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16/03/2010

Ch. 22 d/e - Le Liban et le Maroc (LES AMIS D'AILLEURS)

&quo

Récit détaillé d’un long cheminement de recherche

d’une vérité sur la motivation d’exister

et la valeur de nos croyances

 

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Je tiens aussi à prolonger une « action de solidarité » envers les malchanceux de la terre en profitant de toutes les occasions qui se présentent pour entretenir l’appel de s’(impôt)ser une contribution régulière mensuelle (un ordre permanent de quelques euros en période de crise) en faveur des ONG (Offices Non Gouvernementaux) qui sont indispensables et ne peuvent rien faire sans nous (Contacter votre organisme financier). Voir à ce sujet dans « notes récentes » les appels que j’ai lancés antérieurement. « Il vaut mieux allumer une chandelle dans l’obscurité que maudire l’obscurité » disait Confucius, aussi appelons l’action « chandelle ». L'idéal serait de provoquer un effet "boule de neige" en francophonie en faisant circuler le message parmi les internautes

Afin de bien documenter cet appel, voici un lien important qui permet de mieux sensibiliser tout un chacun sur la nécessité d’une action utile de solidarité envers les malchanceux du monde et plus particulièrement ceux d’Haïti.

http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/00/17752...

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Propos d’un octogénaire provenant

d’un milieu foncièrement chrétien,

élevé dans cette foi et en ayant bénéficié

de tous les avantages, mais subi les contraintes,

et qui a consacré les dix années

qui viennent de s’écouler à

s’interroger sur les motivations d’exister

et la valeur des croyances.

 

__

Les 850 pages de l'ouvrage seront publiés par blog

d'environ 25 pages, deux fois par semaine.

Ceux qui voudraient « naviguer » dans les pages du texte

pour en avoir un « aperçu » peuvent utiliser le curseur

qui fera défiler les repères entre petites accolades  { }

situés au début de certains paragraphes

et ainsi trouver rapidement un passage

suivant les repères { } situés en début de chapitre.

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(Ceux qui désirent consulter la table complète des "repères" cliqueront sur "Table matières, dans notes récentes, sous le calendrier)

 

 

AVERTISSEMENT : Que le lecteur, soucieux de discrétion, ne s’étonne pas d’un déballage de sentiments et faits personnels aussi intimes et détaillés. Ils ont été dictés par le souci d’apporter de l’espoir à ceux qui sont « un genou à terre » parce qu’écrasé par le malheur et même « les épaules au tapis » de la défaite et du désespoir, en leur communiquant l’enthousiasme de vivre et la valeur réconfortante de l’espoir. Il a permis à l’auteur de ces lignes de retrouver le bonheur chaque fois qu’il l’a perdu, malgré les avatars d’une vie particulièrement douloureuse et difficile. Les faits sont scrupuleusement exacts et les nombreux témoins ou acteurs cités qui en ont pris connaissance, peuvent en témoigner s’ils sont encore en vie. D’autre part, cette « impudeur » des sentiments lui ont cependant été imposés par la nécessité de bien développer le contexte environnemental qui lui a permis de tirer les conclusions finales personnelles qu’il ne demande à personne de partager : il s’avoue agnostique par loyauté de pensée avec l’athéisme comme hypothèse de réflexion.

 

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Compte-rendu détaillé des réunions inter-cultures avec l’essentiel de l’histoire de ces pays mis à jour  :

 

22d. - Le Liban n> {5}

 

Liban des Phéniciens,

Navigateurs anciens,

Fondateurs de Carthage,

La patrie d'Hannibal.


Liban des cèdres antiques

Enfouissant leurs racines

Dans le sable des portiques

De luttes intestines.


Grand peuple voyageur

Qui proclame au prétoire

Les souvenirs vengeurs

De ses plaies d'histoire.


Dans le passé lointain,

Au creuset des humains,

Sommeillent toujours les traces

De l'éveil de nos races.


 

{5} Quand nous avons commencé nos rencontres, nous avions prévu de nous en tenir à cinq séances par an, en saison d'hiver, les derniers vendredis des mois d'octobre et de novembre, ainsi que de janvier, février et mars.

 

La saison prit donc fin avec la réunion de mars et ne recommença que le 28 octobre 1984,  avec notre ami libanais, Oussama, étudiant en médecine qui habitait avec ses frères juste en face de chez nous, au quatrième étage d'un complexe de huit appartements.

 

Garçon d'une grande maturité, due aux épreuves subies dans un pays exsangue et déchiré par les conflits entre Israël et ses voisins, il nous avait conquis ainsi que nos fils qui l'interpellaient par les fenêtres de nos deux immeubles se faisant face dans la rue.

 

Devenu vite un habitué de la maison, en avons-nous passé de moments agréables en conversations-confidences sur les grands problèmes et déchirements de cette région-clef, berceau de nos civilisations, abcès toujours virulent, inguérissable, de nos conflits philosophiques et religieux !


Nous interpellant, il expliquera pourquoi lui, chrétien maronite, s'était converti à l'Islam, alors que ses frères et ses parents restaient fidèles à la religion de leur milieu.  Il nous avait convaincus du bien-fondé de ses arguments, dans un contexte de lieu et de circonstances.  Idéaliste pur, il défendait ses convictions avec une chaleur enthousiasmante, attendrissante aussi.

 

Quel étonnant pays que ce Liban,  étroit territoire de la taille d'un grand département français ; mouvante destinée que celle de cette petite nation, lieu des origines de l'histoire du monde hébraïque, islamique et chrétien, que des courants politiques divergents ont bouleversé depuis 1975, et qui se trouve sous la menace permanente d'une dislocation proche de l'anéantissement.

 

Pauvre petit coin de terre que des voisinages agressifs et turbulents ont perturbé depuis toujours en l'occupant et l'asservissant, qui ne dut son salut qu'à l'étonnante faculté d'adaptation et de délocalisation qui a toujours caractérisé son peuple, contraint de subir et mourir ou s'éloigner pour revenir.

 

Avec sa foi de néophyte d'un Islam pur, notre ami Oussama aurait aimé faire comprendre à des chrétiens le bien-fondé d'un autre message aussi valable que le sien quand il est compris dans son sens fondamental.

 

Cependant, par délicatesse et respectueux de la sensibilité de son auditoire, il s'en abstiendra et se contentera de commenter les images merveilleuses d'un film primé à un festival du film du tourisme français.

 

Un autre film aussi surprenant, intitulé « Liban, terre des hommes », mettra en valeur toute la richesse culturelle d'une région de plateaux, montagnes et vallées que l'histoire a privilégiée,  véritable creuset d'échange culturel entre les grandes confessions monothéistes du monde.

 

Belle région au climat de côte d'azur dans beaucoup d'endroits avec culture de la vigne, de l'olivier, des bananiers et  des orangers mais aussi du blé et des pommiers dans la Beqaa (plaine de 120 km. de long sur 8 à 15 de large, entre 500 et 800 mètres d'altitude, très fertile mais très disputée par les belligérants depuis 1975.)

 

Ses riches voisins arabes, surtout à partir de 1968 jusqu'au conflit de 1975,  apprécieront la douceur et le pittoresque de ses plateaux montagneux en y venant nombreux, touristes avides de fraîcheur, contribuant ainsi à sa grande prospérité.

 

Rappelons aussi ce que nos livres d'histoire nous ont enseigné sur Baalbek, (Baal Beqaa = le seigneur de la Beqaa) ancienne Héliopolis, en bordure de la Beqaa dans laquelle vivaient les adorateurs de Baal et où Salomon aurait construit un temple

 

Le Liban est un des endroits du monde dont le voisinage multiculturel est des plus variés et des plus spectaculaires qui soit.  Avant 1975, il y avait 17 communautés religieuses : des maronites ( sous l'autorité du patriarche d'Antioche, rite d'influence latine, reconnaissant le pape ; ils sont environ 700.000 actuellement au Liban avec le syriaque comme langue liturgique) ; des grecs orthodoxes et catholiques ; des arméniens orthodoxes, catholiques et protestants ; des syriens orthodoxes ou jacobites, des syriens catholiques ou syriaques ; des chaldéens catholiques uniates (reconnaissant le pape, mais conservant leurs rites et organisation), orthodoxes ou nestoriens (de l'hérétique Nestorius) ; des latins, chrétiens arabes  rattachés à Rome ; des musulmans (surtout chiites, ensuite sunnites, druzes, alaouites, ismaéliens (Syrie) et enfin des israélites à Beyrouth.

 

En ce qui concerne les orthodoxes, rappelons qu'ils se sont séparés de Rome dès avant le schisme d'Orient de 1054.  Leur désaccord porte sur trois pointsl'infaillibilité du pape et son autorité, l'immaculée conception de la Vierge qui est considérée comme une innovation doctrinale inutile  et un désaccord « Byzantin » sur la trinité appelé le filioque (et du fils), l'Esprit saint procédant du Père et du Fils selon Rome et non du Père par le Fils selon les orthodoxes (sic).  Rappelons aussi qu'ils admettent le divorce des civils et le mariage des prêtres, s'il a eu lieu avant le diaconat (dernière étape avant la prêtrise).

 

Depuis 1975, le pays fut ravagé, déchiré par les nombreux conflits qui n'ont pas cessé de l'appauvrir et de le désorganiser, provoquant l'exode (surtout des chrétiens)  vers tous les pays du monde.  Les musulmans en resteront les plus nombreux (60 %)


A l'époque où  Oussama fit son exposé, des événements politiques graves déchiraient son pays-martyr.  En 1982, les forces israéliennes (opération Paix en Galilée) avaient occupé une partie du Liban pour repousser les Palestiniens avec lesquelles ils étaient et restent en conflit permanent,  les forçant à s'opposer aux alliés syriens de ceux-ci. Le 21 août 1982, une force multinationale viendra au secours des Libanais en s'efforçant de pacifier la région au détriment des israéliens qui s'étaient interposés.

 

En 1983, s'ouvriront des négociations israélo-libanaises, sans concertation avec la Syrie, aboutissant au traité de Naqoura (17 mai 1983) qui fut dénoncé par la suite (en février 1984) sous la pression d'une fraction libanaise partisane de la Syrie, si bien que l'opération « Paix en Galilée » fut inutile pour les Israéliens qui par la suite durent se replier jusqu'à une bande de sécurité.

 

La FINUL (Force Interimaire des Nations Unies au Liban) a été créée en mars 1978 par les résolutions 425 et 426 des Nations Unies. Elle comprenait 4.000 hommes au départ et devrait en compter 15.000 dans l'avenir dont la moitié d'EuropéensSa mission consistera à appuyer les 15.000 soldats de l'armée libanaise pour former une zone tampon entre le Liban et Israël.

 

Tout cela réveille en mon souvenir les conversations intéressantes (en confidence) que nous avons eues avec Oussama sur cet abcès de la politique mondiale et sur ce traité de Naqoura (entre Israël et le Liban) et le président chrétien libanais Gemayel qui l'avait conclu... Très gentil et idéaliste, notre ami tentait de minimiser les tensions et d'expliquer le bien-fondé de toutes les positions...

 

Il nous dira aussi le drame de sa famille, deux de ses frères que nous connaissions bien, partageaient l'appartement avec lui, alors que ses parents et le plus jeune des fils restaient au Liban.  Il se souciait beaucoup de l'avenir de ce jeune frère, presque analphabète, qui n'avait pu faire d'études dans cet environnement perpétuellement bouleversé par les conflits.

Nous terminerons la soirée, en conversations animées autour d'un thé libanais, délicieusement sucré, accompagné de « makroun » et « awamat », spécialités de son pays que sa maman, en séjour chez lui à cette époque, avait préparées à cette occasion.

 

°°°°°°°

 

22e. - Le Maroc {6}

 

Magrib al aqsa,

Qu'un djinn  embrassa

En soupirant de ferveur

Pour ses beaux sables rêveurs.


Maroc, prosterné, tout en chant

Vers Allah, au soleil couchant,

Après l'appel des muezzins

Qui sortent des hauteurs voisines.


L'Africain, bâtisseur d'empires

Entouré de chefs qui conspirent

Offrit à la France un joyau

De gloire et de rois  conquérants,

Devant lui comme des agneaux

Malgré la fierté de leur rang.

 

Et toi, désert saharien,

Peuplé des seuls bédouins,

Trop grande immensité brûlante,

Aux caravanes nonchalantes,

Tes oasis, ouvertes aux cieux

Sont fraîcheur et cadeau des dieux.

-----

 

{6} Notre fils Patrick, après son cycle du secondaire, avait entrepris des études d’optométrie (partie de l’optique qui concerne la correction de la vision). Il s’était lié d’amitié avec un condisciple d’origine marocaine, Abdel, qui ne tarda pas à devenir un ami de la maison.

 

Bel athlète, souriant, serviable et gentil, il nous accompagnait pratiquement tous les week-ends dans notre propriété de la campagne, où il nous aidait à terminer la grande « véranda » qui couvrait la piscine et ses abords.

 

C’était un de ces jeunes venus dans notre pays rejoindre son frère, tentés tous deux par « l’eldorado » européen, et qui s’était arrangé pour obtenir une bourse d’étude des autorités belges.

 

Très jovial et ami de mon fils, il eut l’art de s’insérer adroitement dans notre « tribu » d’une douzaine de personnes (lui, Agnès, Michel et leurs enfants, ma mère, nous deux, nos filles et l’un ou l’autre de nos fils et neveu quand ils n’étaient pas occupés ailleurs).

 

Fort d’un équipage de deux voitures dont un «break version familiale » avec remorque, nous émigrions, chaque week-end et congés, vers cet éden qu’était devenu notre havre de Meux,

 

Mon épouse régentait tout cela avec son habituelle maîtrise, sa gentillesse et un don de l’organisation qui l’a toujours caractérisée.

 

Considérées avec le recul du temps, nous devons avouer que nos relations avec Abdel sont difficiles à analyser avec objectivité. Fut-il sincère dans son amitié ? Ne profita-t-il pas des idéalistes « bonasses » que nous étions malgré nous ?

 

En confidence, ne suggéra-t-il pas à Agnès d’en « profiter » ce qui, pour le moins, manquait « d’élégance » à notre égard !

 

Et puis surtout, il y a cet étonnant incident du prétendu décès de sa mère qu’il nous annonça avec un réel chagrin dans la voix. Nous compatîmes et le soutînmes affectueusement.

 

Plus tard, mon épouse rencontra son frère que nous ne connaissions pas, qui, scandalisé, déclara : « Ma mère vit toujours, il raconte n’importe quoi pour se faire remarquer».

 

Devant mon clavier, je pense à lui et n’arrive pas à lui en vouloir. Je revois sa bonne tête bouclée de méditerranéen, son sourire si franc pourtant et me rappelle les bons moments que nous avons eus ensemble. J’en avais fait un ami qui m’aidait beaucoup dans nos travaux d’aménagement de notre véranda-piscine et d’entretien d’une propriété de près d’un hectare.

 

Pourquoi avait-il raconté cette histoire ridicule de la mort de sa mère, alors qu’il savait que nous finirions par rencontrer son frère qui habitait la région ? Était-il mythomane ou mendiait-il tellement l’affection qu’il en « inventa » ce drame pour trouver une intimité affectueuse qu’il ne connaissait pas et qu’il « enviait » quand nous la prodiguions à notre entourage familial ?

 

Quand nous lui proposâmes de présenter le Maroc, le 25 novembre 1983, il paniqua, ne se sentant pas assez cultivé pour se défendre lors des questions que ne manquerait pas de lui poser son auditoire.

 

Je le rassurai en lui suggérant de l’aider en posant moi-même de nombreuses questions dont nous conviendrions des réponses à l’avance.

 

Nous préparâmes un certain nombre de sujets que nous répétâmes ensemble. Ce fut parfait, il se débrouilla en vrai conférencier. Cependant, à une question que je lui tendais en perche salvatrice d’une toute simple venant de la salle, il fut pris de panique, ne se souvenant plus de son texte. Il me regarda avec des yeux désespérés, comme s’il voulait que je lui souffle la réponse …

 

Et puis, ça lui revint … et toujours en me regardant : « Ah, oui … » comme le potache qui se rappelle un texte. Je dus me pincer le nez pour ne pas rire. C’était cocasse, le subterfuge était dévoilé. … Mais attendri et indulgent, personne n’en souffla mot.

 

Le Maroc, pays du soleil couchant, (Magrib al-‘aqsa) s’est, selon les meilleurs auteurs, développé progressivement à partir de colonies phéniciennes qui y établirent des comptoirs dès la moitié du cinquième siècle avant Jésus-Christ.

 

t;FR">Dangereusement menacée par Carthage lors des guerres puniques (souvenons-nous d’Hannibal qui avait franchi les Alpes avec des éléphants), Rome s’imposera finalement ainsi que dans le reste de l’Afrique du nord, > contribuant au développement de la partie méditerranéenne du pays qui s’étendra progressivement à l’intérieur du continent africain.

 

A la fin du troisième siècle de notre ère, Rome en crise perdit son hégémonie et la région entra dans une période noire, abandonnée à la domination de ses chefs berbères.


Du VIIème au XVème siècle, l’Islam s’imposa progressivement en soumettant et convertissant les tribus berbères qu’ils enrôlèrent dans leurs armées parties à la conquête de l’Espagne, victoires et défaites se succédant (ainsi Tolède fut reprise en 1085 par les chrétiens).


Pendant tout le quinzième siècle, les troupes ibériques (Espagnols et Portugais) ne cesseront de harceler les Arabes avec des fortunes diverses ce qui ne fit qu’augmenter le sentiment religieux qui favorisait l’unité et l’opposition à l’étranger. Ce mysticisme suscita des débordements de foi allant jusqu’au maraboutisme, (vénération d’anachorètes considérés comme des saints).

 

De 1912 à 1925, le Maréchal Lyautey, un des grands hommes français, celui qu'on appela "Lyautey, l'Africain" et le "bâtisseur d'Empire", réussira à imposer son pays malgré l'opposition de ses voisins espagnols et portugais et l'action du rebelle Abd-el-Krim dans le rif.

 

Je me souviens que tout gamin, nos maîtres parlaient du grand Français à nous petits Belges comme d'un personnage de légende qui avait été un des plus précieux artisans de la francophonie méditerranéenne.

 

Son action déclencha un puissant mouvement d’émigration de 40.000 de ses compatriotes (de 1919 à 1922). Par la suite, la politique de la France connut des fortunes diverses en colonisant les régions rurales où s’installèrent des « Européens » avec des méthodes de conquêtes militaires qui mécontentèrent les populations locales.

 

En novembre 1942, les Américains débarquèrent dans le pays pour appuyer les alliés. Roosevelt rencontra le sultan du Maroc (en 1943 à Anfa) et encouragea le nationalisme marocain. C’est ainsi que la France se retrouva seule pour défendre sa position aux Nations Unies, face à l’Espagne et aux états arabes et asiatiques musulmans qui encourageaient son indépendance.

 

Acculé par la guerre d’Indochine (mai 1954) et l’insurrection algérienne (1er novembre 1954), le gouvernement français fut forcé d’accorder l’indépendance au Maroc (2 mars 1956) tout en se réservant difficilement quelques privilèges.

 

Sa population atteint maintenant 30 millions d’habitants, avec une extension urbaine mettant en danger son équilibre démographique (trois cents agglomérations urbaines et 13 millions de citadins dont trois millions à Casablanca et un million à Rabat, capitale politique et administrative )

 

L’émigration (un million deux cent mille résidents à l’étranger) est un phénomène important qui conditionne l’économie du pays par l’apport de devises et les échanges culturels qu’elle génère.

 

Les richesses naturelles ne sont pas très importantes, en dehors du phosphate dont le sous-sol contient les plus riches réserves du monde.

 

L’histoire du Maroc sera marquée par la personnalité de ses souverains qui oeuvrèrent magistralement à sa démocratisation et son indépendance : Mohammed V (1909-1961) sultan de 1927 à 1953 et grand allié de la France en 40-45, déposé par elle de 1953 à 1955 parce qu’il réclamait l’indépendance que, réhabilité, il obtint en 1956 (il fut proclamé roi en 1957) ; Hassan II (1929-1999) lui succédera en 1961 ; il sera un artisan de l’unité autour du trône en combattant le front Polisario qui cherchait à rendre le Sahara indépendant.

 

Le 30 juillet 1981, après les émeutes tragiques de juin, le roi Hassan II s’engagera à modifier la constitution en réduisant les pouvoirs de la monarchie en la rendant plus constitutionnelle (sous-entendu moins théologique de droit divin).

 

Son fils aîné, Mohammed VI, né en 1963, qui lui succèdera en 1999 à sa mort, se fera remarquer, dès le début de son règne, par de nombreuses mesures de réconciliation avec l’opposition (libération du cheikh islamiste Yassine, retour de l’opposant Serfati et des enfants de Ben Barka, indemnisation des victimes de tortures, écartement du dur ministre de l’intérieur Basri). Il parviendra en outre à rallier le monde extérieur à sa politique d’assainissement et de développement tout en affaiblissant l’opposition du front Polisario.

 

Ce mouvement restera toujours la grande pierre d’achoppement à la politique d’unification du territoire défendue par tous les monarques et dirigeants du Maroc à l’encontre de ce front de plus en plus puissant qui milite pour une reconnaissance internationale du territoire saharien en une seule nation la « République arabe sahraouie démocratique »


Son action déclencha un puissant mouvement d’émigration de 40.000 de ses compatriotes (de 1919 à 1922). Par la suite, la politique de la France connut des fortunes diverses en colonisant les régions rurales où s’installèrent des « Européens » avec des méthodes de conquêtes militaires qui mécontentèrent les populations locales.

 

En novembre 1942, les Américains débarquèrent dans le pays pour appuyer les alliés. Roosevelt rencontra le sultan du Maroc (en 1943 à Anfa) et encouragea le nationalisme marocain. C’est ainsi que la France se retrouva seule pour défendre sa position aux Nations Unies, face à l’Espagne et aux états arabes et asiatiques musulmans qui encourageaient son indépendance.

 

Acculé par la guerre d’Indochine (mai 1954) et l’insurrection algérienne (1er novembre 1954), le gouvernement français fut forcé d’accorder l’indépendance au Maroc (2 mars 1956) tout en se réservant difficilement quelques privilèges.

 

Sa population atteint maintenant 30 millions d’habitants, avec une extension urbaine mettant en danger son équilibre démographique (trois cents agglomérations urbaines et 13 millions de citadins dont trois millions à Casablanca et un million à Rabat, capitale politique et administrative )

 

L’émigration (un million deux cent mille résidents à l’étranger) est un phénomène important qui conditionne l’économie du pays par l’apport de devises et les échanges culturels qu’elle génère.

 

Les richesses naturelles ne sont pas très importantes, en dehors du phosphate dont le sous-sol contient les plus riches réserves du monde.

 

L’histoire du Maroc sera marquée par la personnalité de ses souverains qui oeuvrèrent magistralement à sa démocratisation et son indépendance : Mohammed V (1909-1961) sultan de 1927 à 1953 et grand allié de la France en 40-45, déposé par elle de 1953 à 1955 parce qu’il réclamait l’indépendance que, réhabilité, il obtint en 1956 (il fut proclamé roi en 1957) ; Hassan II (1929-1999) lui succédera en 1961 ; il sera un artisan de l’unité autour du trône en combattant le front Polisario qui cherchait à rendre le Sahara indépendant.

 

Le 30 juillet 1981, après les émeutes tragiques de juin, le roi Hassan II s’engagera à modifier la constitution en réduisant les pouvoirs de la monarchie en la rendant plus constitutionnelle (sous-entendu moins théologique de droit divin).

 

Son fils aîné, Mohammed VI, né en 1963, qui lui succèdera en 1999 à sa mort, se fera remarquer, dès le début de son règne, par de nombreuses mesures de réconciliation avec l’opposition (libération du cheikh islamiste Yassine, retour de l’opposant Serfati et des enfants de Ben Barka, indemnisation des victimes de tortures, écartement du dur ministre de l’intérieur Basri). Il parviendra en outre à rallier le monde extérieur à sa politique d’assainissement et de développement tout en affaiblissant l’opposition du front Polisario.

 

Ce mouvement restera toujours la grande pierre d’achoppement à la politique d’unification du territoire défendue par tous les monarques et dirigeants du Maroc à l’encontre de ce front de plus en plus puissant qui milite pour une reconnaissance internationale du territoire saharien en une seule nation la « République arabe sahraouie démocratique »

 

Le Sahara, morcelé lors des colonisations, sera toujours âprement disputé par le Front Polisario qui lutte, depuis 1966, pour l’indépendance du territoire et sa réunification en une seule entité saharienne.

 

Rappelons que le désert saharien s’étend sur dix millions de km² et comprend dix États (Algérie, Egypte, Libye, Niger, Mali, Maroc, Mauritanie, Soudan, Tchad, Tunisie) qu’il n’est peuplé que de bédouins nomades autour des oasis sur un territoire dont le point le plus élevé est situé à 3415 mètres ; quant au Maroc, il comprend de nombreux sommets au-dessus de 4.000 mètres, avec le point culminant de l’Afrique du nord, le djebel Toukbai à 4165 mètres.

 

Après de nombreuses interventions guerrières aux fortunes diverses, affaiblissant les deux parties, L’ONU parviendra à établir un plan de paix en août 1988, le Polisario étant contraint de reconnaître la supériorité militaire et la puissance de l’organisation territoriale des autorités marocaines.

 

Nous avions pu nous procurer pour cette séance deux films vraiment intéressants sur un pays dont l’histoire remonte très loin dans l’antiquité phénicienne, romaine ou carthaginoise.

 

L’un, « Villes Impériales » fut un délire de mosquées, minarets, palais de sultan, ciselures, arabesques et couleurs à couper le souffle que beaucoup connaissent maintenant avec la démocratisation des voyages et les documentaires de haute qualité diffusés à satiété par nos téléviseurs.

 

L’autre, « le Grand Sud vu du ciel », impressionnant de vues grandioses dans ses couleurs sahariennes, nous offrit, par le miracle du montage aérien, la vision sereine et majestueuse d’un spectacle réservé aux grands rapaces qui la survolent en planant lentement.

 

Notre public fut particulièrement chaleureux lors de cette réunion et le manifesta lors du thé marocain que mon épouse et mes filles leur servirent accompagnés de « mharka », délicieux gâteaux marocains que nous avions confectionnés selon une recette que la maman d’Abdel avait transmise à son fils.

 

 

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Commentaires

Ta chaleureuse évocation de la rencontre libanaise me rappelle une correspondance avec un jeune garçon de Beyrouth quand j'avais douze ans. C'est par le biais du journal de Tintin et de ses petites annonces que j'ai fait la connaissance d'Antoine Moukhaiber (si ma mémoire orthographique est bonne), qui m'écrivait de Beyrouth des lettres délicates de sa belle écriture. Après quelque temps (des mois, un an ou deux?), tout à coup, plus rien. Et je n'ai jamais réussi à obtenir de ses nouvelles, craignant bien sûr qu'il ne soit parmi les victimes de la guerre.

Si tu ne l'as pas encore lu, je me permets de te conseiller vivement "Les identités meurtrières" d'Amin Maalouf, qui propose autour de sa propre expérience des clés pour comprendre le monde d'aujourd'hui et bâtir celui de demain. Une lecture indispensable.

Écrit par : Tania | 16/03/2010

Chère Tania, J’ai lu ton long et intéressant mot sur la « rencontre libanaise » et la relation épistolaire que tu entretenais avec un jeune Libanais qui malheureusement semble avoir disparu … Le Libanais que nous avons connu est maintenant médecin et exerce dans les Ardennes … c’est un idéaliste pur et les entretiens que j’ai eus avec lui m’ont profondément marqué surtout au niveau des relations inter-cultures et des croyances qui sont chez certains comme une « humeur cérébrale bénéfique » qui motive un idéal … En ce qui concerne Amin Maalouf, je l’ai lu et je me souviens que j’appréciais sa vision …

Je suis navré et désolé d’avoir été forcé d’interrompre la lecture « sérieuse » de tes études littéraires qui me permettaient d’enrichir ma propre culture … Comme je ne sais rien faire à moitié, je préfère ne plus y aller voir, parce que je ne peux m’empêcher d’approfondir … et que je suis pour le moment harcelé par le fisc, pressé par les clôtures de fin d’année et par les problèmes informatiques causés par l’obligation de rentrer les « listings, déclarations Tva et bilans officiels, avec un système informatisé baptisé du doux nom d’«Isabel ».

Écrit par : doulidelle | 16/03/2010

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