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24/06/2010

Ch. 26 a - "Gros sous" : Finance et Industrie

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Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 26 a - "Gros sous" :  Finance et Industrie.

 

{1} J’ai choisi ce titre parce qu’il est révélateur d’un dédain généralement affiché, du moins dans certaines classes « bien pensantes » ou « cultivées » de la société, pour ce que l’on appelle communément « l’argent ». Mépris de façade, sans doute, puisque empreint du respect qu’inspire le « bien nanti » auréolé de sa puissance et de son pouvoir : « Il a beaucoup d’argent » ou « il a de l’argent » disait-on avec des yeux admiratifs dans ma famille quand on parlait de quelqu’un de fortuné.

 

Être riche ou le devenir est ressenti par chacun comme un aboutissement sécuritaire, auréolé de la satisfaction d’une vie réussie. Si cet état est générateur de considération, il suscite aussi mépris, car on le soupçonne n’avoir été acquis que d’une manière illicite, voire immorale : c’est sans doute aussi une manière de masquer l’envie.

 

{2} Quant aux métiers de la finances et du prêt dont la tenue des comptes, dans notre Europe chrétienne, ils furent toujours dédaignés et même persécutés, vraisemblablement par référence à Judas, trésorier et comptable des apôtres, qui vendit Jésus-Christ pour quelques pièces d’or et qui, suivant les écritures, fut maudit pour l’éternité.

 

Dès lors, les professions manipulant des « fonds » seront déconsidérées et ceux qui thésaurisent, les « avaricieux » aux doigts crochus amassant l’or, seront ridiculisés ou persécutés.

 

{3} L’organisation sociale de l’époque féodale était centrée sur le « seigneur » qui régentait terres cultivables (la glèbe) et gens (les serfs, du latin servus, esclave) et les imposait par corvées (travaux) et tailles (biens en nature ou en argent). L’expression « taillable et corvéable à merci » est bien connue.

 

Il faut cependant souligner la différence fondamentale entre serf et esclave. Contrairement à l’esclave qui est un « bien » possédé par son « maître » au même titre qu’une chose, le serf jouit de la personnalité juridique et n’appartient pas à son « seigneur », il peut plus ou moins librement avoir des biens et opérer certaines actions en justice, contracter mariage et établir des contrats.

 

En échange le seigneur lui devra la protection dans son château fortifié défendu par ses « hommes d’arme » à une époque d’incursions violentes de bandes de tous genres, la rémunération de ces « mercenaires » payée surtout en nature restant cependant à la discrétion de leur «employeur ».

 

{4} Seuls quelques îlots en Flandre et en Italie d’une culture mieux développée feront exception, prémices d’une société commerçante plus individualiste et plus libérale donnant au travail sa valeur commerciale réelle d’échange en fonction de l’offre et la demande.

 

En France, il existera encore des serfs dans certaines régions jusqu’à la révolution qui abolira ce régime lors de la célèbre nuit du 4/8/1789, en même temps qu’elle annulera les privilèges accordés à certaines personnes en raison de leur naissance ou de leur fonction.

 

{5} Dans les principaux autres pays, l’émancipation des serfs commencera en Roumanie-Valachie (1746), en Autriche (1781), au Danemark (1788), en Suisse (1798), en Pologne et en Prusse (1807), en Bavière (1808), en Saxe (1832), en Hongrie et en Croatie (1848), en Bulgarie (1858), en Russie (1861), en Bosnie-Herzégovine (1918), en Afghanistan (1923), en Angleterre (1925), au Bhoutan (1956) et au Tibet aux alentour de 1959.

 

Un débat sera ouvert, dès la fin de la dernière guerre, sur « l’esclavage ou servage politique » exercé par les régimes communistes et fascistes ainsi que le prétendit, en 1944, Friedrich Hayek (prix Nobel 1974) dans « La route de la servitude ».

 

Provoquant une longue controverse sur la nécessité d’un libéralisme contemporain, il fut en butte aux critiques démocrates-sociales et même libérales qui s’écartaient de son radicalisme outrancier.

 

La thèse centrale de Hayek consiste à soutenir que la socialisation de l’économie et l’intervention massive de l’état sur le marché débouchent sur la suppression des libertés individuelles : le pouvoir coercitif d’un État transforme toute question économique ou sociale en question politique.

 

{6} Les digressions qui précèdent nous conduisent tout naturellement à rappeler les modes traditionnels d’échanges de biens. Ainsi au moyen-âge, en dehors du troc, ceux-ci se faisaient entre seigneurs et « marchands étrangers » contre « monnaies sonnantes et trébuchantes » qui étaient rangées dans des coffres ou en partie portées dans un sac de cuir. (Sonnantes par la qualité du son clair qu’elles émettaient, preuve de leur pureté, quand elles tombaient sur la pierre des comptoirs et trébuchantes par l’exactitude de leur poids donné par le trébuchet (petite balance à plateaux pour métaux précieux).

 

Avec le développement de la productivité et le « travail à la chaîne » inventé par Ford en 1908 (fordisme) en s’inspirant du travail dans les grands abattoirs de Chicago, on aborda l’ère industrielle et le gigantisme de sa production, permettant un abaissement considérable du prix de revient et la socialisation des biens de luxe.

 

En ce qui concerne l’activité d’avances « d’argent » exercée par les prêteurs, elle fut méprisée si pas bannie, seuls les juifs (maudits et assimilés à Judas) l’exerçaient dans le dédain général. Cependant, on avait bien soin de récupérer le produit de leur activité en les persécutant périodiquement.

 

Maintenant encore, il demeure chez les intellectuels de notre société occidentale, du moins chez les plus âgés, un réflexe atavique de distance envers ceux qui exercent les métiers d’argent tels les « teneurs de comptes », dont la seule gloire sera de se mesurer aux contrôleurs des contributions, les percepteurs d’impôts de jadis.

 

Dans les bals de ma jeunesse, fréquentés par des jeunes filles de  «bonne condition », j’ai toujours souffert de cette situation quand j’avouais honnêtement mon avenir professionnel ce qui faisait se détourner les plus arrogantes avec mépris, tandis que les autres m’évitaient.

 

{7} Et pourtant combien, parmi ces professionnels de la tenue des comptes, n’ont-ils pas saisi les opportunités, qui se présentaient à eux, d’une situation privilégiée dans le secret des affaires, pour en pénétrer le cœur, en comprendre le mécanisme et faire valoir la valeur de leurs conseils !

 

J’ai retrouvé aux plus hauts postes dans la hiérarchie du groupe Petrofina beaucoup de mes collègues comptables, devenus « responsables administratifs » avec les plus grands pouvoirs.

 

{8} Leur fonction de gérant des comptes et « d’officier payeur » se complétait ou se transformait en celle, beaucoup plus sociale et plus diversifiée, que l’on a confié depuis à celui qu’on appela le «chef du personnel ».

 

Les comptables rivalisèrent avec les meilleurs ingénieurs commerciaux, en utilisant leur expérience de la saisie du pouls des affaires, véritable apanage de leur métier, pour gérer efficacement la société qui les employait.

 

J’ai décrit plus avant ces activités multiples et le plaisir que j’ai éprouvé à les exercer, surtout celle appelée maintenant « les relations humaines » m’ouvrant ainsi des horizons nouveaux de culture que je me suis plu à développer tout au long de mon existence.

 

Quant à la technique de la gestion des comptes, j’ai la prétention de bien connaître cette discipline pour l’avoir pratiquée depuis l’âge de vingt ans jusqu’à ce jour, soit près de soixante ans, puisque je continue à l’exercer dans la société de mon fils en utilisant les moyens les plus sophistiqués que les programmes informatiques mettent à la disposition des professionnels.

 

{9} J’ai commencé, chez un oncle, en créant les premiers « livres » et l’organisation comptables d’une petite affaire. Ensuite, engagé par Petrofina à vingt-trois ans, j’ai eu la chance d’être le responsable des « opérations comptables diverses », c’est-à-dire, celles qui demandent le plus de perspicacité et de connaissance du métier.

 

Trois ans après, transféré dès sa création à Labofina, le centre des recherches industrielles du groupe Petrofina, j’ai eu l’avantage de pouvoir organiser à ma manière ses structures comptables et d’être un des premiers à utiliser les « time sheet » (bordereaux de comptage horaire) comme base de valorisation des « projets » en adaptant les moyens informatiques de l’époque.

 

L’originalité pour l’époque fut d’introduire dans le plan comptable des comptes intermédiaires de prix de revient, destinés à être transférés en fin de parcours à des postes de « programmes de recherches » ou aux « stocks » en cas de fabrication, ce qui permettait d’intégrer dans l’outil comptable un mécanisme de valorisation des projets, faisant ainsi d’une pierre deux coups.

 

A ma connaissance, à cette époque dans les sociétés industrielles, les prix de revient des fabrications étaient établis « hors comptabilité » par les services techniques qui les communiquaient en finale aux services de ventes pour établir les prix, ce qui en ralentissait le traitement et alourdissait fortement le coût de leur gestion.

 

D’autre part, avec mon épouse qui en assurait le suivi régulier, nous avons tenu plusieurs comptabilités dans des domaines aussi diversifiés que la finance, l’immobilier et l’import-export et surtout nous avons eu la chance d’être à l’origine et à la conception de leur organisation.

 

Cette antériorité et cette expérience, ainsi que signalé par ailleurs, iront des systèmes les plus archaïques comme la comptabilité manuelle dans les livres brochés et paraphés jusqu’aux systèmes informatisés très poussés actuels, en passant par la comptabilité à décalque manuelle puis mécanique avec compteurs, ensuite électronique alimentée par carte perforée pour en arriver à ce que nous connaissons aujourd’hui sur PC, (ordinateur personnel) avec production instantanée et présentation didactique pour profanes, de bilans, déclarations TVA et fiscales, rappels des créanciers, ainsi que situations diverses de tous genres.

 

{10} Nous connaissons maintenant l’avènement d’outils merveilleux éliminant les tâches fastidieuses et aléatoires de l’intervention humaine : l’introduction des données se réduit de plus en plus, depuis la trouvaille des codes barres remplaçant les cartes perforées, eux-même bientôt détrônés par les micro-puces qui seront introduites dans à peu près tous les supports aussi petits soient-ils pour les identifier d’une manière infaillible.

 

Ces puces émettrices de signaux, s’identifiant à distance, supprimeront les erreurs humaines de comptage, ce cauchemar des inventaires, tout en permettant également d’automatiser dans le commerce de détail les opérations aux caisses en simplifiant leur identification, les chariots ou paniers étant valorisés globalement lors du passage dans un contrôleur électronique qui captera en une fois toutes les données autorisant ainsi l’établissement d’un décompte clair absolument exact.

 

Ayant vécu en praticien toutes les étapes qui ont amené la technique comptable aux performances actuelles, j’ai pensé utile de rédiger en fin de ce chapitre un « vade mecum » à l’usage des profanes, axé sur l’évolution de la technique ce qui permettra de mieux en saisir tout le mécanisme..

 

En partant de l’historique de cette discipline, je me suis efforcé de rédiger un aperçu clair d’un procédé qui en fin de compte est fort simple, basé sur une trouvaille géniale dont l’origine se perd « dans la nuit des temps » et dont la logique rejoint celle de la dualité des éléments qui s’opposent en se vérifiant, à la base de toutes les constructions intellectuelles fondamentales. On trouvera ce travail au chapitre 26 c.

 

C’est le Yin et le Yang des Coréens qui s’imbriquent l’un dans l’autre pour en faire un tout, comme figuré en symbole dans leur drapeau, repris aussi dans le logo de la firme Apple (Macintosh).

 

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