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09/04/2010

Ch. 22 q - L'hindouisme (LES AMIS D'AILLEURS)

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Voir à ce sujet dans « notes récentes » les appels que j’ai lancés antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

 

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 25 pages, deux fois par semaine.

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les pages du texte

pour en avoir un « aperçu » peuvent utiliser le curseur

qui fera défiler les repères entre petites accolades  { }

situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

suivant les repères { } situés en début de chapitre.

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(Ceux qui désirent consulter la table complète des "repères" cliqueront sur "Table matières, dans notes récentes, sous le calendrier)

 

AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Ils ont été dictés par le souci d’apporter de l’espoir à ceux qui sont « un genou à terre » parce qu’écrasé par le malheur et même « les épaules au tapis » de la défaite et du désespoir, en leur communiquant l’enthousiasme de vivre et la valeur réconfortante de l’espoir. Il a permis à l’auteur de ces lignes de retrouver le bonheur chaque fois qu’il l’a perdu, malgré les avatars d’une vie particulièrement douloureuse et difficile. Les faits sont scrupuleusement exacts et les nombreux témoins ou acteurs cités qui en ont pris connaissance, peuvent en témoigner s’ils sont encore en vie. D’autre part, cette « impudeur » des sentiments lui ont cependant été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 

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Compte-rendu détaillé des réunions inter-cultures avec l’essentiel de l’histoire de ces pays mis à jour  :

 

22q - Hindouisme{18}

 

Brahmâ,

Créateur d’univers

D’étoiles et de vie,

D’ordre dans le chaos,

De vivants et d’âmes,

D’homme et de sages.

 

Brahma

Source des choses

Au cœur du cosmos

Comme un feu du ciel,

Qui surgit des ténèbres,

Éclatant de mondes.

 

Vérité dharmique,

Celle des hommes sages

Qui, de vie en vie,

Rejoignent Brahmâ

En son ciel de Dieu,

En sa plénitude suprême.

 

Rig-Véda révélé,

Saint livre védique

Écrit par les dieux,

Samhita des rites,

Upanishad de vérité

Au « soi » individuel.

 

°°°°

 

{18} Le 28 février 1986, Jacques Scheuer de le Compagnie de Jésus, professeur d’histoire des Religions, nous présenta l’hindouisme, en illustrant son exposé de diapositives de très belle qualité et très explicites.


Les remarques que j’avais exprimées in fine de la partie consacrée au Bouddhisme valent également pour l’hindouisme. Je m’efforcerai également pour être utile à mon lecteur de lui donner en quelques pages un condensé forcément succinct d’une religion-philosophie qui demanderait un développement long et savamment construit pour être bien cernée.

 

C’est en puisant dans Wikipédia que je me suis attelé à tirer la structure la plus ramassée de cet important courant de pensée indienne dont l’origine pourrait remonter selon certaines sources à 8.000 années avant notre ère.

 

Que le père Scheuer veuille bien m’excuser des écarts de son exposé que j’ai osé faire qui était tellement bien réalisé mais difficile à résumer sans l’appui de la documentation qu’il projetait sur l’écran et qu’il distribua largement dans la salle, enrichissant son propos de passages puisés dans de nombreux textes (Véda – Upanisads – Purana - Rigveda Samhitâ – Baghavad-gîta ).

 

Depuis cette séance, nous avons, mon épouse et moi, suivi attentivement les cours et conférences sur l’hindouisme que ce brillant spécialiste donnait dans le cadre de ses activités . J’ai donc consulté abondamment les notes que j’ai prises alors pour bien me pénétrer de ce courant de pensée tellement difficile à déchiffrer dans l’écheveau de ses multiples courants, en m'efforçant de bien les intégrer dans le texte.

 

L’Hindouisme (Sanâta Dharma) ou dharma éternel. est plus une façon de vivre et de penser qu’une religion organisée.

 

D'une manière générale, on peut dire que les hindous croient en la réincarnation.   L'âme revient sur terre après la mort dans un corps différent, autant de fois qu'il le faut, jusqu'à ce qu'il atteigne la libération de son cycle de naissance qui l'amène au bonheur suprême. L'amélioration de son potentiel d'existence dans ses nouvelles vies dépend des progrès réalisés lors de ses comportements antérieurs.

 

Il n’y a pas d’équivalent de l’expression « dharma éternel » dans notre langue. : on peut dire que ce qui supporte le monde et la société est « dharmique » soit cohérence, support … c’est aussi ce qui favorise, préserve ou recrée l’ordre du tout.

 

Après la colonisation britannique, le terme a été employé pour indiquer un ensemble flou de faits religieux et en 1966, la cour suprême de l’Inde a défini le cadre de la foi hindoue articulée de la manière suivante :

 

1. L’acceptation respectueuse des Veda ( à l’origine « çruti » soit l’écoute et le savoir transmis par les penseurs et philosophes hindous.

2. L’esprit de tolérance et de bonne volonté pour comprendre et apprécier le point de vue de l’adversaire (révélation : la vérité comporte plusieurs apparences)

3. L’acceptation des six systèmes de philosophie indoue d’un rythme du monde qui connaît des périodes de création, d’entretien et de destruction qui se succèdent sans fin (Yuga ou âges – il existe toute une métrique du temps : au départ de la mesure de l’intervalle normal entre deux clignements d’yeux (4 secondes) comme unité fondamentale, il y aurait quatre yugas (mahâyuga) correspondant au total à 4.320.000 années solaires ; ensuite un manvatara (71 mahâyugas) au total 306.720.000 années solaires ; viennent ensuite un Sandhi Kala de 1.728.000 années solaires puis un « kalpa » de 4.320.000.000 années solaires, deux « kalpa » (un jour et une nuit ) sont un jour de Brahmâ, son cycle de vie étant de cent années de 360 kalpas soit 311.040 milliards d’années (un Maha-Kalpa). Certains verront dans cette conception de la mesure du temps, une approche des concepts scientifiques du « Big bang » et du « Big crunch ».

4. L’acceptation par tous les systèmes de la philosophie hindoue de la croyance à la renaissance et à la pré-existence.

5. L’identification du fait que les moyens ou les manières d’accéder au salut sont multiples.

6. La réalisation de la vérité que, aussi grand que puisse être le nombre des divinités à adorer, on peut cependant être hindou et ne pas croire qu’il faille les adorer.

7. A la différence d’autres religions, ou croyances, la religion hindoue n’est pas liée à un ensemble défini de concepts philosophiques.

 

En dehors de cette définition officielle, admise par le plus grand nombre, il existe une foule d’autres interprétations des écriture religieuses anciennes, basée surtout sur le concept que la vraie nature de l’homme est divine, Dieu existant dans chaque être vivant. Toute cette philosophie viendrait des « Veda ou savoir » qui sont vraisemblablement les écritures religieuses les plus anciennes du monde.

 

Le « Védanta » reconnaît comme valide toutes les approches différentes de Dieu, ainsi que toutes démarches spirituelles en vue de la réalisation de soi, aussi reconnaît-elle les autres religions majeures.

 

Le concept de « Dieu » ou de « l’Être suprême » n’est pas facile à définir dans l’enseignement hindouiste : d’une part, on parle d’un Être absolu, indéfinissable, supérieur et de l’autre, d’une multitude de divinités le représentant ou le personnifiant avec tous les travers et les faiblesses des humains. L’Être suprême devient indéfinissable comme étant l’absolu composé de tous les êtres vivants.

 

A l’époque védique, le cosmos comportait trois régions différentes : (1) le ciel des dieux (Deva), (2) la terre des hommes et (3) le monde intermédiaire des esprits

 

Dans le « fatras » de concepts hindouistes qui proviennent de sources aussi fiables qu’intéressantes, il m’a semblé important de sortir quelques éléments qui m’ont paru représenter les grandes lignes de force de ce courant de pensée religieuse qui traverse une bonne partie du monde asiatique.

 

Ainsi, je crois utile de parler des avatars (avatâra) ou incarnation de la divinité suprême sur terre (Vishnu). (Le mot « avatar » habituellement employé dans la langue française comme malheur, mésaventure est différente de sa définition religieuse originale puisque celle-ci en fait le principe de la divinité suprême Vishnou (seconde des trois divinités : Brahmâ, Vishnou, Civa) qui est l’harmonie, le conservateur de l’Univers.

 

Chaque fois que le désordre cosmique apparaît dans le monde, la divinité se manifeste pour rétablir l’ordre en s’incarnant pour imposer « les avatars » ou manifestations figurées à valeur symbolique qui s’opposent à ce déséquilibre.

 

Selon la tradition la plus généralisée, ils seraient au nombre de dix (dashavatârâs = dix avatars) ; cependant suivant certains textes, on en dénombrera 12 dans le Matsya Purâna, 22 dans la Garuda Purâna et 39 dans l’Ahirbudhnya Amhita.

 

Suivant Universalis (Anne-Marie Esnoul), la version de dix « avatâras » la plus répandue est constituée des suivants :

 

1.- Matsya, le poisson, se rattache au thème du déluge. L'identité du poisson et de Visnu n'est pas attestée dans les Brahmana, mais seulement dans l'Épopée.

2.- Ku, la tortue, ramène du fond de l'océan les bijoux perdus lors du déluge ; l'attribution à Visnu de cette légende apparaît dans le Ramayana. Matsya comme Kurma sont représentés avec une tête humaine et un corps d'animal.

3.- Varaha, le sanglier, plonge lui aussi au profond des eaux pour en retirer la terre que le poids des démons y faisait enfoncer. On le représente souvent sous la forme d'un géant à tête de sanglier, portant sur le bras la petite déesse Terre qu'il vient de sauver.

4.- Narasimha, l'homme-lion, jailli d'un pilier, au crépuscule, a le bas du corps d'un homme, la tête et l'avant-corps d'un lion ; ainsi abat-il un démon à qui le dieu Brahma avait promis qu'il ne serait tué ni de jour ni de nuit, par aucun être vivant, dieu, homme ou animal.

5.- Vamana, le nain, fait transition entre les incarnations animales et la série des héros divinisés des avatara 6 à 9. Sous cet aspect, abuse le démon Bali, qui lui accorde en toute propriété l'espace qu'il peut couvrir en trois pas. Alors le dieu se change en géant qui de trois enjambées parcourt le ciel, la terre et le monde souterrain&nb sp;; dans ce dernier, il précipite Bali. Ce mythe est en rapport avec ceux qui concernent la course du soleil.

6.- Parasurama, « Rama à la hache », apparaît pour la destruction non plus d'un démon, mais de la caste des guerriers (ksatriya), en révolte contre les brahmanes. Mais, comme l'équilibre entre les deux pouvoirs - le laïc et le religieux - est nécessaire au maintien de l'ordre (dharma), par la suite, la classe exterminée renaîtra d'enfants engendrés par les brahmanes aux veuves des guerriers.

7.- Rama, le héros du Ramayana, appartient à la race solaire qui règne à Adyodhya (Oudh). Il doit exterminer le démon Ravana, roi usurpateur de Ceylan. Dans les parties les plus anciennes du Ramayana, Rama est seulement un demi-dieu, son identification à Visnu se fait plus tard.

8.- Krsna apparaît dans la Bhagavad-Gita, épisode du Mahabharata, comme le Seigneur suprême, Bhagavant : dans d'autres parties de l'Épopée, son rôle traditionnel de tueur de démons est illustré par sa lutte avec le mauvais roi Kamsa.

9.- L'Inde brahmanique a toujours eu tendance à accueillir favorablement les saints personnages d'origines les plus diverses. C'est ainsi que beaucoup de listes citent le Buddha comme neuvième avatara. La raison donnée à cette descente du dieu est particulière : on dit qu'elle a lieu « pour tromper les méchants par de fausses doctrines ».

10.- Le dernier avatara appartient à l'avenir : c'est Kalkin, le cavalier ou l'homme à tête de cheval, qui doit venir à la fin de cette période cosmique.

 

Krisna, le huitième avatar, est une incarnation de Vishnou et aurait rédigé le Rig-Veda. Il serait le seul à être considéré comme un avatar complet de Vishnou en tant que principe ultime, les autres ne seraient que des incarnations partielles ou des manifestations de certains aspect du divin.

 

Il aurait vécu avant Bouddha, sa mère serait la déesse Devaki. Prince pour certains, dieu pour d’autres, son nom signifie noir bleuâtre à cause du teint de sa peau.

 

Contrairement à Bouddha, ce n’est pas un non-violent, il s’opposait aux brahmanes éventuellement par la force.

 

Suivant des sources fiables, il y a lieu de faire une distinction de fond entre la philosophie indienne et la religion indienne : des courants différents les animent, les éloignant de leurs concepts de base.

 

Cette philosophie religieuse est très différente de celle qui provient des « religions du Livre » (Judaïsme, christianisme et islamisme) puisque le rapport de l’homme au monde est défini pour ces croyances-là par la soumission à un Dieu unique qui transmet son message dogmatique à ses créatures par l’intermédiaire de « prophètes-messagers ».  (Moïse et Mahomet) et de fils de Dieu (Jésus).

 

Les philosophies indiennes sont différentes parce qu’elles ne transmettent pas aux hommes la révélation de dogmes ou d’écritures (de textes) auxquels ceux-ci doivent se soumettre.

 

Ces impératifs de « foi » et de « révélation » sont remplacés par une vision de l’homme victime de son ignorance, mais qui peut se défaire de sa condition subalterne pour atteindre le divin même dans le monde de son existence.

 

Au lieu de l’acceptation de « vérités révélées », il est important pour les hindous de s’affranchir de l’ignorance, de l’illusion (la mâya) par une réflexion sur le monde qui passe soit par la réalisation de soi, soit par l’amour du divin : deux voies qui ne sont d’ailleurs pas incompatibles.

 

Ces philosophies offrent ainsi une vision d’un homme libre, bien plus que ne le sera la créature des « religions du Livre », celle d’un homme victime d’une ignorance dont il peut, au bout du compte, se défaire. Cette vision grandit parfois l’homme au point d’en faire, non pas une créature subalterne, création du divin, mais au contraire une véritable partie de celui-ci qui s’étant libéré de l’ignorance, rejoint le divin dans ce monde même.

 

Ces absences de dogmatisme et de concept de révélation prophétique au profit de la recherche d’une vérité du monde explique la singulière négation de la notion d’hérésie et la grande tolérance religieuse dans le monde hindous, tout au moins jusqu’à l’influence musulmane qui y imposera son intransigeance sectaire.

 

Le paroxysme de cette philosophie est atteint par les sâdhu (homme de bien, saint homme) qui ont choisi une vie de renoncement et de sainteté ; Ces hommes existeraient depuis la préhistoire, s’apparentant aux chamans. Au cinquième siècle avant J.-C. le Bouddha les rejoignit un moment dans sa recherche de l’illumination.

 

Il est important de ne pas confondre Brahman (L’être suprême et la source de toute énergie) et Brahmâ (le créateur de notre univers particulier). Cette démarche profonde et subtile de différenciation, prônée par six écoles hindouistes reste le privilège d’une élite intellectuelle restreinte, le croyant populaire mélangeant facilement tous les courants qui le traversent.

 

Suivant certains auteurs, il faut faire une distinction entre les entités célestes (dévas) peut être mal traduits en français par dieux. Il serait préférable de leur accorder la qualité de « demi-dieux », divinités, esprits célestes voire « anges »  Ce sont ces « dévas » qui donnent à l’occident une image d’un hindouisme polythéiste.

 

Peut-on faire un parallèle entre la Trimurti (trinité hindoue : Brahmâ, Vishnou, et Shiva) et la trinité chrétienne ? Il semble que non, la trinité hindoue étant « l’unité » que chaque être vivant a la possibilité d’atteindre au cours de sa vie ou de ses réincarnations, alors que la trinité chrétienne est « un seul Dieu » en trois personnes ».

 

Pour terminer, il est sage d’attirer l’attention de chacun sur le danger résultant de la dérive des sectes qui foisonnent autour de ces diverses croyances introduites en occident dans un but mercantile ou d’embrigadement d’esprits fragiles. Voir à ce sujet le site de Wikipédia très à jour et complet sur les sectes ainsi que le rapport du 12 décembre 2006 de l’Assemblée Nationale Française sur les sectes et la protection de la santé mentale des mineurs.

 

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