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18/05/2010

Ch. 24 a - La conscience de l'homo sapiens

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Cliquer sur le repère au début de « Dossiers » (colonne de droite) pour obtenir l’appel que j’ai lancé antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Cette « impudeur » des sentiments lui ont été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental et historique qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 10 à 20 pages, deux fois par semaine.

 

Des repères entre petites accolades {} ont été créés et placés au début de certains paragraphes. Ils permettent de retrouver certains passages et de se référer à un « aperçu-résumé » avec table complète des matières et repères. (Voir le dernier poste de la liste des DOSSIERS (à droite) du site (e-monsite ) que j’ai créé permettant de consulter les sujets traités dans l'ouvrage ou ailleurs.)  Cliquer sur le dossier recherché pour l’obtenir immédiatement

 

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Ch. 24a - La conscience de l'homo sapiens


Avant toute chose, il est important de bien définir un concept qui caractérise l’homo sapiens, qui est né et s’est vraisemblablement développé avec l’intelligence et qui s’appelle : la conscience.

 

Dans le développement de ce préambule, je m’en tiendrai au sens premier étymologique et philosophique du terme donné par les dictionnaires, réservant pour la fin du chapitre certaines considérations sur son sens occidental religieux hérité de l’humanisme chrétien.

 

Selon Hachette, il s’agit de l’intuition plus ou moins claire qu’à l’esprit de lui-même, des objets qui s’offrent à lui ou de ses propres opérations.

 

Littré énoncera que c’est le sentiment de soi-même ou un mode de sensibilité générale qui nous permet de juger de notre existence : c’est ce que les métaphysiciens nomment la conscience du moi.

 

Pour Larousse, ce sera la connaissance intuitive ou réflexive immédiate que chacun a de son existence et de celle du monde extérieur.

 

Et le Grand Robert énoncera en priorité que c’est la faculté qu’à l’homme de connaître sa propre réalité et de la juger.

 

Dans une synthèse claire de ces quatre définitions, je formulerai que la conscience est la connaissance intuitive ou réflexive immédiate que nous avons de nous-même et de l’environnement extérieur qui nous permet de juger de notre existence et d’affirmer notre individualité.

 

Je pense donc je suis disait Descartes, manifestant ainsi de manière lapidaire la perception intelligente de son « ego » - « To be or not to be » dit Hamlet, en contemplant un crâne.

 

Affirmer son identité, découvrir sa personnalité sont des manifestations intelligentes que nous mettrons quelque temps à percevoir et prétendre. Le petit enfant parlera de lui à la troisième personne comme d’un autre.

 

Le « moi » deviendra obsessionnel et exclusif quand l’entourage des autres et le familial en particulier, lui aura fait découvrir les avantages de l’égocentrisme.

 

Cette identification, qui sera d’abord physique, en appelle une autre qui est l’apanage de l’homme performant du vingt et unième siècle, à savoir : l’affirmation de sa pensée, siège du raisonnement et de l’imagination soutenus par la mémoire.

 

{2} Si je me suis permis ce long préambule, c’est qu’à ce stade de mon propos, je tiens à bien mettre en place tous les tenants et aboutissants d’un événement que je veux analyser en profondeur et qui a perturbé ma personnalité en bouleversant ma mémoire qui perdra la notion du passé récent et celle de son individualité.

 

La « pensée acquise » est le résultat d’un brassage d’idées, de sentiments exprimés, de concepts reçus et de toutes sortes de manifestations qu’elle a enregistrées, qu’elles soient intérieures ou extérieures. Elle s’est construite à partir « d’acquis personnels » mis en place en fonction du milieu éducatif qui lui est propre.

 

Cette délicate pyramide qui fait toute la grandeur de notre personnalité fut ébranlée et mise à mal par un événement malheureux que la destinée me réservait et qui fut marqué par la plus incroyable malchance qui ne peut que révolter celui qui en est victime.


Je laisse à mon compatissant lecteur qui va prendre connaissance des pages qui suivent, le soin d’en juger par lui-même.

 

Depuis quelques années, je participais aux « vingt kilomètres de Bruxelles », semi-marathon qui se déroule dans la ville chaque année, au début du mois de juin.

 

Cette année-là, en 1983, j’avais, par inadvertance, omis de m’inscrire dans les délais voulus. Je m’en consolais, car le printemps avait été particulièrement pluvieux et froid, ce qui avait retardé la mise en place de mon potager de la campagne.

 

Aussi je comptais profiter du retour brutal, fin mai, de conditions climatiques plus clémentes mais particulièrement chaudes pour combler ce retard.

 

J’avais fait part de cet oubli à notre « garçon de course » de Labofina qui s’était enquis de ma participation. Hasard, ce jour-là, par distraction (malheureuse pour moi), il dut retourner à l’hôtel de ville de Bruxelles qu’il venait de quitter pour récupérer un document oublié, ce qui lui fit croiser inopinément (nouveau coup d’un hasard malheureux) un responsable de l’organisation du semi-marathon qu’il n’avait plus vu depuis belle lurette et à qui il pense m’être agréable de demander un passe-droit « in extremis ».

 

A la suite d’un désistement de dernière minute, (nouveau croc-en-jambe du destin) son interlocuteur venait de récupérer ce qu’il fallait pour participer (dossard et instructions) qu’il refila, réticent, à notre dévoué coursier. Triomphant, celui-ci me l’amena, assez fier de l’importance de ses relations.

 

Je jouai la comédie de la reconnaissance tout en m’inquiétant cependant de cette pression supplémentaire sur mon calendrier gonflé.

 

La veille de l’épreuve, un samedi, je jugeai urgent de labourer les vingt ares de mon champ de « patates » et de mon potager qui se trouvaient toujours en repos hivernal. Ce fut particulièrement pénible, le terre argileuse détrempée freinait mon motoculteur que je devais aider en m’arc-boutant dessus.

 

Je me présentai le lendemain, près de deux heures à l’avance, pour être bien placé non loin de la ligne de départ, apparemment en bonne forme malgré tout et après avoir en guise de mise en jambes (sottise de ma part), couru les quelques kilomètres qui séparent mon domicile de la sortie du Cinquantenaire où se situait le lâcher des concurrents.

 

Bien placé, à quelques mètres du « starter », stoïque, je patientai en suant sous un soleil particulièrement ardent (nouvelle saloperie du destin) pendant près de deux heures, au milieu d’une foule impatiente de concurrents de plus en plus piaffants, qui s’étaient amassés comme moi en vue du départ.

 

Il fut enfin donné et je tins bien le coup pendant la première heure, assez fier d’une condition physique qui ne pouvait que m’enivrer. Euphorique, je courais souplement, détendu, provoquant même des plus jeunes que moi.

 

J’aurais dû prendre garde aux effets trompeurs de l’acide lactique qui se déverse dans la musculature pendant un effort prolongé pour estomper la douleur musculaire en la remplaçant par un bien-être ineffable et un sentiment de puissance incomparable.

 

Je les ressentais sans m’en méfier, tellement à cinquante-quatre ans, après un parcours médical aussi chaotique que fut le mien, j’étais glorieux de ma réussite sur tous les plans qu’ils soient familiaux, professionnels, culturels ou physiques.

 

C’était en quelque sorte mon apothéose à moi, il me semblait que cette foule qui nous applaudissait ne s’adressait qu’à moi et que je monterais seul sur le podium pour m’envelopper de sa ferveur…

 

Pourtant, dans la seconde partie du parcours, je commençai à ressentir une légère douleur épigastrique accompagnée d’une soudaine impression désagréable de grande lassitude. Je continuai cependant, persuadé que c’était passager et que je devais comme disent les sportifs, trouver mon second souffle.

 

Il ne vint jamais, bien au contraire ; plus j’avançais, plus m’écrasait un sentiment de profond épuisement. Pourquoi, ne me suis-je pas arrêté alors ? Orgueil, fatuité, foi en soi, besoin de se surpasser,… peut-être aussi état d’inconscience qui n’autorise plus certains réflexes de défense… comme celui d’abandonner… !

 

Toujours est-il que je continuai comme un automate. La douleur au creux de l’estomac me broyait.

 

Je ne courais plus, je marchais… pour finalement tituber,… et me haler, hagard, dans la dernière côte, celle qui monte interminablement en partant des étangs de Woluwé pour aboutir aux arcades du « Cinquantenaire », fin espérée du calvaire.

 

Les spectateurs, inconscients du drame que je commençais, m’encourageaient, me soutenaient, me poussaient, me tiraient…

 

J’étais ballotté, flottant tel un zombie, avec autour de moi d’autres lamentables victimes d’une soudaine canicule, qui gravissaient lentement, vidés, l’interminable côte.

 

Et puis, j’aperçus une ambulance, stationnant de l’autre côté du terre-plein qui borde la voie centrale et je m’arrêtai.

 

Poussée par le seul réflexe de bon sens de ce jour de misère, la raison m’imposa d’avoir recours à cet humiliant secours.

 

Je crus reconnaître Benoit, mon fils, dans cet homme jeune qui me soutint jusqu’aux ambulanciers. Il était calme, pas très concerné et ne disait rien : c’était sans doute un autre qui lui ressemblait ou … son fantôme…

 

L’ambulance mit beaucoup de temps pour aboutir finalement, non loin de là, dans un grand espace aménagé par la croix rouge, avec des tentes bien alignées dans lesquelles un personnel, débordé par un afflux imprévisible des victimes de ce brusque changement de température, s’affairait pour parer au plus pressé.

 

Pendant le trajet, on m’avait fait boire une épaisse saumure, écœurante et lourde qui avait présenté l’avantage, ô combien providentiel, de faire disparaître comme par enchantement la crampe d’estomac qui me tenaillait depuis plus d’une heure. N’ayant pratiquement pas bu pendant plusieurs heures, j’étais complètement déshydraté.

 

Aussi je commençai à reprendre mes esprits et à me dire que ce petit incident ne serait tout compte fait qu’anecdotique.

 

Soumis et patient, j’attendis comme les autres la suite des événements et ma libération prochaine pour retrouver mon épouse et mes enfants qui devaient s’affoler de ne pas me trouver à l’arrivée.

 

J’avais, dans l’ambulance et lors d’un interrogatoire sous la tente, confié à mes interlocuteurs mes déboires médicaux et antécédents cardiaques, si bien qu’on crut sage de faire vérifier ça en établissement hospitalier.

 

Pas trop convaincu, mais forcément contraint, je repris place dans la belle limousine ornée de croix rouges qu’on laisse passer avec respect quand elle fonce tous phares allumés et sirènes hurlantes au travers des carrefours.

 

Sa destination programmée selon le scénario normal des organisateurs était les cliniques universitaires  Saint Luc  qui s’étaient drillées et organisées en conséquence. Mais l’inattendue révolution des conditions atmosphériques avait causé la saturation de services pourtant prévus pour affronter les situations les plus catastrophiques.

 

C’est ainsi que, récolté parmi les derniers du massacre, je fus transféré à l’hôpital  Saint Pierre, l’autre institution universitaire de Bruxelles.

 

Ce changement de « saint » ne me réussira pas : l’autre bien qu’hiérarchiquement supérieur ou du moins son personnel n’étant visiblement pas à la hauteur ou moins bien préparé,… jugez-en vous-même et relevez au passage la malchance qui me poursuivait toujours….

 

Une fois débarqué de l’ambulance, le reste se passa très vite. A peine étais-je étalé sur un lit, la bouche ouverte pour expliquer mon affaire, qu’un personnel excité, composé de stagiaires et de remplaçants, visiblement débordés, à la limite de l’incompétence, se jeta sur moi, me mit à poil, me piqua pour me calmer car je me débattais comme un beau diable… et me transféra sur un lit de glace où je ne tardai pas à sombrer dans l’inconscience la plus totale.

 

Mais que leur avait-il pris à ces nigauds en pleine panique ! Toujours est-il que l’histoire invraisemblable qui m’arriva bouleversera ma vie et celle des miens.


Une erreur d’identité (énième malchance), due à Dieu sait quel inconscient, avait trompé les autres qui étaient convaincus qu’ils devaient stopper les risques d’accident cardiaque qui menaçait celui qui dans la chambre à côté, avait mon nom inscrit sur la fiche pendue au pied de son lit.

 

Quand mon épouse et mon fils Patrick, avertis et affolés, vinrent me voir, dans la soirée, ils se retrouvèrent devant un individu dans le plus simple appareil, usurpant inconsciemment mon identité, mais alors dans un piteux état. (Signalons au passage que lui est sorti indemne de l’aventure, comme il me le fut rapporté après)

 

« Mais ce n’est pas mon mari ! » s’écria ma pauvre femme, d’où affolement, branle-bas de combat, cris, portes qui claquent,… on court, on se gêne, on s’invective…pour finalement arriver, grâce à une subreptice et discrète mutation de fiches, à leur présenter votre serviteur dans la chambre à côté de celle de l’innocent usurpateur, porteur de sa véritable identité, inconscient, étendu sur un lit de glace.


Il a beaucoup de température, prétendait un carabin suffisant, à qui mon épouse tendait en vain un thermomètre qui assurait le contraire. Mieux, elle se fit éconduire avec ces mots : «C’est nous qui sommes médecins, nous savons ce que nous faisons…. » - persuadé, sans doute, que j’étais mon voisin mal en point. C’est ainsi que malheureusement je restai trop longtemps (peut-être toute la nuit) sur ce matelas réfrigérant.

 

On conviendra volontiers à la suite de cette longue relation de mes avatars, que la chance avait vraiment décidé de se foutre de moi. Cependant, elle me réservait l’apothéose :

 

Après cet intermède sur mon lit de glaçons, bien rafraîchi comme une honnête bouteille de mousseux, j’aurais, si j’étais fait comme tout le monde, dû normalement me retrouver en pleine forme et ragaillardi par cette brève parenthèse « arctique » cependant « ravigotante ».

 

Ce ne fut pas le cas : la « glaciation » si je peux me permettre cet emprunt au vocabulaire géologique, de mes tissus cérébraux en avait détruit quelques-uns dont j’ai dû apprendre par la suite à me passer des fonctions importantes qu’ils géraient.

 

La vue, d’abord : hémianopsie que ça s’appelle. Notre œil reçoit une image au travers du cristallin pour en capter les différentes composantes (ou points) au moyen de minuscules cellules nerveuses qui les traduisent en impulsions cérébrales de la même manière que travaille une caméra de télévision qui les enregistre par ses pixels.

 

Une particularité propre aux vertébrés supérieurs consiste à partager cette image en trois zones de réception : la centrale qui ne capte que celle très réduite de la vision centrale, c’est celle de l’horloger quand il travaille avec son monocle grossissant, ensuite les latérales, gauche et droite qui se chargent bien entendu des moitiés gauche et droite de notre champ visuel.

 

Ce qui caractérise l’hémianopsie ou la perte par accident cérébral de la perception d’une partie de l’image que l’œil « voit » parfaitement comme tout le monde, c’est l’absence de signaux reçus par le cerveau, suite à l’interruption microscopique qui s’est produite accidentellement dans la chaîne de neurones qui les transmet.


Atteinte d’hémianopsie droite, ma vision cérébrale se limite à la partie gauche de mon champ visuel. (Ne parlons pas de la vision centrale qui je le rappelle se charge d’une zone très réduite du centre de l’image perçue).

 

Cette infirmité est très dure à subir. Par entraînement les yeux doivent s’efforcer de capter l’image complète en deux temps, pour la reconstituer en imagination. Je n’y suis pas encore parvenu valablement.

 

La lecture de gauche à droite pour l’occidental que je suis est fatigante parce qu’il faut la découvrir rapidement au fur et à mesure de son parcours central (comme si on faisait glisser un cache au centre de l’image perçue au fur et à mesure de la lecture horizontale) avec l’inconvénient en bout de ligne de perdre le repère de la suivante, puisque au retour le cache occulte le texte tout entier, y compris la ligne précédente.

 

La seule façon d’en sortir consiste à suivre avec un doigt le texte lu et avec l’autre de garder le repère de la ligne suivante. On conviendra dès lors que la lecture devient lente, contraignante, fatigante et perd une bonne partie de son charme.

 

Heureusement qu’il me reste l’écriture par traitement de texte comme je l’ai signalé dans l’introduction. Dans l’acte manuscrit, il y a le problème des fins de lignes que j’aperçois trop tard quand le mot est commencé et qu’il va s’achever en dehors de la feuille qui devrait le recevoir. Cela m’arrive de le faire, quand le support sous la feuille n’offre pas un contraste suffisant avec la page écrite.

 

Dans le blog suivant, je raconterai le calvaire que fut pour moi, la lente remontée de réintégration physique et mentale de mon milieu familial et social et le dur combat pour y arriver avec un mental et un physique convalescent et une demi-vue.

 

 

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