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26/03/2010

Ch. 22 j/k - Cambodge et Pologne (LES AMIS D'AILLEURS)

 

 

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Voir à ce sujet dans « notes récentes » les appels que j’ai lancés antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

 

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Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 25 pages, deux fois par semaine.

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les pages du texte

pour en avoir un « aperçu » peuvent utiliser le curseur

qui fera défiler les repères entre petites accolades  { }

situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

suivant les repères { } situés en début de chapitre.

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(Ceux qui désirent consulter la table complète des "repères" cliqueront sur "Table matières, dans notes récentes, sous le calendrier)

 

 

AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Ils ont été dictés par le souci d’apporter de l’espoir à ceux qui sont « un genou à terre » parce qu’écrasé par le malheur et même « les épaules au tapis » de la défaite et du désespoir, en leur communiquant l’enthousiasme de vivre et la valeur réconfortante de l’espoir. Il a permis à l’auteur de ces lignes de retrouver le bonheur chaque fois qu’il l’a perdu, malgré les avatars d’une vie particulièrement douloureuse et difficile. Les faits sont scrupuleusement exacts et les nombreux témoins ou acteurs cités qui en ont pris connaissance, peuvent en témoigner s’ils sont encore en vie. D’autre part, cette « impudeur » des sentiments lui ont cependant été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 

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Compte-rendu détaillé des réunions inter-cultures avec l’essentiel de l’histoire de ces pays mis à jour  :

 

 

22j. – Le Cambodge {11}

 

Ankor Vat,

« Ville qui est temple »,

Refuge au pied des cieux,

Multiples bras des dieux

En forêt d’exubérance.

 

Le corps de tes déesses.

Le phallus de tes éphèbes

S’érigent en hommage

A ta trinité bouddhique.

 

Ankor Vat

Dans un ciel de laideur

Quand sévit Pol Pot

Et gémissent

Ceux qui meurent

 

Ankor Vat

Sihanouk usé.

Pol Pot, au sort

Du million de morts

Pol Pot, la haine

D’un peuple en peine.

 

Ankor Vat

Dernières voix du passé,

De tes soupirs angoissés

Tu couvriras la terre

Et rempliras les mers :

Tu hanteras tes temples,

De voix qui assemblent

Tes peuples torturés.

 

{11} La séance suivante, le 30 novembre 1984, nous marquera davantage encore : notre conférencière vietnamienne Ohan Trin nous avait mis en relation avec une voisine de rue, Yin Sovanna, Cambodgienne active comme elle dans l’action d’aide à ses compatriotes.

 

Yin Sovanna était accompagnée d’un représentant des réfugiés du Cambodge auprès du Benelux ; rappelons qu’à cette époque, le pays était tiraillé entre les idéologies capitalistes et communistes qui s’affrontaient sur son territoire.

 

Ce délégué du camp occidental nous procura deux très beaux films, l’un sur les richesses artistiques (dont le fameux site d’Ankor) et sur le patrimoine culturel du pays, l’autre fut présenté par Yin Sovanna et traitait du Cambodge d’aujourd’hui ainsi que du Bouddhisme.

 

Il est important de signaler qu’à l’époque de cette rencontre, en 1984, les belligérants de la région se trouvaient en pleine usure d’un conflit qui avait atrocement éprouvé une population pas du tout guerrière quoi qu’on en pense. Déjà, au début de l’année, le prince Sihanouk, monarque normalement en place, avait avancé l’idée d’une solution politique basée sur la constitution d’un gouvernement quadripartite (deux de chaque côté), afin de ramener tout le monde autour d’une table de réconciliation.

 

Pour bien comprendre l’ambiguïté politique de la situation, il est intéressant d’en faire le rétroacte suivant :

 

Pendant l’époque de la guerre 40-45, le prince Norodom Sihanouk, âgé de dix-huit ans, avait succédé en 1941 au roi Monivonk, alors que la France de Vichy autorisait le Japon à stationner des troupes au Cambodge leur facilitant ainsi leur conquête de la Birmanie et de la Malaisie.


L’armée japonaise s’empressa d’éliminer l’administration française favorisant ainsi l’indépendance du pays avec à sa tête un homme à eux, Son Ngoc Thanh. qui fut arrêté à la capitulation du Japon en septembre 1945 par le général français Leclerc lui-même.

 

Le roi Sihanouk s’efforça alors de renégocier l’indépendance du royaume avec les Français qui ne lui accorderont qu’un pouvoir interne dans une fédération indochinoise.

 

La France ne reconnut le Cambodge comme État indépendant que le 8 novembre 1949 dans le cadre toutefois de l’Union française, gardant ainsi un pouvoir considérable.

 

Les années qui suivirent furent particulièrement difficiles (1950-1954) et le roi Sihanouk éprouva les plus grandes difficultés à pacifier démocratiquement la région de plus en plus aux prises avec de nombreuses factions, le pays ne retrouvant une relative tranquillité qu’à la suite de la conférence de Genève de juillet 1954.

 

Les Français et le Vietminh évacueront le pays qui acquiert une indépendance totale le 31 décembre 1954.


Vint alors une période dangereuse pour Sihanouk tiraillé entre les deux blocs politiques (occident et communisme) qui tentaient de s’implanter, les USA s’efforçant de lui faire rallier le bloc anti-chinois.

 

Prudemment, Sihanouk qui avait habilement mis son père, Suramarit, à la tête de l’État en abdiquant en sa faveur, choisira la neutralité en septembre 1957, tout en jouant sur les deux tableaux en acceptant l’aide des Chinois et des Russes.

 

A la mort de son père, en avril 1960, poussé par la pression populaire, il prit la tête de l’État, alors qu’il n’avait cessé d’être aux prises avec toutes les factions rivales soutenues par l’extérieur (Thaïlandais, Sud-vietnamiens, Américains) ce qui le plaçait en position délicate pour régner.


De 1956 à 1969, le pays connut une relative prospérité avec le développement de son infrastructure économique aidé par de nombreux pays comme la France, la Chine, L’Union soviétique et la Tchécoslovaquie.


Pendant cette période cependant, divers événements marquèrent l’histoire de la région, dont l’intervention des USA, en mars 1965, contre le Nord Vietnam suite au développement de l’insurrection communiste au Sud Vietnam, mais surtout à la suite du célèbre discours du Général de Gaulle de Phnom Penn, le 1er septembre 1966, qui appuyait le prince.

 

S’ensuivit alors une période extrêmement troublée aux tractations et fortunes diverses où l’on vit les adversaires se retrouver dans des camps différents. Sihanouk ayant de plus en plus de difficulté à maintenir la neutralité n’aura d’autre choix que de se poser finalement en ennemi du communisme.

 

Le 18 mars 1970, Sihanouk sera renversé et condamné à mort par contumace par Lon Nol qui, surtout depuis 1966, jouera un rôle important dans la politique du pays, d’abord allié ensuite adversaire du prince.


Vint ensuite la période génocidaire de 1975 à 1978 qui fit plus d’un million de morts par malnutrition, épuisement et exécution sous la conduite du communiste Pol Pot que l’histoire rangera parmi les criminels de guerre, bien que en ce qui le concerne cette appellation soit contestée parce qu’elle ne représente pas l’extermination d’un groupe ethnique ou philosophique.

 

Il sera mis en déroute, début 1979, par un front communiste de salut national constitué par ses opposants appuyés par l’armée vietnamienne qui le condamnèrent à mort par contumace.

 

En 1989, la république populaire du Kampuchea instaurée lors de la chute de Pol Pot, deviendra l’État du Cambodge avec le retrait des troupes vietnamiennes et en 1991, sous les auspices de l’ONU, sera signé un traité international de paix avec le retour de Sihanouk (14 novembre 1991).


Après pas mal de difficultés en 1992 et 1993 avec intervention de l’ONU des élections libres auront lieu en mars 1993 et la monarchie sous le règne de Norodom Sihanouk, sera rétablie le 21 septembre 1993.


Les dix dernières années seront toujours aussi chaotiques avec de nombreux réveils de factions communistes polpotistes et luttes intestines, interventions de l’ONU assistée de la France et de nombreux pays.

 

En 2004, Norodom Sihanouk, âgé de 81 ans, abdiquera à la surprise de tous en faveur de son fils Sihamoni, chorégraphe qui a fréquenté des écoles de danse à Paris après avoir fait des études à l’académie des arts à Prague, représentant de son pays à l’UNESCO, peu connu des Cambodgiens, mais qui au dire des connaisseurs, pourrait faire le poids face au Premier ministre Hun Sen, ancien Khmer rouge en place depuis vingt ans.

 

L’économie du Cambodge est fragile : elle dépend de l’ aide internationale (un tiers du budget en 2001). Les Khmers rouges avaient tout détruit et désorganisé et malheureusement des trafiquants sévissent en grand nombre souvent soutenus par une armée en partie corrompue.

 

Depuis quelque temps, deux secteurs fonctionnent bien, apportant un viatique de devises : le tourisme et les chaînes de confection « prêt à porter » utilisant une main d’œuvre habile et bon marché.

 

On ne peut pas parler du Cambodge sans parler des temples d’Angkor. Cette région fut occupée dès le premier millénaire avant notre ère, toutefois les constructions ne dateraient que de la période s’étendant du septième au dixième siècle après J.C.


Les lieux du culte à Civa et ceux voués à Vishnou avoisineront, les adeptes de l’un considérant l’autre comme secondaire. Ces religions venues de l’Inde ont, comme dans la plupart des pays d’Extrême-Orient, intégré dans leurs rites les croyances indigènes, surtout en pratiquant le culte des ancêtres et en donnant une place prépondérante au roi dont la royauté serait accordée par le dieu Siva.


Le summum de l’architecture Khmère est l’ « Angkor vat » (La ville qui est un temple) avec, datant du douzième siècle, le sanctuaire cruciforme très vaste, 1500 sur 1200 mètres, impressionnant qui domine le site. Ce temple pyramidal en trois gradins, ceinturés de galeries avec quatre tours d’angle est abondamment sculpté de décorations d’une grande finesse, représentant des divinités féminines souriantes. On y accède par la célèbre chaussée bordée de naga-balustrades (naga = cobra polycéphales).

 

Vient ensuite l’ « Anghor Thom » (la grande ville), quadrilatère de trois kilomètres de côté avec murailles de huit mètres de haut et entourée d’une douve de cent mètres de large avec en son centre le « Bàyon », temple de 47 tours, garni de 177 visages souriants monumentaux.

 

Du seizième siècle date l’achèvement des bas-reliefs et le grand Buddha de Tep Pranam, alors que dans la moitié du treizième siècle, une réaction des adeptes de Civa favorise la retaille de la plupart des images créées au règne précédent pour les remplacer par des « linga » (membre viril symbolisé par une pierre dressée, signe du dieu Shiva)) ou des ascètes en prière.

 

Quant au bouddhisme que Yin Sovanna, notre conférencière, aborda avec beaucoup de talent, il nous fut révélé dans sa vision khmère, œcuménique avant l’âge, en ce sens qu’elle associait à la religion bouddhique les diverses croyances ancestrales dans les divinités à tel point qu’au douzième siècle, Jayavarman VII, roi bouddhiste créa la trinité bouddhique.

 

A Bouddha, il associa son père devenu « Lokecvara », le Bouddha compatissant, dieu de bonté pour tous, représenté souvent avec plusieurs bras. Quant à sa mère, elle devint « Prajnaparamita » la troisième personne de la trinité, mère spirituelle de tous les Bouddhas.



Actuellement le secteur touristique et le textile (présence de grandes chaînes de prêt à porter internationales) sont les principaux pourvoyeurs de devises du pays.


Cette intéressante soirée, se termina par un débat où les questions fusèrent de partout, acculant parfois le représentant cambodgien et Yin Sovanna à se cantonner dans la prudente réserve qu’imposait leur statut de réfugié politique. Nous terminerons la soirée en sirotant un thé et en grignotant des spécialités préparées et servies par nos hôtes.


°°°°°°°°°


22k – La Pologne {12}


Pologne de Dieu,

De Walesa et son pape

A genoux, bras en croix,

En prières désespérées

Pour sa foi piétinée.

 

Pologne de Dieu,

Terre de l’holocauste,

Livrée aux tyrans,

Aux voisins sans âme,

Tu implores ta Vierge noire

De chasser leur haine

De calmer ta peur

D’accueillir tes morts.


Pologne de Dieu,

Terre de souffrance

Aux champs de démence,

En des cieux de misère,

Pour des peuples amers.

 

Pologne de Dieu,

Éperdue de foi,

A la traîne du monde,

Quand trouveras-tu

L’apaisement et le bonheur ?

 

{12} Madame du Bois d’Aische, polonaise d’origine, assistait régulièrement à nos séances. Elle nous proposa de présenter son pays. Nous fûmes intéressés car nous allions présenter pour la première fois un pays européen et, qui plus est, nous donnait l’occasion de lever légèrement le « rideau de fer » à l’époque toujours existant.

 

Ainsi donc, le 25 janvier 1985, nous présentâmes ce pays, martyr de l’histoire comme tous ceux d’ailleurs que nous proposâmes précédemment, bousculés et torturés, eux aussi, par les régimes et les grandes puissances.

 

Notre projecteur se chargea d’ouvrir les fenêtres du grand écran sur des paysages et des lieux historiques uniques que nous présentèrent deux très beaux films : « Cartes postales » nous ravira les yeux à la vue des plus beaux coins de Pologne, reconstruits depuis la dernière guerre mondiale, scrupuleusement reconstitués à l’identique et « Les trésors de Jasna Gora », monastère élevé sur les hauteurs de la ville de Czestochowa, nous révélera, dans son écrin, les œuvres-témoins de 600 ans de ferveur religieuse chrétienne.

 

D’époque médiévale, l’image byzantine miraculeuse de la Vierge à l’Enfant fut apportée en 1382 par le duc Ladislas qui fit construire sur les hauteurs de Czestochowa une église et un monastère. L’église fut reconstruite en basilique de style baroque après l’incendie qui la détruisit en 1690.

 

L’icône fut souvent en danger, même volée, suite aux nombreux troubles, invasions et pillages qui ne cessèrent de la menacer. Le visage de la Madone porte encore les traces de deux coups de sabre donnés en 1430 pendant les guerres hussites (guerres contre Jan Hus, réformateur religieux tchèque, fondateur du protestantisme allemand, qui sera brûlé vif par ses opposants).

 

Cette icône pieuse est mondialement vénérée et considérée par les autorités religieuses comme miraculeuse, ainsi d’ailleurs que quelques célèbres reproductions parmi les quelque 350 qui sont un objet de culte dans le monde.

 

Cette vénération a donné lieu à un courant mondial de pèlerinage annuel fréquenté par 4 à 5 millions de personnes venant de 80 pays, dont plus de deux cent mille à pied. (les plus longs voyages faisan jusqu’à 600 kilomètres pour une durée de 20 jours)

 

La tradition locale voudrait que ce soit Saint Luc, l’évangéliste, qui aurait peint l’icône sur un morceau de table en bois de cyprès en provenance de la « Sainte Famille », Marie ayant posé pour le portrait.

 

Aux antipodes de ce mouvement de ferveur religieuse pour une divine madone et son enfant, entachant gravement la mémoire des hommes, on déplorera de trouver Auschwitz, le plus célèbre lieu d’extermination de « races humaines inférieures », situé en haute Silésie, près de la petite ville polonaise d’Osjewice.

 

Madame du Bois d’Aiche évitera, par délicatesse pour notre salle de s’étendre sur cette période criminelle de l’histoire. Cependant, par devoir de justice, je me permettrai de révéler dans leur sinistre réalité les faits et les chiffres qui noirciront à jamais la conscience de l’humanité.

 

Rappelons que le 1er septembre 1939, les Allemands envahiront la Pologne, atteignant Varsovie en 7 jours (première guerre éclair ou blietzkrieg). Ce fut la cause et le début de la deuxième guerre mondiale. Les Russes feront de même le 17 septembre et le pays sera partagé entre les deux puissances, un pacte de non-agression ayant été conclu avec Staline. Mais en En juin 1941, les allemands du troisième Reich déclarent la guerre à la Russie, mettant fin à deux années d’entente tacite entre les deux nations.

 

Ce fut le début d’un génocide gigantesque perpétré par les nazis (6 millions de Polonais, dont 3 millions de juifs).

 

Le premier camp d’extermination d’Auschwitz de 45 km², ouvert le 14 juin 1940, fut à l’origine destiné aux prisonniers politiques polonais qui servaient de main-d’œuvre gratuite à une usine de caoutchouc synthétique implantée sur place.

 

Par la suite, les « SS » à la tête du camp extermineront trois millions de Polonais, de juifs et même de prisonniers de guerre russes, par fusillade, chambre à gaz ou épuisement. C’est là aussi que se fournissait le professeur Hirt en sujets pour ses expériences sur les êtres humains vivants, dans son institut d’anatomie de Strasbourg.

 

Ce génocide juif (6 millions), vilenie de notre époque contemporaine, viendra alourdir la tache ignoble de l’antisémitisme qui enlaidit l’histoire de l’occident depuis le début de notre ère. Nous ne pourrons sans doute jamais effacer ce « crime énorme » de notre passé chrétien. Il a fallu attendre Jean-Paul II pour le reconnaître et implorer le pardon. Aussi restera-t-il pour nous, en piètre réparation, un vigilant devoir de mémoire à transmettre aux générations futures.


Les monstruosités d’Auschwitz font douter de l’humanité et de la civilisation occidentale : victimes nues en file devant des fosses énormes pour être abattues comme du bétail ou alignées au fond du trou et exécutées d’une balle dans la tête pour s’écrouler sur le cadavre des autres.

 

Pour épargner les bourreaux, eux-mêmes dépassés par l’horreur, leurs dirigeants imaginèrent les « chambres à gaz », sorte de salles de douche d’une centaine de personnes, où les malheureuses victimes étaient asphyxiées par des émanations mortelles d’acide cyanhydrique qui leur était envoyées dans des locaux hermétiquement clos ; ou encore, trouvaille sinistrement ingénieuse autant qu’économique : retourner les tuyaux d’échappement des camions dans l’espace où étaient confinés les condamnés, ainsi mortellement asphyxiés pendant le trajet vers les fours de crémation.

 

L’ancienne Pologne eut le triste privilège de réunir sur son territoire les six camps d’extermination du Reich : (entre parenthèses le nombre de milliers de morts)  Auschwitz (1.100/1.500), Chelmno (340),.Belzec (600), Sobibor (250), Treblinka (800), Stutthof (85)).

 

A ces camps de « nettoyage ethnique »,il faut ajouter tous les autres dit de concentration (entre parenthèses le nombre de milliers de morts)  : En Allemagne, Berchen-Belsen (70), Buchenwald (56), Dachau (30), Dora-Mittlau (20), Flossenburg (30), Neuengame (55), Ravensbrück (90), Sachsenhausen (100) ; en Belgique : Breendonck (0,391) ; en France :Natzweiler-Struthof (25), en Pologne : Gross-Rosen (40), Majdanek (230) ; en Autriche : Mauthausen (95) ; en République Tchèque : Tserensienstadt (35)

 

La Pologne est une république intégrée à l’Union européenne depuis le 1er mai 2004, dont le chef d’État est un président, élu au suffrage universel direct pour cinq ans. Il nomme le chef du gouvernement et dispose du droit de veto qui ne peut être levé que par la chambre basse (la Diète ou Sejm – 460 membres)) à la majorité des deux tiers, le sénat lui comporte 100 sièges. °tiré de Wikipédia°


Fondée au Xe siècle sur le territoire des Polanes, la Pologne devient au Moyen Âge une puissance incontournable en Europe centrale. Son premier souverain est Mieszko Ier, fondateur de la dynastie des Piast, qui règne sur la Pologne de 966 à 1370. La capitale est alors Gniezno, à l'Est de Poznań. °ibidem°


Poste avancé de l'Occident catholique romain face aux mondes orthodoxe (russe, biélorusse, ukrainien), païen (balte), et musulman (turco-mongol), elle est aussi confrontée au Drang nach Osten (poussée germanique vers l'est), qu'il vienne du Saint Empire ou des Chevaliers teutoniques. Située au carrefour de plusieurs mondes, et dépourvue de frontières naturelles, la Pologne est extrêmement exposée aux invasions. Celles-ci, particulièrement au XIIIe siècle, ruineront le pays (invasions de la Horde d'Or mongole de 1248 à 1275). °ibidem°

Casimir III le Grand, dernier roi de la dynastie des Piast unifie la Pologne. Elle atteindra son apogée aux XVe et XVIe siècles, sous la dynastie lituanienne des Jagellon, avec Ladislas II. °ibidem°


La Rzeczpospolita Obojga Narodów (res publica de deux nations) résultant de l'union du Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie (l'Union de Lublin - 1569), couvre alors un territoire qui « allait de la Baltique à la mer noire » et jusqu'aux portes de Moscou. La capitale était alors Cracovie, en Petite Pologne. Casimir IV réunit même pour une petite période les couronnes de Bohème (1471) et de Hongrie (1490) à celle de Pologne. °ibidem°


La Rzeczpospolita se dota par ailleurs d'un système politique inédit depuis la Rome Antique, l'Aristocratie. Le Roi y était en effet élu, et non héréditaire. Certes, cette "république" ne donnait le droit de vote qu'aux seuls nobles. Cela représentait toutefois presque 10 % de la population et plus encore autour de Varsovie, devenue capitale au XVIIe siècle. Les nobles obligèrent le roi à céder de ses prérogatives, notamment en ce qui concernait les impôts, l'armée et la justice. °ibidem°


Ainsi, le monarque polonais, à l'époque où les monarchies européennes (France, Espagne, Autriche, Prusse) "s'absolutisaient", était au contraire affaibli. °ibidem°


La tolérance religieuse était une autre caractéristique majeure de la Rzeczpospolita. Si la majeure partie des paysans était restée catholique, de nombreux nobles s'étaient convertis au protestantisme, luthérien mais surtout calviniste. °ibidem°

Par ailleurs, la Pologne avait donné abri (en particulier dans la ville de Leszno) aux "Frères tchèques" (Hussites) qui voulaient échapper à la re-catholicisation de la Bohême entreprise par les Habsbourg. Enfin, la Rzeczpospolita comptait une très importante population juive (5 à 10 % de la population totale), en particulier dans les villes et surtout dans la partie orientale du pays. °ibidem°


En 1570, l'Accord de Sandomierz prônait la coexistence pacifique des religions. Il fut renforcé en 1572 par la Confédération de Varsovie. La tolérance était si grande que la noblesse polonaise contraignit Henri de Valois (1572-1574, futur Henri III en France), pour être élu roi de Pologne, à accorder plus de libertés aux protestants français. Mais cette tolérance se réduisit progressivement au XVIIe siècle, en particulier après 1655, quand la Suède protestante envahit la Pologne et fut arrêtée à Częstochowa, devant le sanctuaire marial de Jasna Góra. °ibidem°


En 1683, Jean III Sobieski, arrête une offensive turque de grande ampleur sous les murs de Vienne. Malgré cet exploit, la Rzeczpospolita est peu à peu victime d'un long déclin, du fait de son système politique anarchique, et des nombreuses invasions (suédoises, russes, turques, prussiennes). À la fin du XVIIIe siècle, la Pologne perd son indépendance, partagée trois fois successivement entre ses voisins (1772, 1793 et 1795). La première division de la Pologne, en 1772, conduisit à un sursaut civique. Ce sursaut amena en 1791 à la proclamation d'une Constitution, nettement moins « révolutionnaire » que celle de la France, mais néanmoins perçue comme trop dangereuse pour ses voisins. °ibidem°


Tout au long du XIXe siècle, la Pologne se vit écartelée, partagée entre la Russie, la Prusse (puis l'Allemagne), et l'Autriche (puis l'Autriche-Hongrie). Elle ne recouvre son indépendance qu'en novembre 1918. °ibidem°


Comme la plupart des pays d'Europe du Centre-Est, à l'exception de la Tchécoslovaquie, les idéaux démocratiques des premiers temps ne durèrent pas. Le régime devint rapidement autoritaire, notamment sous l'influence de Józef Piłsudski. °ibidem°


L'invasion allemande du 1er septembre 1939 déclenche la Seconde Guerre mondiale. La Wehrmacht atteint Varsovie en 7 jours grâce à sa stratégie du « blitzkrieg » et à sa supériorité technologique (la capitulation de Varsovie : le 28 septembre 1939). À l'est, l'invasion soviétique du 17 septembre anéantit tout espoir de résistance. Le pays est à nouveau partagé, cette fois-ci entre l'Allemagne nazie et l'Union Soviétique. °ibidem°


À la fin du 2e conflit mondial, les Soviétiques conservent la partie orientale du pays, annexée en 1939, et la Pologne « glisse » vers l'ouest, en absorbant le sud de la Prusse Orientale, la Poméranie et la Silésie, allemandes depuis plusieurs siècles mais dont la population est chassée. Elle devient une république populaire inféodée à Moscou, et membre du Pacte de Varsovie. °ibidem°


Premier pays du Pacte à se libérer de l'emprise soviétique en 1989, et à former un gouvernement non communiste et non lié au bloc soviétique. La Pologne fait partie, depuis 1999, de l'OTAN. En 2003, les USA lui attribuent le commandement d'une zone d'occupation en Irak. °ibidem°


Madame du Bois d’Aische réalisa une présentation chaleureuse et raffinée de son pays en soulignant sa richesse culturelle et sa grandeur, martyre du passé, souffrant de l’injustice et de la cruauté de voisins qui ne cessèrent de l’opprimer et de la spolier.


Elle nous servit elle-même, un Bortsch ou Barszcz, sorte de bouillon de betteraves qui ont fermenté trois jours, relevé d’épices, oignons, cumin : breuvage absolument délicieux, servi bien chaud, ce qui était fort agréable en cette fin de janvier rigoureux.

°°°°°

 

Commentaires

Bonjour à tous,

Ce problème de ou des origine(s) de la vie est fort complexe et compliqué, presque inextricable.

Lisez en effet dans ce site

http://diassites.0pi.com

dans lequel on semble trouver un semblant de modèle mathématique des origines [MATHÉMATIQUES] de la vie, les chiffres en paraissent être les prémisses, c'est-à-dire que l'origine de la vie serait les chiffres, allusion faite aux migrations de matériel génétique dans le noyau pendant les divisions cellulaires (mitoses et meioses), aux algorithmes génétiques, aux imageries électroniques ultra-modernes et au malade virtuel.

Bien que je n'aie personnellement pas trouvé un rapport direct et évident avec LA VIE comme telle, l'article n'en reste pas moins intéressant et est “worth” être lu.

il pourrait d'une manière ou d'une ouvrir d'autres voies dans la recherche des origines de la vie.

Décidemment, Dieu garde encore dans Ses poches beaucoup de tours à nous révéler !
Il est infiniment et toujours plus Grand.

C'est marrant, n'est-ce pas ?

Amicalement, ;o)

Écrit par : Eligio | 27/03/2010

Il n’est pas étonnant qu’un modèle mathématique préside au mécanisme qui a mis en place ce phénomène étonnant qu’est la vie … modèle mathématique dans le sens qu’il est fondamentalement ordonné dans un ordre mathématique… Quant aux chiffres, il faut voir ce qu’on entend par là … Ils sont la représentation verbale ou écrite des nombres qui sont de deux dans le binaire et de dix dans le décimal … L’explosion pratiquement infinie de l’informatique dans sa miniaturisation basée sur rien ou quelque chose peut être le départ d’une démonstration qu’on pourrait appeler mathématique. Bien à vous et merci de votre intervention qui ouvre à ma réflexion certains horizons.

Écrit par : doulidelle | 01/04/2010

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