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29/06/2010

Ch. 26 b -Hommage reconnaissant à mon entourage professionnel

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver des passages ou de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS, à droite, que j'ai créée dans le site (e-monsite) permettant de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 26 c - Hommage reconnaissant à mon entourage professionnel.

 

{11} En 1959, mon épouse, assistante-dentiste de formation, s’est reconvertie en comptable pour mieux adapter ses horaires professionnels à la conduite d’un gros ménage et d’une grande famille en m’assistant dans notre première affaire dégotée par annonce. C’était celle d’un grossiste en produits chimiques de haute technicité pour laboratoires ou industrie fine. Nous avons arrêté après quelques années pour mieux accueillir nos filles.

 

Ainsi que déjà relaté par ailleurs, un collègue de Labofina, en insistant beaucoup, me débaucha pour m’occuper d’une société dans laquelle il avait investi des fonds où il se méfiait de l’inexpérience ou de la candeur de ses deux partenaires : l’un, crédule, avait été trompé précédemment par son comptable, entraînant la déconfiture de la société et l’autre jeune sportif (perchiste), licencié en culture physique n’avait aucune connaissance ni expérience des affaires. De là l’insistance de ce collègue de Labofina pour m’y embarquer…

 

J’ai accepté à la condition de localiser le bureau comptable de cette affaire à mon domicile pour permettre à mon épouse qui en assurerait le suivi journalier de concilier plus facilement cette tâche avec ses activités ménagères et familiales.

 

Nous l’avons vue naître cette société et prospérer grâce à l’incroyable sens commercial du jeune perchiste, Jacques Van Steenwinkel, qui la poussera aux plus hauts sommets, tout en développant par la suite d’autres activités dans les domaines financiers et immobiliers.

 

Son partenaire actif, malchanceux, fut frappé quelques années après d’un infarctus cardiaque. Il venait de nous quitter après une réunion de travail et s’écroula, foudroyé, au volant de sa voiture avant même d’avoir pu démarrer.

 

Le plus étonnant, c’est que nous, les deux autres patrons et moi, qui venions de le quitter, pressés (il était tard), avions récupéré nos véhicules à quelques mètres de là, sans nous douter du drame qui venait de se produire.

 

Le jeune patron sportif, alerté par l’épouse du malheureux qu’elle ne voyait pas revenir, passa une bonne partie de la nuit à remuer ciel et terre pour le retrouver en le recherchant dans toutes les cliniques de Bruxelles.

 

Finalement, envisageant le pire, il interrogea les morgues et localisa notre pauvre ami : les services médicaux d’urgence, ayant constaté son décès, l’avaient directement transporté dans cet endroit sinistre et on ne sait pour quelles raisons n’avaient pas encore averti les proches.

 

A la suite de ce décès, mon collègue de Labofina préféra se retirer d’une affaire restée entre les mains d’un patron si jeune et inexpérimenté qui parvint à rémunérer honnêtement sa part de même que celle de l’héritière du défunt.

 

C’est ainsi que le jeune Jacques comme l’appelait son partenaire, devint le maître absolu de l’affaire et talentueusement la fit prospérer et grandir.

 

C’est un vendeur surprenant. Ainsi, voici l’histoire que notre ami décédé m’a un jour rapportée révélatrice de cette faculté et d’un culot peu commun, mais surtout de cette « aura » de sympathie qui émane de son personnage.

 

Ils étaient tous les deux « sur un très gros marché » comme on dit dans les affaires, qu’ils n’arrivaient pas à décrocher, tellement le « big boss » ne se laissait pas approcher, harcelé par les nombreux « représentants de commerce ».

 

Pas plus que les autres et malgré son talent, notre Jacques n’avait réussi à obtenir le moindre rendez-vous. De guerre lasse, une fois de plus refoulé par un cordon de secrétaires vigilantes, il saisit, pendue à une patère, une blouse d’employé dont il se revêtit.

 

Empoignant ensuite quelques fardes qui traînaient sur une table, il réussit à franchir tous les cerbères juponnés pas du tout surpris de voir passer un employé tellement préoccupé de devoir affronter le « croque-mitaine » qu’il en avait le nez plongé dans ses dossiers.

 

Sans frapper, il entra brusquement dans l’antre de «l’ogre » qui en resta bouche bée.

 

Est-ce son audace, sa jeunesse, son naturel sympathique ou encore un talent qu’il avait de désarmer ses interlocuteurs, toujours est-il qu’il put entamer des négociations qui aboutirent finalement à des prémices de conclusion de marchés très importants !

 

Une autre audace commerciale ou coup de flair de cet « homme d’affaires » brillant, fut de convaincre des pêcheurs de la côte belge enrichis par la vente de leurs terrains en zone balnéaire, habitués pourtant aux grands espaces du large, à passer leurs vieux jours dans un appartement qu’il leur vendra dans un complexe qu’il faisait construire sur la place principale d’Ostende.

 

Nos relations professionnelles devinrent rapidement amicales et nous avons eu l’occasion de passer de nombreux bons moments ensemble.

 

Après nos réunions de travail, Jacques nous invitait au restaurant ou chez lui pour d’agréables agapes avec ses proches ce qui nous permit d’apprécier leur compagnie.

 

Son épouse est une personne de qualité, d’un physique fort agréable, très accueillante et enjouée qui a toujours fait montre d’une grande force de caractère, surtout lorsqu’elle se dévoua à la rééducation de son fils qui avait subi un traumatisme cérébral grave à la suite d’un accident de la route.

 

Patiemment avec une détermination rare et une patience obstinée, elle parvint à guider son enfant pas à pas et lui faire retrouver l’entièreté de ses moyens, car il est bien connu que, dans ce genre d’accident, la reconstruction cérébrale dépend autant de celui qui l’entreprend que de l’entourage qui le soutient.

 

Maintenant ce fils que nous connaissons depuis l’enfance, seconde brillamment son père dans les affaires et est lui-même papa.

 

J’aimerais aussi évoquer la mémoire de la mère de Jacques avec laquelle nous avons eu des rapports amicaux lorsqu’il nous recevait en famille chez lui. C’était une personne d’un grand courage qu’elle a d’ailleurs manifesté en faisant preuve d’un rare sang-froid et de détermination lors d’un incendie qui ravagea sa maison dans laquelle elle se trouvait.

 

Il y en a aussi un que je ne voudrais pas oublier, c’est Marc, un beau-fils de notre patron, qui visite la clientèle Benelux de la société. Nos relations ont toujours été empreintes d’une grande estime mutuelle. J’apprécie beaucoup les coups de téléphone amicaux qu’il lui arrive de m’adresser depuis que nous avons cédé l’affaire comptable de Polytec à un ami de notre fils Benoit, qui a fait son stage chez nous .

 

Mais surtout, il m’est impossible de ne pas évoquer un personnage « haut en couleur »  : Françoise Labio qui fut engagée comme secrétaire mais devint très vite administratrice et pion majeur de la société. Nos relations devinrent amicales, favorisées par des rapports professionnels forcément très étroits : c’était elle qui nous transmettait les données à comptabiliser.

 

En dehors du travail, nous avons aussi partagé avec elle de bons moments autour d’une table en échanges culturels que lui permettait une culture très étendue. Elle adopta un petit Sénégalais très éveillé, ce qui ne fit qu’étendre nos affinités.

 

Le souvenir de tout ce qui précède et de leurs acteurs ne peut que me rendre nostalgique d’une époque qui a débuté en juin 1974 et s’est terminée en avril 1999, c’est-à-dire près de vingt-cinq ans, pendant laquelle j’ai vu naître et se développer une affaire brillante et prospère.

 

{12} Puisque je fais le tour des individualités que j’ai eu l’avantage de fréquenter, dévoués et compétents collaborateurs qui m’ont secondé à Fina Research et dans les sociétés du groupe dont j’avais la responsabilité administrative, je me dois d’en évoquer quelques-uns, toujours présents dans mes souvenirs tellement ils y tiennent une place importante.

 

François Reus, dont j’ai déjà parlé (Ch. 16), qui fut toujours à mes côtés avec une fidélité et un dévouement inouïs. Impressionnant, il menait de main de maître les services de maintenance indispensables à toute entité industrielle.

 

De même Liliane Golard que j’ai engagée à mes débuts, toute jeunette (17 ans), petite dactylo, qui deviendra par la suite la responsable du service du personnel assurant les relations financières et sociales avec les employés et ouvriers que notre société employait dans les différentes entités localisées dans nos bâtiments.

 

Gérarda Van den Eynde qui secondait Liliane Golard. Personne très jolie et dynamique ; ce fut une collaboratrice efficace et talentueuse qui arrêta sa carrière pour se consacrer à sa famille.

 

Micheline Mineur la remplaça. Très dévouée et fidèle assistante de Liliane Golard, elle nous quitta pour s’occuper avec son mari d’une librairie dans le centre de la ville.

 

Simon Debrux dont je me souviens avec émotion tellement son dévouement de plus de trente ans à la société et à ma personne fut d’une constance remarquable. Il avait en charge la gestion du département Photo-Imprimerie qui fut d’abord créé pour les publications de notre centre de recherches, pour s’étendre ensuite aux travaux du groupe. Il nous arrive parfois encore de nous téléphoner pour évoquer de bons moments ensemble.

 

Nicole Van der Stichelen fut la comptable que j’avais engagée pour me seconder dans la gestion administrative de la société Plycolfina qui avait son usine en Flandre, son siège social et son administration chez nous. J’ai évoqué plus avant les rapports amicaux que j’entretenais avec son administrateur, Léon Wolters, frère de notre président de l’époque, qui avait son bureau près du mien et avec lequel j’eus de passionnantes discutions culturelles.

 

Quant à Nicole, elle était surnommée « Miss Plycol » tellement son entregent, sa hardiesse et son dynamisme en faisaient un pilier indispensable à sa société.

 

Après l’arrêt des activités de cette entreprise qui fut revendue, cette employée dévouée fut reprise par une autre société du groupe où elle se fit remarquer par ses qualités professionnelles et une sagacité lui faisant découvrir, entre autres, des arriérés précieux ensevelis dans les arcanes d’un passé nébuleux..

 

Gabriel Benzaquen, Claude Brasseur et Claude Van Dijck qui se sont succédé furent des comptables talentueux et dévoués qui assuraient la gestion comptable de Labofina devenu ensuite Fina Research.

 

Leur dévouement à la société et à ma personne en fit toujours des collaborateurs remarquables. Quelle force d’avoir eu la chance d’être entouré, pendant toute une carrière, d’assistants pareils.

 

Il y en eut certes  beaucoup d’autres et parmi ceux-ci, j’aimerais mentionner avec émotion d’autres collaborateurs directs avec lesquelles j’eus parfois des relations professionnelles tendues. C’étaient des cadres du groupe qu’il avait fallu « replacer » pour diverses raisons dont la principale était la cessation de l’activité des sociétés qui les employaient.

 

Il me fallut alors déployer tout ce que les avatars de ma vie avaient construit dans mon subconscient pour faire face à des situations délicates avec patience, diplomatie et détermination. Ces collaborateurs au passé glorieux, certains plus âgés que moi, déchus par malchance, me plaçaient souvent dans des situations de désaccords que je ne pouvais trancher qu’avec l’autorité de ma fonction ce qui créait entre nous un climat de tension, voire d’inimitié désagréable.

 

Si ces lignes tombent sous les yeux de certains, qu’ils veuillent bien me pardonner des décisions qui n’étaient pas toujours fondées ou des prises de position dans des conflits en faveur de leur adversaire qui à leurs yeux n’étaient pas justes, mais où ma bonne foi n’était pas en cause, teintée souvent de raisons opportunes dictées par les circonstances.

 

En fin de carrière, il en fut un que j’aimerais mettre en exergue, tellement j’ai apprécié sa camaraderie : Hector Godard, le directeur comptable et financier d’une très grosse filiale de notre groupe qui avait été revendue.

 

Il m’assistait dans les tâches difficiles de gestion des entités annexes du groupe que nous abritions et dont on nous avait confié l’administration.

 

J’ai toujours admiré son honnêteté mais redouté son intransigeance. Je crois qu’il m’appréciait tout en n’étant intérieurement pas d’accord avec des positions opportunistes que je prenais.

 

Il avait commencé sa carrière au Congo et me révélait avec indignation sa réprobation envers l’attitude dépravée et scandaleuse de certains de ses collègues.

 

Cette rigueur et cette droiture intransigeante nous amenèrent un jour devant le grand patron du Petrofina d’alors, Adolphe Demeure de Lespaul. Ce fut une aventure épique que je me dois de raconter.

 

Parmi les nombreuses tâches que j’avais confiées à mon ami Hector, figurait la gérance du département « Photos-Imprimerie » du groupe dirigé par Simon Debrux dont j’ai évoqué le dévouement par ailleurs. Sa division imprimerie était conduite par un technicien que nous avions recruté, fils lui-même d’un petit imprimeur flamand de province.

 

Les deux hommes ne s’entendaient pas du tout. Le fils de l’indépendant nous reprochait des contraintes administratives qu’il estimait inutiles. Pire encore, il se disait persécuté par la rigueur des positions autoritaires de mon adjoint que je soutenais cependant.

 

Souffrant d’une telle situation, il adressa à notre tout grand patron, le président de Petrofina, une lettre attendrissante rédigée dans le français approximatif d’un néerlandophone, en dénonçant ce qu’il estimait être du « harcèlement moral » comme on dit maintenant.

 

C’est ainsi que nous nous retrouvâmes, persécuteurs bien penauds, convoqués avec notre supérieur hiérarchique, un vice-président de Petrofina, Pierre de Tillesse, pour paraître devant notre « juge suprême », le Président de Petrofina, s’érigeant en défenseur de « l’opprimé ».

 

Recréons la scène : un immense bureau de « Grand Patron » dans lequel nous avançons tous les trois à pas feutrés sur la moquette épaisse et avec grande componction. J’eus le lourd honneur de prendre place en face du Président, le Vice-Président se trouvant à droite et mon brave Hector de l’autre côté.

 

D’abord très sévère et impérieux, le personnage qui est devant moi, me fait part de la lettre qu’il vient de recevoir et nous écrase sous des reproches d’abus de pouvoir qu’il ne peut tolérer dans ses sociétés.

 

Je me défends avec désespoir, les deux autres sont muets. Le « Big Boss » est sévère et mes dénégations obstinées le mettent en colère.

 

A bout d’arguments, je sors le dernier avec l’accent de la sincérité la plus profonde, mais qui pourtant était d’une naïveté ridicule bien que désarmante.

 

- Monsieur Demeure (Dans mon désarroi, je n’avais pas dit Monsieur le Président) avons-nous des têtes de tortionnaire ? Hector avait vraiment l’air d’un « Bon Papa » très penaud, quant à moi j’avais dit ça avec la candeur suprême du petit gentil.

 

Je vis le Président, perplexe, la colère tombant. Ses yeux s’adoucirent. Il nous regarda longuement, les yeux allant de l’un à l’autre, dans un silence total, mais qui était révélateur d'un renversement de situation.  Je réalisai alors que la partie était gagnée et qu’un gros poids qui m’écrasait la poitrine venait de s’envoler.

 

- Monsieur Mailleux, m’a dit le grand patron, arrangez tout ça avec toute la diplomatie et l’habileté dont je vous pense capable.

 

C’était gagné et ce fut un des meilleurs moments de ma carrière. Quant à l’imprimeur malgré tous les efforts que je fis pour polir les angles en m’entretenant souvent avec lui, je sentais qu’il restait persuadé d’être la victime d’une hiérarchie injuste.

 

Il y en eut d’autres, ainsi Jean Pauwels que Petrofina m’avait envoyé, lui aussi pour m’assister. C’était un parfait bilingue, provenant de la bonne bourgeoisie anversoise, ceux que les flamands extrémistes surnomment « fransquillons ». Son français châtié et sans accent était meilleur que le nôtre.

 

Nos rapports restèrent aussi tendus qu’ils le furent précédemment quand il était chef comptable de l’usine d’Oelegem en Flandre qui abritait le hall de fabrication des produits adhésifs, cher, on s’en souvient à mon ami Léon Wolters et que je croisais le fer avec lui. Comptable méticuleux, il n’appréciait pas du tout les écarts d’orthodoxie dans lesquels je voulais l’entraîner.

 

Il s’entendit à merveille avec un autre transfuge que Petrofina m’avait imposé, Gaston De Beys, chef comptable de Petrogaz, notre société de distribution et de stockage de gaz de pétrole, qui avait dû interrompre ses activités pendant deux ans pour raisons médicales.

 

Lui aussi n’acceptait qu’avec réticence la sortie des sentiers battus que je me permettais pour faire fonctionner des programmes nouveaux que j’avais imaginés pour notamment établir les prix de revient.

 

{13} J’aimerais, pour terminer ce tour d’horizon de ma vie de comptable et de responsable administratif de sociétés, aborder l’aspect très délicat et fort controversé des relations obligées avec les autorités fiscales.

 

Il est de tradition « populaire » de prétendre que les comptables sont des « conseillers en fraude fiscale », ce qui est totalement faux, la déontologie de leur métier les exposant au retrait de leur licence en cas de faute ou complicité dans ce domaine.

 

Quand j’ai débuté ma carrière à Petrofina, je me souviens d’une note adressée à tous les responsables des sociétés du groupe, rappelant qu’il était absolument interdit de procéder à des opérations non appuyées par des documents légaux rédigés en bonne et légale forme, tellement à cette époque on se glorifiait de « frauder le fisc ».

 

Nous venions de sortir de guerre et il fallut du temps pour abandonner l’habitude de « rouler » l’autorité en place en oubliant que l’acte avait perdu son caractère légitime d’opposition à l’ennemi envahisseur. Dans la population, l’amalgame eut la vie dure et il en demeure malgré tout des traces.

 

Cette « déviance » subsista longtemps, à tel point d’ailleurs que notre maison-mère Petrofina adressa une note, dans les années soixante, aux responsables des filiales pour leur rappeler ou signaler qu’il fallait appliquer scrupuleusement toutes les lois, faute de quoi ceux-ci seraient poursuivis par leur société devant les tribunaux pour fraude et faute professionnelle.

 

Tout cela pour souligner l’importance de la fonction et les lourdes responsabilités assumées par ces praticiens. D’autre part, leur attribuant un rôle de conseiller en toutes matières administratives, on trouvera naturel d’exiger d’eux des connaissances dans une quantité de domaines qui ne sont pas de leur compétence.

 

Voir au chapitre suivant un « vade-mecum de vulgarisation » qui peut permettre à tout profane de comprendre la comptabilité, mais surtout d’en saisir le mécanisme en partant de l’historique d’une technique très simple basée sur la balance des  avoirs appelés  « Actif » et des dettes, appelées « Passif ».

 

 

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