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02/07/2010

Ch. 26 c - Vade-mecum de la comptabilité

&

 

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 26 c  –  VADE-MECUM DE LA COMPTABILITÉ

 

COMPRENDRE

LA COMPTABILITÉ ET LE BILAN.

(Vade-mecum de vulgarisation)

HISTORIQUE ET PRINCIPES


La comptabilité fonctionne suivant un système exposé par le franciscain Luca Pacioli en 1494, qu’on a dénommé « la théorie de la comptabilité par parties doubles ». Ce procédé ingénieux dont on ne connaît pas l’origine exacte, consiste à inscrire dans un registre à deux colonnes (le journal), les opérations (écritures) de la journée en appliquant la technique qualifiée de « parties doubles » par laquelle une opération est « balancée » par sa contrepartie, ce qui permet d’établir un équilibre parfait entre les « comptes » de ce qui a été appelé : le bilan d’une activité lucrative. A titre d’exemple : on inscrira les entrées (débit) d’une « écriture » de caisse dans la colonne de gauche du « journal » et sa « contrepartie » (crédit) (par exemple, le remboursement d’une dette par un client) dans le « compte » de ce client pour annuler sa dette. La tenue à jour de ces comptes individualisés permet d’en tirer une « balance » ou un « bilan » actualisé.

°°°°°

Le bilan, du latin bis, deux (fois) et lanx, plateau, d’une « affaire », s’inspire du principe de la balance (de l’italien balanciare, peser) qui est aussi vieux que celui des échanges. Il consiste à rechercher l’équilibre entre des choses échangées et des « poids » conventionnels suspendus de chaque côté de ce qui s’appelle le « fléau » d’une balance et, en faisant le total de ces poids, d’en déterminer un résultat négociable. C’est le même principe de l’équilibre entre les choses qui est utilisé pour chiffrer dans le temps la valeur « à jour » d’un investissement dans une affaire à vocation surtout lucrative grâce à la technique comptable dite «par parties doubles » qui établit pour ce faire une balance entre l’ACTIF de cette affaire (ses avoirs ou ses biens valorisés » et son PASSIF (ses dettes).

 

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Dès le développement du procédé, il a été convenu d’appeler « écriture » une opération inscrite dans un « journal » à deux colonnes : livres, cahiers, fiches ou « listings » (documents imprimés résultant de la technique informatique) :

 

L’une, des DÉBITS, dans laquelle on mentionne tous les AVOIRS ou BIENS VALORISÉS, soit l’ACTIF d’une affaire et l’autre, des CRÉDITS, pour ses DETTES (ou son PASSIF).

 

Ces dettes seront de deux natures selon, pour le particulier, qu’elles existent envers lui-même par son apport personnel dans l’affaire (fonds investis) ou pour une société, qu’elles soient contractées envers les actionnaires par leur investissement dans le capital ; pour l’un comme pour l’autre, on y ajoutera les dettes envers les tiers qui n’ont pas été réglées au comptant (à la caisse) en faisant une distinction entre celles qui sont dues dans l’année (court terme) et les autres qui ne le seront que dans une ou plusieurs années (long terme).


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A la création de n’importe quelle affaire, la première action consistera à inscrire le détail de « l’inventaire » de départ : à l’actif, le relevé chiffré détaillé de tous les biens qui sont investis et au passif, les dettes envers soi-même (fonds investis par un particulier) et ses dettes envers les tiers.  En ce qui concerne la société ce seront le capital versé par les propriétaires-actionnaires ainsi que les dettes envers les autres tiers.

 

Ensuite, pour actualiser cet inventaire d’enregistrer, dès qu’elles se présentent dans le temps, les opérations qui le modifient. Ce procédé permet d’établir à tout moment la situation exacte d’une affaire et l’état de ses moyens afin de donner à ses gestionnaires la possibilité de la gérer efficacement.

 

Chaque écriture, inscrite dans le « journal à deux colonnes », qu’elle soit composée de plusieurs montants ou simple, devra toujours faire apparaître une égalité mathématique parfaite entre les débits et les crédits dans le but d’obtenir une « balance » absolue entre les comptes quels que soient le nombre d’opérations et leur complexité.(Voir exemple d’écritures en fin du chapitre)

 


EN RÉSUMÉ, DE CE QUI PRÉCÈDE, IL DÉCOULE QUE LE PROCÉDÉ COMPTABLE CONSISTE Á ÉTABLIR UNE BALANCE ENTRE :

l’actif ou les avoirs (solde positif au débit des comptes) :


Actif : biens qui ont été affectés à une activité par un particulier ou par une société dans le but de générer des bénéfices ou de remplir une mission (associations sans but lucratif).

et le passif ou les dettes (solde positif au crédit des comptes) :

 

c’est-à-dire, pour le particulier, les sommes qu’il y a consacrées, appelées dettes envers lui-même de même que celles qu’il a contractées envers ses créanciers, alors que pour une société, ce seront les sommes appelées capital que lui ont confié les actionnaires ainsi que les dettes qui ont été nécessaires au fonctionnement de cette société.

 

Par la suite, en principe chaque année nommée l’exercice, pour garder cet équilibre entre l’actif et le passif

 

par le jeu des mouvements comptables (appelés écritures comptables) et leur total, le montant investi pour le particulier ou le capital et ses prolongements pour la société sera augmenté des bénéfices non prélevés pour le particulier ou non distribués pour la société ou diminué des pertes subies à la date de la clôture, en général le 31 décembre de chaque année.

 

Ce bénéfice ou cette perte auront été établis, chaque année, grâce au compte de « résultats » qui enregistrera les charges qui l’ont diminué et les revenus qui l’ont alimenté.

 

Schématiquement, on peut imaginer une balance dont la fonction essentielle est de maintenir l'équilibre entre l'actif (à droite) et le passif (à gauche) , comme le sont les objets qui sont déposes dans ses plateaux dont certains sont chiffrables par le poids qu'il représente, la différence en comptabilité constituant le bénéfice ou la perte, selon qu'elle se situe à l'actif (perte) ou au passif (bénéfice).

 

 

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EXPOSÉ DÉVELOPPÉ DE LA TECHNIQUE.

Avec entre {} mention du n° du plan comptable minimum normalisé en vigueur dans le Marché Commun (voir ce plan en dernière page du chapitre.

 

Les actifs se répartissent en deux catégories suivant leur durée d’existence :

 

Les actifs immobilisés sont ceux qui durent normalement plusieurs années. On constitue des réserves (amortissements) par prélèvements annuels sur les bénéfices en vue de pourvoir à leur remplacement pour vétusté ou inadéquation. Ils sont admis fiscalement suivant des taux imposés. Ils se subdivisent en :

 

Immobilisations incorporelles les frais d’établissement (frais de départ, d’installation…. À amortir) {20} et des valeurs négociables ou non ( le fonds de commerce, les frais de recherches, les brevets, licences, marques, etc. …) {21}

 

Immobilisations corporelles (valeurs à amortir en plusieurs années selon leur durée d’utilisation potentielle pour constituer une réserve de remplacement comme les terrains et constructions {22}, les installations, les machines, l’outillage {23}, le mobilier, le matériel de bureau, le matériel roulant {24} les locations financements (leasings) {25}les autres {26} ceux qui sont en cours et les acomptes versés {27}) et aussi les Immobilisations financières (Participations et créances dans des entreprises (filiales) liées (+ 50%) {280 et 281} ou avec liens de participation (- 50%) {282 et 283} ; autres actions et parts {284} et autres créances dont les « créances douteuses » {285} et aussi les cautionnements versés en numéraires (poste, téléphone, fax, gaz, électricité, prov. locatives, modem…) {288}

 

Créances à plus d’un an {29} (créances commerciales, douteuses et autres…)

 

les actifs circulants sont ceux qui, en principe, ne se dévalorisent pas ou peu parce que transformés rapidement en liquidité par l’activité de l’affaire, c’est-à-dire :

 

Le réalisable :

1.- Les stocks et commandes en cours d’exécution : les fabrications {30 à 33}, les marchandises {34}, la vente d’immeubles pour les entrepreneurs {35}, les acomptes versés sur achats pour stocks{36} les commandes en cours d’exécution {37}

2.- Les créances et les dettes à un an au plus : les créances commerciales - ce que les clients qui n’ont pas payé au comptant (au comptoir) doivent encore – {40} ainsi que des divers comme la TVA, les impôts et précomptes à récupérer {41}, les créances douteuses {417} et diverses {416}, les produits à recevoir {414}.

 

Les placements de trésorerie et valeurs disponibles : les actions de la société elle-même {50}, les actions et parts des autres sociétés{51}, les titre à revenus fixes {52}, les dépôts à terme {53}, les valeurs échues {54}, les Ets de crédit (banques) {55}, les Ccp {56}, les caisses {57}, les virements internes (comptes de régularisation appelés transferts qui contiennent momentanément des éléments à identifier ou en suspens.) {58}

 

Le passif, quant à lui, est constitué de l’ensemble des dettes que le particulier ou la société ont contractées pour l’activité exercée, soit :

 

Vis-à-vis de soi-même (le particulier) ou vis-à-vis des actionnaires (la société). Biens corporels en nature ou liquides (fonds) qui ont été investis au départ de l’activité pour la faire fonctionner.

 

Pour les sociétés, on l’appelle le capital {10} qui est acté dans l’acte constitutif établi par le notaire à leur création (actuellement, minimum 61.500 € pour les sociétés anonymes et 18.550 € pour les sociétés à responsabilité limitée : scrl, sprl, sprlu,).

 

Ces fonds investis ou le capital seront augmentés, en fin d’exercice (en principe une année) pour les particuliers des bénéfices non prélevés, quant aux sociétés, leurs résultats bénéficiaires seront affectés en « bénéfices à distribuer », en « réserves » ou en « reports à nouveau » selon leur destination décidée par l’assemblée générale des actionnaires qui se tient une fois par an à une date prévue par les statuts, mais qui ne peut être inférieure à un mois de la date de l’assemblée générale ni supérieure à six mois de la date de la clôture de l’exercice comptable concerné.


Vis-à-vis des tiers, subdivisés suivant leur durée en :

 

Dettes à plus d’un an : Emprunts contractés auprès des établissements de crédit (banques) ou autres et les dettes dont la durée dépasse un an {17}.

Dettes à un an au plus : dettes qui échoient dans l’année provenant des « Dettes à plus d’un an » [42] ou à court terme subdivisés en dettes financières {43} (établissements de crédit : banques, comptes-courants, promesses, emprunts…)

Dettes commerciales{44} (fournisseurs, factures à recevoir….)

Dettes fiscales, salariales et sociales{45} (impôts, TVA, précomptes, ONSS, rémunérations dues, pécule de vacances….)

Dettes diverses {48}

Dettes découlant de l’affectation des résultats {47} (Pour les sociétés, décision annuelle de l’assemblée générale de distribuer tout ou partie des résultats ou de leur donner une destination particulière : dividendes, tantièmes aux administrateurs, report sur l’exercice suivant etc.)

Il existe aussi des comptes d’attente et de régularisation pour les éléments qui concernent l’exercice suivant afin de respecter l’annalité des résultats : charges à reporter{490} produits acquis{491} charges à imputer{492} produits à reporter{493} comptes d’attente{499}.

 

Le résultat d’une année est donné par le compte de résultats.

 

On obtient l’équilibre de la balance d’une année (un exercice) grâce aux résultats qui proviennent de la différence entre les charges de cette année, et les profits que l’activité a générés.

 

Si les charges (total des comptes présentant un solde au débit) sont supérieures aux profits (total des comptes présentant un solde au crédit), il est évident que l’activité est en perte puisque les charges sont supérieures aux profits ; dans le cas contraire, il s’agira du bénéfice de l’année (exercice).


On décidera alors de son « affectation », soit pour le particulier en le prélevant ou pour une société en le distribuant aux actionnaires. Si on ne le fait pas ou s’il y a un reste, ils iront augmenter les fonds investis du particulier ou, pour les sociétés, portés dans un compte de prolongement du capital : « réserves {13} » bénéfice ou perte reporté {14} de provisions diverses {16}. Sont prévues aussi les plus-values de réévaluation {12} les primes d’émission {11} et les subsides en capital {15}


Dans une comptabilité primaire faite « à la main » comme dans le passé, on inscrivait journellement les « écritures » dans un « Journal » que l’on retranscrivait ensuite dans ce qu’on appelait alors le « Grand livre » dont chaque page ou un certain nombre de pages étaient réservées à chaque compte du plan comptable afin de les tenir à jour et de prendre en temps utile les mesures ou décisions adéquates.


Dans les comptabilités importantes, le grand livre était tenu sur feuillets ou fiches séparées par des « teneurs de comptes ». Le procédé fut amélioré par l’introduction de la comptabilité à décalque (papier carbone) économisant les doubles transcriptions manuelles, ensuite dactylographique avec compteurs mécaniques développés par la firme américaine de caisses enregistreuses « National » supprimant les additions et la mise à jour des soldes : des comptables « passaient les écritures » sur des « manifolds » et des « mécanographes » les recopiaient sur les machines qui effectuaient la mise à jour dactylographique des comptes, ainsi que les balances et bilans.


Puisqu’il s’agissait de retranscription des mêmes données, en fin d’année les totaux du Grand livre et ceux du Journal devaient être rigoureusement les mêmes ainsi que, bien entendu, l’équilibre entre les débits et les crédits. En palliant les défaillances humaines résultant des additions « visuelles » erronées et des retranscriptions inexactes de chiffres dans les livres, les nouvelles techniques informatisées ont permis d’économiser les calculs et d’épargner aux professionnels le « cauchemar de fin d’année » de la recherche fastidieuse des « erreurs de mouvement » qui en résultaient.


Les « charges » et les « produits » se ventilent suivant le plan comptable décimal normalisé en vigueur dans le marché commun qui permet toutes les extensions possibles en tenant compte de la spécificité de n’importe quelle activité. Il faut remarquer que le chapitre 6 est réservé aux frais et le 7 aux revenus et que leur différence donne le résultat de l’année. (Voir en dernière page un résumé assez complet de ce plan – les chapitres 8 et 9 restent disponibles pour des usages particuliers).


Il existe aussi le chapitre zéro, qui est réservé aux « Droits et engagements hors bilan » appelés aussi « comptes d’ordre ». Il mentionne pour mémoire, des comptes débits et crédits sans influence sur le résultat, tels que les garanties constituées par des tiers pour compte de l’entreprise {00} ou personnelles pour compte de tiers {01} ou réelles constituées sur avoirs propres {02} ou reçues {03}, les biens et valeurs détenus par des tiers en leur nom mais aux risques et profits de l’entreprise {04}, les engagements d’acquisitions et de cession d’immobilisation {05}, les Marchés à terme {06}, les biens et valeurs de tiers détenus par l’entreprise {07}, Les droits et engagements divers {09}.


Il est utile de signaler également que le plan comptable minimum normalisé (PCMN) a prévu un compte {609} variation des stocks qui peut être utilisé à la place du compte {71} ou avec lui, l’un {609} servant à la mise à jour régulière de la valorisation des stocks (inventaire permanent) et l’autre {71} à acter la valeur exacte du stock physique à la fin de l’exercice comptable en tenant compte des dépréciations et manquants.


Des extensions à ce plan seront créées en fonction des particularités propres à des activités commerciales (ou non), aussi éloignées les unes des autres que la comptabilité des pouvoirs publics, des ASBL (associations sans but lucratif), des gérances d’immeubles, des banques, des groupes ou entités juridiques avec filiales, succursales et autres et surtout, dans sa complexité, celle des industries avec les matières premières, les fabrications et les produits finis qui viendront en fin de parcours rejoindre les marchandises en stock.


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Avec l’introduction des moyens informatiques, les comptables disposent maintenant d’un outil prodigieux qui économise les retranscriptions et calculs de tous genres, facilite les corrections, les suppressions d’écritures erronées, (autrefois, il fallait les annuler en passant leur contraire), permet l’établissement de balances et bilans à n’importe quel moment, de situations de trésorerie, tableaux d’amortissement, plan comptable, déclarations fiscales claires et proprement présentées etc.


L’intervention de « petites mains » se limite désormais à la retranscription sur le clavier de « l’ordinateur » du numéro du compte, du montant, de sa position en débit ou crédit et éventuellement d’un libellé succinct ; l’écran très explicite contrôlé par la « souris » ou des touches de raccourci, permet un travail propre et efficace qui autorise l’élaboration rapide de situations claires, éventuellement transmise par « Internet ».


Outillé comme il l’est et fort de l’expérience qu’il ne cesse d’acquérir par la diversité des problèmes de sa clientèle, le comptable est devenu le collaborateur indispensable de l’entreprise, capable plus que jamais de déceler, à temps, les faiblesses ou les lacunes d’une affaire et de conseiller ses gestionnaires sur les mesures financières ou autres à prendre pour favoriser son développement ou empêcher sa déchéance.


La loi impose la publication des comptes annuels et annexes dont le bilan social suivant le schéma complet édicté par la Centrale des Bilans, aux entreprises dont la responsabilité des actionnaires ou associés est limitée à leur apport et qui répondent aux critères de taille suivants : une moyenne annuelle de travailleurs occupés qui excède 100 personnes ou plus d’un des critères suivants : moyenne annuelle du nombre de travailleurs occupés = 50 ; chiffre d’affaires annuel = 6.250.000 € ; total du bilan = 3.125.000 €.


Sinon ces entreprises sont tenues de déposer un schéma abrégé.. Cette exigence permet la publication des données essentielles de toutes les affaires qui ont limité leur responsabilité financière à leur apport.


En cas de perte de plus de la moitié du capital, la loi impose la liquidation de la société ; pour éviter cette éventualité les associés (ou le propriétaire) interviendront par des apports supplémentaires en utilisant le compte {794}.


D’autres critères existent pour les ASBL et fondations.Ces données qui comportent une vingtaine de pages, sont disponibles à la Banque Nationale sur support informatique – Centrale des Bilans – Internet : www.bnb.be – les banques en disposent et fournissent à leur clientèle ces données individualisées sur demande.



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EXEMPLES D’OPÉRATIONS COMPTABLES

 

Exemple d’écritures suivant le plan comptable minimum normalisé (PCMN) en vigueur dans le Marché Commun. (voir résumé de ce plan en dernière page.)

 

Achats de fournitures de bureau et de documentation chez un libraire :

Débit du compte 611 Fournitures de Bureau : 200 € (libellé : papèteries diverses)

Débit du compte 612 Documentation : 300 € (Libellé : revues comptables)

Crédit du compte 57 Caisse (sortie de caisse) ou Crédit du compte 44 Fournisseurs : 500 € (paiement en espèces ou inscription de la dette envers le libraire)


 

Achat d’une marchandise A dont le stock au 1 janvier est évalué à 550 €

Débit du compte 60 Marchandises  A : 1.000 € (Libellé : achats de marchandises A. )

Crédit du compte 55 Banque ou 44 Fournisseurs 1.000 € (Libellé : paiement par carte de crédit ou inscription de la dette envers le Fournisseur pour paiement à l’échéance)

 

Vente d’une marchandise A

Débit du compte 57 caisse ou 40 Clients : 2.000 € (Libellé : entrée de caisse ou inscription de la créance envers le client.

Crédit du compte 70 Chiffre d’affaires  A : 2.000 € (Libellé : vente à A, référence X)

 

Écriture de fin d’année après inventaire physique du stock A évalué dans l’exemple à 550 € en tenant compte des dépréciations, pertes ou éventuellement revalorisations :

Débit du compte 34 Stock Marchandise A : 250 € Libellé : alignement sur l’inventaire physique en valeur réelle au 31/12. (300 au 1 janvier plus 250)

Crédit du compte 71 Variation du stock  A : 250 € (Libellé : valorisation du stock au 31/12)

 

Dans le bilan de fin d’année, on trouvera le compte « 34  Marchandises A » à sa valeur réelle d’inventaire valorisé au 31 /12 (solde 1/1= 300+250 = 550 €), le compte « 70 Chiffre d’affaires A » renseignera le total des ventes A de l’année (2.000 €), tandis que le compte « 71 Variation du stock A : 250 € » aura servi de correcteur pour enregistrer le stock à sa valeur physique réelle au 31/12.

 

Comment se présentera le Bilan de fin d’année :

 

60 Marchandises A          Débit 1.000

71 Variation de stock      Crédit   250

Prix de revient                             750

 

70 Chiffre d’affaires        Crédit 2.000

Prix de revient                 Débit     750

Bénéfice                           Crédit 1.250

 

 

Les dépenses pour biens durables (investissements) sont inscrites à l’actif pendant la durée évaluée de leur existence et diminuée chaque année de la valeur correspondant à leur dépréciation théorique, de façon à l’amortir (l’annuler en valeur). Le fisc a établi un tableau des taux admis. Exemple d’écritures :

 

Achat de mobilier

Débit du compte 24 Mobilier : 1.000 € (Libellé : Fournisseur x, un bureau)

Crédit du compte 57 Caisse ou 44 Fournisseurs : 1.000 € (Libellé : Fournisseur x, facture y) Enregistrement du règlement ou de la dette.

 

Amortissement en 10 ans dans le cas d’une écriture annuelle d’amortissement :

Débit du compte 6302 Amortissement mobilier : 100 € (Libellé : prise en charge d’un amortissement en 10 ans : 1/10 de 1000)

Crédit du compte 2409 Amortissement mobilier acté : 100 € (Libellé : Amortissements de l’année actés au passif du bilan) Constitue une réserve de remplacement admise par le fisc.

 

Situation dans le bilan après 10 ans :

Tant que le mobilier est utilisé, il reste présent dans le bilan tout en étant amorti en valeur par le compte d’amortissement..

Débit du compte 24 Mobilier : 1.000 (solde débiteur)

Crédit du compte 2409 Amortissement mobilier acté : 1.000 (solde créditeur)

Solde au bilan  : 0

Lors de la mise hors d’usage, il y a lieu d’annuler ces comptes en les contre-passant l’un par l’autre et en actant le bénéfice exceptionnel résultant d’une revente éventuelle.

 

 

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PLAN COMPTABLE NORMALISÉ (résumé explicité)

 

1. FONDS PROPRES, PROV. PR. RISQUES,

CHARGES ET DETTES à + D’UN AN .

10. Capital (société) ou Fonds investis (particulier)

11. Primes d’émission (société)

12. Plus-value de réévaluation (société)

13. Réserves (société)

14. Bénéfice ou perte reporté(e) (société)

15. Subsides en capital (société)

16. Provisions et impôts différés

17. Dettes à plus d’un an

2. FRAIS D’ÉTABLISSEMENT, ACTIFS

IMMOBILISÉS, CRÉANCES à + D’UN AN.

20. Frais d’établissement (frais de constitution…)

21. Immobilisations incorporelles (études, brevets)

22. Terrains et constructions

23. Installations, machines et outillage

24. Mobilier et matériel roulant

25. Immobilisations détenues en location-

financement et droits similaires (leasing)

26. Autres immobilisations corporelles

27. Immobilisations corporelles en cours et

acomptes versés

28. Immobilisations financières (participations)

29. Créances à plus d’un an

3. STOCKS ET COMMANDES EN COURS

D’EXÉCUTION .

30. Approvisionnements, matières premières

31. Approvisionnements, fournitures

32. En-cours de fabrication

33. Produits finis

34. Marchandises

35. Immeubles destinés à la vente

36. Acomptes versés sur achats pour stock

37. Commandes en cours d’exécution

4. CRÉANCES ET DETTES A UN AN AU + .

40. Créances commerciales (clients)

41. Autres créances (diverses et douteuses…)

42. Dettes à + d’un an échéant dans l’année

43. Dettes financières

44. Dettes commerciales (fournisseurs)

45. Dettes fiscales, salariales et sociales

46. Acomptes reçus sur commandes

47. Dettes découlant de l’affectation du résultat

décidée par l’Assemblée Générale des actionnaires.

48. Dettes diverses

49. Comptes de régul. et d’attente (fin d’année)

5. PLACEMENTS DE TRÉSORERIE ET

VALEURS DISPONIBLES.

50. Actions propres (de la société elle-même)

51. Actions et parts (actions d’autres sociétés)

52. Titres à revenu fixe

53. Dépôts à terme

54. Valeurs échues à l’encaissement

55. Établissements de crédit (comptes Banques)

56. Office des chèques postaux (ccp)

57. Caisses

58. Virements internes (transferts de fonds)

6. CHARGES (anciennement frais généraux)

60. Approvisionnements et marchandises

(achats de matières premières, de fournitures, de services, travaux et études, sous-traitance, achats de marchandises, d’immeubles destinés à la vente, ristournes, remises et rabais obtenus 61. Services et biens divers (Loyers, charges locatives, électricité, eau, frais de bureau, documentation, PTT, frais de déplacement et représentation, frais de matériel roulant, honoraires et commissions, frais de magasin, d’achat, d’entrepôt, de vente, de foires, d’exposition, de publicité, d’intérimaires, les frais divers et aussi 618. Rémunérations et frais d’administrateurs et gérants indépendants.

62. Rémunérations, charges sociales et pensions des administrateurs appointés et du personnel employé et salarié

63. Amortissements, réductions de valeur et provisions pour risques et charges

64. Autres charges d’exploitation

65. Charges financières (intérêts, diff. change)

66. Charges exceptionnelles (prov. pr. risques)

67. Impôt sur le résultat

68. Transferts aux impôts différés et aux réserves immunisées

69. Affectations et prélèvements (Pertes reportées de l’ex. précédent, dotation aux réserves, rémunération du capital, des administrateurs ou gérants…)

7. PRODUITS (revenus)

70. Chiffres d’affaires (Ventes et prestations de services, ristournes et rabais accordés)

71. Variation des stocks (écriture résultant de l’inventaire physique de fin de période comptable (en général 31 décembre) permettant d’aligner le stock comptable sur le stock physique.

72. Production immobilisée (investie)

74. Autres produits d’exploitation

75. Produits financiers (intérêts placements)

76. Produits exceptionnels

77. Régularisation d’impôt et reprise de provisions fiscales

78. Prélèvements sur réserves immunisées et impôts différés

79.Affectations et prélèvements (Bénéfice reporté exerc. précédent, pertes à reporter et 794 intervention d’associés dans la perte)

 



 

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Commentaires

@ comptable
Excusez-moi de répondre tardivement ... Le plan comptable dont il est question dans mon "vade mecum" est tiré du plan comptable minimum normalisé belge (PCMN belge). J'aurais dû le préciser dans mon travail. Si vous voulez le consulter, il suffit, avec un moteur de recherche, de chercher sur plan comptable belge. Il est bien entendu que ce "vade mecum" est destiné aux profanes ou clients des comptables qui désirent avoir un aperçu de la technique et des règles en vigueur. Bien à vous.

Écrit par : doulidelle | 21/09/2010

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