir sur la toile : Apollonios de Tyane : le singe du Christ ? par Robertino Solarion° Julie Domna aurait aussi remis à Philostrate des lettres d'Apollonius de Tyane que 1'Empereur Hadrien possédait. °ibidem°

 

{19} En conclusion, toutes les religions et croyances du monde sont la résultante d’une quête permanente de réponse de l’homme à la question qu’il se pose de connaître la raison de son existence depuis qu’il a pris conscience de sa pensée, le plaçant devant les angoissantes questions sur le pourquoi de phénomènes naturels qui dépassent son entendement et sur les raisons de sa mort qu’il espère accompagnée d’une survie au delà de sa fin physique.

 

Les « penseurs » et les « prêtres », c’est-à-dire ceux qui avaient mieux développé que les autres le mécanisme cérébral du questionnement, cherchèrent des réponses en s’appuyant sur le savoir des générations précédentes, transmis oralement d’abord entre initiés, et par l’écriture ensuite.

 

Il est incontestable que le Coran a pris ses sources dans la Bible des Juifs et des Chrétiens et que la Bible a pris les siennes dans l’Egypte des pharaons et dans les religions assyriennes, babyloniennes et autres moyenne-orientales.

 

Aucun écrit n’existe, ni traces historiques prouvant les faits de la Bible jusque et y compris l’époque de Moïse et du prétendu exode des juifs fuyant l’Egypte pharaonique.

 

On peut supposer que les « scribes » et les « penseurs-prêtres » de l’époque qui a suivi, ont construit toute l’histoire de leur peuple et la base de leur croyance, peut-être en toute bonne foi, à partir de ce qu’ils connaissaient par tradition orale, elle-même le produit d’un brassage de faits et de croyances véhiculés vers ce creuset des civilisations.

 

Il est vraisemblable finalement que toutes nos croyances sont la résultante du même processus historique de reconstitution de faits antérieurs incomplètement transmis à une période donnée, déformés ou contradictoires, que des pouvoirs politiques ou religieux voulurent imposer en les aménageant à leur profit.

 

Sans doute en fut-il ainsi pour la bible des juifs, les évangiles et peut-être les épîtres des chrétiens, le coran des islamistes, les écrits transmis des bouddhistes, hindouistes et autres pratiquants des grandes religions du monde.

 

Cette démarche de foi, tellement humaine, résulte de la nécessité que nous ressentons de trouver une justification à notre difficile cheminement dans l’existence, qui serait subordonné aux mérites de notre vie terrestre, dépendant de l’acceptation d’une morale imposée, dans l’espoir d’un prolongement-récompense dans « l’au-delà ».

 

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04/06/2010

Ch. 25 b - L'origine des croyances. (suite)

&

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Ch. 25 b - L'origine des croyances.

 

L’être humain a besoin de religion comme de nourriture pour donner une raison au mystère de son existence et l’espoir d’une vie meilleure après sa mort.

 

Dès que son intelligence lui a permis de raisonner, il a trouvé dans son environnement des « divinités » qui s’imposaient à lui comme puissantes, inexplicables, capables de lui apporter bonheur et malheur, deux notions qu’il a créées, traduites dans ses cris et installées dans sa pensée naissante.

 

{12} C’est ainsi qu’il « adora » le soleil qui lui donnait sa chaleur et sa joie mais disparaissait avec la nuit, la pluie et l’orage qui incendiait. Il en fit celui qui le protégeait de tout ça, quand il revenait l’envelopper de sa lumière et de ses chauds rayons, un peu comme dans le giron maternel.

 

Ce fut la divinité fondamentale, celle qui lui apportait le bonheur par sa présence et le malheur dans son absence.

 

Avec le développement de son intelligence, il se regroupa en population avec des chefs, des conducteurs, des prêtres qui organisèrent son environnement en inventant les jours et les nuits, basés sur les levers et les couchers de ce dieu bienfaisant, ainsi que plus tard, l’année qui correspondait à la période de temps qu’il lui fallait pour se retrouver à la même place dans le ciel, en face de la même étoile (c’est l’année sidérale soit exactement 365 jours 6 heures 9 minutes et 9 secondes et demi). ° source : encyclopédia universalis – calendrier °

 

Il avait aussi constaté que sa clepsydre (sablier) marquait la même durée de temps entre le jour et la nuit deux fois dans l’année aux équinoxes de printemps et d’automne. L’aventure des nombres et du calcul permit par la suite de mesurer et codifier le temps de la manière dont nous le faisons maintenant.

 

Le soleil fut donc depuis toujours celui qui était le mystère, le bienfaisant, celui qui voyageait dans le ciel, qui faisait le jour et la nuit, qui venait après la pluie, qui apportait la chaleur et le bien-être…aussi l’adoraient-ils…le craignaient-ils en se réfugiant dans son ombre quand il brûlait trop fort. (Voir à ce sujet et pour les paragraphes suivants les intéressantes études de Acharia S. sur Internet).

 

Le soleil est la lumière du monde, il vient sur des nuages, il apparaît lentement le matin pour le bonheur du jour, il marche sur les eaux…il arrête son mouvement pendant trois jours aux environs du 22 décembre (faut-il y trouver une relation avec la mise au tombeau et la résurrection de Jésus-Christ, lui aussi après trois jours ?) pour renaître à une date qu’on peut situer au 25 décembre de notre ère, qui est celle de la naissance de Jésus et de la plupart des divinités anciennes (Bouddha, Dionysos, Bacchus, Horus, Osiris, Krishna, Mithra, Attis de Phrygie etc.). °sources – S. Acharia - déjà citées°

 

Les anciens croyaient que le soleil tournait autour de la terre et leur crainte était grande de le voir continuer sa course vers le sud pour disparaître à jamais, aussi c’est avec joie qu’ ils célébraient son retour vers le nord à l’équinoxe d’hiver (le 25 décembre). °ibidem° (rappelons que pour eux la terre était plate)

 

{13} J’ai été intrigué et interpellé par le mithraïsme (culte du dieu Mithra) en vogue dans l’empire romain des premiers siècles : pendant le deuxième siècle de notre ère, le mithraïsme s’est implanté profondément à Rome et en Italie, surtout dans les garnisons militaires, en Afrique, en Bretagne et en Gaule, sur les bords du Rhin, du Danube et de l’Euphrate. Le mithraïsme concurrença dans l’armée et l’administration le christianisme naissant. Il faillit devenir la religion officielle de l’Empire lorsqu’Aurélien voulut réunifier la conscience religieuse du monde romain sous un dieu solaire. (sources : encyclopédia universalis – Mithraïsme).

 

Le célèbre Ernest Renan (1823-1892) - pour autant qu’on veuille bien le prendre au sérieux - dans son histoire des origines du christianisme ne dit-il pas « si le christianisme eût été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eût été mithriaste » !

 

{14} A l’appui des hypothèses sur l’origine mythique de nos croyances, je reproduis ci-après l’essentiel des informations que j’ai puisées dans l’étude de S. Acharya ainsi que chez d’autres auteurs : elle a cherché à établir des parallélismes avec l’histoire de Jésus-Christ dans son excellent travail intitulé : « Les origines du christianisme et la recherche du Jésus-Christ historique.».

 

L’histoire de Mithra précède la fable chrétienne d’au moins six cents ans. (D’après Wheless, le culte de Mithra était, peu avant l’ère chrétienne, la plus populaire et la plus répandue des religions « païennes » de l’époque.) °cité par S. Acharia dans son paragraphe sur Mithra°

 

Mithra a en commun avec le Christ les caractéristiques suivantes : né d’une vierge le 25 décembre (ou trois jours après l’équinoxe d’hiver) – considéré comme un grand professeur et un maître itinérant – appelé le « Bon Berger », considéré comme la voie, la vérité, la lumière, le Rédempteur, le Sauveur, le Messie – identifié au lion et à l’agneau – son jour sacré était le dimanche, « jour du Seigneur » - sa fête principale à la date qui allait devenir Pâques, correspondait à sa résurrection – il avait 12 compagnons, faisait des miracles – il fut enterré dans un tombeau et après trois jours s’est relevé – sa religion comportait une « eucharistie » ou « dîner du Seigneur ». ° ibidem°

 

D’autre part, il est vraisemblable que cette croyance prit ses sources dans les légendes qui couraient au sujet de Horus, dieu égyptien, datant de plus ou moins 2.500 ans avant Jésus-Christ qui racontent de lui qu’il serait né de la vierge Isi-Méri le 25 décembre dans une grotte et une mangeoire (crèche) – sa naissance aurait été annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages – il enseignait au temple à des enfants et aurait été baptisé à trente ans – il a eu douze disciples – il effectua des miracles et il éleva un homme « El-Azar-us » d’entre les morts (dans l’évangile de Jean qui relate l’histoire, on n’aurait même pas changé le nom Lazare : El-Azar en hébreu) – il marcha sur l’eau – il fut transfiguré sur la montagne – il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité – il a aussi été la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’homme, le Bon berger, l’Agneau de Dieu, le mot, etc.. – il était « le Pêcheur » et était associé à l’Agneau, au Lion, au poisson – son épithète personnel était « Iusa » le « fils éternel » de Pt

 

Bouddha aussi qui vécut peut-être vers 500 avant Jésus-Christ est vraisemblablement une compilation des hommes-dieux, des légendes et paroles des divers hommes saints de l’époque attribuée à Bouddha.

 

Il serait né de la Vierge Maya qui était considérée comme la « Reine du Ciel » - serait de naissance royale, exécutait miracles et merveilles, guérissait les malades – aurait nourri 500 hommes à partir d’un petit panier de gâteaux – aurait marché sur les eaux et écrasé la tête d’un serpent - aurait supprimé l’idolâtrie, serait semeur de mots prêchant l’établissement d’un royaume de justice – aurait été transfiguré sur une montagne – Sakya Buddha aurait été crucifié, souffert pendant trois jours en enfer puis ressuscité pour monter au « Nirvana » (ciel) – était considéré comme le « Bon berger », le « charpentier », « l’infini et éternel » et appelé « le Sauveur du Monde » et la « lumière du Monde ». °ibidem°

 

Krishna - les similitudes entre le personnage chrétien Jésus et le messie indien sont nombreuses. En effet Gérald Massey (1828-1907) °voir Massey Graves Krishna sur la toile° trouve plus de cent similarités entre les deux et Kersey Graves (1813-1883), qui inclut les divers évangiles non-canoniques dans son analyse, en liste plus de trois cents. Il est aussi intéressant de remarquer qu’une ancienne écriture usuelle de Krishna en anglais était « Christna ».

 

Notez la ressemblance linguistique des mots "Krishna" et "Chistian" (Chrétien). Dans la linguistique, le K et CH sont souvent les équivalents comme sons de consonnes, et dans la plupart des cas, les voyelles ne sont pas comptées dans la linguistique comparative - puisque si les voyelles étaient considérées dans l'évolution des mots, alors, pour fournir un exemple simple, les Texans modernes parleraient une langue différente des New-Yorkais modernes. Donc, quand ces deux mots sont analysés linguistiquement, les deux ont la séquence de consonnes KRS(T)N, indiquant une source culturelle commune. » °voir sur Internet « Apollonios le Nazaréen par Dr. R.W.Bernard et B.A.,M.A.,Ph.D. (1964) » °sources :www.apollonius.net/bernard1f.html °

 

Krishna serait né de la vierge Devaki (« La Divine ») – son père était charpentier – sa naissance était attendue par des anges, des hommes sages et des bergers et il se présenta avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe – il fut persécuté par un tyran qui ordonna le meurtre de milliers d’enfants en bas-âge – de naissance royale, il fut baptisé dans le Gange – effectua des miracles et merveilles – ressuscitait les morts et guérissait les lépreux, les sourds et les aveugles – Krishna utilisait les paraboles pour enseigner au peuple la charité et l’amour – « il vécut pauvre et aima les pauvres » - il fut transfiguré devant ses disciples – suivant certaines traditions, il mourut sur un arbre et fut crucifié entre deux voleurs – il ressuscita d’entre les morts et monta au ciel - il est appelé « le Dieu-Berger » et le « Seigneur des Seigneurs », considéré comme « le rédempteur » - Il est la seconde personne de la trinité et s’est proclamé lui-même la « résurrection » et la « voie vers le Père » - il est considéré comme « le Début, le milieu et la fin » (alpha et oméga), un être omniscient, omniprésent et omnipotent – ses disciples lui donnèrent le titre de « Jézeus » ce qui signifie « pure essence » - Krishna doit revenir se battre avec le « Prince du Mal » qui désolera la Terre. °voir étude de Acharia S. déjà citée°

 

Question qui vient naturellement à l’esprit : comment le judaïsme et le christianisme et même l’islam ont-ils pu être inspirés ou influencés par des mythes aussi lointains ? A part la passe de Khaibar (ou Khyber) entre l’Afghanistan et le Pakistan (passage d’une cinquantaine de kilomètres, point culminant 1067 mètres, utilisé en 330 av. J-C par Alexandre le Grand pour atteindre l’Inde), l’inaccessibilité des chaînes montagneuses de l’Himalaya ainsi que la rigueur du climat de la Sibérie et son immensité, n’autorisaient que difficilement un contact avec les civilisations de l’Asie (Indes, Chine et Japon).

 

La réponse pourrait être celle-ci : si, d’une part, le berceau de nos civilisations et de ces trois religions est le même (Israël pour le judaïsme et le christianisme et son voisin l’Arabie pour l’islam), d’autre part, suivant S. Acharia °auteur et ouvrage déjà cités – voir le premier paragraphe de la rubrique sous-titrée : Les Personnages°:

 

{15} « …à l’époque où ce personnage (Jésus-Christ) a censément vécu, il y avait une vaste bibliothèque à Alexandrie (qui fut brûlée en 389, 64 ans après le concile de Nicée, par ordre de l’empereur Théodose, vraisemblablement pour faire disparaître des écrits qui nuiraient aux nouvelles croyances.) et un réseau incroyablement souple de confréries qui s’étendait de l’Europe à la Chine ; ce réseau d’informations a eu accès à de nombreux manuscrits qui racontaient le même récit que celui du Nouveau Testament, avec des noms de lieu et d’appartenance ethnique différents… »

 

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01/06/2010

Ch. 25 a - A la recherche de l'origine des croyances

&

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Ch. 25 a - Richesse et pouvoir du milieu.

 

A ce stade de mon cheminement dans ce livre, je me sens forcé de livrer à celui qui me suit toujours le détail de l’aventure intellectuelle de recherche que j’ai entreprise en tentant, à la lumière des connaissances actuelles, de trouver la source de nos croyances et leur logique dans un débat qui se veut rationnel.

 

Pour bien se situer, rappelons d’abord la synthèse des définitions philosophiques de la conscience que nous nous sommes permis d’établir en commençant le chapitre précédent :

 

La conscience est la connaissance intuitive ou réflexive que nous avons de nous-même et de l’environnement extérieur qui nous permet de juger de notre existence et d’affirmer notre individualité.

 

Cette définition en appelle une autre, morale celle-là, que les dictionnaires ne manquent pas de souligner :

 

- sentiment par lequel l’être humain juge de la  moralité  de ses actions. (Hachette).

- Faculté qui pousse à porter un jugement de valeur sur ses propres actes. ( Larousse).

- Témoignage ou jugement secret de l’âme, qui donne l’approbation aux actions bonnes et qui fait reproche des mauvaises ; ou, autrement, mode d’émotion de l’ensemble des instincts bienveillants et désintéressés, ensemble qui porte aussi le nom de sens moral. (Littré).

- Connaissance intuitive par l’être humain de ce qui est bien et mal, et qui le pousse à porter des jugements de valeur morale sur ses propres actes ; personnalité humaine sur le plan de cette connaissance morale (Robert)

 

Les dictionnaires évoquent le « sens moral » et « la morale » qu’il serait bon aussi de bien définir ou cerner.

 

Pour Hachette, le « sens moral » sera la faculté de discerner le bien du mal en conformité avec les règles de la conduite sociale ou avec ce qui est tenu pour bon ou édifiant, quant à « la morale » ce sera l’ensemble des principes de jugement de conduite qui s’imposent à la conscience individuelle ou collective comme fondé sur les impératifs du bien ; de même que cet ensemble érigé en doctrine.

 

Quant à Littré, « la morale » est l’ensemble des règles qui doivent diriger l’activité libre de l’homme : d’une part démontrer que l’homme a des devoirs, des obligations et d’autre part les répandre.

 

Enfin pour Robert, le « sens moral » c’est la vie conforme aux préceptes de « la morale », qui est l’ensemble des règles de conduites considérées comme valables de façon absolue.

 

Notre civilisation occidentale est pénétrée de « la morale » chrétienne. Que nous le voulions ou non, notre monde moderne porte ses jugements de valeur en fonction de l’idéologie chrétienne basée sur l’altruisme actif qui devient un devoir.

 

Cependant, ce devoir des occidentaux les conduira à créer les missions chrétiennes d’évangélisation avec, dans le passé, les effets pervers des persécutions religieuses, de l’inquisition et de l’oppression dictatoriale des potentats qui se prétendaient les défenseurs de doctrines qui assuraient par ailleurs leur hégémonie.

 

En dehors de la liberté et de l’égalité, la fraternité ou la solidarité que les chrétiens appellent l’amour des autres, est un des grands principes inscrits en lettres de feu dans la charte des droits de l’homme, fruit de la révolution française de 1789 et davantage précisé et confirmé dans la déclaration universelle des Droits de l’Homme, approuvée par l’assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, ainsi que dans la Convention européenne des Droits de l’Homme du 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953.

 

Léon XIII par son encyclique « Rerum novarum », publiée en 1891, proclama le droit des travailleurs, en recommandant aux états d’édicter des lois les protégeant, à contre-courant d’un libéralisme économique en vogue à l’époque qui prônait la « libre entreprise ».

 

Ce pape « social » s’efforçait ainsi de couper l’herbe sous le pied du socialisme-communisme de l’époque qui trouvait sa clientèle électorale dans des milieux déshérités de plus en plus exploités par les profiteurs du capitalisme industriel.


Ce pape « éclairé » affirmait cependant que la propriété privée restait un fondement et un droit naturel de l’homme. Il s’élevait contre « la misère imméritée des travailleurs » et affirmait le droit de l’Eglise et de l’Etat à intervenir pour imposer la justice sociale.

 

{3} Le monde protestant, réformateur de l’église catholique romaine, divisé en ses multiples interprétations du message évangélique, fut évidemment incapable d’intervenir avec l’autorité d’une seule voix dans ce combat politico-social qui caractérisa le siècle dernier.

 

A ce stade-ci de mon étude, je me suis penché longuement sur ces courants religieux qui ont bouleversé douloureusement et fondamentalement depuis près de cinq cents ans l’histoire du monde occidental.

 

{4} L’impérialisme religieux marqua ces époques d’une l’empreinte cruelle d’intolérance et de persécution, provoquant des migrations massives de population vers des cieux plus accueillants. (L’édit de Nantes provoqua l’exode sous Louis XIV de plus de deux cent mille protestants).

 

{5} Le monde musulman quant à lui, en perte de vitesse par rapport à ces courants, restera marqué par un archaïsme qu’entretinrent leurs « puissants » des différentes époques.

 

Pour autant qu’on accepte le fait historique, Mahomet s’érigea en prophète du Dieu unique proclamé dans le Coran comme l’Unique annoncé par Abraham, Moïse et Jésus et promut l’expansionnisme musulman qui se répandit dans le bassin méditerranéen et une partie de l’Asie.

 

Ces religions plongèrent leurs racines dans le riche terreau biblique du judaïsme et s’inspirèrent de sa morale humaniste (au sens philosophique).

 

Ces trois croyances ont en commun un même messager : l’ange (ou l’archange) Gabriel (de l’hébreu : homme de Dieu). C’est lui qui explique aux juifs le sens des visions de Daniel (Livre de Daniel ch. 8.16) ; aux chrétiens, il annonce la mission de Jean-Baptiste à Zacharie (évangile de Luc ch.1.11) la naissance de Jésus à Marie (ibidem ch.1.26), et aux bergers (ibidem ch. 2.8) quant aux musulmans, c’est lui qui transmettra à Mahomet la parole de Dieu (Allah), dans la caverne d’Hira, sur le mont Hour (Le Coran II 97-98).

 

{6} Les autres philosophies ou pratiques religieuses du reste du monde (Hindouisme, Bouddhisme, Shintoïsme, Confucianisme…) prônent en général l’altruisme passif dans lequel le sentiment de solidarité s’arrête au respect et à la considération de l’autre, cette action étant essentielle à l’élévation personnelle.

 

Aucun prosélytisme pour eux. Il n’est donc pas question « d’aller enseigner les nations en les baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit » comme l’enseignent saint Paul et les Evangélistes, ni d’aller aux extrêmes comme l’extermination des infidèles que certains croyants musulmans dont le terroriste Ben Laden pensent trouver dans les sourates du Coran.

 

Qu’on le veuille ou non, les valeurs chrétiennes sont la base des principes que le monde de demain se prépare à ériger en charte fondamentale de sa moralité essentielle.

 

{7} Ces valeurs sont d’ailleurs les branches d’un arbre qui se sont nourries de la sève de la bible comme l’a également fait Mahomet et ceux qui ont écrit le Coran au septième siècle.

 

Il ne faut pas oublier qu’à l’origine, le coran fut écrit pour donner aux orientaux du bassin méditerranéen une réponse à leur besoin de divinité que ne leur apportaient pas les juifs et les chrétiens qu’ils fréquentaient.

 

Les juifs étaient renfermés sur eux-mêmes et trop exclusifs pour attirer les bédouins des déserts du Moyen-Orient et les chrétiens étaient trop enfoncés dans leurs débats théologiques « byzantins » sur la trinité pour offrir une réponse valable aux tribus nomades des déserts d’Arabie.

 

Il est intéressant de situer historiquement l’époque qui suscita Mahomet et le Coran par le rappel de quelques dates historiques qui se trouvent aux alentours des événements supposés selon la tradition islamique de la naissance (570) et de la mort du prophète (632).

 

Les Mérovingiens s’étaient partagé la Gaule : l’Austrasie (l’est de la France, la Belgique et les régions rhénanes), la Burgonde (la Bourgogne et l’Orléanais au centre de la France) et la Neustrie (nord-ouest de la France sans la Bretagne). Dagobert 1er (descendant de Clovis, juste avant l’époque des « rois fainéants » et des « maires du palais ») régna sur la Neustrie de 628 à 639 et entretint de bonnes relations avec Byzance et l’orient.

 

Les empereurs de Byzance (ex empire romain d’Orient) furent Maurice (582-602), Phocas (602-610), et Héraclius (610-641). Celui-ci combattit Kosroès II, roi des Perses qui, à l’apogée de sa puissance, avait pris Antioche en 610 et Jérusalem en 614 (Héraclius ramènera la Sainte Croix en la portant sur ses épaules jusqu’à l’église du Saint Sépulcre de Jérusalem). Les papes de ces époques étaient Boniface V (619-625) et Honorius I (615-638), ce dernier s’efforcera d’apaiser les tensions existantes dans les écoles théologiques byzantines (recherche d’un compromis entre orthodoxes et monophysites qui rejettent la nature humaine du Christ)

 

Comme Jésus et les apôtres tombèrent à point nommé dans le contexte décadent d’un empire romain usé, insatisfait de son polythéisme peu rassurant, Mahomet se pointa lui aussi au bon moment - à une époque d’un long déclin de la pensée occidentale - en plein désert dans la halte caravanière de La Mecque, lieu de rencontres des tribus bédouines depuis l’antiquité et lieu de pèlerinage polythéiste, où se développait lentement un courant monothéiste que rapportaient les caravaniers qui s’y arrêtaient et qui était vraisemblablement alimenté par les voyageurs juifs et chrétiens qui passaient et même s’installaient dans ces lieux de prière.

 

La tradition musulmane rapporte que Mahomet, orphelin de naissance, fut recueilli et élevé par un oncle qui en fit un berger puis un caravanier jusqu’à ce qu’il entrât au service de Khadîdja, une veuve riche, quinze ans plus âgée que lui, organisatrice de caravanes marchandes qu’il épousera (il avait 25 ans) et dont il aura sept enfants : trois fils, morts en bas âge et quatre filles dont la plus jeune, Fatima, assurera la descendance reconnue du prophète en épousant Ali, un cousin de celui-ci.

 

Au temps où il était l’employé de sa future épouse, Mahomet avait mission de voyager pour elle dans différentes régions de l’Arabie. C’est dans ce creuset de pensée véhiculée par le nomadisme qu’il prit conscience de la vérité d’un Dieu unique, créateur de toutes choses, omnipotent et omniscient : il se retira dans la grotte Hira du mont Hour pour y réfléchir et méditer.

 

Dans cette retraite, il eut d’abord des songes qui devinrent bien vite des visions dans lesquelles l’archange Gabriel lui apparaissait et lui révélait la « parole de Dieu » avec mission de la transmettre aux hommes.

 

Ces révélations très altruistes et égalitaires ne plurent pas aux riches de sa région qui ne tenaient pas à perdre des privilèges leur assurant confort et fortune, aussi Mahomet fut-il persécuté, ce qui le força à se réfugier en 622 (qui deviendra l’an un de l’hégire ou l’ère musulmane) avec ses disciples à Yatrib, rebaptisée plus tard Médine (la ville du prophète).

 

Pendant les dix années qui précédèrent l’hégire, fut transmise oralement à Mahomet la parole d’Allah qui ne fut que très partiellement écrite.

 

Prophétique et « incréée » (non créée par les hommes), aux dires des successeurs du « messager », elle fut une fois pour toutes « gravée dans le bronze » et imposée par Uthman (644 à 656), troisième calife (titre des dirigeants spirituels et temporels de l’Islam à partir de 632) qui chargea des sages d’écrire les cent quatorze chapitres (sourates) du Coran en les subdivisant en versets (ayats), « s’inspirant librement » de la tradition orale et écrite véhiculée alors, tout en s’empressant d’en faire détruire toutes traces précédentes afin d’éviter les contestations.

 

Suivant les études les plus sérieuses, les écrits du Coran actuel suivraient toujours mot pour mot et lettre ces « copies » d’Uthman, nommée « al-rasm al-uthmani » et il en existerait encore une copie à Istanbul et une autre à Tachkent.

 

Quant aux traces historiques des faits, suivant Universalis (Maxime Rodinsin), il apparaît que les biographies les plus anciennes du prophète dateraient du début du IX siècle, soit deux siècles après les événements et proviendraient de diverses sources écrites ou orales dont nous n’avons aucune garantie en ce qui concerne la fidélité de leur transmission.

 

En me référant aux commentaires du texte rédigé par Denise Masson dans sa traduction du Coran, édition 1980, j’apprends que vraisemblablement Mahomet ne savait pas écrire et qu’il se contentait de répéter les paroles entendues, les premiers croyants les recueillant de sa bouche et les mémorisant ou les notant avec une sorte de « steno », aide-mémoire personnel, qu’ils étaient les seuls à pouvoir déchiffrer et qui fut longtemps en usage par les récitants pour se rappeler leur contenu.

 

D’autre part, Denise Masson, définit trois étapes préparant sa rédaction définitive : 1. La récitation de mémoire 2. La fixation par écrit des textes, sur des matériaux de fortune (omoplate de chameaux, cuir etc.) 3. La réunion en un recueil des éléments épars au temps du calife Uthman.

 

Aucune certitude absolue quant à l’origine et aux auteurs de ces écrits dans ces conditions, comme pour la Bible (du moins dans sa plus importante partie) et les évangiles qui furent écrits 40 à 70 ans après les faits, ce qui est contesté par la plupart des historiens qui situent la transcription « améliorée » de la plupart des textes du nouveau testament beaucoup plus tard, au quatrième siècle.

 

Il est intéressant de souligner l’influence du « Livre » sur l’Islam en signalant que les prophètes repris dans le Coran proviennent en majorité de l'Ancien et du Nouveau Testament : Adam, Hénoch, Noé, Abraham, Loth, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Job, Moïse, Aaron, Ézéchiel, David, Salomon, Élie, Élisée, Jonas (Ancien Testament) Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus (Nouveau Testament), Hûd, Sâlith, Jethro et Mahomet (Coran).

 

{8} D’autre part, il est significatif de relever la place importante qu’occupent Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus et Marie, principaux acteurs des évangiles dans le texte coranique qui en parle abondamment et avec précisions de détail à la sourate III : Zacharie est le père de Jean-Baptiste qui baptisa Jésus au Jourdain, son épouse s’appelait Élisabeth, une cousine de Marie, mère de Jésus. Il avait 90 ans et son épouse était stérile, mais l’ange Gabriel lui annonça qu’ils auraient un enfant auquel ils devraient donner le nom de Jean, inconnu en ce temps là. Le coran raconte qu’il s’occupait de Marie et, lors de ses visites, la trouvait avec une grande quantité de nourriture envoyée par le Très-Haut - Le Coran parle aussi du père de Marie, Imran, (Joachim dans l’évangile de Jacques non reconnu par l’Église) et de Anne, la mère de Marie, alors que les quatre évangiles n’en parleront jamais. Pour le coran, ce seront des anges qui annonceront à Marie qu’elle serait la mère de Jésus, sans spécifier l’ange Gabriel.

 

En ce qui concerne l’Église catholique, il semblerait que ce serait Eusèbe de Césarée (265 à 340), évêque de Césarée, panégyriste de l’empereur romain Constantin, converti au christianisme qui, aidé de copistes, l’aurait fondée en écrivant la première « histoire de l’Eglise » et aurait même « inventé » la liste des premiers évêques de Rome, considérés par la suite comme premiers papes.

 

Peut-on admettre, dès lors, que les faits se soient passés et que les auteurs des quatre évangiles, des épîtres et des actes des apôtres aient bien existé et qu’ils aient bien été écrits, les témoignages rapportés et retrouvés étant très postérieurs aux faits ?

 

Des centaines de pages que j’ai consultées, allant de la TOB (traduction œcuménique de la Bible) aux diverses études sur Flavius Joseph (seul historien juif de l’époque), aux travaux historiques sur les évangiles, les apôtres, leurs épîtres, le christianisme, Marie et l’assomption, le célibat religieux, le Saint-esprit, et certaines encycliques, j’ai retiré le sentiment de me trouver devant un écheveau dont je ne retrouverais jamais le fil conducteur.

 

En dehors de Flavius Josèphe, seul  « historien juif »  partisan partial  du pouvoir romain qui a peut-être évoqué Jésus dans quelques phrases de son énorme apologie du judaïsme en vingt livres (son texte aurait été « complété », en commettant l’erreur qu’un juif n’aurait jamais faite, d’utiliser l’appellation de « Messie », puisqu'ils l'attendent toujours, on ne trouve pas de traces historiques valables des faits, à part quelques textes douteux vraisemblablement « ajoutés ».

 

{10} Parallèlement, je me suis penché sur Qumram, les esséniens et les travaux sur les écrits de la mer morte. Il m’en est resté finalement le sentiment que l’origine historique du christianisme était fort incertaine.

 

Début 1947, un jeune bédouin a découvert dans une grotte des pentes rocheuses de Qumram, sur la rive ouest de la mer morte, dans des jarres, des manuscrits sur des rouleaux de cuir, qui se sont révélés par la suite, être une des découvertes historiques les plus sensationnelles de notre époque.

 

Par la suite, l’exploration d’une dizaine d’autres grottes permit de mettre au jour d’autres documents ou fragments que vraisemblablement des Esséniens (secte juive du deuxième siècle avant J.-C. au premier de notre ère) avaient vraisemblablement sauvés des persécutions romaines dont ils étaient les victimes. Une douzaine de ces rouleaux étaient à peu près complets et notamment celui d’Isaïe, dans la grotte 1 qui mesure 7,34 m de long. °source : Enc. Universalis – Qumran – R.Van Eigem°

 

{11} On peut cependant en bonne logique en déduire que le christianisme pourrait y avoir trouvé ses origines littéraires, ses rédacteurs qui avaient certes connaissance de cette « bibliothèque » essénienne, l’auraient abondamment consultée, puis utilisée jusqu’à y ranger leurs propres écrits. Cette hypothèse renforcerait la version d’une origine essénienne au catholicisme ou, en tout cas, d’une connivence avec les auteurs chrétiens.

 

Suscité par mes interrogations, le sentiment d’une origine mythique à nos croyances commençait tout doucement à s’installer en mon subconscient.

 

Aussi je me suis plongé pendant des semaines sur toute la documentation que me fournissait en abondance mon « encyclopédia universalis » qui, à défaut de me satisfaire, me renvoyait à la « toile » et à sa profusion infernale et ambiguë d’informations sérieuses ou farfelues sur les croyances, religions, mythes, légendes ou autres études dans le domaine.

 

Je me suis ainsi constitué une documentation de près d’un millier de pages, amassées dans les mémoires de mon portable ou dans un dossier tellement engorgé qu’il s’affale maintenant dans le rayon où je l’ai rangé.

 

A la suite de cette «aventure intellectuelle », je vais me permettre de livrer à mon toujours si patient et sans doute compatissant lecteur, la synthèse que mes pauvres méninges se sont efforcées de construire tout en lui demandant de pardonner son orientation sans doute tendancieuse, mais loyale devant des évidences. (Voir sous-chapitre suivant).

 

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