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01/06/2010

Ch. 25 a - A la recherche de l'origine des croyances

&

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère en début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le premier poste de la liste des DOSSIERS (à droite)que j'ai créé dans le site (e-monsite ) qui permet de consulter des sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)

Cliquer sur le dossier recherché, dans la liste des dossiers, pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 25 a - Richesse et pouvoir du milieu.

 

A ce stade de mon cheminement dans ce livre, je me sens forcé de livrer à celui qui me suit toujours le détail de l’aventure intellectuelle de recherche que j’ai entreprise en tentant, à la lumière des connaissances actuelles, de trouver la source de nos croyances et leur logique dans un débat qui se veut rationnel.

 

Pour bien se situer, rappelons d’abord la synthèse des définitions philosophiques de la conscience que nous nous sommes permis d’établir en commençant le chapitre précédent :

 

La conscience est la connaissance intuitive ou réflexive que nous avons de nous-même et de l’environnement extérieur qui nous permet de juger de notre existence et d’affirmer notre individualité.

 

Cette définition en appelle une autre, morale celle-là, que les dictionnaires ne manquent pas de souligner :

 

- sentiment par lequel l’être humain juge de la  moralité  de ses actions. (Hachette).

- Faculté qui pousse à porter un jugement de valeur sur ses propres actes. ( Larousse).

- Témoignage ou jugement secret de l’âme, qui donne l’approbation aux actions bonnes et qui fait reproche des mauvaises ; ou, autrement, mode d’émotion de l’ensemble des instincts bienveillants et désintéressés, ensemble qui porte aussi le nom de sens moral. (Littré).

- Connaissance intuitive par l’être humain de ce qui est bien et mal, et qui le pousse à porter des jugements de valeur morale sur ses propres actes ; personnalité humaine sur le plan de cette connaissance morale (Robert)

 

Les dictionnaires évoquent le « sens moral » et « la morale » qu’il serait bon aussi de bien définir ou cerner.

 

Pour Hachette, le « sens moral » sera la faculté de discerner le bien du mal en conformité avec les règles de la conduite sociale ou avec ce qui est tenu pour bon ou édifiant, quant à « la morale » ce sera l’ensemble des principes de jugement de conduite qui s’imposent à la conscience individuelle ou collective comme fondé sur les impératifs du bien ; de même que cet ensemble érigé en doctrine.

 

Quant à Littré, « la morale » est l’ensemble des règles qui doivent diriger l’activité libre de l’homme : d’une part démontrer que l’homme a des devoirs, des obligations et d’autre part les répandre.

 

Enfin pour Robert, le « sens moral » c’est la vie conforme aux préceptes de « la morale », qui est l’ensemble des règles de conduites considérées comme valables de façon absolue.

 

Notre civilisation occidentale est pénétrée de « la morale » chrétienne. Que nous le voulions ou non, notre monde moderne porte ses jugements de valeur en fonction de l’idéologie chrétienne basée sur l’altruisme actif qui devient un devoir.

 

Cependant, ce devoir des occidentaux les conduira à créer les missions chrétiennes d’évangélisation avec, dans le passé, les effets pervers des persécutions religieuses, de l’inquisition et de l’oppression dictatoriale des potentats qui se prétendaient les défenseurs de doctrines qui assuraient par ailleurs leur hégémonie.

 

En dehors de la liberté et de l’égalité, la fraternité ou la solidarité que les chrétiens appellent l’amour des autres, est un des grands principes inscrits en lettres de feu dans la charte des droits de l’homme, fruit de la révolution française de 1789 et davantage précisé et confirmé dans la déclaration universelle des Droits de l’Homme, approuvée par l’assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, ainsi que dans la Convention européenne des Droits de l’Homme du 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953.

 

Léon XIII par son encyclique « Rerum novarum », publiée en 1891, proclama le droit des travailleurs, en recommandant aux états d’édicter des lois les protégeant, à contre-courant d’un libéralisme économique en vogue à l’époque qui prônait la « libre entreprise ».

 

Ce pape « social » s’efforçait ainsi de couper l’herbe sous le pied du socialisme-communisme de l’époque qui trouvait sa clientèle électorale dans des milieux déshérités de plus en plus exploités par les profiteurs du capitalisme industriel.


Ce pape « éclairé » affirmait cependant que la propriété privée restait un fondement et un droit naturel de l’homme. Il s’élevait contre « la misère imméritée des travailleurs » et affirmait le droit de l’Eglise et de l’Etat à intervenir pour imposer la justice sociale.

 

{3} Le monde protestant, réformateur de l’église catholique romaine, divisé en ses multiples interprétations du message évangélique, fut évidemment incapable d’intervenir avec l’autorité d’une seule voix dans ce combat politico-social qui caractérisa le siècle dernier.

 

A ce stade-ci de mon étude, je me suis penché longuement sur ces courants religieux qui ont bouleversé douloureusement et fondamentalement depuis près de cinq cents ans l’histoire du monde occidental.

 

{4} L’impérialisme religieux marqua ces époques d’une l’empreinte cruelle d’intolérance et de persécution, provoquant des migrations massives de population vers des cieux plus accueillants. (L’édit de Nantes provoqua l’exode sous Louis XIV de plus de deux cent mille protestants).

 

{5} Le monde musulman quant à lui, en perte de vitesse par rapport à ces courants, restera marqué par un archaïsme qu’entretinrent leurs « puissants » des différentes époques.

 

Pour autant qu’on accepte le fait historique, Mahomet s’érigea en prophète du Dieu unique proclamé dans le Coran comme l’Unique annoncé par Abraham, Moïse et Jésus et promut l’expansionnisme musulman qui se répandit dans le bassin méditerranéen et une partie de l’Asie.

 

Ces religions plongèrent leurs racines dans le riche terreau biblique du judaïsme et s’inspirèrent de sa morale humaniste (au sens philosophique).

 

Ces trois croyances ont en commun un même messager : l’ange (ou l’archange) Gabriel (de l’hébreu : homme de Dieu). C’est lui qui explique aux juifs le sens des visions de Daniel (Livre de Daniel ch. 8.16) ; aux chrétiens, il annonce la mission de Jean-Baptiste à Zacharie (évangile de Luc ch.1.11) la naissance de Jésus à Marie (ibidem ch.1.26), et aux bergers (ibidem ch. 2.8) quant aux musulmans, c’est lui qui transmettra à Mahomet la parole de Dieu (Allah), dans la caverne d’Hira, sur le mont Hour (Le Coran II 97-98).

 

{6} Les autres philosophies ou pratiques religieuses du reste du monde (Hindouisme, Bouddhisme, Shintoïsme, Confucianisme…) prônent en général l’altruisme passif dans lequel le sentiment de solidarité s’arrête au respect et à la considération de l’autre, cette action étant essentielle à l’élévation personnelle.

 

Aucun prosélytisme pour eux. Il n’est donc pas question « d’aller enseigner les nations en les baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit » comme l’enseignent saint Paul et les Evangélistes, ni d’aller aux extrêmes comme l’extermination des infidèles que certains croyants musulmans dont le terroriste Ben Laden pensent trouver dans les sourates du Coran.

 

Qu’on le veuille ou non, les valeurs chrétiennes sont la base des principes que le monde de demain se prépare à ériger en charte fondamentale de sa moralité essentielle.

 

{7} Ces valeurs sont d’ailleurs les branches d’un arbre qui se sont nourries de la sève de la bible comme l’a également fait Mahomet et ceux qui ont écrit le Coran au septième siècle.

 

Il ne faut pas oublier qu’à l’origine, le coran fut écrit pour donner aux orientaux du bassin méditerranéen une réponse à leur besoin de divinité que ne leur apportaient pas les juifs et les chrétiens qu’ils fréquentaient.

 

Les juifs étaient renfermés sur eux-mêmes et trop exclusifs pour attirer les bédouins des déserts du Moyen-Orient et les chrétiens étaient trop enfoncés dans leurs débats théologiques « byzantins » sur la trinité pour offrir une réponse valable aux tribus nomades des déserts d’Arabie.

 

Il est intéressant de situer historiquement l’époque qui suscita Mahomet et le Coran par le rappel de quelques dates historiques qui se trouvent aux alentours des événements supposés selon la tradition islamique de la naissance (570) et de la mort du prophète (632).

 

Les Mérovingiens s’étaient partagé la Gaule : l’Austrasie (l’est de la France, la Belgique et les régions rhénanes), la Burgonde (la Bourgogne et l’Orléanais au centre de la France) et la Neustrie (nord-ouest de la France sans la Bretagne). Dagobert 1er (descendant de Clovis, juste avant l’époque des « rois fainéants » et des « maires du palais ») régna sur la Neustrie de 628 à 639 et entretint de bonnes relations avec Byzance et l’orient.

 

Les empereurs de Byzance (ex empire romain d’Orient) furent Maurice (582-602), Phocas (602-610), et Héraclius (610-641). Celui-ci combattit Kosroès II, roi des Perses qui, à l’apogée de sa puissance, avait pris Antioche en 610 et Jérusalem en 614 (Héraclius ramènera la Sainte Croix en la portant sur ses épaules jusqu’à l’église du Saint Sépulcre de Jérusalem). Les papes de ces époques étaient Boniface V (619-625) et Honorius I (615-638), ce dernier s’efforcera d’apaiser les tensions existantes dans les écoles théologiques byzantines (recherche d’un compromis entre orthodoxes et monophysites qui rejettent la nature humaine du Christ)

 

Comme Jésus et les apôtres tombèrent à point nommé dans le contexte décadent d’un empire romain usé, insatisfait de son polythéisme peu rassurant, Mahomet se pointa lui aussi au bon moment - à une époque d’un long déclin de la pensée occidentale - en plein désert dans la halte caravanière de La Mecque, lieu de rencontres des tribus bédouines depuis l’antiquité et lieu de pèlerinage polythéiste, où se développait lentement un courant monothéiste que rapportaient les caravaniers qui s’y arrêtaient et qui était vraisemblablement alimenté par les voyageurs juifs et chrétiens qui passaient et même s’installaient dans ces lieux de prière.

 

La tradition musulmane rapporte que Mahomet, orphelin de naissance, fut recueilli et élevé par un oncle qui en fit un berger puis un caravanier jusqu’à ce qu’il entrât au service de Khadîdja, une veuve riche, quinze ans plus âgée que lui, organisatrice de caravanes marchandes qu’il épousera (il avait 25 ans) et dont il aura sept enfants : trois fils, morts en bas âge et quatre filles dont la plus jeune, Fatima, assurera la descendance reconnue du prophète en épousant Ali, un cousin de celui-ci.

 

Au temps où il était l’employé de sa future épouse, Mahomet avait mission de voyager pour elle dans différentes régions de l’Arabie. C’est dans ce creuset de pensée véhiculée par le nomadisme qu’il prit conscience de la vérité d’un Dieu unique, créateur de toutes choses, omnipotent et omniscient : il se retira dans la grotte Hira du mont Hour pour y réfléchir et méditer.

 

Dans cette retraite, il eut d’abord des songes qui devinrent bien vite des visions dans lesquelles l’archange Gabriel lui apparaissait et lui révélait la « parole de Dieu » avec mission de la transmettre aux hommes.

 

Ces révélations très altruistes et égalitaires ne plurent pas aux riches de sa région qui ne tenaient pas à perdre des privilèges leur assurant confort et fortune, aussi Mahomet fut-il persécuté, ce qui le força à se réfugier en 622 (qui deviendra l’an un de l’hégire ou l’ère musulmane) avec ses disciples à Yatrib, rebaptisée plus tard Médine (la ville du prophète).

 

Pendant les dix années qui précédèrent l’hégire, fut transmise oralement à Mahomet la parole d’Allah qui ne fut que très partiellement écrite.

 

Prophétique et « incréée » (non créée par les hommes), aux dires des successeurs du « messager », elle fut une fois pour toutes « gravée dans le bronze » et imposée par Uthman (644 à 656), troisième calife (titre des dirigeants spirituels et temporels de l’Islam à partir de 632) qui chargea des sages d’écrire les cent quatorze chapitres (sourates) du Coran en les subdivisant en versets (ayats), « s’inspirant librement » de la tradition orale et écrite véhiculée alors, tout en s’empressant d’en faire détruire toutes traces précédentes afin d’éviter les contestations.

 

Suivant les études les plus sérieuses, les écrits du Coran actuel suivraient toujours mot pour mot et lettre ces « copies » d’Uthman, nommée « al-rasm al-uthmani » et il en existerait encore une copie à Istanbul et une autre à Tachkent.

 

Quant aux traces historiques des faits, suivant Universalis (Maxime Rodinsin), il apparaît que les biographies les plus anciennes du prophète dateraient du début du IX siècle, soit deux siècles après les événements et proviendraient de diverses sources écrites ou orales dont nous n’avons aucune garantie en ce qui concerne la fidélité de leur transmission.

 

En me référant aux commentaires du texte rédigé par Denise Masson dans sa traduction du Coran, édition 1980, j’apprends que vraisemblablement Mahomet ne savait pas écrire et qu’il se contentait de répéter les paroles entendues, les premiers croyants les recueillant de sa bouche et les mémorisant ou les notant avec une sorte de « steno », aide-mémoire personnel, qu’ils étaient les seuls à pouvoir déchiffrer et qui fut longtemps en usage par les récitants pour se rappeler leur contenu.

 

D’autre part, Denise Masson, définit trois étapes préparant sa rédaction définitive : 1. La récitation de mémoire 2. La fixation par écrit des textes, sur des matériaux de fortune (omoplate de chameaux, cuir etc.) 3. La réunion en un recueil des éléments épars au temps du calife Uthman.

 

Aucune certitude absolue quant à l’origine et aux auteurs de ces écrits dans ces conditions, comme pour la Bible (du moins dans sa plus importante partie) et les évangiles qui furent écrits 40 à 70 ans après les faits, ce qui est contesté par la plupart des historiens qui situent la transcription « améliorée » de la plupart des textes du nouveau testament beaucoup plus tard, au quatrième siècle.

 

Il est intéressant de souligner l’influence du « Livre » sur l’Islam en signalant que les prophètes repris dans le Coran proviennent en majorité de l'Ancien et du Nouveau Testament : Adam, Hénoch, Noé, Abraham, Loth, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Job, Moïse, Aaron, Ézéchiel, David, Salomon, Élie, Élisée, Jonas (Ancien Testament) Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus (Nouveau Testament), Hûd, Sâlith, Jethro et Mahomet (Coran).

 

{8} D’autre part, il est significatif de relever la place importante qu’occupent Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus et Marie, principaux acteurs des évangiles dans le texte coranique qui en parle abondamment et avec précisions de détail à la sourate III : Zacharie est le père de Jean-Baptiste qui baptisa Jésus au Jourdain, son épouse s’appelait Élisabeth, une cousine de Marie, mère de Jésus. Il avait 90 ans et son épouse était stérile, mais l’ange Gabriel lui annonça qu’ils auraient un enfant auquel ils devraient donner le nom de Jean, inconnu en ce temps là. Le coran raconte qu’il s’occupait de Marie et, lors de ses visites, la trouvait avec une grande quantité de nourriture envoyée par le Très-Haut - Le Coran parle aussi du père de Marie, Imran, (Joachim dans l’évangile de Jacques non reconnu par l’Église) et de Anne, la mère de Marie, alors que les quatre évangiles n’en parleront jamais. Pour le coran, ce seront des anges qui annonceront à Marie qu’elle serait la mère de Jésus, sans spécifier l’ange Gabriel.

 

En ce qui concerne l’Église catholique, il semblerait que ce serait Eusèbe de Césarée (265 à 340), évêque de Césarée, panégyriste de l’empereur romain Constantin, converti au christianisme qui, aidé de copistes, l’aurait fondée en écrivant la première « histoire de l’Eglise » et aurait même « inventé » la liste des premiers évêques de Rome, considérés par la suite comme premiers papes.

 

Peut-on admettre, dès lors, que les faits se soient passés et que les auteurs des quatre évangiles, des épîtres et des actes des apôtres aient bien existé et qu’ils aient bien été écrits, les témoignages rapportés et retrouvés étant très postérieurs aux faits ?

 

Des centaines de pages que j’ai consultées, allant de la TOB (traduction œcuménique de la Bible) aux diverses études sur Flavius Joseph (seul historien juif de l’époque), aux travaux historiques sur les évangiles, les apôtres, leurs épîtres, le christianisme, Marie et l’assomption, le célibat religieux, le Saint-esprit, et certaines encycliques, j’ai retiré le sentiment de me trouver devant un écheveau dont je ne retrouverais jamais le fil conducteur.

 

En dehors de Flavius Josèphe, seul  « historien juif »  partisan partial  du pouvoir romain qui a peut-être évoqué Jésus dans quelques phrases de son énorme apologie du judaïsme en vingt livres (son texte aurait été « complété », en commettant l’erreur qu’un juif n’aurait jamais faite, d’utiliser l’appellation de « Messie », puisqu'ils l'attendent toujours, on ne trouve pas de traces historiques valables des faits, à part quelques textes douteux vraisemblablement « ajoutés ».

 

{10} Parallèlement, je me suis penché sur Qumram, les esséniens et les travaux sur les écrits de la mer morte. Il m’en est resté finalement le sentiment que l’origine historique du christianisme était fort incertaine.

 

Début 1947, un jeune bédouin a découvert dans une grotte des pentes rocheuses de Qumram, sur la rive ouest de la mer morte, dans des jarres, des manuscrits sur des rouleaux de cuir, qui se sont révélés par la suite, être une des découvertes historiques les plus sensationnelles de notre époque.

 

Par la suite, l’exploration d’une dizaine d’autres grottes permit de mettre au jour d’autres documents ou fragments que vraisemblablement des Esséniens (secte juive du deuxième siècle avant J.-C. au premier de notre ère) avaient vraisemblablement sauvés des persécutions romaines dont ils étaient les victimes. Une douzaine de ces rouleaux étaient à peu près complets et notamment celui d’Isaïe, dans la grotte 1 qui mesure 7,34 m de long. °source : Enc. Universalis – Qumran – R.Van Eigem°

 

{11} On peut cependant en bonne logique en déduire que le christianisme pourrait y avoir trouvé ses origines littéraires, ses rédacteurs qui avaient certes connaissance de cette « bibliothèque » essénienne, l’auraient abondamment consultée, puis utilisée jusqu’à y ranger leurs propres écrits. Cette hypothèse renforcerait la version d’une origine essénienne au catholicisme ou, en tout cas, d’une connivence avec les auteurs chrétiens.

 

Suscité par mes interrogations, le sentiment d’une origine mythique à nos croyances commençait tout doucement à s’installer en mon subconscient.

 

Aussi je me suis plongé pendant des semaines sur toute la documentation que me fournissait en abondance mon « encyclopédia universalis » qui, à défaut de me satisfaire, me renvoyait à la « toile » et à sa profusion infernale et ambiguë d’informations sérieuses ou farfelues sur les croyances, religions, mythes, légendes ou autres études dans le domaine.

 

Je me suis ainsi constitué une documentation de près d’un millier de pages, amassées dans les mémoires de mon portable ou dans un dossier tellement engorgé qu’il s’affale maintenant dans le rayon où je l’ai rangé.

 

A la suite de cette «aventure intellectuelle », je vais me permettre de livrer à mon toujours si patient et sans doute compatissant lecteur, la synthèse que mes pauvres méninges se sont efforcées de construire tout en lui demandant de pardonner son orientation sans doute tendancieuse, mais loyale devant des évidences. (Voir sous-chapitre suivant).

 

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